00:00– Ce que nous disons, c'est une forme de maturité parlementaire.
00:02On prend acte de ce à quoi ressemble notre Assemblée
00:05et on prend acte de ce qui s'est passé au moment des élections.
00:08Ce qui s'est passé au moment des élections, nous l'avons dit,
00:10c'est que nous sommes arrivés en tête
00:12mais que nous n'avons pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale.
00:15Et donc nous disons que nous allons au gouvernement
00:18et que nous sommes prêts à des compromis avec cette Assemblée.
00:20– Alors, à quelles conditions ? Un Premier ministre de centre-gauche ?
00:23– Un Premier ministre de gauche…
00:24– Bernard Cazeneuve, vous le souhaitez ?
00:26– Écoutez, moi, je n'ai aucun problème sur aucun nom.
00:28Ce qui m'intéresse, c'est qu'il y ait quelqu'un qui arrive
00:31et qui dise qu'on a une équipe de gauche qui est…
00:33– En volant sur centre-gauche, c'est presque…
00:35– Mais il n'y a pas beaucoup de choix.
00:38– Vous avez une idée quand même, vous l'avez censurée,
00:40vous devez avoir des idées, j'espère.
00:41– En fait, on sait que le Président de la République,
00:43on lui a fait des propositions,
00:45on sait très bien que son pouvoir de nomination, il l'utilise à son gré.
00:48– Donc on entend quand même que Jussi Kassen n'est plus une priorité.
00:50– Ce qu'on dit, c'est maintenant,
00:51on sait très bien comment il fonctionne avec son pouvoir de nomination,
00:53c'est-à-dire qu'il ne se sent pas lié par le résultat des élections,
00:56par la proposition que lui fait la coalition Rivendell,
00:58donc on attend, mais ce qu'on lui propose en méthode,
01:00c'est-à-dire nommer un Premier Ministre de gauche,
01:02donc on ne met pas même de préalable sur le nom.
01:04Vous voyez comme on fait des efforts, nommer un Premier Ministre de gauche,
01:06qui est ouvert, qui est assuré de fonds républicains.
01:08– Est-ce que la présence des Insoumis dans ce pacte de non-censure
01:11ne condamne pas ce pacte dès le départ ?
01:14– C'est quand même le sparadrap du capitaine Haddock avec les Insoumis.
01:17– Vous n'étiez pas dans le fonds républicain,
01:19je comprends que vous ne compreniez pas ce que nous avons fait.
01:21– J'ai aucun problème, vous pouvez suivre mes consignes d'indications,
01:26mes prises de position, c'est très clair.
01:28– D'accord, mais en tout cas, ce n'est pas clair pour tous les députés
01:31de votre camp à l'Assemblée nationale, vous le savez très bien,
01:34et je vois que vous dites « ah », donc je vois que vous le comprenez très bien.
01:36Donc le sujet, c'est qu'en effet, ceux qui ont fait front républicain ensemble
01:40et la discussion au Parlement, et que dès demain d'ailleurs,
01:42les présidents de groupes se voient, se retrouvent,
01:48discutent des conditions de la non-censure d'un gouvernement de gauche.
01:50– Donc il y a une méthode.
01:52– Il y a une méthode, et on est les seuls à la mettre sur la table,
01:54je vous remercie de le dire.
01:55– LFU et OLR, vous construisez une majorité sur un certain nombre de textes,
01:59ou texte par texte, avec un prénom mêlé.
02:00– Surtout sur le budget, parce qu'il y a une urgence sur le budget.
02:02– Il manquait quelque chose dans votre réponse.
02:04– Pourquoi pas, non ?
02:05– Oui, mais nous, on est absolument d'accord avec cette méthode.
02:09– Un gouvernement de gauche est d'accord ?
02:11– C'est parfait, écoutez, c'est une bonne nouvelle.
02:14– On a proposé, depuis le début, de rassembler l'arc républicain
02:18du Parti Socialiste au républicain.
02:21– Oui, donc vous ne mettez pas les insoumis dans l'arc républicain.
02:24– Visiblement, c'est ça.
02:25– On peut mettre les verts LPC.
02:28– Écoutez, je vous ai écouté M. le sénateur, j'ai écouté les questions.
02:33– Qui s'est désisté chez vous pour que vous soyez élu face au RN ?
02:37Est-ce que vous pouvez le dire, s'il vous plaît ?
02:39– Et réciproquement, et je serai…
02:42– C'était un insoumis ou pas ?
02:44– C'était un insoumis, mais si ce n'était pas désisté, je serai quand même passé.
02:46– Non, c'est faux, le RN était devant vous au premier tour, vous le savez.
02:49Si ce n'était pas désisté, vous ne seriez pas là.
02:51– Ce n'est pas vrai.
02:51– Allez au bout de la logique du front républicain.
02:53– C'est intéressant de vous entendre.
02:54– Contrairement à ce que vous pensez,
02:57les socialistes locaux auraient préféré voter pour vous.
03:02– Est-ce que vous êtes d'accord avec l'Assemblée nationale ?
03:03– Sans ministre insoumis, c'est oui ou c'est non ?
03:06Un accord sans ministre.
03:08– Mais le Parti Socialiste, je peux répondre ou pas ?
03:12– Elle se retourne vers moi, madame se retourne vers moi,
03:14je suis obligé de lui répondre, vous savez.
03:15– Bien sûr, je le dis régulièrement.
03:17– C'est moi qui vais prendre, allez, terminez et on va passer ensuite aux autres.
03:23– Bernard Cazeneuve a été évoqué très sérieusement au mois de juillet,
03:28donc bien sûr qu'on est ouvert, on le dit depuis le début,
03:30et Gabriel Attal l'a répété.
03:32Il va falloir que le Parti Socialiste, un jour ou l'autre, décide.
03:36Soit il gouverne avec le Bloc central, soit il gouverne avec…
03:39– On voit que c'est compliqué de vous entendre et de vous mettre d'accord.
03:44– Il y a une hypocrisie, c'est que Jean-Luc Mélenchon
03:47prend beaucoup la parole depuis quelques minutes.
03:50– Jean-Luc Mélenchon, depuis des mois, et vous le savez très bien,
03:52a dit qu'il ne faisait pas de la question de la participation ministérielle
03:55un sujet pour les insoumis.
03:56Donc arrêtez de faire semblant qu'il y ait des faux débats sur ce sujet.
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