00:00– D'abord un mot sur une actualité d'hier, c'est cette démission surprise de Thierry Breton
00:04de son poste de commissaire européen, remplacée par Stéphane Séjourné,
00:08c'est ce qu'a voulu Emmanuel Macron.
00:10Est-ce que ce claquage de porte, c'est le signe de l'affaiblissement de la France
00:14au sein de l'Union européenne ?
00:15– Oui, effectivement, quand la présidente de la Commission européenne
00:19parvient à forcer le choix d'un État fondateur de l'Union,
00:24l'un des deux plus gros pays de l'Union européenne,
00:26en lui faisant un chantage au portefeuille,
00:27on montre bien que l'influence de la France, elle s'est affaiblie,
00:31d'autant qu'on connaît les relations notamment mauvaises entre Breton et Von der Leyen,
00:36alors j'étais à la limite à choisir, je préférais Thierry Breton,
00:39je trouve qu'au plan de stratégie industrielle et de la souveraineté,
00:43il avait fait des choses concrètes, madame Von der Leyen n'était pas ma candidate.
00:47Et puis ensuite, le choix de monsieur Séjourné,
00:50qui pour moi n'avait pas l'étoffe d'un ministre des Affaires étrangères,
00:56j'ai dit un peu méchamment sur Twitter que dans la fonction publique,
00:59plus vous étiez incompétent, plus on vous promouvait,
01:02et qu'à ce stade, à ce rythme,
01:04monsieur Séjourné finirait secrétaire général des Nations unies.
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