00:00Il se présente comme le Média parte de droite.
00:02On montre ce que les autres ne veulent pas qu'on montre.
00:04Après avoir auditionné des médias très engagés à gauche,
00:07la commission d'enquĂŞte sur les zones grises dans l'information
00:09reçoit un acteur d'une ligne éditoriale très différente.
00:12Face au sénateur, Eric Tegner, fondateur du Média Frontière.
00:15Héritier du Livre Noir, ce média conservateur est né dans le sillage de la campagne d'Eric Zemm.
00:19Je suis très fier aujourd'hui d'être journaliste, mais également d'être entrepreneur.
00:23Et c'est un point qui est important en tant que chef d'entreprise,
00:25puisque cette société Artefact, qui édite le Média Frontière,
00:30je l'ai créée tout simplement au début dans ma chambre.
00:32Aujourd'hui, j'ai plus d'une vingtaine d'employés permanents.
00:34Ma société, elle fait travailler près d'une quarantaine de personnes
00:37avec un chiffre d'affaires au bout de trois ans qui avoisine les 3 millions d'euros.
00:41Mais rapidement, les échanges se tendent.
00:43En cause, une vidéo au niveau le sénateur communiste Pierre Ouzoulias
00:46prie de nausée lors d'une séance.
00:48La scène captée en direct par les caméras de l'hémicycle
00:50a rapidement été supprimée pour des raisons évidentes de respect de sa dignité.
00:54Mais l'extrait est ensuite relayé sur les réseaux sociaux du Média Frontière.
00:58Saisi à cinq reprises, le Conseil de déontologie journalistique
01:01a jugé ce contenu sans intérêt public,
01:04pointant une volonté de ridiculiser, voire humilier.
01:06Est-ce que c'est cela votre conception de la déontologie ?
01:09Et enfin, quelles étaient finalement vos intentions en faisant cela ?
01:15Comme dans effectivement beaucoup de médias aujourd'hui en France,
01:18il peut y avoir des erreurs.
01:19Et effectivement, la publication de cette vidéo de M. Ouzoulias,
01:24qui n'était pas une fausse vidéo, mais qui aurait dû évidemment
01:28faire l'objet d'abord d'une question, au moins au Sénat,
01:32était une erreur.
01:33Et cette vidéo a depuis été supprimée.
01:35Alors, effectivement, la vidéo est retirée, mais l'info est en ligne.
01:39On vient de me donner la capture d'écran avec une photo de notre collègue
01:45et forcément une mention aussi de ce qui s'est passé.
01:48À aucun moment, vous ne indiquez que c'est le résultat de la maladie génétique.
01:54VoilĂ , le contradictoire.
01:55On a parlé, celui-là , Robert.
01:56Par contre, vous précisez bien que Pierre Ouzoulias est un fervent défenseur
01:59de l'attaque Zutman.
02:00Il a ouvertement soutenu cette mesure qualifiée d'inique par ses détracteurs,
02:03ce qui n'est pas en lien direct, me semble-t-il, avec la capture d'écran.
02:08De son côté, Eric Tegner dénonce un climat hostile à l'encontre de son média.
02:12Il y a un danger aujourd'hui dans ce pays, c'est qu'on va qualifier très facilement
02:16des journalistes de nazis.
02:17Et le fait de se faire traiter de nazis sur une chaîne d'infos publiques,
02:21ça met mes journalistes en danger.
02:24De son côté, Pierre Ouzoulias réagit au micro de PublicSaint.
02:27J'attends toujours ces excuses que je n'ai pas obtenues.
02:31J'attends toujours qu'il publie sur son site le communiqué que j'ai publié
02:36dès le lendemain en expliquant pourquoi j'avais été malade.
02:38mais ce monsieur voulait absolument se faire un sénateur communiste.
02:45Quand je l'écoute, je sens une forme de haine qui me fait très peur
02:50parce que je sens que si ces personnes-lĂ prenaient le pouvoir,
02:53je pourrais malheureusement, comme certains de mes aĂŻeux,
02:56me retrouver dans les camps.
02:57Je suis dit que je suis dit que j'ai touché un peu plus,
02:57je suis dit que même si j'ai touché un peu plus.
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