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  • il y a 2 ans
Ogm

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Transcription
00:00La semaine dernière, 53 faucheurs anti-EGM étaient condamnés par la Cour d'appel de Versailles à trois mois de prison avec sursis pour avoir détruit une parcelle.
00:08Réaction immédiate des semenciers qui ont demandé au gouvernement l'autorisation de reprendre les essais de maïs transgénique en plein champ.
00:15Le point sur la situation avec Philippe Gracien, porte-parole du groupement national interprofessionnel des semences et plants.
00:21Des propos recueillis par Pierre Créado.
00:24Bonjour M. Gracien, vous êtes porte-parole du GNIS.
00:27Alors pourquoi avoir demandé au gouvernement qu'il donne son autorisation à la reprise des essais OGM en plein champ ?
00:33La recherche ne s'arrête pas, la recherche continue.
00:37La recherche en agronomie a besoin d'un passage dans les champs avant d'avoir des résultats tout à fait concrets.
00:46Donc depuis deux ans, nous n'avons pas eu d'autorisation de mettre en place des essais sur des OGM et nous souhaitons que cette situation évolue.
00:57Vous estimez à quelle durée la nécessité de ces essais pour pouvoir avoir des résultats qui permettent...
01:06Les essais en plein champ pour un caractère particulier, il faut qu'ils soient menés pendant 3-4 ans pour avoir des résultats significatifs dans plusieurs situations
01:16pour alimenter ensuite un dossier de demande d'autorisation de mise sur le marché. Là on est dans un continuum.
01:23Là le gouvernement vous a fait une réponse suite à votre demande ?
01:26Non, le gouvernement ne nous a pas répondu. L'an dernier, si vous voulez, le processus d'expertise était un petit peu en panne
01:32parce que la loi avait prévu de créer le Haut Conseil des biotechnologies et il n'était pas encore créé l'année dernière.
01:38Mais cette année, maintenant, il est créé, il fonctionne. Donc tout ce qu'on demande, c'est qu'il se saisisse des dossiers qui ont été déposés par les firmes
01:46et qu'il donne son avis au gouvernement et que le gouvernement prenne des décisions.
01:50Par rapport aux autres pays d'Amérique ou d'Asie, on est en train de prendre du retard en France aujourd'hui ?
01:57Ah oui considérablement. En Europe d'une façon générale et en France plus particulièrement puisque depuis deux ans, on n'a plus aucune expérimentation possible.
02:05Même les expérimentations qui étaient mises en place par la recherche publique sur des plantes pérennes comme la vigne ont été détruites.
02:13Pendant ce temps-là, les autres pays du monde progressent et vous avez raison de citer à la fois le continent américain et l'Asie.
02:23Donc on voit il y a 53 faucheurs anti-OGM qui ont été condamnés. Vous pensez que l'opinion publique est prête à ce que l'on cultive aujourd'hui des cultures OGM transgéniques ?
02:33Je crois que l'opinion publique, si on lui explique quel est l'intérêt de ces cultures, quelles sont les précautions qui sont prises pour que ces cultures soient faites
02:44dans des conditions qui donnent toute satisfaction à tout le monde, je crois que l'opinion publique est tout à fait prête à comprendre que le progrès continue
02:54et le progrès ne peut pas s'arrêter et qu'il faut qu'on avance et qu'on ne soit pas les seuls au monde à ne pas utiliser ces technologies.
03:03Ok, très bien. Écoutez, je vous remercie M. Gracien et je vous souhaite une bonne fin de journée.
03:07Merci.
03:08Au revoir.
03:09Retrouvez l'intégralité de cette interview dès aujourd'hui sur Ternet et Elvagenet webagri.
03:14Sans transition, la météo complète de demain.

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