00:00Je suis Sarah Paulet, je suis responsable de la cellule protection de la ressource en eau à l'agglomération du
00:04Bovisie.
00:05Et donc on est en charge de toute la protection des 14 forages pour lesquels l'agglo a la compétence
00:11directe.
00:13Et dans nos programmes d'action, on m'a noté la mise en place de cultures bas niveau d'intrants,
00:19BNI dans le jargon.
00:21Et donc le Miss Campus en fait partie, puisque c'est une culture qui est en place durant 20 ans
00:25et pour lequel il n'y a pas d'apport de fertilisation à doter ni de pesticides.
00:30Donc c'est une culture qui est très très intéressante pour nous au niveau de la protection de l'eau.
00:34Et en parallèle de ça, on a nos collègues du développement durable qui en fait depuis plusieurs années
00:41travaillent à la construction, la mise en œuvre d'un deuxième réseau de chaleur sur Bovet.
00:45Donc qui va être approvisionné par la géothermie et par du bois, des plaquettes de bois.
00:50Et donc on a été en discussion avec eux il y a deux ans à peu près en disant
00:55ça serait bien qu'il y ait aussi un approvisionnement en Miss Campus qui est produit sur l'agglo.
01:00Donc c'est comme ça que le projet est né, à la fois pour le côté un peu énergie,
01:05la valorisation énergétique et nous la protection des quatre ans.
01:08Donc on a travaillé en partenariat avec la Chambre d'agriculture de l'Oise pour monter ce projet-là,
01:13pour en fait déjà dans un premier temps voir si on avait des agriculteurs intéressés,
01:17avec donc des potentielles surfaces où on pouvait implanter de Miss Campus.
01:20Il s'avère que oui, les agriculteurs ont vraiment répondu présent.
01:25C'est vraiment pour eux, plusieurs ont été vraiment très très contents que la collectivité puisse proposer un débouché
01:31d'une nouvelle culture qui leur permet en fait une diversité des cultures.
01:35Et donc on a une soixantaine d'agriculteurs qui ont répondu présent.
01:39Et avec ces soixante agriculteurs, on a trois cent cinquante hectares potentiels sur l'agglomération
01:46et donc sur nos bassins d'alimentation de terroge.
01:49Donc nous, au final, on a besoin de cent, cent cinquante hectares.
01:52Donc on n'est pas du tout inquiets sur le fait de pouvoir le trouver dans les deux, trois prochaines
01:57années.
01:58Donc là, en avril 2026, c'est la première vague de plantation.
02:02On a 25 hectares qui vont être plantés chez cinq agriculteurs.
02:05Et on espère planter 50 hectares l'année prochaine et encore 50 hectares en 2022.
02:10Aujourd'hui, on a mis en route le chantier chez Etibo.
02:13Donc nous, nos vabium, on produit des rhizomes.
02:15On a plusieurs machines et donc on livre les rhizomes.
02:19Et on vient avec la machine et on est là pour la mise en route.
02:21Donc ce matin, j'ai passé deux, trois heures avec les agris pour la mise en route du chantier.
02:26Et donc là, ils vont planter six hectares en deux jours.
02:28Le miscanthus, il est planté là et il va rester en place 20 à 25 ans avec une récolte par
02:34an à partir de la deuxième année.
02:36On plante au mois d'avril-mai.
02:38Le miscanthus, il pousse du mois d'avril jusqu'au mois d'octobre.
02:41Il y a une sénescence du mois d'octobre au mois d'avril et on récolte au mois d'avril.
02:46Le miscanthus repart et en fait, la sève est descendue dans le rhizome.
02:51Le rhizome, il sert de stockage et il y a un redémarrage de la phase de végétation au mois d
02:55'avril.
02:55On est venu cet automne chez Thibault voir les parcelles et on va chez chaque agriculteur à l'automne voir
03:01les parcelles, voir s'il n'y a pas de contraintes ou de freins identifiés.
03:06Il faut choisir des parcelles dans lesquelles on arrive à faire une bonne préparation de sol au printemps parce que
03:12le rhizome, il est un peu sensible au sec, donc il ne faut pas planter dans des terres argileuses, moteuses.
03:18Donc, il y a une visite à l'automne.
03:21On est là à la plantation et on refait une visite après pour la gestion du désherbage et voir l
03:26'alevée.
03:27Et puis ensuite, on donne à chaque agriculteur un guide de bonne pratique pour l'implantation.
03:32Et puis, on est dispo par téléphone pour le conseil.
03:34On plante 20 000 rhizomes hectares, donc ça veut dire 2 piomètres carrés.
03:38Là, on voit, il y a un mètre d'écartement entre rangs et on entend dans le fond, il y
03:43a un claque.
03:44Et en fait, le claque, il permet aux planteurs de mettre un rhizome à chaque claque et on plante un
03:48rhizome tous les 50 centimètres.
03:50Donc, on est à 2 piomètres carrés.
03:51Et on plante 2 piomètres carrés avec une marge de sécurité parce qu'on cherche à avoir entre 10 000
03:58et 15 000 plants levés.
04:00Donc là, il plante aujourd'hui et demain.
04:03Ensuite, il rappuie sa parcelle pour avoir un bon contact terre rhizome.
04:06Ensuite, il désherbe, il fait un antigerminatif juste derrière.
04:11Et ensuite, il refera certainement un deuxième passage avec un rattrapage antidicote d'ici un mois, un mois et demi.
04:18Et normalement, ce sera les deux passages, les deux seuls passages.
04:22Peut-être un désherbage l'hiver prochain.
04:24Mais ensuite, à partir de la deuxième année, le miscanthus, il fait concurrence aux adventistes.
04:28Donc, il n'y a plus d'intervention.
04:30À partir de la deuxième année, il n'y a plus de produits phyto et pas d'engrais.
04:33Le miscanthus, il a un intérêt sur ces zones-là parce que c'est une culture bas niveau d'intrants.
04:39Pas d'intrants, à part le désherbage la première année.
04:42Donc, dans les zones comme ça où on a des problèmes de qualité de l'eau, ça permet de créer
04:46des zones de dilution.
04:47L'idée étant que la chaudière, si on n'a pas de retard, se mette en route en 2028.
04:52Et donc, qu'on ait déjà du miscanthus qui puisse approvisionner la chaudière.
04:56Et si on n'a pas assez de miscanthus localement au début, en tout cas,
05:01Novabium va pouvoir faire le complément et livrer, en fait, approvisionner la chaudière avec des miscanthus qu'ils achètent par
05:08ailleurs.
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