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  • il y a 2 ans

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00:00 [Générique]
00:02 Bonjour et bienvenue dans les 4V, Sébastien Chenier.
00:04 Bonjour Monsieur.
00:04 Le monde est encore sonné par l'attentat de vendredi soir à Moscou
00:07 qui a fait 137 morts selon un dernier bilan
00:09 et le monde trempe de nouveau de voir l'État islamique Daesh
00:12 capable de commettre partout des opérations comme celle-là.
00:15 N'est-elle pas là la vraie guerre que nous devons mener aujourd'hui ?
00:18 Oui d'abord, permettez-moi d'avoir une mémoire,
00:20 une pensée plutôt pour la mémoire des 137 victimes évidemment
00:23 et vous avez raison, le plus grand danger qui nous guette toujours aujourd'hui,
00:28 qui guette toutes les sociétés, c'est celui de la menace terroriste islamiste.
00:33 Ce grand danger réapparaît sous nos yeux au moment de cet attentat en Russie
00:38 mais en réalité il n'a jamais disparu, en tous les cas dans nos sociétés,
00:42 il n'a jamais disparu puisqu'il y a encore quelques semaines
00:45 un professeur se faisait égorger au nom de cette idéologie islamiste,
00:49 Dominique Bernard, à Arras.
00:51 Donc cette menace, elle est permanente, elle est inquiétante
00:55 et elle nécessite des réponses spécifiques.
00:57 Je ne vois pas aujourd'hui ces réponses spécifiques.
01:00 Le niveau visible a été remonté en niveau maximal hier soir en urgence attentat,
01:03 c'est une bonne chose ?
01:05 Oui bien sûr que c'est une bonne chose
01:06 mais le problème en réalité s'aggrave au lieu de s'amenuiser.
01:09 Quand je dis ça nécessite des réponses spécifiques,
01:11 ça nécessite des réponses spécifiques dans le temps,
01:14 pas juste à un moment parce qu'il y a eu un attentat en Russie.
01:17 Et ces réponses spécifiques, moi je les trouve pas au niveau,
01:19 en tous les cas j'ai le sentiment que le gouvernement
01:22 ne prend pas les choses à la mesure.
01:24 Le ministre de l'Intérieur me semble particulièrement défaillant,
01:26 il l'est parce que nous avons eu des attaques terroristes
01:29 répétées déjà sur notre sol.
01:30 Il y a eu beaucoup d'attaques qui ont été détournées aussi.
01:33 Bien sûr, mais heureusement d'ailleurs.
01:34 Mais qu'est-ce qu'il faudrait faire de plus, de mieux ou de différent ?
01:36 Alors votre expert l'a dit tout à l'heure,
01:37 il y a 700 étrangers ou 800 étrangers qui sont radicalisés
01:42 sur notre sol et suivis comme tels,
01:44 en prison et 5000 autres qui sont surveillés.
01:46 Donc on voit bien qu'on ne peut pas surveiller tout le monde tout le temps.
01:50 Le nombre est tellement important qu'évidemment nos services
01:53 ploient sous la difficulté.
01:55 Il y a des réponses, j'allais dire intérieures.
01:56 Agir ici, faire évoluer la loi.
01:59 D'abord expulser, expulser c'est protéger.
02:02 Expulser des fiches est étranger.
02:04 Appliquer une loi qui est prévue par le Code pénal,
02:06 c'est l'article 411, d'intelligence avec l'ennemi.
02:09 Quand vous avez un rapport avec une organisation terroriste,
02:13 avec une organisation islamiste, vous devez être expulsé.
02:16 Vous avez une intelligence avec l'ennemi.
02:18 Déchoir de nationalité, ceux qui ont la double nationalité par exemple
02:22 et qui ont une intelligence avec l'ennemi
02:24 ou qui en tous les cas concourent à parler, à organiser,
02:27 à réfléchir à des attentats terroristes.
02:29 Et puis combattre l'idéologie, l'idéologie islamiste.
02:33 C'est dur à combattre l'idéologie.
02:34 Bien sûr, mais il faut évidemment s'en donner les moyens.
02:36 Je vois que la Cour des comptes a totalement étrié d'ailleurs
02:39 ce qui a été fait par le gouvernement
02:40 en disant que c'était totalement coûteux et inutile.
02:43 Comment faut-on faire alors pour combattre l'idéologie ?
02:44 Il faut fermer des lieux de culte qui sont répertoriés
02:47 comme des lieux de culte radicalisés.
02:49 Expulser les imams radicalisés.
02:52 Vous avez vu qu'on en a avec énormément de difficulté expulsé deux.
02:57 Vous imaginez bien qu'évidemment ce n'est pas à la hauteur de la menace.
03:00 Et puis de l'autre côté, il faut arrêter l'importation de potentiels terroristes.
03:05 On voit bien qu'il y a un flux d'immigration dans notre pays
03:08 excessivement important.
03:10 Là encore, le gouvernement refuse de traiter ce flux d'immigration
03:14 dans lequel se glissent évidemment des terroristes.
03:16 Il y a à peu près un terroriste sur deux dans les attentats
03:19 qui ont été commis qui étaient étrangers.
03:21 Pas de double nationalité qui étaient étrangers.
03:23 Alors c'était le cas évidemment de celui qui a tué Samuel Paty.
03:26 C'était le cas à Nice.
03:28 C'était le cas à Romain Schurriser.
03:29 Vous dites ce matin à Emmanuel Macron, à Gabriel Attal,
03:31 "Messieurs, vous n'attaquez pas au problème."
03:34 Ils sont défaillants.
03:35 Ils ne prennent pas la mesure du problème
03:36 parce qu'ils ne prennent pas la nécessité de réponses spécifiques.
03:40 Ce n'est pas simplement un acte de délinquance le terrorisme.
03:43 C'est bien plus que ça.
03:44 Ça va bien au-delà.
03:45 Donc il faut des réponses spécifiques.
03:46 Moi je pense qu'il faut par exemple, et nous le pensons avec Jordan Bardella
03:49 et avec Marine Le Pen qui l'ont demandé au Parlement,
03:51 ouvrir le débat sur la loi de rétention de sûreté.
03:54 Le gouvernement s'y refuse.
03:56 Je pense qu'il n'est pas à la hauteur des menaces qui pèsent sur nous
03:58 avec encore plus les JO qui arrivent.
04:00 Sébastien Chenu, l'autre inquiétude du moment est économique.
04:02 Demain à cette heure-là, on connaîtra les chiffres du déficit pour 2023.
04:05 Il sera bien supérieur aux prévisions du gouvernement
04:07 et sans doute au-delà de 5,5 %.
04:09 Comment remettre les finances publiques sur de bons rails ?
04:11 Faut-il augmenter les impôts ?
04:13 Ce n'est pas la réponse à la question d'augmenter les impôts.
04:16 Je veux dire les Français…
04:17 C'est une question qui tourne dans le débat, qui revient dans le débat.
04:19 D'accord, mais les Français ont déjà les taux de prélèvement les plus importants
04:23 et aujourd'hui ne voient pas ce qu'on fait de leur argent
04:25 parce que grosso modo, l'État prélève beaucoup dans notre pays,
04:29 redistribue assez mal et ouvre des guichets pour compenser.
04:32 Depuis 7 ans, c'est ce que fait le gouvernement et c'est leur responsabilité.
04:35 Donc, qu'est-ce qu'il faut faire ?
04:37 Que ce soit la dette, que ce soit le déficit,
04:40 que ce soit le pouvoir d'achat ou les faillites d'entreprises,
04:43 on a un État macroniste totalement défaillant.
04:46 On nous les avait vendus comme des super héros de l'économie,
04:48 ce sont des super toccards.
04:49 Donc, la réalité, c'est que notre pays est très abîmé par les politiques qui ont été menées.
04:53 Qu'est-ce qu'il faut faire ? D'abord, s'attaquer à des dépenses qui sont taboues.
04:56 Le gouvernement ne veut pas s'attaquer à des dépenses qui sont taboues.
04:59 Nous sommes capables de les lister, que ce soit la fraude sociale ou fiscale.
05:02 J'aimerais bien qu'on revienne d'ailleurs sur le bilan…
05:04 Il y a eu un record de fraude fiscale récupéré l'année dernière.
05:07 Non, il y a surtout une identification de la fraude.
05:10 On sait à qui fraude, pour combien, etc.
05:12 On n'a pas mis en face les moyens pour la recouvrer.
05:14 Donc là, on a des marges de manœuvre.
05:16 On a des marges de manœuvre sur l'immigration.
05:18 On les a évaluées, nous, à 16 milliards d'euros par an.
05:20 On a des marges de manœuvre sur la contribution à l'Union européenne.
05:25 Mais est-ce qu'il faut taxer davantage les plus riches ?
05:26 Est-ce qu'il faut taxer les super profits des entreprises ?
05:28 Est-ce qu'il faut aller sur cette voie-là ou pas ?
05:29 Nous avons proposé, sur les super profits, qu'on puisse taxer de façon éphémère
05:34 au moment où des entreprises font des super profits,
05:37 pour des raisons qui sont extérieures à leur stratégie,
05:40 qu'on puisse leur demander de contribuer.
05:41 Oui, mais le gouvernement l'a refusé, les macronistes l'ont refusé,
05:45 la gauche l'a refusé.
05:46 Nous avons considéré que là aussi, il y avait quelque chose à faire.
05:48 Sur les rachats d'actions, il y a quelque chose à faire également.
05:51 Et puis évidemment, il faut réindustrialiser le pays,
05:54 avoir des emplois avec de la forte valeur ajoutée.
05:56 Ce qui n'est pas sain, c'est qu'il ne se fait pas en un claquement de doigts.
05:58 Évidemment, ça ne se fait pas en un claquement de doigts.
06:00 Mais ce gouvernement a fait l'inverse.
06:01 Il a financiarisé notre économie.
06:03 Il a tué notre industrie pour avoir une économie
06:06 qui reposait plutôt sur une économie de services.
06:08 C'est exactement l'inverse de ce qu'il faut faire.
06:10 On va dire quelques mots des élections européennes du 9 juin.
06:12 Ancien membre du Haut Conseil à l'intégration,
06:14 Malika Sorel-Suter sera numéro 2 sur votre liste aux européennes,
06:17 derrière Jordane Bardella.
06:18 Elle a travaillé avec Dominique de Villepin,
06:20 Nicolas Sarkozy, François Fillon.
06:22 Ça veut dire quoi ? Que le RN is the new LR aujourd'hui ?
06:25 Non, on va bien au-delà de ça.
06:26 Je crois d'ailleurs, Malika Sorel,
06:28 dont je salue la présence sur la liste de Jordane Bardella
06:30 pour l'élection du 9 juin, le dit elle-même,
06:33 il n'y a plus grand-chose d'intéressant chez LR.
06:36 L'avenir passe par le Rassemblement national.
06:38 Et comme son nom l'indique, le Rassemblement national
06:40 est fait pour rassembler des Français
06:42 qui viennent de tous les horizons.
06:42 C'est une intellectuelle, Malika Sorel.
06:44 C'est une femme qui a donc réfléchi à un certain nombre de concepts.
06:47 On ne dira pas qu'on fait dans la facilité.
06:49 C'est une femme qui a réfléchi, c'est une femme compétente.
06:52 C'est une femme qui a une origine étrangère.
06:54 Notre projet, il s'adresse à tout le monde.
06:55 C'est aussi une femme qui a eu une phrase étonnante
06:57 dans l'interview qu'elle a accordée hier au Figaro,
06:58 Malika Sorel-Suter.
07:00 « Si nous voulons un sursaut, il faut absolument réinjecter
07:02 du sang neuf dans la politique et dans les médias. »
07:04 Ça veut dire quoi, réinjecter du sang neuf dans les médias ?
07:06 Eh bien, il faut oxygéner un peu tout ça.
07:08 Ça veut dire quoi ?
07:08 Ça veut dire qu'il faut simplement permettre à chacun de s'exprimer.
07:12 Sur certains médias, on l'a bien vu.
07:12 C'est le cas aujourd'hui, non ?
07:13 Il y a une commission d'enquête qui existe à l'Assemblée nationale
07:16 qui démontre que certaines chaînes de télévision,
07:18 je pense par exemple à des émissions plutôt,
07:20 vos concurrents ou confrères de la Une refusent d'inviter...
07:24 On parlait de quotidien.
07:25 De quotidien, voilà.
07:26 Refusent d'inviter les gens du Rassemblement national.
07:28 Donc, il faut oxygéner tout ça.
07:30 Malika Sorel, sur la liste de Jordan Bardella,
07:32 elle vient oxygéner la politique.
07:33 Est-ce que vous soutenez les journalistes de la Provence
07:35 qui se sont mis en grève pour soutenir leur directeur de la rédaction ?
07:37 Mis à pied car il y a eu une Une de la Provence,
07:40 celle-ci, qui a fait polémique au lendemain de la visite d'Emmanuel Macron à Marseille.
07:43 Ça a déplu à leur actionnaire, en l'occurrence,
07:45 Rodolphe Saadet, qui s'apprête à racheter BFM.
07:46 Est-ce que vous les soutenez, ces journalistes ?
07:48 Moi, je soutiens les gens qui essayent de faire leur métier librement.
07:50 Ce qui m'énerve, c'est l'immixion du politique dans les salles de rédaction.
07:55 Et c'est vrai qu'il y a tout un tas de grands patrons qui sont…
07:57 Là, ce n'est pas le politique, c'est l'actionnaire, là.
07:59 Bien sûr, mais il y a tout un tas de grands patrons et d'actionnaires
08:01 qui sont proches du pouvoir et qui estiment qu'à partir du moment
08:03 où ils sont proches du pouvoir, ils doivent transformer
08:06 leur outil de travail en un outil de propagande.
08:08 Eh bien, je trouve que les journalistes qui essayent de faire leur métier librement
08:12 sont probablement plus nombreux que ceux qui essayent de plier,
08:14 et ils ont bien raison.
08:15 Merci beaucoup, Sébastien.
08:16 Juste d'un mot, vous êtes favorables à l'introduction d'une dose de proportionnel
08:18 pour les législatives de 2027 ou pas ?
08:20 Oui, nous sommes pour la proportionnelle.
08:21 Quelle proportion ?
08:23 On peut regarder ça.
08:24 Vous savez, en 1986, on avait un mode de scrutin avec une proportionnelle intégrale.
08:27 Aujourd'hui, on parle des départements de plus de 10 circonscriptions.
08:30 Le débat est ouvert, mais nous sommes favorables à la proportionnelle.
08:32 Merci beaucoup d'être venu dans les 4V.
08:33 Bonne journée à vous.
08:34 Merci. Merci également, Annick Meutin,
08:36 pour la traduction de cette interview en langue des signes.
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