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  • il y a 2 jours
Télématin reçoit Arthur à l'occasion de la sortie de son second livre "Même la nuit ne veut pas de moi".

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00:00C'est le moment d'accueillir notre invité, alors pas l'animateur télé, mais c'est l'écrivain qu'on
00:05reçoit, c'est Arthur, l'invité Télémata.
00:07C'est ma vie, c'est ma vie, je n'y peux rien, c'est elle qui me fait.
00:15C'est passionnant.
00:19Vous avez une option sur la tongue à talons ou pas ?
00:23De manière générale, je ne suis pas fan de la tongue.
00:26Mais après, ça dépend comment elle est portée.
00:28Oui, voilà.
00:30Oui, c'est bien, il a raison, il faut le voir porté.
00:34Bon, on parle dans un instant de votre livre, Arthur, même la nuit ne veut pas de moi,
00:37mais on commence par une petite séquence qui est une tradition dans cette émission du tac au tac,
00:41des questions dans tous les sens, pour mieux vous découvrir.
00:44D'accord, doucement, parce que je viens de me réveiller, donc doucement.
00:47Non, vous êtes au tac, vous êtes bien là.
00:48Allez, c'est parti, Arthur, quel était votre surnom petit ?
00:52Si vous en aviez un.
00:53Mes parents, ma mère m'appelait Pipouche.
00:57Oh, c'est mignon.
00:57À l'école, vous étiez au premier rang ou au dernier rang ?
01:00Près du radiateur.
01:02Ok.
01:03En matière de drague, à l'école, vous étiez au premier rang ou au dernier rang ?
01:06Près du radiateur.
01:08Est-ce que vous avez des phobies, Arthur ?
01:11Oui, les serpents.
01:13Ah ouais.
01:14Le plus beau mot de la langue française, selon vous ?
01:17Je t'aime.
01:18Ouais.
01:20Le temps qui passe vous inspire quoi ?
01:22Il faut se dépêcher d'en profiter.
01:25Je vous donne des adjectifs, vous me dites si vous l'êtes un peu, beaucoup ou pas du tout.
01:29Impatient.
01:30Beaucoup.
01:31Ponctuel.
01:32Très.
01:33Ça c'est bien.
01:34Bordélique.
01:35Non.
01:37Rancunier.
01:38Un peu.
01:39Tricheur aux jeux de société.
01:41Au Uno.
01:43Avec mes enfants.
01:45Cœur d'artichaut.
01:47Pas particulièrement.
01:48Bricoleur.
01:49Cata.
01:51Et mélancolique.
01:53Souvent.
01:54Merci d'avoir répondu, cher Arthur.
01:56Votre livre, Même la nuit ne veut pas de moi, vient de sortir chez Grasset.
02:00Il fait suite à J'ai perdu un bédouin dans Paris, qui était votre précédent.
02:03C'était un carton en librairie.
02:04Vous avez vendu combien, Arthur, du précédent ?
02:06Un peu plus de 80 000 exemplaires.
02:07Il racontait le traumatisme des attentats terroristes du Hamas, le 7 octobre 2023, en Israël.
02:13Pourquoi cette suite, Arthur ?
02:14Pourquoi ?
02:14C'est moins d'un an après le précédent.
02:16Neuf mois, exactement.
02:17Alors, ce n'est pas un livre, c'est un journal.
02:19C'est un récit.
02:20Donc, j'ai continué à raconter ce que je vivais ces deux dernières années.
02:24Et on va dire que le premier, c'était le séisme.
02:28Et le second, ce sont les répliques, les secousses qui ont suivi le séisme.
02:32Et puis aussi, parce que j'ai passé deux années à parler des otages.
02:37Parce qu'il y avait beaucoup d'otages français, et pas uniquement des otages internationaux.
02:41Et que mon livre est sorti le 1er octobre, et qu'ils ont été libérés le 13.
02:45Et j'avais une énorme frustration, c'est de ne pas avoir pu raconter ce moment heureux et joyeux,
02:51qui est d'ailleurs le début du livre.
02:52C'est le deuxième chapitre, oui, c'est ça.
02:53Exactement.
02:53Vous êtes à Marrakech.
02:55Exactement.
02:55Je suis invité à un mariage, et Donald Trump annonce que les otages vont être libérés.
03:01Et donc, je suis heureux, parce que j'ai rencontré leur famille,
03:04j'ai rencontré certains otages après leur libération.
03:08Et donc, pour moi, c'était évident que je raconte.
03:10Et puis surtout, moi, j'étais persuadé qu'après ça, la paix, il y a eu un cessez-le-fait.
03:15Et donc, les gens allaient pouvoir commencer leur deuil de part et d'autre,
03:19de chaque côté de la frontière.
03:20Et finalement, je me suis aperçu que la situation s'est empirée.
03:23J'avais besoin d'en parler.
03:25Mais ça s'arrête là.
03:26Il n'y aura pas de troisième.
03:27C'est sûr.
03:28Oui, parce que je suis quand même un jeune homme, ça ne se voit pas encore,
03:33qui est là pour divertir les gens.
03:35Et ce livre, c'est un cri du cœur, et j'avais besoin de m'exprimer.
03:37Je l'ai fait.
03:39Je reviens à mes premiers amours.
03:40Mais est-ce que même pour vous, vous continuez à écrire, à tenir un journal ?
03:44Moi, je suis insomniaque, donc ça m'a arrangé.
03:46Et puis, j'ai découvert un rituel que je n'avais pas avant,
03:49des trucs très bizarres.
03:50Je me mets la nuit dans mon bureau, je prends un ordinateur,
03:53j'allume une bougie, je choisis une bonne petite musique,
03:56et ça me fait un bien fou.
03:57Alors, ça n'a pas de vertu thérapeutique,
04:00mais je pense que je continuerai à écrire.
04:02Mais là, je rêverais d'écrire un roman d'amour.
04:04Ouais.
04:06Pour essayer.
04:06Moi, j'ai toujours essayé dans ma vie.
04:08J'ai essayé de faire du one-man show, j'ai essayé de faire du cinéma,
04:11j'ai essayé de faire de la télé, j'ai essayé de faire de la radio,
04:13j'ai essayé plein de choses.
04:14Et j'ai toujours rêvé de pouvoir...
04:16Parce que comme je ne sais pas jouer de la guitare,
04:19pour être aimé, il faut soit savoir jouer de la guitare,
04:22soit écrire des romans d'amour.
04:23Donc, je n'ai pas le courage d'apprendre la guitare,
04:25donc je vais essayer le roman d'amour.
04:27Vous avez une histoire en tête déjà ?
04:28Oui, j'ai une histoire en tête.
04:29Une très belle histoire.
04:30Elle est terrible.
04:33Après, une vraie histoire ?
04:34Non, non, non.
04:35C'est un roman complètement inventé.
04:38Non, non, non.
04:38Il y a des moments dans votre livre,
04:41et tant mieux, où on sourit.
04:42Si je vous dis, je ne sais pas comment on le prononce,
04:44Limon ou Limone ?
04:45Limone.
04:45Limone.
04:45Vous nous racontez, là, c'est un chapitre,
04:47et là, ça fait du bien, on sourit.
04:48Oui, parce que c'est un livre où il y a des passages difficiles,
04:50où je parle, bien entendu, de ce que j'ai vécu,
04:53de l'antisémitisme,
04:54mais aussi des moments drôles,
04:55parce que la vie continue.
04:56Et je suis interviewé en Israël,
05:00et avant les interviews,
05:01souvent, on nous fait parvenir des questionnaires.
05:04Et comme l'an dernier, j'ai dû faire 200 interviews,
05:06c'est ma collaboratrice qui a répondu aux questionnaires.
05:08Et donc, j'arrive sur une plage
05:10où je suis reçu par une journaliste très charmante
05:13qui parle français, d'ailleurs.
05:14Et elle me dit, on a une surprise pour toi,
05:17cette interview, on va la faire à cheval.
05:20Vous savez, vous.
05:22Mais comment ça, à cheval ?
05:23J'ai vu que tu avais coché,
05:25que tu adorais monter à cheval.
05:28Donc ça, ma collaboratrice,
05:29elle a marqué, il aime l'équitation.
05:31Et donc, je ne suis jamais monté sur un cheval de ma vie.
05:34Et donc, j'avais le choix entre mentir ou faire croire.
05:37Et donc, on m'a amené près de l'enclos
05:39où il y avait des chevaux.
05:40Et il y avait le palfrenier à qui j'ai dit discrètement,
05:43écoute, mets-moi un truc qui marche tout seul.
05:46Et elle, elle a eu un cheval élancé,
05:48musclé, avec des oreilles comme ça et tout.
05:50Et moi, il s'appelait Guy Bors, son cheval.
05:53Et moi, je me souviens,
05:54parce que Guy Bors, ça veut dire héros.
05:56Et moi, on m'a donné un cheval qui s'appelle Limone.
05:59Je ne sais pas si c'était un poney.
06:01En tout cas, je sais que je pouvais presque toucher les pieds au sol.
06:05Il avait les oreilles comme ça.
06:06Il était fatigué.
06:07Et en fait, comme c'était sur une plage,
06:10c'est des chevaux qui font le retour toute l'année.
06:11Il connaisse par cœur le trajet.
06:12Le gars me dit, ne vous inquiétez pas.
06:15Il donne une petite tape et je pars comme ça.
06:17Et il y a un quad devant avec une caméra qui nous filme.
06:20Et au bout d'un moment, je crois que je sais faire des quittations.
06:25Et ce que je raconte dans le livre,
06:26c'est que la journaliste me dit, on va se baigner.
06:30Je dis, comment ça, on va se baigner ?
06:31D'abord, un, je n'ai pas de maillot.
06:32Deux, je suis sur un cheval.
06:33De quoi tu me parles ?
06:35Et elle rentre dans l'eau avec le cheval qui est là à mi-cuisse.
06:39Et elle met ses cheveux dans l'eau.
06:40Elle fait comme ça.
06:41Ça fait un truc de fou.
06:43Une pub pour des shampoings.
06:45Et moi, je ne sais pas comment on tourne avec un cheval.
06:48Je crois que vous tirez sur la rue à droite.
06:50J'ai deux cordes comme ça.
06:51Parce qu'il n'y avait même pas de sel.
06:52Il y avait une espèce de serpillière à la poser.
06:54Donc, je tire sur la corde.
06:56Et le cheval, il tourne.
06:58Mais il repart dans l'autre sens.
07:00Il ne veut pas s'arrêter.
07:02Donc, elle, elle est dans l'eau.
07:03Elle me dit, mais où tu vas ?
07:04Qu'est-ce que je veux qu'ils vous dise ?
07:06Et le cheval, humiliation suprême, évidemment.
07:08Je vous passe les techniciens morts de rire.
07:10Les caméras m'ont éclatées.
07:11Et le cheval rentre dans l'enclos avec moi.
07:14Tu as comme les aspirateurs qui rentrent sur leur socle.
07:18Comme la tondeuse électrique.
07:20Et il rentre avec moi.
07:21Il pensait qu'il fallait...
07:23En plus, il a accéléré à un moment.
07:24Je n'étais pas bien.
07:25Je me retrouve dans l'enclos.
07:27Et tout le monde me regarde.
07:28D'autre côté de la plage, c'est un fou.
07:30Et ce qui m'a sauvé,
07:32et alors l'interview n'a jamais été diffusée,
07:34c'est qu'à ce moment-là,
07:35il y a eu un missile qui a été lancé sur Israël.
07:39Et donc, il y a eu une alarme.
07:40Et donc, je suis descendu du cheval.
07:41Et on est partis tous en courant avec les caméras à l'abri.
07:44Et puis, on n'a pas pu terminer l'interview.
07:45Mais ça fait partie de ces moments.
07:48Et c'est le contraste.
07:49C'est ce moment joyeux et fou et délirant que tu vis.
07:52Et d'un coup, deux secondes après,
07:53la réalité d'un missile qui arrive
07:55et qui t'oblige à aller te protéger.
07:57Et c'est ce que je voulais raconter.
07:58J'ai plein de moments très, très drôles dans ce livre.
08:01Il y a le moment où j'arrive pour quelques jours à Tel Aviv
08:04et je précise à toute ma famille,
08:06il n'y a aucun risque.
08:07J'arrive avec ma famille aux enfants,
08:08vous ne risquez rien, ça va bien se passer.
08:11Et en fait, c'est le jour où l'Iran envoyait 200 missiles
08:13et 300 drones.
08:15Je raconte la réaction de ma femme.
08:17Vous dites que vous êtes un peu poissard.
08:18Je ne sais pas si je suis poissard,
08:20mais en tout cas, ma vie est une aventure.
08:24Et j'ai été heureux pour la première fois de l'écrire
08:26parce que je n'ai jamais raconté quoi que ce soit de moi.
08:30Et après 30 ans de télé,
08:31c'est une façon de faire entrer un peu
08:33les gens avec qui je passe beaucoup de temps
08:35derrière l'écran dans ma vie, dans mon quotidien.
08:38Et le quotidien n'est pas toujours un quotidien joyeux, heureux.
08:40Le mien a été bouleversé.
08:42Vous savez que votre ami, là-bas,
08:44il ressemble à Maxime Gasteuil ?
08:45C'était qui ?
08:49C'était Guillaume Galeine.
08:50Un mix de Guillaume Galeine et Maxime Gasteuil.
08:52Tout à l'heure, je me dis qu'ils ressemblent à quelqu'un.
08:53Il m'a demandé une augmentation
08:54parce qu'il m'a dit « Arthur Maddy, je ressemble à des stars ».
09:01On évoquait la télé, votre deuxième maison
09:03et justement, Mathilde a sorti des archives.
09:06Je vous propose de retomber en enfance ce matin, Arthur.
09:09Vous vous souvenez du plateau des visiteurs du mercredi, j'imagine ?
09:11Bien sûr, bien sûr.
09:12C'est la première fois qu'on vous voit à la télévision.
09:15On va vous apercevoir, là, derrière Patrick Sabatier et Marc Menand.
09:20Vous avez 13 ans, vous reconnaissez bien.
09:21À un moment, je vais m'apercevoir qu'il y a la caméra, quelque part,
09:23qui me filme.
09:23Et oui, et vous la regardez.
09:26Qu'est-ce que vous vous dites, à ce moment-là ?
09:28Alors, franchement, à l'époque, c'était avec l'école.
09:30Ils nous avaient proposé d'assister à un tournage.
09:33Et pas une seconde, je me dis, je vais faire de la télé, à ce moment-là.
09:36Je suis juste comme un gamin qui voit Patrick Sabatier
09:40et qui voit sa tête à l'écran.
09:43Pas un instant, j'aurais imaginé.
09:44Vous n'avez plus comme expérience ?
09:46Franchement, j'étais juste assis dans le public.
09:48Donc, ce n'est pas une expérience d'animateur à l'époque.
09:49Non, mais vous en avez pu être fasciné.
09:50Mais j'étais comme, à l'époque, vous savez, la télévision, c'était un truc.
09:55On rentrait, c'était à la caverne d'Ali Baba.
09:57Donc, pour moi, quand je suis rentré sur le plateau, la lumière.
10:00En plus, on m'a mis derrière parce qu'ils avaient remarqué
10:02que j'avais une coupe de cheveux magnifique.
10:05Et d'ailleurs, je pense que c'est ma mère qui m'a coupé les cheveux.
10:07C'est pour ça qu'il n'y a pas beaucoup de...
10:08Vous voyez, là, ça part dans tous les sens.
10:10Et là, je me souviens de mon copain Michel Belterlin, de l'autre côté,
10:13qui est avec moi en classe.
10:14Et j'étais fasciné.
10:16Les caméras, oui.
10:17En plus, ce n'était pas des studios comme ça.
10:18Ce n'était pas des caméras comme ça, à l'époque.
10:19C'était des gros machins et tout.
10:21Et non, non.
10:22Oui, j'avais adoré ce moment-là.
10:24Alors, c'est à la radio que vous commencez.
10:25Vous commencez d'ailleurs, c'est assez étonnant,
10:27par donner des résultats sportifs à la radio locale.
10:30Et puis, après, c'est la grande époque des radios libres.
10:32Et on vous retrouve chez Kiss FM, par exemple.
10:36Rassurez-vous, Kiss FM, 24 heures sur 24 par satellite et en stéréo.
10:40Nous sommes là.
10:41Pour l'instant, on reste là.
10:43À l'issue d'un dépôt de plainte de la Commission nationale
10:45de la communication et des libertés,
10:47Kiss FM aurait dû transférer son émetteur de la Tour Montparnasse
10:50sur le site de Romainville.
10:52À l'heure du laitier, ce matin,
10:53la décision n'ayant pas été exécutée,
10:56les techniciens de la police sont passés à l'action
10:58dans les locaux de la radio privée.
11:00Vous étiez des rebelles, quand même, à l'époque.
11:03Ah ouais, ouais, ouais.
11:03On était une radio pirate, quelque part.
11:05C'est marrant, parce que vous avez vu la phrase journaliste
11:07« À l'heure du laitier, ce matin ».
11:09Plus personne ne dit ça, aujourd'hui.
11:12Et heureusement, il n'y a plus de laitier.
11:14Mais non, mais c'était l'époque, vous savez,
11:16en 1981, les radios libres ont été autorisées
11:19par François Mitterrand.
11:20Mais juste après, il y avait des radios
11:23qui étaient libres, mais qui exagéraient un peu.
11:25Je me souviens du lancement de Qui sait faire ?
11:27On avait appelé ça le Grand Débarquement.
11:29Avant, ça s'appelait 95-2, le poste parisien.
11:32Et avant, moi, je travaillais sur une radio
11:33qui s'appelait Carbone 14,
11:35qui était sur une péniche.
11:36Mais je ne m'appelais pas Arthur,
11:37je m'appelais l'adjudant-chef Vaché.
11:39Et je présentais les infos sur une marche militaire.
11:43C'était une radio complètement folle, géniale.
11:45Et moi, je cherchais du travail.
11:48C'était ma passion, la radio.
11:49On m'a dit, toi, tu vas présenter les infos.
11:50J'ai dit, mais je ne suis pas journaliste,
11:51ce n'est pas grave, tu te débrouilles.
11:53Et tu vas t'appeler l'adjudant-chef Vaché.
11:56Et le JT que je présentais commençait par...
12:00J'ai dit, mesdames et messieurs,
12:01et je devais prendre l'accent.
12:03Mesdames et messieurs, bonjour.
12:04Ici, l'adjudant-chef Vaché.
12:07Heureusement que vous avez fait autre chose par la suite.
12:09Oui, oui, oui.
12:10C'est le fruit d'expériences extraordinaires.
12:14Parce que Carbone 14, c'était fou, quoi.
12:16C'était fou.
12:17C'était la radio.
12:18Pirate par excellence.
12:19Il y avait Super Nana, Jean-Yves Lafesse, David Grossex.
12:24Enfin, vous avez compris que...
12:25Il n'y a plus cette liberté, là, aujourd'hui ?
12:26Je ne sais pas s'il n'y a plus cette liberté.
12:28Non, je ne dirais pas ça.
12:29Mais disons qu'elle n'est plus à la radio.
12:31Elle est sur les réseaux, sur YouTube, sur les plateformes.
12:34Non, non.
12:35Je ne suis pas de ceux qui disent qu'on n'a plus la même liberté.
12:38On va dire qu'on fait un peu plus attention.
12:40Voilà.
12:41Alors, il y a une émission, moi, qui a marqué ma génération
12:42et qui a sans doute influencé mon goût pour les archives.
12:45C'est bien sûr les enfants de la télé.
12:47Invité sur le plateau de ligne directe, vous ne cachez pas votre plaisir.
12:51Je n'ai jamais vu autant de gens m'aimer à ce point.
12:54Ce qui est plutôt agréable, on ne va pas se plaindre.
12:56C'est un peu comme les élections.
12:58Tout le monde a retourné un peu sa veste et ça me fait bien plaisir.
13:00Finalement, ça a du bon.
13:01Et vous pouviez prévoir un succès comme celui-là ou il est inattendu ?
13:04Non, il est inattendu.
13:05Parce que si je l'avais prévu, on l'aurait vendu beaucoup plus cher.
13:09Et toujours cette chevelure.
13:12Toujours cette chevelure.
13:13Je me souviens, ce n'était pas Jacques Chancel qui me recevait dans cette émission.
13:16C'est la voix, là.
13:16J'avais été très impressionné.
13:17C'est la voix, là.
13:18Le décor, en plus, ça, je pense que je le tiens.
13:19On était incrustés dans le sol.
13:21Je me souviens, on descendait.
13:24C'était une bonne idée.
13:25L'avantage, c'est que quand on est au bas, les caméras sont hautes,
13:28ça planque le double menton.
13:30Vous avez remarqué ça ?
13:31Il faut mettre les caméras très, très hautes et ça vous évite le double.
13:34Moi, j'ai un double menton, parce que je garde des sardines et tout, comme un péligan.
13:38Donc, pour tenir ma journée, j'ai toujours des oligo-éléments dans le double menton.
13:42Donc, j'essaie toujours de faire en sorte que je sois film de haut.
13:46Mais je suis comme vous, maintenant.
13:47Plus je vieillis, plus je demande à ce qu'on la lève.
13:49Vous savez, moi, j'ai 35 ans de télévision.
13:51Au début, la caméra était là.
13:52Là, je pense que d'ici l'année prochaine, elle sera dans SpaceX.
13:56Je vais demander à Elon Musk s'il peut me foutre une caméra sur un satellite
13:59pour éviter ce fameux double menton.
14:01Parce que vos téléspectateurs ont oublié.
14:03Mais à l'époque, la télé, c'était comme ça.
14:05Et on est passé en 4 tiers.
14:06Et on n'a rien fait.
14:07On a pris 10 kilos.
14:08On n'a rien trouvé.
14:09Les gens nous disent, oh, je vous voyais plus gros.
14:11Mais oui, parce que la télé, ça écrase.
14:13Alors que je suis...
14:14Vous ne pouvez pas savoir comme je suis fin.
14:17Dans la rue, les gens pensent que je suis malade.
14:19Tellement que je suis mince.
14:21Mais la télé, ça écrase.
14:22Et je ne sais pas pourquoi, me concernant, ça me fait un double menton.
14:26Je suis un pélican.
14:27Je m'en dis franchement.
14:28Le pélican TF1, ça va être mon nouveau surnom.
14:31Vous l'avez compris, l'adjudant chef Vacher est notre invité.
14:34On fait une petite pause.
14:35On vous garde, Arthur.
14:36Avec plaisir.
14:36Au revoir.
14:37Au revoir.
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