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  • il y a 4 jours
Dans « LCP-Lundi C'est Politique », en partenariat avec Radio Classique et Challenges, Francis Letellier reçoit Cyrielle Chatelain, députée de l'Isère, présidente du groupe Écologiste et Social à l'Assemblée Nationale.

Francis Letellier reprend les rênes de Lundi C'est Politique sur LCP. Ce rendez-vous hebdomadaire incontournable fait son retour, avec une nouvelle dynamique portée par des partenaires prestigieux. Radio Classique rejoint l'émission cette saison aux côtés de Challenges, déjà partenaire.

Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement.

En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.

Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.

Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.

Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.

Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.

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Transcription
00:00:00Ça a été la surprise la semaine dernière. Les députés écologistes se sont abstenus sur le vote du budget de la sécurité sociale.
00:00:06Une position que Cyril Châtelain a justifiée après avoir obtenu l'augmentation des dépenses de santé pour 2026.
00:00:12Pour Sébastien Lecornu, c'est une étape de passé. Mais demain, il y aura un ultime vote. Le résultat pourrait-il changer ?
00:00:17Un test, aussi, avant le vote du budget de l'État, espéré avant la fin de l'année.
00:00:21Cyril Châtelain, présidente du groupe écologiste et social, est l'invité de LCP lundi, c'est politique.
00:00:30Sous-titrage Société Radio-Canada
00:01:00Vous allez faire vivre cette émission avec toute votre communauté, qui est branchée sur la chaîne Twitch LCP Assemblée Nationale.
00:01:08C'est bien ça.
00:01:10L'attentat de Sydney en Australie visant la communauté juive a fait 15 morts et une quarantaine de blessés hier.
00:01:15Parmi les victimes, un Français de 27 ans, ce qui a amené la France à saisir le parquet antiterroriste.
00:01:20Le ministre de l'Intérieur Laurent Nouniez a demandé au préfet de renforcer la sécurité autour des lieux de culte juif en France,
00:01:25pendant la période d'Anouka.
00:01:28Il y a une question qui se pose, Cyril Châtelain, parce que c'est ce qu'on entend, en tout cas depuis hier,
00:01:32qu'il y aurait un antisémitisme qui s'est libéré dans le monde, en France, un peu partout, j'allais dire,
00:01:38depuis les attentats du 7 octobre 2023.
00:01:41Est-ce que vous le pensez aussi ?
00:01:43Moi, je regarde les faits et on voit depuis 2023, effectivement, une augmentation extrêmement forte du nombre d'agressions antisémites,
00:01:53que ce soit des agressions verbales, des agressions physiques.
00:01:56Donc oui, il y a une augmentation de l'antisémitisme, en tout cas des actes antisémites.
00:02:01Comment vous l'expliquez ?
00:02:03Il y a plusieurs sujets, je pense, déjà, il y a une augmentation de la violence de manière globale et de l'intolérance.
00:02:13Moi, j'ai été extrêmement frappée de voir que, de la même manière, on a une augmentation des chiffres de l'augmentation de l'antisémitisme,
00:02:21qu'on a des personnes de confession juive qui disent ne plus se sentir en sécurité en France,
00:02:26qui, d'ailleurs, même hésitent à se dire, est-ce que je peux rester ?
00:02:31Est-ce que mes enfants peuvent continuer à aller dans l'école où ils vont ?
00:02:34Est-ce qu'ils vont être agressés parce qu'ils portent une kippa ?
00:02:36Donc ça, c'est des choses qu'on doit entendre.
00:02:38Mais de la même manière, j'entends des personnes qui expliquent que des femmes se faire agresser parce qu'elles portent le voile,
00:02:45parce qu'elles doivent avoir une augmentation des propos et des actes islamophobes.
00:02:52Et moi, je me dis qu'on est dans un moment où, en fait, il y a des fractures
00:02:54qu'on met constamment du sel sur les plaies, qu'on est en train de les attiser.
00:03:00C'est qui, on ?
00:03:01Ben, on, il y a une partie d'ingérence étrangère.
00:03:03Ça, il faut le dire, on l'a vu avec ce que fait notamment la Russie, d'ailleurs.
00:03:09Sur les actes antisémites, là, pour le coup.
00:03:11Y compris sur les actes islamophobes, je crois que c'était les thèmes de cochons.
00:03:14Enfin, voilà, il me semble qu'il y a aussi eu les thèmes de cochons devant la mosquée qui étaient faites par...
00:03:19Donc il y a une ingérence étrangère qui a vu qu'il y avait cette fragilité-là.
00:03:23Est-ce qu'il y a des responsabilités en France ?
00:03:25Il y a des responsabilités aussi, pour moi, d'une montée de fondamentalisme,
00:03:29mais dans plusieurs religions, dans une montée de l'intolérance et d'un débat politique
00:03:36où des personnalités, notamment des personnalités d'extrême droite,
00:03:39instrumentalisent, augmentent les violences, ont des propos qui sont intolérables.
00:03:43Donc oui, je pense qu'aujourd'hui, le niveau de violence,
00:03:49et qui pour moi est lié principalement à l'extrême droite,
00:03:52crée ce climat de défiance.
00:03:55L'attaque d'hier en Australie, en tout cas, a fait réagir jusqu'en Israël, évidemment,
00:03:58avec le ministre d'extrême droite chargé de la sécurité, Itamar Ben-Guevir,
00:04:02qui considère que le gouvernement australien est responsable,
00:04:05parce que le gouvernement australien n'aurait pas agi contre la montée d'antisémitisme,
00:04:08et pointe du doigt le fait que l'Australie a reconnu l'État palestinien
00:04:13et que ça fait monter l'antisémitisme.
00:04:15C'est ce qu'il dit.
00:04:16Mais c'est faux.
00:04:17Non mais c'est faux, le ministre d'ailleurs australien...
00:04:20Ces propos vous gênent ?
00:04:21Non mais ils ne me gênent pas, ils sont factuellement faux.
00:04:24Je parlais de propos qui sont pour moi des propos qui visent à monter les communautés
00:04:28les unes contre les autres, en voilà une.
00:04:30On parle d'un ministre d'extrême droite qui parlait des Palestiniens comme des animaux.
00:04:35Donc en fait, il faut arrêter.
00:04:36Je ne pense pas que la reconnaissance de l'État de Palestine,
00:04:41qui est une reconnaissance qui est faite d'un point de vue international pour reconnaître le droit,
00:04:46parce qu'on a quand même des résolutions de l'ONU depuis longtemps
00:04:48qui reconnaissent la Palestine pour faire valoir le droit des Palestiniens à vivre tout simplement.
00:04:55Et à disposer d'un territoire.
00:04:56Et à disposer d'un territoire et d'avoir un territoire autonome,
00:05:00suscite aujourd'hui des actions systémiques.
00:05:03Je pense que cet amalgame-là, il est malsain.
00:05:05Il est fait en France aussi, parfois, vous pensez ?
00:05:08Ah ben quand j'entends Jordan Bardella, oui, je le pense.
00:05:11Je pense qu'ils instrumentalisent et qu'ils cherchent à diviser.
00:05:14On va parler maintenant de la colère des agriculteurs face à l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse qui s'étend.
00:05:20Plus de 100 foyers, 111 exactement, ont été recensés à l'heure qu'il est.
00:05:24À l'appel de la Confédération Paysanne et la Coordination Rurale,
00:05:26des blocages sont organisés depuis plusieurs jours, en particulier à Carbone, près de Toulouse,
00:05:30où l'autoroute est fermée depuis plus de 72 heures maintenant.
00:05:33Des blocages aussi aujourd'hui aux environs de Bordeaux, par exemple.
00:05:36Ce matin, Aline Gennevard, ministre de l'Agriculture, a déclaré que l'épidémie est sous contrôle.
00:05:41Chacun s'imagine que le virus est à la porte de leur bâtiment d'élevage.
00:05:46Mais non, la situation, elle est contrôlée aujourd'hui.
00:05:49Alors, le dialogue est ouvert avec la profession.
00:05:52Le dialogue est ouvert.
00:05:54Hervé.
00:05:55Francis le disait à l'instant, une autoroute est bloquée depuis 72 heures
00:05:59par des mouvements de protestation contre les abattages.
00:06:02Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, a donné des instructions de modération à ses services.
00:06:07Du coup, le blocage est maintenu.
00:06:09Est-ce que le ministre de l'Intérieur a raison de donner cette instruction ?
00:06:13Oui, je pense qu'il a raison.
00:06:15Je pense que ça soit des agriculteurs ou d'autres manifestants.
00:06:19D'ailleurs, je pense qu'on n'en voit pas les forces de l'ordre délogées par la violence
00:06:23des personnes qui sont là parce qu'elles ont peur.
00:06:25Pas forcément par la violence.
00:06:27Oui, mais en fait, globalement, quand vous avez des tracteurs,
00:06:29des personnes qui bloquent une autoroute, si vous voulez les déloger,
00:06:32ça finit rarement bien.
00:06:34Ils ont le droit de bloquer l'autoroute tant qu'ils veulent ?
00:06:37Moi, je pense que ça fait partie des moyens d'action non-violents, légitimes,
00:06:43d'une profession qui, aujourd'hui, a l'impression qu'elle a le couteau sous la gorge
00:06:47et que je pense qu'il faut savoir l'entendre.
00:06:50Donc, c'est eux qui décideront quand ils lèveront le blocage ?
00:06:52Je pense que dans le cas de mobilisation, le dialogue et le dialogue social
00:06:55avec les syndicats, c'est la voie qui doit être utilisée
00:06:59plutôt que d'envoyer la police ou la gendarmerie.
00:07:03Donc, je pense que c'est cette consigne de modération,
00:07:06de privilégier le dialogue, parce que là, ça fait, je crois, quelques heures,
00:07:09ça ne fait pas des jours ou des semaines que c'est bloqué.
00:07:11Trois jours, quand même.
00:07:12Trois jours.
00:07:12C'est parce que je ne prends pas assez l'autoroute.
00:07:14Le temps passe vite.
00:07:15Trois jours, et c'est ça, le temps passe vite.
00:07:16Non, mais là, on reste sur des durées qui, je pense,
00:07:20je comprends, sont contraignantes pour les gens,
00:07:22mais je pense restent acceptables et qui doivent permettre le dialogue
00:07:25avant de dénoger de manière...
00:07:28Vous parlez des syndicats et du dialogue.
00:07:28La coordination rurale en appelle directement à Sébastien Lecornu.
00:07:32Est-ce que vous considérez que la ministre de l'Agriculture
00:07:35ne pèse plus assez dans ce débat ?
00:07:37Est-ce que c'est au Premier ministre d'intervenir ?
00:07:39Ça, je ne sais pas.
00:07:41Je pense que surtout, ce qu'ils attendent,
00:07:42c'est un engagement qui peut être tenu.
00:07:45C'est-à-dire que là, ils ont l'impression
00:07:47qu'on a une ministre de l'Agriculture qui tourne en boucle,
00:07:51qui ne répond pas à leurs demandes.
00:07:52Et donc, effectivement, ils vont chercher le Premier ministre.
00:07:55Si à un moment, ils voient qu'il y a des choses...
00:07:56L'important, c'est de montrer qu'il y a des fenêtres ouvertes
00:07:59à la discussion et qu'il y a des engagements qui sont pris
00:08:01qui peuvent être tenus.
00:08:02Est-ce que c'est le Premier ministre ?
00:08:04Est-ce que c'est la ministre de l'Agriculture ?
00:08:05Ça, je ne sais pas.
00:08:06Je dirais qu'en ce moment, c'est un peu difficile de savoir
00:08:09quelle est la cohésion gouvernementale.
00:08:13Dans le débat, il y a deux organisations d'agriculteurs
00:08:15qui sont en pointe.
00:08:17Il y a la Coordination Rurale et la Confédération Paysanne,
00:08:21qui ne sont pas du même bord politique.
00:08:24On a le sentiment que, dans ce débat,
00:08:26les écologistes, au fond, soutiennent indifféremment
00:08:29ces deux mouvements, ou du moins sont à côté d'eux.
00:08:32Est-ce que c'est votre cas ?
00:08:33Est-ce que vous ne faites pas de différence entre les deux ?
00:08:35Déjà, j'écoute les inquiétudes
00:08:38et je soutiens des revendications.
00:08:40On sait très bien que le modèle d'agriculture
00:08:42soutenu par la Confédération Paysanne
00:08:44est plus proche, effectivement, d'un modèle d'agriculture
00:08:47que les écologistes peuvent défendre dans leur programme.
00:08:50Mais quand il y a des mobilisations,
00:08:52en fait, on discute avec tous les syndicats.
00:08:54Il n'y a pas de rattachement d'un syndicat à un parti politique.
00:08:56Et après, on soutient des demandes, des propositions.
00:09:00Et là, il se trouve qu'effectivement,
00:09:01celles qui sont faites et par la Coordination Rurale
00:09:03et par la Confédération Paysanne,
00:09:05on les soutient.
00:09:06Le président de la Coordination Rurale
00:09:08disait il n'y a pas si longtemps
00:09:09qu'il fallait faire la peau aux écologistes.
00:09:11C'était son expression.
00:09:12Ça ne vous dérange pas néanmoins
00:09:13de soutenir ces revendications ?
00:09:15Alors, mais je ne le soutiens pas, lui.
00:09:17On a fait...
00:09:18Il y a eu des articles...
00:09:19Oui, non, mais il y a eu des articles.
00:09:20En fait, je fais la différence
00:09:21entre globalement quelqu'un qui a fait du buzz
00:09:24après son élection tapant sur les écolos.
00:09:26C'est minable.
00:09:27C'est quand même le président de la Coordination Rurale.
00:09:29Oui, mais on peut être élu président d'une coordination
00:09:31et avoir une attitude minable.
00:09:32C'est ce qu'il a eu.
00:09:33Et en plus, elle est dangereuse d'appeler...
00:09:35Je viens de vous le dire,
00:09:36moi, je suis pour quelque chose de modéré.
00:09:37Le dialogue appelé à la violence
00:09:39contre des militants ou contre des élus
00:09:41parce qu'ils sont écologistes,
00:09:42c'est inacceptable et c'est inentendable.
00:09:44Il y a eu un article 40.
00:09:45Après, je fais la différence
00:09:46entre les propos du président
00:09:48et globalement des personnes
00:09:49qui peuvent se mobiliser
00:09:50parce qu'elles sont inquiètes
00:09:52et parce qu'elles ont des revendications.
00:09:53Et c'est là-dessus, après,
00:09:54qu'on se base pour soutenir ou pas des mouvements.
00:09:56Clément ?
00:09:57Alors, la stratégie du gouvernement
00:09:58pour résoudre cette crise sanitaire
00:10:00est en trois points.
00:10:00D'abord, abattre tout le troupeau
00:10:02dès le premier cas de dermatose,
00:10:05interdire les déplacements de bêtes
00:10:06dans la zone concernée
00:10:08et puis vacciner dans un périmètre
00:10:10de 50 km autour du cas qui a été identifié.
00:10:14Est-ce que cette stratégie, elle vous convient ?
00:10:16Et sinon, qu'est-ce qui ne vous convient pas ?
00:10:18Non, et je crois que dans les demandes,
00:10:21il y a l'arrêt de l'abattage automatique
00:10:23de tout le troupeau
00:10:26et notamment d'un certain nombre de bêtes
00:10:28qui sont saines,
00:10:29qui n'ont pas de symptômes
00:10:30de la dermatose nodulaire.
00:10:33Et donc, c'est là-dessus
00:10:34où on a un désaccord.
00:10:35C'est-à-dire que pour nous,
00:10:36il faut d'abord amplifier la vaccination
00:10:38et après avoir un abattage,
00:10:41mais plus ciblé,
00:10:42mais pas de l'ensemble des troupeaux.
00:10:44Mais cette stratégie,
00:10:45elle a été validée par une instance
00:10:47qui regroupe à la fois
00:10:48les syndicats d'agriculteurs,
00:10:50les chambres d'agriculture,
00:10:51les coopératives, les vétérinaires,
00:10:53les scientifiques.
00:10:55Les avis des scientifiques
00:10:56les plus en pointe
00:10:57ont été pris en compte
00:10:58par cette instance.
00:11:00Les expériences aussi
00:11:01des pays qui ont été confrontés.
00:11:03Pour dire qu'il fallait
00:11:03l'abattage systématique.
00:11:04Et la conclusion,
00:11:06c'est que la vaccination seule,
00:11:07ça ne suffira pas.
00:11:08C'est qu'il faut un peu tout ça
00:11:09à la fois pour venir à bout
00:11:10de cette dermatose.
00:11:12Est-ce que votre opposition
00:11:13à cette stratégie veut dire
00:11:14que la science, finalement,
00:11:16les écologistes,
00:11:16ils n'en ont rien à faire ?
00:11:18Je crois que c'est un raccourci
00:11:19un peu simple.
00:11:20Je veux dire,
00:11:21on s'est toujours basé
00:11:22sur des sujets scientifiques.
00:11:23Moi, j'ai vu...
00:11:25Parce qu'en fait,
00:11:25ce n'est pas la première fois
00:11:26qu'il y a cette stratégie
00:11:27de l'abattage total des troupeaux.
00:11:30Il peut y avoir
00:11:31d'autres paroles scientifiques
00:11:32qui disent qu'on peut cibler.
00:11:33La question,
00:11:33ce n'est pas de dire
00:11:34on vaccine et on n'abat pas.
00:11:36C'est de dire
00:11:36on vaccine de manière large
00:11:39et on abat de manière ciblée.
00:11:41Et là, le sentiment qu'il y a,
00:11:42c'est qu'on fait un abattage
00:11:43de manière large
00:11:44et qu'on vaccine de manière ciblée.
00:11:46On veut inverser les choses.
00:11:48Mais, sans vouloir
00:11:49rentrer dans les détails,
00:11:50le délai d'incubation
00:11:51peut monter à 30 jours
00:11:53chez les bêtes.
00:11:54Donc, pendant 30 jours,
00:11:55la vache peut être contaminée
00:11:57sans qu'on le sache.
00:11:57Le vaccin,
00:11:58il est efficace à 85%.
00:12:00Donc, vous comprenez bien
00:12:01qu'il y a...
00:12:01Non, mais je comprends le doute.
00:12:04Je l'entends.
00:12:05Il y avait déjà eu des débats
00:12:06il y a quelques mois.
00:12:09Après, moi,
00:12:09je ne suis pas scientifique.
00:12:10C'est un moment
00:12:11dans les dialogues
00:12:12qu'on a avec les syndicats.
00:12:14Effectivement,
00:12:15ce que vous nous dites,
00:12:15c'est-à-dire qu'il y a
00:12:16un consensus scientifique
00:12:18dont on pourra peut-être bouger.
00:12:19Là, nous,
00:12:20ce qu'on entend,
00:12:20c'est des éleveurs
00:12:22qui sont paniqués.
00:12:24C'est une situation
00:12:25de crispation
00:12:26extrêmement forte
00:12:27et donc que,
00:12:27globalement,
00:12:28il n'y a pas
00:12:29une confiance absolue.
00:12:30Il y a d'autres inquiétudes
00:12:31qui s'expriment.
00:12:31Par exemple,
00:12:32celle de la filière viande
00:12:33qui dit
00:12:33qu'on ne peut pas tout miser
00:12:34sur la vaccination
00:12:36parce que ça nous fermerait
00:12:37le marché de l'exportation.
00:12:39Dès lors qu'on se met
00:12:40à vacciner,
00:12:41on estime que la France
00:12:42n'est plus considérée
00:12:43comme indemne
00:12:45de la dermatose nodulaire
00:12:46et donc,
00:12:46on se prive
00:12:47de l'export.
00:12:48Ça, c'est l'effet.
00:12:49On ne peut pas nous expliquer
00:12:50qu'il y a des troupeaux
00:12:51qui sont abattus
00:12:52parce qu'on a,
00:12:53les derniers chiffres
00:12:54que moi j'avais,
00:12:55c'était 109 foyers.
00:12:57C'est 111, c'est sûr.
00:12:57Donc, c'est 111.
00:12:58Bon, ben voilà,
00:12:59j'avais...
00:12:59On n'était pas loin.
00:13:01Voilà, 109, 111.
00:13:02De fait,
00:13:03on a des foyers
00:13:03qui nécessitent,
00:13:05vous l'avez dit,
00:13:05une stratégie
00:13:06qui a été établie.
00:13:07Donc, ça veut dire
00:13:07qu'on n'est pas indemne
00:13:08et donc,
00:13:09il faut le reconnaître
00:13:10qu'il faut avoir
00:13:10une vaccination,
00:13:12que ça, c'est indispensable.
00:13:12Vous voulez que la vaccination
00:13:13soit généralisée
00:13:14ou juste ciblée ?
00:13:15Ben, nous,
00:13:16on est plutôt pour dire
00:13:17qu'il faut élargir
00:13:18la vaccination.
00:13:18Généraliser, donc.
00:13:19Donc, généraliser
00:13:20et cibler les aviatages.
00:13:21Généraliser, ça veut dire
00:13:217 à 8 mois
00:13:22pour vacciner
00:13:23tout le cheptel français
00:13:24et 14 mois
00:13:26où on ferme
00:13:27les exportations
00:13:27pour la filière bovine française.
00:13:29C'est lourd à payer
00:13:29comme prix.
00:13:31Ben, dans les faits,
00:13:31moi, j'ai l'impression
00:13:32qu'on verra
00:13:33l'impact
00:13:35aujourd'hui
00:13:36que ça a.
00:13:37Est-ce que la stratégie
00:13:38qui est prise
00:13:39permet vraiment
00:13:40de freiner
00:13:41l'épidémie
00:13:43telle qu'il y a ?
00:13:44Moi, j'ai l'impression
00:13:45que je vous dis,
00:13:45il y a déjà eu une épidémie
00:13:46il y a quelques mois
00:13:47et en fait,
00:13:48même imaginons,
00:13:49on dit,
00:13:50ok,
00:13:50moi, je ne suis pas
00:13:51ministre de l'Agriculture,
00:13:52je n'étais pas autour
00:13:53de la table
00:13:53lors de ces discussions-là,
00:13:55peut-être que j'ai tort
00:13:57et donc,
00:13:57je saurais le reconnaître.
00:13:58Mais donc,
00:13:59on va mettre ça en place.
00:14:00Mais je veux juste
00:14:00finir la logique.
00:14:01Sauf qu'en fait,
00:14:02on a des poussées d'épidémie
00:14:03et après,
00:14:04en fait,
00:14:04rien de chance.
00:14:05Rien de chance
00:14:05dans les conditions d'élevage,
00:14:07on ne met pas en place
00:14:08des stratégies
00:14:09pour se dire
00:14:10qu'est-ce qu'on fait
00:14:10avec les zoonoses,
00:14:11c'est-à-dire effectivement
00:14:12ces épidémies
00:14:13qui se conservent
00:14:13entre les animaux.
00:14:14En fait,
00:14:15on ne change rien
00:14:15à la manière de faire
00:14:16et donc,
00:14:17de toute façon,
00:14:18si globalement,
00:14:19entre les crises
00:14:20et les épidémies,
00:14:21on ne remet pas en question
00:14:22le mode de production
00:14:23qu'il y a sur la filière
00:14:25d'élevage
00:14:25pour aller effectivement
00:14:26avec des élevages
00:14:27moins intensifs,
00:14:28je pense qu'on aura
00:14:29un problème.
00:14:29Donc,
00:14:30il y a de toute façon
00:14:30une question de fond
00:14:31si on ne veut pas être
00:14:32de plus en plus
00:14:33faire face à ces crises.
00:14:34Mais je vous ai entendu
00:14:34tout à l'heure,
00:14:35vous avez dit que pour l'instant,
00:14:36la ministre de l'Agriculture
00:14:37tourne en rond
00:14:38et n'apporte pas les réponses.
00:14:40Moi,
00:14:40c'est ce que je constate.
00:14:41En tout cas,
00:14:42dans les remontées
00:14:43qu'on a du secteur agricole,
00:14:46oui,
00:14:46ils ne sont pas satisfaits.
00:14:47D'ailleurs,
00:14:48la preuve,
00:14:48ils n'ont pas débloqué.
00:14:50Après,
00:14:50vous l'avez dit,
00:14:50il y a une inquiétude plus large,
00:14:51il y a une inquiétude
00:14:52sur les questions
00:14:54de la gestion
00:14:56de l'épidémie.
00:14:56Il y a des questions
00:14:57globalement
00:14:58de la survie des filières
00:15:00avec un certain nombre
00:15:00de choses,
00:15:01la révision de la PAC,
00:15:02le Mercosur.
00:15:03Donc,
00:15:03il y a une inquiétude
00:15:04qui est plus globale
00:15:05mais qui est accentuée
00:15:06avec l'épidémie
00:15:07telle qu'on la connaît.
00:15:08Les écologistes
00:15:08ont toujours été
00:15:09pour le principe de précaution.
00:15:10Les abattages de troupeaux,
00:15:12tels que les préconisent
00:15:13les scientifiques,
00:15:14ce n'est pas l'application
00:15:15du principe de précaution ?
00:15:16La vaccination aussi,
00:15:17c'est l'application
00:15:17du principe de précaution.
00:15:19Oui,
00:15:19mais en fait,
00:15:20je pense que les écologistes,
00:15:22on a deux principes,
00:15:23c'est à la fois
00:15:24le principe de précaution
00:15:25et je pense que
00:15:26aller vers la vaccination,
00:15:28la généraliser,
00:15:29c'est un principe
00:15:30de précaution.
00:15:31Deuxièmement,
00:15:31je le redis,
00:15:32on ne dit pas
00:15:33pas d'abattage du tout.
00:15:34On dit qu'il faut cibler.
00:15:35Non mais je le redis,
00:15:36on ne dit pas les bêtes
00:15:37et même effectivement
00:15:38on peut voir
00:15:39les cas de contamination,
00:15:40comment est-ce qu'on cible
00:15:41l'abattage ?
00:15:42La deuxième chose,
00:15:43en fait,
00:15:43effectivement,
00:15:43dans aussi
00:15:45les valeurs écologiques,
00:15:46il y a le respect du vivant,
00:15:48ce qu'on a vu,
00:15:49les images des abattages
00:15:50généralisés,
00:15:51le niveau de détresse
00:15:53et des bêtes
00:15:53mais aussi des éleveurs
00:15:54qui ont vécu ça,
00:15:56je ne pense pas
00:15:57complètement en décalage
00:15:59avec ce qu'on défend.
00:16:00Les vétérinaires aussi
00:16:01sont accusés
00:16:01de participer
00:16:02à ces abattages.
00:16:03Là, à l'instant,
00:16:04j'apprends que le président
00:16:05de la Fédération
00:16:05des syndicats vétérinaires
00:16:06de France porte plainte
00:16:07pour avoir reçu
00:16:07un message de menace
00:16:08parce que c'est ça
00:16:09que ça crée aussi.
00:16:10Oui, mais là,
00:16:11on en revient à quelque chose
00:16:12qui est,
00:16:13on peut reparler
00:16:14de la menace
00:16:14qui avait été faite
00:16:15par le président
00:16:16de l'accord national
00:16:16et a globalement
00:16:18cette espèce
00:16:19de montée en tension
00:16:20de manière générale
00:16:21où on a l'impression
00:16:24que la violence
00:16:25ou en tout cas
00:16:25la violence verbale
00:16:26et les menaces
00:16:27deviennent un outil
00:16:28et ça,
00:16:30ce n'est pas acceptable
00:16:31et je pense
00:16:31qu'il faut avoir
00:16:32des propos
00:16:33beaucoup plus fermes
00:16:34et j'ai l'impression
00:16:35par exemple,
00:16:36si on revient
00:16:36sur le président
00:16:38de la coordination rurale
00:16:39que très clairement,
00:16:41le gouvernement
00:16:41n'a pas été assez ferme.
00:16:43C'est-à-dire qu'à un moment,
00:16:44il faut arrêter
00:16:45de laisser penser
00:16:46que les menaces,
00:16:47les menaces à la vie,
00:16:48c'est acceptable.
00:16:50Ça veut dire quoi ?
00:16:50Ça veut dire qu'en fait
00:16:50on ne menace pas
00:16:51quelqu'un
00:16:51qui fait son travail.
00:16:52Le gouvernement
00:16:52n'est pas allé assez loin.
00:16:53Le ministre de l'Aïsé
00:16:55doit porter place.
00:16:56Je crois qu'il a fallu
00:16:56qu'on l'interroge.
00:16:58En gros,
00:16:58il faut qu'on les pousse
00:16:59pour qu'ils disent
00:17:00que ce n'est pas normal.
00:17:01Qu'est-ce que vous attendez
00:17:01de la musée ?
00:17:02Une réaction quand même
00:17:03à peu près immédiate.
00:17:04J'attends que quand
00:17:05il y ait des militants écologistes
00:17:07ou quand,
00:17:08et là j'imagine
00:17:09que ce sera le cas,
00:17:10quand on a des personnes
00:17:11qui sont mises en cause
00:17:12soit par les convictions
00:17:12qu'ils portent,
00:17:14soit pour le travail
00:17:14qu'ils font
00:17:15et qu'on utilise
00:17:16la menace verbale,
00:17:18il y a une réaction immédiate,
00:17:19une réaction forte
00:17:20du gouvernement,
00:17:21notamment quand c'est
00:17:22la coordination rurale
00:17:23de la ministre
00:17:23de l'Agriculture
00:17:24qui, à l'inverse,
00:17:25avait fait campagne
00:17:26il y a quelques mois
00:17:27en disant qu'il fallait bien
00:17:28calmer les écolos
00:17:28quand c'était le débat
00:17:30sur la loi du plomb.
00:17:33Et je trouve même
00:17:33que parfois,
00:17:34l'attitude que peut avoir
00:17:36certains membres du gouvernement,
00:17:37dont Mada Gennevar,
00:17:38lors du débat
00:17:38sur la loi du plomb,
00:17:40un peu tendance
00:17:43à laisser faire
00:17:45ce type de comportement.
00:17:47Je suis d'accord
00:17:47que je pense
00:17:48qu'elle aura une réaction
00:17:48très ferme
00:17:49sur la menace là,
00:17:50sur les vétérinaires.
00:17:51Mais elle n'en a pas eu
00:17:51au moment de la coordination rurale
00:17:52ce que vous voulez dire.
00:17:53Hugo ?
00:17:53Comment vous observez
00:17:54notamment les tirs
00:17:55de lacrymogènes
00:17:56qui ont eu lieu,
00:17:56je crois,
00:17:57par hélicoptère
00:17:57des forces de l'ordre
00:17:58en Ariège dernièrement ?
00:18:00Et il y a une question rapide
00:18:01qui vous demande aussi
00:18:02pourquoi la vaccination préventive
00:18:03n'est pas appliquée
00:18:04partout en France ?
00:18:06Parce que justement,
00:18:07c'est le débat
00:18:07qu'on avait,
00:18:08c'est-à-dire que la question
00:18:09c'est de savoir
00:18:09est-ce qu'on fait
00:18:10une vaccination généralisée
00:18:12ou est-ce qu'on dit
00:18:13on a...
00:18:14Là, si je reprends
00:18:15le débat qu'on avait,
00:18:17le gouvernement dit plutôt
00:18:18ça va prendre trop de temps
00:18:19et les impacts
00:18:20de cette vaccination généralisée
00:18:22sont trop fortes.
00:18:23Donc on a plutôt
00:18:23une politique
00:18:24où on va en fait
00:18:25abattre le troupeau
00:18:27dans son entièreté
00:18:27pour éviter
00:18:29la propagation de la maladie.
00:18:31Si je remets le débat.
00:18:32Il y a un autre sujet
00:18:33qui intéresse
00:18:34et qui inquiète aussi
00:18:34les agriculteurs,
00:18:35c'est le Mercosur,
00:18:36le traité de libre-échange
00:18:37entre l'Union Européenne
00:18:38et différents pays
00:18:39d'Amérique Latine,
00:18:40notamment le Brésil
00:18:40qui est un géant
00:18:41de l'agriculture.
00:18:43Rémi.
00:18:43Oui, justement,
00:18:44la signature de l'accord
00:18:45commercial avec les biais
00:18:46du Mercosur
00:18:46est attendue cette semaine
00:18:47par Ursula von der Leyen,
00:18:49la présidente
00:18:49de la Commission Européenne.
00:18:50Pourtant,
00:18:50le gouvernement français
00:18:51continue de s'opposer.
00:18:52Il demande
00:18:53à ce que ce soit reporté
00:18:54à 2026.
00:18:55Est-ce que pour vous,
00:18:56ce laps de temps,
00:18:56ça peut permettre
00:18:57à la France
00:18:57d'améliorer le texte ?
00:19:00Alors, je pense qu'il faut...
00:19:02Un, il y a eu quand même
00:19:02une prise de position
00:19:04très claire du Parlement
00:19:07refus du Mercosur.
00:19:08Unanime.
00:19:09Unanime.
00:19:09Donc, c'est normal
00:19:10que le gouvernement français
00:19:11défende cette position.
00:19:12Je pense que c'est le respect
00:19:13de la position du Parlement.
00:19:17Je pense que là,
00:19:18le timing est particulièrement
00:19:19malvenu.
00:19:20Il est malvenu pour deux choses.
00:19:22Là, on a la crise
00:19:23qu'on est en train de connaître.
00:19:24On a quand même des inquiétudes.
00:19:26On parlait de la filière
00:19:27de l'élevage,
00:19:27mais on va avoir quand même
00:19:28des arrivées assez massives
00:19:30de poulets.
00:19:30Moi, je disais à peu près
00:19:31180 000 tonnes de volailles
00:19:33qui arrivent.
00:19:34Et donc, effectivement,
00:19:35il y a un sentiment
00:19:37de concurrence déloyale
00:19:38avec ce traité.
00:19:40Et à juste titre, d'ailleurs,
00:19:41parce que les conditions
00:19:41d'élevage ne sont pas les mêmes.
00:19:43Donc, on a une filière
00:19:43qui est en crise.
00:19:44On lui explique
00:19:45qu'il va y avoir
00:19:45des accords facilités
00:19:46qui font qu'on va avoir
00:19:47des centaines de milliers
00:19:49de tonnes de viande
00:19:50qui arrivent
00:19:51et qui aura été élevées
00:19:53dans des conditions
00:19:54moins disantes.
00:19:55Et d'ailleurs, je pense
00:19:56avec des questions
00:19:57sur la santé.
00:19:57Donc, si je vous entends...
00:19:58Et en plus, pardon,
00:19:59je finis parce qu'il y a
00:20:00un troisième fait.
00:20:00C'est en plus,
00:20:01on est en train de renégocier
00:20:02le budget de l'Union européenne
00:20:04et potentiellement
00:20:04une baisse de la PAC.
00:20:05Donc, reculer à 2026,
00:20:09ce serait une bonne idée.
00:20:10Nous, tout ce qui parlait
00:20:11de gagner du temps
00:20:12pour ne pas que ça se fasse,
00:20:13je pense que c'est bien.
00:20:14Justement, sur votre position,
00:20:15vous êtes dans un rejet
00:20:16frontal du texte.
00:20:17Vous pensez que
00:20:18dans certaines conditions,
00:20:19si on améliorait
00:20:19sur certains points,
00:20:20ça pourrait être acceptable ?
00:20:21Jamais il n'y aura d'accord ?
00:20:22Non, mais à ce stade,
00:20:23nous, on a une position
00:20:24assez claire.
00:20:25C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:20:27il ne faut pas accepter
00:20:28au vu des conditions
00:20:29d'élevage
00:20:30qu'il y a
00:20:31dans les gigas,
00:20:33pardon,
00:20:34les gigas fermes,
00:20:36mais ce n'est même plus
00:20:37les fermes.
00:20:37On dit d'habitude
00:20:38giga-usines,
00:20:38mais c'est presque pareil.
00:20:39C'est des giga-usines,
00:20:40mais c'est énorme au Brésil
00:20:42que les conditions
00:20:43d'élevage soient réunies
00:20:44pour,
00:20:46ne serait-ce que pour,
00:20:47un, en termes de décence,
00:20:48deux, en termes de santé,
00:20:50pouvoir consommer
00:20:50ce type de viande.
00:20:52Pour moi, je pense
00:20:53que ce n'est pas
00:20:53la bonne manière.
00:20:54On a une filière
00:20:55pour le coup
00:20:57d'élevage en France.
00:20:58Et vous pourriez
00:20:58censurer le gouvernement
00:20:59sur ce sujet ?
00:21:00Il avait été question
00:21:00d'une motion
00:21:01de censure spontanée.
00:21:02C'est un sujet
00:21:03qui est sur la table
00:21:03aujourd'hui au sein du groupe.
00:21:04On pourrait le censurer,
00:21:06mais alors pour toute son œuvre
00:21:07sur la question.
00:21:08En l'occurrence,
00:21:08sur le Mercosur,
00:21:09Rémi vous disait
00:21:10que ça a été à l'ordre du jour
00:21:12à un moment.
00:21:13C'était évoqué
00:21:14par certains conseillers
00:21:14ministériels
00:21:15que la possibilité existait
00:21:15qu'il y ait un risque
00:21:17de censure du gouvernement
00:21:17sur le Mercosur.
00:21:19Sur le Mercosur,
00:21:20on est en période,
00:21:21vous savez,
00:21:22on est limité
00:21:23dans le nombre
00:21:23de censures spontanées
00:21:25qu'on peut déposer.
00:21:26Donc il y a un enjeu
00:21:27de la déposer
00:21:27à un moment
00:21:28où on pense
00:21:28qu'on peut atteindre
00:21:29la majorité.
00:21:31C'est trois,
00:21:33ça va assez vite.
00:21:34Est-ce qu'à un moment,
00:21:34on en déposera une
00:21:35globalement
00:21:36sur Mercosur ?
00:21:38Et comme je dis,
00:21:39ça voudrait dire
00:21:39que ça serait sur toute
00:21:40sa politique agricole
00:21:43aujourd'hui
00:21:43qui contrevient complètement
00:21:45à ce que les écolos
00:21:46défendent.
00:21:47La question,
00:21:47c'est est-ce que ça passe ?
00:21:48Moi, je fais partie
00:21:49des gens qui pensent
00:21:49qu'une motion
00:21:50de censure,
00:21:51ce n'est pas un acte
00:21:51de témoignage,
00:21:52on l'a fait au moment
00:21:53où on pense
00:21:53que ça peut passer.
00:21:55Et donc l'enjeu,
00:21:55c'est déjà de consolider
00:21:56les voies
00:21:57pour renverser le gouvernement.
00:21:58On va parler maintenant
00:21:59d'un autre sujet
00:21:59qui concerne l'Europe
00:22:00et la France aussi,
00:22:01c'est les voitures électriques.
00:22:02Quand seront-elles
00:22:04généralisées ?
00:22:06Rémi ?
00:22:06Oui, voilà.
00:22:07Plutôt sur le sujet
00:22:08des véhicules thermiques,
00:22:09on sait que ça peut être
00:22:10interdit en 2035.
00:22:11Est-ce qu'aujourd'hui,
00:22:12on voit que les Allemands
00:22:13poussent pour un report
00:22:14de ce planning,
00:22:16de cet agenda-là ?
00:22:17Est-ce que vous,
00:22:17vous pensez qu'il faut
00:22:18maintenir le calendrier
00:22:18des véhicules thermiques
00:22:20en Europe ?
00:22:21Moi, je pense qu'il faut
00:22:22un peu de stabilité.
00:22:24On a une tendance
00:22:24qui est toujours la même,
00:22:25c'est qu'on fait
00:22:26des réglementations,
00:22:27on met des dates,
00:22:29entre-temps,
00:22:30on ne fait pas grand-chose
00:22:32et quand on voit
00:22:33la date s'approche,
00:22:34on commence à paniquer
00:22:34et on la reporte.
00:22:35Je pense que c'est
00:22:36un très mauvais message
00:22:37sur les questions climatiques
00:22:39parce qu'en fait,
00:22:40c'est de se dire
00:22:41qu'on repoussera toujours
00:22:42l'obligation.
00:22:42Donc, il faut garder
00:22:432035 ?
00:22:45À faire mieux,
00:22:45il faut garder 2035
00:22:47et il faut pouvoir
00:22:47mieux accompagner
00:22:48notamment les ménages.
00:22:50On a plein de choses
00:22:51quand même qui ont été,
00:22:52des politiques
00:22:54qui ont été amoindries
00:22:55ces dernières années,
00:22:56notamment le leasing social
00:22:57de voitures électriques.
00:22:58En fait, on peut,
00:22:59on doit mettre
00:23:00des choses en place
00:23:00pour permettre
00:23:01qu'en 2035,
00:23:02ça soit quelque chose
00:23:03de réaliste
00:23:03sans empiéter
00:23:04la capacité...
00:23:05Et vous faites confiance
00:23:06à Emmanuel Macron
00:23:07pour maintenir ce calendrier ?
00:23:08Il est vrai qu'il a...
00:23:09Non, je ne lui fais pas confiance.
00:23:10quelque sorte un peu
00:23:11sur le Mercosur.
00:23:11Vous pensez qu'il n'aura pas
00:23:12les marges de manœuvre
00:23:14nécessaires pour faire
00:23:14plier l'Allemagne ?
00:23:15Je n'ai aucune confiance
00:23:17dans Emmanuel Macron.
00:23:18Je pense qu'il ne cherche pas
00:23:19à faire plier l'Allemagne
00:23:19sur ce sujet.
00:23:20Je pense que l'Europe
00:23:21est devenue même contre l'Europe.
00:23:23La France joue un rôle
00:23:25même plutôt négatif
00:23:26sur l'avancée des objectifs
00:23:29en termes climatiques
00:23:30au niveau européen.
00:23:30Macron n'a plus la main
00:23:31en Europe aujourd'hui ?
00:23:32C'est ça le...
00:23:32Non, mais de toute façon,
00:23:34Macron s'est résigné
00:23:36sur le combat écologique.
00:23:37Il ne cherche pas à le mener.
00:23:38Je pense qu'il n'a plus la main
00:23:39mais que de toute façon,
00:23:40sur ce sujet-là,
00:23:41il ne cherche pas à mener
00:23:43le combat pour le climat.
00:23:44On va parler maintenant
00:23:45des budgets
00:23:45parce que ça,
00:23:46c'est vraiment au cœur aussi
00:23:47de l'actualité parlementaire.
00:23:48Je vous rappelle
00:23:49que vous êtes présidente
00:23:49du groupe écologiste et social
00:23:50et je le disais tout à l'heure
00:23:52en ouvrant l'émission,
00:23:52la surprise la semaine dernière,
00:23:53c'est quand vous avez décidé
00:23:54de vous abstenir
00:23:56sur le budget
00:23:56de la sécurité sociale.
00:23:57On va revoir cette séquence
00:23:58quand vous êtes à la tribune.
00:24:00Vous dites les choses
00:24:00d'une façon directe,
00:24:02personnelle
00:24:02et à l'arrivée abstention.
00:24:03Si j'écoutais mon cœur
00:24:05et si j'écoutais mes tripes,
00:24:07je vote contre ce texte.
00:24:09Et vous êtes abstenue quand même.
00:24:11Oui, parce qu'il y a
00:24:12toute la suite.
00:24:13D'accord, d'accord.
00:24:13C'est sûr que c'est un peu con.
00:24:14Non, mais il faut expliquer.
00:24:15On avait...
00:24:16Non, mais c'est ça.
00:24:17En fait, on a un texte
00:24:19qui, globalement,
00:24:21n'est pas le texte
00:24:22qu'on voudrait.
00:24:23Déjà, on va le dire,
00:24:24ce n'est pas le budget
00:24:25de la sécurité sociale
00:24:26qu'on souhaiterait.
00:24:28On a voté contre
00:24:29la partie recettes
00:24:31parce qu'on considère
00:24:32qu'il n'y avait pas suffisamment
00:24:33de recettes
00:24:33pour aller financer
00:24:34la sécurité sociale.
00:24:36Et donc, qu'est-ce qui fait
00:24:36qu'on change ?
00:24:37Qu'est-ce qui fait
00:24:37qu'à un moment,
00:24:38alors que, globalement,
00:24:39on était effectivement
00:24:41partis dans l'analyse
00:24:42qu'il fallait voter contre,
00:24:43on finit par s'abstenir ?
00:24:44Mais c'est parce qu'entre
00:24:45le moment où on a failli
00:24:47faire échouer le texte
00:24:48sur les recettes
00:24:49et le moment où il revient
00:24:51dans le vote final,
00:24:53puisqu'il y a plusieurs parties
00:24:54sur le budget
00:24:54de la sécurité sociale,
00:24:56il y a une différence notable,
00:24:57c'est qu'en fait,
00:24:58il y a une augmentation
00:24:59des dépenses de santé.
00:25:01Alors, on va y revenir.
00:25:02Mais juste une chose,
00:25:03pour revenir là-dessus.
00:25:04On a 3,9 milliards,
00:25:06donc c'est conséquent.
00:25:06On va y revenir.
00:25:07Demain, il y a un nouveau vote
00:25:08définitif cette fois.
00:25:09Est-ce que ce sera
00:25:10toujours la même position ?
00:25:11Moi, je pense qu'il faut
00:25:12être cohérent.
00:25:13C'est-à-dire ?
00:25:13Je pense que quand le texte
00:25:15n'a pas changé,
00:25:16donc quand on s'est abstenu
00:25:17sur une version du texte,
00:25:19il faut continuer à s'abstenir
00:25:20puisque le texte
00:25:21n'a pas été modifié.
00:25:22Est-ce que vous pensez
00:25:22que tous ceux
00:25:23qui se sont abstenus
00:25:24la semaine dernière
00:25:24vont de nouveau s'abstenir demain ?
00:25:27Oui, je le pense.
00:25:28Vous savez que ça joue
00:25:28à quelques voix près.
00:25:29Mais je le sais
00:25:30et je sais que chacun
00:25:31est en conflit interne
00:25:32comme moi je l'étais
00:25:33il y a une semaine.
00:25:34C'est-à-dire...
00:25:35Il n'y a pas des gens
00:25:37qui pourraient changer d'avis
00:25:38et dire bon, après tout...
00:25:41Ça crée des tensions
00:25:41quand même dans le groupe,
00:25:42vous savez bien.
00:25:42Mais la question,
00:25:44ce n'est même pas
00:25:45les tensions dans le groupe,
00:25:46c'est la question de...
00:25:50En fait, on est face
00:25:51à deux questions.
00:25:52Est-ce que ce vote
00:25:53sur le budget
00:25:54de la sécurité sociale,
00:25:55c'est un vote
00:25:56pour ou contre le gouvernement ?
00:25:57Il y a un certain nombre
00:25:58de personnes qui le pensent
00:25:59et donc dans ces cas-là,
00:26:00effectivement, vote contre.
00:26:01Moi, je pense que du moment
00:26:02où Sébastien Lecornu
00:26:03a dit qu'il ne démissionnerait pas,
00:26:05ce n'est plus un vote
00:26:06sur le gouvernement,
00:26:07c'est un vote
00:26:07sur le budget
00:26:07de la sécurité sociale.
00:26:08Ce que disent les socialistes.
00:26:09Ce que disent les socialistes.
00:26:11Bon, après,
00:26:11je peux penser
00:26:12sans que les socialistes le disent.
00:26:13Ce que disent les socialistes.
00:26:14La deuxième chose,
00:26:15à partir de là,
00:26:15le débat, on a sur
00:26:16le budget de la sécurité sociale.
00:26:18Et là, le débat
00:26:19qu'on a entre nous
00:26:20et que chacun a avec lui-même,
00:26:21c'est est-ce que finalement,
00:26:23on a réussi
00:26:24à suffisamment faire évoluer
00:26:25le texte
00:26:26pour qu'il soit acceptable
00:26:28de s'abstenir ?
00:26:29Et ça, c'est un vrai débat.
00:26:30Alors, vous dites
00:26:30que Sébastien Lecornu
00:26:32n'aurait pas démissionné,
00:26:33mais quand même,
00:26:34la situation aurait été telle.
00:26:36Est-ce qu'il aurait eu
00:26:36vraiment le choix ?
00:26:37Est-ce que,
00:26:38d'une certaine façon,
00:26:39en vous abstenant,
00:26:40vous n'avez pas sauvé
00:26:41Sébastien Lecornu ?
00:26:42Est-ce que vous l'assumez ?
00:26:43Non.
00:26:43Je ne pense pas
00:26:44avoir sauvé Sébastien Lecornu.
00:26:45Je pense qu'il ne se serait...
00:26:47Il n'aurait pas démissionné
00:26:48parce qu'en fait,
00:26:48il y a le budget
00:26:48de la sécurité sociale
00:26:49et il y a le budget de l'État.
00:26:52Donc, de toute façon,
00:26:52on avait besoin
00:26:53de voter une loi spéciale
00:26:56et je pense que l'outil
00:26:58pour faire démissionner
00:27:00un gouvernement,
00:27:01c'est une motion de censure
00:27:01pour le faire tomber.
00:27:03En vous abstenant,
00:27:04vous avez aussi sauvé
00:27:05d'une certaine façon
00:27:06la stratégie du Parti Socialiste.
00:27:09Est-ce qu'Olivier Fort
00:27:10vous en a remercié ?
00:27:11Non, mais je ne m'attends pas
00:27:13à ce qu'il me remercie
00:27:13parce que je ne fais pas mes votes
00:27:14par rapport au Parti Socialiste,
00:27:16je fais mes votes
00:27:16par rapport au contenu du texte.
00:27:17Par rapport aux Républicains ?
00:27:18Non plus par rapport aux Républicains.
00:27:20Je vous pose la question
00:27:20parce que comme il y a des Républicains
00:27:21qui votaient contre,
00:27:22vous vous êtes dit
00:27:22il faut peut-être sauver le budget.
00:27:24On l'avait dit de manière très ferme
00:27:25parce que les Républicains
00:27:26s'étaient déjà abstenus
00:27:27sur la partie recette
00:27:29et nous avions voté contre.
00:27:31Le seul sujet,
00:27:32le seul élément différenciant
00:27:34entre ces deux votes,
00:27:35c'est effectivement
00:27:36les presque 4 milliards d'euros
00:27:38qui sont mis sur la table
00:27:39en termes de dépenses.
00:27:40Et d'un point de vue politique,
00:27:41votre vote,
00:27:42votre abstention,
00:27:43elle est à mi-chemin
00:27:43entre PS et LFI.
00:27:46Vote pour, vote contre.
00:27:47Ça valide votre stratégie
00:27:49de trait d'union de la gauche ?
00:27:51Je vais vous dire vraiment
00:27:52et très sincèrement,
00:27:54ce n'est absolument pas
00:27:56la lecture qu'on a.
00:27:58En fait,
00:27:59quand moi,
00:27:59je dois défendre mon vote,
00:28:01on ne va pas me dire
00:28:01« Ah, mais t'as voté
00:28:03avec les insuines,
00:28:03le PS. »
00:28:04Stop !
00:28:04Quand je dois défendre mon vote,
00:28:06on me dit
00:28:06« Moi, ma mère,
00:28:08elle n'est pas prise en charge
00:28:09à l'hôpital.
00:28:10Est-ce que ça va améliorer les choses ? »
00:28:11Et je leur dis la vérité,
00:28:12je leur dis « Non,
00:28:14mais ça ne va pas les dégrader,
00:28:15ce qui est déjà quelque chose
00:28:16parce que la première version
00:28:17on les dégradait. »
00:28:18Non, mais c'est ça
00:28:19et ce n'est absolument pas satisfaisant.
00:28:21Mais vraiment,
00:28:21je pense qu'il faut arrêter
00:28:22de penser
00:28:23que l'obsession sur les votes,
00:28:25c'est de se positionner
00:28:26par rapport à des partenaires
00:28:28ou par rapport au gouvernement.
00:28:28Je pense que ce n'est pas
00:28:30la bonne manière de voter.
00:28:31Vous ne croyez pas
00:28:32que certains ont cette obsession à gauche ?
00:28:34Peut-être que d'autres l'ont à gauche,
00:28:35mais je pense que c'est
00:28:36une mauvaise obsession
00:28:36et que c'est comme ça
00:28:37qu'on va dans le mur.
00:28:38Je pense qu'il faut voter
00:28:38sur un texte et sur son contenu.
00:28:40Oui, Mme Châtelain,
00:28:41dans le chat,
00:28:42il y en a évidemment
00:28:42qui ne sont pas très en accord
00:28:43avec votre décision.
00:28:44Oui, ça fait quelques jours
00:28:46que je discute avec eux.
00:28:48Non, mais qu'est-ce que vous répondez
00:28:49aux militants écologistes sincères
00:28:51qui sont un peu en désarroi
00:28:52vis-à-vis de votre position,
00:28:53qui ne la comprennent pas
00:28:54et qui, pour certains,
00:28:55se sentent trahis par votre décision ?
00:28:57Alors, ça fait plusieurs jours
00:28:59qu'on débat.
00:29:00On était même encore
00:29:01en webinaire adhérent hier soir
00:29:03pour expliquer les choses.
00:29:05Ce que moi, je leur dis,
00:29:07c'est que pendant la plupart des débats,
00:29:09on a considéré que prendre le risque
00:29:11qu'il n'y ait pas de budget
00:29:12de la sécurité sociale,
00:29:14finalement, c'est un risque
00:29:15qu'on était prêts à prendre
00:29:16parce que la copie
00:29:17n'était pas acceptable.
00:29:19Parce qu'en fait,
00:29:19il n'y avait pas suffisamment d'argent
00:29:21pour être à peu près à moyen
00:29:22à un niveau constant.
00:29:23Le fait qu'il y ait eu
00:29:253,9 milliards d'euros en plus
00:29:28fait qu'on arrive
00:29:29à peu près à un niveau constant.
00:29:30Et que moi, je ne sais pas
00:29:31comment expliquer
00:29:32aux personnes qui sont
00:29:34dans les soins de ville
00:29:34ou qui sont dans l'hôpital
00:29:35qui vont devoir...
00:29:37Je finis quand même pour expliquer
00:29:38parce que c'est important.
00:29:39C'est-à-dire que...
00:29:39Bien sûr, mais en va y revire,
00:29:40vous allez voir.
00:29:41S'il n'y a pas de budget,
00:29:42ça veut dire qu'on reconduit
00:29:43le budget de 2025.
00:29:45Donc, on peut se dire
00:29:45que c'est bien, en fait.
00:29:46On reste à l'identique.
00:29:47Sauf qu'en fait,
00:29:48il y a l'inflation,
00:29:49les dépenses de santé augmentent.
00:29:50Et donc, en fait,
00:29:51ce n'est pas
00:29:51qu'on reste à l'identique.
00:29:53Ça veut dire qu'on demande
00:29:54aux soignants
00:29:55de faire la même chose
00:29:56avec finalement moins d'argent.
00:29:58Et donc, ces 8 milliards là
00:29:59en tout,
00:29:59parce qu'on a rajouté 4 milliards,
00:30:01mais il y avait déjà 4 milliards,
00:30:02ces 8 milliards là,
00:30:03c'est ce qui permet finalement
00:30:04de ne pas perdre d'argent.
00:30:05Alors, on entend que cette augmentation
00:30:08des dépenses de santé,
00:30:10c'était le facteur déclenchant
00:30:12de votre attitude
00:30:13et donc de votre abstention
00:30:14qui a permis de faire passer
00:30:16le budget de la Sécurité sociale.
00:30:18Et cependant, depuis,
00:30:20la ministre Stéphanie Riste
00:30:21a annoncé que c'était pour elle
00:30:24un objectif,
00:30:26un maximum de dépenses.
00:30:28Et donc, elle a même
00:30:29clairement laissé entendre
00:30:31que, elle, sa perspective,
00:30:33c'était de faire moins
00:30:34que ce niveau de dépenses
00:30:35que vous invoquez.
00:30:36Est-ce que vous ne vous êtes pas
00:30:37fait rouler dans la farine
00:30:38pour dire les choses
00:30:39un peu trivialement ?
00:30:40Tout à fait.
00:30:40Ce propos-là,
00:30:41elle l'a tenu le lundi soir
00:30:42avant le vote sur BFM.
00:30:43Donc, j'imaginais bien
00:30:44que la première chose
00:30:45qu'on a fait,
00:30:46c'est qu'on a demandé
00:30:47des garanties.
00:30:48Des garanties, effectivement,
00:30:49Écrites, elles sont écrites
00:30:50quelque part.
00:30:50Alors, elles ne sont pas écrites,
00:30:51mais la ministre est revenue
00:30:52sur ces propos.
00:30:54Non, mais moi, je pense
00:30:55qu'il y a même quelque chose
00:30:55d'encore plus fort
00:30:57que les courriers
00:30:58qu'on peut s'adresser
00:30:58entre nous,
00:30:59c'est la prise de parole
00:31:00devant les Français.
00:31:01Et la ministre de la Santé,
00:31:03elle est revenue
00:31:03sur ces propos
00:31:04dans l'hémicycle
00:31:05et elle a dit
00:31:06à plusieurs reprises
00:31:07que oui, à l'euro près,
00:31:09ce qui était dans le texte
00:31:10serait dépensé.
00:31:12Mais comme dirait l'autre,
00:31:12c'est des paroles verbales.
00:31:14Oui, mais de toute façon,
00:31:14ce qui est sûr,
00:31:16c'est que si on n'a pas de texte,
00:31:17ce sera le budget 2025
00:31:19avec une incapacité
00:31:20à investir,
00:31:23c'est-à-dire que les achats
00:31:24de nouveaux scanners,
00:31:24il n'y a plus.
00:31:25Incapacité d'ouvrir
00:31:26de nouvelles places d'EHPAD.
00:31:28Incapacité d'ouvrir
00:31:28de nouvelles places
00:31:29dans les IME.
00:31:30Ça, c'est certain.
00:31:31La deuxième chose,
00:31:32c'est que là,
00:31:32on a un budget en augmentation
00:31:33qui est demandé,
00:31:35par exemple,
00:31:35à la Fédération hospitalière
00:31:37des hôpitaux de France.
00:31:39Ils avaient dit
00:31:39ce qu'on a aujourd'hui
00:31:41dans le texte,
00:31:41les 112,8 milliards d'euros,
00:31:43c'est le minimum vital.
00:31:45Je sais qu'ils se battront
00:31:46pour dépenser chaque euro
00:31:48et qu'ils le feront
00:31:49parce que c'est équivalent
00:31:50au besoin.
00:31:50Donc non,
00:31:51les euros seront dépensés.
00:31:52Alors, vous avez obtenu
00:31:53cette garantie,
00:31:54du moins l'estimez-vous.
00:31:56Vous avez obtenu,
00:31:57vous et d'autres,
00:31:59la suspension
00:31:59de la réforme des retraites.
00:32:00Vous avez aussi obtenu
00:32:01l'abandon du doublement
00:32:04des franchises médicales.
00:32:05Est-ce que tout ça,
00:32:06ça ne vous suffisait pas
00:32:07pour voter pour ce texte
00:32:09comme l'ont fait
00:32:09vos amis socialistes,
00:32:10par exemple ?
00:32:11Alors, non,
00:32:12ça ne suffisait pas
00:32:13pour voter pour ce texte.
00:32:14Déjà, parce qu'on a obtenu,
00:32:16finalement...
00:32:16Donc les socialistes
00:32:17sont moins exigeants que vous ?
00:32:19En tout cas,
00:32:20on n'a pas la même analyse,
00:32:21effectivement.
00:32:21Moi, je considère
00:32:22qu'on a obtenu,
00:32:22on vous l'avait dit,
00:32:23le fait de maintenir
00:32:24un moyen constant.
00:32:25Mais par rapport
00:32:26à la situation de l'hôpital,
00:32:27les moyens constants,
00:32:28c'est effectivement
00:32:29un moindre mal.
00:32:30Mais ce n'est pas suffisant
00:32:31pour qu'on vote pour.
00:32:32Et on a obtenu,
00:32:33effectivement,
00:32:33la fin du doublement
00:32:34des franchises médicales.
00:32:36on a obtenu aussi,
00:32:37par exemple,
00:32:38le fait que le gouvernement
00:32:39voulait baisser
00:32:39les indemnités journalières
00:32:40pour les personnes
00:32:41qui ont des affections
00:32:43longue durée.
00:32:44Eh bien, ça,
00:32:44ce n'est plus dans le texte.
00:32:45Mais dites-nous plutôt
00:32:46ce qu'il fait
00:32:47que vous ne votez pas pour.
00:32:48Non, mais ça,
00:32:49je le redis aussi
00:32:50parce que dans les questions
00:32:51que j'ai eues ce week-end,
00:32:52il y avait beaucoup de gens
00:32:53qui n'avaient pas les informations.
00:32:54Là, vous avez une autre question.
00:32:55Qu'est-ce qui fait,
00:32:55donc, que vous ne votez pas pour ?
00:32:56Non, mais je veux quand même
00:32:57remettre à jour
00:32:57parce que, par exemple,
00:32:58on m'a aussi dit
00:32:58oui, mais vous avez voté
00:32:59pour supprimer
00:33:00la prime de Noël.
00:33:02Ce n'est pas le cas,
00:33:03ce n'est pas dans le texte,
00:33:03la prime de Noël continue.
00:33:04Qu'est-ce qui fait ?
00:33:05Pourquoi je ne vote pas pour ?
00:33:06Parce que, non seulement,
00:33:06il n'y a pas suffisamment d'argent
00:33:08par rapport aux besoins.
00:33:09On maintient le moyen constant,
00:33:11mais ce n'est pas suffisant.
00:33:12Et deuxièmement,
00:33:12il y a une chose
00:33:12avec laquelle je ne suis pas d'accord.
00:33:14Il reste notamment quelque chose
00:33:15sur la limitation
00:33:16des arrêts de travail
00:33:18à un mois
00:33:18avec lequel je ne suis pas d'accord.
00:33:20Et il y a une deuxième mesure
00:33:21qu'on doit
00:33:22à nos amis des Républicains,
00:33:24c'est la taxe à 1 milliard
00:33:25sur les complémentaires santé.
00:33:27Ça, je ne peux pas l'accepter.
00:33:29Donc, non,
00:33:29cet équilibre du budget
00:33:30de la sécurité sociale,
00:33:31je ne l'accepte pas,
00:33:32il n'est pas bon,
00:33:32je ne vote pas.
00:33:33Un budget peut en cacher un autre.
00:33:34Il y a le budget d'État aussi
00:33:35qui va venir cette semaine, Rémi.
00:33:37Oui, justement,
00:33:37cet après-midi,
00:33:38les sénateurs en majorité à droite
00:33:40ont voté leur version du budget.
00:33:42À l'intérieur,
00:33:42ils ont supprimé la surtaxe
00:33:43sur les grandes entreprises.
00:33:45Est-ce que ça,
00:33:45ça rend le budget
00:33:46définitivement inacceptable pour vous
00:33:48une fois qu'il aurait été négocié
00:33:49avec les députés ?
00:33:50Alors, dans tous les cas,
00:33:51ce budget est inacceptable
00:33:53pour le groupe écologiste et social.
00:33:54Je vous le dis.
00:33:55Donc, ce sera toujours compte.
00:33:56Mais, ça sera toujours compte
00:33:58parce qu'effectivement,
00:33:59cette surtaxe,
00:34:00c'était la surtaxe
00:34:01Michel Barnier.
00:34:02Mais c'est très loin
00:34:03de ce dont on a besoin.
00:34:05On est sur un budget
00:34:06qui fait des coupes
00:34:07sans précédent
00:34:08sur les questions environnementales.
00:34:11Sur le fond vert,
00:34:12on est à moins 50%.
00:34:13On fait une baisse
00:34:14de moins 25%
00:34:15sur le chèque énergie.
00:34:16On baisse le budget de l'ADEME.
00:34:18On baisse le budget
00:34:18sur la rénovation thermique.
00:34:20D'accord.
00:34:20Donc, c'est inacceptable pour vous ?
00:34:21Ah, mais c'est inacceptable.
00:34:22Mais, au PS,
00:34:23certains disent
00:34:24qu'ils pourraient s'abstenir.
00:34:26Est-ce que vous comprenez ?
00:34:26Est-ce qu'ils sont en train
00:34:27de changer d'alliance
00:34:27pour s'allier avec le gouvernement ?
00:34:28Comment vous interprétez
00:34:29leur stratégie ?
00:34:30Ah, ben là, je pense
00:34:31que ça serait profondément problématique.
00:34:34Enfin, sur le budget
00:34:34de la sécurité...
00:34:35S'abstenir, pas vous dépour.
00:34:36Non, mais sur le budget
00:34:37de la sécurité sociale,
00:34:38pour moi,
00:34:39on a une abstention qui s'explique
00:34:40parce qu'on a gagné
00:34:41de l'argent en plus.
00:34:42Là, ce qu'on va faire,
00:34:43c'est qu'on va négocier
00:34:50clairement que si les socialistes
00:34:51s'abstenaient,
00:34:51ce serait un problème.
00:34:53Moi, politiquement,
00:34:54là, je ne le comprends pas.
00:34:56Ce ne seraient plus
00:34:56vos alliés, quoi, si...
00:34:58Alors, moi, j'évite
00:34:58de faire sur le plateau
00:34:59tout ce qui est absolument définitif
00:35:01parce qu'après,
00:35:02on se contredite.
00:35:03Mais pour revenir,
00:35:03ce serait un problème.
00:35:04Je ne le comprends pas,
00:35:05je ne le partage pas.
00:35:06Ce serait un problème politique.
00:35:08Mais ça serait politiquement,
00:35:10oui, vraiment extrêmement difficile
00:35:13à comprendre.
00:35:13C'est-à-dire qu'on a un budget
00:35:15de la sécurité sociale
00:35:16et vous voyez,
00:35:17il y a déjà des incompréhensions
00:35:18de la part des militants de gauche,
00:35:20des adhérents.
00:35:21Et c'est normal
00:35:21parce que c'est un texte
00:35:23qui a un aspect budgétaire.
00:35:24Mais là, on est sur un budget
00:35:25sur la santé
00:35:26et qui est quand même
00:35:26en augmentation.
00:35:28Alors, allez s'abstenir
00:35:28sur un budget
00:35:29où c'est l'ensemble de l'État
00:35:31et où quasiment
00:35:32toutes les politiques
00:35:33qui sont chères à gauche
00:35:34sont en baisse.
00:35:35C'est-à-dire qu'il s'abstenir.
00:35:35Attention,
00:35:36ça fera du dégât
00:35:37si c'est comme ça.
00:35:39Moi, ce que je peux leur dire,
00:35:40c'est attention
00:35:42à la pente qui glisse, quoi.
00:35:44C'est en frais des...
00:35:45Clément, Clément.
00:35:46Alors, on a compris que
00:35:47pour l'instant, en tout cas,
00:35:48les conditions ne semblent pas
00:35:49être réunies
00:35:49pour que ce budget soit adopté.
00:35:51D'autant que le Premier ministre
00:35:52s'est engagé
00:35:52à ne pas utiliser
00:35:53l'article 49, Alina 3
00:35:54de la Constitution.
00:35:56Sauf qu'il y en a certains
00:35:57qui lui disent
00:35:57qu'il ne faut pas y renoncer
00:35:58au 49-3.
00:35:59Elisabeth Borne,
00:36:00Gérard Larcher
00:36:01et un certain François Hollande.
00:36:04En cas de 49-3,
00:36:05les écologistes
00:36:06censureront le gouvernement ?
00:36:08Oui.
00:36:08C'est un passage en force.
00:36:11Non, mais il n'y a pas...
00:36:12Non, mais on ne va pas...
00:36:13Si c'est un mauvais budget
00:36:14qui est passé en force,
00:36:16oui, il faut censurer.
00:36:17Mais comment vous expliquez
00:36:18que François Hollande,
00:36:19par exemple,
00:36:19propose un 49-3 ?
00:36:21Il est votre collègue
00:36:21là-dedans sur les rangs socialistes.
00:36:24Ça ne voudra pas expliquer
00:36:25que...
00:36:26Je vais plutôt échapper
00:36:27que moi,
00:36:28je ne suis pas toujours
00:36:29d'accord avec...
00:36:30Non, mais il peut entraîner
00:36:31des socialistes là-dedans.
00:36:32Non, mais probablement.
00:36:33Mais qu'il...
00:36:33Mais je comprends.
00:36:35Mais finalement,
00:36:36le 49...
00:36:37Enfin, moi,
00:36:37le 49-3,
00:36:38je milite pour qu'il soit supprimé.
00:36:41Je pense qu'il faut
00:36:42un vote de confiance.
00:36:44Enfin, je ne vais pas dire
00:36:45qu'il faut utiliser
00:36:46des outils
00:36:47que je trouve
00:36:48violents
00:36:50en termes démocratiques.
00:36:51Donc, c'est non.
00:36:51Hugo.
00:36:52Oui, ce soir,
00:36:53le projet de loi
00:36:54relatif à l'organisation
00:36:56des Jeux olympiques
00:36:57et paralympiques
00:36:58de 2030
00:36:58qui se passera
00:36:59dans les Alpes
00:37:00chez vous
00:37:01va se tenir.
00:37:03Donc, on rappelle
00:37:03dans ce texte,
00:37:04c'est pour faciliter
00:37:04l'organisation.
00:37:05Il y a des dérogations
00:37:06pour détricoter
00:37:07les règles d'urbanisme
00:37:08et le droit à l'environnement
00:37:09en tant que leader écolo
00:37:11mais aussi Isérois.
00:37:12Comment vous vous positionnez
00:37:13par rapport au jeu
00:37:14et à cette loi ?
00:37:17Cette loi,
00:37:18c'est la continuité
00:37:19de toutes les lois
00:37:20qu'on a maintenant
00:37:20depuis plus d'un an
00:37:21qui visent
00:37:22à détricoter
00:37:23les unes après les autres
00:37:24des garanties,
00:37:26des protections environnementales
00:37:28mais aussi
00:37:28des garanties
00:37:29en termes
00:37:30de concertation publique.
00:37:32Donc, pour moi,
00:37:33c'est inacceptable.
00:37:34C'est-à-dire
00:37:35qu'on doit faire les choses,
00:37:36on doit les faire bien
00:37:37et on doit vérifier
00:37:37que ça n'a pas
00:37:38d'impact environnemental.
00:37:39Et la deuxième chose,
00:37:40c'est qu'on fait
00:37:41les JO d'hiver,
00:37:42je ne sais même pas
00:37:43ce qui va rester
00:37:44comme neige en 2030.
00:37:45Enfin, je trouve
00:37:46qu'il y a une incohérence
00:37:48qu'il y a dans tout ça.
00:37:48Il aurait mieux fallu
00:37:48ne pas les faire.
00:37:49Quand on aime la montagne,
00:37:50en fait,
00:37:51on la protège maintenant,
00:37:52on détricote pas
00:37:52le droit d'environnement.
00:37:52Et vous dites que les JO d'hiver
00:37:53n'ont pas lieu d'être ?
00:37:56C'est juste que je me dis
00:37:57qu'on va avoir des JO d'hiver
00:37:58dans une montagne
00:37:58où il y a de moins en moins
00:37:59de neige,
00:37:59où les stations
00:38:00n'arrivent plus à fonctionner.
00:38:00Donc, il aurait mieux valu
00:38:01que la France
00:38:01ne soit pas candidate
00:38:02sur ce coup-là ?
00:38:02Il aurait surtout mieux valu
00:38:03que la France
00:38:04et que son gouvernement actuel
00:38:05se bougent un peu
00:38:07pour protéger un peu mieux
00:38:08le climat
00:38:08et qu'on ait encore
00:38:09un peu de neige.
00:38:10Dans trois mois,
00:38:10ce seront les élections municipales.
00:38:11Les écologistes jouent gros
00:38:12parce qu'il y a six ans,
00:38:13vous aviez créé la surprise
00:38:14en décrochant des grandes villes.
00:38:16J'en suis dit quelques-unes.
00:38:17Strasbourg, Bordeaux, Lyon.
00:38:18Rémi ?
00:38:19Justement, quel bilan
00:38:20vous tirez
00:38:21de ces mairies écolo
00:38:22qui avaient été
00:38:23un peu la grande nouvelle
00:38:24des dernières élections municipales ?
00:38:25Quel bilan vous en tirez aujourd'hui ?
00:38:27Moi, je suis fière
00:38:28de ce qui se fait
00:38:29dans les mairies écologistes.
00:38:30Fière de quoi ?
00:38:31C'est quoi les mesures
00:38:32des mairies écolo ?
00:38:32Elles ont fait beaucoup de mesures
00:38:34sur la végétalisation,
00:38:36ce qui permet notamment
00:38:37de lutter contre les îlots de chaleur.
00:38:38Il y a beaucoup de développement
00:38:39de transports en commun.
00:38:41Il y a des politiques aussi
00:38:43sur la jeunesse
00:38:43quand on voit Poitiers
00:38:44toute cette idée
00:38:46qui est beaucoup plus proche
00:38:47de l'éducation populaire,
00:38:49qui a été développée
00:38:50sur le droit aux vacances.
00:38:52Voilà, c'est des choses
00:38:52dont on est fière.
00:38:54Justement, l'exercice du pouvoir
00:38:55par les maires écolo
00:38:56a été traversé
00:38:56par de nombreuses polémiques.
00:38:57Sans les rappeler,
00:38:58il y a le Tour de France
00:38:59que se veut refuser
00:39:00à accueillir le maire de Lyon,
00:39:01le sapin de Noël à Bordeaux
00:39:03que le maire voulait remplacer.
00:39:05Est-ce que vous avez peur
00:39:05qu'on ne retienne
00:39:06de cet exercice de pouvoir
00:39:09que ces polémiques
00:39:10un peu anecdotiques ?
00:39:11Ce n'est pas écrasé
00:39:12par ça aujourd'hui ?
00:39:13Je ne pense pas.
00:39:14Moi, je viens de...
00:39:15Enfin, juste à côté de Grenoble
00:39:17et effectivement,
00:39:18on l'a vécu aussi à Grenoble
00:39:19au cours du premier mandat,
00:39:21des fois des choses
00:39:21qui n'étaient pas comprises
00:39:22et à la fin,
00:39:24ce qui compte
00:39:24dans le vote des habitants,
00:39:26ce n'est pas les polémiques
00:39:26dont on a entendu parler
00:39:28au niveau national,
00:39:28c'est ce qui a changé
00:39:29dans leur vie.
00:39:30Et pourtant, aujourd'hui,
00:39:30ils sont en mauvaise posture
00:39:31dans les sondages.
00:39:31Ces maires écolo
00:39:32sont parfois donnés perdants,
00:39:34remplacés ?
00:39:35Pas dans toutes les villes.
00:39:36On a un certain nombre
00:39:37de sondages qui sont positifs.
00:39:38Il y a des sondages
00:39:39qui sont plus difficiles.
00:39:40Et moi, je retiens
00:39:41une chose quand même
00:39:43de Grenoble,
00:39:44c'est que quand on l'a gagné
00:39:45en 2014,
00:39:45on était 10 points derrière
00:39:46dans les sondages
00:39:47et qu'on l'a quand même remporté.
00:39:48Donc, les sondages,
00:39:49c'est des signaux d'alerte,
00:39:51mais ça ne fait pas l'élection.
00:39:52Clément.
00:39:52Votre parti,
00:39:53pour ce scrutin,
00:39:54a décidé de s'allier au PS
00:39:55dès le premier tour
00:39:56dans beaucoup plus de villes
00:39:58qu'il ne le faisait historiquement.
00:40:00Pourquoi ?
00:40:01Comment faut-il interpréter ça ?
00:40:02Est-ce que c'est un signe
00:40:03de rapprochement politique ?
00:40:05Ou pas ?
00:40:06Alors, vous savez,
00:40:07chez nous,
00:40:07il y a une règle
00:40:08qui s'appelle
00:40:09la subsidiarité.
00:40:10La subsidiarité,
00:40:11c'est que c'est l'échelon
00:40:12concerné qui décide
00:40:13et donc,
00:40:14c'est chaque commune
00:40:15qui allait discuter
00:40:16avec ses partenaires.
00:40:17D'accord,
00:40:17mais ce que dit
00:40:18que les écologistes
00:40:19veulent se rapprocher du PS ?
00:40:20En tout cas,
00:40:20localement...
00:40:20Ça ne change rien
00:40:21d'analyse de Clément ?
00:40:22Si, ce n'est pas la même chose
00:40:23d'avoir une décision nationale
00:40:25qui dit...
00:40:25D'accord,
00:40:26mais comme le dit Clément,
00:40:27si la base dit ça,
00:40:28la direction a peut-être
00:40:29envie d'écouter sa base.
00:40:30Bien sûr.
00:40:31Non, mais ce que je veux dire,
00:40:32c'est déjà d'expliquer
00:40:32comment ça s'est fait.
00:40:33C'est important...
00:40:34Mais ils se rapprochent plus
00:40:35de fait des socialistes
00:40:36que d'autres,
00:40:37les écologistes.
00:40:38Non, mais vous voulez dire,
00:40:38oui, les insoumis
00:40:39ont des listes
00:40:40dans toutes les villes de France,
00:40:43il me semble.
00:40:45Il y a quelques endroits
00:40:47où on soutient les insoumis,
00:40:49d'ailleurs,
00:40:49quelques endroits
00:40:49où ils nous soutiennent,
00:40:50mais c'est...
00:40:51C'est plutôt les socialistes,
00:40:52donc, pour vous.
00:40:53Effectivement,
00:40:54là, la construction,
00:40:55c'est plutôt fait
00:40:55avec les socialistes,
00:40:56ce qui veut dire que
00:40:57dans le projet,
00:40:58dans la manière
00:40:59dont on voulait mener
00:41:00ces élections,
00:41:00effectivement,
00:41:01ça s'est trouvé comme ça.
00:41:02Je pense qu'il ne faut pas
00:41:03extrapoler pour les prochains scrutins.
00:41:05Et vous évoquiez
00:41:06la stratégie des LFI,
00:41:07donc, de son côté,
00:41:08de leur côté, pardon,
00:41:09les insoumis,
00:41:09ils ont décidé d'y aller seuls
00:41:10dans plus de 500 villes,
00:41:13et y compris face à des maires
00:41:14sortants, écologistes.
00:41:16Est-ce que vous prenez ça
00:41:17comme un acte hostile
00:41:18de leur part ?
00:41:20Moi, je pense qu'ils préparent
00:41:22la présidentielle
00:41:23via les municipales.
00:41:25Est-ce que c'est un acte hostile
00:41:26de la part des insoumis ?
00:41:26Je dis,
00:41:27ils préparent la présidentielle
00:41:29via les municipales.
00:41:31Moi, je pense qu'il ne faut
00:41:32jamais se tromper de scrutin
00:41:34et que là, l'enjeu,
00:41:35c'est de gagner les villes
00:41:36et que dans tous les cas,
00:41:37il faut qu'on arrive
00:41:38à faire des unions
00:41:39à gauche au second tour
00:41:41parce qu'on voit quand même
00:41:42que la droite,
00:41:44y compris dans les grandes villes,
00:41:45peut gagner du terrain
00:41:46et donc que l'enjeu à la fin,
00:41:48ce sera de garder
00:41:48des villes écologistes.
00:41:49Vous pensez que la fusion
00:41:50peut se faire entre
00:41:51une liste et des filles
00:41:51indépendantes au premier tour
00:41:52et les socialistes
00:41:53et les écologistes
00:41:53qui sont partis de leur côté ?
00:41:54Moi, ce que je dis,
00:41:55c'est qu'il faut qu'on garde
00:41:56un maximum de villes
00:41:57à gauche et écologistes.
00:41:58Et donc, il faudra
00:41:59la fusion au second tour ?
00:42:00Moi, j'espère que oui,
00:42:01on sera en capacité
00:42:02de travailler ensemble.
00:42:03Il faudra le dire
00:42:03à certains socialistes.
00:42:04Mais moi, je pense
00:42:05que c'est une erreur.
00:42:06En fait, on ne peut pas
00:42:07répéter constamment
00:42:08qu'il y a un risque
00:42:09que l'extrême droite
00:42:10arrive au pouvoir
00:42:11et penser que pendant
00:42:12les municipales,
00:42:13on peut, à la légère,
00:42:15ne pas aller travailler
00:42:15avec des partenaires de gauche
00:42:17alors même que ça va être
00:42:18des territoires de résilience
00:42:19si jamais on a une droite dure
00:42:21ou une extrême droite
00:42:21qui arrive au pouvoir.
00:42:22socialiste, il joue
00:42:23un jeu dangereux
00:42:23s'ils ne veulent pas de deux.
00:42:24Alors, le refuser,
00:42:26la discussion
00:42:26avec ses partenaires
00:42:27de gauche,
00:42:28oui, je pense que
00:42:28c'est une erreur
00:42:29et donc qu'il faut...
00:42:30C'est un jeu dangereux.
00:42:31Hervé.
00:42:32Est-ce que vous êtes favorable
00:42:33à un front républicain
00:42:35aux élections municipales
00:42:36contre le Rassemblement national
00:42:37dans les villes
00:42:39où il y a un risque
00:42:40de victoire du RN ?
00:42:42Donc, front républicain,
00:42:43quitte à soutenir,
00:42:44par exemple,
00:42:45un candidat de droite ?
00:42:47Alors, moi,
00:42:48je suis toujours favorable
00:42:49à faire perdre le RN
00:42:50et je pense effectivement
00:42:51pour ça, il faut un front républicain.
00:42:53Là où j'aurai un bémol,
00:42:55ça va être le candidat de droite,
00:42:56vous voyez bien
00:42:57qu'on a Bruno Retailleau
00:42:59qui est en train
00:42:59de plaider
00:43:00pour l'alliance
00:43:01de toutes les droites,
00:43:02donc du parti
00:43:04appelé les républicains
00:43:06jusqu'à l'extrême droite
00:43:07et donc il faut
00:43:07qu'on soit extrêmement vigilants.
00:43:09En gros,
00:43:10je ne fais pas
00:43:10le front républicain
00:43:11derrière un candidat
00:43:12qui prône l'union
00:43:13avec l'extrême droite.
00:43:13Non, non, mais je préfère le dire.
00:43:15Ce ne serait plus un front républicain.
00:43:16Donc, entre Louis Sarkozy...
00:43:17On peut avoir des personnes
00:43:18qui soutiennent Retailleau.
00:43:20Une liste de droite
00:43:21qui est opposée
00:43:22à une liste d'extrême droite
00:43:23au municipal,
00:43:24vous êtes prêts
00:43:24à les soutenir
00:43:25pour empêcher l'extrême droite
00:43:26de gagner ?
00:43:27Pour moi,
00:43:28une liste républicaine,
00:43:29centriste,
00:43:30je pense qu'il vaut toujours mieux
00:43:32éviter que l'extrême droite
00:43:34gagne du pouvoir.
00:43:35Donc, juste pour prendre un exemple,
00:43:36à Menton,
00:43:37s'il y a un second tour
00:43:37qui est jouable,
00:43:38entre Louis Sarkozy
00:43:39et Christelle Masson
00:43:40du RN,
00:43:41vous ne choisissez pas.
00:43:42Alors,
00:43:43Louis Sarkozy,
00:43:44oui, vu ses positions...
00:43:45Alors, déjà,
00:43:46je vais te dire,
00:43:48je ne connais pas
00:43:48ce qui se fait à Menton,
00:43:49donc je ne veux pas
00:43:50à Menton.
00:43:51Pardon, à Menton.
00:43:53En tout cas,
00:43:53ce que je dis,
00:43:54c'est qu'il faut faire attention.
00:43:56Quand moi,
00:43:56je fais du front républicain,
00:43:57je le fais avec des personnes
00:43:59qui font partie
00:44:00de l'acte républicain.
00:44:01Louis Sarkozy,
00:44:01il en fait partie ou pas ?
00:44:03Je vais être franche,
00:44:03Louis Sarkozy,
00:44:04à part ses bêtises
00:44:05sur les...
00:44:07Je ne sais plus
00:44:08ce qu'il avait sorti
00:44:08sur les autoroutes,
00:44:10sur les routes
00:44:11et qui...
00:44:11Les panneaux de signalisation.
00:44:12Oui,
00:44:12les panneaux...
00:44:13En fait,
00:44:14je ne m'intéresse pas
00:44:15à Louis Sarkozy,
00:44:16je ne sais pas ce qu'il dit.
00:44:17Alors,
00:44:17on va s'intéresser
00:44:18à la présidentielle
00:44:18parce que vous disiez
00:44:18certains préparent
00:44:19la présidentielle
00:44:20au moment des municipales,
00:44:21mais certains sont candidats
00:44:23pendant les municipales,
00:44:24Hervé.
00:44:24Marine Tondelier
00:44:25a déclaré qu'elle était
00:44:26candidate à une primaire.
00:44:29De gauche, oui.
00:44:30Une primaire de la gauche.
00:44:31Cette primaire de la gauche,
00:44:33pour l'instant,
00:44:34le Parti socialiste
00:44:35n'a pas donné
00:44:36une position favorable
00:44:37à son organisation
00:44:39ni à sa propre participation.
00:44:41Est-ce que vous pensez
00:44:42que si les socialistes,
00:44:44finalement,
00:44:44n'y vont pas,
00:44:45cette primaire
00:44:46a encore un sens ?
00:44:47Alors déjà,
00:44:48je pense qu'elle peut avoir lieu.
00:44:50J'ai lu encore récemment
00:44:52les propos d'Olivier Faure
00:44:54qui soutenait...
00:44:56Il le soutient personnellement,
00:44:57mais il dit que son parti,
00:44:58pour l'instant,
00:44:58n'est pas aligné.
00:44:59Il va dire que je fais confiance
00:45:00pour emmener son parti.
00:45:01aujourd'hui,
00:45:03je pense qu'il a été réélu
00:45:05il y a peu de temps,
00:45:06finalement,
00:45:07à la tête du Parti socialiste,
00:45:08avec quand même
00:45:09une ligne
00:45:10qui était assez claire
00:45:11sur le fait
00:45:13d'avoir une union
00:45:14la plus large possible
00:45:16à gauche.
00:45:16Et donc, oui,
00:45:17j'espère que
00:45:18les socialistes seront
00:45:19dans la primaire
00:45:20et pas que.
00:45:21Et s'ils n'y sont pas,
00:45:22est-ce que la primaire
00:45:22tombe à l'eau ?
00:45:23Elle ne sert plus à rien ?
00:45:25Moi,
00:45:26ce que je veux à la fin...
00:45:27Pourquoi on fait une primaire ?
00:45:29Parce qu'on pense qu'il ne faut pas
00:45:30démultiplier les candidatures
00:45:31de gauche.
00:45:32Donc, pour le moment,
00:45:33je ne veux pas me résigner
00:45:34à me dire que le PS
00:45:35va faire sa candidature
00:45:36tout seul de son côté
00:45:37et dire que je pense
00:45:38qu'ils ne le feront pas
00:45:39parce que ça serait
00:45:40prendre un risque énorme.
00:45:42La dernière fois,
00:45:43ça n'a pas très bien marché.
00:45:45Donc, je pense qu'ils vont prendre
00:45:46le temps de réfléchir.
00:45:49Delphine Bateau,
00:45:49qui est élue à l'Assemblée nationale,
00:45:51qui est apparentée,
00:45:52donc qui siège...
00:45:52Non, elle est pleinement
00:45:53même dans le groupe.
00:45:54Qui siège dans votre groupe.
00:45:56Elle, elle déclare
00:45:57qu'il faut forcément
00:45:58qu'il y ait un bulletin écologiste
00:46:00à la prochaine élection présidentielle.
00:46:02Donc, on croit comprendre
00:46:03que ça veut dire
00:46:03que si le candidat
00:46:05qui sortait d'une éventuelle primaire
00:46:06n'était pas écologiste,
00:46:08elle se présenterait quand même.
00:46:10Yannick Jadot dit
00:46:11peu ou prou
00:46:12quelque chose de similaire.
00:46:14Est-ce que, au moins,
00:46:15pour Delphine Bateau,
00:46:16qui siège dans votre groupe,
00:46:17est-ce que vous pouvez
00:46:18lui faire entendre raison ?
00:46:19Est-ce que vous pouvez
00:46:19la dissuader ?
00:46:20Déjà, Delphine Bateau,
00:46:24c'est un...
00:46:25Et j'ai énormément de respect
00:46:26parce que c'est une femme
00:46:27qui a énormément de caractère
00:46:28et qui est extrêmement forte.
00:46:30Donc, c'est fichu.
00:46:31Mais je veux revenir là-dessus.
00:46:33Je pense que
00:46:33toutes les voies écolo
00:46:35font peser l'écologie.
00:46:36Et que si on va dans la primaire,
00:46:38c'est aussi qu'on pense
00:46:38qu'à un moment,
00:46:39l'écologie est en capacité
00:46:40de même mener...
00:46:41D'accord.
00:46:41Mais ce qu'elle dit,
00:46:42Delphine Bateau,
00:46:42c'est que si ce n'est pas
00:46:43Marie-Metodelier
00:46:44qui gagne la primaire,
00:46:45alors elle ira
00:46:46pour que les écologies
00:46:46soient représentées.
00:46:47On est encore très loin
00:46:48de la date.
00:46:50Non, mais si on est encore
00:46:51très loin...
00:46:52Mais elle en parle,
00:46:53donc on n'est pas si loin que ça.
00:46:54Mais c'est normal,
00:46:54elle en parle.
00:46:55Il y a un enjeu
00:46:56à faire peser l'écologie.
00:46:57La deuxième chose,
00:46:58c'est que je sais
00:46:59que Delphine Bateau,
00:47:00au cœur de son engagement,
00:47:01il y a aussi la lutte
00:47:01contre l'extrême droite.
00:47:03Et je pense qu'elle a conscience
00:47:04du danger dans lequel on est.
00:47:05Et donc, si elle prend une décision,
00:47:07je suis sûre que moi,
00:47:08je n'arriverai pas à la convaincre,
00:47:10mais que par contre,
00:47:10elle va vraiment prendre le temps
00:47:12de peser
00:47:13à la fois les avantages
00:47:14et à la fois les risques
00:47:15de l'éparpillement des candidatures.
00:47:17Si c'est un socialiste
00:47:17qui gagne la primaire,
00:47:18vous pensez que l'écologie
00:47:19sera bien représentée ?
00:47:21Pardon ?
00:47:22Si c'est un socialiste
00:47:23qui gagne la primaire,
00:47:23vous pensez que l'écologie
00:47:24sera bien représentée ?
00:47:25Je pense qu'il va falloir
00:47:26faire la bataille,
00:47:28la bataille du programme.
00:47:29Je pense qu'aujourd'hui,
00:47:30rien ne dit que ce soit
00:47:31un socialiste
00:47:32qui gagne la primaire,
00:47:33c'est tout l'enjeu
00:47:33de la primaire.
00:47:34Et donc la question,
00:47:35c'est comment on pèse,
00:47:36comment on a un engagement
00:47:38autour d'un programme écologiste
00:47:39extrêmement ambitieux.
00:47:40Hugo ?
00:47:41Oui, Mme Châtelain,
00:47:44on est tous fatigués.
00:47:45Est-ce que, justement,
00:47:47Marine Tondelier,
00:47:48elle doit muscler un peu
00:47:49son jeu sur son programme
00:47:51à gauche sur l'écologie ?
00:47:53On dit notamment à gauche LFI
00:47:54que vous êtes un peu pipou,
00:47:56un peu mignonné, etc.
00:47:57Est-ce que vous devez muscler
00:47:58votre jeu avec la présidentielle
00:48:00pour concurrencer LFI ?
00:48:01La question,
00:48:03ce n'est pas de concurrencer
00:48:04ou pas LFI,
00:48:05c'est effectivement,
00:48:06on est dans un moment
00:48:07où la crise climatique
00:48:10s'accentue
00:48:11ou les impacts
00:48:11de cette crise climatique
00:48:13se démultiplient.
00:48:15Donc, bien sûr
00:48:15qu'on est en train aussi
00:48:16de revoir le projet
00:48:18par rapport à ça.
00:48:19Je pense qu'il y a un enjeu,
00:48:21effectivement,
00:48:22d'être...
00:48:22Le projet va être réécrit.
00:48:24Mais d'ailleurs,
00:48:24il est en train,
00:48:25lors du Conseil fédéral,
00:48:26alors c'est le Parlement
00:48:27des écologistes,
00:48:28il y a une plateforme
00:48:29qui a été adoptée,
00:48:30qui va être mise en ligne
00:48:31pour être, justement,
00:48:33enrichie.
00:48:33Donc, on est en cours
00:48:34de ce travail
00:48:35de, effectivement,
00:48:37de façonner un programme.
00:48:38Je pense que,
00:48:41vu la situation,
00:48:42il faut un programme
00:48:43plus musqué.
00:48:44On va parler d'autre chose
00:48:45maintenant,
00:48:46c'est un vrai sujet
00:48:46de société,
00:48:47c'est le logement,
00:48:47sur lequel vous allez
00:48:49débattre dans Face à vous
00:48:50avec un professionnel
00:48:52de l'immobilier
00:48:52qui va nous rejoindre
00:48:53tout à l'heure
00:48:53et que nous présente
00:48:54Marco Pauvier.
00:48:56Face à vous,
00:48:57Cyrielle Châtelain,
00:48:58une voix influente
00:48:59du secteur du logement.
00:49:00Il y a l'urgence
00:49:01pour le logement.
00:49:02Président de la FNAIM,
00:49:04la Fédération nationale
00:49:05de l'immobilier,
00:49:06en première ligne
00:49:07sur un sujet sensible,
00:49:09le classement DPE,
00:49:10le diagnostic
00:49:11de performance énergétique
00:49:13des logements.
00:49:14Depuis cette année,
00:49:15les habitats classés G
00:49:17sont interdits
00:49:17à la location,
00:49:19puis ce sera au tour
00:49:19des F à partir
00:49:20de 2028.
00:49:22Objectif,
00:49:23accélérer la rénovation
00:49:24énergétique,
00:49:25lutter contre
00:49:26les passoires thermiques.
00:49:28Un calendrier jugé
00:49:29irréaliste
00:49:30par notre invité.
00:49:31On va le cesser
00:49:32de le rappeler
00:49:32aux ministres et aux sénateurs
00:49:33rencontrés,
00:49:34aux ministres du logement.
00:49:35Nous allons avoir
00:49:36700 000 logements
00:49:37classés F
00:49:38qui vont sortir
00:49:39du parc locatif
00:49:40dans deux ans.
00:49:41Donc l'urgence,
00:49:42elle est là.
00:49:43Et des Français
00:49:43qui ne peuvent pas
00:49:44faire des travaux
00:49:44de rénovation énergétique
00:49:45ou des copropriétés
00:49:46qui ne sont pas au rendez-vous.
00:49:48Et nous,
00:49:48nous l'avons dit,
00:49:49il faut suspendre
00:49:49cette mesure.
00:49:50Alors peut-on accélérer
00:49:51la transition écologique
00:49:52sans fragiliser
00:49:53le parc locatif
00:49:55déjà sous tension ?
00:49:56Face à vous,
00:49:57Loïc Quentin.
00:49:59Loïc Quentin
00:50:00nous rejoint sur ce plateau.
00:50:01Bonsoir.
00:50:01Je vous laisse saluer
00:50:02Cyrielle Châtelain.
00:50:04Bonsoir.
00:50:04Merci d'être avec nous.
00:50:05Je rappelle que vous êtes
00:50:06président de la Fédération nationale
00:50:07de l'immobilier.
00:50:08Vous avez même le pin
00:50:08de la Fnaïm
00:50:09sur le bord de la veste.
00:50:11Et je vous laisse
00:50:11vous installer
00:50:11pour pouvoir échanger
00:50:13avec Cyrielle Châtelain.
00:50:15Très bien,
00:50:16Madame Châtelain,
00:50:16Madame la Présidente,
00:50:17merci.
00:50:18Ma première question,
00:50:19on l'a vu dans le reportage.
00:50:20Voilà,
00:50:20l'échéance approche.
00:50:22Le 1er janvier 2028,
00:50:23700 000 logements,
00:50:24soit 10% du parc locatif,
00:50:267 200 000 logements
00:50:27dans le parc locatif privé
00:50:28qui seront frappés
00:50:30d'indécence
00:50:30qui ne pourront plus
00:50:31être loués.
00:50:33Donc,
00:50:34seriez-vous favorable
00:50:35à une suspension,
00:50:36même temporaire,
00:50:38de l'interdiction de louer ?
00:50:39C'est-à-dire,
00:50:39afin de redonner
00:50:40en quelque sorte
00:50:41des couleurs
00:50:41à un marché qui souffre,
00:50:42vous savez qu'il y a
00:50:43une grosse crise
00:50:44du marché locatif,
00:50:45il n'y a plus d'investissement,
00:50:46on ne renouvelle plus
00:50:47cette offre,
00:50:48il n'y a plus
00:50:48de propriétaires à vendre,
00:50:50et ce qui provoque
00:50:50une affliction inégalée
00:50:52et très grave.
00:50:53Je pense qu'on est d'accord
00:50:55sur une partie des diagnostics,
00:50:56c'est l'importance
00:50:57de relancer,
00:51:00en fait,
00:51:00aujourd'hui,
00:51:00la production
00:51:01de l'offre de logement,
00:51:02que ce soit par la construction
00:51:03ou par la rénovation.
00:51:05Et pour moi,
00:51:06je pense que là,
00:51:07où on a une différence,
00:51:08c'est que moi,
00:51:08ce que je veux,
00:51:09c'est accélérer
00:51:10la rénovation des logements.
00:51:12Je regrette qu'on ait eu
00:51:13plutôt une politique
00:51:14de stop and go
00:51:15d'ici là,
00:51:16qui a pu mettre en difficulté
00:51:17des propriétaires
00:51:18qui auraient souhaité rénover,
00:51:20mais je pense qu'accepter
00:51:21des logements
00:51:21dans lesquels
00:51:22les conditions de vie
00:51:23sont tellement insupportables,
00:51:25par exemple l'été,
00:51:26que les locataires
00:51:27doivent aller ailleurs,
00:51:28ce n'est pas de la différence.
00:51:29Vous voulez dire rénover
00:51:30plutôt que construire ?
00:51:31Non, il faut faire les deux,
00:51:32il faut construire et rénover.
00:51:33Aujourd'hui,
00:51:34on a besoin des deux,
00:51:36donc il faut construire
00:51:37et il faut accélérer
00:51:38la rénovation
00:51:38parce qu'effectivement,
00:51:40je pense même
00:51:40que c'est un atout
00:51:41pour louer des logements
00:51:42quand ceux-ci sont rénovés.
00:51:43On est tout à fait d'accord,
00:51:44nous, on est d'accord
00:51:45pour la décarbonation du parc,
00:51:46c'est l'objectif,
00:51:46simplement,
00:51:47c'est la temporalité
00:51:48de la commande publique
00:51:48qui n'est pas conforme
00:51:50à ce que nous pouvons faire
00:51:51aujourd'hui dans l'éco-propriété
00:51:53parce que c'est une question
00:51:54de temps,
00:51:55parce que ce plan
00:51:55n'est pas tenable,
00:51:56le calendrier n'est pas tenable,
00:51:58on l'a dit.
00:51:58Donc je crois
00:51:59qu'il faut l'aménager
00:51:59parce que sinon,
00:52:00on va vers une crise
00:52:01qui sera, je dirais,
00:52:02difficilement gérable
00:52:03à très court terme.
00:52:04Alors, en même temps,
00:52:05une autre question
00:52:06que je voudrais vous poser.
00:52:07La FNIM a toujours été
00:52:09à l'avant-garde
00:52:09pour demander
00:52:10la révision
00:52:11du coefficient
00:52:11de pondération
00:52:12de l'énergie électrique.
00:52:13Il était à 2,3,
00:52:14il a été ramené
00:52:16à 1,9 par le gouvernement
00:52:17en Béroud.
00:52:19Le gaz, lui,
00:52:20est pondéré à 1
00:52:21et l'énergie électrique
00:52:22est défavorisée.
00:52:23On compte plus d'énergie
00:52:24pour chauffer un logement
00:52:25alors que l'énergie électrique
00:52:26est l'énergie
00:52:27la plus décarbonée
00:52:28et décarbonée
00:52:29à 92%.
00:52:30Donc, vous avez
00:52:31une disposition
00:52:32qui vise à favoriser
00:52:33le gaz
00:52:34qui est notamment
00:52:35une énergie
00:52:36très carbonée
00:52:37et au détriment
00:52:38de l'électricité.
00:52:39Est-ce que vous seriez
00:52:39favorable
00:52:40pour minorer
00:52:41ce coefficient
00:52:42de pondération ?
00:52:42Nous, on avait demandé
00:52:43même à 1,5,
00:52:45ce serait un grand pas.
00:52:46On sortirait encore
00:52:47au moins 150 000
00:52:48à 200 000 logements
00:52:49de ces passures énergétiques.
00:52:50Alors, je vais être franche,
00:52:51je ne vais pas regarder
00:52:52en détail.
00:52:52La manière dont vous me présentez
00:52:54me semble plutôt intéressante
00:52:56parce qu'effectivement,
00:52:57on a plutôt intérêt
00:52:58à avoir de l'électrique
00:52:59que du gaz.
00:53:00Là-dessus,
00:53:01on est d'accord.
00:53:02Vous savez que le DPE
00:53:03ne pointe que le montant
00:53:04d'énergie consommée.
00:53:06Je sais que sur le DPE,
00:53:07il y a beaucoup de sujets
00:53:09de la gestion
00:53:10de la performance.
00:53:10Non, justement,
00:53:11parce que c'est un sujet
00:53:12justement à l'Assemblée.
00:53:13C'est des écritures
00:53:13de comment est-ce qu'on arrive
00:53:14surtout à arrêter
00:53:16et à le fiabiliser.
00:53:18Justement,
00:53:18ces diagnostics
00:53:18de performance énergétique,
00:53:20est-ce qu'il n'est pas le temps
00:53:20de les remettre en cause ?
00:53:21Pas en cause,
00:53:22mais de les revoir, quoi.
00:53:24Ça part dans tous les sens.
00:53:25D'une certaine manière,
00:53:26il faut à la fois les revoir
00:53:27et à la fois arrêter
00:53:28de tout changer tout le temps.
00:53:30En fait,
00:53:30c'est la difficulté
00:53:31qu'on est là-dedans.
00:53:32C'est-à-dire qu'il faut
00:53:33à la fois consolider les choses.
00:53:35On a besoin
00:53:36de ce marqueur-là
00:53:37de performance énergétique
00:53:38et à la fois
00:53:39d'arrêter
00:53:40de donner l'impression
00:53:41qu'on change tout,
00:53:42tout le temps,
00:53:42toujours les règles du jeu.
00:53:43C'est le cas.
00:53:45C'est-à-dire que
00:53:46ces dernières années,
00:53:46ça a changé son temps.
00:53:47Ça n'arrête pas de changer.
00:53:47Mais je pense que c'est un problème.
00:53:48Je vous ai dit,
00:53:49effectivement,
00:53:49cette politique de stop and go...
00:53:50Quatre ans allaient les retours
00:53:50sur l'algorithme
00:53:51et les tout le temps changent.
00:53:52Mais je suis d'accord.
00:53:53Et ça ne peut pas marcher comme ça.
00:53:55C'est-à-dire qu'à un moment,
00:53:56ça ne fonctionne pas.
00:53:57On est sur du stop and go constant.
00:53:59On change les règles
00:53:59de manière constante.
00:54:00Donc,
00:54:00il faudrait effectivement
00:54:01réussir à dire
00:54:02comment on a quelque chose
00:54:03où on est à peu près d'accord
00:54:05et qui arrête de bouger.
00:54:07Et je voudrais quand même
00:54:07revenir à votre première question
00:54:09sur la question de la date.
00:54:12Je sais qu'il y a un texte
00:54:13qui avait été passé
00:54:14à l'Assemblée nationale.
00:54:15Alors,
00:54:15vous allez me dire
00:54:16qu'il ne va pas assez loin,
00:54:17mais qui visait notamment,
00:54:19effectivement,
00:54:20dans les copropriétés
00:54:22à assouplir un peu les choses
00:54:24parce qu'on sait
00:54:25que les votes de copropriétés,
00:54:27c'est long
00:54:27et c'est compliqué.
00:54:29Donc,
00:54:29effectivement,
00:54:29on peut prendre la spécificité
00:54:31mais sans amoindrir
00:54:32l'objectif final.
00:54:33J'ai écrit à tous
00:54:34les prisons de compte parlementaires
00:54:35le 1er mai 2025
00:54:37pour demander,
00:54:39dans l'urgence,
00:54:40que cette loi
00:54:41soit évoquée
00:54:41à l'Assemblée nationale.
00:54:43Elle a été adoptée au Sénat,
00:54:44pas à l'Assemblée nationale.
00:54:46Il ne se passe rien.
00:54:47Et je peux vous dire
00:54:47qu'on ne comprend pas
00:54:48ce qui se passe
00:54:49au niveau du Parlement.
00:54:51Quand la semaine dernière,
00:54:52vous adoptez
00:54:52une loi visant
00:54:55à pérenniser
00:54:55l'encadrement des loyers
00:54:56sur toutes les grandes villes,
00:54:58sur simple choix du maire,
00:54:59une loi qui a été adoptée
00:55:01en commission des affaires économiques
00:55:02à l'Assemblée nationale
00:55:03il y a cinq semaines
00:55:04est déjà validée
00:55:05quand celle-ci est en attente
00:55:06depuis le mois de mai.
00:55:07On ne comprend pas.
00:55:08L'urgence,
00:55:08elle n'est pas là
00:55:09où sont vos priorités,
00:55:10j'ai l'impression.
00:55:10Alors,
00:55:10il me semble que cette loi-là,
00:55:12elle a été débattue
00:55:13à l'Assemblée nationale
00:55:14puisqu'elle a été inscrite
00:55:15dans ce qu'on appelle
00:55:16du temps transpartisan.
00:55:17Donc,
00:55:17elle a été débattue.
00:55:19Par contre,
00:55:19effectivement,
00:55:20dans la navette,
00:55:21on a un désaccord.
00:55:22C'est que nous,
00:55:24on veut bien
00:55:24donner aux copropriétés
00:55:27assouplir un peu les règles
00:55:28en disant
00:55:28c'est très long
00:55:29d'avoir des âgés
00:55:30de copropriété,
00:55:31de se mettre d'accord
00:55:31donc on peut laisser
00:55:32un peu de temps
00:55:33mais on ne veut pas
00:55:33revenir sur l'objectif global.
00:55:36Il y a des amendements
00:55:36qui sont passés
00:55:37qui pour nous
00:55:38sont largement moins disants,
00:55:39remettant en cause
00:55:40cette politique
00:55:40de dire que des logements
00:55:43vivables et convenables
00:55:45en termes énergétiques,
00:55:46c'est important
00:55:46et donc nous,
00:55:47on ne peut plus
00:55:47la soutenir
00:55:48à partir de là
00:55:49et la majorité
00:55:49a été perdue
00:55:50parce que certains
00:55:51sont allés trop loin.
00:55:52Alors,
00:55:52autre demande,
00:55:54autre question
00:55:54que je voudrais vous poser,
00:55:55c'est,
00:55:55vous savez,
00:55:56au moment de la loi
00:55:57d'Anne-Aigle-Mer
00:55:58sur la location touristique
00:55:59et notamment,
00:56:00il y a eu une commission
00:56:01mixte paritaire conclusive
00:56:02qui a notamment exonéré
00:56:04tous les logements Airbnb
00:56:05de travaux de rénovation énergétique
00:56:08jusqu'en 2034
00:56:09dès lors qu'ils étaient déjà inscrits
00:56:12sur une plateforme.
00:56:13Est-ce que vous seriez favorable
00:56:14pour revenir sur cette disposition ?
00:56:16Vous savez que toutes
00:56:17les grandes villes de France
00:56:18voient leur parc
00:56:19de location meublée
00:56:20touristique
00:56:21qui est multiplié par deux.
00:56:22Paris,
00:56:22c'est 28%.
00:56:2365% des annonces
00:56:25sont des Airbnb.
00:56:26Est-ce que c'est normal
00:56:27dans un moment
00:56:28où il y a une vraie crise
00:56:29des logements
00:56:29où les Français,
00:56:30les jeunes notamment
00:56:31et notamment les actifs,
00:56:33cherchent des logements ?
00:56:34Non,
00:56:34on ne demande que de revoir aussi
00:56:35parce que je crois
00:56:36que la règle soit la même
00:56:37pour tous,
00:56:38que ce soit un logement Airbnb
00:56:39ou un logement nu
00:56:40et je crois que le logement
00:56:41pour les Français
00:56:42sont des logements nus
00:56:43et non pas des logements meublés.
00:56:45Et je suis absolument
00:56:46d'accord avec vous.
00:56:46Ah bon,
00:56:47on va pouvoir faire plus comme lui.
00:56:48Mais alors,
00:56:48mot pour mot,
00:56:48c'est à dire que sur les...
00:56:49D'où viennent les blocages ?
00:56:50Non mais le Airbnb,
00:56:50alors sur le Airbnb,
00:56:52moi je suis d'accord,
00:56:53il faut que ça soit
00:56:53le droit commun qui s'y applique,
00:56:54on ne peut pas les favoriser.
00:56:56J'imagine que ça fait partie
00:56:58des accords
00:56:59pour avoir une CMP conclusive.
00:57:01Mais je pense que c'est
00:57:02un mauvais accord.
00:57:03Je pense qu'effectivement,
00:57:04on ne doit pas favoriser
00:57:05les locations de type Airbnb.
00:57:07La priorité,
00:57:08c'est de loger...
00:57:09C'est qu'en fait,
00:57:09un logement serve
00:57:10à son rôle premier,
00:57:11loger des gens.
00:57:12parce que je voulais
00:57:16vous poser une question
00:57:16parce qu'on parlait
00:57:17du budget tout à l'heure.
00:57:18S'il n'y a pas de budget,
00:57:19votez,
00:57:19vous allez voter contre.
00:57:20Le ministre du Logement
00:57:21et de la Ville,
00:57:22Vincent Jean-Brun,
00:57:23a dit hier,
00:57:24attention,
00:57:24on arrête la prime rénov'
00:57:25parce qu'il n'y aura plus d'argent
00:57:26pour la prime rénov'.
00:57:28Est-ce que vous êtes prête
00:57:28à prendre ce risque, vous ?
00:57:30Ça vous fait rire ?
00:57:31Oui, ça me fait rire
00:57:32parce qu'en fait,
00:57:32c'est vraiment...
00:57:33Oui, c'est ça.
00:57:34C'est que c'est vraiment...
00:57:35Enfin,
00:57:36ça fait vraiment
00:57:37chantage à la petite semaine.
00:57:39En fait, ils ont...
00:57:40Non, mais c'est une réalité.
00:57:41Non, mais c'est une réalité.
00:57:42Ils avaient tout arrêté
00:57:43en juillet.
00:57:43C'est-à-dire qu'en janvier,
00:57:44on négocie avec eux
00:57:45un budget un peu rehaussé
00:57:47pour ma prime rénov'.
00:57:47On nous dit,
00:57:48ah non, non,
00:57:49non, mais ça ne sera pas consommé.
00:57:51Donc,
00:57:51ils mettent moins d'argent.
00:57:53En juillet,
00:57:54quand c'est consommé,
00:57:55ils arrêtent.
00:57:56Donc, en fait,
00:57:56il faut arrêter.
00:57:57Ce gouvernement
00:57:58n'a pas de volonté forte
00:58:00sur la rénovation des logements
00:58:01et sur l'accompagnement
00:58:02des propriétaires.
00:58:03Donc,
00:58:03ce n'est pas une question de budget,
00:58:04c'est une question
00:58:05de volonté politique
00:58:06depuis maintenant plusieurs années.
00:58:08Il fera légiliser
00:58:08cette politique de rénovation.
00:58:09J'ai bien compris
00:58:09ce que vous dites,
00:58:10mais là,
00:58:10l'enjeu,
00:58:10il est là.
00:58:11Le ministre dit,
00:58:12s'il n'y a pas de budget voté,
00:58:12il n'y aura pas d'argent.
00:58:13Deuxièmement,
00:58:13c'est faux pour deux raisons.
00:58:15La première,
00:58:16il y a quand même
00:58:16une loi spéciale.
00:58:18Il y a une reconduction
00:58:19à partir des services votés.
00:58:20C'est-à-dire que le budget 2025
00:58:22peut être reconduit.
00:58:24Effectivement,
00:58:24il va vous dire
00:58:25que sur les services votés,
00:58:26tout ce qui va être
00:58:27de ce qu'on appelle
00:58:28les dépenses discrétionnaires,
00:58:30elles ne sont pas reconduites
00:58:31de manière automatique.
00:58:33Mais il y a un critère
00:58:34d'urgence
00:58:34qui peut être utilisé.
00:58:36On pourrait très bien dire
00:58:37que tout ce qui est
00:58:38de la politique environnementale
00:58:40et de la transition
00:58:41et la prime rénov',
00:58:43ça tombe
00:58:44dans les mesures d'urgence.
00:58:45Donc en fait,
00:58:45à un moment,
00:58:46il y a aussi une souplesse
00:58:47dans l'application
00:58:47de la loi spéciale.
00:58:48C'est marrant ce que vous disiez,
00:58:49Loïc Quentin,
00:58:49parce que vous disiez
00:58:50à propos de la prime rénov',
00:58:50de toute façon,
00:58:51il n'en reste déjà plus beaucoup.
00:58:52Non, parce que déjà,
00:58:52tout était consommé au mois de juin.
00:58:54Quand Valérie Létard
00:58:55avait réuni tous les acteurs
00:58:56en disant que...
00:58:56Elle n'est plus ministre, d'ailleurs.
00:58:57Elle a été suspendue
00:58:58jusqu'en septembre
00:58:59et ensuite,
00:59:00donc,
00:59:00elle a été rapidement,
00:59:01je dirais,
00:59:02consommée.
00:59:02Le problème,
00:59:03c'est que l'enveloppe budgétaire
00:59:04qui serait nécessaire
00:59:05pour financer le reste
00:59:06à charge des ménages,
00:59:07je dirais,
00:59:08il n'est pas mesurable,
00:59:09il serait trop important,
00:59:10il ne serait jamais possible
00:59:11dans le cadre d'un débat
00:59:13à un budget
00:59:14qui pourrait être adopté.
00:59:15Non, le vrai sujet,
00:59:16c'est aujourd'hui,
00:59:17c'est l'urgence,
00:59:19je dirais,
00:59:19du calendrier
00:59:20qui a été mis en place
00:59:20par la loi climat-résilience.
00:59:22Et je dis tout simplement,
00:59:22c'est que le problème
00:59:23de cette loi,
00:59:24elle n'a jamais fait
00:59:26d'études d'impact.
00:59:27Et l'absence d'études d'impact
00:59:28a notamment conduit
00:59:30à ignorer
00:59:30toutes les conséquences
00:59:31de son application
00:59:32et nous ne sommes qu'au début
00:59:33d'une longue série.
00:59:34Stéria Chetlin, rapidement.
00:59:36Moi, c'est un sujet,
00:59:38le sujet du logement,
00:59:39je le suis depuis longtemps,
00:59:40il y avait déjà eu
00:59:41des débats sur ce sujet-là,
00:59:42je me souviens,
00:59:43même avec l'ex-fondation
00:59:45Abbé Pierre,
00:59:45la fondation
00:59:46pour le logement
00:59:46des personnes défavorisées,
00:59:47au début,
00:59:47qui nous disait ça,
00:59:48qui nous disait,
00:59:49si on empêche,
00:59:50il y a 10 ans,
00:59:51il y a 15 ans,
00:59:51en disant,
00:59:52attention,
00:59:53il faut que je fasse vite,
00:59:53on disait,
00:59:54attention,
00:59:54s'il n'y a plus
00:59:55de passoire thermique,
00:59:56est-ce que ça ne va pas
00:59:56priver de logement
00:59:57pas trop cher ?
00:59:59Et en fait,
00:59:59les positions évoluaient
01:00:00parce que la situation
01:00:01s'est dégradée.
01:00:02À un moment,
01:00:02on se dit,
01:00:03ben oui,
01:00:03on doit dire
01:00:04dans quel logement
01:00:05il est convenable de vivre.
01:00:06Et en fait,
01:00:07vivre dans un logement
01:00:07où on gèle l'hiver,
01:00:09où en fait,
01:00:10on vit couvert
01:00:12de manière constante
01:00:13et dans un logement
01:00:14où l'été,
01:00:15on est obligé
01:00:15de partir ailleurs
01:00:16parce qu'on ne supporte
01:00:17plus la chaleur,
01:00:18ce n'est pas possible.
01:00:19Et donc,
01:00:19ce qu'il faut,
01:00:20effectivement,
01:00:20c'est mettre en place
01:00:21une manière de financer
01:00:22les rénovations des logements
01:00:23par le budget,
01:00:25mais aussi par une banque
01:00:26de la rénovation.
01:00:27Enfin,
01:00:27il y a plein d'outils financiers
01:00:28qui pourraient être mobilisés
01:00:29pour rénover les logements.
01:00:31Oui,
01:00:31ça traîne,
01:00:32je crois.
01:00:33Je crois qu'on n'a pas
01:00:34la même idée de l'indécence.
01:00:35L'indécence,
01:00:36pour nous,
01:00:36ce n'est pas l'indécence énergétique,
01:00:38c'est l'indécence,
01:00:38notamment,
01:00:39salpêtre,
01:00:40humidité,
01:00:40mauvaise condition
01:00:41d'occupation dans le lot.
01:00:42Mais cet été,
01:00:43je pense que beaucoup de gens
01:00:44ont vécu l'indécence climatique.
01:00:46Merci Loïc Quentin
01:00:47d'être venu débattre
01:00:48avec Cyril Châtelain
01:00:49pendant quelques minutes.
01:00:50Merci Cyril Châtelain
01:00:51d'être venu sur le plateau
01:00:51de LCP,
01:00:52lundi c'est politique,
01:00:53dernier lundi c'est politique
01:00:55de cette année 2025,
01:00:56même si les débats parlementaires
01:00:57sont loin d'être finis.
01:00:58Vous pourrez les suivre
01:00:58d'abord,
01:00:59évidemment,
01:00:59en permanence sur LCP,
01:01:01restez branchés
01:01:01sur le canal 8.
01:01:03En tout cas,
01:01:03c'est un plaisir
01:01:03de vous retrouver
01:01:04tous les lundis soirs
01:01:05sur LCP.
01:01:06On revient le 5 janvier.
01:01:07Merci,
01:01:08à bientôt.
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