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  • il y a 3 mois
Dans « LCP-Lundi C'est Politique », en partenariat avec Radio Classique et Challenges, Elsa Mondin-Gava reçoit Manuel Bompard, coordinateur national de "La France Insoumise" et député des Bouches-du-Rhône.

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00:00:00– Semaine décisive pour Sébastien Lecornu, le Premier ministre consulte une dernière fois peut-être avant de rendre sa copie pour le budget.
00:00:09Eux n'iront pas négocier. Ce que veulent les Insoumis, c'est la censure de nouvelles élections législatives, voire même le départ du Président de la République.
00:00:17Manuel Bompard, coordinateur national de la France Insoumise, est l'invité ce soir de l'Indicé Politique.
00:00:23Manuel Bompard, bonsoir. – Bonsoir madame.
00:00:42– Pour vous interviewer dans cette émission, mes camarades Hervé Gattegnaud, directeur de la rédaction de Radio Classique,
00:00:49Stéphanie Despierre, que vous croisez aux quatre colonnes journalistes pour la chaîne parlementaire,
00:00:54Thierry Fabre, rédacteur en chef au magazine Challenge. – Bonsoir.
00:00:57– Et Hugo Couturier, Hugo Auperchoir, qui relaiera les questions sur notre chaîne Twitch.
00:01:02Alors Manuel Bompard, on va revenir sur l'actualité politique parlementaire,
00:01:05mais on va commencer par une actualité judiciaire, mais politique.
00:01:09La condamnation de Nicolas Sarkozy, il ira en prison, puisque sa condamnation est assortie d'une exécution provisoire.
00:01:16Certains dénoncent une décision politique. Que leur dites-vous ?
00:01:20– Que je suis stupéfait, que notamment les représentants de formation politique,
00:01:25qui d'habitude passent leur temps à dire dans le débat public que la justice est trop laxiste,
00:01:30qu'il faut davantage de fermeté.
00:01:32Bizarrement, quand ça concerne l'un des leurs, en l'occurrence M. Sarkozy,
00:01:36alors on a un changement complet de discours, et là on vient dénoncer une justice qui cette fois serait trop sévère.
00:01:42Alors, écoutez, moi j'ai une habitude, c'est précisément d'éviter de commenter des décisions de justice.
00:01:48Il y a une décision de justice, M. Sarkozy a fait appel, c'est évidemment son droit.
00:01:53– Certains s'en sont quand même réjouis, quasiment à gauche.
00:01:56– Moi je ne me réjouis jamais du fait qu'une personne est en prison,
00:01:58mais si M. Sarkozy a été reconnu comme étant coupable de faits qui lui sont reprochés,
00:02:04qui sont des faits extrêmement graves.
00:02:05On parle de le sujet sur lequel il a été condamné,
00:02:10c'est ce qu'on appelle une association de malfaiteurs,
00:02:12et on parle de choses qui ont été faites avec l'ancien pouvoir libyen.
00:02:17Et je rappelle que dans les tribunaux, il y avait en particulier des familles de victimes
00:02:21d'attentats qui ont été commis et commandités par le pouvoir libyen.
00:02:25Donc c'est des faits extrêmement graves.
00:02:26Si la justice le reconnaît coupable, c'est normal qu'il y ait des sanctions.
00:02:29– Sur la question de l'exécution provisoire dont on a beaucoup parlé,
00:02:32dont on avait beaucoup parlé aussi sur la condamnation de Marine Le Pen,
00:02:35vous, vous aviez eu une voix un peu singulière à gauche.
00:02:38Vous n'êtes pas forcément favorable.
00:02:39Vous aviez dit à ce qu'il soit impossible pour un justiciable d'avoir un droit de recours.
00:02:44Il y a un questionnement sur cette question, d'après vous, Manuel ?
00:02:46– Moi, je suis attaché au principe de la justice,
00:02:48et la justice, elle nécessite qu'après une condamnation,
00:02:51on puisse avoir le droit de faire appel, voire parfois de se pourvoir en cassation.
00:02:54Ce que j'avais précisément dit au moment du jugement de Mme Le Pen,
00:02:58c'est qu'il me semblait nécessaire que les voies de recours,
00:03:00en l'occurrence les voies d'appel et les voies de cassation,
00:03:02puissent avoir lieu avant que Mme Le Pen soit empêchée
00:03:06de se présenter à l'élection présidentielle.
00:03:08Il se trouve que, d'un certain point de vue, la justice a exaucé ce vœu,
00:03:12puisqu'on sait désormais que le procès en appel de Mme Le Pen
00:03:14aura lieu avant la prochaine campagne présidentielle.
00:03:17– Et donc, même chose pour Nicolas Sarkozy, vous vous auriez souhaité…
00:03:19– Sarkozy n'a pas l'intention, à ma connaissance, d'être candidat à nouveau pour les élections présidentielles.
00:03:23– Mais philosophiquement, l'exécution provisoire, c'est avoir une peine
00:03:26avant même d'avoir fait appel et d'avoir le résultat de cette appel.
00:03:29– J'entends bien, mais philosophiquement, ce qui me semblait pouvoir poser question
00:03:33dans le cas de Mme Le Pen, c'était qu'elle pouvait être empêchée
00:03:36de se présenter à l'élection présidentielle avant que les voies de recours puissent avoir lieu.
00:03:41En l'occurrence, il me semble que ce problème a été réglé,
00:03:43puisque la justice a dit que le procès en appel de Mme Le Pen aurait lieu au début de l'année 2026
00:03:48et que donc, elle aurait eu le droit de faire appel
00:03:50et qu'ensuite, la justice dirait si elle a le droit de se présenter à l'élection présidentielle ou pas.
00:03:54– Le président du tribunal judiciaire de Paris dénonce notamment des menaces,
00:03:58dit que c'est inacceptable, demande qu'il y ait un électrochoc.
00:04:01Jusqu'à quel point, à votre avis, on a le droit, si on n'est pas d'accord,
00:04:03de dénoncer une décision de justice ?
00:04:05Après tout, Nicolas Sarkozy la considère comme injuste.
00:04:07– Il a tout à fait le droit de le penser, de le dire.
00:04:11Ce n'est pas le sujet, ce qu'il n'a pas le droit de faire.
00:04:13Il ne l'a peut-être pas fait directement, mais peut-être un certain nombre de ses soutiens
00:04:15ou en tout cas, c'est ce qui avait été reproché après la condamnation de Mme Le Pen,
00:04:19c'est de donner le nom des magistrats, des juges,
00:04:22y compris avec des personnes qui sont allées les menacer,
00:04:25ce qui évidemment pose problème.
00:04:27Et ensuite, ce qui est choquant, c'est que vous avez des responsables politiques,
00:04:30des membres du gouvernement, des ministres de la justice,
00:04:34qui quand même sont les garants de l'indépendance de la justice,
00:04:37avoir des propos qui sont des propos extrêmement désobligeants
00:04:40à l'égard de l'institution judiciaire dans sa globalité.
00:04:43– Hervé Gaténieau, une question.
00:04:45– Votre parti politique, La France Insoumise, est lui aussi l'objet de plusieurs enquêtes,
00:04:49dont l'une vise les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2017.
00:04:54Plusieurs cadres et dirigeants de votre parti ont été mis en examen dans cette affaire.
00:05:01L'une d'entre elles, Sophia Chikirou, avait dénoncé au moment de sa mise en examen
00:05:05un procès politique.
00:05:07Plusieurs cadres et dirigeants du parti ont parlé d'acharnement judiciaire.
00:05:12Est-ce que finalement, il n'y a que quand La France Insoumise est concernée,
00:05:16que vous avez des doutes sur l'impartialité de la justice ?
00:05:19– Non, mais ôtez-moi d'un doute, aucun d'entre nous n'a été condamné.
00:05:22– Non ?
00:05:23– Là, en l'occurrence, vous venez de m'interroger.
00:05:25– Vous avez dénoncé le fonctionnement de la justice au moment de la mise en examen ?
00:05:28– M. Gaténieau, on vient de m'interroger sur le cas de Mme Le Pen,
00:05:31qui a été condamné en première instance, elle fait appel,
00:05:33M. Sarkozy, qui a déjà d'ailleurs été condamné,
00:05:36y compris définitivement dans d'autres affaires,
00:05:38qu'il a été condamné en première instance, il fait appel,
00:05:40pour des faits qui sont des faits, excusez-moi de vous le dire,
00:05:42mais d'une toute autre gravité que les faits dont vous êtes en train de parler.
00:05:45On parle, pour M. Sarkozy, d'une potentielle situation de corruption
00:05:50avec un régime étranger, en l'occurrence le régime dictatorial libyen,
00:05:55et on parle, en ce qui concerne Mme Le Pen,
00:05:56de plusieurs millions d'euros d'argent public qui auraient été détournés.
00:06:00– Pour votre parti, c'est faux et escroquerie, c'est pas génial non plus.
00:06:03– Non mais d'abord, ces éléments sont faux,
00:06:06puisqu'on parle des éléments de campagne,
00:06:09de la campagne présidentielle de 2017,
00:06:12on est en 2025 aujourd'hui,
00:06:14il y a eu, vous savez, elles avaient défrayé la chronique
00:06:16il y a quelques années, des perquisitions,
00:06:17depuis il n'y a eu aucune avancée dans cette enquête.
00:06:20Donc pardon de vous dire que, moi j'ai pas dit
00:06:21qu'on n'avait pas le droit de critiquer,
00:06:23j'ai dit d'ailleurs que Sarkozy avait le droit de dire
00:06:25qu'il n'était pas d'accord.
00:06:26Par contre, j'interroge le deux poids de mesure
00:06:29et le double langage de ceux qui disent en permanence
00:06:31il faut que la justice soit plus sévère,
00:06:33qu'elle soit moins laxiste, etc.
00:06:35Et bizarrement, quand ça les concerne, ils disent plus la même chose.
00:06:37– Peut-être le sentiment pour certains des Français
00:06:38qu'on ne doit pas commenter une décision de justice
00:06:40à part quand elle concerne son propre camp politique.
00:06:43Vous, vous ne commenterez rien ?
00:06:44– Je n'ai pas dit qu'il ne fallait pas commenter
00:06:46une décision de justice.
00:06:47J'ai dit qu'il fallait avoir un peu de cohérence
00:06:49dans ses propos.
00:06:51Et en ce qui concerne la France insoumise,
00:06:53à propos des comptes de campagne de 2017
00:06:55de la France insoumise,
00:06:56nous avons largement fait la démonstration,
00:06:58y compris publiquement,
00:06:59que notre campagne est celle qui a coûté le moins cher
00:07:01et que donc nous accuser, comme ça a été fait,
00:07:03de surfacturation,
00:07:04n'avait a priori aucun sens.
00:07:06Maintenant, nous ferons cette démonstration
00:07:08dans le cadre judiciaire.
00:07:09– On va passer à la semaine,
00:07:11celle de Sébastien Lecornu,
00:07:12mais elle vous concerne aussi, Manuel Bompard,
00:07:14peut-être.
00:07:15Semaine de tous les dangers, comme on dit.
00:07:17Hervé Gatégnon, on va vraiment surveiller un rendez-vous,
00:07:19c'est le rendez-vous de vendredi.
00:07:20– Vendredi, le Premier ministre va recevoir
00:07:22les représentants du Parti Socialiste.
00:07:25L'EPS parle de rendez-vous de la dernière chance.
00:07:28Est-ce que, d'après vous,
00:07:29il y a quelque chose à en attendre ?
00:07:31Est-ce que les socialistes ont raison
00:07:33d'essayer jusqu'au bout
00:07:34de tenter cette dernière chance ?
00:07:36– Non, parce que M. Lecornu a présenté
00:07:38dans un interview qui a été publié
00:07:41il y a quelques jours
00:07:41ses grandes orientations budgétaires
00:07:44et qu'elles ont le mérite de la clarté.
00:07:46Elles s'inscrivent totalement
00:07:47dans la continuité du projet de budget
00:07:49qui a été proposé à l'époque par M. Bayrou.
00:07:52Il a enlevé les deux jours fériés,
00:07:53dont tout le monde savait que c'était l'épouvantail
00:07:55qui allait servir un peu de poire pour la soif
00:07:58dans la négociation.
00:07:59Tout le monde le sait depuis le début.
00:08:00Pour le reste, M. Lecornu dit
00:08:02la taxe Zuckmann, dont il a beaucoup été
00:08:04État dans le débat public ces dernières semaines,
00:08:06il n'en est pas question.
00:08:07Il dit le retour de l'impôt de solidarité
00:08:09sur la fortune, il n'en est pas question.
00:08:10Il dit même la suspension de la réforme des retraites,
00:08:13il n'en est pas question.
00:08:14Il dit qu'il faut rester dans les mêmes trajectoires
00:08:16de baisse des déficits
00:08:17telles que M. Bayrou l'avait proposé.
00:08:21Donc il n'y a rien.
00:08:21Il a promis des ruptures.
00:08:22Il a pris la parole en disant
00:08:23qu'il y aurait des ruptures.
00:08:24Il n'y a rien dans ces annonces
00:08:25qui s'apparente à des ruptures.
00:08:26Et on le savait, il n'y avait pas besoin
00:08:27d'être très intelligent pour savoir que
00:08:29si on nomme M. Lecornu
00:08:30qui a été membre de tous les gouvernements
00:08:31d'Emmanuel Macron depuis 2017,
00:08:33ce n'était pas pour faire une politique différente
00:08:34de celle d'Emmanuel Macron.
00:08:36Les socialistes ont évidemment fait preuve
00:08:37d'une naïveté totale et assez confondante,
00:08:39si vous voulez, mon point de vue sur ce sujet.
00:08:41Bon, ils veulent, manifestant,
00:08:43ils n'en ont pas assez.
00:08:44Donc ils veulent aller participer
00:08:46à cette négociation.
00:08:47Pour notre part, les choses sont claires.
00:08:49Ce gouvernement ne changera pas de politique
00:08:51par rapport à la politique d'Emmanuel Macron.
00:08:53Et il faut le censurer
00:08:53le plus rapidement possible.
00:08:55Vous dites qu'il faut être naïf,
00:08:56manquer d'intelligence.
00:08:57Est-ce que vous reprendrez les termes
00:08:58de Jean-Luc Mélenchon ?
00:08:59J'ai dit manquer d'intelligence,
00:09:00j'ai dit naïf.
00:09:01Alors, les nigaux sont servis.
00:09:03Lecornu fait du Macron,
00:09:04ni plus ni moins, au moins c'est franc.
00:09:06Il est temps pour la gauche de l'hémicycle
00:09:07de rallier la censure insoumise.
00:09:09Les nigaux, c'est bien les socialistes,
00:09:10on a bien compris.
00:09:11Là, je crois que je suis 100% d'accord
00:09:13avec le tweet de Jean-Luc Mélenchon
00:09:14que vous venez de lire.
00:09:15Et je crois que j'ai dit à peu près
00:09:16la même chose, peut-être dans d'autres termes,
00:09:18mais je crois que l'idée était la même.
00:09:19Peut-être un peu plus poli,
00:09:20un peu moins dure envers les socialistes.
00:09:22J'ai dit qu'ils étaient d'une naïveté confondante.
00:09:24Donc, je ne sais pas.
00:09:25Ils choisiront entre naïf et nigaux.
00:09:27Mon sujet, ce n'est pas de régler des comptes.
00:09:29Mon sujet, ce n'est pas ma question.
00:09:31Ma question, c'est de savoir,
00:09:32parce que je ne sais pas,
00:09:32on essaye tous, à mon avis,
00:09:34au moins de réfléchir
00:09:35à ce qui est bon pour le pays.
00:09:36Et je crois que reprendre les orientations
00:09:39du budget de M. Bayrou,
00:09:40qui est tombé devant l'Assemblée nationale
00:09:42parce que ce budget ne correspond pas
00:09:43à ce dont le pays a besoin,
00:09:45ne me paraît pas être bon pour le pays,
00:09:46tout simplement.
00:09:47Et je pense que si ce budget
00:09:48devait voir le jour,
00:09:49ce serait une catastrophe sociale,
00:09:51ce serait une catastrophe économique.
00:09:53Et on va peut-être en parler,
00:09:54mais si vous restez dans une politique
00:09:56et une politique de baisse
00:09:57de la dépense publique,
00:09:58de réduction du pouvoir d'achat
00:09:59des Françaises et des Français,
00:10:01ça va se traduire par une récession économique
00:10:02et encore plus de difficultés,
00:10:04y compris pour le budget de l'État
00:10:06pour revenir à l'équilibre.
00:10:07Alors, il y aura aussi,
00:10:09avant la journée de vendredi
00:10:10et la journée de jeudi,
00:10:11Thierry Fabre,
00:10:11avec une mobilisation d'intersyndicales.
00:10:13Absolument.
00:10:13Nouvelle mobilisation ce jeudi.
00:10:15Donc, j'aimerais bien avoir
00:10:16votre décryptage
00:10:17des derniers mouvements sociaux.
00:10:19Vous aviez été très,
00:10:21vraiment derrière le mouvement
00:10:22bloquant tout du 10,
00:10:24qui a été quand même,
00:10:25qui a déçu beaucoup,
00:10:26même de ses partisans.
00:10:27Puisque la mobilisation
00:10:30n'a pas été à la hauteur des espérances.
00:10:32Certains ont même parlé d'échecs.
00:10:34Alors que la mobilisation suivante,
00:10:35organisée par les syndicats,
00:10:37a été massivement suivie.
00:10:38Quelle leçon tirez-vous,
00:10:39finalement, de ces mobilisations ?
00:10:41Est-ce que ce ne sont pas
00:10:41les mobilisations classiques,
00:10:43qui finalement,
00:10:44encadrées par les syndicats,
00:10:45qui fonctionnent ?
00:10:46Écoutez, d'abord,
00:10:46je veux vous dire
00:10:47que je ne partage pas
00:10:48votre diagnostic
00:10:48sur la journée du 10 septembre,
00:10:50qui, pour moi,
00:10:50a été au contraire
00:10:51une journée assez massivement suivie.
00:10:53Pour, justement,
00:10:54une mobilisation
00:10:55qui est une mobilisation citoyenne,
00:10:57on s'est retrouvé
00:10:58avec 250, 300,
00:10:59en fonction des annonces,
00:11:00500 000 pour certains,
00:11:02personnes dans la rue.
00:11:03Quand vous comparez ça...
00:11:04– Non, mais attendez,
00:11:05je vais y venir,
00:11:06si vous voulez,
00:11:06sur la question du blocage,
00:11:07mais en termes d'ampleur
00:11:08de la mobilisation,
00:11:10on est à peu près,
00:11:11à l'exception peut-être
00:11:12de la première mobilisation
00:11:13des Gilets jaunes,
00:11:14sinon on est au-dessus
00:11:14de toutes les autres journées
00:11:15de mobilisation des Gilets jaunes.
00:11:17Donc je ne pense pas
00:11:17qu'on puisse dire,
00:11:18comme vous venez de le dire,
00:11:19que ça a été un échec.
00:11:20Pour le reste,
00:11:21pour répondre à votre question,
00:11:22je pense qu'il n'y aurait pas eu
00:11:23la mobilisation intersyndicale
00:11:25du 18 septembre
00:11:25s'il n'y avait pas eu
00:11:26la journée du 10 septembre.
00:11:27Et que c'est précisément
00:11:28parce que le 10 septembre
00:11:29a contribué en quelque sorte
00:11:30à enclencher,
00:11:32initier une dynamique
00:11:33de mobilisation sociale
00:11:34qu'ensuite l'intersyndicale
00:11:35a appelé à la mobilisation
00:11:37le 18 septembre.
00:11:38Et cette fois,
00:11:38qu'il y a eu encore
00:11:39davantage de monde,
00:11:40ça c'est vrai.
00:11:40Je voudrais quand même souligner
00:11:41que plus d'un million de personnes
00:11:43qui se mobilisent
00:11:44alors qu'on ne parle pas
00:11:45d'une mobilisation
00:11:46contre une réforme,
00:11:47par exemple contre la retraite
00:11:48à 64 ans,
00:11:49comme ça a été le cas
00:11:50il y a deux ans,
00:11:51ou contre le contrat
00:11:51première embauche
00:11:52comme j'ai pu le connaître
00:11:53il y a quelques années,
00:11:55je trouve que c'est une mobilisation
00:11:56qui est une mobilisation
00:11:57très importante.
00:11:57C'est à mon avis assez inédit
00:11:59ces 30 ou 40 dernières années
00:12:00une mobilisation
00:12:01sans motif concret
00:12:02au sens motif
00:12:03proposition de loi
00:12:04posée sur la table.
00:12:05C'est une mobilisation
00:12:06avec des messages
00:12:06qui sont des messages
00:12:07profondément politiques.
00:12:08On sait que vos relations
00:12:09avec les syndicats
00:12:09ne sont pas au beau fixe,
00:12:11notamment parfois
00:12:11avec la CGT.
00:12:12Donc le fait que les syndicats
00:12:14réussissent à plus se mobiliser
00:12:15que vous finalement,
00:12:16est-ce que ce n'est pas un problème ?
00:12:17Non mais je ne sais pas
00:12:17pourquoi vous dites
00:12:18que nos relations
00:12:20avec les organisations syndicales
00:12:21ne seraient pas au beau fixe.
00:12:22J'aurais aimé
00:12:23que vous m'accompagniez
00:12:25par exemple
00:12:25dans la mobilisation
00:12:26du 18 septembre
00:12:27que pour ma part
00:12:27j'ai pu faire à Marseille
00:12:28et vous auriez vu
00:12:29que je crois au contraire
00:12:30qu'avec les personnes
00:12:31qui étaient dans la rue
00:12:32y compris qui portaient
00:12:33des chasubles syndicaux
00:12:34je crois qu'ils étaient
00:12:35plutôt en accord
00:12:36avec les positions politiques
00:12:37qu'on défend à l'Assemblée nationale.
00:12:41Après peut-être
00:12:41que les directions syndicales
00:12:43ont peut-être parfois
00:12:44un autre point de vue
00:12:46mais je crois qu'avec
00:12:47les bases syndicales
00:12:48dans leur grande largeur
00:12:49je crois qu'elles partagent
00:12:50assez profondément
00:12:51les orientations politiques
00:12:52que défend la France insoumise
00:12:54aujourd'hui.
00:12:54Donc moi je souhaite
00:12:55que ce mouvement
00:12:56se poursuive
00:12:57après je vous le dis
00:12:58avec franchise
00:12:59on verra
00:13:00ce que donnera
00:13:01la journée de mobilisation
00:13:02de jeudi
00:13:02c'est la stratégie
00:13:05qu'a choisie
00:13:05les organisations syndicales
00:13:07c'est-à-dire
00:13:07de laisser un ultimatum
00:13:08et puis ensuite
00:13:09à l'issue de cet ultimatum
00:13:10de poser une autre date
00:13:11de mobilisation
00:13:12on verra jeudi
00:13:13ce que ça donne.
00:13:13Il faut faire montrer l'impression
00:13:14pour l'instant
00:13:14il n'y a pas de gouvernement
00:13:15pas de budget.
00:13:16En fait ça c'est un peu
00:13:17ce qu'essaye de dire
00:13:18M. Lecornu
00:13:19mais pardonnez-moi
00:13:20à partir du moment
00:13:21où on considère
00:13:22qu'à part les deux jours fériés
00:13:24M. Lecornu
00:13:24n'a fait aucune annonce
00:13:25d'éléments
00:13:26qui étaient dans le budget
00:13:27de M. Bayrou
00:13:27qui n'y seraient plus
00:13:28l'année blanche
00:13:30elle est toujours
00:13:31sur la table aujourd'hui
00:13:32or elle se traduira
00:13:33très concrètement
00:13:34pour les françaises
00:13:34et les français
00:13:35par des pensions de retraite
00:13:37Pas sur les retraites apparemment
00:13:39Attendez on verra
00:13:40si vous voulez bien
00:13:40mais pour l'instant
00:13:41tout ce qui n'a pas été retiré
00:13:42permettez-moi de considérer
00:13:43qu'il est encore sur la table
00:13:44Il a dit qu'il sortait
00:13:45d'une feuille blanche
00:13:45Oui il a dit ça
00:13:47mais il a dit qu'il retirait
00:13:48les deux jours férés
00:13:48il n'a pas dit qu'il retirait
00:13:49les années blanches
00:13:50il n'a pas dit qu'il retirait
00:13:51le doublement des franchises médicales
00:13:53pour prendre ces exemples-là
00:13:54il n'a pas dit qu'il allait retirer
00:13:55le remboursement des soins
00:13:57pour les personnes
00:13:57qui sont atteintes
00:13:58de maladies de longue durée
00:13:59donc tant qu'il n'a pas dit
00:14:00que c'est retiré
00:14:01c'est que c'est encore sur la table
00:14:02Voilà
00:14:03Sur les réseaux sociaux
00:14:04et chez les streamers
00:14:06notamment à gauche
00:14:06il y en a qui se plaignent
00:14:07de ces grèves perlées
00:14:08qui arrivent une fois par-ci
00:14:10une fois par-là
00:14:10Est-ce que vous appelez
00:14:11comme Nathalie Arthaud
00:14:13à une grève générale
00:14:14de la part des travailleurs ?
00:14:15Mais c'est évidemment
00:14:16que je comprends ce point de vue
00:14:17parce qu'on a bien vu
00:14:18pendant la mobilisation
00:14:19contre la réforme des retraites
00:14:20qu'il ne suffit pas
00:14:21d'être des millions de personnes
00:14:22dans la rue
00:14:22face à un gouvernement
00:14:24qui est un gouvernement
00:14:24de plus en plus autoritaire
00:14:25qui veut passer en force
00:14:26pour faire plier le gouvernement
00:14:28Donc moi je souhaite
00:14:30une situation de grève générale
00:14:31Après moi je ne suis pas
00:14:32travailleur
00:14:33je ne suis pas
00:14:34organisation syndicale
00:14:36Ce n'est pas à moi
00:14:37de décréter à la place des gens
00:14:38mais s'ils en arrivent là
00:14:40je les soutiendrai
00:14:41je les appuierai
00:14:42tous les mouvements de grève
00:14:43parce que je pense
00:14:44que si on veut agir aujourd'hui
00:14:45dans la situation du pays
00:14:46face à un gouvernement
00:14:46qui veut passer en force
00:14:48il faut peser
00:14:49sur la situation du pays
00:14:50pas seulement faire des manifestations
00:14:51même quand on est
00:14:52des millions de personnes
00:14:52dans la rue
00:14:53Stéphanie Despier-Rameau
00:14:54sur le calendrier
00:14:55chaque jour compte
00:14:56Vous n'en faites pas mystère
00:14:57vous voulez censurer
00:14:58Sébastien Lecornu
00:14:59quand allez-vous déposer
00:15:00la motion de censure ?
00:15:01Il semble qu'il ne soit pas possible
00:15:03selon l'interprétation
00:15:04de la présidente
00:15:05de l'Assemblée nationale
00:15:06de déposer une motion de censure
00:15:07tant que le gouvernement
00:15:08n'a pas été constitué
00:15:09Je rappelle que les ministres
00:15:10sont encore démissionnaires
00:15:12Vous allez attendre
00:15:12la déclaration de politique générale
00:15:14Mais en fait
00:15:15à partir du moment
00:15:16où M. Lecornu
00:15:17aura constitué son gouvernement
00:15:19on aura une date
00:15:21de discours de politique générale
00:15:23probablement
00:15:24j'imagine
00:15:24en début de semaine prochaine
00:15:26puisque tout le monde dit
00:15:26qu'il devrait annoncer
00:15:27son gouvernement cette semaine
00:15:28et je pense qu'à l'issue
00:15:30de son discours de politique générale
00:15:31les députés doivent être amenés
00:15:33à voter pour savoir
00:15:34s'ils font confiance
00:15:34ou pas à ce gouvernement
00:15:35Pour ça nous nous avons demandé
00:15:36un vote de confiance
00:15:37Si M. Lecornu
00:15:39ne demande pas
00:15:40un vote de confiance
00:15:41les députés pourront
00:15:42quand même voter sur la confiance
00:15:43à travers la motion de censure
00:15:44que nous déposerons
00:15:45J'imagine que le vote
00:15:47pourrait avoir lieu
00:15:48par exemple à l'issue
00:15:49de la déclaration de politique générale
00:15:51du nouveau Premier ministre
00:15:52Le Parti Socialiste
00:15:53a l'air d'être encore
00:15:53dans une démarche de négociation
00:15:55Le Rassemblement National
00:15:56a dit qu'il ne vautrait pas
00:15:57une motion par principe
00:15:59de prime abord
00:16:00contre Sébastien Lecornu
00:16:01Donc celle-ci
00:16:02elle n'a aucune chance de passer
00:16:04Est-ce que ce n'est pas
00:16:04un nouveau coup d'épée dans l'eau
00:16:06Est-ce que vous n'auriez pas
00:16:06intérêt à attendre
00:16:07justement d'avoir
00:16:07une copie budgétaire
00:16:08pour censurer ?
00:16:09C'est un peu un jour sans fin
00:16:10pardonnez-moi vos questions
00:16:11parce que je me rappelle
00:16:13au moment de la rentrée
00:16:14que nous avons fait
00:16:15nos universités d'été
00:16:16qui étaient au mois d'août
00:16:17à l'époque nous avions annoncé
00:16:18que nous lui avons déposé
00:16:19une motion de censure
00:16:20contre M. Bayrou
00:16:21pas vous personnellement
00:16:22mais j'avais certains
00:16:23de vos collègues
00:16:23qui me disaient
00:16:24bon elle n'a aucune chance
00:16:25de passer
00:16:25Mais la motion de censure
00:16:27c'est pour François Bayrou
00:16:28c'est lui qui a proposé
00:16:29un vote de confiance
00:16:30M. Bayrou a demandé
00:16:31un vote de confiance
00:16:31et il se rendait bien compte
00:16:32qu'il avait le risque
00:16:33d'être censuré
00:16:34Peut-être pas forcément
00:16:35immédiatement à la rentrée
00:16:36Vous voyez qu'un mois plus tard
00:16:36alors qu'un mois avant
00:16:37manifestement selon vous
00:16:39elle n'avait aucune chance
00:16:39de passer
00:16:40finalement il y a deux tiers
00:16:40des députés qui ont voté
00:16:41contre la confiance
00:16:42à M. Bayrou
00:16:43Donc madame
00:16:44moi je vous réponds franchement
00:16:45moi avec mes collègues
00:16:47de mon groupe parlementaire
00:16:48on déposera une motion de censure
00:16:49je pense qu'elle sera signée
00:16:50assez largement à gauche
00:16:51d'ailleurs
00:16:51et ensuite chacun prendra
00:16:53ses responsabilités
00:16:54et si le parti socialiste
00:16:55veut laisser
00:16:56M. Lecornu en place
00:16:58ou si Mme Le Pen
00:16:59veut laisser M. Lecornu en place
00:17:01elles seront comptables
00:17:02de la politique
00:17:04qui sera mise en place
00:17:05par M. Lecornu
00:17:05et son gouvernement
00:17:06Mme Le Pen dit
00:17:07on ne va pas faire de censure
00:17:09parce qu'on ne sait pas
00:17:10mais pardon
00:17:11on sait très bien
00:17:11M. Lecornu a fait une interview
00:17:12il a dit
00:17:13quelles étaient
00:17:13ses orientations programmatiques
00:17:15on ne sait peut-être pas tout
00:17:16mais on sait
00:17:17les grands équilibres politiques
00:17:19ses grandes intentions politiques
00:17:20on les connaît
00:17:21donc il y a suffisamment
00:17:22d'informations aujourd'hui
00:17:23pour décider de censurer
00:17:24ce gouvernement
00:17:24Certains vont payer
00:17:25plus d'impôts
00:17:26d'autres moins
00:17:27on n'a quand même pas encore
00:17:27tout le détail de son budget
00:17:29Oui d'accord
00:17:29mais il a aussi écarté
00:17:31la taxe Zuckman
00:17:32qui est soutenue
00:17:33si j'en crois
00:17:33vos sondages
00:17:34par 90%
00:17:35des françaises
00:17:36et des français
00:17:37il a écarté le retour
00:17:38de l'impôt de solidarité
00:17:39sur la fortune
00:17:39il y a une majorité
00:17:41de députés
00:17:41aujourd'hui à l'Assemblée nationale
00:17:42pour abroger
00:17:43la réforme des retraites
00:17:44mais ils s'y opposent
00:17:46pardon
00:17:46mais donc à un moment
00:17:47la moindre des choses
00:17:48en démocratie
00:17:49peut-être que les députés
00:17:50puissent voter
00:17:50je ne sais pas
00:17:51c'est une proposition
00:17:51mais à l'Assemblée nationale
00:17:52ici ça sert à quelque chose
00:17:53On a bien compris
00:17:54Emmanuel Bompard
00:17:55que vous vouliez faire
00:17:56tomber Sébastien Lecornu
00:17:57avant même
00:17:58les discussions budgétaires
00:17:59mais dans le cas
00:18:00où vous n'y arriviez pas
00:18:01on va essayer
00:18:02de se projeter justement
00:18:03sur ce que pourraient
00:18:04donner ces discussions
00:18:05à l'Assemblée
00:18:06on va reprendre
00:18:06on en a parlé
00:18:07taxe Zuckman
00:18:07retraite
00:18:08mais avant je vous propose
00:18:09d'écouter le prédécesseur
00:18:11de Sébastien Lecornu
00:18:12un certain François Bayrouf
00:18:13La question de la dette
00:18:15principale
00:18:16c'est qui va payer la dette
00:18:18ce pays est devant
00:18:19une question
00:18:20qui lui est posée
00:18:22en tant que génération
00:18:24et pour moi
00:18:27c'est le principal souci
00:18:31que nous avons devant nous
00:18:32Alors la dette
00:18:34c'est 3 416 milliards d'euros
00:18:36115% du PIB
00:18:37est-ce qu'elle est importante
00:18:39pour les insoumis
00:18:39cette question de la dette
00:18:40ou est-ce que vous dites
00:18:41pas de panique
00:18:42c'est pas si grave
00:18:42parce que la dette
00:18:43c'est pas les français
00:18:44c'est aussi des investisseurs étrangers
00:18:45etc
00:18:46Moi je dis surtout
00:18:46qu'il y a une dramatisation
00:18:48aujourd'hui autour
00:18:48de la question de la dette
00:18:49dont monsieur Bayrouf a joué
00:18:50qui est tout à fait excessive
00:18:52vous avez aujourd'hui
00:18:53la charge de la dette
00:18:54en France par exemple
00:18:55qui est plus faible
00:18:56que ce qu'elle était
00:18:57à la fin des années 90
00:18:58et au début des années 2000
00:19:00si on la rapporte
00:19:01à la richesse produite
00:19:02chaque année
00:19:02par notre pays
00:19:03quand la France
00:19:04met un titre
00:19:05de dette sur les marchés
00:19:06il y a 3 personnes
00:19:08pour un titre de dette
00:19:09qui sont prêts à prêter
00:19:09Est-ce que vous savez
00:19:10qu'on va prendre plus cher
00:19:11que les espagnols
00:19:12et que les italiens
00:19:13Et est-ce que vous savez
00:19:13qu'on emprunte moins cher
00:19:14que les Etats-Unis d'Amérique ?
00:19:16Bon vous voyez
00:19:16moi aussi je peux vous prendre
00:19:17des comparaisons
00:19:18donc il y a toujours
00:19:19des pays peut-être
00:19:20qui empruntent moins cher
00:19:21et puis il y a des pays
00:19:22qui empruntent plus cher
00:19:22La question c'est pas
00:19:23la dette, la dette, la dette
00:19:25la question c'est
00:19:25pourquoi faire ?
00:19:26Mais est-ce que c'est pas
00:19:27un fardot pour nos enfants ?
00:19:28C'est ce que François Bayrouf
00:19:29a essayé de dire aussi
00:19:30c'est que si nous
00:19:30on ne la rembourse pas cette dette
00:19:31on transmet aux générations
00:19:32Madame, cette dette
00:19:34elle ne sera jamais remboursée
00:19:35il ne faut pas faire semblant
00:19:36qu'on va rembourser
00:19:37plus de 3000 milliards
00:19:38d'euros de dette
00:19:39ce n'est pas vrai
00:19:39la dette elle roule
00:19:41chaque année on emprunte
00:19:42pour pouvoir continuer
00:19:43à faire rouler cette dette
00:19:44donc la question c'est
00:19:46de la dette
00:19:47pour quoi faire ?
00:19:48Déjà un, comment elle a été
00:19:49constituée
00:19:49et deux, pour quels investissements ?
00:19:52S'il s'agit parfois
00:19:53de s'endetter
00:19:55je pense que toutes les personnes
00:19:56qui nous écoutent
00:19:56peuvent le comprendre
00:19:57si c'est pour investir
00:19:58dans des infrastructures
00:19:59dans des écoles
00:20:00dans des hôpitaux
00:20:00ben ça c'est pas un problème
00:20:02s'il s'agit comme l'a fait
00:20:03Emmanuel Macron
00:20:04depuis qu'il est arrivé au pouvoir
00:20:05en 2017
00:20:06de vider les caisses de l'Etat
00:20:07en distribuant des cadeaux
00:20:08aux plus riches
00:20:09et aux multinationales
00:20:10parce que pardon
00:20:10c'est ce qui a été fait
00:20:11depuis 2017
00:20:12parce que si le déficit
00:20:13aujourd'hui
00:20:14est au-dessus de 5%
00:20:16entre 5 et 6%
00:20:17c'est exclusivement
00:20:18parce que depuis
00:20:19qu'Emmanuel Macron
00:20:19est arrivé au pouvoir
00:20:20en 2017
00:20:21il a diminué
00:20:22les recettes de l'Etat
00:20:23est-ce que vous savez
00:20:23que si les recettes de l'Etat
00:20:25en proportion du PIB
00:20:26étaient aujourd'hui restées
00:20:27au même niveau
00:20:27qu'en 2017
00:20:28le déficit en France
00:20:29c'est inférieur à 3% du PIB
00:20:30non mais ça c'est des chiffres
00:20:32concrets, sérieux, réalistes
00:20:33donc la dette elle a été
00:20:35constituée par M. Macron
00:20:36M. Bayrou
00:20:37et sa politique
00:20:37et maintenant il vient
00:20:38voir les françaises
00:20:39et les français
00:20:39et il leur dit
00:20:40c'est à vous de payer le prix
00:20:41des cadeaux que j'ai faits
00:20:41aux plus riches
00:20:42et aux grandes multinationales
00:20:43ça c'est pas possible
00:20:43alors venir sur la dette
00:20:45les intérêts de la dette
00:20:46qui seront bientôt supérieurs
00:20:47au budget de l'éducation nationale
00:20:48ça ne vous préoccupe pas ça
00:20:50de voir à quel point
00:20:51la charge est quand même
00:20:53importante
00:20:53et nous empêche
00:20:54de faire des choses
00:20:54mais comme je vous l'ai dit
00:20:56tout à l'heure
00:20:56cette charge là
00:20:57elle est aujourd'hui inférieure
00:20:59à ce qu'elle a été
00:20:59dans d'autres moments
00:21:00de notre pays
00:21:03donc moi évidemment
00:21:05que je préfère par exemple
00:21:06ne pas avoir un déficit
00:21:07de 5 à 6%
00:21:08mais je ne suis pas d'accord
00:21:09avec le discours catastrophiste
00:21:11qui consiste à dire
00:21:12ah maintenant la dette
00:21:13la dette
00:21:13il n'y a que la dette
00:21:14donc il faut réduire
00:21:15les dépenses de l'Etat
00:21:16et puis je dis surtout
00:21:17que si à la fin
00:21:18ce discours catastrophiste
00:21:19il se traduit par dire
00:21:20il faut des politiques
00:21:21d'austérité
00:21:22il faut des politiques
00:21:22qui pèsent sur le pouvoir
00:21:23d'achat des françaises
00:21:24et des français
00:21:24ou des politiques
00:21:25qui se traduisent
00:21:26par l'interruption
00:21:26de tous les investissements
00:21:28publics
00:21:29à la fin ça va aggraver
00:21:30la situation
00:21:30je termine juste
00:21:32cette démonstration
00:21:33après je vous donne la parole
00:21:33parce qu'il y a un cercle
00:21:34vicieux de l'austérité budgétaire
00:21:36c'est-à-dire que
00:21:37si vous réduisez
00:21:38les investissements
00:21:38et le pouvoir d'achat
00:21:39ça se traduit par la récession
00:21:40de l'activité économique
00:21:41par moindre recette fiscale
00:21:43et par encore plus
00:21:44de dettes après
00:21:44donc il faut changer
00:21:45complètement le logique
00:21:46il n'y a pas que la France
00:21:46a soumis ce qui le dit
00:21:47même le FMI dit
00:21:48que les politiques d'austérité
00:21:49ne fonctionnent pas de manière
00:21:49parmi les...
00:21:50Thierry Fabron
00:21:50on va continuer justement
00:21:51parce que dans le magazine
00:21:52Challenge
00:21:52j'imagine que vous avez écrit
00:21:54Tax Zuckman
00:21:55des milliards de fois
00:21:55ces derniers jours
00:22:03Alors
00:22:03la tax Zuckman
00:22:05occupe les débats
00:22:06elle est poussée
00:22:07par la gauche
00:22:08j'imagine qu'elle a
00:22:08votre soutien
00:22:09j'aimerais bien
00:22:11avoir votre réaction
00:22:12face aux critiques
00:22:13de cette taxe
00:22:15et notamment
00:22:15de certains chefs d'entreprise
00:22:17et notamment de la tech
00:22:18qui ont bien expliqué
00:22:19que eux
00:22:20ils avaient des entreprises
00:22:22valorisées parfois
00:22:23des centaines de millions
00:22:24ou des milliards
00:22:25mais qui ne généraient
00:22:26pas de revenus
00:22:27et pas de profits
00:22:28est-ce que ce n'est pas
00:22:29absurde de taxer
00:22:31des entreprises
00:22:32au fort potentiel
00:22:33en leur appliquant
00:22:34cette taxe de 2%
00:22:36sur le patrimoine
00:22:37Alors je vais répondre
00:22:37à votre question
00:22:38d'abord je vais vous dire
00:22:39oui évidemment
00:22:39en nous soutenant
00:22:40la taxe Zuckman
00:22:40d'ailleurs la première fois
00:22:41qu'elle a été adoptée
00:22:42à l'Assemblée nationale
00:22:42c'était l'année dernière
00:22:43sur la proposition
00:22:44des insoumis
00:22:44à l'intérieur de la discussion
00:22:46budgétaire
00:22:46c'est la première chose
00:22:47que je vais vous dire
00:22:48Deuxièmement
00:22:48pourquoi cette proposition
00:22:50ressort aujourd'hui
00:22:51dans le débat public
00:22:52parce qu'on a un problème
00:22:53de justice fiscale
00:22:54c'est-à-dire qu'on a
00:22:55des personnes qui ont
00:22:56un patrimoine immense
00:22:57supérieur à 100 millions d'euros
00:23:02payent moins d'impôts
00:23:03proportionnellement
00:23:04y compris que les plus riches
00:23:05en France
00:23:05c'est-à-dire que
00:23:05quand vous êtes dans
00:23:06les 0,1% les plus riches
00:23:07en France
00:23:08vous payez 45%
00:23:09de taux d'imposition moyen
00:23:10quand vous êtes dans
00:23:10les 0,0002%
00:23:12c'est-à-dire les personnes
00:23:13dont on est en train de parler
00:23:13vous payez à peu près
00:23:1425% d'impôts
00:23:15Pourquoi ?
00:23:16Parce qu'il y a des gens
00:23:17qui ont trouvé
00:23:18une manière de contourner
00:23:19l'impôt sur le revenu
00:23:21que ce soit les revenus
00:23:21du travail ou du capital
00:23:22à travers des holdings
00:23:23c'est-à-dire des entreprises
00:23:24qu'on constitue
00:23:25qui détiennent des parts
00:23:26dans d'autres entreprises
00:23:26et au lieu de toucher
00:23:27l'argent
00:23:28on les place dans ces holdings
00:23:29et ces holdings
00:23:29permettent d'échapper à l'impôt
00:23:31Alors la question
00:23:31c'est comment lutter ?
00:23:32Est-ce que la taxe
00:23:33elle a misé adapté
00:23:34pour lutter ?
00:23:34Oui bien sûr
00:23:35Alors ensuite vous dites
00:23:36il y a des gens de la tech
00:23:37qui ont dit qu'ils n'étaient pas d'accord
00:23:38c'est vrai
00:23:38il y a aussi des gens de la tech
00:23:39qui ont dit qu'ils étaient d'accord
00:23:40premièrement
00:23:41Et d'autres qu'on dit d'accord
00:23:42pour plus de justice fiscale
00:23:43mais pas pour la taxe du Tman
00:23:45qui ferait qu'on est obligé
00:23:46de vendre pour payer ses impôts
00:23:48Les réponses
00:23:48elles ont déjà été proposées
00:23:49franchement
00:23:50les exemples qu'on prend
00:23:50des licornes
00:23:51il y en a peut-être 20-30
00:23:52qui peuvent être concernés
00:23:53par cette taxe
00:23:54sur les 1800 personnes
00:23:55dont on est en train de parler
00:23:56il a déjà été amplement répondu
00:23:58qu'on pouvait échelonner
00:23:59le paiement de l'impôt
00:24:00par exemple
00:24:01s'il n'y a pas les liquidités immédiates
00:24:02qu'on pouvait avoir
00:24:03un dispositif
00:24:04dans lequel
00:24:05la banque publique d'investissement
00:24:06ou l'Etat
00:24:07prennent des actions
00:24:08quitte à ensuite
00:24:09les rétrocéder
00:24:09une fois que les personnes
00:24:11qui les détiennent
00:24:12touchent ces liquidités
00:24:13enfin je veux dire
00:24:14toute l'année
00:24:15Bercy
00:24:17travaille avec des personnes
00:24:18qui ont beaucoup d'argent
00:24:19sur l'échelonnement
00:24:20des paiements de l'impôt
00:24:21je ne vois pas pourquoi
00:24:21on ne pourrait pas le faire
00:24:22sur la tech aujourd'hui
00:24:23c'est l'arbre qui cache la forêt
00:24:24qui vise à protéger
00:24:25ceux qui utilisent vraiment
00:24:26les holdings
00:24:27pour contourner l'impôt
00:24:27donc franchement
00:24:28je trouve que c'est un argument
00:24:30de mauvaise foi
00:24:31qui est employé
00:24:31de la part de gens
00:24:32qui en vérité
00:24:33veulent protéger
00:24:34le patrimoine
00:24:34qu'ils placent dans ces holdings
00:24:35et qui échappent
00:24:36de manière honteuse
00:24:37à l'impôt
00:24:37vous ne pouvez pas accepter
00:24:39l'idée que ceux
00:24:39qui gagnent plus
00:24:40contribuent moins que les autres
00:24:41alors qu'on est manifestement
00:24:43c'est vous qui le disiez
00:24:44dans des difficultés budgétaires
00:24:45c'est normal
00:24:45qu'ils contribuent davantage
00:24:46à challenge
00:24:47ce que paieraient
00:24:48les grandes entreprises
00:24:49chaque année
00:24:50et comparé aux dividendes
00:24:51que les actionnaires perçoivent
00:24:53pour la moitié
00:24:54des plus grandes fortunes
00:24:55la taxe Zuckman
00:24:56c'est l'intégralité
00:24:58des dividendes
00:24:58donc ces gens là
00:24:59est-ce que vous pouvez imaginer
00:25:00que si vous leur dites
00:25:01l'année prochaine
00:25:02tous les dividendes
00:25:03seront pour l'Etat
00:25:04il y ait des réactions
00:25:05de délocalisation
00:25:07est-ce que vous imaginez
00:25:09n'imaginez pas
00:25:10qu'il y aura
00:25:10des réactions négatives
00:25:11sur l'investissement
00:25:12en France tout simplement
00:25:13écoutez plusieurs choses
00:25:14par rapport à ce que vous êtes
00:25:15en train de dire
00:25:16il y a un organisme
00:25:17rattaché à Matignon
00:25:18il n'est pas insoumis
00:25:19un conseil d'analyse économique
00:25:20qui a déjà produit
00:25:21un rapport
00:25:22sur cette pseudo menace
00:25:23d'exil fiscal
00:25:24qui démontre
00:25:25que c'est extrêmement marginal
00:25:26inférieur à 1%
00:25:27que honnêtement
00:25:28c'est pas une critique
00:25:29et une critique
00:25:30que je prends en compte
00:25:30personnellement
00:25:31dans ma réflexion
00:25:31deuxièmement
00:25:32le patrimoine
00:25:34des gens dont on est
00:25:34en train de parler
00:25:35augmente chaque année
00:25:36de 6 à 7%
00:25:37en moyenne
00:25:38donc si vous demandez
00:25:39à ces gens là
00:25:39de contribuer à hauteur
00:25:40de 2% de leur patrimoine
00:25:41ils vont continuer
00:25:42à s'enrichir
00:25:42donc pardon
00:25:43mais c'est quand même normal
00:25:45que ces gens là
00:25:45ils contribuent davantage
00:25:46à ce qu'ils contribuent
00:25:47aujourd'hui
00:25:47depuis qu'Emmanuel Macron
00:25:48est arrivé au pouvoir
00:25:49le patrimoine
00:25:50des 500 fortunes
00:25:51grandes fortunes
00:25:52de ce pays
00:25:53a été multiplié
00:25:54par 2
00:25:54d'accord
00:25:55et dans le même temps
00:25:56les salaires réels
00:25:57c'est à dire
00:25:58les salaires ramenés
00:25:58à l'inflation
00:25:59ont baissé de 3%
00:26:01comment vous pouvez
00:26:02accepter une situation
00:26:02donc vous aucun impact
00:26:03aucun impact dégatif
00:26:04mais c'est pas aucun impact
00:26:05c'est indispensable
00:26:06de faire en sorte
00:26:07que les plus riches
00:26:08aujourd'hui
00:26:08contribuent davantage
00:26:09et d'ailleurs
00:26:09la taxique man
00:26:10n'est qu'un des outils
00:26:12qui doit permettre
00:26:13de rétablir davantage
00:26:14de justice sociale
00:26:15dans notre pays
00:26:15beaucoup de critiques
00:26:16contre la taxique man
00:26:17pas forcément
00:26:18que des grands patrons
00:26:19aussi parfois
00:26:20chez les artisans
00:26:21les commerçants
00:26:21pas seulement
00:26:22les multinationales
00:26:23le président
00:26:23de l'union
00:26:24des commerçants
00:26:25et artisans
00:26:26et professions libérales
00:26:27disait la semaine dernière
00:26:28taxer l'outil de travail
00:26:30c'est tuer la poule
00:26:31aux oeufs d'or
00:26:32il avait cette formule
00:26:33le sujet aujourd'hui
00:26:34en France
00:26:35c'est de partager les oeufs
00:26:36pas de tuer la poule
00:26:37quand ce sont les commerçants
00:26:39et les artisans
00:26:40qui le disent
00:26:40eux-mêmes bien entendu
00:26:41ne sont pas concernés
00:26:42ils ne sont pas exposés
00:26:44à payer
00:26:45la taxe Zupan
00:26:46parce qu'ils n'ont pas
00:26:47des revenus
00:26:49aussi considérables
00:26:50ni des patrimoines
00:26:51aussi élevés
00:26:51ça ne vous fait pas réagir
00:26:54d'entendre cet argument
00:26:55taxer l'outil de travail
00:26:56c'est empêcher la production
00:26:58en France
00:26:58ça me fait réagir
00:26:59je pense que
00:26:59ces personnes se trompent
00:27:01et je pense qu'elles sont
00:27:02manipulées aujourd'hui
00:27:03par des représentants
00:27:05d'un secteur extrêmement étroit
00:27:06du patronat
00:27:07en l'occurrence
00:27:08les représentants du MEDEF
00:27:09les artisans
00:27:10ils sont manipulés
00:27:10je pense que
00:27:11quand ils reprennent
00:27:11pas tous évidemment
00:27:12mais quand ils reprennent
00:27:13ces arguments
00:27:14ils s'alignent sur les intérêts
00:27:16d'un secteur extrêmement faible
00:27:18petit du patronat
00:27:19qui en vérité
00:27:20ne défend pas les entreprises
00:27:21défend les ultra riches
00:27:22pardon
00:27:23je ne vois pas pourquoi
00:27:24le MEDEF
00:27:24a un rapport
00:27:25avec la question
00:27:26de la fiscalité
00:27:27sur les plus riches
00:27:27en fait c'est plus le MEDEF
00:27:28c'est le MURDEF
00:27:30le mouvement des ultra riches
00:27:31de France
00:27:32et pardon
00:27:32ils défendent les intérêts
00:27:33qui ne sont pas
00:27:34les intérêts des entrepreneurs
00:27:35des artisans
00:27:36ou des commerçants
00:27:36précisément parce que
00:27:38les artisans
00:27:38dont vous êtes en train de parler
00:27:39ou les commerçants
00:27:40si on ne met pas à contribution
00:27:41les ultra riches
00:27:42comme il faut le faire aujourd'hui
00:27:43alors on va mettre à contribution
00:27:45l'ensemble du pays
00:27:46l'ensemble des salariés
00:27:48l'ensemble des personnes
00:27:49qui consomment
00:27:50et donc les commerçants
00:27:51ils vont le traduire
00:27:51dans leur chiffre d'affaires
00:27:52les artisans
00:27:53évidemment
00:27:54ils n'ont pas intérêt
00:27:56à une politique
00:27:57d'austérité budgétaire
00:27:58une politique
00:27:58qui comprime
00:27:59la dépense publique
00:28:00ou l'investissement public
00:28:01c'est une politique
00:28:02qui se traduit
00:28:02pour les artisans
00:28:04par exemple
00:28:04par moins de commandes publiques
00:28:05donc par moins d'activités
00:28:07une politique
00:28:07qui baisse le pouvoir d'achat
00:28:09des françaises
00:28:09et des français
00:28:10pour les restaurateurs
00:28:11par exemple
00:28:11ça se traduit
00:28:11par moins d'activités
00:28:12donc je pense
00:28:13qu'ils se trompent
00:28:13s'ils croient
00:28:14les sornettes
00:28:15que leur raconte
00:28:15le MEDEF
00:28:16à longueur d'antenne
00:28:17et à longueur de journée
00:28:17et d'ailleurs
00:28:18j'ai noté
00:28:18que d'autres organisations
00:28:19professionnelles
00:28:20ne sont pas alignées
00:28:21sur les positions du MEDEF
00:28:22quand le MEDEF dit
00:28:23je vais faire un meeting
00:28:24contre la taxe Zuckman
00:28:25d'autres organisations
00:28:26professionnelles disent
00:28:27non non
00:28:27nous on n'est pas là dedans
00:28:28on n'est pas d'accord
00:28:29il faut plus de justice
00:28:29l'organisation des artisans
00:28:30dont il parle
00:28:31donc c'est l'U2P
00:28:32oui précisément
00:28:33c'est pour ça que je vous dis
00:28:34vous voyez
00:28:35je pense que le MEDEF
00:28:36ne représente pas
00:28:37l'intérêt de l'ensemble
00:28:38des entreprises
00:28:38mais l'U2P pour autant
00:28:39critique quand même
00:28:40la taxe Zuckman
00:28:40la question
00:28:41je ne suis pas le MEDEF
00:28:42mais je ne suis pas
00:28:42la taxe Zuckman
00:28:43vous prenez ce qui vous arrange
00:28:45dans ce que disent les artisans
00:28:46vous aussi d'ailleurs
00:28:46vous avez remarqué
00:28:47moi je suis prêt à en débattre
00:28:50évidemment avec l'U2P
00:28:51et avec qui que ce soit
00:28:52mais l'U2P
00:28:53n'a rien à craindre
00:28:54d'une taxe Zuckman
00:28:55et la taxe Zuckman
00:28:56pardon
00:28:56n'inclut pas
00:28:57l'outil de travail
00:28:58ce n'est pas vrai
00:28:59mais bien sûr que si
00:29:00attendez
00:29:00attendez
00:29:01ce qu'on appelle
00:29:02les biens professionnels
00:29:03c'est autre chose
00:29:04les usines ne sont pas taxées
00:29:05les biens professionnels
00:29:06c'est l'outil de travail
00:29:07ce sont les entreprises
00:29:08ça ça s'appelle
00:29:09vous utilisez des mots
00:29:11pour faire croire
00:29:11qu'on va taxer l'entreprise
00:29:13on ne taxe pas l'entreprise
00:29:14on taxe le patrimoine
00:29:15des individus
00:29:16et notamment
00:29:17dans le patrimoine
00:29:17des individus
00:29:18les parts qu'ils peuvent détenir
00:29:19dans des entreprises
00:29:20et c'est un vieux débat
00:29:20parce que sur l'ISF
00:29:21il y avait un débat aussi
00:29:22sur les biens professionnels
00:29:24ou non
00:29:24un autre mot
00:29:25puisque vous avez cité
00:29:26justement ce chiffre
00:29:26sur la politique
00:29:27d'Emmanuel Macron
00:29:28ces cadeaux fiscaux
00:29:29Hervé Gattegnaud
00:29:30vous n'avez pas
00:29:31la même analyse
00:29:32ça ne vous surprendra pas
00:29:33Manuel Bompard
00:29:34alors en général
00:29:34lorsque vous évoquez
00:29:36les cadeaux fiscaux
00:29:37c'est votre expression
00:29:38faite par Emmanuel Macron
00:29:39depuis 2017
00:29:40à ceux que vous appelez
00:29:42les plus riches
00:29:43vous évaluez
00:29:44ce montant
00:29:44à 60 milliards d'euros
00:29:46la Cour des comptes
00:29:47relève que
00:29:48sur ces belles
00:29:50paieces et suppression
00:29:51d'impôts
00:29:52à peu près
00:29:52entre 35 et 40%
00:29:54est représenté
00:29:56par la suppression
00:29:57de la taxe d'habitation
00:29:58pour l'ensemble
00:29:59des Français
00:30:00et par la suppression
00:30:01de la redevance télé
00:30:02est-ce que ça veut dire
00:30:04que vous critiquez
00:30:05également cette mesure
00:30:06et est-ce que
00:30:06ça veut dire
00:30:07que la France Insoumise
00:30:08envisagerait éventuellement
00:30:09de rétablir
00:30:10la taxe d'habitation
00:30:11et la redevance télé
00:30:12bon d'abord
00:30:13la suppression
00:30:13de la taxe d'habitation
00:30:14toutes les personnes
00:30:15qui habitent
00:30:15qui ont un logement
00:30:17qui sont propriétaires
00:30:18d'un logement
00:30:18aujourd'hui dans une ville
00:30:19savent qu'elle a été
00:30:19largement compensée
00:30:20par l'augmentation
00:30:21de la fiscalité locale
00:30:23parce que
00:30:23oui la taxe foncière
00:30:24mais ça ne vient pas
00:30:26pour les mêmes personnes
00:30:26c'est pas la même chose
00:30:27c'est des cadeaux
00:30:28les gens ne la payent plus
00:30:29je vais répondre
00:30:30à votre question
00:30:30mais donc je ne vais pas
00:30:32maintenant vous proposer
00:30:32de la réintroduire
00:30:33alors qu'il la paye déjà
00:30:34d'un certain point de vue
00:30:35par l'augmentation
00:30:36de la taxe foncière
00:30:36maintenant je vais vous dire
00:30:37les choses très simples
00:30:38la politique d'Emmanuel Macron
00:30:39depuis 2017
00:30:40son impact
00:30:41dans la population
00:30:42il a été évalué
00:30:43notamment par l'Institut
00:30:44des politiques publiques
00:30:45cette politique
00:30:46elle a profité
00:30:4680 fois plus
00:30:4880 fois plus
00:30:49aux 5% les plus riches
00:30:51qu'aux 5% les plus pauvres
00:30:52tout est dit
00:30:52donc vous pouvez me prendre
00:30:54un exemple
00:30:55de la taxe d'habitation
00:30:55j'ai repris votre exemple
00:30:56cette politique là
00:30:57a profité
00:30:58étude de l'Institut
00:31:00des politiques publiques
00:31:0080 fois plus
00:31:02aux 5% les plus riches
00:31:03qu'aux 5% les plus pauvres
00:31:04donc je ne suis pas d'accord
00:31:05avec cette politique
00:31:06je pense qu'elle n'est pas juste
00:31:07et je pense qu'il faut
00:31:08complètement tourner la page
00:31:09de cette politique
00:31:09vous êtes d'accord
00:31:10que supprimer la taxe d'habitation
00:31:11c'est pas un cadeau
00:31:11fait aux plus riches
00:31:12ça dépend
00:31:13tout le monde ne paye pas
00:31:14la taxe d'habitation
00:31:14et à l'intérieur des gens
00:31:16qui ont bénéficié
00:31:17de la suppression
00:31:17de la taxe d'habitation
00:31:18il y a des personnes
00:31:20très riches
00:31:20qui en ont profité
00:31:21il y a aussi des personnes
00:31:22moins riches
00:31:22qui en ont profité
00:31:23et proportionnellement
00:31:24c'est le chiffre
00:31:25que je vous ai donné
00:31:25cette politique
00:31:26celle-là
00:31:27plus les autres annonces
00:31:28parce que
00:31:28vous m'avez pris
00:31:29la taxe d'habitation
00:31:30mais je pourrais vous parler
00:31:31de la suppression
00:31:31de l'impôt de solidarité
00:31:32sur la fortune
00:31:33de le rétablissement
00:31:34de la flat tax
00:31:34ça c'est des politiques
00:31:36qui ont profité
00:31:37quasiment exclusivement
00:31:38aux plus riches
00:31:39certains aussi
00:31:39de ces baisses de recettes
00:31:40ça a bénéficié
00:31:41je vous ai dit
00:31:4280 fois plus
00:31:43et si vous voulez
00:31:44contester mon chiffre
00:31:44donnez-moi des éléments
00:31:45mais moi je m'appuie
00:31:46sur une étude
00:31:47de l'Institut des politiques
00:31:48publiques
00:31:48sur la question des retraites
00:31:49que vous résumez
00:31:50puisque effectivement
00:31:51il parlait d'un segment
00:31:52mais cette étude
00:31:53disait aussi
00:31:54que les classes moyennes
00:31:55avaient aussi beaucoup
00:31:56bénéficié de ces baisses d'impôts
00:31:58c'était le sens
00:31:58de la question de mon collègue
00:31:59c'est-à-dire que
00:32:00ces baisses de taxes d'habitation
00:32:01c'est 20 milliards
00:32:02donc évidemment
00:32:03l'ensemble de la population
00:32:04en a quand même profité
00:32:05écoutez je vous ai donné
00:32:06un chiffre tout à l'heure
00:32:07celui-là aussi
00:32:08vous pouvez le vérifier
00:32:08le salaire réel
00:32:10des français
00:32:10a baissé de 3%
00:32:12voilà
00:32:12et par contre
00:32:13si vous voulez
00:32:13on peut parler des dividendes
00:32:14qui ont augmenté de 80%
00:32:15parce que ça
00:32:17ça a profité très concrètement
00:32:18à des gens
00:32:19on peut parler du patrimoine
00:32:20des plus riches
00:32:20qui a été multiplié par 2
00:32:21si vous me présentez
00:32:22un français
00:32:23qui ne fait pas partie
00:32:24des plus riches
00:32:25et dont le patrimoine
00:32:26a été multiplié par 2
00:32:27je veux bien le rencontrer
00:32:28mais je pense qu'il n'existe pas
00:32:28Vous voulez parler des retraites
00:32:29surtout
00:32:30aux pistes budgétaires
00:32:31on a vu le diagnostic
00:32:33on connaît le diagnostic
00:32:34de nos finances publiques
00:32:35qui préoccupe
00:32:36beaucoup d'observateurs
00:32:37la réforme des retraites
00:32:39dans tout cela
00:32:40ma question est
00:32:41est-ce que vous la maintenez toujours
00:32:43vu le coût
00:32:45potentiellement faramineux
00:32:47qu'elle comporte
00:32:48c'est-à-dire
00:32:50est-ce qu'on revient
00:32:51à 60 ans
00:32:51avec 60 annuités
00:32:52j'ai souvenir
00:32:54d'une évaluation
00:32:55de l'Institut Montaigne
00:32:56qui parlait
00:32:56de 80 milliards d'euros
00:32:57donc ce qui veut dire
00:32:59comment imaginer
00:33:01financer
00:33:02une telle réforme
00:33:03sachant que la taxe
00:33:04du commun
00:33:05dont on parle
00:33:05au maximum
00:33:06c'est 20 milliards
00:33:07même si beaucoup
00:33:08ne sont pas d'accord
00:33:08avec le chiffre
00:33:09on ne parle pas
00:33:10des mêmes choses
00:33:10vous êtes d'accord
00:33:11on essaye d'être précis
00:33:14la taxe du commun
00:33:14ça concerne
00:33:15des recettes de l'Etat
00:33:15là quand on parle
00:33:16de la retraite
00:33:17on parle des recettes
00:33:18de la sécurité sociale
00:33:19mais les socialistes
00:33:20disent par exemple
00:33:20que la taxe humaine
00:33:21peut financer
00:33:22une suspension
00:33:23de la réforme
00:33:23je ne sais pas
00:33:24pourquoi les socialistes
00:33:25disent ça
00:33:25parce que ce n'est pas
00:33:26les mêmes budgets
00:33:26mais si vous voulez
00:33:27on peut faire des transferts
00:33:30mais justement
00:33:30je pense qu'il faut éviter
00:33:31de faire des transferts
00:33:32et d'ailleurs
00:33:32ça va être la réponse
00:33:33que je vais vous faire
00:33:33sur ce sujet
00:33:34moi je ne sais pas
00:33:36d'où sort le chiffre
00:33:36de 80 milliards d'euros
00:33:37nous notre chiffrage
00:33:39il est très clair
00:33:40c'est 28 milliards d'euros
00:33:41sur la retraite
00:33:42à 60 ans
00:33:43et 28 milliards d'euros
00:33:43c'est précisément
00:33:44exactement
00:33:45le montant
00:33:46des exonérations
00:33:47de cotisations sociales
00:33:48qui ont été accordées
00:33:48par l'Etat
00:33:49aux entreprises
00:33:50ces dernières années
00:33:50qui n'ont pas été compensées
00:33:51que vous voudriez supprimer
00:33:53non je veux rétablir
00:33:54le financement
00:33:55non mais les exonérations
00:33:56donc supprimer
00:33:56les exonérations
00:33:57ces exonérations là
00:33:58oui il faut les supprimer
00:33:59ou alors il faut les compenser
00:34:02parce que si vous faites
00:34:04des exonérations
00:34:05de cotisations
00:34:05et que vous ne les compensez pas
00:34:06vous creusez artificiellement
00:34:08le trou de la sécurité sociale
00:34:10et puis ensuite
00:34:10vous venez sur les plateaux
00:34:11de télévision
00:34:12pas vous
00:34:12je vous prends là
00:34:13comme pour débattre
00:34:14vous venez ensuite
00:34:15sur les plateaux
00:34:15et vous dites
00:34:16la sécurité sociale
00:34:17il y a un déficit
00:34:19il faut qu'on parte
00:34:19plus tard à la retraite
00:34:21ou qu'on soit moins soigné
00:34:22il faut augmenter
00:34:22le doublement
00:34:22des franchises médicales
00:34:23vous êtes d'accord
00:34:24ce coût des exonérations
00:34:25le coût il a été créé
00:34:27par le déficit
00:34:28de la sécurité sociale
00:34:29a été créé artificiellement
00:34:31en France
00:34:31par le fait
00:34:32qu'on a fait
00:34:33des exonérations
00:34:34de cotisations sociales
00:34:35et qu'on ne les a pas compensées
00:34:36c'est précisément
00:34:37exactement les mêmes chiffres
00:34:39c'est mathématique
00:34:40d'accord
00:34:40mais est-ce que vous pouvez
00:34:41financer la retraite
00:34:42vous voulez les supprimer
00:34:43ces exonérations
00:34:43c'est intéressant
00:34:44parce qu'elles concernent
00:34:46essentiellement les bas salaires
00:34:47mais ça dépend lesquelles
00:34:48je ne vais pas
00:34:48du jour au lendemain
00:34:49je ne vais pas
00:34:50du jour au lendemain
00:34:51avoir une décision
00:34:53qui va se traduire
00:34:54par le fait
00:34:54que le coût pour une personne
00:34:56en bas salaire
00:34:56va tout de suite augmenter
00:34:57de manière significative
00:34:58je pense qu'il faut faire
00:34:58les choses de manière
00:34:59raisonnable
00:34:59et de manière sérieuse
00:35:01mais cette logique-là
00:35:02je ne suis pas d'accord
00:35:03avec cette logique-là
00:35:04et donc il y a un certain
00:35:05nombre de ces exonérations
00:35:06qu'effectivement
00:35:06il faut supprimer
00:35:08et d'autres au moins
00:35:09dans un premier temps
00:35:09qu'il faut compenser
00:35:11D'un mot Hervé Gattegno
00:35:12pour vous c'est un peu
00:35:13une exception française
00:35:14ce débat sur les retraites
00:35:15en tout cas du point de vue
00:35:16de la France insoumise
00:35:16de toute évidence
00:35:17quand vous regardez
00:35:18le reste de l'Europe
00:35:19ça ne vous frappe pas
00:35:20de voir que l'Espagne
00:35:22l'Allemagne
00:35:23l'Italie
00:35:23sont à 66 ans
00:35:25comme âge légal
00:35:26de départ
00:35:26non pardon
00:35:27l'Italie c'est 67 ans
00:35:28la Grèce c'est presque 68 ans
00:35:30et nous en France
00:35:31on pourrait faire 60 ans
00:35:33qu'est-ce qui se passe
00:35:34en France
00:35:34il y a un microclimat
00:35:35qui fait que nous
00:35:36on pourrait travailler
00:35:37moins longtemps que les autres
00:35:38tout en finançant
00:35:39nos systèmes sociaux
00:35:40M. Gattegno
00:35:40puisque vous connaissez bien
00:35:41votre dossier
00:35:42vous connaissez la durée
00:35:42de cotisation en Espagne
00:35:43dites-nous
00:35:45elle est inférieure
00:35:46à 40 annuités
00:35:48et donc
00:35:48nous on part plus tôt
00:35:49mais on travaille plus longtemps
00:35:51et donc
00:35:51quelle conclusion vous en tirez ?
00:35:53j'en tire que
00:35:53pourquoi les Espagnols
00:35:54considèrent qu'on peut faire
00:35:55moins de 40 annuités
00:35:56et nous en France
00:35:57on devrait faire 42 ou 43 ans
00:35:59c'est vous qui avez pris
00:35:59une comparaison internationale
00:36:00c'est pas moi
00:36:01donc vous ne pouvez pas
00:36:02comparer des modèles
00:36:03peut-être que c'est eu égard
00:36:04à la situation financière
00:36:05de notre régime
00:36:06écoutez vous comparez
00:36:07mais c'est vous qui avez pris
00:36:08un exemple international
00:36:09vous comparez des modèles
00:36:10sur la base d'un seul paramètre
00:36:12l'âge de départ
00:36:13or dans les modèles
00:36:14de retraite aujourd'hui en Europe
00:36:16il y a l'âge de départ
00:36:17et il y a la durée de cotisation
00:36:18qui compte
00:36:18donc votre comparaison
00:36:19pardon c'est vous
00:36:20qui avez voulu prendre
00:36:21donc vous pensez que
00:36:21dans tous les autres pays
00:36:22on cotise beaucoup plus
00:36:23qu'en France
00:36:24non je dis qu'il y a des pays
00:36:25où l'âge de départ
00:36:26est effectivement plus important
00:36:28qu'en France
00:36:28et puis il y a des pays
00:36:29où la durée de cotisation
00:36:30est plus importante qu'en France
00:36:31et puis il y a des pays
00:36:32où la durée de cotisation
00:36:33est plus faible qu'en France
00:36:34et puis il y a des pays
00:36:35où par exemple
00:36:35il y a des fois
00:36:36la retraite est à 60 ans
00:36:37pour les femmes
00:36:38dans certains pays en Europe
00:36:39et vous ne le prenez jamais
00:36:40comme exemple
00:36:40donc je dis qu'on peut quand même
00:36:42faire notre propre modèle
00:36:43sur la base
00:36:44des modalités de financement
00:36:45qu'on a envie de générer
00:36:46et qu'après c'est des choix politiques
00:36:47et bien moi je considère
00:36:48que quand on a travaillé
00:36:49toute sa vie
00:36:49quand on a travaillé
00:36:50toute sa vie
00:36:51quand on arrive à 60 ans
00:36:52qu'on a le dos cassé
00:36:53qu'on est fatigué
00:36:54qu'on est malade
00:36:54qu'on a contribué
00:36:55et bien oui je pense
00:36:56qu'on doit pouvoir profiter
00:36:57de ces quelques années
00:36:58à la retraite
00:36:59attendez je termine
00:36:59vous savez que
00:37:00l'espérance de vie
00:37:01en bonne santé
00:37:02aujourd'hui en France
00:37:03elle est à 62-63 ans
00:37:04est-ce que vous considérez
00:37:05normal qu'on ne puisse pas
00:37:06partir à la retraite
00:37:07avant d'avoir atteint
00:37:08son espérance de vie
00:37:09en bonne santé
00:37:10est-ce que vous pensez
00:37:10que la retraite
00:37:11c'est réservé
00:37:11à quand on n'est plus
00:37:12en bonne santé
00:37:12moi ce n'est pas ma vision
00:37:13de la société
00:37:14Stéphanie Despierre
00:37:16est-ce que
00:37:16on pourra y revenir
00:37:18si vous voulez
00:37:18il y a un débat
00:37:19qui existe alors
00:37:19sur la taxe Zuckman
00:37:21vous avez dit
00:37:21le pays est favorable
00:37:22vous avez l'air d'estimer
00:37:24qu'il y a une majorité
00:37:24à l'Assemblée
00:37:25pour la voter
00:37:26pourquoi justement
00:37:27ne pas laisser
00:37:27le débat budgétaire
00:37:28se faire pour le démontrer
00:37:29et tout de suite
00:37:30poser une motion de censure
00:37:31parce qu'on l'a déjà fait
00:37:31l'année dernière madame
00:37:32la taxe Zuckman
00:37:33c'était une proposition de loi
00:37:34là si vous le faites voter
00:37:35durant le budget
00:37:36c'est un peu plus fort
00:37:37pardon excusez-moi
00:37:38vos informations sont pas bonnes
00:37:39l'année dernière
00:37:40à l'Assemblée nationale
00:37:41dans le débat budgétaire
00:37:42en commission
00:37:43puisqu'en hémicycle
00:37:45on n'a pas pu
00:37:45puisqu'il y a eu
00:37:46sauf non
00:37:47mais même en hémicycle
00:37:48je crois sur la sécurité sociale
00:37:49à voir
00:37:49mais en tout cas
00:37:50sur la taxe Zuckman
00:37:51ça devait être en commission
00:37:52ça a été adopté
00:37:52par l'Assemblée nationale
00:37:53mais là vous savez
00:37:54le Rassemblement national
00:37:55est contre
00:37:56a dit qu'il était contre
00:37:57le Bloc central
00:37:57non est-ce qu'il y a
00:37:58une majorité aujourd'hui
00:37:59il s'est abstenu
00:38:00la dernière fois
00:38:00il faut peut-être
00:38:00qu'il accorde un petit peu
00:38:01ses violons
00:38:02et ses positions
00:38:04mais madame
00:38:05je pourrais suivre
00:38:07votre raisonnement
00:38:08si monsieur Lecornu
00:38:09avait dit qu'à la fin
00:38:10il n'y aurait pas de 49-3
00:38:11mais sinon pour quoi faire
00:38:13pour faire une démonstration
00:38:14et puis qu'à la fin
00:38:14monsieur Lecornu
00:38:15ils disent
00:38:15bon on va faire 49-3
00:38:17et quand monsieur Lecornu
00:38:18va faire 49-3
00:38:19il va choisir les amendements
00:38:20qu'il va laisser
00:38:20dans le budget final
00:38:21donc je serais très content
00:38:22d'avoir réussi
00:38:23à faire voter
00:38:23la taxe Zuckman
00:38:24par une majorité
00:38:25de députés
00:38:26à l'Assemblée nationale
00:38:26mais elle ne sera pas
00:38:27dans le budget final
00:38:27il dit qu'il va essayer
00:38:28d'éviter d'utiliser
00:38:29le 49-3
00:38:30on peut peut-être
00:38:30le croire jusqu'au bout
00:38:31franchement
00:38:32monsieur Barnier
00:38:33disait la même chose
00:38:34si vous me présentez
00:38:35un Premier ministre
00:38:36depuis l'histoire
00:38:36de la Ve République
00:38:37qui vous dit
00:38:38je serais super content
00:38:38d'utiliser le 49-3
00:38:40le bien que vous me le présentiez
00:38:41mais lui non plus
00:38:41il n'existe pas
00:38:42franchement quelqu'un
00:38:43qui dit je vais essayer
00:38:44de ne pas le faire
00:38:44c'est qu'il a l'intention
00:38:46de le faire à la fin
00:38:47ou alors il dirait
00:38:48dès le début
00:38:48je prends l'engagement
00:38:49ferme et solennel
00:38:50de ne pas l'utiliser
00:38:51ce qu'il ne fait pas
00:38:51Hugo, une question
00:38:53on reste sur le sujet
00:38:54de l'Assemblée nationale
00:38:55demain la commission d'enquête
00:38:57sur les liens existants
00:38:58entre les représentants
00:38:59des mouvements politiques
00:38:59et des organisations
00:39:00et réseaux soutenants
00:39:01l'action terroriste
00:39:02ou propageant l'idéologie
00:39:03islamiste
00:39:04va élire son président
00:39:05elle est souvent étiquetée
00:39:06comme étant une commission d'enquête
00:39:07anti-LFI
00:39:08de la part de la droite
00:39:09est-ce qu'elle vous inquiète
00:39:10cette commission d'enquête ?
00:39:12je la trouve ridicule
00:39:14je la trouve ridicule
00:39:15elle a été retoquée
00:39:16une première fois
00:39:17à l'Assemblée nationale
00:39:18parce que précisément
00:39:19elle ciblait la France assoumise
00:39:20finalement comme elle a été retoquée
00:39:22ils l'ont réécrit
00:39:23pour dire qu'elle ciblait
00:39:24tout le monde
00:39:24ils ont déjà perdu
00:39:26trois mois de commission d'enquête
00:39:28parce qu'ils ne sont pas capables
00:39:29de décrire quelque chose bien
00:39:31et je trouve ça pitoyable
00:39:32et ridicule
00:39:33maintenant s'ils veulent jouer
00:39:34à ce jeu-là
00:39:34d'une commission d'enquête
00:39:35qui normalement est censée
00:39:36faire des choses sérieuses
00:39:37pas servir d'outil
00:39:38pour tenter de dénigrer
00:39:39une formation politique
00:39:40et bien on s'en saisira
00:39:41et puis on parlait
00:39:42de monsieur Sarkozy
00:39:43qui a des liens
00:39:43avec la Libye de monsieur Kadhafi
00:39:45peut-être qu'on pourra l'inviter
00:39:46s'il n'est pas en prison
00:39:47à ce moment-là
00:39:47devant la commission d'enquête
00:39:48pour nous en parler
00:39:49et vous attendez
00:39:50à des convocations
00:39:51des membres de la France insoumise
00:39:52ou pas ?
00:39:52mais pourquoi il y aurait
00:39:53des convocations
00:39:54des membres de la France insoumise ?
00:39:55si c'est une commission d'enquête
00:39:56anti-insoumise
00:39:57on peut se...
00:39:57mais elle n'est plus anti-insoumise
00:39:59le titre a été changé
00:40:00mais si ça concerne tout le monde
00:40:02vous serez peut-être auditionné
00:40:02au même titre
00:40:03mais si tout le monde
00:40:04est auditionné
00:40:04moi j'ai pas de problème
00:40:05à être auditionné
00:40:06j'ai rien à cacher
00:40:06sur ce sujet
00:40:07parce que moi en l'occurrence
00:40:08je n'ai ni fait des affaires
00:40:09avec la Libye de monsieur Kadhafi
00:40:11ni comme le Rassemblement national
00:40:13par exemple
00:40:14a eu des anciens candidats
00:40:17qui ont financé
00:40:17l'entreprise Lafarge
00:40:19en Syrie
00:40:20au moment de Daesh
00:40:21ou des choses comme ça
00:40:22donc moi je leur ai déjà dit
00:40:25je leur conseille
00:40:25de ne pas ouvrir ce dossier
00:40:26parce que c'est pas
00:40:27à la France insoumise
00:40:28que ça va faire du mal
00:40:28parce que la France insoumise
00:40:29sur ce sujet
00:40:30elle n'a rien à se reprocher
00:40:31par contre je pense
00:40:32qu'il y a un certain nombre
00:40:32de partis politiques en place
00:40:33qui depuis des années
00:40:34ont des liens assez troubles
00:40:36avec des réseaux
00:40:37et s'ils veulent
00:40:38qu'on en donne la lumière
00:40:40vous pouvez compter sur nous
00:40:41pour le faire
00:40:42Vous avez voulu faire interdire
00:40:43aussi un livre
00:40:44sur ces questions ?
00:40:45Non, non, non madame
00:40:45je n'ai rien voulu
00:40:46faire interdire du tout
00:40:47Vous avez demandé à le lire
00:40:48au préalable
00:40:49Avant publication
00:40:50Merci pour la rétile
00:40:52C'est de vouloir le faire interdire
00:40:53vous êtes d'accord ?
00:40:54La justice
00:40:54oui, ça veut quand même dire
00:40:56que vous voulez avoir
00:40:57une visée sur un livre
00:40:58écrit par des journalistes
00:40:59avant qu'il soit publié
00:40:59et la justice vous a débouté
00:41:01Mais madame
00:41:02si demain j'écris un livre
00:41:03dans lequel je raconte
00:41:04des horreurs sur vous
00:41:05et vous êtes au courant
00:41:06que dans 10 jours
00:41:06il va sortir
00:41:07peut-être parce que
00:41:08c'est votre droit
00:41:09vous allez faire une démarche
00:41:09pour avoir connaissance
00:41:10de ce livre
00:41:11La liberté d'expression
00:41:11Attendez madame
00:41:12Non, la liberté d'expression
00:41:13Non, non madame
00:41:14la liberté d'expression
00:41:15elle a des limites
00:41:16La liberté d'expression
00:41:17il y a des règles déontologiques
00:41:18quand on fait un travail
00:41:19de journaliste
00:41:20Si demain je raconte
00:41:20des choses complètement fausses
00:41:21sur vous
00:41:22vous allez pouvoir
00:41:23porter plainte contre moi
00:41:24et à juste titre
00:41:24Et pour ça
00:41:25vous avez besoin
00:41:26d'avoir connaissance
00:41:26de ce livre
00:41:27C'est une démarche
00:41:28assez courante
00:41:28avant la publication
00:41:29d'un ouvrage
00:41:30de savoir ce qu'il y a
00:41:31à l'intérieur
00:41:31pour savoir si ça doit
00:41:32engager des procédures
00:41:33judiciaires ou pas
00:41:33Allez, on va continuer
00:41:34Vous le feriez vous aussi
00:41:35madame
00:41:35si vous saviez
00:41:36que dans 10 jours
00:41:36il y allait un livre
00:41:37qui allait sortir
00:41:38pour raconter des horreurs
00:41:39sur vous
00:41:39qui ne correspondent pas
00:41:40à la réalité
00:41:40et qui ne s'appuient
00:41:41sur aucune base sérieuse
00:41:42et réelle
00:41:42On reste avec vous
00:41:43Stéphanie justement
00:41:44parce qu'on va parler
00:41:45d'élections à venir
00:41:46législatives, présidentielles
00:41:47peut-être
00:41:47mais il y a des élections
00:41:48internes à l'Assemblée
00:41:50à surveiller mercredi
00:41:51Stéphanie
00:41:51c'est les élections du bureau
00:41:52Donc renouvellement
00:41:53des postes clés
00:41:54à l'Assemblée nationale
00:41:55Pourquoi vous vous opposez
00:41:56toujours à la présence
00:41:57du Rassemblement national
00:41:58alors qu'une partie du pays
00:42:00a voté pour des députés
00:42:01du Rassemblement national
00:42:02est-ce qu'il n'aurait pas
00:42:03le droit de participer
00:42:04à la vie de l'institution
00:42:05qui est l'Assemblée nationale
00:42:06Mais les députés
00:42:07du Rassemblement national
00:42:08ont été élus
00:42:08ils siègent à l'Assemblée nationale
00:42:09cette question-là
00:42:10n'est pas en cause
00:42:11ensuite c'est un deuxième sujet
00:42:12C'est les vice-présidents
00:42:13de l'Assemblée
00:42:14de décider quel est l'exécutif
00:42:16de l'Assemblée nationale
00:42:17et moi il me semble
00:42:18que l'année dernière
00:42:19au moment des élections législatives
00:42:20il y a eu un mouvement
00:42:21populaire assez profond
00:42:22pour empêcher
00:42:23l'extrême droite
00:42:24de s'emparer du pouvoir
00:42:25et il me semble
00:42:26assez légitime
00:42:26que ce mouvement
00:42:27il se traduise aussi
00:42:28par des décisions parlementaires
00:42:29donc l'année dernière
00:42:30nous nous sommes opposés
00:42:31au fait que le Rassemblement national
00:42:33rentre au bureau
00:42:33de l'Assemblée nationale
00:42:35et on continue
00:42:36à s'y opposer
00:42:36de ce point de vue-là
00:42:37on n'a pas changé d'avis
00:42:38maintenant je vois bien
00:42:39comment il y a des discussions
00:42:41entre les macronistes
00:42:43et le Rassemblement national
00:42:44où en quelque sorte
00:42:45le Rassemblement national
00:42:46est en train de faire acheter
00:42:48sans doute
00:42:48sa non-censure
00:42:49du gouvernement
00:42:49de M. Lecornu
00:42:50contre quelques postes
00:42:52à l'Assemblée nationale
00:42:53bon et bien je dis
00:42:55aux électrices
00:42:55et aux électeurs
00:42:56du Rassemblement national
00:42:57vous voyez comment
00:42:58vous êtes considérés
00:42:59c'est-à-dire que
00:43:00plutôt que de savoir
00:43:01le contenu de la politique
00:43:02qui va s'appliquer
00:43:03pour vous
00:43:03le Rassemblement national
00:43:05essaye d'échanger
00:43:06une non-censure
00:43:07contre le fait
00:43:08qu'ils ont quelques postes
00:43:09cinglants
00:43:09à la vice-présidence
00:43:10de la Rassemblement national
00:43:10Vous pensez vraiment
00:43:11que Marine Le Pen
00:43:12ne va pas censurer
00:43:12le gouvernement
00:43:13juste parce qu'elle obtient
00:43:14deux vice-présidences
00:43:15à l'Assemblée ?
00:43:15L'avenir nous le dira
00:43:16On se retrouve dans quelques jours
00:43:18et on verra
00:43:18si le Rassemblement national
00:43:19aura censuré
00:43:20ou pas le gouvernement
00:43:20Vous avez à l'heure actuelle
00:43:22la majorité
00:43:23la gauche
00:43:23a la majorité
00:43:24au bureau de l'Assemblée nationale
00:43:25s'il y a des votes
00:43:27poste par poste
00:43:28mercredi après-midi
00:43:29vous risquez
00:43:30de perdre gros
00:43:30C'est la vie
00:43:31c'est les élections
00:43:32si vous êtes démocrate
00:43:34moi je suis démocrate
00:43:35si on perd
00:43:37les élections internes
00:43:38puisque c'est des élections internes
00:43:40j'entends parfois dire
00:43:41oui mais il faudrait
00:43:41que chaque groupe
00:43:42soit représenté
00:43:42à la proportionnelle
00:43:43mais dans ce cas
00:43:44il ne faut pas faire d'élection
00:43:45il faut faire une représentation
00:43:46automatique
00:43:46des équilibres
00:43:47de l'Assemblée nationale
00:43:48au bureau de l'Assemblée nationale
00:43:48Vous dites souvent
00:43:49ce n'est pas ce que dit
00:43:50notre règlement
00:43:51ce que dit notre règlement
00:43:52c'est qu'il y a des votes
00:43:53Il faut s'efforcer
00:43:54à rechercher
00:43:55sa représentativité
00:43:56il y a des votes
00:43:57à la majorité
00:43:58donc dans les votes
00:43:59à la majorité
00:43:59pardon mais moi
00:44:00je ne vais pas voter
00:44:00pour un candidat
00:44:01du Rassemblement national
00:44:02je l'assume
00:44:03Si vous perdez
00:44:04des postes au bureau
00:44:04si vous n'êtes plus majoritaire
00:44:05est-ce que ça veut dire
00:44:06que vous n'êtes plus majoritaire
00:44:07à l'Assemblée
00:44:07parce que souvent
00:44:08vous vous targuez
00:44:09d'être majoritaire
00:44:11dans le bureau
00:44:11de l'Assemblée nationale
00:44:12pour dire qu'il y a
00:44:13une majorité de gauche
00:44:14dans le pays
00:44:15Vous êtes plus grand
00:44:16la plus grande formation
00:44:17politique à l'Assemblée
00:44:18Non pardon
00:44:18excusez-moi
00:44:19vous ne trouverez jamais
00:44:19un seul propos de ma part
00:44:20qui dit que nous aurions
00:44:21la majorité absolue
00:44:22à l'Assemblée nationale
00:44:23pour une raison
00:44:23Non la majorité absolue
00:44:24non
00:44:24Pour une raison
00:44:25Ben oui
00:44:25mais ça c'est une évidence
00:44:27Non mais vous êtes plus nombreux
00:44:29que le socle commun
00:44:30c'était la bataille aussi
00:44:31Non mais attendez
00:44:32attendez
00:44:32s'il vous plaît
00:44:33ne mélangeons pas deux choses
00:44:34nous avons eu la majorité
00:44:35au bureau de l'Assemblée nationale
00:44:36et effectivement
00:44:36nous avons dit à plusieurs reprises
00:44:37que nous avions la majorité
00:44:38au bureau de l'Assemblée nationale
00:44:39Ensuite il y a un deuxième sujet
00:44:40qui est l'interprétation
00:44:41du résultat
00:44:42des dernières élections législatives
00:44:43Je dis que
00:44:44aux dernières élections législatives
00:44:46parmi les coalitions
00:44:47qui se sont présentées
00:44:48unies devant les électrices
00:44:49et les électeurs
00:44:49c'est le nouveau Front populaire
00:44:51qui dispose du plus grand nombre
00:44:52de députés à l'Assemblée nationale
00:44:53C'est mathématique
00:44:54c'est clair
00:44:54et que dans toute démocratie
00:44:56puisque M. Gatagnon
00:44:57prenait tout à l'heure
00:44:57des comparaisons
00:44:58avec d'autres pays
00:44:59en Espagne
00:45:00en Italie
00:45:01en Allemagne
00:45:02quand une formation politique
00:45:04a la plus grande coalition parlementaire
00:45:06c'est d'abord à elle
00:45:06qu'on propose
00:45:07de confier un gouvernement
00:45:08et que M. Macron
00:45:09en refusant de le faire
00:45:10a fait un coup de force
00:45:11et un déni de démocratie
00:45:12et que c'est une très très mauvaise chose
00:45:14d'avoir fait ça
00:45:15parce que je pense que ça risque
00:45:16en plus de dégoûter
00:45:17les Françaises et les Français
00:45:17des élections
00:45:18Vous parlez des anciennes
00:45:19élections législatives
00:45:20je vais vous parler des prochaines
00:45:21puisqu'il y en aura peut-être bientôt
00:45:23on ne sait pas encore
00:45:24Regardez je vous fais réagir
00:45:25d'abord à cette image
00:45:26regardez cette image
00:45:27de la gauche
00:45:28la gauche
00:45:28sans la France insoumise
00:45:30c'était la réunion
00:45:32de plusieurs dirigeants de gauche
00:45:33avec Carole Delga
00:45:34les rencontres de la gauche
00:45:36vous n'avez pas été invité
00:45:37vous les insoumis
00:45:38qu'est-ce que ça vous inspire
00:45:39de ne pas être sur cette photo de famille ?
00:45:40Du soulagement
00:45:41parce que je n'ai pas l'intention
00:45:43de participer à des événements
00:45:47avec Mme Delga
00:45:49qui est une opposante
00:45:50par exemple au projet
00:45:51du nouveau Front populaire
00:45:52qui défend le projet d'autoroute A69
00:45:54qui est aujourd'hui largement critiquée
00:45:57pour son impact climatique
00:45:59et son impact environnemental
00:46:01et pour le reste
00:46:02si Mme Delga en a le droit
00:46:04veut se présenter aux élections présidentielles
00:46:06et si certains veulent la soutenir
00:46:07ils en ont tout à fait le droit
00:46:08et c'est les électrices
00:46:08et les électeurs
00:46:09qui trancheront
00:46:10et qui décideront
00:46:11dans quelle direction
00:46:11ils ont envie d'aller
00:46:13il y avait une élection législative
00:46:15partielle hier
00:46:16dans une circonscription
00:46:17la cinquième circonscription
00:46:18des Français de l'étranger
00:46:19il y avait une candidature
00:46:20soutenue par la France insoumise
00:46:22et par les écologistes
00:46:23il y avait une candidature
00:46:23du parti socialiste
00:46:24il y avait une candidature
00:46:25de place publique
00:46:26c'est la candidate
00:46:27de la France insoumise
00:46:28qui est arrivée en tête à gauche
00:46:29et qui sera qualifiée
00:46:30pour le second tour
00:46:31sur une participation
00:46:32on le sait tout le temps
00:46:33en cas de partiel
00:46:33très difficile
00:46:34vous avez tout à fait raison
00:46:35à extrapoler
00:46:36mais il y a eu cet élément là
00:46:37et qui mesure
00:46:38après le total PPPS
00:46:40est devant LFI
00:46:41PPPS
00:46:42donc place publique
00:46:43PS
00:46:43je peux vous prendre le total
00:46:45d'une autre candidature citoyenne
00:46:48ça n'a pas de sens
00:46:49Hervé Gatteignan
00:46:50on se pose justement
00:46:51cette question
00:46:51s'il y a une dissolution
00:46:52des élections législatives
00:46:54jusqu'où
00:46:54l'union de la gauche Hervé ?
00:46:55Aux prochaines élections législatives
00:46:57d'ailleurs en cas de dissolution
00:46:58ou même s'il n'y a pas de dissolution
00:47:00est-ce que l'objectif
00:47:02de la France insoumise
00:47:03c'est de présenter
00:47:03des candidatures partout
00:47:04ou est-ce que vous souhaitez
00:47:06ardemment
00:47:07la reconduction
00:47:07du nouveau Front populaire
00:47:09avec vos amis
00:47:10socialistes
00:47:10et écologistes
00:47:11et communistes ?
00:47:12Nous on a dit
00:47:13les choses
00:47:14de manière très claire
00:47:15déjà depuis plusieurs semaines
00:47:17s'il doit y avoir
00:47:18une dissolution
00:47:19de l'Assemblée nationale
00:47:19nous nous proposerons
00:47:21une alliance
00:47:22autour d'un programme
00:47:23le programme
00:47:24du nouveau Front populaire
00:47:25point à la ligne
00:47:26j'ai entendu que le parti socialiste
00:47:28disait désormais
00:47:29que le programme
00:47:30du nouveau Front populaire
00:47:31n'était plus son programme
00:47:32j'ai entendu monsieur Vallaud
00:47:33monsieur Faure
00:47:34dire il n'y a plus
00:47:34d'accord programmatique possible
00:47:36avec la France insoumise
00:47:37c'est-à-dire
00:47:38le programme du nouveau Front populaire
00:47:39qu'on a signé l'année dernière
00:47:41en quelque sorte
00:47:41on l'a déchiré
00:47:42et on l'a mis à la poubelle
00:47:43c'est leur choix
00:47:43mais en ce qui me concerne
00:47:45je reste fidèle aux engagements
00:47:46que j'ai pris devant
00:47:47les électrices et les électeurs
00:47:48et je proposerai à toutes celles
00:47:49et à tous ceux
00:47:50qui veulent défendre avec nous
00:47:51le programme que nous avons défendu
00:47:53l'année dernière
00:47:53de le faire à nouveau
00:47:54c'est pas théorique
00:47:55vu les divergences
00:47:57qui se sont révélées
00:47:58ces derniers mois
00:47:59entre vous
00:48:00idéologiquement
00:48:01est-ce qu'on peut dire
00:48:02venez avec nous
00:48:03faire le nouveau Front populaire
00:48:04est-ce que c'est pas un vœu pieux
00:48:06c'est pas théorique
00:48:06c'est très concret
00:48:07il y a un programme
00:48:08des engagements programmatiques
00:48:09moi je crois au programme
00:48:10dans les élections
00:48:11peut-être que c'est un peu désuet
00:48:12mais moi je crois au programme
00:48:13dans les élections
00:48:13je crois qu'il faut prendre
00:48:14les électrices et les électeurs
00:48:15au sérieux
00:48:15que c'est des gens intelligents
00:48:16qui peuvent consulter
00:48:18et après ils donnent
00:48:18leur point de vue
00:48:19moi je reste fidèle
00:48:23depuis un an
00:48:23si le parti socialiste
00:48:25veut défendre un autre programme
00:48:26il déposera ses propres candidatures
00:48:28c'est la vie
00:48:28donc c'est à prendre
00:48:29ou à laisser ?
00:48:30le programme du nouveau Front populaire
00:48:31il n'y a pas de raison
00:48:32d'en retirer quoi que ce soit
00:48:33et d'ailleurs je pense que
00:48:35les écologistes
00:48:36les communistes
00:48:38les insoumis
00:48:39ont tous dit
00:48:40à quel point
00:48:41ils considéraient
00:48:41que ce programme
00:48:42du nouveau Front populaire
00:48:43restait toujours valable aujourd'hui
00:48:44et le Front républicain
00:48:45le Front républicain
00:48:47au second tour
00:48:47s'il y a
00:48:48la possibilité
00:48:50le risque
00:48:50d'une élection
00:48:51au deuxième tour
00:48:52d'un candidat de l'URN
00:48:54sans exception
00:48:55mais j'ai toujours appelé
00:48:56à battre le Rassemblement National
00:48:58sans exception
00:48:58et j'entends parfois
00:48:59le Rassemblement National
00:49:00dire
00:49:01oui il y a eu des combines
00:49:03de second tour
00:49:03etc
00:49:04mais attendez
00:49:04pardon
00:49:05mais si le Rassemblement National
00:49:06a été battu
00:49:07dans des circonscriptions
00:49:08c'est parce que les électrices
00:49:09et les électeurs
00:49:10ont décidé de les battre
00:49:11c'est pas les partis politiques
00:49:12qui votent à la place
00:49:12des électrices et des électeurs
00:49:14Hugo très rapidement
00:49:14justement sur ces électeurs
00:49:17il y en a dans le chat
00:49:17qui le signalent
00:49:18qui sont inquiets
00:49:18justement de vos divisions
00:49:19de vos querelles
00:49:20des clashs
00:49:21que vous faites par tweet interposés
00:49:22et de façon bipartis
00:49:24etc
00:49:25qu'est-ce que vous répondez
00:49:27à ceux qu'on peur
00:49:27justement
00:49:28de vos engueulades perpétuelles
00:49:29sur les réseaux sociaux
00:49:30de ceux qui disent
00:49:30oui le PS
00:49:31c'est pas la vraie gauche
00:49:32oui mais LFI
00:49:32c'est des antisémites
00:49:33qu'est-ce que vous répondez
00:49:34à ceux qui sont inquiets
00:49:34d'une arrivée
00:49:35au pouvoir
00:49:36de l'extrême droite
00:49:36potentiellement
00:49:37mais je leur dis
00:49:37que le sujet
00:49:38c'est pas des engueulades
00:49:39moi je suis fâché
00:49:39avec personne
00:49:40je cherche pas
00:49:40à régler des comptes personnels
00:49:41le sujet
00:49:42c'est des stratégies politiques
00:49:43et des engagements
00:49:44programmatiques
00:49:45les propos sont violents
00:49:46sur les réseaux sociaux
00:49:47écoutez le parti socialiste
00:49:48a refusé
00:49:49de censurer
00:49:50le gouvernement
00:49:51de monsieur Bayrou
00:49:52donc le parti socialiste
00:49:53a laissé passer
00:49:54le budget de monsieur Bayrou
00:49:55à l'époque
00:49:56il nous a présenté
00:49:57qu'il avait obtenu
00:49:57en échange
00:49:58des grandes victoires
00:49:59qui allaient changer
00:49:59la vie des françaises
00:50:00et des français
00:50:00aujourd'hui
00:50:01quand vous interrogez
00:50:02les socialistes
00:50:02ils reconnaissent
00:50:03qu'ils se sont fait rouler
00:50:04dans la farine
00:50:05est-ce qu'il y aura
00:50:05deux candidats
00:50:06mon sujet
00:50:07c'est pas les tweets
00:50:08les choses
00:50:08mon sujet
00:50:08c'est la réalité
00:50:09des politiques
00:50:10je leur dis
00:50:12aux gens
00:50:13regardez la réalité
00:50:15des politiques
00:50:16mises en place
00:50:16regardez ceux
00:50:17qui sont fidèles
00:50:18aux engagements
00:50:19qu'ils ont pris
00:50:19devant les électrices
00:50:20et les électeurs
00:50:20regardez ceux
00:50:21qui ne transigent pas
00:50:22regardez ceux
00:50:23qui n'abandonnent pas
00:50:24leurs principes
00:50:25et c'est à eux
00:50:25qu'il faut faire confiance
00:50:26il y aura deux candidatures
00:50:27de gauche en 2027
00:50:28ça paraît inévitable
00:50:29deux au moins
00:50:30je ne sais pas
00:50:31on verra
00:50:31en tout cas
00:50:32je pense qu'il y aura
00:50:33évidemment une candidature
00:50:34porteuse de la continuité
00:50:36avec le programme
00:50:38qu'on a défendu
00:50:38en 2022
00:50:39avec l'ANUPS
00:50:40en 2024
00:50:41avec le nouveau
00:50:41Front populaire
00:50:42et nous nous porterons
00:50:43cette continuité
00:50:44après si
00:50:45au parti socialiste
00:50:46certains veulent proposer
00:50:47en quelque sorte
00:50:48une candidature
00:50:49plutôt de la gauche
00:50:50hollandiste
00:50:51du retour de François Hollande
00:50:53moi je ne suis pas d'accord
00:50:54avec eux
00:50:54mais évidemment
00:50:55dans une élection
00:50:56ils ont le droit
00:50:56de se présenter
00:50:57et puis après
00:50:57c'est les électrices
00:50:58et les électeurs
00:50:58qui trancheront
00:50:59c'est loin 2027
00:51:00parce qu'a priori
00:51:01c'est encore planifié
00:51:02à 2027
00:51:03je suis plus préoccupé
00:51:04par ce qui va se passer
00:51:04dans les prochains jours
00:51:05on va continuer à parler
00:51:06on voulait vous entendre
00:51:07Manuel Bompard
00:51:08sur la question
00:51:08de l'écologie
00:51:09comment embarquer
00:51:10les classes populaires
00:51:12concilier ce qu'on appelle
00:51:13un peu fin du monde
00:51:14fin du mois
00:51:15regardez d'abord
00:51:16ce sujet de Marco Pommier
00:51:17face à vous
00:51:19Manuel Bompard
00:51:20un essayiste
00:51:21de l'écologie
00:51:22un sujet politique
00:51:24et social
00:51:25c'est la conviction
00:51:26de notre invité
00:51:27journaliste
00:51:28Nouvelle Obs
00:51:29passé par l'AGFI
00:51:30puis Libération
00:51:31son actu
00:51:32c'est ce livre
00:51:33Les vipères
00:51:34ne tombent pas du ciel
00:51:35une réflexion
00:51:36sur le rejet
00:51:37de l'écologie
00:51:38par les classes populaires
00:51:39ce qu'il appelle
00:51:40l'écolophobie
00:51:42par ailleurs
00:51:42c'est souvent des gens
00:51:43qui ont des pratiques
00:51:45d'écologie
00:51:46dans leur quotidien
00:51:47un peu contraintes
00:51:48mais dont ils tirent
00:51:49un plaisir et une fierté
00:51:50donc c'est pas du tout
00:51:50des gens pour qui
00:51:51ça ne compte pas
00:51:52en revanche
00:51:53ce qu'ils disent
00:51:53c'est que psychiquement
00:51:54leur espace psychique
00:51:56est d'abord occupé
00:51:57à boucler le fin de mois
00:51:58c'est ce qu'on peut comprendre
00:51:59Première source de tension
00:52:00pour ces milieux populaires
00:52:02le sentiment d'injustice
00:52:04face à des mesures
00:52:05qu'elles jugent discriminatoires
00:52:06La taxe carbone
00:52:07c'était vraiment
00:52:08très net
00:52:09les gens qui voyagent en avion
00:52:11ne payent pas de taxe carbone
00:52:12les gens qui ont besoin
00:52:14d'une voiture
00:52:14pour aller au travail
00:52:14payent une taxe carbone
00:52:16Et pourtant
00:52:17selon notre invité
00:52:18ce ne sont pas
00:52:18les foyers modestes
00:52:19qui doutent du climat
00:52:20les vrais climato-sceptiques
00:52:22se trouveraient en haut
00:52:23dans les bureaux
00:52:25des élites économiques
00:52:26et de la haute administration
00:52:27un constat que vous partagez
00:52:29Emmanuel Bompard
00:52:30pourtant notre invité
00:52:32souhaite vous interpeller
00:52:33quelles sont les propositions
00:52:34concrètes de la France insoumise
00:52:36pour décarboner l'industrie
00:52:38sans tomber dans l'écologie punitive
00:52:40comment rendre l'écologie
00:52:42juste
00:52:42pour tous
00:52:43face à vous
00:52:44Eric Eschimane
00:52:45Eric Eschimane
00:52:48bonsoir
00:52:49bonsoir
00:52:49votre livre
00:52:50Les vipères ne tombent pas du ciel
00:52:52vous êtes journaliste
00:52:52au Nouvel Obs
00:52:53et donc justement
00:52:54vous vous interrogez
00:52:55on l'a vu dans le sujet
00:52:55de Marco Pommier
00:52:56comment embarquer un peu tout le monde
00:52:58quelle est votre question
00:52:59votre interpellation
00:53:00pour Emmanuel Bompard
00:53:01Alors l'interpellation
00:53:02c'est que
00:53:03l'écologie a été une grande cause
00:53:05de la gauche
00:53:06jusqu'à il y a 2-3 ans
00:53:08c'est devenu plus compliqué
00:53:09on l'a vu avec le vote
00:53:10sur les ADFE
00:53:11ces derniers temps
00:53:13c'est moins les divisions
00:53:14que je veux mettre
00:53:15sur lesquelles je veux vous interpeller
00:53:16plutôt sur l'avenir
00:53:18et le programme
00:53:19la France insoumise
00:53:20se distingue
00:53:21par rapport au discours
00:53:22écologique classique
00:53:23en n'ayant jamais choisi
00:53:24le registre des petits gestes
00:53:25donc c'est pas ça
00:53:27mon sujet
00:53:28en revanche
00:53:29vous plaidez
00:53:29pour une planification écologique
00:53:31vous avez introduit le terme
00:53:32dans la discussion publique
00:53:33il a d'ailleurs été repris
00:53:34par Emmanuel Macron
00:53:35avec un début de mise en oeuvre
00:53:36via le secrétariat général
00:53:38à la planification écologique
00:53:40mais voilà
00:53:41si du coup
00:53:42je suis allé reprendre
00:53:43le programme
00:53:44il y a des entrées
00:53:45des têtes de chapitres
00:53:46intéressantes
00:53:47mais on se demande
00:53:47par exemple
00:53:48700 000 rénovations thermiques
00:53:51comment on fait
00:53:52quand on sait
00:53:53que c'est très compliqué
00:53:54pas que financièrement
00:53:55techniquement
00:53:56chaque maison est différente
00:53:57il faut des solutions
00:53:58des gens imaginent
00:53:59par exemple
00:54:00la création d'un grand service public
00:54:01de la rénovation
00:54:03pareil quand vous dites
00:54:04que vous voulez rapprocher
00:54:05le domicile et les bureaux
00:54:08tout le monde pense que c'est bien
00:54:09parce que ça vit
00:54:10mais comment fait-on
00:54:11est-ce que vous avez scénarisé
00:54:13votre planification écologique
00:54:15est-ce que vous pouvez dire
00:54:15le jour où on est au pouvoir
00:54:16voilà
00:54:17en année 1 on fait ça
00:54:18l'année 2 on fait ça
00:54:19etc
00:54:19alors d'abord merci
00:54:20de la question
00:54:22et évidemment
00:54:23sur le constat
00:54:24globalement
00:54:25je n'ai pas lu votre livre
00:54:25en entier
00:54:26mais de ce que j'en ai entendu
00:54:27je partage
00:54:27c'est-à-dire l'idée que
00:54:28si l'écologie
00:54:29elle se fait contre
00:54:30les catégories populaires
00:54:32à la fin on recule
00:54:33là je précise
00:54:34après je répondrai à votre question
00:54:35le vote sur les ZFE
00:54:36par exemple
00:54:37moi j'assume de dire
00:54:38que les ZFE
00:54:39de mon point de vue
00:54:40n'étaient pas une mesure
00:54:41qui faisait avancer l'écologie
00:54:42les zones à faible émission
00:54:43les zones à faible émission
00:54:44vous avez voté contre
00:54:45ah oui
00:54:46voilà
00:54:46moi je suis issu
00:54:47d'une circonscription
00:54:48dans lequel
00:54:48j'ai un arrondissement
00:54:49dans lequel 50% des gens
00:54:50vivent sous le seuil de pauvreté
00:54:51à Marseille
00:54:52et dans lequel
00:54:53on vient dire à des gens
00:54:54on va vous empêcher
00:54:55d'utiliser votre véhicule individuel
00:54:57alors que vous n'avez pas
00:54:57de transport en commun
00:54:58de qualité
00:54:59c'est juste impossible
00:55:00bref ça c'était pour répondre
00:55:01sur ce sujet
00:55:02je ne considérais pas
00:55:02si vous voulez
00:55:03que c'était un vote anti-écologique
00:55:04de nous opposer
00:55:05on est d'accord
00:55:05il y a eu une discussion
00:55:06dans le camp écologique
00:55:06il y a eu une discussion
00:55:07dans le camp écologique
00:55:08sur ce sujet
00:55:08pour le reste
00:55:09l'idée de la planification écologique
00:55:12c'est précisément
00:55:13d'associer l'ensemble
00:55:14de la société
00:55:14à se fixer des objectifs
00:55:16qui sont des objectifs
00:55:17contraignants
00:55:18avec un calendrier
00:55:19et de faire en sorte
00:55:20très ambitieux aussi
00:55:21bien sûr
00:55:21mais parce qu'on a besoin
00:55:23de cette ambition aujourd'hui
00:55:25parce que là aujourd'hui
00:55:26on est à la traîne
00:55:27on est à la ramasse
00:55:28et ensuite d'avoir des mesures
00:55:29qui ne sont pas
00:55:29des mesures individuelles
00:55:30mais qui sont des mesures
00:55:31qui s'appuient à la fois
00:55:32sur des politiques
00:55:33pour répondre à votre question
00:55:34d'efficacité écologique
00:55:36d'efficacité énergétique
00:55:37par exemple
00:55:38pour prendre cet exemple
00:55:38et des politiques
00:55:39de sobriété
00:55:40sobriété écologique
00:55:41sobriété énergétique
00:55:43c'est à dire
00:55:43à la fois des politiques
00:55:44où on essaye
00:55:45que ça fonctionne mieux
00:55:46qu'on soit plus efficace
00:55:47qu'on gaspille moins
00:55:48qu'on pollue moins
00:55:48par exemple les logements
00:55:49alors comment on fait ?
00:55:50700 000 rénovations par an
00:55:52vous faites comment ?
00:55:52on a beaucoup de mal
00:55:54je sais que l'argument financier
00:55:56ne peut pas répondre
00:55:57toute la question
00:55:57mais quand même
00:55:58depuis des mois
00:55:59et des mois en France
00:56:00une des principales difficultés
00:56:02aujourd'hui
00:56:02des politiques de rénovation
00:56:03thermique
00:56:04c'est que les aides publiques
00:56:06qui ont été mises en place
00:56:06elles ont été suspendues
00:56:07le budget a été réduit
00:56:09d'abord il faut mettre
00:56:10plus d'argent
00:56:11premièrement
00:56:11deuxièmement
00:56:12je pense que là
00:56:13vous avez raison
00:56:15c'est que la question écologique
00:56:18elle ne peut pas être
00:56:19un à côté
00:56:19elle doit être centrale
00:56:20par exemple
00:56:20elle doit être connectée
00:56:21pour répondre à cette question
00:56:22à la question
00:56:23de la formation professionnelle
00:56:24si on veut faire en sorte
00:56:25d'avoir suffisamment
00:56:25d'artisans par exemple
00:56:27disponibles
00:56:27pour pouvoir mettre en place
00:56:28ces politiques de rénovation
00:56:29énergétique
00:56:30et de rénovation thermique
00:56:31des logements
00:56:31il faut former plus
00:56:32de professionnels
00:56:33sur ce sujet
00:56:33donc par exemple
00:56:34la planification écologique
00:56:35j'essaye de sortir
00:56:36de l'abstrait
00:56:36pour rentrer dans le concret
00:56:37je pense qu'elle doit orienter
00:56:40par exemple
00:56:40les politiques de formation professionnelle
00:56:42pour qu'on puisse avoir
00:56:42des professionnels
00:56:44en capacité
00:56:44de pouvoir répondre ensuite
00:56:46à ces objectifs
00:56:46qu'on se fixe
00:56:47et puis tout ça
00:56:48doit être cadré
00:56:48à mon avis
00:56:49par une règle nationale
00:56:50c'est ce que nous
00:56:50on appelle la règle verte
00:56:51dans notre programme
00:56:52c'est-à-dire mettre
00:56:53dans la constitution
00:56:53l'idée
00:56:54qu'on ne prend pas
00:56:55davantage à la planète
00:56:57en termes de ressources naturelles
00:56:58que ce qu'elle est capable
00:56:58de régénérer chaque année
00:56:59et ensuite de faire en sorte
00:57:00que tous les projets publics
00:57:02tous les projets d'investissement
00:57:03soient conditionnés
00:57:05au respect de cette règle
00:57:06voilà
00:57:06c'est-à-dire
00:57:06qu'il y ait une boussole
00:57:08un guide
00:57:08on ne consomme pas
00:57:10davantage par rapport
00:57:10à la planète
00:57:11que ce qu'elle est capable
00:57:11de régénérer chaque année
00:57:12alors autre
00:57:13je ne peux pas rentrer
00:57:15dans tous les détails
00:57:15j'en prends quelques-uns
00:57:17autre dossier
00:57:18les sites industriels
00:57:19c'est 17% des émissions
00:57:20de CO2
00:57:21on a du mal
00:57:22le haut fourneau
00:57:25de Dunkerque
00:57:25d'ArcelorMittal
00:57:26il devait y avoir
00:57:27une aide de l'état
00:57:28substantielle
00:57:29donc là l'argent
00:57:29était là pour une fois
00:57:30mais ArcelorMittal
00:57:32dit finalement
00:57:32on n'en veut pas
00:57:33on se demande
00:57:33s'ils ne veulent pas fermer
00:57:34qu'est-ce qu'on fait ?
00:57:35il y a l'hypothèse
00:57:36de la nationalisation
00:57:36des Anglais
00:57:37vous iriez vers ça ?
00:57:38j'y suis favorable
00:57:39je pense comme vous l'avez dit
00:57:41qu'il y a eu des objectifs
00:57:42de décarbonation
00:57:43qui ont été fixés
00:57:43il y a eu des engagements
00:57:45qui ont été pris
00:57:45par l'industriel
00:57:46ArcelorMittal
00:57:47en disant
00:57:48aidez-moi
00:57:49donnez-moi de l'argent public
00:57:50et je fais remplir
00:57:52ces objectifs de décarbonation
00:57:53et aujourd'hui
00:57:54l'industrie
00:57:54elle a touché de l'argent public
00:57:55mais ne remplit pas
00:57:56les objectifs de décarbonation
00:57:57donc deux choses
00:57:58à dire sur ce sujet
00:57:59un on conditionne
00:58:00toutes les aides publiques
00:58:01aux entreprises
00:58:01au respect
00:58:02des objectifs sociaux
00:58:04et des objectifs environnementaux
00:58:05on arrive de donner
00:58:06de l'argent
00:58:06à des entreprises
00:58:07qui après respectent pas
00:58:08les engagements
00:58:08qu'ils ont pris
00:58:08deuxièmement
00:58:09dans le cas de ArcelorMittal
00:58:11évidemment qu'on a besoin
00:58:12de production d'acier
00:58:13en France
00:58:14et on a besoin
00:58:15de production d'acier
00:58:16en France
00:58:16de manière décarbonée
00:58:17donc oui moi
00:58:18je suis favorable
00:58:18à la nationalisation
00:58:19d'ArcelorMittal
00:58:20si on veut faire
00:58:21la transition écologique
00:58:23on a besoin d'acier
00:58:24l'acier on en a besoin partout
00:58:25et on a plutôt intérêt
00:58:26à ce que l'acier
00:58:27soit produit en France
00:58:28de manière décarbonée
00:58:29que qu'on la fasse venir
00:58:30de l'autre bout du monde
00:58:31sans aucun objectif
00:58:32de décarbonation
00:58:33donc oui favorable
00:58:34à la conditionnalité
00:58:35des aides publiques
00:58:36en matière écologique
00:58:37favorable à la nationalisation
00:58:39d'une entreprise
00:58:40comme ArcelorMittal
00:58:41favorable à un pôle public
00:58:43de l'énergie par exemple
00:58:44pour être capable
00:58:45d'orienter
00:58:47notre capacité
00:58:48de production d'énergie
00:58:49au regard des objectifs
00:58:51d'intérêt général
00:58:51et pas aux objectifs
00:58:52de rentabilité
00:58:53des industries
00:58:54Dernière question
00:58:54assez concrète
00:58:55vous voulez parler
00:58:55du leasing social
00:58:56justement
00:58:57Et là est-ce que
00:58:58vous pouvez donner
00:58:58un bon point
00:58:59au gouvernement
00:59:00qui a eu cette idée
00:59:01de créer le leasing social
00:59:03donc je rappelle
00:59:03pour les téléspectateurs
00:59:04c'est des voitures électriques
00:59:06qui sont rendues accessibles
00:59:08aux ménages modestes
00:59:10avec des loyers mensuels
00:59:12au maximum de 200 euros
00:59:13avec une aide de l'Etat
00:59:15qui est conséquente
00:59:17mais qui peut diminuer
00:59:18il y a des scénarios
00:59:19pour l'élargir
00:59:20quelle est votre position
00:59:21sur le leasing social
00:59:22qui commence demain
00:59:24je crois
00:59:24et qui visiblement
00:59:25entend un grand succès
00:59:27est-ce que ça au moins
00:59:27c'est un bon point
00:59:28Non mais moi je ne suis pas
00:59:28hostile à ces mesures-là
00:59:29pour être clair
00:59:30mais je pense
00:59:30puisque là à travers
00:59:31votre question
00:59:32on ouvre la question
00:59:33de l'automobile
00:59:33de manière générale
00:59:34qui aujourd'hui
00:59:35en Europe et en France
00:59:36en particulier
00:59:37est dans une très grande
00:59:38difficulté
00:59:38vous savez moi
00:59:39depuis des mois et des mois
00:59:40j'ai fait le tour
00:59:41de sites sociaux
00:59:42liés soit à des fabricants
00:59:43automobiles
00:59:44soit à des sous-traitants
00:59:44qui perdent des emplois
00:59:45et qui suppriment des emplois
00:59:46donc pourquoi pas
00:59:47des mesures de leasing
00:59:48mais par contre
00:59:48on a une absence totale
00:59:51de politique publique
00:59:52de planification
00:59:53des mutations nécessaires
00:59:54dans le secteur
00:59:55de l'automobile
00:59:55en France aujourd'hui
00:59:56les industriels
00:59:57ont fait des choix
00:59:58par exemple
00:59:58sur la voiture électrique
00:59:59d'aller sur le haut de gamme
01:00:00nous on a présenté
01:00:01un contre-projet
01:00:02en matière de mutation
01:00:04du secteur automobile
01:00:05les industriels
01:00:06ont fait le choix
01:00:06d'aller sur du haut de gamme
01:00:07justement c'est un outil
01:00:08si l'état passe des commandes
01:00:10significatives
01:00:11de petites voitures électriques
01:00:13ça oriente
01:00:13ok
01:00:14je vous donne le point
01:00:15sur ce sujet
01:00:16je suis d'accord
01:00:17il y a des ONG
01:00:18qui travaillent là-dessus
01:00:18ce que je veux vous dire
01:00:19par là
01:00:19c'est que je pense
01:00:20que l'état
01:00:20il ne peut pas être
01:00:21spectateur des choix
01:00:21des industriels
01:00:22dans un domaine
01:00:23comme celui-ci
01:00:23oui il faut orienter
01:00:25vers le fait
01:00:25que les industriels français
01:00:26par exemple
01:00:27fabriquent de la voiture
01:00:28électrique
01:00:29qui soit de la voiture
01:00:30électrique
01:00:30accessible
01:00:31accessible à tous
01:00:32ça a été l'inverse
01:00:33des choix
01:00:34industriels
01:00:35qui ont été faits
01:00:36par les industriels
01:00:37français ces dernières années
01:00:38et aujourd'hui
01:00:38se retrouvent à une difficulté
01:00:39et donc c'est
01:00:40les voitures chinoises
01:00:41par exemple
01:00:42qui viennent sur le marché
01:00:43qui est le marché
01:00:43bas de gamme
01:00:44donc il faut des mesures
01:00:45de protection aussi
01:00:46pour l'empêcher
01:00:46mais alors il faut que
01:00:47les industriels
01:00:47se repositionnent
01:00:48sur ce secteur
01:00:49et l'état doit pousser
01:00:50pour ça
01:00:51voilà pour vous donner
01:00:51un exemple
01:00:52et si on veut aller
01:00:53un peu plus en détail
01:00:54parce que là
01:00:55forcément ça va un peu vite
01:00:55on a présenté un plan
01:00:57de mutation du secteur automobile
01:00:59que j'invite tout le monde
01:01:00à consulter
01:01:01Eric Eschiman
01:01:02votre livre
01:01:02Les rites
01:01:03les vipères
01:01:04ne tombent pas du ciel
01:01:05merci beaucoup
01:01:06merci à mes camarades de jeu
01:01:08Thierry Fab
01:01:08Stéphanie Despierre
01:01:10Hervé Gattegnaud
01:01:11merci à vous
01:01:11Manuel Bumpard
01:01:12d'avoir été notre invité
01:01:13sur l'indicé politique
01:01:14cette émission
01:01:15à voir à revoir
01:01:16sur notre chaîne YouTube
01:01:17la chaîne YouTube
01:01:18de la chaîne parlementaire
01:01:19évidemment
01:01:19très belle soirée à tous
01:01:20sur LCP
01:01:21sur l'indicé politique
01:01:23sur l'indicé politique
01:01:23sur l'indicé politique
01:01:24lus de l'inicéике
01:01:33et sur l'indicé politique
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