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  • il y a 3 mois
Invité cette semaine le député du Nord Rassemblement national et Vice-président de l'Assemblée nationale, Sébastien Chenu.

Francis Letellier reprend les rênes de Lundi C'est Politique sur LCP. Ce rendez-vous hebdomadaire incontournable fait son retour, avec une nouvelle dynamique portée par des partenaires prestigieux. Radio Classique rejoint l'émission cette saison aux côtés de Challenges, déjà partenaire.

Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement.

En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.

Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.

Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.

Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.

Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.

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Transcription
00:00:00C'est reparti pour un tour, pour une semaine cruciale autour du budget de l'Assemblée nationale.
00:00:04Dès ce matin, les députés étaient de retour sur les bancs avec Sébastien Chenu, vice-président de l'Assemblée, au Perchoir pour diriger les débats,
00:00:10qui vont porter notamment sur la taxation des plus riches. La gauche veut la taxe Zuckmann, les socialistes sont prêts à l'aménager.
00:00:16Le RN prend ses distances et défend son impôt sur la fortune financière, avec toujours en tête de parvenir à une dissolution dès que possible.
00:00:28Sébastien Chenu.
00:00:30Sébastien Chenu, député RN du Nord, vice-président de l'Assemblée nationale et l'invité de LCP. Lundi, c'est politique. Bonsoir.
00:00:48Merci d'être avec nous ce soir et pour vous interroger ce soir à mes côtés, ici, en face de moi.
00:00:54Hervé Gatteignot pour Radio Classique. Bonsoir Hervé. Bonsoir Elza Mondagava pour LCP.
00:00:58Bonsoir Laurent Farc pour Chalange et bonsoir Hugo Couturier, Hugo au Perchoir, sur la chaîne Twitch LCP Assemblée nationale,
00:01:05sur laquelle vous pouvez intervenir tout au long de cette émission pour poser des questions ou réagir.
00:01:08Et avec vous Sébastien Chenu, nous allons bien sûr évoquer le budget 2026, faire des économies pour ne pas augmenter les impôts.
00:01:14Est-ce que c'est réalisable sans que les Français ne payent l'addition au bout du compte ?
00:01:17Sur les retraites, les Républicains veulent revenir sur l'histoire des 64 ans.
00:01:23Le RN, lui, défend 60 ans pour les carrières longues. Est-ce que c'est tenable ?
00:01:26Et puis avec des nuances, visiblement, vous en en parlerez.
00:01:29On peut dire les choses en entier, ça commence mal, M. Letellier.
00:01:31Mais justement, ils sont là pour ça, mes co-interviewers.
00:01:34Et avec notre invité qui nous rejoindra en fin d'émission, nous parlerons des aides aux entreprises.
00:01:38Efficace ou pas, utile ou pas.
00:01:41Mais nous allons commencer par un procès inédit qui s'est ouvert aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Paris.
00:01:4510 personnes poursuivies pour cyberharcèlement visant Brigitte Macron, affirmant qu'elles seraient un homme.
00:01:51Les prévenus sont 8 hommes et 2 femmes âgées de 41 à 60 ans.
00:01:55Ces rumeurs ont été relayées par les réseaux complotistes et d'extrême droite.
00:01:58Elles ont été reprises ensuite par une influenceuse américaine outre-Atlantique, où un procès aura lieu aussi.
00:02:04Je voudrais d'abord savoir, Sébastien Chenu, si ces rumeurs, vous les avez entendues, évidemment.
00:02:07Est-ce que ça vous choque ?
00:02:09Oui, ça me choque.
00:02:10Moi, je désapprouve.
00:02:11D'abord, je désapprouve toute émission dans la sphère privée.
00:02:16Et encore plus, lorsque cette émission, elle a un caractère fallacieux, attentatoire à la réalité, à la personne de Mme Macron.
00:02:27Moi, je désapprouve tout à fait ça.
00:02:29Ce cyberharcèlement, parce qu'on peut qualifier ça comme ça, a un caractère mondialement viral qu'il faut combattre.
00:02:37Après, derrière, ça pose un certain nombre de questions.
00:02:38À mon avis, ça pose la question de l'anonymat et de la sanction.
00:02:42De l'anonymat sur les réseaux sociaux, moi, je ne suis pas favorable à la levée de l'anonymat, pour un certain nombre de raisons.
00:02:47On peut d'ailleurs en parler, mais c'est un vrai débat à avoir dans nos sociétés aujourd'hui.
00:02:51Et puis, de la sanction qui doit évidemment pouvoir être faite.
00:02:55Mais je n'accepte pas ces attaques pour Mme Macron.
00:02:57Je note d'ailleurs, vous me permettrez de le noter avec malice, que je n'accepte pas ces attaques, d'où qu'elles viennent, concernant Brigitte Macron.
00:03:06J'ai aimé que nos adversaires aient le même discours lorsque nous sommes attaqués, députés ou responsables du Rassemblement national,
00:03:14sur des choses qui n'ont pas toujours la même importance, d'ailleurs, mais qui sont quand même parfois liées à la mise en scène ou à l'investigation dans la vie privée.
00:03:24Je pense à des photos de Marine Le Pen, des photos d'ordre privé qui avaient été diffusées d'elle lorsqu'elle pleurait, en ayant appris le décès de son père.
00:03:32Je trouvais que l'idée de faire commerce de cela et de diffuser ce type de photos était choquante.
00:03:39Je comprends ce que vous voulez dire, mais ce n'est pas tout à fait la même chose.
00:03:40Non, non, je l'ai dit, ce n'était pas la même chose.
00:03:42Mais ce que je veux dire, c'est que le fait d'entrer d'abord dans la sphère privée, d'abord s'attaquer à Mme Macron pour atteindre son mari, est parfaitement déloyal.
00:03:49Alors, est-ce que vous pensez, au-delà de ça, que c'est la France qui est attaquée, l'image de la France ?
00:03:54Je ne sais pas si c'est l'image de la France.
00:03:55Est-ce que quand on s'attaque à la première dame, on s'attaque à l'image de la France ?
00:03:57Il y a un peu de ça, il y a un peu de ça.
00:03:59Mais c'est surtout, enfin, quand ça vient de l'étranger, mais ce n'est pas qu'à l'étranger que ce cyberharcèlement sur Mme Macron existe.
00:04:05Je trouve ça déloyal, en tous les cas, si on veut s'attaquer au président de la République et à la politique qu'il mène,
00:04:11en tous les cas, à la politique qu'il mène, pas à l'individu, à la politique qu'il mène, c'est totalement déloyal de s'attaquer à Mme Macron.
00:04:19Sur Brigitte Macron, dont certains diraient que ce serait un homme, c'est un transgenre, enfin, c'est ça, l'histoire.
00:04:25Comment expliquez-vous que ça prenne ? Parce que ça prend.
00:04:29Oui, mais tout prend, M. Letelier.
00:04:30Oui, mais là, particulièrement.
00:04:31Moi, je suis sûr que si je dis que vous êtes, en fait, une femme, ça va prendre...
00:04:35Non, mais si, si, vous voulez qu'on fasse au Paris ?
00:04:37Peut-être, peut-être, mais comment vous expliquez que ça prenne, quand même ?
00:04:40Parce que le complotisme, dans toutes ces phases, prend, parce que les gens ont le sentiment que les puissants ont toujours quelque chose à leur cacher.
00:04:52Et ça, c'est quelque chose de très fort dans la société.
00:04:55Et souvent, c'est vrai que les dirigeants ont donné le bâton pour se faire battre, ont voulu contourner des lois, etc.
00:05:04Et puis, on bascule carrément de l'autre côté.
00:05:06Vous l'avez alimenté au RN, aussi, cette détestation, etc. ?
00:05:11Non, je ne crois pas, non.
00:05:12On n'alimente pas une détestation.
00:05:15Moi, je ne déteste pas le président de la République.
00:05:18Je le combats.
00:05:19Je n'aime pas ce qu'il représente.
00:05:21Je n'aime pas ce qu'il dit.
00:05:22Je n'aime pas sa façon de faire.
00:05:23Je n'aime pas sa politique.
00:05:25Je ne suis pas fan du personnage, si vous voulez tout savoir.
00:05:29En revanche, je n'attaque pas l'homme.
00:05:30Vous ne m'entendrez jamais avoir un propos qui dépasse le cadre politique concernant Emmanuel Macron.
00:05:35– On va passer maintenant à une image qui en dit long.
00:05:38C'était samedi.
00:05:39Alors que beaucoup de députés étaient en train de débattre du budget,
00:05:41Marine Le Pen, présidente de votre groupe, et Jordan Bardella, présidente du parti,
00:05:44se sont affichées ensemble à la foire de poussée dans les Vosges,
00:05:48ce qui a fait tousser du côté des autres parlementaires qui, eux, débattaient non-stop sur les amendements.
00:05:53Sa place, aujourd'hui, elle l'a reprise dans l'hémicycle.
00:05:55Elle a été à vos côtés dans l'hémicycle.
00:05:57Vous, vous étiez aussi en partie à la présidence.
00:06:01Est-ce qu'elle a compris, est-ce qu'elle a vu qu'effectivement, on ne pouvait pas faire tout ?
00:06:04À la fois une campagne présidentielle et défendre les amendements ?
00:06:07– D'abord, il faut quand même bien noter, j'ai vu les chiffres qui sont sortis aujourd'hui
00:06:11sur la participation des députés par groupe politique à l'Assemblée nationale.
00:06:14Il se trouve que le groupe du Rassemblement national que préside Marine Le Pen
00:06:18est celui qui participe le plus avec 36% de taux de participation
00:06:21et 50% parmi les 100 députés les plus actifs participent le plus aux travaux de l'Assemblée nationale.
00:06:28Bien loin devant les macronistes, les LR, tous ces chiffres sont évidemment publics et consultables.
00:06:34Donc, quand on fait de la politique, on en fait à l'Assemblée nationale,
00:06:38on en fait au contact des Français.
00:06:40Moi, voyez-vous, samedi, j'ai fait les deux.
00:06:42J'étais le matin en séance et l'après-midi, j'étais dans ma circonscription.
00:06:45– Alors, le fait que Marine Le Pen soit là pour tous les débats,
00:06:48elle est présente du groupe, vous allez me dire, ça c'est évident.
00:06:50Mais est-ce que ça veut dire aussi qu'on entre dans la semaine de tous les dangers,
00:06:53comme on dit les socialistes ?
00:06:55– C'est une semaine très importante.
00:06:57– De tous les dangers où tout peut basculer ?
00:06:58– Oui, enfin, attention, moi je ne me fais pas d'illusion sur ce que racontent les socialistes.
00:07:01Ils ont un accord avec le gouvernement.
00:07:03Ils peuvent essayer de le masquer, ils peuvent essayer de faire croire l'inverse,
00:07:06ils peuvent essayer de faire danser le gouvernement de façon faciale.
00:07:10La réalité, c'est qu'ils ont un accord parce qu'ils ne veulent pas censurer.
00:07:13Pourquoi ils ne veulent pas censurer ?
00:07:13– Donc, il n'y aura pas de catastrophe cette semaine ?
00:07:15– Mais non, parce qu'ils ne veulent pas se retrouver devant les électeurs.
00:07:17Mais c'est bizarre d'avoir peur de la démocratie quand on fait de la politique.
00:07:21Les socialistes devraient dire qu'on ne veut pas de dissolution parce que…
00:07:23– Il n'y aura pas de censure non plus cette semaine.
00:07:24– Mais il n'y aura pas de censure, il n'y aura pas de dissolution cette semaine.
00:07:27Les socialistes ne feront rien de tout ça, ils ont la trouille.
00:07:29Ils ont la trouille absolue de se retrouver devant les électeurs
00:07:32parce qu'ils savent que sans le soutien des insoumis,
00:07:34ils ne reviendront pas si nombreux.
00:07:36Donc, ils font du cinéma.
00:07:38Mais tout ça, c'est du pipeau, enfin…
00:07:40– Alors, on va regarder quelques votes qu'a fait votre groupe,
00:07:43le Rassemblement national.
00:07:44Vous avez voté pour la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus,
00:07:48mais contre, il y a quelques instants,
00:07:50la contribution exceptionnelle des grandes entreprises.
00:07:52Est-ce que c'est cohérent ?
00:07:53Oui, pour les grandes fortunes, non pour les grands groupes.
00:07:56– Oui, d'abord, la contribution sur les hauts revenus,
00:07:59c'est une contribution qui est reconduite,
00:08:01c'est une contribution avec un assez faible rendement,
00:08:02un milliard et demi,
00:08:03mais c'est une solidarité qu'on veut manifester.
00:08:07Et nous, on est attachés au fait que,
00:08:09comme la majorité des Français d'ailleurs,
00:08:11que l'impôt soit équitable à la justice fiscale.
00:08:15On nous en fait d'ailleurs suffisamment le reproche.
00:08:17Certains à droite considèrent que la conscience sociale qu'on a,
00:08:21à travers notamment ce vote sur la contribution sur les hauts revenus,
00:08:24eh bien, elle nous est parfois reprochée.
00:08:27Eh bien, nous, nous considérons que c'est un devoir de solidarité.
00:08:29– Mais pourquoi pas l'appliquer aux grandes entreprises de la solidarité ?
00:08:31Elle peut aussi concerner les grandes entreprises ?
00:08:32– J'y viens, la contribution pour les grandes entreprises,
00:08:35on est dans un moment où il faut relancer la croissance.
00:08:37Pour être tout à fait honnête,
00:08:40la nécessité de relance de l'activité économique de la croissance
00:08:42ne peut pas passer aujourd'hui
00:08:44par une contribution encore supplémentaire
00:08:47sur aux entreprises comme celle qui a été débattue cet après-midi.
00:08:51– Et justement, le gouvernement a proposé un amendement.
00:08:53On parlait de 4 milliards d'euros de rendement.
00:08:55Finalement, ce sera 6 milliards.
00:08:56Pour vous, c'est clairement un geste fait à la gauche ?
00:08:58Ça fait partie de ce deal que vous dénoncez ?
00:09:00– Je vais vous expliquer ce qui se passe.
00:09:02En fait, dans ce budget, vous avez des hausses d'impôts massives.
00:09:0519 milliards d'euros d'impôts supplémentaires.
00:09:08Vous avez 28 milliards d'euros d'impôts,
00:09:11pas d'impôts, de dépenses également supplémentaires.
00:09:13C'est-à-dire que tout augmente, les dépenses augmentent,
00:09:15les impôts augmentent.
00:09:16Donc, comme les impôts augmentent,
00:09:18ils se dispersent d'ailleurs dans des tas de strates du budget.
00:09:22Vous venez d'en expliquer quelques-unes,
00:09:24de mettre en lumière quelques-unes.
00:09:26Et ce gouvernement, parce qu'il sait qu'il est obligé
00:09:28d'augmenter les impôts de tous les côtés,
00:09:29à la fin, pour ne pas être censurés par les socialistes,
00:09:32négocie une espèce de sous-taxe Zuckmann
00:09:35qui va bientôt arriver.
00:09:36Vous le verrez, je ne fais pas œuvre de prophétie.
00:09:39Je vous dis que ce qui va se passer,
00:09:40c'est que pour faire croire qu'ils ont eux aussi
00:09:43une idée de justice fiscale,
00:09:45ils vont, après avoir augmenté les impôts
00:09:48dans tous les domaines,
00:09:49mettre en place une petite fausse taxe Zuckmann.
00:09:52On va revenir aussi à un vote sur l'impôt sur le revenu
00:09:55qui concerne la moitié des Français qui le payent.
00:09:58Vous avez voté contre le gel du barème,
00:10:00c'est un amendement de Laurent Wauquiez,
00:10:02voté notamment avec les insoumis.
00:10:03Pourquoi ne pas avoir préféré une solution
00:10:05qui consistait à réindexer les premières tranches
00:10:08et pour le coup à geler les tranches supérieures
00:10:10qui, si elles payent plus d'impôts,
00:10:12parce qu'elles gagnent aussi plus d'argent ?
00:10:14Bon, deux choses.
00:10:14D'abord, ce n'est pas grave de voter avec les insoumis.
00:10:17Ce n'est pas grave de voter avec les républicains.
00:10:19Ce n'est pas grave de voter avec les macronistes.
00:10:20Ce n'est pas ça le sujet.
00:10:21Non, mais je le dis quand même
00:10:22parce qu'à chaque fois, je trouve que cet argument,
00:10:24il n'a aucune pertinence dans le jeu parlementaire
00:10:27que nous effectuons.
00:10:28Nous, on vote selon l'idée qu'on se fait
00:10:30des conséquences qu'une décision comme celle-ci aura.
00:10:34Nous, on est contre les hausses d'impôts.
00:10:36Mais pour tout le monde ?
00:10:37Même pour ceux qui gagnent plus d'argent ?
00:10:38On peut découper tout ça en tranches, en morceaux,
00:10:41comme vous le voulez.
00:10:42On est contre les hausses d'impôts.
00:10:43Et nous nous sommes dit...
00:10:44Même pour les plus aisés.
00:10:45Et nous nous sommes dit...
00:10:45Et nous avons fait une exception
00:10:47avec la contribution sur les hauts revenus
00:10:48où nous avons considéré que les plus hauts revenus
00:10:50allaient donc contribuer un peu plus.
00:10:53Donc nous avons fait déjà cet effort.
00:10:55Nous avons déjà demandé finalement
00:10:57cet effort de justice fiscale.
00:10:59Pour le reste, ça suffit.
00:11:00Les Français payent trop d'impôts.
00:11:02Hervé ?
00:11:03Parlons de la taxe Zuckmann.
00:11:04Vous venez d'en dire un mot.
00:11:06Au mois de février,
00:11:07les députés du Rassemblement national
00:11:09s'étaient assez largement abstenus
00:11:11sur la proposition de taxe Zuckmann
00:11:14qui avait finalement été adoptée
00:11:16à l'Assemblée grâce aux voix de la gauche.
00:11:18Aujourd'hui, on a compris.
00:11:19Marine Le Pen le dit.
00:11:20Jordan Bardella le dit.
00:11:21Vous êtes clairement contre la taxe Zuckmann
00:11:23sous toutes ses formes.
00:11:25Qu'est-ce qui vous a fait évoluer sur ce point ?
00:11:27Écoutez, moi, je trouvais que ce qui était intéressant
00:11:28et ce qui valait notre abstention,
00:11:30c'est que ça ouvrait un débat.
00:11:32Le débat, c'est celui de la justice fiscale.
00:11:36Et on vient d'en parler quelques instants.
00:11:38Donc il est normal, important.
00:11:40Et l'Assemblée s'est fait aussi pour ça,
00:11:42de débattre pour que chacun amène des solutions.
00:11:43Et puis est arrivée cette fameuse taxe Zuckmann
00:11:45dont on nous a dit
00:11:47oui, elle va avoir un rendement incroyable
00:11:50jusqu'à 15 milliards d'euros.
00:11:51On a entendu des chiffres absolument insensés.
00:11:54Et puis, en regardant ça de près,
00:11:55parce que nous, vous l'avez dit,
00:11:56on peut voter des choses qui viennent d'autres groupes
00:11:57et on le fait régulièrement.
00:11:59On s'est dit, est-ce que cette taxe Zuckmann,
00:12:00elle est intéressante ?
00:12:01Ben non.
00:12:01D'abord, elle n'est pas intéressante
00:12:02parce qu'elle touche l'outil de travail.
00:12:05Et ça, quand vous touchez l'outil de travail
00:12:06dans la période que je viens d'exposer,
00:12:10eh bien, vous tuez finalement l'activité économique.
00:12:12Premier inconvénient, très important.
00:12:14Deuxième inconvénient, c'est le rendement.
00:12:16En réalité, dès que la taxe Zuckmann va s'appliquer,
00:12:18peut-être que la première année,
00:12:20elle peut rapporter 3, 4 milliards.
00:12:22Peut-être, peut-être,
00:12:23eh bien, elle va immédiatement inciter
00:12:25les entreprises à délocaliser.
00:12:28Et que le fameux rendement...
00:12:29Quand vous étiez abstenu,
00:12:30c'est parce que vous n'aviez pas bien regardé le texte ?
00:12:32Non, c'est parce qu'on voulait ouvrir le débat.
00:12:33On voulait que chacun se positionne.
00:12:35Et chacun s'est positionné.
00:12:36D'ailleurs, nous, on s'est positionné
00:12:36contre la taxe Zuckmann.
00:12:38Donc, ouvrir les débats, ça ne doit pas faire peur.
00:12:40Mais la taxe Zuckmann, c'est vraiment
00:12:41la fausse bonne idée par principe.
00:12:43Et tout ce qui, de près ou loin,
00:12:45ressemble à une taxe Zuckmann,
00:12:46effectivement, n'aura pas notre assentiment.
00:12:48Alors, vous, ce que vous proposez,
00:12:49c'est un impôt sur la fortune financière,
00:12:51IFF, qui ressemble un peu
00:12:53à un impôt sur la fortune light.
00:12:56Est-ce que vous pouvez bien nous expliquer
00:12:58qui paierait cet impôt
00:12:59que vous proposez dans votre projet ?
00:13:01C'est le même seuil
00:13:02que ceux qui payent aujourd'hui
00:13:03l'impôt sur la fortune.
00:13:05On en sort, évidemment,
00:13:05la résidence principale
00:13:07ou la résidence unique,
00:13:08qui n'est pas forcément la même chose.
00:13:10C'est un concept, d'ailleurs,
00:13:10qu'on a introduit dans cette loi.
00:13:12Ça aurait un rendement de tête
00:13:14de 3 milliards d'euros minimum
00:13:16que nous allons flécher.
00:13:18Ça aussi, c'est une différence
00:13:18parce que nous, on explique,
00:13:19quand on prélève un impôt,
00:13:21quand on souhaite mettre en place un impôt,
00:13:23ce à quoi il sert.
00:13:24Parce que ce que je crois,
00:13:25c'est que beaucoup de Français
00:13:26qui contribuent
00:13:28ou qui acceptent de contribuer
00:13:29aimeraient bien que leur argent
00:13:31serve à quelque chose.
00:13:32Donc, ça rapporterait autour
00:13:33de ce que rapporterait la taxe Zuckman ?
00:13:35Peut-être un peu plus,
00:13:35en réalité, aujourd'hui.
00:13:37Mais restons même sur son niveau bas.
00:13:40Ce serait au niveau de la taxe Zuckman ?
00:13:41Ce que je comprends,
00:13:41c'est que ça pourrait rapporter un peu plus.
00:13:43Et on le flécherait sur quoi ?
00:13:45Sur l'instauration
00:13:46d'une demi-part fiscale supplémentaire
00:13:48à partir du deuxième enfant.
00:13:49Donc, vous voyez,
00:13:50il y a le même seuil d'entrée.
00:13:52Il y a évidemment une sortie
00:13:54du patrimoine
00:13:56de la résidence principale ou unique.
00:13:59Également, de 75% des actions
00:14:02que vous pouvez avoir
00:14:02dans des PME ou des TPE
00:14:03parce qu'on souhaite préserver
00:14:04l'outil PME-TPE.
00:14:06Et de l'autre côté,
00:14:07on le flèche différemment.
00:14:09Sur les entreprises, maintenant,
00:14:10dans votre contre-budget,
00:14:13le contre-budget du RN,
00:14:15vous promettez la poursuite
00:14:16de la baisse
00:14:17de ce qu'on appelle
00:14:17les impôts de production
00:14:19pour les entreprises.
00:14:20Est-ce que c'est tout simplement
00:14:21la continuité de la politique
00:14:22de l'offre d'Emmanuel Macron ?
00:14:24Non, ce n'est pas la continuité
00:14:26de la politique de l'offre
00:14:27d'Emmanuel Macron.
00:14:28Nous, on considère...
00:14:29Ce n'est pas contradictoire, en tout cas.
00:14:30Non, mais je reviens
00:14:30à ce que j'ai dit tout à l'heure,
00:14:32c'est que dans notre contre-budget,
00:14:34on a une baisse des impôts
00:14:35de 18,5 milliards pour la compétitivité.
00:14:38On considère que la dette
00:14:40qui a été créée par Emmanuel Macron,
00:14:43qui a alourdi notre dette,
00:14:45elle ne peut se régler
00:14:46qu'en actionnant plusieurs leviers.
00:14:49L'un de ces leviers,
00:14:50alors il y a la baisse des dépenses,
00:14:52évidemment, je l'ai dit,
00:14:53la baisse de la contribution
00:14:54à l'Union européenne,
00:14:55les dépenses toxiques de l'État,
00:14:56le coût de l'immigration,
00:14:57mais également la nécessité
00:14:59de relancer de la croissance.
00:15:00Et pour relancer de la croissance,
00:15:01la baisse des impôts de production.
00:15:03Donc on l'a mis dans notre contre-budget,
00:15:05on l'a estimé,
00:15:06c'est 16,2 milliards...
00:15:08Ce n'est pas du Macron bis,
00:15:10comme disait Hervé.
00:15:10Non, ce n'est pas du...
00:15:11Parce que ça y ressemble.
00:15:12Non, ça n'y ressemble pas.
00:15:14D'abord, parce que je crois
00:15:15qu'Emmanuel Macron, lui,
00:15:16n'a pas profité, d'ailleurs,
00:15:19de la baisse des taux d'intérêt
00:15:20qui ont existé à un moment,
00:15:21d'une croissance qui était supérieure
00:15:24pour pouvoir baisser les dépenses de l'État.
00:15:27Et ce en quoi il a loupé des virages,
00:15:29Emmanuel Macron,
00:15:30il les a loupés volontairement
00:15:31ou involontairement.
00:15:32En tous les cas,
00:15:33il y a eu un moment
00:15:33où les taux d'intérêt étaient quand même moindres.
00:15:35Il y a eu un moment
00:15:35où la croissance était supérieure
00:15:37et il ne s'en est pas servi.
00:15:38Nous, on veut redonner,
00:15:40relancer de la croissance,
00:15:41mais pour aussi actionner
00:15:42un certain nombre d'autres dépenses.
00:15:44Je vous ai parlé tout à l'heure,
00:15:44effectivement,
00:15:45de la demi-part fiscale
00:15:48à partir du deuxième enfant.
00:15:49Ça fait partie
00:15:49des nouvelles dépenses
00:15:51qu'on assume
00:15:51parce que nous avons besoin,
00:15:53nous n'on n'est pas contre l'impôt,
00:15:54on a besoin d'impôts
00:15:57des dépenses au bénéfice des Français.
00:15:59Juste un petit retour
00:16:01sur la taxe Zuckman
00:16:02parce que l'un des objectifs
00:16:03de cette taxe,
00:16:03c'était de taxer
00:16:04les grandes fortunes,
00:16:05les 500 plus grandes fortunes françaises.
00:16:07Est-ce que vous savez
00:16:07si avec votre impôt
00:16:08sur la fortune financière,
00:16:10vous toucherez ces grandes fortunes ?
00:16:12Parce que je crois
00:16:12que les biens professionnels
00:16:13sont exonérés,
00:16:14donc c'est une grande partie
00:16:15de ces fortunes.
00:16:17Est-ce que cet impôt-là
00:16:18touchera les 500 plus grandes fortunes
00:16:21de France ?
00:16:21Oui, bien sûr.
00:16:21Est-ce que vous les exonérez ?
00:16:22Non, non, bien sûr,
00:16:23il touche les plus grandes fortunes
00:16:24de France
00:16:24puisqu'en fait,
00:16:25notre impôt,
00:16:25il concerne moins de 1%
00:16:27des foyers fiscaux français.
00:16:30Donc il touche
00:16:30les foyers fiscaux
00:16:31les plus aisés.
00:16:33Mais les 500 plus grands,
00:16:34ils sont vraiment
00:16:35au sommet de la pyramide ?
00:16:36Ils sont de fait dedans.
00:16:39Concernant vos propositions
00:16:41d'économie budgétaire,
00:16:42vous avez effectivement présenté
00:16:43votre contre-budget
00:16:44la semaine dernière.
00:16:46Alors quand on regarde
00:16:46ligne par ligne précisément,
00:16:49on voit qu'il y a encore
00:16:49beaucoup de flou
00:16:50dans vos propositions.
00:16:51En particulier,
00:16:52vous proposez 7,7 milliards
00:16:53d'économies
00:16:54sur les agences publiques.
00:16:56Alors les agences publiques
00:16:56sont les universités,
00:16:58sont le CNRS,
00:16:59ce sont France Travail.
00:17:00Est-ce que vous pouvez nous dire
00:17:01précisément
00:17:02quelles agences
00:17:03vous cibleraient ?
00:17:04Alors,
00:17:05vous aurez une liste...
00:17:07Alors d'abord,
00:17:07ce n'est pas un autre budget,
00:17:09notre contre-budget.
00:17:10C'est important de le dire,
00:17:11c'est-à-dire que nous prenons
00:17:12aujourd'hui le budget,
00:17:13le corps nu,
00:17:14et nous disons,
00:17:15nous,
00:17:15à sa place,
00:17:16au même moment,
00:17:17voici les modifications
00:17:19qu'on apporterait.
00:17:20C'est de la retouche.
00:17:22Oui,
00:17:22c'est un peu ça
00:17:23parce qu'en fait,
00:17:23pour faire un vrai contre-budget,
00:17:25un autre budget en réalité,
00:17:27il faut quand même
00:17:27avoir quelques moyens
00:17:28qui sont ceux
00:17:28de l'appareil d'État
00:17:29que nous n'avons pas.
00:17:30Et au pouvoir,
00:17:31en clair.
00:17:31Exactement.
00:17:32Par exemple,
00:17:32il y a des évaluations,
00:17:33etc.,
00:17:34qu'on ne peut pas faire aujourd'hui.
00:17:35Mais pour revenir
00:17:36à ce que vous disiez
00:17:37qui sont les agences d'État,
00:17:38vous avez des agences
00:17:39qui coûtent beaucoup,
00:17:40je pense par exemple
00:17:40à l'ADEME,
00:17:41nous on considère,
00:17:42ou les ARS,
00:17:43qui ont un coût de gestion,
00:17:44ne serait-ce que
00:17:45que le coût de gestion
00:17:45des ARS,
00:17:46c'est plusieurs centaines,
00:17:47on n'est pas loin de mémoire,
00:17:49de 500 millions d'euros
00:17:50sur le coût de gestion
00:17:51des ARS.
00:17:52C'est pas dans les agences publiques.
00:17:53Non, mais le coût de gestion,
00:17:55je vous parle du coût de gestion
00:17:55des ARS.
00:17:56Mais ce n'est pas intégré
00:17:57dans ces...
00:17:57Mais c'est un opérateur de l'État.
00:17:58Je vous parle des agences...
00:17:59Non, les ARS,
00:18:00c'est un opérateur.
00:18:00C'est une...
00:18:01C'est un démembrement
00:18:02de l'État.
00:18:03C'est un démembrement
00:18:03de l'État.
00:18:03Mais ce n'est pas dans la catégorie...
00:18:05Mais pour nous,
00:18:06c'est un démembrement
00:18:07d'un des opérateurs de l'État.
00:18:09Dans vos 7 milliards
00:18:10sur les agences publiques,
00:18:11je pense qu'il n'y a pas
00:18:12les ARS.
00:18:13Quelles agences
00:18:13vous allez toucher ?
00:18:14Je vous ai parlé de l'ADEME,
00:18:15mais je vais vous dire,
00:18:16en réalité,
00:18:17si vous voulez une liste
00:18:18plus précise,
00:18:19vous pouvez regarder
00:18:19la production
00:18:20de la fondation IFRAP,
00:18:21qui n'est pas une fondation
00:18:22amie du Rassemblement National.
00:18:24Non,
00:18:25elle n'est pas gauchiste non plus.
00:18:26Non, elle n'est pas gauchiste,
00:18:27mais elle n'est pas en soutien,
00:18:28c'est le moins qu'on puisse dire,
00:18:29du Rassemblement National,
00:18:29qui nous dit qu'il y a,
00:18:31je crois,
00:18:32jusqu'à 120 milliards d'euros
00:18:33à aller chercher
00:18:34dans les agences d'État.
00:18:35Elle est très libérale,
00:18:36l'IFRAP.
00:18:37Elle est très libérale,
00:18:38et c'est pour ça que moi,
00:18:38je ne crois pas
00:18:39à ce qu'elle nous dit
00:18:40sur le montant
00:18:41qui me semble un peu exagéré,
00:18:42mais je pense qu'effectivement,
00:18:44on peut aller chercher
00:18:44dans ce qu'on appelle
00:18:45les subventions,
00:18:46les dépenses inutiles
00:18:48sur le train de vie d'État,
00:18:49on peut aller chercher
00:18:49effectivement quelques milliards d'euros.
00:18:51Vous donnez beaucoup de chiffres,
00:18:52vous parlez de dépenses inutiles,
00:18:53mais ce que je remarque
00:18:55pour regarder depuis longtemps
00:18:56les propositions
00:18:56du Rassemblement National,
00:18:57c'est que vous ne donnez jamais
00:18:59des mesures précises.
00:19:00C'est-à-dire que vous dites
00:19:01qu'on fait 7,7 milliards
00:19:02sur les agences publiques,
00:19:03mais aucune agence publique,
00:19:04aucun budget,
00:19:06n'est ciblé, n'est cité.
00:19:07C'est joint,
00:19:08et je crois même
00:19:08qu'il y a une fiche
00:19:09qui a été éditée l'année passée
00:19:11avec la liste des agences publiques,
00:19:12je ne l'ai pas en tête,
00:19:14elle a été éditée l'année passée
00:19:15lors du contre-budget,
00:19:16avec la liste d'un certain nombre d'agences.
00:19:17Mais vous, là,
00:19:18ce soir, vous n'êtes pas capable
00:19:20de donner un seul exemple.
00:19:22Si, je viens de vous parler
00:19:23de l'ADEME.
00:19:23En voilà un exemple.
00:19:24L'ADEME sont des dépenses
00:19:25de subventions aux entreprises
00:19:28pour se transformer
00:19:29de manière écologique.
00:19:30Je vais vous donner aussi...
00:19:31Non, mais d'accord,
00:19:32après, vous pouvez contester
00:19:33sur le fond.
00:19:33Non, mais vous pouvez contester
00:19:34sur le fond.
00:19:35Tout a une utilité.
00:19:36Je me souviens d'un débat
00:19:36qu'on a fait l'année dernière
00:19:40ou en début de cette année
00:19:41sur, là aussi,
00:19:44la baisse du financement
00:19:45d'un certain nombre d'agences
00:19:46du train de vie de l'État,
00:19:48je ne sais plus comment
00:19:49ça s'était appelé,
00:19:49dans l'hémicycle.
00:19:50La loi simplification, non ?
00:19:51La loi simplification, voilà.
00:19:53Tout le monde trouve
00:19:55une justification
00:19:55à la création
00:19:57de toutes les agences.
00:19:58Alors, certaines hébergent
00:19:59des copains du pouvoir,
00:20:00certaines ont une vraie utilité,
00:20:02d'autres font doublon, etc.
00:20:03Non, mais on peut tout justifier.
00:20:04Eh bien, nous, on considère
00:20:05qu'il y a un effort à faire.
00:20:06Cet effort, il est à 7 milliards d'euros.
00:20:07Je vous ai parlé de l'ADEME.
00:20:08On peut en trouver...
00:20:09Allez, je vous donne un exemple
00:20:10sur le train de vie de l'État.
00:20:12Par exemple,
00:20:12le Conseil économique et social.
00:20:14Vous voyez, c'est...
00:20:15Vous donnez toujours cet exemple ?
00:20:17Ce n'est pas une agence publique.
00:20:18Ce n'est pas une agence publique.
00:20:19Mais c'est de l'argent public.
00:20:21Vous donnez toujours des exemples
00:20:22qui ne sont pas...
00:20:22Je vous donne cet exemple.
00:20:24C'est de l'argent public
00:20:25parce qu'il est très parlant,
00:20:26parce que les gens le connaissent.
00:20:27Enfin, oui, j'espère.
00:20:29Mais parce que je pense
00:20:30qu'il n'a aucune utilité.
00:20:31C'est 45 millions d'euros par an.
00:20:33Ce n'est pas avec ça.
00:20:33Ils ont travaillé sur la fin de vie.
00:20:35Mais je vous donne cet exemple-là.
00:20:36Oui, ils ont travaillé sur la fin de vie,
00:20:37mais ils peuvent travailler sur tout.
00:20:38Ils s'auto-saisissent eux-mêmes.
00:20:39Mais c'est pas mal, c'est énorme.
00:20:40Souvent.
00:20:41D'accord, mais tout le monde
00:20:41travaille sur la fin de vie.
00:20:42Le Sénat a travaillé sur la fin de vie.
00:20:44L'Assemblée nationale aussi.
00:20:45Comment ?
00:20:45Est-ce que le problème,
00:20:46c'est qu'ils ne se saisissent pas
00:20:47de leurs travaux ?
00:20:47Parce que moi, je connais bien ces eux.
00:20:48Ils font beaucoup de dossiers,
00:20:50mais c'est vrai que tout le monde s'en fout.
00:20:51Non.
00:20:52Je ne voudrais pas
00:20:52que vous en occupiez les pôles.
00:20:53Vous le dites de façon très directe.
00:20:56J'aime beaucoup sur les amis.
00:20:57On peut aimer des amis
00:20:58et considérer qu'ils travaillent mal.
00:21:00Mais...
00:21:00Vous avez dit la vérité,
00:21:03c'est que tout le monde s'en moque.
00:21:05Et le problème, c'est à quoi ça sert
00:21:06que des gens désignés par le pouvoir,
00:21:07personne n'est élu
00:21:08au Conseil économique et social,
00:21:09désignés par le pouvoir,
00:21:10fassent des rapports
00:21:11dont tout le monde se moque.
00:21:12Ça coûte cher.
00:21:12Est-ce qu'on peut se le permettre ?
00:21:13Non, on ne peut pas se le permettre.
00:21:14Le vote de la première partie
00:21:16du projet de loi de finances
00:21:17est prévu mardi 4 novembre.
00:21:19Est-ce que c'est un délai tenable ?
00:21:21Est-ce qu'il va falloir
00:21:21ouvrir des jours supplémentaires ?
00:21:23Vous, le Rassemblement national,
00:21:24de toute façon,
00:21:24vous allez rejeter cette partie.
00:21:26Est-ce qu'elle a des chances d'aboutir ?
00:21:28Alors, est-ce que c'est un délai tenable ?
00:21:30J'ai présidé la séance du matin.
00:21:32On vote à peu près,
00:21:33on examine et on vote
00:21:3411 amendements à l'heure.
00:21:36Il devait donc en rester,
00:21:37au moment où nous nous parlons,
00:21:38il doit en rester à peu près 3 000.
00:21:40Donc, autant vous dire
00:21:41qu'avec ce rythme-là,
00:21:42ce n'est pas tenable.
00:21:44Donc, ensuite,
00:21:46ce projet de loi de finances
00:21:47va partir au Sénat
00:21:48qui votera dans un sens
00:21:50ou dans un autre.
00:21:52S'il y a une dissonance
00:21:53ou en tous les cas,
00:21:55ça viendra en commission mixte paritaire,
00:21:56tout ça se terminera
00:21:57probablement par des ordonnances.
00:21:58Ça reviendra,
00:21:59on sera dans le PLFSS.
00:22:00Tout ça est très complexe
00:22:01pour les Français,
00:22:02mais à la fin,
00:22:02on atterrit sur des ordonnances.
00:22:03Ce ne sera pas possible.
00:22:04Ça me semble compliqué.
00:22:06Donc, qu'est-ce qui va se passer alors ?
00:22:07Il y a un effort
00:22:08qui a été demandé
00:22:09à la représentation nationale
00:22:10concernant son dépôt d'amendements,
00:22:13le nombre d'amendements déposés.
00:22:14Il n'a pas été tout à fait suivi
00:22:15parce que je crois
00:22:16qu'il y a plutôt mis l'amendement.
00:22:16J'y viens.
00:22:18Les députés d'opposition
00:22:20que nous sommes,
00:22:20Rassemblement national,
00:22:21et pas simplement nous,
00:22:23ont fait cet effort
00:22:24de limiter
00:22:25leur nombre d'amendements
00:22:26pour essayer d'entrer
00:22:27dans des délais
00:22:28qui se tiennent pour quoi ?
00:22:29Pour voter à la fin,
00:22:30pour pouvoir voter.
00:22:32Qui, aujourd'hui,
00:22:32dépose des amendements ?
00:22:34Qui fait traîner les débats
00:22:36de façon tout à fait hypocrite ?
00:22:38C'est le gouvernement.
00:22:39Vous avez voté contre
00:22:41l'article 1 du projet de budget,
00:22:43qui est l'article purement formel
00:22:44qui autorise le gouvernement
00:22:45à prélever les impôts.
00:22:48Pas seulement.
00:22:48Est-ce que ça,
00:22:49ce n'est pas une situation
00:22:49purement et simplement
00:22:50de blocage ?
00:22:51Non, c'est un article
00:22:52qui fait aussi un état des lieux
00:22:53avec lequel nous ne sommes pas en accord.
00:22:55Mais je vous donne un exemple.
00:22:56Par exemple,
00:22:57le gouvernement, aujourd'hui,
00:22:58a déposé une motion de rejet
00:23:00sur un article.
00:23:02C'est quand même hallucinant
00:23:03que le gouvernement lui-même,
00:23:04dont le chef du gouvernement
00:23:06nous dit
00:23:06c'est le Parlement
00:23:07qui aura le dernier mot,
00:23:08c'est le Parlement
00:23:08qui doit débattre,
00:23:09ce sont eux
00:23:09qui déposent des motions de rejet
00:23:10pour qu'on n'examine pas
00:23:12certains articles.
00:23:12Donc, en clair,
00:23:13ça va se terminer comment ?
00:23:14Par des ordonnances, je pense.
00:23:15Vous êtes sûr ?
00:23:16Vous le dites depuis quelque temps, déjà.
00:23:18Mais vous êtes persuadé
00:23:19maintenant que ça va se terminer comme ça ?
00:23:20L'avantage, en Macronie,
00:23:21c'est qu'on n'est pas sûr de grand-chose.
00:23:23Mais c'est ce que je crois comme évident
00:23:25au rythme des travaux
00:23:27de l'Assemblée nationale.
00:23:28Eh bien, moi, je pense qu'à la fin,
00:23:30tout ça se termine par ordonnance.
00:23:31Et je pense qu'ils le savent déjà.
00:23:33Un soumise dit
00:23:34s'il y a un risque d'ordonnance,
00:23:35nous, de toute façon,
00:23:36on déposera une motion de censure
00:23:37pour qu'ils ne puissent même pas
00:23:38travailler par ordonnance.
00:23:40Est-ce que vous ferez pareil
00:23:41au Rassemblement national ?
00:23:42On verra, il faut voir.
00:23:43Il faut voir.
00:23:43Nous, on fera tout
00:23:44pour avoir un vote.
00:23:46Voilà.
00:23:46Bien.
00:23:46Laurent, on va parler
00:23:48de la retraite à 64 ans maintenant
00:23:49parce que ça, ça fait partie
00:23:50des sujets importants
00:23:53qui vont être discutés
00:23:55et il y a des choses à préciser.
00:23:57Oui, alors vous,
00:23:58au Rassemblement national,
00:23:59est-ce que vous allez voter
00:24:00une éventuelle suspension
00:24:01de la réforme des retraites ?
00:24:02Est-ce que ça vous convient ?
00:24:04Est-ce que ça vous suffit ?
00:24:05Bon, d'abord,
00:24:06on nous a dit pendant longtemps
00:24:07que cette suspension des retraites,
00:24:08qui n'en est pas une d'ailleurs,
00:24:09c'est un décalage.
00:24:10Ah, vous repenez les mots
00:24:11d'Emmanuel Macron.
00:24:12J'allais dire,
00:24:12et je reprends en cela
00:24:13les propos du président de la République.
00:24:15Il a vendu le miségris
00:24:16ou...
00:24:17Je ne sais pas.
00:24:18Il nous a dit qu'en tous les cas,
00:24:19il n'y avait pas d'abrogation.
00:24:20Et je pense qu'il dit la vérité,
00:24:21il n'y a pas d'abrogation.
00:24:23C'est un décalage...
00:24:23Entre-temps,
00:24:23il y a une élection présidentielle,
00:24:25tout de même.
00:24:25Oui, d'accord,
00:24:26mais enfin,
00:24:26ce n'est pas ce qui avait été entendu
00:24:29quand même par les Français.
00:24:30En réalité,
00:24:30c'est un décalage...
00:24:31Donc, le compte n'y est pas.
00:24:32Ah non, le compte n'y est pas.
00:24:33C'est un décalage
00:24:34qui gèle finalement
00:24:35la réforme des retraites
00:24:36pendant quelques mois.
00:24:38Donc, vous ne voterez pas
00:24:39la suspension,
00:24:40ce que le gouvernement
00:24:40est en commun de suspension.
00:24:42Tout ce qui peut permettre
00:24:42de sortir cette réforme des retraites,
00:24:46nous le voterons.
00:24:47Mais là, c'est un décalage.
00:24:48Alors, vous me direz,
00:24:49si c'est trois mois de prix,
00:24:50c'est trois mois de prix.
00:24:51Mais à quelles conditions ?
00:24:53Parce que moi,
00:24:54ce que je vois,
00:24:54c'est que le gouvernement nous dit
00:24:55ah oui, d'accord,
00:24:56on va décaler
00:24:57cette réforme des retraites,
00:24:59mais on va la financer par quoi ?
00:25:00Par un gel des prestations sociales,
00:25:02par un gel des retraites.
00:25:03En réalité,
00:25:04c'est des pensions de retraite.
00:25:06Ça, ce n'est pas acceptable.
00:25:08C'est important ce que vous dites.
00:25:09Une dose des mutuelles.
00:25:10Vous prenez,
00:25:12vous dites,
00:25:12Emmanuel Macron a dit la vérité,
00:25:13c'est un décalage.
00:25:14Donc, est-ce que ça change
00:25:15votre position ?
00:25:17Ah ben, au final,
00:25:18nous, on souhaite
00:25:19que le débat en 2027 ait lieu.
00:25:21Non, non, mais est-ce que ça change
00:25:22votre position ?
00:25:22Non, non, mais on votera
00:25:23tout ce qui permettra...
00:25:25Même si c'est un décalage, du coup.
00:25:26Bien sûr, mais en revanche,
00:25:27on ne votera pas
00:25:27ce qui va être la facture.
00:25:30C'est-à-dire qu'en fait,
00:25:30d'abord, ce décalage,
00:25:31on nous avait dit,
00:25:32parce qu'on nous a quand même
00:25:33raconté beaucoup de bobards là-dessus.
00:25:35Quand nous, on demandait
00:25:36que cette réforme des retraites
00:25:37puisse être abrogée,
00:25:40quand on pensait
00:25:40qu'il fallait faire reculer,
00:25:42on nous avait dit,
00:25:42mais ce n'est pas possible,
00:25:43c'est un décalage.
00:25:44Ce que vous proposez
00:25:45va coûter, pour l'année qui vient,
00:25:47500 millions d'euros.
00:25:48Puis finalement,
00:25:48on s'aperçoit que non,
00:25:49ça va coûter 100 millions d'euros.
00:25:51On nous disait,
00:25:53c'est impossible à tenir.
00:25:55Bon, on s'aperçoit
00:25:55que non, c'est possible,
00:25:56on peut le faire.
00:25:57Mais évidemment,
00:25:57ça ne va pas assez loin.
00:25:58Évidemment, ce n'est pas
00:25:59ce qui a été vendu aux Français
00:26:01par M. Lecornu.
00:26:02– Petite précision sur les chiffres,
00:26:04ce ne sont pas des bobards,
00:26:05c'est juste que ça dépend
00:26:07si on regarde ce que ça coûte
00:26:08au régime de retraite
00:26:09ou aux finances publiques
00:26:10de manière générale.
00:26:11Et donc, effectivement,
00:26:12la suppression de la réforme
00:26:14des retraites Macron
00:26:14a été chiffrée
00:26:16par la Cour des comptes
00:26:17à 24 milliards d'euros,
00:26:18mais toutes finances publiques
00:26:20confondantes.
00:26:21Et le coût que vous avez
00:26:22la première année,
00:26:23ce n'est pas le même
00:26:24que vous avez...
00:26:24– Bien sûr, bien sûr.
00:26:25– Mais plus précisé...
00:26:28– C'est 1,5 milliard,
00:26:28je crois, en 27.
00:26:30– Voilà, mais encore une fois,
00:26:30ça, c'est simplement
00:26:31sur les régimes de retraite,
00:26:32sur les finances publiques,
00:26:33on peut quasiment
00:26:34roubler le coût.
00:26:35Sur votre réforme à vous,
00:26:37est-ce que vous défendez
00:26:38toujours la même réforme,
00:26:39c'est-à-dire une réforme
00:26:41où l'âge légal
00:26:42dépend de l'âge
00:26:43d'entrée dans la vie active
00:26:44entre 60 et 62 ans ?
00:26:46Donc, on reviendrait
00:26:47à l'âge légal de 60 ans
00:26:48pour toutes les personnes
00:26:49ayant commencé avant
00:26:50un certain âge
00:26:51et on irait progressivement
00:26:52vers les 62 ans.
00:26:53Est-ce que c'est toujours
00:26:54la réforme défendue aujourd'hui
00:26:55par le Rassemblement ?
00:26:56– C'est la réforme
00:26:57sur l'âge
00:26:58et c'est la réforme
00:26:59sur la durée de cotisation,
00:27:00c'est-à-dire,
00:27:01vous pouvez partir
00:27:02à partir de 60 ans
00:27:03si vous avez commencé
00:27:04à travailler avant 20 ans
00:27:05et que vous avez
00:27:06vos 40 annuités.
00:27:07– Carrière longue.
00:27:07– Raison pour laquelle,
00:27:08je vous disais,
00:27:09en début d'entretien,
00:27:10il faut tout dire.
00:27:11Évidemment,
00:27:12il faut vos 40 annuités.
00:27:12– Mais c'est ce qu'on appelle
00:27:13les carrières longue.
00:27:13– Et après,
00:27:14vous avez de façon progressive,
00:27:16à partir de 62 ans,
00:27:17vous pouvez partir en retraite
00:27:18si vous avez 42 annuités.
00:27:20Et nous considérons
00:27:20qu'il y a une logique
00:27:21et qu'il y a un coût.
00:27:22Mais ce coût,
00:27:23évidemment,
00:27:24nous l'assumons
00:27:25parce que c'est un choix de société.
00:27:26Et c'est là où c'est,
00:27:27je pense,
00:27:28un débat intéressant
00:27:29pour les présidentielles.
00:27:30C'est un choix de société
00:27:31et comme tout choix de société,
00:27:33il a un coût.
00:27:33Et ce coût,
00:27:34nous sommes prêts
00:27:35à l'assumer
00:27:35et aussi à avoir
00:27:36des propositions de financement.
00:27:38– Hervé ?
00:27:39– On a le sentiment
00:27:39depuis quelques mois
00:27:40que le Rassemblement national
00:27:41fait tout pour gagner
00:27:43en crédibilité
00:27:44auprès du patronat
00:27:45la quasi-totalité
00:27:47des chefs d'entreprise
00:27:48avec qui on parle
00:27:49de ce sujet aujourd'hui,
00:27:50dise que ce serait
00:27:52une folie
00:27:53de revenir aux 62 ans
00:27:55et pourtant,
00:27:56c'est en grande partie
00:27:57ce que vous proposez,
00:27:58vous venez de le dire
00:27:58à l'instant.
00:27:59Est-ce que vous entendez
00:28:00cet argument
00:28:01de la part des patrons ?
00:28:02Est-ce que vous y êtes sensible ?
00:28:03– Je l'entends
00:28:03mais je crois que,
00:28:05je l'ai dit,
00:28:05c'est un choix de société.
00:28:07Nous, on porte ce choix de société.
00:28:08– Pas un choix économique, donc.
00:28:09– Oui,
00:28:09mais nous portons ce choix de société
00:28:11mais nous ne portons pas
00:28:12uniquement ce choix de société.
00:28:13Derrière,
00:28:14il y a des politiques
00:28:14à mettre en place.
00:28:15L'entrée dans la vie active
00:28:17des jeunes,
00:28:17je vous rappelle
00:28:17que le premier emploi aujourd'hui,
00:28:19on l'a en France
00:28:20à peu près en moyenne
00:28:21à 27 ans.
00:28:22Donc, il faut faire un travail,
00:28:23un effort
00:28:24pour faire entrer
00:28:24davantage de jeunes
00:28:25sur le marché du travail.
00:28:26Mais, un autre sujet
00:28:28sur lequel,
00:28:29je vous le dis,
00:28:29on nous a beaucoup moqué
00:28:30pendant des années,
00:28:32c'était la relance
00:28:32de la natalité.
00:28:34On s'est beaucoup moqué
00:28:34de nous
00:28:35dès l'élection présidentielle
00:28:36en disant
00:28:36« Ah mais c'est des ringards,
00:28:38ils enferment les femmes
00:28:39dans une caricature
00:28:40à vouloir faire des enfants,
00:28:41etc. »
00:28:41Pas du tout.
00:28:42On a considéré
00:28:43que la société française
00:28:44qui vieillit,
00:28:45effectivement,
00:28:45si elle continue
00:28:46à ce rythme-là,
00:28:47notre système de retraite,
00:28:48notre idée de réforme
00:28:49des retraites
00:28:50telle que nous l'imaginons,
00:28:51il n'est pas tenable.
00:28:52Donc, il faut avoir
00:28:53une politique nataliste.
00:28:54Et donc,
00:28:54je vous ai parlé tout à l'heure
00:28:55de la demi-part
00:28:58à partir du deuxième enfant.
00:28:59C'est un des éléments,
00:29:00c'est évidemment pas le seul,
00:29:01mais c'est un des éléments.
00:29:03Et aujourd'hui,
00:29:03j'ai quand même l'impression,
00:29:04j'ai entendu
00:29:05beaucoup d'hommes politiques,
00:29:07d'autres tendances politiques
00:29:09qui considèrent
00:29:09qu'effectivement,
00:29:10il faut une politique nataliste
00:29:12de soutien à la parentalité
00:29:13dans notre pays.
00:29:14Quand on parle du financement
00:29:15du système de retraite,
00:29:16on évoque parfois
00:29:17la piste de la capitalisation.
00:29:19Quelle est la position
00:29:20du Rassemblement national
00:29:21là-dessus ?
00:29:21Jamais rien d'obligatoire.
00:29:23Jamais rien d'obligatoire.
00:29:24Une possibilité,
00:29:25moi je suis pour la liberté,
00:29:26mais jamais rien d'obligatoire.
00:29:27Pour ceux qui peuvent.
00:29:28Bien sûr.
00:29:28Mais ceux qui ne peuvent pas,
00:29:29alors il y aura un décalage.
00:29:30Mais bien entendu,
00:29:31il faut aider,
00:29:32il faut compenser.
00:29:33Et je pense que souvent,
00:29:34la compensation,
00:29:35elle passe effectivement
00:29:36dans notre philosophie
00:29:37par l'idée
00:29:37de pouvoir partir en traite
00:29:38dès 60 ans
00:29:39avec vos 40 annuités.
00:29:40Quand vous avez commencé
00:29:41à travailler plus jeune,
00:29:42en général,
00:29:42vous avez fait des métiers
00:29:43moins bien rémunérés,
00:29:44des métiers manuels, etc.
00:29:45Mais ceux qui capitalisent
00:29:46sont souvent des gens
00:29:47qui ont fait des études,
00:29:48qui ont des bons salaires
00:29:48et qui peuvent mettre
00:29:49de l'argent de côté.
00:29:50Mais la liberté toujours,
00:29:51l'obligation jamais.
00:29:52Oui, mais vous voyez
00:29:53l'inégalité que ça crée.
00:29:54Bien sûr.
00:29:54Non mais je pense qu'il y a
00:29:55des mécanismes de compensation
00:29:57qui peuvent permettre
00:29:58d'aider cela, oui.
00:29:59Oui, en parlant
00:30:00de politique nataliste,
00:30:01sauf erreur de ma part,
00:30:02Victor Orban,
00:30:02qui est un de vos alliés
00:30:04au niveau européen.
00:30:05Il a mis en place
00:30:05une politique nataliste
00:30:06qui ne marche pas
00:30:07puisque, d'après le Courrier
00:30:08international,
00:30:08en Hongrie,
00:30:08le nombre de naissances
00:30:09est au plus bas depuis 49.
00:30:11Qu'est-ce qui n'a pas marché
00:30:12en Hongrie
00:30:12pourrait marcher en France
00:30:14avec votre politique ?
00:30:15Non mais moi,
00:30:16sincèrement,
00:30:17je n'ai pas de modèle
00:30:19et en tous les cas,
00:30:20la Hongrie n'est pas un modèle.
00:30:21Elle est un allié
00:30:22en ce qui concerne
00:30:23la contestation
00:30:23que nous avons
00:30:24de l'Union européenne
00:30:25et de la Commission
00:30:26en particulier.
00:30:27Victor Orban mène
00:30:28les politiques qu'il veut
00:30:29dans son pays,
00:30:30en tout cas plutôt
00:30:30les politiques que veulent
00:30:31les Hongrois.
00:30:32Mais moi, je pense
00:30:33que la relance
00:30:34de la natalité
00:30:34dans notre pays,
00:30:35elle nécessite
00:30:36d'actionner plusieurs leviers.
00:30:37J'ai parlé effectivement
00:30:38de l'aide financière
00:30:39à travers la fiscalité.
00:30:41On peut parler
00:30:42de la prestation
00:30:42d'accueil du jeune enfant.
00:30:43On peut parler
00:30:43d'une politique du logement
00:30:45parce que je pense
00:30:45que si on ne fait pas
00:30:46d'enfants dans notre pays,
00:30:47c'est aussi parce qu'il y a
00:30:48une problématique de logement.
00:30:50Donc oui,
00:30:50il n'y a pas une réponse.
00:30:51On ne relance pas la natalité
00:30:52comme ça par un coup
00:30:54de baguette magique.
00:30:54C'est en actionnant
00:30:55plusieurs leviers.
00:30:56Encore faut-il ouvrir le débat.
00:30:57Ce débat, sincèrement,
00:30:58il n'a pas été ouvert,
00:30:59y compris sous Emmanuel Macron.
00:31:00Elsa ?
00:31:01Est-ce que pour vous,
00:31:01dans le budget
00:31:02de la sécurité sociale,
00:31:03les retraités doivent être
00:31:04épargnés de tout effort budgétaire ?
00:31:07Oui.
00:31:08Je veux dire,
00:31:08les Français doivent être
00:31:09épargnés des efforts budgétaires
00:31:10parce que les Français
00:31:11font des efforts budgétaires
00:31:13nombreux tout au long de l'année.
00:31:15Donc nous,
00:31:15on est pour faire en sorte
00:31:16que le pouvoir d'achat
00:31:17des retraités,
00:31:19évidemment,
00:31:19mais pas seulement,
00:31:20soit épargné.
00:31:21En particulier,
00:31:21on a toujours eu un peu
00:31:22comme les retraités votent.
00:31:23Aucun groupe politique
00:31:24ne peut dire
00:31:26oui,
00:31:26on peut geler
00:31:26les pensions de retraite
00:31:27puisque les pensions de retraite,
00:31:28on le rappelle,
00:31:29ont été revalorisées
00:31:30l'année dernière,
00:31:30très fortement l'année d'avant.
00:31:32Est-ce qu'un gel
00:31:33ne peut pas s'expliquer ?
00:31:34Non,
00:31:35mais il y a déjà eu des gels
00:31:35dans notre histoire.
00:31:36Sous François Fillon,
00:31:37il y a eu des gels.
00:31:37Sous François Hollande,
00:31:38il y a eu des gels.
00:31:39Et c'est un peu la facilité.
00:31:40Par exemple,
00:31:41l'année blanche,
00:31:41pour moi,
00:31:41c'est la facilité.
00:31:42C'est-à-dire qu'en fait,
00:31:43on ne réforme rien,
00:31:43on fait une année blanche,
00:31:44c'est un coup de rabot
00:31:45et finalement,
00:31:45on serre la ceinture de tout le monde.
00:31:46Les Français ont fait
00:31:48et font beaucoup d'efforts,
00:31:49retraités ou non.
00:31:50La France qui travaille,
00:31:51la France qui a travaillé
00:31:52ou la France qui aimerait travailler
00:31:53n'a pas à être mise à contribution
00:31:55à partir du moment
00:31:55où l'État n'arrive même pas
00:31:57à ouvrir le débat
00:31:58sur le coût de l'immigration
00:31:59ou sur les dépenses toxiques
00:32:00de celui-ci.
00:32:01Le gouvernement veut doubler
00:32:02les franchises médicales.
00:32:04Amélie de Montchalin
00:32:04dit qu'il faut sortir
00:32:05de l'illusion du tout gratuit.
00:32:08Mais personne ne pense
00:32:09au tout gratuit.
00:32:09Moi, je ne crois pas à la gratuité.
00:32:10Je pense qu'il y a toujours
00:32:11quelqu'un qui paye
00:32:12quand c'est la collectivité.
00:32:14Ce sont les Français qui payent.
00:32:15Mais moi, je pense que
00:32:16le mécanisme de solidarité
00:32:17qui existe dans notre pays,
00:32:18il est bien à partir du moment
00:32:19où il bénéficie aux Français.
00:32:21Et le fait d'avoir
00:32:22des allocations,
00:32:23des prestations sociales
00:32:24qui sont ouvertes
00:32:24aux citoyens du monde entier,
00:32:26eh bien, me semble être
00:32:27effectivement pour le coup
00:32:28avoir un coût
00:32:29que nous ne pouvons pas
00:32:30nous permettre.
00:32:30Est-ce que vous voulez
00:32:31justement revoir
00:32:32dans votre contre-budget ?
00:32:33Est-ce que c'est constitutionnel ?
00:32:35Oui, oui.
00:32:35D'ailleurs, oui,
00:32:36on n'est pas le seul pays.
00:32:37Vous savez qu'il y a
00:32:37beaucoup de pays
00:32:38qui réservent leurs allocations
00:32:39à un certain nombre
00:32:40de leurs aides sociales.
00:32:41Le Conseil constitutionnel
00:32:41a déjà dit méfiance.
00:32:43On ne peut pas non plus
00:32:43dire un seul.
00:32:44Le Conseil constitutionnel,
00:32:46d'abord, n'est pas là
00:32:46pour contredire
00:32:47la volonté populaire.
00:32:49Mais c'est la raison
00:32:49pour laquelle nous nous souhaitons
00:32:50un référendum sur l'immigration
00:32:52pour constitutionnaliser,
00:32:54ça en fera partie,
00:32:55le droit des étrangers
00:32:56et notamment leur capacité
00:32:58à obtenir après cinq années
00:32:59d'équivalent temps plein,
00:33:00de travail sur le territoire,
00:33:02les prestations sociales.
00:33:03Est-ce que vous a ce proposition
00:33:03pour pouvoir faire ce type
00:33:04de référendum ?
00:33:05À ce moment-là,
00:33:06vous avez signé la pétition
00:33:07de Philippe Levinier ?
00:33:08Mais moi, par principe,
00:33:09depuis des années
00:33:11que je ne signe pas de pétition,
00:33:12mais je la trouve très sympathique.
00:33:15Jeudi prochain,
00:33:15c'est vous,
00:33:16le Rassemblement National,
00:33:17qui ferait l'agenda
00:33:17de l'Assemblée Nationale.
00:33:18Ce sera ce qu'on appelle
00:33:18la niche parlementaire,
00:33:20une journée pendant laquelle
00:33:20c'est vous qui défendez
00:33:21des textes.
00:33:22À vous, Elsa.
00:33:24Est-ce que, justement,
00:33:25vous espérez faire passer
00:33:26quelques textes ?
00:33:27On voit, il y a des textes
00:33:28assez consensuels
00:33:29sur le handicap,
00:33:30sur les frais bancaires,
00:33:31d'autres beaucoup plus politiques.
00:33:33Est-ce que,
00:33:33sur les sept textes
00:33:34que vous proposez,
00:33:34vous avez déjà fléché
00:33:35ce que vous souhaitez
00:33:36faire adopter ?
00:33:37Mais j'aimerais croire
00:33:38au Père Noël.
00:33:39J'ai un peu passé l'âge
00:33:40et surtout,
00:33:41j'ai l'expérience
00:33:42des niches parlementaires.
00:33:45Même si nous avons fait
00:33:45déjà passer,
00:33:46lors du premier,
00:33:49en 2022, je crois,
00:33:52pardon,
00:33:52ce n'était pas une niche.
00:33:53D'ailleurs, nous avons déjà
00:33:54fait passer un texte
00:33:55sur l'aide aux femmes
00:33:56victimes de violences conjugales.
00:33:57C'était Emmanuel Taché
00:33:58qui l'avait porté.
00:33:59On a déjà fait passer un texte,
00:34:00je crois que c'est le seul.
00:34:01Le reste,
00:34:01nous nous heurtons toujours
00:34:02au sectarisme,
00:34:03quand bien même
00:34:04ces textes ont déjà été soutenus
00:34:05dans d'autres assemblées
00:34:06par les mêmes formations politiques
00:34:08que celles de l'Assemblée.
00:34:09Donc vous pensez que cette niche
00:34:10à la fin ne servira à rien
00:34:11à part démasquer le sectarisme ?
00:34:14Non, si nous l'apportons,
00:34:15c'est que nous croyons
00:34:16qu'il y a peut-être
00:34:17des possibilités
00:34:18que les adversaires politiques
00:34:20qui portent dans d'autres assemblées
00:34:22les mêmes textes
00:34:22se disent que ce serait
00:34:23faire œuvre utile.
00:34:24C'est pour ça que vous avez choisi
00:34:25des textes qui viennent aussi
00:34:26d'autres groupes ?
00:34:27Oui, mais je pense
00:34:28qu'il faut essayer de trouver
00:34:28des textes peut-être
00:34:30un peu consensuels
00:34:30dans les niches.
00:34:32Je pense que c'est un peu
00:34:33l'exercice.
00:34:34Et puis il y a des textes
00:34:35qui permettent d'ouvrir des débats.
00:34:36Il y a des textes
00:34:37qui sont des marqueurs idéologiques.
00:34:39Ça sert à ça, une niche.
00:34:40Vous ne croyez pas au Père Noël ?
00:34:42C'est-à-dire que vous savez
00:34:43d'office
00:34:44que d'autres groupes politiques
00:34:45ne voteront pas des textes ?
00:34:46Rien ne passera, quoi.
00:34:47Rien ne passera, en fait.
00:34:48Ça peut changer, je le dis.
00:34:49Je vais vous dire
00:34:49notre proposition, par exemple,
00:34:51pour limiter les frais bancaires.
00:34:53Vous savez que les banques,
00:34:54sincèrement,
00:34:55abusent souvent
00:34:55sur les frais bancaires.
00:34:56Ils ont augmenté
00:34:57de plus de 3%.
00:34:57Dernièrement,
00:34:58c'est un texte qui est porté
00:34:59par Mathias Renaud,
00:35:00nano-spécialiste des finances,
00:35:01qui est député de La Somme.
00:35:03Sincèrement, ce texte.
00:35:05Qui va défendre,
00:35:06aujourd'hui,
00:35:07les banques
00:35:07qui se gavent
00:35:09avec les frais bancaires ?
00:35:10C'est malvenu,
00:35:11le texte sur
00:35:13la gratuité des parkings
00:35:14devant les hôpitaux.
00:35:16Moi, je pense que c'est
00:35:17porté par Thierry Frappé,
00:35:18qui est médecin en retraite,
00:35:20qui est élu du Pas-de-Calais.
00:35:21C'est un texte
00:35:22qui a été défendu
00:35:23aussi par la gauche.
00:35:25La gratuité
00:35:26des parkings,
00:35:27des hôpitaux,
00:35:27ça semble être consensuel,
00:35:29ce n'est pas idéologique.
00:35:30Hervé ?
00:35:31Dans la liste
00:35:32de vos textes,
00:35:33il y a l'abrogation
00:35:34de l'accord franco-algérien
00:35:36de 1968.
00:35:37Un travail parlementaire
00:35:38estime que ça coûte
00:35:40à peu près 2 milliards d'euros
00:35:41par an à la France,
00:35:43cet accord.
00:35:43Vous voulez le remettre en cause.
00:35:45Est-ce que vous faites
00:35:46un coup politique
00:35:47ou est-ce que,
00:35:47par exemple,
00:35:48vous êtes allé déjà regarder
00:35:50si, par exemple,
00:35:52dans les rangs des Républicains,
00:35:54on est prêt à voter
00:35:55ce texte avec vous ?
00:35:56Je ne sais pas,
00:35:57j'entends des choses.
00:35:58J'entends régulièrement
00:36:00des gens comme
00:36:01Édouard Philippe
00:36:02et ses députés,
00:36:04comme les Républicains,
00:36:05dire qu'il faut
00:36:05remettre en cause
00:36:06ces accords de 68.
00:36:07Vous vous contentez
00:36:08d'entendre
00:36:08ou vous êtes allé regarder ?
00:36:10Donc là,
00:36:10je fais un peu plus
00:36:11que les entendre.
00:36:11Je leur dis,
00:36:12écoutez,
00:36:12puisque nous avons visiblement
00:36:14une même analyse,
00:36:16nous vous proposons
00:36:17la possibilité
00:36:18de le faire tout de suite,
00:36:19de remettre en cause
00:36:19ces accords.
00:36:20Vous dites 2 milliards d'euros,
00:36:22j'ai interrogé
00:36:22le ministre des Affaires étrangères
00:36:24la semaine dernière
00:36:24en commission
00:36:25qui n'était même pas capable
00:36:26de chiffrer le coût
00:36:27de ces accords
00:36:28et qui est dans le déni
00:36:29le plus absolu.
00:36:30La réalité,
00:36:31c'est que nous avons
00:36:31aujourd'hui,
00:36:32derrière ces accords de 68,
00:36:33nous avons quoi ?
00:36:34Nous avons une capacité
00:36:35pour des Algériens
00:36:37à bénéficier
00:36:39d'une dérogation
00:36:40pour pouvoir entrer,
00:36:42se maintenir,
00:36:42ne pas se faire expulser
00:36:43lorsqu'ils sont délinquants
00:36:44du territoire français.
00:36:45C'est-à-dire qu'ils ont
00:36:46plus de droits
00:36:47que les autres citoyens
00:36:48du monde entier
00:36:49qui demandent
00:36:49à venir dans notre pays.
00:36:51Nous, nous considérons
00:36:51que vis-à-vis de l'Algérie
00:36:53avec laquelle nous avons
00:36:54une difficulté
00:36:55pas des Algériens,
00:36:56avec le régime algérien,
00:36:57moi je ne confonds jamais
00:36:58le régime algérien
00:36:59et les Algériens,
00:37:00eh bien il faut tenter
00:37:01un bras de fer.
00:37:02Ils ne l'ont pas fait,
00:37:03M. Retailleau,
00:37:04il ne l'a pas fait,
00:37:04M. Nunez refuse de le faire
00:37:06et donc nous considérons
00:37:07que pour tenter
00:37:08un bras de fer,
00:37:09ces accords de 68,
00:37:10c'est le bras
00:37:10qui manque
00:37:11quand on veut faire
00:37:12le bras de fer.
00:37:13Au mois de juin,
00:37:14Éric Ciotti,
00:37:14qui est votre allié,
00:37:15avait fait la même proposition,
00:37:16il l'avait retiré
00:37:17parce qu'il redoutait
00:37:19que ça puisse interférer
00:37:21sur les négociations françaises
00:37:23sur le sort
00:37:23de Boilem Sansal.
00:37:24Vous n'avez pas peur
00:37:25que ça produise cet effet ?
00:37:27En tous les cas,
00:37:27Boilem Sansal
00:37:28est toujours emprisonné.
00:37:29Le régime algérien...
00:37:30Le régime algérien...
00:37:30Vous le savez ?
00:37:31Pour l'instant,
00:37:32ça ne marche pas visiblement.
00:37:33Le régime algérien
00:37:34se moque de nous,
00:37:36ce que je crois profondément
00:37:37et moi je pense
00:37:38qu'effectivement
00:37:39il faut passer
00:37:39à la vitesse supérieure.
00:37:40Autre texte,
00:37:42vous voulez rétablir
00:37:42le délit de séjour irrégulier
00:37:44pour les immigrés clandestins.
00:37:46Est-ce que ce n'est pas
00:37:47un peu absurde
00:37:48de vouloir sanctionner
00:37:50de 3 500 euros d'amende
00:37:51et d'une interdiction
00:37:53de 3 ans du territoire
00:37:55un immigré
00:37:56qui est déjà entré
00:37:56clandestinement
00:37:57sur le territoire ?
00:37:59Non,
00:37:59parce que je pense que...
00:38:00Alors c'est une disposition
00:38:01qui avait été de mémoire,
00:38:02censurée par le Conseil constitutionnel
00:38:03parce qu'elle n'avait pas
00:38:04de lien direct
00:38:04avec le projet de loi immigration
00:38:05la dernière fois.
00:38:06C'est Sylvie Josserand
00:38:07qui est avocate formation
00:38:08députée du GAR
00:38:09qui portera ce texte.
00:38:11Je pense que là,
00:38:12vous voyez,
00:38:12ça fait partie des marqueurs.
00:38:14Mais là,
00:38:14sur la sanction,
00:38:15c'est un peu absurde.
00:38:16On interdit le territoire
00:38:17à quelqu'un
00:38:17qui est entré clandestinement.
00:38:19C'est un peu ubuesque
00:38:20pour dire les choses.
00:38:21Est-ce que ce n'est pas juste
00:38:21de la symbolique ?
00:38:23Alors d'abord,
00:38:23laisse-moi répondre.
00:38:24Peut-être que c'est aussi
00:38:25pas juste,
00:38:26mais aussi de la symbolique,
00:38:27mais je pense qu'il est temps
00:38:28en matière d'immigration
00:38:29de remettre,
00:38:30tant qu'on ne fera pas
00:38:31le référendum sur l'immigration,
00:38:32de remettre de l'ordre
00:38:34quelqu'un qui est...
00:38:35Quand il rentre en France
00:38:38clandestinement,
00:38:38il sait qu'il n'a pas
00:38:39le droit d'y entrer.
00:38:40Il sait surtout,
00:38:41en tout cas avec nous,
00:38:42qu'il ne sera jamais régularisé.
00:38:43Vous êtes sûr ?
00:38:45Ah oui,
00:38:45je pense que quelqu'un
00:38:46qui est entré illégalement
00:38:47sur notre territoire,
00:38:48si le Rassemblement National
00:38:49demain est au pouvoir,
00:38:50n'aura aucune chance
00:38:51de se faire régulariser.
00:38:52Vous attraperiez 100%
00:38:54des immédiats clandestins.
00:38:54Ce n'est pas attrapé.
00:38:55Non, ce n'est pas ce que je vous ai dit.
00:38:56Je vous ai dit
00:38:56que quelqu'un qui rentre
00:38:57sur le territoire clandestinement
00:38:58et qui est interpellé
00:39:00n'aura jamais aucune chance
00:39:02d'être régularisé dans l'avenir.
00:39:03Oui, M. Chenu,
00:39:05il y a une question du chat,
00:39:06de Ninja,
00:39:06dans le chat,
00:39:07qui dit
00:39:07M. Chenu,
00:39:08si vous arrivez au pouvoir,
00:39:09comptez-vous continuer
00:39:09à aborder l'Algérie
00:39:10uniquement sous l'angle
00:39:11mémoriel et conflictuel
00:39:12ou êtes-vous prêt
00:39:13à engager une véritable diplomatie
00:39:15d'égal à égal
00:39:15fondée sur le respect mutuel
00:39:17et les intérêts stratégiques
00:39:18sans infantiliser
00:39:19ou humilier ce partenaire clé
00:39:20du sud de la Méditerranée ?
00:39:22Ouh là là !
00:39:23Il y a beaucoup de choses à dire.
00:39:23Bon d'abord,
00:39:24en général,
00:39:24moi je réponds aux gens
00:39:25qui ont une identité.
00:39:26j'entends que cette personne
00:39:27s'appelle Ninja.
00:39:29Je n'ai pas trouvé ça
00:39:29dans le calendrier.
00:39:31Oui, mais vous êtes pour le...
00:39:32Mais comme je respecte
00:39:35l'anonymat des réseaux sociaux,
00:39:37je vais quand même
00:39:38faire l'effort de répondre.
00:39:39Je ne crois pas du tout
00:39:40qu'on soit dans...
00:39:43Quel est le terme
00:39:44qui a été indiqué
00:39:46dans l'humiliation,
00:39:47la conflictualisation, etc.
00:39:48L'infantilisation.
00:39:49L'infantilisation.
00:39:50Bon, moi je crois
00:39:51que l'Algérie
00:39:52est un régime adulte
00:39:55qui sait tout à fait
00:39:55ce qu'il fait
00:39:56et qui parfois,
00:39:57souvent,
00:39:58trop souvent,
00:39:58utilise comme une rente
00:40:00la mémoire difficile
00:40:02qu'il y a aussi
00:40:03entre l'Algérie
00:40:04et la France.
00:40:06Eh bien, je pense
00:40:06que le régime algérien
00:40:08déshonore son pays
00:40:10en utilisant ceci
00:40:11comme une rente
00:40:12qu'il agite ici et là.
00:40:13Donc, il faut parler
00:40:14d'égal à égal
00:40:15sans aucun problème
00:40:16mais affronter les problèmes
00:40:17tels qu'ils sont.
00:40:18Il faut que l'Algérie,
00:40:19par exemple,
00:40:19reprenne ses OQTF.
00:40:21Là, elle montrerait
00:40:21qu'elle est un régime adulte.
00:40:22Nous n'avons que quelques minutes.
00:40:23Vraiment,
00:40:23pour parler d'enjeux politiques,
00:40:25vous, vous souhaitez
00:40:25la dissolution
00:40:26de l'Assemblée nationale.
00:40:27Est-ce que vous pensez
00:40:28qu'elle va voir le jour ?
00:40:29J'espère parce que je pense
00:40:30qu'on ne peut pas s'en sortir.
00:40:32Voyez bien le carnage.
00:40:33J'espère, mais est-ce que vraiment...
00:40:34Oui, mais on fait tout pour, d'ailleurs.
00:40:35Oui, c'est d'accord.
00:40:36Nous avons...
00:40:36Vous savez,
00:40:37s'il n'y a pas eu de dissolution,
00:40:38c'est qu'il n'y a pas eu de censure
00:40:40parce que les socialistes
00:40:41se sont vendus à pas cher
00:40:43et que les LR
00:40:43sont capables
00:40:44de faire l'inverse
00:40:45de ce qu'ils promettent
00:40:46à leurs électeurs.
00:40:47Donc, oui,
00:40:48tant que les LR
00:40:49et les socialistes
00:40:50accepteront de se faire avoir
00:40:51ou de se vendre,
00:40:53la censure sera difficile,
00:40:54mais je ne désespère pas
00:40:55que sous la pression
00:40:56de ce qu'il leur reste
00:40:57d'électeurs,
00:40:58ils puissent faire preuve
00:40:58de courage.
00:40:59Laurent ?
00:41:00Oui, en cas de législative
00:41:01anticipée,
00:41:01on imagine qu'il y aura
00:41:02toujours une alliance
00:41:03entre RN et UDR,
00:41:04le parti d'Éric Ciotti.
00:41:06Est-ce qu'il pourrait y avoir
00:41:07un élargissement
00:41:08à d'autres forces politiques,
00:41:10à certains de LR ?
00:41:10Est-ce que vous avez déjà
00:41:12des contacts avec certains
00:41:14pour élargir cette alliance ?
00:41:15Mais ça dépend
00:41:16qui et pourquoi faire.
00:41:17C'est toujours pareil.
00:41:18C'est sûr que travailler
00:41:19avec des LR comme Xavier Bertrand,
00:41:21ça ne me semble pas possible.
00:41:22Il ne veut pas travailler
00:41:23avec vous, non ?
00:41:23Voilà, il ne veut pas
00:41:24travailler avec vous.
00:41:25Travailler avec des LR
00:41:26qui votent la confiance
00:41:28ou en tous les cas
00:41:28qui refusent de voter
00:41:29la censure de Sébastien Lecornu,
00:41:31ce n'est pas possible.
00:41:32Quand bien même
00:41:33ils auraient voté
00:41:34notre motion de censure
00:41:35parce qu'il y a des petits malins
00:41:35qui n'ont pas voté la censure
00:41:38parce que c'était un texte LFI,
00:41:40puis il y en a deux
00:41:40qui sont allés voter
00:41:41notre motion de censure
00:41:43pour dire quand même
00:41:44que le RN n'est pas
00:41:45si méprisable.
00:41:46Non, on veut des choses claires.
00:41:48Nous, ce n'est pas de la tambouille,
00:41:49ce n'est pas de la magouille,
00:41:50ce n'est pas de l'alliance
00:41:50derrière le rideau,
00:41:51sur quelle base,
00:41:52pour faire quelle politique
00:41:53et notre discours,
00:41:54il ne s'adresse pas
00:41:55qu'aux gens de LR.
00:41:56Moi, je crois qu'il y a
00:41:57beaucoup de députés
00:41:58mais aussi de Français,
00:41:59patriotes,
00:42:00qui ne sont pas
00:42:00sur les bancs de LR.
00:42:01C'est une victoire
00:42:02le fait que LR
00:42:03maintenant appelle
00:42:04au barrage républicain
00:42:04contre LFI
00:42:05et plus contre vous ?
00:42:06C'est surtout une défaite
00:42:07pour eux
00:42:08que d'avoir fait l'inverse
00:42:09pendant des années
00:42:10quand les LR
00:42:11ont fait voter
00:42:11ou bénéficier
00:42:13des voix
00:42:14de la France insoumise
00:42:15ou fait élire
00:42:16des communistes.
00:42:17Monsieur Bertrand,
00:42:17j'ai encore des tracts
00:42:19dans lesquels
00:42:19il appelle à voter
00:42:20communiste
00:42:21dans le Nord.
00:42:23Ils se sont déshonorés
00:42:24en faisant cela.
00:42:25Que certains reviennent
00:42:27à la raison
00:42:28aujourd'hui
00:42:29en refusant
00:42:30de faire barrage
00:42:31au Rassemblement national
00:42:32face à des députés
00:42:33de gauche,
00:42:33à des candidats de gauche,
00:42:34ce n'est que raison.
00:42:35À l'inverse,
00:42:36est-ce que vous pourriez
00:42:37renoncer
00:42:37à présenter
00:42:38des candidats du RN
00:42:39contre certains élus
00:42:40de droite
00:42:41pour empêcher
00:42:43la gauche
00:42:43d'y arriver ?
00:42:45Non, pourquoi ?
00:42:46Mais nous,
00:42:46on n'a pas d'ascenseur
00:42:47à renvoyer.
00:42:48Vous avez inventé
00:42:48le terme
00:42:49il y a quelques années
00:42:49de liste blanche.
00:42:51Nous n'avons pas
00:42:52d'ascenseur à renvoyer
00:42:53à quiconque.
00:42:54Nous, on doit des comptes
00:42:55à nos électeurs
00:42:56et pas aux boutiques
00:42:57politiciennes,
00:42:58aux appareils politiques
00:43:00qui de toute façon
00:43:01trahissent leurs électeurs
00:43:02comme ils l'ont fait
00:43:03au moment de la censure.
00:43:04Nous n'avons pas
00:43:05d'ascenseur à renvoyer.
00:43:06Ils auront des candidats
00:43:07RN dans les 577
00:43:09circonscriptions
00:43:09ou UDR dans les 577
00:43:11circonscriptions.
00:43:12Jordan Bardella
00:43:13publie un livre
00:43:14dans quelques jours.
00:43:16Vous aviez laissé échapper
00:43:17que vous n'aviez pas lu
00:43:18le premier ?
00:43:18Je l'ai lu depuis.
00:43:19Vous l'avez lu depuis ?
00:43:20Quand même.
00:43:21Est-ce que vous avez lu
00:43:22celui qui a lu ?
00:43:23Pas encore,
00:43:23j'y vais demain.
00:43:25Je l'ai commandé
00:43:25et demain,
00:43:27il y a le lancement
00:43:28du livre de Jordan
00:43:29et j'y serai donc demain.
00:43:30Le livre s'appelle
00:43:30Ce que veulent les Français.
00:43:31Vous pensez que Jordan Bardella
00:43:33est celui qui sait le mieux
00:43:34au Rassemblement national,
00:43:36ce que veulent les Français,
00:43:37mieux que Marine Le Pen ?
00:43:38Pourquoi mieux ?
00:43:39C'est le titre de la question ?
00:43:41Moi, je crois que Jordan Bardella
00:43:42et ça lui a été beaucoup reproché.
00:43:43Il a fait une tournée
00:43:44finalement de France.
00:43:46Il a rencontré les Français
00:43:46aux quatre coins du territoire.
00:43:48Il a entendu
00:43:48ce que veulent les Français.
00:43:49Aujourd'hui,
00:43:50il en fait la restitution
00:43:51à travers un certain
00:43:52nombre de témoignages.
00:43:53Et moi, je pense que
00:43:54la connexion
00:43:54à la vie réelle
00:43:56est importante
00:43:57quand on fait
00:43:59de la politique.
00:44:00La sincérité
00:44:01est aussi une stratégie,
00:44:03écrivait Jean Hanouil.
00:44:04Permettez-nous
00:44:04d'y croire aussi.
00:44:05Oui, concernant
00:44:06la candidature potentielle
00:44:08de Marine Le Pen,
00:44:09elle a de nouveau
00:44:10fait un recours
00:44:10au Conseil d'État
00:44:11et est toujours inéligible.
00:44:13Donc, juridiquement,
00:44:13aujourd'hui,
00:44:14elle est inéligible.
00:44:15Est-ce que,
00:44:15vis-à-vis de vos électeurs,
00:44:16il n'y aurait pas
00:44:17une opération vérité
00:44:18de franchise
00:44:19pour dire
00:44:20« Notre candidat,
00:44:21ce sera a priori
00:44:22plutôt Jordan Bardella ? »
00:44:23Non, mais Marine Le Pen
00:44:24est présumée innocente.
00:44:25Elle va faire valoir ses droits
00:44:26et elle a son procès
00:44:27en appel
00:44:27en début d'année prochaine.
00:44:29Donc, elle fera valoir ses droits,
00:44:30tous ses droits,
00:44:31rien que ses droits,
00:44:32mais tous ses droits.
00:44:33Ce n'est pas une sous-citoyenne,
00:44:34Marine Le Pen.
00:44:34Elle porte l'espoir
00:44:35de millions de Français
00:44:36et, croyez-moi,
00:44:37l'histoire n'est pas finie.
00:44:39Jordan Bardella,
00:44:39on voit qu'il se prépare.
00:44:41Ce livre,
00:44:41ça fait partie peut-être
00:44:43d'un récit
00:44:43sur une future candidature
00:44:44à l'élection présidentielle.
00:44:46Oui, mais nous,
00:44:46on a toujours été clairs.
00:44:48Marine Le Pen
00:44:48est notre candidate
00:44:49à la présidentielle.
00:44:49Si elle était empêchée
00:44:50pour des raisons
00:44:51que nous ne maîtrisons pas,
00:44:52qui ne sont pas les nôtres,
00:44:53ce n'est pas nous
00:44:53qui décidons en la matière.
00:44:55Donc, si elle était empêchée,
00:44:56Jordan Bardella prendra le relais.
00:45:03Marine Le Pen
00:45:03qui ferme les yeux
00:45:05en se disant
00:45:05« C'est un tabou,
00:45:06cette histoire de procès.
00:45:07Il ne faut surtout pas
00:45:08réfléchir à la relève. »
00:45:09Non, mais madame,
00:45:10on veut que nos idées gagnent.
00:45:11Ce ne sont pas
00:45:12les mêmes candidats.
00:45:12Ils n'ont pas les mêmes parcours.
00:45:13Ils n'ont pas le même profil.
00:45:14Ils n'ont pas la même histoire,
00:45:15mais ils ont les mêmes idées.
00:45:16Exactement les mêmes idées.
00:45:17Oui, ils ont les mêmes idées.
00:45:18On veut que nos idées gagnent.
00:45:19Et nos idées, croyez-moi,
00:45:20sont très différentes
00:45:21de ce qu'on est en train
00:45:21de voir actuellement.
00:45:22Donc, on veut que nos idées gagnent.
00:45:23On veut que notre pays
00:45:24se redresse.
00:45:33C'était à l'époque
00:45:34deux jeunes
00:45:35qui avaient péri
00:45:36dans un transformateur électrique
00:45:37à la suite d'une course-poursuite
00:45:38avec la police.
00:45:39Et il y avait eu des émeutes
00:45:40après, pendant trois semaines.
00:45:41Il y avait eu même
00:45:42l'état d'urgence
00:45:42décrété par Dominique de Villepin
00:45:44qui était Premier ministre
00:45:45à l'époque.
00:45:46Et Hugo voudrait revenir là-dessus.
00:45:47Oui, tout à fait,
00:45:48M. Chenu.
00:45:49La question est simple.
00:45:49C'est quoi le projet du RN
00:45:51pour apporter de la paix
00:45:51dans ces banlieues
00:45:52entre une police
00:45:53qui n'est pas toujours respectée
00:45:54par les habitants
00:45:54et une population
00:45:55qui a peur de la police ?
00:45:57Est-ce qu'il faudrait,
00:45:58par exemple,
00:45:58le retour d'une police
00:46:03autorité,
00:46:03elle va de pair
00:46:04avec, finalement,
00:46:06quelque part,
00:46:06la reconstruction
00:46:07de notre pays ?
00:46:08Vous savez,
00:46:08ces banlieues,
00:46:09elles ont eu
00:46:09100 milliards d'euros
00:46:10d'investissements financiers
00:46:14ces années passées.
00:46:16C'est beaucoup d'argent.
00:46:17Est-ce que ça a été bien fléché ?
00:46:18Par exemple,
00:46:18on ne construit pas
00:46:18assez de logements
00:46:19dans notre pays.
00:46:20Donc, je pense que ça,
00:46:21c'est une vraie politique.
00:46:22Les politiques de formation
00:46:23et d'apprentissage,
00:46:24elles sont tapées très durement
00:46:25dans le budget de le Cornu.
00:46:26Je pense que c'est l'inverse
00:46:27de ce qu'il faut faire.
00:46:28Les politiques de recherche,
00:46:29tout ça,
00:46:29ça permet de faire rentrer
00:46:30à un âge plus jeune
00:46:33les jeunes
00:46:34dans la vie professionnelle.
00:46:35C'est une partie
00:46:36de la réponse.
00:46:36L'autre partie,
00:46:37c'est le renforcement
00:46:38des autorités,
00:46:39la responsabilisation
00:46:40des familles,
00:46:41le fait que vous pouvez
00:46:42avoir un beau logement
00:46:43et l'État peut vous aider
00:46:45à même l'acquérir,
00:46:46peut-être demain,
00:46:48mais à une condition,
00:46:49c'est que vous respectiez
00:46:50et que vos enfants
00:46:51respectent leurs devoirs.
00:46:53Donc, vous voyez,
00:46:53la restauration des autorités,
00:46:55elle va avec l'effort
00:46:56que l'État peut consentir.
00:46:57Et la peur de la police,
00:46:58du coup.
00:46:59La police,
00:46:59c'est les républicaines
00:47:00dans notre pays.
00:47:01D'ailleurs, de mémoire,
00:47:02je ne crois pas
00:47:02que les agents
00:47:03aient été condamnés
00:47:03dans l'affaire Ziemébouna.
00:47:05On apprend à des enfants
00:47:06avoir peur de la police.
00:47:07Comment vous voyez ça ?
00:47:09C'est quoi avoir peur
00:47:09de la police ?
00:47:09Avoir peur de l'autorité,
00:47:10c'est bien.
00:47:11La peur commence
00:47:12à la vue du képi,
00:47:14disait-on dans mon enfance.
00:47:15Et je pense que c'est bien
00:47:16que la police symbolise
00:47:17l'autorité,
00:47:18pas l'autoritarisme,
00:47:19pas la peur,
00:47:20l'autorité,
00:47:21le respect de l'autorité,
00:47:22le respect de l'uniforme.
00:47:24Derrière ça,
00:47:24c'est le respect de la loi
00:47:25et c'est le respect
00:47:26de la République.
00:47:27Donc moi, je crois
00:47:27qu'il faut remettre
00:47:29un peu d'ordre
00:47:30dans tout cela
00:47:30et c'est vrai
00:47:31que nous,
00:47:31nous sommes favorables
00:47:32à remettre de l'ordre
00:47:33dans tout cela
00:47:34et dans nos banlieues
00:47:34en particulier.
00:47:35Pourquoi en particulier ?
00:47:37Non, la police de proximité
00:47:38n'est pas la seule réponse.
00:47:40Ça pourrait en être une.
00:47:41Mais ce n'est pas celle
00:47:41que nous détendrons.
00:47:41Pourquoi dans les banlieues
00:47:42en particulier ?
00:47:43Vous avez remarqué aussi
00:47:45que la dévinquance
00:47:46se développe aussi
00:47:47en milieu rural.
00:47:48Oui, d'accord,
00:47:48mais il y a un taux
00:47:48de criminalité plus fort
00:47:50dans les banlieues,
00:47:51dans ce qu'on appelle
00:47:51les banlieues,
00:47:52mais surtout,
00:47:52vous avez plus de mise en cause
00:47:53venant dans toutes
00:47:55les faits divers,
00:47:56venant de l'immigration
00:47:57et chez les mineurs.
00:47:58Il y a une surreprésentation
00:47:59de l'immigration
00:48:00et des mineurs
00:48:01dans toute la délinquance.
00:48:03Donc tant qu'on ne s'attaquera
00:48:04pas à cela,
00:48:05il y a une surreprésentation
00:48:06de l'immigration
00:48:06et de la jeunesse
00:48:07dans les banlieues.
00:48:08Mais pas dans le milieu rural.
00:48:10C'est vous qui le dites,
00:48:10puis tout le monde le dit,
00:48:11c'est vrai que la délinquance
00:48:12augmente en milieu rural.
00:48:13Bien sûr,
00:48:14mais la délinquance
00:48:15augmente partout dans le pays.
00:48:16Donc ?
00:48:17Mais dans les banlieues,
00:48:18je vous ai dit,
00:48:18il y a plus de jeunes,
00:48:19plus d'immigrés.
00:48:20Il y a plus de jeunes,
00:48:20plus d'immigrés
00:48:21dans ceux qui,
00:48:21aujourd'hui,
00:48:22commettent des infractions.
00:48:23Donc il faut évidemment
00:48:24traiter cela à la lumière
00:48:25de ces faits,
00:48:26de ces chiffres qui sont réels.
00:48:28Un chiffre,
00:48:28Sébastien Chenu,
00:48:29211 milliards.
00:48:30C'est ce que l'État verse
00:48:30pour aider les entreprises
00:48:31chaque année
00:48:32selon un rapport sénatorial.
00:48:33Mais il y a deux journalistes
00:48:34qui ont fait une enquête
00:48:35de leur côté
00:48:36et qui arrivent
00:48:36à une somme
00:48:37beaucoup plus élevée.
00:48:38L'un d'eux va débattre
00:48:39tout à l'heure
00:48:39Flassapou.
00:48:40Et tout de suite,
00:48:41c'est son portrait
00:48:41signé Marco Pommier.
00:48:43Face à vous,
00:48:44Sébastien Chenu,
00:48:45un journaliste connu
00:48:47pour ses enquêtes
00:48:48au vitriol
00:48:48sur la justice
00:48:49ou la politique.
00:48:51Grand reporter
00:48:52et conseiller éditorial
00:48:54à l'Obs,
00:48:54ancien directeur
00:48:55de l'investigation
00:48:57à Radio France,
00:48:58mais aussi auteur
00:48:59d'un livre-choc
00:49:01copublié,
00:49:02Le Grand Détournement
00:49:03ou comment milliardaires
00:49:05et multinationales
00:49:06captent l'argent
00:49:07de l'État.
00:49:08On a fait une enquête
00:49:09et on a suivi
00:49:10en réalité
00:49:10la piste
00:49:11de l'argent public
00:49:12pour essayer
00:49:13de comprendre
00:49:14simplement
00:49:14où allait
00:49:15l'argent des Français,
00:49:16l'argent de nos impôts.
00:49:17Et la ligne qui manque,
00:49:18c'est aide aux entreprises.
00:49:20Là, ça ne figure
00:49:21nulle part.
00:49:22C'est véritablement
00:49:23un trou noir
00:49:24des finances publiques
00:49:24et c'est ça
00:49:25qu'on a décidé
00:49:25d'explorer en fait.
00:49:26Un hold-up
00:49:27selon ses mots
00:49:28qui s'élève
00:49:28à 270 milliards d'euros
00:49:31chaque année
00:49:31sous forme de subventions,
00:49:33de niches fiscales,
00:49:35de baisses de cotisations
00:49:36ou de crédits d'impôts.
00:49:38Tout cela
00:49:38au profit des entreprises
00:49:40et des plus riches
00:49:41et qui repose
00:49:42sur un principe,
00:49:43le ruissellement.
00:49:44L'idée
00:49:45que cet argent
00:49:45permettrait
00:49:46l'investissement,
00:49:47la création d'emplois
00:49:48et la relance
00:49:49de la consommation.
00:49:51Une politique de l'offre
00:49:52qui a échoué
00:49:53selon notre invité.
00:49:54Et le problème,
00:49:55c'est qu'on n'a pas
00:49:56remis en cause
00:49:56toutes les aides
00:49:57qui sont à l'origine
00:49:59de cette politique
00:50:00si vous voulez.
00:50:01Et l'autre problème
00:50:02qui est vraiment
00:50:02celui qui nous a le plus étonné,
00:50:05c'est que toutes ces aides
00:50:05sont distribuées
00:50:06sans qu'on ne mesure
00:50:08jamais à aucun moment
00:50:09réellement leur efficacité.
00:50:11Et ce soir,
00:50:12notre invité s'interroge.
00:50:13Quelle est la ligne
00:50:14du Rassemblement National
00:50:15sur le sujet
00:50:16en plein examen
00:50:18du budget 2026 ?
00:50:20Face à vous,
00:50:21Mathieu Aron.
00:50:21Bonsoir Mathieu Aron.
00:50:24Merci d'être sur ce plateau
00:50:25face à Sébastien Chenu
00:50:26pendant 10 minutes.
00:50:27Rappelez-moi le chiffre
00:50:28que vous avez, vous,
00:50:29détecté,
00:50:30j'allais dire comme ça,
00:50:31d'aide aux entreprises
00:50:32chaque année.
00:50:32Nous, on est arrivé
00:50:32à un total
00:50:33de 270 milliards d'euros.
00:50:36Ça, c'est l'état des vieux
00:50:36que je vous laisse faire
00:50:37avant d'entamer
00:50:38la discussion
00:50:39avec Sébastien Chenu.
00:50:40Bon, alors la question,
00:50:41c'est que 270 milliards d'euros,
00:50:44il faut se rendre compte
00:50:45que c'est à peu près
00:50:45l'équivalent
00:50:46de nos dépenses de santé
00:50:47en France
00:50:47et que c'est aussi
00:50:49l'équivalent
00:50:49des dépenses
00:50:50du régime général
00:50:51des retraites.
00:50:53Santé, retraite,
00:50:54on s'intéresse beaucoup
00:50:55à ces dépenses publiques,
00:50:58d'ailleurs à juste titre,
00:50:59mais les aides
00:51:00aux entreprises,
00:51:01270 milliards d'euros,
00:51:03on ne s'y intéresse
00:51:03à peu près jamais.
00:51:05Alors, il y a eu
00:51:05une commission d'enquête
00:51:06du Sénat
00:51:06qui a travaillé dessus,
00:51:07mais ce n'est pas un sujet
00:51:08qui était apparu
00:51:09dans le débat public.
00:51:10Or, le problème,
00:51:11c'est qu'il y a aujourd'hui
00:51:122200 dispositifs différents
00:51:15que les hauts fonctionnaires
00:51:16qu'on a pu interroger
00:51:17parlent eux-mêmes
00:51:18de maquis
00:51:19ou de jungle
00:51:20que personne
00:51:21ne s'y repère
00:51:22exactement
00:51:23dans ce type
00:51:23de dispositif.
00:51:25Et autre question,
00:51:26c'est qu'une bonne part
00:51:28de cet argent
00:51:28va à des sociétés
00:51:30qui n'en ont nullement besoin.
00:51:33Que les plus grandes
00:51:33sociétés françaises
00:51:35qui réalisent
00:51:36des bénéfices considérables,
00:51:38plusieurs milliards
00:51:39d'euros par an,
00:51:39touchent aussi ces aides.
00:51:42Mais c'est sur le manque
00:51:43de transparence.
00:51:44Vous dites que personne
00:51:44ne regarde ce qui se passe
00:51:45là-dedans dans la machine.
00:51:46Je sais qu'au Sénat,
00:51:47il y aura des amendements
00:51:49qui seront bientôt déposés
00:51:50à l'occasion du projet
00:51:51de loi de finances
00:51:52de la Sécurité sociale.
00:51:53Amendements qui viendraient
00:51:54et qui seront transpartisans,
00:51:55d'ailleurs.
00:51:57Pour dire que ce n'est pas possible,
00:51:58on ne peut pas continuer
00:51:59comme ça.
00:52:00Il faut, un,
00:52:01faire la transparence.
00:52:02Deux, enfin,
00:52:03avoir une liste précise
00:52:04de ces aides
00:52:05pour savoir où ça va.
00:52:06Et surtout,
00:52:07si c'est efficace,
00:52:08on conserve celles
00:52:09qui sont efficaces
00:52:10et peut-être faut-il revoir
00:52:12celles qui ne le sont pas.
00:52:13Donc, je voudrais avoir
00:52:13votre position là-dessus,
00:52:14tout simplement.
00:52:16Eh bien, écoutez,
00:52:17peut-être que je vais vous étonner,
00:52:17mais moi, je suis assez d'accord
00:52:18avec ce que vous dites.
00:52:19Moi, je pense qu'il y a
00:52:19beaucoup d'aides
00:52:20qui sont fragmentées,
00:52:21qui sont dispersées,
00:52:22qui sont mal utilisées.
00:52:24Et je veux dire,
00:52:24là où je le vois le plus,
00:52:26en réalité,
00:52:27ce n'est peut-être pas
00:52:27dans mon statut de député,
00:52:29c'est celui de conseiller régional.
00:52:31Dans les Hauts-de-France,
00:52:32nous nous opposons beaucoup,
00:52:36à faire, par exemple,
00:52:36des avances remboursables.
00:52:38On considère que la collectivité
00:52:40peut jouer un rôle
00:52:41d'accompagnement
00:52:42avec des avances remboursables
00:52:43à la condition
00:52:44qu'il y ait
00:52:45ou de la création d'emplois
00:52:46ou du maintien d'emplois
00:52:48et que tout ça soit mesurable
00:52:49parce que c'est l'argent
00:52:51de la collectivité.
00:52:52Donc, moi, je ne suis jamais
00:52:52pour qu'on empêche
00:52:54la collectivité d'épauler
00:52:56à un moment une entreprise
00:52:58pour éviter une délocalisation,
00:53:00lui permettre peut-être
00:53:01à un moment donné
00:53:03de reprendre du souffle,
00:53:05mais il faut un échange.
00:53:06Il faut un retour
00:53:07sur cet investissement
00:53:09de l'argent public
00:53:10et ce retour,
00:53:11c'est vrai qu'il n'y est pas.
00:53:12C'est-à-dire,
00:53:12si on vous suit,
00:53:13que vous seriez d'accord
00:53:14qu'un certain nombre d'aides
00:53:15soient conditionnées,
00:53:16que, par exemple,
00:53:16si on aide une entreprise
00:53:18pour préserver un emploi,
00:53:19si cette entreprise
00:53:20est bien licencie,
00:53:21elle doit rembourser cette aide ?
00:53:24Oui.
00:53:24Non seulement,
00:53:25nous sommes d'accord
00:53:26sur ces principes-là,
00:53:27mais nous les avons
00:53:27et nos élus les développent
00:53:29et les portent
00:53:30au Conseil régional.
00:53:32Ça m'est déjà arrivé
00:53:32face à Xavier Bertrand
00:53:34qui s'est opposé à cela,
00:53:36de dire,
00:53:36telle entreprise
00:53:37doit rembourser
00:53:38car elle délocalise,
00:53:40car elle lâche
00:53:41les salariés dans la nature
00:53:43et elle a touché
00:53:44des subventions publiques.
00:53:45C'est facile de savoir pourtant
00:53:46si c'est toujours le cas.
00:53:47Parce que ce que vous disiez,
00:53:48il y a le problème de transparence.
00:53:49Il y a ce problème de transparence
00:53:50et puis il y a une autre question.
00:53:50Mais ce n'est pas le seul...
00:53:51Non, ce n'est pas le seul souci.
00:53:54Je vais vous poser une autre question.
00:53:56Une des très grandes sociétés françaises,
00:53:58l'Empire du Luxe,
00:53:59et le VMH,
00:53:59en 2023,
00:54:00a fait 15 milliards de bénéfices.
00:54:03Comme souvent, d'ailleurs.
00:54:05On peut se réjouir,
00:54:06cette société fait de gros bénéfices
00:54:07chaque année.
00:54:09En 2023,
00:54:0915 milliards de bénéfices,
00:54:11275 millions d'aides publiques,
00:54:14dont en grande partie
00:54:16pour exonérer
00:54:17les charges patronales
00:54:18qu'ils doivent payer.
00:54:19Est-ce que ça vous paraît logique
00:54:20que ces entreprises
00:54:21qui font des bénéfices colossaux
00:54:23touchent des aides publiques ?
00:54:25Est-ce qu'il faut réformer ou pas ça ?
00:54:26Nous, on a des propositions
00:54:28pour, si ce n'est empêcher ça,
00:54:30en tous les cas,
00:54:32demander à ces entreprises
00:54:34d'être davantage solidaires
00:54:37ou de consentir
00:54:38à des efforts supplémentaires.
00:54:39On a des propositions
00:54:40de taxes sur les super dividendes,
00:54:43des taxes sur les sur-profits.
00:54:46Qu'une entreprise fasse du profit,
00:54:47ça nous semble tout à fait normal.
00:54:48Oui, mais à la base,
00:54:49elles ont besoin des aides,
00:54:50justement,
00:54:50elles n'ont peut-être pas besoin des aides.
00:54:51Ça, on peut évidemment en parler.
00:54:53Il n'y a pas de tabou
00:54:54à avoir là-dessus.
00:54:55En fait, on est souvent dans...
00:54:57Moi, je préférais
00:54:58qu'il y ait beaucoup d'LVMH
00:54:59en France,
00:55:00parce que je pense
00:55:00que ça rapporte en fait LVMH
00:55:03et qu'il ne faut pas
00:55:03les faire fuir.
00:55:04Mais en revanche,
00:55:05je pense qu'aussi,
00:55:06de façon parfois momentanée,
00:55:08quand il y a...
00:55:09Je parlais de sur-profits.
00:55:10Je peux vous prendre
00:55:11un autre exemple,
00:55:11par exemple,
00:55:12la société Sanofi,
00:55:13le géant pharmaceutique
00:55:15qui a vendu de l'IPRAN
00:55:17aux Américains.
00:55:18Qui a vendu de l'IPRAN
00:55:19aux Américains.
00:55:20Entre 2013 et 2023,
00:55:22cette société a touché
00:55:231 milliard d'euros
00:55:24d'aides publiques
00:55:25pour le crédit impôt recherche.
00:55:27Dans la même période,
00:55:28Sanofi a licencié
00:55:30ou a décidé
00:55:31de se séparer
00:55:32d'un certain nombre
00:55:33de ses chercheurs
00:55:33à hauteur de
00:55:34quelques centaines,
00:55:35un millier d'emplois.
00:55:36Est-ce que ça vous paraît logique,
00:55:371 milliard d'euros
00:55:39d'aides publiques
00:55:39pour la recherche
00:55:40et moins de chercheurs ?
00:55:41Non, mais présenté comme tel,
00:55:43je ne connais pas
00:55:43le dossier Sanofi par cœur,
00:55:44donc je ne vais pas
00:55:44mettre le doigt
00:55:45dans quelque chose
00:55:46dont vous connaissez mieux
00:55:47les tenants,
00:55:47les aboutitions que moi.
00:55:48Présenté comme tel,
00:55:49ça semble totalement ahurissant
00:55:51qu'il y ait de l'argent public
00:55:52qui soit investi
00:55:53et qu'à la fin,
00:55:54Sanofi se fasse la malle
00:55:55et laisse des chercheurs
00:55:56sur le carreau.
00:55:57Ça, ça semble évidemment
00:55:58totalement dérangeant.
00:56:01Évidemment.
00:56:02Mais je crois qu'il y a...
00:56:04Il ne faut pas se passer
00:56:05de nos grands groupes.
00:56:06Qu'on demande plus
00:56:07aux énergéticiens,
00:56:08par exemple,
00:56:08en cette période.
00:56:10Ça me semble être évident
00:56:11qu'on demande plus
00:56:12en période de Covid
00:56:13aux grands groupes
00:56:14de l'agroalimentaire
00:56:16ou en tous les cas
00:56:16à ceux aux...
00:56:18Comment dire ?
00:56:19aux distributeurs alimentaires.
00:56:23Ça me semble
00:56:23tout à fait normal
00:56:24parce qu'ils ont fait
00:56:25des bénéfices,
00:56:26des surprofits
00:56:26qui n'étaient pas liés
00:56:28à leur propre stratégie.
00:56:29Donc voilà.
00:56:30Moi, je pense qu'il ne faut pas
00:56:30avoir de tabou là-dessus.
00:56:32Mais de l'autre côté,
00:56:32je pense qu'il faut aussi
00:56:33baisser les impôts de production
00:56:34dans notre pays.
00:56:35Et là, c'est pas...
00:56:36On ne touche pas à l'aide.
00:56:37On ne touche pas
00:56:38à la subvention publique.
00:56:39Je pense que c'est plus sain
00:56:40en tous les cas
00:56:41de baisser des impôts
00:56:42de production
00:56:42que de donner des subventions.
00:56:44Si on décide
00:56:44de baisser les impôts,
00:56:45forcément,
00:56:46on a moins de recettes.
00:56:47Donc quelque part,
00:56:48on touche à l'équilibre budgétaire.
00:56:49Et justement,
00:56:50sur les impôts de production,
00:56:51j'ai lu votre contre-budget.
00:56:53Il me semble que vous souhaitez
00:56:54une baisse autour
00:56:55de 16 milliards d'euros.
00:56:56Je crois que c'est à peu près ça.
00:56:57C'est important.
00:56:58C'est très important.
00:56:59Vous suivez en ça
00:57:00la politique d'Emmanuel Macron
00:57:01qui avait déjà baissé
00:57:02de 10 milliards d'euros
00:57:03ces impôts de production.
00:57:05Est-ce que vous avez lu
00:57:06cette étude
00:57:07qui est parue
00:57:07il y a une semaine
00:57:08qui a été faite
00:57:09par l'Institut des politiques publiques
00:57:11qui a justement analysé
00:57:13si cette baisse
00:57:13d'impôts de production
00:57:14faite entre 2020 et 2023
00:57:16avait servi à quelque chose ?
00:57:18Je n'ai pas lu cette analyse
00:57:20donc je ne peux pas
00:57:20me prononcer dessus
00:57:21mais vous allez m'expliquer
00:57:22que ça n'a servi à rien.
00:57:23Peut-être.
00:57:24Mais moi,
00:57:24ce qui meurt,
00:57:24je vais vous dire...
00:57:25C'est très rapide,
00:57:26je vais vous dire.
00:57:26C'est très simple.
00:57:28Grosso modo,
00:57:29en tout cas,
00:57:29sur une partie de ces impôts,
00:57:31ça ne sert pas à grand-chose
00:57:33et on s'aperçoit
00:57:34qu'il n'y a pas
00:57:34d'investissement en plus,
00:57:36pas d'emploi en plus,
00:57:38pas d'exportation en plus.
00:57:40Donc,
00:57:41il y a une politique
00:57:41qui est suivie
00:57:42depuis des années
00:57:43qui est effectivement
00:57:44de baisser systématiquement
00:57:46les impôts des sociétés.
00:57:48Alors,
00:57:48c'est vrai que la France
00:57:49avait des impôts très élevés
00:57:50par rapport à nos concurrents,
00:57:51c'est incontestable.
00:57:52Mais enfin,
00:57:52on a quand même baissé
00:57:53de 33 à 25%
00:57:55l'impôt sur les sociétés
00:57:56et il s'avère,
00:57:57et je vais vous poser une question,
00:57:59que quand on regarde
00:58:00la manière
00:58:00dont sont imposées les sociétés,
00:58:02on se rend compte
00:58:03qu'en réalité,
00:58:04l'impôt sur les bénéfices
00:58:05pèse plus lourdement
00:58:06sur les petites
00:58:07et moyennes entreprises
00:58:09que sur les grands groupes.
00:58:10Avec un décalage
00:58:11très important,
00:58:12près de 6 points de différence.
00:58:14Donc,
00:58:14là aussi,
00:58:15est-ce que vous voulez
00:58:15y remédier
00:58:16en sachant qu'il y a eu
00:58:17un amendement
00:58:17qui a été déposé,
00:58:18je crois,
00:58:19dans la journée
00:58:20ou hier,
00:58:21dans la journée
00:58:22à l'Assemblée nationale,
00:58:23je ne suis pas sûr
00:58:23que votre groupe
00:58:24ait voté cet amendement.
00:58:25Alors,
00:58:26par exemple,
00:58:26nous,
00:58:26dans notre impôt
00:58:27sur la fortune financière,
00:58:28il est dirigé
00:58:29vraiment
00:58:30de façon à permettre
00:58:32d'épargner
00:58:33les PME et les TPE.
00:58:34Aujourd'hui,
00:58:35c'est les PME et les TPE
00:58:36qui créent de l'emploi.
00:58:37Et nous,
00:58:37notre politique,
00:58:38la logique de notre politique,
00:58:39c'est effectivement
00:58:39protéger les PME,
00:58:40les TPE.
00:58:41Les grands groupes
00:58:42créent assez peu d'emplois
00:58:43et souvent,
00:58:43d'ailleurs,
00:58:43quand ils créent de l'emploi,
00:58:44il est assez délocalisable.
00:58:46Donc,
00:58:46nous,
00:58:46on veut soutenir
00:58:48les PME et les TPE.
00:58:48C'est là où
00:58:49les impôts de production,
00:58:50la baisse des impôts de production,
00:58:51à mon avis,
00:58:51elle a du sens
00:58:52parce que payer des impôts
00:58:53avant d'avoir engrangé
00:58:54le moindre euro
00:58:55est effectivement
00:58:56très handicapant.
00:58:57Donc,
00:58:57c'est vraiment PME,
00:58:58TPE,
00:58:59notre cible.
00:59:00Allez-y,
00:59:00continuez.
00:59:01Il n'y a pas que ça.
00:59:01En sachant que les impôts de production,
00:59:03dont vous parlez,
00:59:04la CVAE,
00:59:04il faut quand même
00:59:05qu'il y ait des sociétés.
00:59:06On ne touche pas
00:59:06le boulanger du coin de la rue
00:59:07parce qu'il faut quand même
00:59:08avoir un chiffre d'affaires
00:59:09d'au moins 500 000 euros.
00:59:10Bien sûr,
00:59:11mais regardez,
00:59:11M. Haron,
00:59:11vous pourriez presque faire
00:59:13le grand détournement
00:59:13sur les normes aussi
00:59:15qui étouffent.
00:59:15Je suis d'accord avec vous.
00:59:16Les normes,
00:59:17je parle souvent de levier.
00:59:19Il n'y a pas qu'un seul levier
00:59:20en tous les cas.
00:59:22Mais sur le détournement
00:59:23que font un certain nombre
00:59:25de groupes d'aide
00:59:26sans contrepartie
00:59:27à la société,
00:59:29je pense qu'il y a
00:59:29beaucoup à dire.
00:59:30Si vous avez encore un mot
00:59:31à rajouter,
00:59:31c'est maintenant.
00:59:32Non, merci beaucoup.
00:59:32Merci.
00:59:33Merci, Mathieu Haron
00:59:34d'être venu débattre
00:59:35avec Sébastien Chenu.
00:59:36Je voulais juste vous poser
00:59:37une question.
00:59:37On a parlé beaucoup
00:59:38de niches parlementaires
00:59:39tout à l'heure.
00:59:40C'est un terme un peu bizarre.
00:59:41Je vais vous parler
00:59:42de chien et de chat.
00:59:43Oui,
00:59:44parce qu'il y a une députée
00:59:44chez vous
00:59:45qui a déposé un amendement
00:59:46pour un crédit d'impôt
00:59:46pour stérilisation
00:59:47des animaux de compagnie.
00:59:48Elle a raison.
00:59:49Ça a été rejeté.
00:59:51C'est enterré
00:59:51ou vous allez le remettre
00:59:52un jour à l'ordre du jour ?
00:59:53Elle a raison
00:59:54parce que la multiplication
00:59:55de chats errants,
00:59:56c'était en particulier
00:59:56lié à ça,
00:59:57peut prêter à sourire
00:59:59mais en réalité
01:00:00est une véritable problématique
01:00:01dans beaucoup de communes.
01:00:02Est-ce que vous allez le remettre
01:00:02sur le tapis un jour, ça ?
01:00:03Moi, je pense qu'il faut continuer.
01:00:05Oui, je rends hommage
01:00:06à Béatrice Rouleau
01:00:07qui est très attentive
01:00:08à ses sujets de protection animale.
01:00:09C'était pour faire
01:00:10un clin d'œil
01:00:10à la niche parlementaire de demain.
01:00:11Merci Sébastien Chenu
01:00:12d'avoir accepté notre invitation
01:00:13dans l'Indice et Politique
01:00:14qui revient évidemment
01:00:15la semaine prochaine.
01:00:17Bonne soirée.
01:00:17Merci.
01:00:18À lundi prochain.
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