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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00Lundi 9 février 2026, Morandine et Live numéro 1803 sur CNews, première chaîne Info de France.
00:00:09Bonjour et bienvenue en direct à la Une.
00:00:11Vous allez entendre en longueur le témoignage glaçant à exclusif d'Ethan.
00:00:16Ce jeune homme a été agressé à Lyon par des mineurs âgés de 14 à 15 ans.
00:00:20En pleine journée, ils se sont jetés sur lui alors qu'il était en trottinette.
00:00:24Son récit est glaçant.
00:00:25Il sautait à pieds joints sur ma tête, dit-il.
00:00:28Je me suis vu mourir. Coup de pied, coup de genou, coup de poids.
00:00:32Je n'ai jamais vu autant de haine dans les yeux de ces gens.
00:00:36Pendant plusieurs minutes, c'est le calvaire pour Ethan qui s'est vu mourir.
00:00:41Au lendemain de Noël, alors qu'il se rend à son travail en trottinette,
00:00:45le jeune homme est violemment agressé par une dizaine d'individus, ici, à hauteur du pont Raymond Barre.
00:00:51En peut-être un quart de seconde, j'ai des individus sur moi qui me passent à tabac.
00:00:57Ces jeunes-là, en fait, ils sautaient à pieds joints sur ma tête.
00:01:00Ils étaient capables de me laisser sur la voie de trame pour mort, quoi.
00:01:02Parce que moi, je me suis dit, je vais mourir.
00:01:04Parce que je n'ai jamais vu autant de haine.
00:01:09Tabassés, dépouillés de ses effets personnels,
00:01:11les agresseurs menacent également de le jeter par-dessus le pont du deuxième arrondissement lyonnais.
00:01:16Un mois après les faits, Ethan en garde encore les stigmates.
00:01:20Peu après, j'ai eu des douleurs à la mâchoire.
00:01:23J'ai reçu beaucoup de coups.
00:01:24Aujourd'hui, j'ai encore des bleus.
00:01:25J'ai toujours une bosse sur la tête.
00:01:28Psychologiquement, c'est terrible.
00:01:30Voilà, Ethan, vous l'entendrez longuement dès le début de Morandini Live.
00:01:34À Palaiso, un homme a tenté de défendre sa femme,
00:01:36qui était en train d'être agressée sexuellement par plusieurs individus dans la rue.
00:01:40Mais alors qu'il intervient, un des agresseurs va sortir un sabre de samouraï de près de 60 cm.
00:01:45Ce pourrait être un événement isolé, mais nous sommes allés à la rencontre des riverains
00:01:49et tous nous expliquent que l'insécurité ne cesse d'augmenter dans cette ville de l'Essonne.
00:01:54C'est ici à Palaiso qu'un homme aurait pu perdre la vie lundi dernier.
00:01:59Selon nos confrères du Figaro, il est aux alentours de 21h
00:02:03quand un homme rejoint sa femme et la trouve en train d'être agressée sexuellement.
00:02:08Le conjoint intervient immédiatement.
00:02:10L'agresseur lui assène de violents coups de pied.
00:02:13Mais l'agression ne va pas s'arrêter là.
00:02:15Alors que l'époux fuit vers le commissariat le plus proche,
00:02:18son agresseur va le suivre avec un deuxième individu
00:02:22avant de sortir un sabre au katana.
00:02:25Une arme blanche d'environ 60 cm.
00:02:28Le coup aurait pu être mortel.
00:02:31Sur place, les habitants ne semblent pas informés de cette agression.
00:02:35Mais la même réponse demeure.
00:02:36L'insécurité est bien présente.
00:02:38Ça ne m'étonne qu'à moitié parce que j'ai l'impression que plus le temps passe, plus ça se dégrade.
00:02:42Moi, je suis gardienne d'immeuble.
00:02:44J'appelle souvent la police le soir parce qu'il y a des batailles de rue.
00:02:47On a eu une agression à côté de la rue Édouard Branly il y a 3 ou 4 mois avec un homme à la machette.
00:02:55En juillet dernier, un bachelier qui fêtait l'obtention de son diplôme
00:02:59avait été roué de coups par deux jeunes circulant à scooter
00:03:03en pleine rue dans cette même commune de l'Essonne.
00:03:07Si le drame a été évité ce week-end à Palaiso,
00:03:10ce n'est pas le cas dans le Barin
00:03:11où un homme a été poignardé à mort lors d'une soirée d'anniversaire
00:03:15dans une fête de famille par un individu qui n'était même pas invité.
00:03:18Le père de famille a demandé à l'homme de partir car il n'était pas invité
00:03:22et les choses ont tout de suite très mal tourné.
00:03:25Il est minuit 55 dans la nuit de samedi à dimanche
00:03:27dans ce village alsacien de 600 habitants
00:03:30à une trentaine de kilomètres au sud de Strasbourg
00:03:33quand le drame a eu lieu.
00:03:34Alors qu'une fête familiale se déroule dans une salle louée pour l'occasion,
00:03:38trois individus fortement alcoolisés s'invitent à ce rassemblement.
00:03:43Leur présence n'est pas souhaitée
00:03:44et une rixe éclate avec les participants.
00:03:47Un jeune homme de 25 ans s'écroule.
00:03:49Après avoir été poignardé, il décédera sur place.
00:03:53L'auteur du coup fatal est lui aussi blessé au ventre et à la tête
00:03:56selon les médias locaux.
00:03:57Il se rend dans un hôpital strasbourgeois
00:03:59où il sera interpellé puis remis à la gendarmerie de Benfeld.
00:04:03Le principal suspect, un homme de 45 ans, a été placé en garde à vue.
00:04:09Et puis cette bagarre générale a rieux la pape cette fois
00:04:11lors d'un match de foot en salle
00:04:13et plus précisément de futsal U18 pour les spécialistes.
00:04:16C'est dans un gymnase que les choses ont mal tourné.
00:04:19Les joueurs de l'amateur lion fidésien
00:04:21affirment avoir été victimes d'un véritable guet-apens
00:04:24entre violences physiques, insultes et nés cassés.
00:04:33Des jeunes, hilare, face à la situation pourtant dramatique.
00:04:37Quelques instants plus tôt,
00:04:38La bagarre a éclaté lorsqu'un joueur visiteur refuse de serrer la main à son adversaire.
00:04:44Puis, alors qu'il subissait des crachats en provenance des supporters locaux
00:04:47vers la fin de la rencontre,
00:04:49les joueurs en déplacement se sont retrouvés pris dans un guet-apens
00:04:52face à une trentaine de jeunes venus des gradins pour se battre.
00:04:55Ce sont des gens qui connaissent des gens de notre club.
00:05:00Quand il y a n'importe quoi,
00:05:03ils se sentent légitimes pour venir faire la loi.
00:05:07Ils sont prêts même à nous-mêmes, à ne pas nous écouter
00:05:09et s'il faut, à rentrer en conflit avec nous pour en découdre.
00:05:16Résultat, un joueur de l'amateur lion fidésien
00:05:19a notamment eu le nez fracturé
00:05:21après avoir été frappé contre un lavabo.
00:05:23En réaction, le club de la commune a publié un communiqué
00:05:26pour condamner les violences.
00:05:28Son président a annoncé l'exclusion à titre conservatoire
00:05:31des deux joueurs de son équipe impliqués dans la bagarre
00:05:34ainsi que l'interdiction aux supporters de venir voir les prochains matchs.
00:05:38De son côté, l'équipe adverse veut porter plainte
00:05:40tout comme plusieurs parents de joueurs.
00:05:44Un couteau taillé dans une règle d'école en plastique.
00:05:47Voilà ce qui a été découvert ce vendredi dans un bus scolaire dans l'Oise.
00:05:51Une découverte pour le moins choquante
00:05:53qui a provoqué l'inquiétude à la fois des parents
00:05:55mais aussi de certains élèves et des syndicats de chauffeurs.
00:06:00Une découverte choquante
00:06:01qui met un syndicat de transport de bus scolaire en alerte.
00:06:05Selon nos confrères d'Actu Oise,
00:06:08cette règle d'école en plastique taillée en forme de couteau au bord tranchant
00:06:12a été retrouvée dans un bus
00:06:13qui dessert le collège François Sagan
00:06:15de la commune de Bornelle dans l'Oise.
00:06:17Dans un contexte de montée de la violence chez les mineurs
00:06:21de plus en plus jeunes,
00:06:22le syndicat force ouvrière du transporteur
00:06:25qui gère ce trajet de bus a tiré la sonnette d'alarme.
00:06:28Cet objet manifestement modifié de manière volontaire
00:06:30s'apparente à une arme improvisée
00:06:32et représente un risque sérieux
00:06:34pour la sécurité des élèves et du personnel
00:06:36en particulier dans un espace clos
00:06:38tel qu'un car scolaire.
00:06:40D'après l'article d'Actu Oise,
00:06:43le syndicat souhaite que les vidéosurveillances
00:06:45du bus scolaire soient visionnées
00:06:47pour identifier l'auteur et le motif
00:06:48et appellent à prendre des mesures supplémentaires
00:06:51pour la sécurité des conducteurs et des élèves.
00:06:56Et puis je voulais qu'on revienne
00:06:57sur ce qui s'est passé en Haute-Corse.
00:06:59Une église a été le théâtre d'un acte de vantalisme.
00:07:03Le père de la paroisse a découvert
00:07:04que les troncs destinés à récolter les dons
00:07:06avaient été fracturés.
00:07:07Un geste qui choque le village
00:07:09et qui inquiète les habitants.
00:07:11Pour autant, le père Piotr ne compte pas
00:07:13fermer les portes de son église
00:07:14qui se doit de rester un lieu d'accueil.
00:07:18Chaque matin à 6h,
00:07:19le père Piotr ouvre les portes
00:07:21de l'église de Follet liée en Haute-Corse.
00:07:23Il se retire ensuite pour prier,
00:07:25laissant le lieu accessible aux fidèles de passage.
00:07:28Mais ce vendredi,
00:07:29lorsqu'il revient deux heures plus tard,
00:07:30la découverte est brutale.
00:07:32Deux troncs destinés à recueillir des dons
00:07:34ont été fracturés.
00:07:36Comme l'église était ouverte,
00:07:37après à 8h je suis retourné
00:07:38et je voulais déjà les dégâts.
00:07:40C'est révoltant.
00:07:42C'est triste parce que la Corse
00:07:46toujours était accueillante.
00:07:48Dès partout, les églises étaient ouvertes.
00:07:51On pouvait passer.
00:07:52Il n'y avait pas de problème comme aujourd'hui.
00:07:55La nouvelle s'est rapidement propagée
00:07:57dans le village.
00:07:58Un acte qui inquiète les habitants
00:08:00et alimente la crainte
00:08:01de voir ce type d'incident se multiplier.
00:08:03Je ne comprends pas l'utilité de l'acte.
00:08:06Je voudrais appeler tout le monde
00:08:08au plus grand respect de nos traditions
00:08:10et de nos églises.
00:08:11C'est important.
00:08:12Très, très, très choquant.
00:08:13Si on se met à voler dans les églises,
00:08:16c'est quoi la suite ?
00:08:17C'est dommage.
00:08:18On sent que les valeurs,
00:08:20on a beau le répéter,
00:08:21les valeurs doucement disparaissent.
00:08:25de ce que nous étions.
00:08:28Une enquête a été ouverte
00:08:30pour identifier le ou les auteurs
00:08:31de ces actes.
00:08:32Le père Piotre, fidèle à sa philosophie,
00:08:34maintiendra les portes
00:08:35de l'église de Follet-Lit-Ouverte.
00:08:37Selon lui, la présence des fidèles
00:08:39reste le meilleur rempart
00:08:40contre ce type d'atteinte
00:08:41au lieu de culte.
00:08:43Et puis dans l'actualité médias,
00:08:44cette nouvelle polémique
00:08:45autour de France Inter
00:08:46que nous vous révélons ce matin
00:08:47dans Morandini Live.
00:08:48Elle est lancée par le Rassemblement National
00:08:50après la diffusion d'un reportage
00:08:52sur une tournée musicale anti-RN.
00:08:54Un reportage diffusé
00:08:55sur les réseaux sociaux de France Inter
00:08:57faisant la promo de ces concerts
00:08:59organisés par le média Grunt.
00:09:01Le député RN Laurent Jacobelli
00:09:03écrit sur Twitter
00:09:04« Le gauchisme militant payé
00:09:07avec nos impôts, ça suffit.
00:09:09Vive la privatisation. »
00:09:10Alors ce reportage de France Inter
00:09:12est-il vraiment une promo
00:09:13pour ces concerts anti-RN ?
00:09:15Objectivement,
00:09:16c'est très difficile
00:09:17de dire le contraire.
00:09:18Extrait.
00:09:18« La jeunesse emmerde toujours
00:09:20le Front National. »
00:09:21« La jeunesse emmerde le Front National. »
00:09:24Des artistes partent en tournée
00:09:26pour lutter contre l'extrême droite.
00:09:28Le projet a été lancé
00:09:29par le média rap Grunt
00:09:30dans plusieurs villes françaises
00:09:32avec des concerts
00:09:33qui se dérouleront
00:09:33jusqu'au premier tour
00:09:34des élections municipales
00:09:36le 15 mars.
00:09:37« Je vous emmène
00:09:37sur la première date
00:09:38de cette tournée
00:09:39à jouer les tours
00:09:40au temps machine. »
00:09:41« Ce soir,
00:09:42c'est la première date
00:09:43d'une tournée
00:09:44qu'on a intitulée
00:09:45Contre l'extrême droite.
00:09:46On a des artistes
00:09:46qui viennent en surprise
00:09:47pour faire un concert surprise ici.
00:09:49Et au milieu de ça,
00:09:50il y aura aussi des gens
00:09:50qui représentent
00:09:51des associations,
00:09:52des collectifs
00:09:53qui vont venir prendre la parole
00:09:54pour raconter un peu
00:09:55la réalité à l'échelle locale
00:09:57de ce que représente
00:09:58la montée de l'extrême droite
00:09:59dans nos régions
00:10:00et donc du coup
00:10:00un impact notamment
00:10:01sur la culture
00:10:02qui est un des combats
00:10:03qu'on mène avec Grunt. »
00:10:05Voilà.
00:10:06Et à propos de France Inter,
00:10:07sachez que c'est aujourd'hui
00:10:08que le tribunal
00:10:08va se prononcer
00:10:09sur la validité
00:10:10du licenciement
00:10:11de Guillaume Maurice.
00:10:12Après ses propos
00:10:13sur Benyamin Netanayou
00:10:14où il avait parlé
00:10:15de nazis sans prépuce,
00:10:17Guillaume Maurice
00:10:17demande 400 000 euros
00:10:19à la radio publique
00:10:20et l'annulation
00:10:21de son licenciement.
00:10:22On aura la réponse
00:10:23dans la journée.
00:10:24Comme tous les jours,
00:10:25les tops et les flops
00:10:25d'audience des prêts
00:10:26c'est avec Mister Audience,
00:10:27Aïda Skivin,
00:10:29va-t'en.
00:10:30Vendredi soir,
00:10:31énorme carton
00:10:32pour France 2
00:10:32qui a écrasé tout le monde
00:10:33sur son passage
00:10:34avec la cérémonie
00:10:35d'ouverture des JO d'hiver.
00:10:37La chaîne a rassemblé
00:10:38plus de 6 millions
00:10:39de téléspectateurs.
00:10:40France 3 était deuxième
00:10:41et très loin derrière
00:10:42à 2 millions d'eux
00:10:43avec sa série Cassandre.
00:10:45Avec le grand concours,
00:10:46TF1 était à la traîne
00:10:47à seulement 1,7 millions.
00:10:49Mais le gros flop
00:10:49a été pour M6
00:10:50dont l'émission
00:10:51de Julien Courbet
00:10:52Arnaque
00:10:52n'a intéressé
00:10:53que 741 000 téléspectateurs.
00:10:56Samedi soir sur TF1,
00:10:57la finale de la Star Academy
00:10:59a été au plus bas
00:11:00de son histoire
00:11:00malgré la victoire massive
00:11:01de Ambre
00:11:02avec 59% des suffrages
00:11:04face à Léa.
00:11:04Ce sont 3 millions
00:11:06de 100 000 téléspectateurs
00:11:07qui ont suivi
00:11:07cette dernière soirée.
00:11:09France 3 est d'ailleurs
00:11:09quasiment à égalité
00:11:10avec son téléfilm
00:11:11Meurtre dans les Gorges
00:11:12du Verdon.
00:11:13Sur France 2,
00:11:14les JO d'hiver
00:11:15ont réuni 2 millions
00:11:16et demi de personnes
00:11:16et pour M6,
00:11:17cela aurait été compliqué
00:11:18avec sa série Blanca
00:11:20qui n'a fait
00:11:20qu'un million d'eux.
00:11:22Hier soir, c'est TF1
00:11:23qui est arrivé en tête
00:11:24et seule chaîne
00:11:24a dépassé la barre
00:11:25des 3 millions
00:11:26avec le film
00:11:26Tout sauf toi
00:11:27avec les JO d'hiver
00:11:28France 2 est deuxième
00:11:29en rassemblant
00:11:302 821 000 personnes.
00:11:32France 3 est troisième
00:11:33du classement
00:11:34en frôlant les 2 millions
00:11:35et demi
00:11:35avec sa série
00:11:36Déluge mortel
00:11:37et c'est Arte
00:11:38qui occupe la 4ème place
00:11:39avec son film
00:11:40Ghostsford Park
00:11:40qui a ainsi dépassé
00:11:41le magazine d'M6
00:11:42Zone interdite
00:11:43en rassemblant
00:11:44près d'un million
00:11:45300 000 personnes.
00:11:46Mister Audience vous dit
00:11:47à demain.
00:11:48Allez, je vous présente
00:11:49mes invités du lundi
00:11:50qui vont m'accompagner
00:11:51jusqu'à midi.
00:11:52Lino Delacroix, bonjour.
00:11:53Merci d'être avec nous
00:11:54journaliste à frontière.
00:11:55Maître-Yves Toledano, bonjour.
00:11:57Bonjour.
00:11:57Merci également d'être là.
00:11:58Caroline Veil, bonjour.
00:12:00Psychologue.
00:12:00Et puis Mathias Leboeuf, bonjour.
00:12:01Bonjour.
00:12:02Docteur en philosophie.
00:12:03On ajoute à tout ce moment
00:12:04Thomas Bonnet,
00:12:05journaliste politique AC News.
00:12:07Bonjour Thomas.
00:12:07Et puis Tanguy Hamon, bonjour.
00:12:08Bonjour.
00:12:08Journaliste politique AC News.
00:12:10Et on va commencer avec vous Tanguy
00:12:11parce qu'on va entendre
00:12:12dans un instant
00:12:13le témoignage glaçant
00:12:14exclusif de Etan,
00:12:16ce jeune homme
00:12:16qui a été agressé à Lyon.
00:12:18Un témoignage en longueur
00:12:20et ça le mérite
00:12:20parce qu'Etan a le courage
00:12:21de parler,
00:12:22Etan a le courage
00:12:23de raconter ce qui lui arrive,
00:12:24ce qui s'est passé
00:12:25et puis surtout
00:12:26d'expliquer clairement
00:12:27où il en est.
00:12:28Mais auparavant, Tanguy,
00:12:28avec vous,
00:12:29je voulais qu'on rappelle
00:12:30les faits et qu'on explique
00:12:31pour bien comprendre
00:12:32son témoignage dans un instant
00:12:33ce qui lui est arrivé.
00:12:34Ce qui lui est arrivé,
00:12:35c'est une agression
00:12:36le lendemain de la journée de Noël,
00:12:38le 26 décembre donc.
00:12:39Il se rendait tranquillement
00:12:40au travail sur sa trottinette.
00:12:42Il a donc croisé
00:12:43cette bande qui chahutait,
00:12:45qui posait déjà des problèmes
00:12:46sur le pont de Lyon-Rémont-Barre.
00:12:49Là, il a reçu un coup de pied,
00:12:50il est tombé de sa trottinette.
00:12:52Une fois qu'il était au sol,
00:12:53il a été tabassé,
00:12:54pardon du mot,
00:12:55il a été roué de coups.
00:12:56On lui a même sauté sur la tête.
00:12:58On a même menacé
00:12:59de le faire passer
00:13:00par-dessus la barrière du pont
00:13:02pour le jeter dans le Rhône.
00:13:04Heureusement pour lui,
00:13:05une passante est arrivée.
00:13:07Elle a hurlé pour donner l'alerte,
00:13:08ce qui a fait fuir la bande.
00:13:10Cette bande qui a volé
00:13:11tout ce qu'ils ont pu lui voler
00:13:12au passage.
00:13:13La police a rapidement remonté
00:13:15la piste des agresseurs
00:13:16parce que ces agresseurs
00:13:17ont déjà commis
00:13:18beaucoup d'autres agressions
00:13:20et vols avec violence.
00:13:21Le Parc-et-Lyon a annoncé
00:13:22que cinq mineurs
00:13:23âgés de 14 à 15 ans
00:13:25sont poursuivis.
00:13:26Le problème, vu leur âge,
00:13:28c'est qu'ils ne sont pas en prison
00:13:30au moment où on se parle.
00:13:31Il y en a trois
00:13:31qui sont sous contrôle judiciaire
00:13:33dans l'attente de leur jugement
00:13:34et deux autres,
00:13:35eux, qui ne vont même pas être jugés
00:13:37parce qu'ils ont reçu
00:13:38seulement des mesures éducatives.
00:13:40Donc, ils ont entre 14 et 15 ans
00:13:41ces agresseurs.
00:13:43Et en fait, on peut dire
00:13:44quand même qu'ils ont vraiment
00:13:44voulu tuer
00:13:45parce que quand vous m'expliquez
00:13:46qu'ils lui ont sauté sur la tête...
00:13:47Sauté à pieds joints sur la tête,
00:13:49menacé de vous jeter dans le rhône,
00:13:50là, on va bien plus loin
00:13:52que le fait de vouloir
00:13:53voler les écouteurs
00:13:54ou la carte d'identité
00:13:55ou même la trottinette
00:13:56d'une personne.
00:13:56Là, vraiment, on est dans...
00:13:58Le père, d'ailleurs,
00:13:58parle de tentative de meurtre.
00:14:00Il va falloir voir
00:14:01ce que la justice va retenir.
00:14:02Mais c'est vrai
00:14:03qu'on est beaucoup plus loin
00:14:04qu'un simple vol avec violence.
00:14:06Alors, on entendra le papa
00:14:06également dans un instant.
00:14:08Mais comme je vous l'ai dit,
00:14:08je voulais qu'on commence
00:14:09en écoutant longuement Ethan
00:14:10parce que c'est important
00:14:11d'écouter quand les victimes
00:14:13osent parler.
00:14:14Je vous propose donc
00:14:14d'écouter Ethan,
00:14:15témoignage glaçant et exclusif
00:14:17où il raconte
00:14:19ce qui lui est arrivé.
00:14:20Je partais pour mon travail
00:14:22aux en autour
00:14:24d'à peu près 18 heures.
00:14:26Et en fait,
00:14:27j'habite à à peu près
00:14:285-10 minutes
00:14:29du lieu où je me suis fait agresser.
00:14:31Donc en fait,
00:14:32j'ai pris une trottinette
00:14:33électrique DOT,
00:14:34donc les trottinettes
00:14:34en libre-service.
00:14:36Et en fait,
00:14:37comme d'habitude,
00:14:38sur mon trajet
00:14:39pour aller au travail.
00:14:41Et sur ma trottinette,
00:14:43j'arrive vers
00:14:44le pont Raymond-Barre
00:14:46qui est en fait un pont
00:14:48où il n'y a pas d'accès aux voitures.
00:14:49C'est seulement un pont
00:14:50où il y a accès
00:14:51via des pistes cyclables
00:14:52donc pour les trottinettes,
00:14:53piétons et voies de trame.
00:14:56Et en fait,
00:14:58de loin,
00:14:59je vois un groupe de jeunes
00:15:00qui m'avaient l'air
00:15:01plutôt louche
00:15:02parce qu'ils étaient
00:15:03en train de chahuter
00:15:04sur le pont.
00:15:04et bref.
00:15:08Et en fait,
00:15:08je passe devant ce groupe
00:15:11constitué d'entre
00:15:138 et 12
00:15:15individus.
00:15:17Et en fait,
00:15:18sans trop les regarder,
00:15:20je passe
00:15:21sur ma pièce sociale,
00:15:22sur ma trottinette.
00:15:23Et en fait,
00:15:24au moment où je passe
00:15:25devant eux,
00:15:27il y en a un
00:15:27qui me course.
00:15:28sans trop comprendre
00:15:30parce que ça allait très vite,
00:15:32je n'ai pas eu le temps
00:15:33de me tourner
00:15:34qu'il y en a un
00:15:36qui me met un coup
00:15:39qui me met un coup
00:15:40à la hanche
00:15:41ce qui me fait tomber
00:15:42en fait
00:15:42de ma trottinette
00:15:44ce qui me déstabilise.
00:15:45moi,
00:15:46à ce moment-là,
00:15:46je tape la tête
00:15:47contre le trottoir.
00:15:49Donc,
00:15:50je suis complètement sonné.
00:15:53Je ne comprends pas
00:15:53ce qui vient de se passer.
00:15:55Et en fait,
00:15:56là,
00:15:57en peut-être
00:15:58un quart de seconde,
00:15:59j'ai 10 individus
00:16:00sur moi
00:16:01qui me passent à tabac.
00:16:02qui me passent à tabac,
00:16:05qui,
00:16:05au début,
00:16:06me demandent
00:16:07de donner
00:16:07tout ce que j'ai.
00:16:10Mais,
00:16:10ce n'est pas une agression
00:16:12ou c'est un simple vol.
00:16:15C'est là,
00:16:15c'était un réel passage à tabac.
00:16:17Moi,
00:16:17je me suis vu mourir
00:16:18parce que ces jeunes-là,
00:16:20en fait,
00:16:20ils sautaient à pieds joints
00:16:21sur ma tête.
00:16:24En fait,
00:16:24ils ne me laissaient même pas
00:16:25le temps de donner
00:16:26quoi que ce soit.
00:16:26C'est eux qui se sont servis.
00:16:28Je n'ai pas donné.
00:16:30Ils m'ont tabassé.
00:16:31Je ne pouvais rien dire.
00:16:33Je n'ai pas pu me défendre.
00:16:35Ils étaient très nombreux.
00:16:36À plusieurs reprises,
00:16:37j'ai su,
00:16:38avec l'adrénaline,
00:16:39me relever.
00:16:40Mais,
00:16:41ils étaient trop nombreux
00:16:42et à chaque fois,
00:16:43j'ai été remis à terre,
00:16:44tabassé,
00:16:45et à coups de pieds,
00:16:46coups de genoux,
00:16:47coups de poing,
00:16:48par terre,
00:16:48sur la voie de tram,
00:16:49en fait.
00:16:50Donc là,
00:16:51c'était très,
00:16:52très stressant pour moi
00:16:53parce qu'il y a beaucoup
00:16:55de trams qui passent
00:16:55à cet endroit-là,
00:16:56surtout à cette heure-ci.
00:16:57Les gens rentrent du travail.
00:16:59Et,
00:16:59en fait,
00:16:59ils étaient capables
00:17:00de me laisser
00:17:01sur la voie de tram
00:17:01pour mort.
00:17:02Parce que moi,
00:17:02je me suis dit
00:17:03je vais mourir
00:17:04parce que j'ai jamais vu
00:17:07autant de haine
00:17:08dans les yeux
00:17:11de ces gens.
00:17:11Ce n'était pas
00:17:12une simple agression.
00:17:13On veut voler quelque chose
00:17:15et on part avec le butin.
00:17:17C'est vraiment
00:17:17on veut me laisser pour mort.
00:17:20Il y avait vraiment
00:17:21cette volonté-là.
00:17:22On m'a tabassé
00:17:23de la même manière
00:17:23que Théo.
00:17:24Oui,
00:17:25en fait,
00:17:25à un moment donné,
00:17:26j'ai su me relever
00:17:26et en fait,
00:17:28il me coursait.
00:17:29Pour ça,
00:17:30je n'avais plus rien
00:17:30à donner.
00:17:32Je n'avais plus rien
00:17:32à donner.
00:17:33Ils continuaient.
00:17:33Je n'avais plus de veste,
00:17:34plus de téléphone.
00:17:34Ils continuaient
00:17:35à me tabasser.
00:17:36Et en fait,
00:17:37si je me relevais,
00:17:37ils m'ont plaqué
00:17:38contre un muret.
00:17:40contre un muret.
00:17:42Et à ce moment-là,
00:17:44on me menace
00:17:45de me jeter
00:17:46par-dessus le pont.
00:17:48Alors,
00:17:49à l'endroit
00:17:49où ça s'est déroulé,
00:17:50je pense que si je tombais,
00:17:52je ne tombais pas
00:17:53direct dans le Rhône
00:17:55parce que c'était
00:17:55au début du pont.
00:17:57En fait,
00:17:57ce qu'ils font,
00:17:57c'est comme un guet-apens.
00:17:59Ils attendent
00:17:59à l'entrée du pont.
00:18:01Mais je serais quand même
00:18:01tombé de 2-3 mètres
00:18:02sur le sol.
00:18:04Et oui,
00:18:07en fait,
00:18:08heureusement,
00:18:09ils ont tenté.
00:18:10Ils m'ont pris comme ça.
00:18:11Ils m'ont tabassé.
00:18:12Ils m'ont menacé.
00:18:16Et oui,
00:18:18je commençais
00:18:18à perdre connaissance.
00:18:20Voilà,
00:18:20témoignage exclusif
00:18:21pour ces news d'Ethan.
00:18:24Lino Delacroix,
00:18:24quand on entend ça,
00:18:25c'est totalement glaçant.
00:18:26C'est pour ça que j'ai voulu
00:18:27qu'on l'écoute en longueur
00:18:28dès le début de cette émission
00:18:29parce qu'en fait,
00:18:30on est pris dans cette histoire
00:18:31et elle est glaçante.
00:18:33On se dit,
00:18:33mais pourquoi cette haine ?
00:18:34Pourquoi cette violence ?
00:18:35Vous vous rendez compte
00:18:36de ce que c'est
00:18:36que sauter à pieds joints
00:18:37sur la tête de quelqu'un ?
00:18:38J'ai écouté religieusement
00:18:39cette narration
00:18:40pour une raison très simple.
00:18:41C'est qu'elle me sidère.
00:18:42En fait,
00:18:42je trouve la violence
00:18:42éminemment choquante
00:18:43pour une raison très simple.
00:18:44Déjà,
00:18:44c'est le motif.
00:18:46En fait,
00:18:46il est inconnu.
00:18:48Évidemment,
00:18:48c'est la radicalité de la scène
00:18:49puisqu'ils sont 10
00:18:50sur une personne seule.
00:18:52Et c'est assez prenant
00:18:54parce qu'effectivement,
00:18:55on a envie d'intervenir
00:18:56mais malheureusement,
00:18:56la chose est faite.
00:18:57Et ce qu'on peut espérer maintenant,
00:18:58c'est que la justice
00:18:59fasse son travail.
00:19:00Néanmoins,
00:19:00je trouve que c'est assez
00:19:00représentatif d'une chose.
00:19:02Depuis 10 ans,
00:19:02la baisse,
00:19:03la criminalité,
00:19:04la délinquance chez les mineurs,
00:19:05elle est en baisse globale.
00:19:06Néanmoins,
00:19:07sur les faits les plus radicaux
00:19:08que sont les homicides,
00:19:09que sont les agressions
00:19:10avec violence,
00:19:11il y a une hausse.
00:19:12Donc,
00:19:12ce qu'on peut dire,
00:19:13c'est qu'effectivement,
00:19:13il y a une radicalité
00:19:14très inquiétante
00:19:15dans ces actes.
00:19:17Il a été molesté.
00:19:18Il a été passé à table.
00:19:19Le but,
00:19:19ça a été de le tuer.
00:19:20C'est en tout cas
00:19:20ce qu'il nous raconte.
00:19:21Donc,
00:19:22évidemment choqué,
00:19:22en fait,
00:19:23par ce qui s'est passé.
00:19:24Caroline Veil,
00:19:24justement,
00:19:24vous êtes psychologue
00:19:25et c'est intéressant
00:19:26ce qu'il dit
00:19:27parce qu'il dit,
00:19:28à un moment,
00:19:29j'ai noté,
00:19:30il dit,
00:19:30j'ai jamais vu autant de haine
00:19:31dans les yeux de quelqu'un.
00:19:33Et on se dit,
00:19:34mais pourquoi ?
00:19:35C'est vraiment la question
00:19:36qui vient,
00:19:37mais c'est pourquoi
00:19:38tant de haine
00:19:38contre ce garçon
00:19:39qu'a priori,
00:19:39ils ne connaissent pas ?
00:19:40A priori,
00:19:41je crois qu'on va dire
00:19:41de bêtises,
00:19:42mais je pense qu'ils ne le connaissent pas.
00:19:44S'ils voulaient lui voler
00:19:45sa trottinette
00:19:45sous son téléphone,
00:19:46ils auraient pu le faire.
00:19:47Pourquoi là,
00:19:47tout à coup,
00:19:48ça devient un tel déferlement de haine ?
00:19:51C'est la haine de l'autre.
00:19:53C'est la haine de l'autre,
00:19:54peut-être inspirée
00:19:55par le fait
00:19:55qu'il l'avait déjà repéré,
00:19:57peut-être savait-il
00:19:58qu'il allait sur son lieu de travail,
00:19:59tout ça,
00:20:00on ne peut pas l'imaginer,
00:20:02mais c'est la violence
00:20:03aux objets
00:20:04et puis surtout,
00:20:05c'est,
00:20:05si vous voulez,
00:20:06la violence érigée en vertu
00:20:07et c'est la violence
00:20:09qui les habite
00:20:10avec cette destructivité,
00:20:12la volonté
00:20:13de jouir du mal
00:20:15qu'on inflige à autrui.
00:20:17Ça devient une jouissance,
00:20:18c'est-à-dire faire mal
00:20:19devient une jouissance.
00:20:20C'est une jouissance
00:20:20parce qu'il y a un acharnement,
00:20:23il le dit,
00:20:23ça a duré longtemps,
00:20:24ils ont tous sauté sur lui,
00:20:26il n'y en a pas un
00:20:27qui a dit aux autres
00:20:30arrêter.
00:20:31Donc,
00:20:32il y a quand même eu
00:20:33une obstination
00:20:34et ils ont,
00:20:35c'est la volonté
00:20:36de faire le mal
00:20:37pour le mal
00:20:37et puis ça porte un nom,
00:20:38ça s'appelle le sadisme.
00:20:40Mais ils sont tous sadis ?
00:20:41C'est là où j'ai du mal
00:20:42à imaginer ?
00:20:43Non, ce n'est pas tous sadis.
00:20:43Quand c'est une personne
00:20:44qui le fait ?
00:20:45Oui, ça dit que je crois
00:20:46surtout qu'ils sont habités
00:20:47par un immense vide
00:20:49qu'ils comblent
00:20:51par la violence.
00:20:53Voilà.
00:20:53La violence est convenue...
00:20:54Vide de leur vie,
00:20:55vide de leur éducation,
00:20:56vide de leur connaissance,
00:20:57vide de leur savoir.
00:20:58Ce sont des gens
00:20:58qui sont vides de tout,
00:21:00qui n'ont certainement aussi
00:21:01pas d'espoir
00:21:02pour leur avenir.
00:21:04Ça, c'est un peu facile.
00:21:06On n'a pas d'espoir
00:21:07dans l'avenir,
00:21:08on peut avoir peu d'espoir
00:21:09dans l'avenir
00:21:09et ne pas être obligé
00:21:10d'avoir de la haine
00:21:11contre l'autre
00:21:11et à sauter à pieds joints
00:21:13sur quelqu'un.
00:21:14C'est remplacé par la violence.
00:21:16Il ne faut pas oublier
00:21:17l'effet de dynamique
00:21:18de groupe.
00:21:18C'est très important.
00:21:19Peut-être qu'individuellement,
00:21:21ils ne l'auraient pas fait.
00:21:22Tous ensemble,
00:21:23ils constituent une force
00:21:24et la force
00:21:25s'auto-alimente.
00:21:27Voilà.
00:21:27ça, c'est à prendre
00:21:28en considération.
00:21:29On va continuer
00:21:30à en parler dans un instant.
00:21:30On parlera de l'aspect juridique
00:21:31également.
00:21:32On écoutera le papa d'Étane
00:21:34qui s'est confié
00:21:34également à CNews.
00:21:35Vous allez voir,
00:21:36c'est intéressant aussi.
00:21:37Pour l'instant,
00:21:38il est 11h.
00:21:38Voici le CNews Info.
00:21:39Sommeil à le midi.
00:21:43On commence ce journal
00:21:44par cette triste image
00:21:46pour le sport amateur.
00:21:47Vous découvrez
00:21:47ces scènes de violence
00:21:48lors d'un match
00:21:49de championnat
00:21:50de futsal régional U18
00:21:52qui a dégénéré
00:21:53jeudi dernier
00:21:54au gymnase
00:21:55Louis Zombobé
00:21:56de Rieux-la-Pape.
00:21:57L'équipe visiteuse,
00:21:58la LF,
00:21:59l'amateur Lyon-Fidésien
00:22:00a été victime
00:22:01d'un véritable guet-apens
00:22:02où ses joueurs
00:22:03ont été frappés
00:22:04et insultés.
00:22:06On poursuit avec ces violences
00:22:08cette fois-ci
00:22:08à l'encontre d'un élu
00:22:09dans le Pas-de-Calais.
00:22:10Le maire de Vincly,
00:22:12Gilles Engel,
00:22:13a été légèrement blessé
00:22:14après avoir été agressé
00:22:15hier par l'un
00:22:16de ses administrés.
00:22:18Altercation qui a eu lieu
00:22:19en pleine rue
00:22:19lorsque les deux hommes
00:22:20se sont croisés.
00:22:21L'administré en voiture
00:22:23et le maire à pied.
00:22:24L'élu et l'habitant
00:22:25ont porté plainte
00:22:26pour violence
00:22:26l'un contre l'autre.
00:22:29Les six personnes
00:22:29dont un mineur
00:22:30interpellé hier
00:22:31en lien avec le rapte
00:22:33d'une magistrate
00:22:34et de sa mère
00:22:34sont toujours entendues
00:22:35sous le régime
00:22:37de la garde à vue.
00:22:38Les deux victimes
00:22:39âgées de 35 et 67 ans
00:22:41avaient été retrouvées
00:22:41blessées vendredi
00:22:42dans un garage
00:22:43dans la Drôme
00:22:43après avoir été séquestrés
00:22:45pendant une trentaine d'heures.
00:22:47Les ravisseurs
00:22:48demandaient une rançon
00:22:49en crypto-monnaie
00:22:50en échange de leur liberté.
00:22:52On passe à présent
00:22:53aux images
00:22:54d'Emmanuel Macron
00:22:55qui a inauguré ce matin
00:22:56au Parc des Expositions
00:22:57à Paris
00:22:57la 8ème édition
00:22:59du salon professionnel
00:23:00Wine Paris
00:23:01salon qui est devenu
00:23:03le premier rendez-vous
00:23:04commercial mondial
00:23:05des vins et spiritueux
00:23:06avec 6500 stands
00:23:08et plus de 60 000 visiteurs.
00:23:10une filière emblématique
00:23:12de l'économie française
00:23:13mise à mal
00:23:14par la géopolitique
00:23:15mais aussi
00:23:16par le climat
00:23:17ces derniers temps.
00:23:19C'est officiel
00:23:20le Portugal
00:23:20à un nouveau président
00:23:21le socialiste
00:23:22Antonio José Segura
00:23:24a remporté hier
00:23:25avec 66%
00:23:27des suffrages
00:23:27le second tour
00:23:28de l'élection présidentielle
00:23:29en devançant
00:23:31très largement
00:23:31son adversaire
00:23:32André Ventura
00:23:33L'ancien secrétaire général
00:23:35du parti socialiste
00:23:36succédera
00:23:37dès le 9 mars prochain
00:23:38au conservateur
00:23:39Marcello Rebello
00:23:40Dessouza
00:23:41en poste
00:23:42depuis 10 ans.
00:23:44Le président israélien
00:23:45pendant ce temps
00:23:46Isaac Herzog
00:23:47a entamé sa visite
00:23:48officielle en Australie
00:23:49par un moment
00:23:50de recueillement
00:23:51solennel
00:23:52sur le site
00:23:52de l'attentat terroriste
00:23:54antisémite
00:23:54de Bondi Beach
00:23:55à Sydney
00:23:56accompagné de son épouse
00:23:58il a rencontré
00:23:58les familles des victimes
00:23:59et des survivants
00:24:01et a participé
00:24:02à une cérémonie
00:24:03de mémoire
00:24:04et de communion
00:24:05le chef d'état
00:24:06a insisté
00:24:06sur le fait
00:24:07que l'antisémitisme
00:24:08n'est ni un problème juif
00:24:09ni un problème local
00:24:10mais un fléau mondial
00:24:12et puis
00:24:13Juan Pablo Guanypa
00:24:15dirigeant de l'opposition
00:24:16vénézuélienne
00:24:17et proche de la prix
00:24:18Nobel de la paix
00:24:19Maria Corina Machado
00:24:20a été arrêté ce matin
00:24:21quelques heures
00:24:22après sa sortie de prison
00:24:24à la demande du parquet
00:24:25qui a estimé
00:24:26qu'il avait enfreint
00:24:27les conditions
00:24:27posées à sa libération
00:24:28parquet qui a demandé
00:24:30que l'ancien
00:24:32vice-président du parlement
00:24:33soit soumis
00:24:34je cite
00:24:34un régime de détention
00:24:36à domicile
00:24:37Merci beaucoup
00:24:39Somaya
00:24:39on vous retrouve
00:24:40tout à l'heure midi
00:24:41pour faire un nouveau point
00:24:42sur l'actualité
00:24:43on continue à parler
00:24:44d'Ethan
00:24:45et vous avez entendu
00:24:46il y a quelques instants
00:24:47en longueur
00:24:48ce témoignage
00:24:48témoignage glaçant
00:24:49et exclusif
00:24:50de Ethan
00:24:50jeune homme agressé
00:24:52à Lyon
00:24:52par des mineurs
00:24:53âgés de 14 à 15 ans
00:24:54ça s'est passé
00:24:55en pleine journée
00:24:55ils se sont jetés
00:24:57sur lui
00:24:57alors qu'il était
00:24:58en trottinette
00:24:59il sautait à pied
00:25:00joint sur ma tête
00:25:01dit-il
00:25:02je me suis vu mourir
00:25:03coup de pied
00:25:04coup de genou
00:25:05coup de poing
00:25:05je n'ai jamais vu
00:25:06autant de haine
00:25:07dans les yeux
00:25:08de Jean
00:25:09Tanguy Hamon
00:25:10nous disait justement
00:25:11et faisait un point
00:25:12sur l'aspect juridique
00:25:14de cette affaire
00:25:14avec ces jeunes
00:25:15qui ont été interpellés
00:25:16vous pouvez peut-être
00:25:17nous rappeler
00:25:17avant de donner la parole
00:25:18à Maître Toledano
00:25:19où on en est
00:25:20dans l'enquête
00:25:20et ce qu'ils risquent
00:25:21Oui alors ce qu'ils risquent
00:25:22il y en a deux déjà
00:25:23qui ont reçu
00:25:24des mesures éducatives
00:25:25donc ils ne vont même pas
00:25:26passer devant un juge
00:25:27ou même pas être jugés
00:25:29ou pouvoir risquer
00:25:30de la prison
00:25:31ensuite sur les trois autres
00:25:32eux qui vont être jugés
00:25:34donc ils sont actuellement
00:25:34sous contrôle judiciaire
00:25:35mais vu qu'ils ont
00:25:36de 14 à 15 ans
00:25:38là la peine de prison
00:25:39vous confirmerez peut-être
00:25:40mais c'est vraiment
00:25:41en dernier recours
00:25:42c'est-à-dire qu'il faut
00:25:43vraiment qu'on estime
00:25:45qu'on ne peut rien
00:25:46leur donner d'autre
00:25:47et même une peine de prison
00:25:48si on leur donne
00:25:49une peine de prison
00:25:49ça peut être
00:25:50sous bracelet électronique
00:25:51à domicile
00:25:52donc il n'y a vraiment
00:25:53rien qui dit
00:25:54à l'heure actuelle
00:25:55qu'ils vont passer
00:25:55ne serait-ce qu'un jour
00:25:56derrière les barreaux
00:25:57Maître Toledano
00:25:58c'est vrai que
00:25:59ça interroge quand même
00:26:00ce que vient de nous dire
00:26:01Tanguy
00:26:01c'est-à-dire qu'il y en a
00:26:02qui ont des mesures éducatives
00:26:03parce que des mesures éducatives
00:26:05ça va empêcher cette haine
00:26:06est-ce que ça va empêcher
00:26:07cette violence
00:26:07et pour les autres
00:26:08on se dit
00:26:08bon bah pas de prison
00:26:09également
00:26:10après avoir failli
00:26:11tuer quand même
00:26:12ce pauvre Etan
00:26:13parce qu'on rappelle
00:26:14ce qu'il nous a dit
00:26:15des sautés à piégements
00:26:16sur sa tête
00:26:17il y a un vrai problème
00:26:18quand même
00:26:19quand on écoute
00:26:20le témoignage d'Ethan
00:26:21et la gravité des faits
00:26:22on trouve révoltant
00:26:24que ces jeunes
00:26:24ces voyous
00:26:25ne soient pas en prison
00:26:26la loi permet
00:26:27de les mettre
00:26:27en détention provisoire
00:26:28la loi dit
00:26:29lorsqu'on commet
00:26:30ou on tente
00:26:31de commettre un crime
00:26:32quand on est un mineur
00:26:33ou même des délits
00:26:34très graves
00:26:34punis d'au moins
00:26:357 ans de prison
00:26:35on peut aller
00:26:36en détention provisoire
00:26:37même quand on a 14 ans
00:26:38même quand on a 14 ans
00:26:39on peut tout à fait y aller
00:26:40à partir de 13 ans
00:26:41on est responsable
00:26:42pénalement
00:26:43donc là
00:26:43quand on voit le récit
00:26:44on voit d'abord
00:26:45qu'ils sont en bande
00:26:46première séquence
00:26:47deuxièmement
00:26:47ils sont en récidive
00:26:48on a vu l'histoire de Théo
00:26:49apparemment ce sont les mêmes
00:26:50ce n'est pas la première fois
00:26:52les faits sont très graves
00:26:53parce qu'on peut considérer
00:26:54quand on écoute le témoignage
00:26:56qu'on est dans la tentative
00:26:57de meurtre
00:26:57quand on va sauter
00:26:59sur la tête de quelqu'un
00:26:59lui mettre des coups de pied
00:27:00je ne pense pas
00:27:01qu'ils aient dosé
00:27:01leur coup de pied
00:27:02pour dire
00:27:02on ne va pas le tuer
00:27:03on va juste le mettre
00:27:04dans le coma
00:27:04évidemment qu'il aurait pu mourir
00:27:06ça aurait été la même chose
00:27:07donc on est pratiquement
00:27:08dans une tentative de meurtre
00:27:09qui pourrait être qualifiée
00:27:10comme ça
00:27:10évidemment que
00:27:11dans ces faits-là
00:27:12très graves
00:27:13ces jeunes
00:27:13fussent-ils mineurs
00:27:15parce que c'est vrai
00:27:15qu'il y a l'excuse de minorité
00:27:16mais malgré tout
00:27:17quand on a une agression
00:27:18aussi importante
00:27:19c'est 10 ans
00:27:20donc ils ont 5 ans
00:27:21mais tentative de meurtre
00:27:22c'est 30 ans
00:27:22ils en courent 15 ans
00:27:23donc c'est la moitié
00:27:24mais quand même c'est grave
00:27:25je pense que la moindre des choses
00:27:26ce serait au moins
00:27:27qu'ils fassent un petit tour
00:27:27par la prison
00:27:28ne serait-ce que pour sécuriser
00:27:29la famille et la victime
00:27:31Mathias Lebeuf
00:27:32ça veut dire qu'il y a
00:27:32un laxisme judiciaire ?
00:27:35Oui
00:27:35puisque les règles existent
00:27:37c'est ce que nous a expliqué
00:27:39Maître Toledano
00:27:39les règles existent
00:27:40donc aujourd'hui
00:27:41si certains sont en liberté
00:27:43et vont avoir des mesures
00:27:44simplement éducatives
00:27:45ça veut dire qu'il y a un laxisme
00:27:47Avant même
00:27:48le laxisme judiciaire
00:27:50qui en fait
00:27:52n'est pas forcément avéré
00:27:54moi je trouve
00:27:55qu'il y a une espèce
00:27:56de dérive complète
00:27:58et d'absence
00:27:59de la société
00:28:00et des relais sociaux
00:28:01Caroline Veil
00:28:02parlait de vide
00:28:03et effectivement
00:28:04on a l'impression
00:28:05que cette violence
00:28:06elle est gratuite
00:28:07que c'est une forme
00:28:09d'amusement
00:28:10alors il n'y a pas
00:28:11de motivation
00:28:12mais il y a des causes
00:28:13et les causes
00:28:14elles sont multifactorielles
00:28:15il y a des causes
00:28:17d'émissions parentales
00:28:18il y a des causes
00:28:19certainement
00:28:20de prise de produits
00:28:21il y a des causes
00:28:22peut-être sociales
00:28:23il y a l'école
00:28:24qui peut-être
00:28:25n'a pas joué son rôle
00:28:26et moi
00:28:28ce qui me frappe le plus
00:28:29c'est l'absence
00:28:30d'encadrement
00:28:31socio-éducatif
00:28:33ces jeunes
00:28:34ils sont complètement
00:28:35désocialisés
00:28:36et on a l'impression
00:28:38qu'ils n'appartiennent
00:28:38à rien
00:28:39et ça c'est extrêmement
00:28:40comment dire
00:28:42inquiétant
00:28:43il y a un livre
00:28:44qui vient de paraître
00:28:45il n'y a pas très longtemps
00:28:45et qui traite exactement
00:28:47de ce sujet
00:28:48qui s'appelle
00:28:48Demain la barbarie
00:28:49alors le titre
00:28:50devrait vous plaire
00:28:51parce qu'il est un peu
00:28:52punchy
00:28:52non mais parce qu'on parle
00:28:54souvent de barbares
00:28:55et c'est un livre
00:28:56d'un linguiste
00:28:57Alain Bentolilla
00:28:59et qui en fait
00:29:00pointe une chose
00:29:00c'est que
00:29:01l'absence de culture
00:29:03en général
00:29:04de ces gens-là
00:29:05mène à la violence
00:29:06c'est ce que disait
00:29:07Caroline Veil
00:29:08c'est étonnant
00:29:08parce que vous avez
00:29:09exactement le même avis
00:29:09il y a un vide total
00:29:11et ce vide est comblé
00:29:13par une violence
00:29:14qui s'exprime
00:29:15de façon cathartique
00:29:16mais puisque vous parlez
00:29:17des livres
00:29:18il y avait un autre livre
00:29:18Thomas Bonnet
00:29:19c'était la France orange
00:29:19mécanique
00:29:20auquel on pense forcément
00:29:22quand on voit des affaires
00:29:22comme celle-là
00:29:23quand on voit de la violence
00:29:24gratuite comme ça
00:29:24c'est vrai que le but
00:29:25ne nous apparaît pas
00:29:26directement
00:29:27parce que vous l'avez dit
00:29:27ils auraient pu voler
00:29:28sans forcément aller jusque là
00:29:29dans le degré de violence
00:29:30qu'ils ont exercé
00:29:31on a forcément
00:29:32les images de ce film
00:29:33et donc le témoignage
00:29:34de Laurent Berton
00:29:35qui il faut le rappeler
00:29:35quand son livre sort
00:29:36je crois que c'était en 2013
00:29:37est à ce moment-là
00:29:39taxé de tous les mots
00:29:40en disant
00:29:40voilà il veut mettre
00:29:41de l'huile sur le feu
00:29:41il appelle à la guerre civile
00:29:42alors que ce n'était pas du tout le cas
00:29:43c'était juste pour documenter
00:29:44précisément ce qui se passe
00:29:45il se trouve que l'avenir
00:29:46lui a donné raison
00:29:47plus tôt malheureusement
00:29:48c'est que nos rues
00:29:49sont plus ensauvagées aujourd'hui
00:29:50qu'elles ne l'étaient déjà à l'époque
00:29:51on va écouter le père d'Ethan
00:29:52parce que le père d'Ethan
00:29:53également s'est confié
00:29:54en exclusivité à CNews
00:29:55et il se dit bien évidemment
00:30:03personne n'a rien fait
00:30:04pour empêcher cette montée
00:30:06de cette violence
00:30:06écoutez le papa d'Ethan
00:30:07ce qui s'est passé à mon fils
00:30:09ça peut se passer à n'importe qui
00:30:11c'est arrivé
00:30:12à une mère de famille
00:30:13à une mamie
00:30:14à un papa qui fait du vélo
00:30:16qui passe tranquillement
00:30:17donc ça concerne tout le monde
00:30:20donc oui je suis révolté
00:30:21je suis révolté contre cette délinquance du bas
00:30:24qui nous embête depuis trop longtemps
00:30:27depuis on va dire
00:30:29moi j'ai un peu de bouteille
00:30:31donc on va dire depuis une quarantaine d'années
00:30:33on les laisse faire
00:30:34on trouve en leur tour des excuses
00:30:36le message des pouvoirs publics
00:30:38qui doit être donné
00:30:38un message de fermeté
00:30:40de dureté
00:30:41et de justice bien sûr
00:30:42mais et surtout de rapidité
00:30:44parce que c'est pas normal
00:30:46que des jeunes qui commettent des faits
00:30:48comme ça soient jugés
00:30:49six mois à un an plus tard
00:30:51parce que dans six mois
00:30:52à un an plus tard
00:30:52ils seront passés à autre chose
00:30:53ils sauront même pas
00:30:54pourquoi ils ont été condamnés
00:30:55alors il y a deux choses
00:30:56il y a un aspect politique
00:30:57et un aspect juridique
00:30:58l'aspect politique avec Goutoma
00:30:59il dit ça fait 40 ans
00:31:01qu'on laisse faire
00:31:02c'est vrai ?
00:31:03il y a un laxisme indéniable
00:31:04dans les décisions politiques
00:31:06autour de la question de la justice
00:31:08la justice des mineurs particulièrement
00:31:10c'est vrai
00:31:10ça s'est accéléré
00:31:11ce qui fait référence
00:31:12au fait qu'on attende six mois
00:31:13un an
00:31:14pour juger les mineurs
00:31:15ça s'appelle la césure
00:31:16ça a été mis en place
00:31:17encore il y a très peu de temps
00:31:18c'était sous les mandats
00:31:19d'Emmanuel Macron
00:31:19notamment avec cette loi
00:31:21qui a été portée d'abord
00:31:21par Madame Belloubet
00:31:22garde des Sceaux
00:31:23puis mise en application
00:31:23par Eric Dupond-Moretti
00:31:24mais jusque là
00:31:25on avait un autre dispositif
00:31:27donc c'est ça qui aujourd'hui
00:31:28est mis en cause
00:31:28et je parle sous votre contrôle
00:31:29Caroline Veil
00:31:30mais Maurice Berger
00:31:31par exemple
00:31:31qui est pédopsychiatre
00:31:32dit
00:31:32pour que la sanction
00:31:33soit efficace pour les jeunes
00:31:34il faut qu'elle soit immédiate
00:31:35alors elle peut être courte
00:31:36mais il faut qu'elle soit rapide
00:31:37juste après la commission des faits
00:31:39absolument
00:31:39il faut qu'elle soit
00:31:40en relation
00:31:41avec ce qui vient de se passer
00:31:43c'est quand même l'évidence
00:31:44parce que c'est vrai
00:31:45que dans six mois
00:31:47c'est-à-dire qu'on enlève
00:31:49la gravité à l'événement
00:31:50on laisse les choses
00:31:53se reposer en fait
00:31:54et c'est un peu le principe
00:31:55de la justice
00:31:56non en fait
00:31:56c'est de ne pas juger
00:31:57dans l'immédiateté
00:31:58non mais on considère
00:31:59que cette violence-là
00:32:00n'est pas grave
00:32:00et qu'on peut tuer
00:32:01sans qu'il y ait
00:32:03une sanction
00:32:04oui mais un tueur
00:32:05il n'est pas jugé
00:32:06non plus dans les trois mois
00:32:07enfin ça met du temps
00:32:08parce que c'est un des principes
00:32:09de la justice
00:32:10enfin vous m'arrêtez
00:32:10si je dis une bêtise
00:32:11mais un des principes
00:32:11de la justice
00:32:12c'est de juger à froid
00:32:13et de ne pas juger
00:32:14dans l'émotion
00:32:15oui
00:32:16mais peut-être que
00:32:16ce n'est pas efficace
00:32:17quand c'est des jeunes
00:32:18justement
00:32:18alors déjà parfois
00:32:19il n'y a pas le choix
00:32:19parce que le manque de moyens
00:32:21fait qu'on ne peut pas juger
00:32:22toutes les affaires
00:32:22on est bien passé ici
00:32:24pour savoir qu'il y a
00:32:24des affaires tous les jours
00:32:25et que matériellement
00:32:26ce n'est pas possible
00:32:27de tout juger
00:32:27donc c'est vrai
00:32:28qu'il y a déjà un temps
00:32:29qui est incompressible
00:32:31avant de juger
00:32:31après l'idée de la césure
00:32:33effectivement
00:32:33expliquez-nous la césure
00:32:35en fait vous avez
00:32:36une peine
00:32:37qui est appliquée après
00:32:39donc il n'y a pas
00:32:39immédiateté
00:32:40entre la coordonnation
00:32:41et l'application
00:32:42et ça c'est valable
00:32:43que pour les mineurs
00:32:44alors c'est valable
00:32:45pour les mineurs
00:32:45en particulier
00:32:46on parlait souvent
00:32:47d'Elias
00:32:48je crois que c'était
00:32:48dans cette configuration-là
00:32:50si la peine avait été
00:32:51exécutée tout de suite
00:32:52il n'y aurait peut-être
00:32:53pas eu ces gens
00:32:53en liberté
00:32:54donc c'est vrai
00:32:54qu'il y a un moment donné
00:32:55où il faut expliquer
00:32:56qu'il faut protéger
00:32:57la société
00:32:58donc je pense qu'il faut
00:32:59au moins de la détention
00:33:00provisoire pour les cas
00:33:01les plus graves
00:33:01j'entends
00:33:01il y a peut-être
00:33:02dans cette bande
00:33:03des gens qui ont moins agi
00:33:04et qui ont une mesure éducative
00:33:05suffit
00:33:06on ne peut pas envoyer en prison
00:33:07mais ça n'empêche pas
00:33:08d'envoyer quelqu'un en prison
00:33:09quand il est vraiment dangereux
00:33:10pour protéger la société
00:33:11et aussi de traiter
00:33:13le fond du problème
00:33:14l'encadrement
00:33:15parce que c'est vrai
00:33:15qu'on ne peut pas faire
00:33:21protéger la société
00:33:21c'est pour moi la priorité
00:33:22Thomas et après on va réécouter
00:33:23Ce qu'il faut préciser
00:33:24c'est que dans le projet de loi
00:33:25de la justice des mineurs
00:33:25qui avait été porté par Gabriel Attal
00:33:27qui a été largement
00:33:28malheureusement censuré
00:33:29par le conseil constitutionnel
00:33:30il était prévu
00:33:31qu'il y ait des comparutions
00:33:32immédiates pour les mineurs
00:33:33ce qui permettait justement
00:33:34d'avoir une
00:33:35par exemple
00:33:35je prends l'exemple
00:33:36de l'affaire dont on parle ce matin
00:33:37quand vous avez des vidéos
00:33:39des caméras de vidéosurveillance
00:33:40qui ont capté
00:33:41des individus
00:33:41en train de sauter
00:33:42à pieds joints
00:33:42sur la tête de quelqu'un
00:33:43il y a besoin de faire une enquête
00:33:44de 6 mois
00:33:45pour savoir qu'ils sont
00:33:46a priori plutôt
00:33:47concernés par l'affaire
00:33:48Et vous rejoignez ce que dit
00:33:49le papa d'État
00:33:50parce que le papa d'État
00:33:51nous dit aussi
00:33:51la loi doit changer
00:33:52il faut faire bouger les choses
00:33:54la loi doit changer
00:33:55écoutez le papa d'État
00:33:56une nouvelle fois
00:33:56Ces jeunes
00:33:58de 14 ans
00:34:00il faut qu'ils arrêtent
00:34:01de bénéficier
00:34:01de cette excuse
00:34:03de minorité
00:34:04ils ont peut-être 14 ans
00:34:06mais ils se comportent
00:34:07comme des adultes
00:34:08ils ont une violence
00:34:08pire que les adultes
00:34:10ils ne se rendent pas compte
00:34:11du mal
00:34:12et des séquelles
00:34:13qu'ils peuvent provoquer
00:34:13donc l'État
00:34:15c'est à l'État
00:34:15d'intervenir
00:34:16donc moi
00:34:17j'entends ici ou là
00:34:19des gens qui disent
00:34:19il faut faire justice
00:34:20soi-même
00:34:20il ne faut surtout pas
00:34:22rentrer dans ce
00:34:23dans ce système-là
00:34:25parce que moi
00:34:26je n'ai pas envie
00:34:26que ça finisse en guerre civile
00:34:28si on doit se battre
00:34:29si on doit avoir
00:34:31de la colère
00:34:32c'est envers l'État
00:34:33parce que c'est eux
00:34:34qui font les lois
00:34:35et la loi doit changer
00:34:36À un moment
00:34:37ça tournera mal Mathias
00:34:38À un moment
00:34:39ça tournera mal
00:34:39Oui
00:34:39ça c'est très intéressant
00:34:41parce que ça fait le lien
00:34:42avec justement
00:34:43une espèce d'auto-justice
00:34:44le fait de juger à froid
00:34:46effectivement
00:34:47c'est le propre de la justice
00:34:48mais on peut juger rapidement
00:34:50et à froid
00:34:50c'est pas parce qu'on prend du temps
00:34:52que nécessairement
00:34:53on juge à froid
00:34:54ça c'est la première chose
00:34:56et la deuxième chose
00:34:57c'est que
00:34:57ce temps
00:34:59de ce délai
00:35:00qui est important
00:35:00à avoir
00:35:02un jugement
00:35:02laisse un espace
00:35:04qui est un espace vide
00:35:05où les jeunes
00:35:06sont livrés
00:35:06à nouveau à eux-mêmes
00:35:07même s'ils ont un contrôle judiciaire
00:35:09le contrôle judiciaire
00:35:10il est en général
00:35:11pas très efficace
00:35:12donc il y a un sentiment
00:35:13d'impunité
00:35:14qui ne fait qu'alimenter
00:35:15finalement cette violence
00:35:17et si l'État
00:35:19ne prend pas
00:35:20les choses en main
00:35:21rapidement
00:35:22effectivement
00:35:23on aura des situations
00:35:24d'autodéfense
00:35:25qui tourneront
00:35:26forcément au drame
00:35:27Caroline
00:35:28Alors il parle
00:35:29de l'excuse de minorité
00:35:30moi je pense que
00:35:31c'est pas tant
00:35:31l'excuse de minorité
00:35:32le problème
00:35:33qu'il n'y a pas
00:35:34de structure
00:35:35adaptée aux mineurs
00:35:36qui effectivement
00:35:37commettent des actes
00:35:38de violences
00:35:39telles que celui-ci
00:35:40prenez l'exemple
00:35:41de la Hollande
00:35:42en Hollande
00:35:43on ferme des prisons
00:35:44est-ce que vous savez pourquoi
00:35:45on ferme des prisons
00:35:46parce qu'à la minute
00:35:47où vous rentrez
00:35:47dans une prison
00:35:48et où vous êtes jeune
00:35:49on vous oblige
00:35:51à choisir
00:35:52une profession
00:35:53quelle qu'elle soit
00:35:54et à partir
00:35:55de ce moment-là
00:35:56vous suivez
00:35:57la formation
00:35:58de cette profession
00:36:00et on vous réinsère
00:36:00dans la société
00:36:01c'est-à-dire
00:36:01c'est pas juste
00:36:02un enfermement
00:36:02vous pouvez choisir
00:36:04d'être médecin
00:36:04vous pouvez choisir
00:36:05d'être professeur
00:36:06vous pouvez choisir
00:36:06d'être plombier
00:36:07vous suivez
00:36:08la formation
00:36:09et quand vous sortez
00:36:11de la prison
00:36:12vous avez un métier
00:36:13entre les mains
00:36:14et oui
00:36:14vous pouvez
00:36:15vous réinsérer
00:36:16dans la société
00:36:16et peut-être
00:36:17qu'on pourrait
00:36:17s'en inspirer
00:36:18ce qui est intéressant
00:36:19dans ce qu'on voit
00:36:19depuis ce matin
00:36:21dans Bordini Live
00:36:21c'est à la fois
00:36:22le témoignage
00:36:23c'est-à-dire que
00:36:23les victimes parlent
00:36:24les parents
00:36:24les familles parlent
00:36:26il y a un phénomène
00:36:26qui est de plus en plus fort
00:36:27c'est les mamans
00:36:28en particulier
00:36:29celles qu'on appelle
00:36:29les mamans courage
00:36:30qui osent prendre la parole
00:36:31on va voir plusieurs exemples
00:36:32ce matin
00:36:32parce qu'il y a des mamans
00:36:34qui prennent la parole
00:36:34et qui s'adressent
00:36:35à Emmanuel Macron
00:36:36parce que leur fils
00:36:36ou leur fille
00:36:37a été agressé
00:36:38et puis il y a des mamans
00:36:39on verra ça
00:36:39dans un instant également
00:36:40qui par exemple
00:36:41à Marseille
00:36:42se sont mobilisées
00:36:42il y a quelques mois
00:36:43en disant
00:36:43on va chasser
00:36:44les dealers de nos cités
00:36:45ça suffit
00:36:46et c'est intéressant
00:36:46de comprendre
00:36:47pourquoi c'est surtout
00:36:47les femmes
00:36:48en fait qui se mobilisent
00:36:49vous nous expliquerez ça
00:36:50peut-être tout à l'heure
00:36:51Caroline
00:36:51mais d'abord regardez
00:36:52ces mamans courage
00:36:52qui interpellent Emmanuel Macron
00:36:54en rappelant
00:36:54ce qu'on rappelle
00:36:55autour de ce plateau
00:36:56la responsabilité
00:36:57de l'État
00:36:57dans ses affaires
00:36:59la maman de Théo
00:37:04est loin d'être la première
00:37:06à interpeller
00:37:07le président de la république
00:37:08pour cette femme
00:37:09il s'agit bien
00:37:10d'un fait de société
00:37:11son fils a été tabassé
00:37:13par six jeunes
00:37:14dont cinq
00:37:14déjà connus
00:37:15de la justice
00:37:16avant elle
00:37:18la maman d'Elias
00:37:19une de ses mères courage
00:37:21qui avait pris la parole
00:37:22sur notre antenne
00:37:23le 23 novembre dernier
00:37:24la justice
00:37:25n'a pas protégé Elias
00:37:27nous savons
00:37:28qui a tué Elias
00:37:29nous connaissons
00:37:30les deux assassins d'Elias
00:37:32nous avons comme message
00:37:33pour les autres parents
00:37:34que la justice
00:37:35des mineurs
00:37:36aujourd'hui
00:37:37ne va pas protéger
00:37:39la société
00:37:41la chronique
00:37:42d'une mort annoncée
00:37:43pour cette mère de famille
00:37:44à qui l'on a enlevé
00:37:45son enfant
00:37:46le 25 janvier 2025
00:37:48Elias
00:37:4914 ans
00:37:50poignardé à mort
00:37:51à la sortie
00:37:51de son entraînement
00:37:52de football
00:37:53par deux mineurs
00:37:54déjà défavorablement
00:37:55connus
00:37:56des services de police
00:37:57la maman de Matisse
00:37:59demandait elle
00:38:00un meilleur accompagnement
00:38:01de ses jeunes
00:38:02son fils
00:38:0215 ans
00:38:03avait été poignardé
00:38:04à mort
00:38:05en avril 2024
00:38:06par un mineur afghan
00:38:08ce que je regrette
00:38:09oui
00:38:10c'est un manque
00:38:11peut-être
00:38:11de social
00:38:13dans notre pays
00:38:13un manque
00:38:14d'infirmières
00:38:16d'assistants sociaux
00:38:17d'animateurs de rue
00:38:18ils ne sont pas
00:38:19assez accompagnés
00:38:19ils ne sont pas
00:38:20assez nombreux
00:38:21ils peuvent eux
00:38:22également aussi
00:38:23se sentir
00:38:24bien seuls
00:38:25pour ces femmes
00:38:26toujours les mêmes
00:38:27interrogations
00:38:28sur la justice
00:38:28des mineurs
00:38:29et l'attente
00:38:30de nombreuses réponses
00:38:31de la part
00:38:32d'Emmanuel Macron
00:38:33et de son gouvernement
00:38:34et c'est vrai
00:38:35Lino Delacroix
00:38:36quelque chose d'émouvant
00:38:37avoir ses mamans
00:38:37prendre la parole
00:38:38ses mamans
00:38:39oser monter au créneau
00:38:40et ça c'est nouveau
00:38:41dans notre société
00:38:42d'abord parce qu'on les écoute
00:38:43parce qu'on leur donne la parole
00:38:45et parce qu'elles sont audibles
00:38:46elles arrivent
00:38:47moi je suis sûr
00:38:47à faire bouger les choses
00:38:48oui en un sens
00:38:49vous parlez du rôle féminin
00:38:51je pense que
00:38:52la figure
00:38:53l'incarnation féminine
00:38:54a une certaine sensibilité
00:38:55qui fait qu'en plus
00:38:56il y a cette écoute
00:38:57et c'est davantage
00:38:59d'audible
00:38:59pour des raisons multiples
00:39:00et surtout je pense
00:39:01que juste un mot
00:39:02vous parlez de l'écoute
00:39:02moi je dirais
00:39:03il y a aussi un courage
00:39:04courage que peut-être
00:39:05ont les femmes
00:39:05que les hommes
00:39:07n'ont peut-être pas toujours
00:39:07c'est peut-être le cas
00:39:10mais je pense aussi
00:39:11que cet engagement
00:39:13évidemment déjà
00:39:13on en comprend tous les causes
00:39:14vu la radicalité
00:39:15de ce qui leur est arrivé
00:39:16à toutes d'ailleurs
00:39:17mais à travers ce discours
00:39:19j'ai quand même noté
00:39:20certaines déclarations
00:39:21et il y en a une
00:39:21où je suis plutôt d'accord
00:39:23c'est-à-dire que
00:39:24je comprends que la situation
00:39:25des mineurs soit délicate
00:39:26et que forcément
00:39:27la responsabilité
00:39:28n'est pas forcément la même
00:39:29néanmoins
00:39:29leur retirer une forme
00:39:31lorsqu'on leur rend plus de la faute
00:39:34c'est pour une raison bien précise
00:39:35c'est que là
00:39:35comme c'était le cas
00:39:36de ce qu'on a parlé ce matin
00:39:36il y avait quand même
00:39:37une velléité
00:39:37celle de tuer
00:39:38et pour autant
00:39:39leur soustraire toute responsabilité
00:39:40dans leurs actes
00:39:41il y a quand même
00:39:41pour reprendre les déclarations du père
00:39:43il y a quand même
00:39:44cette volonté très adulte
00:39:45de mettre fin
00:39:46à la vie d'un jeune homme
00:39:47et ce qui me dérange
00:39:49c'est qu'autour de cette table
00:39:50à l'instar de M. Leboeuf
00:39:51c'est qu'il y a quand même
00:39:52ce paradigme
00:39:53où on va dire
00:39:53oui mais il y a aussi
00:39:54un abandon des services publics
00:39:55à cela
00:39:55et évidemment
00:39:56simplement leur soustraire
00:39:58cette responsabilité
00:39:58elle est aussi dérangeante
00:39:59parce qu'on voudrait dire
00:40:00qu'en fait le problème
00:40:01arrive avec ce Nilo
00:40:02qu'on dit souvent
00:40:03oui mais on les a abandonnés
00:40:04donc il y a quelque part
00:40:05ce Nili
00:40:06se fait de rien avoir
00:40:07dans la vie
00:40:07mais est-ce que ce Nili
00:40:08insinue forcément
00:40:09le fait de commettre
00:40:10de tels délits
00:40:11aussi atroces
00:40:12barbares
00:40:13est-ce qu'on devient barbares
00:40:15parce qu'on n'a pas
00:40:16de services publics ?
00:40:17c'est pas ça la question
00:40:19encore une fois
00:40:21c'est multifactoriel
00:40:22l'absence des services publics
00:40:25et des services sociaux
00:40:26et socio-éducatifs
00:40:27pose problème
00:40:28c'est pas la cause
00:40:29mais
00:40:30c'est pas pour ça
00:40:32qu'on devient barbares
00:40:33et qu'on saute à pied
00:40:33je vois
00:40:33bien sûr
00:40:34non non mais
00:40:35bien évidemment
00:40:36bien évidemment
00:40:37mais le problème
00:40:39c'est qu'il n'y a pas
00:40:39de relais
00:40:40c'est-à-dire que
00:40:41quand vous avez
00:40:41une démission parentale
00:40:43et de fait
00:40:44il y a des cas
00:40:45où il y a une démission parentale
00:40:46quand l'école
00:40:47ne fonctionne plus
00:40:49c'est-à-dire que vous êtes
00:40:49en rupture scolaire
00:40:50qu'est-ce qui reste ?
00:40:52si vous n'avez pas
00:40:53des services sociaux
00:40:54éducatifs
00:40:55voire même judiciaires
00:40:57qui prennent le relais
00:40:58pour encadrer
00:40:59vous avez des fauves
00:41:00qui sont dans la rue
00:41:01à part que ça n'arrive pas
00:41:02dans les campagnes
00:41:03ah si ça arrive partout
00:41:04assez peu
00:41:05non
00:41:05assez peu
00:41:06excusez-moi
00:41:06dans les campagnes
00:41:07ça arrive assez peu
00:41:07les campagnes sont assez désertées
00:41:10par les services publics
00:41:11c'est le moment qu'on puisse dire
00:41:11il y a des services publics
00:41:12quasiment partout
00:41:13en général
00:41:14quand il y a des incidents
00:41:15dans les campagnes
00:41:15c'est souvent les gens des villes
00:41:16qui viennent
00:41:17il y a moins de monde
00:41:18qui habite dans les campagnes
00:41:20effectivement le milieu urbain
00:41:23favorise aussi
00:41:23cette violence
00:41:24moi je voulais revenir
00:41:25aux propos des mamans
00:41:27qui prennent la parole
00:41:28effectivement ça peut
00:41:29faire bouger les lignes
00:41:30parce que
00:41:31d'une part on ne peut pas
00:41:31les accuser de récupération
00:41:32parce que c'est ça aussi
00:41:33le sous-texte
00:41:34c'est-à-dire que quand d'autres
00:41:35avant ont essayé d'alerter
00:41:36par exemple moi je me rappelle
00:41:38de l'affaire Lola
00:41:38quand certains ont essayé
00:41:40de dire
00:41:40attendez là il y a
00:41:41beaucoup de dysfonctionnements
00:41:42c'est très grave
00:41:42ce qui vient de se passer
00:41:43on leur a dit
00:41:43non pas de récupération
00:41:44vous pouvez pas dire ça
00:41:46à une maman
00:41:46qui vient d'avoir
00:41:47ce qui a été tabassé
00:41:47elles sont prémunies
00:41:49de cette accusation
00:41:50en récupération
00:41:51et puis en plus
00:41:52elles incarnent
00:41:52je pense qu'il y a
00:41:53une identification possible
00:41:54et facile
00:41:55de la part de tous les français
00:41:56et les françaises
00:41:56qui regardent
00:41:57et qui disent
00:41:57oui ça pourrait être
00:41:57un journaliste
00:41:58il y a même des gens
00:41:59attendez
00:41:59Caroline va nous expliquer
00:42:00peut-être pourquoi
00:42:01les mamans osent monter au créneau
00:42:02mais d'abord je voudrais
00:42:02que moi ce reportage
00:42:04aujourd'hui m'a fait penser
00:42:04à un reportage
00:42:05qu'on avait fait en 2023
00:42:06à Marseille
00:42:06on est allé aux Campagnes
00:42:07et c'est les mamans
00:42:08qui étaient descendues
00:42:14nous nos enfants
00:42:16sont en danger
00:42:17nos fils
00:42:17nos filles
00:42:17sont en danger
00:42:18donc on va nous
00:42:19se mettre
00:42:19dans les halls
00:42:21pour que les dealers
00:42:23ne viennent plus
00:42:23écouter
00:42:24c'était un reportage
00:42:24qu'on avait fait
00:42:25c'était le 26 juin 2023
00:42:27pour être précis
00:42:27Il y a 6 mois
00:42:29les habitants
00:42:30d'un immeuble
00:42:31du quartier
00:42:31Les Campagnes Nules
00:42:32à Marseille
00:42:33se sont rebellés
00:42:34contre l'installation
00:42:35d'un point de deal
00:42:35dans leur hall d'entrée
00:42:37les riverains
00:42:38ont tout simplement
00:42:39occupé les lieux
00:42:41En premier
00:42:42ça a été une petite
00:42:44groupe
00:42:44après
00:42:45cette petite groupe
00:42:47elle a commencé
00:42:47à se grandir
00:42:48on n'est plus
00:42:49se gênée
00:42:50de fumer
00:42:52de vendre
00:42:53et après
00:42:54on a parlé
00:42:55avec eux
00:42:56ils ne veulent pas
00:42:57comprendre
00:42:57on a fait comme eux
00:42:58on a pris la place
00:42:59on s'est mis
00:43:01à leur place
00:43:01on s'est assis
00:43:02ils viennent
00:43:03ils nous trouvent
00:43:04ils partent
00:43:04Grâce à leur mobilisation
00:43:06les dealers
00:43:06ont quitté le hall
00:43:08mais depuis
00:43:09d'autres immeubles
00:43:10sont occupés
00:43:10certains habitants
00:43:12se sentent abandonnés
00:43:13j'ai ma petite fille
00:43:14quand elle descend
00:43:15elle me dit
00:43:15mamie
00:43:16il y avait des jeunes
00:43:17qui sont en train de vendre
00:43:19alors vous voulez le dire à qui
00:43:20vous voulez vous prendre
00:43:20un coup de couteau après
00:43:21alors du coup
00:43:22on ne dit rien
00:43:23ces riverains
00:43:24demandent entre autres
00:43:25une présence accrue
00:43:27des forces de l'ordre
00:43:28des femmes
00:43:29qui ont le courage
00:43:29en plus de parler
00:43:30visage découvert
00:43:30ce qui n'est pas évident
00:43:31dans ces cités
00:43:32ce qui n'est pas évident
00:43:32à Marseille
00:43:33pourquoi les femmes
00:43:33Caroline Veil ?
00:43:34ce sont elles qui donnent la vie
00:43:35donc elles la protègent
00:43:37évidemment
00:43:38mais je crois aussi
00:43:39qu'il ne faut pas sous-estimer
00:43:41la force des femmes
00:43:41vous parliez tout à l'heure
00:43:43de démission masculine
00:43:44je crois que les femmes
00:43:46sont en train de prendre
00:43:47le relais
00:43:48parce que les gouvernants
00:43:49sont en grande majorité
00:43:51masculines
00:43:51même si on compte
00:43:52un certain nombre
00:43:53de figures féminines
00:43:54mais visiblement
00:43:55rien ne se passe
00:43:56donc les femmes
00:43:57sont en train de prendre
00:43:58le relais
00:43:58et de monter au créneau
00:44:00et c'est vrai
00:44:01qu'elles sont davantage audibles
00:44:03parce que c'est apolitique
00:44:05il s'agit tout simplement
00:44:07de défendre la vie
00:44:08et d'alerter
00:44:09sur les dangers
00:44:11qu'encourent
00:44:12les enfants
00:44:14livrés
00:44:15comme ça
00:44:15sans protection
00:44:17mais est-ce qu'il n'y a pas
00:44:17un problème
00:44:18de structuration mentale
00:44:19c'est-à-dire que
00:44:20peut-être qu'un homme
00:44:21quand on attaque
00:44:22quelqu'un
00:44:23qui lui est proche
00:44:24il a peut-être envie
00:44:24d'user de la force
00:44:25assez vite
00:44:26or peut-être que
00:44:28oui
00:44:28en général
00:44:29on se dit
00:44:29je vais aller lui casser la gueule
00:44:30oui mais les femmes
00:44:32c'est peut-être
00:44:32un peu plus fin
00:44:33les femmes
00:44:34c'est un peu plus fin
00:44:35dans la mesure
00:44:35où elles ont toujours
00:44:36comment ça
00:44:37je vous ai vu
00:44:38faire la grimace
00:44:40c'est très genré
00:44:42comme propos
00:44:43oui mais c'est très genré
00:44:44mais volontairement
00:44:45parce que vous voyez
00:44:45on va regarder à Rennes aussi
00:44:46vous allez voir
00:44:47c'est que des femmes
00:44:47qui se mobilisent
00:44:48donc il y a bien une raison
00:44:49mais tout à l'heure
00:44:50j'entendais
00:44:51le père d'Etan
00:44:52qui disait
00:44:52les gens vont en arriver
00:44:54à se faire justice eux-mêmes
00:44:56mais il ne mettait pas
00:44:57en cause des femmes
00:44:57parce qu'à mon avis
00:44:58ce sont des hommes
00:44:59qui vont faire justice
00:45:01les femmes n'eussent pas
00:45:03de la violence
00:45:04dans un premier temps
00:45:05parce que ce n'est pas
00:45:06dans leur ADN
00:45:08on regarde Rennes
00:45:09c'est pareil
00:45:09alors Rennes
00:45:09c'était en 2025
00:45:11c'était en janvier 2025
00:45:12quartier Villejean à Rennes
00:45:13plus précisément
00:45:13Dahl-Kennedy
00:45:14où il y a des coups de feu
00:45:15où il y a les écoles
00:45:17qui sont menacées exactement
00:45:18et là encore
00:45:19c'est les femmes
00:45:19vous allez voir
00:45:19c'est les femmes
00:45:20qui prennent la parole
00:45:20et c'est les femmes
00:45:21qui disent ça suffit
00:45:22On compte ici
00:45:24deux écoles primaires
00:45:25et un collège
00:45:26les mamans craignent
00:45:27pour la sécurité
00:45:28de leurs enfants
00:45:29Ma fille qui a 6 ans
00:45:30qui dit
00:45:30maman on ne peut pas
00:45:31traverser la dalle
00:45:31parce qu'il y a
00:45:32les balles perdues
00:45:33ça nous rallonge
00:45:3410 minutes de trajet
00:45:35pour contourner le quartier
00:45:36pour aller à l'école
00:45:37Interdiction maintenant
00:45:38d'aller visiter des amis
00:45:40voilà malheureusement
00:45:41je les réduis maintenant
00:45:42à être plus ou moins
00:45:45en prison
00:45:45voilà
00:45:46à la maison
00:45:46à la maison
00:45:47Avec leur collectif
00:45:48les mères de famille
00:45:49ont organisé
00:45:50une petite manifestation
00:45:51il y a quelques jours
00:45:52devant l'air de jeu
00:45:54pour enfants désertes
00:45:56voilà
00:45:56on voit pourquoi
00:45:57finalement
00:45:58elles sont courageuses
00:45:58elles sont 10
00:45:59elles sont 15
00:46:00mais elles osent y aller
00:46:01donc c'est même pas
00:46:01un problème de nombre
00:46:02c'est un problème de courage
00:46:03Maître Toledano
00:46:04oui c'est clair
00:46:05qu'elles sont courageuses
00:46:06et la phrase de Caroline
00:46:08était très juste
00:46:08elle donne la vie
00:46:09donc elle protège
00:46:09peut-être encore plus la vie
00:46:10moi je pense
00:46:11ce qui a changé
00:46:11c'est qu'aujourd'hui
00:46:13elles prennent la parole
00:46:14et on leur donne la parole
00:46:15je pense qu'il y a encore
00:46:16quelques années
00:46:17lorsqu'une maman
00:46:18avait son fils
00:46:20qui était victime d'un drame
00:46:21on ne voulait peut-être pas
00:46:22lui tendre le micro
00:46:22pour ne pas risquer
00:46:24des propos extrêmes
00:46:25etc.
00:46:25qui pourraient tomber
00:46:26sous le coup de la loi
00:46:26aujourd'hui ça a changé
00:46:28les femmes prennent la parole
00:46:29n'attendent pas
00:46:29qu'on la donne
00:46:30et c'est vrai que c'est un changement
00:46:32qui est notable
00:46:32on entendait à l'époque
00:46:34les phrases
00:46:34oui alors mon fils
00:46:35a été massacré
00:46:36mais vous comprenez
00:46:36vous n'aurez pas ma haine
00:46:38donc je n'en veux pas
00:46:38aujourd'hui je crois
00:46:39que c'est inaudible
00:46:40oui quand une mère
00:46:42a vu son fils
00:46:42massacré
00:46:43poignardé
00:46:44bien sûr que
00:46:44l'agresseur aura sa haine
00:46:46et le discours a changé
00:46:47et c'est un discours
00:46:48également politique
00:46:49alors non pas politisé
00:46:51mais politique dans le sens
00:46:52où il faut que la société avance
00:46:53oui et c'est un discours politique
00:46:54Thomas Bonnet
00:46:55mais est-ce qu'il a entendu
00:46:55par les politiques ce discours ?
00:46:56j'allais vous dire
00:46:57non je ne crois pas
00:46:58alors certains oui
00:46:59certains se font le relais
00:47:00parfois des témoignages
00:47:01mais moi ce que j'ai entendu
00:47:02notamment de la part
00:47:03de la mère de Théo
00:47:04ou même du père d'Étan
00:47:05c'est un appel direct
00:47:07au président de la République
00:47:08alors vous allez me dire
00:47:09le président de la République
00:47:10il ne peut pas se lever demain matin
00:47:11et mettre un terme
00:47:11à la violence des jeunes
00:47:12ce n'est pas si simple que ça
00:47:13mais il peut au moins
00:47:13donner des signaux positifs
00:47:15par exemple ne pas nommer
00:47:16ministre de la Justice
00:47:17comme il l'a fait par le passé
00:47:18des personnalités
00:47:19dont on sait que l'idéologie
00:47:20est plutôt dans la culture
00:47:21de l'excuse
00:47:22il faut à un moment donné
00:47:23qu'il prenne conscience de ça
00:47:24et vous savez le président
00:47:25quand on lui expose ses faits
00:47:27ce qu'on fait sur notre antenne
00:47:28il dit qu'on brainwash
00:47:29sur des faits divers
00:47:30donc il est très loin
00:47:31de ces considérations là
00:47:32il y a du déni
00:47:33du détachement
00:47:34par rapport à ces questions là
00:47:35alors quand c'est nous
00:47:36on prend comme une attaque
00:47:37peut-être contre notre média
00:47:38quand ce sont des mères de famille
00:47:39là ça devient plus difficile
00:47:41d'ignorer
00:47:41donc je ne sais pas
00:47:42combien de temps encore
00:47:42il pourra ignorer ces témoignages
00:47:43bon voilà ce qu'on pouvait dire
00:47:44aujourd'hui sur ce sujet
00:47:46on va parler d'une autre affaire
00:47:47maintenant
00:47:47c'est une nouvelle polémique
00:47:49qui concerne France Inter
00:47:50cette fois c'est une polémique
00:47:52qui est lancée
00:47:53par le Rassemblement National
00:47:54ça concerne en fait
00:47:56une tournée musicale
00:47:58qui est faite par un média
00:48:00qui s'appelle Grunt
00:48:02je ne connaissais pas
00:48:03mais voilà ça s'appelle Grunt
00:48:04c'est diffusé sur les réseaux sociaux
00:48:06et c'est Laurent Jacobelli
00:48:07vous allez voir
00:48:07qui l'a tweeté
00:48:08qui nous a mis la puce
00:48:10à l'oreille sur cette affaire
00:48:11Laurent Jacobelli
00:48:12qui a écrit sur Twitter
00:48:13après l'appel au meurtre
00:48:14contre Jordan Bardella
00:48:15et Marion Maréchal
00:48:16le service public
00:48:18appelle à la mobilisation musicale
00:48:20le gauchisme militant
00:48:21payé avec nos impôts
00:48:22vive la privatisation
00:48:24alors ce reportage
00:48:25de France Inter
00:48:26on est allé le retrouver
00:48:28il est diffusé
00:48:28sur les réseaux jeunes
00:48:29sur les réseaux TikTok
00:48:30en particulier
00:48:31il fait état
00:48:32donc de ce concert
00:48:33qui fait le tour de France
00:48:35et qui se dit clairement
00:48:36anti-extrême droite
00:48:38mais en fait
00:48:38quand on voit
00:48:39ce qui se passe
00:48:39dans ce reportage
00:48:40on voit que c'est surtout
00:48:41anti-rassemblement national
00:48:42puisque la cible
00:48:42c'est Jordan Bardella
00:48:44c'est Marine Le Pen
00:48:44regardez un premier extrait
00:48:46de ce reportage
00:48:47la jeunesse emmerde toujours
00:48:49le Front National
00:48:50des artistes partent en tournée
00:48:54pour lutter contre l'extrême droite
00:48:56le projet a été lancé
00:48:57par le média rap Grunt
00:48:59dans plusieurs villes françaises
00:49:00avec des concerts
00:49:01qui se dérouleront
00:49:02jusqu'au premier tour
00:49:03des élections municipales
00:49:04le 15 mars
00:49:05je vous emmène
00:49:06sur la première date
00:49:07de cette tournée
00:49:08à jouer les tours
00:49:09au temps machine
00:49:10ce soir
00:49:10c'est la première date
00:49:12d'une tournée
00:49:12qu'on a intitulée
00:49:13contre l'extrême droite
00:49:14on a des artistes
00:49:15qui viennent en surprise
00:49:16pour faire un concert surprise ici
00:49:17et au milieu de ça
00:49:18il y aura aussi des gens
00:49:19qui représentent
00:49:20des associations
00:49:20des collectifs
00:49:21qui vont venir prendre la parole
00:49:22pour raconter un peu
00:49:24la réalité
00:49:24à l'échelle locale
00:49:25de ce que représente
00:49:26la montée de l'extrême droite
00:49:27dans nos régions
00:49:28et donc du coup
00:49:29un impact notamment
00:49:29sur la culture
00:49:31qui est un des combats
00:49:32qu'on mène avec Grunt
00:49:33c'est vraiment
00:49:34un spot de promo
00:49:35pour cette tournée de concert
00:49:37Lino Delacroix
00:49:37c'est vrai que
00:49:38c'est une pierre de plus
00:49:39finalement
00:49:40ce qui est bizarre
00:49:40c'est qu'ils font tout ça
00:49:41alors qu'on est en pleine
00:49:42commission d'enquête
00:49:43sur l'audiovisuel public
00:49:44c'est assez étonnant
00:49:45parce qu'on finit par se demander
00:49:46si c'est pas de la provoque
00:49:47alors ou c'est de l'inconscience
00:49:48ou c'est de la provoque
00:49:49mais à un moment donné
00:49:49il se passe quelque chose quand même
00:49:50Oui
00:49:51et à fortiori
00:49:52j'ai une anecdote
00:49:53par rapport à ça
00:49:54puisque dans le cadre
00:49:55de notre format Pieds-le-Rouge
00:49:56on avait déjà questionné
00:49:57en fait les étudiants
00:49:58sur cette problématique précise
00:49:59puisqu'on leur expliquait
00:49:59qu'on les interrogeait
00:50:01sur la partialité
00:50:02du service public
00:50:02eux nous disaient
00:50:03qu'absolument pas
00:50:04que le service public
00:50:05il avait une vocation
00:50:06c'était de retranscrire
00:50:07les volontés du contribuable
00:50:08sur leurs antennes
00:50:10très bien
00:50:14pour prendre l'exemple
00:50:15du rassemblement national
00:50:16il était à peu ou prou
00:50:16de 13%
00:50:17très bien
00:50:18alors que dans les dernières législatives
00:50:20on se rendait compte
00:50:20que déjà le rassemblement national
00:50:22est le premier parti de France
00:50:23mais ça on le sait tous
00:50:24et il était accrédité
00:50:26à hauteur de 33%
00:50:27des intentions de vote
00:50:28et on mettait en exergue
00:50:29une certaine disparité
00:50:30entre la représentation réelle
00:50:32du rassemblement national
00:50:33sur France Inter
00:50:34et leur résultat électoral
00:50:35et leur poids
00:50:36et à cela forcément
00:50:38on nous répond
00:50:38oui mais c'est l'extrême droite
00:50:39on ne donne pas la parole
00:50:40à l'extrême droite
00:50:40donc très bien
00:50:41c'est à dire qu'avec
00:50:41l'argent du contribuable
00:50:42qui pour beaucoup
00:50:43vote au rassemblement national
00:50:44vous vous permettez
00:50:46de par une conscience politique
00:50:47qui est la vôtre
00:50:49de dire
00:50:49non mais le rassemblement national
00:50:51pardon
00:50:52on ne leur donne pas la voix
00:50:53sous prétexte
00:50:53que ce serait
00:50:54un parti d'extrême droite
00:50:55et en fait
00:50:55c'est ce rapport ubuesque
00:50:57à la partialité
00:50:58qui en même temps
00:50:59nous présente la chose
00:50:59comme non existante
00:51:00et pourtant
00:51:01on a une affirmation
00:51:02de ne pas donner la parole
00:51:04au rassemblement national
00:51:05mais là ce concert
00:51:06qui fait le tour
00:51:07notre ami gauchiste
00:51:08il va forcément
00:51:09être trouvé ça très bien
00:51:11ce reportage
00:51:12de France Inter
00:51:12je trouve ça très bien
00:51:14je trouve ça très bien
00:51:16que des artistes
00:51:18se monopolisent
00:51:19contre le rassemblement national
00:51:20c'est pas nouveau
00:51:21la jeunesse emmerde
00:51:22le rassemblement national
00:51:23c'est les berreriers noirs
00:51:24donc ça remonte
00:51:25quand même
00:51:25à ma génération
00:51:27ntm avait fait une chanson
00:51:29on est encore là
00:51:29pareil en 98
00:51:31qui était contre
00:51:32le front national
00:51:33mais après
00:51:33ils ont droit
00:51:34de se mobiliser
00:51:35est-ce que c'est le rôle
00:51:36de France Inter
00:51:36d'en faire la promo
00:51:37sans aucun recul
00:51:38mais moi je vois pas
00:51:39de promo
00:51:39vous avez vu du recul
00:51:41France Inter
00:51:42fait un reportage
00:51:43sur le fait
00:51:44qu'il y ait
00:51:45un engagement politique
00:51:47d'un certain nombre
00:51:48de groupes
00:51:49sur France Inter
00:51:49vous avez vu du recul
00:51:50dans ce reportage ?
00:51:51sur France Inter
00:51:52vous avez aussi
00:51:52des comment dire
00:51:54vous avez vu du recul
00:51:54dans ce reportage ?
00:51:56le recul
00:51:56il y a eu
00:51:57ben oui
00:51:58reculez pas trop
00:51:59vous allez tomber
00:51:59Jean-Marc
00:52:00sur France Inter
00:52:01vous avez aussi
00:52:02des reportages
00:52:03sur le rock chrétien
00:52:05vous avez aussi
00:52:06quel rapport
00:52:07entre le rock chrétien
00:52:08et un mouvement ?
00:52:09c'est sur certains mouvements
00:52:11comment dire
00:52:12ou les rock
00:52:14le rock néonazi
00:52:16ou je sais pas
00:52:16c'est à dire que
00:52:17vous avez une information
00:52:18je l'ai pas vu
00:52:20allez-y
00:52:24on regarde un deuxième extrait
00:52:25en fait
00:52:26ça me pose pas de problème
00:52:28ce reportage
00:52:28en tant que tel
00:52:29je trouve même pas
00:52:29qu'il soit tellement partisan
00:52:31mais par contre
00:52:32il est pas critique
00:52:32ce qu'il faudrait
00:52:34c'est qu'il y ait l'équivalent
00:52:35pour qu'il y ait un équilibre
00:52:35également sur France Inter
00:52:36un reportage du même calibre
00:52:38qui mette en avant
00:52:39effectivement
00:52:39peut-être des artistes
00:52:41qui sont de droite
00:52:42et qui vont faire une tournée
00:52:43France Inter
00:52:44n'a pas encore compris
00:52:45qu'il y avait des artistes de droite
00:52:46de toute façon pour eux
00:52:46ça n'existe pas
00:52:48on va regarder
00:52:48un deuxième extrait
00:52:49de son repas
00:52:50ça fait trois minutes
00:52:51donc vous en aurez vu
00:52:52quasiment 81%
00:52:54regardez
00:52:54la montée de l'extrême droite
00:52:56c'est quelque chose qui fait peur
00:52:56quand on voit ce qui se passe
00:52:57aux Etats-Unis déjà
00:52:58et qu'on voit que
00:52:59les politiques d'extrême droite
00:53:01en France
00:53:02veulent s'en inspirer
00:53:03ça fait peur
00:53:03on aime la musique
00:53:04on aime grunt
00:53:05voilà
00:53:05tout ça ensemble
00:53:06c'est cool
00:53:07on voit beaucoup de personnes
00:53:12se ranger du côté
00:53:12de l'extrême droite
00:53:13ou même avoir des pensées
00:53:14plutôt extrémistes
00:53:15les Etats-Unis
00:53:16des choses qui pouvaient paraître
00:53:17des fois un peu éloignées
00:53:18se rapprochent
00:53:19dangereusement
00:53:20les temps sont durs
00:53:21on va dire
00:53:21voilà
00:53:24Caroline Veil
00:53:26j'ai envie de vous dire
00:53:27c'est normal
00:53:28d'être socialiste
00:53:29à 20 ans
00:53:30et d'avoir
00:53:31des idéaux
00:53:33et de vouloir
00:53:33les défendre
00:53:34et le RN apparaît
00:53:36contraire à ces idéaux
00:53:38mais encore une fois
00:53:39qu'il n'y ait pas de méprise
00:53:41s'ils ont envie
00:53:41de faire un concert
00:53:42ce qui est gênant
00:53:44ce qui est dénoncé
00:53:44par Laurent Jacobelli
00:53:45c'est le fait que le service public
00:53:46en fasse la promo
00:53:47c'est que ça aille toujours
00:53:48dans le même sens
00:53:49c'est ça
00:53:50Laurent Jacobelli
00:53:50il n'aurait pas un peu envie
00:53:51de baïonner le service public
00:53:52en permanence
00:53:53baïonner je ne sais pas
00:53:54mais regardez
00:53:54c'est vrai qu'il y a eu
00:53:55cette histoire d'incitation
00:53:56dont il reparle
00:53:57vous voyez le tweet
00:53:58l'incitation à la haine
00:53:59et au meurtre
00:54:00de Jordan Bardella
00:54:02voilà
00:54:03ça commence à faire beaucoup
00:54:04alors permettez-moi
00:54:06c'est deux choses
00:54:07un peu différentes
00:54:07non parce que
00:54:08quand vous attisez la haine
00:54:10à un moment donné
00:54:10ça peut mal se terminer
00:54:12on est bien d'accord là-dessus
00:54:12mais l'appel au meurtre
00:54:14ou l'incitation à la violence
00:54:16c'est une chose
00:54:16effectivement
00:54:17c'est éminemment condamnable
00:54:18si le service public fait ça
00:54:19bien évidemment
00:54:20qu'il y a
00:54:21comment dire
00:54:22quelque chose
00:54:22de répréhensible
00:54:23et de condamnable
00:54:24mais le fait
00:54:25de faire un reportage
00:54:27sur un groupe
00:54:28ou sur des mouvements
00:54:29de groupe
00:54:30qui se mobilisent
00:54:31politiquement
00:54:32contre le rassemblement
00:54:33national
00:54:33moi ça me paraît pas choquant
00:54:35Thomas ?
00:54:36Non je suis un peu partagé
00:54:37parce que de la même manière
00:54:38je ne trouve pas ça forcément
00:54:39par définition choquant
00:54:41ce qui est toujours un peu
00:54:42problématique dans ces questions-là
00:54:43c'est le déséquilibre
00:54:44permanent sur l'antenne
00:54:45c'est-à-dire qu'en fait
00:54:47on a du mal à dissocier
00:54:48ce qui est de l'ordre
00:54:48de ce concert
00:54:49de l'organisation de ce concert
00:54:50qui est tout à fait louable
00:54:52ils ont tout à fait le droit
00:54:52de se mobiliser contre le RN
00:54:53et ce qui est du message politique
00:54:55récupéré
00:54:55d'une certaine manière
00:54:56par France Inter
00:54:57qui en s'en faisant l'écho
00:54:58met une sorte
00:55:00de tampon de validation
00:55:01sur l'idée
00:55:02alors là où je me contredis
00:55:04moi-même
00:55:05c'est qu'il n'y a pas
00:55:05d'équivalent opposé
00:55:06je ne connais pas de tournée
00:55:07qui défendent les idées du RN
00:55:08de la part d'artistes
00:55:09donc pour équilibrer
00:55:11ce n'est pas simple
00:55:11mais en même temps
00:55:12est-ce que s'il y avait
00:55:13une tournée anti-LFI
00:55:14est-ce qu'il y aurait
00:55:14un grand reportage ?
00:55:15je ne suis pas sûr
00:55:16moi j'ai vu
00:55:17je ne sais pas si c'est
00:55:18sur France Inter
00:55:19France Info
00:55:19c'est sur le service public
00:55:20il y a eu un certain nombre
00:55:22de reportages
00:55:22sur la jeunesse
00:55:24qui soutient Bardella
00:55:25et quand on a
00:55:27des reportages
00:55:27sur la jeunesse
00:55:28qui soutient
00:55:29Jordan Bardella
00:55:30ce n'est pas forcément
00:55:31une apologie
00:55:32pour Jordan Bardella
00:55:33malheureusement
00:55:34je considère malheureusement
00:55:35qu'effectivement
00:55:36aujourd'hui
00:55:38il y a un certain nombre
00:55:39de jeunes
00:55:40c'est-à-dire que les jeunes
00:55:41socialistes aujourd'hui
00:55:42il y en a moins
00:55:43que les jeunes
00:55:44qui votent
00:55:45et qui sont prêts
00:55:45à soutenir Bardella
00:55:46bon le fait d'informer
00:55:48n'est pas forcément
00:55:49le fait de...
00:55:50non mais c'est ça
00:55:50c'est informer
00:55:51en prenant un peu de recul
00:55:52normalement
00:55:52ils doivent prendre
00:55:53un peu de recul
00:55:53c'est juste ça la question
00:55:54et encore une fois
00:55:55qui est ce type de concert
00:55:56pourquoi pas
00:55:56enfin voilà
00:55:57personne n'est compte
00:55:57que ce type de reportage
00:55:58pourquoi pas
00:55:59mais juste peut-être
00:55:59avec un peu de recul
00:56:00dans un instant
00:56:01vous allez être contents
00:56:01on va parler de l'extrême gauche
00:56:02puisqu'on vient de parler
00:56:03d'extrême droite
00:56:04on va parler d'extrême gauche
00:56:04c'est-à-dire la France insoumise
00:56:05puisque maintenant
00:56:06on peut les qualifier
00:56:07d'extrême gauche
00:56:07et vos amis du parti socialiste
00:56:09sont venus au secours
00:56:10de LFI
00:56:11qui n'est pas content
00:56:11qu'on les appelle extrême gauche
00:56:12on va les écouter
00:56:13dans un instant
00:56:13restez avec nous
00:56:14on fait une très courte pause
00:56:15une minute
00:56:16et on se retrouve juste après
00:56:16à tout de suite
00:56:17en direct sur CNews
00:56:18Merci d'être en direct
00:56:26avec nous
00:56:2611h35 sur CNews
00:56:28alors on va parler
00:56:28de l'extrême droite
00:56:30en tout cas
00:56:30ce qui est appelé
00:56:31l'extrême droite
00:56:31par France Inter
00:56:32c'est-à-dire
00:56:33le Rassemblement National
00:56:34on va parler de l'extrême gauche
00:56:35parce qu'il y a cette polémique
00:56:37qui a éclaté
00:56:38en fin de semaine dernière
00:56:39puisque visiblement
00:56:40désormais
00:56:41la France insoumise
00:56:42est classée extrême gauche
00:56:44par le gouvernement
00:56:44c'est ça Thomas ?
00:56:45Le ministère de l'Intérieur
00:56:46en fait avant chaque élection
00:56:47le ministère de l'Intérieur
00:56:47doit publier une circulaire
00:56:49qui fait apparaître
00:56:50les nuances politiques
00:56:51donc les blocs politiques
00:56:52auxquels appartiennent
00:56:54les différents partis
00:56:55et donc la seule modification
00:56:56par rapport aux élections précédentes
00:56:58c'est que cette fois
00:56:58la France insoumise
00:56:59est considérée
00:57:00comme d'extrême gauche
00:57:01en 2023 par exemple
00:57:02il n'était considéré
00:57:03que dans la catégorie gauche
00:57:05donc il y a eu une modification
00:57:06qui a été justifiée
00:57:08par Laurent Nunez
00:57:08en expliquant que
00:57:09oui et les filles maintenant
00:57:10faisaient partie
00:57:11de cette mouvance radicale
00:57:12de la gauche
00:57:13Et c'est ce qui énerve beaucoup
00:57:14Jean-Luc Mélenchon
00:57:15on va écouter Jean-Luc Mélenchon
00:57:16qui en a parlé
00:57:16lors d'un meeting
00:57:17ce week-end
00:57:18Il paraît que le ministre
00:57:21de l'Intérieur
00:57:22a décidé
00:57:23de nous classer
00:57:24extrême gauche
00:57:26Oui, oui
00:57:29Alors
00:57:31extrême gauche
00:57:34qui est-ce qui décide
00:57:35des classements
00:57:36monsieur Nunez
00:57:37il suffit pas
00:57:39de porter des chaussures
00:57:40à crampons
00:57:41pour être certain
00:57:43d'être équipé
00:57:43d'un cerveau
00:57:44en même temps
00:57:44Personne ne vous a demandé
00:57:47de faire de la sociologie
00:57:48politique
00:57:49C'est pas à vous
00:57:50de dire
00:57:51si nous sommes
00:57:52d'extrême gauche
00:57:53ou pas
00:57:53Il y a des gens
00:57:54qui acceptent
00:57:56l'étiquette
00:57:56d'extrême gauche
00:57:57Eh bien
00:57:58nous les respectons
00:58:00mais c'est pas notre cas
00:58:01Et si nous
00:58:02nous sommes
00:58:03classés
00:58:03extrême gauche
00:58:04d'après vos appréciations
00:58:06ou ressentis
00:58:07pourquoi ne classez-vous
00:58:08pas le PS
00:58:09extrême centre
00:58:10Ce qui est formidable
00:58:16c'est qu'il en met
00:58:16une au PS
00:58:17le PS
00:58:17qui est venu
00:58:18en plus
00:58:18à la rescousse
00:58:19de LFI
00:58:20C'est vraiment
00:58:21les cocus de l'histoire
00:58:22le PS
00:58:23franchement
00:58:23enfin bref
00:58:25Ligneau de la Croix
00:58:26c'est l'extrême gauche
00:58:26ou pas ?
00:58:27Oui
00:58:27quelque part
00:58:28je me suis dit
00:58:29enfin
00:58:30c'est-à-dire que
00:58:31lorsque j'avais suivi ça
00:58:31ça m'a un peu surpris
00:58:32puisque pour moi
00:58:33c'était un peu un débat acté
00:58:34de toute façon
00:58:35ils n'allaient pas être classés
00:58:35par cette circulaire
00:58:36du ministère de l'Intérieur
00:58:37et en fait
00:58:38finalement si
00:58:38mais ce qui m'a surpris
00:58:39c'était la réaction
00:58:40d'Olivier Faure
00:58:40qui expliquait
00:58:41qu'en fait
00:58:42LFI
00:58:43s'inscrit dans un parcours
00:58:44démocratique
00:58:45C'est ça
00:58:45Là c'est un chemin démocratique
00:58:46donc in fine
00:58:47ils ne méritent pas
00:58:48d'être classés
00:58:48à l'extrême gauche
00:58:48mais pour autant
00:58:49le Rassemblement National
00:58:50qui a été classé
00:58:50à l'extrême droite
00:58:51il ne respectera pas
00:58:52le parcours démocratique
00:58:52enfin c'est-à-dire
00:58:53que ce n'est pas de mesure
00:59:02classé à l'extrême droite
00:59:03et ils s'en étaient félicités
00:59:05et ça a été un argument
00:59:05pour eux
00:59:06Simplement là maintenant
00:59:07on commence à fustiger ça
00:59:08en disant que ça n'a pas sa place
00:59:09que cette appréciation
00:59:10personnelle
00:59:11du ministère de l'Intérieur
00:59:12n'était pas à propos
00:59:14donc en fait
00:59:14il y a une forme
00:59:15de deux pas deux mesures
00:59:15Mais Thomas Bonnet
00:59:16en même temps
00:59:16on se dit que
00:59:17les socialistes
00:59:18sont en train de préparer
00:59:18les municipales
00:59:19quand Olivier Faure
00:59:20vient au secours
00:59:21de LFI
00:59:23en disant
00:59:23non non non
00:59:23ils ne sont pas extrême gauche
00:59:24il prépare les alliances
00:59:25pour les municipales
00:59:26Il y a sans doute un peu de ça
00:59:27après il y a aussi
00:59:27peut-être un peu
00:59:28de sincérité politique
00:59:29Chez Olivier Faure ?
00:59:30Ça peut arriver
00:59:31C'est là
00:59:31Comme Thomas Bonnet
00:59:33c'est son
00:59:34Mais l'honnête
00:59:35est obligé à vous dire
00:59:36que je ne crois pas
00:59:37que LFI soit d'extrême gauche
00:59:38parce que l'extrême gauche
00:59:39dans la définition
00:59:39telle qu'elle est connue
00:59:41c'est l'antiparlementarisme
00:59:42l'aspect révolutionnaire
00:59:44et la violence
00:59:44Or LFI concourt à des élections
00:59:46se fait élire ou pas
00:59:48et respecte le scrutin
00:59:49Après ils sont radicaux
00:59:50dans leur façon de s'exprimer
00:59:51Depuis le 7 octobre
00:59:52ils ont pris un virage abominable
00:59:53On peut dire tout ce qu'on veut
00:59:54et évidemment
00:59:55qu'on dénonce régulièrement
00:59:58les propos de LFI
00:59:58Mais extrême gauche
01:00:00je trouve que c'est un peu commode
01:00:01quand on est
01:00:01le ministre de l'Intérieur
01:00:02au centre
01:00:03à donner les bons points
01:00:04et les mauvais points
01:00:04qui est d'extrême
01:00:06ou pas d'extrême
01:00:07Moi je n'aime pas trop
01:00:07et du même principe
01:00:08le RN pour moi
01:00:09n'est pas d'extrême droite
01:00:10Je vais vous poser peut-être
01:00:12une question naïve
01:00:12et stupide
01:00:13mais je crois
01:00:15qu'il soit qualifié
01:00:16extrême gauche
01:00:16ou qu'il soit qualifié gauche
01:00:17En fait quand vous avez
01:00:17l'appellation extrême
01:00:18c'est pour disqualifier
01:00:19Donc c'est de la com
01:00:20c'est un problème de communication
01:00:22LFI c'est l'arroseur arrosé
01:00:23parce que ce sont les mêmes
01:00:24qui parlent d'extrême droite
01:00:25à longueur de journée
01:00:26dès qu'on n'est pas d'accord
01:00:27avec eux
01:00:27Donc j'allais dire
01:00:28c'est un peu l'arroseur arrosé
01:00:29Malgré tout
01:00:30je pense que
01:00:31c'est pas sain dans notre démocratie
01:00:32que les partis
01:00:32qui sont aujourd'hui
01:00:34parmi les...
01:00:34Parce que LFI
01:00:35c'est pas l'extrême gauche
01:00:36c'est aujourd'hui
01:00:36la force centrale de la gauche
01:00:37c'est autour d'eux
01:00:38que tourne toute la gauche
01:00:39Oui mais c'est parce que
01:00:40LFI n'existe plus
01:00:40par LFI
01:00:41Donc c'est un peu facile
01:00:42je trouve
01:00:43Mathias et Caroline
01:00:44Merci à Thomas
01:00:45pour son honnêteté intellectuelle
01:00:48je partage son point de vue
01:00:49c'est-à-dire
01:00:49LFI c'est plutôt
01:00:52ce qu'on appelle
01:00:53la gauche radicale
01:00:54que l'extrême gauche
01:00:55L'extrême gauche
01:00:56c'est l'Utte Ouvrière
01:00:57le nouveau parti anticapitaliste
01:01:00NPA
01:01:00qui sont des partis
01:01:02trotskistes
01:01:02qui appellent à la révolution
01:01:03et à l'abolition
01:01:04du système capitaliste
01:01:05Et le RN
01:01:05c'est l'extrême droite ?
01:01:07Pour moi
01:01:08le RN a tous les marqueurs
01:01:09de l'extrême droite
01:01:10Il est là
01:01:11le cœur du problème
01:01:11L'extrême droite
01:01:13c'est l'antiparlantarisme
01:01:14et la violence
01:01:15de la même manière
01:01:15Non non
01:01:16historiquement c'est faux
01:01:17l'extrême droite
01:01:18est toujours arrivée
01:01:19au pouvoir
01:01:20par le Parlement
01:01:21c'est le cas en Allemagne
01:01:23et c'est également
01:01:24C'est quoi l'extrême droite alors ?
01:01:25L'extrême droite
01:01:26C'est tous les gens
01:01:27qui l'aiment pas
01:01:27Je ne sais pas si c'est
01:01:29c'est un marqueur identitaire
01:01:31pour moi
01:01:31c'est des partis xénophobes
01:01:33il y a une crispation
01:01:34sur l'immigration
01:01:35il y a un culte du chef
01:01:37il y a une philosophie
01:01:39du territoire
01:01:40Un culte du chef ?
01:01:41Oui un culte
01:01:42Ah et les filles
01:01:43dans ce qui reste
01:01:43c'est très moindre
01:01:44Bah oui
01:01:44parce qu'à Mélenchon
01:01:45s'il n'y a pas de culte
01:01:47du chef
01:01:47chez LFI
01:01:48excusez-moi
01:01:49Que Mélenchon soit autocrate
01:01:50moi je n'ai aucun problème
01:01:53avec ça
01:01:53je le pense
01:01:54Mais le culte du chef
01:01:55il est chez LFI ?
01:01:57Oui oui
01:01:57il y a aussi
01:01:58il y a des ponts
01:02:01entre
01:02:01comment dire
01:02:02l'extrême droite
01:02:04et certains partis de gauche
01:02:05Caroline
01:02:06Après je veux qu'on parle
01:02:08de Rima Hassan quand même
01:02:08parce qu'on parle de LFI
01:02:09ça vaut le coup
01:02:09de s'arrêter un petit peu
01:02:10la France insoumise
01:02:12n'est pas anti-républicaine
01:02:14puisqu'elle appelle
01:02:14à une sixième république
01:02:15n'a jamais joué le jeu
01:02:17anti-démocratique
01:02:19Et le RN non plus
01:02:19excusez-moi
01:02:20le RN non plus
01:02:20Très bien
01:02:21Bah oui
01:02:21alors donc
01:02:22Non mais il y a un débat
01:02:22Dites-moi dans ce cas-là
01:02:23que LFI n'est pas extrême gauche
01:02:25et que le RN n'est pas extrême droite
01:02:26Il y a un débat
01:02:27vous avez des politologues
01:02:29qui pensent que
01:02:29on doit appeler
01:02:31le Rassemblement National
01:02:32droite radicale
01:02:34moi je ne pense pas
01:02:35Mais la violence
01:02:36c'est plutôt du côté de LFI
01:02:37si en plus
01:02:38on prend cet argument-là
01:02:39Ce qui est intéressant
01:02:40c'est la motivation de Nunez
01:02:42pour avoir cette
01:02:44comment dire
01:02:45cette classification
01:02:46il argue du fait
01:02:48que LFI fait de l'obstruction
01:02:50et de la censure
01:02:53ce qui est quand même incroyable
01:02:54c'est-à-dire que
01:02:55c'est quand même le droit
01:02:56de LFI
01:02:57Rapidement Caroline
01:02:59Oui
01:03:00il faut quand même voir
01:03:01que LFI prône la déconstruction
01:03:04d'une société
01:03:05et que ça c'est important
01:03:06et que c'est peut-être
01:03:07ce qui lui a valu
01:03:08ce qualificatif
01:03:09d'extrême gauche
01:03:10Puisqu'on parle de LFI
01:03:12je voudrais qu'on parle
01:03:12de Rima Hassan quand même
01:03:13parce que ça aurait été
01:03:14dommage de se priver
01:03:15de Rima Hassan
01:03:17et qu'on regarde
01:03:18ce tweet
01:03:18qu'elle a fait
01:03:19et qui fait beaucoup parler
01:03:21vous allez le lire
01:03:22aux sionistes qui me lisent
01:03:23je veux leur dire
01:03:24vous êtes pour nous
01:03:25ce que les nazis
01:03:26étaient pour vous
01:03:27ça vous suivra
01:03:28et hantera
01:03:29jusqu'à la fin des temps
01:03:31jusqu'à la dernière goutte
01:03:32de sang
01:03:33nous résisterons
01:03:34le parallèle
01:03:35entre les sionistes
01:03:36et les nazis
01:03:37et sur la liste
01:03:39là-dedans
01:03:40et c'est une forme
01:03:41d'aveu
01:03:42puisque les nazis
01:03:42ne se sont jamais attaqués
01:03:43aux sionistes
01:03:44ils se sont attaqués
01:03:44aux juifs
01:03:45donc en fait
01:03:45maintenant on sait
01:03:46on le savait
01:03:47mais maintenant
01:03:47au moins c'est clair
01:03:48quand Rima Hassan
01:03:49parle de sionistes
01:03:49elle parle des juifs
01:03:50donc prenez tous ces tweets
01:03:52en remplaçant le mot sioniste
01:03:53par juif
01:03:53vous aurez encore plus
01:03:55un aperçu
01:03:55de ses propos
01:03:57un tweet de plus
01:03:59sur son obsession
01:03:59sur Israël
01:04:01sur les juifs
01:04:01voilà j'ai envie de dire
01:04:02un de plus
01:04:02malheureusement
01:04:03le problème
01:04:04c'est pas tellement
01:04:05ces tweets
01:04:05c'est que
01:04:06de manière totalement
01:04:07incroyable
01:04:08et inexplicable
01:04:09malgré tous les signalements
01:04:10malgré toutes les plaintes
01:04:12qui ont été déposées
01:04:12je parle même pas
01:04:13que de Mme Rima Hassan
01:04:13je parle de manière générale
01:04:14même pour les autres députés
01:04:16LFI
01:04:16qui ont également dérapé
01:04:17il n'y a même pas
01:04:18de condamnation
01:04:19mais il n'y a même pas
01:04:19encore de poursuite
01:04:20le parquet ne se saisit pas
01:04:22je pense que le jour
01:04:23où il y aura des condamnations
01:04:24contre des députés
01:04:25LFI
01:04:25pour des propos comme ça
01:04:26ça fera jurisprudence
01:04:27ça les calmera
01:04:28parce que là
01:04:29leur argument
01:04:29ils ont raison
01:04:30on n'est pas antisémite
01:04:31on n'est pas raciste
01:04:32on n'a jamais été condamné
01:04:33et factuellement
01:04:34ils ont raison
01:04:35le problème
01:04:35c'est qu'il n'y ait pas
01:04:36de poursuite
01:04:36et pour calmer un peu
01:04:38tout le monde
01:04:38et pour qu'ils se disent
01:04:39je vais réfléchir à deux fois
01:04:40avant de tweeter
01:04:41puisque mon camarade
01:04:42a été condamné
01:04:42jurisprudence
01:04:43je vais également en lettres
01:04:44mais là c'est très grave
01:04:44quand même ce qu'elle écrit
01:04:45effectivement c'est très grave
01:04:48et je partage tout
01:04:48ce qui vient d'être dit
01:04:49il y a une chose
01:04:50qui est intéressante
01:04:50qui est très peu relevée
01:04:51c'est le pour nous
01:04:52c'est qui nous
01:04:54c'est qui nous
01:04:55d'où parle Rima Hassan
01:04:56c'est pour nous
01:04:57et pour vous en fait
01:04:57vous êtes pour nous
01:05:01ce qu'étaient les nazis
01:05:02pour vous
01:05:03d'où parle Rima Hassan
01:05:06comment elle se qualifie
01:05:07qui est le pour nous
01:05:08moi c'est ça
01:05:08la vraie question
01:05:09que je me pose
01:05:10Lino
01:05:10il y a aussi un argument
01:05:13qui est central
01:05:14dans ce tweet
01:05:14déjà la véhémence
01:05:15des propos est telle
01:05:17simplement
01:05:18moi je reviens
01:05:18sur un qualificatif
01:05:19donc sioniste
01:05:20sioniste
01:05:21évidemment ça relève
01:05:22des personnes
01:05:22qui souhaitent la création
01:05:23d'un état juif
01:05:23et il y a eu
01:05:25une super vidéo
01:05:26qui avait été réalisée
01:05:26par Simon Moss
01:05:27il y a maintenant 4 mois
01:05:28il était à la place de la nation
01:05:28où il parlait justement
01:05:29du conflit israélo-palestinien
01:05:30et il avait posé
01:05:31une question simple
01:05:31aux personnes qui venaient
01:05:32généralement jeunes
01:05:33généralement encartées
01:05:34dans des partis
01:05:34comme celui de la France insoumise
01:05:35en demandant
01:05:36mais pour vous
01:05:36c'est quoi le sionisme
01:05:37puisque c'est un argument
01:05:38et c'est un qualificatif
01:05:39qu'ils utilisaient
01:05:40dans leur débat
01:05:40et ils expliquaient
01:05:41qu'il y avait un peu
01:05:42une confusion
01:05:43et donc ils leur posent la question
01:05:44et eux répondent
01:05:45oui mais c'est toutes
01:05:45les personnes d'extrême droite
01:05:46oui mais c'est toutes
01:05:47les personnes israéliennes
01:05:48oui mais c'est la politique
01:05:49d'extrême droite de Netanyahou
01:05:50en fait il y a une confusion volontaire
01:05:51et par sioniste
01:05:52en fait on peut y mettre
01:05:53tout ce qu'on veut
01:05:53c'est-à-dire que la dissidence politique
01:05:55ce sont des sionistes
01:05:56et d'où la confusion
01:05:56entre juifs et sionistes
01:05:57qui est pour moi
01:05:58mais là c'est même pas une confusion
01:06:00elle est claire
01:06:00c'est très clair
01:06:02mais ça veut dire aussi
01:06:05quand même
01:06:05que quand elle dit
01:06:06je suis anti-sioniste
01:06:07ça veut dire
01:06:08je suis anti-juif
01:06:08d'après ce qu'elle dit
01:06:10puisqu'elle parle des nazis
01:06:11excusez-moi
01:06:12les nazis
01:06:12ne se sont jamais attaqués
01:06:13aux sionistes
01:06:14donc quand elle dit
01:06:15je suis anti-sioniste
01:06:16c'est un aveu
01:06:17elle dit
01:06:17je suis antisémite
01:06:18c'est pas encore pénalisé
01:06:19c'est ce qu'elle dit
01:06:20c'est pour ça qu'en fait
01:06:20c'est l'occasion
01:06:22de pouvoir le dire
01:06:23le jour où ce sera pénalisé
01:06:24il ne dira plus
01:06:25non c'est pas un lapsus
01:06:26honnêtement
01:06:26je ne pense pas que ce soit un lapsus
01:06:27c'est qu'elle essaie de se protéger
01:06:29elle n'allait pas écrire aux juifs
01:06:30qui me disent
01:06:31bon merci en tout cas
01:06:32de nous avoir suivis
01:06:33dans un instant
01:06:34c'est Pierre de Villeneau
01:06:34qui sera là
01:06:35pour l'émission du midi
01:06:37nous on se retrouve demain
01:06:38en direct à partir des heures 35
01:06:39à demain
01:06:40et d'ici là
01:06:40soyez prudents
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