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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bonjour à tous, je suis ravi d'être là avec vous désormais pour MediNews tous les jours, de midi à 14h sur CNews.
00:00:08Une pensée amicale bien sûr pour Sonia Mabrouk qui vous a accompagné de longues années sur cette émission.
00:00:14Au sommaire aujourd'hui, comment endiguer l'ultra-violence des jeunes ?
00:00:17Vous allez entendre dans quelques instants le témoignage édifiant de Ethan.
00:00:21Il s'est vu mourir tellement violent a été son agression.
00:00:25Ils avaient la haine dans les yeux.
00:00:26Voilà ce qu'il dit de ces agresseurs.
00:00:28Nous entendrons le courage des mères, des mamans, de ces enfants agressés, humiliés, tabassés, qui prennent la parole pour dire leur colère.
00:00:35Sur l'absence de réponse judiciaire, sur l'absence de réponse des autorités, vous entendrez la maman de Théo tabassée trois fois de suite par des multirécidivistes laissés libres.
00:00:45Le harcèlement scolaire devant le tribunal également.
00:00:47Souvenez-vous en 2019 d'Evaël, 11 ans, cette collégienne qui s'était pendue car harcelée par son enseignante, relaxée à l'époque.
00:00:56Aucune charge n'avait été retenue contre elle.
00:00:59Dans ce Midi News, également le déplacement du garde des Sceaux Gérald Darmanin.
00:01:03Des mesures fortes attendues, notamment contre le narcotrafic.
00:01:08Et puis les fraudes sociales.
00:01:10Le ministre du Travail, M. Farandou, veut récupérer 14 milliards en renforçant les contrôles.
00:01:16Ça on connaît, renforcer, renforcer, renforcer.
00:01:19C'est ce que disait encore Emmanuel Macron l'autre jour sur Brut.
00:01:2214 milliards, tiens, tiens, c'est le montant des impôts supplémentaires sur la première copie du budget.
00:01:28Souvenez-vous.
00:01:29A tout de suite dans Midi News.
00:01:30Bonjour à tous, bienvenue dans Midi News.
00:01:35Je vous présente mes invités dans un instant, mais d'abord c'est le journal Somaya Labidi.
00:01:39Bonjour Somaya.
00:01:40Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:42À la lune de l'actualité, après l'agression aux couteaux d'une enseignante la semaine dernière à Sanary-sur-Mer, dans le bar,
00:01:48Édouard Geoffrey dresse le bilan des contrôles aux abords des établissements scolaires.
00:01:52Près de 1500 contrôles de sacs par mois ont été effectués depuis l'année dernière,
00:01:57avec 525 couteaux retrouvés, des armes qui entraînent de fait l'exclusion des élèves concernés.
00:02:04Le ministre de l'Éducation nationale qui précise que l'état de santé de la professeure d'art plastique s'améliore un petit peu.
00:02:11On poursuit ce journal avec le personnel pénitentiaire de la maison d'arrêt de Bézier qui tire la sonnette d'alarme.
00:02:17En l'espace de deux nuits consécutives, vendredi et samedi soir,
00:02:20les agents ont été confrontés à deux incendies volontaires déclenchés par des personnes détenues.
00:02:26Des incendies nécessitant des interventions rapides et à haut risque,
00:02:29dénonce le syndicat FO Justice CP Bézier dans un community.
00:02:35Ce drame dans le bar à un présent, un homme de 24 ans, père de deux enfants,
00:02:39est décédé après avoir été poignardé dans la nuit de samedi et dimanche.
00:02:43La bagarre a éclaté en pleine fête de famille au clubhouse du Tenay,
00:02:46mais s'est poursuivie sur le parking où le jeune père a été mortellement blessé par un coup de couteau.
00:02:53Six ans après le drame, le procès en appel pour harcèlement de l'enseignante d'Evael,
00:02:57collégienne de 11 ans qui s'était suicidée en 2019 dans le Val d'Oise.
00:03:01Elle s'est ouverte ce matin à Versailles.
00:03:03Un procès en appel moins d'un an après la relaxe prononcée en première instance par le parquet de Pontoise.
00:03:09On poursuit avec cette 1,4 tonne de cocaïne saisie hier par une frégate de la Marine Nationale dans l'Atlantique.
00:03:18La valeur de la marchandise est évaluée à 41 millions d'euros.
00:03:22La drogue se trouvait à bord d'un bateau de pêche en provenance d'Amérique du Sud.
00:03:26Elle a pu être interceptée grâce à un renseignement international.
00:03:30Des attaques aériennes russes ont fait au moins trois morts au total en Ukraine.
00:03:34Selon les autorités locales, les corps d'une femme et d'un enfant de 10 ans ont été extraits des décombres à Kharkiv,
00:03:40dans l'est du pays et dans le sud à Odessa.
00:03:43C'est un homme de 35 ans qui a perdu la vie dans une attaque nocturne de drones de fabrication iranienne
00:03:48qui a aussi fait deux blessés.
00:03:51Et puis, retour en France avec le Morbihan, toujours placé en vigilance orange crue par Météo France.
00:03:56En cause, le cours de l'ouste qui, après de fortes pluies ce week-end,
00:04:00subit une montée des eaux à Josselin et Malestrois.
00:04:03Des niveaux comparables à ce matin fin janvier sur ces secteurs
00:04:06et des débordements potentiellement importants sont donc à prévoir.
00:04:11Voilà pour l'essentiel de l'actualité à midi, Pierre.
00:04:14Merci Somaïa Labidi.
00:04:15On vous retrouve bien sûr tout à l'heure à 13h.
00:04:17Ces sujets vont être développés.
00:04:19Avec mes invités, bonjour Eric Nolo.
00:04:21Merci d'être avec nous.
00:04:23Journaliste écrivain, bonjour Jonathan Sicsou.
00:04:25Bonjour.
00:04:26Journaliste également, bonjour Judith Vaintraub.
00:04:29Bonjour Pierre.
00:04:29Vous êtes là également Judith et ça me fait plaisir de vous voir.
00:04:33Et moi aussi.
00:04:33Ça fait quelques années qu'on ne s'est pas vus, voire quelques décennies.
00:04:37Non, quelques années.
00:04:38Thomas Bonnet est là, bien sûr.
00:04:40Journaliste politique à CNews.
00:04:41Bonjour cher Thomas.
00:04:42Et Jean Dorido, merci d'être là.
00:04:43Vous êtes psychologue.
00:04:44Et c'est vrai qu'on va avec vous, on voudrait non pas être un sismologue des émotions, mais un sismologue des tensions et des nœuds qui peuvent y avoir dans le cerveau, notamment des jeunes, cette hyper violence des jeunes.
00:04:59On va en parler avec vous.
00:04:59Vous savez, hier le JDD titrait « Face au nouveau, barbare ».
00:05:04Les mots sont choisis et il faut dire que la semaine Orange Mécanique, dont je parlais encore hier avec l'avocat Thibaut de Montbrial, continue avec des témoignages qui affluent de nouveau.
00:05:14Notamment le témoignage d'Étan, c'est un camarade de classe de Théo, lui aussi récemment agressé à Lyon, dont la maman témoignait dans « Eliott de Val et vous » hier sur Europe 1.
00:05:25Témoignage poignant qu'on va entendre dans cette émission. Étan voulait simplement se rendre à son travail, mais une bande de jeunes composés, d'après ces informations, d'une dizaine d'individus, lui ont bloqué la route et l'ont passé à tabac, bien plus qu'une scène de raquette.
00:05:40Étan parle d'un déferlement de haine dont il peine aujourd'hui à se remettre.
00:05:46Fabrice Elsner, Célia Judas et Inès Alican.
00:05:49Pendant plusieurs minutes, c'est le calvaire pour Étan qui s'est vu mourir.
00:05:56Au lendemain de Noël, alors qu'il se rend à son travail en trottinette, le jeune homme est violemment agressé par une dizaine d'individus, ici, à hauteur du pont Raymond Barre.
00:06:06En peut-être un quart de seconde, j'ai dix individus sur moi qui me passent à tabac.
00:06:12Ces jeunes-là, en fait, sautaient à pieds joints sur ma tête.
00:06:15Ils étaient capables de me laisser sur la voie de trame pour mort, parce que moi, je me suis dit que je vais mourir, parce que je n'ai jamais vu autant de haine.
00:06:23Tabassés, dépouillés de ses effets personnels, les agresseurs menacent également de le jeter par-dessus le pont du deuxième arrondissement lyonnais.
00:06:31Un mois après l'effet, Étan en garde encore les stigmates.
00:06:35Un peu après, j'ai eu des douleurs à la mâchoire.
00:06:38J'ai reçu beaucoup de coups.
00:06:39Aujourd'hui, j'ai encore des bleus.
00:06:40J'ai toujours une bosse sur la tête.
00:06:42Psychologiquement, c'est terrible.
00:06:44Des mots difficiles à entendre pour son père.
00:06:47Je suis triste pour mon fils.
00:06:49Je suis triste pour tous les autres enfants qui se font agresser.
00:06:52Et pas seulement les enfants, mais parce que ce qui s'est passé à mon fils, ça peut se passer à n'importe qui.
00:06:57Je suis révolté contre cette délinquance du bas qui nous embête depuis trop longtemps.
00:07:02Ma colère, elle s'adresse à ceux qui nous gouvernent parce que c'est eux qui font les lois et c'est eux qui ont laissé faire.
00:07:08Depuis son agression, Étan a été menacé de représailles.
00:07:12Mardi dernier, cinq interpellations et garde à vue ont été réalisées.
00:07:16Les jeunes suspectés d'avoir participé à l'agression ont depuis été relâchés.
00:07:20Voilà, donc pour ce témoignage et ce sujet édifiant, Jean Dorido, puisqu'on parle de banalisation de la violence, de l'hyperviolence des jeunes, est-ce que vous voyez de plus en plus de cas arrivés chez vous ?
00:07:33Alors ça, c'est vraiment une question majeure. Est-ce que la violence augmente de façon générale, notamment chez les jeunes ?
00:07:40Les chiffres sont très variables sur le sujet. Ce que l'on sait, c'est que globalement, si vous regardez l'histoire de l'homo sapiens, la tendance à la violence va quand même sur une ligne descendante.
00:07:51Merci de le préciser. On n'est plus avec des machettes et des matraques et on ne tire pas sa femme par les cheveux.
00:07:58Vous faites bien de le rappeler, cher monsieur, parce que c'est un fait. Nous sommes des homo sapiens, c'est-à-dire que nous sommes des mammifères, de la famille des grands singes,
00:08:06et nous avons en nous une violence qui est nécessaire parce que nous sommes des prédateurs.
00:08:10Une fois qu'on a dit ça ?
00:08:11Une fois qu'on a dit ça, se pose la question de comment faire pour vivre dans une collectivité qui soit apaisée, où les gens ne s'entretuent pas,
00:08:18comme ça a failli être le cas sur ce pont à Lyon, de ce jeune Éthan qui se fait agresser, qui a été menacé de mort.
00:08:27Donc comment faire ? C'est une question d'éducation. La violence est naturelle chez nous et c'est l'éducation qui assure, si vous voulez,
00:08:35que nous soyons des citoyens bien élevés, capables d'être frustrés sans forcément cogner.
00:08:41Et l'éducation, sans faire du tout de prosélytisme, évidemment, pendant très très longtemps en France, tout du moins, ça a été l'Église.
00:08:49Ça a été Dieu. Tu ne tueras point. C'est très grave. C'est dans l'étape de la loi. C'est Moïse. Ça date encore avant l'naissance de Jésus-Christ.
00:08:56Et puis c'est un fait que la France s'est sécularisée, sans doute pour de bonnes raisons. Il y a eu la loi de 1905.
00:09:04Très bien. Pour autant, si vous voulez, les fameuses valeurs de la République, elles ne sont pas incarnées.
00:09:11Marianne, personne ne l'a jamais vue autrement qu'en statut. Et on voit, et c'est un élément parmi mille autres,
00:09:17on voit ce que peut donner une collectivité humaine qui n'a plus de colonne vertébrale.
00:09:23Il n'y a pas le suivi après, effectivement, cette sécurisation.
00:09:28Cela dit, on est quand même très très éloigné de ma question initiale, qui était de savoir si dans votre cabinet,
00:09:32il y avait de plus en plus de personnes. Là, on a vu non seulement la violence d'Étane et la douleur d'Étane,
00:09:40mais aussi celle de ses parents. On a entendu son père dans le sujet qu'on vient d'entendre.
00:09:44Est-ce que concrètement, est-ce qu'il y a des gens de plus en plus qui disent,
00:09:46M. Dorido, on a besoin de vous parce qu'on a notre fils ?
00:09:49Mon expérience clinique du sujet, ce n'est pas une augmentation de la violence chez les jeunes.
00:09:54En revanche, et ça peut être lié, il y a une augmentation effrayante de la consommation de stupéfiants,
00:09:59notamment de cannabis, dès le plus jeune âge. J'ai des parents qui m'appellent parce que leur fils ou leur fille...
00:10:06Donc il y a de plus en plus de gens dans votre cabinet. Il y a de plus en plus de consultations.
00:10:09Vous êtes de plus en plus sollicité.
00:10:11Il n'y a que 24 heures par jour. Donc si vous voulez, je travaille à temps plein depuis toujours.
00:10:14Donc si vous voulez, c'est très biaisé. Je ne peux pas vous dire que j'ai plus de monde.
00:10:17Je ne demande pas si vous recevez des gens à 22h30. Mais en tout cas, vous avez plus de sollicitations.
00:10:20Dans le cas d'Ethan et de Théo, il ne s'agit pas seulement de voler un portable ou des effets personnels.
00:10:27Il s'agit d'infliger le plus de souffrance possible. C'est là où on est dans la barbarie et la sauvagerie.
00:10:32Et l'orange mécanique qui a été cité.
00:10:34C'est là où je veux en venir. Parce qu'à côté de Jean Dorido, que j'estime beaucoup en tant que psychologue,
00:10:39moi j'aimerais bien avoir l'avis d'un métaphysicien parce que je pense que ce qui est posé dans ces affaires,
00:10:43c'est la question du mal. Avec un KM majuscule.
00:10:46Vous regardez le film de Stanley Kubrick, Orange mécanique, vous ne considérez pas ces sauvages comme des délinquants.
00:10:52Vous voyez qu'ils sont au service du mal. Ils ont le mal en eux.
00:10:54Et il y a quelque chose de très troublant qui sort du registre de la psychologie pour entrer dans le registre de la métaphysique.
00:11:00Et ces gens-là, il faut les traiter comme tels. Ce sont des petits salauds, des petites ordures auxquelles il ne faut trouver aucune excuse.
00:11:08Et il faut sévir. Parce qu'ils l'ont fait une fois, ils l'ont refait. Et eux, ils ont la récidive dans le sang.
00:11:13Il n'y a plus aucune empathie. Vous devez le constater dans votre cabinet. L'effondrement de l'empathie.
00:11:18Évidemment, la consommation de cannabis et d'autres substances ne doit rien arranger.
00:11:22Mais écoutez, là, on est en état de l'urgence.
00:11:23Et les réseaux, et les jeux vidéo, et les écrans, et le fait d'avoir une réalité qui est numérique aujourd'hui.
00:11:29Écoutez, bien sûr. Maintenant, pardon de le rappeler, vous faites très bien d'évoquer Orange Mécanique.
00:11:33Orange Mécanique, le film de Kubrick est de 1971. Le roman d'Anthony Biorges de 1962.
00:11:38Donc si vous voulez, par rapport à cette idée plus ou moins fantasmatique, il y aurait une augmentation de la violence.
00:11:44Ce culte de l'hyper-violence, parce que c'est très esthétique dans le film de Kubrick, ça ne date pas d'hier, si vous voulez.
00:11:50Et on le sait, encore une fois, pour être très clair, il y a évidemment, chez ces jeunes barbares, comme le dit le JDD de Lyon,
00:12:00il y a évidemment une carence, des carences éducatives majeures.
00:12:04Simplement, cela s'explique notamment par le fait que cette violence inhérente à nous autres homo sapiens,
00:12:10elle culmine précisément à l'adolescence.
00:12:13Regardez ce qui se passe dans le cas des enfants soldats. On a vu ça à l'époque des clés rouges.
00:12:17Qu'est-ce qui peut arrêter cette violence ?
00:12:19L'éducation sous toutes ses formes, Judith Weintraub, mais la répression.
00:12:22Non, mais quand même une chose, on ne va pas trancher ici la querelle de l'acquis et de l'inné.
00:12:28Simplement, on peut constater qu'il y a des facteurs favorisant la violence.
00:12:33La perte d'autorité à l'école en état, la perte d'autorité à l'école, c'est un système revendiqué,
00:12:39c'est ce qu'on appelle le pédagogisme, la fin de la verticalité.
00:12:43Ce n'est pas l'enseignant qui sait, qui apprend à l'élève, qui est ignorant.
00:12:48Tout le monde est sur un même plan horizontal.
00:12:51Ça, ça a été voulu, théorisé, appliqué avec les résultats qu'on sait.
00:12:55La perte d'autorité ou en tout cas la disqualification de l'autorité dans les familles.
00:12:59C'est aussi un courant idéologique qui marque la jeunesse d'aujourd'hui.
00:13:05Si vous dites fantasme statistique, pardon, les statistiques du ministère de l'Intérieur sont assez claires.
00:13:11Il y a augmentation de la violence physique, notamment des tentatives d'homicide,
00:13:16augmentation importante et continue, et rajeunissement des auteurs de ces fêtes.
00:13:22Ce sont des données brutes, pardon, ce n'est pas du tout le fantasme.
00:13:25Donc, éducation, et je rajouterai à ça un phénomène d'acculturation dans une partie des enfants issus de l'immigration
00:13:34qui n'ont ni la culture de leur pays d'origine, ni assimilé la culture française.
00:13:39Et ça non plus, ça n'aide pas.
00:13:40Alors, dans la série, que fait la police ?
00:13:42En tout cas, que fait le ministre de l'Intérieur ?
00:13:43On va l'écouter.
00:13:44La délinquance des mineurs, statistiquement, on ne constate pas une augmentation.
00:13:49Voilà ce qu'il dit sur BFMTV.
00:13:51En revanche, ce qu'on constate, laissez-moi terminer, s'il vous plaît,
00:13:55c'est que la violence s'invite dans les relations pour des motifs extrêmement futiles.
00:13:59On a de plus en plus d'usages d'armes blanches.
00:14:01Écoutons Laurent Nunes.
00:14:03La délinquance des mineurs, statistiquement, on ne constate pas une augmentation.
00:14:07Au contraire, le pourcentage dans les millions en cause baisse.
00:14:09En revanche, et c'est là évidemment où je rejoins totalement mon collègue Édouard Geffray,
00:14:13le ministre de l'Éducation nationale,
00:14:15ce qu'on constate, c'est que la violence s'invite dans les relations pour des motifs extrêmement futiles.
00:14:21On a de plus en plus d'usages d'armes blanches.
00:14:23Et oui, on peut parler d'une montée de la violence chez les jeunes.
00:14:26C'est un véritable fait de société.
00:14:27Moi, je n'utilise pas le mot d'ensauvagement.
00:14:29Il y a une montée de la violence des jeunes.
00:14:32Il y a une action répressive qui est menée.
00:14:34Quand vous dites que l'excuse de minorité interroge,
00:14:37est-ce que vous estimez malgré tout qu'il faut ouvrir cette question
00:14:39et se poser la question de l'excuse de minorité ?
00:14:42Ça veut dire aussi envisager de la supprimer.
00:14:43Mais bien sûr qu'il faut envisager...
00:14:45Moi, je vous parle à titre personnel.
00:14:46Je ne vais pas parler à la place du garde des Sceaux.
00:14:48Quand vous voyez le nombre de mineurs qui sont impliqués dans des faits graves,
00:14:52le nombre de mineurs impliqués, par exemple, dans les homejacking,
00:14:54qui sont les séquestrations à domicile pour dérober des biens,
00:14:57quand vous voyez les mineurs qui sont impliqués dans le narcotrafic,
00:15:01quand vous voyez les affrontements qu'il y a entre jeunes
00:15:04où on utilise des armes blanches,
00:15:05et qui baissent encore à Pauline de Malay,
00:15:07qui baissent cette année par rapport à la dernière,
00:15:08le volume d'affrontements entre jeunes.
00:15:09N'empêche que l'intensité de la violence dans ces affrontements monte.
00:15:12Évidemment qu'il faut se poser la question.
00:15:13Alors, la brèche est ouverte, Thomas Bonnet.
00:15:16Mais la spécialité de Laurent Nunez, vous l'avez remarqué,
00:15:18c'est que quand il est en poste,
00:15:21c'était pareil, quand il était préfet de police,
00:15:22il disait, vous savez, moi, je ne suis pas ministre de l'Intérieur.
00:15:24Là, il dit, je suis ministre de l'Intérieur,
00:15:26mais je ne suis pas ministre de la Justice.
00:15:27Mais bon, en attendant, on peut quand même se réjouir
00:15:30que cette brèche sur l'excuse de minorité
00:15:31est enfin ouverte par le ministre de l'Intérieur.
00:15:34Je le précise.
00:15:34Oui, en l'écoutant, je me disais, ce n'est pas une réponse de normand,
00:15:36mais c'est un peu une réponse de préfet quand même,
00:15:37parce qu'en fait, il n'y a pas d'aspiration politique dans son propos.
00:15:39On ne lui demande pas de nous faire un catalogue statistique des attaques.
00:15:43Alors, en effet, c'est intéressant de savoir si ça monte ou pas.
00:15:45Pardon, Thomas, il commence sa phrase en disant
00:15:47qu'il n'y a pas de montée de la violence chez les jeunes.
00:15:49Il a fini en disant qu'il y a donc une montée de la violence chez les jeunes.
00:15:51C'est pour ça que c'est inefficace.
00:15:52Ce qu'on attend de nos responsables politiques,
00:15:54c'est justement de nous dresser un cap pour au moins les mois qui viennent.
00:15:57On ne sait pas s'il sera là pour longtemps,
00:15:59mais au moins pour les mois qui viennent.
00:16:00Or, on ne le constate pas sur l'excuse de minorité.
00:16:02Il faut quand même le rappeler à chaque fois.
00:16:03Le texte avait été initié par Gabriel Attal,
00:16:05retoqué par le Conseil constitutionnel
00:16:07pour mettre fin justement à l'excuse de minorité.
00:16:10Bon, ben, donc, acte.
00:16:11Maintenant, si on prend les décisions qui s'imposent,
00:16:12c'est-à-dire remettre en cause l'autorité du Conseil constitutionnel,
00:16:15je ne suis pas certain que Laurent Nunez y soit favorable.
00:16:16Jonathan ?
00:16:17Je retiens qu'il a également dit, il a insisté sur l'augmentation
00:16:20de l'intensité de la violence chez les jeunes.
00:16:23Et je crois que c'est ça aussi qui est particulièrement inquiétant.
00:16:26Alors, il y a les consommations de drogue et divers facteurs
00:16:30qui font que cette jeunesse est de plus en plus désinhibée
00:16:32pour passer à l'acte.
00:16:33Vous remarquerez également qu'il y a un effet de groupe,
00:16:36pour ne pas dire un effet de meute.
00:16:37Il est désormais très rare, pour le coup,
00:16:39qu'il se soit un agresseur pour un agressé.
00:16:42C'est souvent un groupe d'individus qui font sur une seule personne
00:16:47qui a donc mécaniquement le dessous.
00:16:50Ça, c'est assez marquant comme phénomène
00:16:52qui, à force d'être répété, devient là aussi quasi culturel, dirais-je.
00:16:57L'intensité de violence aussi, c'est les armes blanches,
00:17:01comme le dit le ministre de l'Intérieur.
00:17:03Les chiffres qui ont été communiqués par son collègue de l'éducation nationale
00:17:07sont effrayants.
00:17:081 500 contrôles en 10 mois, 525 couteaux trouvés.
00:17:12C'est plus d'un tiers des élèves qui partent en cours avec un couteau dans le sac.
00:17:15Avec un couteau.
00:17:16Oui, mais vous avez remarqué aussi que le jeune qui a agressé la prof à Sanary-sur-Mer
00:17:20avait dans sa chambre une collection d'armes blanches.
00:17:23Est-ce qu'on tient compte des faits et qu'on continue à blablater dans le vide ?
00:17:2614 ans, c'est l'âge de ce gamin qui a poignardé sa prof.
00:17:2914 ans, c'est l'âge des nouveaux tueurs à gage à Kalachnikov
00:17:32qui sont utilisés parce que, justement, ils sont mineurs.
00:17:35Ils sont payés moins et ils savent très bien qu'ils prendront moins de prison.
00:17:39Il faut tenir compte de la nouvelle délinquance.
00:17:41Il faut une nouvelle répression qui s'adapte à cette nouvelle délinquance.
00:17:44Donc là, c'est insuffisant ce que dit Laurent Dunez.
00:17:46Évidemment.
00:17:47Je ne sens pas dans ce qui est quelqu'un qui prend la mesure de la situation.
00:17:52C'est ça ?
00:17:53Pardon de le rappeler.
00:17:55Jean Dorido.
00:17:56Sur l'aspect répressif, si vous voulez,
00:17:58la France dispose de tout l'arsenal nécessaire pour le moment
00:18:01pour mettre des mineurs criminels et dangereux hors de la société,
00:18:06pour en protéger la société.
00:18:08Il y a ce qu'on appelle des centres éducatifs fermés.
00:18:11Comme leur nom l'indique, ils sont fermés.
00:18:13Et on peut s'étonner précisément de ces mineurs délinquants, voire criminels,
00:18:20qui sont laissés en liberté.
00:18:21Les jeunes manifestement qui sont soupçonnés d'avoir agressé Éthane
00:18:25sont soumis à un simple contrôle judiciaire.
00:18:29Ce qui fait qu'aujourd'hui, Éthane, il a la boule au ventre.
00:18:31Parce que quand il refait le même trajet, il croise ses agresseurs.
00:18:34Et ça, le législateur fait son travail.
00:18:37D'accord.
00:18:38Maintenant, ce qui est vraiment surprenant, si vous voulez,
00:18:40c'est qu'il y a cette espèce de tendance à légiférer absolument,
00:18:43alors que la France, elle dispose déjà de tout ce qu'il lui faut.
00:18:47Donc il y a manifestement, dans l'application des règles et des lois,
00:18:51un vrai problème politique majeur.
00:18:54Parce qu'un enfant qui commet des crimes,
00:18:59oui, c'est un fait, les institutions le considèrent comme victime.
00:19:02Pour autant, c'est une victime dangereuse qui est mise à l'écart de la société.
00:19:05J'avais une question pour vous, docteur.
00:19:08Est-ce que vous avez vu des jeunes, des jeunes délinquants,
00:19:11notamment qui acceptent un suivi ensuite psychiatrique,
00:19:14qui viennent chez vous et vous voyez dans leurs yeux la haine ?
00:19:18Est-ce que vous voyez, est-ce que vous arrivez à déceler ça ?
00:19:21Et si oui, qu'est-ce que vous faites ?
00:19:23Mais c'est très compliqué, c'est très compliqué d'agir.
00:19:25Non, mais j'imagine que c'est pas ça.
00:19:30Il faut des équipes pluridisciplinaires.
00:19:31S'il existait une baguette magique, cela se saurait.
00:19:34Mais ça veut dire quoi des équipes pluridisciplinaires ?
00:19:36Il faut des éducateurs, des psychologues, des médecins.
00:19:40Ça dure des années ?
00:19:41Oui, ça dure des années.
00:19:43Vous savez, il n'est pas question, si vous voulez,
00:19:45de victimiser les agresseurs, bien sûr que non.
00:19:48Pour autant, encore une fois, l'être humain n'a pas changé depuis Platon,
00:19:52depuis même bien avant.
00:19:53Nous sommes les mêmes.
00:19:54Donc quand on a une jeunesse qui devient ultra-violente,
00:19:57il y a des questions à se poser.
00:19:59Et typiquement, ces enfants criminels ont souvent des parcours de vie
00:20:03extrêmement cabossés.
00:20:05Et vous avez aujourd'hui des institutions qui vous disent,
00:20:07on n'en veut plus, tout le monde se renvoie la patate chaude.
00:20:11On a des criminels dans la rue.
00:20:13Je voudrais qu'on écoute le témoignage d'Ethan, justement,
00:20:15qui parlait de ces agresseurs, comme quoi,
00:20:17c'était plus du tout, et c'est ce que vous disiez, Eric Nolot,
00:20:19ce n'était pas une histoire de lui choper son portable ou son portefeuille,
00:20:21c'était juste, ils avaient l'intention de faire mal,
00:20:24ils avaient la haine.
00:20:25J'ai tout de suite compris qu'ils étaient assez jeunes,
00:20:30mais ils ont des corps imposants pour la plupart.
00:20:33Mais je ne leur donnerais pas plus de 17 ans.
00:20:37Entre, oui, entre 14, 17, max.
00:20:4114, 16, 15.
00:20:42Je pense qu'il y a de la haine individuelle.
00:20:45Je pense qu'ils ont individuellement cette haine-là.
00:20:47Parce qu'influencer, je veux bien.
00:20:48Mais moi, si on m'influence d'aller tabasser quelqu'un,
00:20:52j'ai quand même le...
00:20:54Même si je suis un peu plus âgé qu'eux,
00:20:56mais à l'orage, j'aurais eu la même réflexion.
00:20:58Je n'aurais pas eu cette envie de me rallier à ça.
00:21:01Donc je pense qu'il y a une haine individuelle,
00:21:03qu'ils sont tous d'accord entre eux.
00:21:05Alors oui, il y a un effet de meute, je pense.
00:21:07S'il n'était que un, je pense que...
00:21:10Ou même deux, je pense qu'ils n'auraient rien fait.
00:21:12Mais je pense sincèrement qu'individuellement,
00:21:15ils ont cette haine.
00:21:17Pourquoi ? Je ne sais pas.
00:21:19Mais les douze ont participé.
00:21:22Je prends les douze, à peu près ce chiffre-là.
00:21:24Les douze ont participé.
00:21:25Il n'y en a pas trois qui m'ont tabassé
00:21:26et les autres qui regardaient dans le fond.
00:21:29Et qui regardaient quoi que ce soit.
00:21:30Non, ils ont tous participé.
00:21:31Ils étaient tous heureux de pouvoir sauter à pigeon sur ma tête.
00:21:38Il n'y en a pas un qui a dit,
00:21:39ouais, on arrête un peu.
00:21:40Non, non, non.
00:21:41C'est ça, c'est vraiment, ça m'a choqué.
00:21:42Parce qu'un ou deux qui sont fous.
00:21:46OK.
00:21:47Douze.
00:21:47C'est un vrai simple.
00:21:49C'est des gens que je peux croiser au foot.
00:21:51C'est des gens que je peux croiser dans le quartier.
00:21:54Avec qui, moi, je n'ai aucune animosité envers eux.
00:21:57Mais c'est des jeunes de mon âge.
00:21:59Alors, je ne connaisse comment pas.
00:22:02Et Dieu merci, Ethan est encore vivant.
00:22:05Moi, je ne crois pas la permanence de l'homo sapiens.
00:22:07Moi, je pense qu'on vit une époque de régression.
00:22:09Les jeunes sont en période de régression.
00:22:11Je vois ça dans l'emprise de l'islamisme.
00:22:13L'islamisme est une forme de régression.
00:22:15Je vois chez les jeunes la perméabilité à toutes sortes de théories complètement débiles
00:22:20qui témoignent quand même d'un effondrement du niveau intellectuel et scolaire.
00:22:23Et quand j'entends parler d'agression à la machette, excusez-moi, la machette est, pour moi, une arme régressive.
00:22:27Ce n'est pas de la régression spontanée.
00:22:29Et culturelle aussi.
00:22:30Je comprends bien.
00:22:32Il y a des raisons qu'il faut isoler, qu'il faut combattre.
00:22:34Mais je ne crois pas à cette permanence.
00:22:35Je pense que nous sommes dans un cycle civilisationnel régressif.
00:22:38Non, non, non.
00:22:39Ce n'est pas spontané.
00:22:40Ce n'est pas les vents et les marées.
00:22:43Ce n'est pas un phénomène naturel.
00:22:45C'est un phénomène politique.
00:22:46Vous avez absolument raison.
00:22:48Vous interrogez sur la remise en liberté de ces individus qui ont sauté sur la tête d'Ethan
00:22:54en cas de mise en examen pour tentative d'homicide.
00:22:59Or, qu'est-ce que c'est d'autre qu'une tentative d'homicide ?
00:23:02Le juge peut tout à fait ordonner la détention provisoire.
00:23:07Ça n'a pas été fait.
00:23:08Donc, c'est une justice politique.
00:23:09Parce que justement, je voulais revenir sur, vous disiez, on a l'arsenal,
00:23:12mais la césure qui a été mise en place il y a environ cinq ans,
00:23:15donc dans un premier temps, on juge la culpabilité,
00:23:17puis dans un second temps, on donne une sanction.
00:23:20Ça, je parle sous votre contrôle, mais il y a beaucoup de pédopsychiatres
00:23:22qui disent que c'est contre-intuitif totalement par rapport aux jeunes
00:23:24à qui il faut plutôt donner des sanctions très rapidement après la commission des faits
00:23:27pour donner du sens justement à cette sanction.
00:23:29Et là, on a totalement perdu.
00:23:30Ça, ça a été mis en place par Emmanuel Macron.
00:23:33C'est Nicole Belloubet, puis Éric Dupond-Moretti qui ont appliqué cette césure.
00:23:36Et puis, vous parliez des centres éducatifs fermés.
00:23:38Ils ne sont ni éducatifs ni fermés.
00:23:39Déjà, mais c'est surtout aussi qu'à la différence des prisons,
00:23:42il y a beaucoup de places libres dans les centres éducatifs fermés.
00:23:45C'est une structure qui n'est absolument pas suffisamment employée.
00:23:47C'est un naufrage, en fait.
00:23:49Voilà, ça ne marche pas du tout.
00:23:50La dite, la soi-disant protection judiciaire de la jeunesse en France, c'est un naufrage.
00:23:54D'abord, il faut bien comprendre que l'aide sociale à l'enfance
00:23:57est déconnectée de la protection judiciaire de la jeunesse.
00:24:01Vous avez des enfants qui sont enfants à problème.
00:24:03Là, on rentre dans les strates administratives.
00:24:05De façon très concrète, vous avez un gamin, les parents sont complètement défaillants,
00:24:11ils lui cognent dessus, donc il est forcément déjà apte à basculer dans l'ultra-violence,
00:24:16plus que quelqu'un qui est aimé, qui est bien élevé.
00:24:19Donc, il va être confié à l'aide sociale à l'enfance, cet enfant.
00:24:22Et dans le meilleur des cas, quand l'ASE fait bien son travail,
00:24:26il va trouver un environnement qui lui convient.
00:24:28Et si par malheur, peut-être influencé par des voyous, il commet un acte grave,
00:24:33alors à ce moment-là, il quitte l'ASE et il tombe dans la PJJ,
00:24:36la protection judiciaire de la jeunesse, donc il perd ses éducateurs, il perd tout le corpus
00:24:41qui avait été construit avec nos impôts pendant des années,
00:24:44pour devenir vraiment délinquant, parce que la PJJ forme des délinquants.
00:24:47On va marquer une pause sur ces news, on revient dans un instant,
00:24:50on parlait des enfants, on va parler aussi des parents,
00:24:53puisque évidemment, les autres victimes de ces violences,
00:24:55ce sont les parents de ces victimes.
00:24:58On revient dans un instant, à tout de suite.
00:24:59Suite de Midi News avec mes invités Éric Nelot, Jonathan Cixou,
00:25:05Judith Vintroup, Thomas Bonnet et le psychologue Jean Dorido,
00:25:08on parlait de l'hyperviolence des jeunes, on parle aussi des parents,
00:25:12notamment ces mamans, le courage de ces mamans qui,
00:25:15avec leurs enfants victimes d'agressions hyper-violentes,
00:25:18prennent la parole.
00:25:21Écoutez le témoignage poignant, voire glaçant,
00:25:24j'allais dire hier matin sur Europe 1, dans l'émission Elliot Deval et vous,
00:25:28c'est la maman de Théo, on vous a beaucoup parlé de Théo,
00:25:32voici son témoignage, on écoute.
00:25:34Nos enfants, ils ont tout, ils sont pourris, c'est des enfants rois,
00:25:38voilà ce que cette génération ne peut plus rien leur dire,
00:25:41et le souci aujourd'hui de l'agression de mon fils,
00:25:43c'est qu'il leur a répondu, ils n'ont pas apprécié,
00:25:45parce que pour une fois, une victime a répondu,
00:25:48et tous ces jeunes, dès qu'ils répondent à des jeunes comme ça,
00:25:53c'est des victimes,
00:25:55mais on comprend les agresseurs.
00:25:57Et moi, je ne comprends plus cette société.
00:26:00Aujourd'hui, j'appelle à l'aide,
00:26:01je demande au président,
00:26:03je demande au parlementaire depuis une semaine,
00:26:06je n'ai pas eu un mot d'excuse.
00:26:08On ne m'a pas dit, madame, vous avez raison,
00:26:10votre enfant est vivant et on va se sentir plus fort.
00:26:13Non, on me crache au visage,
00:26:15en ignorant ma parole.
00:26:18Voilà où on en est.
00:26:19Voilà où est notre pays.
00:26:21Comment est-ce qu'on peut ne pas répondre à la détresse ?
00:26:24C'est terrible.
00:26:26C'est terrible.
00:26:27Elle n'est pas la seule.
00:26:28Et c'est encore plus accablant
00:26:30pour les responsables de cette situation,
00:26:34de ce déni, de ce laxisme,
00:26:37que de le sont les accusations
00:26:38de certaines autres mères de victimes de notre système.
00:26:45C'est absolument abominable.
00:26:47Ça révèle, en plus,
00:26:49il y a le même mot que dans le témoignage d'État,
00:26:51c'est l'incompréhension.
00:26:52Ces gens sur lesquels s'abat la violence à l'État pur
00:26:59et ce malheur suivi d'une indifférence et d'une banalisation
00:27:04ne comprennent pas ce qui leur arrive,
00:27:06ni de la violence, ni l'absence de prise en compte de la situation.
00:27:12Pendant qu'on écoutait ce témoignage, j'avais la phrase d'Emmanuel Macron
00:27:15qui me revenait dans la tête.
00:27:16Brainwashé sur des faits divers.
00:27:17Pour le président de la République, ce sont des faits divers.
00:27:19Il les balaie du revers de la main en disant qu'on lave les cerveaux.
00:27:23C'est ça que ça veut dire, brainwashé sur des faits divers.
00:27:25Alors quand ça nous vise nous, parce que si ça nous visait nous,
00:27:28on peut le comprendre comme une attaque contre un média,
00:27:30bon, certes, soit, quand ça vient de mère de victime,
00:27:34ça devient plus difficile d'éviter.
00:27:35Or, je constate que pour l'instant, il y a un soin très délicat
00:27:38à éviter de se pencher sur le témoignage de ces victimes,
00:27:41toujours plus nombreuses, qu'on ne peut pas en plus accuser de récupération
00:27:44parce que ça, c'est l'autre procès qu'on instaure à chaque fois,
00:27:47qu'on instruit, c'est-à-dire, vous voulez avoir un enjeu politique derrière tout ça ?
00:27:50Non, ce sont des mères de famille, beaucoup de mamans d'ailleurs,
00:27:52plus que des papas, qui prennent la parole pour alerter
00:27:54sur ce qui se passe.
00:27:55Et bien, je pense que c'est le rôle de nos responsables politiques
00:27:57de les écouter.
00:27:58Et dans l'interview d'hier, la maman de Théo, justement, disait
00:28:02« Moi, j'appelle le président, j'appelle les parlementaires,
00:28:05j'ai pas de réponse, mais elle dit aussi
00:28:08« J'ai écrit à toutes les chaînes nationales, personne ne me répond. »
00:28:12Elle dit à Elliot « Il y a vous, Europe 1, il y a CNews, il y a JDD,
00:28:16mais les autres le font pas. »
00:28:17Heureusement, vous êtes là pour le faire.
00:28:18Ce sont des mères et des épouses qui prennent la parole,
00:28:21donc des femmes.
00:28:22Et moi, il y a un autre silence qui est quand même assourdissant,
00:28:25c'est celui des féministes.
00:28:26C'est un combat de femmes.
00:28:28Il devrait y avoir une solidarité minimale.
00:28:31Là non plus.
00:28:31Nos abonnés absents, c'est pas le bon combat.
00:28:33Pourquoi ?
00:28:35Qu'est-ce qui dérange dans la parole de ces femmes ?
00:28:40En appeler à la justice, c'est quoi ?
00:28:42C'est fasciste ?
00:28:43C'est un thème d'extrême droite ?
00:28:44Voilà.
00:28:45Et qu'il n'y ait pas une chaîne nationale qui réponde à ça ?
00:28:47Écoutez, à partir d'un certain nombre d'occurrences,
00:28:50on sort du fait divers, et ça fait longtemps qu'on est sorti du fait divers.
00:28:53Ça se rapproche à intervalles, vraiment, c'est le cas de le dire,
00:28:57de plus en plus proches.
00:28:58Il y a quelque chose qui ne va pas.
00:29:00C'est un fait de société, il faut y répondre.
00:29:02Et la détresse de cette mère, c'était absolument terrible à entendre.
00:29:05Alors, autre témoignage, on va écouter le témoignage de la maman d'Evaël.
00:29:09Evaël, souvenez-vous, 2019, cette enfance, cette collégienne de 11 ans,
00:29:13qui finit par se pendre, parce qu'elle dit être harcelée par l'une de ses enseignantes.
00:29:19Il y a eu un procès, juste après, c'est fait.
00:29:22Et en première instance, l'enseignante a été relaxée,
00:29:25comme quoi il n'y avait rien à retenir contre cette enseignante.
00:29:30Aujourd'hui, c'est le procès en appel.
00:29:31Écoutez, la maman d'Evaël, juste avant l'audience.
00:29:33On attend que la justice fasse son travail, c'est-à-dire de protéger nos enfants,
00:29:41de reconnaître que notre fille a été victime,
00:29:44et de reconnaître que les deux autres enfants aussi, pour qui elle est poursuivie,
00:29:48ont été aussi victimes et qu'ils puissent se reconstruire plus sereinement dans leur vie d'adulte.
00:29:53Beaucoup d'appréhension, parce qu'on voit que...
00:29:56C'est mon avocate qui a dit ça, c'est vraiment la loterie,
00:30:00quand les magistrats sont désignés.
00:30:03Je dirais qu'on n'a vraiment pas eu de chance en première instance.
00:30:07Qu'il y ait de la chance-malchance pour dire,
00:30:10il y a 6 mois, 12 mois, une amende et tout.
00:30:12Nous, on s'en fiche de ça.
00:30:14Nous, ce qu'on veut, c'est qu'elle soit reconnue coupable.
00:30:16Et pour moi, ça devrait être, on va dire, objectif.
00:30:19Voilà le combat de cette maman que vous suivez.
00:30:23Juliette Sadat, bonjour.
00:30:24Vous êtes avec Charles Pousseau au tribunal judiciaire de Versailles.
00:30:28Vous suivez cette affaire en appel.
00:30:29Oui, vous l'avez dit, elle avait été relaxée en première instance.
00:30:36Et c'est le parquet qui avait fait appel.
00:30:38Aujourd'hui, cette professeure, elle refait face à la justice.
00:30:42Elle fait face aussi aux parents d'Evaël,
00:30:44qui sont évidemment présents au premier rang.
00:30:46Toute la matinée, la cour d'appel est revenue
00:30:48sur cette année difficile de 6e d'Evaël.
00:30:51Elle racontait avoir vécu l'enfer à son collège,
00:30:54harcelé par une bande d'élèves,
00:30:56mais aussi humilié, stigmatisé et mis à l'écart
00:31:00par sa professeure de français.
00:31:02L'interrogatoire aujourd'hui est un peu plus musclé.
00:31:05La professeure est un peu plus bousculée
00:31:06qu'en première instance, c'était en 2025.
00:31:09La professeure à la barre, elle est questionnée
00:31:11sur ses remarques sèches,
00:31:14peu bienveillantes à l'égard de la petite fille.
00:31:17Les heures de vie de classe où Evaël était placée
00:31:20au centre des discussions, au centre des critiques.
00:31:23Elle répond qu'elle n'avait à ce moment-là
00:31:25nullement l'intention de la mettre en porte-à-faux
00:31:27ou de la mettre mal à l'aise.
00:31:29Pourtant, en rentrant chez elle,
00:31:31Evaël avait dit à ses parents qu'elle avait vécu
00:31:32la pire journée de toute sa vie.
00:31:35Je vous rappelle l'issue dramatique de cette situation.
00:31:39Même après un dépôt de plainte
00:31:40et un changement d'établissement,
00:31:43Evaël avait mis fin à ses jours.
00:31:44C'était en juin 2019.
00:31:46Les parents, on les a vus au début de l'audience.
00:31:48Ils nous ont indiqué attendre beaucoup de ce procès en appel,
00:31:52attendre que la justice ose, enfin, une fois condamnée,
00:31:56une professeure pour le harcèlement scolaire subie par une élève.
00:32:00Ils nous ont confié aussi être plus satisfaits
00:32:03de la manière dont se déroulait cette audience
00:32:05en comparaison avec celle de 2025.
00:32:07Merci de ces précisions, Juliette Sadat,
00:32:09avec Charles Pousseau au tribunal judiciaire de Versailles.
00:32:13Là aussi, Jean Dorido,
00:32:14il est intéressant d'avoir votre analyse.
00:32:17Qu'est-ce qui se passe dans la tête de cet enfant de 11 ans
00:32:20qui, au bout du bout du bout du bout,
00:32:23décide de mettre fin à ses jours ?
00:32:25C'est absolument effrayant.
00:32:27Le harcèlement scolaire, c'est un sujet extrêmement grave
00:32:30que la France, pour le moment,
00:32:33ne prend pas à sa juste mesure, à sa juste hauteur.
00:32:39Il faut un désespoir abyssal
00:32:41pour qu'une enfant de 11 ans mette fin à ses jours.
00:32:45Et en même temps, on le voit,
00:32:47ce qui se passe très souvent dans les cas de harcèlement scolaire,
00:32:49c'est ce qu'on appelle chez les anglo-saxons
00:32:51le « victim blaming »,
00:32:52c'est-à-dire que c'est la victime qui a tort.
00:32:54Parce qu'évidemment, par définition,
00:32:56les harceleurs sont plus nombreux.
00:32:57Et donc, pour un établissement,
00:32:59il est tellement plus simple de faire des reproches
00:33:01à la victime qui est parfois contrainte
00:33:03de quitter son établissement,
00:33:05alors que les harceleurs restent en place.
00:33:07Et là, ce qui est encore pire, c'est une double peine,
00:33:09c'est que manifestement, l'enseignante
00:33:10était extrêmement cruelle avec Evaëlle.
00:33:13Elle la mettait au fond de la classe,
00:33:15elle l'isolait, à chaque fois,
00:33:17elle voulait prendre la parole.
00:33:17Vous me parliez de l'expérience clinique tout à l'heure.
00:33:18Moi, je peux vous dire que,
00:33:20chez toutes les personnes qui passent dans mon fauteuil,
00:33:23personne n'est insensible à l'humiliation
00:33:25qu'elle a pu ressentir étant jeune
00:33:27par certains professeurs.
00:33:29Le métier d'enseignant est formidable.
00:33:31Je pense qu'on a tous eu la chance
00:33:32d'avoir des enseignants qui vous changent positivement la vie.
00:33:34Et nous avons tous croisé des enseignants
00:33:36qui sont cruels, qui sont méchants,
00:33:38qui sont humiliants.
00:33:40Et c'est manifestement ce qui se passait
00:33:42avec cette jeune Evaëlle.
00:33:44Une professeure lui disait,
00:33:45Evaëlle, alors dis-nous,
00:33:46devant toute la classe,
00:33:47pourquoi tu te sens harcelée ?
00:33:49Regarde, tout le monde est gentil avec toi.
00:33:51Et elle était au fond du gouffre.
00:33:53Et elle a fini par mettre fin à ses jours.
00:33:55Et vraiment, j'espère que la justice
00:33:57va faire son travail.
00:33:58Parce que c'est absolument écœurant
00:34:00que des enfants soient cruels.
00:34:02Déjà, c'est grave.
00:34:03Et on peut leur accorder le bénéfice du jeune âge.
00:34:06Là, que des adultes basculent dans ce jeu
00:34:08de la cruauté et de l'humiliation,
00:34:10c'est absolument écœurant.
00:34:11Judith ?
00:34:12Est-ce que vous vous rappelez
00:34:13le suicide de Nicolas ?
00:34:1615 ans.
00:34:17C'était en 2023.
00:34:19Pareil, des cas de harcèlement
00:34:21qu'il avait subis en...
00:34:24les années précédentes.
00:34:26Et surtout, le rectorat de Versailles
00:34:29avait envoyé des courriers
00:34:31à ses parents.
00:34:32Et également aux parents
00:34:34d'une autre fillette
00:34:35qui avait mis fin à ses jours
00:34:37pour les menacer
00:34:38au cas où ils continueraient
00:34:40à mettre en cause
00:34:41les responsables d'établissement
00:34:44et les profs.
00:34:45Vous vous souvenez de cette histoire-là ?
00:34:46Alors, c'était Gabriel Attal,
00:34:47ministre de l'Éducation.
00:34:49Il a pris les choses en main.
00:34:50On se rappelle tous son discours.
00:34:52En tout cas,
00:34:52il a montré une volonté de le faire.
00:34:54Il a diligenté
00:34:55une enquête administrative.
00:34:57Résultat,
00:34:58je n'ai rien trouvé.
00:34:59On ne sait plus.
00:35:00Il n'y a pas de suivi.
00:35:01Et on n'est absolument pas au courant.
00:35:02Mais c'est comme Camélia
00:35:03qui s'était jetée
00:35:04sous un métro.
00:35:08Écoutez le procureur
00:35:10de la République de mots
00:35:11qui, là aussi, dit
00:35:13il n'y a pas eu harcèlement.
00:35:16La vérité oblige à dire
00:35:17que les investigations menées à bien
00:35:20ne permettent pas
00:35:21d'en comprendre les ressorts
00:35:23ni l'origine
00:35:24et qu'elles ne rapportent pas
00:35:26davantage la preuve
00:35:27de la commission répétée
00:35:29d'actes
00:35:30et ou de comportements
00:35:31pouvant caractériser
00:35:33un délit de harcèlement
00:35:34commis à son encombre.
00:35:36Jonathan Sixou,
00:35:37on ne comprend pas
00:35:38donc il n'y a rien.
00:35:40Si on n'avait pas
00:35:42rappelé tous les exemples
00:35:44que Judith vient de nous dire,
00:35:46en écoutant le procureur,
00:35:48on pourrait effectivement se dire
00:35:49c'est le temps de la justice,
00:35:51elle est présumée,
00:35:52cette professeure est évidemment
00:35:53innocente,
00:35:54il n'y a pas de preuve
00:35:55donc ça va passer.
00:35:56Mais avec effectivement
00:35:58le passif qui entoure
00:36:00ces professeurs
00:36:01qui demeurent
00:36:03encore une fois
00:36:04et heureusement
00:36:04archi minoritaires
00:36:06mais qui sont quand même
00:36:07existants
00:36:08dans l'éducation nationale,
00:36:10c'est un vrai problème
00:36:11d'entendre ce discours-là
00:36:12de la part du procureur
00:36:13me semble-t-il.
00:36:14Parce que tel qu'on l'entend
00:36:15aujourd'hui,
00:36:16la professeure incriminée
00:36:18est bien partie
00:36:19pour être de nouveau blanche
00:36:20si c'est ce discours-là
00:36:21que tient le procureur
00:36:23de la République.
00:36:24Eric Rouleau tout à l'heure
00:36:25parlait de régression
00:36:26civilisationnelle
00:36:27et on peut faire un pont
00:36:28entre cette violence
00:36:30inouïe de certains mineurs
00:36:32et ce qui se passe
00:36:33dans le cas du harcèlement scolaire.
00:36:34Nous entrons dans une ère
00:36:37qui est la loi du plus fort.
00:36:39Il n'y a plus de place
00:36:39pour la personne faible
00:36:41physiquement,
00:36:42faible psychologiquement.
00:36:43Et une civilisation,
00:36:45ce qui peut faire la différence
00:36:46entre barbarie et civilisation,
00:36:47c'est que la barbarie
00:36:48c'est la loi du plus fort
00:36:49et que le meilleur gagne
00:36:51quitte à s'entretuer.
00:36:52La civilisation,
00:36:53c'est quand le collectif
00:36:53protège les personnes
00:36:54les plus faibles,
00:36:55les personnes handicapées,
00:36:56les personnes qui ont du mal.
00:36:58Je ne suis pas sûr
00:36:58que ce soit aussi dichotomique
00:36:59que ça parce que vous avez
00:37:00au milieu de tout ça
00:37:01la méritocratie.
00:37:02Vous dites qu'il y a une compétition.
00:37:04Ce n'est pas la loi du plus fort
00:37:05la méritocratie,
00:37:05c'est de faire en sorte
00:37:06que chacun ait les chances
00:37:07les plus égales possibles
00:37:09pour accéder aux rangs
00:37:10les plus élevés socialement.
00:37:12Ce que vous dites,
00:37:14c'est que si celui qui est
00:37:15moins fort que le plus fort,
00:37:16par exemple,
00:37:17dans une classe
00:37:18où il y a des résultats scolaires,
00:37:19on va l'aider.
00:37:20Et c'est ce qui arrive
00:37:21de plus en plus souvent maintenant.
00:37:23C'est-à-dire que c'est le nivellement
00:37:24par le bas
00:37:25et on remonte les notes
00:37:26de ceux qui sont mauvais.
00:37:27Je me suis mal fait comprendre.
00:37:29Moins fort d'un point de vue émotionnel,
00:37:31d'un point de vue capacité peut-être
00:37:32à se faire des relations,
00:37:34des amis,
00:37:35on le sait.
00:37:35Et ça, on l'a vu dans des cultures
00:37:37et dans des civilisations asiatiques,
00:37:38notamment.
00:37:40Ceux qui sont à la traîne,
00:37:41tant pis pour eux.
00:37:41Non, mais si vous voulez,
00:37:43qu'un enfant ne fasse pas
00:37:45de grandes études
00:37:46s'il n'est pas équipé pour,
00:37:48OK, c'est pas une raison
00:37:49pour lui taper dessus,
00:37:50pour l'humilier.
00:37:51Je n'ai pas dit ça.
00:37:51Mais non, mais le harcèlement scolaire,
00:37:52c'est de ça qu'il s'agit.
00:37:53Vous avez des enfants,
00:37:54ils se font voler leur goûter,
00:37:56ils se font cogner dessus,
00:37:57ils se font humilier,
00:37:58ils se font la riser.
00:38:00Et ça n'a rien à voir
00:38:02avec effectivement le niveau scolaire.
00:38:04Et c'est de cette faiblesse-là
00:38:05qu'il s'agit.
00:38:06C'est des enfants qui vont être timides,
00:38:08qui vont être introvertis,
00:38:09qui ne vont pas réussir
00:38:11sa copine pour faire corps,
00:38:13pour les protéger.
00:38:14Et aujourd'hui,
00:38:15ces enfants-là,
00:38:15ils sont disquélifiles,
00:38:16ils n'ont plus leur place.
00:38:17Et l'institution éducative
00:38:19n'est pas là pour les protéger.
00:38:21C'est absolument gravissime.
00:38:22Dans les propos du procureur,
00:38:24moi, ce qui m'inquiète,
00:38:25c'est que les suicides,
00:38:27ce n'est pas la majorité,
00:38:28mais la majorité,
00:38:29c'est des gens qui vont garder
00:38:30des séquelles psychologiques à vie.
00:38:32Donc je trouve que c'est
00:38:33une double faute
00:38:34de ne pas prendre en compte
00:38:35des tragédies,
00:38:36alors la caméa et d'autres,
00:38:38et de sembler ignorer
00:38:40qu'il y a des milliers de gens
00:38:41qui vont être flingués à vie.
00:38:42Parce que parfois, c'est ça.
00:38:43Mais Éthane...
00:38:44Il y a un tel enfer
00:38:45pendant votre scolarité
00:38:46que vous restez flingués.
00:38:46On a appuyé la tête...
00:38:49Sauté sur la tête.
00:38:50Sauté sur la tête
00:38:51plusieurs fois.
00:38:52Il ne s'en remettra jamais.
00:38:53Maurice Berger disait encore
00:38:54ce matin sur Europe 1
00:38:55que c'est des séquelles à vie.
00:38:57Mais bien sûr.
00:38:57Voilà.
00:38:58Et personne n'en parle.
00:38:59On dit, voilà, écoutez...
00:39:00C'est pour ça que
00:39:01tous les propos de Laurent Nunez,
00:39:03moi, je trouve ça
00:39:04un peu lénifiant.
00:39:05Je trouve qu'il y a quelque chose
00:39:05de chose qui est complètement déréglé
00:39:07et que le premier stade,
00:39:08c'est de prendre en compte
00:39:08la réalité.
00:39:09C'est lénifiant, Thomas Bonnet,
00:39:11ou est-ce qu'il est dans un cadre
00:39:12qui est celui de son ministère
00:39:14et il a aussi une...
00:39:17Non, absolument.
00:39:18C'est très vrai.
00:39:19Et il y a d'autres personnes
00:39:20autre guillemets au-dessus
00:39:21et du coup,
00:39:22il ne peut pas en dire plus.
00:39:24En fait, je pense...
00:39:25Il y a le trouillomètre aussi.
00:39:26Oui, c'est une réponse de préfet.
00:39:28Quand je dis ça,
00:39:28c'est qu'un préfet par nature
00:39:30a toujours un peu vocation
00:39:31à atténuer la réalité.
00:39:33C'est-à-dire, voilà,
00:39:34dire que les chiffres
00:39:34ne sont pas si mauvais.
00:39:35Il a ça dans son ADN
00:39:36ou en tout cas dans son schéma.
00:39:38Ça reste un discours de préfet
00:39:40donc il va essayer plutôt
00:39:41d'aller chercher le côté positif,
00:39:43le verre à moitié plein,
00:39:44d'atténuer la réalité.
00:39:46Or, c'est vrai que
00:39:46quand on a un ministre,
00:39:47par exemple,
00:39:47il passe après Bruno Rotaillot
00:39:49dont les discours étaient
00:39:50à l'opposé.
00:39:51Quand il y a eu une attaque
00:39:51au couteau dans une école
00:39:52à Nantes,
00:39:53Bruno Rotaillot
00:39:54s'était rendu sur place
00:39:55et il avait eu un discours politique
00:39:56au sens noble du terme,
00:39:58c'est-à-dire une réponse
00:39:59d'organisation de la société
00:40:00sur ces enjeux-là
00:40:01de violence.
00:40:02Alors, il y a un autre danger scolaire,
00:40:03c'est maintenant les couteaux.
00:40:05Alors, les couteaux,
00:40:06vous en avez parlé,
00:40:06on a retrouvé,
00:40:07je ne sais plus lequel d'entre vous,
00:40:09525 dans un bus scolaire.
00:40:11Je ne sais pas si on peut montrer...
00:40:12Non, pas dans le même bus scolaire.
00:40:14Non, pas dans le même bus scolaire
00:40:15mais en tout cas,
00:40:16lors de fouilles,
00:40:16on a retrouvé au total 525
00:40:19et je voudrais qu'on montre
00:40:20à l'image
00:40:20ce que peut devenir une règle,
00:40:22un double décimètre
00:40:23ou un triple décimètre.
00:40:24Voilà, ça vous donne une idée.
00:40:25Ça s'en fait en prison.
00:40:27C'est ce que j'allais dire,
00:40:27c'est ce qu'on voit en prison.
00:40:28Vous vous rendez compte ?
00:40:29Les nouvelles armes
00:40:31que l'on concocte...
00:40:33La régression de la règle au couteau.
00:40:35En cours de trigonométrie,
00:40:36vous voyez ce qu'on fait.
00:40:38On fait des couteaux
00:40:39de cette taille-là.
00:40:41C'est un couteau
00:40:43taillé dans une règle
00:40:44en plastique
00:40:47qui a été retrouvé ce vendredi
00:40:48dans un bus scolaire
00:40:49dans l'Oise.
00:40:50Découverte choquante
00:40:51qui a provoqué l'inquiétude
00:40:52du syndicat FO
00:40:53du transporteur
00:40:54qui s'occupe
00:40:55de ces bus scolaires
00:40:56selon l'article
00:40:57de nos confrères d'ActuOise.
00:40:59Écoutons,
00:41:00c'est Julia Ferrande
00:41:01qui nous en parle.
00:41:03Une découverte choquante
00:41:04qui met un syndicat
00:41:06de transport de bus scolaires
00:41:07en alerte.
00:41:08Selon nos confrères
00:41:09d'ActuOise,
00:41:11cette règle d'école
00:41:11en plastique
00:41:12taillée en forme
00:41:13de couteau
00:41:14au bord tranchant
00:41:14a été retrouvée
00:41:15dans un bus
00:41:16qui dessert
00:41:17le collège
00:41:17François Sagan
00:41:18de la commune
00:41:19de Bornelle
00:41:19dans l'Oise.
00:41:21Dans un contexte
00:41:22de montée
00:41:22de la violence
00:41:23chez les mineurs
00:41:24de plus en plus jeunes,
00:41:25le syndicat
00:41:26force ouvrière
00:41:27du transporteur
00:41:27qui gère ce trajet
00:41:28de bus
00:41:29a tiré la sonnette d'alarme.
00:41:30Cet objet manifestement
00:41:32modifié de manière volontaire
00:41:33s'apparente à une arme
00:41:34improvisée
00:41:35et représente
00:41:36un risque sérieux
00:41:37pour la sécurité
00:41:37des élèves
00:41:38et du personnel,
00:41:39en particulier
00:41:40dans un espace
00:41:41clos
00:41:41tel qu'un car scolaire.
00:41:43D'après l'article
00:41:44d'ActuOise,
00:41:46le syndicat souhaite
00:41:47que les vidéosurveillances
00:41:48du bus scolaire
00:41:49soient visionnées
00:41:49pour identifier
00:41:50l'auteur et le motif
00:41:51et appelle
00:41:52à prendre des mesures
00:41:53supplémentaires
00:41:54pour la sécurité
00:41:55des conducteurs
00:41:56et des élèves.
00:41:56Très bien.
00:41:59Que dit le ministre
00:42:00de l'Éducation nationale ?
00:42:01On l'écoute,
00:42:02Édouard Geffray.
00:42:04Avec Laurent Nunez,
00:42:05depuis entre mars
00:42:07et décembre dernier,
00:42:08on a fait en moyenne
00:42:091500 contrôles de sacs
00:42:11par mois.
00:42:111500 par mois.
00:42:14Donc systématiques,
00:42:15à l'entrée d'établissement,
00:42:15aux abords d'établissement.
00:42:17On a envoyé hier
00:42:17une instruction
00:42:18au préfet ou recteur
00:42:19pour densifier
00:42:19encore
00:42:21ces opérations.
00:42:22On a trouvé
00:42:23dans ces opérations
00:42:24en moins d'un an
00:42:25525 couteaux.
00:42:26À partir du moment
00:42:27où un élève
00:42:27vient avec une arme
00:42:29dans son sac,
00:42:31par définition,
00:42:31il est exclu.
00:42:33Par définition,
00:42:33il est exclu,
00:42:34mais on attend la suite.
00:42:37Et puis,
00:42:38Édouard Geffray,
00:42:39il était numéro 2
00:42:40du ministère de l'Éducation
00:42:42depuis 2019.
00:42:44C'est un des hommes
00:42:45en France
00:42:45qui connaît le mieux
00:42:46le système de l'intérieur.
00:42:47C'est bien
00:42:48d'avoir attendu
00:42:48d'être ministre
00:42:49et même quelques mois
00:42:51plus tard
00:42:51pour prendre cette mesure,
00:42:53mais que ne l'a-t-il fait ?
00:42:54Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
00:42:55Vous mettez un élève
00:42:56à la porte d'un établissement,
00:42:57il est exclu,
00:42:58mais vous avez l'obligation
00:42:59pour l'éducation nationale.
00:43:00On est d'accord,
00:43:01le diagnostic est posé,
00:43:02mais qu'est-ce qu'on fait ?
00:43:03Il y a deux choses.
00:43:051 500...
00:43:05Il y a combien d'élèves en France ?
00:43:06Quelques millions.
00:43:07Quelques millions ?
00:43:08Il y a 1 500 contrôles par mois
00:43:09et il vient s'en vanter.
00:43:10Il y a 12 millions d'élèves
00:43:11si on compte les petites classes.
00:43:13D'accord.
00:43:13Il y en a aussi dans les petites classes aussi.
00:43:14Oui, il y en a aussi dans les petites classes.
00:43:151 500 sur 12 000 ans.
00:43:16Bon, parfait.
00:43:17Ensuite, le vocabulaire
00:43:19qu'a utilisé ce gamin
00:43:20qui a poignardé sa prof d'art plastique.
00:43:23J'avais la haine.
00:43:24Pourquoi vous avez des couteaux ?
00:43:25Parce que je trouve ça stylé.
00:43:26Donc, en fait,
00:43:27ces gamins vivent
00:43:28dans une réalité parallèle
00:43:30avec des mots parallèles.
00:43:31C'est-à-dire,
00:43:31un couteau, c'est stylé.
00:43:33J'ai la haine,
00:43:33ça veut dire
00:43:34je vais planter ma prof.
00:43:35Donc, on voit bien
00:43:36que c'est des gens
00:43:36en complète déshérence.
00:43:38Les mots ne correspondent plus
00:43:39à la réalité.
00:43:40Ils vivent dans leur monde.
00:43:41Il faut les ramener
00:43:42ou les rapporter
00:43:42dans notre monde.
00:43:43Voilà.
00:43:44On arrive à les ramener
00:43:45dans notre monde,
00:43:46monsieur le docteur ?
00:43:46Oui, quand on s'y prend bien.
00:43:48Encore une fois,
00:43:49c'est vrai que tout ce qu'on entend
00:43:51est absolument effrayant.
00:43:52Il faut un ratio de gens
00:43:53qu'on arrive à remettre
00:43:54combien ?
00:43:5570% ?
00:43:56Il faut demander les chiffres
00:43:56à l'AZE.
00:43:57Non, non,
00:43:58vous savez bien que c'est...
00:43:59Je n'en sais rien.
00:44:00Je n'ai pas les chiffres en tête.
00:44:01Maintenant,
00:44:02c'est typiquement
00:44:03Jonathan Siksois
00:44:05a raison de le rappeler.
00:44:07Un élève est renvoyé
00:44:08parce qu'il a un couteau.
00:44:09D'accord.
00:44:09Mais c'est la suite
00:44:10qui est importante.
00:44:11Qu'est-ce qui se passe ?
00:44:12Il doit être recasé.
00:44:14Dans un monde idéal,
00:44:15il y a une enquête sociale
00:44:16qui est diligentée
00:44:16parce qu'il y a
00:44:17une carence éducative majeure
00:44:19et à l'issue de l'enquête sociale,
00:44:21l'enfant en question
00:44:22est suivi par des éducateurs,
00:44:24par des travailleurs sociaux,
00:44:25par des psychologues
00:44:25pour rentrer dans le droit chemin.
00:44:27Et tout ça,
00:44:28ça prend du temps.
00:44:29Ça prend du temps.
00:44:29Et en attendant,
00:44:30un délinquant,
00:44:31c'est toujours là.
00:44:32Et on peut rappeler quand même,
00:44:33juste en un mot,
00:44:34le rôle des parents
00:44:35parce qu'on parle des enfants,
00:44:36des mineurs,
00:44:37des jeunes enfants.
00:44:38Mais il y a quand même
00:44:39une question des parents
00:44:40qui doivent se poser
00:44:40de leur responsabilité.
00:44:41On va en parler justement
00:44:43de tout ça.
00:44:43C'est la suite de Midi News
00:44:44dans quelques minutes.
00:44:45Restez bien avec nous
00:44:46sur CNews.
00:44:49C'est la suite de Midi News
00:44:51et on reprend nos débats
00:44:52juste après l'information.
00:44:54Somaia Labidi.
00:44:55Bonjour Sonia.
00:44:56Re-bonjour Pierre
00:44:58et bonjour à tous.
00:44:59On commence ce journal
00:45:00par la première réaction
00:45:01d'Emmanuel Macron
00:45:02à l'affaire Epstein,
00:45:03une affaire qui concerne,
00:45:05je cite,
00:45:05surtout les Etats-Unis.
00:45:06estime le chef de l'Etat
00:45:08et qu'en ce sens,
00:45:09il faut que la justice là-bas
00:45:10fasse son travail et ses poux.
00:45:12Quant à l'ancien ministre
00:45:13de la Culture,
00:45:14Jack Lang,
00:45:15mis en cause pour ses liens
00:45:16avec le pédocriminel
00:45:17et pousse à la démission
00:45:18de l'Institut du Monde Arabe,
00:45:20il a pris sa décision
00:45:21en conscience,
00:45:22a souligné le président
00:45:23de la République.
00:45:25À la une également,
00:45:26une triste image
00:45:27pour le sport amateur.
00:45:28Vous découvrez ces scènes
00:45:29de violence
00:45:30lors d'un match
00:45:30de championnat
00:45:31de futsal régional U18
00:45:33qui a dégénéré
00:45:34jeudi dernier
00:45:35au gymnase
00:45:36Louis-Ombaubé
00:45:36de Rieux-la-Pape.
00:45:38L'équipe visiteuse,
00:45:39la LF,
00:45:40amateur Lyon-Fidésien,
00:45:41a été victime
00:45:42d'un véritable guet-apens
00:45:43où ses joueurs
00:45:44ont été frappés
00:45:45et insultés.
00:45:47On poursuit avec
00:45:48ces violences,
00:45:49cette fois à l'encontre
00:45:50d'un début
00:45:50dans le Pas-de-Calais.
00:45:51Le maire de Vincly,
00:45:52Gilles Engel,
00:45:53a été légèrement blessé
00:45:54après avoir été
00:45:55agressé hier
00:45:56par l'un de ses administrés.
00:45:58altercation
00:45:58qui a eu lieu
00:45:59en pleine rue.
00:46:00Lorsque les deux hommes
00:46:01se sont croisés,
00:46:02l'un en voiture,
00:46:03l'autre à pied,
00:46:04l'élu et l'habitant
00:46:05portaient plainte
00:46:06pour violence
00:46:06l'un contre l'autre.
00:46:09Les six personnes
00:46:10dont un mineur
00:46:11interpellé hier
00:46:12en lien avec le rapte
00:46:13d'une magistrate
00:46:13et de sa mère
00:46:14sont toujours entendues
00:46:15sous le régime
00:46:16de la garde à vue.
00:46:17Les deux victimes
00:46:18âgées de 35 et 67 ans
00:46:20avaient été retrouvées
00:46:21blessées vendredi
00:46:22dans un garage
00:46:22dans la Grôme
00:46:23après avoir été séquestrées
00:46:25pendant une trentaine d'heures.
00:46:26Les ravisseurs
00:46:28demandaient une rançon
00:46:29en crypto-monnaie
00:46:31en échange
00:46:31de leur liberté.
00:46:33On passe à présent
00:46:34aux images
00:46:35d'Emmanuel Macron
00:46:36qui a inauguré ce matin
00:46:37au Parc des Expositions
00:46:38à Paris
00:46:38la 8e édition
00:46:39du Salon Professionnel
00:46:41Wine Paris.
00:46:42Salon qui est devenu
00:46:43le premier rendez-vous
00:46:44commercial mondial
00:46:45des vins et spiritueux
00:46:46avec 6500 stands
00:46:48et plus de 60 000
00:46:50visiteurs attendus.
00:46:52Une filière emblématique
00:46:53de l'économie française
00:46:54qui est en pleine tourmente.
00:46:56à cause de la géopolitique
00:46:58mais aussi à cause
00:46:59de l'activité climatique.
00:47:01C'est officiel.
00:47:03Le Portugal
00:47:03a un nouveau président.
00:47:04Le socialiste
00:47:05Antonio José Segurro
00:47:07a emporté hier
00:47:07avec 66% des suffrages
00:47:09le second tour
00:47:10de l'élection présidentielle
00:47:12en devançant largement
00:47:13son adversaire
00:47:14André Ventura.
00:47:16L'ancien secrétaire général
00:47:17du Parti Socialiste
00:47:18succédera
00:47:19dès le 9 mars prochain
00:47:20au conservateur
00:47:21Marcello Rebello
00:47:22Dessousa
00:47:23en poste
00:47:23depuis une dizaine d'années.
00:47:26Et puis
00:47:27Juan Pablo Guonipa
00:47:28dirigeant de l'opposition
00:47:29vénézuélienne
00:47:30et proche
00:47:31de la prix Nobel
00:47:32de la paix
00:47:32Maria Corina Machado
00:47:33a été arrêtée ce matin
00:47:35quelques heures
00:47:35après sa sortie de prison
00:47:37à la demande du parquet
00:47:38qui a estimé
00:47:39qu'il avait enfreint
00:47:40les conditions posées
00:47:41à sa libération.
00:47:43Parquet
00:47:43qui demande
00:47:44que l'ancien vice-président
00:47:45du Parlement
00:47:46soit soumis
00:47:47je cite
00:47:47à un régime
00:47:48de détention
00:47:49à domicile.
00:47:50Voilà pour le tour d'horizon
00:47:52de l'actualité
00:47:53à 13h Pierre.
00:47:54Merci Somaya
00:47:55Somaya Labidi
00:47:56pour l'information.
00:47:59Nos invités sont là
00:47:59Eric Nelot
00:48:00Jonathan Sixou
00:48:01Judith Vintraub
00:48:02sont restés
00:48:03ça veut dire
00:48:04que vous me tolérez
00:48:05encore un petit peu
00:48:06ça fait plaisir.
00:48:08Le commissaire
00:48:08Frédéric Lose
00:48:09nous a rejoint
00:48:11bonjour commissaire
00:48:12voilà votre livre
00:48:14Insécurité
00:48:15Stop à la descente
00:48:16aux enfers
00:48:17c'est publié
00:48:17chez Fayard
00:48:18je vous le recommande
00:48:19et Tanguy Hamon
00:48:20est là aussi
00:48:20bonjour Tanguy
00:48:21journaliste
00:48:22police-justice
00:48:23de CNews
00:48:24Gérald Darmanin
00:48:25est en déplacement
00:48:26à Aix-en-Provence
00:48:27pour échanger
00:48:29avec les agents
00:48:29de la cour d'appel
00:48:30et des victimes
00:48:30sur la problématique
00:48:32de l'audiencement criminel
00:48:33voilà ce qu'a dit
00:48:34la préfecture
00:48:35des Bouches-du-Rhône
00:48:36et il s'est exprimé
00:48:37notamment sur
00:48:38ce statut
00:48:39de repenti
00:48:40qui est
00:48:42directement importé
00:48:44d'Italie
00:48:44on écoute
00:48:45le garde des Sceaux
00:48:46ce statut du repenti
00:48:48c'est pour des gens
00:48:48qui ont commis des crimes
00:48:49et des crimes graves
00:48:50de pouvoir collaborer
00:48:51avec la justice
00:48:52dans un moment
00:48:53évidemment extrêmement encadré
00:48:54et pouvoir
00:48:55leur apporter
00:48:56une protection
00:48:57de la part
00:48:58de la justice
00:48:59on a énormément besoin
00:49:00de ça
00:49:01de ce statut du repenti
00:49:02parce que
00:49:03ce qui nous manque le plus
00:49:04ce sont des preuves
00:49:05d'accusation
00:49:06ce sont des gens
00:49:07qui parlent
00:49:08et ce n'est pas normal
00:49:09d'avoir plus peur
00:49:10des personnes
00:49:11qui sont des criminels
00:49:12que de la justice française
00:49:13donc nous changeons cela
00:49:14avec ce statut
00:49:15très original de repenti
00:49:17dont le décret
00:49:17est envoyé au conseil d'état
00:49:18et qui sera avant
00:49:19le 1er juin
00:49:20la règle de la république
00:49:22ce que je peux vous dire
00:49:23c'est que plusieurs personnes
00:49:23m'ont déjà écrite
00:49:24alors qu'elles sont détenues
00:49:25pour pouvoir parler
00:49:27et donc elles attendent
00:49:28ce statut du repenti
00:49:29ce sera une très bonne nouvelle
00:49:30pour la justice
00:49:31alors Tanguy Hamon
00:49:33il y a une question
00:49:34qui me vient tout de suite
00:49:34parce qu'on dit toujours
00:49:35la justice
00:49:36la police
00:49:37n'a pas les moyens
00:49:38et là
00:49:39tout d'un coup
00:49:40on a les moyens
00:49:41de créer
00:49:42j'allais dire
00:49:43une protection
00:49:43pour ces fameux repentis
00:49:45oui donc il y a le côté
00:49:46protection évidemment
00:49:47pour ces repentis
00:49:48et pour leurs proches aussi
00:49:49parce qu'il ne faut pas
00:49:50oublier leurs proches
00:49:52mais il y a aussi
00:49:52un côté là
00:49:53qui coûte un peu moins cher
00:49:54c'est que lorsqu'une personne
00:49:55va devenir repentie
00:49:57va donc donner des informations
00:49:58aux autorités
00:49:59en échange
00:50:00de sa protection
00:50:01et va aussi recevoir
00:50:03cet individu
00:50:04une peine de prison
00:50:05beaucoup moins forte
00:50:06que celle qui est prévue
00:50:07c'est à dire que là
00:50:08c'est un deal en fait
00:50:09c'est ça c'est un deal
00:50:10entre l'individu
00:50:11qui est très souvent
00:50:12membre d'un réseau criminel
00:50:13et la justice
00:50:14Gérald Darmanin veut d'ailleurs
00:50:16que ce soit des personnes
00:50:17qui soient mises en cause
00:50:19dans des faits extrêmement graves
00:50:20on parle de crime de sang
00:50:21c'est à dire qu'on parle
00:50:22de meurtre
00:50:23d'assassinat
00:50:23pour un meurtre
00:50:24on risque jusqu'à 30 ans
00:50:26de réclusion criminelle
00:50:27et là avec ce nouveau statut
00:50:29du repenti
00:50:29et bien on va diminuer
00:50:31la peine encourue
00:50:32jusqu'à deux tiers
00:50:33c'est à dire qu'au lieu
00:50:34de risquer 30 ans
00:50:34on va risquer 10 ans
00:50:36de prison seulement
00:50:37c'est extrêmement intéressant
00:50:39pour ces personnes
00:50:40c'est aussi pour donner
00:50:41c'est le change
00:50:43c'est le deal
00:50:43pour qu'ils puissent
00:50:44nous donner
00:50:45des informations
00:50:46intéressantes
00:50:47et des preuves
00:50:47notamment sur des têtes
00:50:48de réseaux
00:50:49puisqu'on se dit
00:50:49plus ce sont des personnes
00:50:51importantes
00:50:52et dans le haut du spectre
00:50:53de la criminalité
00:50:54qui vont parler
00:50:55plus les informations
00:50:56seront importantes
00:50:57évidemment pour les enquêteurs
00:50:59il y aura aussi
00:51:00en plus de ces remises de peine
00:51:01si les individus
00:51:02eux sont déjà en prison
00:51:04et qu'ils viennent à parler
00:51:05à collaborer avec les autorités
00:51:06et bien pouvoir les faire sortir
00:51:08de prison
00:51:08et pouvoir les réinsérer
00:51:09plus facilement
00:51:10Frédéric Lowe
00:51:11ça a montré
00:51:11ses fruits
00:51:13dans d'autres pays
00:51:14comme l'Italie par exemple
00:51:15où Giorgia Meloni
00:51:16a justement décité
00:51:17dernièrement de ça
00:51:18Oui ça a montré
00:51:19ses fruits
00:51:20notamment en Italie
00:51:21et l'Italie d'ailleurs
00:51:22est une source
00:51:23d'inspiration
00:51:24en matière de politique pénale
00:51:26On se souvient
00:51:26que Gérald Darmanin
00:51:27déjà ministre de l'Intérieur
00:51:28s'était rendu en Italie
00:51:29pour visiter les prisons
00:51:30Le fameux carcéroduro
00:51:31le casime pénitentiaire
00:51:33mais depuis
00:51:34ça avait commencé un peu avant
00:51:36l'assassinat du juge
00:51:37Giovanni Falcone
00:51:38l'importance aussi
00:51:40de la mafia
00:51:41un vrai statut du repentier
00:51:43pas simplement
00:51:44un bricolage
00:51:44ou une atténuation de peine
00:51:46a été mise en place
00:51:47en Italie
00:51:48et rappelez-vous
00:51:48ça avait donné lieu
00:51:49grâce aux révélations
00:51:53et au premier statut
00:51:55de repenti
00:51:55d'un voyou
00:51:56qui s'appelait
00:51:57un grand voyou
00:51:58de la mafia
00:51:59un chef mafieux
00:51:59qui s'appelait
00:52:01Thomaso Bouchette
00:52:03on avait eu
00:52:04un maxi procès
00:52:06à Palerme
00:52:06qui avait duré
00:52:07deux ans
00:52:07avec 475 accusés
00:52:09pratiquement 20 personnes
00:52:11qui avaient été condamnées
00:52:12à la perpétit
00:52:12Ça c'était quand ça ?
00:52:13C'était dans les années
00:52:14dans les années 80
00:52:15après il y a eu
00:52:16d'autres procès
00:52:17il y a eu un film là-dessus
00:52:17il me semble
00:52:18j'ai vu ça au cinéma
00:52:19il y a eu d'autres procès
00:52:21alors ça veut dire deux choses
00:52:23ça veut dire d'abord
00:52:23que la situation est grave
00:52:24en France
00:52:25parce qu'on bascule
00:52:26dans des logiques de mafia
00:52:28et donc on s'adapte
00:52:29avec des moyens
00:52:30de lutte
00:52:31contre les organisations
00:52:33criminelles
00:52:33qui de façon
00:52:35tentaculaire
00:52:36progressent
00:52:37notamment sur le
00:52:38narcotrafic
00:52:39c'est 7 milliards
00:52:41d'euros
00:52:41240 000
00:52:43personnes
00:52:44qui sont impliquées
00:52:45dans le trafic
00:52:46de drogue
00:52:46des petites mains
00:52:47aux têtes de réseau
00:52:49ça veut dire
00:52:50que malgré tout
00:52:50notre pays s'adapte
00:52:51ça c'est plutôt
00:52:52une bonne chose
00:52:53avec la loi de juin
00:52:542025
00:52:55sur le narcotrafic
00:52:56et cette loi
00:52:58c'est une très bonne
00:52:59disposition
00:53:00de la loi
00:53:01de juin 2025
00:53:02sur la lutte
00:53:03contre le narcotrafic
00:53:04est-ce que ça sera
00:53:05suffisant
00:53:06probablement pas
00:53:07après il va falloir
00:53:08consolider le dispositif
00:53:09là il est mis en place
00:53:10il manque beaucoup
00:53:12de mesures
00:53:13d'application
00:53:14mais c'est absolument
00:53:15nécessaire
00:53:15cela dit
00:53:16quand on veut aller vite
00:53:17on peut aller vite
00:53:17l'exemple qui nous revient
00:53:19à chaque fois
00:53:19c'est Notre-Dame
00:53:20on voudrait que tout
00:53:21aille aussi vite
00:53:21que Notre-Dame
00:53:22Eric Nolo
00:53:23surtout avec des moyens
00:53:24exceptionnels
00:53:25puisque quand on juge
00:53:26que quelque chose
00:53:26est important
00:53:27on trouve les moyens
00:53:28alors les Jeux Olympiques
00:53:29on s'est assis
00:53:30sur beaucoup de règlements
00:53:31Notre-Dame
00:53:32on a dit non là
00:53:32mais sur l'insécurité
00:53:34c'est ça qui est fascinant
00:53:36c'est fascinant
00:53:36à partir de quel moment
00:53:37on juge que quelque chose
00:53:38est essentiel
00:53:39à partir de quel moment
00:53:40on juge que la sécurité
00:53:41des Français
00:53:42est essentielle
00:53:42c'est pourtant la base
00:53:43du contrat social
00:53:44on paye des impôts
00:53:45en échange de la protection
00:53:46enfin entre autres
00:53:47en échange de la protection
00:53:48du contrat social
00:53:49et je pense que
00:53:50dans les prérogatifs
00:53:52du Président de la République
00:53:53dans la Constitution
00:53:54il y a 2-3 mots
00:53:54je n'ai plus l'article en tête
00:53:56où il est effectivement
00:53:56le garant de la nation
00:53:57et donc du coup
00:53:58il a une mission
00:53:59envers ses administrés
00:54:00il faudrait qu'il s'en souvienne
00:54:01voilà
00:54:02Monsieur Lohse
00:54:03Oui je pense que
00:54:05effectivement
00:54:05je suis tout à fait d'accord
00:54:07c'est pas qu'une question
00:54:08de moyens
00:54:09il y a d'abord
00:54:10des verrous idéologiques
00:54:11qu'il faut faire sauter
00:54:12on ne les a pas
00:54:13fait sauter en France
00:54:14pour lutter
00:54:15contre l'insécurité
00:54:16on a su le faire
00:54:17il y a très longtemps
00:54:18pour s'attaquer
00:54:19à la délinquance routière
00:54:20on a fait payer
00:54:21les délinquants
00:54:21on est passé
00:54:22de 17 000
00:54:23à 3 000 morts
00:54:24avec une vraie stratégie
00:54:26une méthode
00:54:27faire payer
00:54:27les délinquants
00:54:28de répression
00:54:29prévention
00:54:29amélioration
00:54:31de la sécurité
00:54:32des véhicules
00:54:33des points noirs
00:54:34et une vraie volonté
00:54:35on l'a fait
00:54:36sur la lutte
00:54:37contre le terrorisme
00:54:38et il a fallu attendre
00:54:39qu'on ait le mur du réel
00:54:40qui nous vienne
00:54:42dans la gueule
00:54:43excusez-moi
00:54:43avec 450 morts
00:54:45on a commencé
00:54:45mais ici on parle le vrai
00:54:46donc ne vous excusez pas
00:54:48on a commencé
00:54:49à mettre en place
00:54:49des lois
00:54:51et des dispositions
00:54:52pour les services
00:54:53de renseignement
00:54:54à la hauteur
00:54:55aujourd'hui
00:54:56sur le narcotrafic
00:54:57il a fallu
00:54:58que depuis 2-3 ans
00:55:01cela explose
00:55:02également
00:55:04qu'il y ait
00:55:04cette commission
00:55:05d'enquête
00:55:05du Sénat
00:55:06qui a été
00:55:07un moment fort
00:55:07notamment
00:55:09avec l'audition
00:55:10des courageux
00:55:12magistrats
00:55:12marseillais
00:55:13pour qu'on puisse
00:55:15commencer à mettre
00:55:16en place
00:55:16un statut
00:55:17du repenti
00:55:18mais il manque
00:55:19beaucoup de choses
00:55:19par exemple
00:55:20l'accès aux messageries
00:55:21cryptées
00:55:21etc.
00:55:22mais c'est
00:55:24indispensable
00:55:25toujours pareil
00:55:25on va voir
00:55:25si ça se fait
00:55:26ou si ça se fait pas
00:55:27vous avez raison
00:55:28de parler
00:55:28de verrou idéologique
00:55:30puisque
00:55:32nous avons encore
00:55:34toute une partie
00:55:35de la gauche
00:55:35l'essentiel de la gauche
00:55:36qui est dans le déni
00:55:37vis-à-vis de la délinquance
00:55:39de ses causes
00:55:40et des moyens
00:55:41de lutter contre
00:55:43de l'enrayer
00:55:43la gauche
00:55:45commet aujourd'hui
00:55:46l'erreur
00:55:46qu'a commise
00:55:47la droite
00:55:48très longtemps
00:55:48en laissant
00:55:50au Front National
00:55:51puis au Rassemblement National
00:55:52le monopole
00:55:53du discours de vérité
00:55:55sur l'immigration
00:55:56et là
00:55:57la gauche
00:55:57est pareil
00:55:58sur l'insécurité
00:55:59et au plus haut niveau
00:56:00bien sûr
00:56:01parce que
00:56:02rappelez-vous
00:56:03les déclarations
00:56:05de l'ancien
00:56:06garde des Toulouseau
00:56:07Dupont-Moretti
00:56:08bon
00:56:09heureusement
00:56:10il a été remplacé
00:56:12et son successeur
00:56:12lui
00:56:13n'est pas dans le déni
00:56:14et n'a pas ce complexe
00:56:16d'être approuvé
00:56:18par la gauche
00:56:19alors justement
00:56:20sur le narcotrafic
00:56:21il y a une personne
00:56:23qui est très en vue
00:56:24là-dessus
00:56:25et quand je dis très en vue
00:56:26c'est pas du tout
00:56:26de la moquerie
00:56:27c'est au contraire
00:56:28une preuve de courage
00:56:29c'est Amine Kessassi
00:56:30comment lutter
00:56:31contre le narcotrafic
00:56:32qu'il était
00:56:33ce matin
00:56:34l'invité
00:56:34de nos frères
00:56:35de France Info
00:56:35la lutte contre
00:56:37le narcotrafic
00:56:38elle ne peut se mener
00:56:39que si on agit
00:56:40sur un plan transversal
00:56:41sur la question
00:56:42de l'éducation
00:56:42sur la question
00:56:43des transports
00:56:44sur la question
00:56:45effectivement
00:56:45de la répression
00:56:46et là-dessus
00:56:47j'ai milité
00:56:48et l'Europe
00:56:49elle doit nous protéger
00:56:49avec la création
00:56:50d'un OFAST
00:56:51un office anti-stupéfiant
00:56:52au niveau européen
00:56:53et notamment
00:56:54avec une agence
00:56:54du renseignement européenne
00:56:55on a besoin de savoir
00:56:57où sont les comptes
00:56:57en banque
00:56:58des narcotrafiquants
00:56:58on a besoin de savoir
00:56:59où sont leurs biens
00:57:00pour travailler
00:57:01sur la confiscation
00:57:02des biens
00:57:02pour remettre à disposition
00:57:04des associations
00:57:04des habitantes et habitants
00:57:06les visions
00:57:07des narcotraficants
00:57:08Commissaire Frédéric Lerosa
00:57:09c'est possible
00:57:10d'avoir accès
00:57:10à toutes ces données ?
00:57:12Oui
00:57:12mais on n'est pas
00:57:13les bras ballants
00:57:14ça a quand même
00:57:15beaucoup progressé
00:57:16la lutte contre
00:57:16le trafic de stupéfiants
00:57:18elle a trois niveaux
00:57:19un niveau international
00:57:20très important
00:57:21un niveau national
00:57:22et un niveau local
00:57:23ce qui a explosé
00:57:25évidemment
00:57:25c'est le niveau international
00:57:26mais qui est lié
00:57:27à la mondialisation
00:57:29absolument débridée
00:57:31l'ultralibéralisme
00:57:32dont on paye le prix
00:57:34vous voyez que les avantages
00:57:35de la libre circulation
00:57:37des marchandises
00:57:38des capitaux
00:57:39et des êtres humains
00:57:41et des personnes
00:57:42il y a aussi des inconvénients
00:57:44qui sont en train
00:57:45de devenir de plus en plus
00:57:46préjudiciables et fâcheux
00:57:47puisque le trafic de stupéfiants
00:57:49aujourd'hui
00:57:49c'est pas qu'un enjeu
00:57:50de sécurité
00:57:51ou de santé publique
00:57:52c'est un enjeu
00:57:52de souveraineté
00:57:53c'est des milliards
00:57:55et des milliards
00:57:55qui sont blanchis
00:57:56c'est une capacité
00:57:58corruptive énorme
00:58:00donc au niveau international
00:58:01on progresse
00:58:02on a progressé
00:58:03dans notre coopération
00:58:04avec la Colombie
00:58:05avec les Émirats Arabes Unis
00:58:06avec la Colombie
00:58:07on a progressé
00:58:08avec le Maroc
00:58:08avec le président colombien
00:58:09qui disait que la Colombie
00:58:10c'était à peu près
00:58:12aussi dangereux
00:58:13que le whisky
00:58:13en tout cas
00:58:14oui parce qu'on
00:58:15Gustavo Petro
00:58:16il a dit ça
00:58:16Donald Trump
00:58:17dans ce cas là
00:58:18il n'a qu'à interdire
00:58:19le whisky chez lui
00:58:20enfin le bourbon
00:58:21on va en savoir
00:58:21des moyens sur place
00:58:24en termes de coopération
00:58:25qui sont intéressants
00:58:27de la même façon
00:58:27avec les Émirats Arabes Unis
00:58:28on a pu faire extrader
00:58:29ce qui n'était pas possible
00:58:30avant
00:58:31de grands barons
00:58:32de la drogue
00:58:33qui étaient réfugiés
00:58:34là-bas
00:58:34avec le Maroc
00:58:35également
00:58:36ça progresse
00:58:38mais il est indispensable
00:58:39parce que les trafiquants
00:58:40de drogue
00:58:41ont toujours
00:58:42un temps d'avance
00:58:42sur nous
00:58:43c'est pour ça
00:58:43que je parlais
00:58:44du problème aussi
00:58:45de cet espace
00:58:47de non-droit
00:58:47que sont les messageries
00:58:49cryptées
00:58:50non-droit
00:58:51en termes de souveraineté
00:58:52numérique
00:58:52on n'a plus de souveraineté
00:58:53numérique
00:58:53on n'a pas accès
00:58:54on vous dit
00:58:54c'est impossible
00:58:55c'est infaisable
00:58:56c'est dangereux
00:58:58et on se résigne
00:58:59à ce que
00:58:59à travers les messageries
00:59:01cryptées
00:59:02aujourd'hui
00:59:02le trafic de stupéfiants
00:59:03mais aussi
00:59:04la pédocriminalité
00:59:05s'installe
00:59:06le trafic d'armes
00:59:07etc
00:59:07donc on peut faire des choses
00:59:09on fait des choses
00:59:10moi je voulais rendre hommage
00:59:11aux policiers de l'OFAST
00:59:12à la coopération
00:59:13qui est menée
00:59:14par les policiers
00:59:15de l'APJ
00:59:15avec notamment
00:59:17la gendarmerie
00:59:17et surtout les douanes
00:59:19la coopération internationale
00:59:21mais c'est insuffisant
00:59:22il faut changer de braquet
00:59:22et on a l'impression
00:59:23c'est insuffisant
00:59:24pourquoi ?
00:59:24parce qu'il n'y a pas
00:59:25assez de moyens
00:59:25ou parce qu'on s'y prend mal ?
00:59:27parce que pour moi
00:59:28on s'y prend mal
00:59:29stratégie
00:59:30méthode
00:59:31manque de moyens
00:59:32paperasse
00:59:33paperasse
00:59:3340
00:59:34procédures pénales
00:59:35serfas à remplir
00:59:37avant de pouvoir
00:59:38envoyer
00:59:38tel et tel agent
00:59:39sur le terrain
00:59:40les voyous
00:59:41parlons clair
00:59:41c'est un raccourci
00:59:43on a une procédure pénale
00:59:44qui a cessé
00:59:47de se complexifier
00:59:48décourager
00:59:49les enquêteurs
00:59:50les enquêteurs
00:59:51de l'APJ
00:59:52la forme
00:59:52l'emporte
00:59:53sur le fond
00:59:53les droits
00:59:54de la défense
00:59:55sont bien
00:59:56trop importants
00:59:57on est passé
00:59:58à un système
00:59:58on est embolisé
00:59:59les policiers
01:00:00ne veulent plus
01:00:01aller vers
01:00:02parfois
01:00:03ces postes
01:00:04de police judiciaire
01:00:05et puis on a
01:00:06trop tardé
01:00:07pour moderniser
01:00:09les outils
01:00:09pour saisir
01:00:10les avoirs criminels
01:00:11les confisquer
01:00:12etc
01:00:12on a toujours
01:00:13une guerre d'avance
01:00:14même si
01:00:15la loi sur
01:00:16le juin 2025
01:00:17de retard
01:00:18pardon
01:00:18la loi de juin 2025
01:00:20parce qu'il est optimiste
01:00:21le ministère
01:00:22il est optimiste
01:00:24il voudrait
01:00:25que ça soit
01:00:25dans l'autre sens
01:00:26vous avez bien fait
01:00:27de nous reprendre
01:00:28je voulais voir
01:00:28si elle suivait
01:00:28Tanguy Hamon
01:00:30quelles sont les difficultés
01:00:31quand vous discutez
01:00:32avec les policiers
01:00:33sur le terrain
01:00:33qu'est-ce qu'ils vous disent
01:00:34qu'est-ce qui nous manque
01:00:34le plus
01:00:35c'est vrai que
01:00:36exactement
01:00:36comme vous avez dit
01:00:37la procédure
01:00:38la moindre virgule
01:00:39mal placée
01:00:40le moindre avocat
01:00:41qui connaît le petit
01:00:42fils de procédure
01:00:43terminé
01:00:45on peut sortir
01:00:45ce qui est très difficile
01:00:46là aussi
01:00:47c'est ce que vous avez rappelé
01:00:48c'est de taper
01:00:49les voyous au portefeuille
01:00:51parce que c'est vrai
01:00:51que c'est peut-être
01:00:52moins marquant
01:00:52pour les personnes
01:00:53on se dit
01:00:53qu'un voyou
01:00:54ça doit être
01:00:54derrière les barreaux
01:00:56et ça suffirait
01:00:57mais c'est vrai
01:00:58qu'en allant
01:00:58leur chercher
01:00:59leur maison
01:01:01en allant chercher
01:01:02leur commerce
01:01:04qui serve à blanchir
01:01:05de l'argent
01:01:05en allant chercher
01:01:06leur belle Mercedes
01:01:08BMW
01:01:08Ferrari
01:01:09je ne sais quoi
01:01:10ça vraiment concrètement
01:01:11ça va les impacter
01:01:12eux
01:01:13ça va impacter aussi
01:01:13leur famille
01:01:14qui vivent grâce à ça
01:01:15ça se fait déjà
01:01:15les saisies de voitures
01:01:16ça se fait déjà
01:01:17et ils veulent
01:01:17on retrouve d'ailleurs
01:01:18dans la police
01:01:18c'est assez effarant
01:01:19parce qu'on voyait des 4L
01:01:20puis maintenant on voit des
01:01:21mais tant mieux pour eux
01:01:23ça va plus vite
01:01:25mais c'est vrai que tout ça
01:01:26ces procédures
01:01:27tapées au portefeuille
01:01:28c'est au moins aussi important
01:01:30que concrètement
01:01:31les policiers
01:01:32bien sûr
01:01:32parce que là
01:01:32il faut s'attaquer
01:01:33à l'écosystème
01:01:34vous avez le délinquant
01:01:36et puis vous avez
01:01:37la famille qui en profite
01:01:39bien souvent
01:01:40c'est pas une honnête famille
01:01:43dont un membre
01:01:44a malheureusement dérivé
01:01:45en général
01:01:46y compris la mère de famille
01:01:48et puis ça se sait
01:01:49dans les milieux
01:01:50où ça se produit
01:01:51tiens
01:01:51elle a un joli manteau tourure
01:01:53ou enfin
01:01:54encore que ce soit
01:01:55plus à la mode
01:01:56à côté des écolos
01:01:57ou tiens
01:01:58elle a une nouvelle machine
01:01:59à laver
01:01:59non mais hommage
01:02:00aux policiers
01:02:01et hommage à monsieur
01:02:02Kessassi
01:02:03que je trouve
01:02:04un courage inouï
01:02:04c'est un autre parallèle
01:02:05avec l'Italie
01:02:06c'est qu'il y a eu
01:02:06des gens extrêmement
01:02:07courageux
01:02:08alors qu'ils le payent cher
01:02:09soit ils l'ont payé
01:02:10de leur vie
01:02:10soit ils le payent
01:02:11d'une protection
01:02:12Amine Kessassi
01:02:13qui a dû être exfiltré
01:02:14encore l'autre jour
01:02:15à Aix-en-Provence
01:02:15lors d'une manifestation
01:02:17Jonathan
01:02:17il vit sous protection policière
01:02:21un deuxième frère
01:02:22souvenez-vous
01:02:23il y a plusieurs mois
01:02:24mais ce qui est marquant aussi
01:02:25c'est que
01:02:26alors je rejoins
01:02:27ce que tu dis
01:02:28j'admire le courage
01:02:29de cet homme
01:02:30qui continue
01:02:32de faire campagne
01:02:34pour la gauche
01:02:35de la gauche
01:02:35alors vous voyez bien
01:02:36comment LFI
01:02:38notamment
01:02:39apporte un discours
01:02:41qui va à l'encontre
01:02:42de tout ce qu'on vient de dire
01:02:43le candidat LFI
01:02:45à Grenoble
01:02:45par exemple
01:02:46dans son discours de campagne
01:02:48il dit
01:02:48moi maire de Grenoble
01:02:49je ne ferai pas
01:02:50la chasse aux dealers
01:02:51donc si vous voulez
01:02:52on a quand même
01:02:52un parti représenté
01:02:53à l'Assemblée nationale
01:02:54qui fait la courte échelle
01:02:56réellement
01:02:57à tous ceux
01:02:58qui alimentent
01:02:59je ne vais pas redire
01:02:59tout ce que vous venez de dire
01:03:01mais qui alimentent
01:03:02cette contre-société
01:03:02ce sécessionnisme
01:03:03qui se nourrit
01:03:04ce sécessionnisme
01:03:05oui parce que c'est
01:03:06une contre-culture complète
01:03:07économique
01:03:09mais culturelle
01:03:11également
01:03:11vous avez
01:03:11le milieu du rap
01:03:12etc
01:03:13qui favorise
01:03:16le commerce
01:03:18c'est intéressant
01:03:18puis un jour
01:03:19on fera une émission
01:03:20là-dessus
01:03:21parce que je suis tombé
01:03:22un jour sur un site
01:03:23il y a un livre
01:03:23qui est paru
01:03:24qui dit tout
01:03:25exactement
01:03:25lequel ?
01:03:26c'est vraiment
01:03:27lequel est l'auteur
01:03:28c'est les liens
01:03:29entre le rap
01:03:29et le grand banditisme
01:03:30j'ai trouvé sur internet
01:03:32une série
01:03:33on avait pris
01:03:34toutes les paroles
01:03:35de rappeurs
01:03:37extrêmement connus
01:03:39c'est totalement
01:03:40édithé
01:03:40par des liens
01:03:41avérés
01:03:42silenciers
01:03:43pour dire les choses
01:03:43entre le rap
01:03:44et le grand banditisme
01:03:45c'est encore autre chose
01:03:46ça se rejoint
01:03:47on dépasserait
01:03:48le intangible
01:03:49Frédéric Lowe
01:03:49il ne faut pas oublier
01:03:52en même temps
01:03:52que nos offices
01:03:54HLM
01:03:54ont été pris en otage
01:03:56là on parle
01:03:57de trafic de stupéfiance
01:03:59on en parle
01:03:59de façon un peu générale
01:04:00et abstraite
01:04:01mais ça se passe
01:04:02où la plupart du temps
01:04:03l'organisation
01:04:04de ces trafics
01:04:05logistiques
01:04:06point de deal
01:04:07se passe dans les offices
01:04:08HLM
01:04:08qui ont été détournés
01:04:10par une partie des familles
01:04:11de leur vocation sociale
01:04:13donc c'est une
01:04:14on a un peu trahi la France
01:04:17c'est à dire
01:04:17on donne des logements sociaux
01:04:18c'est à dire
01:04:20à habitation
01:04:20à loyer modéré
01:04:22à des familles
01:04:23pendant ce temps
01:04:23il y a d'autres familles
01:04:24qui attendent
01:04:25qui en ont réellement besoin
01:04:26et certaines familles
01:04:27maintenant importantes
01:04:29organisent
01:04:30une organisation
01:04:31communautaire
01:04:32à l'abri
01:04:33des murs
01:04:34des HLM
01:04:34à l'abri
01:04:35des caves
01:04:36à l'abri
01:04:36pour s'opposer
01:04:38à la police
01:04:38organiser un trafic
01:04:40de stupéfiants
01:04:40prendre en otage
01:04:42la population
01:04:43qui subit
01:04:44non seulement
01:04:45les nuisances
01:04:48globales
01:04:49du trafic
01:04:49mais également
01:04:50les meurtres
01:04:51les règlements
01:04:52de compte
01:04:52l'obligation
01:04:53parfois
01:04:54de servir
01:04:55de nourrice
01:04:55ou de coopérer
01:04:56et il faut
01:04:58qu'on libère
01:04:58nos offices
01:04:59HLM
01:05:00il faut permettre
01:05:01aux maires
01:05:01de virer
01:05:02les familles
01:05:02alors ça existe
01:05:03dans la loi
01:05:04narco-trafic
01:05:05moi je l'ai fait
01:05:05et j'étais un des
01:05:06initiateurs
01:05:07grâce au préfet
01:05:08également de l'époque
01:05:09dans le Val d'Oise
01:05:10mais on s'est heurté
01:05:12pour favoriser
01:05:13on s'est heurté
01:05:14à quoi ?
01:05:15on s'est heurté
01:05:15à des obstacles
01:05:16à la fois juridiques
01:05:18idéologiques
01:05:18pour faire des procédures
01:05:21pour troubles
01:05:21à l'ordre public
01:05:22pour trafic
01:05:24de stupéfiants
01:05:24non seulement
01:05:25il faut le faire
01:05:27il faut l'accélérer
01:05:28mais il faut avoir
01:05:30en tête
01:05:30que les grands voyous
01:05:32les bandits
01:05:32de l'époque
01:05:33les gars
01:05:33étant en pas
01:05:34Francis le Belge
01:05:35ils ne vivaient pas
01:05:36dans des HLM
01:05:38ils ne se planquaient pas
01:05:38derrière les HLM
01:05:39aujourd'hui
01:05:41on a un endroit
01:05:42ce n'est pas le seul endroit
01:05:43mais derrière
01:05:45des logiques
01:05:45confessionnelles
01:05:47communautarisées
01:05:48se cache
01:05:49le nouveau
01:05:50grand banditisme
01:05:51qu'on a de partout
01:05:53dans toute la France
01:05:54et il faut s'attaquer
01:05:55à ça
01:05:55il faut libérer
01:05:56nos offices HLM
01:05:58là il va falloir
01:05:59de la répression
01:06:00assurée
01:06:01si ça avait demandé
01:06:01David Lissnard
01:06:02le maire de CAC
01:06:03avec le préfet
01:06:03des affreux
01:06:04mais il faut aussi
01:06:05que les partis
01:06:06dont il fait partie
01:06:07simplifient la procédure pénale
01:06:09et n'aient pas tenu
01:06:10c'est ça
01:06:10parce qu'il y a des responsables politiques
01:06:12dont fait partie
01:06:13David Lissnard
01:06:13qui demande
01:06:14mais ça n'est pas suivi
01:06:15parce que vous dites
01:06:16qu'il y a des obstacles
01:06:16notamment juridiques
01:06:18c'est peut-être là
01:06:18l'obstacle le plus étonnant
01:06:20ce qui est très paradoxal
01:06:21si vous voulez
01:06:22c'est qu'il y a belle lurette
01:06:23que le fisc
01:06:24prélève des impôts
01:06:25sur les revenus
01:06:26du trafic de drogue
01:06:28quand un condamné
01:06:29a un certain revenu
01:06:32grâce au trafic de drogue
01:06:33le fisc arrive
01:06:34et dit
01:06:34moi je prends ça là-dessus
01:06:36et ça ne choque personne
01:06:37en revanche
01:06:38privé de logement social
01:06:39un trafiquant
01:06:40et ça on est où
01:06:41cette proposition
01:06:42de faire payer
01:06:43non pas un loyer
01:06:44mais en tout cas
01:06:44des dédommagements
01:06:45quand on va en prison
01:06:46il y avait ça
01:06:47sur la table aussi
01:06:48à une époque
01:06:49enfin récente d'ailleurs
01:06:50il y a quelques semaines
01:06:51ou il y a quelques mois
01:06:52c'est-à-dire que ça peut faire partie
01:06:53aussi d'une répression
01:06:54il y a les saisies
01:06:55il y a effectivement
01:06:56ce que vous dites
01:06:57et puis arrive une gradation
01:06:59je crois que ça existe
01:07:00dans quelques pays
01:07:01notamment en Suède
01:07:02ça existe dans quelques pays
01:07:03que de responsabiliser
01:07:05en Suisse en tout cas
01:07:06le condamné
01:07:07qu'il participe
01:07:08et qu'il paye
01:07:09son incarcération
01:07:10mais au-delà de ça
01:07:12oui mais c'est symbolique
01:07:13ça permet quand même
01:07:14c'est très important
01:07:14et de toute façon
01:07:15tous les gens
01:07:16qui reçoivent
01:07:17une condamnation
01:07:18avec sursis
01:07:19ou une condamnation ferme
01:07:20avec une peine aménagée
01:07:21devraient payer
01:07:22systématiquement une amende
01:07:24comme les automobiliers
01:07:25j'arrête pas de le dire
01:07:26un automobilier
01:07:27dont la dangerosité sociale
01:07:28est bien moindre
01:07:29qu'un voyou
01:07:30un voleur
01:07:30un cambrioleur
01:07:31un automobiliste
01:07:32on lui dit pas
01:07:33rappel à la loi
01:07:34sursis
01:07:35non seulement
01:07:36il perd ses points
01:07:36il a une condamnation
01:07:37qui s'appelle
01:07:38une contravention
01:07:38mais en plus
01:07:39il paye
01:07:40avec un système
01:07:40de recouvrement
01:07:41qui est très robuste
01:07:43avec le fisc
01:07:44qui vient derrière
01:07:45et il faut faire
01:07:46la même chose
01:07:47impérativement
01:07:48avec la délinquance
01:07:50de droit commun
01:07:50c'est bien noté
01:07:52merci commissaire
01:07:52Frédéric Lose
01:07:53votre livre
01:07:54Insécurité
01:07:55Stop à la descente aux enfers
01:07:56c'est publié
01:07:57chez Fayard
01:07:58et nous on se retrouve
01:07:58dans quelques instants
01:07:59dans Bidine
01:08:00à tout de suite
01:08:00Dernière partie
01:08:04de Midi News
01:08:05jusqu'à un peu avant
01:08:0714h avec Eric Nelot
01:08:09Jonathan Cixoux
01:08:09Frédéric Lose
01:08:10et Judith Weintraub
01:08:12je voudrais que
01:08:13l'on parte à Limoges
01:08:14puisqu'à l'université
01:08:16de Limoges
01:08:16une cinquantaine de jeunes
01:08:17ont profité
01:08:19du congé
01:08:19menstruel
01:08:20en théorie
01:08:21ce congé
01:08:22permet aux étudiants
01:08:24menstrués
01:08:25PES
01:08:26de ne pas assister
01:08:28aux cours obligatoires
01:08:29en cas de règles douloureuses
01:08:31jusqu'à 10 jours par an
01:08:32en théorie
01:08:34Michael Dos Santos
01:08:34L'université de Limoges
01:08:38avait fait confiance
01:08:39à ses étudiants
01:08:40certains d'entre eux
01:08:41sont partis en vacances
01:08:42en décembre dernier
01:08:43l'établissement
01:08:44met en place
01:08:45un congé menstruel
01:08:46pour tous
01:08:47sans distinction de genre
01:08:48objectif
01:08:49permettre aux personnes
01:08:50menstruées
01:08:51d'être absents
01:08:52en cas de règles douloureuses
01:08:53sans certificat médical
01:08:55et pour une durée
01:08:56maximum de 10 jours
01:08:57pour ne pas faire
01:08:58de discrimination
01:08:59la direction
01:09:00n'exige aucun document
01:09:02d'identité
01:09:02une faille
01:09:03dans laquelle
01:09:04vont s'engouffrer
01:09:05une cinquantaine d'hommes
01:09:06du cursus d'ingénieur
01:09:07dont les absences
01:09:08comptent en fin d'année
01:09:09dans la moyenne
01:09:10alertée
01:09:11la direction avertit
01:09:12immédiatement
01:09:13les fraudeurs par mail
01:09:14nous en profitons
01:09:15pour rappeler
01:09:16qu'il s'agit bien
01:09:17d'un congé menstruel
01:09:18et non mensuel
01:09:18l'orthographe
01:09:19ayant un sens en français
01:09:21dès lors
01:09:21tout contrevenant
01:09:22à cette règle élémentaire
01:09:23serait considéré
01:09:24comme faisant
01:09:24un usage frauduleux
01:09:25il s'exposera
01:09:26des conséquences
01:09:27du point de vue
01:09:27de la validation
01:09:28de son année au diplôme
01:09:29malgré ce trou
01:09:30dans la raquette
01:09:31la situation indigne
01:09:32certains de leurs camarades
01:09:33des enseignants
01:09:34mais aussi
01:09:35l'ancienne ministre
01:09:36des droits des femmes
01:09:37Laurence Rossignol
01:09:38une cinquantaine
01:09:39de garçons
01:09:40des gros malins
01:09:40ont bénéficié
01:09:41du dispositif
01:09:42et totalisé
01:09:43une centaine
01:09:43de jours d'absence
01:09:44voilà voilà
01:09:45Angers
01:09:46Bordeaux
01:09:46Montpellier
01:09:47d'autres universités
01:09:48ont également mis en place
01:09:49ce congé menstruel
01:09:50la faculté de Bretagne
01:09:52occidentale
01:09:53est même allée plus loin
01:09:54elle permet
01:09:55jusqu'à 20 jours
01:09:56d'absence
01:09:57voilà ce qu'on fait
01:09:59c'est gros malin
01:10:00comme dit madame Rossignol
01:10:01c'est gros malin
01:10:03moi j'avais d'autres expressions
01:10:04en tête
01:10:04mais comme
01:10:04voilà
01:10:05comme l'Arcom
01:10:06probablement regarde l'émission
01:10:07je ne voudrais pas non plus
01:10:08leur donner
01:10:09trop de travail
01:10:10non c'est très intéressant
01:10:11parce que
01:10:12c'est exactement
01:10:13le résumé du wokisme
01:10:14c'est à dire
01:10:15ça part d'une bonne intention
01:10:16non
01:10:17on prend
01:10:17si
01:10:18non
01:10:18le congé menstruel
01:10:19pourquoi non
01:10:20tout à l'heure
01:10:20si je peux terminer ma phrase
01:10:22évidemment
01:10:22pardon
01:10:22ça part d'une bonne intention
01:10:24selon moi donc
01:10:25le congé menstruel
01:10:27pourquoi pas
01:10:27et ça se retourne immédiatement
01:10:28une sorte de farce
01:10:30parce que
01:10:31en effet
01:10:32on va
01:10:34tirer avantage de ça
01:10:35pour tirer vers quelque chose
01:10:37d'anti-naturel
01:10:39c'est à dire
01:10:39la nature n'existe plus
01:10:40donc on part d'un problème
01:10:42qui existe vraiment
01:10:42le problème des règles douloureuses
01:10:44et on arrive à une
01:10:45parce qu'on dit à un moment
01:10:47le français
01:10:47a du sens
01:10:49l'orthographe ça fait sens en français
01:10:50mais moi je voudrais
01:10:51qu'on en revienne au bon sens
01:10:52et là
01:10:53le bon sens est mis
01:10:54cul par-dessus tête
01:10:55résumé du wokisme
01:10:56Judith
01:10:57alors non
01:10:58disez
01:10:58alors non
01:10:59parce que les règles
01:10:59ne sont pas une maladie
01:11:01des femmes souffrent
01:11:02de règles douloureuses
01:11:04mais vous
01:11:04vous pouvez très bien
01:11:06avoir des cas de fraude
01:11:08de cette disposition
01:11:09par des femmes
01:11:10qui parce qu'elles sont femmes
01:11:11considèrent qu'elles ont droit
01:11:13à ce congé menstruel
01:11:15donc ça participe
01:11:16de la victimisation
01:11:18qui ne rend pas
01:11:19du tout
01:11:20service aux femmes
01:11:21les femmes qui ont
01:11:22des règles douloureuses
01:11:23en général
01:11:24arrivent à prendre
01:11:26des médicaments
01:11:27donc doivent voir
01:11:28un médecin
01:11:29pour en parler
01:11:29parce que c'est un
01:11:30gros gros problème
01:11:31moi j'ai vu des femmes
01:11:33s'évanouir
01:11:34tellement
01:11:34tellement elles avaient mal
01:11:36il ne s'agit pas du tout
01:11:38de minimiser ça
01:11:39c'est un problème
01:11:40médical
01:11:40qui doit être traité
01:11:41comme ça
01:11:41il ne faut pas
01:11:43reconstituer
01:11:44la femme
01:11:45en pauvre victime
01:11:46et en faible créateur
01:11:48personne ne dit
01:11:48que c'est une maladie
01:11:49dans ce
01:11:49ça part d'une bonne intention
01:11:52oui
01:11:53ce qui est marquant
01:11:54c'est à quel point
01:11:55l'obsession
01:11:56de la non-discrimination
01:11:57amène
01:11:58à parler
01:11:59d'étudiants
01:12:00sans mettre
01:12:00le E
01:12:01du féminin
01:12:02c'était évident
01:12:03a priori
01:12:04jusqu'à aujourd'hui
01:12:05ça me paraissait évident
01:12:06que
01:12:06après ils reprochent
01:12:08sur l'orthographe
01:12:08les mêmes personnes
01:12:09disent
01:12:10attendez
01:12:10il y a quand même
01:12:10une question d'orthographe
01:12:11ils ont mis les étudiants
01:12:12menstrués
01:12:14et ES
01:12:14et c'est là
01:12:15où je rejoins
01:12:17un peu ce que dit
01:12:18évidemment Eric
01:12:18sur ce wokisme
01:12:20qu'on pense
01:12:22qu'il est à bout de souffle
01:12:24qu'il atteint
01:12:24à la fin d'un cycle
01:12:25et en fait
01:12:25non
01:12:26on voit que
01:12:26ça continue
01:12:28et que les universités
01:12:29sont particulièrement
01:12:30bien en pointe
01:12:31en la matière
01:12:32moi j'attends
01:12:33avec impatience
01:12:34le jour où les universités
01:12:35vont nous expliquer
01:12:36qu'elles mettent un terme
01:12:38à l'ordre alphabétique
01:12:39parce que c'est vrai
01:12:39qu'après tout
01:12:40si on y pense
01:12:41c'est scandaleux
01:12:41qu'il y ait un ordre
01:12:42des lettres
01:12:42dans l'alphabet
01:12:43c'est un peu patriarcal
01:12:44un avis là-dessus ?
01:12:47je ne sais pas
01:12:47ce qui est le plus important
01:12:49ça veut dire non
01:12:49absurde, régressif
01:12:51déjà je me pose la question
01:12:53parce que oui
01:12:54on peut avoir envie
01:12:54de crier au fou
01:12:55mais je ne vais pas le faire
01:12:56sur le plateau
01:12:57mais l'université
01:12:59ne fait aucun contrôle
01:13:00il n'y a aucun contrôle
01:13:01c'est open bar
01:13:02est-ce qu'on n'en vient pas
01:13:04à la question des moyens
01:13:05ou il y a combien de personnes
01:13:06qui sont dédiées
01:13:07à la sécurité
01:13:08dans les universités ?
01:13:09je ne sais pas
01:13:11quand vous avez
01:13:12une absence
01:13:12pour raison médicale
01:13:13vous avez un certificat médical
01:13:14point
01:13:15quand vous avez des règles
01:13:15douloureuses
01:13:16en général
01:13:16ce n'est pas une fois
01:13:17c'est une maladie
01:13:19qui dure
01:13:20donc vous avez
01:13:21quand vous avez un prénom
01:13:23masculin
01:13:23et que vous bénéficiez
01:13:24de ce type de congé
01:13:25qui devrait y avoir
01:13:26à l'ère de l'intelligence artificielle
01:13:28je me dis au fond
01:13:29vous allez vous dire
01:13:29il devrait y avoir
01:13:30un logiciel
01:13:31qui contrôle ça
01:13:32il devrait y avoir
01:13:33une IA
01:13:33qui dit
01:13:34c'est l'imprégnation
01:13:36du wokisme
01:13:38dans les consciences
01:13:39ça devient automatique
01:13:40donc le wokisme
01:13:41a gagné la partie
01:13:42en réalité
01:13:43dans les facs
01:13:46c'est vraiment
01:13:47le haut lieu
01:13:47les facs et les grandes écoles
01:13:49le conseil d'état
01:13:50décision du 2 février dernier
01:13:52le conseil d'état
01:13:54décide d'étendre
01:13:55aux réfugiés
01:13:57reconnus en Europe
01:13:58d'accéder au titre
01:13:59de séjour pour soins
01:14:00explication de Mathilde Ibanez
01:14:04c'est une décision
01:14:06du conseil d'état
01:14:07qui s'étend désormais
01:14:09aux réfugiés
01:14:09déjà reconnus en Europe
01:14:11l'accès à l'obtention
01:14:13d'un titre de séjour
01:14:14pour soins en France
01:14:15une jurisprudence
01:14:17qui suscite des inquiétudes
01:14:18paradoxalement
01:14:19le conseil d'état
01:14:20demande aux autorités françaises
01:14:21de tenir compte
01:14:22du système de santé grec
01:14:23mais il ne leur demande pas
01:14:24de s'intéresser
01:14:25au système de santé français
01:14:26qui est déjà largement saturé
01:14:27mais pour que le demandeur
01:14:28soit accueilli
01:14:29il ne doit pas exister
01:14:31d'offre de soins
01:14:32équivalente
01:14:33dans son pays d'origine
01:14:34c'est l'extension
01:14:35sans fin
01:14:35d'un principe d'accès
01:14:36aux soins gratuits
01:14:37qui est déjà
01:14:38une exception en Europe
01:14:39entre 2017 et 2022
01:14:41sur plus de 181 000
01:14:42demandes déposées
01:14:44167 655 avis
01:14:46ont été transmis
01:14:47au préfet
01:14:48un taux moyen
01:14:49d'avis favorable
01:14:50de plus de 57%
01:14:51selon l'Office français
01:14:53de l'immigration
01:14:54et de l'intégration
01:14:55le problème
01:14:56ce n'est pas le nombre
01:14:57mais c'est le coût global
01:14:58des soins
01:14:58et l'impact sur la soutenabilité
01:15:00d'un système de santé
01:15:01déjà en tension
01:15:02un coût difficile à évaluer
01:15:04car contrairement
01:15:04à l'aide médicale d'Etat
01:15:06destinée aux migrants
01:15:07sans papier
01:15:07le dispositif
01:15:09des titres de séjour
01:15:10pour soins
01:15:11ne fait pas l'objet
01:15:11d'une ligne budgétaire
01:15:13distincte
01:15:14au sein de la sécurité sociale
01:15:15comment est-ce que vous avez réagi
01:15:17lorsque vous avez vu ça
01:15:19j'ai été profondément
01:15:21scandalisé
01:15:21pourquoi pas
01:15:23évidemment
01:15:24ce type de situation
01:15:26nous met tout de suite
01:15:26dans la peau du méchant
01:15:27parce qu'on n'a pas de coeur
01:15:29on est inhumain
01:15:30on ne veut pas soigner
01:15:31le malade
01:15:32qui frappe à votre porte
01:15:33or le problème
01:15:34c'est qu'il y a déjà
01:15:35énormément de français
01:15:36qui n'ont pas accès
01:15:37aux soins
01:15:37aujourd'hui en France
01:15:38il y a ce qu'on appelle
01:15:39des déserts médicaux
01:15:40et ça touche également
01:15:41les grandes villes
01:15:41les déserts médicaux
01:15:43et donc il y a un vrai problème
01:15:45de nombre de médecins
01:15:47de services médicaux
01:15:49dans les hôpitaux eux-mêmes
01:15:51regardez le nombre
01:15:51de services d'urgence
01:15:52qui ferment leurs portes
01:15:53un peu partout en France
01:15:54ou qui ne peuvent accueillir
01:15:55les malades
01:15:56que quelques heures par jour
01:15:57et pas la nuit
01:15:58enfin il y a des situations
01:15:59hallucinantes
01:16:00pour un pays
01:16:01qui est censé être
01:16:02un grand pays
01:16:02dit-on
01:16:03et on nous apprend
01:16:05que là
01:16:05le droit international
01:16:07nous permet
01:16:08nous impose
01:16:09le fait d'accueillir
01:16:10toutes les personnes
01:16:11qui sont malades
01:16:13et qui viennent chez nous
01:16:14parce qu'elles sont malades
01:16:15si vous voulez
01:16:16il y en a qui choisissent
01:16:17leur immigration
01:16:18en fonction des compétences
01:16:19professionnelles
01:16:20des uns et des autres
01:16:22pour booster le niveau
01:16:23dans différents domaines
01:16:24de leurs finances
01:16:26notamment
01:16:26ou économiques
01:16:27et là nous on fait venir
01:16:29des malades
01:16:29ça en dit long
01:16:30sur l'avenir
01:16:31qu'on projette
01:16:32pour notre société
01:16:33et ça c'est pas du tout
01:16:35un fantasme
01:16:35parce que
01:16:36Nicolas Pouvromonti
01:16:38qui est le patron
01:16:39de l'Office
01:16:39de l'Observatoire
01:16:42de l'Immigration
01:16:43et de la Démographie
01:16:44a fait une étude
01:16:45très intéressante
01:16:46justement
01:16:46sur l'impact
01:16:46de l'immigration
01:16:47sur notre système
01:16:48de santé
01:16:49comme vous l'avez bien dit
01:16:50dans le sujet
01:16:51on ne sait pas
01:16:53combien coûte
01:16:55la distribution
01:16:56de titres
01:16:57de séjour
01:16:57pour soins
01:16:58qui est une disposition
01:16:59qui est une exception
01:17:01française
01:17:02dans le monde
01:17:03qui n'a pas
01:17:04d'équivalent
01:17:05en termes de générosité
01:17:06et donc
01:17:07on va aggraver
01:17:08ce phénomène
01:17:09avec la perte de chance
01:17:10dont vous disiez
01:17:11et l'OID
01:17:12rapporte notamment
01:17:14un chiffre intéressant
01:17:15un quart
01:17:15des étrangers
01:17:17en situation irrégulière
01:17:19auxquels on demande
01:17:19pourquoi
01:17:20ils sont venus en France
01:17:21un quart
01:17:22répondent que
01:17:24un problème de santé
01:17:25fait partie des raisons
01:17:26qui les ont amenés
01:17:28en France
01:17:28donc il y a un problème
01:17:28de santé intellectuelle
01:17:29si on a une défaillance
01:17:31psychique
01:17:31c'est un cas facilitateur
01:17:33pour obtenir
01:17:34un titre de séjour
01:17:35en France
01:17:36et le parent pauvre
01:17:37déjà de l'hôpital
01:17:38mais le mot clé
01:17:39qui a été prononcé
01:17:40dans le sujet
01:17:40c'est extension
01:17:41d'ailleurs ça fait le lien
01:17:42avec le sujet précédent
01:17:43extension sans fin
01:17:44du wokisme
01:17:44et extension sans fin
01:17:46du principe
01:17:46de non-discrimination
01:17:47d'ailleurs c'est doublement
01:17:48dans l'actualité
01:17:49parce qu'il y a ce projet
01:17:50d'élargir le droit de vote
01:17:52aux élections locales
01:17:52aux étrangers
01:17:53extra communautaires
01:17:54c'est à dire qu'il n'y a plus
01:17:55de nous en réalité
01:17:56nous c'est la terre entière
01:17:58mais ça ne peut pas marcher
01:17:59comme ça
01:17:59il faut un nous
01:18:00il faut un eux
01:18:00même s'il peut être
01:18:01très généreux
01:18:02le nous
01:18:03mais écoutez
01:18:03on se demande
01:18:04quelle sera la prochaine étape
01:18:05c'est un processus sans fin
01:18:06Bruno Retailleau
01:18:07sur Twitter
01:18:08dit rien ne sera jamais possible
01:18:09tant que nous n'aurons pas
01:18:10profondément refondé
01:18:11le droit des étrangers
01:18:12et tant que les français
01:18:13n'auront pas exprimé
01:18:14leur avis sur l'immigration
01:18:16par référendum
01:18:17est-ce qu'on a besoin
01:18:19finalement de ce référendum ?
01:18:21il y aura à élargir
01:18:23et oui
01:18:23c'est ça
01:18:24et oui
01:18:24est-ce que c'est ça ?
01:18:26je ne suis même pas sûr
01:18:26que cette question
01:18:26fasse un consensus
01:18:27à l'Assemblée Nationale
01:18:28aujourd'hui
01:18:29vous avez
01:18:30c'est tellement idéologisé
01:18:31comme question
01:18:33que je pense
01:18:34qu'il y a
01:18:34un centre mou
01:18:36qui peut pencher
01:18:37du côté
01:18:37de l'extrême gauche
01:18:39sur un tel point
01:18:40je crois
01:18:41il me semble
01:18:43qu'on a un problème
01:18:44de dette
01:18:45dans notre pays
01:18:45il me semble
01:18:46qu'on a un problème
01:18:46de contrôle
01:18:48des flux migratoires
01:18:49de laisser passer consulaires
01:18:51il me semble
01:18:52qu'on a un problème
01:18:54d'assurance maladie
01:18:56et de fraude sociale
01:18:58il me semble
01:18:58qu'on a un problème
01:19:00également
01:19:00avec un système
01:19:02de santé
01:19:03qui est aussi
01:19:04à bout
01:19:05et la décision
01:19:07du Conseil d'Etat
01:19:08me semble
01:19:10je ne sais pas
01:19:10encore une fois
01:19:11hors sol
01:19:12et étrange
01:19:13alors puisque vous parlez
01:19:14des fraudes sociales
01:19:15le 24 février
01:19:17le projet de loi
01:19:18de lutte contre
01:19:19la fraude sociale
01:19:19sera en débat
01:19:20à l'Assemblée Nationale
01:19:22le ministre du Travail
01:19:23et des Solidarités
01:19:24a détaillé son plan
01:19:25au journal du dimanche
01:19:27les détails
01:19:28avec Valentin Rouillon
01:19:3014 milliards d'euros
01:19:32c'est l'estimation
01:19:34de la fraude sociale
01:19:35pour Jean-Pierre Farandou
01:19:363 points importants
01:19:38pour le ministre du Travail
01:19:39et des Solidarités
01:19:40améliorer la détection
01:19:42la sanction
01:19:43et le recouvrement
01:19:44pour mieux détecter
01:19:46la fraude
01:19:46le projet propose
01:19:48un droit d'accès
01:19:48élargi
01:19:49à des données
01:19:50administratives
01:19:51les agents chargés
01:19:52du contrôle
01:19:53pourront désormais
01:19:54consulter directement
01:19:55sous certaines conditions
01:19:56des informations fiscales
01:19:58des mutations de biens
01:20:00ou des actes relatifs
01:20:01aux sociétés
01:20:02les services
01:20:03comme l'Ursaf
01:20:04la sécurité sociale
01:20:05ou France Travail
01:20:06pourront également
01:20:07mieux croiser
01:20:08leurs données
01:20:08pour repérer
01:20:09des éventuelles incohérences
01:20:10pour mieux sanctionner
01:20:12le texte
01:20:13rend possible
01:20:14la suspension
01:20:15des allocations
01:20:15en cas de suspicion sérieuse
01:20:18en clair
01:20:18plus de chômage
01:20:20ou de prestations familiales
01:20:21par exemple
01:20:21le temps de laisser
01:20:23les services enquêter
01:20:24les sanctions pénales
01:20:26seront aussi renforcées
01:20:27elles seront plus sévères
01:20:29pour les complices
01:20:29ou les organisateurs
01:20:30de la fraude
01:20:31côté recouvrement
01:20:33France Travail
01:20:34ou la sécurité sociale
01:20:35pourrait se servir
01:20:36directement
01:20:37sur le compte bancaire
01:20:38du fraudeur
01:20:39objectif du texte
01:20:41la rapidité
01:20:42à l'identification
01:20:42et au recouvrement
01:20:43mais ce projet de loi
01:20:45ne va pas sans critique
01:20:46certains acteurs
01:20:47et parlementaires
01:20:48alertent sur le risque
01:20:49d'atteinte
01:20:50aux libertés individuelles
01:20:52Alors il y a un petit peu
01:20:53de marketing politique
01:20:55là-dedans
01:20:55parce que 14 milliards d'euros
01:20:56je ne sais pas si vous vous souvenez
01:20:57c'est la copie initiale
01:20:59de l'augmentation des impôts
01:21:00de la copie initiale
01:21:02pardon du budget
01:21:02donc est-ce que ça veut dire
01:21:05tiens on prend ici
01:21:06et puis finalement
01:21:06vous avez dit que c'était
01:21:07un chiffrable
01:21:08il y a quelques mois
01:21:08oui oui
01:21:09le montant
01:21:10je ne suis pas le seul
01:21:10à l'avoir dit
01:21:12mais là en l'occurrence
01:21:13on a ce chiffre
01:21:14et puis on en vient
01:21:15à ce que vous disiez
01:21:15Frédéric Lowe
01:21:16c'est-à-dire qu'on va
01:21:17prendre dans le porte-monnaie
01:21:18des gens
01:21:19mais
01:21:19moi je trouve que c'est un
01:21:22très bon projet de loi
01:21:23les estimations
01:21:25de la cour des comptes
01:21:27ou de magistrats
01:21:28comme Charles Prats
01:21:29qui avait écrit
01:21:30le cartel des fraudes
01:21:31qui était un livre
01:21:32un peu fondateur
01:21:33c'était de l'ordre
01:21:34je crois
01:21:35de 13 à 25 milliards
01:21:37la fraude
01:21:38et les prestations sociales
01:21:41enfin l'ensemble
01:21:42des prestations sociales
01:21:43je crois que c'est 600 milliards
01:21:45c'est d'un point de vue
01:21:47civique
01:21:48justice
01:21:49c'est indispensable
01:21:51ce projet de loi
01:21:52mieux vaut
01:21:54tard que jamais
01:21:54il aurait dû arriver avant
01:21:55les outils
01:21:56qui sont mis en place
01:21:57me semblent
01:21:58de très bons outils
01:21:59il faut regarder
01:22:00un petit peu
01:22:01le cheminement
01:22:02et le vote
01:22:03de cette loi
01:22:03mais moi
01:22:04je ne peux
01:22:05qu'applaudir
01:22:06on sait très bien
01:22:06en plus que c'est large
01:22:07les cartes
01:22:10nationales d'identité
01:22:11les pensions
01:22:12de retraite
01:22:13pour des gens
01:22:14qui sont morts
01:22:15décédés
01:22:16qui n'existent pas
01:22:16ou qui sont à l'étranger
01:22:17qui sont morts
01:22:18depuis des années
01:22:18les cartes vitales
01:22:20en surnombre
01:22:21c'est peut-être
01:22:22le premier poste
01:22:24les cartes vitales
01:22:25sur le croisement
01:22:26des fichiers
01:22:26sur la biométrie
01:22:27sur la volonté
01:22:28d'aller chercher
01:22:29la fraude fiscale
01:22:31et de taper au portefeuille
01:22:32la fraude sociale
01:22:33pardon
01:22:34sociale et de taper au portefeuille
01:22:36on peut dire
01:22:37que bravo
01:22:39bon maintenant
01:22:40il faut regarder
01:22:40comment se...
01:22:41maintenant c'est peut-être
01:22:42comme au poker
01:22:42c'est-à-dire qu'on aimerait bien
01:22:44voir comment ça se passe
01:22:45concrètement
01:22:46dans la vraie vie
01:22:47indépendamment
01:22:48de l'aspect technique
01:22:49de la faisabilité
01:22:50de la chose
01:22:50moi ce qui m'intéresse
01:22:51c'est l'aspect philosophique
01:22:52j'ai vu que les adversaires
01:22:53du projet de loi
01:22:54mettent en avant
01:22:55l'atteinte aux libertés individuelles
01:22:57moi je crois que c'est
01:22:57le grand match de l'époque
01:22:58les libertés individuelles
01:23:00contre le droit collectif
01:23:01c'est-à-dire qu'on veut
01:23:02absolument respecter
01:23:03l'individu
01:23:04au détriment
01:23:05de la collectivité
01:23:07il me semble que la collectivité
01:23:08doit se défendre
01:23:09et c'est valable
01:23:10pour les délinquants
01:23:10c'est valable
01:23:11on sort des pare-feux
01:23:12comme l'état de droit
01:23:12comme l'intérêt général
01:23:15comme les libertés
01:23:16ça veut dire qu'on ne peut rien faire
01:23:17parce qu'à chaque fois
01:23:18évidemment
01:23:18on va remettre un peu
01:23:19en cause
01:23:20et au bout
01:23:21vous avez le conseil constitutionnel
01:23:22qui dit
01:23:22ah attention
01:23:23là vous ne pouvez pas
01:23:24vous voyez bien
01:23:24quand on vous a dit
01:23:25qu'on ne pouvait pas
01:23:26oui mais c'est un vrai antagonisme
01:23:27que ce soit
01:23:28le conseil constitutionnel
01:23:30le conseil d'état
01:23:30aussi à l'occasion
01:23:31défendre les droits individuels
01:23:35jusqu'à la caricature
01:23:37je suis
01:23:37en plus je suis libérale
01:23:39donc je suis évidemment
01:23:39pour les droits individuels
01:23:41mais il y a un truc
01:23:42qui existe
01:23:42qui s'appelle
01:23:43l'intérêt général
01:23:44et qui exige
01:23:46qu'on rogne un peu
01:23:48aussi extraordinaire
01:23:50extravagante
01:23:51qu'est l'air cette idée
01:23:52sur les libertés individuelles
01:23:54désolé
01:23:55commentaire
01:23:55il y a une conception
01:23:57aussi au fil du temps
01:23:58au niveau
01:23:58des cours
01:24:00qui fait que l'intérêt général
01:24:02se dissocie
01:24:03de l'intérêt national
01:24:04donc effectivement
01:24:06on peut avoir
01:24:06un intérêt national
01:24:07qui soit assez généreux
01:24:09la France l'a été
01:24:10mais aujourd'hui
01:24:11de plus en plus
01:24:12on a un intérêt général
01:24:14qui se confond
01:24:14avec un intérêt mondial
01:24:16sans fin
01:24:16déconnecté
01:24:17de l'intérêt national
01:24:18et ça c'est un problème
01:24:20c'est un gros problème
01:24:21et là-dessus
01:24:22c'est un problème
01:24:23aussi idéologique
01:24:24et juridique
01:24:25quand on voit
01:24:27quand on voit
01:24:27dans d'autres domaines
01:24:27la capacité de l'état
01:24:29à pouvoir
01:24:29ponctionner
01:24:31votre compte en banque
01:24:31sans difficulté
01:24:32ça sent le vécu ça
01:24:33un petit peu
01:24:34vous voulez vous répandre
01:24:38on peut s'étonner
01:24:40je pense
01:24:40à juste titre
01:24:41de voir les blocages
01:24:42qu'on oppose
01:24:43comme vous venez
01:24:44de les détailler
01:24:45pour que
01:24:46et là on parle
01:24:47de fraude
01:24:48on parle
01:24:48de contournement
01:24:50de la loi
01:24:51ce qui n'est pas
01:24:52mon cas
01:24:53je trouve que c'est
01:24:55incroyable
01:24:56qu'on ne se soit pas
01:24:56armé plus tôt
01:24:57après il y a
01:24:59des nouvelles technologies
01:25:00je crois savoir
01:25:02que dans les services
01:25:02de Bercy
01:25:03les services de recouvrement
01:25:04maintenant on fait
01:25:04beaucoup appel
01:25:06à l'intelligence artificielle
01:25:07et là où il y avait
01:25:08des lignes de code
01:25:10et des lignes
01:25:10de tableau Excel
01:25:11infernale à lire
01:25:12et vous aviez
01:25:13des fonctionnaires
01:25:14de Bercy
01:25:14qui les lisaient
01:25:15mais vous parliez
01:25:16de ça
01:25:18je crois qu'il y a 15 ans
01:25:22il était au ministère
01:25:24de l'immigration
01:25:26ça devait être
01:25:27sous bruit sorte feu
01:25:28et déjà il essayait
01:25:29de mettre en place
01:25:29mais Pierre vous parliez
01:25:30des cartes vitales
01:25:31la carte vitale
01:25:31en plus désormais
01:25:32il y a une photo
01:25:34qui est imprimée
01:25:35sur la carte
01:25:35etc a priori
01:25:36c'est en soi
01:25:37un outil antifraude
01:25:39tout est dans le
01:25:40a priori
01:25:41merci beaucoup
01:25:41merci les amis
01:25:42merci Judith
01:25:43merci Eric
01:25:44merci Jonathan
01:25:45merci Frédéric
01:25:46Lowe
01:25:46aux insécurités
01:25:47stop à la descente
01:25:48aux enfers
01:25:49c'est publié
01:25:49chez Fayard
01:25:50merci beaucoup
01:25:51à tous ceux
01:25:52qui ont préparé
01:25:52l'émission
01:25:52Abiba
01:25:53M. Guizou
01:25:54France Goldfarb
01:25:55Isor Dujon
01:25:56Mathieu à la réalisation
01:25:57Ludovic à la vision
01:25:58Eric Ausson
01:25:59dans un instant
01:26:00vous avez rendez-vous
01:26:00avec Nelly Dénac
01:26:01je vais y arriver
01:26:03pour 180 minutes info
01:26:05très bon après-midi
01:26:06sur CNews
01:26:07à tous ceux qui sont
01:26:07qui ont la vie
01:26:09ц a la vie
01:26:09à la vie
01:26:10sur CNews
01:26:10A la vie
01:26:10à la vie
01:26:11à la vie
01:26:11C'est parti
01:26:12à la vie
01:26:12dans un instant
01:26:13on va
01:26:13sur CNews
01:26:14à la vie
01:26:14à la vie
01:26:14à la vie
01:26:15à la vie
01:26:15à la vie
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