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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00Lundi 5 janvier 2026, Morandini Live, New York 1778, chez CNews, première chaîne d'info de France.
00:00:09Bonjour et bienvenue en direct. Et tout d'abord, au nom de toute la rédaction de CNews et de l'équipe de Morandini Live,
00:00:15je vous souhaite une très bonne année à vous et à vos proches. Une année qui, hélas, a commencé de façon tragique et bouleversante en Suisse.
00:00:24C'est à la une, donc, le drame de France-Montana qui, depuis hier soir, a un visage, ou plutôt 40 visages, des visages des victimes qui ont toutes été identifiées.
00:00:33L'annonce a été faite hier soir par les autorités suisses et désormais, ce ne sont plus seulement des chiffres,
00:00:38ce sont également de jeunes garçons, de jeunes filles, des hommes et des femmes dont les sourires sur ces photos font mal au cœur.
00:00:44Parmi ces 40 victimes, il y a 9 Français, dont Sian Panine, serveuse, la jeune femme de 24 ans, originaire de 7 dans les rots,
00:00:55travaillait comme saisonnière dans la station de ski de France-Montana.
00:00:59Il y a également Noémie Dabin, étudiante de 26 ans en management à Toulouse.
00:01:04La jeune femme n'a pas survécu, elle fêtait le nouvel an dans le bar avec sa meilleure amie Pauline qui figure parmi les victimes.
00:01:11Également, Matteo Lesguerre, DJ de la soirée, il avait 23 ans, originaire d'Angers, il était le DJ du soir.
00:01:18Il a également trouvé la mort de façon dramatique dans les flammes.
00:01:21Et puis Giovanni Poutelli, ce père de famille originaire de Fès sur Moselle dans les Vosges, père de deux enfants de 5 et 3 ans,
00:01:28il s'était installé en Suisse où il travaillait dans un casino.
00:01:32Et puis, il y a le visage d'Arthur.
00:01:34Arthur qui nous a marqués car sa maman a remué ciel et terre dans les médias pour tenter de le retrouver.
00:01:40Et hier, elle a annoncé que son fils était finalement décédé.
00:01:45Il y a d'abord à vous remercier du fond du cœur.
00:01:49Notre Arthur est maintenant parti faire la fête au paradis.
00:01:55Nous pouvons commencer notre deuil en sachant qu'il est en paix et dans la lumière.
00:02:03Et puis, il y a d'autres nationalités, en particulier de jeunes Italiens qui sont parmi les victimes.
00:02:09Regardez-le encore, tous ces visages terribles, ces jeunes filles et garçons qui ont entre 15 et 17 ans et qui sont également parmi les victimes.
00:02:19Il y a plus de 100 blessés, vous le savez.
00:02:21Beaucoup sont entre la vie et la mort, grièvement blessés.
00:02:23La France accueille nombre d'entre eux dans les hôpitaux.
00:02:25Alors, comment sont-ils soignés ? Nous sommes allés dans un de ces services d'urgence des Grands Brûlés.
00:02:29Dans cette unité spéciale, ce professeur s'occupe des Grands Brûlés.
00:02:35Ici, les patients sont brûlés au troisième degré.
00:02:37Leur cicatrisation ne dépend que de soins hospitaliers.
00:02:41Comme cet homme allongé sur le ventre, victime d'un accident professionnel.
00:02:44Vous voyez que l'endroit où il y a les pansements sont toutes les zones brûlées.
00:02:49Vous voyez qu'il est brûlé très largement sur le thorax, l'abdomen, le dos, les bras.
00:02:54Au-delà de l'aspect cutané, certaines brûlures peuvent entraîner des complications.
00:02:58Une brûlure grave, ça entraîne une inflammation importante qui va retentir sur l'ensemble des organes.
00:03:05Le premier, c'est le poumon.
00:03:09Souvent, ce qui conditionne un peu la gravité, c'est l'atteinte pulmonaire et le fait de devoir laisser les patients sous ventilation artificielle.
00:03:16C'est pourquoi certains patients obtiennent des grèves de peau.
00:03:18On prend de la peau du patient dans une zone qui n'est pas brûlée, bien sûr.
00:03:22C'est un prélèvement qui est très superficiel, de la peau très mince, que souvent on amplifie, le chirurgien amplifie et puis on le met sur la zone qui est brûlée.
00:03:33Mais après plusieurs mois en réanimation, le parcours du Grand Brûlé ne s'arrête pas là.
00:03:37Il devra encore passer plusieurs mois dans un centre de rééducation spécialisé.
00:03:41Et depuis ce drame de Cran-Montana, on découvre sur les réseaux sociaux que pendant ces fêtes de fin d'année, d'autres drames ont été évitées de justesse dans des lieux festifs.
00:03:50Regardez par exemple ce qui s'est passé à Bali, dans ce lieu de fête.
00:03:53Sous-titrage Société Radio-Canada
00:04:03Voilà, et fort heureusement, dans ce cas, il n'y a pas eu de victimes.
00:04:26Ces images, comme le drame de Cran-Montana, ont provoqué des réactions en France avec la crainte qu'un tel drame ne se reproduise.
00:04:32Le préfet de police de Paris a par exemple tenu à rappeler les règles de sécurité incendie dans les lieux publics.
00:04:38Respect de la jauge du public admis ou encore vérification du bon fonctionnement des équipements de sécurité.
00:04:44Après le dramatique incendie de Cran-Montana, le préfet de police de Paris a rappelé certaines règles primordiales de sécurité incendie au sein des établissements concernés.
00:04:54Le maintien libre en permanence des issues de l'établissement afin de permettre une évacuation rapide et sûre des personnes.
00:05:00Une mise au point, soutenue par les professionnels du secteur.
00:05:04Conscients des risques, ils demandent que des mesures soient prises, notamment l'interdiction des bougies.
00:05:09Ce qu'on appelle des humains à flammes nues, on peut passer en LED par exemple, ou les feux de bagal, il faut arrêter avec ça.
00:05:16C'est pas compliqué à faire, certains bars le font déjà, il faut le généraliser, c'est pas compliqué.
00:05:23Oui, je pense qu'il faut, dès aujourd'hui, dès aujourd'hui, dès ce soir, si des établissements de nuit sont ouverts, arrêter avec ça, arrêter avec ces feux de bagal, arrêter avec ces bougies.
00:05:34Pas ça peut aussi peut-être enflammer un vêtement, on sait pas.
00:05:37Patrice Fort a également annoncé que des contrôles vont avoir lieu prochainement afin de s'assurer du respect de la réglementation.
00:05:44Voilà, on revient donc sur ce drame de Cran-Montana dans un instant.
00:05:47Nous reviendrons également sur l'actualité du jour avec ce sondage de nos confrères de RTL.
00:05:51Un sondage qui indique que pour la première fois depuis 2021, l'insécurité devient la principale priorité des Français devant le pouvoir d'achat.
00:06:01Nous allons y revenir bien sûr alors que les incidents se multiplient.
00:06:05Vous verrez par exemple ce qui s'est passé à Nice le soir du Nouvel An où des policiers ont été attaqués.
00:06:17C'est parti, c'est parti, c'est parti.
00:06:47Voilà, image spectaculaire contre des policiers.
00:06:51C'est dans ce contexte que le parquet national anticriminalité organisé est mis en place depuis ce matin, doté de 16 magistrats.
00:06:58Il aura pour vocation à gérer des dossiers très complexes de trafic, de stupéfiants.
00:07:03Annoncé en avril 2025, le parquet national anticriminalité organisé entre en vigueur dès aujourd'hui.
00:07:10Son but, se saisir des dossiers les plus complexes en matière de narcotrafic et de crimes organisés.
00:07:16Pour ce faire, le PNACO a été conçu sur le même modèle que le parquet national antiterroriste créé en 2019.
00:07:25Doté de 16 magistrats, 13 greffiers et d'une équipe composée d'assistants spécialisés et d'officiers de liaison,
00:07:32ses missions sont multiples.
00:07:34Parmi elles, lutter contre le trafic de drogue, contre la fraude fiscale, le trafic d'armes, le blanchiment d'argent ou encore la traite d'êtres humains.
00:07:43Et répondre à cette question, que deviennent les 6 milliards d'euros générés par le trafic de stupéfiants chaque année ?
00:07:51Un travail colossal pour les équipes du parquet national anticriminalité organisé,
00:07:55qui se saisiront de près de 170 dossiers, parmi lesquels figure entre autres l'enquête sur l'évasion mortelle de Mohamed Amra.
00:08:04Allez, comme tous les jours, les tops et les flops d'audience, parce qu'il est toujours là en 2026.
00:08:09Mister Audience, Agis Kevin, va-t'en, enfin !
00:08:12Vendredi soir, Camille Combal sur TF1 était le plus douée avec son divertissement qui sera le plus nul.
00:08:19Le jeu inédit a très bien marché avec plus de 4 millions de téléspectateurs.
00:08:23M6 a bien résisté en arrivant deuxième à près de 2 millions et demi avec le film d'animation The Utopie.
00:08:28Pour France 2, c'est un score en demi-teinte qui était réalisé pour la série Le Compte de Monte Cristo,
00:08:33qui a à peine atteint les 2 millions de téléspectateurs.
00:08:36Et sur France 3, nouvelle déception pour la boîte à secrets.
00:08:38L'émission de Vaucine Bollard a vraiment du mal à fédérer avec à peine plus d'un million et demi de téléspectateurs.
00:08:45Samedi soir, c'est TF1 qui a décroché la place de leader.
00:08:48Le 200ème prime de la Star Academy est marqué par l'élimination de T.O.P.
00:08:52A approché pour la première fois la barre des 4 millions de téléspectateurs.
00:08:56France 3 a également bien marché avec sa série Enquête parallèle qui a rassemblé 3 800 000 personnes.
00:09:02Sur France 2, Cyril Ferro a bien résisté avec son jeu The Floor à 2 millions 9.
00:09:06Déception en revanche pour M6.
00:09:08Qui n'a fait qu'un million cent avec le célèbre film Mary Poppins.
00:09:12Et à ce soir, qui de TF1 et France 2 a remporté la soirée ciné du dimanche ?
00:09:17Et bien c'est France 2 qui a flingué la une avec le film culte Les Tontons Flingueurs
00:09:21qui a rassemblé plus de 3 600 000 téléspectateurs.
00:09:25En face sur TF1, The Tomorrow War est sous les 3 millions.
00:09:28France 3 M6 en quant est loin derrière et à égalité.
00:09:31La série Dolomite piégée au sommet et le magazine Capital n'ont fait qu'un million 6.
00:09:37Mister Audience vous souhaite une belle année 2026 et vous dit à demain.
00:09:40Il est à l'enchantiste Mister Audience.
00:09:43Donc à demain effectivement pour de nouvelles audiences.
00:09:46Je vous présente les invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:09:49Mathieu Vallée, bonjour.
00:09:49Bonjour Jean-Marc.
00:09:50Merci d'être avec nous, député européen.
00:09:52Bonne année.
00:09:52Porte-parole du Rassemblement National.
00:09:54Ludovic Thoreau est là.
00:09:55Bonjour Ludovic.
00:09:55Bonjour Ludovic.
00:09:56Maire UDI de Coubron.
00:09:57Bruno Pomard, bonjour.
00:09:58Bonjour et belle année.
00:10:00Ex-instructeur opérationnel du RAID.
00:10:01Et puis Mathias Leboeuf, journaliste et docteur.
00:10:03Bonjour Jean-Marc.
00:10:04Bonne année.
00:10:04Sophie.
00:10:05Bonjour Mathias.
00:10:06Thomas Bonnet est là également.
00:10:08Journaliste politique à CNews.
00:10:09Et Tanguiamont, police-justice de CNews.
00:10:12On va commencer bien évidemment en parlant du drame de Cran-Montana parce qu'après l'émotion,
00:10:16il y a beaucoup de questions qui se posent aujourd'hui.
00:10:18Dans un instant, nous serons d'ailleurs avec le chef des pompiers de Cran-Montana qui sera en direct avec nous.
00:10:25Mais tout d'abord, on va revenir sur ce qui s'est passé.
00:10:27Vous le savez depuis hier, les 40 visages, 40 visages des victimes sont connus
00:10:32puisque toutes ont été identifiées.
00:10:34L'annonce a été faite hier par les autorités suisses.
00:10:37Alors désormais, ce ne sont plus que des chiffres, ce sont des témoignages.
00:10:41Et justement, en parlant de témoignages, il faudrait qu'on écoute Gianni qui est l'un des héros de Cran-Montana.
00:10:48Il est arrivé rapidement sur les lieux après l'appel d'une amie en panique
00:10:52et il a tenté de sauver le maximum de gens.
00:10:55Écoutez, il était sur CNews.
00:10:57Bien sûr, c'était une soirée tout à fait normale de nouvel an.
00:11:01Rien de plus normal.
00:11:01On était en train de dîner tranquillement.
00:11:03Et il s'avère qu'il y avait une amie à nous qui était en train de dîner avec nous
00:11:06qui voulait se rendre aux Constellations ce soir-là.
00:11:10Donc elle s'y rend.
00:11:12Et puis pendant son trajet, elle nous appelle paniquée en nous disant qu'il y a des femmes, des flammes,
00:11:17qu'il y a un mouvement de foule.
00:11:20Elle a très peur.
00:11:22Donc à ce moment-là, c'est mon père qui se saisit de l'extincteur de l'appartement
00:11:25qui prend sa voiture et s'y rend en quelques secondes.
00:11:28Derrière, j'apprends moi-même cette terrible nouvelle et je m'y rends en courant.
00:11:34À l'arrivée, on voit des scènes terrifiantes.
00:11:36On voit des personnes par terre, des personnes qui ne répondent plus, des visages complètement brûlés.
00:11:42Un mouvement de foule énorme.
00:11:44C'est les premières images qu'on voit et c'est, je pense, les plus choquantes.
00:11:49Donc à ce moment-là, mon père était déjà dans le feu de l'action.
00:11:52J'irais, c'est-à-dire qu'il était déjà en train de se courir.
00:11:55Je ne l'avais pas aperçu.
00:11:57Derrière, en revanche, moi, je suis conscient qu'à l'intérieur, il y avait des très jeunes enfants,
00:12:04notamment des enfants de 14, 15, 16 ans qui étaient en train de perdre la vie.
00:12:10Donc sans penser, l'adrénaline a pris le dessus.
00:12:13Et puis je me suis aventuré là-dedans pour tenter de sauver des vies sans savoir ce qui m'attendait à l'intérieur.
00:12:19– Tanguy Hamon, dans ce témoignage, on est également choqué quand même par la jeunesse des gens qui étaient…
00:12:25Alors c'est vrai que ce n'est pas la même législation qu'en France,
00:12:27mais on est choqué par la jeunesse des victimes parce qu'il y en a qui ont 14 ans seulement.
00:12:31Et on se dit, mais qu'est-ce qu'ils faisaient dans ce bar ?
00:12:34Ce n'est pas du tout un reproche vis-à-vis d'eux parce qu'on serait vraiment mal placés aujourd'hui pour leur faire des reproches.
00:12:38Mais il y a une question quand même. Qu'est-ce qu'ils faisaient à 14 ans dans ce bar ?
00:12:42– Clairement, ça fait partie des nombreuses questions qu'on se pose,
00:12:44que les enquêteurs aussi vont devoir se poser,
00:12:46puisque même si ce n'est pas la même législation qu'en France,
00:12:50c'est 16 ans en Suisse, on a le droit d'aller dans un bar pour boire de l'alcool léger, de la bière par exemple.
00:12:54À 14 ans, là par contre, ça commence clairement à poser question.
00:12:59Il y a d'autres questions aussi qui se posent du point de vue de l'enquête.
00:13:03On sait que l'incendie a commencé avec ces bougies étincelles
00:13:06qui ont fait s'embraser la mousse acoustique qui recouvrait le plafond.
00:13:09Cette mousse acoustique était-elle aux normes ?
00:13:12Était-elle immifugée ? Visiblement pas, vu qu'elle a pris feu.
00:13:16Les normes de sécurité étaient-elles respectées ?
00:13:18Est-ce qu'il y avait des extincteurs à disposition ?
00:13:20On parle aussi de la sortie de secours qui était difficile à repérer,
00:13:24voire même certains disent qu'elle était condamnée.
00:13:27Là aussi, il va falloir que l'enquête fasse le point là-dessus.
00:13:30Combien de personnes étaient au sous-sol par rapport à combien de personnes étaient autorisées à y être ?
00:13:36Et enfin, au niveau de l'évacuation des fumées, puisque les témoins disent que,
00:13:40comme s'ils avaient été pris au piège, en fait, ils ne savaient pas où aller.
00:13:44Ils ne savaient même pas retrouver l'escalier pour remonter à l'étage
00:13:47parce qu'il y avait des fumées absolument partout.
00:13:49C'est vrai qu'il y a énormément de questions qui se posent.
00:13:52Les enquêteurs suisses, évidemment, vont faire leur enquête, justement.
00:13:56Et c'est vrai qu'il va y avoir beaucoup de points à éclairer là-dessus.
00:13:58Et parmi les questions qui se posent, il y a le comportement de certains lors de ce drame.
00:14:03Parce qu'on a vu beaucoup de téléphones qui ont été sortis,
00:14:05beaucoup de personnes qui ont préféré filmer plutôt que d'aider.
00:14:08Et d'autres également qui étaient mortes de rire en voyant ce qui se passait.
00:14:11Et ça, ça paraît totalement fou.
00:14:13Écoutez, c'est Gianni qui racontait ça également.
00:14:15Même lui a été choqué de voir le comportement de certains.
00:14:18C'est vrai qu'il y a une grande majorité des personnes qui étaient pétrifiées
00:14:23et qui n'étaient pas bien à l'idée de voir cette scène.
00:14:26Et c'est tout à fait normal. Je l'étais également.
00:14:29Après, j'ai vu aussi beaucoup de personnes qui restaient spectateurs de l'action,
00:14:34qui n'étaient pas non plus déboussolées par la situation.
00:14:37Des personnes qui étaient uniquement en train de filmer.
00:14:39Des personnes qui filmaient en riant aussi.
00:14:42Des choses qu'on retrouve aujourd'hui sur les réseaux sociaux.
00:14:45Et on est en direct justement à ce propos avec Jean Dorido qui est psychologue.
00:14:49Bonjour. Merci beaucoup d'être en direct avec nous.
00:14:50Bonjour.
00:14:50C'est vrai que ça interroge cette réaction, cette réaction qui est aujourd'hui de se mettre à filmer,
00:14:55voire de rire quand on se retrouve face à un drame.
00:14:58C'est quoi ? C'est une façon de se protéger ?
00:15:01Alors oui, vous mettez le doigt dessus.
00:15:03Effectivement, c'est un fait qu'il faut bien bien imprimer
00:15:06qu'en situation de stress extrême, le comportement n'est plus du tout rationnel.
00:15:11Ça, c'est vrai chez tout le monde.
00:15:15Et donc, il y a des personnes, parce qu'elles se sont entraînées,
00:15:17souvent, elles ont appris dès le plus jeune âge, les premiers secours.
00:15:20C'est le cas typiquement du jeune Jenny.
00:15:23Et d'autres qui, effectivement, dans cet espèce d'état de sidération,
00:15:27vont avoir des réactions qui peuvent, c'est vrai, choquer.
00:15:32Simplement, c'est plus fort qu'elles, si vous voulez.
00:15:34On a souvent le cas, même dans des funérailles,
00:15:37on sait qu'il y a des personnes qui sont prises de fourrir au moment de funérailles
00:15:41parce que le débordement émotionnel est tel qu'il y a une espèce de réaction
00:15:45qui échappe au contrôle de la volonté.
00:15:48Quant au téléphone, bien là aussi, c'est vrai que c'est une incapacité du cerveau
00:15:53à apprécier, je dirais, l'aspect dramatique de la situation.
00:15:58Et donc, c'est le réflexe qui prend le dessus.
00:16:00Et on sait bien qu'aujourd'hui, il y a un réflexe généralisé de filmer la réalité.
00:16:05Et puis, il y a également ce que disait Jenny dans son premier témoignage.
00:16:09Il parlait de ce qu'il a vu lui-même.
00:16:11Il parle de gens entièrement brûlés, de visages brûlés.
00:16:14Ça va être très dur quand même de se remettre de ça
00:16:17parce que c'est des images qui restent, forcément.
00:16:19Alors exactement, ce sont des images extrêmement traumatisantes.
00:16:24Même dans le cas de Jenny, on peut espérer qu'il est vraiment suivi aujourd'hui
00:16:29par des professionnels de la santé mentale
00:16:32parce qu'il peut y avoir des phénomènes de culpabilité.
00:16:35Et même quand quelqu'un a agi vraiment au mieux de ses capacités,
00:16:40il peut y avoir l'idée que la personne n'a pas fait assez.
00:16:42Et même ces personnes, précisément, qui ont filmé ou qui ont ri,
00:16:46là aussi, il peut y avoir, si j'ose dire, une espèce de retour de manivelle
00:16:50absolument dramatique sur le plan psychique dans les jours et les semaines qui viennent.
00:16:54– Merci beaucoup, Jean Dorido, psychologue.
00:16:57Merci d'avoir été en direct avec nous.
00:16:58Ludovic Thoreau, vous êtes maire, mais vous êtes médecin également.
00:17:01Et c'est vrai qu'on imagine ces scènes d'horreur qui ont été vues.
00:17:05– Je reviens un peu sur l'excuse du choc extrême et tout ça.
00:17:08Il y en a certains qui vont aider les autres et les autres qui vont filmer.
00:17:11Mais surtout qu'après, ce choc extrême, ils ont quand même publié sur tous les réseaux.
00:17:14Donc il faut arrêter de trouver des excuses à tout, quoi.
00:17:16Non, il n'y a pas de choc extrême.
00:17:17Quand quelqu'un est en difficulté, on va l'aider, on ne va pas filmer.
00:17:20Maintenant, on va excuser ça parce que psychologiquement, ils ne vont pas bien.
00:17:23Arrêtons sur l'excuse du psychologique qui ne va pas bien.
00:17:25Il y a ceux comme Gianni qui sont bien et les autres qui ne sont pas bien, c'est clair.
00:17:29Maintenant, c'est très compliqué.
00:17:30– Est-ce qu'on sait comment on réagit ?
00:17:32Enfin, je ne veux pas les défendre.
00:17:33Mais est-ce qu'on sait comment on réagit dans un cas comme ça ?
00:17:35– Excusez-moi, je ne pense pas qu'une personne ici et ceux qui sont…
00:17:38– Non, je pense qu'on ne sortirait pas pour filmer.
00:17:39Mais est-ce qu'on agirait ? Ça, c'est différent.
00:17:41– D'accord, mais entre ne pas agir et filmer, c'est complètement différent.
00:17:45– Ludovic, on parle de jeunes de 14-15 ans qui n'ont pas du tout la notion,
00:17:48même du danger, on le voit maintenant, avec l'irix urbaine par exemple.
00:17:52On voit des jeunes filmer tout, quelqu'un se faire massacrer, on le filme.
00:17:55– Oui, mais on ne peut pas excuser tout le temps.
00:17:58Il y a de l'éducation à donner, il y a de l'aide aux autres.
00:18:00On ne peut pas tout le temps dire, excusez-moi, ils sont trop jeunes,
00:18:03ils n'ont pas été éduqués, donc ils peuvent tout casser et ils ne peuvent pas aider les gens.
00:18:06Je suis désolé, on ne peut pas accepter ça.
00:18:08– Il y a deux choses différentes, vous l'avez pointé.
00:18:10Il y a le fait de filmer.
00:18:11Et aujourd'hui, filmer, c'est devenu un réflexe, surtout pour une génération.
00:18:14Et je pense qu'au départ, ceux qui filmaient n'ont pas perçu la gravité.
00:18:18C'est-à-dire que le feu a pris tellement rapidement
00:18:21qu'ils ont peut-être été surpris par la rapidité.
00:18:24Mais après, effectivement, le fait de publier ce qui a été filmé,
00:18:28c'est énorme parce qu'on ne publie pas un truc pareil.
00:18:33On ne fait pas de sensationnalisme avec un drame pareil.
00:18:36– Mais vous avez raison sur les images.
00:18:37Les images de Brûlis, c'est…
00:18:39– D'ailleurs, on est avec David Vauca,
00:18:43qui est le commandant du centre de secours incendie de Cran-Montana.
00:18:45Bonjour, commandant.
00:18:46Merci beaucoup d'être en direct avec nous.
00:18:49Je crois que même vous et vos hommes,
00:18:51vous êtes choqués par les images que vous avez vues,
00:18:53alors que c'est votre métier, vous êtes pompier.
00:18:55Mais même vous, vous êtes traumatisés aujourd'hui encore
00:18:57par ce que vous avez vu.
00:18:59– C'est clair, c'est clair.
00:19:00Déjà, je ne suis pas professionnel.
00:19:01Nous sommes tous des pompiers volontaires.
00:19:04Il faut le relever.
00:19:05Et la première chose que j'aimerais dire,
00:19:06c'est déjà, je pense à toutes les familles françaises
00:19:08qui ont perdu leurs enfants
00:19:09ou qui ont encore des enfants
00:19:11qui sont dans les hôpitaux de l'Europe entière
00:19:13et qui luttent contre la mort.
00:19:15Donc ça, je pense déjà à eux.
00:19:16Et puis après, c'est vrai qu'on pense à tous nos pompiers,
00:19:18à tous les jeunes qui nous ont aidés quand même
00:19:20à sauver les autres jeunes.
00:19:21Et ça, c'était enfin la solidarité.
00:19:24Je vous entendais avant, c'est clair,
00:19:26il y a des choses qu'on n'aurait jamais dû filmer,
00:19:28mais la solidarité a fonctionné.
00:19:29Les jeunes nous ont aidés à sauver d'autres jeunes.
00:19:32– Comment vont vos hommes aujourd'hui, justement,
00:19:34qui sont des volontaires,
00:19:36qui ne sont pas des professionnels,
00:19:37comment vont-ils aujourd'hui ?
00:19:39– Alors, ça fait deux jours qu'on se soutient.
00:19:42On a eu un soutien psychologique aussi du SIS de Genève
00:19:46qui nous ont envoyé des psychologues d'urgence
00:19:47et qui connaissent notre métier,
00:19:49enfin notre métier, notre passion,
00:19:50parce que c'est vrai qu'en France,
00:19:52vous avez aussi une immense solidarité.
00:19:54Les pompiers, chez nous,
00:19:55ils ne sont pas non plus formés
00:19:56à tout cet aspect médical.
00:19:58Et là, on a eu un élément de solidarité.
00:20:00Toute la chaîne des secours valaisanne et suisse
00:20:02a fonctionné très bien.
00:20:03– J'ai le sentiment, malgré tout,
00:20:06que vous êtes très marqué par ce qui s'est passé
00:20:08et que ça laissera des traces dans l'avenir.
00:20:11– Mais jamais on pourra vivre avec ça.
00:20:14On n'est pas fait pour ça,
00:20:15on n'est pas fait pour la mort,
00:20:16on est fait pour vivre ensemble.
00:20:17Et là, c'était horrible.
00:20:18Et tous ces jeunes qui ont vu ça,
00:20:20je pense à eux parce que ça doit être
00:20:21quelque chose juste d'inimaginable.
00:20:24– Quand vous repensez à cette soirée,
00:20:26quelle est la première image qui vous vient en tête ?
00:20:28– La première image, c'est que j'ai pensé à vous.
00:20:31J'ai pensé à Paris, j'ai pensé à ces attentats aussi.
00:20:35Et je me suis dit, c'est la guerre.
00:20:36Ici, c'est la guerre.
00:20:37On a fait comme on a pu.
00:20:38On nous a reproché qu'on n'avait pas de civière.
00:20:40Mais on a pris les moyens qu'il fallait.
00:20:42Après, les civières sont arrivées,
00:20:43l'oxygène est arrivé.
00:20:45On a fait le maximum pour essayer de sauver ces gens.
00:20:47– Aujourd'hui, vous avez des regrets, malgré tout ?
00:20:51– J'ai des regrets d'avoir vu tant de morts
00:20:54et qu'il y ait des gens qui sont restés dans ce bar
00:20:56et j'ai des regrets que ça soit arrivé.
00:21:00Mais après, nous, on a fait le maximum
00:21:01et la chaîne des secours.
00:21:02Et on a eu des hélicoptères ici français,
00:21:04des hélicoptères italiens.
00:21:06Et ça, je dois garder ça, je ne dois pas garder.
00:21:08Les regrets, nous, on a fait le maximum
00:21:09et tous les gens ont fait le maximum.
00:21:11– Et on n'en doute pas, bien évidemment,
00:21:12et on se doute à quel point,
00:21:13de toute façon, dans une situation comme celle-là,
00:21:15à laquelle personne n'est préparée,
00:21:17dans une station comme la vôtre, bien évidemment,
00:21:19et que tout à coup, on se retrouve face à un tel drame.
00:21:21On imagine à quel point c'est un choc.
00:21:24J'ai envie de savoir, vous-même, à titre personnel,
00:21:27est-ce que vous vous dites,
00:21:28je vais pouvoir continuer à travailler maintenant,
00:21:31je vais pouvoir continuer à faire ce métier ?
00:21:32– Vous savez pourquoi je vous parle
00:21:35et pourquoi j'essaie de me battre
00:21:37pour tous ces gens qui ont donné de leur temps,
00:21:40qui sont juste fantastiques.
00:21:42Moi, je ne sais pas, ce n'est pas moi qui est important.
00:21:44Un commandant, il ne fait rien sans ses hommes.
00:21:46Et c'est ça qui est important.
00:21:47Et merci de la solidarité que vous nous témoignez.
00:21:50Et les pompiers, c'est une grande famille.
00:21:52Et moi, je vais essayer de me battre pour eux,
00:21:53mais je ne sais pas si je vais continuer.
00:21:55Je ne sais pas, franchement.
00:21:56– Vous ne savez pas si vous allez continuer
00:21:58tellement le choc a été violent ?
00:22:00– C'est horrible ce qu'on a vu, c'est horrible.
00:22:04Je respecte les familles et je pense tellement à elles.
00:22:07Quand vous arrivez en plein centre de cran,
00:22:09à une heure et demie, et que vous voyez ça,
00:22:10vous dites, ce n'est pas possible.
00:22:11Et j'ai l'impression d'être dans un rêve, là.
00:22:13Pas dans un rêve, mais plus dans un cauchemar.
00:22:15Et je ne sais pas quand est-ce que je vais me réveiller.
00:22:16Je tiens le coup, mais je ne sais pas combien de temps.
00:22:18Voilà.
00:22:19– Il y a des aides qui sont mises à disposition.
00:22:21On sait qu'il y a des aides qui sont mises à disposition
00:22:22des familles, bien évidemment.
00:22:24Mais est-ce qu'il y a des aides pour les secours également ?
00:22:26– Oui, comme je vous ai dit, on a le SIS de Genève
00:22:29qui nous a envoyé des psychologistes d'urgence.
00:22:31On parle avec eux, ils sont fantastiques.
00:22:33On est une grande famille.
00:22:34Et voilà, c'est ça qui est important.
00:22:36– Aujourd'hui, comment ça se passe ?
00:22:38Tous vos hommes sont revenus travailler ?
00:22:40Tous les volontaires ?
00:22:40– Les hommes sont partis travailler.
00:22:42Et la première chose que j'ai faite ce matin,
00:22:44je leur ai dit que je pensais à eux,
00:22:46qu'ils avaient le droit de craquer,
00:22:47qu'on était là pour eux.
00:22:50La vie, elle ne reprendra plus jamais comme avant.
00:22:52Mais par contre, il faut qu'ils soient forts.
00:22:53Et moi, je suis là pour eux.
00:22:54S'ils ont besoin, je suis là.
00:22:55– En tout cas, merci.
00:22:57Merci pour ce que vous avez fait.
00:22:59Malgré tout, merci d'avoir tenté de sauver un maximum de gens.
00:23:03Merci aussi.
00:23:04On peut le dire, commandant,
00:23:05je pense que vous serez d'accord avec moi,
00:23:06à tous ces jeunes qui ont tenté de sauver d'autres personnes,
00:23:09parce qu'on a vu qu'ils sont retournés dans le feu.
00:23:11Certains ont péri d'ailleurs,
00:23:12en essayant de sauver d'autres personnes aussi.
00:23:15– Oui, je vous l'ai dit,
00:23:16les jeunes nous ont aidés.
00:23:17Ils ont été fantastiques.
00:23:18Ils ont transporté des autres jeunes
00:23:20sur des chaises,
00:23:22sur des choses qu'on avait là.
00:23:24C'était la guerre, c'était la guerre.
00:23:25– Merci, commandant.
00:23:27Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
00:23:30Votre témoignage est bouleversant,
00:23:32parce qu'on sent à quel point,
00:23:33même si vous êtes un pompier volontaire,
00:23:35donc vous avez une petite expérience,
00:23:36malgré tout, de tout ça,
00:23:37une expérience de tout ça.
00:23:38On sent à quel point vous êtes bouleversés,
00:23:39à quel point, vous l'avez dit,
00:23:40les choses ne seront plus jamais comme avant.
00:23:42Et vous nous le disiez,
00:23:43vous ne savez même pas
00:23:44si vous allez continuer aujourd'hui.
00:23:46En tout cas, merci à vous,
00:23:47merci à vos hommes
00:23:47et merci à tous ceux qui ont aidé,
00:23:49parce que c'est terrible de dire ça,
00:23:51parce qu'il y a 40 morts,
00:23:51mais ça aurait pu être pire
00:23:52si vraiment vous n'aviez pas été là
00:23:55et certains n'avaient pas aidé également.
00:23:58On y reviendra tout à l'heure,
00:23:59à 11h30, bien évidemment,
00:24:00sur ce drame.
00:24:01Juste après le CNews Info,
00:24:02on va changer de sujet,
00:24:03on va parler des violences
00:24:05avec des images pas vues à la télé,
00:24:06des violences qui se sont déroulées
00:24:07pendant les réveillons.
00:24:10Et on n'a pas beaucoup parlé
00:24:11à cause de ce drame de Cran-Montana
00:24:12et on va y revenir
00:24:13avec des images pas vues à la télé jusque-là.
00:24:15Pour l'instant,
00:24:16le CNews Info,
00:24:16Sommay à la midi.
00:24:20Ça suffit maintenant.
00:24:22Plus de pression,
00:24:22plus de sous-entendus réactions
00:24:24sur Facebook
00:24:25du Premier ministre groenlandais
00:24:26suite aux menaces réitérées
00:24:28du président américain Donald Trump
00:24:30qui affirme qu'il va s'occuper
00:24:32de l'île-artille
00:24:32qu'il souhaite faire passer
00:24:33sous drapeau américain.
00:24:36Interpellation cette nuit
00:24:37par la BAC Nord
00:24:37de deux individus
00:24:38retrouvés avec des masques chirurgicaux,
00:24:40des cartouches de chasse,
00:24:42un bidon d'essence et de la drogue
00:24:43après une fusillade à Marseille,
00:24:45la première de l'année,
00:24:46qui a fait un mort
00:24:47et un blessé au mollet.
00:24:49Les tireurs ont crié des propos
00:24:50les reliant à la DZ Mafia,
00:24:52ce groupe de narcotrafiquants
00:24:53qui gangrènent la cité phocéenne.
00:24:55Et puis la vigilance orange-neige-vergla
00:24:58désormais étendue
00:24:59à 26 départements.
00:25:00On attend des flocons
00:25:01de la Bretagne à la Normandie
00:25:03dans le bassin parisien
00:25:04ainsi que dans les pays de la Loire
00:25:06et le Poitou-Charentes.
00:25:07Un épisode de froid
00:25:08qui touche une bonne partie du pays
00:25:10et une vigilance
00:25:11qui restera en vigueur
00:25:12au moins jusqu'à demain matin
00:25:14selon Météo France.
00:25:16Merci beaucoup Somaïa.
00:25:17On vous retrouve tout à l'heure
00:25:18à 11h30 et bonne année.
00:25:20Je ne vous l'ai pas dit
00:25:20parce qu'on était dans un sujet
00:25:21un peu difficile avant,
00:25:22mais bonne année.
00:25:22Et meilleur vœu à vous
00:25:24et à tous les téléspectateurs
00:25:26de CNews qui nous regardent.
00:25:27On va revenir justement
00:25:28sur ce qui s'est passé
00:25:29le 31 décembre,
00:25:30également ce qui s'est passé
00:25:31sur le Réveillon de Noël
00:25:32parce qu'il y a eu
00:25:32beaucoup d'événements en France,
00:25:34des événements qui ont été
00:25:34quasiment passés sous silence
00:25:36et c'est normal
00:25:36parce qu'il y avait ce drame
00:25:38de Cran-Montana
00:25:38qui a occupé beaucoup de place.
00:25:41Mais je voulais qu'on y revienne
00:25:41aujourd'hui parce qu'il y a
00:25:42beaucoup d'images
00:25:43qui sont assez sur la liste.
00:25:44Mathieu Vallée,
00:25:44vous êtes avec nous
00:25:45parce que vous avez publié
00:25:46d'ailleurs vous
00:25:47certaines de ces images
00:25:48et si vous le voulez bien
00:25:49on va commencer ensemble
00:25:50en commentant l'une
00:25:51de ces images
00:25:53que vous avez publiées.
00:25:54C'est ce qui se passe à Nice.
00:25:55Alors vous allez voir
00:25:56ces images pendant qu'on parle
00:25:57et vous allez nous raconter
00:25:58ce qui se passe à Nice
00:26:01sur ces images.
00:26:03Donc oui,
00:26:03Jean-Marc Morandini,
00:26:04vous avez ici
00:26:05des policiers de Nice
00:26:07qui interpellent
00:26:08en flagrant délit
00:26:08un individu qui tire
00:26:10des mortiers sur les policiers.
00:26:11Donc c'est une arme
00:26:12par dénestation,
00:26:13c'est des violences volontaires
00:26:13avec armes sans policiers.
00:26:15C'est grave,
00:26:15à la peine encourue,
00:26:16c'est au moins 7 ans de prison
00:26:17et donc on a des policiers
00:26:18courageux
00:26:19qui, vous le voyez,
00:26:20sont en fait
00:26:20des véritables
00:26:22finalement soldats.
00:26:24Ils progressent
00:26:24dans des cités
00:26:25au milieu des mortiers,
00:26:26parfois même au milieu
00:26:27de tirs d'alarme de guerre.
00:26:29On l'a vu à Castres,
00:26:30on l'a vu à Rennes
00:26:30et donc là,
00:26:31sur les images en l'occurrence,
00:26:32on voit qu'on a des policiers
00:26:33qui malgré le danger
00:26:34d'être brûlés
00:26:35par ces mortiers,
00:26:36d'être blessés grièvement
00:26:37voire pire,
00:26:38ils vont au contact,
00:26:39ils vont interpeller
00:26:39et puis pardon ce trait d'humour
00:26:40mais je pense que l'individu
00:26:41qui tenait le mortier
00:26:42qui tirait sur nos frères d'armes
00:26:44on n'a pas vu le TGV arriver,
00:26:45il s'est fait percuter,
00:26:47interpeller,
00:26:47menotter proprement
00:26:49et ça c'est des images
00:26:50qu'on aime voir
00:26:50puisque c'est des policiers
00:26:51qui sont payés
00:26:52pour interpeller du voyou
00:26:53en rançant la police
00:26:54d'abord et avant tout
00:26:54pour faire de l'interpellation
00:26:56pour protéger les honnêtes gens.
00:26:57Mais juste on a vu
00:26:58les images du mortier,
00:26:59là c'est l'interpellation,
00:27:00c'est ça je crois.
00:27:01Ah oui,
00:27:02ben là il ne voit pas
00:27:02le TGV arriver,
00:27:03hop,
00:27:03interpellation,
00:27:05saisie du mortier,
00:27:06menottage
00:27:07avec les procédures
00:27:08qu'on leur apprend
00:27:08en école de police,
00:27:10c'est pour ça que c'est important
00:27:11d'avoir des formateurs
00:27:11en technique
00:27:12et sécurité d'intervention
00:27:13et donc derrière
00:27:15vous avez des individus
00:27:16qui continuent
00:27:16et donc on voit
00:27:17que c'est des scènes
00:27:17de guérilla urbaine.
00:27:18Vous voyez bien
00:27:19que les individus
00:27:20ont quasiment
00:27:21des sulfateuses amorties
00:27:22et qu'aujourd'hui
00:27:23c'est la première arme
00:27:24utilisée contre les policiers
00:27:25et les gendarmes
00:27:26dans nos quartiers difficiles
00:27:27la cité de l'Ariane,
00:27:28la cité des Moulins à Nice
00:27:30dans des cités difficiles
00:27:31et vous voyez en disant
00:27:32où ils sont les policiers
00:27:32dans la cité,
00:27:33ben vous les voyez,
00:27:33ils sont là
00:27:34et c'est pour ça
00:27:34que moi je prône
00:27:35des petits véhicules
00:27:36nouveaux blindés
00:27:37qui permettront
00:27:38à nos soldats de la loi,
00:27:40à nos policiers aux gendarmes
00:27:40de progresser
00:27:41au milieu des tirs de mortier
00:27:42mais aussi au milieu
00:27:43des tirs à l'arme de guerre
00:27:44à Rennes à Castres.
00:27:45C'est plus le vu de l'esprit,
00:27:46c'est une réalité.
00:27:47On a Éric Masson,
00:27:48ce policier qui a été tué
00:27:48à Avignon par un dealer
00:27:49le 5 mai 2021
00:27:51et donc c'est important
00:27:52qu'aujourd'hui
00:27:52on protège nos policiers
00:27:53et qu'ils ont des méthodes
00:27:54d'action qui permettent
00:27:55de progresser face à ces armes
00:27:57dans ces quartiers
00:27:57non pas pour les transformer
00:27:59en zone de guerre
00:27:59mais parce qu'aujourd'hui
00:28:04ils peuvent être blessés grèvement
00:28:05voire même pire
00:28:06dans des situations
00:28:07où ça peut encore plus dégénérer
00:28:09donc je les félicite
00:28:10c'est des belles images
00:28:10c'est des images que j'aime voir
00:28:11et dans des plaies aux gauchistes
00:28:12ça c'est de l'action de police.
00:28:13On aimerait ne pas les voir
00:28:14parce que ça veut dire
00:28:15qu'il n'y a pas d'attaque
00:28:16en interpellation.
00:28:17Un flic Jean-Marc Morigny
00:28:18il rentre dans la police
00:28:19pour interpeller
00:28:20avant et d'abord
00:28:20du voyou.
00:28:22Moi je suis très surpris
00:28:23par ces images
00:28:23alors vous allez me dire
00:28:24que je suis naïf
00:28:25mais par la quantité
00:28:26de feu qui sort du mortier
00:28:29on a l'impression
00:28:29que ça n'arrête pas
00:28:30en fait c'est hyper puissant
00:28:32ça dure pendant quasiment
00:28:34une minute.
00:28:34C'est l'on fait de la raison
00:28:35ils ont aujourd'hui
00:28:36des engins pyrotechniques
00:28:37qui lorsqu'ils sont
00:28:38à l'école
00:28:38on ne peut pas uniter
00:28:39par exemple
00:28:39la puissance de ces engins
00:28:40pyrotechniques.
00:28:40Non mais en fait
00:28:41c'est interdit.
00:28:42Regardez ça n'arrête pas
00:28:43ça n'arrête pas là
00:28:44c'est non stop.
00:28:45C'est vrai qu'on en a
00:28:45pour le 31
00:28:46on en a récupéré
00:28:48plusieurs dizaines de milliers
00:28:49aux frontières
00:28:50puisque ça vient souvent
00:28:51de Pologne
00:28:51quoi qu'il en soit
00:28:52quand on voit ça
00:28:53c'est très inquiétant
00:28:54pour une force de l'ordre
00:28:59évidemment ils avancent
00:29:00en colonne organisée
00:29:01on a l'impression
00:29:01qu'ils sont en Irak
00:29:04pareil quand on progresse
00:29:05de rue en rue
00:29:05avec des gens
00:29:06qui protègent
00:29:07à droite et à gauche
00:29:08et les policiers
00:29:09qui vont à l'interception.
00:29:10C'est vrai que ça devient
00:29:11très très inquiétant
00:29:12et que ces mortiers
00:29:13d'artifices qui sont interdits
00:29:14devraient être sanctionnés
00:29:15non pas de 7 années de prison
00:29:17mais de sanctions
00:29:19beaucoup plus lourdes
00:29:20parce que ça ne peut pas
00:29:20continuer comme ça.
00:29:22Thomas Bonnet
00:29:22elles sont impressionnantes
00:29:23quand même
00:29:23ces images tournées à Nice
00:29:25avec ces personnes
00:29:26qui tirent comme des malades
00:29:28non stop sur les policiers.
00:29:29Il y a vraiment l'envie
00:29:30peut-être pas de tuer
00:29:32je n'irai pas jusqu'à là
00:29:32mais en tout cas
00:29:33de blesser gravement
00:29:34avec ces mortiers.
00:29:35Amidima oui
00:29:36de blesser c'est sûr
00:29:37et alors effectivement
00:29:37on peut saluer l'engagement
00:29:38quand même de ces forces de l'ordre
00:29:39ces policiers en l'occurrence
00:29:40le soir du 31
00:29:41ils sont dans les cités difficiles
00:29:42et ils vont interpeller
00:29:43et la question que je me pose
00:29:44en voyant ces images
00:29:45je pense qu'on n'a pas la réponse
00:29:46c'est quelle réponse pénale
00:29:48contre ces individus
00:29:48c'est-à-dire qu'il est interpellé
00:29:50il est arrêté
00:29:50il est envoyé à la justice
00:29:51la justice ensuite
00:29:52doit prononcer une peine
00:29:53et là
00:29:54c'est souvent là
00:29:54où intervient le problème.
00:29:56Mais ça veut dire
00:29:57que Tanguy Hamon
00:29:58c'est mortier d'artifice
00:29:59aujourd'hui
00:30:00c'est illégal
00:30:00ou c'est légal ?
00:30:01Non c'est illégal
00:30:02et surtout quand on les utilise
00:30:03à tir tendu comme ça
00:30:04contre les forces de l'ordre
00:30:06ça oui
00:30:07utilisé comme ça
00:30:08mais autrement
00:30:08est-ce qu'on a le droit
00:30:09d'en avoir ou pas ?
00:30:10Il me semble que c'est illégal
00:30:11même chez soi
00:30:12le problème
00:30:13c'est que c'est pas un délit
00:30:14c'est qu'on interpelle
00:30:15des individus
00:30:16on contrôle des individus
00:30:17qui ont des mortiers sur eux
00:30:18il y a un arrêté
00:30:19qui proscrit le port
00:30:20et le transport
00:30:23c'est une contravention
00:30:24en fait à la limite
00:30:25mais c'est pas un délit
00:30:26quand vous avez un couteau sur vous
00:30:27c'est un délit
00:30:28il y a une garde à vue possible
00:30:29c'est pour ça que pour les mortiers
00:30:30nous proposons
00:30:32qu'évidemment
00:30:32il y ait une classification
00:30:33de délication faite
00:30:34pourquoi ?
00:30:34parce que ça permet aux policiers
00:30:35d'avoir un cadre juridique protecteur
00:30:37d'avoir un cadre
00:30:37qui permet d'interpeller l'individu
00:30:39d'avoir une procédure judiciaire
00:30:40et derrière
00:30:40de ficher, d'enregistrer
00:30:42et de suivre ces individus
00:30:43parce que comme d'habitude
00:30:43c'est souvent des récidivistes
00:30:45ou des multirécidistes
00:30:45après qu'ils deviennent des clients
00:30:46fidèles de la police et de la justice
00:30:47et dont on devrait faire
00:30:48des cartes de fidélité
00:30:49à défaut d'avoir des budgets
00:30:50pour refaire les commissariats
00:30:51et les payes de justice
00:30:52on pourrait mettre la contribution
00:30:53sur ces individus
00:30:54qui font des victimes
00:30:55qui tirent sur les policiers
00:30:56et les gendarmes
00:30:56et dont la réponse pénale
00:30:57vous avez raison Thomas Bonnet
00:30:58est souvent aux abonnés absents
00:30:59ou très faibles
00:30:59par rapport aux risques encourus
00:31:00Mathias Leboeuf
00:31:01Deux choses
00:31:02La première chose
00:31:03c'est qu'il faut rappeler
00:31:04que c'est extrêmement dangereux
00:31:05il y a un cas
00:31:05où il y a un balcon
00:31:06qui s'est enflammé
00:31:07et ça peut mettre le feu
00:31:09à des immeubles
00:31:10Il y a même des gamins
00:31:11qui perdent des mains
00:31:11Et puis une deuxième remarque
00:31:14un peu plus polémique
00:31:15et politique
00:31:16c'est qu'on est à Nice
00:31:17c'est pas une ville de gauche
00:31:18Vous voyez que
00:31:19Quel rapport ?
00:31:20Quel rapport ?
00:31:21Souvent on dénonce
00:31:23le raccourci
00:31:24Le raccourci
00:31:25Non non non
00:31:25Le raccourci
00:31:27j'ai suffisamment participé
00:31:28à des débats
00:31:28où on dit
00:31:29c'est les villes de gauche
00:31:31qui sont laxistes
00:31:32il n'y a pas de police municipale
00:31:33et là en l'occurrence
00:31:34je ne crois pas
00:31:35que ce soit la police municipale
00:31:36qui intervienne
00:31:37mais je fais juste remarquer
00:31:39que ça arrive
00:31:40dans toutes les villes
00:31:41y compris les villes
00:31:42qui sont dirigées
00:31:43par la droite
00:31:43et qui peuvent être
00:31:45On va regarder
00:31:47d'autres images
00:31:48si vous le voulez bien
00:31:49là on était à Nice
00:31:49on va partir à Avignon
00:31:50parce qu'à Avignon
00:31:51c'est intéressant également
00:31:52ce qui s'est passé
00:31:53on est quartier de la Reine Jeanne
00:31:55à Avignon
00:31:55et c'est deux policiers
00:31:57que vous allez voir
00:31:57qui interpellent un suspect
00:31:59accusé d'avoir tiré
00:32:00au mortier sur eux
00:32:00et sa famille s'interpose
00:32:02et va frapper
00:32:03les policiers
00:32:04Mathieu
00:32:06Moi ça me rend dingue
00:32:08ces images
00:32:08parce que
00:32:09vous avez
00:32:09des suspects
00:32:11souvent mineurs
00:32:11ou des gamins
00:32:12qui sont interpellés
00:32:13en flagrant délit
00:32:13pas parce que les policiers
00:32:14veulent se faire plaisir
00:32:15faire des violences policières
00:32:16ou des contre-faces
00:32:17comme aime bien le dire
00:32:18M. Diaora
00:32:19depuis la France insoumise
00:32:19de Sassanu
00:32:20ou l'extrême gauche
00:32:21ou la France insoumise
00:32:21là on a
00:32:22un flagrant délit
00:32:23établi par les policiers
00:32:24qui interpellent en flag
00:32:25comme on dit
00:32:26dans le jargon policier
00:32:26un individu
00:32:27et là vous avez quoi
00:32:28vous avez la famille
00:32:29et les proches
00:32:29qui arrivent
00:32:29pour s'interposer
00:32:30insulter
00:32:31frapper des policiers
00:32:32comment voulez-vous
00:32:33que les gamins
00:32:33soient éduqués
00:32:34et que les policiers
00:32:35soient soutenus
00:32:35et fassent leur travail
00:32:36quand vous avez des familles
00:32:37qui abandonnent les gosses
00:32:38donc moi je vous dis
00:32:39oui avec nous
00:32:40les parents des mineurs
00:32:42seront responsabilisés
00:32:43là c'est là
00:32:44quand ils s'en prennent
00:32:45aux policiers
00:32:45là ils sont en train
00:32:46de s'en prendre
00:32:47aux policiers
00:32:47ils frappent
00:32:49ils frappent les policiers
00:32:50ils s'immiscent
00:32:51et ils s'interposent
00:32:51dans l'intervention
00:32:53et l'interpellation
00:32:54que sont en train
00:32:54d'opérer ces policiers
00:32:55sur le coeur d'Avignon
00:32:56vous avez eu
00:32:574 policiers
00:32:58qui ont été blessés
00:32:59je leur ai apporté
00:32:59mon switch ce week-end
00:33:01directement
00:33:01puisque j'ai échangé
00:33:02avec eux
00:33:03et donc évidemment
00:33:04qu'ils en ont marre
00:33:05de voir ces images
00:33:06aujourd'hui
00:33:06où on a des familles
00:33:07qui s'immiscent
00:33:08et je suis désolé
00:33:08de le dire
00:33:09Jean-Marc Morodini
00:33:10et ça va chagriner
00:33:11les oreilles des gauchistes
00:33:12mais avec nous
00:33:12s'il est établi
00:33:13que ces gens occupent
00:33:14des logements sociaux
00:33:15ou touchent des prestations
00:33:16et allocations familiales
00:33:17ça sera finex
00:33:18fin d'exercice
00:33:19terminé
00:33:20Bruno Povard
00:33:21ça doit vous faire bondir
00:33:21de voir ces gens
00:33:22qui vont frapper
00:33:23les policiers
00:33:24aujourd'hui
00:33:24on en est là
00:33:24quand même
00:33:25dans notre pays
00:33:26c'est-à-dire qu'il y a des gens
00:33:27qui n'ont tellement peur
00:33:28tellement pas peur
00:33:29des réactions des policiers
00:33:30qui vont les frapper
00:33:31ça fait peur
00:33:32moi j'ai été 2 ans
00:33:33CRS
00:33:33à faire du quadrillage
00:33:34dans les années 80
00:33:35vous voyez
00:33:36jamais on a connu ça
00:33:37on était respecté
00:33:38même s'il y avait
00:33:39des accrochages
00:33:39mais on ne voyait pas
00:33:40cette guérilla urbaine
00:33:42systématique
00:33:43dans tous les quartiers
00:33:44que ce soit dans les villes de gauche
00:33:45comme dans les villes de droite
00:33:46c'est quand même affolant
00:33:47mais ce qui me gêne
00:33:50dans ce que dit Mathieu
00:33:51pas tout à fait
00:33:52parce que j'adhère évidemment
00:33:53à ce qu'il dit
00:33:53par rapport à nos collègues
00:33:54c'est qu'il y a
00:33:55un véritable travail
00:33:56encore une fois
00:33:57on en revient toujours
00:33:58à la même chose
00:33:58vous allez sourire sûrement
00:33:59Jean-Marc
00:34:00l'éducation
00:34:01la prévention
00:34:01si on ne travaille pas
00:34:02sur ces bases
00:34:03on n'en sera jamais
00:34:04parce qu'on est toujours
00:34:05en réaction de tout
00:34:06la police est en réaction de tout
00:34:08et on ne règle pas le problème
00:34:09mais qu'est-ce que vous voulez éduquer là ?
00:34:11qu'est-ce que vous voulez éduquer ?
00:34:11mais il faut reprendre
00:34:12un mail des familles
00:34:13c'est les parents
00:34:14c'est ça
00:34:14c'est plus de l'éducation
00:34:15je connais ton engagement
00:34:17Bruno sur ça
00:34:17moi je vais être très clair
00:34:18quand les policiers sont mis en cause
00:34:20il y a l'inspection générale
00:34:21de la police nationale
00:34:21il y a le procureur de la République
00:34:22il y a le défenseur des droits
00:34:23il y a tout le monde
00:34:24qui leur tombe dessus
00:34:25et bien moi je veux que tout le monde
00:34:26tombe sur le dos de ses parents
00:34:27et de ses voyous
00:34:28qui s'immisent dans une intervention de police
00:34:29qui insultent et frappent des policiers
00:34:31donc oui
00:34:31s'ils touchent des prestations sociales
00:34:33s'ils ont un logement social
00:34:35s'ils bénéficient de la solidarité nationale
00:34:37payée par l'impôt des français
00:34:38c'est finex
00:34:39fin d'exercice terminé
00:34:40parce que les policiers et gendarmes
00:34:41ce n'est pas les serpillères de la République
00:34:43ce n'est pas les serpillères des gauchistes
00:34:44ce n'est pas les serpillères d'élus
00:34:45qui défendent
00:34:46soi-disant
00:34:47des gens qui sont victimes
00:34:48de violences policiales
00:34:49contre le facet
00:34:49c'est la forme de père
00:34:50qu'il y a eu le rapport avec la gauche
00:34:51et les gauchistes
00:34:51parce qu'ils n'arrêtent pas de dire
00:34:53Mathias de Bas
00:34:53je vous réponds
00:34:56Mathias de Bas
00:34:57si
00:34:57le député c'est Raphaël Arnaud
00:34:58la France Assoumise
00:34:59révisez vos cartes
00:35:00la mairie d'Avignon
00:35:03est détenue par des gauchistes
00:35:05il y a un député
00:35:06qui a été élu
00:35:06là où un policier est décédé
00:35:07il y a encore des gens de gauche
00:35:09je dis
00:35:10pour vous
00:35:12si les gens d'extrême gauche
00:35:13sont condamnés
00:35:14pour des violences
00:35:14non pas aggravées
00:35:15c'est des gens de gauche
00:35:16ok
00:35:16j'y viens
00:35:17à force d'inventer
00:35:19des violences policières
00:35:20et des contrôles faciès
00:35:20ce qui n'existe pas
00:35:21c'est à dire que
00:35:21tous les policiers
00:35:22sont racistés et violents
00:35:23on appelle à la haine
00:35:24ces gens là
00:35:24mettent une cible
00:35:25pour les policiers
00:35:26mais vous trouvez normal
00:35:26monsieur Leboeuf pardon
00:35:27vous trouvez normal
00:35:28que des policiers
00:35:29qui font leur travail
00:35:30qui se font payer
00:35:302000 bavres par mois
00:35:31voient des parents
00:35:32qui n'éduquent pas leurs gosses
00:35:33et qui viennent les soutenir
00:35:34alors qu'ils interpellent
00:35:35en flagrant délit
00:35:35les policiers
00:35:36c'est des gens intelligents
00:35:37et qui savent travailler
00:35:37un individu
00:35:38qui est estime
00:35:39auteur d'un tir de mortier
00:35:40c'est à la justice
00:35:41de dire ce qu'il faut poursuivre ou pas
00:35:42c'est pas aux parents
00:35:42de s'immiscer
00:35:43et d'insulter
00:35:44et de frapper
00:35:44et de bousculer les policiers
00:35:45il faut vous répondre
00:35:46il faut éduquer les parents
00:35:48et pas éduquer les policiers
00:35:49pardon
00:35:49je ne trouve pas ça normal
00:35:50puisque effectivement
00:35:51il faut commencer par là
00:35:52la police est garante
00:35:53de l'ordre public
00:35:54ça vous choque
00:35:55ces images de policiers
00:35:56frappés et outragés
00:35:57bien évidemment
00:35:57on peut être de gauche
00:36:01et considérer
00:36:02qu'effectivement
00:36:02mais la gauche
00:36:03elle ne protège pas
00:36:03ces policiers
00:36:04c'est arrivé à une dérive
00:36:05que la gauche
00:36:07que les policiers
00:36:08sont garants
00:36:09de l'ordre public
00:36:09et de l'ordre républicain
00:36:10donc bien évidemment
00:36:12que ces actions
00:36:14enfin ces agissements
00:36:15sont répréhensibles
00:36:16c'est quotidien monsieur Leuve
00:36:17je sais bien
00:36:17Ludovic Thoreau
00:36:18je crois que s'il faut voir
00:36:20c'est que c'est pas droite-gauche
00:36:21et toute la France
00:36:21et de plus en plus
00:36:22ces images elles sont quotidiennes
00:36:24là vous les sortez
00:36:24mais on pourra en sortir
00:36:25tous les jours
00:36:25c'est une habitude
00:36:26et c'est instauré
00:36:28maintenant
00:36:28oui il ne faut pas s'habituer
00:36:29justement
00:36:30il ne faut pas dire
00:36:30c'est une habitude
00:36:31je ne suis pas d'accord
00:36:32avec ça de dire
00:36:33c'est une habitude
00:36:34il faut les montrer
00:36:35vous avez raison
00:36:36il faut les montrer
00:36:37et certains médias
00:36:38ne les montrent pas
00:36:39assez suffisamment
00:36:40je pense
00:36:40surtout par rapport à l'insécurité
00:36:41et on en parlera après
00:36:42mais le terme
00:36:43ils n'ont pas peur à la police
00:36:44c'est pas qu'ils n'ont pas peur
00:36:45c'est qu'ils n'aiment pas
00:36:46c'est qu'ils haïssent la police
00:36:47et comme vous le disiez
00:36:48quand vous avez des gens de gauche
00:36:49ou d'extrême gauche
00:36:50qui dit la police
00:36:51c'est rentré dans leur tête
00:36:52et dès qu'ils voient un policier
00:36:54c'était devenu un ennemi
00:36:55quant à la famille
00:36:56je suis désolé
00:36:56moi à mon époque
00:36:57quand on faisait une bêtise
00:36:59la famille
00:37:00elle s'en prenait à nous
00:37:01maintenant elle s'en prenne à la police
00:37:02c'est ça
00:37:03en effet
00:37:03à un moment
00:37:04la famille
00:37:05donc on ne peut plus critiquer la police
00:37:07on n'a pas le droit
00:37:08c'est pas critiquer
00:37:08excusez-moi
00:37:09excusez-moi
00:37:10arrêtez s'il vous plaît
00:37:12arrêtez que la police tuie tout ça
00:37:14il n'y a pas d'excuses
00:37:15si vous avez un problème
00:37:16tout à l'heure
00:37:17vous allez appeler la police
00:37:18mais moi je ne suis pas anti-flic
00:37:19on ne sait pas comment pas critiquer
00:37:21mais critiquons d'abord les criminels
00:37:23avant de critiquer la police
00:37:24attention c'est pas que la gauche
00:37:25parce que quand il y a l'affaire Naël
00:37:27je rappelle quand même
00:37:27les propos du président de la République
00:37:28inexcusables
00:37:29inexplicables
00:37:31sur le policier
00:37:32qui va d'ailleurs
00:37:32comparaitre aux assises
00:37:33donc c'est aussi
00:37:34en l'occurrence le président
00:37:36le centre
00:37:36la justice
00:37:37c'est le climat
00:37:38qui entoure aussi
00:37:39médiatique
00:37:39j'allais dire parfois
00:37:40autour des policiers
00:37:41où en fait les policiers
00:37:42même maintenant ils hésitent
00:37:43parfois ils hésitent
00:37:44pour le policier
00:37:45Florian de la Fernaël
00:37:46on attend encore la décision
00:37:47de la cour d'appel
00:37:48puisque Maître Lénard
00:37:49a fait un recours
00:37:50sur l'ordonnance
00:37:51que veulent rendre
00:37:52les juridictions
00:37:52soutenues par le parquet
00:37:53non mais je le précise
00:37:53c'est intéressant
00:37:54mais ce qui est intéressant
00:37:56également c'est
00:37:57l'avis des français
00:37:58dans un instant
00:37:58on vous remontrera
00:37:59d'autres images
00:37:59pas vues à la télé
00:38:00sur Marseille
00:38:01mais regardez
00:38:02l'avis des français
00:38:02parce qu'il y a eu
00:38:03un sondage de nos confrères
00:38:04de RTL
00:38:04qui a été fait ce matin
00:38:06RTL par Toluna
00:38:07Harris Interactive
00:38:08et regardez le résultat
00:38:09sur les priorités
00:38:10des français
00:38:10c'est la première fois
00:38:11depuis 2021
00:38:12que l'insécurité
00:38:14est en tête
00:38:14pour les priorités
00:38:16des français
00:38:16insécurité
00:38:1775%
00:38:18suivi par le pouvoir d'achat
00:38:20par le social
00:38:21la lutte contre le terrorisme
00:38:22et l'éducation
00:38:23d'ailleurs
00:38:23lutte contre le terrorisme
00:38:25et l'insécurité
00:38:25voilà on est un peu
00:38:26dans le même univers
00:38:27quand même
00:38:27mais Thomas Bonnet
00:38:28c'est intéressant
00:38:29de voir aussi
00:38:29l'évolution
00:38:30c'est-à-dire que
00:38:31les français
00:38:32leur quotidien
00:38:33ils le vivent
00:38:33ce qu'on montre ici
00:38:34dans cette émission
00:38:36ce qu'on montre
00:38:36sur CNews
00:38:37tout ça
00:38:38les français le vivent
00:38:39c'est pas une vue de l'esprit
00:38:40absolument
00:38:41et ça en est la preuve
00:38:42l'insécurité
00:38:43la lutte contre l'immigration
00:38:44ça arrive très régulièrement
00:38:45dans le top 3
00:38:46là c'est maintenant
00:38:46la priorité
00:38:47selon ce sondage
00:38:49et les solutions
00:38:50elles sont trouvées
00:38:5075%
00:38:51c'est à peu près
00:38:51la même proportion
00:38:52que vous retrouvez
00:38:53dans beaucoup de sondages
00:38:53qu'on a réalisés
00:38:54que CSA a réalisé
00:38:55pour Europe 1
00:38:56le GDD et CNews
00:38:58ils sont favorables
00:38:58à un durcissement des peines
00:39:00à des peines planchers
00:39:01qu'on s'en prend aux policiers
00:39:02toutes les mesures
00:39:03de fermeté
00:39:03les français
00:39:04ils sont largement favorables
00:39:05d'ailleurs vous regardez aussi
00:39:06le top 50
00:39:07des personnalités du GDD
00:39:08il n'y a quasiment
00:39:09que des élus de droite
00:39:10donc c'est bien
00:39:11qu'il y a une attente
00:39:11très forte des français
00:39:12sur ce sujet
00:39:13j'insiste juste
00:39:14j'attire votre regard
00:39:15sur le commentaire
00:39:16qui a été fait politique
00:39:17du ministre de l'Intérieur
00:39:18sur cette soirée du 31
00:39:19qui a dit
00:39:20ça a été une soirée
00:39:20moins agitée
00:39:21que les années précédentes
00:39:22vous voyez par rapport
00:39:23aux images que vous nous montrez
00:39:24les chiffres aussi
00:39:25ont été en hausse
00:39:25et pourtant
00:39:26plus de 1100 voitures
00:39:27ont été brûlées de mémoire
00:39:28je n'ai pas le chiffre
00:39:291173
00:39:29et le ministre de l'Intérieur
00:39:31nous dit
00:39:31c'est une soirée moins agitée
00:39:32ils s'appuient sur les préfets
00:39:33bon bah il y a un déni quand même
00:39:34mais regardez-moi également
00:39:35la priorité
00:39:36dans les priorités
00:39:37il y a quand même l'éducation
00:39:38permettez-moi d'y revenir
00:39:39parce que encore une fois
00:39:40tout ce qui se fait actuellement
00:39:42c'est un manque totalement
00:39:43vous savez que je suis à fond là-dedans
00:39:44je travaille considérablement
00:39:45on n'a plus d'éducateurs
00:39:46il n'y a plus personne
00:39:47dans les quartiers
00:39:48ils sont abandonnés
00:39:48on laisse ces quartiers
00:39:50à l'abandon total
00:39:51il n'y a pas d'argent
00:39:52il y a beaucoup d'argent
00:39:53mais pas tant que ça
00:39:54pas tant que ce qu'on l'a dit
00:39:56les bailleurs sociaux
00:39:58se sont un peu retirés
00:39:59ils n'ont pas d'argent non plus
00:40:00ils n'attaquent pas
00:40:01mais ce qui est intéressant
00:40:02Bruno Pommard
00:40:03c'est de voir que l'insécurité
00:40:04aujourd'hui est numéro 1
00:40:05dans les priorités
00:40:06il a toujours été
00:40:06dans les 3 premiers
00:40:07d'habitude c'est dans les 3 premiers
00:40:09mais là nos confrères de RTL
00:40:10précisaient que dans leur enquête
00:40:11qu'ils font régulièrement
00:40:12depuis 2021
00:40:13c'est la première fois
00:40:14que ça passe en tête
00:40:15ça veut dire quelque chose
00:40:16et moi quand j'entends
00:40:17les gens qui reprochent à CNews
00:40:18en disant mais vous parlez
00:40:19de l'insécurité
00:40:19on parle juste de la vie des gens
00:40:21et cette vie des gens
00:40:22vous la voyez là
00:40:22c'est leur souci principal
00:40:24mais des fois
00:40:25pardon Jean-Marc Morny
00:40:25très vite
00:40:26le député de la France Insoumise
00:40:28Carlos Martins Benango
00:40:29lorsqu'il a voulu faire
00:40:30de la récupération politique ignoble
00:40:32sur la Fernaëlle
00:40:33il a été
00:40:33rappelez-vous ces images
00:40:34à Nanterre
00:40:35et il a été prêt à partie
00:40:36par des individus
00:40:37donc il voulait faire
00:40:38de la récupération électorale
00:40:39et il s'est fait
00:40:39et je ne m'en délecte absolument pas
00:40:41parce que moi je ne suis pas un gauchiste
00:40:42et donc je condamne
00:40:43mais en tout cas
00:40:49il a été victime
00:40:51de violences
00:40:51de la partie des individus
00:40:52donc comme quoi
00:40:52vous voyez que la violence
00:40:53elle touche tout le monde
00:40:54et Thomas Bonnet a raison
00:40:55de le préciser
00:40:56quand on regarde
00:40:57les études d'opinion
00:40:58que ce soit celle de votre chaîne
00:40:59de la station radio européenne
00:41:00ou d'RTL
00:41:01effectivement
00:41:02qu'on soit de gauche ou de droite
00:41:03tout le monde aspire à la sécurité
00:41:04donc je ne vois pas pourquoi
00:41:05l'extrême gauche fait
00:41:06Mathieu
00:41:07juste une question
00:41:08Mathieu Valet
00:41:08moi vous savez que je suis favorable
00:41:10pour la sécurisation
00:41:11dans ces quartiers
00:41:12parce que les forces de police
00:41:13sont totalement dépassées
00:41:14elles font un travail formidable
00:41:15mais elles ne sont pas en nombre
00:41:16de mettre l'armée
00:41:17vous savez que Pierre Devilliers
00:41:17lui-même était d'accord
00:41:18sur ce sujet
00:41:19bon je n'ai pas d'accord
00:41:20il y a des gendarmes
00:41:22ils sont militaires
00:41:22les gendarmes
00:41:22oui mais est-ce que
00:41:24c'est une solution
00:41:25pour moi c'est une solution
00:41:26parce qu'il faut se réapproprier
00:41:27ces quartiers
00:41:28pour se réapproprier
00:41:29il faut des effectifs
00:41:30en nombre
00:41:30et la police ne peut pas
00:41:31assurer les deux ans
00:41:32je ne comprends pas pourquoi
00:41:32on se connaît
00:41:33je ne comprends pas
00:41:34pourquoi tu dis ça
00:41:34on a des policiers
00:41:36pardon on va aller vite
00:41:37mais la brigade spécialisée de terrain
00:41:38je vois dans les quartiers nord
00:41:39il y a trois BST
00:41:40dans le troisième arrondissement
00:41:41à Félix Platt
00:41:41on a un commissariat
00:41:42dans le film Back Nord
00:41:43où le point de ville
00:41:44est démenté par les policiers
00:41:45qui est mis en avant d'ailleurs
00:41:45ils ne sont pas assez nombreux
00:41:46vous savez
00:41:47mais c'est pour ça que
00:41:48par exemple
00:41:49que ce soit à Nîmes
00:41:50que ce soit à Marseille
00:41:51que ce soit à Lille
00:41:52que ce soit à Lyon
00:41:53dans les grandes villes
00:41:54nous on mettra le paquet
00:41:55sur ces brigades spécialis de terrain
00:41:56ou sur les PSIG
00:41:57les Plutons de surveillance
00:41:58de la gendarmerie
00:41:59qui font un travail considérable
00:42:01de dire qu'il faut l'armée
00:42:03parce que les policiers
00:42:04et les gendarmes
00:42:04parce que je sais
00:42:05que ce n'est pas ton propos
00:42:06mais ils ne seraient pas compétents
00:42:07on n'arriverait pas
00:42:08à juger cette délinquance
00:42:09moi je peux te dire
00:42:09que tous les jours
00:42:10toutes les nuits même parfois
00:42:12les policiers et gendarmes
00:42:13m'écrivent pour me dire
00:42:13la fierté qu'ils font
00:42:14de faire des blagues
00:42:14il faut les renforcer
00:42:16il faut les soutenir
00:42:17et il faut les mettre
00:42:18au coeur de ces quartiers
00:42:19vous parliez de Marseille
00:42:20on va voir des images
00:42:21justement non plus
00:42:22qui n'ont pas été vues
00:42:23jusque là à Marseille
00:42:24où des hommes à Marseille
00:42:25ont pilonné aux mortiers
00:42:27des policiers
00:42:28des sapeurs-pompiers
00:42:29ils s'en réjouissent
00:42:29ils filment ça
00:42:31regardez
00:42:32voilà Bouchiba
00:42:47voilà Bouchiba
00:42:49voilà
00:42:51la main qui est crimogène
00:42:53pétard à la main les gars
00:42:55il a sorti le pont
00:42:55mais il a sorti le mortier ce soir
00:42:57il a l'envers
00:42:58il a l'envers
00:42:58il a l'envers
00:42:58c'est quoi ça ?
00:43:08c'est quoi ça ?
00:43:13et c'est lui
00:43:17vous voulez l'éduquer là
00:43:18celui qui rit
00:43:18c'est plutôt moi
00:43:19qui m'a envoyé
00:43:20c'est lui
00:43:21vous voulez reprendre en main
00:43:21celui qui est mort de rire
00:43:23parce qu'il a l'envers
00:43:24Jean-Marc
00:43:25il y en a
00:43:26tout un tas de jeunes
00:43:27il n'y a pas que
00:43:27ça c'est une caricature
00:43:28une malheureuse caricature
00:43:30mais il faut travailler
00:43:32encore une fois
00:43:32sinon on ne s'en sortira jamais
00:43:34on sera toujours
00:43:35en réaction permanente
00:43:37sur tout ce qui se passe
00:43:37et on ne réglera pas
00:43:38le problème de fond
00:43:39c'est quoi le premier budget
00:43:40de l'état ?
00:43:41c'est l'éducation nationale
00:43:42quand je dis éducation nationale
00:43:45il n'y a pas que
00:43:45d'éducation nationale
00:43:46je pense
00:43:46d'éducation
00:43:46d'abord
00:43:47on a la chance
00:43:47dans un pays
00:43:48où l'école est gratuite
00:43:49pour apprendre à lire
00:43:50et créer et compter
00:43:50sauf qu'elle ne le fait pas suffisamment
00:43:51et c'est pour ça que nous
00:43:52on veut la recentrer
00:43:52sur ses savoirs
00:43:54et ses compétences
00:43:54ça devrait faire plaisir
00:43:55à Manchester
00:43:55parce qu'on parle d'éducation
00:43:56et pardon
00:43:57mais moi
00:43:58ma mère m'a éduqué simplement
00:44:00et il n'y a pas besoin
00:44:01d'avoir fait des grandes études
00:44:02des grandes éducations
00:44:02pour comprendre
00:44:03qu'on tire pas en mortier
00:44:04sur des policiers
00:44:04et qu'on ne se délecte pas
00:44:05en filmant des policiers
00:44:06des sapeurs-pompiers
00:44:07c'est-à-dire pile au nez au mortier
00:44:08mais vous voulez apprendre quoi
00:44:09ces jeunes-là ?
00:44:10il y a une question politique
00:44:11aussi quand même
00:44:12Ludovic Thoreau
00:44:12qui a soulevé Thomas Bonnet
00:44:13tout à l'heure
00:44:13quand il nous dit quand même
00:44:15que le ministre a dit
00:44:16en gros ça ne s'est pas
00:44:17trop mal passé
00:44:17ça aurait pu être pire
00:44:19c'est la différence
00:44:21entre ceux qui sont en haut
00:44:22et les élus
00:44:22nous les maires
00:44:23qui sommes sur place
00:44:24évidemment
00:44:24notre préoccupation principale
00:44:25c'est la sécurité
00:44:26elle ne fait que croître
00:44:27parce que nous sommes obligés
00:44:28d'augmenter notre police municipale
00:44:29et là-haut nous disent
00:44:30non c'est pas mal
00:44:31mais c'est catastrophique
00:44:33le citoyen
00:44:34l'élu de base
00:44:34il se rend compte qu'aujourd'hui
00:44:35a un problème au centre
00:44:36et bien la sécurité
00:44:38et quelle est la réponse ?
00:44:39Aucune
00:44:39nous dire que tout va bien circuler
00:44:40les budgets des polices municipales
00:44:42ont augmenté quasiment
00:44:43juste sur le plan politique
00:44:44Mathias Lebeuf
00:44:45attendez
00:44:46sur le plan politique
00:44:48Mathias Lebeuf
00:44:48quand on voit les images
00:44:49de cette soirée
00:44:51qu'on voit depuis tout à l'heure
00:44:52sur CNews
00:44:53quand vous entendez
00:44:54des ministres qui disent
00:44:55bon finalement
00:44:56ça aurait pu être pire
00:44:57alors qu'il y a plus de
00:44:581100 voitures
00:44:59qui ont été brûlées également
00:44:59aujourd'hui c'est devenu
00:45:01une banalité
00:45:021100 voitures
00:45:02c'est une banalité
00:45:03on s'accoutume à ça
00:45:04le ministre
00:45:05il fait de la communication politique
00:45:06il ne va pas vous dire
00:45:07c'est un fiasco
00:45:08donc forcément
00:45:09il pourrait dire
00:45:09qu'est-ce que vous voulez
00:45:11qu'il dise
00:45:12il prend la parole
00:45:13et forcément
00:45:14il cherche à atténuer
00:45:15la réalité
00:45:15il était prêt
00:45:17pour police
00:45:17excusez-moi
00:45:18je voulais rappeler une chose
00:45:20parce que vous avez parlé
00:45:21de la fernaelle
00:45:22et je voudrais juste rappeler
00:45:23quand même une vérité
00:45:25c'est que dans la fernaelle
00:45:25il y a une victime
00:45:27c'est le jeune
00:45:28non mais on ne va pas
00:45:28refaire la fernaelle
00:45:29vous le faites à chaque fois
00:45:30à chaque fois que vous voulez
00:45:31critiquer les policiers
00:45:32vous revenez sur la fernaelle
00:45:33il n'y a pas que ça
00:45:33parlez-moi de ce qu'on voit
00:45:35parlez-moi de ce qu'on voit
00:45:37depuis tout à l'heure
00:45:37plutôt
00:45:38plutôt que la fernaelle
00:45:39non mais on ne fait pas la fernaelle
00:45:41ce n'est pas moi
00:45:41qui en ai parlé en premier
00:45:42on parle des voitures
00:45:44qui ont brûlé
00:45:46on vous parle des policiers
00:45:47vous les avez vus à Nice
00:45:48vous les avez vus à Marseille
00:45:49vous les avez vus à Avignon
00:45:50sur ces images
00:45:51qui se prennent des trucs
00:45:53dans la figure
00:45:54des familles
00:45:54qui viennent frapper
00:45:55les policiers
00:45:56c'est ça
00:45:57vous dites quoi sur ça
00:45:58et du ministre
00:45:59qui vous dit
00:46:00ça aurait pu être pire
00:46:01je vous dis
00:46:01le ministre
00:46:02il fait de la communication politique
00:46:03il ne peut pas dire autre chose
00:46:04je ne sais pas la réalité
00:46:07c'est pas moi
00:46:07depuis combien de temps
00:46:09ça dure
00:46:10la gauche
00:46:10la droite
00:46:10tous les ministres intérêts
00:46:11tous les présidents
00:46:12ont dénoncé
00:46:13un millier de voitures
00:46:14depuis 30 ans
00:46:15et donc c'est bien
00:46:16mais c'est une catastrophe
00:46:19en plus les gens
00:46:21qui ont leur voiture brûlée
00:46:22en général
00:46:22c'est des gens
00:46:23qui n'ont pas
00:46:23beaucoup de moyens
00:46:24c'est des gens
00:46:24qui vivent dans des cités
00:46:25c'est des gens
00:46:26qui le lendemain
00:46:26ne vont pas pouvoir
00:46:27aller au boulot
00:46:28vous le savez
00:46:28vous y êtes dans ces cités
00:46:29mais pour autant
00:46:31mais pour autant
00:46:33les amis
00:46:33quand il dit
00:46:35que mille
00:46:35peut-être le terme
00:46:36n'était pas à utiliser
00:46:37mais effectivement
00:46:38il aurait pu y en avoir
00:46:3810 000
00:46:39ça peut toujours être pire
00:46:43mais non mais c'est facile
00:46:44les amis
00:46:44mais non mais c'est vous
00:46:45c'est facile
00:46:45on a 90 000 policiers
00:46:47quand vous dites ça
00:46:47je ne suis pas votre ami
00:46:48je ne suis pas votre ami
00:46:49du tout
00:46:49quand vous dites ça
00:46:50je ne suis pas d'accord
00:46:52avec ce que vous dites
00:46:52il devrait dire
00:46:53c'est une catastrophe
00:46:541100 voitures brûlées
00:46:55c'est une catastrophe
00:46:56des policiers blessés
00:46:57c'est une catastrophe
00:46:58politiquement il ne peut pas dire
00:47:00c'est une catastrophe
00:47:01puisque c'est sous son autorité
00:47:03le métier de l'ordre
00:47:03il y a un juste milieu
00:47:04Thomas Bonnet
00:47:05on écoute Thomas Bonnet
00:47:07je rappelle quand même
00:47:09qu'on avait 90 000 policiers
00:47:11et gendarmes
00:47:11qu'on a annulé le concert
00:47:12sur les Champs-Elysées
00:47:13et on vient nous dire
00:47:14ça s'est passé
00:47:14parce qu'il y a 1100 voitures
00:47:16qui ont brûlé
00:47:16je voulais revenir sur
00:47:17c'est un préfet
00:47:18c'est un ancien préfet
00:47:19le ministre de l'Intérieur
00:47:20il va y avoir la lucidité
00:47:21d'affronter les événements
00:47:22qui étaient plutôt bons
00:47:22en plus
00:47:23qui en tout cas
00:47:24a pu affronter
00:47:25et gérer des situations
00:47:26difficiles
00:47:26je voulais revenir
00:47:27sur les 75% des français
00:47:29dont la préoccupation
00:47:31en première
00:47:31est l'insécurité
00:47:32et c'est un chiffre
00:47:33très intéressant
00:47:34parce qu'en plus
00:47:35ça montre une chose
00:47:36c'est que l'insécurité
00:47:37elle frappe tout le monde
00:47:38elle frappe les gens de gauche
00:47:40comme les gens de droite
00:47:41et c'est pas un problème
00:47:43de gauche et de droite
00:47:43en plus
00:47:44vous étiez à l'insécurité
00:47:45quand j'ai dit ça
00:47:46non non
00:47:46je ne vous ai pas oublié
00:47:47en particulier
00:47:48il n'écoute que lui
00:47:49c'est vrai
00:47:49les oeillères de gauche
00:47:51en particulier
00:47:52non
00:47:52justement
00:47:53en particulier
00:47:54elle frappe dans les quartiers populaires
00:47:56et moi je pense
00:47:56je vous l'ai dit tout à l'heure
00:47:59je pense que c'est une grande
00:48:01erreur de la gauche
00:48:02une erreur stratégique
00:48:03sociale
00:48:04et politique
00:48:05d'avoir
00:48:06minoré
00:48:07le fait sécuritaire
00:48:08et d'en avoir
00:48:09peur
00:48:09idéologiquement
00:48:10et donc
00:48:11même vous monsieur Leboeuf
00:48:12vous voyez
00:48:12on vous parle
00:48:13de policiers violentés
00:48:14qui est la majorité
00:48:15des interventions
00:48:15je suis désolé de vous l'apprendre
00:48:16peut-être de France
00:48:17et vous nous étendez
00:48:19en étendard
00:48:20l'affaire Naël
00:48:21qui n'est pas jugée
00:48:21et sur laquelle
00:48:22il y a des policiers
00:48:24que vous faites passer
00:48:24pour des bourreaux
00:48:25alors qu'ils ont évité
00:48:26des victimes
00:48:27ce matin-là
00:48:28des gens qui allaient au travail
00:48:29des enfants qui allaient à l'école
00:48:30et ça vous l'oubliez
00:48:31parce que vous avez
00:48:31des oeillères approchistes
00:48:32et la mémoire sélective
00:48:33monsieur Leboeuf
00:48:34c'est votre doctorat en philosophie
00:48:36qui vous fait peut-être
00:48:36je n'ai pas oeillère
00:48:37dans la deuxième dimension
00:48:39troisième univers
00:48:41je ne sais rien
00:48:43il a un grand fort
00:48:44vous avez peur qu'on vous réponde ?
00:48:45non mais j'ai peur
00:48:46que vous dites des bêtises
00:48:46je ne veux pas
00:48:47je ne veux pas vous faire
00:48:48l'attention d'assauter
00:48:49votre intelligence
00:48:50il veut vous protéger en fait
00:48:51comme la police protège
00:48:53dites-le ça va faire du bien
00:48:55ce que je vous dis
00:48:55est factuel
00:48:56moi aussi c'est factuel
00:48:57les policiers
00:48:58ont protégé des gens en dette
00:48:59ce que je vous dis
00:49:00est factuel et juridique
00:49:01dans l'affaire Naël
00:49:02ah non
00:49:03on revient pas sur l'affaire Naël
00:49:04ça suffit
00:49:04je voudrais qu'on parle de Marseille
00:49:06parce qu'il s'est passé des choses
00:49:07à Marseille cette nuit
00:49:08il y a eu une fusillade
00:49:09alors cette fois en plein centre-ville
00:49:10vraiment on est à deux pas
00:49:12de la canne-guerre
00:49:12on est court Belzins
00:49:13où il y a des hommes
00:49:15qui sont venus
00:49:15et qui ont rafalé
00:49:17exactement
00:49:17on est même à quelques mètres
00:49:18de la gare Saint-Charles
00:49:20sur la place Louise-Michel
00:49:21qui est d'ailleurs
00:49:21un point d'île
00:49:22du premier arrondissement
00:49:23plusieurs individus sont arrivés
00:49:25ils ont tiré au fusil à pompe
00:49:27sur deux personnes
00:49:27qui étaient donc sur ce point d'île
00:49:29une source policière indique
00:49:30qu'ils ont crié à ce moment-là
00:49:31on est de la DZ mafia
00:49:32donc ensuite
00:49:33ils ont pris la fuite
00:49:34vers le nord de la ville
00:49:36et on peut saluer
00:49:37l'intervention des policiers
00:49:38puisque la BAC Nord
00:49:39les a interpellés
00:49:40assez rapidement dans la nuit
00:49:42ils ont été retrouvés
00:49:43en possession de masques chirurgicaux
00:49:45qui sert à dissimuler
00:49:45leur visage évidemment
00:49:47avec des cartouches
00:49:48de fusils de chasse
00:49:49des bidons d'essence
00:49:50et également de la drogue
00:49:51mais ça veut dire quand même
00:49:52qu'on s'achemine vers un drame
00:49:53on le sait
00:49:54c'est-à-dire quand on ouvre le feu
00:49:55en plein centre-ville
00:49:56comme c'est le cas
00:49:57enfin la calmière
00:49:58c'est quand même
00:49:58le centre de Marseille
00:49:59le cours Belzins
00:50:00c'est juste à côté
00:50:01ça veut dire qu'il va y avoir
00:50:02un drame
00:50:03on le sait
00:50:03il va y avoir des familles
00:50:05qui vont être touchées
00:50:06il va y avoir des enfants
00:50:07qui vont être touchés
00:50:07il y a déjà eu des drames
00:50:08avec des gens
00:50:09qui étaient dans leur appartement
00:50:10dans les chambres
00:50:12exactement
00:50:12qui ont été touchés
00:50:14mais ça va recommencer
00:50:15mais non
00:50:16c'est-à-dire qu'avant
00:50:17c'était dans les cités
00:50:17mais on va y venir à bout
00:50:18c'était dans les cités
00:50:19je vous rappelle que
00:50:20Darmaner lance aujourd'hui
00:50:21le PNACO
00:50:22par le Parc national
00:50:23anti-criminalité organisée
00:50:24mais vous critiquez tout
00:50:26vous ne savez pas démarrer
00:50:27non mais attendez
00:50:28Ludovic il est parti
00:50:29je veux répondre
00:50:30attendez juste un instant
00:50:31vous dites on va y venir à bout
00:50:33vous êtes sérieux
00:50:33mais bien sûr
00:50:34je croyais que vous faisiez de l'humour
00:50:36mais non pas du tout
00:50:37vous pensez vraiment
00:50:38qu'on va arriver à venir à bout
00:50:39avec ce parquet là
00:50:41vous savez qu'on est dépassé
00:50:42dans un bon état
00:50:42parce qu'il se passe
00:50:43non mais c'est bien
00:50:44il se passe avec la désaine de mafias
00:50:45on le sait
00:50:46non mais il y a du travail qui est fait
00:50:48les prisons de sécurité
00:50:49on peut dire ce qu'on veut
00:50:50même le Rassemblement national
00:50:51on avance
00:50:52on peut pas être content
00:50:52mais on est loin de venir à bout
00:50:54c'est plutôt le contraire
00:50:55le PNACO qui est mis en place
00:50:55il va y avoir une vingtaine
00:50:57quinze magistrats d'un peu l'étang
00:50:5816 et une dizaine en septembre
00:51:00bon il y a tout un tas de choses
00:51:01qui sont mises en place
00:51:02pour pouvoir lutter
00:51:03lutter contre ce trafic des gens
00:51:05si on commence
00:51:06attendez laissez-le parler
00:51:07j'ai cru que t'avais commencé
00:51:08en disant
00:51:08la brigade anticriminalité
00:51:09que l'extrême gauche veut supprimer
00:51:11fait une belle affaire
00:51:12tout le monde croit que c'est un luthier
00:51:13classique
00:51:14non mais voilà le quotidien
00:51:15des policiers d'Abac-Nord
00:51:16c'est d'interpeller des criminels
00:51:18qui sont impliqués dans des affaires
00:51:19et quand vous avez quelqu'un
00:51:19qui frappe
00:51:20pour avoir des procédures judiciaires
00:51:22il faut des mecs sur le terrain
00:51:24et en investigation
00:51:26en crise
00:51:27et des policiers
00:51:28qui courageusement
00:51:29risquent leur peau
00:51:30non mais Mathieu
00:51:30ce que je veux dire
00:51:32pour répondre
00:51:32pour répondre
00:51:33pour répondre
00:51:35à ces policiers
00:51:36qui sont sur le terrain
00:51:37ils ont besoin de réponses
00:51:38au plus haut niveau
00:51:39et la mise en place
00:51:40de ce parquet
00:51:40me semble intéressante
00:51:41justement
00:51:42regardez ce parquet
00:51:43ce que ça va être exactement
00:51:44et comment ça va fonctionner
00:51:45annoncé en avril 2025
00:51:48le parquet national
00:51:49anticriminalité organisé
00:51:51entre en vigueur
00:51:52dès aujourd'hui
00:51:53son but
00:51:54se saisir
00:51:55des dossiers
00:51:55les plus complexes
00:51:56en matière de narcotrafic
00:51:58et de crimes organisés
00:52:00pour ce faire
00:52:01le PNACO
00:52:02a été conçu
00:52:02sur le même modèle
00:52:04que le parquet national
00:52:05antiterroriste
00:52:06créé en 2019
00:52:07doté de 16 magistrats
00:52:1013 greffiers
00:52:11et d'une équipe
00:52:12composée d'assistants spécialisés
00:52:14et d'officiers de liaison
00:52:15ces missions sont multiples
00:52:17parmi elles
00:52:18lutter contre le trafic de drogue
00:52:20contre la fraude fiscale
00:52:21le trafic d'armes
00:52:23le blanchiment d'argent
00:52:24ou encore
00:52:25la traite d'êtres humains
00:52:26et répondre à cette question
00:52:28que deviennent
00:52:29les 6 milliards d'euros
00:52:30générés par le trafic
00:52:32de stupéfiants chaque année
00:52:33un travail colossal
00:52:35pour les équipes
00:52:36du parquet national
00:52:37anticriminalité organisé
00:52:39qui se saisiront
00:52:40de près de 170 dossiers
00:52:42parmi lesquels
00:52:43figurent entre autres
00:52:44l'enquête sur l'évasion
00:52:45mortelle de Mohamed Amra
00:52:46voilà donc on espère
00:52:48que ce parquet sera utile
00:52:49mais je pense pas
00:52:49que c'est juste avec ça
00:52:51qu'on va arriver
00:52:51oui mais soyez optimistes
00:52:52Jean-Marc
00:52:52oui mais optimiste
00:52:53chaque fois qu'on est
00:52:54pas rentré dans ce pays
00:52:54on dit
00:52:55ça sert à rien
00:52:56au contraire
00:52:56je dis c'est bien
00:52:57mais je dis c'est pas
00:52:57avec ça qu'on va y arriver
00:52:59mais être optimiste
00:52:59c'est pas non plus
00:53:00avoir des oeillères
00:53:00on n'est pas tous
00:53:02Mathias Leboeuf
00:53:02on va faire une pause
00:53:04on va se retrouver
00:53:04dans un instant
00:53:05oui oui oui
00:53:06on fait une pause
00:53:07on se retrouve dans un instant
00:53:08restez avec nous
00:53:09à tout de suite sur CNews
00:53:1011h33 sur CNews
00:53:20merci d'être en direct
00:53:20avec nous dans un instant
00:53:21nous reviendrons sur
00:53:22Cran-Montana
00:53:23et en particulier
00:53:24les premiers cercueils
00:53:25qui sont en train
00:53:25de partir vers l'Italie
00:53:26on vous montrera
00:53:27les images
00:53:28dans un instant
00:53:28images en direct
00:53:29mais tout de suite
00:53:30le CNews Info
00:53:30Sommeil à l'abidi
00:53:31Au 9ème jour de contestation
00:53:36la mise en garde
00:53:37de la République islamique d'Iran
00:53:39il n'y aura aucune indulgence
00:53:40envers les émeutiers
00:53:42prévient le chef
00:53:42du pouvoir judiciaire
00:53:44un mouvement de colère
00:53:45contre la vie chère
00:53:46qui a débuté le 28 décembre
00:53:47et qui a déjà fait
00:53:48une douzaine de morts
00:53:49Après son arrestation
00:53:51dans son palais présidentiel
00:53:53à Caracas samedi
00:53:54il comparaîtra aujourd'hui
00:53:55devant un tribunal de New York
00:53:56à 18h heure française
00:53:58c'est à l'issue de cette comparution
00:54:00que Nicolas Maduro
00:54:01le président du Venezuela
00:54:03inculpé entre autres
00:54:04de narcoterrorisme
00:54:05et d'importation de cocaïne
00:54:07aux Etats-Unis
00:54:08connaîtra toutes les charges
00:54:09retenues contre lui
00:54:10Et puis un homme
00:54:12né en 1949
00:54:13hospitalisé à l'hôpital de hier
00:54:15est mort dans un incendie
00:54:17qui s'est déclenché
00:54:17dans sa chambre cette nuit
00:54:19une enquête a été ouverte
00:54:20pour déterminer
00:54:21les causes de son décès
00:54:22et l'origine de cet incendie
00:54:23on attend plus de précisions
00:54:25du procureur de Toulon
00:54:27d'ici cet après-midi
00:54:28Merci beaucoup Sommayer
00:54:30on vous retrouvera tout à l'heure
00:54:31à midi
00:54:32avec également le retour
00:54:33de Sonia Mabrouk
00:54:34Tout d'abord
00:54:35je voudrais vous montrer
00:54:36cette image
00:54:37cette image du rapatriement
00:54:39des cercueils
00:54:40des premières victimes
00:54:42c'était sur l'aéroport
00:54:44de Sion
00:54:45en Suisse
00:54:47des premières victimes
00:54:47qui sont en train
00:54:48de partir vers l'Italie
00:54:50avec ces victimes
00:54:53et ces cercueils
00:54:54qui ont embarqué
00:54:54dans l'avion
00:54:56que vous découvrez
00:54:57sur ces images
00:54:58vous savez que
00:54:59depuis hier
00:55:00nous savons que
00:55:0140 personnes
00:55:03ont été identifiées
00:55:04nous avons les identités
00:55:06des 40 visages
00:55:07des victimes
00:55:08qui ont tous été identifiés
00:55:09par les autorités
00:55:11suisses
00:55:12et vous voyez
00:55:13les images
00:55:14donc de ces cercueils
00:55:16qui sont en train
00:55:17d'être ramenés
00:55:18on va partir
00:55:19justement tout de suite
00:55:20en direct
00:55:20à Cran-Montana
00:55:21où nous attend
00:55:21Valentin Rouillon
00:55:22pour CNews
00:55:23qui est avec
00:55:24Sacha, Robin
00:55:25Valentin
00:55:26avec cet hommage
00:55:28pour vendredi
00:55:29qui se prépare
00:55:30dans la station
00:55:31hommage aux victimes
00:55:32Oui absolument
00:55:37un hommage officiel
00:55:38cette fois
00:55:39le 9 janvier
00:55:41en tout cas
00:55:41ce qu'on peut vous dire
00:55:42c'est qu'ici
00:55:42l'ambiance
00:55:43elle est toujours
00:55:44très lourde
00:55:45le silence est pesant
00:55:47on entame
00:55:47cette cinquième journée
00:55:48après le drame
00:55:49et il entre toujours
00:55:50les esprits
00:55:50ici à Cran-Montana
00:55:51le choc est immense
00:55:52vous voyez
00:55:53cette femme
00:55:54qui vient de déposer
00:55:55ce bouquet de fleurs
00:55:56et puis ces milliers
00:55:57de bougies
00:55:57des messages aussi
00:55:59qui ont été déposés
00:56:00par des centaines
00:56:01de personnes
00:56:01hier
00:56:02il y avait cette messe
00:56:03et cette marche silencieuse
00:56:05qui a rassemblé
00:56:05aussi des centaines
00:56:07de personnes
00:56:07on peut me parler
00:56:08d'un millier
00:56:09mais tout au long
00:56:10de la journée
00:56:10ce sont des anonymes
00:56:11comme vous le voyez
00:56:12ici
00:56:13qui viennent se recueillir
00:56:15des vacanciers
00:56:16des habitants
00:56:17des riverains
00:56:17mais aussi des proches
00:56:19qui viennent ici
00:56:20rendre hommage
00:56:20en silence
00:56:21aux 40 victimes
00:56:22ces 40 victimes
00:56:23vous l'avez dit
00:56:24elles ont été
00:56:25toutes identifiées
00:56:26c'est la dernière information
00:56:27qui a été communiquée
00:56:28par la police
00:56:30cantonale valaisanne
00:56:31et parmi elles
00:56:32ce sont 9 français
00:56:33qui ont perdu la vie
00:56:34dans cet incendie
00:56:35alors c'était la priorité
00:56:37pour les autorités
00:56:38identifier le plus rapidement
00:56:39possible
00:56:40les défunts
00:56:41pour réduire
00:56:42l'attente
00:56:42de ces familles
00:56:43qui sont désormais
00:56:44endeuillées
00:56:45elles ont
00:56:45maintenant
00:56:46leur réponse
00:56:47on attend désormais
00:56:48les conclusions
00:56:49de cette enquête
00:56:49qui se poursuit
00:56:50on voulait vous montrer
00:56:51ces bâches
00:56:52qui sont toujours présentes
00:56:53ces tonnelles blanches
00:56:55les enquêteurs sont toujours
00:56:56à l'intérieur de ce bar
00:56:57le Constellation
00:56:58pour tenter
00:56:58de comprendre
00:56:59ce qu'il s'est réellement passé
00:57:00on sait
00:57:01qu'une hypothèse
00:57:02est privilégiée
00:57:03celle de ces feux de Bengale
00:57:04qui auraient enflammé
00:57:05le plafond
00:57:05ce qui est sûr
00:57:06c'est qu'une instruction pénale
00:57:08a été ouverte
00:57:09à l'encontre
00:57:10des deux propriétaires
00:57:11l'équivalent
00:57:11chez nous en France
00:57:12d'une mise en examen
00:57:14Valentin
00:57:14je voulais savoir
00:57:15puisque vous êtes sur place
00:57:16comment ça se passe
00:57:17justement dans la station
00:57:18alors qu'il est
00:57:18c'est-à-dire
00:57:19est-ce que la station
00:57:20est ouverte
00:57:20est-ce qu'il y a de l'activité
00:57:21est-ce que les restaurants
00:57:23les boutiques sont ouvertes
00:57:24est-ce que ça suit son cours
00:57:25normalement
00:57:26ou alors tout est à l'arrêt
00:57:27tout est figé
00:57:28ce qu'on peut vous dire
00:57:32c'est qu'il y a
00:57:33en Suisse
00:57:35c'est un
00:57:36comment dire
00:57:36comment vous dire
00:57:37c'est assez
00:57:37c'est un
00:57:38on le vit en fait
00:57:40difficilement
00:57:41c'est sûr dans les esprits
00:57:42mais dès le premier jour
00:57:43de ce drame
00:57:44dès le premier janvier
00:57:45vous pouvez quand même
00:57:46vous installer dans un café
00:57:47même si le serveur
00:57:49il est touché
00:57:50par ce qu'il s'est passé
00:57:51parce qu'il a perdu
00:57:51des amis
00:57:52la vie continue
00:57:54c'est très compliqué
00:57:56mais il y a
00:57:57on croise effectivement
00:57:57c'est assez paradoxal
00:57:58on croise parfois
00:57:59des skieurs
00:58:00qui veulent trouver
00:58:01leur passage
00:58:02pour aller
00:58:04rejoindre
00:58:05les remontées
00:58:05mais le choc
00:58:07évidemment
00:58:07il est toujours
00:58:08immense
00:58:09et ça va être difficile
00:58:11en tout cas
00:58:11on se demande
00:58:12comment cette station
00:58:14pourra remonter
00:58:15après ce drame
00:58:18comment ils vont réussir
00:58:19à remonter
00:58:20à survivre
00:58:21face à ce drame
00:58:21merci beaucoup
00:58:23Valentin Rouillon
00:58:23avec les images
00:58:24de Sacha Robin
00:58:25pour la situation
00:58:26sur place
00:58:27c'est Victoro
00:58:27moi je suis toujours
00:58:28je m'adresse aux médecins
00:58:29je suis toujours surpris
00:58:30par l'esprit des gens
00:58:32ceux qui vont faire du ski
00:58:33en fait
00:58:33dès le lendemain
00:58:34moi j'entendais
00:58:35des gens qui témoignaient
00:58:36en disant
00:58:36mais nous on va faire du ski
00:58:38on est aux remontées mécaniques
00:58:39là Valentin nous disait
00:58:40bah oui
00:58:40il y a des gens qui essaient
00:58:41de se faire une place
00:58:42pour ça
00:58:43c'est un événement
00:58:43ils ne se rendent pas compte
00:58:44de l'événement
00:58:44de ce qui a été vécu
00:58:45ils vont continuer leur vie
00:58:46comme si rien n'était
00:58:47et voilà
00:58:48c'est comme certains
00:58:48qu'on disait tout à l'heure
00:58:49qui filmaient
00:58:49et qui retransmet ça
00:58:50on ne se rend pas compte
00:58:51de ce qui a été vécu
00:58:52d'ailleurs vous l'avez vu
00:58:52le commandant des sapeurs
00:58:54il ne sait même pas
00:58:55s'il pourra continuer son travail
00:58:56parce que quand on a vécu
00:58:58quelque chose comme ça
00:58:58alors imaginez
00:58:59les gens qui étaient à l'intérieur
00:59:00une prise en chair psychologique
00:59:02est énorme
00:59:03ce n'est pas seulement des morts
00:59:04c'est des gens aussi
00:59:04qui sont défigurés
00:59:05qui sont brûlés
00:59:06et ça marque à tout jamais
00:59:07des esprits
00:59:07et des gars collatéraux
00:59:08jamais
00:59:08des gens qui sont placés
00:59:11on va voir les images
00:59:13en direct justement
00:59:14du rapatriement
00:59:15des premiers rapatriements
00:59:16qui ont lieu
00:59:17en ce moment
00:59:17vous allez voir ça
00:59:19on est à Sion
00:59:20je vous l'ai dit
00:59:21avec ces rapatriements
00:59:24qui continuent
00:59:25rapatriements de cercueil
00:59:26avec ces douleurs
00:59:28pour ces familles
00:59:29qu'on imagine aisément
00:59:30parce qu'encore une fois
00:59:31ce sont des très jeunes victimes
00:59:32qui ont 15, 16 ou 17 ans
00:59:34on a même vu
00:59:35certaines de ces victimes
00:59:36qui avaient 14 ans
00:59:38et c'est vrai que
00:59:39c'est très violent
00:59:39pour tous ceux
00:59:40qui étaient là-bas
00:59:43et pour toutes les familles
00:59:44qui parfois ont cherché
00:59:45pendant plusieurs heures
00:59:46à savoir ce que devenait
00:59:47leur fils
00:59:48ce que devenait
00:59:48leur fille
00:59:50qui avait été
00:59:51dans cette soirée
00:59:54je vous propose
00:59:55de réécouter
00:59:55tout à l'heure
00:59:56on était avec
00:59:57le chef des pompiers
00:59:58qui était sur place
01:00:00chef des pompiers
01:00:01de Cran-Montana
01:00:02et qui nous disait
01:00:03que lui-même
01:00:03ne savait pas
01:00:04après la violence
01:00:05de ce qu'il a vu
01:00:05ne savait pas
01:00:06s'il allait pouvoir continuer
01:00:07regardez
01:00:07je ne suis pas professionnel
01:00:10nous sommes tous
01:00:10des pompiers volontaires
01:00:12il faut le relever
01:00:13et la première chose
01:00:14que j'aimerais dire
01:00:14c'est déjà
01:00:15je pense à toutes
01:00:15les familles françaises
01:00:16qui ont perdu leurs enfants
01:00:18ou qui ont encore
01:00:19des enfants
01:00:19qui sont dans les hôpitaux
01:00:20de l'Europe entière
01:00:21et qui luttent
01:00:22contre la mort
01:00:23donc ça je pense déjà
01:00:24à eux
01:00:24et puis après
01:00:24c'est vrai qu'on pense
01:00:25à tous nos pompiers
01:00:27à tous les jeunes
01:00:27qui nous ont aidés
01:00:28quand même
01:00:28à sauver les autres jeunes
01:00:30et ça c'était
01:00:31enfin la solidarité
01:00:32je vous entendais avant
01:00:33c'est clair
01:00:34il y a des choses
01:00:35qu'on n'aurait jamais dû filmer
01:00:36mais la solidarité a fonctionné
01:00:38les jeunes nous ont aidés
01:00:39à sauver d'autres jeunes
01:00:40jamais on pourra vivre
01:00:41avec ça
01:00:41on n'est pas fait pour ça
01:00:43on n'est pas fait pour la mort
01:00:44on est fait pour vivre ensemble
01:00:45et là c'était horrible
01:00:46et tous ces jeunes
01:00:47qui ont vu ça
01:00:48je pense à eux
01:00:49parce que ça doit être
01:00:50quelque chose
01:00:50d'inimaginable
01:00:51vous savez pourquoi
01:00:52je vous parle
01:00:54et pourquoi j'essaie
01:00:55de me battre
01:00:56pour tous ces gens
01:00:57qui ont donné
01:00:57de leur temps
01:00:59qui sont juste fantastiques
01:01:01moi je ne sais pas
01:01:01ce n'est pas moi
01:01:02qui est important
01:01:02un commandant
01:01:03il ne fait rien
01:01:04sans ces hommes
01:01:04et c'est ça qui est important
01:01:05et merci de la solidarité
01:01:07que vous nous témoignez
01:01:09et les pompiers
01:01:10c'est une grande famille
01:01:11et moi je vais essayer
01:01:11de me battre pour eux
01:01:12mais je ne sais pas
01:01:12si je vais continuer
01:01:13je ne sais pas franchement
01:01:14c'est horrible
01:01:15ce qu'on a vu
01:01:16c'est horrible
01:01:16je respecte les familles
01:01:18et je pense tellement à elles
01:01:19quand vous arrivez
01:01:20en plein centre de cran
01:01:21à une heure et demie
01:01:22et que vous voyez ça
01:01:23vous dites
01:01:23ce n'est pas possible
01:01:24j'ai l'impression
01:01:24d'être dans un rêve
01:01:25pas dans un rêve
01:01:27mais plus dans un cauchemar
01:01:28et je ne sais pas
01:01:28quand est-ce que je vais me réveiller
01:01:29je tiens le coup
01:01:29mais je ne sais pas
01:01:30combien de temps
01:01:30première chose que j'ai fait
01:01:31ce matin
01:01:32je leur ai dit
01:01:32que je pensais à eux
01:01:34qu'ils avaient le droit
01:01:35de craquer
01:01:35qu'on était là pour eux
01:01:36et que la vie
01:01:38elle ne reprendra plus jamais
01:01:39comme avant
01:01:40mais par contre
01:01:40il faut qu'ils soient forts
01:01:41et moi je suis là
01:01:42pour eux
01:01:42s'ils ont besoin
01:01:43je suis là
01:01:43voilà il est terrible
01:01:45ce témoignage des pompiers
01:01:45on rappelle également
01:01:46que ce sont tous
01:01:47des volontaires
01:01:48à Grand-Montanas
01:01:48qui expliquent aussi
01:01:49sans doute
01:01:50le choc vécu
01:01:52Thomas Bonnet
01:01:53on apprend également
01:01:54à l'instant
01:01:54qu'Emmanuel Macron
01:01:55ira à l'hommage en Suisse
01:01:56cérémonie d'hommage
01:01:57qui aura lieu vendredi
01:01:58ça a été annoncé
01:01:59par la porte-parole du gouvernement
01:02:00il y a quelques instants
01:02:01il sera accompagné
01:02:01du ministre de l'Europe
01:02:02ça montre effectivement
01:02:03aussi l'implication
01:02:04de notre pays
01:02:05dans ce drame
01:02:06à la fois parce que
01:02:06nous avons des victimes
01:02:07neuf victimes françaises
01:02:09aussi parce qu'on a aidé
01:02:10évidemment
01:02:10la prise en charge
01:02:12des blessés
01:02:13il y a une émotion
01:02:13d'une manière
01:02:14qui est largement partagée
01:02:15dans le pays
01:02:16donc je pense que c'est normal
01:02:17c'est la place du président
01:02:18de la République
01:02:18que d'aller à cette cérémonie
01:02:19et à l'instant
01:02:20Maud Bréjean
01:02:20porte-parole du gouvernement
01:02:21vient de l'annoncer
01:02:22écoutez
01:02:23le président de la République
01:02:25a tenu à remercier
01:02:26l'ensemble des services
01:02:27qui se sont mobilisés
01:02:29en France
01:02:30nous avons apporté
01:02:31notre solidarité
01:02:32bien sûr
01:02:34à l'ensemble
01:02:35des victimes
01:02:36qui ont été touchées
01:02:38à l'ensemble des familles
01:02:39il y aura
01:02:40une cérémonie d'hommage
01:02:42qui se tiendra
01:02:43en Suisse
01:02:43le 9 janvier
01:02:46pardonnez-moi prochain
01:02:47ce sera un jour
01:02:48de deuil national
01:02:48la France sera représentée
01:02:51et le président de la République
01:02:52se rendra
01:02:53lui-même
01:02:54en Suisse
01:02:55pour cette journée
01:02:57de deuil national
01:02:57et pour cet hommage
01:02:58qui se tiendra
01:02:59vendredi prochain
01:03:00voilà
01:03:01nous serons évidemment
01:03:02présents
01:03:03il sera accompagné
01:03:04du ministre délégué
01:03:05chargé de l'Europe
01:03:06Benjamin Haddad
01:03:07voilà
01:03:08c'est vrai que la présence
01:03:09du président
01:03:09c'est quand même
01:03:10un geste fort
01:03:11et un geste qui va être
01:03:12attendu
01:03:14par les français
01:03:15parce que c'est vrai
01:03:15que je crois que tous les français
01:03:16sont touchés
01:03:17par ce qui s'est passé
01:03:18alors il y a eu des hommages
01:03:19un peu partout
01:03:19il y a des hommages en Suisse
01:03:20il y a eu un hommage à Versailles
01:03:21qui a été rendu également
01:03:23hier soir
01:03:23hommage à Versailles
01:03:24à Arthus
01:03:25Edgar et Valentin
01:03:26qui sont des blessés
01:03:27qui ont été gravement touchés
01:03:29par cet incendie
01:03:30une grande émotion
01:03:32de la part des habitants
01:03:33écoutez
01:03:33moi je pense que c'est assez important
01:03:36quand même de venir ici
01:03:37pour quand même se dire
01:03:39que c'est quand même
01:03:39des enfants
01:03:40qui ont notre âge
01:03:41donc on se dit
01:03:43ça peut vraiment arriver
01:03:43à n'importe qui
01:03:44et de se dire
01:03:45qu'en plus c'est des Versaillais
01:03:46nous on est tout le temps
01:03:47dans Versailles
01:03:48on habite ici
01:03:49on vient tout le temps
01:03:50à cette église
01:03:50du coup forcément
01:03:51on vient à la messe
01:03:52donc on participe aussi
01:03:54à cette messe
01:03:54qui est pour ces enfants-là
01:03:56qui est importante
01:03:57ils étaient dans le même établissement
01:03:58que moi
01:03:59après je ne les connaissais pas
01:04:00personnellement
01:04:01mais j'ai déjà entendu leur nom
01:04:02j'ai déjà discuté un peu avec eux
01:04:03de venir soutenir les victimes
01:04:04ça fait toujours du bien
01:04:05j'ai vu beaucoup
01:04:06sur les réseaux sociaux
01:04:07les mamans qui publiaient
01:04:08tout ça
01:04:08ça fait mal au coeur
01:04:09et puis voir que ça nous touche
01:04:10directement
01:04:10pas loin
01:04:11dans le même établissement
01:04:12c'est important
01:04:13de venir soutenir souvent
01:04:14là c'est de très près
01:04:15donc ça fait vraiment mal
01:04:17et surtout ça choque
01:04:18et après là on est là
01:04:19pour ceux qui étaient de Versailles
01:04:23et que à tout moment
01:04:25c'est important
01:04:26il faut vivre sur ses proches
01:04:28et ses êtres chers
01:04:30et voilà
01:04:31Tanguy Hamon
01:04:33c'est vrai que l'enquête avance
01:04:34et on se pose beaucoup
01:04:34de questions quand même
01:04:35à la fois sur cette mousse
01:04:37qui avait été placée au plafond
01:04:38et visiblement
01:04:39c'était pas récent
01:04:40ça faisait plusieurs mois
01:04:41que ça y était
01:04:41or le patron du bar
01:04:43a dit
01:04:43j'ai été contrôlé
01:04:44trois fois ces dernières années
01:04:45donc visiblement
01:04:46ça a dérangé personne
01:04:47il y a également
01:04:47la question de la porte de secours
01:04:49la deuxième porte de secours
01:04:50que personne n'a trouvé
01:04:51la question des escaliers
01:04:53également
01:04:53qui semblait difficile à trouver
01:04:55et peut-être trop étroit
01:04:56il y a beaucoup de questions
01:04:58sans réponse
01:04:58il y a énormément de questions
01:05:00et il va aussi falloir
01:05:01trouver des coupables
01:05:02parce qu'on parle
01:05:03de ce couple de français
01:05:04qui est propriétaire de ce bar
01:05:05évidemment
01:05:06ça semble être
01:05:07les principaux ciblés
01:05:09mais il y a aussi
01:05:09les autorités suisses
01:05:10qui ont fait tous ces
01:05:12tous ces contrôles de normes
01:05:14et à chaque fois
01:05:15visiblement
01:05:15ils disaient que ça s'est bien passé
01:05:17donc c'est sûr
01:05:18qu'à un moment
01:05:18que ce soit de la part
01:05:19des propriétaires du bar
01:05:20que ce soit de la part
01:05:21des autorités suisses
01:05:22il va falloir définir
01:05:24à qui la faute
01:05:25effectivement
01:05:26et donc on apprend
01:05:27je vous le rappelle
01:05:27qu'Emmanuel Macron
01:05:28sera à l'hommage
01:05:29qui aura lieu vendredi
01:05:30en Suisse
01:05:31l'hommage aux victimes
01:05:32le président de la république
01:05:33qui a décidé
01:05:34de se rendre sur place
01:05:35pour rendre hommage
01:05:37et faire part
01:05:37de la solidarité
01:05:38des français
01:05:39voilà ce qu'on pouvait vous dire
01:05:40alors qu'il est sur ce sujet
01:05:41autre thème que je voulais
01:05:43aborder aujourd'hui
01:05:44c'est la grève
01:05:44des médecins libéraux
01:05:46parce que là encore
01:05:47c'est vrai que l'actualité
01:05:47est tellement en risque
01:05:48qu'on en parlait assez peu
01:05:49et pourtant c'est important
01:05:50ces médecins qui ont décidé
01:05:51de se mettre en grève
01:05:52ça veut dire des cabinets fermés
01:05:53ça veut dire des opérations reportées
01:05:54et ça risque de durer
01:05:56au moins une dizaine de jours
01:05:58on est en direct avec Frédéric Pin
01:05:59qui est vice-président
01:06:00du collectif santé
01:06:01en danger
01:06:02bonjour Frédéric Pin
01:06:03merci d'être en direct
01:06:04avec nous
01:06:05d'abord pourquoi cette grève ?
01:06:08pourquoi cette grève ?
01:06:09c'est en réaction
01:06:10après des années de combat
01:06:12mais c'est surtout
01:06:12en réaction
01:06:13à la loi de financement
01:06:16de la sécurité sociale
01:06:17qui a été votée
01:06:18à la mi-décembre
01:06:19par le Parlement
01:06:20et qui une fois encore
01:06:22en fait promeut
01:06:24un budget d'austérité
01:06:25qui ne tient absolument pas compte
01:06:27des moyens
01:06:28dont on aurait besoin
01:06:29parce qu'en fait
01:06:30ça ne tient pas compte
01:06:30du vieillissement
01:06:32et de l'accroissement
01:06:33de la population
01:06:34donc en fait
01:06:35avec un budget
01:06:35toujours plus contraint
01:06:36on nous demande
01:06:37de soigner autant
01:06:38si ce n'est mieux
01:06:38avec moins d'argent
01:06:40alors qu'on a de plus en plus
01:06:42je dirais
01:06:43de moyens d'investigation
01:06:44performants
01:06:46mais qui coûtent cher
01:06:47de thérapeutiques
01:06:48très très performantes
01:06:49de plus en plus performantes
01:06:50et ciblées
01:06:51mais qui coûtent aussi cher
01:06:53donc en fait
01:06:54on ne peut pas
01:06:55avoir une population
01:06:56qui vieillit
01:06:56et qui augmente
01:06:57et nous demander
01:06:58de faire avec moins
01:06:59aussi des contraintes administratives
01:07:01dans cette loi de financement
01:07:02de la sécurité sociale
01:07:03une obligation
01:07:04de remplir
01:07:04le dossier médical partagé
01:07:06dont on pense
01:07:07qu'il n'est absolument pas sécurisé
01:07:09avec des risques
01:07:10de rupture
01:07:11de secret médical
01:07:11et puis c'est une contrainte
01:07:13administrative
01:07:13parce que c'est quelque chose
01:07:14en plus
01:07:15qu'on nous demande
01:07:16de consulter
01:07:17de remplir
01:07:18qui nous apportera
01:07:19peu de choses finalement
01:07:20puisqu'on a déjà
01:07:21des dossiers
01:07:21qui sont bien tenus
01:07:22donc c'est une contrainte
01:07:23supplémentaire avec des menaces financières
01:07:25jusqu'à 10 000 euros
01:07:26d'amende par an
01:07:27on veut limiter
01:07:28les arrêts de travail
01:07:29la limitation des arrêts de travail
01:07:30donc ça c'est une entrave
01:07:31à la liberté de prescription
01:07:32donc qui n'est pas acceptable
01:07:34pour les médecins
01:07:35parce que quand ça commence
01:07:36par les arrêts de travail
01:07:37il est vraisemblable
01:07:38que par la suite
01:07:38on nous demandera
01:07:39de prescrire moins de médicaments
01:07:41on n'aura plus
01:07:42la liberté de prescription
01:07:43donc ça remet en cause
01:07:44quand même
01:07:44de manière profonde
01:07:46notre exercice
01:07:47mais Frédéric Pin
01:07:48si tout ce que vous dites
01:07:49est entendable
01:07:50et on comprend très bien
01:07:51tous vos arguments
01:07:52juste moi je suis un peu surpris
01:07:53par la grève des médecins
01:07:55parce que ça veut dire
01:07:55qu'aujourd'hui
01:07:55quelqu'un qui est malade
01:07:56va avoir du mal
01:07:57à se faire soigner
01:07:58alors on sait déjà
01:07:59que c'est compliqué en France
01:08:00depuis quelques années
01:08:01d'avoir un rendez-vous
01:08:02avec un médecin
01:08:03si en plus
01:08:04vous vous mettez à faire grève
01:08:05enfin voilà
01:08:05une fois de plus
01:08:06c'est le patient
01:08:06le cocu dans l'histoire
01:08:07alors oui et non
01:08:10parce qu'en fait
01:08:10le gouvernement
01:08:12sait très très bien
01:08:14ce qu'il fait
01:08:14et en fait
01:08:15ça fait je dirais
01:08:1610, 20, 30 ans
01:08:17qu'en fait
01:08:19qu'on ne fait rien
01:08:19qu'on ne bouge pas
01:08:20et qu'on dégrade le système
01:08:21en se disant
01:08:22de toute façon
01:08:23ça reposera sur la conscience
01:08:24professionnelle des médecins
01:08:25et puis de toute façon
01:08:26je vous renvoie
01:08:27à ce que disait
01:08:28Madame Rist
01:08:28notre ministre de la Santé
01:08:29hier
01:08:30en disant
01:08:30qu'il n'y aurait absolument
01:08:31aucune difficulté
01:08:32et que tout avait été fait
01:08:33pour que nos concitoyens
01:08:34ne soient pas mis en danger
01:08:35bon
01:08:36de toute façon
01:08:37elle a le pouvoir
01:08:38de réquisitionner
01:08:39des médecins
01:08:39en cas de besoin
01:08:40je pense qu'ils seront
01:08:41dans l'incapacité
01:08:42de le faire
01:08:43parce qu'ils n'ont pas
01:08:43anticipé
01:08:44comme d'habitude
01:08:45mais ne vous inquiétez pas
01:08:46sur tous les territoires
01:08:47il y a une permanence
01:08:48qui est assurée
01:08:48et personne ne sera
01:08:49laissé dans la difficulté
01:08:51ça n'arrive pas
01:08:52Oui mais enfin
01:08:52une permanence
01:08:53c'est bien
01:08:54mais vous savez bien
01:08:55qu'aujourd'hui
01:08:56les gens
01:08:56s'ils sont enrhumés
01:08:58s'ils ont des grippes
01:09:00etc.
01:09:00ça va être compliqué
01:09:01de faire tous la queue
01:09:02à la permanence
01:09:02donc encore une fois
01:09:04c'est pas sur vos arguments
01:09:06parce que vos arguments
01:09:07je vous l'ai dit
01:09:08ils sont très entendables
01:09:09c'est sur le fait
01:09:09qu'une fois de plus
01:09:10c'est les patients
01:09:11et en plus vous dites
01:09:12que ça va durer 10 jours
01:09:13c'est même pas 24 heures
01:09:14ça va durer 10 jours
01:09:15Vous savez que si on ne fait rien
01:09:17c'est difficile
01:09:18mais si on ne fait rien
01:09:20c'est pendant 10 jours
01:09:22que les patients
01:09:23ils vont être impactés
01:09:23c'est pendant des mois
01:09:24et des années
01:09:25de toute façon
01:09:25aujourd'hui on n'a plus
01:09:26les moyens
01:09:27de soigner les gens
01:09:28donc de toute façon
01:09:29ils vont être impactés
01:09:30c'est le patient
01:09:31qui paye l'addition
01:09:32des conséquences
01:09:33de cette loi-là
01:09:35de toute façon
01:09:35de toute façon
01:09:36Merci Frédéric Père
01:09:37Merci beaucoup
01:09:38Ludovic Thoreau
01:09:39qui est médecin aussi
01:09:39Je voulais l'avoir
01:09:40Ah je voulais l'avoir
01:09:41Monsieur Père
01:09:41Ludovic
01:09:42Je suis là
01:09:43Ah très bien
01:09:44Non mais c'est pas vous
01:09:45qui faites l'émission
01:09:45Excusez-moi
01:09:46Bruno Pommard
01:09:47il est là
01:09:47Bonjour
01:09:48Je prends pas ça
01:09:49etc
01:09:49Je vous laisse la clé
01:09:51Le Pommard Live
01:09:51c'est pas encore
01:09:52Ludovic Thoreau
01:09:55Je peux vous rappeler
01:09:56quand même que la santé
01:09:56c'est géré exclusivement
01:09:58par le ministère de la santé
01:09:59On a eu un ministre de la santé
01:10:00tous les 8 mois
01:10:01depuis le deuxième quinquennat
01:10:03Comment vous voulez mettre en place
01:10:05vraiment un projet
01:10:07de santé publique
01:10:08quand vous changez
01:10:08de ministre de la santé
01:10:10tous les 8 mois
01:10:10c'est impossible
01:10:11Alors maintenant
01:10:11c'est clair
01:10:12c'est la faute
01:10:13à la fois des médecins
01:10:14et des malades
01:10:15ça c'est clair d'être précis
01:10:16mais de toute façon
01:10:17la grève
01:10:17qu'on va faire là
01:10:18vous avez tout à fait raison
01:10:19les urgences sont
01:10:19complètement comblées
01:10:20ils vont aller où
01:10:21et donc je ne ferai pas
01:10:22la grève très clairement
01:10:22Très bien
01:10:23Merci beaucoup
01:10:24Bruno Pommard
01:10:24vous le retrouverez chez lui
01:10:25à demain
01:10:2610h35
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