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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00Jeudi 22 janvier 2026, Morantini Live numéro 1791 sur CNews, première chaîne Info de France.
00:00:08Bonjour et bienvenue en direct à la une, cette scène d'une horreur absolue qui s'est déroulée hier soir à Nice en fin d'après-midi et en pleine ville.
00:00:16Une mère de famille de 25 ans a été abattue par balles sous les yeux de son bébé alors qu'elle circulait en voiture sur un axe fréquenté.
00:00:23Selon les premiers éléments de l'enquête, la jeune femme se trouvait au volant de son véhicule lorsqu'elle a été prise pour cible par deux hommes qui circulaient en scooter et qui ont fait feu à plusieurs reprises.
00:00:35Touchée par plusieurs balles, la conductrice est décédée sur place malgré l'intervention rapide des secours.
00:00:40Un bébé se trouvait donc à bord au moment des faits. L'enfant, lui, heureusement, n'a pas été blessé, a immédiatement été pris en charge par les services de secours et transporté à l'hôpital.
00:00:50Alors, sommes-nous face à un règlement de compte lié au narcotrafic ou à un féminicide ?
00:00:56Les pistes et les hypothèses dans un instant avec le service police-justice de CNews qui est mobilisé sur ce dossier.
00:01:02Et face à ce déferlement de violence, on se demande souvent comment il est possible de se procurer des armes visiblement aussi facilement.
00:01:09Alors, arrêtons-nous un instant sur ces neuf personnes qui ont été condamnées par le tribunal de Versailles pour trafic d'armes.
00:01:15L'aboutissement d'une enquête qui a permis de démanteler tout un trafic qui fonctionne via le réseau social Instagram.
00:01:22Des armes à feu et des munitions vendues via la messagerie chiffrée Telegram.
00:01:28Un trafic bien organisé, démantelé par la gendarmerie après plus d'un an d'enquête.
00:01:32Il a fallu infiltrer un groupe fermé dans lequel il était proposé aux participants des ventes d'armes.
00:01:39Dans cette enquête qui a démarré en 2024, on va faire des interpellations et saisir des armes.
00:01:47Alors au final, une trentaine d'armes seront saisies, plusieurs milliers de munitions,
00:01:51et puis on arrive à des saisies d'espèces de l'ordre de 16 000 euros.
00:01:55Les investigations ont également permis l'interpellation de dix personnes.
00:02:00Parmi elles, un couple domicilié dans les Yvelines, dont l'homme a déjà été condamné, notamment pour des violences aggravées.
00:02:07Les 14 et 15 janvier derniers, neuf d'entre elles ont été jugées et condamnées pour trafic d'armes par le tribunal de Versailles.
00:02:14Le dixième prévenu sera quant à lui jugé ultérieurement.
00:02:17Le ministère de l'Intérieur estime à 13 millions le nombre d'armes en circulation en France.
00:02:22Seulement 5,4 millions seraient toutefois détenus légalement.
00:02:27Mercredi dernier, la voiture d'un élu dans l'Oise a été incendiée devant son domicile.
00:02:31Sur les images de vidéosurveillance que vous allez découvrir,
00:02:35trois individus glissent un engin explosif sous le capot de sa voiture avant de prendre la fuite.
00:02:40Une situation qui laisse les habitants et l'élu sous le choc par sa violence et sa brutalité.
00:02:46Une semaine après les faits, Khalid Charqui est encore sous le choc.
00:02:49Quand je revois encore les vidéos, j'en ai encore les frissons.
00:02:53Sur ces images de vidéosurveillance, trois individus incendient sa voiture avant de prendre la fuite.
00:02:59L'un d'entre eux filme même la scène.
00:03:01Son véhicule explose devant chez lui.
00:03:05L'adjoint à la sécurité de Villiers-Saint-Paul pense avoir été pris pour cible en raison de ses fonctions.
00:03:12Il n'y a pas de hasard.
00:03:13Tous les jours, je me bats aux côtés du maire pour rendre la vie le plus sûre.
00:03:17J'ai subi déjà des actes de vandalisme, des pneus crevés, des voitures rayées, des mots doux sur la carrosserie.
00:03:25Aujourd'hui, l'élu craint pour sa sécurité et celle de sa famille.
00:03:29Sa fille révisait ses partiels lors de l'attaque contre son véhicule.
00:03:33Je me sens un petit peu en danger.
00:03:35Je ne laisse pas mes enfants seuls à la maison.
00:03:37Déjà, c'est la première chose.
00:03:39On essaie d'échanger, de discuter et de les rassurer.
00:03:43Malgré ses tentatives d'intimidation, il ne compte pas jeter l'éponge.
00:03:46Ils n'atteindront pas ma détermination et mon engagement envers cette ville.
00:03:50Ça me motive à continuer mon travail.
00:03:54En 2025, la préfecture de l'Oise a recensé près de 50 atteintes aux élus.
00:03:59Vous le savez, on vous parle depuis plusieurs jours du siège d'Orange à Marseille.
00:04:04Et vous savez que la majorité des salariés vont être exfiltrés pour leur sécurité en raison de la violence.
00:04:09On en a parlé hier dans Morandini Live.
00:04:11Mais ce matin, on apprend que parmi ceux qui restent, certains vont devoir porter des gilets pare-balles.
00:04:16Et ils ont pour consigne, écoutez bien, de s'éloigner des fenêtres.
00:04:19On n'est pas en Colombie, on est juste à Marseille.
00:04:23Des mesures de sécurité drastiques en attendant le départ définitif des salariés du site d'Orange à Marseille.
00:04:30Parmi elles, le port de gilets pare-balles pour certains personnels
00:04:33et l'obligation de se tenir à distance des fenêtres afin d'éviter d'éventuels tirs.
00:04:37Les vitres, elles, seront désormais blindées.
00:04:40On pouvait tout imaginer, mais aujourd'hui, de demander à des ouvriers ou des employés
00:04:44de travailler avec un gilet pare-balles, c'est quelque chose d'inaudible.
00:04:48Donc ça démontre surtout l'échec, bien sûr, de l'État, de la municipalité,
00:04:54d'une politique générale depuis des décennies,
00:04:58qui finalement nous amène à quoi ?
00:05:00Faire un quel constat ?
00:05:01C'est-à-dire que la pression qu'exercent les narcotrafiquants
00:05:04à l'endroit de l'État ou des entreprises privées ou d'une municipalité fonctionne.
00:05:09Et ça leur donne une victoire, finalement, et pas la moindre.
00:05:12Situé à proximité d'un point de deal,
00:05:14le bâtiment a été à plusieurs reprises visé par des tirs d'armes à feu.
00:05:18Face au climat d'insécurité, l'opérateur a décidé de délocaliser
00:05:22la partie commerciale en télétravail ou dans des espaces de co-working.
00:05:26Les techniciens seront également logés ailleurs
00:05:28et ne retourneront sur le site de Saint-Moron
00:05:30que pour assurer des opérations de maintenance et de réparation
00:05:34accompagnées par des agents de sécurité.
00:05:36Le déménagement s'étalera sur un an et demi.
00:05:39Un échec pour l'opérateur,
00:05:40qui avait pourtant investi près de 34 millions d'euros
00:05:43pour la rénovation de ses bureaux.
00:05:45À l'Assemblée nationale, aujourd'hui,
00:05:47la droite profite de sa niche parlementaire
00:05:49pour relancer un débat sensible,
00:05:51celui de la présomption de légitime défense
00:05:53pour les forces de l'ordre,
00:05:54c'est-à-dire pour les policiers et les gendarmes,
00:05:55qui dénoncent trop souvent être pointés du doigt
00:05:58après leurs interventions
00:05:59et donc hésiter de plus en plus à sortir leur arme.
00:06:03Le mois dernier, à Ajaccio,
00:06:05un ressortissant sénégalais armé d'un couteau
00:06:07se montre menaçant.
00:06:09Il est abattu par la police.
00:06:11En septembre dernier, à Marseille,
00:06:13des policiers ouvrent le feu sur un Tunisien
00:06:15qui venait de blesser au couteau 5 personnes.
00:06:17Et en juin 2023, à Nanterre,
00:06:20un policier tire sur Naël, 17 ans,
00:06:22après un refus d'obtempérer.
00:06:24Trois affaires qui illustrent un débat sensible,
00:06:26la légitime défense des forces de l'ordre.
00:06:29La proposition de loi débattue ce jeudi
00:06:31vise à instaurer une présomption
00:06:32de légitime défense pour les policiers et les gendarmes.
00:06:35Ce serait donc à la justice
00:06:37de prouver que le tir n'était pas nécessaire
00:06:39ou proportionné.
00:06:40Le policier, quand il fait usage de l'arme,
00:06:44c'est une décision qu'il prend en une fraction de seconde
00:06:46par rapport à une situation extrêmement tendue,
00:06:48difficile, voire dangereuse,
00:06:50à la fois pour lui ou pour des citoyens.
00:06:52L'inversion de la charge de la preuve,
00:06:54elle est très importante pour nous.
00:06:56Elle permettra de nous sécuriser,
00:06:57mais elle ne nous exonère pas de l'enquête,
00:07:00évidemment, qui sera diligentée.
00:07:01Il y a deux semaines, le ministre de l'Intérieur
00:07:03s'est dit favorable à cette proposition de loi.
00:07:06Moi, j'y suis favorable à petit personnel,
00:07:08mais ça mérite une discussion interministérielle
00:07:09et une discussion aussi avec les organisations syndicales.
00:07:12Une des organisations syndicales de la police
00:07:15n'est pas favorable à cette mesure.
00:07:16Ce représentant syndical défend une présomption
00:07:19de légitimité de l'usage des armes,
00:07:21fondée sur la mission légale du policier.
00:07:23Nous, on ne veut pas d'impunité.
00:07:24Nous, on ne veut pas une carte blanche.
00:07:26Nous, on veut que les collègues,
00:07:28juste à un moment, soient considérés
00:07:29comme des agents d'État qui, a priori, font leur taf.
00:07:31S'il y a des éléments qui laissent présager
00:07:33la commission d'une infraction
00:07:34et que le cadre n'a pas été respecté,
00:07:36il y a zéro sujet.
00:07:37C'est juste qu'au départ, on n'est pas des suspects.
00:07:40On est des agents d'État qui font le job.
00:07:41Les deux syndicats s'accordent sur un point.
00:07:43Il faut agir pour lutter contre l'augmentation
00:07:46des violences envers les forces de l'ordre.
00:07:48Et nous allons en débattre dans un instant,
00:07:50bien évidemment, et un des autres projets
00:07:51qui va être débattu concerne le port du voile
00:07:54chez les mineurs.
00:07:55Faut-il interdire, au moins de 18 ans,
00:07:57au moins de 15 ans, le port du voile ?
00:07:59La question se pose et nous allons la poser
00:08:01et en débattre dans Bandini Live.
00:08:03Depuis ce mercredi matin,
00:08:05un KFC propose d'être 100% halal.
00:08:08Une nouveauté qui concerne 24 responsables en France.
00:08:11Une décision qui suscite de la curiosité,
00:08:14de l'enthousiasme, mais aussi de l'incompréhension
00:08:17chez certains clients sur place,
00:08:18dès l'ouverture à 11h.
00:08:19Plusieurs personnes faisaient déjà la queue
00:08:21pour tester les nouveaux menus
00:08:22et nous étions avec eux.
00:08:25Ce mercredi matin, dès l'ouverture à 11h,
00:08:28plusieurs dizaines de clients attendent
00:08:30devant le KFC de Sainz-Vert à Rouen.
00:08:32Curieux de tester les nouveaux menus,
00:08:33100% halal proposés pour la première fois
00:08:36dans cette franchise.
00:08:36À l'ouverture, franchement, je n'ai pas perdu de temps.
00:08:38Bien sûr, une bonne chose.
00:08:39Ça fait longtemps que j'avais envie de KFC.
00:08:41Là, c'est l'occasion.
00:08:42Avant, on ne pouvait pas manger halal.
00:08:43On ne pouvait pas manger le KFC
00:08:44vu que ce n'était pas halal.
00:08:45Ah bah oui, c'est une très bonne chose
00:08:46parce que ça fait des années
00:08:47que personnellement, je veux y goûter
00:08:49et que je n'avais pas la possibilité.
00:08:51Donc oui, ça a motivé mon choix
00:08:54de venir ici aujourd'hui.
00:08:5524 restaurants KFC en France
00:08:57sur les 404 que compte l'enseigne
00:08:59proposent exclusivement du poulet certifié halal.
00:09:03Devant la devanture du magasin,
00:09:04aucune communication n'indique ce changement.
00:09:07Cette offre expérimentale vise à répondre
00:09:09à la diversité des attentes des consommateurs.
00:09:11L'annonce a suscité des réactions contrastées
00:09:13sur les réseaux sociaux et dans l'espace public.
00:09:16Je pense que c'est du clientélisme
00:09:18pour attirer des clients.
00:09:20Il y a meilleur à manger.
00:09:22Et puis on a des bons commerces,
00:09:24notamment ici dans le quartier.
00:09:25Les 24 établissements concernés
00:09:27sont répartis dans plusieurs régions
00:09:29dont la Seine-Maritime,
00:09:30la Somme, le Nord ou encore le Grand Est.
00:09:33Voilà, on y reviendra bien évidemment
00:09:35également dans un instant.
00:09:36C'est une fois de plus un acte
00:09:38dont vous n'entendrez pas parler ailleurs
00:09:39car les actes de dégradation de ce type
00:09:42sont passés sous silence généralement
00:09:43en France dans les médias.
00:09:44Alors sur ces news,
00:09:45vous allez sans doute découvrir ce matin
00:09:47qu'une église du nord de Toulouse
00:09:48a été vandalisée.
00:09:50Le père François de Labrouste a accepté
00:09:52de confier son désarroi à nos équipes.
00:09:55Sur ces images,
00:09:57une statue de la Sainte Vierge vandalisée.
00:10:00Les faits se sont passés
00:10:01mercredi matin à Toulouse,
00:10:03alors même que cette église était ouverte au public.
00:10:06Ce qui pose un problème,
00:10:07c'est que l'église, si vous voulez,
00:10:09elle est là pour tous,
00:10:11à la fois pour ceux qui viennent prier,
00:10:12ceux qui viennent simplement se recueillir,
00:10:14ceux qui viennent visiter.
00:10:15C'est désolant qu'elle ne puisse pas être ouverte
00:10:19à tous sans qu'il y ait des dégradations.
00:10:22Un cadre de la Vierge Marie
00:10:24et un porte-cierge de la paroisse
00:10:26s'ils vont également été jetés par terre.
00:10:29Au-delà de l'aspect religieux,
00:10:30le prêtre s'inquiète de l'indifférence croissante
00:10:33à l'égard du patrimoine.
00:10:35L'église, c'est aussi un bien commun.
00:10:36Ça fait partie du patrimoine,
00:10:38qu'on ait la foi ou non.
00:10:40Et même si cette statue
00:10:42n'avait pas une grande valeur artistique,
00:10:44malgré tout,
00:10:46ça fait partie du patrimoine communal
00:10:48et de la culture des Français.
00:10:51Et c'est dommage qu'aujourd'hui,
00:10:53on n'ait pas ce respect
00:10:55de ceux qui appartiennent à tous.
00:10:57Pour l'heure, aucun suspect n'a été interpellé.
00:10:59Une plainte sera déposée ce jour
00:11:02par le prêtre qui envisage
00:11:03également d'installer
00:11:05des caméras de surveillance.
00:11:07Allez, comme tous les jours,
00:11:08les tops et les flops d'audience des Prime.
00:11:11C'est avec Mister Audience,
00:11:12Ayas Kivin,
00:11:13battant.
00:11:15Hier soir,
00:11:15peu de monde devant la télévision
00:11:17et personne n'a dépassé
00:11:18les 2,5 millions.
00:11:20TF1 est arrivé petit,
00:11:21leader à 2,4 millions
00:11:22avec sa série Elsbeth.
00:11:24La une est suivie de France 2
00:11:25qui a à peine dépassé
00:11:26les 2 millions
00:11:27avec sa série Il était deux fois.
00:11:28Sur France 3,
00:11:30le magazine secret d'Histoire
00:11:31peine à décoller
00:11:32avec hier soir seulement
00:11:331,2 millions de personnes
00:11:34au rendez-vous.
00:11:35Du côté d'M6,
00:11:36grosse déception.
00:11:37Le magazine de Julien Courbet,
00:11:39on n'est pas d'accord,
00:11:40qui était hier soir
00:11:41une rediffusion
00:11:41suite à la déprogrammation
00:11:43en dernière minute
00:11:44du numéro en direct
00:11:45prévu initialement
00:11:46est sous le million.
00:11:47A la cinquième place,
00:11:49on retrouve Arte
00:11:49qui est à 761 000
00:11:51avec le film Crazy Heart
00:11:53avec le long-métrage
00:11:54Jostorm.
00:11:55Thème, c'est frôle
00:11:55les 700 000.
00:11:57Sister fait 100 000 de moins
00:11:58avec le film
00:11:59Le Grand Blond
00:12:00avec une chaussure noire
00:12:01et c'est W9
00:12:02qui ferme ce classement
00:12:03avec le magazine
00:12:04Enquête Criminel
00:12:05qui est à 508 000.
00:12:06Mister Audience vous dit
00:12:07à demain.
00:12:08Allez, je vous présente
00:12:10mes invités
00:12:10qui vont m'accompagner
00:12:11en direct jusqu'à midi.
00:12:12Mathioc, bonjour.
00:12:13Bonjour.
00:12:13Merci d'être avec nous
00:12:14secrétaire générale
00:12:15du millénaire.
00:12:15Karim Maloum, bonjour également.
00:12:17Directeur de la rédaction
00:12:18de Rupture, merci d'être là.
00:12:20Camille Brev, bonjour.
00:12:21Bonjour.
00:12:21Vous êtes juriste
00:12:22et c'est la première fois
00:12:23sur ce plateau,
00:12:24donc bienvenue.
00:12:25Merwan Mioubi, bonjour.
00:12:26Bonjour.
00:12:27Journaliste également.
00:12:28Et puis pour la rédaction
00:12:28de CNew, Sabrina Berlin-Bouillet,
00:12:30bonjour Sabrina.
00:12:31Journaliste police-justice
00:12:32à CNews
00:12:33et puis Thomas Bodé,
00:12:34journaliste politique
00:12:35de CNews.
00:12:35Bonjour également.
00:12:36On va bien évidemment
00:12:37commencer par ce qui s'est passé
00:12:38hier soir à Nice
00:12:39parce que c'est un véritable drame
00:12:41qui s'est déroulé.
00:12:41C'est une véritable scène d'horreur
00:12:43avec cette mère de 25 ans
00:12:45qui a été abattue par balles
00:12:46sous les yeux de son bébé
00:12:48alors qu'elle circulait en voiture
00:12:50sur un axe très fréquenté.
00:12:51Dans un instant,
00:12:52Sabrina va nous dire
00:12:53où on en est de l'enquête,
00:12:54ce que l'on sait,
00:12:55mais tout d'abord,
00:12:55le rappel des faits.
00:13:00Le rappel des faits
00:13:01que vous allez voir
00:13:02dans un instant
00:13:03en images.
00:13:05Alors,
00:13:06on ne l'a pas ?
00:13:07Alors,
00:13:08on va le faire avec vous,
00:13:09Sabrina,
00:13:09parce qu'on a perdu
00:13:10le rappel des faits.
00:13:11Donc,
00:13:11que s'est-il passé ?
00:13:12C'était hier soir
00:13:13vers 18h.
00:13:15Dans un quartier
00:13:16assez calme de Nice,
00:13:18une femme de 25 ans
00:13:19se trouve au volant
00:13:20de son véhicule
00:13:20à côté d'elle
00:13:21sur le siège passager.
00:13:23Il y a son bébé,
00:13:23un nourrisson de 6 mois
00:13:25dans son couffin
00:13:25et c'est là
00:13:26qu'un homme à scooter
00:13:27se met à la hauteur
00:13:28du véhicule,
00:13:29ouvre le feu,
00:13:30il tire une dizaine
00:13:31de coups de feu
00:13:31sur la mère de famille.
00:13:33La victime a ce réflexe
00:13:34maternelle protecteur.
00:13:35Elle tente de protéger
00:13:36son bébé.
00:13:37La voiture finit
00:13:38par s'encastrer
00:13:39dans un poteau
00:13:39un peu plus loin.
00:13:40Pendant ce temps-là,
00:13:41les premiers témoins
00:13:42viennent porter secours
00:13:43à cette femme
00:13:44et au nourrisson.
00:13:45Très grièvement blessée,
00:13:46la femme meurt
00:13:47malgré les tentatives
00:13:48de réanimation.
00:13:50Son bébé, lui,
00:13:51il est légèrement blessé
00:13:52par les éclats de verre,
00:13:53mais il a survécu.
00:13:55Ce bébé,
00:13:55c'est une petite fille.
00:13:56Elle a été prise en charge
00:13:57par le secours.
00:13:58Elle est hospitalisée
00:13:59et placée sous
00:14:00protection policière
00:14:02pour la sécuriser
00:14:03un maximum
00:14:03le temps de l'enquête.
00:14:05Les deux fuyards
00:14:05ont donc pris la fuite.
00:14:07Vers 19h,
00:14:08le scooter abandonné
00:14:09par les deux individus
00:14:11a été retrouvé.
00:14:12Le maire de Nice,
00:14:13Christian Estrosi
00:14:14et le procureur
00:14:15se sont rendus sur place.
00:14:16Une enquête est ouverte
00:14:17pour assassinat.
00:14:17Alors, dans un instant,
00:14:18vous allez nous expliquer
00:14:19où en est l'enquête,
00:14:20mais on a retrouvé le sujet.
00:14:20C'est formidable.
00:14:21Regardez ce qui s'est passé hier soir.
00:14:22C'est un important dispositif
00:14:25de sécurité
00:14:26qui s'est mis en place
00:14:27hier soir
00:14:27sur l'avenue Henri-Mathis,
00:14:29à Nice.
00:14:30Aux alentours de 18h,
00:14:31deux individus circulant
00:14:33à scooter
00:14:33ouvrent le feu
00:14:34sur une voiture
00:14:35avant de prendre la fuite.
00:14:37A bord du véhicule,
00:14:38une jeune femme
00:14:39d'une vingtaine d'années
00:14:40est mortellement touchée.
00:14:41Son enfant de 6 mois,
00:14:43également présent
00:14:44dans la voiture
00:14:44et retrouvé indemne.
00:14:47Présent sur place,
00:14:48Christian Estrosi
00:14:48fait part de son indignation.
00:14:50Immense émotion
00:14:51et profonde colère
00:14:52après la mort
00:14:53d'une jeune femme
00:14:53visée par des tirs
00:14:54alors qu'elle était
00:14:55avec son bébé.
00:14:56Heureusement sain et sauf.
00:14:57Toute la lumière
00:14:58doit être faite
00:14:58sur cet acte ignoble
00:14:59et les auteurs
00:15:00doivent être retrouvés
00:15:01au plus vite.
00:15:02Le deux roues
00:15:02utilisé par les deux individus
00:15:04a été retrouvé
00:15:05dépourvu de plaques.
00:15:06Les enquêteurs
00:15:07ont également retrouvé
00:15:08à côté
00:15:09une cartouche percutée.
00:15:11Le nourrisson
00:15:11de la victime
00:15:12a été transporté
00:15:13à l'hôpital
00:15:14et mis sous protection.
00:15:15On a franchi
00:15:16encore un nouveau cas.
00:15:18Assassiné
00:15:19une jeune femme
00:15:21devant son enfant
00:15:22de six mois.
00:15:24On atteint
00:15:25des faits
00:15:27qui sont
00:15:27de petits empires.
00:15:29Si les circonstances
00:15:30exactes
00:15:30de cet homicide
00:15:31restent encore
00:15:32à déterminer,
00:15:33les enquêteurs
00:15:33privilégient pour l'instant
00:15:35la piste
00:15:35de violences
00:15:36intrafamiliales.
00:15:37L'enquête
00:15:38se poursuit.
00:15:39Cette nuit,
00:15:40le raid est intervenu
00:15:41dans le centre-ville
00:15:41de Nice.
00:15:43Le nom d'un des tireurs
00:15:44a d'ores et déjà
00:15:44été identifié.
00:15:46En tout cas,
00:15:47la police va très vite.
00:15:48On peut le remarquer.
00:15:49Ils vont très vite
00:15:49dans cette affaire.
00:15:50Que sait-on
00:15:50alors qu'il est,
00:15:51Sabrina ?
00:15:51Depuis hier,
00:15:52vous l'avez dit,
00:15:52ça bouge.
00:15:53Tous les effectifs
00:15:54de police de Nice
00:15:54sont mobilisés.
00:15:56D'après nos informations,
00:15:57hier soir,
00:15:58le propriétaire
00:15:59du scooter
00:15:59s'est présenté
00:16:00de lui-même
00:16:00au commissariat.
00:16:01Il dit avoir prêté
00:16:02son véhicule
00:16:03et donc il a confié
00:16:03des renseignements
00:16:04précieux aux autorités.
00:16:06D'ailleurs,
00:16:07le raid est intervenu
00:16:08dans la nuit à Nice.
00:16:09À ce stade,
00:16:10plusieurs pistes
00:16:10sont envisagées.
00:16:11L'une des pistes
00:16:12privilégiées
00:16:13pour le moment
00:16:14serait celle
00:16:14du règlement de compte
00:16:15lié à des violences
00:16:19serait en fait
00:16:20un homme connu
00:16:20pour des violences
00:16:21sur sa conjointe.
00:16:23Une conjointe épaulée,
00:16:24soutenue
00:16:24par l'une de ses amies
00:16:25et c'est cette amie
00:16:26qui aurait été tuée
00:16:27hier soir
00:16:28à côté de son bébé.
00:16:29On parle aussi
00:16:30d'un lien parenté
00:16:31entre la victime
00:16:31et son meurtrier.
00:16:32Donc attention,
00:16:33on comprend bien
00:16:34que la priorité
00:16:34à l'heure actuelle
00:16:35c'est d'interpeller,
00:16:36de trouver l'auteur des faits
00:16:37et après le mobile
00:16:38et les informations
00:16:39suivront.
00:16:40En tout cas,
00:16:40si c'est un motif
00:16:41intrafamilial,
00:16:42c'est assez rare
00:16:42comme méthode quand même.
00:16:44C'est vrai que tout le monde
00:16:45a tout de suite pensé
00:16:46à une histoire de narcotrafic
00:16:47parce que ça ressemble
00:16:47plutôt à ça.
00:16:48On est en direct
00:16:49avec Jean-Luc Bragateau
00:16:50qui est délégué départemental
00:16:51Alliance des Alpes-Maritimes.
00:16:52Bonjour,
00:16:53merci beaucoup
00:16:53d'être en direct avec nous.
00:16:54C'est vrai qu'elle est très étonnante
00:16:56cette histoire quand même.
00:16:58Quelles sont les informations
00:16:59que vous avez à 7h ?
00:17:00Il est 10h54.
00:17:03À 7h,
00:17:04ce que je peux vous dire
00:17:05c'est que toutes les forces
00:17:06de sécurité de Nice
00:17:07sont à la recherche
00:17:08de cet individu
00:17:09qui est en fuite.
00:17:11Les enquêteurs
00:17:12du SIPJ de Nice,
00:17:14de la police judiciaire
00:17:14sont appuyés depuis.
00:17:17Certaines n'ont pas dormi.
00:17:19Comme vous l'avez justement dit,
00:17:21l'enquête a avancé
00:17:23très très vite
00:17:24grâce à nos collègues
00:17:26de la PTS,
00:17:27de la police technique
00:17:28et scientifique
00:17:29et aux caméras
00:17:30de la ville de Nice.
00:17:31On a pu retrouver
00:17:32rapidement le scooter
00:17:34qui avait pris l'appui
00:17:35en direction
00:17:35du centre-ville de Nice.
00:17:37Ensuite,
00:17:38le propriétaire
00:17:39a rapidement été identifié
00:17:40et s'est rendu
00:17:41de lui-même
00:17:41au commissariat.
00:17:43Il est encore actuellement
00:17:43en garde à vue
00:17:44et des auditions
00:17:45sont en cours.
00:17:47Mais je peux vous assurer
00:17:48que toutes les forces
00:17:50de sécurité
00:17:50et tous les moyens
00:17:51que nous avons
00:17:52sont mis en œuvre
00:17:53pour retrouver
00:17:53l'auteur présumé
00:17:55de la dizaine de tirs
00:17:56sur cette pauvre
00:17:57jeune femme
00:17:58de 25 ans.
00:17:59De la dizaine de tirs ?
00:18:00Il y aurait eu
00:18:01une dizaine de tirs ?
00:18:02Oui, tout à fait.
00:18:03Tout à fait.
00:18:05Ah oui,
00:18:05c'est quand même...
00:18:06C'est assez rare.
00:18:07Alors déjà,
00:18:07s'attaquer, je pense,
00:18:08à une femme de cette façon,
00:18:09c'est assez rare
00:18:10avec un commando
00:18:11puisque c'est un véritable
00:18:11commando
00:18:12qui était sur le scooter.
00:18:13En plus,
00:18:13une dizaine de tirs,
00:18:14il y avait vraiment
00:18:15la volonté
00:18:15de ne pas rater la cible.
00:18:16C'est vrai qu'on a
00:18:18un mode opératoire
00:18:19qui, à première vue,
00:18:21quand on a appris les faits,
00:18:23on a de suite pensé
00:18:24à du narcotrafic
00:18:24parce que sur les appels
00:18:25maritimes,
00:18:26on n'échappe pas
00:18:26comme sur Paris
00:18:27à ces règlements de comptes
00:18:30qui sont de plus en plus
00:18:31barbares.
00:18:31Mais en fait,
00:18:32on s'aperçoit
00:18:32qu'aujourd'hui,
00:18:33même dans le cadre
00:18:35de violences intrafamiliales,
00:18:36alors je reste prudent
00:18:37parce que l'enquête
00:18:38est en cours,
00:18:39on laisse travailler
00:18:40nos collègues enquêteurs
00:18:40de la police judiciaire,
00:18:42mais même aujourd'hui,
00:18:44on voit que la société
00:18:45est de plus en plus violente
00:18:46et on en arrive
00:18:46à un point maintenant,
00:18:47aujourd'hui,
00:18:48à ce que dans le cadre
00:18:49de violences familiales,
00:18:50quelqu'un,
00:18:52aujourd'hui,
00:18:52en plein après-midi,
00:18:54est capable
00:18:55de tirer une dizaine de fois
00:18:57sur une mère de famille,
00:18:59peu importe
00:18:59l'une parenté,
00:19:00mais sur une mère de famille
00:19:01avec son enfant
00:19:02de six mois à côté.
00:19:03Donc là,
00:19:03je vous avoue que
00:19:04moi, ça fait 30 ans,
00:19:05je vais avoir 30 ans de police,
00:19:06c'est la première fois
00:19:07que je vois ce genre de fait
00:19:08dans ce cadre-là.
00:19:10Oui, c'est ce que j'allais
00:19:11vous demander d'ailleurs,
00:19:11j'allais vous demander
00:19:12avec votre expérience,
00:19:13est-ce que vous avez déjà vu
00:19:14quelque chose comme ça ?
00:19:16Quelque chose que vous n'avez
00:19:16jamais vu en plus ?
00:19:18Alors, on répète
00:19:19que c'est une hypothèse,
00:19:20pour l'instant,
00:19:21l'hypothèse intrafamiliale,
00:19:22mais si c'est l'hypothèse
00:19:23intrafamiliale,
00:19:24c'est quelque chose
00:19:24qui a encore plus surprenant.
00:19:26Déjà, s'en prendre à une femme,
00:19:28c'est vrai que c'est assez rare,
00:19:29il y a assez peu de femmes
00:19:30qui sont tuées,
00:19:31même dans le narcotrafic,
00:19:32mais en plus,
00:19:33si ce n'est pas du tout
00:19:34du narcotrafic
00:19:34et si c'est une hypothèse
00:19:36intrafamiliale,
00:19:37on est au-delà de tout là.
00:19:40On est au-delà de tout.
00:19:41On n'est plus dans le cadre
00:19:42comme on a ici sur Nice,
00:19:44notamment,
00:19:44comme partout en France,
00:19:45on est comme les autres villes
00:19:47par rapport à ça.
00:19:48On a un service
00:19:49de ce qu'on appelle
00:19:50les vifs,
00:19:50nous, en termes policiers,
00:19:51les violences intrafamiliales
00:19:53qui est à la tête sous l'eau.
00:19:55Nos collègues ont des dossiers
00:19:57tous les jours
00:19:57qui rentrent de violences.
00:19:59C'est vrai qu'il y a
00:20:00un sujet là aussi sur ça.
00:20:01Il y a un fait de société
00:20:04qui est plutôt inquiétant sur ça.
00:20:06On a des violences intrafamiliales
00:20:08de plus en plus courantes.
00:20:10Et c'est vrai que là,
00:20:11on franchit un cap
00:20:12en termes de violences.
00:20:14Ce n'est pas des coups portés.
00:20:16Là, on est vraiment
00:20:16avec une arme de poing,
00:20:18une arme à feu.
00:20:19Et on n'a jamais eu
00:20:22ce type de fait.
00:20:25Je vous avoue,
00:20:26c'est un type de violence
00:20:28exceptionnel dans ce cadre-là.
00:20:30Dernière question,
00:20:30Jean-Luc Bragateau.
00:20:31Comment vous pouvez,
00:20:32selon vous,
00:20:33comment ça s'explique
00:20:33ce type de violence ?
00:20:35Est-ce que c'est justement
00:20:36influencé par le narcotrafic ?
00:20:39Alors ça,
00:20:40je ne peux pas vous dire.
00:20:40C'est encore tout pour le dire.
00:20:44Vous avez le...
00:20:45On attend la prise de parole
00:20:47ce matin du procureur
00:20:48de la République de Nice.
00:20:49M. Martinelli
00:20:50qui va un peu nous éclairer
00:20:52sur ça.
00:20:53C'est vrai qu'on a
00:20:54des informations,
00:20:55nous,
00:20:56syndicats de police,
00:20:57mais on doit rester prudents.
00:20:58Bien sûr.
00:20:59On comprend tout à fait.
00:21:00Merci beaucoup,
00:21:01Jean-Luc Bragateau.
00:21:01Merci d'avoir été avec nous,
00:21:02délégué départemental
00:21:03d'Alliance dans les Alpes-Maritimes.
00:21:05Sabrina,
00:21:05c'est vrai qu'on voit,
00:21:06même les forces de l'ordre,
00:21:08même les policiers
00:21:08sont surpris par la violence
00:21:10de ce qui s'est passé
00:21:11et par le mode d'action.
00:21:13Imaginez-vous la violence
00:21:14de cette attaque
00:21:14parce que les témoins
00:21:15rapportent...
00:21:15Merci beaucoup.
00:21:16Il tire à ce moment-là
00:21:19plusieurs coups,
00:21:204-5 coups de feu
00:21:21sur l'automobiliste,
00:21:23sur cette femme de 25 ans
00:21:24qui va protéger son bébé.
00:21:27Donc, il se couche sur son bébé,
00:21:28il y a une petite pause
00:21:28et il reprend les tirs
00:21:304 à 5 fois sur elle
00:21:31pour l'achever.
00:21:32Alors,
00:21:32elle n'est pas morte sur le coup.
00:21:34Les témoins d'autres gens
00:21:35sont venus pour l'aider.
00:21:36Ils ont sorti d'abord le bébé
00:21:37puis ils l'ont extrait.
00:21:38Elle,
00:21:39ils ont essayé de la réanimer
00:21:40puis elle est morte
00:21:40peu de temps après.
00:21:42Donc,
00:21:42elle s'est accrochée
00:21:43de tout son corps
00:21:45et de tout son cœur
00:21:45à sa vie,
00:21:46à son bébé.
00:21:47Et à protéger son bébé.
00:21:48Son dernier réflexe
00:21:49aurait été de protéger son bébé.
00:21:51Karim Maloum,
00:21:52c'est une...
00:21:52Enfin,
00:21:53franchement,
00:21:53on a du mal à trouver les mots
00:21:54parce que tirer 10 fois
00:21:55en plus sur elle,
00:21:56c'est ce que nous a dit
00:21:57le policier à l'instant,
00:21:58tirer 10 fois sur elle,
00:21:59il y a une volonté terrible
00:22:01de tuer cette femme
00:22:02alors que son bébé est à côté.
00:22:04Oui,
00:22:04nous assistons
00:22:05à une mutation
00:22:06de la violence en réalité.
00:22:08Nous observons
00:22:09une déstabilisation profonde
00:22:11de nos sociétés
00:22:12aujourd'hui
00:22:12par la violence.
00:22:14On passe
00:22:15des simples agressions verbales
00:22:17ou même des bousculades familiales
00:22:18à des armes.
00:22:19On passe
00:22:20à des discussions
00:22:20simples,
00:22:22politiques
00:22:22ou bien démocratiques
00:22:24à déposer des bombes.
00:22:26On passe facilement
00:22:27du trafic de drogue
00:22:28à des mafias
00:22:29du type italien,
00:22:30etc.
00:22:31Les gens viennent
00:22:32même au boulot
00:22:33avec des gélis pare-balles.
00:22:34Nous basculons
00:22:35dans une société
00:22:36violente.
00:22:37Et la violence
00:22:38s'est installée
00:22:39et que le législateur
00:22:40n'a pas encore compris
00:22:41qu'il faut tout changer
00:22:43parce que si on ne fait pas
00:22:44ce changement
00:22:45de législation,
00:22:46nous basculons
00:22:47parce que notre civilisation
00:22:48a gagné face à la tyrannie
00:22:50et à la violence
00:22:51parce que nous vivons
00:22:5280 ans de paix.
00:22:53Mais ces 80 ans de paix,
00:22:55on les a gagnés
00:22:56par rapport à la tyrannie.
00:22:57Et la tyrannie
00:22:57est de retour
00:22:58par cette violence
00:22:59qui s'installe partout.
00:23:00Et dans un instant,
00:23:01juste après le CNews Info,
00:23:02on va vous parler
00:23:02de ces gamins de 10 ans
00:23:04qui viennent à l'école
00:23:05avec des couteaux.
00:23:06Enfin, 10 ans,
00:23:07vous vous rendez compte,
00:23:07ils sont à l'école
00:23:08avec des couteaux,
00:23:08ils menacent leurs camarades.
00:23:09On vous en parle
00:23:10dans un instant tout de suite.
00:23:11Le CNews Info,
00:23:11c'est avec Sommayal Abidi.
00:23:15À la une de l'actualité,
00:23:17la tension autour du Groenland
00:23:18retombe d'un cran.
00:23:20Les Etats-Unis
00:23:20et le Danemark
00:23:21font savoir
00:23:21qu'ils vont renégocier
00:23:22leur accord de défense
00:23:23de 1951
00:23:25concernant l'île.
00:23:26Des discussions
00:23:27ont également démarré hier
00:23:28avec Marc Ruth,
00:23:29secrétaire général de l'OTAN.
00:23:30Discussions qui visent
00:23:31à priver la Russie
00:23:32et la Chine
00:23:33d'un accès à ce territoire,
00:23:34a-t-il précisé.
00:23:36En France,
00:23:36les sénateurs s'opposent
00:23:38à toute forme d'aide à mourir.
00:23:39Les débats ont tourné court
00:23:40avec le rejet
00:23:41d'un premier article
00:23:42fixant les conditions requises
00:23:44pour accéder à un dispositif
00:23:46de suicide assisté
00:23:47ou d'euthanasie.
00:23:48Plus tard dans la soirée,
00:23:49la droite sénatoriale
00:23:50a définitivement enterré
00:23:51le projet de loi
00:23:52en réécrivant entièrement
00:23:54l'article clé
00:23:55créant l'aide active à mourir,
00:23:58le vident de sa substance.
00:24:00J'ai sombré,
00:24:01chaque jour était un combat.
00:24:03Les mots de Laurent Vinatier,
00:24:04chercheur français libéré,
00:24:06après un an et demi
00:24:07passé dans les jôles russes.
00:24:08Des conditions de détention
00:24:10terribles et inimaginables,
00:24:11a-t-il raconté ce matin,
00:24:12ajoutant que le plus dur
00:24:14pour lui avait été
00:24:15l'incertitude quant à son sort.
00:24:17Arrêté à l'été 2024
00:24:19et condamné à trois ans
00:24:20de prison pour espionnage,
00:24:21il a été libéré
00:24:22le 8 janvier dernier
00:24:23lors d'un échange
00:24:24de prisonniers
00:24:25avec un basketteur russe.
00:24:27On poursuit ce journal
00:24:28avec ce coup dur
00:24:29pour les salariés
00:24:30de la Société Générale.
00:24:31Le groupe,
00:24:32qui compte 40 000 collaborateurs
00:24:33en France,
00:24:34annonce un projet
00:24:35de réorganisation
00:24:36qui prévoit la suppression
00:24:37de 1 800 postes en France
00:24:39d'ici fin 2027.
00:24:41Des suppressions
00:24:42qui concernent
00:24:42plusieurs activités
00:24:43et fonctions centrales
00:24:44au siège,
00:24:45ainsi que l'organisation
00:24:47régionale
00:24:47de la Banque de Détail.
00:24:50Les pêcheurs aussi
00:24:51accusent le coup.
00:24:52Les bateaux restent aqués
00:24:53à partir d'aujourd'hui
00:24:54pour la troisième année
00:24:55consécutive.
00:24:56Interdiction de pêche
00:24:57durant un mois
00:24:57dans le golfe de Gascogne,
00:24:59mesure pour limiter
00:25:00la mort des cétacés
00:25:02et particulièrement
00:25:03des dauphins.
00:25:04En contrepartie,
00:25:05les navires de pêche
00:25:06bénéficieront
00:25:06d'une indemnisation
00:25:07gouvernementale
00:25:08à hauteur de 80%
00:25:10de leur chiffre d'affaires.
00:25:12Dans le reste
00:25:13de l'actualité,
00:25:14nez qui coule,
00:25:15fièvre, frissons,
00:25:16l'épidémie de grippe
00:25:17reste très active
00:25:18dans l'Hexagone
00:25:18où le recours aux soins
00:25:20est reparti en hausse.
00:25:21Chez les enfants
00:25:22et les adolescents
00:25:23depuis la rentrée
00:25:23des vacances de Noël,
00:25:25est-ce qu'il pourrait
00:25:26provoquer une recrudescence
00:25:27également chez les adultes
00:25:29dans les prochaines semaines ?
00:25:30Prévient
00:25:31Santé publique France.
00:25:33À la une
00:25:33de l'actualité internationale,
00:25:35des tonnes de gravats
00:25:36et de la fumée
00:25:37depuis le feu
00:25:38qui s'est déclenché
00:25:39samedi soir
00:25:39dans l'un des plus grands
00:25:40centres commerciaux
00:25:41de Karachi au Pakistan.
00:25:42Le bilan ne fait que grimper.
00:25:45Les autorités font désormais
00:25:46état d'au moins 55 morts
00:25:48et les secours sont toujours
00:25:50à pied d'œuvre
00:25:50pour tenter de retrouver
00:25:51la soixantaine de personnes
00:25:53portées disparues.
00:25:55Et puis,
00:25:56on termine avec cette journée
00:25:57de deuil nationale
00:25:58et ces drapeaux en berne
00:25:59en Australie.
00:26:00Vous découvrez les images
00:26:01de la cérémonie d'hommage
00:26:02aux 15 personnes décédées
00:26:04lors de la tuerie antisémite
00:26:06sur la plage de Bondy
00:26:07assidée en décembre.
00:26:08L'attentat le plus meurtrier
00:26:10dans le pays
00:26:11depuis une trentaine d'années.
00:26:12est perpétrée par un père
00:26:14et son fils en plein Anoukka,
00:26:15l'une des plus importantes
00:26:17faits de juin.
00:26:18Merci beaucoup,
00:26:18Samaï.
00:26:19On vous retrouve tout à l'heure
00:26:20à midi pour faire
00:26:20un nouveau point
00:26:21sur l'actualité.
00:26:22On vous parlait
00:26:23il y a quelques instants
00:26:23de cette violence
00:26:24avec cette femme
00:26:26qui a été abattue
00:26:26dans sa voiture
00:26:27à côté de son enfant
00:26:29qui n'avait que 6 mois.
00:26:30Elle a été abattue
00:26:31avec une dizaine
00:26:32de coups de feu
00:26:33en plein Nice hier
00:26:34et on continue
00:26:35à suivre cette enquête
00:26:35et si on a des informations
00:26:36complémentaires d'ici midi,
00:26:38on vous les donnera
00:26:38bien évidemment.
00:26:39Mais la violence,
00:26:40c'est également
00:26:40ces enfants de 10 ans,
00:26:4210 ans qui désormais
00:26:43vont à l'école
00:26:45avec des couteaux
00:26:46et il se trouve Sabrina
00:26:47que dans l'actualité
00:26:47de ce matin,
00:26:48il y a deux affaires
00:26:49très proches,
00:26:50très similaires
00:26:51d'enfants à l'école
00:26:52avec des couteaux.
00:26:53Oui, la première
00:26:54s'est arrivée ce vendredi
00:26:55à l'école primaire
00:26:57Eugène Montel,
00:26:58une école située
00:26:58dans le quartier
00:26:59du Vivier,
00:27:00un quartier prioritaire
00:27:01de la ville de Cugnot,
00:27:02on est en Haute-Garonne
00:27:03et c'est à l'heure
00:27:04du déjeuner
00:27:04en pleine cantine scolaire
00:27:06que deux élèves
00:27:07de CM1
00:27:08auraient insulté
00:27:09un groupe de filles.
00:27:10Un garçon de 10 ans,
00:27:11un CM2,
00:27:12prend alors leur défense
00:27:13et c'est là
00:27:14que les deux élèves
00:27:15brandissent un couteau
00:27:16du réfectoire
00:27:17et menacent de mort
00:27:17plusieurs enfants
00:27:18dont ce jeune.
00:27:20Je vais te tuer
00:27:20devant l'école,
00:27:21je vais te tabasser
00:27:22avec mes frères.
00:27:23Voilà ce qu'ils auraient
00:27:24proféré comme menace.
00:27:26Alors les enfants,
00:27:26ils ont été maîtrisés
00:27:27mais vous imaginez
00:27:28le choc pour les enfants
00:27:30et pour le personnel scolaire.
00:27:32La direction de l'école
00:27:33assure que l'incident
00:27:35a été pris en charge,
00:27:35que cela ait remonté
00:27:36jusqu'à l'inspection départementale.
00:27:38Une plainte a été déposée.
00:27:40Les parents des élèves,
00:27:41eux, auraient été convoqués
00:27:42à l'école
00:27:43et selon nos confrères
00:27:44de la dépêche,
00:27:45la mairie aurait expliqué
00:27:45que ces deux enfants,
00:27:47à l'origine de l'agression,
00:27:48ont été sanctionnés,
00:27:49je cite,
00:27:50par des sanctions réparatrices.
00:27:52Sanctions réparatrices,
00:27:53ça veut dire
00:27:53aider durant le service
00:27:55de la cantine.
00:27:57Alors concernant les profils,
00:27:58ces deux enfants,
00:27:59ces deux mises en cause,
00:27:59ils seraient déjà identifiés
00:28:00comme des fauteurs de troubles
00:28:01dans cette école.
00:28:02Pour l'une des victimes,
00:28:03ce garçon de 10 ans
00:28:04qui a pris la défense
00:28:05courageusement de ses amis,
00:28:07il est bouleversé,
00:28:08angoissé,
00:28:09rapporte ses parents.
00:28:10Il a peur de retourner
00:28:11à l'école.
00:28:11Une aide psychologique
00:28:12a été proposée
00:28:13aux élèves et au personnel.
00:28:15Alors,
00:28:15il y a une autre affaire
00:28:17qui, elle,
00:28:18est plus ancienne,
00:28:19c'est ça,
00:28:19mais qu'on a appris
00:28:20il y a quelques heures seulement.
00:28:21Tout à fait.
00:28:22Une affaire qui date
00:28:23du mois de novembre
00:28:23et qui se trouve
00:28:24à Conflans-Saint-Honorine
00:28:26dans les Yves-Vines.
00:28:27Alors,
00:28:27Conflans-Saint-Honorine,
00:28:28vous vous en souvenez,
00:28:28c'est cette ville
00:28:29où a été assassiné
00:28:30puis décapité
00:28:31le professeur
00:28:32Samuel Paty
00:28:33dans cette ville.
00:28:35Dans une école primaire,
00:28:37toujours,
00:28:37une fillette
00:28:38de CM2
00:28:38âgée d'à peine 10 ans
00:28:39a amené un couteau
00:28:40à viande,
00:28:41donc un couteau
00:28:42plutôt avec une lame
00:28:43assez grande.
00:28:44Elle le dissimulait
00:28:45dans sa trousse.
00:28:46Elle l'aurait montré
00:28:46à trois autres enfants
00:28:48pendant la pause déjeuner.
00:28:49Une des écolières
00:28:50aurait alors prévenu
00:28:51une autre fille
00:28:51d'un danger potentiel
00:28:53car cette porteuse
00:28:54du couteau
00:28:54avait eu des différends,
00:28:56était fâchée
00:28:57avec une élève.
00:28:58Et c'est là
00:28:59que cette détenteuse
00:29:00du côté
00:29:00serait venue menacer
00:29:01cet élève
00:29:02en lui disant
00:29:03« Dis-moi qui t'a dit
00:29:04que j'avais un couteau
00:29:05sinon je te tue ».
00:29:07Un animateur périscolaire
00:29:08est intervenu à temps.
00:29:09Depuis,
00:29:10deux plaintes
00:29:10ont été déposées,
00:29:11une pour menace de mort,
00:29:12l'autre pour harcèlement
00:29:13car la fillette menacée
00:29:15est maintenant
00:29:15elle-même victime
00:29:17d'insultes à répétition
00:29:18depuis cet événement.
00:29:19Nos confrères de Nice
00:29:20ce matin précisent
00:29:21que le maire
00:29:21de la commune
00:29:22a demandé
00:29:22que la fillette autrice
00:29:24des menaces
00:29:24soit changée d'école
00:29:25mais a priori
00:29:26ce n'est toujours pas fait
00:29:27c'était en novembre dernier
00:29:28et donc elle continue
00:29:29à fréquenter
00:29:30la même école
00:29:31en étant simplement
00:29:32séparée dans la cour
00:29:33et à la cantine.
00:29:34Camille Brer
00:29:34comment vous réagissez
00:29:35quand vous entendez
00:29:36des affaires comme ça ?
00:29:36C'est terrible
00:29:37ce genre d'affaires.
00:29:38En fait on continue
00:29:39aujourd'hui en France
00:29:40à mettre au cœur du système
00:29:42le mineur
00:29:43qui lui est violent
00:29:44et qui apporte
00:29:45un couteau en classe
00:29:46à disant
00:29:46« Monsieur,
00:29:47on devrait venir à l'école
00:29:48pour apprendre à lire
00:29:49et non pas pour menacer
00:29:50ses camarades ».
00:29:51Tout simplement.
00:29:52Et on continue
00:29:52dans un système
00:29:53aujourd'hui en France
00:29:54qu'il soit judiciaire
00:29:55ou même à travers
00:29:56les réseaux sociaux
00:29:57ou même à travers
00:29:58les journaux
00:29:58à toujours vouloir
00:29:59victimiser le mineur
00:30:01et le considérer
00:30:01comme un pauvre mineur
00:30:03qui est toujours
00:30:03victime de système
00:30:04mais on ne met jamais
00:30:05tout simplement
00:30:07la réalité
00:30:08que le mineur aussi
00:30:09peut être agresseur.
00:30:10Oui mais à 10 ans
00:30:10on ne peut rien faire
00:30:11contre lui.
00:30:12Mais bien sûr que si
00:30:12on peut faire des choses.
00:30:13Mais on peut s'attaquer
00:30:14aux parents.
00:30:15On peut s'attaquer
00:30:16aux parents.
00:30:17Et à un moment donné
00:30:17je pense qu'on va devoir
00:30:18aussi évoluer
00:30:19sur un système
00:30:20d'évolution du code pénal
00:30:21tout simplement
00:30:22qu'on doit
00:30:23tout simplement
00:30:23réagir
00:30:24et mettre à la page
00:30:26les mineurs de 1945
00:30:27monsieur
00:30:27ne sont pas les mineurs
00:30:28aujourd'hui de 2026
00:30:29tout simplement.
00:30:30Mathioc
00:30:31comment on peut expliquer
00:30:33quand même cette
00:30:33moi je n'ai jamais
00:30:35entendu ça en fait avant
00:30:35je n'ai jamais entendu
00:30:36des gamins de 10 ans
00:30:37ou des filles
00:30:38c'était même une fille
00:30:39dans un des cas
00:30:40des filles qui vont à l'école
00:30:41avec des couteaux
00:30:42mais enfin je n'ai jamais
00:30:42vu ça moi avant.
00:30:43Non c'est qu'aujourd'hui
00:30:44l'école n'est plus
00:30:45un sanctuaire
00:30:45parce qu'elle n'est plus
00:30:48à l'abri
00:30:49des évolutions de la société
00:30:49or il ne vous aura pas
00:30:51échappé
00:30:51qu'une des grandes
00:30:52évolutions de notre société
00:30:53c'est ce que disait
00:30:54Karim tout à l'heure
00:30:54c'est la montée
00:30:55affolante de l'ultra-violence
00:30:57et de la barbarisation
00:30:58l'ultra-violence
00:30:59ça consiste à avoir
00:31:00des actes de violence
00:31:00de plus en plus intenses
00:31:02en termes de fréquence
00:31:03et en termes de violence
00:31:05et la barbarisation
00:31:07c'est des gens
00:31:07qui viennent avec
00:31:08des pratiques différentes
00:31:09culturelles différentes
00:31:09et qui importent
00:31:10de nouveaux codes
00:31:12notamment par exemple
00:31:12le port du couteau
00:31:13et quand vous avez
00:31:14aujourd'hui une école
00:31:14qui n'est plus un sanctuaire
00:31:15alors effectivement
00:31:16ceux qui se retrouvent
00:31:17dans le monde
00:31:18on va dire des adultes
00:31:19entre guillemets
00:31:19se retrouvent également
00:31:20dans le monde de l'école
00:31:21et donc on arrive
00:31:22à la conclusion suivante
00:31:22que l'école
00:31:23qui paradoxalement
00:31:24devait être le lieu
00:31:25de la civilisation
00:31:26c'est le lieu
00:31:26où on apporte
00:31:27on permet l'émancipation
00:31:28par la promesse républicaine
00:31:30devient de plus en plus
00:31:31un lieu de décivilisation
00:31:32et vous savez
00:31:33il y avait eu
00:31:33il y a quelques mois
00:31:35de ça
00:31:35une proposition de loi
00:31:36de la droite
00:31:37notamment sénatoriale
00:31:38qui s'appuyait
00:31:38sur un rapport
00:31:39sur un bilan
00:31:40des actes de violence
00:31:41dans les enceintes scolaires
00:31:43on a aujourd'hui
00:31:44dans notre pays
00:31:45en France chaque année
00:31:45plus de 900 professeurs
00:31:47qui sont victimes
00:31:48d'une agression
00:31:49par arme blanche
00:31:50ou par matraque
00:31:52ou par batte de baseball
00:31:53etc
00:31:53ça veut dire
00:31:54quasiment 2 à 3 profs
00:31:56par jour
00:31:57dans notre pays
00:31:57qui sont agressés
00:31:58par des gens
00:32:00avec des armes
00:32:00que ce soit d'ailleurs
00:32:01des parents
00:32:02ou des enfants
00:32:03et donc je suis d'accord
00:32:04avec vous
00:32:04il faudra effectivement
00:32:05un réfléchir
00:32:06à un nouveau code pénal
00:32:08pour les mineurs
00:32:08une nouvelle justice
00:32:09pour les mineurs
00:32:10toujours éthique
00:32:10la dernière proposition
00:32:11de loi de Gabriel Attal
00:32:12a été censurée
00:32:13par le conseil consuliel
00:32:14donc c'est à dire
00:32:15qu'il faut reposer
00:32:15le rôle du juge consuliel
00:32:17dans notre société
00:32:17et deuxième point
00:32:19effectivement
00:32:19sanctionner les parents
00:32:20aujourd'hui
00:32:21il y a un vrai problème
00:32:21de défaillir de l'autorité
00:32:22on va parler des parents
00:32:23dans un instant
00:32:24mais vous avez évoqué
00:32:24assez rapidement
00:32:25le problème culturel
00:32:26en fait
00:32:26ça veut dire quoi
00:32:27le problème culturel
00:32:28pour aller jusqu'au bout
00:32:29de votre pensée
00:32:29ça veut dire
00:32:30que vous avez
00:32:30des méthodes
00:32:31de résolution
00:32:32de conflits
00:32:32dans le monde occidental
00:32:34qui était celle
00:32:34de la parole
00:32:36de la discussion
00:32:36parfois des insultes
00:32:38etc
00:32:39et que vous avez
00:32:40dans un certain nombre
00:32:42d'autres pays
00:32:43des méthodes
00:32:43de résolution
00:32:43de conflits
00:32:44différentes
00:32:44notamment avec la question
00:32:45du port du couteau
00:32:46et donc vous vous retrouvez
00:32:47avec des actes
00:32:47aujourd'hui
00:32:48comme vous avez importé
00:32:49une immigration massive
00:32:50depuis plusieurs années
00:32:51issue de certaines zones géographiques
00:32:53et bien vous vous retrouvez
00:32:54avec ces modes
00:32:54de résolution de conflits
00:32:55mais je vous vois souffler
00:32:56en entendant ça
00:32:57vous êtes prêt à bondir
00:32:59là je le sens
00:32:59il faut rester sérieux
00:33:00on a parlé de plein de choses
00:33:01on a parlé de la police
00:33:02de la justice
00:33:02on a parlé de l'éducation
00:33:03je pense pas qu'il y ait
00:33:04un rapport avec la culture
00:33:05parce que les gens
00:33:06qui sont dans ces écoles
00:33:06sont très bien intégrés
00:33:07c'est pas le débat
00:33:08je pense que le problème
00:33:09s'ils sont très bien intégrés
00:33:10la culture c'est un faux débat
00:33:11ce qu'il évoque
00:33:11c'est un faux débat
00:33:12pour vous qui n'existe pas
00:33:13c'est un faux débat
00:33:13le vrai débat
00:33:14il se situe au niveau
00:33:14des décisions politiques
00:33:15notamment sur la police
00:33:16quand on parle
00:33:17de l'héritage sarkozy
00:33:18qu'on n'a plus de police
00:33:19sur le terrain
00:33:20de proximité
00:33:21au plus près des gens
00:33:21pour qu'il y ait cette confiance
00:33:22ce lien entre la police
00:33:23la question c'est celle
00:33:24de la justice
00:33:25et des moyens attribués
00:33:25à la justice
00:33:26on est l'un des pays européens
00:33:27qui attribue le moins
00:33:28de moyens à notre justice
00:33:29comment notre justice
00:33:30peut être encore respectée
00:33:32si on n'a pas les moyens
00:33:33pour
00:33:33et derrière la question de l'école
00:33:34puisqu'on parle
00:33:35de cette histoire de couteau
00:33:36où là en plus
00:33:37l'école ne joue plus
00:33:38son rôle aussi
00:33:39qui est de faire
00:33:39des citoyens
00:33:40qui soient intégrés
00:33:41à la société
00:33:42et qui aient les moyens
00:33:43de faire corps
00:33:44et de quelque part
00:33:46de pouvoir se projeter
00:33:47dans la société
00:33:48les parents ne font plus rien
00:33:49vous aviez aussi des moyens
00:33:50juste comment vous imaginez
00:33:51vous pensez
00:33:52qu'une gamine de 10 ans
00:33:54puisque c'était une fille
00:33:54elle peut partir de chez elle
00:33:55avec un couteau de boucher
00:33:56sans que personne
00:33:57ne s'en rende compte
00:33:58dans la famille
00:33:59non c'est une conséquence
00:34:00de la perte de pied
00:34:02de notre société
00:34:03vous pensez
00:34:03qu'il n'y a pas
00:34:04une démission des parents
00:34:05quelque part
00:34:06quand on laisse partir
00:34:06de chez soi
00:34:07sa gamine de 10 ans
00:34:08avec un couteau de boucher
00:34:09vous aviez aussi
00:34:10des parents démissionnaires
00:34:11il y a 20-30 ans
00:34:12il y a toujours eu
00:34:12des parents démissionnaires
00:34:13il y a toujours eu
00:34:13des parents
00:34:14qui ne faisaient pas le travail
00:34:14notre société
00:34:15faisait en sorte
00:34:16que ces jeunes citoyens
00:34:17pouvaient s'intégrer
00:34:18dans la société
00:34:18et avoir un avenir
00:34:19or aujourd'hui
00:34:20ce sont des gens
00:34:21qui ne font plus société
00:34:21la question des moyens
00:34:22elle est un peu à écarter
00:34:23parce qu'en fait
00:34:24honnêtement
00:34:24l'école n'est pas préparée
00:34:26à ce que des élèves
00:34:26de 10 ans aient des couteaux
00:34:27mais ça
00:34:28est-ce qu'on peut en vouloir
00:34:29à l'éducation nationale
00:34:29de ne pas avoir anticipé
00:34:30ce phénomène-là
00:34:31après sur le volet culturel
00:34:32je l'écarterai aussi
00:34:33je pense que
00:34:34pour moi le vrai sujet
00:34:35et ça rejoint d'ailleurs
00:34:36le premier thème
00:34:36c'est l'aspect
00:34:37de perte de sens aujourd'hui
00:34:39et du rapport
00:34:40que certains ont
00:34:41par rapport à la vie humaine
00:34:42c'est-à-dire qu'en fait
00:34:42vous êtes aujourd'hui
00:34:43dans une société
00:34:44où vous avez des gens
00:34:44pour qui la vie humaine
00:34:45n'importe plus grand-chose
00:34:46vous abattez quelqu'un
00:34:47de 10 balles
00:34:48de femme devant ses enfants
00:34:49vous avez des enfants
00:34:50qui ont des couteaux
00:34:51je pense que l'angle
00:34:52à mon avis
00:34:53à aborder aussi
00:34:54c'est celui
00:34:54de l'incapacité
00:34:56d'une partie de la jeunesse
00:34:57à s'exprimer
00:34:58à pouvoir débattre
00:34:59à pouvoir discuter
00:35:00parce qu'il y a aussi
00:35:01et à faire société
00:35:02parce qu'aussi
00:35:02avant les contentieux
00:35:03ils se réglaient
00:35:03alors c'était pas mieux
00:35:04forcément
00:35:04mais il y avait des bagarres
00:35:05là aujourd'hui
00:35:06on arrive tout de suite
00:35:07à l'extrémité
00:35:09du coup de couteau
00:35:10ou des balles
00:35:10dans le cas de la femme
00:35:11Juste petit droit
00:35:12de réponse de Batioc
00:35:13quand même
00:35:13sur le côté culturel
00:35:14Non mais en fait
00:35:15la violence
00:35:16c'est une évolution
00:35:16de la société
00:35:17et dans les sciences sociales
00:35:18on apprend toujours
00:35:18qu'il n'y a aucune réponse
00:35:20unifactorielle
00:35:20donc moi j'amène un point
00:35:22qui est sur la question culturelle
00:35:23Il écarte totalement
00:35:24Moi je pense qu'on ne peut pas l'écarter
00:35:25on ne peut absolument pas l'écarter
00:35:27mais de la même manière
00:35:27que la question des moyens
00:35:28vous avez raison
00:35:29sur un certain nombre de points
00:35:30notamment sur le système judiciaire
00:35:31sur l'école un peu moins
00:35:32et puis ensuite après
00:35:33effectivement
00:35:34vous avez raison Thomas
00:35:35sur la question de la doctrine
00:35:36notamment en termes
00:35:37de réponse pénale etc
00:35:38la doctrine politique
00:35:40effectivement
00:35:40mais la question
00:35:42de lutter contre la violence
00:35:43c'est quelque chose
00:35:43qui est véritablement multifactoriel
00:35:45et si on ne s'attaque pas
00:35:46à tous les facteurs
00:35:47et si on exclut d'emblée
00:35:49certains facteurs
00:35:50qui sont quand même
00:35:51des facteurs
00:35:51qui sont à prendre en compte
00:35:52alors effectivement
00:35:53qu'est-ce que ça signifie
00:35:54des civilisations
00:35:55et des civilisations
00:35:56et des cultures
00:35:57qui font appel au couteau
00:35:58qu'est-ce que ça signifie
00:35:59ça mélange un peu tout
00:35:59je veux dire
00:36:00on parle de violence
00:36:01l'une des sociétés
00:36:02des zones du globe
00:36:04qui a été la plus violente
00:36:05sur les dernières années
00:36:05c'est la zone occidentale
00:36:07c'est l'Europe
00:36:08c'est les Etats-Unis
00:36:09ce sont les plus grands fauteurs de guerre
00:36:10on ne vous parle pas continuellement
00:36:11du fait que la violence
00:36:12elle vienne de l'Occident
00:36:13là ça sous-entend
00:36:14que vous avez des pays
00:36:15des cultures
00:36:16non ça mélange pas
00:36:17ça sous-entend
00:36:18qu'il y ait des cultures
00:36:18où on règle leurs problèmes
00:36:21par le couteau
00:36:21ben c'est vrai
00:36:22ça c'est vrai
00:36:22non mais ça c'est vrai
00:36:23ben non je suis désolé
00:36:24il n'y a pas de culture
00:36:25où on règle le problème
00:36:25avec des couteaux ?
00:36:26non non c'est réducteur
00:36:27c'est réducteur
00:36:28non mais est-ce que ça existe
00:36:28je vous demande juste
00:36:29si ça existe
00:36:29vous me dites que ça n'existe pas
00:36:31je dis que la violence
00:36:32je dis que
00:36:32d'accord mais juste
00:36:33attendez c'est pas ma question
00:36:34ma question c'est
00:36:34est-ce qu'il y a des cultures
00:36:36où on règle ça avec le couteau
00:36:38non ça ne veut rien dire
00:36:39on règle ça avec le couteau
00:36:40vous êtes carré Malou
00:36:40ça ne veut rien dire
00:36:41vous êtes vraiment dans le dîner
00:36:42ça ne veut rien dire
00:36:43désolé de vous l'apprendre
00:36:44monsieur Malou
00:36:45ça ne veut rien dire
00:36:46on règle vous les aussi
00:36:47non vous avez des sociétés
00:36:48vous avez différentes sociétés
00:36:50vous avez différentes sociétés
00:36:51mais vous n'avez pas
00:36:51des barbares autour de vous
00:36:52donc de réduire à chaque fois ça
00:36:54à la question de la culture
00:36:55excusez-moi
00:36:55un c'est réducteur
00:36:56et puis c'est idiot
00:36:57voilà
00:36:57c'est idiot carrément
00:36:59il faut relever le niveau
00:37:00cher monsieur
00:37:01quand on n'a pas d'argument
00:37:02on parle d'idiocie etc
00:37:05je pense
00:37:06l'aspect culturel
00:37:07elle fait partie
00:37:08elle fait partie
00:37:09c'est pas le seul
00:37:10l'aspect judiciaire
00:37:13des moyens culturels
00:37:14mais au fait
00:37:15nous sommes dans une société
00:37:16au fait l'école
00:37:18c'est le réceptacle
00:37:19de la société
00:37:19tout ce qui se passe
00:37:20dans la société
00:37:21on le retrouve à l'école
00:37:22tout simplement
00:37:22s'il y a la violence
00:37:23dans la société
00:37:24et bien les enfants
00:37:25sont violents aussi
00:37:26effectivement
00:37:27la responsabilité des parents
00:37:28je suis d'accord avec vous
00:37:29elle est engagée
00:37:30un gamin de 10 ans
00:37:31qui va avec un couteau
00:37:33pour faire du mal
00:37:34pour blesser quelqu'un
00:37:35les parents
00:37:36la responsabilité est engagée
00:37:37et je reviens
00:37:38que toute notre législation
00:37:40notre législateur
00:37:42nos législateurs
00:37:43pardon
00:37:43ont tout conçu
00:37:45dans le cadre de la paix
00:37:46dans le cadre
00:37:47on peut effectivement
00:37:48échanger
00:37:48discuter
00:37:48je ne vous ai pas coupé monsieur
00:37:50vous avez député des politiques
00:37:51vous êtes impoli
00:37:52non non on a le droit
00:37:53c'est un échange
00:37:53il vous coupe
00:37:56vous excluez quand même
00:37:57c'est audible
00:37:58n'exagérons pas
00:38:00je termine mes phrases
00:38:02parce que
00:38:03à chaque fois
00:38:04je vais reprendre
00:38:05et donc aujourd'hui
00:38:06effectivement
00:38:07les violences
00:38:07avant
00:38:08c'était verbal
00:38:09les bousculades
00:38:10etc
00:38:10maintenant ils se font
00:38:11avec des couteaux
00:38:11ils se font
00:38:12avec des attentats
00:38:13ils se font aussi
00:38:14avec des attaques
00:38:15à marmée
00:38:16etc
00:38:16la violence
00:38:17c'est l'individualisme
00:38:20de la société
00:38:21qui a permis
00:38:22cette radicalisation
00:38:24de la société
00:38:24alors on va poser
00:38:25la question à un psychologue
00:38:26on va poser la question
00:38:27à un psychologue
00:38:27justement
00:38:28Jean Dorido
00:38:28bonjour
00:38:29merci d'être en direct
00:38:30avec nous
00:38:30vous voyez que c'est assez
00:38:32il y a des avis
00:38:33très différents
00:38:34sur les raisons
00:38:34pour lesquelles
00:38:35aujourd'hui à 10 ans
00:38:36un enfant peut aller
00:38:36avec un couteau
00:38:37pour vous
00:38:38quelles sont les raisons
00:38:39principales
00:38:39pour lesquelles
00:38:40il y a cette mutation
00:38:40justement
00:38:41alors les raisons
00:38:43principales
00:38:44c'est d'abord
00:38:44de rappeler
00:38:44qu'un enfant
00:38:45de 10 ans
00:38:46qui vient à l'école
00:38:47avec un couteau
00:38:48c'est un enfant victime
00:38:49c'est un enfant victime
00:38:51parce que
00:38:51les adultes sont là
00:38:52pour protéger
00:38:53les enfants
00:38:54et un enfant
00:38:54de 10 ans
00:38:55ou de 11 ans
00:38:56ou de 12 ans
00:38:57ou de 9 ans
00:38:58n'a pas à avoir
00:38:59d'armes blanches
00:39:00sur lui
00:39:00donc effectivement
00:39:01sur le rôle
00:39:02des parents
00:39:03ça c'est un fait
00:39:04qu'il y a manifestement
00:39:06une carence éducative
00:39:07et d'ailleurs
00:39:07j'imagine
00:39:08qu'une enquête sociale
00:39:09va être ordonnée
00:39:11dans les deux affaires
00:39:12et il y a aussi
00:39:14un problème
00:39:15au niveau de l'école
00:39:17puisque c'est aussi
00:39:18le rôle
00:39:18de l'école
00:39:19de l'institution
00:39:20de faire en sorte
00:39:21que ce genre d'incitants
00:39:23ne se produise pas
00:39:24et sur le sujet
00:39:25vous savez bien
00:39:25qu'il y a en France
00:39:27une faille colossale
00:39:29entre l'école publique
00:39:30et l'école privée
00:39:31et dès que les personnes
00:39:34peuvent mettre
00:39:34leurs enfants
00:39:35dans le privé
00:39:35elles le font
00:39:36et donc on a
00:39:37une concentration
00:39:38aujourd'hui
00:39:38d'enfants
00:39:39plus ou moins
00:39:40à problème
00:39:41oui mais ça
00:39:42ça existait avant
00:39:43Jean Dorido
00:39:43c'est pas nouveau
00:39:44ça existait
00:39:45il y a 20 ans
00:39:47c'était pareil
00:39:47on disait toujours
00:39:48que le privé
00:39:49c'était mieux
00:39:50etc
00:39:50mais simplement
00:39:51il n'y avait personne
00:39:52qui allait à l'école
00:39:53avec un couteau
00:39:53donc il y a autre chose
00:39:54qui a changé
00:39:56ça d'abord
00:39:56je n'en sais rien
00:39:57s'il n'y avait personne
00:39:58avec un couteau
00:39:59en tout cas
00:39:59moi je n'ai pas souvenir
00:40:01d'affaires
00:40:01où on a des gamins
00:40:02de 10 ans
00:40:03qui sont avec des couteaux
00:40:04dans les écoles
00:40:04il y a 20 ou 30 ans
00:40:05il y avait de la violence
00:40:06quand j'étais en culot de courte
00:40:09et vous pouvez me voir
00:40:09que ça ne date pas d'hier
00:40:10il y avait
00:40:11j'étais dans le public
00:40:12et il y avait à l'école
00:40:13des petits voyous
00:40:15dont certains avaient des couteaux
00:40:17je me rappelle même
00:40:18des couteaux
00:40:18avec grand arrêt
00:40:19c'est pas banaliste
00:40:20ça a toujours eu
00:40:21ce qu'il faut bien comprendre
00:40:23d'abord
00:40:23si on essaye d'être positif
00:40:26passage à l'acte
00:40:27en revanche
00:40:27il y a des enfants
00:40:28qui sont manifestement
00:40:29en danger
00:40:30de par les carences éducatives
00:40:32qu'ils subissent
00:40:33et c'est un vrai problème
00:40:35en l'occurrence
00:40:37de ce que j'ai compris
00:40:38de ces deux écoles
00:40:39qui ne parviennent pas
00:40:41à maintenir
00:40:41un climat de sécurité
00:40:42ce pauvre enfant
00:40:44qui a pris la défense
00:40:45du groupe de filles
00:40:46effectivement
00:40:47aujourd'hui
00:40:47il est traumatisé
00:40:48ces menaces de mort
00:40:49c'est extrêmement grave
00:40:50et il est nécessaire
00:40:51que les institutions publiques
00:40:53fassent quelque chose
00:40:54or
00:40:54on le sait bien
00:40:55nous avons en France
00:40:56des centres éducatifs
00:40:58fermés
00:40:58des centres éducatifs
00:40:59renforcés
00:41:00pour justement
00:41:01ces mineurs
00:41:02à problème
00:41:02sauf que
00:41:03l'institution qui s'occupe
00:41:05de ça
00:41:05c'est la PJJ
00:41:06la protection judiciaire
00:41:08de la jeunesse
00:41:09et la PJJ en France
00:41:10c'est un naufrage
00:41:11et aujourd'hui
00:41:12Jean-Denis
00:41:12Camille Bré
00:41:13n'a pas l'air du tout
00:41:14convaincue
00:41:14par les institutions
00:41:15dont vous parlez
00:41:16monsieur
00:41:17je suis désolé
00:41:17écoutez-la
00:41:19elle va vous expliquer
00:41:20pourquoi
00:41:20je vais vous dire
00:41:20vous n'avez pas voix
00:41:21au chapitre
00:41:22concernant la PJJ
00:41:23et concernant
00:41:24les mineurs
00:41:26et dont les centres
00:41:26éducatifs fermés
00:41:27qui n'ont de nom
00:41:28que fermés
00:41:28monsieur
00:41:29parce que je vais vous dire
00:41:30moi dans ma carrière
00:41:30j'ai exercé
00:41:31j'ai exercé
00:41:32dans ces centres éducatifs
00:41:33fermés
00:41:33avec ces mineurs
00:41:34à problème
00:41:34donc il suffit
00:41:35aujourd'hui
00:41:36de mettre toujours
00:41:37ces enfants
00:41:38en problématique
00:41:38en termes de position
00:41:40de victime
00:41:41ce ne sont pas
00:41:42tout le temps
00:41:42des victimes
00:41:43et ce sont souvent
00:41:44des auteurs monsieur
00:41:45et pour revenir aussi
00:41:47sur ce que vous dites
00:41:47voilà le fait que
00:41:49les écoles
00:41:50doivent aussi
00:41:51sanctuariser
00:41:51être à l'affût
00:41:54des problèmes sécuritaires
00:41:55mais monsieur
00:41:55les professeurs d'école
00:41:57ne sont pas des agents
00:41:58de sécurité
00:41:58ce ne sont pas leur travail
00:41:59qu'avez-vous à répondre
00:42:01dessus ?
00:42:02et bien il vous répond
00:42:02Jean Dorido
00:42:03oui oui
00:42:03ce que je vous réponds
00:42:04avec plaisir
00:42:04une école
00:42:06c'est n'importe qui
00:42:08qui a fait d'éducation
00:42:09qui a été éducateur
00:42:09ou enseignant
00:42:10une école
00:42:11instaure un climat
00:42:13un climat
00:42:13je ne serais pas étonné
00:42:15du tout
00:42:15je peux même
00:42:16en être sûr
00:42:16qu'il y a des insultes
00:42:18à chaque cours
00:42:19à chaque récréation
00:42:21dans ces écoles
00:42:21et le rôle
00:42:23d'une école
00:42:24le rôle de direct
00:42:25comprenez ma chère madame
00:42:27qu'un climat
00:42:28moi c'est un métier
00:42:30que j'ai exercé
00:42:31vous non
00:42:31mais vous ne connaissez pas
00:42:33mon curriculum vitae
00:42:34chère madame
00:42:35oui vous êtes psychologue
00:42:36moi j'ai travaillé
00:42:37auprès de ces jeunes là
00:42:37monsieur
00:42:38bon
00:42:39je
00:42:39voilà
00:42:40je fais avec
00:42:42oui oui
00:42:42reprenez votre roux
00:42:43retrouvez vos mots
00:42:44ça va aller
00:42:45que je m'explique mal
00:42:46parce que bon
00:42:47moi je n'ai rien contre vous
00:42:48je vous vois même pas
00:42:49d'ailleurs j'ai pas de retour image
00:42:50maintenant j'entends une vraie hostilité
00:42:51c'est pas grave
00:42:52c'est la voix qui compte
00:42:52vous expliquez que
00:42:55les enfants sont soit victimes
00:42:58soit auteurs
00:42:59de faits délictueux
00:43:00l'un n'empêche pas l'autre
00:43:02un enfant violent
00:43:03est très souvent un enfant
00:43:04qui subit des violences
00:43:05et la PJJ
00:43:07justement c'est un problème
00:43:08elle victimise ses enfants
00:43:09alors que ça n'est pas son rôle
00:43:10la protection judiciaire de la jeunesse
00:43:12son rôle
00:43:12c'est d'aider des enfants
00:43:14qui par les circonstances de la vie
00:43:16ont pris un mauvais chemin
00:43:17à reprendre le droit chemin
00:43:18or ce n'est pas ce qu'elle fait précisément
00:43:20parce que les éducateurs de la PJJ
00:43:22sont très très mal formés
00:43:23et ne savent pas faire ce travail
00:43:25quant au climat de sérénité
00:43:28qu'un store ou une école
00:43:29précisément
00:43:30quand vous avez une salle de classe
00:43:32quand vous avez une cour de récréation
00:43:33le rôle de l'école
00:43:35oui c'est le rôle du directeur
00:43:36oui c'est le rôle des enseignants
00:43:38c'est de ne pas laisser
00:43:39souvenez-vous de Giuliani à New York
00:43:41qui avait dit
00:43:42s'il y a un graffiti
00:43:43un tout petit graffiti sur un mur
00:43:44on doit l'effacer tout de suite
00:43:46parce que sinon 15 jours après
00:43:47tout est dégradé
00:43:49c'est la même chose
00:43:49réponse rapide de Camille
00:43:51si vous laissez une insulte
00:43:53un nom d'oiseau volé
00:43:54on reste calme
00:43:57et on ne s'insulte pas
00:43:58ces arguments ne tiennent pas la route pour vous ?
00:44:01absolument pas
00:44:02mais monsieur
00:44:04écoutez je suis désolée
00:44:05mais est-ce que cette personne
00:44:06ce monsieur ce psychologue
00:44:07a rencontré déjà
00:44:08des personnes qui travaillent
00:44:10au sein de la protection judiciaire
00:44:11de la jeunesse
00:44:11a-t-il déjà rencontré
00:44:12des juges pour enfants
00:44:14est-il déjà rentré
00:44:15dans les centres éducatifs fermés
00:44:16a-t-il déjà échangé
00:44:17avec les victimes
00:44:17a-t-il déjà échangé
00:44:18une stress souciée
00:44:19qu'avec les auteurs ?
00:44:20vous pouvez répondre à ma question ?
00:44:21oui bien sûr
00:44:22la réponse est oui à tout
00:44:24d'accord
00:44:24et qu'en pensez-vous
00:44:25alors c'est quoi le bilan ?
00:44:27le bilan c'est que
00:44:28la protection judiciaire
00:44:30de la jeunesse en France
00:44:31est un naufrage
00:44:31ça ne marche pas
00:44:32c'est une fabrique
00:44:34oui mais monsieur
00:44:35vous savez pourquoi
00:44:36ça ne marche pas
00:44:37je vais vous dire
00:44:38pourquoi ça ne marche pas
00:44:38parce qu'on a un code pénal
00:44:40on a un code pénal
00:44:41aujourd'hui monsieur
00:44:42qui n'est plus adapté
00:44:43à cette jeunesse-là
00:44:45je répète monsieur
00:44:46les mineurs de 1945
00:44:48la loi sur laquelle
00:44:50elle se base
00:44:50ne sont pas
00:44:51les mineurs de 2026
00:44:52on va en parler justement
00:44:53merci Jean Dorido
00:44:53bonne fête
00:44:54parce que j'ai l'impression
00:44:55que c'est votre fête aujourd'hui
00:44:56et merci d'avoir été avec nous
00:44:59on va parler justement
00:44:59de la responsabilité
00:45:00des parents
00:45:01parce qu'il y a une histoire
00:45:02quand même
00:45:03qui m'a interpellé
00:45:03dans l'actualité également
00:45:04c'est un acte de vandalisme
00:45:05qui va coûter très cher
00:45:06à la maman d'un garçon
00:45:07de 17 ans
00:45:08qui avait incendié
00:45:09un gymnase
00:45:10dans une commune
00:45:10de Loire-Atlantique
00:45:11figurez-vous que la maman
00:45:13va être condamnée
00:45:13à payer 384 000 euros
00:45:16384 000 euros
00:45:18c'est la maman
00:45:19qui est condamnée
00:45:20à payer
00:45:20alors est-ce que c'est
00:45:20la bonne solution
00:45:21on va en parler dans un instant
00:45:22moi je trouve que
00:45:23quand même pour quelqu'un
00:45:24qui a 17 ans
00:45:24c'est plutôt à lui
00:45:25de payer
00:45:25plutôt qu'à la maman
00:45:26mais on va en débattre
00:45:28regarder les faits d'abord
00:45:28en décembre 2023
00:45:31ce gymnase
00:45:32de la Chapelle-Lin
00:45:33était incendié
00:45:34un jeune de 17 ans
00:45:35à l'époque
00:45:36déjà dans les fichiers
00:45:37de la gendarmerie
00:45:38est reconnu coupable
00:45:39des six départs de feu
00:45:41sa mère
00:45:41va devoir payer
00:45:43384 530 euros
00:45:46de dommages et intérêts
00:45:47à la commune
00:45:48la municipalité
00:45:49sans étiquette
00:45:50a souhaité rendre
00:45:51public sur Facebook
00:45:52cette décision
00:45:54du tribunal
00:45:54pour enfants
00:45:55de Nantes
00:45:55un jugement
00:45:56qui marque un signal fort
00:45:57le tribunal pour enfants
00:45:59rappelle la responsabilité civile
00:46:00des auteurs de dégradation
00:46:02même mineurs
00:46:03ainsi que celle
00:46:04des titulaires
00:46:04de l'autorité parentale
00:46:05si la mairie
00:46:06espère ainsi dissuader
00:46:07d'autres fauteurs de troubles
00:46:08la majorité des habitants
00:46:10se dit interpellés
00:46:12par l'importance
00:46:13de la somme
00:46:13par curiosité
00:46:14j'ai compté
00:46:15combien ça faisait
00:46:16par mois
00:46:16sur combien d'années
00:46:18c'est impossible
00:46:19sur 50 ans
00:46:20ça faisait 600 euros
00:46:20je crois par mois
00:46:21il faut qu'il y ait
00:46:21une condamnation
00:46:22pour ce jeune
00:46:23mais par contre
00:46:24ce serait plus
00:46:24de l'ordre
00:46:24de la réinsert
00:46:26de la pédagogie
00:46:27d'une justice
00:46:30peut-être plus
00:46:30réparatrice
00:46:32c'est l'assurance
00:46:32responsabilité civile
00:46:34de la maman
00:46:34qui va payer
00:46:35mais s'agissant
00:46:36d'un délit
00:46:37la compagnie
00:46:38pourrait ensuite
00:46:38se retourner
00:46:39contre la mère de famille
00:46:41alors justement
00:46:42c'est intéressant
00:46:43de savoir
00:46:43que dit la loi
00:46:44maître Toledano
00:46:45bonjour
00:46:45merci d'être en direct
00:46:46avec nous
00:46:46que dit précisément
00:46:48la loi
00:46:48concernant la responsabilité
00:46:49des parents
00:46:49là c'est vrai
00:46:50que je suis quand même
00:46:51un peu surpris
00:46:51d'avoir quand même
00:46:52un garçon
00:46:52qui a 17 ans
00:46:53qui fait des dégâts
00:46:54qui fait de gros dégâts
00:46:55et c'est la mère
00:46:56qui est obligée de payer
00:46:57j'avais rarement entendu ça
00:46:58surtout une telle somme
00:46:58384 000 euros
00:47:01ça paraît assez dément
00:47:02la loi précisément
00:47:03dit quoi
00:47:03dans des affaires
00:47:04comme celle-là
00:47:06Jean-Marc
00:47:07bonjour
00:47:07tout d'abord
00:47:07c'est une question
00:47:08qui est très intéressante
00:47:09parce qu'elle concerne
00:47:10en fait tous les parents
00:47:11qui nous regardent
00:47:12mais même ceux
00:47:13qui ne sont pas parents
00:47:13qui peuvent être victimes
00:47:14d'un enfant mineur
00:47:15en fait il y a un principe
00:47:16la loi en France
00:47:17elle vous dit
00:47:18que clairement
00:47:18les parents
00:47:19qui ont un enfant mineur
00:47:20et qui ont l'autorité
00:47:21parentale conjointe
00:47:22en gros c'est pratiquement
00:47:23tous les parents
00:47:24aujourd'hui
00:47:24et bien sont toujours
00:47:25systématiquement
00:47:26responsables civilement
00:47:28des agissements
00:47:29que font leurs mineurs
00:47:30des dégradations
00:47:31par exemple des mineurs
00:47:32il y a quatre points
00:47:33qui sont intéressants
00:47:34à noter
00:47:34c'est que le premier point
00:47:35c'est que même si votre enfant
00:47:36n'a pas commis de faute
00:47:37bon là évidemment
00:47:37lorsqu'il y a un délit
00:47:39la question ne se pose pas
00:47:40mais imaginez votre enfant
00:47:41casse un carreau
00:47:42en jouant au foot
00:47:43et bien vous devrez réparer
00:47:44même s'il n'y a pas de faute
00:47:45ensuite c'est intéressant
00:47:46de noter
00:47:46c'est que c'est tout le temps
00:47:47le cas
00:47:47les parents doivent toujours
00:47:49payer civilement
00:47:50il faudrait vraiment
00:47:51qu'il y ait un cas
00:47:52de force majeure
00:47:53pour que les parents
00:47:53puissent dire
00:47:54moi je ne dédommage pas
00:47:55ou bien qu'il y ait une faute
00:47:56de la victime
00:47:57par exemple la victime
00:47:58incite l'enfant mineur
00:47:59à causer un désordre
00:48:02ou un préjudice
00:48:05c'est que la loi
00:48:06vient de changer
00:48:06Jean-Marc
00:48:07jusqu'à présent
00:48:08lorsqu'un parent
00:48:09était séparé
00:48:10donc il avait la garde
00:48:11de l'enfant
00:48:11c'est uniquement le parent
00:48:13qui avait la garde
00:48:13qui devait payer
00:48:15et qui était responsable
00:48:16parce qu'il y avait
00:48:17autorité parentale
00:48:18aujourd'hui
00:48:18la loi a changé
00:48:19il y a un arrêt
00:48:20de la cour de cassation
00:48:21en 2024
00:48:22et la loi a changé
00:48:23l'année dernière
00:48:23et tous les parents
00:48:24même si vous êtes séparés
00:48:26même si vous n'avez pas
00:48:27la garde de l'enfant
00:48:28et bien vous êtes également
00:48:29responsable
00:48:30des dégâts qu'il cause
00:48:31donc il ne faut pas penser
00:48:32parce que l'enfant
00:48:33vit chez votre ex
00:48:34par exemple
00:48:34il commet des dégâts
00:48:36ça ne vous concerne pas
00:48:37ça vous concerne quand même
00:48:38et puis dernier point
00:48:39c'est intéressant
00:48:40là on parle de délits
00:48:41d'ordre pénal
00:48:43que font les enfants
00:48:44alors c'est sûr
00:48:45que si votre enfant
00:48:45commet un délit
00:48:46et qu'il en court
00:48:47trois ans de prison
00:48:48par exemple
00:48:48les parents ne vont pas
00:48:49faire les trois ans de prison
00:48:50ça va de soi
00:48:50en revanche
00:48:51est-ce que ça veut dire
00:48:52pour autant que les parents
00:48:53n'ont jamais de problème
00:48:54d'ordre pénal
00:48:54non ce n'est pas le cas
00:48:55parce qu'il y a une loi
00:48:56qui a une trentaine d'années
00:48:57qui dit que
00:48:58je simplifie
00:48:58si les parents sont très très défaillants
00:49:00vous laissez faire vos enfants
00:49:02n'importe quoi
00:49:03vous pourriez les empêcher
00:49:04mais vous les laissez agir
00:49:05commettre des délits
00:49:06et se mettre en danger
00:49:08et bien vous êtes passif
00:49:09de la loi
00:49:09c'est deux ans de prison
00:49:1030 000 euros d'amende
00:49:11si vous laissez
00:49:13votre enfant en danger
00:49:14en manque de sûreté
00:49:15pour lui
00:49:16et pour les tiers
00:49:16donc c'est intéressant de noter
00:49:17généralement
00:49:18c'est civilement
00:49:19qu'on est embêté
00:49:20mais parfois
00:49:20on peut aussi l'être pénalement
00:49:22Maître Toledano
00:49:23c'est intéressant ce que vous dites
00:49:24mais moi quand je regarde les affaires
00:49:26et je poserai la question à Sabrina
00:49:27dans un instant
00:49:27mais moi je n'ai pas l'impression
00:49:28que quand par exemple
00:49:29il y a des dégradations
00:49:30sur des voitures
00:49:31quand il y a des dégradations
00:49:32dans des magasins
00:49:33et quand ils sont mineurs
00:49:34je n'ai pas le sentiment
00:49:35qu'on leur demande
00:49:36de payer aux parents
00:49:37j'ai rarement entendu
00:49:38parce que les voitures
00:49:40sont brûlées
00:49:40que ce soit dans les cités
00:49:41ou que ce soit
00:49:42quand il y a des manifestations
00:49:44avec des dégradations
00:49:45de magasins
00:49:46j'ai rarement entendu dire
00:49:47qu'on demande aux parents
00:49:48de payer
00:49:4830 000
00:49:5040 000
00:49:5050 000 euros
00:49:51alors vous avez raison
00:49:53ce n'est pas forcément fréquent
00:49:55alors il faut quand même dire
00:49:55que le juge a la loi
00:49:57pour le faire
00:49:58normalement on peut le faire
00:49:59l'article du code civil
00:50:00qui le précise très clairement
00:50:01maintenant souvent
00:50:02les juges regardent
00:50:03au cas par cas
00:50:03parfois il va constater
00:50:05que l'enfant vit
00:50:06chez un parent isolé
00:50:08par exemple une maman
00:50:08qui est un peu dépassée
00:50:10qui essaie de faire
00:50:11ce qu'elle peut
00:50:11mais l'enfant
00:50:12est vraiment indomptable
00:50:14et dans ces cas-là
00:50:14on n'est pas obligé
00:50:15effectivement de condamner
00:50:16civilement les parents
00:50:18il faut quand même comprendre
00:50:19que les parents
00:50:19ils ont des assurances
00:50:20qui a priori
00:50:21c'est dans l'assurance
00:50:21multi-risques habitation
00:50:23donc on est quand même couvert
00:50:24mais c'est vrai
00:50:24que les juges
00:50:25ne le font pas systématiquement
00:50:26et ce qui est étonnant
00:50:27ce sont des sommes importantes
00:50:29maintenant il y a des affaires
00:50:30on vient d'en parler
00:50:31avec des très grosses sommes
00:50:32où les parents
00:50:33sont condamnés
00:50:33à payer des très grosses sommes
00:50:34parce que lorsque les enfants
00:50:35commettent de très gros dégâts
00:50:37il n'y a aucune raison
00:50:38que ce soit pour la collectivité
00:50:39ou pour la victime
00:50:40merci beaucoup
00:50:40merci beaucoup Maître Toledano
00:50:41Sabrina
00:50:42puisque vous suivez
00:50:43beaucoup ces affaires-là
00:50:44vous avez vu souvent
00:50:45que ce soit les acteurs
00:50:48ou que ce soit
00:50:48les parents
00:50:49de ces acteurs-là
00:50:50condamnés à payer
00:50:51des sommes énormes
00:50:54pour remplacer une voiture
00:50:55pour remplacer un magasin
00:50:56qui a été cassé
00:50:56moi j'entends rarement ça
00:50:58ou un abribus d'ailleurs
00:50:59ça peut être des choses publiques
00:51:00également
00:51:00oui ça peut être des dégradations
00:51:01exactement
00:51:01tout à fait
00:51:02moi je l'ai vu peu de fois
00:51:04appliqué exactement
00:51:05je pense que c'est déjà
00:51:07entre les mains du juge
00:51:09il y a ce principe
00:51:09toujours d'individualisation
00:51:10des peines
00:51:11donc c'est toujours très
00:51:13comment dire
00:51:13aléatoire
00:51:14par rapport à ce que pense le juge
00:51:16et ce qu'il voit
00:51:17de la personne condamnée
00:51:19de l'enfant
00:51:19et puis des parents
00:51:20et puis il y a le fait
00:51:21que souvent les parents
00:51:21ne sont pas solvables aussi
00:51:23donc ça ne sert à rien
00:51:24de leur donner
00:51:25des montants énormes à payer
00:51:26puisque de toute façon
00:51:27rien ne rentrera
00:51:29il n'y aura pas d'argent
00:51:29oui mais là je pense
00:51:30que la dame qui est condamnée
00:51:31à 384 000 euros
00:51:32je pense qu'elle ne pourra pas
00:51:33payer non plus
00:51:34oui mais peut-être qu'elle paiera
00:51:35une partie de la dette
00:51:36ça c'est possible
00:51:36384 000 euros
00:51:38une partie de la dette
00:51:39c'est possible
00:51:40si ce n'est pas elle qui paye
00:51:42j'en remarque c'est nous
00:51:42qui a l'emprunt
00:51:42je sais bien
00:51:43mais je suis surpris
00:51:45par le montant
00:51:46je trouve que 384 000 euros
00:51:48si ça se trouve
00:51:49c'est une dame qui travaille
00:51:50et qui galère au quotidien
00:51:51mais moi
00:51:52excusez-moi
00:51:53je continue à dire
00:51:54que c'est le gamin de 17 ans
00:51:55qui est restable
00:51:55après il s'arrange entre eux
00:51:56et s'il doit aller
00:51:57porter le gamin
00:51:57il ira
00:51:57parce qu'à 17 ans
00:51:59on sait ce qu'on fait
00:51:59quand on fait des dégâts
00:52:01et quand on va mettre le feu
00:52:02quelque part
00:52:02on sait ce qu'on fait
00:52:03enfin on fait porter
00:52:04aux responsables
00:52:05le prix de leur dégâts
00:52:07c'est ça
00:52:07on ne peut plus
00:52:09que ce soit nous
00:52:09qui payons tout le temps
00:52:09non mais ça
00:52:10je suis d'accord avec vous
00:52:11le combat contre la violence
00:52:12il est multiple
00:52:13c'est-à-dire que les solutions
00:52:13il n'y a pas une
00:52:14ou deux ou trois
00:52:15les parents sont responsables
00:52:17il faut responsabiliser
00:52:18les parents
00:52:18je suis désolé
00:52:19un gamin de 10 ans
00:52:20avec un couteau
00:52:21dans une école
00:52:22vraiment ça dépasse
00:52:23l'imagination
00:52:24c'est énorme
00:52:25les parents sont responsables
00:52:26casseurs-payeurs
00:52:27ça doit être comme ça
00:52:28il faut frapper fort
00:52:29et c'est une façon aussi
00:52:31de reculer la violence
00:52:31en réalité
00:52:33la violence doit changer de camp
00:52:35et la peur doit changer de camp
00:52:36il faut que la peur
00:52:37change de camp
00:52:38sinon ce n'est pas possible
00:52:39un gamin peut faire
00:52:40ce qu'il veut
00:52:40c'est très bien
00:52:41il sera rappel à la loi
00:52:42à l'intérêt général
00:52:43non il faut franchement
00:52:45moi je suis entièrement
00:52:46d'accord avec la décision
00:52:47c'est un excellent
00:52:48vous voulez agir
00:52:49je vous en prie
00:52:50si les parents sont sans emploi
00:52:51qui n'ont pas de revenus
00:52:53il est évident
00:52:54jamais ils ne payeront rien
00:52:55on ne peut pas généraliser
00:52:56on ne peut pas généraliser
00:52:58oui mais 384 000 euros
00:52:59ce ne sera jamais payé
00:53:00c'est une illusion
00:53:02de croire ça
00:53:03une société civilisée
00:53:04ne peut pas accepter
00:53:05ce genre de comportement
00:53:06mais ça je suis d'accord
00:53:07après moi je ne sais pas
00:53:09si on n'a pas les moyens
00:53:10mais je rectifie
00:53:11ce qu'il a dit
00:53:11l'avocat tout à l'heure
00:53:12les assurances ne suivent pas
00:53:13la responsabilité civile
00:53:15quand vous le faites
00:53:16de manière volontaire
00:53:18vous mettez un feu
00:53:18il n'y a pas de responsabilité civile
00:53:20les assurances ne payent jamais
00:53:21c'est quand vous n'êtes pas
00:53:22vous ne l'avez pas fait
00:53:23de manière volontaire
00:53:24que les assurances ne payent
00:53:25Merwan est-ce que c'est aux parents
00:53:26de payer ?
00:53:27non mais on redécouvre
00:53:29non non non
00:53:29c'est surtout pas
00:53:30à la société
00:53:32ça c'est évident
00:53:32c'est pas au contribuable
00:53:33d'assumer les erreurs
00:53:35d'un individu
00:53:36ensuite c'est aux parents
00:53:38oui et non
00:53:38parce que
00:53:39après il n'y a plus personne
00:53:39sur le fait que
00:53:40non quand on a 17 ans
00:53:41on doit aussi avoir conscience
00:53:43de ces actes
00:53:45et j'ai simplement
00:53:46de dire que
00:53:46oui pour une fois
00:53:47on redécouvre
00:53:48ce que c'est que
00:53:49la définition d'être responsable
00:53:51et là pour le coup
00:53:51ça doit être porté
00:53:52par celui qui a causé
00:53:53les dommages
00:53:54que ce soit 300 000
00:53:55ou 400 000 euros
00:53:56que ce soit symbolique ou non
00:53:57il doit y avoir des conséquences
00:53:58donc c'est à celui de 17 ans
00:53:59qui a cassé
00:54:00qui devrait payer
00:54:00je dirais que
00:54:01pour une fois
00:54:02la justice arrive
00:54:03à faire son travail
00:54:04et à condamner
00:54:04quand il y a à condamner
00:54:05Camille Brer
00:54:05c'est une bonne idée là
00:54:06ce qui est fait ?
00:54:07pour moi oui tout à fait
00:54:08c'est les parents
00:54:09qui sont responsables
00:54:10mais à 17 ans
00:54:11c'est à dire qu'il est quand même
00:54:12conscient de ce qu'il fait
00:54:13c'est ce que je disais
00:54:14oui voilà
00:54:14donc même au-delà
00:54:16de payer une amende
00:54:17pourquoi est-ce qu'il n'y a pas
00:54:18une réponse pénale
00:54:18qui est apportée ?
00:54:20il a 17 ans
00:54:20il peut être incarcéré
00:54:21il ne faut pas qu'on se focalise
00:54:23sur 17 ans
00:54:24il y a 14 ans
00:54:25à être tué
00:54:26par des gens
00:54:27qui avaient 14 ans
00:54:2815 ans
00:54:28c'est important
00:54:29carrément
00:54:29si c'est un enfant
00:54:32qui a 11 ou 12 ans
00:54:33c'est pas pareil
00:54:33c'est pas la même chose
00:54:34si l'enfant a 11 ou 12 ans
00:54:35oui pour moi
00:54:36les parents sont responsables
00:54:37à 100%
00:54:38à 100%
00:54:39parce qu'en 11 ans
00:54:40mais juridiquement
00:54:4017 ans
00:54:41les parents sont responsables
00:54:42c'est la loi
00:54:42oui oui
00:54:44encore une fois
00:54:44je reviens sur le fait
00:54:45qu'il faut adapter
00:54:46absolument
00:54:47le code
00:54:48tout simplement
00:54:49après peut-être qu'à 17 ans
00:54:50si je me rends coupable
00:54:52d'un tel délit
00:54:54mes parents vont payer
00:54:54peut-être il va y réfléchir
00:54:55la prochaine fois
00:54:56et si c'est pas lui
00:54:56ce sera peut-être
00:54:57les autres à côté
00:54:57donc en effet
00:54:58à 17 ans
00:54:59il est conscient de ses actes
00:55:00j'imagine que le juge
00:55:01a avec du discernement
00:55:02estimé que les parents
00:55:03avaient sans doute
00:55:04peut-être la possibilité
00:55:05de l'empêcher
00:55:06de le faire
00:55:06c'est pour ça
00:55:07qu'il est arrivé à ce jugement
00:55:08mais en tout cas
00:55:08c'est un signal
00:55:09c'est-à-dire que maintenant
00:55:10s'il y en a qui s'en prennent
00:55:11à des espaces publics
00:55:12comme ça a été le cas
00:55:12ils sauront qu'ils peuvent
00:55:14derrière avoir des conséquences
00:55:15pour eux
00:55:15pour leurs parents
00:55:16et peut-être que ça va les dissuader
00:55:17parce que finalement
00:55:17quand on ne paye pas
00:55:19je dis bah en fait
00:55:19on peut continuer
00:55:20comment on peut expliquer
00:55:21l'amende elle est très illusoire
00:55:24parce que si vous avez
00:55:25des parents qui ne sont pas
00:55:26solvables
00:55:26qui n'ont pas de revenus
00:55:27qui n'ont pas d'emploi
00:55:28il n'y a pas d'amende
00:55:29donc là sans doute
00:55:30que la maman elle travaille
00:55:31elle a des revenus réguliers
00:55:33c'est comme ça
00:55:33qu'ils peuvent fonctionner
00:55:34sur son salaire
00:55:35donc vous voyez
00:55:35c'est vraiment toujours
00:55:36en fonction du profil des parents
00:55:38bon on va faire une pause
00:55:39et puis on va se retrouver
00:55:40dans un instant
00:55:40petite pause très courte
00:55:41on va parler des policiers
00:55:43avec cette présomption
00:55:44de légitime défense
00:55:45dont on va parler aujourd'hui
00:55:46à l'Assemblée nationale
00:55:47et puis on parlera
00:55:47de l'interdiction
00:55:48du port du voile aux mineurs
00:55:50moins de 18 ans
00:55:50moins de 15 ans
00:55:51ça aussi ça va être débattu
00:55:52et ici aussi
00:55:53dans un instant
00:55:54sur ce plateau
00:55:55à tout de suite en direct
00:55:5511h34 sur CNews
00:56:03merci d'être en direct avec nous
00:56:04le débat a continué
00:56:05pendant la pause
00:56:05ça je peux vous le dire
00:56:06il n'y a pas de soucis là-dessus
00:56:08on va parler des policiers
00:56:09de cette présomption
00:56:10de légitime défense
00:56:11qui va être discutée
00:56:13cet après-midi
00:56:14c'est dans le cadre
00:56:15de la niche parlementaire
00:56:16de la droite
00:56:16ils ont la main
00:56:17sur l'ordre du jour
00:56:18il y a 10 textes
00:56:19ils déroulent tout au long
00:56:20de la journée
00:56:20ça fait partie des 10 textes
00:56:21qu'ils vont présenter aujourd'hui
00:56:22alors on va s'intéresser
00:56:23au premier
00:56:23sur cette présomption
00:56:24de légitime défense
00:56:25regardez
00:56:26le mois dernier
00:56:28à Ajaccio
00:56:29un ressortissant sénégalais
00:56:30armé d'un couteau
00:56:31se montre menaçant
00:56:32il est abattu
00:56:34par la police
00:56:34en septembre dernier
00:56:36à Marseille
00:56:36des policiers
00:56:37ouvrent le feu
00:56:38sur un Tunisien
00:56:38qui venait de blesser
00:56:40au couteau
00:56:405 personnes
00:56:41et en juin 2023
00:56:42à Nanterre
00:56:43un policier
00:56:44tire sur Naël
00:56:4517 ans
00:56:46après un refus
00:56:47d'obtempérer
00:56:48trois affaires
00:56:49qui illustrent
00:56:49un débat sensible
00:56:50la légitime défense
00:56:51des forces de l'ordre
00:56:52la proposition de loi
00:56:54débattue ce jeudi
00:56:55vise à instaurer
00:56:56une présomption
00:56:56de légitime défense
00:56:57pour les policiers
00:56:58et les gendarmes
00:56:59ce serait donc
00:57:00à la justice
00:57:01de prouver
00:57:01que le tir
00:57:02n'était pas nécessaire
00:57:03ou proportionné
00:57:04le policier
00:57:05quand il fait usage
00:57:07de l'arme
00:57:07c'est une décision
00:57:08qu'il prend
00:57:09en une fraction de seconde
00:57:09par rapport à une situation
00:57:11extrêmement tendue
00:57:12difficile
00:57:13voire dangereuse
00:57:14à la fois pour lui
00:57:15ou pour des citoyens
00:57:16l'inversion de la charge
00:57:17de la preuve
00:57:18elle est très importante
00:57:19pour nous
00:57:19elle permettra
00:57:20de nous sécuriser
00:57:21mais elle ne nous exonère
00:57:22pas de l'enquête
00:57:23évidemment
00:57:24qui sera diligentée
00:57:25il y a deux semaines
00:57:26le ministre de l'intérieur
00:57:27s'est dit favorable
00:57:28à cette proposition de loi
00:57:29moi j'y suis favorable
00:57:31à petite personnelle
00:57:31mais ça mérite
00:57:32une discussion interministérielle
00:57:33et une discussion
00:57:35aussi avec les organisations syndicales
00:57:36une des organisations syndicales
00:57:38de la police
00:57:39n'est pas favorable
00:57:39à cette mesure
00:57:40ce représentant syndical
00:57:41défend une présomption
00:57:43de légitimité
00:57:44de l'usage des armes
00:57:45fondée sur la mission légale
00:57:46du policier
00:57:47nous on ne veut pas
00:57:48d'impunité
00:57:48nous on ne veut pas
00:57:49une carte blanche
00:57:49nous on veut que les collègues
00:57:51juste à un moment
00:57:52soient considérés
00:57:52comme des agents d'état
00:57:53qui a priori font leur taf
00:57:54s'il y a des éléments
00:57:55qui laissent présager
00:57:57la commission d'une infraction
00:57:58et que le cadre
00:57:58n'a pas été respecté
00:57:59il y a zéro sujet
00:58:00voilà
00:58:01c'est juste qu'au départ
00:58:02on n'est pas des suspects
00:58:03on est des agents d'état
00:58:04qui font le job
00:58:05les deux syndicats
00:58:06s'accordent sur un point
00:58:07il faut agir
00:58:08pour lutter
00:58:08contre l'augmentation
00:58:09des violences
00:58:10envers les forces de l'ordre
00:58:11je ne sais pas pourquoi
00:58:13j'ai envie de vous demander
00:58:13votre avis
00:58:14Merwan Mioubi
00:58:14là-dessus
00:58:15je ne sais pas
00:58:16comme ça
00:58:17vous savez des fois
00:58:17il y a des idées
00:58:18qui passent par la tête
00:58:18je me dis
00:58:19tiens pourquoi
00:58:19pourquoi Merwan
00:58:20d'avoir été contrôlé
00:58:21par la police
00:58:21parce que je suis susceptible
00:58:22d'être
00:58:22vous ne mettez pas
00:58:24des idées comme ça
00:58:25c'est parce que je connais
00:58:25un peu vos positions
00:58:26là-dessus
00:58:26j'essaie de détendre
00:58:28un peu l'atmosphère
00:58:29sur le plateau
00:58:29pour éviter
00:58:30non
00:58:31alors
00:58:31il peut y avoir
00:58:34je pense que ça peut être
00:58:35un danger
00:58:35pourquoi
00:58:36très simplement
00:58:36ça risque de laisser
00:58:38comme l'a très bien dit
00:58:39l'un des policiers
00:58:40dans le sujet
00:58:41même s'il défendait
00:58:42le contraire
00:58:43ça risque de laisser
00:58:43carte blanche
00:58:44dans certaines situations
00:58:46et on a vu
00:58:47que dans certaines situations
00:58:48sous pression
00:58:49on n'avait malheureusement
00:58:50pas des policiers
00:58:51parfois de très très haut niveau
00:58:53lesquelles situations ?
00:58:54lesquelles ?
00:58:54attendez
00:58:55laissez le parler
00:58:56attendez monsieur
00:58:56on a vu des tirs de flashball
00:58:57avec des personnes dire
00:58:59tire lui dans les couilles
00:59:00ça je ne l'invente pas
00:59:01il y a des vidéos
00:59:02à l'appui
00:59:02donc à un moment donné
00:59:03monsieur
00:59:03vous ne pouvez pas simplement
00:59:04il y en a pas contre
00:59:06sur 250 000 agents
00:59:07monsieur s'il vous plaît
00:59:08vous avez des manifestations
00:59:09de gilets jaunes
00:59:10avec des gens
00:59:10qui ont perdu une main
00:59:12qui ont perdu une main
00:59:12juste
00:59:12Merwan
00:59:13ce que disait le policier
00:59:16moi je trouve qu'il a raison
00:59:16il a dit
00:59:16on part de ce principe
00:59:18ce principe d'inversion
00:59:19de la charge de la preuve
00:59:20et quand il y a des vidéos
00:59:21comme celle
00:59:22que vous dénoncez
00:59:23avec raison
00:59:24parce que s'il y a des actes
00:59:25qui sont hors la loi
00:59:26avec raison
00:59:27dans ce cas là
00:59:28le policier est mis en cause
00:59:29donc ce n'est pas une carte blanche
00:59:31c'est de dire
00:59:31on part du principe
00:59:32que le policier a fait son travail
00:59:34mais si on montre
00:59:35qu'il n'a pas fait son travail
00:59:36à ce moment là
00:59:36le policier est mis en cause
00:59:37et le policier est condamné
00:59:38ça paraît assez logique
00:59:39le problème c'est que
00:59:40en termes de recrutement
00:59:41au niveau des policiers
00:59:42dans les étapes de recrutement
00:59:45et le niveau qui est accepté
00:59:46au sein de la police
00:59:48c'est de plus en plus bas
00:59:48donc le problème
00:59:49c'est que vous allez remettre
00:59:50vous allez remettre
00:59:51entre les mains
00:59:52vous allez remettre
00:59:53entre les mains
00:59:53il faut protéger
00:59:54il faut protéger nos policiers
00:59:56qui font un travail
00:59:57extrêmement difficile
00:59:58mais je persiste
01:00:03et je signe
01:00:03il faut les responsabiliser aussi
01:00:05et le risque
01:00:05à un moment de dire
01:00:06Sabrina vous répond
01:00:08ils sont déjà responsabilisés
01:00:12parce que là vous parlez
01:00:13des tasers
01:00:14ou des flashballs
01:00:15c'est pas du tout
01:00:16la même chose
01:00:16leur arme de service
01:00:17depuis la fernaire
01:00:18il y a un traumatisme
01:00:19dans la police en France
01:00:20ils hésitent tous
01:00:21à prendre leur arme de service
01:00:22ils réfléchissent
01:00:23à dix fois
01:00:24avant de le faire
01:00:25et Dieu sait que
01:00:26le temps est très court
01:00:27pour agir quand il y a
01:00:27une situation d'urgence
01:00:28et qui met en danger
01:00:30la vie d'autrui
01:00:30pas que la leur
01:00:31donc il faut vraiment
01:00:32se rendre compte
01:00:32qu'ils sont dans un
01:00:33en ce moment
01:00:34ils sont prisonniers
01:00:35de cette affaire Naël
01:00:36par rapport aux conséquences
01:00:38lorsqu'ils osent utiliser
01:00:39leur arme de service
01:00:40sauf que chère madame
01:00:40il y a une vie
01:00:41au bout d'une arme
01:00:42il y a une vie des deux côtés
01:00:43alors je suis tout à fait d'accord
01:00:44je suis tout à fait d'accord
01:00:46qu'il faille protéger
01:00:47ces policiers
01:00:47parce que j'en côtoie
01:00:48mais aussi se dire
01:00:49que de l'autre côté
01:00:50il y a aussi des bavures
01:00:51et ça il faut le reconnaître
01:00:52mais donc les métiers
01:00:53il y a des bavures
01:00:54les métiers il y a des bavures
01:00:55oui mais il y a rarement
01:00:56des métiers
01:00:56vous avez des bavures
01:00:57qui finissent avec des morts
01:00:58je suis désolé
01:00:59attendez
01:00:59à un moment donné
01:01:00il faut aussi prendre conscience
01:01:01ça peut arriver
01:01:02et des conséquences
01:01:03mais les violences policières
01:01:04avec arme de service
01:01:05ça sont très rares
01:01:06Mathieu
01:01:07ça ne suffira pas
01:01:08à consoler les familles
01:01:09je suis désolé
01:01:09surtout c'est ce que vous avez dit
01:01:10dans le reportage
01:01:11ça n'exclut en rien l'enquête
01:01:12et surtout
01:01:13ce qu'il faut ajouter quand même
01:01:14c'est que les policiers
01:01:16font partie déjà
01:01:17des corps de la fonction publique
01:01:18les plus contrôlés
01:01:19savez-vous combien il y a
01:01:20d'enquêtes de l'IGPN
01:01:21par jour contre un policier
01:01:23les plus contrôlés
01:01:23il y en a trois
01:01:24trois par jour
01:01:25il n'y a aucun autre corps
01:01:26de l'état
01:01:26qui est aussi bien contrôlé
01:01:27et parfois à raison
01:01:28parfois il y a du zèle
01:01:29et aujourd'hui
01:01:30le vrai sujet
01:01:31que les policiers vivent
01:01:33au quotidien
01:01:34c'est qu'ils s'auto-censurent
01:01:35c'est-à-dire que justement
01:01:36comme l'a dit Sabrina
01:01:37ils refusent d'utiliser leurs armes
01:01:39alors que dans certaines situations
01:01:40ils en ont besoin
01:01:41c'était une enquête
01:01:42qu'avait fait Gérald Darmanin
01:01:43lorsqu'il était ministre de l'Intérieur
01:01:44en 2023
01:01:45dans le cadre de 20%
01:01:46des refus d'obtimpérer
01:01:47la vie soit du policier
01:01:49soit du riverain
01:01:50est en jeu
01:01:51et pour autant
01:01:52les policiers
01:01:53n'utilisent leur arme
01:01:54que dans 0,1% des cas
01:01:55donc c'est-à-dire
01:01:56qu'il y a une sous-utilisation
01:01:57de l'arme
01:01:57par rapport aux besoins
01:02:00qu'ils ont
01:02:00pourquoi cette sous-utilisation
01:02:01c'est parce qu'aujourd'hui
01:02:02il n'y a pas de cadre juridique
01:02:04qui protège le policier
01:02:06et c'est pour ça
01:02:06que cette proposition
01:02:07de loi
01:02:08de présomption de légitimité
01:02:10va dans le bon sens
01:02:11nous c'était un truc
01:02:11qu'on avait dit depuis
01:02:12je donne la parole Karim
01:02:13je veux juste préciser une chose
01:02:14c'est que vous dites en général
01:02:15il y a une vie en jeu
01:02:17d'un côté
01:02:17une vie en jeu de l'autre
01:02:18souvent il y a une vie en jeu
01:02:19d'un côté
01:02:20celui de l'agresseur
01:02:20mais de l'autre côté
01:02:21il y a souvent plusieurs vies
01:02:22il n'y en a pas qu'une
01:02:23parce que le policier
01:02:24très souvent
01:02:24quand il utilise son arme
01:02:25il l'utilise pour se défendre
01:02:26il l'utilise pour nous défendre
01:02:28nous
01:02:28les gens
01:02:29et la population
01:02:31donc c'est d'un côté
01:02:32il y en a une
01:02:32de l'autre il y en a plusieurs
01:02:33c'est sa fonction bien évidemment
01:02:34et parce que c'est sa fonction
01:02:35il faut peut-être
01:02:36lui donner justement
01:02:37cette notion
01:02:38où on n'en fait pas
01:02:40un accusé tout de suite
01:02:41ce que je dis tout simplement
01:02:42c'est qu'il faut faire en sorte
01:02:43que la personne
01:02:44qui a l'arme dans la main
01:02:44soit déjà suffisamment formée
01:02:46c'est vraiment
01:02:49c'est vraiment scandaleux
01:02:51je trouve antirépublicain
01:02:54scandaleux
01:02:54de mettre sur le même pied
01:02:55d'égalité
01:02:56un voyou
01:02:56un agent de sécurité
01:02:57un policier
01:02:58c'est grave
01:02:59tout simplement
01:03:00moi j'ai lu
01:03:01ce que les républicains
01:03:02ont dit
01:03:02j'ai lu le projet
01:03:03dans l'article 1
01:03:04ils le précisent bien
01:03:05qu'il faut défendre
01:03:07les policiers
01:03:07la légitime défense
01:03:08aussi
01:03:08s'il y a dépassement
01:03:10il y a la justice
01:03:11personne ne peut
01:03:12c'est dire la justice
01:03:13donc aujourd'hui
01:03:13face à la violence
01:03:15les voyous
01:03:16les voyous
01:03:18les partisans
01:03:19dans la violence
01:03:20même politique
01:03:21savent très bien
01:03:22que les policiers
01:03:22ont peur
01:03:23ils exploitent cette peur
01:03:24c'est pour cela
01:03:25ils considèrent
01:03:26qu'ils peuvent faire
01:03:26tout ce qu'ils veulent
01:03:27je pense pour terminer
01:03:28nos policiers
01:03:29sont en première ligne
01:03:30de toutes les violences
01:03:31donc il faut les protéger
01:03:32ceux qui mettent
01:03:33les voyous
01:03:33et les policiers
01:03:34sur le même pied d'égalité
01:03:35c'est des gens
01:03:35irresponsables
01:03:36et indignes
01:03:37Camille Brer
01:03:38parce que vous êtes
01:03:40très énervée aussi
01:03:41vous le regardez
01:03:41de travers le pot
01:03:42j'entends des choses
01:03:44je suis ahurie
01:03:45quand j'entends ce qu'il se dit
01:03:46il faut comprendre
01:03:46et on comprend ce que vous dites
01:03:47c'est vous qui ne comprenez pas
01:03:48vous pensez que les policiers
01:03:50font des stages
01:03:50et après qu'on leur donne
01:03:51une arme
01:03:52et qu'ils se baladent
01:03:52après sur la voie publique
01:03:55comme ça
01:03:55non mais monsieur
01:03:56laissez-moi parler
01:03:57je vous dis juste
01:04:01que monsieur
01:04:01aujourd'hui les policiers
01:04:02avant de sortir leur arme
01:04:03se disent
01:04:03la première des choses
01:04:04qui se posent comme question
01:04:06c'est est-ce que je vais finir
01:04:06devant un juge d'instruction
01:04:07c'est ça
01:04:09c'est pas la question
01:04:10qu'ils doivent se poser
01:04:11sur le terrain
01:04:11pourquoi on en est là
01:04:13et vous monsieur
01:04:14vous avez l'air
01:04:16d'être complaisant
01:04:17je vous dis qu'en face
01:04:17je vous dis qu'en face
01:04:19vous avez aussi des contrôles
01:04:19aux facettes
01:04:20je vous dis aussi
01:04:20que vous avez des
01:04:21oh s'il vous plaît
01:04:22je vous dis qu'en plus
01:04:31il y a des policiers
01:04:32qui ont de moins en moins
01:04:33le niveau
01:04:33parce que c'est un fait
01:04:34mais ça c'est facile
01:04:35pourquoi on va lancer ça
01:04:36comme ça
01:04:36ça c'est gratuit
01:04:37je sais pas sur quoi
01:04:38vous êtes fait
01:04:38pour dire que les policiers
01:04:40ont de moins en moins
01:04:40le niveau
01:04:40vous avez des chiffres
01:04:41vous avez un rapport
01:04:42je vous dis qu'il n'y a pas
01:04:43suffisamment de moyens
01:04:43que les policiers
01:04:44sont recrutés
01:04:46à 4 à 4
01:04:47vous posez une question
01:04:49je vous dis simplement
01:04:50quels sont vos sujets
01:04:51et il y en enquête
01:04:52vous avez des policiers
01:04:54qui vous le disent
01:04:54qui vous le disent
01:04:55quand on recrute
01:04:56vous connaissez tous les policiers
01:04:56les 250 000 gens
01:04:57d'armés policiers
01:04:58quand on recrute
01:04:59on recrute malheureusement
01:05:00comme on n'a pas suffisamment
01:05:01de personnes
01:05:02ce que vous dites
01:05:02c'est de la proportion politique
01:05:03pour dénigrer les policiers
01:05:05Camille et Sabrina
01:05:07vous vous basez
01:05:10sur quoi pour dire ça ?
01:05:13je vous dis tout simplement
01:05:14que vous avez des policiers
01:05:15qui ont des armes en moins
01:05:16qui n'ont peut-être pas
01:05:17forcément lieu
01:05:17d'où les dérives
01:05:18vous ne répondez pas
01:05:19je suis en train de vous poser
01:05:21vous dites qu'on recrute
01:05:23vous dites qu'on recrute
01:05:24on ratez pas crête
01:05:24je vulgarise
01:05:26mais sur quoi
01:05:28vous vous basez
01:05:28je me base sur des vidéos
01:05:30des enregistrements
01:05:30où vous avez des gens
01:05:31qui visent
01:05:32volontairement
01:05:33vous pouvez faire généraliser
01:05:34à partir de
01:05:35bien sûr que si
01:05:36sur quoi vous vous basez
01:05:37pour dire qu'on recrute mal
01:05:38en France
01:05:38pour vous dire
01:05:39mais sur les
01:05:40simplement
01:05:41et ça c'est peut-être
01:05:41l'une des meilleures preuves
01:05:42c'est les vidéos
01:05:43qui montrent par elles-mêmes
01:05:44que les gens
01:05:44qui ont
01:05:45la crainte de la bavure policière
01:05:49elle existe
01:05:50la crainte de la bavure policière
01:05:52elle existe
01:05:52évidemment
01:05:53que personne
01:05:54ce reste des humains
01:05:55il peut y avoir
01:05:55des malveillances
01:05:57il peut y avoir aussi
01:05:57des erreurs
01:05:58c'est simplement ce que je souligne
01:05:59cette loi
01:06:00ce qui est intéressant
01:06:01là-dedans
01:06:01dans cette loi
01:06:02c'est qu'aujourd'hui
01:06:03il y a déjà
01:06:04systématiquement
01:06:05s'il y a utilisation
01:06:06d'armes de service
01:06:06s'il y a une enquête
01:06:07de l'EGPN
01:06:08et ça ça continuera
01:06:09il y aura toujours
01:06:10une enquête de l'EGPN
01:06:11ça ne change pas
01:06:11ce qui change
01:06:12c'est qu'ils seront vus
01:06:13non pas comme un suspect
01:06:15a priori
01:06:16l'a priori aujourd'hui
01:06:17sera plutôt en faveur
01:06:19de la police
01:06:20la police devra
01:06:21évidemment se justifier
01:06:23mais il y a quand même
01:06:23une inversion des rôles
01:06:25qui est importante
01:06:26symboliquement
01:06:27parce qu'aujourd'hui
01:06:28quand un policier
01:06:29est entendu
01:06:29parfois c'est en audition libre
01:06:30parfois non
01:06:31parfois il est placé
01:06:32en garde à vue
01:06:33alors que lui-même
01:06:34est sous état de choc
01:06:35donc vous voyez
01:06:36il est systématiquement
01:06:37placé en garde à vue
01:06:38dès qu'il fait usage
01:06:39de son arme
01:06:39mais il y a des auditions
01:06:40libres
01:06:40il y a des auditions
01:06:41libres
01:06:41assez peu
01:06:42assez peu
01:06:43franchement
01:06:43les policiers font
01:06:44un travail remarquable
01:06:45j'étais à le dire
01:06:46personnellement
01:06:46ils m'ont toujours aidé
01:06:47ils m'ont toujours protégé
01:06:48ils disaient insulté
01:06:49devant moi
01:06:49s'ils m'énervent
01:06:50mais je suis misérable
01:06:50mais je suis misérable
01:06:52mais je suis misérable
01:06:52mais je suis misérable
01:06:52mais vous ne m'insultez pas
01:06:53vous êtes un misérable
01:06:54on va pas s'insulter
01:06:56je n'ai pas insulté
01:06:59les policiers
01:06:59je n'ai pas insulté
01:07:01les policiers
01:07:03j'ai parlé de faits
01:07:04notamment de baveurs
01:07:05ce que j'ai dit
01:07:05c'est qu'il fallait protéger
01:07:06autant les policiers
01:07:08que les potentiels
01:07:09parce que des gens
01:07:10je peux vous poser une question
01:07:11dites moi
01:07:12pourquoi vous n'aimez pas
01:07:13les policiers
01:07:13je n'ai jamais dit
01:07:14que je n'ai pas les policiers
01:07:15vous dites que j'aime les policiers
01:07:16mais tout le discours
01:07:17montre le contraire
01:07:18j'ai des proches
01:07:18qui sont des policiers
01:07:19ce que je dis
01:07:21c'est un discours de précaution
01:07:23écoutez moi
01:07:24vos proches
01:07:24ils sont en bas de plafond ?
01:07:26non mais c'est parce que
01:07:27oui excusez moi
01:07:28c'est parce que
01:07:29c'est parce que
01:07:30c'est parce que
01:07:31je dis
01:07:31je n'ai pas dit
01:07:32je n'ai pas
01:07:32ne généralisé pas mon propos
01:07:34ce que je dis
01:07:34c'est que
01:07:35que ce soit d'un côté
01:07:36comme de l'autre
01:07:36il faut manier ce genre de questions
01:07:37avec précaution
01:07:38c'est parce que je vous dis
01:07:39vous avez expliqué
01:07:40que le recrutement
01:07:41se faisait chez des bas de plafond
01:07:42donc vos proches
01:07:43sont des bas de plafond
01:07:43je n'ai pas dit
01:07:45que c'était des bas de plafond
01:07:45c'est parce que je dis
01:07:46je dis qu'il y a de moins en moins
01:07:49de moyens
01:07:49je dis que
01:07:50ça peut être dangereux
01:07:51d'un côté comme de l'autre
01:07:52donc il faut avancer
01:07:53sur ce sujet là
01:07:54avec précaution
01:07:55et que quand on change quelque chose
01:07:57ça peut être dangereux
01:07:59d'un côté comme d'un autre
01:07:59alors on va écouter Laurent Nunes
01:08:00qui hier soir s'est exprimé là-dessus
01:08:02et qui a expliqué
01:08:03que le gouvernement
01:08:03était favorable
01:08:04à cette proposition de loi
01:08:05pour la présomption
01:08:06de légitime défense
01:08:07pour les forces de l'ordre
01:08:08le gouvernement sera favorable
01:08:10à cette proposition de loi
01:08:11mais attention
01:08:12ce sera une présomption
01:08:13d'usage légitime des armes
01:08:15vous savez que
01:08:15dans la législation actuelle
01:08:17vous avez d'un côté
01:08:18la légitime défense
01:08:19qui concerne tout le monde
01:08:20vous, moi
01:08:20les policiers
01:08:21les gendarmes
01:08:22et puis vous avez un texte
01:08:23qui prévoit
01:08:24des cas d'usage possible
01:08:26des armes
01:08:26par les policiers
01:08:27les gendarmes
01:08:27par exemple
01:08:28quand il y a un individu
01:08:29qui commet un périple meurtrier
01:08:30un individu qui commet
01:08:31un refus d'obtempéré
01:08:32et dont on pense
01:08:33qu'il serait susceptible
01:08:34avec son véhicule
01:08:35de porter atteinte
01:08:36à l'intégrité physique
01:08:37de personnes
01:08:37dans ces conditions-là
01:08:38la loi permet aux policiers
01:08:40de faire usage
01:08:41de leurs armes
01:08:41et la présomption
01:08:43c'est simplement
01:08:44quelque chose
01:08:45qui considérera
01:08:46que dans ces cas-là
01:08:47dans ces cas-là
01:08:48quand un policier
01:08:49aura fait usage
01:08:49de son arme
01:08:50la légitimité
01:08:52de cet usage
01:08:52sera présumée
01:08:54et donc
01:08:54n'importe qui
01:08:55évidemment pourra apporter
01:08:56la preuve du contraire
01:08:57mais il sera présumé
01:08:58avoir utilisé
01:08:59son arme
01:09:00dans les conditions
01:09:01prévues par la loi
01:09:01évidemment
01:09:02c'est une évolution
01:09:03significative
01:09:04Thomas Bonnet
01:09:05sur le plan politique
01:09:06la position du gouvernement
01:09:07elle est très claire
01:09:07c'est très clair
01:09:08et la proposition de loi
01:09:09me paraît assez équilibrée
01:09:10en effet
01:09:10il y a des garde-fous
01:09:11il ne s'agit pas de dire
01:09:12que c'est un permis de tuer
01:09:13en fait
01:09:13moi je trouve ça assez délirant
01:09:14ce débat où nous
01:09:15on est tranquillement
01:09:15dans un studio
01:09:16on dit non mais il faudrait
01:09:17quand même plutôt utiliser
01:09:18l'arme
01:09:18pas l'utiliser etc
01:09:19en fait c'est très compliqué
01:09:20quand on est policier
01:09:21et gendarme
01:09:21et ça va très vite
01:09:21et je trouve ça insupportable
01:09:23l'idée de me dire
01:09:24qu'ils s'empêchent
01:09:25d'utiliser leur arme
01:09:26parce qu'ils ont peur
01:09:27des conséquences
01:09:27s'ils doivent l'utiliser
01:09:28parce que la situation
01:09:29l'exige
01:09:30qu'ils le fassent
01:09:30moi je peux vous dire
01:09:31j'ai des proches aussi
01:09:32dans la police et dans la gendarmerie
01:09:33dans les formations
01:09:34qui sont produisées aujourd'hui
01:09:35on dit aux gendarmes
01:09:35et aux policiers
01:09:36vraiment l'arme
01:09:37c'est un dernier recours
01:09:38si jamais vraiment
01:09:39vous n'avez pas d'autre choix
01:09:40et en fait
01:09:41quand on voit la violence
01:09:42on en a parlé depuis le début
01:09:43de cette émission
01:09:43la violence qui s'exerce en France
01:09:44moi j'estime oui
01:09:46que les gendarmes
01:09:47et les policiers
01:09:47doivent être équipés
01:09:49armés moralement
01:09:50judiciairement
01:09:51qui plus est avec le risque
01:09:52d'attentat
01:09:53et j'ajouterais juste
01:09:54vous avez parlé des victimes
01:09:55vous avez parfaitement raison
01:09:56il y a une vie
01:09:57de l'autre côté de l'arme
01:09:58il y a aussi une vie
01:09:59quand parfois
01:09:59ils ne sortent pas leur arme
01:10:00je pense par exemple
01:10:01à Mélanie Lemay
01:10:02cette gendarme
01:10:02qui a été fauchée
01:10:03lors d'un refus d'obtempéré
01:10:04je ne veux pas refaire l'histoire
01:10:05mais si elle avait sorti son arme
01:10:06ou si quelqu'un avait sorti son arme
01:10:07peut-être que ça ne serait pas arrivé
01:10:09Mathieu Oc
01:10:09ou la policière municipale aussi
01:10:11en 2015
01:10:11qui avait été amoureux
01:10:13et qui ne portait pas d'arme
01:10:15c'est un non-sens
01:10:17notez bien que dans mon propos
01:10:18je ne dis pas qu'il faut
01:10:19désarmer les policiers
01:10:20désarmer les policiers
01:10:21c'est un non-sens
01:10:22ce que je dis
01:10:22c'est de mieux les accompagner
01:10:25mieux les former
01:10:26et même mieux les protéger
01:10:27mieux former
01:10:28c'est aussi mieux les protéger
01:10:29vous êtes pour ou contre
01:10:30la proposition de loi ?
01:10:32moi je considère
01:10:34je considère que ça peut
01:10:35ça peut ouvrir une porte
01:10:37à des dérives
01:10:38mais oui je suis désolé
01:10:39il n'y a pas vu
01:10:40il est contre
01:10:40donc vous êtes contre
01:10:42il est contre
01:10:42la proposition de loi
01:10:43elle vise à répondre
01:10:44à une problématique
01:10:45que j'ai soulevée
01:10:46document à l'appui
01:10:47c'est que les policiers
01:10:48n'utilisent pas leur arme
01:10:50dans des situations
01:10:51où ils doivent l'utiliser
01:10:52parce que leur vie
01:10:53est en danger
01:10:54parce que la vie
01:10:55de la population
01:10:56est en danger
01:10:56et parce que même
01:10:57parfois la vie
01:10:58de l'agresseur
01:10:58est également en danger
01:10:59notamment dans le cas
01:11:00de refus d'obtempéré
01:11:01mais quel est le problème aussi
01:11:02c'est que les refus d'obtempéré
01:11:04explosent depuis plus de 10 ans
01:11:05on a une augmentation
01:11:06de plus de 50%
01:11:07des refus d'obtempéré
01:11:09on est aujourd'hui
01:11:09à 1 toutes les 2 heures
01:11:10je crois
01:11:11et on est à 24-25 000
01:11:13refus d'obtempéré
01:11:14par année
01:11:15dans notre pays
01:11:16aujourd'hui c'est ça
01:11:17le véritable sujet
01:11:18et cette proposition de loi
01:11:19va dans le bon sens
01:11:20voilà
01:11:20merci beaucoup
01:11:21oui on devait parler du voile
01:11:22mais on n'a pas eu le temps
01:11:23vous avez été trop bon
01:11:24on en parlera demain
01:11:24bien évidemment dans cette émission
01:11:25merci pour votre fidélité
01:11:26on se retrouve demain
01:11:28dans un instant
01:11:28c'est Sonia Mabrouk
01:11:29il y a demain il y a des sirassées
01:11:30puis là
01:11:30merci
01:11:30merci
01:11:31merci
01:11:31merci
01:11:31merci
01:11:32merci
01:11:32merci
01:11:32merci
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