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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00jeudi 5 février 2026 morandini live numéro 1801 sur cnews première chaîne info de france bonjour et
00:00:09bienvenue en direct à la une seulement 24 heures après le drame de sanary sur mer ou un collégien
00:00:14de 14 ans vous le savez à poignarder une prof ce qui s'est passé hier à peau prend un relief
00:00:19très particulier un enfant de 7 ans 7 ans donc en cp a menacé avec un couteau le directeur et
00:00:26un employé de son école primaire placé en retenue dans la salle des profs de cette école publique
00:00:31pour avoir volé des cartables l'enfant y a trouvé un couteau avec lequel il a ensuite donc menacé ces
00:00:36deux personnes il a été interpellé par la police il a été interrogé nous irons sur place en direct et
00:00:43on vous raconte cette histoire glaçante dès le début de morandini live avec de nombreux témoignages
00:00:47sanary justement où l'enquête se poursuit pour tracer le portrait de ce jeune agresseur de 14 ans
00:00:52et nous serons là encore en direct avec nos envoyés spéciaux et nous ferons le point sur
00:00:56l'enquête avec de nouveaux éléments puisque depuis hier on en sait plus sur le portrait de ce garçon
00:01:01à 14 ans il reconnaît avoir prémédité son geste mais qui est vraiment l'adolescent de sanary sur
00:01:10mer interpellé sans résistance il est décrit comme solitaire passionné de jeux vidéo est fasciné par les
00:01:16couteaux des lames que les enquêteurs ont retrouvé en nombre dans sa chambre selon les premiers éléments de
00:01:21l'enquête l'adolescent ne paraît être motivé par aucune idéologie ni appartenance religieuse mais
00:01:27par une haine grandissante envers sa professeur d'art plastique un ami du suspect a accepté de
00:01:31témoigner pendant une semaine il avait ramené un couteau et à chaque fois il me disait je vais
00:01:36la tuer je vais la tuer sauf qu'il disait ça en rigolant du coup personne n'a pris sérieux selon
00:01:41ses enseignants l'adolescent était connu comme un élève perturbateur mais aucun signe de violence
00:01:46physique n'avait été signalé jusqu'alors autre zone d'ombre son environnement familial s'il assure
00:01:51n'avoir jamais été victime de violence un signalement avait été transmis en mars dernier pour des
00:01:55soupçons de violence commises par les parents sur sa jeune soeur l'affaire avait été classée sans
00:02:00suite mais une mesure d'assistance éducative avait été décidé à l'automne nos équipes ont rencontré
00:02:05une des voisines de la famille un rendez vous avec la protection judiciaire de la jeunesse était
00:02:23prévu ce jeudi 5 février après quatre mois d'attente un délai trop long à admis gérald darmanin
00:02:29direction lyon maintenant et les images fournies par une maman sont d'une rare violence le jeune
00:02:35théo son fils rentrait chez lui quand il a violemment été agressé par une bande de jeunes âgés de 14 à 16
00:02:41ans il avait déjà été importuné à deux reprises ces dernières semaines par ce groupe d'ados tous
00:02:46sont connus voire très connus de la justice ces images de vidéosurveillance sont pratiquement
00:02:53insoutenable pour la maman de théo bientôt 20 ans alors qu'il rentre de son job étudiant samedi
00:02:58soir dernier une bande d'adolescents se jette sur lui pour lui voler son téléphone portable
00:03:04on disait vas-y donne ton téléphone dans ton téléphone on va tuer on va tuer vas-y vas-y vas-y vas-y vas-y
00:03:08il a eu un moment où il a dit je me suis sentie partie mais je me suis dit il faut que je réagisse
00:03:12et je pouvais pas leur donner le téléphone j'y arrivais pas j'avais la main qui tremblait j'y arrivais pas
00:03:16maman je te jure tu m'avais dit de tout donner j'allais tout donner mais ils me laissaient pas ils
00:03:19n'arrêtaient pas ils n'arrêtaient pas il arrive à sortir son téléphone une fois qu'il a sorti son téléphone en fait le
00:03:24mec lui assigne des coups en lui disant donne ton code dans ton code il lui dit s'il te plaît s'il te plaît s'il te plaît
00:03:29donc le mec s'arrête il lui donne son code et là il part et là il me dit j'ai réussi à me lever en me disant maman je suis pas mort
00:03:33ce n'est pas la première fois que théo a affaire à ces individus c'est la troisième fois qu'ils croisent leur chemin
00:03:39il avait déjà été frappé et menacé en août et quelques mois plus tard théo et sa mère ont déposé plainte au commissariat
00:03:46six suspects ont été arrêtés tous sont connus pour des faits d'agression verbale ou physique envers des riverains de ce quartier de lyon
00:03:53de quoi révolter cette mère de famille
00:03:56l'agresseur de mon fils qui lui a sauté sur la tête pendant deux minutes à 25 chefs d'accusation comment on a pu en arriver là
00:04:04théo souffre d'un traumatisme crânien il a des douleurs à la mâchoire et aux cervicales lui et son colocataire envisagent de quitter leur logement
00:04:12théo est rentré au domicile de ses parents il ignore s'il reprendra les cours un jour à lyon
00:04:17autre déchaînement de violence que nous allons vous révéler ce matin en mayenne cette fois à vilaine la juelle c'est un pompier volontaire qui a été frappé en pleine intervention gratuitement par un individu qui s'est jeté sur lui le pompier a été tout de suite envoyé à l'hôpital d'Alençon qui a prescrit une incapacité totale de travail sur cinq jours sur place c'est le choc et la consternation on n'avait jamais vu ça clame les responsables locaux et nous allons y revenir dans un instant nous allons également vous révéler ce matin
00:04:46que l'équipe du média frontière a été agressée à la fac de Caen et a dû quitter les lieux alors qu'ils venaient dialoguer avec les étudiants sur place ça s'est passé hier visiblement les antifas les attendaient et s'était donné le mot le journaliste lino de la croix qui était sur place va nous raconter en direct ce qui s'est passé mais écoutez sa première réaction hier soir
00:05:05les amis je lance l'alerte Romain qui est mon caméraman et moi-même sommes contraints de rebrousser chemin parce que nous avons été agressés par une trentaine d'antifas cela s'est déroulé à l'université de Caen notre matériel a été endommagé à hauteur de plus de 1500 euros de frais ce qu'on peut dire c'est qu'on a clairement été intimidés par ces militants par ces factions d'extrême gauche en témoignent la farine que j'ai encore sur moi comme vous avez pu le comprendre à la base nous étions là pour ce cinquième épisode de pile rouge et bien au sein de l'université de Caen le débat au début se recentrait davantage sur la question policière suite aux manifestations qui se sont déroulées
00:05:35samedi dernier dans la capitale et bien évidemment cela ne s'est pas du tout passé comme prévu puisque des milices antifas ont débarqué en grand nombre organisés en fait ils avaient posté des stories Instagram la veille pour alerter sur notre présence aujourd'hui ces messages et ces alertes ont circulé un petit peu partout et donc ils ont pu se coaliser voilà lino de la croix va nous raconter tout ça tout à l'heure en direct et en exclusivité dans Morandini live chaque matin on vous parle des refus d'obtempérer chaque matin on vous explique que l'on a frôlé le drab et il faut bien avouer que chaque matin on se sent vraiment impuissant face à ce défaire
00:06:05parlement de violence alors ce matin encore pour ne pas banaliser je voudrais qu'on parle de deux nouveaux refus d'obtempérer on va vous les raconter l'un s'est déroulé à Villeurbanne et l'autre à Pantin
00:06:15Une collision d'une extrême violence à Villeurbanne dans la nuit de mardi à mercredi le conducteur de ce véhicule refuse d'obtempérer après plus de 3 km d'une fuite à vive allure il s'engage dans cette voie à contresens et percute une voiture de policier
00:06:30le conducteur âgé de 19 ans est conduit à l'hôpital les trois policiers également blessé il se voit délivré un jour dit été plus tard dans la même nuit c'est à Pantin qu'un véhicule est pris en chasse par la police
00:06:42après un refus d'obtempérer il termine finalement sa route dans un terre-plein à Drancy quatre hommes sont interpellés un pistolet chargé est également retrouvé dans la voiture
00:06:51ces refus d'obtempérer ne sont pas des actes isolés l'année dernière 28 200 refus d'obtempérer ont été recensés soit une hausse de 11% sur un an
00:07:00parmi eux plus d'un tiers constitue une mise en danger de la vie d'autrui ce qui interpelle les policiers
00:07:06nos collègues y pensent régulièrement parce que il ya des familles il ya des enfants il ya la population qui aspire à pouvoir ne serait-ce que traverser les routes en toute sérénité
00:07:18il faut absolument que l'état nos politiques mais également la justice sur la réponse pénale soit beaucoup plus ferme pour pouvoir vraiment combattre ce fléau
00:07:29hier le ministre de l'intérieur laurent nous niaise a assuré que la main de l'état ne tremblait pas il a rappelé avoir demandé aux forces de l'ordre d'engager
00:07:37des poursuites systématiques en cas de refus d'obtempérer dans les villes de petite et moyenne importance les réseaux de trafic de drogue s'implantent
00:07:45de plus en plus en fait il s'agit tout simplement pour eux de trouver de nouveaux marchés car les grandes villes sont saturées
00:07:51alors direction libourne libourne c'est la sous préfecture de la gironde avec un peu plus de 25 000 habitants
00:07:56et après des mois d'enquête les gendarmes ont mis fin à un trafic de drogue de grandes quantités de cocaïne ont été saisies
00:08:02mais également de l'argent et quatre personnes ont été interpellées
00:08:05la saisie réalisée par les gendarmes est impressionnante de l'extasie 4 kg de cocaïne 3 kg de résine de cannabis
00:08:13150 mille euros en espèces deux mois d'enquête ont été nécessaires et 85 gendarmes mobilisés lors de l'opération qui a permis d'interpeller
00:08:22quatre personnes là on savait qu'on avait à faire quelque chose de d'envergure a eu aussi beaucoup de chance
00:08:29ces stupéfiants étaient présents pas encore consommés par les consommateurs pas encore livrés et avec une quantité
00:08:36même en numéraire qui est quand même très conséquente et qui montre bien l'ampleur du réseau
00:08:41cette saisie a été réalisée dans une commune du nord de la gironde 2600 habitants avec sa périphérie
00:08:46des quantités impressionnantes pour des petites villes comme celle ci on voit bien que tous les secteurs
00:08:52géographiques sont concernés avec une parfois une ubérisation des trafiquants qui viennent qui viennent aux consommateurs
00:08:59on est arrivé dans une dynamique maintenant de vouloir taper rapidement pour éviter que ces réseaux perdurent
00:09:06dans les rues de sainte fois la grande les habitants sont surpris par les volumes de drogue même s'ils savent qu'ici elle circule
00:09:11enfin c'est incroyable surtout pour la région je connaissais pas du tout qu'il y avait ça dans sainte fois
00:09:15ça fait 15 ans que je suis là et on entend parler beaucoup
00:09:19on le voit mais bon on peut on bouge pas et on fait rien donc en tant que commerçant en plus on est vigilant
00:09:26on fait attention on se protège aussi
00:09:28les investigations sont toujours en cours pour définir le rôle exact des quatre personnes interpellées
00:09:34dans la qualité média ce matin on a appris il ya quelques instants que la patronne de france inter allait quitter son poste
00:09:40elle s'appelle Adèle Vandrette et elle va être remplacée par Céline Pigalle
00:09:44sans doute en raison des audiences plutôt moyennes c'est le moins qu'on puisse dire de la chaîne
00:09:50d'autre part la commission d'enquête sur l'audiovisuel le public poursuit ses travaux
00:09:54hier quatre anciens ministres de la culture ont été auditionnés
00:09:57aujourd'hui rachid adati la ministre de la culture sera entendu mais on a le sentiment que plus charles à l'oncle avance dans son enquête
00:10:05plus il lève des léyèvres et puis le président de la commission jérémy patrier laituse devient nerveux perdant son sang froid à plusieurs reprises hier
00:10:13je dis depuis le début que media one est une société qui est détenue en majorité
00:10:19capitalistiquement par un fonds d'investissement américain kkr
00:10:23c'était d'ailleurs l'une des révélations de cette commission d'enquête que vous ayez des liens on le verra peut-être avec des actionnaires de media one
00:10:30vous pourrez en répondre mais media one est détenu en majorité par un fonds d'investissement américain
00:10:35c'est tout ce que je dis et je ne comprends pas pourquoi vous expliquez que ce que j'explique est factuellement faux
00:10:41merci monsieur le rapporteur vous venez de porter des accusations très graves contre moi en disant que j'avais des liens avec media one
00:10:46c'est une question pourquoi vous me répondez à chaque fois
00:10:49merci messieurs les ministres
00:10:51mais non mais jérémy franchement mais qu'est ce que tu fais là pourquoi tu t'interromps
00:10:57monsieur le rapporteur je viens de suspendre cette audition je viens de suspendre cette audition
00:11:03monsieur le rapporteur vient de me vient de me mettre en cause en indiquant que j'avais des liens avec media one ce qui est absolument faux et donc je mets fin à cette audition
00:11:10et je remercie les ministres de leur présence
00:11:12ça fait un peu petit chef quand même il y a quelques jours en direct dans tout beau tout neuf sur w9
00:11:17christine bravo elle avait raconté les coulisses de ces années sur le service public évoquant je cite des mallettes d'argent qui circulait un système opaque
00:11:24alors de façon assez étrange ce n'est pas france télé qui a tenu à r'agir mais le fameux jérémy patrie et lettus le président de la commission
00:11:30qui menace même christine bravo de poursuites pénales estimant qu'on ne peut pas tenir ses propos dans le cadre je cite de
00:11:37conversation de comptoir il parle là de l'émission de cyril hanouna une expression qui a fait bondir christine bravo hier soir
00:11:43je vous lis ces déclarations on ne peut pas lâcher des accusations aussi graves au détour d'une phrase dans une émission de télévision
00:11:52il y a une commission d'enquête en cours ça peut donner lieu à des condamnations pénales c'est sérieux ce que nous faisons
00:11:58madame bravo lance des accusations un peu à la légère au détour de conversation de comptoir un peu léger sur une émission que je ne juge pas
00:12:06je finis juste si elle a des éléments précis qu'elle saisisse la commission d'enquête qu'elle nous en informe voilà
00:12:13alors quel mépris pour cette table et cette assemblée quel mépris de nous ramasser à un truc de conversation de comptoir genre comme si on était une armée de postons et que deux millions de téléspectateurs
00:12:31à télé à elle pète pète on va regarder les mecs au comptoir d'abord ça ça dit beaucoup de ce qu'ils pensent de vous de cette émission et de vous tous et de vous tous téléspectateurs
00:12:44voilà quel mépris c'est le moins qu'on puisse dire comme tous les jours les tops et les flots d'audience des primes c'est avec un mystère audience à yas kévin va temps
00:12:52et hier soir le lancement de la série anna n'a-t-il permis à france 2 d'être leader et bien la réponse est oui si personne n'a dépassé les 3 millions la 2 est arrivée en tête avec un peu moins de 2 millions 800 000 téléspectateurs
00:13:06avec sa série elsebet f1 est donc battu et se retrouve deuxième à moins de 2 millions et demi sur france 3 le magazine des racines et des ailes peine à trouver son public à seulement 1 million et demi hier soir
00:13:17et à la quatrième place on retrouve arte avec le film haut témoin d'un doute la chaîne a bien marché à 1 million 4
00:13:24le gros flop de la soirée donc pour m6 qui se retrouve relégué à la cinquième place battue par arte qui veut être mon associé ne décolle pas avec une audience très faible à 1 million 100 hier soir
00:13:35les autres chaînes sont très loin derrière w9 a intéressé 640 000 personnes avec son magazine enquête criminelle suivi de tmc et son doc consacré à gérard depardieu qui a fait un score plutôt moyen
00:13:46en étant d'ailleurs au coude à coude avec le film le torrent sur ses stars qui est à 548 000 téléspectateurs mister audience vous dit à demain
00:13:53allez je vous présente les invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi général Emmanuel de Richouf bonjour
00:13:59merci d'être avec nous pour commenter cette riche actualité Amine Elbaï bonjour
00:14:03bonjour juriste merci d'être là Gilles Casanova bonjour consultant stratégie et communication maître Nathalie Tomazini bonjour
00:14:10bonjour merci également d'être avec nous Mathieu Devas également nous a rejoint bonjour Mathieu
00:14:13journaliste police justice à CNews et je voulais qu'on commence justement en parlant de ce qui s'est passé à Pau
00:14:20puisque à peine 24 heures après le drame de Sanary-sur-Mer vous le savez où un collégien de 14 ans a poignardé un prof
00:14:26et bien ce qui s'est passé à Pau prend un relief très particulier puisque c'est un enfant de 7 ans
00:14:317 ans donc au CP au cours préparatoire qui a menacé avec un couteau le directeur un employé de son école primaire à Pau
00:14:39je vous propose de partir tout de suite en direct à Pau justement on rejoint l'envoyé spécial de CNews
00:14:44Jérôme Rampe-nous bonjour Jérôme que sait-on sur ce qui s'est passé précisément ?
00:14:48Alors écoutez c'est un élève qui est connu pour avoir quelques problèmes dans l'établissement
00:14:53pas des problèmes de violence mais des problèmes comportementaux
00:14:55il quitte régulièrement la classe de son professeur par exemple
00:14:58c'est ce qui s'est passé hier il est sorti de la classe tout seul
00:15:00donc l'instituteur a prévenu le directeur qui l'a pris en charge
00:15:03qui l'a placé dans une salle juste à côté qui est la salle des enseignants
00:15:08qui est aussi la salle où ils font leur repas
00:15:10et pendant qu'il appelait les parents de cet enfant
00:15:13il s'est saisi d'un des couteaux qui était en train de sécher sur l'évier
00:15:16comme ils prennent leur repas là ils ont leur couteau là
00:15:18tout est là en fait
00:15:19il s'en est saisi il s'est retourné vers le directeur qui était au téléphone
00:15:22qui a tout de suite quitté la pièce pour rappeler les gendarmes
00:15:27alors l'enfant s'en est expliqué il a clairement dit qu'effectivement
00:15:30il avait pris ce couteau qu'il l'avait montré vers le professeur
00:15:33parce qu'il voulait qu'il arrête de le gronder
00:15:35il a même dit que lorsque le directeur était sorti de la pièce
00:15:39il avait aussitôt reposé le couteau au sol
00:15:42alors ce qui pose problème
00:15:43j'ai pu rencontrer le procureur de peau tout à l'heure
00:15:45qui disait qu'effectivement en termes juridiques
00:15:48cet enfant ne risque pas grand chose
00:15:50il a 7 ans vous le disiez
00:15:51en CP et en dessous de 13 ans
00:15:53ils sont considérés comme non capables de discernement
00:15:57les enfants
00:15:58mais par contre cela va permettre de mettre en place
00:16:00un suivi beaucoup plus important pour cet enfant
00:16:03qui avait déjà des problèmes de violence
00:16:04un suivi aussi pour la famille
00:16:06qui était connue
00:16:07et qui était déjà plus ou moins suivi par les services sociaux ici
00:16:10Merci beaucoup Jérôme Rampe-nous en direct de peau
00:16:13pour nous avoir raconté ce qui s'est passé exactement
00:16:16d'abord sur le plan juridique
00:16:17Maître Tomasini puisqu'on vient de l'évoquer avec Jérôme
00:16:20cet enfant aujourd'hui
00:16:22il est intouchable du point de vue juridique
00:16:25j'ai envie de dire puisqu'il a 7 ans
00:16:26D'un point de vue pénal
00:16:27maintenant il y aura vraisemblablement
00:16:29des mesures d'assistance éducative
00:16:31Ça veut dire quoi concrètement ? Parce que c'est un mot qu'on entend souvent
00:16:34on ne sait pas ce qu'il y a là derrière
00:16:35Probablement qu'un juge des enfants
00:16:38le parquet va saisir un juge des enfants
00:16:40et qu'il y aura des éducateurs
00:16:42qui vont l'encadrer
00:16:44probablement aussi
00:16:45que la cellule familiale
00:16:47a certainement
00:16:49des problèmes d'éducation
00:16:51par rapport à cet enfant
00:16:52on sait qu'il y a une multiplication
00:16:54tout de même des cellules monoparentales
00:16:57donc peut-être qu'il n'y a pas de père
00:16:58peut-être qu'il y en a un
00:16:59peut-être qu'il est au chômage
00:17:01peut-être qu'il y a l'alcoolisme
00:17:03peut-être que
00:17:03donc en tout état de cause
00:17:05oui, il n'y a pas de responsabilité pénale
00:17:08parce qu'il n'y a pas de discernement suffisant
00:17:10de ce mineur qui est extrêmement jeune
00:17:13Oui, c'est court préparatoire
00:17:14on le rappelle
00:17:15quand on pense à la classe
00:17:16on se dit
00:17:17mais c'est vraiment un enfant
00:17:18en général
00:17:18comment vous réagissez
00:17:19quand vous entendez ça ?
00:17:20Je souris tristement
00:17:22on parlait avant-hier
00:17:24d'un enfant de 14 ans
00:17:25on part de 7 ans
00:17:26et puis on se demande
00:17:26si demain ça ne va pas être 3 ans
00:17:27alors la question
00:17:29je réponds
00:17:29merci de votre explication
00:17:32maître sur le suivi
00:17:34ma première question
00:17:36c'est que font les parents ?
00:17:37que font les parents ?
00:17:38alors on va dire
00:17:39on va les accompagner
00:17:39on va leur donner ceci
00:17:40on va leur donner cela
00:17:41des juges
00:17:42des machins
00:17:42des trucs
00:17:42moi je suis un peu sceptique
00:17:44sur le suivi
00:17:45le suivi social
00:17:46d'un certain nombre de familles
00:17:47puisqu'on voit que
00:17:48ce suivi social
00:17:49débouche généralement
00:17:50sur une violence non maîtrisée
00:17:52donc voilà
00:17:53alors
00:17:53cet enfant
00:17:54ces enfants
00:17:55parce que je prends
00:17:56celui de 14 ans
00:17:58sont-ils
00:17:59pourquoi sont-ils
00:18:00dans ces écoles ?
00:18:01y a-t-il pas
00:18:02des établissements
00:18:03pour des enfants
00:18:04en difficulté
00:18:05qui permettraient
00:18:06de les retirer
00:18:07de ces écoles
00:18:07ou des écoles normales
00:18:09j'allais dire
00:18:10et qui permettraient
00:18:11ces écoles
00:18:11nos écoles
00:18:12de faire de l'éducation
00:18:14de l'éducation
00:18:15vers nos enfants
00:18:16et on aurait
00:18:17des écoles
00:18:18autres
00:18:19qui permettraient
00:18:20à ces jeunes
00:18:20de se réintégrer
00:18:21dans la société
00:18:21et de réintégrer
00:18:22par là les parents
00:18:23alors on a interrogé
00:18:24les parents
00:18:25des autres élèves
00:18:26qui sont dans
00:18:26cette école
00:18:27puisque ce sont
00:18:28des parents
00:18:29d'enfants
00:18:29très très jeunes
00:18:30nous propose d'écouter
00:18:30leurs actions
00:18:31qui ont été recueillies
00:18:32il y a quelques instants
00:18:33par Jérôme Rampelot
00:18:34inquiétant un petit peu
00:18:36après oui
00:18:37c'est un peu surprenant
00:18:38mais bon
00:18:38c'est l'effet divers
00:18:39malheureusement
00:18:39c'est comme ça
00:18:40on n'a pas confiance
00:18:41maintenant nous les parents
00:18:42on a très peur
00:18:43pour les nôtres
00:18:44s'imaginer que
00:18:45si ce soit
00:18:45un enfant de 7 ans
00:18:47qui s'attaque
00:18:48à un autre élève
00:18:49on fait comment
00:18:50nous les parents
00:18:50on n'est même pas au courant
00:18:51on l'a su par la république
00:18:53ou par les infos
00:18:54ou par facebook
00:18:55à 7 ans
00:18:55un enfant
00:18:56il n'a pas à prendre
00:18:56un couteau
00:18:57bien sûr ça m'inquiète
00:18:58là c'est le directeur
00:18:59c'est un adulte
00:19:00il a su
00:19:00mais s'il fait
00:19:01à un autre enfant
00:19:02pareil un enfant
00:19:04qui ne sait pas se défendre
00:19:05au final
00:19:05ça fait quoi
00:19:06ça fait une tragédie en plus
00:19:08on voit l'éducation
00:19:09qu'il y a maintenant
00:19:09dans cette génération
00:19:10on voit aussi
00:19:11que même maintenant
00:19:12nos propres enfants
00:19:13sont en danger
00:19:14même dans un lieu
00:19:15qui normalement
00:19:16devrait être surveillé
00:19:17et on a peur
00:19:18surtout quand il va grandir
00:19:19ce qu'il peut devenir
00:19:20plus tard
00:19:21si déjà à cet âge là
00:19:22il commence déjà
00:19:23à montrer des signes
00:19:24de violence
00:19:24et d'agressivité
00:19:25oui c'est ça
00:19:27on s'interroge vraiment
00:19:28sur ce que va devenir
00:19:28cet enfant de 7 ans
00:19:30on est en direct
00:19:31avec Christian Richom
00:19:31qui est psychanalyste
00:19:32bonjour
00:19:33merci beaucoup
00:19:33d'être en direct
00:19:34avec nous
00:19:35la première question
00:19:36qu'on a envie de poser
00:19:37au fond c'est
00:19:37la faute à qui ?
00:19:39en fait cet enfant
00:19:40il manifeste une détresse
00:19:42ça veut dire que
00:19:43là par son acte
00:19:44il montre
00:19:45une colère
00:19:46une peine
00:19:46un modèle
00:19:48de violence
00:19:48et des comportements
00:19:50inadaptés
00:19:51ça veut dire qu'en lui
00:19:52il y a un symptôme
00:19:53qu'il faut qu'on essaye
00:19:54de comprendre
00:19:55et maintenant
00:19:56de canaliser
00:19:56son environnement
00:19:58est responsable de lui
00:19:59et c'est à son environnement
00:20:02de faire en sorte
00:20:03qu'il retrouve
00:20:04des limites
00:20:05et un cadre
00:20:05quand vous dites
00:20:06son environnement
00:20:07on va être clair
00:20:08ce sont ses parents
00:20:09à 7 ans
00:20:11un enfant n'est pas délinquant
00:20:12à 7 ans
00:20:13il est sous la responsabilité
00:20:15de ses parents
00:20:16sous la responsabilité
00:20:17de son cadre familial
00:20:18qu'on lui donne
00:20:19une éducation
00:20:20un mode de vie
00:20:20une façon de vivre
00:20:21en société
00:20:21si ce modèle
00:20:23est dysfonctionnel
00:20:24ou s'il n'est pas
00:20:25attentionné
00:20:26un enfant
00:20:27ne se crée
00:20:28par lui-même
00:20:29ses propres limites
00:20:30et c'est à un adulte
00:20:32d'être responsable
00:20:33et de lui dire
00:20:33ce qu'il est
00:20:35moralement acceptable
00:20:36ou dans un cadre social
00:20:38c'est une question
00:20:39qui va sans doute
00:20:39choquer le psychanalyste
00:20:40que vous êtes
00:20:41mais est-ce qu'à cet âge-là
00:20:42c'est récupérable
00:20:43un enfant de 7 ans
00:20:44qui se comporte comme ça ?
00:20:45non ça ne me saute pas
00:20:46oui c'est récupérable
00:20:48heureusement
00:20:49on est face à un cerveau
00:20:50qui est tout jeune
00:20:51ça veut dire que
00:20:53on a des prémices
00:20:55on a un cadre
00:20:56et il y a une évolution
00:20:58donc par un accompagnement
00:21:00par une analyse pédopsy
00:21:02et un encadrement
00:21:03cet enfant
00:21:04peut retrouver
00:21:05une façon normale
00:21:07de fonctionner
00:21:08sans être débordé
00:21:09par la tristesse
00:21:09la violence
00:21:10ou des images inadaptées
00:21:11Merci beaucoup Christian Rechamp
00:21:13merci d'avoir été
00:21:14en direct avec nous
00:21:15pour cet éclairage
00:21:16Jules Casanova
00:21:16Les réponses existent
00:21:19du point de vue
00:21:19de la justice
00:21:20c'est-à-dire que le juge
00:21:21qui lui va avoir
00:21:22beaucoup plus d'éléments
00:21:23que nous
00:21:24pour savoir
00:21:25quel est le cadre
00:21:26qui a conduit
00:21:27cet enfant
00:21:27à cet excès absolu
00:21:29il va pouvoir décider
00:21:31de mettre
00:21:31ce jeune
00:21:32cet enfant
00:21:33dans un centre fermé
00:21:35de l'aide sociale
00:21:35à l'enfance
00:21:36et donc
00:21:37la famille
00:21:38il ne va plus y être
00:21:39il va être
00:21:40avec des éducateurs
00:21:41spécialisés
00:21:42qui vont essayer
00:21:43de lui permettre
00:21:45de retrouver
00:21:46une vie normale
00:21:47et ça peut prendre
00:21:48des années
00:21:48mais là c'est le juge
00:21:50qui peut juger
00:21:52mais il peut prendre
00:21:53des mesures
00:21:53très radicales
00:21:54et l'éloigner
00:21:54de manière très
00:21:55forte
00:21:57et même complète
00:21:58de sa famille
00:21:58Vous n'avez pas l'air
00:21:59convaincu maître
00:22:00Si si
00:22:00mais c'est une mesure
00:22:01extrême
00:22:02c'est-à-dire qu'auparavant
00:22:03il y a le dossier
00:22:04de la famille
00:22:05qui va être étudié
00:22:06par le juge des enfants
00:22:07il peut y avoir
00:22:08ce qu'on appelle
00:22:09une AEMO
00:22:10une mesure d'assistance
00:22:11éducative en milieu ouvert
00:22:12donc vous avez
00:22:13des éducateurs
00:22:14qui vont quelque part
00:22:15apprendre aux parents
00:22:17à être parents
00:22:18Mais est-ce que
00:22:19la famille peut être
00:22:19sanctionnée par exemple ?
00:22:21Oui mais il y a
00:22:21une loi récente
00:22:23de juin 2025
00:22:24je crois que c'est
00:22:25la loi
00:22:25Attal
00:22:26il me semble
00:22:27où il y a un nouveau délit
00:22:29qui a été
00:22:30donc évoqué
00:22:33rédigé
00:22:34qui serait le délit
00:22:35de soustraction
00:22:36d'un parent
00:22:37C'est l'article 222-17
00:22:39Voilà
00:22:40L'un parent a ses obligations
00:22:41légales
00:22:42puisque les parents
00:22:43ont une obligation
00:22:44de surveiller la santé
00:22:47la sécurité
00:22:48et l'éducation
00:22:50des enfants
00:22:51Une exception pré-mettre
00:22:54c'est que cette loi
00:22:54existait déjà
00:22:55depuis trois ans
00:22:56d'ailleurs bien avant
00:22:57les émeutes
00:22:58et qu'elle n'avait même pas
00:22:59été appliquée
00:22:59à l'occasion
00:22:59de la faire
00:23:00vous dire moi
00:23:01que je rejoins
00:23:02la projection
00:23:02totalement ambitieuse
00:23:03de ce psychanalyste
00:23:05mais quand ce psychanalyste
00:23:06parle de changer
00:23:08d'environnement
00:23:08et bien il y a des mesures
00:23:10aussi très claires
00:23:11c'est couper ces enfants
00:23:12de cet environnement là
00:23:13et pour le couper
00:23:13et bien reprenons
00:23:14la proposition
00:23:15de Nicolas Sarkozy
00:23:16à l'époque Nicolas Sarkozy
00:23:18il avait proposé
00:23:18des internats d'excellence
00:23:19pour faire en sorte
00:23:21que des jeunes
00:23:22issus des quartiers
00:23:23comme moi
00:23:23et bien puissent
00:23:24par exemple
00:23:25sans se sortir de là
00:23:26se soustraire de la vie
00:23:27de l'islamisme
00:23:29des dealers
00:23:29et des caïds
00:23:32et des narcos banlieue
00:23:33pour leur proposer
00:23:36quelque chose
00:23:36de beaucoup plus serein
00:23:38quand on a des parents
00:23:39démissionnaires
00:23:39et bien on leur coupe
00:23:40les allocations familiales
00:23:41et on paye avec l'argent
00:23:43des allocations familiales
00:23:44les frais d'internat
00:23:44on va voir si c'est possible
00:23:45tout ça
00:23:46puisque le général de Richeouf
00:23:47qui est avec nous
00:23:48est ici sur le général
00:23:48des banlieues
00:23:49donc vous connaissez bien
00:23:50tout ça
00:23:50juste après
00:23:52le CNews Info
00:23:53parce que je suis déjà en retard
00:23:53le CNews Info
00:23:54et c'est avec Sommayel Abidi
00:23:55à la une de l'actualité
00:24:00une enquête
00:24:00ouverte après le passage
00:24:01à tabac d'une élève
00:24:03devant le collège
00:24:03Jean Geno
00:24:04à Saint-Jeun-y-Laval
00:24:05la victime
00:24:07a été agressée
00:24:07très violemment
00:24:08par deux autres jeunes filles
00:24:09entraînant sa prise en charge
00:24:11en urgence
00:24:11à l'hôpital
00:24:12la maire de la commune
00:24:13s'est dit effarée
00:24:14et appelle
00:24:15à une fermeté absolue
00:24:17face à ses actes
00:24:18particulièrement graves
00:24:19ça montre clairement
00:24:21un ensauvagement
00:24:23de la société
00:24:23et il va falloir
00:24:25en face
00:24:25un choc d'autorité
00:24:27extrêmement fort
00:24:28réaction ce matin
00:24:29sur notre antenne
00:24:30de Vincent Jean Brun
00:24:31à l'agression
00:24:32d'une prof d'art plastique
00:24:33mardi par un élève
00:24:34le ministre du logement
00:24:36et de la ville
00:24:36ajoute que le garde des Sceaux
00:24:38va proposer un texte
00:24:39pour aller beaucoup plus vite
00:24:40et avoir une justice
00:24:42plus efficace
00:24:43à la une également
00:24:454 kg de cocaïne
00:24:46et 146 000 euros
00:24:48un réseau de trafic
00:24:50de stupéfiants
00:24:50démantelé
00:24:51dans un village en Gironde
00:24:52annonce faite lundi
00:24:53par le parquet de Libourne
00:24:55qui précise
00:24:56que c'est dans le cadre
00:24:56d'une grosse opération judiciaire
00:24:58que le démantèlement
00:24:59de ce réseau
00:25:00situé à Sainte-Foy-la-Grande
00:25:01a pu être mené
00:25:02à bien par les forces
00:25:04de l'ordre
00:25:04on poursuit ce journal
00:25:06avec le Morbi
00:25:07en vigilance orange
00:25:08puis inondation
00:25:09et la Gironde
00:25:10maintenue en alerte crue
00:25:11des cumuls de 15 à 30 millimètres
00:25:14sont attendus
00:25:14dans le département breton
00:25:16en journée
00:25:16et jusqu'à 40 millimètres
00:25:17au total
00:25:18dans la soirée
00:25:19prévient d'ores et déjà
00:25:20Météo France
00:25:20alors qu'en Gironde
00:25:22des débordements modérés
00:25:23à importants
00:25:24seront observés
00:25:25dans les secteurs
00:25:25de Bordeaux
00:25:26et Libourne
00:25:27lors des prochaines
00:25:28pleines mer
00:25:29à la une de l'actualité internationale
00:25:32au deuxième jour
00:25:33des pourparlers
00:25:34aux Émirats Arabes Unis
00:25:35la Russie fait état de progrès
00:25:37à Abu Dhabi
00:25:38des discussions
00:25:39avec les Ukrainiens
00:25:40en présence des Américains
00:25:41et qui visent
00:25:42à trouver un règlement
00:25:43conflit avec Kiev
00:25:44une guerre
00:25:45aux portes de l'Europe
00:25:46qui dure depuis
00:25:474 ans maintenant
00:25:48c'est l'autre information
00:25:50de ce jeudi
00:25:51Washington et Téhéran
00:25:52officialisent la tenue
00:25:53de discussion
00:25:54les pourparlers nucléaires
00:25:55avec les Etats-Unis
00:25:56doivent se tenir demain
00:25:57à Mascade
00:25:58vers 10h du matin
00:25:59c'est ce qu'a écrit
00:26:01le ministre iranien
00:26:02des affaires étrangères
00:26:03sur X
00:26:03un message posté
00:26:04après qu'un article de presse
00:26:06et des propos
00:26:07du chef de la diplomatie américaine
00:26:08ont jeté le doute
00:26:10sur la tenue
00:26:10de ces discussions
00:26:11et puis c'est avec un sourire
00:26:14jusqu'aux oreilles
00:26:15que Tom Félix
00:26:15est arrivé tôt ce matin
00:26:17à Roissy Charles de Gaulle
00:26:18l'ex-prisonnier s'est rué
00:26:20dans les bras de ses proches
00:26:21qui l'attendait
00:26:22dans le hall des arrivées
00:26:23de l'aéroport parisien
00:26:24la Malaisie
00:26:25m'a volé 900 jours
00:26:26de ma vie
00:26:27a-t-il déclaré
00:26:28suite à son incarcération
00:26:30pour détention
00:26:31et trafic de stupéfiants
00:26:32accusation
00:26:33dont le français
00:26:34a finalement été acquitté
00:26:36ce mardi
00:26:37en Malaisie
00:26:38merci beaucoup
00:26:39on vous retrouvera
00:26:40tout à l'heure
00:26:41à midi
00:26:42ce sera avec
00:26:42Elodie Huchard
00:26:43aujourd'hui
00:26:43à tout à l'heure
00:26:44on vous parlait donc
00:26:45de cet enfant de 7 ans
00:26:46qui a menacé avec un couteau
00:26:47et pourquoi on en parle
00:26:48aujourd'hui
00:26:49c'est parce que
00:26:50au final ça fait écho
00:26:51à ce qui s'est passé
00:26:52à Sanary
00:26:53avec cette prof
00:26:53qui a été poignardée
00:26:54alors cette fois
00:26:55il avait 14 ans
00:26:55le collégien
00:26:56qui l'attaquait
00:26:57mais malgré tout
00:26:58on voit des points communs
00:26:59et on se demande aussi
00:27:00comment cet enfant de 7 ans
00:27:01va évoluer
00:27:02s'il n'est pas bien pris en main
00:27:03alors on va partir justement
00:27:04à Sanary
00:27:05tout de suite en direct
00:27:06rejoindre l'un des envoyés spéciaux
00:27:08de CNews
00:27:08et c'est l'une d'ailleurs
00:27:09c'est Mathilde Ibanaise
00:27:10qui est là-bas
00:27:11avec Thibaut Marcheteau
00:27:12bonjour Mathilde
00:27:13où en est-on
00:27:14sur l'enquête
00:27:14bonjour
00:27:19et bien écoutez
00:27:19le jeune collégien
00:27:20âgé de 14 ans
00:27:21a été déféré
00:27:22pour l'ouverture
00:27:23d'une information judiciaire
00:27:24du chef de tentative
00:27:26d'assassinat
00:27:27au cours de sa garde à vue
00:27:28il a immédiatement reconnu
00:27:30avoir prémédité
00:27:32l'agression
00:27:32de sa professeure
00:27:34à qui il reprochait
00:27:35d'avoir inscrit
00:27:36plusieurs incidents
00:27:37sur l'application
00:27:38Pronote
00:27:39qui l'estimait
00:27:40injuste
00:27:41selon les témoignages
00:27:43que nous avons eus
00:27:44il projetait déjà
00:27:45la semaine précédente
00:27:46de commettre
00:27:47cette agression
00:27:48je vous propose
00:27:49d'écouter
00:27:49l'un des meilleurs amis
00:27:51de ce collégien
00:27:52au micro
00:27:53de Fabrice Elsner
00:27:54qu'elle lui mettait
00:27:55beaucoup de rapports
00:27:56et que
00:27:57comment dire
00:28:00qu'elle était assez chante
00:28:02avec lui
00:28:02du coup ça l'a énervé
00:28:04et pendant une semaine
00:28:06il avait ramené un couteau
00:28:07au début c'était
00:28:08un assez gros couteau
00:28:10qui faisait la largeur
00:28:11d'un sac
00:28:11et après il a ramené
00:28:13un Opinel 12
00:28:14et à chaque fois
00:28:16il me disait
00:28:16je vais la tuer
00:28:18je vais la tuer
00:28:18sauf qu'il disait ça
00:28:19en rigolant
00:28:20du coup personne
00:28:21n'a pris sérieux
00:28:22il m'a dit
00:28:23je vais la tuer
00:28:24mais il m'avait déjà
00:28:25dit ça pendant une semaine
00:28:26du coup je ne l'ai toujours
00:28:27pas prêté au sérieux
00:28:28et il est passé à l'acte
00:28:30ça c'était quoi ?
00:28:33au début je ne croyais pas
00:28:34pour moi c'était une blague
00:28:35elle a utilisé de la peinture
00:28:36pour faire semblant
00:28:37sauf que
00:28:39ça m'a choqué
00:28:41au cours de
00:28:43cette garde à vue
00:28:44il a également affirmé
00:28:46qu'il regrettait
00:28:47son geste
00:28:48qu'il avait
00:28:48je cite
00:28:49pleuré toutes
00:28:50les larmes de son corps
00:28:51en se portant
00:28:52des coups
00:28:53à lui-même
00:28:53quant à la victime
00:28:54sa professeure
00:28:55d'art plastique
00:28:56âgée de 60 ans
00:28:57son état de santé
00:28:58reste toujours
00:28:59préoccupant
00:29:00le collégien
00:29:01lui risque
00:29:02d'encourir
00:29:03la peine
00:29:04de réclusion criminelle
00:29:05à perpétuité
00:29:06réduite
00:29:06à 20 ans
00:29:07de réclusion criminelle
00:29:08pour les mineurs
00:29:10âgés de moins de 16 ans
00:29:11merci beaucoup
00:29:12Mathilde Libanaise
00:29:13avec Thibaut Marchuteau
00:29:14il est incroyable
00:29:14le témoignage
00:29:15que vous nous avez diffusé
00:29:16de ce jeune
00:29:16qui explique
00:29:17qu'il est quand même
00:29:17venu avec un couteau
00:29:19pendant une semaine
00:29:20qu'il a prévenu
00:29:21tout le monde
00:29:21et personne n'a bougé
00:29:23Amin Albaï
00:29:23ça on est sidéré
00:29:24quand même
00:29:24quand on entend
00:29:25un témoignage
00:29:25comme celui-là
00:29:26ce qui est extrêmement sidérant
00:29:27c'est que
00:29:28derrière
00:29:29ce crime odieux
00:29:32il y a une chaîne
00:29:33de démission
00:29:34de responsabilité
00:29:35en cascade
00:29:36et moi j'aimerais aussi
00:29:38entendre
00:29:38les services administratifs
00:29:40de l'éducation nationale
00:29:41que j'ai tendance
00:29:42à appeler
00:29:42les planqués
00:29:43parce que très souvent
00:29:45ces grands inspecteurs
00:29:47ces grands fonctionnaires
00:29:49et hauts fonctionnaires
00:29:49cachés derrière leur bureau
00:29:50sont totalement défaillants
00:29:53et totalement déconnectés
00:29:55des réalités
00:29:56sur le terrain
00:29:56avec des professeurs
00:29:58qui sont livrés
00:29:59à eux-mêmes
00:29:59des surveillants
00:30:00qui ont aujourd'hui
00:30:01dans les collèges
00:30:02et les lycées
00:30:02peur pour leur propre sécurité
00:30:04et la question
00:30:06qui se pose
00:30:06c'est
00:30:07faut-il désormais
00:30:09effectivement
00:30:10en tout cas
00:30:12améliorer
00:30:12la question
00:30:13de la sécurité
00:30:14à l'entrée
00:30:14d'un certain nombre
00:30:15de collèges et lycées
00:30:16c'est une question
00:30:16qui avait déjà été posée
00:30:17par un certain nombre
00:30:18de conseils régionaux
00:30:19et des départements
00:30:20mais là ça va plus loin
00:30:21parce que quand même
00:30:21quand on sait
00:30:22qu'il est venu
00:30:22pendant une semaine
00:30:24avec un couteau
00:30:25avec une lame large
00:30:26en plus
00:30:27c'est ce qu'on nous explique
00:30:27après il est venu
00:30:28avec un opinel
00:30:28mais d'abord
00:30:29avec une large lame
00:30:30il dit
00:30:30je vais planter la prof
00:30:31rien ne bouge
00:30:32il n'y a pas un système
00:30:33d'alerte
00:30:33qui fonctionne
00:30:34c'est surtout
00:30:34non seulement rien ne bouge
00:30:36et lui-même
00:30:37s'est convaincu
00:30:39de l'idée
00:30:39qu'il pouvait passer à l'acte
00:30:40parce qu'il n'a trouvé
00:30:41pendant tout ce processus
00:30:42aucune réponse
00:30:43parce qu'on peut dire
00:30:44on peut dire
00:30:45mon général aussi quand même
00:30:46qu'à un moment donné
00:30:47c'était peut-être
00:30:48aussi une façon
00:30:48de donner l'alerte
00:30:49de dire pendant une semaine
00:30:50je vais la planter
00:30:51je vais la planter
00:30:52c'est presque
00:30:53alors on ne va pas faire
00:30:54de psychologie de comptoir
00:30:55mais c'est presque
00:30:56un appel à l'aide
00:30:56pendant une semaine
00:30:57oui j'en sais rien
00:30:59ce que je dirais simplement
00:31:00c'est heureusement
00:31:00que tous les gens
00:31:02qui m'énervent autour de moi
00:31:02je ne prends pas un couteau
00:31:04pour les planter
00:31:04parce que finalement
00:31:05c'est ce qui a été dit
00:31:05par le jeune
00:31:06en disant
00:31:06s'il m'énerve
00:31:08il m'énerve
00:31:08je vais y aller
00:31:08et la deuxième chose
00:31:09je reviens sur ce que je disais
00:31:10je crois très important
00:31:12mais ça ne se fait pas
00:31:13et mon voisin l'a dit
00:31:15les internats d'excellence
00:31:16ont disparu
00:31:17je me souviens
00:31:18qu'il y avait des écoles militaires
00:31:19qui étaient très bien
00:31:19dans lesquelles j'étais formé
00:31:20regardez je ne sais pas
00:31:21après un certain nombre d'années
00:31:22c'est pas si mal que ça
00:31:23on nous a traité de fachos
00:31:24donc on a fermé
00:31:25toutes ces écoles
00:31:26vous voyez
00:31:26et aujourd'hui
00:31:27on se trouve
00:31:27on a le bec dans l'eau
00:31:28avec des jeunes
00:31:29qui sont désocialisés
00:31:35peut-être pour se faire remarquer
00:31:36peut-être pour se sentir
00:31:39les petits chefs
00:31:41dans leur collectivité
00:31:43et qu'est-ce qu'on attend
00:31:44pour mettre tous ces jeunes
00:31:45sur des internats spécifiques
00:31:48je veux dire
00:31:48c'est le béabat du métier
00:31:50je pense que ça serait bien
00:31:52pour les écoles
00:31:53Juste-moi si tu devais
00:31:54ça nous apporte une précision
00:31:54et je vais donner la parole
00:31:55Oui plus l'enquête avance
00:31:56et plus le profil de ce jeune
00:31:57se dessine
00:31:58et un profil particulièrement alarmant
00:32:00car on a cette passion
00:32:01cette fascination
00:32:02pour les couteaux
00:32:02je cite
00:32:03les propos du procureur
00:32:05de la République
00:32:05qu'il dit que certes
00:32:07c'est un adepte des jeux vidéo
00:32:08alors ça
00:32:09c'est assez commun
00:32:10pour des jeunes de cet âge là
00:32:11il joue une à deux heures par jour
00:32:13mais le plus inquiétant
00:32:14c'est qu'il a dans sa chambre
00:32:14plusieurs couteaux
00:32:16car il trouve cela
00:32:17je cite
00:32:17stylé
00:32:18des couteaux
00:32:19donc qu'il ramenait
00:32:20à priori
00:32:21dans l'établissement
00:32:21Donc excusez-moi
00:32:22mais ça veut quand même dire
00:32:23que les parents le savaient
00:32:25ça veut dire qu'ils ont laissé faire ça
00:32:26d'avoir un gamin
00:32:27qui a
00:32:28je ne pense pas
00:32:28qu'il ait commencé il y a un mois
00:32:29donc ça veut dire
00:32:30un gamin qui avait 12, 13, 14 ans
00:32:32qui a cumulé les couteaux
00:32:33chez lui
00:32:33et personne ne bronche
00:32:34Alors on imagine
00:32:35que cet enfant
00:32:36il ne vit pas non plus reclus
00:32:37dans sa chambre
00:32:38et ses parents peuvent y accéder
00:32:39et donc voir cette collection
00:32:40de couteaux
00:32:41plus ou moins dangereux
00:32:42qu'il collectionne
00:32:43Donc plus l'enquête avance
00:32:44maître Tomasini
00:32:45plus on se rend compte
00:32:46quand même dans les défaillances
00:32:46il y a les parents
00:32:47vous avez un gamin
00:32:48qui a plein de couteaux
00:32:48personne ne bouge dans la chambre
00:32:50vous avez un gamin
00:32:51qui vient à l'école
00:32:51pendant une semaine
00:32:52avec des couteaux
00:32:53personne ne bouge
00:32:54à un moment donné aussi
00:32:55il faut se prendre en main
00:32:56Alors justement
00:32:57je voulais illustrer
00:32:59l'ensemble des propos
00:33:00que l'on vient d'entendre
00:33:01parce que par curiosité
00:33:03j'ai regardé les statistiques
00:33:04et les cas dont on parle
00:33:06ne sont pas du tout isolés
00:33:08puisqu'en 2024
00:33:09il y a eu 130 attaques
00:33:11aux couteaux
00:33:12dans les établissements scolaires
00:33:13à Paris
00:33:14en ce qui concerne les collèges
00:33:16il y avait 78 attaques
00:33:18aux couteaux
00:33:19dont les lycées 38
00:33:21et en primaire 18
00:33:23donc ça illustre le fait
00:33:26qu'on est véritablement
00:33:27dans une société
00:33:28qui est ensauvagée
00:33:29sur la responsabilité
00:33:31des parents
00:33:32bien sûr qu'elle existe
00:33:35et je vous ai parlé
00:33:36de cette loi de 2025
00:33:37aujourd'hui les parents
00:33:39qui sont démissionnaires
00:33:41dans leurs devoirs
00:33:42et leurs obligations
00:33:43de sécurité
00:33:44de santé
00:33:45et d'éducation
00:33:47vis-à-vis de leurs enfants
00:33:48ils sont passibles
00:33:49d'être condamnés
00:33:50à deux années
00:33:51oui mais ça arrive jamais
00:33:52vous savez bien
00:33:53que ça arrive jamais
00:33:54je termine
00:33:55on peut se poser la question
00:33:56pourquoi aujourd'hui
00:33:57et pas hier
00:33:58puisqu'on entendait
00:34:00les établissements
00:34:02d'excellence
00:34:03etc
00:34:03mais on a changé d'époque
00:34:05on a maintenant
00:34:07les réseaux sociaux
00:34:08on a la pornographie
00:34:10on a également
00:34:12les jeux vidéo
00:34:13vous le rappelez
00:34:14qui sont extrêmement violents
00:34:15on a également
00:34:17les cellules monoparentales
00:34:19c'est-à-dire
00:34:19absence de père
00:34:20et donc le père
00:34:21il est là aussi
00:34:22pour rappeler la loi
00:34:23et les limites
00:34:24c'est plus difficile
00:34:25pour une maman
00:34:26on a l'ensemble
00:34:28de ces facteurs
00:34:29qui mis
00:34:30vous à vous
00:34:31vous voyez
00:34:31à l'armée
00:34:32on n'a pas tout ça
00:34:33et bien moi je pense
00:34:34qu'aujourd'hui
00:34:34alors qu'Emmanuel Macron
00:34:36a rendu le service militaire
00:34:38pas obligatoire
00:34:39avec le service national
00:34:40universel
00:34:41volontaire
00:34:41volontaire
00:34:42et bien aujourd'hui
00:34:43d'abord on a besoin
00:34:44d'effectifs
00:34:45dans les rangs de nos armées
00:34:46il faut rendre le service militaire
00:34:48obligatoire
00:34:49et en particulier
00:34:50pour ces jeunes
00:34:50qui moi je pense
00:34:51sont à cet âge-là
00:34:53irratrapables
00:34:54j'ai grandi
00:34:54à 14 ans
00:34:55vous parlez de celui-là
00:34:56c'est irratrapable
00:34:57j'ai grandi dans un quartier
00:34:58populaire
00:34:59à Roubaix
00:35:00mais qu'est-ce qu'on en fait
00:35:01si c'est irratrapable ?
00:35:02et bien on les envoie
00:35:03à l'armée
00:35:03à l'armée
00:35:04donc c'est irratrapable ?
00:35:05c'est irratrapable
00:35:06par l'armée ?
00:35:07c'est irratrapable
00:35:07c'est irratrapable
00:35:09avec les parents
00:35:09avec leur environnement
00:35:10avec le quartier
00:35:11avec...
00:35:12donc il faut les sortir de là
00:35:13juste parce que vous parlez
00:35:14des envoies à l'armée
00:35:15général
00:35:15mais de toute façon
00:35:17attendez
00:35:18laissez juste le général
00:35:19non j'ai écrit
00:35:20dernièrement
00:35:21un ouvrage
00:35:22qui va sortir
00:35:23bientôt
00:35:24sur
00:35:24bien évidemment
00:35:25sur ce qui se passe
00:35:27dans nos quartiers
00:35:28et bien évidemment
00:35:29aussi
00:35:30les mesures
00:35:31qui seraient
00:35:31bonnes à prendre
00:35:33pour que ces jeunes
00:35:34rentrent dans le giron
00:35:35de la France
00:35:36et donc le service
00:35:37militaire
00:35:38ou le service national
00:35:39je préfère parler
00:35:40du service national
00:35:41que militaire
00:35:41le service national
00:35:42est une voie
00:35:43mais est-ce qu'il y a
00:35:43une structure
00:35:44est-ce qu'il y a la structure
00:35:45aujourd'hui
00:35:45est-ce que l'armée
00:35:45est capable
00:35:47de les accueillir ?
00:35:47non non
00:35:48justement
00:35:48la raison
00:35:49donc elle n'est pas capable
00:35:50aujourd'hui
00:35:51on est à l'os
00:35:52donc il n'est pas question
00:35:52il n'y a pas d'encadrement
00:35:53pour recueillir ces jeunes
00:35:54mais on peut néanmoins
00:35:56faire quelque chose
00:35:57c'est-à-dire qu'à partir
00:35:57du moment où vous avez
00:35:58200 000 jeunes
00:36:00300 000 jeunes
00:36:00qui vont frapper
00:36:01à la porte de la défense
00:36:02pour entrer dans la vie militaire
00:36:03on peut prendre
00:36:04on peut avoir
00:36:05des voies et moyens
00:36:08qui permettent
00:36:08à des réservistes
00:36:09à des anciens pompiers
00:36:10à des anciens gendarmes
00:36:11de faire cet encadrement
00:36:12à des formateurs de banlieue
00:36:13sous réserve
00:36:14que tout ce petit monde
00:36:15est un amalgame
00:36:18face à un amalgame
00:36:18et puis on peut les envoyer
00:36:20pendant trois mois
00:36:20parce que moi je dis
00:36:21c'est trois mois
00:36:22au cours desquels
00:36:23on les envoie
00:36:23hors des villes
00:36:26hors des villes
00:36:27pour véritablement
00:36:28se sentir avoir
00:36:29une cohésion d'ensemble
00:36:30je voudrais vous amener
00:36:31un élément de réflexion
00:36:32et ce qui va vous faire réagir
00:36:33c'est Laurent Martin de Frémont
00:36:34qui est délégué
00:36:34national unité HGP Police
00:36:36et qui rejoint
00:36:37un peu ce que vous dites
00:36:38parce qu'il dit
00:36:38aujourd'hui
00:36:39ces gamins ne comprennent plus
00:36:40ce qu'est le bien
00:36:41et ce qu'est le mal
00:36:42écoutez-le
00:36:43je crois qu'il y a
00:36:45un problème également
00:36:46d'éducation
00:36:48vis-à-vis de la frustration
00:36:50ces gamins n'entendent plus
00:36:52le mot non
00:36:53tu ne peux pas
00:36:53ces gamins ne comprennent plus
00:36:55ce qu'est le bien
00:36:56ce qu'est le mal
00:36:57mais la société est malade
00:36:58la société est très malade
00:36:59et les policiers
00:37:00sont de véritables thermomètres
00:37:02ça fait 20 ans
00:37:03qu'on explique
00:37:04à qui veut l'entendre
00:37:05que tout ceci
00:37:06va mal finir
00:37:06donc je crois
00:37:07qu'il va vraiment
00:37:07falloir mettre le haut là
00:37:09redonner un sens
00:37:11à l'autorité
00:37:12quelle qu'elle soit
00:37:13on a aujourd'hui
00:37:14dans ce pays
00:37:15un véritable souci
00:37:16avec l'autorité
00:37:17et pourtant je crois
00:37:18que c'est la solution
00:37:19tout le monde veut parler
00:37:21maître Thomas Gigné
00:37:22juste en réponse
00:37:23à ce que vous venez de dire
00:37:25ça c'est le stade
00:37:26lorsque les adolescents
00:37:28ont déjà commis
00:37:29des actes délictueux
00:37:31maintenant je crois
00:37:32qu'il faut prendre
00:37:33le problème à la base
00:37:34c'est à dire
00:37:35qu'au niveau de l'éducation
00:37:36notamment nationale
00:37:37je crois qu'il y a toujours
00:37:39des cours d'éducation
00:37:41d'instruction civique
00:37:42maintenant c'est éducation
00:37:44morale et civique
00:37:46je crois que c'est
00:37:47extrêmement important
00:37:48des cours d'empathie
00:37:49des cours d'instruction civique
00:37:50des cours d'empathie
00:37:51vous croyez que ça s'apprend
00:37:52quand on est en primaire
00:37:54et qu'on a 6-7 ans
00:37:57oui ça s'apprend
00:37:58non ça s'apprend pas
00:37:59l'empathie
00:37:59excusez moi
00:38:00ça existe en Angleterre
00:38:02ça existe dans les pays nordiques
00:38:05et ça a des effets
00:38:06mais ça c'est la culture
00:38:07de l'excuse
00:38:07non mais attendez
00:38:08c'est pas la culture
00:38:09de l'excuse
00:38:09parce que ce sont des enfants
00:38:11qui pour l'instant
00:38:12n'ont rien commis
00:38:13c'est à dire qu'on les éduque
00:38:14d'accord
00:38:15ils ont rien commis
00:38:16un enfant de 7 ans
00:38:17avec un couton dans une école
00:38:18on ne peut pas toujours
00:38:18vous voulez faire de l'empathie
00:38:19avec ça
00:38:20attendez
00:38:20excusez moi
00:38:21laissez moi parler
00:38:22on ne peut pas réprimer
00:38:24uniquement réprimer
00:38:26il faut aussi prévenir
00:38:27oui mais on ne prévient pas
00:38:28excusez moi
00:38:29c'est du pipeau
00:38:30les cours d'empathie
00:38:31excusez moi
00:38:31mais j'y crois pas
00:38:3230 secondes
00:38:32et l'instruction civique
00:38:33vous n'y croyez pas non plus
00:38:34oui j'y crois
00:38:34d'accord
00:38:35mais je ne crois pas
00:38:36je ne crois pas
00:38:36des cours d'empathie
00:38:37en empathie
00:38:38où on l'est ou on ne l'est pas
00:38:39on a les droits de l'homme
00:38:40c'est les droits également
00:38:42du citoyen
00:38:43mais parlons des droits de l'homme
00:38:44un citoyen a des droits
00:38:45et des devoirs
00:38:46mais vous savez madame
00:38:47moi je viens d'un pays
00:38:48en Algérie
00:38:48je vais chaque année
00:38:50pendant 3 mois en Algérie
00:38:51vous savez là-bas en Algérie
00:38:53les jeunes ils ne se comportent pas
00:38:54comme ils se comportent
00:38:55dans les banlieues
00:38:55et là-bas il n'y a pas d'empathie
00:38:56et il n'y a pas de droits de l'homme
00:38:58il y a service militaire obligatoire
00:38:59et celui qui touche
00:39:01à un uniforme du policier
00:39:03il dort le soir même en prison
00:39:05et puis pourquoi
00:39:05cette fermeté là
00:39:06qui est appliquée
00:39:07et respectée
00:39:08dans le pays d'origine
00:39:09d'un certain nombre d'enfants
00:39:11des banlieues
00:39:11n'est pas respectée en France
00:39:13donc à un moment donné
00:39:14moi je veux bien
00:39:15les cours d'empathie
00:39:16et la culture de l'excuse
00:39:17on ne parle pas que des banlieues
00:39:18on parle des enfants en général
00:39:20l'échec de l'autorité
00:39:21aujourd'hui
00:39:22c'est un échec d'abord
00:39:24citoyen
00:39:25éducatif
00:39:26et républicain
00:39:26et pour cela
00:39:27si on veut remettre la république
00:39:28dans les quartiers
00:39:29et bien responsabilisons
00:39:30mais il n'y a pas que les quartiers
00:39:31vous comprenez
00:39:32la société
00:39:33elle est globale
00:39:34je ne veux pas moi
00:39:35demain
00:39:35pour l'avenir de mon pays
00:39:37que les enfants
00:39:37soient à la merci
00:39:38soit des dealers
00:39:39soit des islamistes
00:39:40et je vous invite
00:39:41un instant à sortir
00:39:43des frontières de Paris
00:39:44pour voir qu'aujourd'hui
00:39:45la société est totalement divisée
00:39:47et que le pays vire à l'affrontement
00:39:48on essaye de parler
00:39:49et de réfléchir
00:39:50à une société meilleure
00:39:52pour mettre
00:39:53des moyens
00:39:54et des outils
00:39:55d'éducation
00:39:56donc répression
00:39:58je suis d'accord
00:39:59mais il ne faut pas dire ça
00:40:01c'est pas l'État
00:40:01qui doit éduquer
00:40:02l'Éducation
00:40:03c'est les parents
00:40:04l'État instruit
00:40:05il y a les deux
00:40:05c'est les parents
00:40:06pour l'éducation
00:40:07vous faites erreur
00:40:08c'est une éducation
00:40:09qui est globale
00:40:10il y a l'éducation nationale
00:40:11l'éducation des parents
00:40:13c'est pas insupportable
00:40:14c'est une réalité
00:40:15mais ça ne marche pas
00:40:17que la coercition
00:40:19ne marche pas
00:40:19mais ça fait 30 ans
00:40:21alors Gilles Casanova
00:40:22qui demandait la parole
00:40:23la jeunesse
00:40:24c'est une plaque sensible
00:40:26d'une société
00:40:26ce qui se passe
00:40:27nous montre
00:40:28l'État de la société
00:40:29et qu'est-ce que c'est
00:40:31qui apparaît
00:40:32à nos yeux
00:40:33c'est l'effondrement
00:40:34de l'autorité
00:40:35alors les latins
00:40:37ils avaient deux mots
00:40:38pour l'autorité
00:40:39potestas
00:40:40c'est le bâton
00:40:41du gendarme
00:40:42octoritas
00:40:43c'est l'autorité
00:40:44de celui qui sait
00:40:45or c'est parce qu'on a
00:40:47perdu l'autorité
00:40:48de celui qui sait
00:40:48parce qu'on a décidé
00:40:50dans la loi
00:40:50que l'enfant
00:40:51était au coeur
00:40:52du système éducatif
00:40:54alors que c'était
00:40:55la transmission
00:40:56du savoir
00:40:56sous l'autorité
00:40:57des maîtres
00:40:58mais il ne faut plus
00:40:58sanctionner
00:40:59il ne faut plus noter
00:41:00il ne faut plus
00:41:01au bout d'un moment
00:41:01forcément
00:41:02on ne respecte plus rien
00:41:03c'est justement là
00:41:04c'est la mer
00:41:06de toutes les batailles
00:41:07c'est à dire qu'à partir
00:41:08du moment
00:41:09où on renonce
00:41:10à l'autorité
00:41:11du maître
00:41:12qui sait
00:41:13qui apprend
00:41:14et transmet le savoir
00:41:15pour mettre l'enfant
00:41:16au coeur du système éducatif
00:41:18comme le client
00:41:19est au coeur du supermarché
00:41:21à ce moment là
00:41:22il n'y a plus
00:41:23de repère
00:41:24pour l'enfant
00:41:24je pense qu'on est
00:41:25au coeur du sujet
00:41:26maître Tomazini
00:41:27je pense qu'on est
00:41:28au coeur du sujet
00:41:29le coeur du sujet
00:41:29c'est l'autorité
00:41:30c'est le respect
00:41:31d'uniforme
00:41:31c'est le respect
00:41:32mais encore plus
00:41:33il faut l'apprendre
00:41:34mais justement
00:41:35il faut l'apprendre
00:41:36et des cours
00:41:37effectivement
00:41:38d'instructions
00:41:39civiques à l'école
00:41:40ça peut permettre
00:41:41aussi de prendre conscience
00:41:42aux plus jeunes
00:41:43avant qu'il y ait
00:41:44des actes délictueux
00:41:45qui soient commis
00:41:46en général
00:41:46vous êtes d'accord
00:41:47avec ça ?
00:41:47c'est ça la solution ?
00:41:48non parce que je pense
00:41:49que là c'est un peu
00:41:49bisounours
00:41:50je crois que là
00:41:51le temps
00:41:52le temps
00:41:54de la parole
00:41:55est révolu
00:41:56je crois que maintenant
00:41:57on est arrivé
00:41:57on est dans un cul-de-sac
00:41:59vous voyez la violence
00:42:00qui s'opère partout
00:42:01chez notre jeunesse
00:42:03et là maintenant
00:42:03il faut prendre des décisions
00:42:04alors qui va prendre
00:42:05des décisions ?
00:42:05je n'en sais rien
00:42:06mais je pense que
00:42:06l'éducation nationale
00:42:08pour reprendre
00:42:09est au coeur du débat
00:42:12donc il va falloir
00:42:15quand même
00:42:15arrêter d'avoir
00:42:16des marches blanches
00:42:17poser des fleurs
00:42:18etc.
00:42:19ça c'est fini
00:42:19qu'est-ce que vous faites
00:42:20messieurs les ministres
00:42:21messieurs les députés
00:42:22qu'est-ce que vous faites ?
00:42:23je remarque
00:42:23Amin Albaï avait des solutions
00:42:25vous avez entendu
00:42:26lui il dit
00:42:26il faut frapper fort
00:42:27vous touchez un policier
00:42:28c'est la prison le soir
00:42:29il faut remettre
00:42:31des règles fermes
00:42:32vous êtes d'accord avec ça ?
00:42:33pour des jeunes
00:42:34de 7 ans
00:42:34il faut-il avoir
00:42:35une posture
00:42:37un peu différente
00:42:38et je reviens
00:42:39sur cette posture
00:42:39je crois véritablement
00:42:41qu'il faut
00:42:41des établissements
00:42:43spécifiques
00:42:44pour ces jeunes-là
00:42:45que l'on connaît
00:42:45oui bien sûr
00:42:46maître Tomasini
00:42:48alias bisounours
00:42:49non mais du tout
00:42:50heureusement que je suis aussi
00:42:52la seule représentante féminine
00:42:53sur ce plateau
00:42:54parce que
00:42:55on n'éduque pas
00:42:57on n'éduque pas
00:42:58en frappant
00:43:00et avec de la violence
00:43:01il ne s'agit pas de frapper
00:43:02si si
00:43:02attendez
00:43:03et en posant des règles
00:43:04non mais on éduque
00:43:05avec de la fermeté
00:43:05excusez-moi maître
00:43:06on éduque avec de la fermeté
00:43:07il faut d'abord
00:43:08il faut d'abord
00:43:09essayer d'apprendre
00:43:10à ces jeunes
00:43:12avec de la fermeté
00:43:12ce que c'est
00:43:14que le respect
00:43:15d'accord
00:43:15avec de la fermeté
00:43:17pourquoi vous n'aimez pas
00:43:18ce mot fermeté
00:43:18mais ce n'est pas une question
00:43:20de fermeté
00:43:20il faut essayer d'apprendre
00:43:22et vous apprenez
00:43:23avec de la fermeté
00:43:23on peut apprendre aussi
00:43:25en expliquant
00:43:26le pourquoi du comment
00:43:27en bisounours
00:43:28donc c'est
00:43:28c'est pas
00:43:29mais non
00:43:29mais parce que
00:43:30il ne faut pas être manichéen
00:43:32c'est le savoir
00:43:32qu'il faut transmettre
00:43:33sur ce plateau
00:43:34vous êtes trop manichéen
00:43:35c'est pas des cours d'empathie
00:43:39qu'il faut faire
00:43:39c'est le savoir
00:43:40qu'il faut transmettre
00:43:41à partir du moment
00:43:42où on transmet le savoir
00:43:43là je suis d'accord
00:43:44alors ils savent se repérer
00:43:45s'ils savent se repérer
00:43:47ils savent où est le bien
00:43:48et où est le mal
00:43:49et s'ils font le mal
00:43:50à ce moment là
00:43:51la répression
00:43:52elle est là pour marquer
00:43:54mais si on ne donne pas
00:43:57le savoir
00:43:57si on ne transmet pas
00:43:59le savoir
00:43:59alors on aura
00:44:01de plus en plus
00:44:02ce phénomène
00:44:02et la répression
00:44:04en elle-même
00:44:04ne résout pas le problème
00:44:06je vous donne un chiffre
00:44:07aux Etats-Unis d'Amérique
00:44:08une des sociétés
00:44:09les plus violentes
00:44:102% de la population active
00:44:12est incarcérée
00:44:13et ça reste
00:44:14une des sociétés
00:44:15les plus violentes
00:44:15parce que l'école
00:44:16n'arrive pas
00:44:17à transmettre
00:44:18vous savez les Etats-Unis
00:44:19ils ont une masse
00:44:20de prix Nobel
00:44:21mais ils n'en ont pas
00:44:22qui sont nés aux Etats-Unis
00:44:23Amin Albaï
00:44:24et là on ne transmet
00:44:25pas des savoirs
00:44:25on plante
00:44:26et avec ce couteau
00:44:27on n'a tué pas seulement
00:44:28on n'a pas essayé
00:44:28à tuer une professeure
00:44:30madame
00:44:30on a essayé
00:44:31de tuer le contrat républicain
00:44:33et ça voyez-vous
00:44:35ce n'est pas possible
00:44:36moi de l'empathie
00:44:36je veux bien
00:44:37mais ça fait 30 ans
00:44:38qu'on fait de l'empathie
00:44:39ce contrat républicain
00:44:40quand faut-il apprendre
00:44:41aux plus jeunes
00:44:41je termine
00:44:41mais ça fait 30 ans
00:44:42qu'on est empathique
00:44:43ça fait 30 ans
00:44:44qu'on ferme les yeux
00:44:45sur l'absence des parents
00:44:46aux réunions
00:44:46aux parents-profres
00:44:46ça fait 30 ans
00:44:48ça fait 30 ans
00:44:49qu'on distribue
00:44:49des allocations
00:44:50et des bourses
00:44:51dans les écoles
00:44:51sans exiger
00:44:53une seule fois
00:44:54la présence des parents
00:44:55à l'école
00:44:56je connais des professeurs
00:44:57chers maîtres
00:44:58qui enseignent aujourd'hui
00:44:59devant leur salle de classe
00:45:01la boule au ventre
00:45:02face à des enfants
00:45:03dont ils ne connaissent
00:45:03ni la couleur
00:45:05ni le visage
00:45:06de leurs parents
00:45:07alors l'empathie
00:45:08ça va deux minutes
00:45:09parce que l'empathie
00:45:10avec des familles
00:45:11totalement démissionnaires
00:45:12ce n'est plus possible
00:45:14nous ne pouvons plus
00:45:14accepter aujourd'hui
00:45:15qu'en 2026
00:45:16notre pays distribue
00:45:18autant d'allocations
00:45:19autant de bourses
00:45:21que des français
00:45:22qui se lèvent tous les matins
00:45:23travaillent
00:45:23et voient que
00:45:24la première dépense
00:45:25qui est l'éducation
00:45:26dans notre pays
00:45:27ressemble à l'effondrement
00:45:28et au déclin
00:45:29de notre civilisation
00:45:29donc ça
00:45:30ce n'est plus possible
00:45:31et ce discours-là
00:45:32cette culture de l'excuse
00:45:34elle est en train
00:45:34d'emporter avec vous
00:45:35des jeunes
00:45:36qui aujourd'hui
00:45:37s'assoient
00:45:37derrière malheureusement
00:45:38le droit à la défense
00:45:39que vous incarnez
00:45:40pour récidiver
00:45:41et ça ce n'est pas possible
00:45:43c'est pas du tout ça
00:45:43je ne suis pas du tout
00:45:45dans la politique
00:45:46de l'excuse
00:45:47je suis tout à fait d'accord
00:45:48de constater
00:45:49qu'on est passé
00:45:50d'un état de droit
00:45:50à un état
00:45:52ce qu'on appelait
00:45:53à l'époque de nature
00:45:54puisque c'était
00:45:55le pacte social de Rousseau
00:45:56donc en fait
00:45:57il y a plus
00:45:57ou sauvage
00:45:59non mais aussi
00:46:00ça ne sonne pas pareil
00:46:03quand on dit
00:46:03c'est un état de nature
00:46:04à un état de sauvage
00:46:05quand Chevènement
00:46:06a parlé de sauvage
00:46:06tout le monde a dit
00:46:07exactement
00:46:08mais la réalité
00:46:09je suis d'accord avec ça
00:46:10mais ce que je veux dire
00:46:11c'est que je ne suis pas
00:46:12contre réprimée
00:46:13quand il y a un passage
00:46:15à l'acte
00:46:16et rappeler d'une manière
00:46:17ferme
00:46:18les devoirs
00:46:20que tout citoyen a
00:46:21mais en revanche
00:46:22je pense que pour éviter
00:46:24ces passages à l'acte
00:46:25il faut éduquer
00:46:26les plus jeunes
00:46:27vous éduquer
00:46:28en disant
00:46:28si vous ne respectez pas
00:46:29il y a des sanctions
00:46:30un dernier mot général
00:46:33parce qu'après
00:46:33je reparle d'une autre affaire
00:46:34où on n'est pas très loin
00:46:35je voudrais juste
00:46:36illustrer mon propos
00:46:37parce qu'il y a des bémols
00:46:38par exemple
00:46:39donc notre
00:46:41monsieur Paty
00:46:44qui a été assassiné
00:46:47et à qui on a tranché la tête
00:46:49figurez-vous
00:46:49que c'est dans un cours
00:46:50d'instruction civique
00:46:52lorsqu'il a montré
00:46:53justement
00:46:54les caricatures
00:46:55de Mahomet
00:46:56qu'il y a eu cette suite
00:46:58c'est peut-être là
00:46:58on s'est dit
00:46:58que le cours est utile
00:46:59j'apporte un bémol
00:47:01à mon propos
00:47:02et j'attendais d'ailleurs
00:47:03d'avoir cet argument
00:47:06juste un moment général
00:47:07et ensuite
00:47:07je veux qu'on parle
00:47:08d'une autre affaire d'éducation
00:47:09parce qu'à mon avis
00:47:10c'est lié aussi
00:47:10c'est quand on s'attaque
00:47:11aux pompiers
00:47:12on va en parler avec Mathieu
00:47:12dans un instant
00:47:13simplement je voulais dire
00:47:14que dans les différents quartiers
00:47:15où j'ai officié
00:47:16pendant plus de 15 ans
00:47:18j'ai rencontré des jeunes
00:47:19qui n'attendaient
00:47:20qu'une seule chose
00:47:21c'est-à-dire
00:47:21d'avoir des repères
00:47:22donc ils voulaient
00:47:23des limites droites
00:47:24une ligne gauche
00:47:25aller de l'avant
00:47:26retrouver confiance en eux
00:47:28pour rentrer
00:47:29dans la société
00:47:29et je dois dire
00:47:31que c'était assez enrichissant
00:47:32pour le soldat que j'étais
00:47:33l'ancien soldat que j'étais
00:47:34parce qu'il me disait
00:47:36mon général
00:47:36tu es le seul
00:47:37à dire où on va
00:47:38et tu es le seul
00:47:39à tenir ta promesse
00:47:39et je me dis
00:47:40mais que font les autres
00:47:41les autres ils nous promettent
00:47:41mais ils ne font rien
00:47:42donc que ce soit à l'école
00:47:45que ce soit dans la vie professionnelle
00:47:46que ce soit dans tout ce qui nous touche
00:47:49la vie sociale
00:47:49nos jeunes ont besoin de repères
00:47:51et c'est pour la raison
00:47:52pour laquelle je crois
00:47:53et j'insiste lourdement
00:47:55sur le fait
00:47:56qu'il y ait des établissements scolaires
00:47:58qui soient dédiés à ces jeunes là
00:47:59parce que c'est pas aux professeurs
00:48:01j'allais dire
00:48:01à ces pauvres professeurs
00:48:02qui ont la boule au ventre
00:48:03comme vous disiez tout à l'heure
00:48:04ils sont là pour enseigner
00:48:07ils ne sont pas là
00:48:07pour faire de la pollution
00:48:08il faut remettre le respect
00:48:10dans la société
00:48:11le respect des valeurs
00:48:13et l'exemple dont je voulais parler
00:48:14personne n'en parlera non plus
00:48:15parce que c'est encore une fois
00:48:17un pompier cette fois
00:48:18qui s'est fait attaquer
00:48:19ça s'est passé en Mayenne
00:48:20Mathieu Devez
00:48:21et ça encore
00:48:22personne n'en parle
00:48:23personne n'en parle
00:48:24parce que c'est un pompier
00:48:24qui se fait casser la figure
00:48:25un pompier volontaire
00:48:26racontez-nous ce qui s'est passé
00:48:28et bien vous parliez
00:48:28du respect de l'autorité
00:48:29respect du professeur
00:48:30parlons donc du respect
00:48:32du pompier
00:48:33du sapeur pompier volontaire
00:48:35les faits se sont produits
00:48:36lundi soir
00:48:36peu avant minuit
00:48:37dans une commune
00:48:38donc de Mayenne
00:48:39on est à Vilaine-la-Juelle
00:48:40moins de 3000 habitants
00:48:42les pompiers sont appelés
00:48:43car un jeune homme
00:48:44de 16 ans
00:48:45est inconscient
00:48:46fortement alcoolisé
00:48:47les pompiers arrivent
00:48:48dans cette maison
00:48:48le jeune reprend ses esprits
00:48:50il va mieux donc
00:48:51mais refuse d'être examiné
00:48:53par les pompiers
00:48:54et il prend même
00:48:55la fuite
00:48:55la situation se tend
00:48:57il y a du monde
00:48:58autour
00:48:58la famille
00:48:59les amis
00:49:00c'est alors
00:49:00qu'un proche du jeune
00:49:02qui était inconscient
00:49:03agresse
00:49:04un sapeur pompier
00:49:05volontaire
00:49:06il lui donne
00:49:06un coup de poing
00:49:08au visage
00:49:09selon mes informations
00:49:10on parle d'un violent
00:49:11coup de poing
00:49:12donné à la mâchoire
00:49:13et donné par derrière
00:49:14quel courage
00:49:15les pompiers appellent
00:49:16les gendarmes en renfort
00:49:17j'ai eu la gendarmerie
00:49:18d'ailleurs au téléphone
00:49:19elle me dit
00:49:20qu'il s'agit d'un appel
00:49:21confus
00:49:21avec beaucoup
00:49:22de bruit
00:49:23et de cris autour
00:49:24les gendarmes
00:49:25ont donc recueilli
00:49:26la plainte du pompier
00:49:27en question
00:49:27la victime est un homme
00:49:28d'une trentaine d'années
00:49:29c'est un pompier
00:49:31je cite
00:49:31aguerri
00:49:32qui est volontaire
00:49:32depuis plusieurs années
00:49:33et ceux
00:49:34qui ont pu lui parler
00:49:36depuis l'agression
00:49:37évoquent
00:49:38un homme très atteint
00:49:39physiquement et moralement
00:49:40il est affligé
00:49:41de ce qui lui est arrivé
00:49:42alors que vous voyez
00:49:43à l'antenne
00:49:44le tweet
00:49:45du colonel directeur
00:49:46départemental
00:49:47du service d'incendie
00:49:48de secours
00:49:49qui explique
00:49:50sur ses réseaux sociaux
00:49:52avec ce hashtag
00:49:52touche pas à ma pompier
00:49:54un sapeur pompier
00:49:55a été agressé
00:49:55alors qu'il portait secours
00:49:56une violence gratuite
00:49:58et inacceptable
00:49:58soyons intraitables
00:50:00face à toute forme
00:50:00d'atteinte
00:50:01à celles et ceux
00:50:02qui protègent
00:50:03respect
00:50:03soutien
00:50:04justice
00:50:05et pour terminer
00:50:06sachez que le pompier
00:50:07a 5 jours
00:50:08d'incapacité totale
00:50:09de travail
00:50:10et une enquête
00:50:10bien sûr
00:50:11a été ouverte
00:50:11on en est là aujourd'hui
00:50:12de devoir faire des tweets
00:50:13avec touche pas
00:50:14mon pompier
00:50:15on est avec Guillaume Desneiges
00:50:16qui est responsable syndical
00:50:18chez les sapeurs pompiers
00:50:19professionnels
00:50:20bonjour
00:50:20merci beaucoup
00:50:21d'être en direct
00:50:22avec nous
00:50:23franchement
00:50:24ce qui se passe
00:50:25dans la société
00:50:26aujourd'hui
00:50:26on a parfois
00:50:27beaucoup de mal
00:50:28à comprendre
00:50:29est-ce que vous
00:50:29vous avez senti
00:50:30une bascule
00:50:31à un moment donné
00:50:31on s'est dit
00:50:32le pompier
00:50:33on ne le respecte plus
00:50:34le pompier
00:50:35on va l'attaquer
00:50:36comme on pourrait
00:50:36attaquer un policier
00:50:37alors qu'on le rappelle
00:50:39vous sacrifiez
00:50:40enfin certains d'entre vous
00:50:41heureusement pas tous
00:50:41mais certains d'entre vous
00:50:42sacrifient leur vie
00:50:43pour nous sauver
00:50:44oui oui oui
00:50:47écoutez
00:50:47tout à fait
00:50:48depuis de nombreuses années
00:50:50maintenant
00:50:50les sapeurs pompiers
00:50:51sont exposés
00:50:52à une grave violence
00:50:54envers eux
00:50:54contre l'institution
00:50:55qu'ils représentent
00:50:56mais aussi
00:50:57de plus en plus
00:50:58contre les individus
00:51:00sapeurs pompiers
00:51:00puisqu'on s'en prend
00:51:01directement à eux
00:51:02comment vous expliquez ça
00:51:03en fait
00:51:04vous avez compris
00:51:05ce qui se passait
00:51:06dans la société
00:51:06c'est quoi
00:51:07c'est l'uniforme
00:51:08vous représentez l'état
00:51:09vous représentez quelque chose
00:51:10que ces gens n'aiment pas
00:51:11alors c'est souvent
00:51:13le premier argument
00:51:14argument qu'il faut
00:51:15un petit peu nuancer
00:51:16et puis chercher un petit peu
00:51:17plus en profondeur
00:51:18ce qu'on peut dire
00:51:19et ça a été le cas aussi
00:51:20dans l'intervention
00:51:22que vous avez rappelé
00:51:22et l'agression malheureuse
00:51:24de notre collègue
00:51:24dans 60%
00:51:26en fait
00:51:27des agressions
00:51:27l'alcool
00:51:28et la victime
00:51:30est fortement alcoolisée
00:51:31il y a également
00:51:32dans beaucoup
00:51:33de cas d'agression
00:51:34à peu près 20%
00:51:36une altération
00:51:37donc du coup
00:51:38du discernement
00:51:39avec des personnes
00:51:40qui présentent
00:51:41des troubles psychologiques
00:51:42donc en fait
00:51:43on voit que dans
00:51:43l'immense majorité
00:51:44des agressions
00:51:45il y a une alteration
00:51:47une altération
00:51:47pardon
00:51:48du discernement
00:51:49et donc
00:51:49ça favorise
00:51:50les agressions
00:51:51envers les sapeurs pompiers
00:51:52Mais ce qui est assez incroyable
00:51:54c'est qu'aujourd'hui
00:51:54un pompier forcément
00:51:55quand il intervient quelque part
00:51:57il y a un peu de peur
00:51:58il y a de l'appréhension
00:51:59parce que quand on intervient
00:52:00sur un incendie
00:52:01on met sa vie en jeu
00:52:02on doit intervenir
00:52:04des fois prendre des risques
00:52:04pour sauver des gens
00:52:05mais aujourd'hui en plus
00:52:07en fait vient s'ajouter
00:52:08la peur d'être agressé
00:52:09enfin c'est quand même
00:52:10totalement fou cette histoire
00:52:11Oui tout à fait
00:52:13vous avez raison
00:52:14c'est à dire qu'aujourd'hui
00:52:15nous sommes exposés
00:52:16à un risque
00:52:16les risques courants
00:52:18du métier de sapeur pompier
00:52:19puisque nous sommes quand même
00:52:20des techniciens
00:52:21des professionnels du risque
00:52:22on a l'habitude
00:52:23de faire face au risque
00:52:24c'est notre métier
00:52:25et depuis quelque temps
00:52:27il faut qu'on intègre
00:52:28non pas en risque spécifique
00:52:30particulier
00:52:31exceptionnel
00:52:32mais bien en risque courant
00:52:33dans l'ensemble
00:52:34des départements de France
00:52:36le risque d'agression
00:52:38donc face à ce risque d'agression
00:52:39il existe
00:52:40des formations
00:52:41qui sont malheureusement
00:52:43pas toujours déclinées
00:52:44dans tous les départements
00:52:45et puisqu'on parle
00:52:46je ne connais pas
00:52:47la situation du territoire
00:52:48de la Mayenne
00:52:49je ne sais pas
00:52:49quelle est la formation
00:52:50qu'il y ait
00:52:51est-ce qu'il y a une formation
00:52:52ou pas
00:52:53en tout cas
00:52:53même dans les territoires ruraux
00:52:553 000 habitants
00:52:56pour la ville
00:52:57où l'agression s'est produite
00:52:58est-ce que le pompier
00:53:00a été formé à ce risque
00:53:01je ne sais pas
00:53:01mais il faudrait
00:53:02qu'ils le soient tous
00:53:03juste Guillaume Dénèges
00:53:03vous me donnez quand même
00:53:04une information
00:53:05que je ne connaissais pas
00:53:06c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:53:07les pompiers
00:53:08sont formés
00:53:09à réagir aux agressions
00:53:11tout à fait
00:53:13ils sont formés
00:53:14à réagir aux agressions
00:53:15alors le principe de base
00:53:17est de ne pas s'exposer
00:53:19aux risques
00:53:19de vraiment faire preuve
00:53:21de prévention
00:53:21c'est-à-dire que
00:53:22à partir du moment
00:53:23où on est au contact
00:53:23de l'agression
00:53:24on a perdu
00:53:26c'est que du coup
00:53:27on s'est mis en situation
00:53:28de danger
00:53:28il faut éviter ça
00:53:29alors évidemment
00:53:30ce n'est pas facile
00:53:32sur les interventions
00:53:32puisqu'on gère l'urgence
00:53:34et on est là
00:53:34évidemment pour porter
00:53:35secours
00:53:36à la population
00:53:37donc mettre
00:53:39ce nouveau risque
00:53:42au cœur
00:53:42de nos interventions
00:53:43ce n'est pas facile
00:53:44ça demande
00:53:45discernement
00:53:45expérience
00:53:46ça demande aussi
00:53:48de la formation
00:53:49et il y a encore
00:53:51beaucoup à faire
00:53:51dans ce domaine-là
00:53:52c'est clair
00:53:53merci beaucoup
00:53:53Guillaume Desneges
00:53:54merci d'avoir été
00:53:55en direct avec nous
00:53:56je vous regardais général
00:53:57pendant qu'on entendait
00:53:57Guillaume Desneges
00:53:58et vous étiez là
00:53:59en train de faire
00:53:59c'est pas possible
00:54:00c'est pas possible
00:54:00parce que même vous
00:54:01même vous qui pourtant
00:54:02êtes au contact des jeunes
00:54:03au contact de la réalité
00:54:05vous dites
00:54:06c'est pas possible
00:54:07qu'on en soit là
00:54:07aujourd'hui
00:54:08à former les pompiers
00:54:09à avoir de l'anti-agression
00:54:10on forme les pompiers
00:54:11pour essayer de sauvegarder
00:54:13leurs personnes
00:54:15ils sont accompagnés
00:54:16dans les cas
00:54:17d'incendie
00:54:18ils sont accompagnés
00:54:19par les gendarmes
00:54:20donc il faut avoir
00:54:20les gendarmes avec soi
00:54:22pour intervenir
00:54:22au profit de la population
00:54:23les pompiers
00:54:25sont caillassés
00:54:26les voitures de pompiers
00:54:27quand ils sont isolés
00:54:27sont caillassés
00:54:28assez régulièrement
00:54:29et je me souviens
00:54:30qu'il y a quelques années
00:54:31même à Marseille
00:54:31où ce sont des marins-pompiers
00:54:33ce sont des professionnels
00:54:33les marins-pompiers
00:54:34faisaient des formations
00:54:35se déplacer
00:54:37dans les quartiers
00:54:37pour aller expliquer
00:54:39aux jeunes
00:54:40comme aux moins jeunes
00:54:41quel était leur métier
00:54:43et à quoi ils servaient
00:54:44et qu'ils venaient les aider
00:54:45donc mesdames, messieurs
00:54:46quand on arrive
00:54:47évitez de nous caillasser
00:54:48j'avais trouvé ça
00:54:49et j'ai trouvé ça
00:54:50c'est incroyable
00:54:50on est dans une société
00:54:52on en vient dans une société
00:54:54où c'est
00:54:54comment dirais-je
00:54:55d'une violence
00:54:56qui touche
00:54:57j'allais dire
00:54:58tout
00:54:58c'est l'éducation
00:54:59le problème de base
00:55:02de tout ça
00:55:03c'est l'éducation
00:55:04si on n'a pas des parents
00:55:05qui vous apprennent
00:55:06le respect des pompiers
00:55:07le respect du policier
00:55:08le respect de l'instructeur
00:55:09il n'y a pas de l'éducation
00:55:09ça s'appelle l'anomie
00:55:11une société dans laquelle
00:55:12il n'y a plus de règles du jeu
00:55:14dans lesquelles
00:55:15les enfants ne voient plus
00:55:16les règles
00:55:17mais on ne leur donne plus
00:55:18c'est pas qu'on ne les voit plus
00:55:19c'est qu'on ne leur donne plus
00:55:20parce qu'on ne leur donne plus
00:55:21mais il faut dire
00:55:22que l'exemple
00:55:23vient d'en haut
00:55:24le souverain prévu
00:55:25dans la constitution
00:55:26le peuple dit non
00:55:28dans un référendum
00:55:29on fait oui
00:55:29alors vous rapprochez ça
00:55:31c'est l'analyste politique
00:55:32qui réagit
00:55:33Amin Albaïgarou
00:55:35c'est une cascade
00:55:36pour remettre de l'ordre
00:55:37et pour mettre un terme
00:55:39à la culture de l'excuse
00:55:41moi je ne suis pas
00:55:42partisan de l'empathie
00:55:43moi ce que je propose
00:55:44c'est un an de prison minimum
00:55:46c'est-à-dire
00:55:47revoir la fourchette des peines
00:55:48tu touches
00:55:49un uniforme rouge
00:55:50de la république
00:55:51le soir même
00:55:52tu dors en prison
00:55:53et donc une fois que
00:55:54le message sera passé
00:55:56une fois que
00:55:573, 4, 5 personnes
00:55:58goûteront à la prison
00:56:00après la première agression
00:56:02envers les fonctionnaires
00:56:03envers les forces de l'ordre
00:56:05envers les pompiers
00:56:05les policiers
00:56:06les gendarmes
00:56:07et bien je pense
00:56:08que c'est très détruiant
00:56:09Amin
00:56:09c'est bien beau aussi
00:56:10dans la théorie
00:56:11mais vous savez que
00:56:11pour beaucoup aujourd'hui
00:56:12passer en prison
00:56:12c'est une légion d'honneur
00:56:13et quand ils ressortent
00:56:15ils vont dans leur quartier
00:56:16et ils disent
00:56:17moi j'ai fait 6 mois de prison
00:56:18bravo
00:56:19oui oui
00:56:20une légion d'honneur
00:56:20non non
00:56:22je suis complètement d'accord
00:56:23c'est pas n'importe quelle prison
00:56:24une prison sans portable
00:56:26une prison
00:56:27avec des quartiers spécifiques
00:56:29c'est à dire une prison
00:56:30une vraie prison
00:56:30une vraie prison
00:56:32oui d'accord
00:56:32pas une prison
00:56:33avec le téléphone
00:56:34et tiktok
00:56:34bon on va faire une pause
00:56:36on va se retrouver dans un instant
00:56:36on va parler d'une autre agression
00:56:37alors cette fois
00:56:38ce sont les journalistes
00:56:39de frontière
00:56:40hier ils sont allés à Caen
00:56:41ils sont allés à l'université de Caen
00:56:43ils ont voulu ouvrir le dialogue
00:56:44pour essayer de discuter avec les gens
00:56:45pour parler des sujets
00:56:46et bien ils étaient attendus
00:56:47par des antifas
00:56:48ils ont été obligés de plier
00:56:48leur matériel qui a été cassé
00:56:50ils ont été obligés de repartir
00:56:51c'est une info exclusive
00:56:53qu'on vous donne dans un instant
00:56:54et on sera avec Lino Delacroix
00:56:55qui était sur place
00:56:56voilà qui est déjà là
00:56:57et qui va nous en parler
00:56:58dans un instant
00:56:58juste après la pause
00:56:59à tout de suite en direct
00:57:0011h35 sur CNews
00:57:05merci d'être en direct avec nous
00:57:06on va donc parler de ce qui s'est passé hier
00:57:08à Caen
00:57:09où les journalistes du Média Frontière
00:57:11ont été chassés par les antifas
00:57:13on va vous révéler ce qui s'est passé
00:57:16on est avec Lino Delacroix
00:57:17qui était sur place
00:57:17bonjour Lino
00:57:18merci d'être en direct avec nous
00:57:19peut-être en quelques mots
00:57:21d'abord nous rappeler
00:57:22pourquoi vous allez dans les universités
00:57:23dans les facs
00:57:24et qu'est-ce que vous essayez de créer
00:57:25avant qu'on comprenne
00:57:26ce qui s'est passé hier
00:57:27bien sûr alors il faut comprendre
00:57:29qu'avec le Média Frontière
00:57:30déjà je suis très heureux
00:57:31d'être avec vous ce matin
00:57:32notre but effectivement
00:57:33c'est de permettre le débat
00:57:34en milieu universitaire
00:57:35nous ne sommes pas
00:57:36notre premier épisode
00:57:37c'est déjà le cinquième
00:57:38on avait déjà eu
00:57:39et pu rencontrer certains heures
00:57:40mais généralement
00:57:41les débats peuvent se poursuivre
00:57:42là ce qui a été assez particulier
00:57:43c'est que cela n'était impossible
00:57:45puisque vous le savez
00:57:46nous on tend des micros
00:57:47mais en face
00:57:48ils nous tendent des points
00:57:49donc ça a été extrêmement compliqué
00:57:50puisqu'on a voulu poursuivre le débat
00:57:52malheureusement on a été victime
00:57:54de jets, de pâtes, de farines etc
00:57:56ce qui a enhommagé notre matériel
00:57:58donc on a dû porter plainte
00:57:59et notre caméraman a été agressé
00:58:01donc impossibilité de débattre en somme
00:58:03Qu'est-ce qu'ils vous disaient ?
00:58:05Est-ce qu'il y avait des mots
00:58:05ou c'était juste de l'agression ?
00:58:07Ou est-ce qu'ils essayaient de vous dire
00:58:09on ne veut pas parler avec vous
00:58:10le dialogue est impossible ?
00:58:13En fait ce qui est difficile
00:58:14c'est que généralement
00:58:15lorsqu'on vise directement quelqu'un
00:58:17il y a des motifs à cela
00:58:18ce qui était compliqué
00:58:19c'était davantage pour ce que je représente
00:58:21moi en tant que Lino Delacroix
00:58:22il n'y avait pas de remarques précises
00:58:24puisque je leur disais
00:58:25mais finalement qu'est-ce que vous me reprochez ?
00:58:27Ce qui était compliqué
00:58:27c'est qu'effectivement en face de nous
00:58:29c'était simplement le fait
00:58:30de ne pas permettre
00:58:31à la dissidence politique
00:58:32de sévir entre guillemets
00:58:34selon leur dire
00:58:34dans ces facultés
00:58:36eux ils nous traitent
00:58:37de personnes d'extrême droite
00:58:38ce qu'ils ne savent pas justifier
00:58:39mais pour eux l'extrême droite
00:58:40n'a pas sa place
00:58:41en milieu universitaire
00:58:41sauf que ceux qui utilisent
00:58:43des méthodes radicales
00:58:44autoritaires
00:58:46et bien ce sont ceux
00:58:46qui étaient en face
00:58:47mais donc ce qui est compliqué
00:58:48c'est que cela ne représente pas
00:58:50la majorité des étudiants
00:58:51qui ont une autre voie
00:58:52ce qu'il faut comprendre
00:58:53c'est qu'il y a également
00:58:54une période très singulière
00:58:55puisque ce sont des élections étudiantes
00:58:56qui sont en train de se jouer
00:58:57donc on s'est dit
00:58:59que c'était une très bonne chronologie
00:59:00mais malheureusement non
00:59:01puisque on témoigne un peu
00:59:03de ces images
00:59:03qu'on a pu voir
00:59:04que vous avez peut-être pu voir
00:59:05sur les réseaux sociaux
00:59:06qui nous ont empêché
00:59:07tout simplement
00:59:07de faire ce débat
00:59:08Alors on va aller regarder
00:59:09justement ces images
00:59:10alors c'est assez bref
00:59:11parce que justement
00:59:11par définition
00:59:12vous n'avez pas pu filmer
00:59:13regardez ces quelques images
00:59:15de ce qui s'est passé
00:59:15Voilà donc je l'ai dit
00:59:26c'est très bref
00:59:27effectivement
00:59:28qui sont ces gens ?
00:59:30C'est des militants ?
00:59:31C'est qui ?
00:59:33Alors dans cette espèce
00:59:34d'ama de membres
00:59:36de l'extrême-gauche
00:59:36il y a des factions
00:59:37il y a déjà l'union pirate
00:59:39qui était représentée là-bas
00:59:41puis après c'était
00:59:41beaucoup de gens
00:59:42cagoulés
00:59:43avec des keffiers
00:59:44avec des masques
00:59:44donc l'identification
00:59:45était compliquée
00:59:46néanmoins nous avons porté plainte
00:59:48donc il y a eu
00:59:48l'identification de deux personnes
00:59:50donc on a leur nom
00:59:51néanmoins
00:59:52c'est pas mon rôle de le donner
00:59:53Non non non
00:59:54on peut pas les donner
00:59:54de toute façon
00:59:55Non non bien sûr
00:59:55mais ce qui est important
00:59:56de comprendre
00:59:57c'est qu'effectivement
00:59:57il y avait une représentation politique
00:59:58ils s'en sont même félicités
00:59:59par la suite
01:00:00l'union pirate a pu publier
01:00:02sur ses différents réseaux sociaux
01:00:03voilà la gloire
01:00:04de cette intervention
01:00:05et ce qu'il faut comprendre
01:00:06c'est qu'ils savaient
01:00:07que nous allions venir
01:00:08ce jour-ci
01:00:09et ils ont revendiqué
01:00:10un acte de sabotage
01:00:11ils appelaient à saboter
01:00:12notre débat
01:00:13pour justement
01:00:14empêcher
01:00:15d'autres étudiants
01:00:17de pouvoir s'exprimer
01:00:17à notre micro
01:00:18ce qui était effectivement compliqué
01:00:19c'est qu'encore une fois
01:00:20nous on veut bien
01:00:21lorsque cela devient
01:00:22trop tendu
01:00:23trop pardant
01:00:24de partir
01:00:25mais là il y a eu
01:00:26un harcèlement
01:00:26ils nous ont suivis
01:00:27intimidés
01:00:28et je remercie
01:00:29les forces de l'ordre
01:00:30d'être intervenus
01:00:31parce que sans eux
01:00:31ça aurait pu être
01:00:33bien pire que cela
01:00:34initialement
01:00:35c'était des menaces
01:00:36on nous a menacé de mort
01:00:37on nous a dit
01:00:37Charlie Kirk est mort
01:00:38faites attention à vous
01:00:39ça a été le cas
01:00:40également à Aix-en-Provence
01:00:41là maintenant
01:00:42ça a été des coups
01:00:43très incarnés
01:00:44à travers l'exemple
01:00:45de notre caméraman
01:00:46qui a été violenté
01:00:47mais qu'est-ce que ce sera
01:00:47pour le prochain débat
01:00:48et il faut que je vienne
01:00:50avec quoi
01:00:50c'est-à-dire qu'il faut
01:00:50que je vienne
01:00:51avec une escouade
01:00:51de mercenaires
01:00:53pour pouvoir faire ce débat
01:00:54ça ne fait pas sens
01:00:55et c'est tellement triste
01:00:57en fait de voir
01:00:58que maintenant
01:00:58dans les milieux universitaires
01:00:59nous ne pouvons plus
01:01:00faire de débat
01:01:01sans avoir
01:01:01une garde rapprochée
01:01:03sans avoir des services
01:01:03de sécurité
01:01:04et c'est tellement triste
01:01:06voilà
01:01:06en vérité c'est beaucoup
01:01:07de tristesse qui revienne
01:01:08ça paraît totalement dingue
01:01:09est-ce que vous avez envie
01:01:11d'y retourner
01:01:11ou vous dites
01:01:12ça ne sert à rien
01:01:13d'y retourner ?
01:01:15moi j'ai cette volonté
01:01:16d'y retourner
01:01:17simplement ce qui est difficile
01:01:18c'est que initialement
01:01:19on s'était peut-être dit
01:01:20on va organiser ça
01:01:21avec les universités visées
01:01:22mais comme ça a été le cas
01:01:24assez souvent
01:01:24on a des refus
01:01:25donc ce qui est compliqué
01:01:26de le faire dans le périmètre
01:01:27ou à l'intérieur des facs
01:01:28donc là ce qu'on a fait
01:01:30c'était de se mettre
01:01:30tout simplement en bordure
01:01:31mais ce qui est maintenant
01:01:32comme vous le voyez si bien
01:01:33à travers la représentation
01:01:35paroxystique de ces images
01:01:36et bien c'est aussi difficile
01:01:37donc maintenant la problématique
01:01:38c'est comment on va mettre
01:01:39cela en place
01:01:40puisqu'il y a des voix étudiantes
01:01:41qu'on souhaite entendre
01:01:42à travers plein de sujets
01:01:42cette fois-ci on voulait parler
01:01:44suite aux manifestations
01:01:45qu'il y avait eu ce samedi
01:01:46vous vous en souvenez
01:01:46dans la capitale
01:01:47autour des problèmes
01:01:48vis-à-vis de la police
01:01:49de la haine
01:01:49dont ils sont victimes
01:01:50de manière injustifiée
01:01:51et donc ça va être compliqué
01:01:53on va essayer de remettre
01:01:54ça en place
01:01:55pour poursuivre ce format
01:01:56qui nous sent évidemment
01:01:57à cœur
01:01:57puisque l'essence de ce format
01:02:00c'est le débat
01:02:00c'est ce qu'on souhaite
01:02:01donc on va y retourner
01:02:02pour pouvoir porter
01:02:04ce combat
01:02:05c'est courageux
01:02:06merci beaucoup Lino
01:02:07soyez prudents quand même
01:02:09avec vos équipes
01:02:10justement quand vous allez là-bas
01:02:11parce qu'on voit
01:02:11que c'est pas simple
01:02:12en fait on est dans le même débat
01:02:14depuis tout à l'heure
01:02:15c'est un débat sur l'intolérance
01:02:16c'est un débat sur le manque de respect
01:02:18et c'est un débat sur
01:02:19tout est possible
01:02:20tout est permis
01:02:20tout est possible
01:02:21ce qui me rend d'autant plus triste
01:02:22c'est que 110 ans
01:02:24après la fin du premier conflit mondial
01:02:26où la France a perdu
01:02:272 millions de jeunes
01:02:30et 4 500 000 blessés
01:02:32la France était rassemblée
01:02:34pour lutter contre
01:02:35lutter contre les empires
01:02:37elle s'est rassemblée ensuite
01:02:39en 40 pour lutter
01:02:40contre le nazisme
01:02:40et on voit
01:02:42entre 110 et 80 ans
01:02:45des jeunes
01:02:45qui ne connaissent rien
01:02:46à l'histoire
01:02:46qui sont en train
01:02:49de vilipender la république
01:02:50vilipender la France
01:02:51sont totalement hors normes
01:02:54et ça m'attriste
01:02:55parce que je me dis
01:02:55finalement
01:02:56nos anciens
01:02:57nos grands anciens
01:02:57sont morts pour qui
01:02:58pourquoi
01:02:59voilà
01:02:59et je crois que
01:03:00si on est français aujourd'hui
01:03:01et si on est heureux
01:03:03d'être français
01:03:03c'est grâce au sacrifice
01:03:05de nos grands anciens
01:03:05et je pense que
01:03:06quand on voit
01:03:07ce qui se passe
01:03:08dans nos universités
01:03:09avec des gens
01:03:10qui sont totalement irresponsables
01:03:11ça m'attriste énormément
01:03:13Gilles Casanova
01:03:14la tradition universitaire
01:03:15c'est celle de la liberté
01:03:17et celle du libre débat
01:03:18même s'il est vif
01:03:19même s'il est vif
01:03:21c'est important
01:03:21il ne suffit pas
01:03:22de faire les bisounours
01:03:23comme Nathalie Tomazini
01:03:24dans des amphithéâtres
01:03:26on a souvent vu
01:03:27des gens se dire
01:03:28des choses très vives
01:03:28mais c'est la liberté universitaire
01:03:30il y a en Europe
01:03:32une tradition inverse
01:03:34qui a été d'empêcher
01:03:35par la violence
01:03:36le libre débat
01:03:37elle a été lancée
01:03:38par les amis de Mussolini
01:03:40en Italie
01:03:40le nom était
01:03:42Faccio
01:03:42c'est à dire
01:03:43ça a donné fasciste
01:03:44et en réalité
01:03:45ce qui s'intitule
01:03:46Antifa
01:03:46retrouve aujourd'hui
01:03:48exactement
01:03:49les méthodes italiennes
01:03:50des années 20 et 30
01:03:51c'est terrible
01:03:52vous avez totalement raison
01:03:54autre sujet dans l'actualité
01:03:55que je voulais aborder
01:03:56ce matin
01:03:56c'est la commission
01:03:57sur l'audiovisuel public
01:03:59où ça ne se passe pas
01:04:00très bien non plus
01:04:01on part en direct
01:04:01tout de suite
01:04:02voir ce qui se passe
01:04:03dans cette commission
01:04:04puisque c'est la ministre
01:04:05de la culture
01:04:05et de la communication
01:04:06Rachida Dati
01:04:07vous voyez ces images
01:04:08en direct
01:04:09qui est en train
01:04:10de répondre aux questions
01:04:11et c'est vrai
01:04:13Donia Tangour nous a rejoint
01:04:14bonjour Donia
01:04:14journaliste politique
01:04:15à CNUS
01:04:16vous étiez hier
01:04:16dans la commission
01:04:17et là encore
01:04:18il y a des tensions
01:04:19qui sont totalement surréalistes
01:04:20tension entre le rapporteur
01:04:22tension entre le président
01:04:23de cette commission
01:04:25un président
01:04:26on a le sentiment
01:04:26qu'il y a quelques sujets
01:04:27tabous
01:04:28qu'on n'a pas trop
01:04:28le droit d'aborder
01:04:30il est un peu nerveux
01:04:31ce président
01:04:31de plus en plus
01:04:32écoutez
01:04:33pour être tout à fait honnête
01:04:34c'est une commission
01:04:35d'enquête
01:04:35qui fait couler beaucoup
01:04:36d'encre
01:04:37il faut le dire
01:04:37le sujet
01:04:38c'est fait parler
01:04:40c'est tendu
01:04:41et en tout cas
01:04:41je pense qu'on arrivait
01:04:42vraiment au sommet hier
01:04:43parce que là
01:04:44on a senti
01:04:45que ça allait peut-être
01:04:46au-delà
01:04:46de cette commission
01:04:47d'enquête
01:04:47en tant que spectatrice
01:04:49puisque j'étais présente
01:04:50dans la salle
01:04:51il y avait un malaise
01:04:52parce que
01:04:53pour vous expliquer
01:04:55le déroulé
01:04:55il y avait les anciens
01:04:56ministres de la culture
01:04:57qui étaient auditionnés
01:04:58il y avait
01:04:58Aurélie Filippetti
01:05:00Rodine Bachelot
01:05:02Franck Riester
01:05:03et Rima Abdelmana
01:05:04qui étaient en visioconférence
01:05:06et c'est vrai
01:05:07que les questions
01:05:08du rapporteur
01:05:09étaient très ciblées
01:05:10sur le financement
01:05:12ce qui est l'objet
01:05:13de la commission
01:05:13évidemment
01:05:14et il ne voulait pas
01:05:16c'est vrai
01:05:16en démordre
01:05:17les questions
01:05:18on sentait
01:05:19qu'il y avait quand même
01:05:20un agacement
01:05:21de la part
01:05:22de pas seulement
01:05:23du président
01:05:24mais aussi
01:05:24des auditionnés
01:05:25parce qu'il avait
01:05:26ses questions
01:05:27et il avait leurs réponses
01:05:28quand il n'y a pas
01:05:29de communication possible
01:05:30c'est compliqué
01:05:30Charles Alloncle
01:05:31était très esselé
01:05:32dans ses questions
01:05:33parce qu'en fait
01:05:33il n'avait pas de réponses
01:05:34il n'y avait pas de réponses
01:05:35et il voulait les avoir
01:05:36ce qui est son rôle
01:05:36et le président
01:05:38a voulu interrompre
01:05:39une première fois
01:05:40une heure après
01:05:41le début de la commission
01:05:43il a dit cette phrase
01:05:44qui était
01:05:44j'en ai marre
01:05:45allez j'en ai marre
01:05:46en voyant ça
01:05:48on est quand même
01:05:48assez surpris
01:05:49de la part de députés
01:05:50qui sont quand même
01:05:51les représentants
01:05:52de la voix des français
01:05:53de perdre comme ça
01:05:54ses nerfs
01:05:55on est en train de parler
01:05:56de financement
01:05:57comme vous dites
01:05:57c'est l'argent des français
01:05:58il ne devrait pas avoir
01:06:00de tabou
01:06:00pour savoir
01:06:01comment est géré
01:06:03l'argent
01:06:03par le service public
01:06:05moi vu de l'extérieur
01:06:07parce que je regarde
01:06:07et parce que forcément
01:06:08ça m'intéresse
01:06:09je regarde cette commission
01:06:10moi j'ai mis ça en titre
01:06:12aujourd'hui
01:06:13vous voyez audiovisuel
01:06:13la commission n'est plus tenue
01:06:14en fait j'ai l'impression
01:06:15que c'est plus tenue
01:06:16c'est à dire que ce président
01:06:17Jérémy Patrier-Lettus
01:06:19au début
01:06:19il a un peu fait illusion
01:06:21et aujourd'hui
01:06:22dès qu'on commence à aller
01:06:23dans quelque chose de précis
01:06:24concernant France télé
01:06:25dès que Charles Aloncle
01:06:26est en train de lever un lièvre
01:06:27il s'énerve
01:06:28il arrête tout
01:06:28on va regarder un extrait
01:06:29vous m'expliquez juste après
01:06:30c'est sur Media One en particulier
01:06:32qui est une des plus grosses
01:06:33société de production du moment
01:06:34une société qui produit énormément
01:06:35avec France télé
01:06:37et vous allez voir
01:06:39et là le président s'énerve
01:06:40mais on se dit
01:06:41mais il sait quoi
01:06:42enfin on dirait
01:06:43je sais pas
01:06:43rien
01:06:44regardez
01:06:44je dis depuis le début
01:06:47que Media One est une société
01:06:49qui est détenue en majorité
01:06:51capitalistiquement
01:06:52par un fonds d'investissement
01:06:54américain KKR
01:06:55c'était d'ailleurs
01:06:55l'une des révélations
01:06:56de cette commission d'enquête
01:06:57que vous ayez des liens
01:06:58on le verra peut-être
01:06:59avec des actionnaires
01:07:00de Media One
01:07:01vous pourrez en répondre
01:07:03mais Media One
01:07:04est détenue en majorité
01:07:05par un fonds d'investissement
01:07:06américain
01:07:07c'est tout ce que je dis
01:07:08et je ne comprends pas
01:07:09pourquoi vous expliquez
01:07:11que ce que j'explique
01:07:12est factuellement faux
01:07:13merci monsieur le rapporteur
01:07:14vous venez de porter
01:07:15des accusations très graves
01:07:16contre moi
01:07:16en disant que j'avais des liens
01:07:17avec Media One
01:07:18ce qui est absolument faux
01:07:19donc je suspends cette audition
01:07:20merci monsieur les ministres
01:07:23mais non
01:07:23mais Jérémy franchement
01:07:26mais qu'est-ce que tu fais là
01:07:27pourquoi tu t'interromps
01:07:29monsieur le rapporteur
01:07:30je viens de
01:07:31je viens de suspendre cette audition
01:07:33je viens de suspendre cette audition
01:07:35monsieur le rapporteur
01:07:36vient de me mettre en cause
01:07:37en indiquant que j'avais des liens
01:07:39avec Media One
01:07:39ce qui est absolument faux
01:07:40et donc je mets fin
01:07:41à cette audition
01:07:41et je remercie les ministres
01:07:43monsieur le président
01:07:44mais si c'est faux
01:07:45on répond
01:07:46enfin on ne dit pas
01:07:47j'interromps la commission
01:07:48je vais bouder
01:07:48j'ai eu l'impression
01:07:50qu'il allait bouder
01:07:50c'est sur Alice
01:07:51c'est pour ça que je vous dis
01:07:52que moi en tant que spectatrice
01:07:55j'avais l'impression
01:07:55que ça allait au-delà
01:07:56de cette commission
01:07:57c'était vraiment une lutte
01:07:58d'égo entre les deux hommes
01:07:59on passe au tutoiement
01:08:01là on est complètement sorti
01:08:03en fait de la
01:08:03je crois que le tutoiement
01:08:04lui a échappé
01:08:04parce qu'il était tellement sidéré
01:08:05Charles Lalonde
01:08:06je pense qu'il était tellement sidéré
01:08:07ce que vous n'avez pas vu
01:08:08c'est surtout
01:08:09les pauvres ministres de la culture
01:08:10qui en fait
01:08:11ça s'est terminé
01:08:12d'une façon assez surprenante
01:08:14où il n'y a même pas eu
01:08:15de au revoir
01:08:16aux ministres de la culture
01:08:17qui sont
01:08:18franchement
01:08:19qui étaient complètement désorientés
01:08:20parce que j'ai discuté
01:08:21avec Aurélie Filippetti
01:08:22en sortie
01:08:23c'est vrai qu'en fait
01:08:24finalement
01:08:24parce que ces questions
01:08:25étaient légitimes
01:08:25sur le financement
01:08:26là c'était la phrase de trop
01:08:27je pense que je vous ai dit
01:08:28il avait déjà dit
01:08:29qu'il allait suspendre
01:08:30une première fois
01:08:31je pense que là
01:08:31c'était la goutte d'eau
01:08:32parce qu'il l'a pris
01:08:33pour une accusation
01:08:34et au lieu de répondre
01:08:35comme vous dites
01:08:36ou au moins de dire
01:08:37il aurait pu dire
01:08:38bon ces accusations
01:08:39c'est ce qu'il a fait ce matin
01:08:40c'est ce qu'il a fait ce matin
01:08:41mais il fallait le faire
01:08:41oui mais il a perdu son sang-froid
01:08:43et c'est pour ça que je vous dis
01:08:44que là j'ai l'impression
01:08:44pour être tout à fait honnête
01:08:45que ça allait au-delà
01:08:46de la commission
01:08:46et c'est pour ça que je vous dis
01:08:47j'ai le sentiment
01:08:48que cette commission
01:08:48n'est plus tenue
01:08:49on va regarder
01:08:49vous parler d'un deuxième clash
01:08:50on va regarder le deuxième clash
01:08:51qui s'était déroulé également
01:08:52et c'est pareil
01:08:53il perd son sang-froid
01:08:55on a vraiment l'impression
01:08:56qu'il ne veut pas
01:08:57que Charles Laloncle
01:08:58aille au bout de son enquête
01:08:59regardez
01:08:59Monsieur le Président
01:09:02c'est absolument pas ça
01:09:03le communiqué
01:09:04c'est celui de 15 mars 2025
01:09:06je peux vous le lire
01:09:07si vous voulez
01:09:08le titre
01:09:09France Télévisions
01:09:11maintient pour la 9ème année
01:09:12consécutive
01:09:12des comptes à l'équilibre
01:09:13en 2024
01:09:14le premier sous-titre
01:09:15des résultats exceptionnels
01:09:17pour le groupe
01:09:18en 2024
01:09:18et après
01:09:19on voit
01:09:20depuis 2016
01:09:21les comptes de France Télévisions
01:09:22sont à l'équilibre
01:09:23grâce à une politique
01:09:24de gestion rigoureuse
01:09:25des ressources du groupe
01:09:27les citations
01:09:28je vous les ai expliquées
01:09:29je n'ai pas besoin
01:09:30de reformulation
01:09:31de votre part
01:09:32surtout sur un communiqué
01:09:33qui n'est pas celui de juste
01:09:34c'est pas une reformulation
01:09:34bon monsieur le rapporteur
01:09:35ça suffit maintenant
01:09:36ça suffit monsieur le rapporteur
01:09:37je vais suspendre cette commune
01:09:38je commence à en avoir marre
01:09:39c'est pas une reformulation
01:09:41c'est pas une reformulation
01:09:42c'est pas une reformulation
01:09:42même si elle vous dérange
01:09:44laissez-moi vous poser la question
01:09:46à mesdames et messieurs les ministres
01:09:49comment vous expliquez
01:09:51cet écart
01:09:51entre la communication officielle
01:09:53de France Télévisions
01:09:53et ce que la Cour des comptes
01:09:55a constaté
01:09:55c'est surréaliste
01:09:57c'est à dire
01:09:58la question de Charles Lalon
01:09:59qu'elle est très claire
01:09:59il y a des communiqués
01:10:00de France Télévisions
01:10:00qui sont faits en disant
01:10:01que tout va bien
01:10:02que les comptes sont bons
01:10:02comment est-ce qu'il y a
01:10:03un tel décalage
01:10:04c'est ce qu'il demande
01:10:04comment il y a un tel décalage
01:10:05entre le communiqué
01:10:06et ce que dit la Cour des comptes
01:10:08et ça énerve
01:10:09Jérémie Patrie et Lettus
01:10:10qui pètent les plombs
01:10:12parce qu'il faut rendre à César
01:10:14ce qu'il est à César
01:10:15c'est vrai que la question
01:10:16de Charles Lalon
01:10:17il n'y avait pas de réponse
01:10:17il l'a posé au moins
01:10:18trois ou quatre fois
01:10:19et c'est vrai qu'il n'y a pas
01:10:20eu de réponse
01:10:20parce que c'est vrai
01:10:21qu'il y avait une différence
01:10:21entre le communiqué
01:10:22de France Télévisions
01:10:23et sur les chiffres réalisés
01:10:25il n'y a pas de différence
01:10:26il y a un monde
01:10:26c'est pour ça
01:10:27c'est ça que Charles
01:10:28mettait en avant
01:10:29et je vous dis
01:10:29là c'était
01:10:31franchement c'était le cirque
01:10:33oui mais c'est triste
01:10:34ça donne une image
01:10:35de la politique
01:10:36en plus quand vous voyez
01:10:37Jérémie Petrie et Lettus
01:10:37qui vient et qui s'expose
01:10:38comme l'homme de référence
01:10:41celui qui a une morale
01:10:43à toute épreuve
01:10:44et qui vous fait un cirque
01:10:45comme ça
01:10:45et puis on s'interroge aussi
01:10:46sur la neutralité
01:10:47parce qu'il n'est pas là aussi
01:10:48pour prendre en fait
01:10:48défense
01:10:48je crois qu'il a oublié
01:10:49ce que voulait dire le mot
01:10:50c'est que chacun en fait
01:10:51était sur ses positions
01:10:53on a l'impression
01:10:53que chacun défendait un camp
01:10:54et ça c'était assez dérangeant
01:10:55Amin Albaï
01:10:56et puis Gilles Casanova
01:10:58le sentiment que peuvent avoir
01:10:58les français
01:10:59qui ne connaissent pas réellement
01:11:00le fonctionnement parlementaire
01:11:01c'est qu'ils ont d'un côté
01:11:02un président d'une commission
01:11:04qui est issue des rangs
01:11:05de la minorité présidentielle
01:11:07mais qui défend le système
01:11:08le système
01:11:09et de l'autre côté
01:11:11un rapporteur
01:11:12Charles Allong
01:11:12qui pose des questions
01:11:14qu'on a aussi
01:11:15il faut le reconnaître
01:11:15qu'on n'a pas l'habitude
01:11:16d'entendre
01:11:17et ce sont des questions
01:11:18qui dérangent d'un côté
01:11:19qui font du bien de l'autre
01:11:20parce que
01:11:20et on a envie d'avoir les réponses
01:11:22on a envie surtout
01:11:22d'avoir les réponses
01:11:23juste rapidement
01:11:24les gens qui regardent
01:11:26ont l'impression
01:11:26d'être devant
01:11:27une série américaine
01:11:28une mauvaise
01:11:29excusez-moi
01:11:30parce que si Netflix fait ça
01:11:31il n'aurait pas autant de gens
01:11:32qui regardent
01:11:32dans laquelle
01:11:33on approche du poteau hausse
01:11:35le président essaye
01:11:37d'empêcher à toute force
01:11:38et on verra
01:11:39dans l'épisode prochain
01:11:40si le rapporteur
01:11:41arrive à faire la vérité
01:11:42ou si le président
01:11:44arrive à l'empêcher
01:11:44il peut arrêter quand il veut
01:11:45il peut arrêter
01:11:46les séances quand il veut
01:11:47donc ça n'a pas de sens
01:11:47ça n'a pas de sens
01:11:49bon merci à tous
01:11:49nous aussi on va arrêter d'ailleurs
01:11:50merci de nous avoir suivis
01:11:51dans un instant
01:11:52c'est Loduchard
01:11:52on se retrouve demain
01:11:53direct à 10h35
01:11:54à demain
01:11:54et d'ici là
01:11:54soyez prudents
01:11:55merci de vous
01:11:57merci de vous
01:11:58merci de vous
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