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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00Mercredi 21 janvier 2026, Morandini Live, numéro 1790 sur CNews, première chaîne Info de France.
00:00:10Bonjour et bienvenue en direct.
00:00:12A la une, y a-t-il des zones de non-droit en plein Paris ?
00:00:15Des zones dans lesquelles tout le monde a baissé les bras face aux dealers, face aux SDF et face à l'insécurité.
00:00:21Ce matin, nous allons donc partir dans un square du 18e arrondissement de Paris
00:00:25dans lequel des dealers et des vendeurs à la sauvette font la loi.
00:00:29En particulier, le soir venu, ils escaladent les grilles et deviennent les maîtres des lieux.
00:00:35Les riverains sont désespérés.
00:00:36Depuis des mois, ils tirent la sonnette d'alarme, renoncent à sortir la nuit
00:00:40et vous entendrez une dame qui explique ne plus inviter d'habiller à dîner car elle a peur pour leur sécurité.
00:00:46On est en plein Paris.
00:00:47Je vous le rappelle, on y revient avec nos reportages et nos témoignages dès le début de Morandini Live.
00:00:53Et à propos de trafic de drogue, nous irons aussi en direct à Marseille suivre cette grève de la faim
00:00:58devant la préfecture pour demander de l'aide.
00:01:00Médiateur dans les quartiers nord de Marseille,
00:01:03Mohamed Benmedour entame aujourd'hui une grève de la faim devant la préfecture.
00:01:06Il en a assez des promesses de l'État pour sortir les jeunes du narcotrafic.
00:01:11Et ne voit rien sur le T1.
00:01:13Regardez cette vidéo qu'il a postée hier soir annonçant sa mobilisation.
00:01:17Salut tout le monde, voilà, on est devant la préfecture avec le jeune qu'on prénommera Caïs qui est à la rue.
00:01:25Ils nous ont appelé.
00:01:28Ils veulent peut-être le placer dans un foyer d'urgence, mais encore il n'y a rien de sûr en dehors de Marseille.
00:01:34Mais nous, on sera là demain.
00:01:35On sera là demain à cet endroit et on fera la grève de la faim.
00:01:39Parce qu'il n'y a pas que Caïs, il y a d'autres jeunes dans cette situation-là.
00:01:43Et on ne peut pas laisser les jeunes à la rue.
00:01:45Après, on va se plaindre qu'ils vont dealer ou faire je ne sais pas quoi.
00:01:49Mais ils n'ont pas de quoi manger, n'ont pas de quoi dormir.
00:01:52Et il a fallu, malgré nos interventions auprès du ministre,
00:01:56il a fallu que les journalistes appellent la préfecture pour qu'on ait un début de réaction.
00:02:00Ce n'est pas fini, nous on va maintenir la grève de la faim.
00:02:03Ce n'est pas uniquement sa situation, c'est la situation de tous les jeunes.
00:02:05Et les médiateurs comme moi, les éducateurs qui n'ont pas de moyens de faire de la prévasion
00:02:11auprès des gens qui sont dans la nécessité.
00:02:14Voilà, et sa grève de la faim a commencé à 10h.
00:02:16Nous serons donc en direct avec ce médiateur.
00:02:19Ce sera tout à l'heure dans Morandini Live.
00:02:21Il fait sa grève de la faim devant la préfecture de Marseille.
00:02:24À nouveau, une manifestation qui a mal tourné hier soir à Paris.
00:02:27Quel que soit le sujet, on a quand même le sentiment
00:02:29que plus aucun rassemblement ne peut se tenir sans violence.
00:02:32Hier soir, donc, aux Invalides, c'est la manifestation de la communauté kurde qui s'est mal terminée.
00:02:39La manifestation s'est organisée par des appels lancés sur les réseaux sociaux.
00:02:44Plusieurs dizaines de personnes appartenant à la communauté kurde
00:02:48se sont rassemblées sur l'esplanade des Invalides pour soutenir le Rojava,
00:02:53une administration autonome en Syrie, autrement appelée le Kurdistan syrien.
00:02:57La région est menacée par l'armée régulière du pays.
00:03:03Très vite, le rassemblement dégénère.
00:03:06Des mortiers d'artifices sont lancés sur les forces de l'homme.
00:03:16Les manifestants sont rapidement dispersés.
00:03:19D'autres appels à se rassembler sont d'ores et déjà lancés.
00:03:22Allez, direction Chambéry maintenant.
00:03:26Chambéry où un homme a mis le feu à un fourgon de l'administration pénitentiaire.
00:03:30Ça s'est passé dans la nuit de lundi à mardi.
00:03:32Pourtant, ça se passait sur le parking sécurisé de la maison d'arrêt.
00:03:36L'intersyndicale dénonce une insécurité croissante.
00:03:38Écoutez Didier Louis-Insann qui est secrétaire régionale FO Justice Auvergne.
00:03:42La nuit de lundi à mardi, il y a un individu qui s'est introduit dans le parking des personnels
00:03:50avec un bidon d'essence et donc il a aspergé un véhicule de l'ELSP,
00:03:57de l'équipe locale de sécurité pénitentiaire, et a mis le feu.
00:04:01En propagation, un deuxième véhicule a été incendié.
00:04:04Il ne s'attendait pas du tout.
00:04:06Aujourd'hui, on parlait des gros établissements qui se faisaient attaquer.
00:04:10Aujourd'hui, on parle de chambéry, un petit établissement.
00:04:15Donc, ce n'est pas quelque chose d'assez courant pour eux.
00:04:19Aujourd'hui, on a des détenus d'un peu partout qui peuvent s'y retrouver.
00:04:24Et je pense que cette délinquance-là, voilà, monte partout.
00:04:27Donc, plus personne n'est à l'abri.
00:04:29Et parmi les nuisances auxquelles sont confrontés les riverains,
00:04:32on oublie très souvent les tags.
00:04:34Alors, parfois, ils peuvent être très beaux, c'est vrai, très artistiques,
00:04:37mais tout le monde n'a pas du talent.
00:04:38Et souvent, ce n'est que de la pollution visuelle.
00:04:40Exemple, ce matin à Arles, où depuis un an, un tagueur inonde la ville
00:04:44avec ses inscriptions sur les façades, sur le mobilier urbain et sur les commerces.
00:04:48Mais outre la pollution visuelle, il y a les frais pour effacer ces dégradations.
00:04:52Des frais qui sont conséquents.
00:04:55Dans le centre historique d'Arles, ils sont omniprésents.
00:04:59Depuis un an, des tags signés X braguettes
00:05:02apparaissent quasi quotidiennement sur les façades, les vitrines ou le mobilier urbain.
00:05:07Là, je viens d'en voir un chez La Croix, je ne sais pas si vous avez vu.
00:05:10Il y en a partout, c'est moche.
00:05:11Encore, il aurait un talent artistique, ça irait, mais là, pas du tout.
00:05:15Il faudrait essayer de les attraper, de les corriger.
00:05:18Les commerçants sont fréquemment la cible du tagueur.
00:05:21La responsable de cette agence immobilière voit ses affiches régulièrement vandalisées.
00:05:25Ça coûte cher, oui, oui, oui.
00:05:27Et après, bon, on ne peut pas l'enlever, donc c'est inutilisable.
00:05:31Juste à côté, ce bar a été ciblé à deux reprises.
00:05:34Il l'a fait là, il l'a fait là, et malheureusement, il m'a fait ici, il y a le tac domestique.
00:05:39Il faut faire venir quelqu'un, donc il faut payer quelqu'un qui va nettoyer.
00:05:43Bon, les voisins, pareil, ils ne sont pas contents.
00:05:45Nettoyer ses inscriptions coûte plusieurs centaines d'euros selon l'ampleur des dégradations.
00:05:50Plus d'une dizaine de plaintes ont déjà été déposées par les commerçants.
00:05:53L'auteur des faits encourt une peine de travail d'intérêt général et 3750 euros d'amende.
00:06:00Est-ce la fin des grèves dans les transports pour les vacances de Noël ou pour les vacances de février ou celles d'été ?
00:06:06Alors, on n'y est pas encore, mais ça avance.
00:06:08Un texte allant dans ce sens a été adopté au Sénat.
00:06:11Il vise à interdire les grèves dans les transports à certaines périodes de l'année.
00:06:15Il permet surtout au gouvernement de priver du droit de grève certains salariés pendant un maximum de 30 jours par an.
00:06:21C'est presque un rêve pour ceux qui voyagent.
00:06:24Alors, le texte doit encore être voté à l'Assemblée, mais il fait polémique.
00:06:27Et vous, qu'en pensez-vous ?
00:06:30Je ne suis jamais pour limiter les droits de quoi que ce soit.
00:06:33Mais c'est vrai que quand on est usagé, qu'on va dans les familles, on râle un peu, beaucoup.
00:06:38Bon, moi, ce n'est pas mon cas, mais je connais des gens dans ce cas.
00:06:40À titre personnel, c'est vrai que, globalement, ça pourrait être bien, parce que c'est parfois très contraignant.
00:06:45Le fait qu'il y a la grève, à des moments quand même cruciaux, mais d'un autre côté, le droit de grève, c'est quand même quelque chose de fondamental pour les travailleurs.
00:06:53C'est une adentale à la liberté, je dois manifester le droit de grève.
00:06:56Pour moi, le droit de grève, il est inconditionnel.
00:06:59Ça ne se négocie pas, donc je pense qu'il faut garder la liberté au droit de grève.
00:07:04Par contre, je pense que, d'un point de vue syndical, pour être plus efficace, je pense que ce n'est pas une bonne chose de faire grève à ces moments-là, en tous les cas.
00:07:13Avoir quand même ce juste milieu de pouvoir se déplacer librement et pouvoir aussi faire cette grève.
00:07:20Souvenez-vous, l'an dernier, des boulangers en Vendée, à Charente et à Paris ont été victimes de contrôles et d'amendes pour avoir fait travailler leurs salariés un 1er mai.
00:07:28Alors, nous en avions parlé dans Morandini Live, des boulangers qui veulent travailler, des salariés qui veulent travailler, pourtant c'est interdit.
00:07:35Alors, pour tenter de faire bouger les choses, les débutés débattront demain de l'autorisation de travailler le 1er mai.
00:07:42Un texte présenté par la droite, soutenu par l'exécutif.
00:07:44Cette mesure est décriée par les syndicats qui sont vent debout, mais les boulangers, eux, sont pour.
00:07:52Il faut fermer, on fermera. Mais alors, si on ferme, mais tout le monde ferme, parce qu'il y avait deux poids et deux mesures.
00:07:57Les fleuristes aussi devaient fermer, alors que pour eux, c'est des super gros jours.
00:08:03Par contre, si vous étiez un point chaud, vous pouvez ouvrir.
00:08:06Donc, il y a deux poids et deux mesures. C'est où tout le monde ferme, où tout le monde ouvre.
00:08:10En une demi-journée, on travaille bien, très bien même. On travaille super bien, on n'ouvre pas pour rien.
00:08:16Voilà, elle a raison cette dame et elle sait de quoi elle parle.
00:08:19Des boulangers qui ont une vie difficile, qui se lèvent tôt, qui travaillent tard.
00:08:22Et parfois, malgré tous ses efforts, ils se retrouvent au bord de la faillite.
00:08:25Exemple, à Janzé, c'est en Ile-et-Vilaine, la boulangerie, tenue par Rachel et Christian Briand depuis 2017,
00:08:31a vu les difficultés s'accumuler ces dernières années, au point d'être placée en redressement judiciaire.
00:08:36Alors, leur fils a lancé un appel à l'aide sur les réseaux sociaux pour sauver ses parents.
00:08:41À l'âge où certains préparent leur retraite, mes parents risquent tout simplement de se retrouver à la rue.
00:08:47Et je trouve ça inhumain de travailler autant, de donner sa vie pour nourrir les autres et de finir ainsi.
00:08:53Je sais qu'il y a énormément de causes importantes dans le monde et j'ai presque honte de demander ça.
00:08:58Mais je ne peux pas les regarder s'écrouler sans rien faire.
00:09:01Ils ont tout donné pour nous, pour leur métier.
00:09:03J'ai donc lancé une cagnotte en ligne, même un euro, même deux euros,
00:09:06ou simplement un partage de cette vidéo, ça peut tout changer.
00:09:09On a besoin d'un élan de solidarité pour éponger cette tête et leur permettre de respirer
00:09:13et au moins de ne pas tout perdre.
00:09:15Le lien de la cagnotte est dans ma bio ou en description.
00:09:17Merci d'avoir écouté, merci pour eux.
00:09:20On ne veut pas devenir un énième rideau de fer qui se baisse définitivement.
00:09:26Voilà, un fils qui se mobilise pour ses parents.
00:09:28On y reviendra en fin d'émission, on vous dira comment marche cette cagnotte
00:09:31et vous verrez également ce qu'en pense sa famille.
00:09:34Dans l'actualité média, la commission d'enquête parlementaire sur la neutralité
00:09:38et le financement de l'audiovisuel public qui a repris aujourd'hui,
00:09:41après plus d'un mois de pause, au centre de cette commission,
00:09:44le président Jérémy Patrier-Lettus et le rapporteur Charles Aloncle,
00:09:48deux hommes aux visions parfois opposées et même souvent,
00:09:51et avec des tensions perceptibles dès la première journée hier.
00:09:56La passe d'armes aura débuté avant même la reprise des travaux.
00:09:59Charles Aloncle, rapporteur UDR, pointe du doigt la décision du président
00:10:04horizon de la commission, Jérémy Patrier-Lettus.
00:10:07Je regrette la suspension des travaux pendant plus d'un mois
00:10:11qui a été décidée par le président et par le bureau de la commission d'enquête
00:10:15et je déplore aussi l'entrave de plus de deux mois de France Télévisions
00:10:20qui a plus que tardé à m'envoyer des documents.
00:10:24Réponse du président lors de son propos linéaire.
00:10:27Il n'a jamais été question pour moi de mettre un terme à cette commission d'enquête
00:10:31ou de censurer le rapporteur, l'empêcher de poser ses questions
00:10:34ou de faire son travail, encore moins d'exercer une police dépensée.
00:10:39Autre point de désaccord sur la transmission tardive des documents par France Télévisions.
00:10:44J'ai donc eu de nombreux échanges avec France Télévisions.
00:10:46A ce jour, plus de 26 000 documents ont été transmis au rapporteur,
00:10:50soit vous pourrez compléter, je termine, soit plus d'un million de pages.
00:10:55C'était il y a quelques jours, mercredi dernier, monsieur le Président.
00:10:58Aucune des personnes auditionnées ce mercredi n'avait alors encore pris la parole.
00:11:03Toujours pas de Patrick Sébastien non plus, pourtant réclamé par le rapporteur.
00:11:08En novembre dernier, le président Horizon avait dénoncé une mauvaise idée
00:11:11et le risque de tomber dans une politique spectacle.
00:11:15Mais dans les prochains jours, l'animateur recevra une convocation pour être auditionné.
00:11:19Et puisqu'on parle médias, comme tous les jours, les tops et les flops d'audience des primes,
00:11:23c'est avec Mister Audience, Aïda Skéville, va-t'en.
00:11:28Hier soir, la soirée était très bonne pour France 3 qui est arrivée largement en tête.
00:11:32Sa série face à face a d'ailleurs gagné du terrain en une semaine
00:11:35en attirant hier plus de 3 300 000 téléspectateurs.
00:11:39Avec le grand concours présenté par Arthur TF1 et 2ème,
00:11:42mais avec un score très moyen en dépassant à peine les 2 millions,
00:11:45France 2 et M6 sont quant à elle à la traîne.
00:11:47Le doc de la de la guerre, Donald Trump et nous,
00:11:50et le magazine de Julien Courbet, Appel à témoins,
00:11:52n'ont pas intéressé grand monde en étant autour d'un million trois.
00:11:56Toutes les autres chaînes sont sous le million.
00:11:58Sister a bien résisté en dominant hier soir la TNT grâce au film Percy Jackson,
00:12:02La mère des monstres, qui a rassemblé 858 000 personnes.
00:12:05Sur W9, c'était le retour de l'île de la tentation.
00:12:08La télé-réalité présentée par Delphine Vespizer a attiré 658 000 curieux.
00:12:13Un lancement correct pour cette nouvelle saison.
00:12:15Avec son doc, les armes secrètes de Poutine, Arteta, 542 000.
00:12:19Et c'est TFX qui firme ce classement avec le film Le Plan B,
00:12:22qui est sous les 500 000.
00:12:23Mister Audience vous dit à demain.
00:12:27Allez, je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:12:30André Akotarak, bonjour.
00:12:31Merci d'être avec nous, porte-parole du Rassemblement National.
00:12:33David Zadweweiss, bonjour.
00:12:35Merci d'être là.
00:12:36Adjoint au maire Les Républicains de Le Valois-Péret,
00:12:39Georges Fenech, bonjour.
00:12:40Bonjour Jean-Pierre.
00:12:40Merci d'être là, ancien magistrat.
00:12:42C'est rare de vous avoir dans l'émission, c'est un plaisir.
00:12:43Et j'ai des choses à dire.
00:12:44J'espère bien.
00:12:45En plus, sur les sujets d'aujourd'hui, votre parole va être d'or.
00:12:48Martin Garnion, bonjour.
00:12:50Vice-président du groupe Renaissance des Hauts-de-Seine.
00:12:52Maître Nathalie Tomazini, bonjour.
00:12:54Merci également d'être avec nous.
00:12:55Et puis Thomas Bonnet, journaliste politique à CNews, bonjour.
00:12:58Merci également d'être là.
00:12:59On va commencer en se posant une question très simple.
00:13:02Y a-t-il des zones de non-droit en plein Paris ?
00:13:04Et on va parler en particulier de ce qui se passe dans le 18e arrondissement, puisque visiblement,
00:13:09beaucoup de gens ont baissé les bras vis-à-vis de ce qui se passe dans ce quartier.
00:13:13Il y a des dealers, il y a des SDF, il y a de l'insécurité.
00:13:17Certains résidents refusent maintenant même de faire des dîners le soir parce qu'ils
00:13:21disent que c'est trop dangereux de recevoir des gens.
00:13:23C'est une situation totalement surréaliste parce qu'on est en plein Paris malgré tout.
00:13:27Donc on imagine comment ça se passe dès qu'on sort de Paris.
00:13:30Les équipes de CNews sont donc allées sur place dans le 18e, dans ce parc.
00:13:34Et vous allez voir ce qu'elles ont vu.
00:13:36C'est sidérant.
00:13:3817h, le square Louise de Marillac ferme ses portes.
00:13:42Les dealers et les vendeurs à la sauvette escaladent les grilles.
00:13:46Drogues, cigarettes, psychotropes, tous ces produits y sont stockés par ces bandes.
00:13:51Le jardin fait office de Planck.
00:13:54Depuis 7 ans, ce commerçant a vu ce lieu de détente totalement se transformer.
00:13:59Aujourd'hui, il est squatté selon lui par des individus dangereux.
00:14:03J'ai un voisin qui a le marché sauvage devant chez lui, qui un jour s'est exaspéré,
00:14:07ils l'ont menacé avec un sabre.
00:14:09Des hommes à l'origine d'autres nuisances, cette habitante en est témoin au quotidien.
00:14:13Des bastons, des cris, de la musique à fond parce qu'ils s'installent sur ce qui nous sert à mettre les vélos.
00:14:20Aujourd'hui, Carole s'est adaptée, elle ne reçoit plus à son domicile.
00:14:25Vous avez un peu honte quoi aussi, je vais plutôt chez les gens.
00:14:29Par contre, je fais attention à mes horaires de retour.
00:14:31Dès l'été prochain, la mairie de Paris va transformer le parc en espace canin.
00:14:36Coût de l'opération, 400 000 euros.
00:14:39Une manière, selon la municipalité, de réinvestir les lieux.
00:14:42Cela va permettre un réinvestissement bénéfique de cet espace vert pour les riverains.
00:14:47Pas sûr que les hommes qui stagnent dans le parc soient favorables à cohabiter avec les animaux.
00:14:51En attendant, la mairie de Paris n'y a abandonné les lieux.
00:14:54Deux opérations de nettoyage et d'entretien sont organisées chaque jour.
00:14:59Georges Fenech, ce qui est surréaliste quand même, c'est qu'on a le sentiment d'abandon.
00:15:03En plein Paris, on a le sentiment que vraiment, il y a des zones de non-droit.
00:15:06Je sais que ce mot-là ne plaît pas aux policiers en général parce qu'ils disent non, on peut aller partout.
00:15:09Oui, ils peuvent aller partout, mais quand ils ne sont pas là, ce sont des zones de non-droit.
00:15:13Ce sont des zones de non-droit car ils s'occupent de l'espace public avec toute la criminalité qu'il y a autour.
00:15:19Le trafic de stupéfiants, des agressions, ce n'est pas d'aujourd'hui.
00:15:24On se souvient du Jardin des Halles, il y a eu plusieurs sites comme ça qui ont été squattés par ces trafiquants.
00:15:31Et les citoyens, et les parisiens bien entendu, se demandent mais qu'est-ce qu'attendent les pouvoirs publics ?
00:15:36Il faut que l'hôtel, la mairie de Paris, la municipalité, la région Île-de-France, la préfecture travaillent d'un seul pas, je dirais, dans la même ligne.
00:15:46Et ça c'est la théorie, rien ne...
00:15:47Or il y a eu souvent des conflits entre les différentes collectivités locales, la préfecture,
00:15:53et ce qui fait qu'aujourd'hui on n'arrive pas encore à régler ces problèmes.
00:15:55Il y a un refus manifeste du maire du 18ème.
00:15:59Il se trouve que j'ai de la famille qui habite dans le 18ème.
00:16:02Et donc j'avais à un moment donné sollicité le maire du 18ème par écrit,
00:16:06en lui disant, voilà monsieur le joindre, il y a un problème de bidonville dans votre arrondissement.
00:16:13C'est d'ailleurs le même arrondissement où il y a madame Obono et monsieur Évonique Caron
00:16:17qui sont des intéressants eux aussi, puisque je les avais interpellés.
00:16:20Et il y a un problème de sécurité, etc. pour les habitants.
00:16:24Et c'est vrai que quand je vais voir de la famille là-bas, c'est anxiogène.
00:16:30Mais quand on entend une dame qui vous dit, je ne fais même plus de dîner le soir...
00:16:32Réponse par écrit, prenez-les chez vous à Levallois,
00:16:35parce qu'effectivement ils savaient que j'étais maire de...
00:16:37Premier adjoint au maire de Levallois.
00:16:39Prenez-les chez vous, grosso modo, ce n'était pas son problème.
00:16:42Et c'était... Ce mépris total pour les habitants du 18ème m'avait profondément choqué.
00:16:48J'ai gardé la lettre parce que, je vous dis, c'est profondément choquant
00:16:53le désintérêt et le mépris qu'on peut avoir pour des administrés.
00:16:57Moi, on voit la différence quand on a des collectivités qui s'engagent pour la sécurité.
00:17:02On parle de Levallois.
00:17:03Ben oui, le maire de Levallois, Agnès Potty-Dumas, elle, elle met le paquet.
00:17:07Elle a quasiment doublé les effectifs, on est à 120 gens.
00:17:10Alors, ce qui est intéressant, c'est d'écouter les gens qui habitent dans ces quartiers.
00:17:13C'est ça qui est intéressant et c'est à eux qu'il faut donner la parole.
00:17:16On est en direct avec Nathalie, justement, qui est une habitante dans ce quartier.
00:17:20Bonjour, Nathalie.
00:17:21Merci beaucoup d'être en direct avec nous.
00:17:23Vous n'habitez pas très loin, vous, je crois, de ce jardin, de ce parc qu'on vient de voir.
00:17:28Alors, moi, j'habite rue de la Chapelle.
00:17:30Donc, nous, concernant, si je peux dérouler un petit peu, quelques contextes.
00:17:39Nous, ces dernières années, on a eu, vous le savez, la colline du krach, on a eu tout ça qui a été éliminé.
00:17:48Mais nous nous sommes retrouvés, jusqu'avant les Jeux Olympiques, avec des migrants qui stagnaient sous nos fenêtres.
00:17:55On pouvait avoir de 50 à 100, 150 personnes qui venaient sous nos fenêtres et qui trafiquaient de la drogue,
00:18:05buvaient beaucoup d'alcool, écoutaient de la musique jusqu'à la moitié de la nuit,
00:18:09et puis ensuite s'évaporaient sûrement dans des lieux où on les loge,
00:18:14de manière à ce qu'ils soient frais et dispo pour recommencer le même cirque tous les jours.
00:18:18Il s'avère qu'avec les Jeux Olympiques, ils ont été déplacés en province pour beaucoup,
00:18:25puisqu'on sait qu'il y a eu un fort mouvement pour nettoyer un peu les lieux et les montrer sous un autre jour,
00:18:34puisqu'on a l'aréna juste à côté, dans laquelle il y a eu pas mal d'épreuves sportives.
00:18:41Donc, on nous les a éliminés.
00:18:43Pour autant, certains ne sont pas revenus, mais d'autres reviennent.
00:18:48Et on a une problématique à divers niveaux.
00:18:52Notamment, on a une espèce de mafia afghane qui assure toutes sortes de trafics
00:18:58et qui cause un certain nombre de nuisances et d'insécurités.
00:19:03Ce que je voudrais dire, moi, par rapport à ce que je viens d'entendre,
00:19:06c'est que nous aussi, nous nous sommes adressés aux élus,
00:19:10qu'effectivement, le maire du 18e arrondissement ne se soucie absolument pas de ce qui se passe, de l'insécurité.
00:19:17Je dirais même que les services de l'État vont à rebours de ce qu'ils devraient faire.
00:19:22Parce que, par exemple, je vais vous donner un exemple très concret.
00:19:24Quand vous avez quelqu'un qui, avec un caddie, va faire le traiteur de service
00:19:30en faisant cuire dans des conditions épouvantables, des brochettes qu'il va vendre sur le trottoir,
00:19:35lui, on ne va pas lui envoyer les services vétérinaires.
00:19:38Par contre, si vous avez un établissement, un commerce,
00:19:43là, pour avoir tous les contrôles, il n'y a aucun problème.
00:19:47C'est à la vue et au-dessus de tout le monde, donc il n'y a aucun souci.
00:19:49Le trafic de cigarettes, le trafic de drogue, enfin, tout ce qu'on peut imaginer.
00:19:54On a, bien entendu, aussi sollicité à maintes reprises les forces de l'ordre.
00:19:58Et en offre, il arrive que la police ou que la gendarmerie nous disent
00:20:02mais on a des ordres, on ne peut pas forcément agir.
00:20:05Parfois, ils le font, parfois, ils ne le font pas.
00:20:07Et comme ça a été dit aussi, nous avons, on n'arrive même pas à déterminer
00:20:11quel est le député qui s'occupe de notre secteur, ou Mme Obono, ou M. Caron.
00:20:15Mais quand M. Caron vit dans les beaux quartiers de Versailles
00:20:18et qu'on voit quand leur prise de parole ne sont que pour des sujets extra-français,
00:20:25comment voulez-vous, dans ces conditions, que ce que l'on vit soit pris en compte ?
00:20:28Ils s'en foutent complètement.
00:20:30– Nathalie, la question qu'on posait également, c'était de savoir
00:20:33s'il y avait des zones de non-droit comme ça en plein Paris.
00:20:36Vous avez le sentiment qu'on est, par exemple, dans une zone de non-droit aujourd'hui
00:20:39par rapport à ce qui se passe ?
00:20:41– Dans certains endroits, oui.
00:20:44C'est-à-dire que dès lors qu'on ne se sent pas en sécurité
00:20:47et que la réponse apportée à ce qui n'est pas un sentiment d'insécurité,
00:20:54elle est quasi inexistante.
00:20:56Qu'est-ce que vous voulez faire à un moment donné ?
00:20:58Donc oui, il existe dans Paris comme ailleurs des zones de non-droit,
00:21:02des zones où on laisse faire tout un tas de choses
00:21:05et on se demande quelle est la finalité de tout ça.
00:21:08Alors certes, là, il y a des élections municipales,
00:21:10donc ça remue un peu, ça bouge un peu,
00:21:13mais on voit bien…
00:21:15Je vais vous donner un autre exemple.
00:21:16Dans mon immeuble, il y a eu, il y a quelques semaines,
00:21:20une agression très grave d'un locataire.
00:21:22Et je ne veux pas en dire plus, puisque nous avons porté plainte
00:21:25et l'affaire est vraiment très très grave.
00:21:28Il n'empêche que depuis, ça a dû arriver de mémoire il y a à peu près trois mois,
00:21:33on n'entend parler de rien, rien ne bouge.
00:21:36Donc effectivement, on se demande quelle est la finalité de tout ça,
00:21:40pourquoi on nous maintient dans cet environnement, j'ai envie de dire,
00:21:48à quelle fin ?
00:21:49Voilà, c'est quand même une question qu'on peut se poser vis-à-vis des élus.
00:21:54Et d'un mot, Nathalie, vraiment en cours si vous pouvez,
00:21:57est-ce que vous avez changé, vous, votre façon d'être,
00:21:59votre façon de vivre depuis quelques semaines,
00:22:02depuis quelques mois, depuis que ça se passe comme ça ?
00:22:04On est toujours en hyper-vigilance, donc on est extrêmement prudent.
00:22:11On est toujours en train de regarder ce qui se passe autour de nous.
00:22:14On est très très très très vigilants.
00:22:16Et moi, je vais vous donner un exemple précis aussi.
00:22:20Ma fille n'habite plus avec moi, alors elle est adulte,
00:22:24mais elle habite dans un autre quartier,
00:22:26parce que j'avais trop de craintes pour elle qu'une jeune femme,
00:22:30une petite jeune femme, vive au milieu de tout ça.
00:22:35Oui, c'est-à-dire qu'on change à la fois son mode de vie
00:22:38et on a peur pour les autres.
00:22:41C'est ça qui est terrible.
00:22:42Merci beaucoup, Nathalie, en tout cas.
00:22:43Merci pour votre témoignage.
00:22:44On aura l'occasion de se reparler,
00:22:46parce que votre témoignage, il est très intéressant.
00:22:48On va continuer nous aussi à en parler dans un instant.
00:22:49On va entendre un autre témoignage sur ce qui se passe dans ces quartiers également.
00:22:53Tout de suite, le CNews Info, et puisqu'il est 11h, pile,
00:22:55c'est avec Somaya la Vidie.
00:22:57J'en fais. Au revoir.
00:22:58On commence ce journal par ce faux départ.
00:23:02Air Force One, l'avion présidentiel américain,
00:23:04est rentré à sa base environ une heure après son décollage.
00:23:08Pour la Suisse, la Maison-Blanche a indiqué qu'un problème électrique mineur
00:23:11avait été détecté, entraînant un demi-tour par mesure de précaution.
00:23:15Donald Trump a donc poursuivi son voyage vers Davos
00:23:19à bord d'un autre appareil.
00:23:21En France, deuxième journée de mobilisation des agriculteurs
00:23:24devant le Parlement européen à Strasbourg.
00:23:27Des paysans de France, mais aussi d'autres pays du Vieux Continent,
00:23:30rassemblés depuis hier pour dénoncer la signature du traité du Mercosur samedi au Paraguay.
00:23:35Un accord qui risque d'entraîner une concurrence déloyale
00:23:38dans une filière déjà en crise depuis des décennies.
00:23:42Dans le reste de l'actualité,
00:23:44la compagnie des amendes, fondée en 2018 par Arnaud Montebourg et François Moulias,
00:23:48a déposé plainte devant l'autorité de la concurrence.
00:23:51Elle dénonce l'abus de position dominante des producteurs américains
00:23:55qui faussent le marché européen en tirant avantage de pratiques agricoles destructrices pour l'environnement.
00:24:02On poursuit avec ces 11 interpellations hier soir en marge de la manifestation de Kurda à Paris,
00:24:07place des Invalides.
00:24:09Manifestation aux abords du Quai d'Orsay pour soutenir le Rojava,
00:24:12administration autonome du nord et de l'est de la Syrie,
00:24:16est menacée par les assauts de l'armée d'Hamed Al-Shara,
00:24:20ex-djihadiste devenu président de la Syrie en 2023.
00:24:23Les participants ont dénoncé le silence, la passivité, voire la complicité des grandes puissances.
00:24:30Fin de l'aventure pour les avocats historiques de Cédric Jubilard.
00:24:34Condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse Delphine,
00:24:37l'artisan plaquiste de 38 ans a décidé de se séparer de maître Alexandre Martin et Emmanuel Franck
00:24:43qui s'étaient pourtant battus durant plus de 4 ans.
00:24:47Depuis ce lundi, c'est le pénaliste toulousain Pierre de Buisson qui sera chargé d'assurer sa défense
00:24:52et notamment préparer le prochain procès en appel qui pourrait avoir lieu début 2027.
00:25:00A la une de l'actualité internationale, après le retrait des forces kurdes hier,
00:25:04l'armée syrienne annonce être entrée depuis ce matin dans l'immense camp de détention d'Al-Hol
00:25:09dans le nord-est du pays.
00:25:11Un camp qui abrite des familles de djihadistes du groupe Etat islamique,
00:25:1424 000 personnes au total, dont 15 000 Syriens
00:25:17et environ 6 300 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités
00:25:21parmi lesquelles des occidentaux
00:25:23et duquel certains d'entre eux ont pu s'échapper ces dernières heures.
00:25:28Deux jours après la catastrophe d'Adam Mouza en Andalousie
00:25:31où au moins 42 personnes ont péri et plus de 120 ont été blessées.
00:25:35Le sort s'acharne en Espagne, un mort et 5 blessés graves
00:25:38dans une nouvelle catastrophe ferroviaire hier.
00:25:41Un train de banlieue à destination de Barcelone a heurté les débris
00:25:44d'un mur de soutènement qui s'était effondré sur la voie près de Gélida
00:25:48à une quarantaine de kilomètres de la capitale catalane.
00:25:52Et puis Washington annonce avoir saisi un nouveau pétrolier dans les Caraïbes.
00:25:56Il s'agit de la septième opération de ce type depuis décembre,
00:26:00depuis que Donald Trump a décidé un blocus de navires sous sanction
00:26:03en lien avec le Venezuela.
00:26:05Le commandement militaire américain pour le sud du continent
00:26:08a précisé que l'opération s'était, je cite,
00:26:11« déroulée sans incident ».
00:26:13Merci beaucoup Somaya, on vous retrouve tout à l'heure à midi
00:26:15pour faire un nouveau point sur l'information.
00:26:17On continue donc à se poser cette question
00:26:19de savoir s'il existe en plein Paris des zones de non-droit.
00:26:22Vous avez vu ces images du 18e arrondissement
00:26:24qui ont été tournées par nos équipes, vous avez entendu le témoignage
00:26:27également il y a quelques instants, Dracotarac,
00:26:29face à ce qui se passe dans, c'est Paris,
00:26:31mais c'est dans beaucoup d'autres villes également à travers la France
00:26:34et c'est ça justement le problème.
00:26:36Qu'est-ce qu'on peut faire en fait, à part mettre plus de policiers,
00:26:38c'est ce qu'on dit souvent, mais ça va suffire
00:26:40et puis surtout, dans combien de temps on pourra avoir plus de policiers
00:26:43pour pouvoir les mettre dans ces zones-là ?
00:26:45Oui, c'est vrai, alors en écoutant Nathalie, je me disais
00:26:47mais ils sont loin les Jeux Olympiques quand même.
00:26:49Parce que lorsqu'il y avait les Jeux Olympiques,
00:26:52manifestement on pouvait se promener en toute sécurité dans Paris,
00:26:55il y avait une présence policière,
00:26:57il n'y avait pas de trafic
00:26:58et finalement les gens vivaient bien.
00:27:01Mais on avait fait remonter tous les policiers de France,
00:27:03on les avait fait remonter vers Paris
00:27:04pour sécuriser Paris, donc ça ne peut pas durer.
00:27:06Il faut faire des Jeux Olympiques perpétuels,
00:27:08je vous dis que quand on veut, on peut.
00:27:10Pourquoi ? Parce que quand je vous écoute,
00:27:11tout à l'heure, vous avez écrit au maire du 18ème
00:27:14qui vous dit, prenez-les chez vous, etc.
00:27:16Mais pardon, on ne lui demande pas,
00:27:17on ne pose pas une question.
00:27:19Le maire, il est responsable de l'ordre public sur son territoire,
00:27:22c'est-à-dire notamment de la sécurité, de la salubrité.
00:27:24Vous pensez que l'ordre public règne à Porte-de-la-Chapelle ?
00:27:27Certainement pas.
00:27:28C'est pareil pour la préfecture, responsable de l'ordre public.
00:27:30Moi, ça fait, je ne sais pas, 6 ans que je viens chez vous,
00:27:33M. Moranis, j'ai l'impression que ça fait 6 ans
00:27:36d'obsession, mais parce que manifestement,
00:27:38les problèmes sont toujours là.
00:27:40On avait entendu à l'époque des commerçants
00:27:42qui n'arrivaient plus à entreprendre,
00:27:44qui n'avaient plus de liberté de commerce,
00:27:46qui est une valeur constitutionnelle.
00:27:47On avait les trafiquants, on a des migrants.
00:27:51Tout à l'heure, madame parlait d'une mafia afghane.
00:27:53Mais moi, je regarde les chiffres du très sévère M. Rotaillot.
00:27:57Sous Rotaillot, les Afghans sont devenus
00:28:00la première demande d'asile en Europe.
00:28:03Ils viennent en France.
00:28:04Est-ce que c'est bénéfique quand on sait
00:28:06que 1% des Afghans sont contre la charia ?
00:28:10Est-ce que c'est possible ?
00:28:11Tant d'un point de vue identitaire
00:28:12que d'un point de vue criminel.
00:28:14Et enfin, on parlait de M. Caron,
00:28:16qui est responsable aussi,
00:28:17qui devrait peut-être faire remonter
00:28:18les problèmes de son territoire à l'Assemblée nationale.
00:28:21C'est un peu son rôle là aussi, comme le maire.
00:28:23Au moins faire un truc.
00:28:24Il pourrait au moins faire un truc.
00:28:25Le tweet changera rien.
00:28:26M. Caron, c'est quelqu'un, vous en souvenez,
00:28:29je le dis pour vos éditeurs,
00:28:30députés de la France Insoumise,
00:28:31qui disait aux gens
00:28:32« Ne tuez pas des moustiques ».
00:28:34Mais là, il ne s'agit pas de moustiques.
00:28:36Il s'agit de citoyens français
00:28:38qui n'arrivent plus à vivre,
00:28:39qui sont déclassés.
00:28:40Vous avez des gens qui ont travaillé toute leur vie,
00:28:41qui ont fait un crédit,
00:28:42qui sont propriétaires d'un appartement,
00:28:44dont la valeur a baissé.
00:28:46Je veux dire, il y a un déclassement total.
00:28:47Moi, c'est ça qui est fou.
00:28:50C'est-à-dire qu'ils ne peuvent même plus vivre,
00:28:51M. Tomasini,
00:28:52ils ne peuvent même plus vivre normalement.
00:28:53Ils vous expliquent qu'on ne fait pas de dîner le soir,
00:28:55on n'invite plus ses amis.
00:28:57Et c'était très fort ce que nous disait Nathalie
00:28:58à la fin quand elle nous dit
00:28:59« Ah oui, moi, ma fille, je ne voulais pas
00:29:00qu'elle vive dans ce quartier-là ».
00:29:01On a l'impression qu'on est dans un autre monde, en fait.
00:29:03C'est ce que j'allais vous dire.
00:29:05Le témoignage illustre parfaitement ce que je pense.
00:29:09Pour faire bouger les choses,
00:29:11il faut un événement dramatique,
00:29:13comme le viol d'une jeune femme
00:29:15par de la chapelle.
00:29:17Et là, on va en parler
00:29:19sur tous les médias.
00:29:20Et là, vous verrez que le maire du 18e,
00:29:23il va devoir agir.
00:29:25C'est toujours pareil.
00:29:26C'est toujours pareil.
00:29:28C'est à la lumière d'événements dramatiques
00:29:30que finalement, on prend des dispositions.
00:29:33Donc, il faut attendre le viol,
00:29:35le meurtre d'une jeune femme
00:29:38ou d'un enfant ou d'un jeune homme
00:29:39pour que finalement,
00:29:41les politiques se saisissent du problème.
00:29:44C'est incroyable.
00:29:45Martin Garagnon, puisque vous êtes politique,
00:29:48est-ce que ce n'est pas aussi le fait
00:29:49que les politiques sont déconnectées
00:29:51de la réalité ?
00:29:52C'est-à-dire que ces témoignages-là,
00:29:53ils ne veulent pas les entendre
00:29:54quand vous avez le maire.
00:29:55Alors, le maire qui peut nous appeler,
00:29:56qui peut répondre.
00:29:57S'il veut venir demain,
00:29:58il sera le bienvenu, bien évidemment.
00:29:59On n'a rien contre lui.
00:30:00Et s'il veut s'expliquer,
00:30:01ce sera avec plaisir.
00:30:02Mais quand vous avez le maire
00:30:03qui vous dit,
00:30:03bon, prenez-le chez vous, etc.
00:30:05Est-ce qu'il n'y a pas une déconnexion
00:30:06entre les politiques,
00:30:07c'est ce que reprochent beaucoup
00:30:08les Français d'ailleurs aux politiques,
00:30:09et leur réalité ?
00:30:11Il faut qu'ils les entendent,
00:30:12ces témoignages.
00:30:12Mais visiblement,
00:30:13la déconnexion,
00:30:14elle est évidente
00:30:15parce que vous voyez bien
00:30:16que le maire,
00:30:17qui est censé être l'élu
00:30:17le plus proche des réalités
00:30:19de terrain de ses concitoyens,
00:30:20visiblement,
00:30:21se désintéresse totalement
00:30:22de la situation.
00:30:23Et visiblement,
00:30:23la seule insécurité
00:30:24qui interpelle le maire
00:30:26socialiste du 18e,
00:30:27c'est celle qui concerne
00:30:28la publication de ses notes de frais
00:30:29en tant qu'élu.
00:30:30Ça pose quand même problème.
00:30:31Vous ne l'avez pas entendu
00:30:31sur les sujets d'insécurité
00:30:33dans son arrondissement
00:30:34qui sont pourtant dramatiques.
00:30:35C'est le bilan aussi
00:30:36d'une municipalité,
00:30:37d'un fiasco depuis 25 ans
00:30:39de cette majorité socialiste,
00:30:40Hidalgo...
00:30:41La sécurité,
00:30:42c'est pas...
00:30:42Je ne vais pas défendre
00:30:43la maire de Paris,
00:30:45mais en fait,
00:30:45quand même,
00:30:46il faut être honnête,
00:30:46la sécurité,
00:30:47ce n'est pas que
00:30:48la responsabilité de la mairie.
00:30:49Mais David Xavier Veil
00:30:50l'a dit aussi,
00:30:51il n'y a pas de fatalité.
00:30:52La preuve,
00:30:53vous évoquiez à juste titre
00:30:54la ville de Levallois
00:30:55où les problèmes d'insécurité
00:30:57existent,
00:30:57mais ne sont pas de ce niveau-là.
00:30:58Ce qui montre bien
00:30:59qu'il y a aussi
00:30:59une marge de manœuvre,
00:31:00une action qui est possible
00:31:01quand vous êtes maire.
00:31:02Vous ne pouvez pas
00:31:02constamment vous défausser,
00:31:04aller dans un premier temps
00:31:05requérir le mandat
00:31:07de vos concitoyens
00:31:07et dans un deuxième temps
00:31:08vous défausser en disant
00:31:09non, mais en fait,
00:31:09ce n'est pas moi,
00:31:10c'est la préfecture de police,
00:31:11c'est la région de Valérie Pécresse,
00:31:12c'est l'État.
00:31:13Ce n'est pas possible,
00:31:14ça n'est pas crédible.
00:31:15Mais tout le monde
00:31:15se renvoie la balle en permanence.
00:31:16Nous, chaque fois qu'on traite
00:31:17un sujet comme ça,
00:31:17on dit,
00:31:18ah ben demandez au maire.
00:31:18Et le maire,
00:31:19il vous dit,
00:31:19demandez à l'État,
00:31:20l'État de vous dit
00:31:21que vous avez raison.
00:31:21C'est insupportable.
00:31:22Ça dépend des interlocuteurs.
00:31:23À gauche,
00:31:24c'est souvent le cas,
00:31:25on faisait des fausses,
00:31:25mais que ce soit Martin,
00:31:27vous demandez bien
00:31:27de la police municipale.
00:31:28Évidemment,
00:31:29armez la police municipale,
00:31:30plus d'engagement
00:31:31de police municipale.
00:31:32On appelle ça un continu.
00:31:34On est d'accord là-dessus.
00:31:35On appelle ça un continu.
00:31:37C'est dans la loi
00:31:39qui avait été votée.
00:31:40Donc, il y a
00:31:41une complémentarité
00:31:43entre la police municipale
00:31:44et la police nationale.
00:31:46Chacun dans son rôle,
00:31:47mais complémentaire.
00:31:48Regardez,
00:31:49vous parlez de Paris,
00:31:50mais je prends
00:31:50Lyon, par exemple,
00:31:51une ville que je connais bien.
00:31:53Le maire vient de se réveiller.
00:31:54C'est les élections municipales.
00:31:55Il vient de créer
00:31:56une brigade anti-civilité.
00:31:58Pourquoi n'a-t-il pas fait plus tôt ?
00:31:59Vous voyez bien
00:32:00qu'il y a un problème.
00:32:00Et encore,
00:32:01c'est une brigade anti-incivilité.
00:32:02Oui, anti-incivilité.
00:32:04C'est quoi l'incivilité ?
00:32:05C'est un danger
00:32:05qu'un papier par terre ?
00:32:06Absolument.
00:32:07Il y a une idéologie derrière.
00:32:09C'est toute la question.
00:32:10On parle des témoins,
00:32:11parce que je dis
00:32:12qu'il faut les écouter.
00:32:12Je vous propose
00:32:13d'écouter un autre témoin
00:32:14qui vit dans ce quartier-là.
00:32:16En plus,
00:32:16elle a peur.
00:32:17Elle témoigne de façon anonyme.
00:32:18C'est-à-dire qu'elle a rencontré
00:32:19nos équipes.
00:32:19Mais elle dit
00:32:20« Surtout,
00:32:20il ne faut pas qu'on me reconnaît. »
00:32:21Vous vous rendez compte ?
00:32:22En fait,
00:32:22elle habite le quartier.
00:32:23Elle veut témoigner simplement
00:32:24de la réalité.
00:32:24Elle demande à être anonyme.
00:32:26Alors, écoutez
00:32:26ce qu'elle raconte
00:32:27et ce qu'est son quotidien.
00:32:29Mon quotidien,
00:32:30c'est
00:32:30je vois des vendeurs de clopes,
00:32:33des vendeurs de drogue,
00:32:34des bastons,
00:32:36d'écrire,
00:32:37de la musique à fond
00:32:38parce qu'ils s'installent
00:32:39sur ce qui nous sert
00:32:40à mettre les vélos.
00:32:42Ils se mettent dessus,
00:32:43ça leur fait des bancs
00:32:43et c'est la musique à fond.
00:32:46Ils fument.
00:32:47Bref,
00:32:48ils roulent des pétards.
00:32:49Ils sont là à la musique.
00:32:50Ils crient.
00:32:50Ils font des hurlements.
00:32:53Je ne sais pas quoi.
00:32:53Ça correspond.
00:32:54C'est peut-être dans l'heure.
00:32:55Mais voilà,
00:32:56c'est ça le quotidien.
00:32:58Et ça dure jusqu'à une heure,
00:32:59une heure et demie du matin.
00:33:01C'est épuisant.
00:33:02Mais c'est épuisant.
00:33:03Mais après,
00:33:03oui,
00:33:04moi,
00:33:04après,
00:33:04vous allez me dire
00:33:05« Il faut partir,
00:33:05il faut partir. »
00:33:06Mais partir,
00:33:08moi,
00:33:08je ne peux pas avoir
00:33:09un autre appart.
00:33:10Il faut vendre pour partir.
00:33:11Puis en plus,
00:33:12ce quartier,
00:33:12je l'aimais bien.
00:33:13Il était bien.
00:33:15Ce qu'on me disait aussi,
00:33:16c'est qu'avant,
00:33:16il y avait des marchands.
00:33:17Il y avait des magasins.
00:33:18Ah oui,
00:33:19il y avait des marchands.
00:33:20Oui,
00:33:20c'est vrai que pour revenir
00:33:21sur la rue Maxormois,
00:33:22c'est 90 % afghans.
00:33:26Et en plus,
00:33:27c'est que des magasins
00:33:27de graines.
00:33:28Donc,
00:33:28je ne savais pas
00:33:29qu'ils mangeaient
00:33:29que des graines.
00:33:30Mais avant,
00:33:31il y avait une librairie.
00:33:32Moi,
00:33:32quand je suis arrivée,
00:33:33il y avait une librairie,
00:33:35il y avait des commerces,
00:33:36des bouchers,
00:33:37des trucs.
00:33:38Là,
00:33:39à part un monoprix,
00:33:40il nous dit
00:33:41notre maire du 18ème A,
00:33:43vous avez le monoprix,
00:33:44le franc-prix,
00:33:44le carrefour,
00:33:45ça vous suffit.
00:33:47Ben,
00:33:47ce n'est pas ça.
00:33:48Voilà.
00:33:48Quand vous en parlez,
00:33:49vous,
00:33:49ici,
00:33:50dans l'immeuble,
00:33:50qu'est-ce qu'ils en pensent ?
00:33:51Ben,
00:33:51on est tous en colère.
00:33:52Ben,
00:33:53on voit bien
00:33:53qu'on est tous abandonnés.
00:33:54Quand on entend à la télé,
00:33:55des gens disent
00:33:56ouais,
00:33:56on est abandonnés.
00:33:57C'est vrai qu'on se dit
00:33:57comment on peut être abandonnés
00:33:58en France
00:33:59au XXIe siècle
00:34:00dans la capitale Paris ?
00:34:02Ben,
00:34:02on est abandonnés,
00:34:03ouais.
00:34:04Elle a tout résumé,
00:34:04Caroline.
00:34:05On est abandonnés
00:34:06et il est très fort,
00:34:07ce témoignage de m'abonner
00:34:08parce qu'il y a beaucoup
00:34:09de Français
00:34:09qui le ressentent en plus,
00:34:10que ce soit à Paris,
00:34:11que ce soit à Lyon,
00:34:12que ce soit à Marseille,
00:34:13beaucoup de Français
00:34:13se disent
00:34:13on est abandonnés,
00:34:14ils n'en ont rien à faire de nous.
00:34:16Et quand on vous dit ça,
00:34:18parfois vous êtes taxés
00:34:19de tous les mois,
00:34:20vous vous rappelez
00:34:20de ce média américain
00:34:21qui avait fait une carte de Paris
00:34:22avec les no-go zones ?
00:34:23C'était déjà la même idée.
00:34:25J'ai regardé,
00:34:25c'était il y a 10 ans,
00:34:26plus de 10 ans.
00:34:26Et à l'époque,
00:34:27tout le monde leur était tombé dessus
00:34:28en disant
00:34:28mais vous n'avez pas le droit
00:34:29de dire qu'il y a des no...
00:34:29En fait, si,
00:34:30il y a des zones de non-droits
00:34:31en plein Paris
00:34:31et votre titre est juste
00:34:32à ce titre-là.
00:34:34Alors après...
00:34:34Pourtant,
00:34:34on a mis un point d'interrogation.
00:34:35Oui,
00:34:35je suis prudent,
00:34:37j'ai mis un point d'interrogation.
00:34:38Après l'exclamation.
00:34:40Après les démoignages
00:34:40qu'on vient d'entendre,
00:34:41je pense que vous pouvez
00:34:41prendre un point d'interrogation.
00:34:43Tout a été très bien dit
00:34:44sur la présence policière.
00:34:45Il y a quand même un mot,
00:34:46M-A-U-X,
00:34:47un mal plutôt
00:34:48sur lequel il faut se battre.
00:34:50C'est quand même
00:34:50le désordre migratoire.
00:34:52C'est-à-dire que le désordre migratoire
00:34:53entraîne le désordre dans nos rues.
00:34:54C'est vrai à Paris,
00:34:55c'est vrai à Marseille,
00:34:56c'est vrai à Lyon.
00:34:57Et en fait,
00:34:57quand vous ne contrôlez pas
00:34:58qui entre sur votre territoire,
00:34:59après oui,
00:35:00il y a des personnes
00:35:02qui vont se réunir
00:35:02sous le mafia afghane
00:35:04pour reprendre l'expression
00:35:04de cette témoin.
00:35:06Et ça,
00:35:06ça pose de sérieuses difficultés.
00:35:07Les policiers pourront les interpeller.
00:35:08Ils vont ressortir le lendemain.
00:35:10Alors,
00:35:10c'est vrai que tout le monde
00:35:11réclame de l'aide
00:35:11dans ces quartiers-là.
00:35:12Vous avez les habitants
00:35:13qui réclament de l'aide.
00:35:15Et alors,
00:35:15vous avez également
00:35:16certains médiateurs
00:35:16qui réclament de l'aide.
00:35:18Alors,
00:35:18on va partir à Marseille,
00:35:19justement,
00:35:20puisqu'à Marseille,
00:35:21il y a un médiateur
00:35:21qu'on avait la semaine dernière
00:35:22sur notre antenne
00:35:23qui s'appelle Mohamed Ben-Médour
00:35:24qui avait dit
00:35:25« J'arrête pas de réclamer de l'aide.
00:35:26J'ai rencontré Emmanuel Macron,
00:35:28je lui ai demandé de l'aide,
00:35:28je n'ai pas eu de réponse.
00:35:29Je rencontre les ministres,
00:35:30je leur demande de l'aide,
00:35:31je n'ai pas de réponse. »
00:35:31Donc,
00:35:31il a décidé,
00:35:32depuis ce matin,
00:35:33d'entamer une grève de la faim
00:35:34devant la préfecture
00:35:35des Bouches-du-Rhône.
00:35:37On est en direct
00:35:38avec Mohamed Ben-Médour
00:35:39en direct de Marseille.
00:35:41Bonjour Mohamed.
00:35:44Merci d'être en direct avec nous.
00:35:46Vous êtes devant la préfecture
00:35:47à Marseille.
00:35:49Vous commencez cette grève de la faim
00:35:50pour bien comprendre
00:35:52pourquoi vous lancez
00:35:53un appel au secours.
00:35:55Je lance un appel au secours.
00:35:58C'est ma dernière cartouche.
00:36:00J'ai interpellé Emmanuel Macron
00:36:02à plusieurs reprises.
00:36:03Ça a commencé le 1er septembre 2021.
00:36:05Il y a eu plusieurs visites officielles.
00:36:06J'ai interpellé les ministres.
00:36:08Récemment,
00:36:09la semaine dernière,
00:36:10M. Vincent Jambrin,
00:36:11que j'ai confronté
00:36:12à un jeune
00:36:12qui sort de prison,
00:36:14qui n'a pas de logement,
00:36:15qui ne veut pas rebasculer
00:36:16dans le narcotrafic
00:36:17et personne de son entourage
00:36:20a pris le numéro du jeune
00:36:21pour lui proposer
00:36:22une solution d'hébergement
00:36:24en urgence.
00:36:26En plus,
00:36:27j'ai eu,
00:36:28pendant de nombreuses années,
00:36:29des jeunes dans mes mains
00:36:30qui se sont fait assassiner,
00:36:31des amis à moi,
00:36:33qui sont morts de mort violente,
00:36:34des amis à moi
00:36:35qui sont en prison,
00:36:36des amis à moi
00:36:37qui risquent
00:36:38de retourner en prison.
00:36:39Moi,
00:36:40je n'en peux plus
00:36:40ce quotidien-là.
00:36:42Je n'ai pas de problème
00:36:42avec les narcotrafiquants.
00:36:44Ils respectent mon travail.
00:36:45Puis après,
00:36:45comme ils m'ont dit,
00:36:46ils m'ont dit,
00:36:47nous,
00:36:47Mohamed,
00:36:48c'est bien ce que tu fais.
00:36:49On t'a connu.
00:36:49Tu nous as connus petit,
00:36:51tu t'es occupé de nous.
00:36:52Mais nous,
00:36:52après,
00:36:52on fait notre business.
00:36:54On a besoin de main-d'oeuvre.
00:36:57On recrute.
00:36:58On ne leur met pas le couteau
00:36:58sur la gorge.
00:36:59On les paye.
00:37:00Voilà.
00:37:01Après,
00:37:01ceux qui veulent s'en sortir,
00:37:02ils veulent s'en sortir.
00:37:04Donc,
00:37:04ce que je demande,
00:37:05c'est que moi,
00:37:06les narcotrafiquants
00:37:07ne viennent pas m'emmerder.
00:37:08Il faut que l'État,
00:37:09quand même,
00:37:10je les sollicite depuis des années
00:37:12qu'ils répondent à mes demandes.
00:37:14Moi,
00:37:14je demande à ce qu'on travaille.
00:37:15On se mette autour de la table.
00:37:17On se mette autour de la table
00:37:18et on trouve un plan d'action
00:37:20d'urgence pour ces jeunes-là.
00:37:21J'ai le chargé de mission
00:37:22de la préfecture
00:37:23qui doit s'occuper
00:37:24de la prévention.
00:37:25Il ne fait que me mettre
00:37:26des bâtons dans les roues
00:37:27depuis des années.
00:37:29Ce n'est pas possible,
00:37:30ça.
00:37:30Mais Mohamed,
00:37:31vous avez rencontré
00:37:32le président de la République,
00:37:33par exemple,
00:37:33il y a quelque temps.
00:37:34On nous explique
00:37:34qu'il y a des sommes faramineuses
00:37:36d'argent qui sont mises
00:37:37dans ces quartiers-là.
00:37:38Cet argent sert à quoi
00:37:39si ça ne sert pas
00:37:40à aider les jeunes
00:37:40qui ont envie de s'en sortir ?
00:37:42Si ça ne sert pas
00:37:43à aider tous ces jeunes,
00:37:44ça sert à quoi ?
00:37:46Justement,
00:37:47le mieux,
00:37:49je vais vous passer Caïs.
00:37:50Il me parlait,
00:37:51mais ils sont où ces millions ?
00:37:52Je lui ai dit,
00:37:53Caïs,
00:37:53il y a 20 millions d'euros
00:37:54déversés par l'État
00:37:57pour justement
00:38:00aider les associations.
00:38:02Caïs.
00:38:02Alors Caïs,
00:38:03on va expliquer qui c'est.
00:38:04Expliquez-nous qui c'est,
00:38:05Mohamed.
00:38:06Caïs,
00:38:06c'est un jeune
00:38:06que j'ai connu
00:38:07à l'âge de 9 ans.
00:38:08Je le retrouve 10 ans après.
00:38:09Il m'a retrouvé
00:38:10sur les réseaux sociaux.
00:38:11Il vient de sortir de prison.
00:38:13Il s'est pris
00:38:14il est dans le narcotrafic
00:38:16depuis l'âge de 14-15 ans.
00:38:17Il s'est pris une balle
00:38:18à la paternelle
00:38:19en 2023.
00:38:20Lui,
00:38:21il veut sortir de tout ça,
00:38:22mais il n'a pas de logement.
00:38:24Il n'a pas de travail.
00:38:25Il a interpellé le ministre
00:38:27vendredi dernier.
00:38:29Il n'a pas eu de réponse.
00:38:30Il a parlé sur votre antenne.
00:38:32Il est là aujourd'hui
00:38:32avec moi,
00:38:33comme vous pouvez le voir.
00:38:34Il est ici,
00:38:36avec la capuche.
00:38:37Il est devant la préfecture.
00:38:39On a pris un campement.
00:38:40Donc,
00:38:40vous pouvez le voir,
00:38:41il y a un lit.
00:38:43Il y a deux litres de camp,
00:38:46pardon.
00:38:46Mais est-ce que vous allez être reçu
00:38:47par le préfet ?
00:38:50Est-ce que vous avez des contacts ?
00:38:51On a le sous-préfet de police
00:38:54qui nous a contacté,
00:38:55qui devrait nous recevoir
00:38:56en fin de matinée.
00:38:57Mais nous,
00:38:58on aimerait être reçu
00:39:00par la préfète déléguée
00:39:01à l'égalité des échanges
00:39:02parce que c'est son rôle
00:39:03et parce qu'on l'a sollicité
00:39:05à maintenir une reprise
00:39:06par mail
00:39:08après avoir rencontré
00:39:09le président de la République,
00:39:10avant de l'avoir rencontré.
00:39:11On a Bruno Pommard
00:39:13qui a été reçu récemment
00:39:15par elle
00:39:16et qui lui a dit
00:39:17qu'il faudrait recevoir
00:39:17Mohamed Benmedour.
00:39:19Il se bat pour la jeunesse marseillaise.
00:39:20Il fait un travail considérable
00:39:22dans les quartiers.
00:39:23Les gens le respectent.
00:39:24Il veut apporter des solutions.
00:39:26Moi,
00:39:27j'ai des solutions à proposer.
00:39:28Plan d'action d'urgence.
00:39:30Plan d'action d'urgence.
00:39:31On prend le jeune,
00:39:32il sort du réseau.
00:39:33Moi,
00:39:33je vais le chercher dans le réseau.
00:39:34Il sort de prison
00:39:34et on le met dans un dispositif.
00:39:38On lui met le pied à l'étrier.
00:39:40On ne le lâche pas.
00:39:41On ne le lâche pas.
00:39:42Cet argent,
00:39:43il faut qu'il serve à quelque chose.
00:39:45On a Georges Fenec sur le plateau
00:39:47qui est un ancien magistrat.
00:39:48Vous voyez, Georges,
00:39:49le combat de Mohamed Benmedour
00:39:51qui dit
00:39:51finalement,
00:39:52il y a les grands discours.
00:39:53Il y a le président qui vient,
00:39:54tout le monde vient, etc.
00:39:55Mais sur le fond,
00:39:56il n'y a rien sur le terrain.
00:39:57Aidez-nous.
00:39:58C'est incompréhensible
00:39:59qu'il ne soit même pas reçu
00:40:00pour discuter
00:40:00alors que ça fait des années.
00:40:01Il est connu,
00:40:02il est passé sur toutes les chaînes,
00:40:03Mohamed.
00:40:04Il est connu,
00:40:04donc on sait son travail,
00:40:06on sait ce qu'il fait.
00:40:07On ne le reçoit même pas.
00:40:08Il est obligé de faire une grève de la faim
00:40:09à partir de ce matin
00:40:10pour dire
00:40:10recevez-moi et bougez-vous.
00:40:12Non, mais c'est scandaleux.
00:40:13Voilà quelqu'un
00:40:14qui fait vraiment preuve
00:40:15de bonne volonté,
00:40:16qui connaît le terrain,
00:40:17qui connaît Marseille,
00:40:18qui connaît ses jeunes,
00:40:19qui veut rendre service,
00:40:21qui veut être le médiateur,
00:40:22qui veut les sortir
00:40:22et on ne l'écoute pas,
00:40:24on ne l'entend pas,
00:40:25on ne le prend pas au sérieux.
00:40:26Donc on se demande
00:40:27ce qui se passe
00:40:27à la préfecture de Marseille.
00:40:29Il faut impérativement
00:40:30qu'il soit reçu
00:40:31par la préfète
00:40:32chargée d'égalité des chances
00:40:33et qu'on lui donne les moyens
00:40:35de pouvoir exercer
00:40:35ce rôle
00:40:36qui est un rôle absolument indispensable.
00:40:39Autant il faut lutter
00:40:39contre les trafiquants,
00:40:40autant il faut aller sur le terrain
00:40:42vers les consommateurs,
00:40:43vers les petits dealers
00:40:44et les sortir de ce dispositif.
00:40:47Mohamed,
00:40:47vous allez faire la grève de la faim
00:40:48jusqu'à quand,
00:40:49vous savez,
00:40:49ou c'est illimité ?
00:40:51Pour l'instant,
00:40:52c'est limité.
00:40:53À partir de 10 heures,
00:40:55j'ai arrêté de manger.
00:40:57Avec Caïs,
00:40:57c'est pareil.
00:40:59On ne boit que de l'eau
00:41:00et ça durera
00:41:02jusqu'à ce qu'on soit reçu
00:41:04et qu'on nous propose
00:41:06une solution concrète
00:41:07pour Caïs.
00:41:08Il y a des démarches
00:41:09qui ont déjà été entamées
00:41:10depuis hier soir,
00:41:13mais il n'y a pas que Caïs.
00:41:14Caïs,
00:41:14c'est un symbole
00:41:15de cette menace perdue.
00:41:16Il faut qu'on ait
00:41:18des solutions
00:41:19pour tous les Caïs de France
00:41:21qu'on puisse mettre
00:41:22quelque chose de concret.
00:41:23Moi,
00:41:24j'en ai marre
00:41:24des effets de communication,
00:41:27des ministres
00:41:27qui se pavanent à Marseille
00:41:28et qui disent
00:41:29on va faire ci,
00:41:30on va faire cela,
00:41:30on a fait ci,
00:41:31on a fait cela,
00:41:32qui nous parlent en chiffres.
00:41:33Non,
00:41:34non,
00:41:34il faut un plan d'action concret.
00:41:35Moi,
00:41:35je mouille le maillot.
00:41:37Je crois à l'espoir
00:41:37dans mon pays.
00:41:38J'aime la France.
00:41:39La France,
00:41:40elle m'a tout donné.
00:41:41Moi,
00:41:41je veux rendre
00:41:42ce que la France
00:41:42m'a donné
00:41:43à ces jeunes-là.
00:41:44Certes,
00:41:45je suis arrivé
00:41:45avec certes.
00:41:46Pourquoi on n'y arrivait
00:41:47pas avec les autres ?
00:41:49Il est positif,
00:41:50votre discours,
00:41:50et c'est vrai
00:41:51qu'on a envie
00:41:52de vous aider,
00:41:52c'est pour ça
00:41:53qu'on vous donne
00:41:53la parole.
00:41:54C'est vrai que
00:41:54les discours,
00:41:55il y a toujours
00:41:56de très beaux discours
00:41:57sur le terrain.
00:41:58Toujours,
00:41:58toujours,
00:41:58toujours.
00:41:59Et puis dans les faits,
00:41:59quand on va voir,
00:42:00c'est partout pareil,
00:42:01remarquez,
00:42:02c'est un peu dans
00:42:02tous les domaines
00:42:03de la sécurité,
00:42:04c'est pareil.
00:42:05On continuera à vous suivre,
00:42:06Mohamed.
00:42:06Merci beaucoup
00:42:06d'avoir été en direct
00:42:07avec nous,
00:42:13c'est de rendre ça
00:42:13à ces jeunes.
00:42:14Mais aidez-moi !
00:42:15Le seul truc qu'il dit,
00:42:16Mohamed,
00:42:16c'est aidez-moi !
00:42:17Aidez-moi dans mes démarches !
00:42:18Non,
00:42:18c'est assez extraordinaire,
00:42:19c'est que,
00:42:20bon d'abord,
00:42:20je salue évidemment
00:42:21les démarches
00:42:23qu'on a entendues
00:42:24mais qui ne devraient pas
00:42:25exister en soi.
00:42:26Les grèves de la faim
00:42:26devant la préfecture
00:42:27pour quelque chose
00:42:28d'aussi simple
00:42:29et qui est du bon sens,
00:42:30objectifement,
00:42:31ne voudraient pas exister.
00:42:34Maintenant,
00:42:34voilà,
00:42:34on a une politique pénale
00:42:35qui normalement
00:42:36doit réunir un triptyque.
00:42:38Prévention,
00:42:39on doit trouver des solutions
00:42:40pour la prévention.
00:42:40La répression,
00:42:41il ne faut pas avoir peur
00:42:42des mots,
00:42:43je le dis aussi à la gauche,
00:42:44et la réinsertion,
00:42:45d'autant plus
00:42:45quand le narcotrafic
00:42:46ou les réseaux
00:42:47sont en train
00:42:48d'empoisonner finalement
00:42:49notre société.
00:42:50Il faut des solutions claires
00:42:52et donc,
00:42:53ce que je disais tout à l'heure,
00:42:54c'est que la gauche
00:42:55ne peut pas y répondre
00:42:56à ces questions-là.
00:42:57C'est un problème
00:42:58de gauche et de droite ?
00:42:59Non,
00:42:59ce n'est pas ça,
00:42:59c'est qu'on connaît
00:43:00la politique de la ville,
00:43:01c'est-à-dire
00:43:02l'argent public
00:43:02est déversé dans les quartiers,
00:43:04il y en a pour plusieurs
00:43:05dizaines de milliards d'euros,
00:43:06les résultats,
00:43:07c'est zéro,
00:43:07ce n'est même pas moi
00:43:08qui le dit,
00:43:08M. Borloo,
00:43:09qui n'est pas du Rassemblement
00:43:10national,
00:43:10lui-même le dit.
00:43:11On a eu M. Macron
00:43:12qui est allé à Marseille,
00:43:14première campagne électorale,
00:43:15deuxième campagne électorale,
00:43:16un grand plan pour Marseille,
00:43:17alors entendu,
00:43:18puis M. Darmanin,
00:43:19un grand plan pour Marseille.
00:43:20La réalité,
00:43:21c'est que quand on voit
00:43:22des personnes de terrain
00:43:23comme Mohamed,
00:43:25on se dit,
00:43:25mais attendez,
00:43:26s'il n'y a pas de solution
00:43:26pour ça,
00:43:27mais où va l'argent ?
00:43:28C'est la question
00:43:29que je lui ai posée.
00:43:29À quoi est destiné l'argent ?
00:43:30À des associations,
00:43:31d'accord,
00:43:31mais lesquelles ?
00:43:31C'est ça la vraie question.
00:43:33Martin Garnion,
00:43:34où va l'argent ?
00:43:36Et tu as Nathalie Domasseini,
00:43:37si tu as de la parole ?
00:43:37Allez-y,
00:43:38vous voulez prendre la parole ?
00:43:39Je vais juste rebondir
00:43:40sur le témoignage.
00:43:41Moi,
00:43:42ce qui me frappe,
00:43:43c'est que ce médiateur,
00:43:44il est seul.
00:43:45Et vous avez évoqué
00:43:47les associations,
00:43:48il existe des associations
00:43:50qui reçoivent des subventions
00:43:52pour trouver des hébergements
00:43:54pour ces jeunes,
00:43:55précisément,
00:43:56qui sont d'anciens consommateurs.
00:43:58Et tout est plein ?
00:43:59Vous les entendez ?
00:44:00Tout est plein ?
00:44:00En fait,
00:44:01je trouve poignant
00:44:04le témoignage
00:44:05de ce médiateur,
00:44:06mais je n'arrive pas
00:44:07à comprendre
00:44:08qu'il soit isolé
00:44:10au point de faire
00:44:11seul une grève de la faim,
00:44:13alors qu'effectivement,
00:44:14il y a des tas d'associations
00:44:16qui reçoivent des subventions
00:44:17pour ce qu'ils demandent.
00:44:19Mais en général,
00:44:20leurs logements sont pleins.
00:44:20C'est ce qu'ils vous disent
00:44:21quand vous contactez
00:44:22et vous parlez
00:44:23avec ces associations.
00:44:24Ils vous disent
00:44:24mais on est débordés.
00:44:25Il y a trop de demandes
00:44:26par rapport à nos moyens.
00:44:28Mais donc,
00:44:28la question qu'on doit se poser,
00:44:29c'est quelles sont les solutions ?
00:44:31Parce qu'effectivement,
00:44:32on critique
00:44:33et à juste titre,
00:44:35mais tous,
00:44:36autant que nous sommes
00:44:36autour de cette table
00:44:37et ce plateau,
00:44:40qu'est-ce qu'on propose
00:44:41comme solution ?
00:44:41Ces millions,
00:44:41ces millions,
00:44:42ils vont où déjà ?
00:44:42Créeront plus de zones d'accueil
00:44:44peut-être ?
00:44:45Si on a des millions,
00:44:46on pourrait peut-être
00:44:47créer plus de zones d'accueil.
00:44:47Ça va où ces millions,
00:44:48Martin Garnion ?
00:44:49Pas chez vous.
00:44:49Alors,
00:44:50sur Marseille,
00:44:52sur la question du grand plan
00:44:53de Marseille,
00:44:54puisqu'on en parle souvent
00:44:54et on en fait un peu souvent
00:44:55des gorges chaudes
00:44:56parce que justement,
00:44:56on considère que le résultat
00:44:57n'est pas immédiat.
00:44:58Mais lorsque vous rentrez
00:45:00un peu dans le détail
00:45:01des chiffres et des sommes
00:45:01qui sont avancées,
00:45:02vous avez le désenclavement
00:45:04des quartiers Nord.
00:45:05Ça,
00:45:05ça passe par la refonte
00:45:06des lignes de transport à Marseille.
00:45:07Après,
00:45:07je ne vais pas rentrer dans le détail.
00:45:09C'est une ville
00:45:09que vous connaissez très très bien.
00:45:12La construction de nouvelles écoles
00:45:13parce que là aussi,
00:45:14on parlait effectivement,
00:45:14moi je suis tout à fait pour,
00:45:15il faut de la répression,
00:45:16mais il faut aussi
00:45:16qu'on ait le volet justement
00:45:17de prévention.
00:45:19Et lorsque vous avez des jeunes
00:45:20de 14 ou 15 ans
00:45:21qui se mettent à dîner,
00:45:23ça ne vous tombe pas
00:45:23en vous levant un matin
00:45:24de vous dire
00:45:25tiens,
00:45:25je vais mettre à dîner.
00:45:25C'est parce que vous avez
00:45:26un chemin de vie
00:45:27qui est derrière vous.
00:45:28Vous avez du décrochage scolaire,
00:45:30vous avez une cellule familiale
00:45:31qui est dysfonctionnelle.
00:45:32Donc c'est tout cela aussi
00:45:33pour éviter d'avoir des actions
00:45:34qu'il faut qu'on salue
00:45:35de Mohamed Benmédour,
00:45:36de Amine Kessassi,
00:45:37c'est les mêmes combats.
00:45:38Pour éviter que ces gens-là,
00:45:40on les entende dans les médias,
00:45:40moi je n'ai plus envie
00:45:41de les entendre.
00:45:42Mais il faut qu'il n'y ait plus
00:45:42de jeunes justement
00:45:43dont eux aient à s'occuper.
00:45:45Il faut qu'on les aide.
00:45:46Il faut qu'on les aide.
00:45:47Ça passe aussi par le volet
00:45:47de la prévention.
00:45:48Et vous parliez de place d'accueil,
00:45:49d'urgence pour ce jeune
00:45:50qui sort de prison
00:45:51qui a visiblement envie
00:45:52de décrocher du deal
00:45:53et qui ne sait pas
00:45:54où s'adresser,
00:45:54où aller loger,
00:45:55quel boulot il peut faire demain
00:45:56dans la légalité.
00:45:57C'est très bien.
00:45:58C'est une démarche,
00:45:58on espère qu'il y en ait
00:45:58de plus en plus.
00:45:59Mais une solution très très simple
00:46:00parce que c'est le problème
00:46:01à Marseille mais c'est le problème
00:46:02aussi à Paris.
00:46:02À Paris, vous avez des candidats
00:46:03à la mairie de Paris,
00:46:04David Béliard,
00:46:04qui proposent la démultiplication
00:46:06de salles de shoot à Paris
00:46:07plutôt que d'ouvrir
00:46:08des salles de shoot.
00:46:09Moi je vais vous dire,
00:46:09je vivais à Stalingrad à Paris
00:46:10pour ceux qui y connaissent.
00:46:12Je suis parti à cause de ça
00:46:13parce que c'était Zombieland.
00:46:23Là, honnêtement,
00:46:24si dans une semaine
00:46:25je n'ai rien,
00:46:27j'y retourne.
00:46:27Mais il vous le dit.
00:46:28Il vous dit,
00:46:29je retourne dans le Lille
00:46:30parce que là-bas
00:46:30je vais gagner de l'argent,
00:46:32je vais gagner 300,
00:46:33400 euros par jour.
00:46:34Donc soit vous m'aidez,
00:46:35mais ce n'est pas du chantage
00:46:36qu'il fait,
00:46:36mais c'est l'effet.
00:46:37C'est soit vous m'aidez,
00:46:38soit je vais être obligé de vivre,
00:46:39je vais être obligé de manger.
00:46:40Aujourd'hui,
00:46:41il n'a plus de logement,
00:46:42il ne sait plus où dormir.
00:46:43Donc il vous dit,
00:46:43voilà, aidez-moi.
00:46:44Et je trouve ça incroyable
00:46:46avec tout l'argent
00:46:46qui est mis dans tout ça
00:46:53d'entrer dans les réseaux.
00:46:54Alors lui,
00:46:54il y était déjà,
00:46:55mais là,
00:46:55il dit qu'il pourrait y retourner.
00:46:57Il faudrait qu'il y ait
00:46:57un effet dissuasif.
00:46:58Et là,
00:46:58on arrive dans le volet répression,
00:46:59c'est-à-dire que,
00:47:00ok,
00:47:00moi,
00:47:00je suis tout à fait d'accord
00:47:01sur le volet prévention.
00:47:02Le volet répression,
00:47:03il est important.
00:47:04Aujourd'hui,
00:47:04on a quand même l'impression,
00:47:05il y a des parcours de vie
00:47:06qui sont compliqués,
00:47:07je ne le nie pas,
00:47:07mais il a l'impression
00:47:08parfois que c'est un peu simple,
00:47:09un peu facile,
00:47:10parce qu'ils n'ont pas l'impression
00:47:12qu'ils risquent grand-chose.
00:47:13Alors si,
00:47:13il risque parfois
00:47:13de prendre une parole.
00:47:13Ah lui,
00:47:14il est sorti de prison,
00:47:14il a fait 8 mois de prison quand même.
00:47:16Caïs,
00:47:16il a fait 8 mois de prison.
00:47:17Visiblement,
00:47:17ça n'a pas dissuadé.
00:47:19Non mais il dit qu'il n'a pas le choix.
00:47:20Je ne lui donne pas raison,
00:47:21je ne lui donne pas raison du tout
00:47:22parce que je lui avais dit
00:47:23quand on parlait,
00:47:23je lui avais dit
00:47:23mais pourquoi vous n'allez pas bosser
00:47:24dans un fast-food,
00:47:26pourquoi vous n'allez pas faire vendeur,
00:47:27etc.
00:47:27Voilà,
00:47:28et il dit ah oui,
00:47:28mais moi,
00:47:29vu d'où je viens,
00:47:30avec les adresses,
00:47:30avec mon passé de prison,
00:47:31on ne me prendra pas.
00:47:32Non mais après,
00:47:32qu'il ait besoin d'une aide de l'État,
00:47:34c'est indéniable
00:47:34et l'État doit lui apporter.
00:47:35Et en effet,
00:47:36moi,
00:47:36la question que je me pose,
00:47:37c'est le plan Marseille en grand.
00:47:39C'est plusieurs milliards d'euros
00:47:40d'argent public investi
00:47:41pour qu'au final,
00:47:42on ait un médiateur
00:47:42qui aille faire la grève de la faim
00:47:43devant la préfecture
00:47:44parce qu'il n'y a personne
00:47:44qui vient l'aider.
00:47:45Moi,
00:47:46j'avoue pas le risque.
00:47:47Financer avec mes impôts
00:47:48un plan ambitieux,
00:47:50et je mets des guillemets,
00:47:50pour finalement voir
00:47:51qu'un médiateur dit
00:47:52bah moi,
00:47:52il n'y a personne,
00:47:52je suis tout seul,
00:47:53ça me pose un problème.
00:47:54Je trouve ça,
00:47:55un dernier mot David.
00:47:56La préfecture,
00:47:56elle a les moyens de l'aider
00:47:57très ponctuellement,
00:47:58ne serait-ce qu'on lui prend
00:47:59une chambre d'hôtel.
00:47:59Je veux dire,
00:48:00à Marseille,
00:48:01c'est parce qu'il manque des hôtels.
00:48:02Si le préfet
00:48:03ou la préfète
00:48:05à l'égalité des chances
00:48:05avait l'envie de l'aider,
00:48:07elle peut le faire
00:48:08ou ils peuvent le faire.
00:48:09Mais encore faut-il
00:48:10être reçu,
00:48:10enfin,
00:48:11faire simplement
00:48:11un gaffe de la faim
00:48:12pour simplement être reçu
00:48:13dans une administration publique.
00:48:14On parlait de la déconnexion
00:48:15des élus tout à l'heure,
00:48:16de certains élus,
00:48:17mais il y a une déconnexion
00:48:18aussi de l'administration française.
00:48:20Autre sujet
00:48:21dans l'actualité,
00:48:22on va continuer
00:48:22à suivre Marseille,
00:48:23bien évidemment,
00:48:23autre sujet dans l'actualité,
00:48:24ce sont les agriculteurs,
00:48:25les agriculteurs
00:48:26qui sont en train
00:48:27de manifester en ce moment-là.
00:48:28À Strasbourg,
00:48:29ils sont devant
00:48:29le Parlement européen,
00:48:30ils sont contre l'accord
00:48:31du Mercosur
00:48:32et on va partir tout de suite
00:48:33en direct sur place.
00:48:34On va rejoindre Thibaut Marcheteau
00:48:35en direct de Strasbourg
00:48:37avec les images
00:48:37de Timothée Efforgé.
00:48:39Thibaut,
00:48:39vous êtes au milieu
00:48:40des agriculteurs
00:48:41qui manifestent
00:48:42et qui espèrent beaucoup
00:48:43sur ce qui peut se passer
00:48:44en début d'après-midi.
00:48:48Absolument,
00:48:48nous nous trouvons
00:48:49devant le Parlement
00:48:50où les agriculteurs,
00:48:51ils tiennent depuis maintenant
00:48:53plus de 24 heures
00:48:54cette place
00:48:56avec plusieurs centaines
00:48:57de tracteurs
00:48:58mais aussi plusieurs centaines
00:49:00d'agriculteurs
00:49:00qui se sont rassemblés
00:49:01dont Thomas Lemay,
00:49:03vous représentez
00:49:03les jeunes agriculteurs
00:49:04de la région Bourgogne-Franche-Comté.
00:49:07Vous venez d'arriver ce matin
00:49:08pour prendre la relève,
00:49:09pour continuer à avoir
00:49:10beaucoup d'agriculteurs
00:49:11devant le Parlement,
00:49:12continuer à faire pression.
00:49:13Comment vous vous sentez
00:49:14à quelques minutes,
00:49:15quelques dizaines de minutes
00:49:16du vote ?
00:49:16On est encore déterminés,
00:49:18on va croire jusqu'au bout
00:49:19au fait que le Parlement
00:49:20européen peut
00:49:21attaquer le traité
00:49:23du Mercosur
00:49:24et mettre un stop
00:49:25à ce traité
00:49:26qui est complètement
00:49:27illégal,
00:49:27injuste pour nous.
00:49:29Alors je l'ai dit,
00:49:29vous représentez
00:49:30les jeunes agriculteurs
00:49:31dans la région Bourgogne-Franche-Comté.
00:49:33Concrètement,
00:49:33si cet accord,
00:49:34il passe,
00:49:35qu'est-ce qu'il va changer
00:49:36pour des exploitants
00:49:37dans votre région ?
00:49:38Une concurrence déloyale,
00:49:39qui peut faire baisser
00:49:41les prix
00:49:42et mettre en danger
00:49:42la pérennité
00:49:43des exploitations
00:49:45et des jeunes agriculteurs.
00:49:47Écoutez,
00:49:47merci beaucoup,
00:49:47vous le voyez.
00:49:48Encore beaucoup d'agriculteurs
00:49:50se sont rassemblés
00:49:50devant le Parlement
00:49:51qui se trouve juste derrière
00:49:52où le vote aura lieu
00:49:53aux alentours de midi et demi.
00:49:55Merci beaucoup Thibaut Marcheton
00:49:56en direct de Strasbourg
00:49:57avec les images
00:49:58de Timothée Forger.
00:49:59André à Cotarac,
00:50:00c'est vrai que
00:50:01les agriculteurs
00:50:02espèrent beaucoup
00:50:02mais c'est leur dernière chance
00:50:03sur le Mercosur.
00:50:04Pour essayer de bloquer
00:50:05ce Mercosur,
00:50:06je crois qu'ils espèrent beaucoup,
00:50:08je ne suis pas sûr
00:50:08que le résultat
00:50:09soit à la hauteur
00:50:10de leurs espérences.
00:50:10C'est ça qui est dingue
00:50:11parce qu'on parlait
00:50:12de démocratie tout à l'heure,
00:50:13des décalages
00:50:14entre les élus, etc.
00:50:15Mais la réalité,
00:50:16c'est que sur cette affaire-là,
00:50:17c'est Macron
00:50:18qui est en décalage.
00:50:19Parce que l'Assemblée nationale,
00:50:20de l'extrême-gauche
00:50:21jusqu'au Rassemblement national,
00:50:23est unanimement
00:50:24contre le Mercosur.
00:50:26Emmanuel Macron aussi,
00:50:27sa dernière déclaration,
00:50:28il est contre aussi.
00:50:29Oui, il fait une semaine.
00:50:30C'est ça.
00:50:30Et c'est ça qui est extraordinaire.
00:50:33Oui, ça fait deux semaines peut-être,
00:50:34deux semaines,
00:50:34mais peu importe.
00:50:35Je veux dire,
00:50:36Emmanuel Macron
00:50:37est le président
00:50:38de la République française.
00:50:40Deuxième économie d'Europe.
00:50:41Première armée d'Europe.
00:50:43Et on voit
00:50:43une madame von der Leyen
00:50:44qui nous dit
00:50:45la France est contre ?
00:50:46Très bien.
00:50:47On va quand même
00:50:47vous l'imposer.
00:50:48Vos agriculteurs
00:50:49et votre filière
00:50:49bovine, ovine,
00:50:51volaille
00:50:51va peut-être mourir.
00:50:53Eh bien, tant pis.
00:50:54Mais il faudrait,
00:50:54il faut entamer
00:50:55un rapport de force
00:50:56avec madame von der Leyen.
00:50:56Il faut lui dire
00:50:57et madame von der Leyen,
00:50:58sans la France,
00:50:58vous n'êtes rien.
00:50:59On ne vous donne plus
00:51:00d'argent
00:51:01parce que
00:51:02nos agriculteurs
00:51:03vont mourir.
00:51:04Parce que la souveraineté alimentaire,
00:51:05c'est essentiel.
00:51:06Ce n'est pas un sujet
00:51:07comme ça
00:51:08à la volée,
00:51:09c'est essentiel.
00:51:10Et que nos agriculteurs,
00:51:11il faut les sauver.
00:51:11Ça suffit,
00:51:12les traités de libre-échange.
00:51:13Vous voyez que le monde entier
00:51:14n'en veut plus.
00:51:14Il n'y a que dans l'Union européenne
00:51:16qu'on en veut.
00:51:1642 sont en vigueur.
00:51:18Martin Gagnon,
00:51:18vous confirmez
00:51:19qu'Emmanuel Macron
00:51:19est bien contre
00:51:20à l'heure qu'il est.
00:51:21C'est la position
00:51:23qu'il a toujours défendue.
00:51:24Non, pas toujours.
00:51:27Je crois qu'on est une à une.
00:51:28Soit tout le monde a tort,
00:51:29soit c'est peut-être vous
00:51:30qui avez le seul
00:51:31à avoir raison.
00:51:32Je donne raison
00:51:34à André Cotarac
00:51:35sur le fait
00:51:35que l'Assemblée
00:51:36s'est prononcée
00:51:36à l'unanimité
00:51:37contre ce projet
00:51:38de traité de libre-échange
00:51:39Mercosur
00:51:40et que, bizarrement,
00:51:41étrangement,
00:51:42certains des députés
00:51:43ont voulu faire tomber
00:51:44le gouvernement
00:51:45alors que le gouvernement
00:51:46s'opposait aussi
00:51:47à ce traité.
00:51:48Sans résultat.
00:51:48C'est pour ça.
00:51:49Oui, d'accord.
00:51:50Il s'oppose sans résultat.
00:51:51Le gouvernement est toujours là
00:51:52mais il est toujours plus.
00:51:52Ce n'est pas à vous
00:51:52que j'ai expliqué
00:51:53les règles de la démocratie européenne.
00:51:55Vous savez très bien
00:51:55comment fonctionne aussi l'Europe.
00:51:57Il y a des sujets
00:51:57sur lesquels, effectivement,
00:51:58la France peut se retrouver
00:52:00en minorité.
00:52:01Ça arrive.
00:52:01C'est le principe
00:52:02de la démocratie.
00:52:03Si on ne l'accepte pas,
00:52:04on ne peut pas vouloir l'Europe
00:52:06quand ça nous arrange
00:52:07et la refuser
00:52:08quand ça ne nous arrange pas.
00:52:09Je rappellerai juste
00:52:09parce qu'on peut faire preuve
00:52:10de beaucoup de soutien
00:52:11à ces agriculteurs
00:52:13qui sont visés
00:52:13et qui vont être un peu
00:52:15les perdants
00:52:15de ce traité de libre-échange.
00:52:16Je rappelle que
00:52:17dans la globalité
00:52:19mais parce qu'on ne parle
00:52:19que de cela,
00:52:20il faut en parler,
00:52:21on a raison d'en parler.
00:52:22Mais il faut qu'on parle aussi
00:52:22de la globalité
00:52:23de ce traité de libre-échange.
00:52:25Dans ce traité de libre-échange,
00:52:26il y a des gagnants.
00:52:27Il y a des gagnants en France.
00:52:29Allez voir les exportateurs de vin.
00:52:30Allez voir les exportateurs...
00:52:31C'est vrai, c'est vrai.
00:52:32On n'en parle jamais.
00:52:33Donc, moi, je...
00:52:34Oui, mais les exportateurs
00:52:35vont gagner un peu plus.
00:52:36Je suis pour que l'on soutienne
00:52:38les filières
00:52:39qui vont être en fragilité
00:52:40par rapport à ce traité.
00:52:41Je rappellerai juste...
00:52:42C'est ma chronique.
00:52:44Je rappellerai juste...
00:52:44On va aider les filières
00:52:45qui vont être handicapées.
00:52:46Moi, je suis pour que ce traité
00:52:49s'applique
00:52:49quand on a des filières
00:52:51qui gagnent
00:52:51et ceux qui vont y voir,
00:52:52il faut les soutenir.
00:52:53Non, mais excusez-moi.
00:52:54Vous êtes pour le traité.
00:52:54C'est marrant.
00:52:55Oui, c'est intéressant.
00:52:56La question de votre démonstration
00:52:57montre que vous êtes
00:52:58plutôt pour le traité.
00:52:59Non, absolument.
00:52:59C'est ça qui est extraordinaire.
00:53:00Vous êtes macroniste.
00:53:01Leur en même temps.
00:53:02On est contre,
00:53:03mais vous savez...
00:53:03Je suis contre ce traité
00:53:04pour des tas de raisons
00:53:05parce qu'on ne renforce pas assez
00:53:06les clauses mirois.
00:53:06Vous êtes contre,
00:53:07mais vous dites qu'il est positif
00:53:09pour certains.
00:53:09C'est leur en même temps,
00:53:16contre ce traité.
00:53:17C'est parce que l'on considère
00:53:18qu'il y a malheureusement
00:53:19plus de perdants
00:53:20dans les filières de fragilité
00:53:21que de gagnants.
00:53:23Et donc, il faut qu'on pense à eux.
00:53:24C'est pour ça que vous avez raison
00:53:26d'en parler
00:53:26et que nous,
00:53:27on soutient ces filières-là.
00:53:29Je rappelle juste que par exemple
00:53:29la viande bovine,
00:53:31ce traité de libre-échange,
00:53:33ça représente 1%
00:53:34de la consommation
00:53:35de viande bovine.
00:53:36Alors, André Acotara
00:53:36qui est d'un déferlement massif.
00:53:38Si je peux me permettre,
00:53:40il y a peut-être des gagnants,
00:53:41le cognac,
00:53:42des exportations,
00:53:43mais moi, je suis souverainiste.
00:53:45C'est-à-dire que l'Assemblée nationale
00:53:47s'est prononcée contre.
00:53:49Point.
00:53:50Point.
00:53:51Et ce qui est...
00:53:51Oui, mais l'Assemblée est d'accord
00:53:52avec vous, Martin Garneau.
00:53:53C'est extraordinaire.
00:53:53Il est d'accord avec vous ?
00:53:54Non, non, parce que...
00:53:54Il faut être très clair.
00:53:56Et ce qui est étonnant aussi,
00:53:57c'est qu'Emmanuel Macron
00:53:58a gagné quelque chose.
00:54:00Il a dit, bon,
00:54:00je vais faire semblant
00:54:01de dire non,
00:54:01Madame Monarayen.
00:54:02Et en échange,
00:54:03ce que vous allez faire,
00:54:04c'est que vous allez avancer
00:54:04l'aide aux agriculteurs
00:54:05de 46 milliards.
00:54:06Voilà, vous allez l'avancer
00:54:07dans le temps.
00:54:07C'est-à-dire que vous considérez
00:54:08qu'il a fait semblant de dupe.
00:54:10En résumé,
00:54:10qu'est-ce qu'on a ?
00:54:11On a une voiture
00:54:12qui va 250 à l'heure
00:54:13contre un mur,
00:54:14mais on nous dit,
00:54:15vous inquiétez pas,
00:54:15les services d'urgence sont sur la...
00:54:17La conclusion de tout ça,
00:54:18André Akotarac,
00:54:19c'est quoi la conclusion de tout ça ?
00:54:20C'est qu'on n'est plus maître chez nous.
00:54:22Non, mais c'est qu'on n'est plus maître chez nous.
00:54:23On n'est plus maître chez nous.
00:54:23C'est-à-dire que vous avez raison.
00:54:24L'Assemblée nationale est contre.
00:54:25Emmanuel Macron va prendre
00:54:26sa dernière position,
00:54:27il est contre aussi.
00:54:28Donc, tout le monde est contre
00:54:30et en même temps,
00:54:30ça va nous être imposé.
00:54:32Donc, ça veut dire
00:54:32qu'on n'est plus maître chez nous.
00:54:33On sort de l'Europe.
00:54:34Je ne sais pas,
00:54:35mais en tout cas,
00:54:35c'est vous qui faites la conclusion.
00:54:38Je vous dis juste,
00:54:38l'état des lieux,
00:54:39je constate,
00:54:40on n'est plus maître chez nous.
00:54:42Jean-Solenec,
00:54:43c'est l'arme qui cache la forêt.
00:54:45On a sacrifié depuis maintenant
00:54:47au moins une vingtaine d'années,
00:54:49je dirais,
00:54:50donc au-delà de M. Macron,
00:54:51mais ça s'est aggravé.
00:54:52Moi, je me souviens de M. Attal
00:54:54sur une botte de foin
00:54:54promettant beaucoup de choses
00:54:56où sont la réduction des normes,
00:54:59la réduction des charges
00:55:00pour les agriculteurs.
00:55:01On est passé de 2 millions
00:55:02d'exploitations
00:55:02à 400 000 exploitants.
00:55:04C'est un plan social
00:55:05qui n'est pas son nom.
00:55:06Ça s'est fait depuis 40 ans.
00:55:07Oui, on a sacrifié
00:55:08notre agriculture
00:55:09et vous n'avez malheureusement
00:55:11rien fait pour sauver
00:55:12cette agriculture.
00:55:13On a sauvegardé la PAC.
00:55:15Y compris le maire Cossure
00:55:16maintenant qui va achever
00:55:17une filière en bonne vie.
00:55:18Allez, David,
00:55:18et Pauline.
00:55:19Moi, j'entends quand on me dit
00:55:20la filière du cognac
00:55:22ou du vin
00:55:23va se porter un peu mieux,
00:55:24mais elle n'est pas menacée.
00:55:25En revanche,
00:55:25la filière Ovine et Bovine
00:55:26est menacée,
00:55:27elle va mourir
00:55:28si on ne fait rien.
00:55:29Et je refuse.
00:55:29Et on nous dit
00:55:30on va leur donner
00:55:30quelques milliards
00:55:31et ils vont se calmer.
00:55:32Je refuse qu'on ait
00:55:33une agriculture
00:55:35qui soit subventionnée,
00:55:37qui vive de l'assistanat.
00:55:38Ces gens-là
00:55:38veulent vivre de leur travail.
00:55:40C'est tout.
00:55:41Ils se lèvent à pas d'heure.
00:55:42Ils se couchent à pas d'heure.
00:55:43Ils ont un salaire de misère
00:55:44et en plus,
00:55:45on veut les tuer.
00:55:46Moi, je suis vendebou.
00:55:47Je suis arrière-petit-fils
00:55:49d'exploitants agricoles.
00:55:50Je refuse
00:55:51qu'on sacrifie
00:55:52ces gens
00:55:53sur l'hôtel
00:55:54de grands accords internationaux
00:55:56qui ne vont faire gagner
00:55:57seulement que 4 milliards d'euros
00:55:58en plus.
00:56:00On sacrifie les gens
00:56:01des filières entières.
00:56:03Il y a combien
00:56:04de suicides par jour ?
00:56:06Thomas Bonnet,
00:56:07on a été ensemble
00:56:08quand on a vu
00:56:08les agriculteurs
00:56:09quand ils s'étaient installés
00:56:10à Place de l'Étoile.
00:56:10On a parlé avec eux.
00:56:11Leurs témoignages,
00:56:12ils sont terribles
00:56:13ces témoignages.
00:56:14Ils nous disent
00:56:14moi, dans le meilleur des cas,
00:56:15je gagne 800 euros par mois.
00:56:16Vous en aviez d'autres
00:56:17qui nous disaient
00:56:18mais moi,
00:56:18je n'ai même pas de salaire.
00:56:19Je suis obligé,
00:56:20je crois que c'était
00:56:20un agriculteur corse
00:56:22qui nous disait
00:56:24pour avoir mes fins de mois.
00:56:26C'est terrible
00:56:26quand vous parlez avec eux.
00:56:27C'est là encore
00:56:28où on parle de déconnexion
00:56:29mais c'est presque
00:56:29le thème de l'émission
00:56:30finalement aujourd'hui,
00:56:31cette déconnexion.
00:56:32C'est-à-dire qu'il faut
00:56:32que les politiques parlent
00:56:33avec ces gens-là
00:56:34mais pas avec le patron
00:56:36de la FNSEA
00:56:36qui parlent avec les agriculteurs
00:56:38qu'on a rencontrés nous
00:56:38et qui vous disent
00:56:39mon quotidien c'est terrible.
00:56:41Et de plus en plus,
00:56:42malheureusement,
00:56:43les députés ne parlent plus
00:56:44avec leurs électeurs.
00:56:45D'ailleurs, on le voit
00:56:45depuis quelques mois
00:56:46et ça explique pas mal
00:56:47de leur positionnement.
00:56:49Après, moi,
00:56:49je suis toujours un peu embêté
00:56:50quand j'entends des voix
00:56:51dire aujourd'hui
00:56:52le Mercosur
00:56:52que tout le monde est contre.
00:56:53Je rappelle qu'il est
00:56:53en négociation depuis 25 ans.
00:56:55Il y a eu des pouvoirs différents
00:56:56qui ont défilé depuis 25 ans.
00:56:57Je n'ai jamais vu personne
00:56:58mettre un terme
00:56:58complètement à cette discussion
00:56:59de droite comme de gauche.
00:57:01Donc aujourd'hui,
00:57:01venir te dire que tout le monde est contre,
00:57:03il faut qu'il y ait un peu
00:57:03d'hypocrisie
00:57:04et en plus,
00:57:04si on analyse les positions
00:57:05au Parlement européen
00:57:06et les positions en France,
00:57:07parfois,
00:57:07ce n'est pas tout à fait aligné non plus.
00:57:08Bon, on va faire une petite pause courte
00:57:10et puis on va se retrouver,
00:57:11on va parler de deux sujets
00:57:11qui sont deux sujets
00:57:12de la vie quotidienne.
00:57:13On va parler des transports.
00:57:15Est-ce la fin des grèves
00:57:16dans les transports
00:57:17pendant les vacances ?
00:57:17C'est un projet de loi
00:57:18qui est déposé.
00:57:20On va voir comment ça avance.
00:57:21Et l'autre projet,
00:57:21alors ça concerne le 1er mai,
00:57:23vous vous souvenez que l'an dernier,
00:57:24il y avait des boulangers
00:57:24en Vendée,
00:57:25en Charente
00:57:26et à Paris
00:57:26qui ont été victimes
00:57:27de contrôles et d'amendes
00:57:28le 1er mai
00:57:29parce qu'ils travaillaient
00:57:30le 1er mai.
00:57:31Là, il y a aussi un projet de loi
00:57:32qui voudrait dire
00:57:33bon, allez,
00:57:34ils peuvent travailler.
00:57:35Simplement,
00:57:35les syndicats sont contre.
00:57:36Les boulangers sont pour,
00:57:37les syndicats sont contre.
00:57:38Il y a encore un truc qui ne va pas.
00:57:39On fait une pause,
00:57:40on se retrouve dans un instant.
00:57:40A tout de suite en direct
00:57:41sur CNews.
00:57:46J'entends bien,
00:57:48ce qu'on perd,
00:57:48on se gagne,
00:57:49on repart.
00:57:5011h36,
00:57:50on repart
00:57:51et on reparle
00:57:52et on débat.
00:57:53Vous voyez,
00:57:53même pourtant la petite pause.
00:57:54Merci d'être avec nous.
00:57:55On va donc parler
00:57:56des grèves,
00:57:57des grèves dans les transports.
00:57:58On a tous râlé là-dessus.
00:58:00La grève qui arrive
00:58:01le jour de Noël,
00:58:01la grève qui arrive
00:58:02le jour de l'an,
00:58:03la grève pour les vacances d'été,
00:58:04pour les vacances de février.
00:58:06Est-ce la fin ?
00:58:07Un texte allant dans ce sens
00:58:09a été adopté au Sénat
00:58:10et il vise à interdire
00:58:11les grèves dans les transports
00:58:12à certaines périodes de l'année.
00:58:14Il permet au gouvernement
00:58:14de priver du droit de grève
00:58:16certains salariés
00:58:17pendant au minimum
00:58:1730 jours par an.
00:58:19Regardez.
00:58:23La France pourrait-elle
00:58:24s'inspirer de l'Italie
00:58:25et réglementer
00:58:26les mouvements de grève
00:58:27dans les transports ?
00:58:28Depuis 1990,
00:58:30la loi italienne
00:58:31interdit les grèves
00:58:32des transports
00:58:32à certaines périodes,
00:58:34notamment pendant
00:58:34les fêtes de Noël
00:58:35et le Nouvel An.
00:58:36Est-ce qu'on peut interdire
00:58:37les jours de grève ?
00:58:38C'est un droit acquis,
00:58:39mais est-ce qu'on doit
00:58:40faire des grèves
00:58:41à Noël ?
00:58:42Non.
00:58:42C'est une bonne solution,
00:58:43je trouve,
00:58:44parce que c'est important
00:58:45quand même,
00:58:46les fêtes de Noël,
00:58:47surtout pour les enfants.
00:58:48Oui, je pense
00:58:49que le jour des grands départs,
00:58:50c'est une solution.
00:58:52Un droit de grève
00:58:52limité dans les transports,
00:58:54qui serait pourtant difficile,
00:58:55voire impossible
00:58:56à appliquer en France.
00:58:57La loi en Italie est différente,
00:58:59le droit de grève
00:59:00est réglementé
00:59:00de manière différente
00:59:01et ils ont décidé
00:59:03de le faire
00:59:03parce qu'ils ont eu
00:59:06un consensus constitutionnel
00:59:08qui a permis de le faire,
00:59:09ce qui ne serait pas
00:59:09le cas de la France.
00:59:10C'est très difficile
00:59:11d'empêcher le droit de grève
00:59:13certains jours.
00:59:14Pourquoi certains jours
00:59:15plutôt d'autres ?
00:59:16Est-ce qu'on choisirait
00:59:17les jours catholiques
00:59:18ou les jours musulmans
00:59:19ou les jours orthodoxes
00:59:21ou les jours de la République ?
00:59:22Donc,
00:59:22ce n'est pas facile à faire.
00:59:24Ces dernières années pourtant,
00:59:26des propositions de loi
00:59:27allant dans ce sens
00:59:28ont été évoquées.
00:59:29En 2020,
00:59:30par des sénateurs républicains
00:59:31et en 2023,
00:59:32par la députée de Vendée,
00:59:34Véronique Besse.
00:59:35Des propositions
00:59:36qui pour l'heure
00:59:37n'ont toujours pas abouti.
00:59:39Voilà,
00:59:40et donc au Sénat,
00:59:41il y a un projet en ce sens
00:59:42qui a été voté.
00:59:43Alors,
00:59:43choisir les jours,
00:59:44c'est ça,
00:59:44le jour du calendrier.
00:59:45Déjà,
00:59:45on ne va pas se compliquer la vie.
00:59:46Nathalie Tomasini.
00:59:47Qui a été initiée
00:59:48par Eric Ciotti d'ailleurs,
00:59:50je crois.
00:59:50Exactement.
00:59:50C'est une bonne idée
00:59:52ou pas pour vous ?
00:59:53C'est une bonne idée,
00:59:55mais j'ai retenu par exemple
00:59:57qu'en Italie,
00:59:58ça avait été adopté,
00:59:59mais pour des courtes périodes,
01:00:00certaines vacances.
01:00:01Oui, c'est ça.
01:00:02C'est ça l'idée.
01:00:03Oui.
01:00:03Non, l'idée...
01:00:04C'est 30 jours maximum.
01:00:06Oui,
01:00:06mais 30 jours maximum,
01:00:07c'est beaucoup.
01:00:08C'est-à-dire que le Parlement
01:00:10va avoir à apprécier
01:00:11la proportionnalité
01:00:12par rapport à l'intérêt général.
01:00:15Donc,
01:00:15plus on...
01:00:16Sans l'avocate qui parle.
01:00:17Oui.
01:00:17Non,
01:00:18mais c'est une réalité.
01:00:20C'est-à-dire,
01:00:20c'est un peu comme
01:00:21la définition
01:00:21de la légitime défense.
01:00:22Il faut qu'il y ait
01:00:23une proportionnalité
01:00:24entre l'attaque
01:00:25et la défense.
01:00:26Là,
01:00:26on est un peu
01:00:27dans l'attaque
01:00:28des syndicats
01:00:29qui veulent manifester,
01:00:32imposer leur droit de grève.
01:00:33C'est vrai que c'est insupportable
01:00:34qu'il y ait des grèves
01:00:34à chaque fois
01:00:34qu'on part en vacances.
01:00:36Non, mais ça peut passer
01:00:36si on ne relève pas
01:00:38l'inconstitutionnalité
01:00:40de cette proposition de loi,
01:00:42si les étapes,
01:00:45la durée de l'interdiction
01:00:47du droit de grève
01:00:48est relativement courte.
01:00:50Donc, 30 jours,
01:00:51c'est trop long,
01:00:51en gros.
01:00:51C'est trop long.
01:00:52Il va falloir réduire ça.
01:00:53Exactement.
01:00:54Mais par exemple,
01:00:54les vacances de Noël,
01:00:56ça peut être un choix.
01:00:57Ou ça peut être
01:00:57le début et la fin,
01:00:58simplement.
01:00:59Et pas le milieu.
01:01:00Ça peut être le 24
01:01:01et le 25
01:01:02ou le 23-24.
01:01:03C'est une question
01:01:03de proportionnalité.
01:01:04Je voudrais rappeler
01:01:05que c'est quand même
01:01:05Philippe Tabarro,
01:01:06l'actuel ministre des Transports,
01:01:08qui est à l'origine
01:01:09de cette proposition
01:01:10quand il était lui-même
01:01:11sénateur.
01:01:12Donc, il y a des chances
01:01:13quand même
01:01:13que ça puisse aboutir.
01:01:15En fait,
01:01:15le droit de grève,
01:01:16il est constitutionnel.
01:01:17Personne ne remettra en cause
01:01:19le droit de grève.
01:01:20Mais comme tout droit,
01:01:21y compris constitutionnel,
01:01:22il doit être encadré,
01:01:24il doit être organisé.
01:01:26Le droit de grève
01:01:26n'est pas absolu.
01:01:27Il y a derrière
01:01:28des professions
01:01:28qui n'ont pas le droit de grève.
01:01:30Magistrat, police, armée, etc.
01:01:32Après, inspirons-nous
01:01:33effectivement
01:01:34du système italien.
01:01:36C'est-à-dire
01:01:36ne pas prendre en otage
01:01:37toute une population
01:01:38qui a besoin
01:01:39de rejoindre sa famille
01:01:40pendant les fêtes,
01:01:41pendant les grandes vacances.
01:01:42Donc, il suffit
01:01:43d'encadrer
01:01:44et de voter
01:01:45à l'Assemblée nationale,
01:01:46conformément à la Constitution,
01:01:48un régime
01:01:48qui ne porte pas atteinte
01:01:50à la liberté
01:01:51d'aller et venir,
01:01:51qui est aussi
01:01:52une liberté constitutionnelle
01:01:54et de travailler.
01:01:55Je pense que personne
01:01:56ne veut remettre
01:01:56en cause le droit de grève.
01:01:57Le problème,
01:01:58c'est qu'il y a un abus
01:01:58aujourd'hui.
01:01:59Quand ils font grève
01:02:00en décembre,
01:02:01c'est toujours le 24.
01:02:02En fait,
01:02:02ça veut dire
01:02:03qu'ils utilisent
01:02:04ces périodes.
01:02:05Ils utilisent.
01:02:06C'est contre ça
01:02:07qu'il faut se battre,
01:02:08pas contre la grève.
01:02:09On peut considérer
01:02:09que le droit de grève,
01:02:10c'est pour obtenir
01:02:11quelque chose
01:02:11et plus la pression
01:02:13est forte,
01:02:14plus la pression est forte,
01:02:16plus ils peuvent
01:02:17obtenir ce qu'ils veulent.
01:02:18Je pense qu'il n'y a
01:02:22aucun citoyen français
01:02:23qui veut remettre
01:02:24le droit de grève.
01:02:24Il y a des grèves
01:02:26qui sont parfaitement légitimes
01:02:27avec des personnes
01:02:29qui se battent
01:02:29tout simplement
01:02:30pour une justice.
01:02:31Il y a des grèves
01:02:32qui sont parfaitement légitimes.
01:02:33La réalité dans cette affaire,
01:02:34et c'est pour ça
01:02:34qu'on en parle,
01:02:35et c'est pour ça
01:02:35qu'il y a même un ministre
01:02:36qui veut mettre
01:02:37ce projet de loi,
01:02:38c'est que ce n'est plus
01:02:38un rapport de force.
01:02:40C'est un chantage.
01:02:41C'est-à-dire qu'à chaque fois
01:02:42à Noël,
01:02:43il y a une grève.
01:02:44À chaque fois.
01:02:45Alors moi,
01:02:45je suis favorable
01:02:46à réduire,
01:02:48mais le plus possible,
01:02:4930,
01:02:49c'est objectivement disproportionné.
01:02:50C'est certain
01:02:51que ça va être revu.
01:02:52Mais par exemple,
01:02:53pour les moments
01:02:54où il y a des conséquences graves.
01:02:55Exemple,
01:02:56le bac.
01:02:57À chaque fois,
01:02:58il y a une grève
01:02:59et à chaque fois,
01:03:00on peut avoir
01:03:00des bacheliers
01:03:01qui ne peuvent pas se rendre.
01:03:02Noël.
01:03:03Oui, c'est ça.
01:03:03On peut dire le 23 et le 24 décembre,
01:03:05par exemple,
01:03:05entre juste deux jours
01:03:06et les deux jours de retour aussi.
01:03:08C'est juste sur le vocabulaire.
01:03:09Moi, je partage tout
01:03:10ce que vous avez dit
01:03:10sur le droit considérable
01:03:11qui doit être encadré.
01:03:13Simplement sur les termes
01:03:14prise d'otage,
01:03:15pour moi,
01:03:16c'est un peu,
01:03:17il y a l'effort,
01:03:17prise d'otage,
01:03:17c'est pour les terroristes.
01:03:19C'est important
01:03:20parce que
01:03:21ça excite le débat.
01:03:23Je pense que c'est un débat
01:03:24qui doit être serein.
01:03:25On peut être serein
01:03:26et je pense
01:03:26ça peut être unanime.
01:03:28Quand les familles
01:03:28se retrouvent dans les gares
01:03:30à avoir leurs vacances pourries,
01:03:31vous croyez qu'ils sont sereins ?
01:03:32Bien sûr,
01:03:32mais c'est différent
01:03:33que des prises d'otages.
01:03:36Martin Garnion,
01:03:37on vote ou pas ?
01:03:39À 100%.
01:03:40C'est-à-dire
01:03:40que c'est un aménagement
01:03:42qui est de bon sens.
01:03:43Georges Fenech
01:03:44l'a rappelé toujours
01:03:44avec beaucoup de brio,
01:03:45mais il y a des professions
01:03:46qui disent
01:03:47que c'est naturel.
01:03:49C'est pour ça qu'il est là.
01:03:49Il nous éclaire constamment.
01:03:51Mais vous avez déjà
01:03:52en France des professions,
01:03:53vous en avez cité
01:03:53quelques-unes
01:03:54qui sont assez emblématiques.
01:03:55Vous avez aussi
01:03:55des contrôleurs R.
01:03:56Il y a des professions
01:03:58dont le droit de grève
01:03:59est encadré, limité
01:04:00et ça ne pose de problème
01:04:01à personne.
01:04:02Donc une fois de plus,
01:04:02ne stigmatisons pas ce débat.
01:04:04Je rejoindrai à Cotarac là-dessus.
01:04:05Ne faisons pas de ce débat
01:04:07un sujet de clivage.
01:04:09À nouveau,
01:04:09on en a déjà assez.
01:04:10Cela dit,
01:04:11sur ce point-là,
01:04:11on peut s'entendre.
01:04:12Et il faut rappeler aussi
01:04:13que ces grèves-là
01:04:14sont déjà le fait
01:04:16de professions
01:04:17et notamment
01:04:17je pose au train
01:04:18puisque c'est de là
01:04:19qu'on parle
01:04:19mais qui sont déjà
01:04:20très largement bénéficiaires
01:04:22dans leur modalité sociale
01:04:23d'entreprise
01:04:24qui bénéficient déjà
01:04:25de régimes
01:04:26parce que justement
01:04:27ils ont su instaurer
01:04:28un rapport de force
01:04:29qui leur est parfaitement favorable
01:04:30qui leur permet de négocier
01:04:31à la hausse
01:04:32des conditions de salaire
01:04:34et de vie en entreprise
01:04:35qui ne sont pas celles
01:04:36du droit commun,
01:04:37qui ne sont pas celles
01:04:37des Français
01:04:37qui eux restent taqués
01:04:39quand le train ne part pas
01:04:39et donc soyons aussi raisonnables.
01:04:42Moi je demande aussi
01:04:43aux syndicats,
01:04:44ils sont dans leur fonction
01:04:45de défendre les intérêts
01:04:46de leurs salariés
01:04:46mais ça ne doit pas se faire
01:04:48au détriment
01:04:48de l'intérêt général
01:04:49et de l'ensemble des Français.
01:04:50Je pense qu'il peut y avoir
01:04:51une dizaine de jours
01:04:52dans l'année
01:04:52où on dit que
01:04:53le droit de grève
01:04:54ne peut pas s'appliquer.
01:04:56Puisqu'on parle du travail
01:04:57je voulais qu'on s'arrête
01:04:57un instant également
01:04:58sur le 1er mai
01:04:59parce que c'est intéressant
01:04:59le 1er mai
01:05:00demain les députés
01:05:01débattront de l'autorisation
01:05:02de travailler le 1er mai
01:05:03alors souvenez-vous
01:05:04l'an dernier
01:05:05ça s'est passé en Vendée
01:05:05ça s'est passé en Charente
01:05:06ça s'est passé à Paris
01:05:07des boulangers
01:05:09ont été victimes
01:05:09de contrôles et d'amendes
01:05:11pour avoir fait
01:05:11travailler leurs salariés
01:05:12alors d'abord
01:05:13on va se demander
01:05:14que dit la loi actuelle
01:05:15concernant le 1er mai
01:05:17on est en direct
01:05:18avec Maître Virginie
01:05:18Bensoussand-Brulé
01:05:19qui est avocate
01:05:20bonjour Maître
01:05:21merci d'être en direct
01:05:22avec nous
01:05:22que dit la loi
01:05:24aujourd'hui
01:05:24concernant le 1er mai
01:05:25qui peut travailler
01:05:26qui a interdiction
01:05:27de travailler ?
01:05:29Alors actuellement
01:05:30ce qui est autorisé
01:05:31c'est le travail salarié
01:05:32dans les secteurs
01:05:33qui ne peuvent pas s'arrêter
01:05:34et on verra
01:05:36dans le cadre de la réforme
01:05:37que cette notion
01:05:38est très importante
01:05:39donc les secteurs
01:05:40qui ne peuvent pas s'arrêter
01:05:41c'est par exemple
01:05:42les hôpitaux
01:05:43les transports publics
01:05:44l'électricité
01:05:44et puis également
01:05:46le travail salarié
01:05:48le travail est autorisé
01:05:49le 1er mai
01:05:49dans les petits commerces
01:05:51à condition
01:05:52de ne pas faire travailler
01:05:53des salariés
01:05:54donc aujourd'hui
01:05:55c'est les deux secteurs
01:05:58dans lesquels
01:05:59il est autorisé
01:06:00de travailler
01:06:01le 1er mai
01:06:02Mais pourquoi par exemple
01:06:03un salarié
01:06:04s'il a envie
01:06:05pourquoi est-ce qu'il n'a pas
01:06:06le droit de travailler
01:06:06le 1er mai
01:06:07Alors tout vient
01:06:10de la problématique
01:06:11de cette notion
01:06:12de secteurs
01:06:13qui ne peuvent pas s'arrêter
01:06:14et c'est le cas
01:06:16par exemple
01:06:16des boulangeries
01:06:18qui livrent
01:06:19les hôpitaux
01:06:20et donc en réalité
01:06:21c'est pour ça
01:06:22qu'on parle beaucoup
01:06:23des boulangeries
01:06:23plutôt que
01:06:24des boucheries
01:06:26des bâtisseries
01:06:26ou des fleuries
01:06:27c'est pour ça
01:06:28qu'il y a eu
01:06:29ces 22 boulangeries
01:06:32qui en 2025
01:06:33ont été verbalisées
01:06:34parce que beaucoup
01:06:35d'entre elles
01:06:36livrent des hôpitaux
01:06:37et hôpitaux
01:06:38qui eux
01:06:39font partie des secteurs
01:06:40qui ne peuvent pas
01:06:41s'arrêter
01:06:41et donc l'objectif
01:06:43du patronat
01:06:44dans le cadre
01:06:44de cette réforme
01:06:45c'était de lever
01:06:46l'ambiguïté
01:06:47autour
01:06:48de ces termes
01:06:50et donc
01:06:51la proposition
01:06:52de loi
01:06:52aujourd'hui
01:06:53qui a été
01:06:53déposée au Sénat
01:06:55acceptée au Sénat
01:06:57et qui est
01:06:58également
01:06:58aujourd'hui
01:06:59étudiée
01:07:00par l'Assemblée nationale
01:07:02là on est dans le cadre
01:07:02d'une procédure
01:07:03dite accélérée
01:07:05c'est donc
01:07:06d'étendre
01:07:07les cas
01:07:08où le travail
01:07:10le 1er mai
01:07:11sera autorisé
01:07:11à l'ensemble
01:07:13des commerces
01:07:13de bouche
01:07:14donc boulangerie
01:07:15boulangerie
01:07:17pâtisserie
01:07:17boucherie
01:07:18aux établissements
01:07:19culturels également
01:07:20donc cinéma
01:07:21théâtre
01:07:22et puis aux fleuristes
01:07:23et aux jardineries
01:07:26néanmoins
01:07:27c'est sur la base
01:07:27de deux conditions
01:07:28le volontariat
01:07:30donc il faudra
01:07:31avoir un accord
01:07:32écrit du salarié
01:07:34et sa rémunération
01:07:36devra être
01:07:37doublée
01:07:38et en fait
01:07:39il y a un débat
01:07:40aujourd'hui
01:07:42puisqu'il est prévu
01:07:43il est maintenu
01:07:45que
01:07:45les salariés
01:07:46du secteur
01:07:47de la grande distribution
01:07:48seront toujours
01:07:49exclus
01:07:50du dispositif
01:07:51on pense par exemple
01:07:52à grands frais
01:07:53et donc
01:07:54les syndicats
01:07:57ont peur
01:07:58que
01:07:58cette réforme
01:07:59ouvre justement
01:08:01le travail
01:08:03du 1er mai
01:08:05aux salariés
01:08:06de la grande distribution
01:08:07notamment
01:08:08aux salariés
01:08:08de grands frais
01:08:09et par ailleurs
01:08:11ce qu'ils disent
01:08:11mais qui n'est pas
01:08:13totalement vrai
01:08:13en droit du travail
01:08:14c'est que
01:08:15compte tenu
01:08:16du lien de subordination
01:08:17entre le salarié
01:08:18et l'employeur
01:08:19ça serait un volontariat
01:08:21déguisé
01:08:22néanmoins
01:08:23après ils sont payés
01:08:24double
01:08:24quand même
01:08:24après il y a
01:08:25un salaire qui est double
01:08:26je dis que ça
01:08:28c'est un peu
01:08:28un argument
01:08:29spécieux
01:08:30leur crainte
01:08:32c'est vraiment
01:08:32de voir que ça va être
01:08:34étendu au secteur
01:08:35de la grande distribution
01:08:35ok merci beaucoup
01:08:37maître Virginie
01:08:37merci d'avoir été
01:08:39en direct avec tout
01:08:40c'est vrai qu'a priori
01:08:42on se dit
01:08:42en 2026
01:08:44dans une économie mondialisée
01:08:46est-ce qu'on peut dire
01:08:47on ne fait pas travailler
01:08:48les gens qui ont envie
01:08:49de travailler
01:08:49le 1er mai
01:08:50Thomas Bonnet
01:08:50moi ce qui m'amuse
01:08:52un peu dans ce débat
01:08:53chacun je pense
01:08:53pourra exprimer son avis
01:08:54mais on est vraiment
01:08:55en train de débattre
01:08:57sur des choses
01:08:57qui pour moi
01:08:58sont un peu
01:08:58derrière garde
01:08:59Jean-Louis Borloo
01:09:00a cette expression
01:09:01qui dit
01:09:01on est un pays
01:09:01de contrôleurs
01:09:02en fait oui
01:09:03moi j'avoue
01:09:04que les contrôleurs
01:09:04qui vont contrôler
01:09:05si les boulangeries
01:09:05sont ouvertes
01:09:05le 1er mai
01:09:06je pense que
01:09:06j'ai d'autres missions
01:09:07à leur donner
01:09:08s'ils ont besoin
01:09:09de travail
01:09:09on va en trouver
01:09:09mais aller contrôler
01:09:10si les boulangeries
01:09:11sont ouvertes
01:09:11le 1er mai
01:09:12honnêtement
01:09:12moi je pense
01:09:13qu'il faut
01:09:13permettre aux gens
01:09:14de travailler
01:09:15attention
01:09:15s'assurer
01:09:16qu'effectivement
01:09:16la loi est respectée
01:09:17qu'il soit payé double
01:09:18etc
01:09:18et attention
01:09:19on n'est pas non plus
01:09:19tombé là
01:09:20on est vraiment
01:09:20dans le contrôle
01:09:21comment on va rivaliser
01:09:22avec nos voisins
01:09:24c'est ça
01:09:24l'économie mondialisée
01:09:26on peut vendre du pain
01:09:27le 1er mai
01:09:27mais même sans parler
01:09:29de la concurrence européenne
01:09:30le boulanger
01:09:31qui est contrôlé
01:09:32à 1er mai
01:09:33devant sa boutique
01:09:34devant sa vitrine
01:09:36il y a le marchand
01:09:37dans son chariot
01:09:37qui vend des épis de maïs
01:09:38à la sortie du métro
01:09:39Barbès
01:09:40qui lui est dans
01:09:41l'inégalité
01:09:41365 jours par an
01:09:43et qui n'est pas contrôlé
01:09:441er mai
01:09:45ni le reste du temps
01:09:45donc je comprends
01:09:47moi je ne vais jamais
01:09:48encourager quelqu'un
01:09:49à ne pas respecter la loi
01:09:50mais la loi
01:09:50on peut effectivement
01:09:51l'amender légèrement
01:09:52libérons les initiatives
01:09:53libres
01:09:54enfin libérons les entreprises
01:09:55moi quand j'étais plus jeune
01:09:56et c'est encore le cas
01:09:57on me proposait de travailler
01:09:58à 1er mai
01:09:58mais j'étais ravi
01:09:59parce que j'étais payé double
01:10:00oui mais c'était une autre époque
01:10:01qu'on n'a pas connu
01:10:02mais maintenant
01:10:03vous avez des tas de jeunes
01:10:05qui cherchent à avoir plus
01:10:05de pouvoir d'achat
01:10:06laissons-les
01:10:06si on respecte
01:10:08les temps de repos
01:10:08nécessaires hebdomadaires
01:10:09etc
01:10:09mais laissons-les travailler
01:10:11s'ils ont envie
01:10:11justement en plus
01:10:12le métier de boulanger
01:10:13c'est un métier qui est super dur
01:10:14on le sait
01:10:14ils se réveillent la nuit
01:10:15je voulais juste vous montrer
01:10:16un appel qui a été lancé
01:10:17sur les réseaux sociaux
01:10:18ça se passe à Jansé
01:10:20c'est en Ile-Éviden
01:10:20une boulangerie
01:10:22qui est tenue par Rachel
01:10:22et Christian Briand
01:10:23depuis 2017
01:10:24elle a vu les difficultés
01:10:25s'accumuler
01:10:25parce que voilà
01:10:26il faut faire du crédit
01:10:27ils se lèvent tôt
01:10:28alors leur fils a lancé
01:10:29un appel sur les réseaux sociaux
01:10:31et l'appel a été entendu
01:10:32parce qu'ils ont récolté
01:10:33plus de 44 000 euros
01:10:35pour sauver la boulangerie
01:10:36parce qu'ils allaient fermer
01:10:37ils allaient être en dépôt de bilan
01:10:38je vous propose de lancer
01:10:39de regarder l'appel
01:10:40qui a été lancé par le fils
01:10:42et c'est un appel
01:10:43qui est assez touchant
01:10:43parce qu'il dit
01:10:43voilà
01:10:44je ne veux pas que
01:10:44la fin de mes parents
01:10:46ce soit cet échec
01:10:48dans cette boulangerie
01:10:48je veux qu'ils continuent
01:10:49à travailler
01:10:50parce qu'ils aiment leur métier
01:10:51regardez cet appel
01:10:53Salut tout le monde
01:10:54je fais CD2
01:10:55parce que c'est mon dernier esport
01:10:57mes parents sont boulangers
01:10:58ils se lèvent tous les jours
01:10:59à 3h du matin
01:11:00ils rentrent à 20h
01:11:01et pourtant aujourd'hui
01:11:02ils risquent de tout perdre
01:11:03on est au bord
01:11:04de la liquidation judiciaire
01:11:05mes parents
01:11:07c'est des bosseurs acharnés
01:11:08pas de vacances
01:11:09pas de repos
01:11:10mais entre l'explosion
01:11:11des prix de l'électricité
01:11:13le coût des matières premières
01:11:14qui flambe
01:11:14et la concurrence
01:11:15des supermarchés
01:11:16ouvert même le dimanche
01:11:17l'artisanat ne tient plus
01:11:18aujourd'hui
01:11:20ils ont plus de 100 000 euros
01:11:21de dettes
01:11:21ils ont déjà injecté
01:11:22toutes leurs économies personnelles
01:11:23pour essayer de sauver la boutique
01:11:25mais il ne reste plus rien
01:11:26et si la boulangerie est liquidée
01:11:28elle sera vendue
01:11:29pour presque rien
01:11:29ils se retrouvent à 60 ans
01:11:31sans travail
01:11:32sans salaire donc
01:11:34et avec 100 000 euros
01:11:36de dettes sur le dos
01:11:36le pire c'est qu'ils ne sont pas
01:11:39propriétaires
01:11:40sans revenus
01:11:42et avec une telle dette
01:11:43ils se retrouveront
01:11:45dans l'incapacité
01:11:47de payer leur loyer
01:11:48et seront bons
01:11:50qu'à la rue
01:11:50et aucun propriétaire
01:11:52ne leur louera
01:11:53d'appartement
01:11:53voilà
01:11:55il a ouvert une cagnotte
01:11:55pour ses parents
01:11:56et ils ont touché
01:11:5740 000 euros
01:11:58pour l'instant
01:11:59et voilà
01:11:59je trouve que c'est bien
01:12:00que les français se mobilisent
01:12:01parce que la boulangerie
01:12:02c'est la vie aussi
01:12:03s'ouvrant dans des rues
01:12:04et dans des villages
01:12:05merci beaucoup
01:12:05d'avoir été avec nous
01:12:06dans un instant
01:12:07c'est Stéphanie Demuru
01:12:08qui va vous présenter
01:12:09le CNews midi
01:12:11on est très content
01:12:11d'accueillir
01:12:12sur CNews
01:12:13bienvenue
01:12:13et nous on se retrouve
01:12:14demain en direct
01:12:15à 10h35
01:12:15à demain
01:12:16et d'ici là
01:12:16c'est prudent
01:12:16et d'ici là
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