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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00...
00:00:00Mardi 9 décembre 2015, Mourandine, la numéro 1766 sur CNews, première chaîne d'info de France.
00:00:08Bonjour et bienvenue en direct.
00:00:10A la une, cette tentative d'enlèvement effrayante en Seine-et-Marne.
00:00:14Une femme, travaillant pour la police municipale et dont le compagnon est policier,
00:00:18a été victime à son domicile d'une tentative d'enlèvement dimanche matin
00:00:21alors qu'elle se trouvait chez elle avec son jeune fils de 9 ans.
00:00:25Elle a dû son salut à la fuite en sautant par le balcon du premier étage.
00:00:28Elle s'est d'ailleurs blessée dans sa chute avant de se réfugier chez un voisin.
00:00:33Les trois hommes qui voulaient l'enlever étaient eux-mêmes déguisés en policiers
00:00:36et ils avaient déjà ouvert le coffre de leur voiture pour y mettre de force la mère de famille.
00:00:41On va vous raconter cette affaire dès le début de Mourandine Live
00:00:44avec le service police-justice de CNews.
00:00:47Les propos de Brigitte Macron sur les féministes au spectacle d'Ari Rabitant
00:00:51prennent une tournure politique et enflamment les débats malgré un non-lieu.
00:00:56Des féministes avaient interrompu samedi, vous le savez, le spectacle de l'humoriste
00:01:00en le traitant de violeur.
00:01:02Le lendemain, dimanche, Brigitte Macron a été filmée dans la loge d'Ari Rabitant
00:01:05promettant de mettre dehors, je cite,
00:01:08« C'est sale conne si elle revenait. »
00:01:10« Oh là là, c'est vrai que c'est comment ? »
00:01:12« J'ai peur. »
00:01:13« J'ai peur de quoi ? »
00:01:14« De tout ? »
00:01:15« Si il y a des sales connes, on va les foutre d'ailleurs. »
00:01:17« Tu crois ? »
00:01:18« C'est ce que j'ai fait hier, moi. »
00:01:20« Oui, le verre était là. »
00:01:22« Ah oui ? »
00:01:22« C'est pas possible. Surtout des bandits masqués. »
00:01:25« Ah, peur ! Non, non, non ! »
00:01:27« C'est combien de temps ? »
00:01:31« Je fais 1h20, 1h25, tout dépend. »
00:01:34« S'il y a un vrai happening, on verra, il y a une embrouille. »
00:01:39Et depuis, l'affaire est devenue politique, car la gauche en particulier s'en sert pour dénoncer le couple présidentiel.
00:01:45Par exemple, la débutée de la France insoumise Manon Aubry estime qu'il est temps que le couple Macron s'en aille.
00:01:52La comédienne Judith Godrech a apporté son soutien au collectif avec un message sur fond noir qui dit,
00:01:57« Vous le voyez, moi aussi, je suis une sale conne. »
00:02:00Et pourtant, il faut avouer que le Harry Habitant a été victime d'un non-lieu, ou plutôt a eu un non-lieu après les accusations en 2021.
00:02:09On y reviendra dans un instant.
00:02:12Les femmes qui sont d'ailleurs au cœur du débat ce matin, puisque le Rassemblement national souhaite de son côté rouvrir les maisons-closes
00:02:17avec un objectif, mieux protéger les femmes qui exercent ce métier.
00:02:21C'est le député Jean-Philippe Tanguy qui va déposer une proposition de loi en ce sens.
00:02:26Ces nouvelles maisons-closes seraient tenues par les femmes prostituées elles-mêmes.
00:02:30Écoutez, l'écrivaine Emma Becker, c'est intéressant car elle a témoigné il y a quelques années chez nos confrères de Combini
00:02:36et elle s'est prostituée elle-même dans une maison close à Berlin pendant plus de deux ans.
00:02:41Et elle affirme qu'elle n'en garde que des bons souvenirs.
00:02:44En fait, il faut imaginer un immeuble comme il en existe beaucoup à Berlin.
00:02:48On n'aurait pas pu dire de l'extérieur qu'il y avait un bordel dedans.
00:02:50Et c'était vraiment deux étages avec plein de petites chambres, un peu comme un hôtel.
00:02:55Où au rez-de-chaussée, entre guillemets, vous aviez le salon des filles et puis plein de petites pièces
00:03:00où les hommes venaient s'asseoir en attendant que les filles se présentent.
00:03:04Ensuite, on prenait les clés des chambres et puis on montait dans les chambres avec les hommes
00:03:07et on redescendait après dans le salon des femmes.
00:03:09Voilà, témoignage assez incroyable.
00:03:11C'était il y a six ans sur le site Combini.
00:03:13On y revient dans un instant.
00:03:14On vous en parlait hier dans Morandini Live à Grenoble.
00:03:17Deux jeunes hommes de 18 et 22 ans ont été tués lors d'une fusillade.
00:03:20Une de plus, a-t-on envie de dire ?
00:03:22Car la situation s'aggrave de jour en jour.
00:03:25Les équipes de CNU sont donc allées sur place à Grenoble
00:03:28pour tenter de comprendre ce qui se passait dans cette ville.
00:03:31Une ville qui vit désormais au rythme des fusillades.
00:03:35Ce week-end, deux jeunes hommes ont été abattus en plein centre des Chiroles.
00:03:40Des violences à répétition qui pèsent sur les habitants.
00:03:43Cette ambiance, elle est lourde.
00:03:45On a l'impression que dès qu'on va prendre un transport en commun
00:03:47ou même circuler à partir d'une certaine heure,
00:03:51on ne va plus être en sécurité.
00:03:55Selon les premiers éléments de l'enquête,
00:03:57tout se répartit d'une rixe impliquant plusieurs dizaines d'individus.
00:04:01Une nouvelle fusillade qui provoque la colère des élus locaux.
00:04:04À cette heure, il y aurait pu avoir des enfants,
00:04:07il y aurait pu avoir effectivement des familles.
00:04:09Nous aurions pu être tous des victimes collatérales
00:04:11et ça, c'est proprement insupportable.
00:04:14Ma colère, elle vient d'un constat simple qui est d'ailleurs partagé.
00:04:19C'est que la ville des Chiroles n'a jamais été en aussi grande difficulté.
00:04:24Car les drames s'enchaînent.
00:04:26Il y a quelques jours encore, un homme de 33 ans avait été retrouvé mort,
00:04:31lui aussi abattu à Échiroles.
00:04:33On a eu encore la semaine dernière malheureusement un décès par arme à feu également.
00:04:39Bien sûr que le trafic de stupéfiants est un terrain fertile pour ce type d'infraction,
00:04:45mais pas que.
00:04:47Ça c'est sociétal, on a une montée des violences dans la société.
00:04:50La division de la criminalité organisée spécialisée a été saisie de l'enquête.
00:04:56Pour l'heure, le parquet de Grenoble n'a pas confirmé de lien direct
00:04:59entre ces homicides et le trafic de drogue.
00:05:02Et puis c'est une confirmation, la cocaïne est désormais le business de la drogue
00:05:06le plus important en France.
00:05:08C'est en effet un véritable tsunami blanc qui déferle sur notre pays
00:05:11avec toutes les couches sociales qui consomment désormais cette drogue.
00:05:15Un rapport de l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives
00:05:19montre en effet que le chiffre d'affaires généré par le trafic de la cocaïne
00:05:23dépasse désormais dans notre pays celui du cannabis.
00:05:27C'est une nouvelle preuve du tsunami blanc qui déferle en France.
00:05:30Selon le dernier rapport de l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives,
00:05:35le marché de la cocaïne a détrôné celui du cannabis.
00:05:38Son chiffre d'affaires est évalué à plus de 3 milliards d'euros,
00:05:42une somme multipliée par 3 en l'espace de 13 ans.
00:05:46En face, le marché du cannabis est relégué au second plan
00:05:49mais reste important, notamment en termes de volume.
00:05:52Ici, la cocaïne pèse moins lourd, 47 tonnes, c'est presque 10 fois moins que le cannabis.
00:05:57D'après ce rapport, plusieurs facteurs expliquent l'explosion du trafic de cocaïne,
00:06:03une augmentation des narcotrafiquants sur le continent européen,
00:06:07des prix en baisse, une amélioration des méthodes de vente
00:06:09mais aussi une hausse de la demande.
00:06:12Des consommateurs de plus en plus nombreux,
00:06:14dont l'âge moyen est fixé à 31 ans contre 24 ans pour les fumeurs de cannabis.
00:06:19Un duo cannabis-cocaïne qui représente 90% du chiffre d'affaires des drogues illicites.
00:06:25A noter tout de même que la circulation des autres substances
00:06:29s'accélère en France depuis environ 10 ans.
00:06:33Et puis, les forces de l'ordre renforcent les contrôles sur les routes en cette fin d'année
00:06:36avec la volonté justement de traquer les consommateurs de drogue
00:06:39qui prendraient le volant.
00:06:41Hier, les gendarmes du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône
00:06:43ont mené une opération d'envergure en deux heures
00:06:45sur les 500 véhicules contrôlés.
00:06:48Un conducteur sur quatre était en infraction.
00:06:50A la mi-journée, plus de 130 gendarmes se déploient dans une zone stratégique
00:06:56le long de la frontière entre le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône.
00:07:00Huit points de contrôle sont installés simultanément.
00:07:03Notre position se situe en plein sur l'axe de délinquance ex-Pertuis.
00:07:06On va rechercher particulièrement les infractions accidentogènes.
00:07:10Dès les premiers contrôles, un conducteur est testé positif au cannabis.
00:07:14Le permis, je vais le garder et je vais vous remettre une convocation
00:07:17pour vous présenter l'application de Vaucluse en Provence pour être auditionné.
00:07:21On contrôle plus de personnes sous l'emprise de produits stupétiants
00:07:24que de personnes sous l'emprise de l'alcool.
00:07:28Dans un sens, c'est inquiétant, mais c'est aussi pour ça qu'il faut qu'on renforce ces contrôles.
00:07:30Et là, la bonne nouvelle, c'est qu'on a mis ce conducteur hors d'état de nuire,
00:07:34si vous me permettez l'expression.
00:07:35Des contrôles qui s'avèrent parfois difficiles.
00:07:38Je n'ai pas envie de mettre ça dans la bouche.
00:07:39C'est dégueulasse pour moi.
00:07:40J'aimerais bien coopérer.
00:07:42J'aimerais bien.
00:07:43Mais monsieur, on me demande de fronter quelque chose dans ma bouche.
00:07:49Je ne sais pas ce que c'est.
00:07:49Vous saviez quoi ces produits ?
00:07:51Il n'y a rien dedans.
00:07:52Quelques minutes plus tard, l'homme finit par obtempérer.
00:07:55Ses dépistages étant négatifs, il peut reprendre la route.
00:07:58En deux heures, lors de cette opération d'envergure,
00:08:01sur les 500 véhicules contrôlés, 68 conducteurs étaient en infraction,
00:08:06principalement pour des défauts d'assurance ou des problèmes techniques.
00:08:09Quatre conducteurs ont été contrôlés positifs ou stupéfiants
00:08:12et un autre à l'alcool.
00:08:16Allez, comme tous les jours, les tops et les flops d'audience des Prime.
00:08:19C'est avec Mister Audience, Aïla Skivin.
00:08:21Va-t'en.
00:08:22Hier soir, personne n'a dépassé la barre des 3 millions en prime time.
00:08:27C'est M6 qui a décroché la place de leader.
00:08:29Et l'heure était à la fête, puisque Karine Lemarchand fêtait les 20 ans de son émission de dating.
00:08:34L'amour est dans le pré.
00:08:352 962 000 téléspectateurs étaient au rendez-vous.
00:08:39Sur France 2, la série l'a disparu de Compostelle.
00:08:41Les deuxièmes affichent une forte baisse par rapport à la semaine dernière, en étant hier soir à 2,7 millions.
00:08:46Déception pour TF1.
00:08:47Pour la série Rip, la vie vous va si bien avec Claudia Taqbo et Antoine Dullery,
00:08:51qui n'est que troisième à tout juste 2,5 millions.
00:08:54Pour France 3, c'est un gros flop.
00:08:56Le film d'Anton Abbeyne n'a fait qu'un million trois.
00:08:59A la cinquième et sixième place du classement,
00:09:01on retrouve Arte et TMC, qui sont quasiment en égalité à plus d'un million cent
00:09:04avec les films Fargo et Avengers Endgame.
00:09:07France 5 est très loin derrière et fait moitié moins.
00:09:09Le magazine d'Hugo Clément sur le front consacré au parfum
00:09:12n'a intéressé que 661 000 téléspectateurs.
00:09:15Et c'est W9 qui firme ce classement avec le film Twilight, chapitre 2, Tentation.
00:09:20Mister Audience vous dit à demain.
00:09:22Allez, je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:09:26Jordan Florentin, bonjour.
00:09:27Bonjour.
00:09:27Merci d'être avec nous, journaliste à frontière.
00:09:29Yves Soledano, bonjour.
00:09:30Bonjour.
00:09:31Merci d'être là.
00:09:32Maître Nathalie Tomazini également, bonjour.
00:09:34Merci d'être avec nous.
00:09:35Martin Garnion, vice-président du groupe Renaissance des Hauts-de-Seine, bonjour.
00:09:38Et puis Valérie Barni, président du collectif Citoyens Responsables, bonjour également.
00:09:42Et merci d'être avec nous.
00:09:43Je voulais commencer cette émission avec cette histoire qui est complètement folle.
00:09:47Et justement, en en parlant avec Tanguy Hamon qui nous a rejoint.
00:09:50Bonjour Tanguy.
00:09:50Bonjour.
00:09:50Je disais, c'est assez étonnant que cette histoire ne fasse pas plus de bruit que ça
00:09:54parce que c'est quand même assez surréaliste ce qui s'est passé en Seine-et-Marne
00:09:58avec cette tentative d'enlèvement sur une femme qui travaille à la police municipale
00:10:01dont le mari est policier.
00:10:03Et ce qui s'est passé est proprement surréaliste puisqu'on a tenté de l'enlever
00:10:06alors qu'elle était chez elle avec son enfant.
00:10:09Tanguy, vous allez nous raconter tout ça précisément en reprenant les choses dans l'ordre
00:10:12de ce qu'on sait à l'heure qu'il est.
00:10:13Exactement.
00:10:14C'est une scène terrifiante qui s'est déroulée dimanche matin.
00:10:17Il était à peine plus de 7 heures.
00:10:19La compagne d'un policier, le policier qui travaillait au moment des faits, a entendu
00:10:23des hommes en train d'essayer de défoncer la porte de son logement à coups d'épaule.
00:10:27Ce qui a ajouté à son incompréhension et à sa peur aussi, c'est que ces trois individus
00:10:31étaient habillés comme des policiers en civil.
00:10:33C'est-à-dire qu'ils avaient des brassards siglés police, des chasubes siglés police.
00:10:37Heureusement, ils n'étaient pas armés.
00:10:39Elle les a entendus dire, interpelle-la, interpelle-la.
00:10:42Elle a eu peur, elle est montée sur son balcon et elle a sauté dans le jardin de son voisin
00:10:47à un saut d'un étage.
00:10:48Elle s'est blessée au passage à une jambe et à un bras.
00:10:51Le voisin a entendu tous ces bruits.
00:10:53Il est sorti, il a réussi à faire fuir les individus.
00:10:56Ceux-ci ont sauté dans une voiture.
00:10:59Une voiture, il faut le dire, qui avait le coffre déjà grand ouvert, comme s'ils
00:11:03avaient déjà prévu d'emmener cette femme et de la charger dans le coffre.
00:11:07Et la chance dans cette histoire, en plus du fait qu'elle n'ait pas été enlevée,
00:11:11c'est que dans le logement se trouvait son enfant, son fils de 9 ans qui était dans
00:11:16le salon.
00:11:17Heureusement, comme je vous l'ai dit, les malfrats ne l'ont pas vu.
00:11:20Les individus sont toujours recherchés.
00:11:22C'est la police judiciaire qui mène l'enquête.
00:11:25Mais ça paraît assez hallucinant parce que ça fait penser un peu aux enlèvements
00:11:28sur la crypto-monnaie, par exemple, qui peuvent avoir lieu.
00:11:31Mais c'est vrai qu'en général, c'est la première fois que ça touche des policiers,
00:11:34a priori.
00:11:35En tout cas, une famille de policiers.
00:11:36En tout cas, à ce point-là, exactement.
00:11:37Alors la question, c'est de savoir, est-ce que c'est directement lié au fait que son
00:11:40mari soit policier et qu'elle travaille aux vidéoprotections de la commune ?
00:11:45Est-ce que c'est un des éléments d'ordre plus privés ?
00:11:48Pour le moment, on ne sait pas.
00:11:49Mais c'est vrai que sans prendre une compagne de policiers à son domicile alors qu'il y a
00:11:53un enfant qui est dans la pièce, alors que le coffre de la voiture est déjà
00:11:57ouvert, alors qu'on dit interpelle-la.
00:11:59Voilà, très vraisemblablement, elle était vraiment ciblée.
00:12:02Oui, et puis ils étaient trois avec des brassards de police aussi.
00:12:05Ça aussi, c'est troublant, le fait qu'ils se déguisent en policiers pour intervenir
00:12:09dans la maison.
00:12:09Il faut savoir que ça, c'est une pratique qui se rend compte de plus en plus, c'est-à-dire
00:12:13des individus qui se font passer pour des policiers parce que les gens ont confiance
00:12:17en eux et donc les suivent un peu plus facilement.
00:12:19Il y a une espèce de sidération de se dire, tiens, des policiers qui me font ça, qu'est-ce
00:12:23qui se passe ? On réagit moins rapidement.
00:12:25C'est vrai que parfois, les malfrats, les criminels n'hésitent plus à utiliser
00:12:28des objets de policiers, des vêtements de policiers pour commettre leurs méfaits.
00:12:33Maître Toledano, cette histoire, elle est totalement surréaliste quand même.
00:12:35C'est fou qu'on n'en ait pas parlé avant d'ailleurs.
00:12:37On est mardi aujourd'hui.
00:12:39C'est vrai qu'on s'était rappelé, on voit toujours le même mode opératoire,
00:12:41déguisé en policier, ce qui n'est vraiment pas rassurant.
00:12:43C'était le cas encore dans les tentatives précédentes.
00:12:45C'est clair que ce n'est pas un homme jacking puisque manifestement, il s'est prévu
00:12:48d'enlever quelqu'un, le coffre est ouvert.
00:12:49C'est ça parce que le homme jacking déguisé en policier, ça, hélas, on a vu quelques
00:12:54cas précédemment, mais là, il s'agissait visiblement de l'enlever, elle.
00:12:57L'enlever, elle.
00:12:57Alors, il y a deux motifs qui font qu'on va enlever quelqu'un, soit pour demander une
00:13:01rançon.
00:13:02Bon, là, manifestement, je ne suis pas certain que le compagnon policier municipal était
00:13:05très riche, je le souhaite, mais enfin, ce n'était apparemment pas le motif.
00:13:09Deuxième motivation, c'est pour se venger.
00:13:11On l'a vu il y a quelques temps à Marseille avec l'affaire d'Amine Kessassi où on a assassiné
00:13:16le frère pour se venger, donc là, est-ce qu'effectivement, il n'y a pas une motivation
00:13:18qui tourne autour de la police ? Est-ce qu'on n'a pas voulu enlever sa femme pour se venger
00:13:22de son époux ? La motivation sera trouvée lorsque l'enquête avancera, mais c'est vrai
00:13:26que ça fait froid dans le dos et heureusement que cette femme a pu se sauver, mais enfin,
00:13:29c'est vraiment malheureux.
00:13:30Maître Tomazini, c'est vraiment glaçant cette histoire.
00:13:33C'est vraiment glaçant, mais je voudrais rajouter une observation par rapport à ce qu'a
00:13:38dit mon confrère.
00:13:39Ça peut être effectivement pour vengeance ou pour pression s'agissant d'un dossier en cours.
00:13:44Il y a ça également.
00:13:46Moi, ce que je voudrais souligner aujourd'hui, c'est qu'aujourd'hui, toute la chaîne judiciaire
00:13:51est en risque.
00:13:52Les policiers, les magistrats, les avocats.
00:13:56Je vais vous confier une anecdote personnelle.
00:13:59Récemment, je plaidais devant un tribunal correctionnel à l'encontre d'un homme qui était
00:14:04un détenu, donc qui était en détention et qui harcelait ma cliente depuis des mois, voire
00:14:12par année, à l'aide d'un téléphone portable, parce qu'on y revient, les téléphones portables
00:14:16en détention.
00:14:17Et cet homme extrêmement dangereux avait réussi à proposer de l'argent à des bandes
00:14:24de mineurs pour aller finalement agresser physiquement les parents de cette jeune femme.
00:14:29Donc cet homme extrêmement dangereux, je m'en méfiais, tant est si bien qu'on ait dû faire
00:14:36appel à un agent de sécurité, puisque c'était en province, pour nous accompagner, ma collaboratrice
00:14:41et moi-même, pour être sous protection.
00:14:44Eh bien, figurez-vous qu'on était attendus à la sortie de la gare par des personnes,
00:14:50des mineurs, qui nous ont filmés et qui donc savaient qui nous étions précisément.
00:14:56Donc pour vous dire qu'aujourd'hui, il y a une véritable tension et toute la chaîne
00:15:01judiciaire est en risque.
00:15:03Alors on va laisser bien évidemment l'enquête avancer pour savoir quels sont les motifs,
00:15:06mais c'est vrai que quand on est policier, Jordan Florentin, aujourd'hui, on court un
00:15:09risque, y compris pour soi-même.
00:15:11Et j'ai envie de dire, les risques pour soi-même, on les assume, quel que soit le métier
00:15:14qu'on fait, on assume les risques pour soi-même.
00:15:15Mais quand c'est la famille qui aujourd'hui risque d'être impactée, les choses prennent
00:15:20un autre aspect quand même.
00:15:21Bien sûr, c'est un métier à risque extrêmement dangereux et qui en plus n'est pas soutenu par
00:15:25l'ancierté de la population aujourd'hui.
00:15:26Quand on voit qu'il y a un parti politique qui explique matin, midi et soir que la police tue,
00:15:29il faut le rappeler, souvenez-vous, il y a quelques mois, c'était les adresses privées
00:15:32de certains personnels des fonctionnaires de police et des forces de l'ordre qui étaient
00:15:35diffusés un peu partout et c'est ça qui les mettait en danger.
00:15:38Moi, j'ai noté quand même en deux mois qu'il y a eu trois tentatives comme ça de faux
00:15:41policiers à Chambéry, des autogénaires qui s'étaient vus voler des lingots d'or
00:15:45chez eux, d'autres à Nice qui s'étaient introduits chez un couple, pareil, enfin, toujours
00:15:49des histoires comme ça où en fait on se pose la question, mais à quel point de faillite
00:15:52de l'État sans nous pour se dire qu'on peut se procurer très facilement, parce que là
00:15:55en l'occurrence, ça paraît quand même facile de se procurer des brassards, de se procurer
00:15:58des vêtements de policiers et d'aller comme ça grimer nos policiers en se faisant passer
00:16:02de façon comme des escrocs de faux policiers.
00:16:05Et en même temps, j'ai envie de vous dire, dans un pays où on a vu comment il était
00:16:08facile de s'introduire dans le Louvre et de cambrioler le Louvre, je pense que même
00:16:12nos députateurs se disent, en fait, on peut tout faire dans ce pays qui est devenu
00:16:15juste un western à ciel ouvert.
00:16:16Oui, mais ce qui est inquiétant dans cette affaire quand même, c'est de voir qu'on s'attaque
00:16:19à une femme qui avait un gamin qui avait 9 ans, qui était là, donc ils auraient pu enlever
00:16:23le gamin aussi, je ne sais pas s'il l'avait vu, parce que c'est vrai que Tanguy, vous
00:16:27insistez sur le fait qu'ils n'ont pas vu l'enfant, donc voilà, ils auraient pu aussi
00:16:31enlever l'enfant, voyant que la femme réussissait à s'échapper, à sauter par le balcon, à
00:16:34se blesser, à aller chez un voisin, Martin Garnion, il se passe des choses assez incroyables
00:16:39dans ce pays, qui passent sous le tapis, dont on ne parle pas beaucoup quand même, parce
00:16:43que ça, honnêtement, ça mérite de faire la une, honnêtement, quand on tente d'enlever
00:16:48la femme d'un policier, quelle que soit la raison, l'enquête dira quelles sont les raisons
00:16:51précisément, qu'elle est obligée de fuir, qu'elle est obligée de sauter par le balcon,
00:16:54qu'un enfant, qu'ils sont à 3, qu'ils ouvrent le coffre de la voiture, c'est-à-dire
00:16:57qu'ils voulaient la mettre dans le coffre, vous vous rendez compte où on est, c'est un
00:17:00film.
00:17:01On pourrait même élargir le spectre des professions à risque que vous avez commencé à
00:17:05lister, parce qu'on le voit bien, et notamment pour les affaires, alors là je ne sais pas
00:17:08quelle est la motivation initiale des agresseurs, mais si c'est lié au narcotrafic, on sait
00:17:13parfaitement qu'on a aussi d'autres professions qui sont à risque, je pense aux agents de la
00:17:17pénitentiaire, je pense par exemple aux dockers aussi, qui sont des professions extrêmement
00:17:22exposées par les narcotrafiquants, laissant dire, écoute, si tu ne laisses pas ce conteneur
00:17:28tranquille, ta femme on va l'enlever, ou tes enfants, voire des tentatives de corruption,
00:17:32quand ça ne marche pas, on passe à la menace, et il y a aussi une autre profession, une
00:17:36catégorie on va dire de population, c'est les hommes et les femmes politiques, on le voit
00:17:40de plus en plus, on a eu des papiers récemment de vos confrères, dans la presse écrite
00:17:44notamment, qui expliquaient à quel point les prochaines municipales en mars 2026 étaient
00:17:49extrêmement sensibilisées à la question de l'entrisme, alors soit effectivement par
00:17:53de l'entrisme communautariste, soit des pressions venant de groupes narcotrafiquants, et pour
00:17:59en revenir au fait de se grimer en policier, non seulement effectivement ça génère de
00:18:03la sidération chez la personne qui est ciblée, mais ça permet aussi de contenir le
00:18:07voisinage, parce que lorsque vous voyez des personnes grimer en policier, vous vous dites
00:18:10c'est une intervention qui rentre dans un cadre légal, je n'ai pas à intervenir, donc
00:18:14ça les sécurise aussi, ça leur donne une espèce d'espace de tampon, et ça maintenant
00:18:18c'est devenu très facile, vous allez sur le darknet, vous trouvez absolument tout ce
00:18:21que vous voulez, y compris des tenues officielles de policiers, parce que vous avez des vols,
00:18:26parce que vous avez de la contrefaçon, et malheureusement c'est un phénomène qui
00:18:28n'existe pas en France, vous allez aux Pays-Bas, vous allez dans d'autres pays européens
00:18:32voisins, vous avez ce phénomène que vous retrouvez ce type d'agression, ouvrez la presse
00:18:38étrangère, quotidienne, vous trouvez ce type...
00:18:41On est quand même dans une faillite, dans une faillite totale du point de vue de la
00:18:44sécurité aujourd'hui en France, on est dans une évolution, moi j'ai pas entendu ça
00:18:50avant...
00:18:52Et respect de toute forme d'autorité...
00:18:54Ah bah ça c'est clair, on est dans une évolution aussi des méthodes des voyous,
00:18:57alors il ne s'agit pas de dire qu'avant il y avait une espèce de code d'honneur dans
00:19:01la voyou...
00:19:01Quand vous parlez aux anciens policiers, c'est ce qu'ils vous disent, moi j'ai parlé
00:19:04avec beaucoup d'anciens policiers, ils vous disent avant il y avait un code d'honneur,
00:19:07on ne s'attaquait pas aux femmes, on ne s'attaquait pas aux enfants, enfin il y avait
00:19:10une forme de respect.
00:19:11Un révélateur de notre société c'est souvent le cinéma, vous allez voir des films des
00:19:15années 60-70 avec Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Borsalino etc. ou Las Koumoun, vous
00:19:21avez des pratiques de voyous mais avec effectivement des limites, vous regardez les films contemporains,
00:19:26Bac Nord ou d'autres, vous voyez maintenant qu'il n'y a vraiment plus aucune limite, on touche
00:19:29aux enfants, on touche aux familles, aux parents, avec des méthodes, que ce soit
00:19:32les barbecues, moi je l'ai toujours dit, enfin je le dis depuis un moment, on a un risque,
00:19:36alors ce n'est pas le cas encore, mais il y a un risque effectivement de mexicanisation
00:19:38de notre pays, pas uniquement de notre pays, de notre continent, parce que vous l'aviez
00:19:42annoncé dans vos sujets, sur le développement incroyable du trafic de stupéfiants et notamment
00:19:47de la cocaïne, les profits immenses que ça génère et malheureusement une répression
00:19:51pénale qui n'est pas suffisamment dissuasive et qui du coup ne décourage pas ces vocations
00:19:56nouvelles.
00:19:56– Tanguy, est-ce qu'on a une idée, est-ce qu'il y a des pistes pour l'instant
00:19:59de la part des enquêteurs où ils travaillent en silence et en secret dans les médias ?
00:20:03– Moi selon les sources qui me reviennent, pour le moment même les policiers qui m'ont
00:20:07fait remonter ces informations ne savent pas, est-ce que c'est vraiment lié au fait
00:20:10qu'ils soient policiers, est-ce que c'est des faits d'ordre privé qui visent peut-être
00:20:14même juste précisément cette dame ? En tout cas ce qui est inquiétant c'est qu'on
00:20:18sait que maintenant même quand on est la compagne d'un policier, on n'hésite pas du
00:20:21tout à aller défoncer la porte de votre logement pour aller vous enlever alors que vous
00:20:25êtes chez vous, on pourrait penser que quand vous êtes compagne d'un policier vous
00:20:29êtes un peu plus protégé, là pas du tout.
00:20:32– Et surtout en plus des faits d'ordre privé il faudra voir, mais enfin pour en arriver
00:20:36à se mettre à trois, à vouloir enlever une personne, il faut que ce soit vraiment
00:20:39très grave si ce sont des faits d'ordre privé.
00:20:42– L'organisation c'est du costaud.
00:20:43– Oui c'est ça, c'est pas une histoire de jalousie quoi.
00:20:45– Rappelons que je déguisais en policier, c'est un délit en soi le fait de faire
00:20:49passer pour un policier, ils ont dit en plus va l'interpeller, ils prennent les mots
00:20:52de la police, donc c'est vraiment usurpé en plus, donc c'est un délit en soi déjà.
00:20:56– Et comment se fait-il qu'elle s'est rendu compte que c'était finalement une supercherie
00:21:00parce que…
00:21:01– Elle a appelé son compagnon qui travaillait à ce moment-là et donc je pense qu'il a
00:21:04dû lui dire fuis, enfuis-toi et attention.
00:21:07– D'accord, est-ce que c'était ambitieux une femme de policier ?
00:21:10– Ah oui oui, c'est ça, et surtout qu'elle travaillait à la police municipale en plus.
00:21:12– Totalement, donc il devait y avoir aussi peut-être des indices qui faisaient que
00:21:16c'était moins vraisemblable que pour un profane lambda.
00:21:19– Imaginez le risque demain si c'est un militaire, enfin on se fait passer pour un
00:21:22militaire, imaginez le risque pour nos institutions, demain ça peut être quoi un faux médecin,
00:21:25un faux magistrat, un faux procureur, en fait on peut tous imaginer.
00:21:28– Enfin un faux médecin qui vous enlève, qui vous soigne mal ou qui…
00:21:33– Un dernier mot Valérie Barni sur cette affaire glaçante.
00:21:36– Oui je trouve que cette situation elle est irréelle déjà, j'ai envie de vous dire
00:21:39que la réalité elle est ce qu'on est dans un ordre régalien quand même, normalement
00:21:44l'Etat doit protéger et on se rend compte, plus ça va et plus l'Etat ne protège plus,
00:21:48parce que là on parle quand même comme vous dites d'une femme de policier, et là
00:21:51c'est qu'on a aujourd'hui du crime organisé qui sont prêts à tout, c'est-à-dire qui
00:21:56sont prêts à mettre des pressions à la police, les femmes de policier, moi en ma qualité
00:22:01d'élu, aussi on subit des pressions, comme vous disiez si bien à l'aube des municipales,
00:22:06on subit aussi des certaines pressions, et ça c'est plus, c'est plus acceptable.
00:22:10Moi j'appelle et je tire la sonnette d'alarme, il faut absolument que notre Etat protège
00:22:15les Français à tous ces endroits, et ça il est défaillant.
00:22:17– Oui mais ça c'est la base, excusez-moi, c'est le baba quoi, mais oui il ne le fait
00:22:20plus, je suis d'accord avec vous.
00:22:21– Le problème il ne le fait plus, et ils ne sont que dans l'entre-soi, et ils sont
00:22:25complètement déconnectés, on ne cessera de le dire sur votre plateau.
00:22:27– Je voulais juste rajouter qu'a priori ça devait être quand même une affaire
00:22:33d'importance, parce qu'il risque pour enlèvement, séquestration, il risque quand même 20 ans
00:22:39de réclusion criminelle, donc il faut considérer que c'est quand même un dossier extrêmement
00:22:45lourd, derrière il doit y avoir une affaire potentiellement en course, c'est pour ça
00:22:50que tout à l'heure je parlais de pression, parce qu'il fallait que le jeu en vaille la chandelle.
00:22:55– C'est pour ça que je disais tout à l'heure, si c'est une affaire privée, enfin il faut
00:22:57vraiment que ce soit très très important, Tanguy vous continuez à suivre ça pour
00:23:01nous bien évidemment, et vous viendrez nous dire dès qu'on a des nouvelles sur cette
00:23:05tentative d'enlèvement, donc de cette femme de policier qui travaille elle-même à
00:23:09la police municipale, vous l'avez entendu, tentative d'enlèvement, alors qu'elle
00:23:11était chez elle, alors qu'elle était avec son fils de 9 ans, obligée de sauter
00:23:14par le balcon, elle s'est blessée, elle est allée donner l'alerte, et il voulait
00:23:17tellement l'enlever que le coffre de la voiture était déjà ouvert de la part des
00:23:21ravisseurs pour la mettre à l'intérieur, histoire complètement dingue.
00:23:24Dans un instant, on vous parle du fameux sale conne de Brigitte Macron, et on va
00:23:28revenir sur tout ça.
00:23:29Tout de suite, le CNews Info, et c'est avec Sonmaïa Labidi.
00:23:31Ouverture du procès de la nourrice d'une famille juive, Leïla, 42 ans, algérienne, est
00:23:40soupçonnée d'avoir intoxiqué les aliments, mais aussi les boissons de ses employeurs
00:23:44avec des produits ménagers, des faits que l'accusé a reconnus lors de sa garde à vue.
00:23:50Ça y est, les dés sont jetés, malgré les compromis de Sébastien Lecornu pour s'assurer
00:23:54leur soutien. Selon leur présidente, Cyrielle Châtelain, les 38 députés écolos s'abstiendront
00:23:58lors du vote sur le budget de la Sécurité sociale, vote qui se tient aujourd'hui à l'Assemblée
00:24:04Nationale.
00:24:06Et puis, en plein débat sur les choix énergétiques de la France, le gestionnaire du réseau de haute
00:24:10tension RTE plaide pour l'accélération de la transition vers l'électricité et réduire
00:24:16la dépense coûteuse aux énergies fossiles, sans quoi le pays pourrait manquer ses objectifs
00:24:20de décarbonation et de réindustrialisation.
00:24:24Merci beaucoup Soumaïa, on vous retrouve tout à l'heure en 11h30 pour faire un nouveau
00:24:27point sur l'actualité. On va donc vous parler maintenant de Brigitte Macron. Brigitte
00:24:32Macron qui enflamme le débat avec cette affaire concernant Harry Habitant, ce sont les propos
00:24:36de Brigitte Macron sur les féministes au spectacle d'Harry Habitant qui prennent une tournure
00:24:40politique désormais, puisque tous les politiques, en particulier ceux de gauche et d'extrême-gauche,
00:24:45les insoumis s'emmêlent, donnent leur avis sur ce dossier. Alors d'abord, je voudrais
00:24:49qu'on reprenne les faits dans l'ordre. D'abord, il faut se rappeler que fin 2021, l'humoriste
00:24:53Harry Habitant a été accusé de viol. Après trois ans d'instruction, il a eu un non-lieu,
00:24:59un non-lieu qui a été confirmé en appel. Donc l'affaire pourrait être réglée,
00:25:03mais visiblement pas pour certaines féministes qui ont décidé, par exemple, d'interrompre
00:25:07son spectacle. Ça, ça s'est passé samedi soir.
00:25:15Applaudissements
00:25:17Applaudissements
00:25:21Voilà, ça c'était samedi. Il se trouve que dimanche, en fait,
00:25:51plusieurs personnalités étaient venues au spectacle d'Harry Habitant, parmi lesquels
00:25:54il y avait Brigitte Macron. Et il y avait une caméra qui était à l'intérieur de la
00:25:58loge d'Harry Habitant. Et ce qui est intéressant, c'est que la plupart des médias ont, dans
00:26:02un premier temps, diffusé la première partie de la séquence où on les voyait se féliciter,
00:26:05dire bonjour. Mais simplement, il y avait une suite à cette séquence qui a été, dans
00:26:08un premier temps, diffusée par le magazine Public, qui finalement a retiré cette séquence
00:26:13des réseaux sociaux. Mais trop tard, vous connaissez les réseaux sociaux, tout y était.
00:26:16Et dans cette séquence, il y avait justement Brigitte Macron qui parlait et qui évoquait
00:26:21ce qui s'était passé la veille, en particulier ces féministes, en les traitant de selconnes.
00:26:25Sous-titrage Société Radio-Canada
00:26:55Voilà, et ces quelques mots enflamment le débat depuis hier. Alors, bien évidemment,
00:26:59l'entourage de Brigitte Macron a été consulté, a affirmé que c'était d'abord un vrai
00:27:04échange, parce que c'est vrai qu'à un moment donné, on a eu un petit doute là-dessus.
00:27:07Et voilà ce qui a été dit par l'entourage de Brigitte Macron. Il ne faut voir dans
00:27:11cet échange qu'une critique de la méthode radicale employée par ceux qui ont perturbé,
00:27:16masqué le spectacle d'Harry Habitant, samedi soir, pour empêcher que l'artiste se produise
00:27:21sur scène. Je me tourne vers vous, Maître Nathalie Tomasini, pour commencer, parce que vous êtes
00:27:24une grande défenseuse des femmes, et en particulier des violences faites aux femmes.
00:27:28D'abord, qu'est-ce que vous pensez de ces femmes qui interviennent dans le spectacle
00:27:32des réhabitants ? On va commencer par la première séquence.
00:27:34Alors, beaucoup de choses. Déjà, j'avoue que je suis extrêmement gênée par le positionnement
00:27:42et de certains hommes et de certaines femmes, dont la première dame, qui s'indignent de
00:27:48cette irruption intempestive de ces féministes. Pourquoi je suis gênée ? Parce qu'avant
00:27:56de condamner, il faut essayer de comprendre. Vous l'avez rappelé, Harry Habitant a bénéficié
00:28:03d'un non-lieu, confirmé en appel, au motif qu'il n'existait pas d'éléments suffisamment
00:28:11graves et concordants pour le renvoyer devant une cour criminelle ou une cour d'assises.
00:28:17Donc, il est innocent.
00:28:18Alors, il est non-coupable aux yeux de la loi.
00:28:23Donc, il est innocent.
00:28:24Un non-lieu. Laissez-moi terminer.
00:28:25Non, non, mais j'essaie de comprendre. S'il n'est pas coupable, il est innocent.
00:28:30Il est innocent aux yeux de la loi.
00:28:33Oui.
00:28:33Aux yeux de la plaignante, il peut ne pas l'être.
00:28:36Je vous explique pourquoi.
00:28:38Non, non, mais attendez, attendez.
00:28:41On a dans le dossier, je vous ai rappelé la motivation, mais on a aussi dans ce dossier
00:28:46que j'ai suivi, pas en tant qu'avocate, mais qui m'intéressait, on a dans ce dossier
00:28:52des juges qui ont souligné et relevé le stress post-traumatique qui n'était pas contestable
00:28:59de la victime.
00:29:00Maître Nathalie Tomazini, on ne va pas refaire le procès ici.
00:29:02Non, ce que je vous dis, c'est qu'il faut comprendre, il faut comprendre, oui, mais
00:29:08dans ce...
00:29:08Non, mais moi, je peux comprendre que la plaignante soit en colère.
00:29:12Alors, attendez.
00:29:12Écoutez-moi, écoutez-moi.
00:29:14Je peux comprendre que la plaignante soit en colère, voilà, parce qu'elle, elle estime
00:29:17qu'il s'est passé quelque chose, il n'y a pas de procès, il y a un non-lieu, il
00:29:20est innocent, je peux comprendre sa colère.
00:29:22Les autres, elles doivent respecter la loi.
00:29:24La loi, c'est qu'il est innocent.
00:29:26Attendez, en France et dans plusieurs pays, on conteste aujourd'hui les décisions
00:29:31judiciaires.
00:29:31Non, mais on peut en parler, bien sûr.
00:29:33On peut les contester.
00:29:34Bien sûr.
00:29:35On peut contester aussi un non-lieu, d'accord ? Après, il y a le fond et il y a la forme.
00:29:40La forme, les féministes et les mouvements féministes qui interviennent d'une manière
00:29:47assez brutale et intempestive, ça a aussi une certaine force pour rappeler à la société...
00:29:54Il peut rappeler quoi ? Il est innocent ?
00:29:55Non, attendez.
00:29:57Il est...
00:29:58Innocent.
00:29:59Il est...
00:29:59Pourquoi vous avez du mal à le dire ? C'est bizarre.
00:30:01Mais parce que moi, je suis avocate de victime et j'ai trop vu dans des dossiers, des non-lieux,
00:30:08alors que nous avions pourtant des éléments probants.
00:30:12Et j'ai vu la détresse.
00:30:13Je vous dis un chiffre, Jean-Marc.
00:30:15Non, mais attendez, Maître Tomazini, c'est pour ça que je vous dis, moi, je peux comprendre
00:30:18la détresse de la plaignante.
00:30:20Je peux comprendre parce que c'est elle qui concerne.
00:30:23Simplement, excusez-moi, vous n'arrivez pas à le dire ? Il est innocent ?
00:30:26Non, je n'arrive pas à le dire.
00:30:27Pourquoi ?
00:30:28Parce qu'il y a des hommes qui sont coupables de faits et qui ne sont pas renvoyés.
00:30:33Il n'y a qu'un pour cent, qu'un pour cent des plaintes pour viol qui sont renvoyées
00:30:40devant une courbe criminelle, judiciairement.
00:30:43Il est innocent ?
00:30:44Je viens de vous répondre.
00:30:45Il est innocent.
00:30:46C'est ma réponse.
00:30:46Il est innocent ?
00:30:47C'est ma réponse.
00:30:48Oui, mais c'est ma question.
00:30:48Il est innocent judiciairement ?
00:30:50Ok.
00:30:51Maître Toledano et ensuite Elodie qui veut réagir.
00:30:54Je ne vais pas être d'accord avec ma conseillère.
00:30:56Désolé.
00:30:56Ça fait également, moi aussi, 27 ans que je défends quotidiennement des femmes qui
00:30:59sont, par leur conjoint ou leur mari, violés, harcelés, violentés.
00:31:04J'en vois malheureusement tous les jours.
00:31:06Il faut comprendre déjà que ces quatre femmes qui sont intervenues ce samedi soir ne représentent
00:31:10pas toutes les associations féministes.
00:31:11Il y en a plein qui ne sont pas d'accord.
00:31:13Et encore moins, elles représentent toutes les femmes de France.
00:31:16Ce sont quatre personnes qui, avec leur motivation, sont intervenues.
00:31:20Deuxièmement, on a dit, Arabitant, on en pense qu'on veut.
00:31:23Il a quand même eu deux non-lieux, vous l'avez rappelé.
00:31:25Lorsqu'une justice est passée, lorsqu'une décision est passée, on ne peut pas dire,
00:31:30non pas que la plaignante peut-être n'apprécie pas cette décision, mais ce qu'elles ont
00:31:34dit, elles, c'est qu'elles considèrent qu'il ne sera jamais innocent et qu'elles
00:31:38considèrent qu'il est coupable.
00:31:39C'est ce qu'elles ont tweeté.
00:31:40C'est d'ailleurs le titre que j'ai voulu faire, « Coupable d'être innocent ».
00:31:43On ne peut pas considérer qu'il est coupable alors que la justice a dit que non.
00:31:46Et je terminerai également sur Brigitte Macron.
00:31:49Je ne la rejoins pas sur l'expression qu'elle utilise parce que c'est quand même la première
00:31:52dame.
00:31:53En revanche, comme elle l'a précisé, comme ça a été dit, je pense qu'elle voulait
00:31:56parler plutôt de l'action qui a été menée, qui est une action violente, en tout cas
00:32:00violente dans sa démarche, masquée dans l'humour.
00:32:03Elle fait comprendre que la séquence est quand même choquante pour des victimes d'entendre
00:32:10la première dame, femme du président Macron, qui a quand même prôné la priorité de
00:32:18la lutte contre les violences faites aux femmes depuis 2007.
00:32:20– Je suis d'accord sur le mot utilisé, il est maladroit.
00:32:23– Parce qu'on parle de la forme…
00:32:23– Mais excusez-moi, il n'y a pas de violence dans cette affaire ?
00:32:25– Attendez, attendez…
00:32:26– Il n'y a pas de violence à partir du moment où il n'est pas coupable ?
00:32:27– Mais attendez, excusez-moi, vous parlez du fait que l'interruption par ces féministes
00:32:34est violente sur la forme, est-ce que vous ne trouvez pas que sur la forme, voir un homme
00:32:41qui a quand même été incriminé viol, qui est soutenu par une première dame, qui
00:32:48en plus ose dire, c'est sale conne, on ne peut pas injurier comme ça d'une manière
00:32:54générale…
00:32:55– Sur les mots, on est d'accord, c'est une deux choses sur les mots.
00:32:57– Mais en fait, vous le considérez comme un coupable, c'est ça qui me rend dingue.
00:33:01– Vous ne comprenez pas ce que je suis en train de dire.
00:33:03– Non, je comprends ce que vous dites, mais il est innocent.
00:33:06– Il est innocent au nom et au seul de la loi.
00:33:08– Mais alors, il est coupable au nom de qui ?
00:33:10– Au nom de ces quatre femmes qui sont venues et qui ont décidé qu'il était coupable ?
00:33:14– À un moment donné, les victimes ont un ressenti d'injustice.
00:33:17– C'est une plaignante, ce n'est pas une victime.
00:33:21– Mais là, c'est même pour cette plaignante qui est en cause.
00:33:25– C'est une plaignante.
00:33:26– En fait, quand vous avez un mouvement comme ça de féministes, elle parle au nom de l'ensemble des vies.
00:33:32– Non, mais c'est très dangereux de ne pas respecter l'injustice.
00:33:35– Mais il faut essayer de comprendre.
00:33:37– J'essaie de comprendre.
00:33:38– Je vous dis juste que c'est trop facile d'accuser les gens de n'importe quoi et ensuite de dire qu'ils sont condamnés à vie.
00:33:42– Attendez, Jean-Marc, le problème, c'est qu'avant de condamner d'une manière générale, il faut essayer de comprendre la motivation.
00:33:50Après, qu'on ne cautionne pas la forme, c'est une chose.
00:33:53Mais cette irruption démontre aussi un malaise des victimes qui, aujourd'hui…
00:34:00– Ce ne sont pas des victimes, c'est une plaignante.
00:34:02– Non, des victimes d'une manière générale.
00:34:04– Éloi Duchard.
00:34:04– Non mais d'abord, entendons-nous bien, mais Régis Macron n'est pas en train d'insulter des victimes.
00:34:09Elle insulte quatre féministes qui surgissent dans un spectacle et qui trouvent ça drôle de lever le poing et d'insulter un réhabitant de violeurs.
00:34:15Premièrement, est-ce que le terme « sale conne » est élégant ?
00:34:18– Non, mais sans doute d'accord.
00:34:19– Mais ne nous trompons pas, Régis Macron n'a jamais insulté des victimes de violences sexuelles.
00:34:24– C'est une ou sexuelle, évidemment.
00:34:25– Mais ce n'est pas les victimes qui sont…
00:34:27– Je suis désolée, Régis Macron, comme le Président, vous ne les entendrez jamais dire que des victimes sont des « sale conne ».
00:34:32Donc premièrement, deuxièmement, la gauche et les féministes sont en train de faire quelque chose d'incroyable.
00:34:36C'est-à-dire que tout le monde critique Régis Macron aujourd'hui en oubliant ce qu'on vient de dire depuis le début,
00:34:40c'est qu'aujourd'hui, on peut condamner médiatiquement un homme
00:34:43et toute décision de justice qui s'ensuit, on s'en contrefoue.
00:34:46Parce qu'à réhabitant, comme un certain nombre de politiques,
00:34:48aujourd'hui, à partir du moment où ils ont été accusés, on ruine leur réputation,
00:34:52que la justice passe, on s'en moque.
00:34:54Parce que dans ces cas-là, la justice, on ne la respecte pas.
00:34:56Et pardon, mais nous toutes ne représentons pas toutes les femmes.
00:34:58Elles étaient où quand Claire Géronimie a été violée et que personne ne l'aidait ?
00:35:01Parce que ça n'est pas la bonne victime.
00:35:03Ce sont des associations de féministes qui ont la bonne victime, le bon coupable.
00:35:06Et dès que ça ne correspond pas à leur lecture des choses,
00:35:08il y a des tas de femmes vraiment victimes qui ne sont jamais soutenues par ces associations.
00:35:11– Martin Garagnon. – Moi, je connaissais les falcons de la République.
00:35:15On découvre les salcons de Brigitte Macron.
00:35:17Au-delà du terme un petit peu commun, sur le fond, n'inversant pas la situation.
00:35:24Si diffamation il y a, c'est bien ces quatre femmes qui traitent un réhabitant de violeur,
00:35:29alors qu'il a été innocenté par la justice.
00:35:32Jamais Brigitte Macron ne se permet d'insulter des victimes,
00:35:35mais elle dénonce des méthodes radicales de personnes
00:35:37qui se prétendent sans aucun autre mandat que celui qu'elle se donne
00:35:42être les représentantes, les porte-parole de toutes les femmes de France.
00:35:45Brigitte Macron, il faut quand même le rappeler,
00:35:47son combat pour le féminisme, c'est ce qu'on appelle un rôle modèle
00:35:51pour des millions de Français.
00:35:53C'est quelqu'un qui s'est toujours battu pour l'émancipation des femmes,
00:35:56l'égalité des droits, la possibilité pour les femmes d'exercer tous les métiers.
00:36:00C'est une personne qui n'a pas de mandat officiel,
00:36:02qui s'exprime dans un cadre privé,
00:36:04qui apporte un soutien à un humoriste qui a été innocenté.
00:36:07Il va payer toute sa vie à réhabitant pour quelque chose
00:36:10que la justice a considéré qu'il n'avait pas fait.
00:36:12Donc ne nous trompons pas de combat.
00:36:14Moi je faisais partie de ceux, et je crois qu'autour de ce plateau
00:36:16on était assez nombreux, à s'indigner de l'invasion de la Philharmonie
00:36:20lorsque cet orchestre israélien avait joué
00:36:22et qu'on a eu des militants qui ont allumé des fumigènes
00:36:25au mépris de la sécurité du public.
00:36:27Et tout le monde a dit c'est inacceptable.
00:36:29Il faut arrêter de vouloir politiser, instrumentaliser
00:36:31tous les sujets de culture, et notamment cette invasion
00:36:34de la Philharmonie, et c'est exactement pareil.
00:36:36Vous pouvez à ce titre-là justifier à peu près tout.
00:36:38Les aspersions de soupe, d'œuvres d'art dans les musées,
00:36:41les interruptions de spectacles.
00:36:43Là il y a un acte de diffamation par ces femmes
00:36:45qui accusent un réhabitant d'être un violeur.
00:36:48La diffamation elle est là.
00:36:50Le propos de Brigitte Macron,
00:36:52il est cavalier, on l'entend, il n'y a aucun problème.
00:36:54Elle ne diffame personne,
00:36:56elle n'insulte personne.
00:36:58Oui, mais une insulte envers qui ?
00:37:00Envers des méthodes que tout le monde
00:37:02dénonce par ailleurs dans d'autres contextes.
00:37:03Vous êtes d'accord que les féministes ont diffamé
00:37:06Harry Habitant ?
00:37:07En le traitant de violeur ?
00:37:08En le traitant de violeur, absolument.
00:37:10Mais de toute façon,
00:37:11j'imagine que le producteur ou Harry Habitant
00:37:14lui-même va déposer plainte.
00:37:15Je ne suis même pas sûr, parce que c'est remettre
00:37:17une pièce dans la machine, ça va repartir.
00:37:19Mais non, on ne peut pas penser comme ça,
00:37:21puisque en l'état, il a été, entre guillemets,
00:37:23innocenté lui-même.
00:37:25Donc il peut faire confiance peut-être à la justice.
00:37:27Oui, bien sûr, mais ça remet une pièce
00:37:28dans la machine, Jordan.
00:37:30Sur la forme, je pense qu'on est tous d'accord
00:37:31autour de cette table, pour noter,
00:37:32c'est quand même un monde d'élégance
00:37:34et de classe de Brigitte Macron.
00:37:36Et puis c'est le signe d'une époque aussi,
00:37:37Yvam de Gaulle n'aurait jamais eu tenu
00:37:38ce type de propos.
00:37:39Sur la forme, moi je déteste aussi
00:37:41ce type de happening, où en fait,
00:37:42on a des gens qui sont un spectacle,
00:37:44qui n'ont pas envie d'être emmerdés
00:37:45par des gens qui sont, excusez-moi,
00:37:47mais qui sont liés quand même
00:37:48à des méthodes d'extrême-gauche,
00:37:49parce que ce qu'on ne dit pas sur le fond,
00:37:50c'est que ces féministes sont liées
00:37:51à Nous Toutes.
00:37:52Nous Toutes, c'est effectivement
00:37:53une organisation qui n'a jamais soutenu
00:37:55que la géonymie, mais pire que ça,
00:37:56qui manifeste à Paris il y a quelques jours,
00:37:58qui interdit les féministes de Némésis
00:38:01de manifester à leur côté,
00:38:02et donc dans leur rang, on en a,
00:38:04qui appellent à dissoudre à l'acide
00:38:05les féministes de Némésis.
00:38:07C'est ça aussi, ces féministes qui sont venus.
00:38:09Et puis pardon, madame,
00:38:10il y a quelque chose qui me chante
00:38:11dans votre propos quand vous dites
00:38:12qu'il est innocent aux yeux de la justice.
00:38:14C'est-à-dire qu'il ne le serait pas
00:38:15aux yeux de la société.
00:38:16Mais dans quel engrenage rentre-t-on
00:38:18si l'on considère que ce n'est pas la justice
00:38:19qui décide et que c'est à la société
00:38:21de le faire ?
00:38:22C'est-à-dire que tout à l'heure,
00:38:23on expliquait que c'était carré des gens
00:38:24qui se faisaient passer pour des faux policiers.
00:38:26Mais vous imaginez l'engrenage
00:38:27dans lequel on rentre.
00:38:28Si on se fait justice nous-mêmes,
00:38:30c'est des femmes qui vont décider
00:38:31si telle est coupable ou innocente.
00:38:33Ce n'est pas la justice qui le fait.
00:38:34C'est-à-dire que vous cautionnez
00:38:35l'idée qu'aujourd'hui,
00:38:36on n'a plus besoin de la police
00:38:37et de la justice
00:38:37puisque la société va faire œuvre elle-même.
00:38:39Pas du tout.
00:38:40Vous détournez mon propos.
00:38:41J'ai bien précisé qu'aujourd'hui,
00:38:44on pouvait contester,
00:38:45et c'est ce qu'on fait à longueur de temps
00:38:47sur les plateaux de toutes les chaînes d'info.
00:38:50Autour d'un débat, tranquillement, sans violence.
00:38:52On conteste des décisions judiciaires.
00:38:56Et certaines sont contestables.
00:38:59Et par ailleurs,
00:39:00c'est leur façon à elle
00:39:02de contester d'une manière effectivement
00:39:05un peu violente
00:39:06et qui peut être contestable.
00:39:08mais j'explique ce qu'il y a derrière.
00:39:10Alors, quand vous faites la part
00:39:12du fait que certaines féministes
00:39:15ne soutiennent pas d'autres victimes,
00:39:18ça, c'est un autre débat
00:39:19qu'on peut tenir
00:39:21mais ce n'est pas le débat aujourd'hui.
00:39:22En tout cas, elles vont pourrir
00:39:23la vie d'un artiste
00:39:24qui a été déclaré innocent.
00:39:26C'est le débat parce que...
00:39:28Non, mais c'est pareil.
00:39:28C'est pareil, par exemple,
00:39:32pour Bertrand Quanta
00:39:34qui, lui, en revanche,
00:39:35a fait sa peine.
00:39:36Il est condamné.
00:39:37Non, mais pourquoi je fais
00:39:39une similarité entre les deux hommes ?
00:39:42Parce que, même s'il a fait sa peine,
00:39:45aujourd'hui, vous avez aussi...
00:39:47Mais il a été reconnu coupable, lui.
00:39:49Il a été reconnu coupable
00:39:51et il a fait sa peine.
00:39:51Et on estime que, quelque part,
00:39:54il a, au niveau de la société,
00:39:57il a payé sa dette.
00:39:58et on le critique tout de même
00:40:01parce qu'il fait des spectacles
00:40:03qu'il est applaudi
00:40:05par des centaines de personnes
00:40:07et qu'il a quand même tué une femme.
00:40:09Non, mais ça n'a rien à voir
00:40:10parce que là, il a tué une femme.
00:40:11Ce que je veux dire,
00:40:12c'est que les plaignantes
00:40:14et les victimes
00:40:15ont un sentiment d'écœurement
00:40:18parce qu'elles,
00:40:18elles n'ont pas eu cette reconnaissance
00:40:20de la part de la justice,
00:40:22en tout cas...
00:40:23Mais vous ne pouvez pas mettre
00:40:24sur le même niveau
00:40:25un coupable reconnu par la justice
00:40:28et un innocent reconnu par la justice.
00:40:29C'est très compliqué
00:40:30pour ceux qui ont été
00:40:31même suspectés
00:40:32et n'ont pas...
00:40:33Pour eux, oui,
00:40:33c'est ce que je vous dis tout à l'heure.
00:40:34De la part des plaignants,
00:40:35on comprend qu'ils ne soient pas contents.
00:40:37Mais pourquoi les pourrir la vie
00:40:38d'un artiste, excusez-moi,
00:40:39qui est reconnu innocent ?
00:40:41Ça va plus loin que ça.
00:40:43Mais non, mais oui,
00:40:43mais ça n'a pas de sens.
00:40:44C'est-à-dire que,
00:40:46encore une fois,
00:40:46je vous le dis,
00:40:48je ne cautionne pas forcément
00:40:49cette façon de faire
00:40:51et la forme ne m'agrée pas.
00:40:54D'accord.
00:40:55Après, qu'on en débatte
00:40:56sur un plateau,
00:40:57il n'y a pas de souci.
00:40:58Mais je voudrais quand même
00:40:58rendre justice
00:40:59à ce genre de féministes,
00:41:02entre guillemets,
00:41:02genre fémen ou autres,
00:41:05qui nous ont aidés
00:41:06dans le combat féministe
00:41:09et notamment à l'époque
00:41:10de Jacqueline Sauvage,
00:41:12qui était indûment,
00:41:13qui avait été indûment condamnée.
00:41:15Elles étaient présentes,
00:41:16elles ont fait grand bruit.
00:41:18Aujourd'hui,
00:41:19quand on fait du bruit,
00:41:20malheureusement,
00:41:21c'est là où on est
00:41:22le plus écouté.
00:41:23Nathalie Tomazini,
00:41:23rendons justice aux féministes,
00:41:25si vous voulez,
00:41:25mais rendons justice
00:41:25aussi à réhabitants.
00:41:27Ne soyons pas que dans un sens.
00:41:28On va écouter Mathilde Panot,
00:41:29qui vient de s'exprimer
00:41:32justement sur ce sujet.
00:41:33Écoutez.
00:41:34Non, Madame Macron,
00:41:36les militants de féministes
00:41:37ne sont pas des sales connes.
00:41:38Et il est particulièrement indigne
00:41:39de tenir des propos
00:41:40d'un sexisme aussi crasse.
00:41:43Les militants de féministes
00:41:44dans ce pays
00:41:44sont légitimes
00:41:45à demander
00:41:47à ce qu'enfin
00:41:47on puisse être à la hauteur
00:41:49des violences sexistes
00:41:51et sexuelles
00:41:51qui sont un fléau
00:41:52dans notre pays.
00:41:53Eh bien,
00:41:53je crois que pour lutter
00:41:54réellement contre
00:41:55les violences sexistes
00:41:56et sexuelles,
00:41:57il faut définitivement
00:41:58que M. Macron
00:41:59et Mme Brigitte Macron
00:42:01partent et s'en aillent
00:42:02définitivement,
00:42:03qu'on puisse être
00:42:04à la hauteur
00:42:05des enjeux
00:42:05qui sont des enjeux
00:42:06extrêmement importants
00:42:08dans notre société
00:42:09et qui,
00:42:10je crois,
00:42:11sont délégitimés
00:42:12par ce que fait
00:42:12la première dame,
00:42:14comme on l'appelle,
00:42:15qui a eu des propos
00:42:17qui sont particulièrement
00:42:18honteux
00:42:19et que je condamne
00:42:19fortement.
00:42:20Voilà,
00:42:21il faut être à la hauteur.
00:42:23Vous vous rendez compte
00:42:23de ce qu'elle dit ?
00:42:24Il faut être à la hauteur
00:42:24alors qu'elle descend
00:42:25dans le cas niveau.
00:42:25Non, non,
00:42:26mais bien sûr,
00:42:26c'est surréaliste.
00:42:27Non, mais c'est faux.
00:42:28Il y a une récupération...
00:42:29Non, mais tout s'en m'attentant.
00:42:31Brigitte Macron
00:42:31n'a pas insulté
00:42:32les victimes,
00:42:33elle n'a pas non plus
00:42:34insulté les féministes.
00:42:34Bien sûr.
00:42:35Elle a insulté
00:42:35la méthode utilisée
00:42:37par quatre femmes.
00:42:38Encore une fois,
00:42:38là, c'est faire un amalgame.
00:42:39Elle sait très bien
00:42:40mettre une panneau
00:42:40que ce n'est pas
00:42:41ce qu'a dit Brigitte Macron
00:42:41mais c'est très facile
00:42:42d'utiliser ça
00:42:43pour taper dessus.
00:42:45Donc, ce n'est pas du tout
00:42:45ce qu'elle a dit.
00:42:46Moi, je pense que cette action,
00:42:47elle porte au contraire
00:42:48préjudice aux vrais féministes
00:42:50qui se battent dans l'ombre,
00:42:51qui se battent durement.
00:42:52Moi, j'en vois
00:42:52tous les jours des associations
00:42:53et ce genre d'action violente,
00:42:55ça ne les aide pas.
00:42:56Je pense qu'on peut
00:42:56être d'accord là-dessus.
00:42:57Ce n'est pas quelque chose
00:42:58qui va dans le bon sens.
00:42:59On ne pouvait pas non plus
00:43:00blanchir les propos
00:43:02de Brigitte.
00:43:04J'ai dit que c'était
00:43:05très maladroit de le dire.
00:43:06C'est non seulement maladroit
00:43:07mais il s'agit d'un délit.
00:43:10C'est une insulte.
00:43:12Je suis désolée
00:43:13venant de la part
00:43:14d'une première dame
00:43:15qui savait de surcroît
00:43:17qu'il y avait des caméras
00:43:18dans la loge.
00:43:19Donc, il faut quand même aussi
00:43:20dire les choses
00:43:22telles qu'elles sont.
00:43:23C'est inadmissible.
00:43:25Je vous propose
00:43:25et je vous donne la parole
00:43:26juste après
00:43:26parce que tout le monde
00:43:27veut parler là-dessus.
00:43:28Je vous propose
00:43:28d'écouter justement
00:43:29de ces filles du comité
00:43:30qui étaient hier
00:43:31chez nos confrères de BFM.
00:43:32Elles s'appellent Gwen et Claudia.
00:43:33C'est des militants
00:43:34du collectif Nous Toutes
00:43:35et elles justifient
00:43:37justement ce qu'elles ont fait
00:43:39et elles s'en prennent
00:43:40à Brigitte Macron.
00:43:42On a été extrêmement choqués
00:43:44et scandalisés
00:43:46par les propos
00:43:47de Brigitte Macron
00:43:49qui nous insultent
00:43:50de sale conne
00:43:51et de bandits masqués.
00:43:55C'est vrai qu'au-delà
00:43:55de nous insulter,
00:43:57nous, en tant que militantes,
00:43:59Brigitte Macron,
00:44:00en s'affichant
00:44:01et en affichant
00:44:02son soutien inconditionnel
00:44:03à réhabitants
00:44:04insultent
00:44:06l'ensemble
00:44:07des victimes
00:44:08de violences sexistes
00:44:09et sexuelles.
00:44:10C'est vraiment
00:44:10un crachat profond
00:44:11qu'elle a fait
00:44:12aux victimes
00:44:12de violences sexistes
00:44:13et sexuelles
00:44:14mais également
00:44:15à toutes les associations
00:44:16féministes
00:44:17et les associations
00:44:17de terrain.
00:44:18C'est surréaliste
00:44:19parce qu'on dirait
00:44:20qu'il a été condamné.
00:44:20En fait,
00:44:21ce discours Valérie Barney,
00:44:22c'est incroyable.
00:44:23Alors moi,
00:44:23je rappelle quand même
00:44:24tout le monde
00:44:24que la loi,
00:44:25les souveraines et républicaines,
00:44:26il faut qu'on respecte
00:44:27notre justice
00:44:27quand deux juridictions,
00:44:30on n'en parle pas
00:44:31qu'une seule,
00:44:31deux,
00:44:32a déclaré
00:44:34qu'un réhabitant
00:44:35était non coupable
00:44:37des faits
00:44:37qui étaient reprochés.
00:44:39Ça,
00:44:39il faut respecter ça.
00:44:40Et moi,
00:44:40ce qui m'exaspère aujourd'hui,
00:44:42on a affaire
00:44:43à un tribunal populaire
00:44:44systématiquement
00:44:44et on jette
00:44:46à la vingtique populaire
00:44:47les gens
00:44:48comme ça
00:44:49parce qu'on a décidé
00:44:50qu'il fallait
00:44:51un moment donné
00:44:51qu'eux,
00:44:51ils soient coupables.
00:44:53Moi,
00:44:53j'ai un peu de mal
00:44:53et je vous dirai,
00:44:54M. Morandini,
00:44:55je suis un homme,
00:44:56nous avons des hommes,
00:44:58nous prenons toujours
00:44:59et nous prendrons toujours
00:45:00l'égalité homme-femme.
00:45:01Ça,
00:45:01il n'y a pas de sujet.
00:45:02Mais à un moment donné,
00:45:03ce n'est pas parce que
00:45:04nous sommes des hommes
00:45:04que nous sommes coupables
00:45:05de tout.
00:45:06Et à moi,
00:45:06c'est ça qui me dérange aussi.
00:45:07Et ça,
00:45:07c'est important de le dire.
00:45:09Parole à une femme,
00:45:09Mélodie.
00:45:10Oui,
00:45:10mais en plus,
00:45:10quand j'écoute notamment
00:45:11Mathilde Panot,
00:45:12pardon,
00:45:12il n'y a rien de factuel
00:45:13dans ce qu'elle dit.
00:45:14Déjà,
00:45:14si demain,
00:45:15on part du postulat,
00:45:15si Emmanuel Macron s'en va,
00:45:16il n'y aura plus de violences
00:45:17faites aux femmes.
00:45:18Ce serait génial,
00:45:19je ne suis vraiment pas sûre
00:45:19et on est loin du compte.
00:45:20On peut penser ce qu'on veut,
00:45:21par exemple,
00:45:21de l'action qu'a eue Marlène Schiappa.
00:45:23Mais il faut quand même rappeler
00:45:24que Marlène Schiappa,
00:45:25elle a beaucoup lutté
00:45:26avec des choses qu'on réussit,
00:45:28d'autres sans doute moins,
00:45:28même contre le harcèlement de rue.
00:45:29Donc,
00:45:30c'est quelque chose
00:45:31dont le gouvernement s'est occupé.
00:45:33Et une fois de plus,
00:45:33Brigitte Macron
00:45:34n'insulte ni les victimes,
00:45:35ni toutes les femmes
00:45:36qui sont présentes en France.
00:45:38Elle parle d'une action.
00:45:39Le mot,
00:45:40on le redit,
00:45:40qui n'est pas très élégant,
00:45:41mais à un moment donné,
00:45:42quand ces féministes
00:45:42expliquent qu'elles sont très choquées,
00:45:44que c'est scandaleux,
00:45:45ça va aller,
00:45:45il faut se muscler un peu.
00:45:47Elle dit tout haut
00:45:49ce que des millions de Français
00:45:49pensent tout bas.
00:45:50Je veux dire,
00:45:50il va me réagir
00:45:51à Mathilde Depanot,
00:45:52qui nous parle de violences
00:45:54faites aux femmes,
00:45:54qui accueille dans ses rangs
00:45:55un délinquant,
00:45:55Raphaël Arnaud,
00:45:56qui a menacé une femme
00:45:56d'une balle dans la tête.
00:45:57Elle n'a jamais réagi à ça.
00:45:58Ils n'ont jamais définitivement
00:46:00condamné les actions du Hamas
00:46:01qui ont violé,
00:46:01torturé des femmes.
00:46:02Ils sont alliés
00:46:03avec les pires islamistes,
00:46:04qui sont les pires menaces
00:46:04pour les femmes.
00:46:05Donc ça me fait quand même
00:46:06doucement rire d'entendre
00:46:06Mathilde Depanot,
00:46:07c'est beaucoup trop facile
00:46:11de prendre les propos
00:46:12de Mathilde Depanot
00:46:13qui sont éminemment contestables.
00:46:13Est-ce que vous faites confiance
00:46:14à la justice ?
00:46:14C'est la seule question
00:46:15que je voudrais vous poser
00:46:15parce que j'ai l'impression
00:46:16que vous ne faites même pas confiance
00:46:17aux magistrats et à la justice
00:46:18et c'est un discours
00:46:19extrêmement dangereux
00:46:20parce que vous délégitimez
00:46:22la justice
00:46:22qui est déjà extrêmement atteinte
00:46:23aujourd'hui.
00:46:24Vous n'avez pas du tout
00:46:25écouté.
00:46:26Il faut déjà écouter
00:46:27ce que les différents intervenants
00:46:32se valent, madame ?
00:46:33Les deux se valent ?
00:46:33Vous ne pouvez pas en mettre
00:46:34une au-dessus de l'autre ?
00:46:35Écoutez, il ne faut pas non plus
00:46:36avoir une indignation
00:46:37à géométrie variable
00:46:39parce que quand on a...
00:46:41Attendez.
00:46:42Quand on a une décision de justice,
00:46:44on va prendre celle
00:46:45concernant Nicolas Sarkozy.
00:46:47Pourquoi pas ?
00:46:48Avec donc une détention provisoire
00:46:51qui a été énoncée
00:46:54à son encontre.
00:46:55Évidemment, moi,
00:46:56si on me demande mon avis,
00:46:58je n'étais pas du tout pour
00:47:00qu'il y ait cette détention provisoire.
00:47:02Cela étant,
00:47:03là aussi,
00:47:03c'est une décision de justice,
00:47:05nous sommes d'accord,
00:47:06elle a été contestée
00:47:07partout.
00:47:09Et moi, je n'ai pas de soucis.
00:47:10Non, non, non,
00:47:11mais attendez,
00:47:11attendez Nathalie Nomazini.
00:47:12Moi, je n'ai pas de soucis
00:47:13à ce qu'on conteste
00:47:14et qu'on parle
00:47:15et qu'on discute.
00:47:15Je réponds à mon interlocuteur
00:47:17qui lui dit...
00:47:17Je comprends.
00:47:18Mais juste, moi,
00:47:19il n'y a aucun souci
00:47:20à discuter de la décision
00:47:21sur un réhabitant
00:47:22en parler sur un plateau.
00:47:24Ce n'est pas pareil
00:47:24d'en parler sur un plateau
00:47:25et d'aller lui pourrir la vie
00:47:26et d'aller l'emmerder
00:47:27pendant son spectacle.
00:47:28Je n'apprécie pas
00:47:29qu'on ne fasse
00:47:30un faux procès.
00:47:31Je respecte
00:47:33les décisions de justice,
00:47:34je suis avocate.
00:47:35En revanche,
00:47:37on peut les contester.
00:47:39Et là,
00:47:39en l'État,
00:47:40il y a eu
00:47:41un non-lieu
00:47:41qui a été de surcroît
00:47:42confirmé en appel,
00:47:44je le précise,
00:47:45en 2024.
00:47:46Mais pour autant,
00:47:47on peut contester
00:47:49ce non-lieu.
00:47:49Après,
00:47:50sur le fond,
00:47:51ça c'est le fond,
00:47:52et ensuite,
00:47:52il y a la forme.
00:47:54La forme,
00:47:55c'est cette intrusion
00:47:55intempestiste
00:47:56dans un spectacle.
00:47:57Que vous condamnez ?
00:47:59Sur la forme.
00:48:00C'est-à-dire sur la forme
00:48:01et sur le fond.
00:48:01Sur la forme.
00:48:02Sur le fond aussi,
00:48:02sur la forme et sur le fond.
00:48:03Je comprends le propos
00:48:04et je comprends
00:48:06cette action coup de poids.
00:48:07Bon,
00:48:08je crois que chacun
00:48:08s'est exprimé en espèce.
00:48:09Vous ne semblez pas seulement
00:48:10contester cette décision,
00:48:11vous semblez dire
00:48:12qu'elle n'a aucune valeur.
00:48:13Quelle décision ?
00:48:14La décision
00:48:15de rendre un non-lieu
00:48:16sur un réhabitant.
00:48:17C'est une décision,
00:48:18mais je la conteste
00:48:19au même titre
00:48:20que d'autres décisions.
00:48:22Allez,
00:48:22on va avancer,
00:48:23on va continuer
00:48:23à parler des femmes,
00:48:26Rassemblement National
00:48:27qui voudraient rouvrir
00:48:28les maisons-closes en France.
00:48:29Alors ça,
00:48:29c'est vrai que ça arrive
00:48:30un peu dans le débat
00:48:31par surprise
00:48:31parce qu'on ne s'attendait
00:48:32pas à cette arrivée.
00:48:34C'est Jean-Philippe Tanguy
00:48:34qui va déposer
00:48:35une proposition de loi
00:48:36en ce sens.
00:48:36Ces nouvelles maisons-closes
00:48:37seraient tenues
00:48:38par les prostituées
00:48:39elles-mêmes.
00:48:40C'est ce qu'il dit.
00:48:41Il explique justement
00:48:42que c'est pour éviter
00:48:43les violences,
00:48:44c'est pour éviter les mags,
00:48:45c'est pour éviter également
00:48:46de les retrouver dans la rue.
00:48:48Juste avant qu'on en parle,
00:48:50je voudrais vous faire écouter
00:48:50un document que j'ai retrouvé.
00:48:52C'est sur le site Combini.
00:48:53C'est une écrivaine
00:48:54qui s'appelle Emma Becker
00:48:55qui a témoigné
00:48:56il y a quelques années
00:48:57parce que c'était
00:48:57en octobre 2019.
00:48:59Et en fait,
00:49:00elle s'est prostituée
00:49:00elle-même
00:49:01dans une maison close
00:49:01à Berlin.
00:49:02Et elle témoignait
00:49:03de ce qu'elle avait vécu,
00:49:04de ce qu'elle avait ressenti.
00:49:06Alors je vous propose
00:49:06d'écouter un premier extrait
00:49:07dans lequel elle explique
00:49:08que finalement,
00:49:09il y avait eu une qualité
00:49:10de travail
00:49:11dans ce qu'elle faisait.
00:49:12Elle explique
00:49:12quel était son quotidien.
00:49:13Regardez.
00:49:14En fait,
00:49:15il faut imaginer
00:49:16un immeuble
00:49:17comme il en existe
00:49:17beaucoup à Berlin.
00:49:18On n'aurait pas pu dire
00:49:19de l'extérieur
00:49:20qu'il y avait un bordel dedans.
00:49:21Et c'était vraiment
00:49:21deux étages
00:49:23avec plein de petites chambres
00:49:24un peu comme un hôtel
00:49:25où au rez-de-chaussée
00:49:26entre guillemets
00:49:27vous aviez le salon des filles
00:49:29et puis plein de petites pièces
00:49:30où les hommes venaient
00:49:31s'asseoir
00:49:33en attendant que les filles
00:49:33se présentent.
00:49:34Ensuite,
00:49:35on prenait les clés des chambres
00:49:36et puis on montait
00:49:36dans les chambres
00:49:37avec les hommes
00:49:37et on redescendait après
00:49:39dans le salon des femmes.
00:49:40Voilà,
00:49:40ça c'était le quotidien.
00:49:41Elle explique justement
00:49:42qu'il n'y avait pas de violence,
00:49:44il n'y avait pas de pression
00:49:45dans ces cas-là.
00:49:47Écoutez la suite
00:49:48de son témoignage.
00:49:49C'était deux ans et demi
00:49:51de ma vie
00:49:51où je me suis sentie
00:49:53super forte.
00:49:55Je me suis sentie
00:49:55j'étais très heureuse.
00:49:57J'ai une forme de légèreté
00:50:00là-dedans
00:50:01et puis un souvenir
00:50:02très poignant
00:50:03d'entente
00:50:05avec les filles
00:50:07avec lesquelles je travaillais.
00:50:08Je n'irais pas jusqu'à dire
00:50:09que c'était un travail
00:50:10comme un autre
00:50:10mais parce que bon
00:50:13on donne beaucoup de soi
00:50:14il y a une grande notion
00:50:16de sacrifice
00:50:16enfin d'abnégation
00:50:17en tout cas
00:50:18dans la manière
00:50:19dont j'ai pratiqué le boulot
00:50:20mais je pense que
00:50:22ce n'est pas
00:50:23aux gens extérieurs
00:50:24à ce boulot
00:50:25de le décider.
00:50:25Je pense qu'il faudrait
00:50:26que ce soit vu
00:50:27comme un travail
00:50:28comme un autre
00:50:28pour qu'on puisse établir
00:50:29des conditions
00:50:30de travail normales
00:50:31des conditions de travail
00:50:32qu'on accorderait
00:50:33à n'importe quel travailleur.
00:50:35Alors je voudrais l'avis
00:50:35des deux femmes
00:50:36pour commencer sur le plateau
00:50:37parce que c'est vrai
00:50:38que c'est troublant
00:50:38en tout cas
00:50:39quand on est un homme
00:50:40quand on entend ça
00:50:40c'est assez troublant
00:50:41dans tel propos
00:50:42Oui forcément
00:50:43c'est compliqué de se prononcer
00:50:45mais il y a quelques années
00:50:46sur Europe 1
00:50:46on avait organisé
00:50:47un débat autour de ce thème
00:50:48et on avait eu
00:50:49la secrétaire générale
00:50:50des travailleurs du sexe
00:50:51de la rue Saint-Denis
00:50:52à Paris
00:50:52et c'était intéressant
00:50:53d'entendre son témoignage
00:50:54elle qui sait
00:50:55de quoi elle parle
00:50:56et elle disait
00:50:57semblablement la même chose
00:50:58de ce qu'on vient d'entendre
00:50:58c'est-à-dire qu'elle expliquait
00:50:59comment rue Saint-Denis
00:51:00ses femmes s'organisent
00:51:02dans une précarité totale
00:51:03face à des hommes
00:51:04qui peuvent être violents
00:51:05elles sont entre femmes
00:51:06elles s'entraident
00:51:06comme elles le peuvent
00:51:07mais avec des risques
00:51:08au quotidien
00:51:09qui sont très importants
00:51:10et elle plaidait justement
00:51:11pour l'ouverture
00:51:12de ce genre d'établissement
00:51:13en disant
00:51:14ça peut être plus sécurisé
00:51:15ça peut être plus propre aussi
00:51:16ça peut être des conditions
00:51:17de travail
00:51:18qui sont meilleures
00:51:19il y a une grande hypocrisie
00:51:20aussi autour de tout cela
00:51:21c'est-à-dire que c'est un problème
00:51:22qu'on n'a pas envie de voir
00:51:23celui de la prostitution
00:51:23donc on se dit
00:51:24on met un peu ça
00:51:26sous le tapis
00:51:27je ne sais pas moi
00:51:27si c'est la bonne solution
00:51:28mais c'est vrai que
00:51:29quand on entend des personnes
00:51:30qui savent de quoi elles parlent
00:51:31elles ont tendance à dire
00:51:32que ça serait une hypothèse
00:51:33qui pourrait leur convenir
00:51:35Nathalie Tomasini
00:51:36ça m'intéresse d'avoir votre avis là-dessus
00:51:39bien sûr
00:51:39bien sûr
00:51:39j'ai toujours un avis
00:51:40qui est légèrement opposé
00:51:42au plateau
00:51:43forcément de part
00:51:45mes convictions
00:51:46et mon combat
00:51:47vous savez Jean-Marc
00:51:49moi je me méfie des boîtes
00:51:50quelles qu'elles soient
00:51:51donc une maison clos
00:51:53c'est une boîte
00:51:54c'est un enfermement
00:51:56c'est une prison
00:51:58alors elle peut être
00:51:59dorée
00:52:01elle peut être propre
00:52:03elle peut être sécure
00:52:04mais c'est une prison
00:52:05donc évidemment
00:52:07je serai contre
00:52:08cette initiative
00:52:10cette loi
00:52:11potentiellement
00:52:12puisque
00:52:12et le témoignage
00:52:13qu'on a entendu
00:52:14sur cette
00:52:15qui dit
00:52:16j'ai travaillé
00:52:17dans une maison close
00:52:18et qui dit
00:52:18finalement c'était un travail
00:52:19comme un autre
00:52:20et c'était pas si mal
00:52:20c'est un témoignage
00:52:21qui est singulier
00:52:22il faudrait donner la parole
00:52:23à un peu plus
00:52:24de ces femmes-là
00:52:26pour savoir
00:52:27ce qu'elles en pensent
00:52:28et puis
00:52:29encore faut-il
00:52:30comprendre
00:52:31que sécurité
00:52:32peut-être
00:52:33à l'intérieur
00:52:34peut-être une forme
00:52:35de sororité
00:52:36également
00:52:37oui c'est ça
00:52:37c'est ce qu'elle a l'air de dire
00:52:38mais qui
00:52:39tiendrait
00:52:40ces maisons closes
00:52:42elle-même
00:52:42d'après ce que dit
00:52:43le rassemblement national
00:52:44elle-même
00:52:45elle-même
00:52:46mais comment ça va s'articuler
00:52:48elle-même
00:52:48est-ce qu'au-dessus
00:52:49de ces femmes-là
00:52:50il n'y aura pas
00:52:51non plus
00:52:52d'autres hommes
00:52:54qui vont justement
00:52:55gérer ça
00:52:56de
00:52:57de haute
00:52:59de haute main
00:53:00et avec beaucoup
00:53:00de pression
00:53:01donc moi
00:53:02je serais totalement
00:53:04opposée
00:53:04à ce
00:53:05je voudrais qu'on écoute
00:53:06Jérôme Getsch
00:53:06parce qu'il a mis ça
00:53:07sur le plan politique
00:53:07parce que je vous l'ai dit
00:53:08c'est le rassemblement national
00:53:09qui propose ça
00:53:09il était
00:53:10il y a quelques instants
00:53:11sur Cédradio
00:53:11dans leur palette
00:53:14il manquait
00:53:15ce que j'appelle
00:53:16moi une forme
00:53:16de populisme sexuel
00:53:17voilà
00:53:18c'est-à-dire qu'on se dit
00:53:18tiens c'était mieux avant
00:53:19les maisons closes
00:53:20donc on va
00:53:21caresser
00:53:23la nostalgie
00:53:25que certains auraient
00:53:26moi j'ai du mal
00:53:27à comprendre
00:53:28ça
00:53:28populisme sexuel
00:53:29vous dites
00:53:29oui parce que c'est l'idée
00:53:30selon laquelle
00:53:31en gros c'était mieux avant
00:53:32et on va organiser
00:53:34des nouvelles maisons closes
00:53:36parce qu'on peut appeler ça
00:53:37système coopératif
00:53:38de travail partagé
00:53:39bon
00:53:40ça reste un système
00:53:41de domination
00:53:42sur les femmes
00:53:43la prostitution
00:53:44avec
00:53:45les conséquences
00:53:46que ça a
00:53:47on va enfermer
00:53:48dans des maisons
00:53:49des femmes
00:53:49et dire que
00:53:50c'est super
00:53:51et chacun va pouvoir
00:53:52y aller
00:53:53en toute bonne conscience
00:53:54moi je ne considère pas
00:53:55que ce soit le progrès humain
00:53:57Maître Toledano
00:53:58ce qui est important
00:53:59dans la proposition
00:54:00il me semble
00:54:00monsieur Tanguy
00:54:01c'est pas tellement
00:54:02le retour des maisons
00:54:03clos
00:54:03c'est le fait
00:54:03qu'elles soient gérées
00:54:04de manière coopérative
00:54:05comme ça a été rappelé
00:54:05par les prostituées
00:54:06elles-mêmes
00:54:07parce que le gros problème
00:54:08de la prostitution
00:54:09c'est essentiellement
00:54:10le proxénitisme
00:54:11il faut comprendre
00:54:11qu'il y a des femmes
00:54:12qui sont prisonnières
00:54:13très clairement
00:54:14de proxénètes
00:54:14dont on prend les passeports
00:54:16et le précipit
00:54:18est d'ailleurs très serment puni
00:54:19c'est 7 ans de prison
00:54:20150 000 euros d'amende
00:54:21et donc on peut imaginer
00:54:22mais de façon encadrée
00:54:23en les aidant
00:54:24c'est vrai
00:54:24que ces maisons clos
00:54:26soient gérées
00:54:26par les prostituées
00:54:27elles-mêmes
00:54:27et que de fait
00:54:28c'est un exit
00:54:29des proxénètes
00:54:30qui n'auront plus
00:54:31leur mot à dire
00:54:31dans cette gestion-là
00:54:32et pour ceux qui
00:54:33comme moi
00:54:33je rentre du travail
00:54:34tous les soirs
00:54:35je passe par des boulevards
00:54:35où je vois des camionnettes
00:54:37de prostituées
00:54:37il est évident
00:54:38que qui voit ça
00:54:39ne peut pas considérer
00:54:41qu'être prostitué
00:54:42dans une camionnette
00:54:43ou sur la rue
00:54:43au suivu des riverains
00:54:45avec des clients
00:54:46qui viennent comme ça
00:54:47à la chaîne
00:54:47c'est mieux
00:54:48que dans une maison close
00:54:49évidemment
00:54:50on souhaiterait tous
00:54:51qu'il n'y ait plus de prostitution
00:54:51c'est dans un monde idéal
00:54:53mais tant qu'il y a la prostitution
00:54:54il vaut mieux
00:54:55qu'elle soit dans un lieu sécurisé
00:54:56et plus discret
00:54:58de mon rappel
00:54:59j'en fais la pause Jordan
00:55:00au-delà du fait
00:55:00que je comprends mal
00:55:01pourquoi le Rassemblement financier
00:55:02fait cette proposition
00:55:03maintenant
00:55:03je ne pense pas
00:55:04que ce soit une des priorités
00:55:05des français
00:55:05mais philosophiquement
00:55:06c'est très intéressant
00:55:07parce que moi je mets ça
00:55:08en parallèle avec le débat
00:55:09sur la GPA
00:55:09c'est une question d'éthique aussi
00:55:10de morale
00:55:11et c'est intéressant
00:55:12de Jérôme Guedj
00:55:12je réagisse à ça
00:55:13moi en tant que libéral
00:55:15voire libertariat assumé
00:55:16c'est difficile quand même
00:55:18à appréhender comme sujet
00:55:19mais Jérôme Guedj
00:55:19il est quand même tenant
00:55:20d'un mouvement politique
00:55:21qui certains proposent
00:55:23de légaliser le cannabis
00:55:24parce que justement
00:55:24on sait qu'on ne pourra jamais
00:55:25l'endiguer
00:55:26donc légalisons-le
00:55:27c'est le même sujet
00:55:28avec la prostitution
00:55:29on ne pourra jamais
00:55:30définitivement l'endiguer
00:55:31donc légalisons-la
00:55:32avec des maisons closes
00:55:33où tout sera bien tenu
00:55:34propre, encadré
00:55:35et c'est une façon
00:55:35de protéger les femmes
00:55:36il ne faut pas oublier
00:55:36que c'est un des objectifs
00:55:37la protection des femmes
00:55:42c'est ce qu'il dit
00:55:43dans les arguments
00:55:43ce n'est pas mon argument
00:55:44c'est ce qu'il dit
00:55:45dans les arguments
00:55:45mais quand on parle
00:55:45de la gestion coopérative
00:55:46avec les prostituées
00:55:49bon c'est le retour aussi
00:55:51des mères Mackerel
00:55:52parce que c'était
00:55:53d'anciennes prostituées
00:55:54c'est Mme Claude
00:55:55et est-ce que pour Otto
00:55:58il n'y avait pas de domination
00:55:59et d'asservissement ?
00:56:00est-ce que les filles
00:56:01étaient malheureuses ?
00:56:02comment ?
00:56:02est-ce que les filles
00:56:03étaient malheureuses
00:56:03avec Mme Claude ?
00:56:04c'est un certain niveau
00:56:05de prostitution
00:56:06moi j'ai connu Mme Claude
00:56:08et j'ai pas mal parlé
00:56:09avec elle
00:56:10je ne sais pas
00:56:11si les filles
00:56:12étaient malheureuses
00:56:12vous parlez
00:56:13d'un certain niveau
00:56:14de prostitution
00:56:15qui était des escortes
00:56:16c'était encore autre chose
00:56:17on est très très en retard
00:56:19pardon Martin Gardian
00:56:20juste un mot
00:56:21et on fait la pause
00:56:21très vite
00:56:22je ne fais pas partie
00:56:23de ceux
00:56:23qui vont évacuer
00:56:24une proposition
00:56:25sous prétexte
00:56:25qu'elle vient
00:56:26du Rassemblement National
00:56:27je pense que sur un sujet
00:56:28pareil il faut appréhender
00:56:29le sujet
00:56:29sans trop avoir
00:56:30d'idéologie
00:56:32sans trop de posture
00:56:34on parle finalement peu
00:56:36de la
00:56:36un des sujets
00:56:37c'est la domination
00:56:38homme sur les femmes
00:56:39on parle peu
00:56:40de la prostitution masculine
00:56:41on pourrait aussi
00:56:41parfaitement imaginer
00:56:42des maisons-closes
00:56:43masculines
00:56:43c'est-à-dire des hommes
00:56:45pour des clients-femmes
00:56:46je pense que ça fait partie
00:56:47du projet
00:56:48c'est un endi
00:56:49de la société
00:56:50mais il n'empêche
00:56:51que le débat
00:56:52porte beaucoup
00:56:52sur la domination masculine
00:56:53sur les femmes
00:56:54par le billet
00:56:54de ces maisons-closes
00:56:55si on a inversé la proposition
00:56:56et puis je rappelle juste
00:56:57qu'il existe
00:56:57déjà des services sexuels
00:56:59à la personne
00:57:00ça existe déjà en France
00:57:01pour des personnes
00:57:02on va faire une pause
00:57:05désolé
00:57:05on est très en retard
00:57:06il est déjà 11h36
00:57:07on fait une pause
00:57:08et juste après
00:57:08on fait le CNews Info
00:57:09qui sera celui de midi
00:57:10je pense
00:57:10à tout de suite
00:57:11après la pause
00:57:1211h30 sur CNews
00:57:19merci d'être en direct
00:57:20avec nous
00:57:21dans un instant
00:57:21on vous parlera
00:57:22de la France insoumise
00:57:23qui met la pression
00:57:24sur les médias
00:57:25avec des menaces de procès
00:57:26en particulier
00:57:26concernant France Info
00:57:27on vous raconte tout ça
00:57:28dans un instant
00:57:29on met tout de suite
00:57:29le CNews Info
00:57:30et c'est avec Sommayel Abid
00:57:31on commence par ce nouveau bilan
00:57:35des fouilles XXL
00:57:37menées dans les prisons
00:57:37et lancées par Gérald Darmanin
00:57:3938 établissements ont été fouillés
00:57:422400 détenus concernés
00:57:44500 portables ont été saisis
00:57:46comme 5 kilos de drogue
00:57:48et 800 objets dangereux
00:57:49interdits
00:57:49tels que des armes blanches
00:57:51alors que la dermatose nodulaire bovine
00:57:53poursuit sa progression
00:57:54sur tout le territoire
00:57:56la ministre de l'agriculture
00:57:57réunit aujourd'hui
00:57:58le parlement de l'élevage
00:57:59pour trancher la stratégie sanitaire
00:58:01à adopter
00:58:02deux options sur la table
00:58:04pour sauver la filière
00:58:05soit une vaccination
00:58:07limitée aux zones infectées
00:58:08ou lancer une protection
00:58:09généralisée du cheptel
00:58:11au risque de fragiliser
00:58:12les exportations
00:58:13et puis une vague de froid polaire
00:58:16s'abat sur le Canada
00:58:17un épisode intense
00:58:18qui devrait perdurer
00:58:19jusqu'à la mi-décembre
00:58:20moins 18 degrés
00:58:22déjà enregistré à Montréal
00:58:23des températures
00:58:24que les habitants
00:58:25avouent avoir du mal
00:58:26à supporter
00:58:27Merci beaucoup
00:58:28Somaya
00:58:29on vous retrouve dans 20 minutes
00:58:30pour le CNews Info
00:58:31puisque c'est toutes les 30 minutes
00:58:32C'est logique
00:58:33C'est ça
00:58:33Merci beaucoup
00:58:34et à tout à l'heure
00:58:35on va vous parler
00:58:37donc maintenant
00:58:37de la France Insoumise
00:58:38la France Insoumise
00:58:39qui met la pression
00:58:40sur les médias
00:58:40de plus en plus
00:58:41puisque visiblement
00:58:42la France Insoumise
00:58:43estime que les médias
00:58:44ne sont pas assez à gauche
00:58:45en particulier
00:58:46France Info
00:58:47on va vous parler
00:58:48donc des propos
00:58:48qui ont été tenus
00:58:50par Nathalie Saint-Cric
00:58:50qui font aujourd'hui
00:58:51l'objet d'un procès
00:58:53et en tout cas
00:58:54d'un signalement
00:58:55auprès de l'Arcom
00:58:55pardon
00:58:56Nathalie Saint-Cric
00:58:57sur France Info
00:58:58qui a écouté
00:59:00je vous propose de l'écouter
00:59:02en fait ça va être plus simple
00:59:02de vous résumer ces propos
00:59:03et écouter ce qui s'est passé
00:59:05donc elle recevait
00:59:06Alexis Corbière
00:59:07et elle parlait avec lui
00:59:07justement de ces parties
00:59:09qui se servent
00:59:10de l'antisémitisme
00:59:11pour gagner des votes
00:59:12Il y a quand même
00:59:14un certain nombre
00:59:15d'accusations
00:59:15d'antisémitisme
00:59:17autour de votre ancienne famille
00:59:18je ne parle pas de vous
00:59:20est-ce que ça vous donne
00:59:22vous ne vous dites pas
00:59:23écoutez on a eu raison
00:59:24finalement
00:59:25de dérasser
00:59:26l'antisémitisme
00:59:26est chose sérieuse
00:59:27il existe dans le pays
00:59:29d'accord
00:59:29ça existe
00:59:30et la quête du vote musulman aussi
00:59:31alors déjà là
00:59:33je vous reproche
00:59:34pourquoi vous faites ce lien
00:59:35et là-dessus
00:59:35il y a un débat
00:59:36cher Nathalie Saint-Cric
00:59:37qu'on pourrait avoir
00:59:38pourquoi quand je parle
00:59:39d'antisémitisme
00:59:40vous faites un lien
00:59:41avec la quête
00:59:42du vote musulman
00:59:43quel est le rapport
00:59:44pensez-vous qu'il y a des gens
00:59:44qui sont antisémites
00:59:45pour aller chercher le vote musulman
00:59:47ah oui
00:59:47moi je trouve ça intolérable
00:59:49intolérable
00:59:50c'est pas intolérable
00:59:50il y a eu des études
00:59:51non mais les musulmans
00:59:52n'ont pas besoin
00:59:52qu'on leur tienne
00:59:53des propos antisémites
00:59:54non mais ça peut aider
00:59:55je ne sais pas d'où vient
00:59:56je ne sais pas d'où vient cette idée
00:59:57que pour avoir les musulmans
00:59:58avec soi
00:59:59il faudrait être antisémite
01:00:00Elodie Char
01:00:01c'est intéressant quand même
01:00:02ce qui s'est dit sur le plateau
01:00:02je rappelle que Nathalie Saint-Cric
01:00:04a précisé qu'elle ne ciblait pas
01:00:05les musulmans
01:00:06mais elle ciblait ceux qui
01:00:07croyaient qu'en tenant
01:00:09des propos antisémites
01:00:10ils allaient rallier les musulmans
01:00:11ce qui n'est pas tout à fait
01:00:12la même chose
01:00:12ce qui n'est pas du tout
01:00:13la même chose
01:00:13et puis elle prend
01:00:14beaucoup de précautions
01:00:15elle explique qu'il y a
01:00:16des accusations
01:00:16elle ne dit pas
01:00:17je sais que
01:00:18elle dit qu'elle ne cible pas
01:00:19Alexis Corbière
01:00:20et malgré tout
01:00:22il nie l'évidence
01:00:23et on voit bien
01:00:24qu'aujourd'hui
01:00:24la France Insoumise
01:00:25tant qu'on ne dit pas
01:00:27quelque chose
01:00:27qui va dans leur sens
01:00:28ça devient un problème
01:00:28et il faut faire un signalement
01:00:29à l'ARCOM
01:00:29il y a des différences
01:00:30entre dire des choses
01:00:31qui sont totalement fausses
01:00:33et dire des choses
01:00:33qui ne les arrangent pas
01:00:34et au début
01:00:35ils tentaient de lutter
01:00:36contre ce qu'ils appelaient
01:00:37des fake news
01:00:37et aujourd'hui
01:00:38maintenant ils se mettent
01:00:38à lutter
01:00:39contre absolument
01:00:40tout propos d'un journaliste
01:00:41qui n'irait pas
01:00:42dans leur sens
01:00:43qu'aujourd'hui
01:00:43la France Insoumise
01:00:44s'en prenne à France Info
01:00:45je ne vois pas
01:00:47à qui ils peuvent s'en prendre
01:00:48encore après
01:00:49ils restent peut-être libés
01:00:49éventuellement
01:00:50mais il y a un moment donné
01:00:51il faut se rendre compte
01:00:52qu'ils veulent tout simplement
01:00:53faire taire toute personne
01:00:54qui n'est pas d'accord avec eux
01:00:55Jordan Florentin
01:00:56Déjà évidemment
01:00:57ils s'en prennent aujourd'hui
01:00:58à tout le monde
01:00:58même Libération
01:00:59même le monde
01:00:59il n'y a plus que l'humanité
01:01:00qui reste amie
01:01:01avec la France Insoumise
01:01:02évidemment ils cherchent
01:01:02à faire fermer
01:01:03ces news frontières
01:01:04on est habitués
01:01:04moi je reviens
01:01:05sur les propos de Nathalie Saint-Cric
01:01:06qui dit
01:01:07alors effectivement
01:01:09elle le dit prudemment
01:01:09qu'il y a un lien quand même
01:01:10entre islamisme
01:01:12on peut le dire
01:01:13et antisémicisme
01:01:14il suffit de reprendre
01:01:15un livre
01:01:15qui s'appelle
01:01:16Le Jardin des Vertueux
01:01:17Riyad al-Saline
01:01:18il se base sur un prédicateur islamiste
01:01:19du 13ème siècle
01:01:20Al-Nawawi
01:01:20qui dit très clairement
01:01:21dans ce livre
01:01:22tout ce qui n'est pas musulman
01:01:23doit être brûlé
01:01:25on doit tuer les métréants
01:01:26donc y compris
01:01:27les juifs
01:01:28les LFI
01:01:30aujourd'hui
01:01:30sont à certains édars
01:01:31ça a été documenté
01:01:32ça a été prouvé
01:01:33ont des liens
01:01:33avec certains mouvements
01:01:34fréristes islamistes
01:01:36qui sont le fruit
01:01:37aujourd'hui
01:01:37d'un antisémitisme
01:01:39et d'acerber
01:01:39aujourd'hui en France
01:01:40donc je ne vois pas
01:01:41pourquoi Aléziz Corbière
01:01:42s'émeut de cela
01:01:43il ferait mieux justement
01:01:43de reprendre les mots
01:01:45brillants pour le coup
01:01:46et moi je le dis
01:01:46je l'assume de Jean-Luc Mélenchon
01:01:47à la commission
01:01:48sur l'islamisme
01:01:50qui sont ceux
01:01:51de la laïcité républicaine
01:01:52qui se bat
01:01:53coûte que coûte
01:01:54contre l'antisémitisme
01:01:55plutôt de se vautrer
01:01:56dans une tentative
01:01:57de séduire à nouveau
01:01:58l'électorat arabo-musulman
01:01:59parce que lorsqu'il entend ça
01:02:00Aléziz Corbière
01:02:01il se dit mince
01:02:01elle est en train d'attaquer
01:02:02mon électorat
01:02:03il faut que je le défendre
01:02:04et juste un sondage
01:02:05qui avait été fait
01:02:06France Inter
01:02:07on n'est pas une officine
01:02:07d'extrême droite
01:02:08liée à la fond d'Apple
01:02:10qui disait que
01:02:1119% des français musulmans
01:02:12disent éprouver
01:02:13de l'antipathie
01:02:14pour les juifs
01:02:14et 57% des musulmans
01:02:16parmi ceux
01:02:17qui vont à la mosquée
01:02:18plusieurs fois par semaine
01:02:19jugent que les juifs
01:02:20sont responsables
01:02:21des politiques menées
01:02:22par Israël
01:02:22ce qui n'est pas vrai
01:02:23tous les juifs en France
01:02:24ne sont pas forcément
01:02:25caution
01:02:26et loin de là
01:02:27beaucoup ne sont pas d'accord
01:02:28avec la politique
01:02:29gouvernementale
01:02:30une partie des musulmans
01:02:31est antisémite en France
01:02:32c'est une réalité
01:02:33oui
01:02:34je le dis prudemment
01:02:36j'étais en train
01:02:38de réfléchir
01:02:39à ce que vous disiez
01:02:39oui
01:02:39comme une partie
01:02:42dans toute la population
01:02:44il y a des antisémites
01:02:45qui sont de toutes les religions
01:02:47Valérie Bernige
01:02:48vous voyez prendre
01:02:49un peu votre tête
01:02:49entre les mains
01:02:50en écoutant ça
01:02:50oui parce que
01:02:51je trouve ça
01:02:52c'est exaspérant
01:02:53et ça devient insupportable
01:02:55est-ce que ce que dit
01:02:56Nathalie Saint-Cricq est faux ?
01:02:57moi je trouve que c'est très faux
01:02:58moi je trouve que c'est même
01:02:59des propos extrêmement racistes
01:03:01ah bon ?
01:03:01oui
01:03:02mais le Coran est raciste
01:03:03donc le Coran est faux
01:03:04attendez
01:03:04laissez le parler
01:03:05pourquoi ?
01:03:05parce que
01:03:06d'associer systématiquement
01:03:07les musulmans en plus
01:03:09des quartiers populaires
01:03:10avec l'antisémitisme
01:03:11parce que si
01:03:12c'est ce qu'elle dit
01:03:13entre les lignes
01:03:14elle cible
01:03:16ce qui croit
01:03:17qu'en tenant des propos
01:03:18antisémites
01:03:18on va séduire les musulmans
01:03:19c'est pas pareil
01:03:20c'est pas du tout pareil
01:03:21d'accord monsieur Morandini
01:03:22mais qu'est-ce qu'elle fait
01:03:23encore une fois de plus
01:03:24musulmans
01:03:25à côté d'antisémitisme
01:03:26c'est ce que moi je dis
01:03:27à un moment donné
01:03:28si on a quelques cerveaux fragiles
01:03:30c'est ce qu'ils vont penser
01:03:31malheureusement
01:03:32évidemment que si
01:03:33moi j'écoute cette dame
01:03:35qui n'avait pas son premier coup d'essai
01:03:36quand même
01:03:36pas que son premier coup d'essai
01:03:37madame Saint-Cric
01:03:39qui souvent stigmatise
01:03:41quand même
01:03:41les musulmans
01:03:42non c'est pas vrai
01:03:43c'est pas vrai
01:03:43il faut remonter un petit peu
01:03:46on peut remonter
01:03:47moi j'ai pas le sentiment
01:03:48elle est plutôt objective
01:03:49Nathalie Saint-Cric
01:03:50franchement
01:03:51en tout cas
01:03:51moi je dis que
01:03:53dans le journalisme
01:03:54et moi je le dirai avec
01:03:55oui mais je le dirai
01:03:55avec beaucoup de fermeté
01:03:56dans le journalisme
01:03:57on doit être
01:03:58on fait preuve de neutralité
01:03:59ça ne doit pas être
01:03:59du journalisme
01:04:00mais c'est neutre
01:04:01ce qu'elle dit
01:04:01elle cible
01:04:03vous ne voulez pas écouter
01:04:05juste le problème
01:04:06Valérie Barni
01:04:06c'est que vous ne voulez pas
01:04:07écouter ce qu'elle dit
01:04:08elle dit simplement
01:04:09qu'il y en a
01:04:10qui utilisent l'antisémitisme
01:04:11pour séduire les musulmans
01:04:13c'est ça ce qu'elle dit
01:04:14et c'est vrai
01:04:15excusez-moi
01:04:16écoutez LFI
01:04:17écoutez LFI
01:04:18vous savez très bien
01:04:19que je ne suis pas assez
01:04:20bon bah alors
01:04:20mais ce que je dis
01:04:21c'est que
01:04:21mais systématiquement
01:04:22on entend toujours
01:04:23l'antisémitisme musulman
01:04:25parce que vous pensez
01:04:26que les musulmans
01:04:27sont dénus de toute forme
01:04:28d'intelligence
01:04:28pas du tout
01:04:29nous non
01:04:30nous non mais eux oui
01:04:31nous non mais eux oui
01:04:32Martin Garnion
01:04:34est pas d'accord avec vous
01:04:34Martin Garnion
01:04:35est pas d'accord avec vous
01:04:36non alors
01:04:37je ne suis d'accord
01:04:37ni avec Valérie
01:04:38ni avec Jordan
01:04:39donc ça va être simple
01:04:40une fois n'est pas coutume
01:04:41Jordan
01:04:42mais vous allez voir
01:04:46qu'on est d'accord
01:04:46vous et moi
01:04:47je ne suis pas d'accord
01:04:48avec Jordan
01:04:49parce que vous ramenez
01:04:50finalement le sujet
01:04:51sur une espèce
01:04:52d'antisémitisme
01:04:53intrinsèque à l'islam
01:04:54alors que les propos
01:04:55non mais c'est dénusanté
01:04:56alors que les propos
01:04:57de Nathalie Saint-Crie
01:04:58comme vous le rappelez
01:04:59à chaque fois
01:05:00ça a été justement
01:05:01de dénoncer
01:05:02ceux qui chercheraient
01:05:03à instrumentaliser
01:05:04la communauté musulmane
01:05:05de France
01:05:05pensant que
01:05:06fondamentalement
01:05:07elle est antisémite
01:05:08et jouant sur ce terme là
01:05:10donc les propos
01:05:11non mais en tout cas
01:05:13ce sont les propos
01:05:13de Nathalie Saint-Crie
01:05:14c'est ce qu'elle dit
01:05:15et elle a raison
01:05:17de le dénoncer
01:05:17parce que justement
01:05:18elle dénonce
01:05:19ceux qui font insulte
01:05:20à l'intelligence
01:05:21des français musulmans
01:05:22de considérer
01:05:22qu'en fait
01:05:23on les ramène
01:05:23on les essentialise
01:05:24comme on aime dire
01:05:25c'est à dire
01:05:25qu'on les ramène
01:05:26à leur communauté d'origine
01:05:27ils sont musulmans
01:05:27donc forcément
01:05:28ils sont antisémites
01:05:29c'est le calcul
01:05:30que certains
01:05:30à la France Insoumise
01:05:31font
01:05:31que Alexis Corbière
01:05:33ne fait pas
01:05:33mais que certains
01:05:34à la France Insoumise
01:05:35font de manière
01:05:35extrêmement cynique
01:05:36et elle a raison
01:05:37de le dénoncer
01:05:38et sur la forme
01:05:39moi je dois vous dire
01:05:39que je me régale
01:05:40un petit peu en ce moment
01:05:40parce que
01:05:41entre les propos
01:05:42de Brigitte Macron
01:05:43et de Nathalie Saint-Crieg
01:05:44on a des femmes
01:05:44fortes d'expérience
01:05:46et légitimes
01:05:47qui à un moment donné
01:05:48sortent un peu
01:05:48d'une espèce de doxa
01:05:49et qui disent
01:05:50stop maintenant
01:05:51on va dire les termes
01:05:52et tant pis
01:05:52si ça ne plaît pas
01:05:53on va poser les sujets
01:05:54sur la table
01:05:54et moi j'aime ça
01:05:55parce que ça vient de femmes
01:05:57donc on ne peut pas
01:05:57les accuser justement
01:05:59d'avoir cette espèce
01:06:00de domination masculine
01:06:01que certains peuvent avoir
01:06:02et j'aime avoir
01:06:04ce type de propos fort
01:06:05et tant pis
01:06:06et moi je lui apporte
01:06:06tout mon soutien
01:06:07évidemment
01:06:07parce qu'elle a raison
01:06:08elle ne stigmatise pas
01:06:09les musulmans
01:06:10elle dénonce
01:06:11ce qui est insurmontalisé
01:06:12les musulmans
01:06:12Exactement
01:06:13elle a raison
01:06:14Juste un petit mot
01:06:16on ne peut pas du tout
01:06:17faire le parallèle
01:06:18entre les propos
01:06:19de Brigitte Macron
01:06:20et ceux de Nathalie Saint-Crieg
01:06:22pas du tout
01:06:23Vous dites que c'est
01:06:23des femmes de caractère
01:06:24il aurait pu vous citer aussi
01:06:26Il a dit
01:06:26j'adore
01:06:27parce qu'elle parle vrai
01:06:30mais bon
01:06:32on ne va pas revenir
01:06:33sur les propos
01:06:34de Brigitte Macron
01:06:34je me suis suffisamment
01:06:35exprimée sur le sujet
01:06:37en revanche
01:06:38pour Nathalie Saint-Crieg
01:06:39moi je salue
01:06:41ses propos
01:06:42je trouve que
01:06:43elle fait courageusement
01:06:45son métier
01:06:46c'est pas tous les journalistes
01:06:48Juste alors
01:06:49ce qui est intéressant
01:06:49c'est qu'on disait
01:06:50qu'elle affine
01:06:50la pression sur les médias
01:06:51et alors là
01:06:52en ce moment
01:06:53ils en ont après France Info
01:06:54qui ne doit pas être
01:06:55assez à gauche
01:06:55pour eux quand même
01:06:56mais je voudrais vous faire
01:06:57écouter cette séquence
01:06:58c'est Antoine Léomant
01:06:59c'était ce week-end
01:07:00après l'intervention
01:07:01de Jean-Luc Mélenchon
01:07:02devant la commission d'enquête
01:07:03il y a eu quelques critiques
01:07:04puisque c'était un débat
01:07:05chez nos confrères de France Info
01:07:06il y a eu quelques critiques
01:07:07mais Léomant était furieux
01:07:08furieux
01:07:09il a dit on se croirait
01:07:09sur CNews
01:07:10écoutez
01:07:10je dois dire
01:07:12que je suis assez surpris
01:07:13parce que je pensais
01:07:14faire un duplex
01:07:15avec France Info
01:07:16et je me rends compte
01:07:17en ayant écouté
01:07:17pendant 15 minutes
01:07:18votre chaîne
01:07:19en attendant
01:07:19de prendre l'antenne
01:07:20qu'en fait
01:07:21je fais un duplex
01:07:22sur CNews
01:07:23où vous
01:07:24débattez entre vous
01:07:25deux questions
01:07:27qui sont celles
01:07:27qui je crois
01:07:29auraient pu intéresser
01:07:30monsieur Ciotti
01:07:30madame Le Pen
01:07:31et finalement
01:07:32je m'interroge un peu
01:07:33parce que pour moi
01:07:34le service public
01:07:35de l'information
01:07:35vous n'êtes pas habitué
01:07:37au contradictoire
01:07:38peut-être
01:07:38et là je me rends compte
01:07:40qu'en réalité
01:07:40le service public
01:07:42de l'information
01:07:42utilise mes impôts
01:07:44pour se servir
01:07:46de ses impôts
01:07:47pour faire de la propagande
01:07:48contre la France
01:07:49il faut le privatiser
01:07:50donc
01:07:50ah pardon
01:07:51parce qu'en plus
01:07:52on ne prend pas en otage
01:07:53l'antenne
01:07:53vous aviez dit
01:07:54la parole à la défense
01:07:55et j'ai l'impression
01:07:55que quand la défense
01:07:56prend la parole
01:07:57c'est pas possible de parler
01:07:58alors si c'est ça
01:07:59que vous souhaitez
01:08:00je vais m'en aller
01:08:01je vais vous laisser
01:08:01faire un plateau de CNews
01:08:02pas du tout
01:08:02vous faites de la désinformation
01:08:05on est sur CNews
01:08:06le service public
01:08:07de l'information
01:08:08qui prétend faire mieux
01:08:09que les chaînes
01:08:10de télé
01:08:11genre CNews
01:08:11vous faites pire
01:08:14même CNews
01:08:15même CNews
01:08:16même CNews
01:08:16tout à l'heure
01:08:17ils ont dit
01:08:17Jean-Luc Mélenchon
01:08:19nous a retourné le cerveau
01:08:20même CNews
01:08:21était en position
01:08:22de dire que
01:08:23Jean-Luc Mélenchon
01:08:24était convaincée
01:08:24vous êtes en train
01:08:25d'essayer
01:08:26de poser des questions
01:08:27qui n'ont pas été posées
01:08:28dans la commission d'enquête
01:08:29je trouve ça extrêmement drôle
01:08:31écoutez-moi
01:08:31s'il vous plaît
01:08:32je vous ai répondu sur Denain
01:08:33maintenant je vous interroge
01:08:34sur Jean-Luc Mélenchon
01:08:35vous avez raconté
01:08:36je peux vous donner
01:08:37d'autres choses
01:08:38vous avez parlé
01:08:39d'électorat arabo-musulman
01:08:41vous vous rendez compte
01:08:41vous êtes sur le service public
01:08:43de l'information
01:08:43on entend parler
01:08:44d'électorat arabo-musulman
01:08:46vous vous rendez compte
01:08:47du niveau
01:08:47où vous êtes arrivé
01:08:48sur le service public
01:08:49de l'information
01:08:50c'est exceptionnel
01:08:51cet échange
01:08:52il est exceptionnel
01:08:53c'est exceptionnel
01:08:54parce qu'ils ne s'en sortent
01:08:55pas du tout
01:08:55ils ont sans doute
01:08:56moins l'habitude
01:08:56que d'autres médias
01:08:57à qui ça arrive
01:08:59plus régulièrement
01:09:00et en fait
01:09:00Antoine Léoman
01:09:01effectivement
01:09:01il déroule totalement
01:09:02comme il ne va pas répondre
01:09:03sur le fond
01:09:03il attaque la question
01:09:05le débat
01:09:06auquel il a assisté
01:09:07et ça lui permet du coup
01:09:09de manière absolument magistrale
01:09:10de critiquer France Info
01:09:11pendant je ne sais pas
01:09:122-3 minutes
01:09:13je ne sais pas le temps
01:09:13que fait la séquence
01:09:14et sans jamais répondre
01:09:15sur le fond
01:09:16et il remarque en revanche
01:09:17que CNews est factuelle
01:09:18puisque j'étais sur le plateau
01:09:19samedi
01:09:20qu'effectivement
01:09:21nous avons dit
01:09:21que Jean-Luc Mélenchon
01:09:22s'était bien sorti
01:09:23alors malheureusement
01:09:24pour la commission
01:09:24mais que Jean-Luc Mélenchon
01:09:25avait retourné la commission
01:09:26dans le sens où
01:09:27il n'a répondu à rien
01:09:29mais il l'a fait
01:09:30en gagnant du temps
01:09:30et c'était assez malin
01:09:31et c'est formidable
01:09:31parce qu'Antoine Léomant
01:09:32il va sur France Info
01:09:33faire le malin
01:09:34parce que c'est vrai
01:09:34qu'ils n'ont pas l'habitude
01:09:35de répondre
01:09:36ils n'ont pas vraiment
01:09:37de répondants en face
01:09:38mais qu'ils viennent autour
01:09:38de cette table ici
01:09:39débattre avec tout le monde
01:09:40ça on apprécierait beaucoup plus
01:09:42et au moins il ne dirait pas
01:09:42on se croirait sur CNews
01:09:43on sera sur CNews
01:09:44Rapidement
01:09:46c'est quand même extravagant
01:09:47dont Antoine Léomant
01:09:48se plaint que France Info
01:09:49parle d'électorat
01:09:49arabo-musulman
01:09:50mais qui
01:09:50si ce n'est son candidat
01:09:51LFI à Strasbourg
01:09:53Samuel Daz
01:09:53fait des trattes
01:09:54en arabe et en turd
01:09:55destinées à ces populations
01:09:56si ce n'est
01:09:57considérer qu'il y a justement
01:09:58précisément
01:09:59un électorat arabo-musulman
01:10:00et dans un livret
01:10:02distribué par la France Insoumise
01:10:03lors de ses universités d'été
01:10:04il parlait d'électorat arabo-musulman
01:10:06Merci à tous d'avoir
01:10:07été avec nous
01:10:07Sonia Mabroux
01:10:08et dans un instant
01:10:08on se retrouve demain en direct
01:10:09à partir de 10h35
01:10:10à demain
01:10:10et d'ici là
01:10:10c'est le poudre
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