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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00Mardi 20 janvier 2026, Mordi 19, numéro 1788 sur CNews, première chaîne Info de France.
00:00:07Bonjour et bienvenue en direct à la une CNews, aux côtés des agriculteurs français en colère
00:00:12qui sont en train d'aller vers Strasbourg ce matin avec leurs collègues venus de toute l'Europe
00:00:17pour protester contre la signature le week-end dernier du Mercosur,
00:00:20mais également contre les règles qui rendent leur quotidien insupportable.
00:00:24Ce matin, des centaines de tracteurs sont donc en train d'investir Strasbourg
00:00:28et les équipes de CNews sont avec ces Français.
00:00:31On retrouve sur place en direct dans un tracteur en train d'aller vers Strasbourg, Régine Delfour
00:00:37et vous verrez également les images de Charles Bagé. Régine, où êtes-vous exactement ?
00:00:44Bonjour Jean-Marc, nous sommes à peu près à une quinzaine de kilomètres de Strasbourg.
00:00:49On est parti d'Eberstein qui est à peu près à 40 kilomètres au sud de Strasbourg.
00:00:56Il faut se rendre compte qu'il y a quand même beaucoup de tracteurs qui sont avec nous,
00:01:00qui nous rejoignent au total. C'est un convoi de 350 tracteurs.
00:01:05On roule là, on est plutôt à 15 kilomètres heure, donc ça prend évidemment du temps, Jean-Marc.
00:01:11Mais c'est une mobilisation, comme nous l'ont expliqué les agriculteurs,
00:01:15qui est nécessaire avant le vote qui est donc demain, puisqu'il a été décalé,
00:01:19il devait être aujourd'hui, pour essayer de saisir la Cour européenne de justice,
00:01:26puisqu'il dénonce donc un dérèglement juridique dans ce traité.
00:01:32Et donc c'est le dernier coup d'épée qu'ils peuvent faire aujourd'hui.
00:01:37Merci beaucoup Régine. On va suivre ce qui se passe à Strasbourg avec vous en direct,
00:01:41tout au long de mon Digny Live avec nos équipes qui sont sur place.
00:01:43Ce sera notre fil rouge. Et c'est d'autant plus important qu'une nouvelle menace plane depuis ce matin
00:01:48sur les vignerons français, avec Donald Trump qui menace de taxer à 200% les vins et les champagnes français,
00:01:55si Emmanuel Macron refuse de rejoindre son conseil pour la paix.
00:01:59Écoutez, Donald Trump, ce matin.
00:02:03Est-ce qu'il a vraiment dit ça ? Personne ne veut de lui.
00:02:06D'ailleurs, il va bientôt quitter le pouvoir. Mais ce n'est pas grave.
00:02:09S'ils deviennent hostiles, je leur mets une surtaxe douanière de 200% sur ses vins et son champagne.
00:02:15Et là, il adhérera.
00:02:17Mais il n'a pas vraiment besoin d'adhérer.
00:02:19Et s'il a vraiment dit ça, enfin, je ne suis pas sûr qu'il l'ait dit comme vous me le présentez.
00:02:24Mais il aura quitté le pouvoir dans quelques mois.
00:02:27Tout cela dans un instant, bien sûr, et on garde un oeil sur la situation à Strasbourg.
00:02:33Dans l'actualité également ce matin, nous allons parler de la colère du député Jérémy Patrier-Lettus,
00:02:38le président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public,
00:02:41qui n'a pas vraiment apprécié une chronique mise en avance sur les réseaux sociaux de France Inter.
00:02:45Une chronique signée par Merwan Benlazard, celui qui avait déjà créé la polémique dans l'émission de France 5, c'est à vous.
00:02:52Eh bien, cette fois, le chroniqueur a appelé sur France Inter à censurer l'extrême droite.
00:02:57Sous ce nom, il vise bien sûr le Rassemblement national.
00:03:00Et il demande de ne plus les inviter sur France Inter.
00:03:03Vous l'entendrez et on va y revenir également dans un instant.
00:03:06C'est l'histoire sans fin des refus d'obtempérer qui, chaque jour, se poursuivent en France, mettant en danger les policiers, les riverains.
00:03:14Cette fois, c'est donc un mineur et un jeune majeur qui ont refusé de s'arrêter lors d'un contrôle de police à Cannes
00:03:20avant de prendre la file sur l'autoroute A8 à très grande vitesse, 40 kilomètres de poursuite.
00:03:25L'arcaval s'est achevé à Carros, près de Nice, dans le fleuve Levar, où ils ont tenté de s'échapper à la nage.
00:03:32Samedi dernier, dans la soirée, une patrouille de police à Cannes surveille un homme de 18 ans après le contrôle de son identité.
00:03:41Son complice de 15 ans s'est enfui.
00:03:44A proximité de la gare, le jeune homme de 18 ans est soupçonné d'être au téléphone avec son complice.
00:03:50Aux alentours d'une heure du matin, un véhicule de marque allemande le récupère.
00:03:53Les policiers décident de l'interpeller.
00:03:57Le véhicule s'arrête dans cette rue Jean Jaurès du centre-ville de Cannes, mais fait brusquement une marche arrière.
00:04:02Les policiers évitent de justesse d'être percutés.
00:04:06Le véhicule prend alors l'autoroute A8 en direction de l'Est, filant à très grande vitesse jusqu'à 200 kilomètres à l'heure.
00:04:13Une course poursuite s'engage avec les renforts de la Bague de Nice.
00:04:16Près de 40 kilomètres sont parcourus jusqu'à Carros.
00:04:19Arrivés à la hauteur de la ville, le véhicule finit par heurter une voiture stationnée.
00:04:24A l'intérieur, les deux jeunes hommes, le conducteur de 15 ans et son passager de 18 ans, qui prennent la fuite à pied.
00:04:32L'un d'eux se jette dans le fleuve à proximité.
00:04:35Vous imaginez la coordination des services de police pour interpeller des individus dangereux, armés,
00:04:41sans permis de conduire le mineur au volant de ce véhicule et qui prend tous les risques pour échapper au contrôle.
00:04:47Une arme de poing a été retrouvée à proximité du véhicule.
00:04:51Le mineur de 15 ans, déjà connu des services de police, a été placé en détention provisoire.
00:04:58Vous vous souvenez sans aucun doute de ce terrible drame.
00:05:01Camélia, une ICN de 17 ans qui s'était donnée la mort le 13 janvier dernier en gare de Ville-Parisie.
00:05:06Elle était victime de harcèlement à l'école, ce qui l'a poussé à passer à l'acte.
00:05:10Le Parisien révèle ce matin ses derniers échanges avec sa mère par SMS, juste avant de se donner la mort.
00:05:17Et c'est littéralement glaçant.
00:05:20Ce sont des révélations accablantes dans l'enquête sur la mort de Camélia.
00:05:24Le Parisien révèle les messages que se sont échangés l'adolescente de 17 ans et sa mère la veille de son suicide et le jour même.
00:05:34Lundi 12 janvier, Camélia est convoquée par le proviseur.
00:05:37Elle se retrouve dans son bureau avec les auteurs suspectés de la harceler.
00:05:42En sortant de la convocation, Camélia écrit à sa mère.
00:05:46Il était en colère.
00:05:47Malgré ce rendez-vous, les faits continuent le lendemain.
00:05:51Le mardi 13 janvier, en début d'après-midi, la mère de Camélia rassure sa fille.
00:05:56Ne fais plus attention à eux, c'est bon, le proviseur s'en occupe.
00:06:00Peu après 16 heures, une annonce surprise vient interrompre le cours.
00:06:03L'adolescente est priée de se rendre dans le bureau du proviseur.
00:06:08Le rendez-vous se termine une demi-heure plus tard.
00:06:11A 16h32, elle écrit à sa mère.
00:06:14Ils ont dit que c'est moi la fautive et que j'aurai une sanction disciplinaire.
00:06:18Je t'aime de tout mon cœur.
00:06:19Je suis en cours, je te rappelle après.
00:06:21A 16h43, l'adolescente renvoie un nouveau message.
00:06:25Il a dit que je me victimise.
00:06:27Trois minutes plus tard, Camélia écrit à nouveau.
00:06:30En tout cas, je t'aime et t'es la meilleure maman du monde.
00:06:34C'est le dernier message de Camélia envoyé à sa mère.
00:06:37Vers 17h30, elle se donne la mort en gare de Ville-Parisie en se jetant sur la voie du RERB.
00:06:45Dans l'actualité également, alors que tous les regards sont tournés vers le budget et la motion de censure à l'Assemblée,
00:06:50le Sénat s'apprête, lui, à examiner une proposition de loi qui divise la France.
00:06:55Une proposition sur l'aide à mourir, autrement dit l'euthanasie.
00:06:59Et ce qui est intéressant, c'est que dans ce dossier, on est sur des lignes de fractures qui vont au-delà des parties.
00:07:04On va en reparler, d'autant que ce débat relance une autre question essentielle, celle des soins palliatifs.
00:07:09En France, un patient sur deux qui devrait y avoir accès n'en bénéficie toujours pas.
00:07:13A peine la moitié des besoins couverts, c'est le constat de la Cour des comptes dans un rapport sur les soins palliatifs publié en juillet 2023.
00:07:26Les besoins estimés de soins palliatifs ne seraient couverts qu'à hauteur de 50% de leur estimation maximale,
00:07:33alors même que le droit d'accès aux soins palliatifs, reconnu par la loi Clès-Leonetti, suppose une couverture de la totalité des besoins.
00:07:40Dans le détail, sur 380 000 patients susceptibles d'en bénéficier chaque année,
00:07:4690 000 ont reçu des soins palliatifs à l'hôpital, 43 000 à domicile et 52 000 en médecine de ville,
00:07:54soit un total de 185 000 patients pris en charge en moyenne.
00:07:59Et la répartition des structures reste très inégale.
00:08:0222 départements n'ont toujours aucune unité de soins palliatifs.
00:08:06C'est le cas notamment du Gers, de la Creuse, des Vosges ou encore de la Mayenne.
00:08:11Et pour les unités de soins déjà présentes, des équipes qui peinent à recruter,
00:08:16alors que les besoins devraient continuer de croître.
00:08:19Les perspectives démographiques laissent présager une augmentation significative
00:08:23du nombre de personnes susceptibles d'y avoir recours, du fait du vieillissement de la population.
00:08:28Un état des lieux encore partiel, alors que la Cour des comptes reconnaît qu'il n'existe pour l'instant aucune donnée officielle.
00:08:34Autre proposition de loi visant cette fois à lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme.
00:08:40Elle est examinée cet après-midi en commission, portée par Caroline Yadant.
00:08:44Et plus d'une centaine de députés, le texte entend lutter contre les appels à la destruction d'Israël, par exemple,
00:08:50ou contre certaines comparaisons avec le nazisme, ou encore contre la justification d'actes de terrorisme.
00:08:55Un texte qui fait agir, puisque plusieurs militants et collectifs pro-palestiniens appellent, eux,
00:09:01à la mobilisation contre ce texte, avec une manifestation prévue à 13h devant l'Assemblée nationale.
00:09:08Une insécurité permanente.
00:09:11Depuis le 7 octobre, beaucoup remarquent une réelle dégradation.
00:09:15Devant l'hypercachère, ces riverains de confession juive,
00:09:17qui se sentaient soutenus il y a 11 ans après l'attentat,
00:09:20se montrent aujourd'hui plus vigilants.
00:09:22On fait attention à comment on se comporte, à ce qu'on peut porter, à ce qu'on peut dire dans la rue.
00:09:28C'est insupportable d'être assimilé, d'être insulté à longueur de journée.
00:09:34Dans le célèbre quartier juif du 4e arrondissement parisien, on observe le même constat.
00:09:39Quand je vais à la synagogue pour Kippour, j'ai peur.
00:09:44Oui, j'ai peur.
00:09:45Vivre en 2026 en France, ça commence à être dangereux.
00:09:48La présidente du collectif Nous Vivrons estime que ce texte contre les formes dites renouvelées de l'antisémitisme est nécessaire.
00:09:56Évidemment qu'il ne s'agit pas de museler la parole en faveur de la cause des Palestiniens, que l'on soutient également.
00:10:04On peut tourner le problème dans tous les sens.
00:10:06C'est bien les appels à l'intifada en pleine rue, la nazification et la déshumanisation des juifs,
00:10:12les accusations de double allégeance qui émanent notamment de l'Assemblée et de la France insoumise,
00:10:16qui provoquent des passages à l'acte.
00:10:18Entre janvier et juin 2025, le ministère de l'Intérieur a recensé 646 actes antisémites en France.
00:10:25C'est moins qu'en 2024, mais les chiffres restent élevés.
00:10:28Depuis l'attaque terroriste du 7 octobre 2023, les violences antisémites ont augmenté de plus de 110%.
00:10:34Allez, comme tous les jours, l'étape et les flottes d'audience des Prime.
00:10:39C'est avec Mister Audience, Ayas Kévin.
00:10:41Va-t'en.
00:10:41Hier soir, c'est TF1 qui a décroché la place de leader.
00:10:46Si en une semaine, elle a perdu plus de 600 000 téléspectateurs,
00:10:49la série Le Diplôme avec Clémentine Célarié et Bernard Campon marche tout de même bien.
00:10:53Hier soir, avec 3 600 000 personnes au rendez-vous.
00:10:57Avec le retour de l'amour et dans le pré, M6 est deuxième.
00:10:59La présentation des premiers portraits d'agriculteurs de cette 21e saison a réalisé un joli score de 2 641 000 téléspectateurs.
00:11:07Déception pour France 2.
00:11:08Le lancement de la deuxième saison de Coeur Noir n'a fait qu'un million six.
00:11:12Et à la quatrième place, on retrouve France 5.
00:11:15Le monde de Jamy a plutôt bien marché en intéressant plus d'un million de téléspectateurs.
00:11:20Toutes les autres chaînes sont sous le million.
00:11:23Et c'est donc un bide pour France 3, dont le film Normandie Nus n'a tiré que 883 000 personnes.
00:11:28Arte est juste derrière avec le long-métrage La femme infidèle.
00:11:32TMC et W9 sont quant à l'eau coude à coude.
00:11:34Les films Expandables 3 et Parker sont autour des 750 000 personnes.
00:11:39Mister Audience vous dit à demain.
00:11:42Allez, je vous propose de découvrir mes invités qui m'ont accompagné en direct jusqu'à midi.
00:11:46Jordan Florentin, bonjour.
00:11:47Merci d'être avec nous, directeur de la publication de Frontières.
00:11:51Eric Heuvel, bonjour.
00:11:52Éditorialiste politique, Amine Elbaï, bonjour.
00:11:55Bonjour.
00:11:55Merci également d'être avec nous, juriste.
00:11:57Massine Issa Ossine, bonjour.
00:11:58Conseiller municipal d'Hivergauche d'Aubervilliers, puis bien sûr Thomas Bonnet, indétrônable.
00:12:02Thomas Bonnet, journaliste politique à CNews.
00:12:05On va tout de suite partir en direct à Strasbourg, puisque vous le savez, les agriculteurs sont en train de se mobiliser.
00:12:11On va rejoindre en direct sur place Thibaut Marcheteau, qui est avec Timothée Forger,
00:12:15qui est au milieu des agriculteurs et qui est en train visiblement d'arriver non loin du Parlement de Strasbourg.
00:12:22C'est bien ça, Thibaut ?
00:12:23Oui, absolument.
00:12:34Les agriculteurs se sont élancés il y a quelques minutes à un court trajet, un court cortège d'un kilomètre,
00:12:40avec, vous voyez, beaucoup de monde, environ 5000 personnes selon les organisateurs,
00:12:44qui progressent vers le Parlement européen.
00:12:47Tout à l'heure, vous étiez avec Régine Delfour, qui était dans un tracteur.
00:12:50C'est le cortège de tracteurs, environ 700 tracteurs au total.
00:12:54Et donc, un cortège piéton qui continue de progresser dans les rues de Strasbourg,
00:12:59avec énormément d'agriculteurs, notamment de la FNSEA et du syndicat Jeunes Agriculteurs,
00:13:05mais aussi des agriculteurs étrangers.
00:13:07Au total, une quinzaine de nationalités représentées, avec des Italiens, des Roumains, des Polonais, des Hongrois,
00:13:13qui viennent dire non au Mercosur.
00:13:16Eh bien, une fois devant le Parlement européen, ce sont des politiques, des eurodéputés notamment,
00:13:21qui vont prendre parole, comme notamment François-Xavier Bellamy,
00:13:26mais aussi Jordan Bardella, devant le Parlement européen,
00:13:28pour encore une fois dire non à cet accord du Mercosur,
00:13:31qui a été signé ce samedi au Paraguay.
00:13:34Merci beaucoup Thibault, on va suivre ça avec vous, bien évidemment, en direct,
00:13:37ce sera le fil rouge de cette émission.
00:13:39Éric Revelle, c'est vrai qu'on voit une nouvelle mobilisation des agriculteurs.
00:13:42On se dit, est-ce que c'est vraiment utile ?
00:13:44Parce que chaque fois qu'ils se sont mobilisés, honnêtement,
00:13:46derrière, il ne s'est pas passé grand-chose.
00:13:48Alors, l'utilité, je pense qu'elle est réelle, elle peut être réelle,
00:13:51parce qu'en réalité, le Parlement européen, les députés européens,
00:13:55ont le loisir de saisir la Cour de justice de l'Union européenne,
00:13:58qui est la seule instance juridique habilité à mettre en application,
00:14:04ou pas, ce genre de traité de libre-échange.
00:14:08Donc là, c'est quand même une mobilisation massive,
00:14:11on parle de 5 000 personnes, mais...
00:14:14– Et 300 tracteurs également...
00:14:16– Alors, 700 à 1 000 tracteurs, j'attendais...
00:14:18– Enfin, 300 tracteurs français, pardon.
00:14:20– Oui, oui, ils sont attendus.
00:14:21Donc, ça peut faire, évidemment, énormément de monde.
00:14:24Maintenant, est-ce que les parlementaires européens se saisiront de cette affaire,
00:14:28parce que ça passe par un nombre de députés européens
00:14:30pour que la Cour de justice de l'Union européenne soit saisie ?
00:14:33– C'est un vrai sujet.
00:14:34– Mais on est un peu tristes en même temps pour les agriculteurs, Éric,
00:14:36parce qu'on se dit, à chaque fois qu'ils se mobilisent,
00:14:38à chaque fois qu'ils descendent dans la rue, derrière,
00:14:40au final, il ne se passe pas grand-chose, quoi.
00:14:42Et c'est un peu décevant, parce qu'ils font de gros efforts pour se mobiliser,
00:14:45parce qu'on sait que le métier d'agriculteur, c'est super dur,
00:14:47ils se lèvent tout, ils font des sacrifices pour se mobiliser de cette façon,
00:14:51et au final, il ne se passe jamais grand-chose.
00:14:52– Écoutez, on a dilué notre souveraineté, notamment agricole,
00:14:58dans le magma européiste bruxellois,
00:15:01donc voilà, il aurait peut-être, mais c'est un peu tard pour s'en apercevoir,
00:15:06faire de l'agriculture une exception, culturelle, j'allais dire, presque,
00:15:11ça n'a pas été le cas.
00:15:12Maintenant, je ne pense pas que la mobilisation des agriculteurs ne serve à rien,
00:15:16parce qu'en réalité, si les députés européens veulent prendre leur responsabilité,
00:15:23ils peuvent le faire en demandant, ça ne fera peut-être que gagner du temps,
00:15:27mais en demandant à la Cour de justice de l'Union européenne
00:15:29de se pencher sur ce sujet.
00:15:32Un traité de libre-échange, ce n'est pas n'importe quoi,
00:15:34il y a des filières qui vont en bénéficier, il faut toujours le dire.
00:15:37– Non, mais je suis d'accord avec vous, mais moi, je vous interrogeais,
00:15:39ce n'est pas sur le fond, en fait, c'est sur la forme,
00:15:40c'est de se dire, est-ce que c'est vraiment utile ?
00:15:42On va repartir à Strasbourg, si vous voulez bien,
00:15:44on va retrouver Régine Delfour, qui est sur place également,
00:15:47et qui est avec le président de la FDSEA,
00:15:50de Haute-Savoie, Régine, pour essayer de comprendre
00:15:52quelle est la mobilisation, puisque vous êtes dans un tracteur
00:15:54en train d'essayer d'avancer vers Strasbourg.
00:15:56– Oui, justement, pour rebondir à ce que disait Éric Revelle,
00:16:03je suis donc avec Arnaud Grandidier.
00:16:05Arnaud Grandidier, cette mobilisation, c'est une dernière mobilisation,
00:16:10pourquoi exactement ?
00:16:11– Alors, une dernière, je ne sais pas, mais en tout cas,
00:16:13aujourd'hui, effectivement, on est là, on va monter au Parlement à Strasbourg
00:16:16pour faire pression, justement, parce qu'il va y avoir un vote
00:16:19qui va avoir lieu demain, donc on monte dès aujourd'hui et demain
00:16:23pour faire voter cette résolution qui conteste les accords commerciaux
00:16:28entre l'Union européenne et le Mercosur.
00:16:30– Et si cette résolution est adoptée, c'est-à-dire si la Cour européenne
00:16:35de justice est saisie, quelle est la conséquence ?
00:16:39Est-ce que le traité du Mercosur va être annulé ou pas ?
00:16:42– Alors, si c'est saisi, en tout cas, ça sera effectivement repoussé,
00:16:46donc c'est le but de faire pression aujourd'hui.
00:16:49Donc, effectivement, si c'est voté, on espère bien que,
00:16:52si ce n'est pas annulé, ça sera en tout cas au moins reporté.
00:16:55– Parce que dans ce traité, alors, les agriculteurs montent au créneau,
00:16:59mais c'est vrai qu'il y a des secteurs qui sont, eux, plutôt favorables à ce traité.
00:17:03Vous ne vous sentez pas un peu abandonné ?
00:17:05– Alors non, il faut savoir qu'aujourd'hui, il va y avoir quand même,
00:17:08si ce traité est validé, il va y avoir plus de 100 000 tonnes de viande bovine
00:17:11qui va rentrer sur le marché européen.
00:17:13Et là, forcément, ça va avoir des conséquences sur nos tarifs.
00:17:16– Merci beaucoup. Alors, on est, nous, à l'arrêt pour l'instant.
00:17:20On est à peine à une dizaine de kilomètres de Strasbourg,
00:17:24où 700 tracteurs sont attendus.
00:17:26Et on parle de 4 000 à 5 000 agriculteurs,
00:17:28dont des agriculteurs venus aussi bien d'Italie, de Pologne ou encore d'Allemagne.
00:17:33– Merci beaucoup, Régine.
00:17:34Et quand vous redémarrez, que vous arrivez à Strasbourg,
00:17:36bien évidemment, on vivra votre arrivée en direct sur CNews.
00:17:40Vous étiez avec Charles Bagé en direct de Strasbourg.
00:17:45Amine Elbaï, elle sert cette mobilisation ?
00:17:47– Non, ça ressemble plutôt à une commémoration religieuse
00:17:51devant l'église de la Sainte Union Européenne,
00:17:54puisque les agriculteurs et notamment la filière élevage
00:17:57ont été sacrifiés dans cet accord Union Européenne-Mercosur.
00:18:00Alors ça profite à certains, ça profite aux exportateurs de vin, d'alcool,
00:18:05ça profite, quoique vous voyez aujourd'hui que l'ensemble des entreprises de luxe
00:18:10sont en train de s'effondrer à la bourse avec les annonces de Donald Trump
00:18:13sur les tarifs douaniers.
00:18:16Vous voyez bien qu'aujourd'hui, la France est totalement désavantagée
00:18:19face à l'Union Européenne.
00:18:20Et la meilleure façon de sortir de tout cela,
00:18:22ce n'est pas de laisser le destin des millions de Français
00:18:25entre les mains de juges européens qui ont été élus par personne,
00:18:28c'est de quitter l'Union Européenne.
00:18:31Ah oui, vous êtes carrément pour quitter l'Union Européenne ?
00:18:33Je ne dis pas qu'il faut quitter cette Union Européenne
00:18:37et reconstruire une nouvelle Europe.
00:18:39Je ne dis pas qu'il ne faut plus d'Europe,
00:18:41je dis qu'il faut une autre Europe,
00:18:42une Europe qui respecte la France.
00:18:44Et ça passe par la quitter, ça ne peut pas être réformé ?
00:18:46Mais vous voulez la réformer, comment il faut l'unanimité ?
00:18:48Vous n'aurez jamais l'unanimité puisque, preuve en est,
00:18:51nous avons perdu toute forme de compétitivité
00:18:54dans l'accès au marché public, dans la transparence,
00:18:57dans l'accès à un certain nombre de marchés de travaux
00:19:00au sein de l'Union Européenne.
00:19:01Vous savez qu'aujourd'hui, 5 travailleurs polonais
00:19:04valent un travailleur français.
00:19:05Donc le choix est vite fait.
00:19:07Évidemment que nous sommes totalement en situation
00:19:09de désavantages économiques concurrentiels.
00:19:13Et donc, l'heure est venue de tirer la sonnette d'alarme
00:19:16et de mettre fin à tout cela.
00:19:17On a le droit aussi de dire que l'Europe d'aujourd'hui
00:19:20n'est plus la même depuis que nos amis anglais
00:19:22ont quitté l'Europe.
00:19:23Et Thomas Bonnet, ce qui est vrai, c'est qu'en plus,
00:19:24ce qui est inquiétant pour les agriculteurs,
00:19:27c'est les menaces de Donald Trump.
00:19:29Alors là, ce matin, il y en a une nouvelle
00:19:30qui vient se rajouter au Mercosur à tout ça.
00:19:32C'est plus de 100% de taxes sur le champagne
00:19:35et sur les vins.
00:19:37On va l'écouter dans un instant,
00:19:38mais il faut peut-être recadrer un peu.
00:19:39Pourquoi est-ce qu'il fait cette menace ?
00:19:40Parce qu'il organise, il crée une nouvelle entité
00:19:44qui s'appelle le Conseil de la paix,
00:19:45qui a vocation à se substituer à l'ONU.
00:19:48Et en fait, il veut que la France en fasse partie.
00:19:50Sauf que la France a pour l'instant donné
00:19:52une fin de non-recevoir en disant qu'elle n'était pas intéressée.
00:19:54La conséquence, ça pourrait être en tout cas,
00:19:57ces tarifs douaniers, on parle de 200%
00:19:59sur le vin et le champagne.
00:20:00Des filières qui dépendent grandement
00:20:02et presque uniquement des exportations,
00:20:05en particulier vers les États-Unis.
00:20:06Donc ce serait désastreux pour ces filières
00:20:08qui vont en effet profiter du Mercosur.
00:20:10D'ailleurs, c'est intéressant de souligner
00:20:12que le Mercosur, initialement,
00:20:13pourquoi il a été poussé aussi par une partie
00:20:15de la classe politique ?
00:20:17Précisément pour s'affranchir de notre dépendance
00:20:19aux exportations vers les États-Unis d'une part,
00:20:22vers la Chine d'autre part.
00:20:23C'est-à-dire trouver d'autres marchés.
00:20:25C'est pour ça qu'il y a des filières qui en profitent.
00:20:26Après, on a fait l'angle mort
00:20:28de ce traité de libre-échange,
00:20:29ce sont les agriculteurs.
00:20:30Et ce n'est pas un petit angle mort,
00:20:31c'est la disparition quasiment,
00:20:32notamment des éleveurs.
00:20:33Donc en effet, on peut comprendre
00:20:34qu'ils se mobilisent encore aujourd'hui.
00:20:35Et juste avant d'écouter Donald Trump,
00:20:37quand même, ce qui est étonnant,
00:20:38c'est le mépris qu'affiche une fois de plus
00:20:40Donald Trump pour Emmanuel Macron.
00:20:42Parce qu'il dit, en gros,
00:20:43il va partir de toute façon.
00:20:44En gros, personne ne veut de lui.
00:20:45On n'en a rien à faire.
00:20:46C'est assez le ton.
00:20:48La relation bilatérale entre les deux,
00:20:50ça en dit long, entre guillemets.
00:20:51On comprend qu'il peut avoir l'avis qu'il veut.
00:20:53À la fin, c'est moi qui décide.
00:20:54Exactement.
00:20:55On écoute Donald Trump donc ce matin.
00:20:56« Est-ce qu'il a vraiment dit ça ?
00:21:02Personne ne veut de lui.
00:21:03D'ailleurs, il va bientôt quitter le pouvoir.
00:21:05Mais c'est pas grave.
00:21:07S'ils deviennent hostiles,
00:21:08je leur mets une surtaxe douanière
00:21:09de 200% sur ses vins et son champagne.
00:21:12Et là, il adhérera.
00:21:14Mais il n'a pas vraiment besoin d'adhérer.
00:21:16Et s'il a vraiment dit ça,
00:21:18enfin, je ne suis pas sûr qu'il l'ait dit
00:21:19comme vous me le présentez.
00:21:21Mais il aura quitté le pouvoir
00:21:22dans quelques mois. »
00:21:24Le jardin de Florentin est vraiment du mépris.
00:21:25Oui, on a d'un côté un président
00:21:27dont on a vu l'échange
00:21:27qui donne du « my friend »
00:21:29de mon ami à Donald Trump
00:21:30et l'autre qui lui répond
00:21:31par une tassation à 200% des vins.
00:21:33Donc ça en dit long quand même
00:21:34sur le mépris qu'on a
00:21:35à l'international d'Emmanuel Macron
00:21:37et le mépris qu'Emmanuel Macron a
00:21:39en intérieur de ses propres agriculteurs.
00:21:40Parce que la réalité, c'est quoi ?
00:21:41C'est qu'on a un peuple là,
00:21:42résilient, qui depuis des semaines
00:21:44manifeste et qui ne tombe pas s'arrêter là.
00:21:46Ça va aller jusqu'au salon de l'agriculture
00:21:48et je l'espère jusqu'à la présidentielle
00:21:50parce que le vrai sujet,
00:21:51il est présidentiel,
00:21:52il est à l'Elysée,
00:21:53au-delà de l'Union Européenne
00:21:54parce que la différence avec
00:21:55d'autres pays comme l'Italie,
00:21:57par exemple, c'est quoi ?
00:21:57C'est que Giorgia Meloni
00:21:58qui d'abord était contre le Mercosur,
00:22:00elle a réussi à obtenir
00:22:01des intérêts pour les Italiens
00:22:04et pour les agriculteurs
00:22:04et à protéger
00:22:05les intérêts économiques de son pays,
00:22:07ce que n'a pas fait Emmanuel Macron
00:22:09et donc finalement,
00:22:10elle s'est alignée
00:22:11sur le Mercosur.
00:22:12Si Emmanuel Macron avait su
00:22:13défendre nos intérêts
00:22:14à travers ce traité,
00:22:15on aurait pu se dire
00:22:17finalement Emmanuel Macron,
00:22:18il arrive à se positionner
00:22:19à aller contre l'Union Européenne
00:22:21et à défendre ses intérêts
00:22:22ce qu'il n'a pas fait
00:22:22donc un double mépris.
00:22:24Et on aura l'occasion
00:22:24d'y revenir dans un instant
00:22:25pendant que vous voyez
00:22:26à gauche de l'écran
00:22:27nos images en direct
00:22:28de Strasbourg
00:22:29avec les agriculteurs
00:22:30qui sont en train de manifester,
00:22:31on y reviendra tout à l'heure
00:22:32aux alentours de 11h30.
00:22:33Pour l'instant,
00:22:34il est 11h,
00:22:35voici en direct
00:22:36le CNews Info
00:22:36et c'est avec Somaïa à la midi.
00:22:37Vous en parliez à l'instant
00:22:43avec vos invités.
00:22:44La colère paysanne reprend plus belle.
00:22:46Des centaines d'agriculteurs
00:22:47venus d'Alsace,
00:22:48du reste de la France
00:22:49et de plusieurs pays européens
00:22:50convergent vers le Parlement européen
00:22:52de Strasbourg
00:22:53pour un rassemblement annoncé
00:22:54comme sans précédent.
00:22:57Mobilisation de deux jours
00:22:58destinée à faire pression
00:22:59sur les eurodéputés
00:23:00appelés à se prononcer
00:23:01sur l'accord commercial
00:23:02eu au Mercosur
00:23:03après la signature
00:23:04du traité samedi
00:23:05au Paraguay.
00:23:06C'est l'autre actualité
00:23:08de ce mardi.
00:23:09Il agite à nouveau
00:23:10l'épouvantail
00:23:11des droits de douane.
00:23:12Donald Trump
00:23:13penace d'imposer
00:23:14une surtaxe de 200%
00:23:16sur les vins
00:23:17et les champagnes français.
00:23:18Mesure destinée,
00:23:19dit-il,
00:23:20à convaincre Emmanuel Macron
00:23:21de rejoindre
00:23:22le Conseil de la paix
00:23:23dont il est à l'initiative.
00:23:25Une riposte jugée
00:23:26inacceptable
00:23:27par Paris ce matin
00:23:27qui refuse
00:23:28de se faire dicter
00:23:29sa politique étrangère.
00:23:31On l'a appris
00:23:32ce matin,
00:23:33un peu plus d'un mois
00:23:34après l'incendie
00:23:35du collège Champollion
00:23:36à Dijon,
00:23:37en Côte d'Or.
00:23:37L'enquête progresse.
00:23:39Cinq personnes
00:23:39ont été interpellées
00:23:40à l'aube
00:23:41et placées en garde à vue.
00:23:42L'établissement
00:23:43situé dans le quartier
00:23:44des Grésilles
00:23:45avait été touché
00:23:45par un incendie criminel
00:23:47dans la nuit du 12
00:23:47au 13 décembre
00:23:48juste avant
00:23:49les vacances de Noël.
00:23:51Le lendemain des faits,
00:23:51le préfet de Côte d'Or
00:23:53indiquait qu'un commando
00:23:54de quatre personnes
00:23:54avait voulu
00:23:55détruire le bâtiment.
00:23:57On poursuit ce journal
00:23:59avec le Sénat
00:23:59qui s'empare
00:24:00des textes
00:24:00sur l'aide à mourir
00:24:01et les soins palliatifs
00:24:02avant un retour
00:24:03à l'Assemblée nationale.
00:24:05Les propositions de loi
00:24:06sur la fin de vie
00:24:07adoptées en première lecture
00:24:08par les députés en mai
00:24:09sont examinées
00:24:11à partir d'aujourd'hui
00:24:12par les sénateurs.
00:24:13Toutefois,
00:24:13le chemin vers une adoption définitive
00:24:15s'annonce tortueux.
00:24:17Dans le reste de l'actualité,
00:24:19la situation s'améliore
00:24:21progressivement
00:24:21mais des débordements
00:24:22persistent localement.
00:24:24Conséquence,
00:24:25les Roelod restent
00:24:26sous vigilance orange
00:24:27en raison des crues.
00:24:28Les autorités soulignent
00:24:30que les précipitations
00:24:31de la nuit dernière
00:24:31n'ont pas aggravé
00:24:32la situation
00:24:33et qu'une des crues
00:24:34est bien engagée
00:24:35et observée
00:24:36sur les Cévennes
00:24:37et le nord du Languedoc.
00:24:39À la une de l'actualité
00:24:41internationale,
00:24:42après des semaines
00:24:42de contestations
00:24:43réprimées dans un bain de sang
00:24:45en Iran
00:24:45et qui ont fait
00:24:45des milliers de morts
00:24:46selon les ONG,
00:24:48la police vient de lancer
00:24:49un ultimatum de trois jours
00:24:51aux protestataires
00:24:51pour se livrer.
00:24:53Par ailleurs,
00:24:53les autorités indiquent
00:24:54que l'accès à Internet
00:24:55coupé depuis des jours
00:24:56devrait être ouvert.
00:24:58Et puis on termine
00:24:59avec cette attaque nocturne
00:25:01aérienne de Moscou
00:25:02qui a de nouveau privé
00:25:03de chauffage.
00:25:04Plus de 5600 immeubles
00:25:06résidentiels à Kiev,
00:25:07soit près de la moitié
00:25:08de la ville
00:25:09alors que la capitale ukrainienne
00:25:11est en proie
00:25:11à des températures
00:25:12de moins 14 degrés.
00:25:14La Russie n'a pas changé
00:25:15de cap.
00:25:16Détruire l'Ukraine
00:25:17a aussitôt déploré
00:25:18la vice-ministre
00:25:19des Affaires étrangères
00:25:20Mariana Betsa.
00:25:21Merci beaucoup
00:25:22Somaïa.
00:25:23On vous retrouve
00:25:23tout à l'heure
00:25:24à midi.
00:25:25Ce sera avec
00:25:26Sonia Mabrouk.
00:25:27On va revenir
00:25:28sur le reste
00:25:29de l'actualité
00:25:29puis on reviendra
00:25:30sur les agriculteurs
00:25:31puisqu'on suit
00:25:31ce qui se passe
00:25:31à Strasbourg.
00:25:32On y reviendra
00:25:32tout à l'heure
00:25:33aux alentours
00:25:33de 11h30.
00:25:34Mais le reste
00:25:34de l'actualité
00:25:35c'est cette colère
00:25:36du député
00:25:37Jérémy Patrielletus
00:25:38président de la commission
00:25:39d'enquête
00:25:40sur l'audiovisuel public.
00:25:41Il est en colère
00:25:42contre une chronique
00:25:44de France Inter.
00:25:46Elle est signée
00:25:46Merwan Ben-Lazare.
00:25:48Ce nom vous dit
00:25:48sans doute quelque chose
00:25:50parce qu'il avait fait
00:25:50polémique il y a quelques mois
00:25:51quand il était sur France 5.
00:25:53Il avait fait polémique
00:25:54par la chronique
00:25:55qu'il avait faite
00:25:55sur France 5
00:25:56et également par certains tweets
00:25:57qui avaient été retrouvés.
00:25:58Là cette fois
00:25:59sur France 5
00:26:00il a fait une chronique
00:26:01pardon
00:26:02sur France Inter
00:26:03il a fait une chronique
00:26:03appelant à censurer
00:26:05l'extrême droite.
00:26:06Alors quand il est extrême droite
00:26:07il vise bien sûr
00:26:08le Rassemblement National
00:26:09et il demande
00:26:11de ne plus les inviter
00:26:12sur France Inter.
00:26:13Je vous propose
00:26:13d'écouter un extrait
00:26:15de cette chronique
00:26:15qui a mis en colère
00:26:16le député Jérémy Patrielletus.
00:26:19Mettre un facho au micro
00:26:21c'est légitimer ses idées.
00:26:23Et souvent
00:26:23quand on donne
00:26:24la parole aux racistes
00:26:25c'est sous couvert de
00:26:26on reçoit
00:26:28tout le monde ici
00:26:29dans Legend
00:26:30mais ça c'est un truc
00:26:33qui me rend fou.
00:26:34À quel moment
00:26:34c'est devenu
00:26:35un bon argument ?
00:26:36À quel moment
00:26:37c'est devenu
00:26:37une bonne chose
00:26:38de recevoir tout le monde ?
00:26:40T'es un média
00:26:40t'as une responsabilité
00:26:41et j'attends de toi
00:26:42que quand même
00:26:43tu fasses le tri
00:26:43avant de me présenter des gens.
00:26:45Dans les médias
00:26:46belges francophones
00:26:47il y a ce qu'on appelle
00:26:48le cordon sanitaire.
00:26:49Pas de parole donnée
00:26:50à l'extrême droite.
00:26:51J'ai l'impression
00:26:52que tu la prends
00:26:52en même temps que moi
00:26:53mais on devrait s'en inspirer
00:26:55c'est ça que je veux dire.
00:26:56Voilà extrait donc
00:26:57de cette chronique
00:26:58sur France Inter
00:26:59qui fait beaucoup parler.
00:27:01Et donc le député
00:27:02a tweeté
00:27:02vous allez voir
00:27:03les tweets qu'il a fait.
00:27:04Président de la commission
00:27:06d'enquête
00:27:06qui dit
00:27:07Monsieur Merwan Ben-Lazare
00:27:09votre appel
00:27:10à la censure politique
00:27:11au cordon sanitaire médiatique
00:27:12sous couvert d'humour
00:27:13dans l'émission
00:27:14Zoom, Zoom, Zen
00:27:15sur France Inter
00:27:17est grave
00:27:18et inacceptable.
00:27:19Il a fait trois tweets
00:27:20là-dessus
00:27:21et dans le deuxième
00:27:21il dit
00:27:22la loi oblige
00:27:22l'ensemble des médias
00:27:23audiovisuels
00:27:24et à faire
00:27:25priori public
00:27:26à respecter
00:27:27le pluralisme politique
00:27:28qui est un pilier
00:27:29de notre démocratie.
00:27:30Ces propos ont été relayés
00:27:32sur les réseaux sociaux
00:27:33de France Inter
00:27:35et il poursuit
00:27:36je proposerai
00:27:37au rapporteur
00:27:38et au bureau
00:27:38de la commission d'enquête
00:27:39de convoquer
00:27:40Mathieu Noël
00:27:41qui est le producteur
00:27:41de l'émission
00:27:42le rédacteur en chef
00:27:43ainsi que le directeur
00:27:44du numérique
00:27:45et la personne chargée
00:27:46des réseaux sociaux
00:27:47de France Inter
00:27:48Mathieu Nissa Ossin
00:27:48ce sont des propos
00:27:49qui vous choquent ?
00:27:51Des propos qui me choquent ?
00:27:53Parce qu'il est choqué
00:27:54visiblement
00:27:54en tout cas
00:27:54le député
00:27:55je pense qu'il y a beaucoup
00:27:57de mousse
00:27:58pour pas grand chose
00:27:58c'est un chronique
00:28:00enfin il a émis
00:28:01une chronique
00:28:02je ne connais pas le monsieur
00:28:03mais c'est un chroniqueur
00:28:04c'est ça ?
00:28:05Donc il a partagé
00:28:07son point de vue
00:28:07au sein de l'antenne
00:28:09il est tout à fait
00:28:10en droit de dire
00:28:10ce qu'il pense
00:28:11et ça fait partie
00:28:12de la liberté d'expression
00:28:13de le dire
00:28:14donc de l'empêcher
00:28:15de penser
00:28:16ce qu'il pense
00:28:17est un manque
00:28:18de démocratie
00:28:21Le député dit
00:28:22en fait
00:28:23ça va à l'opposé
00:28:24de ce que sont
00:28:25les valeurs
00:28:25de la liberté
00:28:26justement
00:28:27où tout le monde
00:28:27a le droit de s'exprimer
00:28:28Je suis aussi d'accord
00:28:29sur le fait
00:28:29que tout le monde
00:28:30a le droit de s'exprimer
00:28:31Vous savez
00:28:33si vous avez des députés
00:28:34d'extrême droite
00:28:34aujourd'hui
00:28:35enfin en tout cas
00:28:35un parti
00:28:37comme celui
00:28:38de l'extrême droite
00:28:39qui est de plus
00:28:39Vous voulez dire
00:28:40le Rassemblement National
00:28:40c'est ça ?
00:28:41Présent
00:28:41c'est que
00:28:43vous avez quelque part
00:28:43des Français
00:28:44qui
00:28:45alors qui
00:28:46je ne sais pas
00:28:47s'ils adhèrent
00:28:47à la totalité
00:28:48de leur projet
00:28:49mais
00:28:50vous avez
00:28:51un mécontentement
00:28:51populaire
00:28:52en France
00:28:53Donc forcément
00:28:54Mais lui il ne faut pas
00:28:55leur donner la parole
00:28:55Non
00:28:56Je ne suis pas d'accord
00:28:57sur le fait
00:28:57de ne pas donner la parole
00:28:58Là on est bien d'accord
00:29:00mais je ne suis pas
00:29:00non plus d'accord
00:29:01sur le fait
00:29:01de l'attaquer
00:29:02par ce qu'il s'est exprimé
00:29:03ou il a apporté
00:29:04son point de vue
00:29:05Jordan Florentin
00:29:05Qu'est-ce que vous avez
00:29:06envie de répondre
00:29:06à ma sinistre ?
00:29:07Non mais je reprends
00:29:08les propos de ce chroniqueur
00:29:09Merwan Bennazar
00:29:10qui a dit
00:29:11mettre un facho au micro
00:29:12c'est quoi
00:29:12et mettre un homme
00:29:13soupçonné d'islamisme au micro
00:29:14c'est quoi alors ?
00:29:15Parce que je rappelle
00:29:16qu'il a quand même
00:29:16été dans un premier temps
00:29:17écarté du service public
00:29:19pour des soupçons
00:29:19d'antrisme islamistes
00:29:20du fait de propos
00:29:21qu'il avait tenus
00:29:22dans une chronique
00:29:23et d'autres
00:29:23n'importe quel islamologue
00:29:24pourraient vous expliquer
00:29:25en quoi cet homme
00:29:26a l'apparence d'un salafiste
00:29:27Et il avait tenu
00:29:28des propos féministes
00:29:29puisqu'il disait par exemple
00:29:30la place d'une femme
00:29:31est à la demeure
00:29:32auprès de son père
00:29:32crainte en seigneur
00:29:34il avait également qualifié
00:29:35les téléspectateurs
00:29:36de Miss France
00:29:36ils avaient qualifié de porc
00:29:37et il avait dit
00:29:38une femme
00:29:39c'est fait pour me faire à manger
00:29:41Voilà
00:29:41et on va nous expliquer
00:29:42que ça c'est mieux
00:29:43de l'entendre à la radio
00:29:45que des élus
00:29:46soupçonnés
00:29:46d'être d'extrême droite
00:29:47parce que quand vous qualifiez
00:29:48le Rassemblement National
00:29:49d'extrême droite
00:29:49moi je ne vais pas vous étonner
00:29:50je ne suis pas d'accord avec vous
00:29:51Ce n'est pas un soupçon
00:29:53vous parlez de soupçon
00:29:53ce n'est pas une question de soupçon
00:29:54c'est une question
00:29:55de liberté d'expression
00:29:56le monsieur c'est un humoriste
00:29:58on est bien d'accord
00:29:58bon bah si c'est un humoriste
00:30:00il a le droit de s'exprimer
00:30:01selon son humour à lui
00:30:02qui correspond
00:30:03mais je n'ai pas dit le contraire
00:30:06je suis pour la liberté d'expression
00:30:08à partir du moment bien entendu
00:30:10où il y a l'équilibre
00:30:11qui est respecté
00:30:12bien sûr
00:30:13mais vous dites
00:30:13il y a 120 députés
00:30:15du Rassemblement National
00:30:15parce qu'il y a une colère
00:30:16dans le peuple français
00:30:17parce que vous légitimez
00:30:19à chaque fois
00:30:19la présence du Rassemblement National
00:30:21en force
00:30:22dans les élus
00:30:23bien sûr
00:30:23c'est un parti
00:30:23qui est légitime aujourd'hui
00:30:24vous ne pouvez pas
00:30:25vous ne pouvez pas
00:30:25vous ne pouvez pas
00:30:26on ne peut pas lier
00:30:28on ne peut ni le lier
00:30:29ni le censurer
00:30:30c'est tout à fait normal
00:30:31ça s'appelle la démocratie
00:30:32aujourd'hui du camp national
00:30:33uniquement sur une colère
00:30:34supposée des français
00:30:35comme si c'était simplement
00:30:36un mouvement radical
00:30:37vous m'excuserez
00:30:37mais l'extrême droite
00:30:38joue beaucoup sur la colère
00:30:39joue beaucoup sur la colère
00:30:39mais ça c'est votre discours
00:30:42ça c'est votre discours
00:30:42vous ne pouvez pas simplement
00:30:43c'est le discours de l'extrême droite
00:30:44il y a comme cela
00:30:45il y a aussi un programme
00:30:45il y a des projets
00:30:46il y a aussi des actes
00:30:48qui ont été faits
00:30:49ils ont aussi montré
00:30:50vous ne pouvez pas juste
00:30:51expliquer que c'est la colère
00:30:52des français qui s'expriment
00:30:54mais on est bien d'accord
00:30:55alors vous ne savez pas
00:30:55que vous étiez représentant
00:30:56du Rassemblement National
00:30:57ou de l'extrême droite
00:30:58vous défendez en tout cas
00:31:02une orientation politique
00:31:03qui est clairement
00:31:03d'extrême droite
00:31:04on le voit dans vos propos
00:31:06ceci dit
00:31:07moi qui ne défend pas
00:31:08l'orientation de l'extrême droite
00:31:11vous savez moi je suis sans étiquette
00:31:12d'ailleurs sur ce plateau
00:31:13je suis même classé
00:31:14divers gauche
00:31:15tellement que nous avons
00:31:16des divergences
00:31:17de point de vue
00:31:17ceci dit
00:31:18les valeurs
00:31:20qui sont représentées
00:31:21par tout parti politique
00:31:23qu'elle soit d'extrême droite
00:31:24ou d'extrême gauche
00:31:25ont leur place
00:31:26dans l'hémicycle
00:31:27à partir du moment
00:31:27où les français
00:31:28sont élus
00:31:29démocratiquement
00:31:30par
00:31:31vous êtes en désaccord
00:31:33avec ce que
00:31:34je suis en désaccord
00:31:35sur le fait
00:31:35qu'on ne peut pas interdire
00:31:36une sensibilité politique
00:31:38de s'exprimer
00:31:39d'accord
00:31:39c'est juste ça
00:31:41le point de départ
00:31:42c'est ça
00:31:42on ne peut pas non plus
00:31:45critiquer
00:31:46on ne peut pas non plus
00:31:48critiquer un humoriste
00:31:50qui aimait
00:31:50ça
00:31:51vous expliquez
00:31:52en quoi il est soupçonné
00:31:53d'islamiste
00:31:54j'ai des arguments
00:31:55vous n'avez pas d'arguments
00:31:55pour qualifier
00:31:56l'extrême droite
00:31:57à chaque fois vous le balancez
00:31:58comme une injure
00:31:58comme un anathème
00:31:59pour discaliser toute une partie
00:32:01des électeurs français
00:32:02c'est pas très compliqué
00:32:03il joue sur certains sujets
00:32:05notamment le sujet de l'islam
00:32:06notamment le sujet de l'islam
00:32:09notamment le sujet de l'islam
00:32:10lorsque vous entendez
00:32:12certains élus
00:32:12d'extrême droite
00:32:13on a l'impression
00:32:14que la France devient islamiste
00:32:16que nous sommes envahis
00:32:18alors que ce n'est pas vrai
00:32:20la réalité des problèmes en France
00:32:22le problème numéro un
00:32:24c'est le pouvoir d'achat des francs
00:32:25vous êtes baladés dans certains
00:32:26la question n'est pas là
00:32:27c'est la difficulté du logement
00:32:28vous voyez c'est seulement ça
00:32:30les problèmes des Français
00:32:31le président de la commission d'enquête
00:32:33sur l'audiovisuel public
00:32:34s'il est ému
00:32:35c'est parce qu'il dit
00:32:35simplement sur le service public
00:32:37on ne peut pas appeler
00:32:38à ne pas donner la parole
00:32:39à certaines personnes
00:32:40c'est ça ce qu'il dit
00:32:40c'est ça
00:32:42et je pense que vous êtes
00:32:43plutôt d'accord avec ça
00:32:44en plus
00:32:44absolument
00:32:44vous devez avoir une pluralité
00:32:47il y a quand même un problème
00:32:48l'humour
00:32:49ça fait partie
00:32:50de l'ensemencement
00:32:51du terrain culturel
00:32:52en fait
00:32:52et du terrain politique
00:32:53c'est une façon
00:32:54en fait de prendre position
00:32:55moi ce qui me choque
00:32:56c'est pas qu'il ait l'avis
00:32:57qu'il a sur ce qu'il appelle
00:32:58l'extrême droite
00:32:59il a le droit
00:33:00c'est son point de vue
00:33:01mais si vous voulez
00:33:02est-ce que
00:33:03un humoriste
00:33:05doit être
00:33:05j'allais dire
00:33:06un militant politique
00:33:07sur une chaîne publique
00:33:08ça c'est un vrai sujet
00:33:09payé par
00:33:11l'ensemble des contribuables
00:33:12via la TVA
00:33:13est-ce que par exemple
00:33:14on entendrait
00:33:15le même genre de critique
00:33:16il ne faut pas donner la parole
00:33:17aux députés
00:33:18les plus extrémistes
00:33:19des LFI
00:33:20au prétexte
00:33:21qu'ils disent
00:33:22un certain nombre de choses
00:33:23qui sont incroyables
00:33:25ça vous ne l'entendrez
00:33:26jamais
00:33:26donc en fait
00:33:27je pense que c'est ça
00:33:28qui choque
00:33:28c'est le deux poids deux mesures
00:33:30sur une antenne publique
00:33:31c'est ça qui choque
00:33:31c'est pourquoi il n'y a pas
00:33:32d'humoristes de droite
00:33:32sur France Inter
00:33:33vous avez le pendant
00:33:35contraire sur France Inter
00:33:36pardon
00:33:36vous avez des humoristes de droite
00:33:38sur France Inter
00:33:38mais alors c'est pas une question
00:33:40de droite ou de gauche
00:33:40bah si c'est une question
00:33:41c'est d'équilibre
00:33:42ce sont des points de vue
00:33:43vous votre point de vue
00:33:43il n'y a que des points de vue de gauche
00:33:45sur France Inter
00:33:45non mais vous
00:33:46il n'y a que des points de vue de droite
00:33:47vous voyez
00:33:47vous êtes en train
00:33:50de l'accuser
00:33:52d'être de gauche
00:33:53alors que vous
00:33:53vous êtes complètement de droite
00:33:54et ça se voit dans votre discours
00:33:55je soupçonne d'être un islamiste
00:33:57c'est différent
00:33:57ça s'appelle un point de vue
00:33:58et lorsque vous avez
00:33:58les deux points de vue
00:33:59sur le plateau
00:34:00le reproche qu'il lui est fait
00:34:06le reproche qu'il lui est fait
00:34:07c'est absolument pas d'être de gauche
00:34:08c'est pas ça le reproche
00:34:09le reproche
00:34:10c'est l'appel à la censure
00:34:14c'est ça le reproche qu'il lui est fait
00:34:16personne ne reproche d'être de gauche
00:34:17le reproche qu'il lui est fait
00:34:18c'est qu'il vient
00:34:19il est payé sur une radio publique
00:34:22il est payé donc par tous les français
00:34:23tout le monde doit avoir la parole
00:34:25par définition
00:34:25et simplement
00:34:26il vient
00:34:27il appelle à la censure
00:34:28en fait ce qu'il veut
00:34:29c'est assez simple
00:34:29ce qu'il veut
00:34:30parce qu'il le dit à un moment
00:34:31dans sa chronique
00:34:31il veut un cordon sanitaire
00:34:33voilà
00:34:33c'est ça
00:34:34c'est cette expression
00:34:34qui vient de Belgique en particulier
00:34:36parce que dans les médias belges
00:34:37il y a ça
00:34:37il y a ce cordon sanitaire
00:34:39où en fait
00:34:39on empêche les gens
00:34:40qui font partie
00:34:41de partis équivalents
00:34:44du Rassemblement National
00:34:45de venir à l'antenne
00:34:46et d'exprimer
00:34:47leurs idées
00:34:48vous allez en parler
00:34:49dans un instant
00:34:49écoutez
00:34:50justement sur ce cordon sanitaire
00:34:52je vous propose
00:34:53d'écouter un sénateur
00:34:54honoraire belge
00:34:54qui était sur CNews
00:34:56il y a à peu près un an
00:34:57et qui expliquait précisément
00:34:58ce que c'est ce cordon sanitaire
00:34:59à la télé belge
00:35:00et dans les médias belges
00:35:01c'est très intéressant
00:35:02parce que c'est à ça
00:35:03qu'il appelle
00:35:04cet humoriste
00:35:05écoutez donc
00:35:06il y a un an
00:35:07c'était sur CNews
00:35:08alors le cordon sanitaire
00:35:09c'est assez simple
00:35:10c'est l'interdiction
00:35:11de mentionner
00:35:12tout ce qui est considéré
00:35:13par les journalistes
00:35:15sans être jamais défini
00:35:16comme soi-disant
00:35:17d'extrême droite
00:35:18mais ça a une portée
00:35:19très large
00:35:19c'est la critique
00:35:20de l'immigration massive
00:35:21la critique de l'islam
00:35:22la critique du réchauffement climatique
00:35:24ça a même été en Belgique
00:35:25à un moment
00:35:25jusqu'à la critique du nucléaire
00:35:27parce que tout le monde
00:35:28était pour la sortie du nucléaire
00:35:29avant la guerre en Ukraine
00:35:30et donc il y a une interdiction
00:35:32pour les médias
00:35:34de donner la parole
00:35:36à des mouvements
00:35:37considérés comme d'extrême droite
00:35:38donc par exemple
00:35:39le rassemblement national
00:35:40en France
00:35:41et pour les politiques
00:35:43interdiction
00:35:43de faire la moindre coalition
00:35:45avec ces partis
00:35:47au point même par ailleurs
00:35:48lorsqu'on diffuse
00:35:49le discours de Donald Trump
00:35:50de le diffuser en différé
00:35:52au chaos
00:35:53il dirait des choses illicites
00:35:54Oui donc ce qui n'a rien à voir
00:35:55avec la Belgique
00:35:56puisqu'on voit mal
00:35:57Donald Trump
00:35:57devenir Premier ministre
00:35:59de Belgique
00:35:59mais la RTBF
00:36:00notre chaîne publique
00:36:02qui a par certains aspects
00:36:04des côtés disons un peu
00:36:05cubains ou nord-coréens
00:36:07a étendu cette notion
00:36:09de cordon sanitaire
00:36:10au monde entier
00:36:11y compris
00:36:11au président élu des Etats-Unis
00:36:13Amin Albaï
00:36:14en fait c'est ça
00:36:15ce que veut cet humoriste
00:36:16c'est qu'il y a
00:36:16un espèce de cordon sanitaire
00:36:17on dit
00:36:18désormais
00:36:18le Rassemblement National
00:36:19est interdit de médias
00:36:20Aujourd'hui
00:36:22France Inter
00:36:22veut exactement faire
00:36:23comme en Belgique
00:36:23en Belgique par exemple
00:36:24on ne donne plus la parole
00:36:25en direct
00:36:25mais en différé
00:36:26on contrôle les images
00:36:27on contrôle les temps de parole
00:36:28on contrôle ce qui est dit
00:36:29et on contrôle
00:36:30ce qui peut être diffusé
00:36:31et ce qui ne peut pas être diffusé
00:36:33et aujourd'hui
00:36:34moi Jean-Marc
00:36:35je vous dis
00:36:36la censure c'est France Inter
00:36:37c'est France Inter
00:36:38qui censure un certain nombre
00:36:39de voix
00:36:40d'abord des voix de gauche
00:36:41qui se retrouvent aujourd'hui
00:36:42sur Radio Nova
00:36:44et non pas sur France Inter
00:36:45mais aussi un certain nombre
00:36:46de voix de droite
00:36:47qui sont d'autant plus
00:36:48accueillies ici
00:36:49et je trouve qu'il y a plus
00:36:50de diversité sur CNews
00:36:51que sur le service public
00:36:52de l'information
00:36:53et j'en veux pour preuve
00:36:54qu'aujourd'hui
00:36:55un certain nombre de sujets
00:36:56ne sont pas traités
00:36:57quand sur France Inter
00:36:59on parle par exemple
00:37:00d'une prétendue islamophobie
00:37:02les musulmans seraient persécutés
00:37:04a priori en France
00:37:05dans leur propre pays
00:37:06on ne parle que de la Palestine
00:37:08on ne parle jamais
00:37:09par exemple
00:37:10ni sur France Inter
00:37:11ni chez Jean-Luc Mélenchon
00:37:13des musulmans ouïghours
00:37:15qui sont internés par la Chine
00:37:16on ne parle jamais
00:37:17de la situation
00:37:18des musulmans au Yémen
00:37:18enfin bref
00:37:19aujourd'hui
00:37:20moi quand je vous écoute monsieur
00:37:22vous parlez aujourd'hui
00:37:23d'un certain nombre de thèmes
00:37:24vous dites effectivement
00:37:25il y a une nuance à avoir
00:37:28vous parlez d'extrême droite
00:37:29et d'ailleurs
00:37:29vous ne parlez jamais
00:37:29d'extrême gauche
00:37:30ça ça m'inquiète aussi
00:37:31ça m'inquiète parce que
00:37:32par exemple
00:37:33sur le service public
00:37:34de l'information
00:37:35on parle très peu
00:37:36de la situation
00:37:36de nos compatriotes juifs
00:37:37qui n'ont pas été soutenus
00:37:40par le service public
00:37:41de l'information
00:37:42aujourd'hui
00:37:42il n'y a jamais eu
00:37:43autant de juifs en France
00:37:44le débat n'est pas là
00:37:45il n'y a jamais eu
00:37:45on en parlera tout à l'heure
00:37:48parce qu'il y a cette proposition
00:37:49de loi qui arrive à l'Assemblée
00:37:50et bien c'est extrêmement important
00:37:51vous êtes en train de faire
00:37:52un pari sur autre chose
00:37:53non je ne fais pas
00:37:54sur autre chose
00:37:54nous sommes en train
00:37:55de répondre à une politique
00:37:55parce qu'aujourd'hui
00:37:56la vraie extrême droite
00:37:56c'est la France insoum
00:37:57nous répondons
00:37:58oui en fait
00:37:58c'est votre expression
00:37:59d'extrême droite
00:37:59qui a changé un peu
00:38:01la notion du débat
00:38:02mais vous avez le droit
00:38:03de le penser
00:38:03vous avez le droit
00:38:04de le dire
00:38:04Thomas Bonnet
00:38:05vous avez le droit
00:38:06de le dire
00:38:06et de le dénoncer
00:38:06il est fantastique
00:38:07ce monsieur Serkin
00:38:08il m'attribue le droit
00:38:09il m'attribue le droit
00:38:11de dire que
00:38:11j'ai le droit
00:38:12de dire que la fille
00:38:13est d'extrême droite
00:38:13sans jamais
00:38:14nuancer sur ce terrain là
00:38:16mais de quelle nuance
00:38:17vous parlez
00:38:18on est en train de répondre
00:38:18à une polémique monsieur
00:38:19regardez ce qui se passe
00:38:20en face de vous
00:38:20en fait vous donnez des brevets
00:38:21mais vous donnez des brevets
00:38:22d'extrême droite
00:38:22depuis tout à l'heure
00:38:23mais non
00:38:24on répond simplement
00:38:25à une polémique
00:38:26et je dis que la liberté
00:38:27d'expression doit primer
00:38:28pour toutes les sensibilités
00:38:29politiques
00:38:29c'est aussi simple que ça
00:38:31Thomas Bonnet
00:38:31il arrive à remplacer une
00:38:32et si moi j'arrive
00:38:33à faire une phrase
00:38:33Thomas Bonnet
00:38:34en fait il y a cette notion
00:38:35de cordon sanitaire
00:38:36qui est en train de faire
00:38:37son petit chemin en France
00:38:38moi c'est ça qui m'inquiète
00:38:39c'est-à-dire que jusque-là
00:38:40on regardait la Belgique
00:38:40en disant mais quand même
00:38:41la Belgique ils vont loin
00:38:42et là vous entendez
00:38:43dans les chroniques
00:38:44dans certains avis
00:38:45on commence à dire
00:38:45mais peut-être qu'en France aussi
00:38:46il faudrait ce cordon sanitaire
00:38:48pour interdire
00:38:49à tous les partis
00:38:50qui sont à
00:38:52on va dire quoi
00:38:52à la droite des républicains
00:38:54à la droite des LR
00:38:55tous ces partis-là
00:38:55d'avoir accès aux médias
00:38:56c'est faute de pouvoir convaincre
00:38:58faute de pouvoir répondre
00:38:59sur le terrain des idées
00:39:00on interdit la parole
00:39:01c'est ça le péril
00:39:03qui est face à nous
00:39:04en effet alors là ça concerne
00:39:05un humoriste
00:39:06moi je vais vous dire
00:39:07au risque de vous surprendre
00:39:08j'ai pas tellement de problèmes
00:39:09avec le fait qu'il exprime
00:39:10ce point de vue-là
00:39:11ça veut dire que c'est son avis
00:39:12à titre personnel
00:39:13je trouve que c'est ridicule
00:39:14et que je pense que ça n'a pas lieu d'être
00:39:15et qu'en plus c'est contre-productif
00:39:17donc pour moi c'est idiot
00:39:18mais il a tout à fait le droit
00:39:18de le dire
00:39:19ce qui m'embête en revanche
00:39:20c'est que personne
00:39:21dans la même émission
00:39:22ou sur la même antenne
00:39:23ne va avoir un discours
00:39:24qui sera totalement différent
00:39:26qui sera
00:39:26je sais pas
00:39:27qui sera pour dire
00:39:27peut-être on arrête d'inviter LFI
00:39:29ou à l'inverse dire
00:39:30bah écoutez regardez
00:39:30à l'Assemblée nationale
00:39:31ils ont fait des choses bien
00:39:32j'en sais rien
00:39:32quelque chose qui équilibrerait
00:39:33ça ça n'existe pas
00:39:34et puis l'autre chose
00:39:35qui me dérange
00:39:36c'est qu'il y a cette chronique
00:39:377 janvier dernier
00:39:38et hier
00:39:38elle est relayée
00:39:39sur les réseaux sociaux
00:39:40de France Inter
00:39:40je m'interroge sur le délai
00:39:42c'est-à-dire que
00:39:42si vous la publiez
00:39:4415 jours après
00:39:45avec le lot sur le compte
00:39:46officiel Instagram
00:39:47de France Inter
00:39:48est-ce que c'est pas une façon
00:39:49aussi un peu de l'adouber
00:39:50de valider
00:39:51et puis peut-être
00:39:53de la provoque
00:39:53pourquoi pas
00:39:54donc ça ça m'interroge
00:39:54Eric Revelle
00:39:55cette notion de cordon sanitaire
00:39:57qui est en train quand même
00:39:58de faire son chemin
00:39:59petit à petit
00:39:59en train de dire
00:40:01voilà
00:40:01ne donnons plus la parole
00:40:02à tous les gens
00:40:02à la droite des républicains
00:40:04bah oui mais si c'est ça
00:40:05ça veut dire que
00:40:06la démocratie s'effondre
00:40:08pardonnez-moi
00:40:09un parti
00:40:09ça veut dire que la Belgique
00:40:10est plus démocrate pour vous ?
00:40:12bah écoutez
00:40:12il y a un sujet
00:40:14mais on peut
00:40:14je sais pas si vous vous souvenez
00:40:16la BBC avait relayé
00:40:17un discours de Donald Trump
00:40:18qui acclasse sans doute
00:40:19à l'extrême droite aussi
00:40:20en tronquant complètement
00:40:21ses propos
00:40:22en rebootant des phrases
00:40:24entre elles
00:40:24et en gros
00:40:25il disait quasiment
00:40:26le contraire
00:40:27de ce qu'il avait voulu dire
00:40:27bon c'est un exemple
00:40:28parmi d'autres
00:40:29mais si vous voulez
00:40:30un parti
00:40:30on pense qu'on veut du RN
00:40:32vous avez raison
00:40:33on pense qu'on veut du RN
00:40:34mais un parti
00:40:35qui représente
00:40:3613 millions de personnes
00:40:36comment est-ce que
00:40:37vous pouvez expliquer
00:40:38que sur une radio
00:40:39de service public
00:40:40on écarte
00:40:43d'un revers de main
00:40:44les discours
00:40:45que tient ce parti
00:40:46qui fait 13 millions de voix
00:40:47enfin pour moi
00:40:48si c'était le cas
00:40:50si on en arrivait là
00:40:51ce serait un déni
00:40:53de démocratie totale
00:40:54moi je vous le dis
00:40:55comme je le pense
00:40:56et encore une fois
00:40:57encore une fois
00:40:58ce que j'aurais aimé
00:40:59et Thomas Bonnet
00:41:00a raison de le rappeler
00:41:01c'est que dans ces cas-là
00:41:02quand vous avez
00:41:03des débordements
00:41:04des dérapages
00:41:05et il y en a beaucoup
00:41:06de députés LFistes
00:41:08des plus extrémistes
00:41:09j'aimerais entendre
00:41:11sur le service public
00:41:11en tant que contribuable
00:41:13ça m'arrive
00:41:14d'écouter le service public
00:41:15j'aimerais entendre
00:41:16est-ce qu'on se pose
00:41:18la question
00:41:18sur le cordon sanitaire
00:41:20concernant les gens
00:41:21des députés
00:41:21jamais sur un terre
00:41:22mais qui qualifie
00:41:23l'extrême
00:41:23jamais sur un faux
00:41:24jamais sur les services
00:41:25vous avez deux points de vue
00:41:27votre point de vue
00:41:28c'est que vous les qualifiez
00:41:29d'extrémistes extrêmes
00:41:31à gauche
00:41:31puis eux vous diront
00:41:32l'inverse
00:41:33ils vous qualifieront
00:41:33d'extrémistes extrêmes
00:41:35à droite
00:41:35à moi vous vous qualifiez
00:41:36d'extrême droite
00:41:37non c'est pas moi
00:41:37qui vous qualifie
00:41:38si visiblement
00:41:39moi je ne qualifie rien
00:41:41du tout
00:41:42je suis pour la liberté
00:41:43d'expression
00:41:43il faut quand même retirer
00:41:44la liberté d'expression
00:41:46c'est aussi simple que ça
00:41:47c'est pas plus compliqué
00:41:49je ne reste pas sur un plateau
00:41:51où on me traite
00:41:51d'extrême droite
00:41:52oui
00:41:52bah écoutez
00:41:53je le dis comme je le pense
00:41:54c'est extraordinaire
00:41:55monsieur Ossine
00:41:56vous avez l'art
00:41:56et la manière
00:41:57d'attribuer aux gens
00:41:57d'être d'extrême droite
00:41:58sans jamais le défi
00:41:59mais qui vous a dit
00:42:01que j'ai attribué
00:42:01les gens d'extrême droite
00:42:02c'est ce que vous avez dit
00:42:03à Eric Revelle
00:42:04avec la tréterie qui est la vôtre
00:42:05j'ai le sentiment
00:42:06que pour vous l'extrême droite
00:42:07c'est tout ce qui est à la droite
00:42:08du parti socialiste
00:42:08non
00:42:09moi vous voyez
00:42:10je suis sans étiquette
00:42:11pour éviter ce genre
00:42:11de polémique
00:42:13Eric Revelle
00:42:13il est journaliste
00:42:14il est sans étiquette aussi
00:42:15mais pas
00:42:15en revanche c'est vous
00:42:16qui classez
00:42:16qui classe les gens
00:42:17à gauche ou à droite
00:42:18je suis pour la liberté d'expression
00:42:20d'accord mais c'est vous
00:42:21qui classez d'extrême droite
00:42:22vous avez fait un amalgame
00:42:23lutter contre l'islamisme
00:42:25Jordan Florentin
00:42:25alors l'amalgame
00:42:27de votre journal
00:42:28croyez-moi
00:42:28on le voit tous les gens
00:42:30chacun a son petit paquet
00:42:31aujourd'hui
00:42:32ça par contre
00:42:33ce journal
00:42:34il est typiquement
00:42:36je vous laisse attribuer
00:42:38le qualificatif que vous voulez
00:42:39on connait vos chroniques
00:42:40c'est très intéressant
00:42:41ce débat est tombé
00:42:42à point nommé
00:42:43puisqu'on publie demain
00:42:44notre nouveau magazine
00:42:45consacré à la censure
00:42:46à l'attention totalitaire
00:42:47qui n'est pas qu'à gauche
00:42:48qui est celle d'Emmanuel Macron
00:42:49aussi
00:42:50qui a voulu labelliser les médias
00:42:51qui a lancé ce projet
00:42:52d'aller cadenasser comme ça
00:42:53d'aller contrôler
00:42:54verrouiller l'information
00:42:54vous irez dire
00:42:55ce magazine je vous l'offrirai
00:42:56monsieur c'est plus de 160 pages
00:42:58vous verrez que la censure
00:42:58je l'irai
00:42:59elle n'est pas à gauche
00:43:00mais simplement
00:43:00je lirai je vous répondrai
00:43:01là on est à l'état
00:43:03où on raille
00:43:04où on ridiculise
00:43:05l'extrême droite
00:43:06où on s'attaque
00:43:06à des élus
00:43:07sauf que demain
00:43:07c'est quoi le projet
00:43:08c'est d'aller
00:43:09demain tout ça
00:43:09ça conduit à de la violence
00:43:10aussi on n'est pas
00:43:11que sur de la censure
00:43:12nous on le voit
00:43:12sur le terrain
00:43:13journaliste de droite
00:43:13ou à des élus de droite
00:43:14on le voit
00:43:15que cette tentative
00:43:16de nous censurer l'information
00:43:17de s'échapper du réel
00:43:18mais elle se traduit aussi
00:43:20en violence sur le terrain
00:43:21en violence physique
00:43:21parce qu'on nous dit
00:43:23votre information
00:43:23elle n'est pas juste
00:43:24elle n'est pas réelle
00:43:25et on va vous faire taire
00:43:26non seulement en vous invitant
00:43:27pas sur le plateau télé
00:43:28mais aussi en vous empêchant
00:43:29de parler dans la rue
00:43:30en venant vous attaquer
00:43:31parce que vous avez un micro
00:43:32qui est un micro
00:43:32d'un média de droite
00:43:33dans la rue
00:43:34on le voit
00:43:34de plus en plus
00:43:35les journalistes de droite
00:43:36sont empêchés
00:43:36même physiquement
00:43:37dans la rue
00:43:38Amid Albaï
00:43:39ce qui est étonnant
00:43:40quand même
00:43:40c'est qu'en Belgique
00:43:41j'ai le sentiment
00:43:41que tout ça s'est fait
00:43:43presque sans bruit
00:43:45sans révolte
00:43:46c'est-à-dire qu'on a créé
00:43:47cette espèce de cordon sanitaire
00:43:48et ça n'a ému personne
00:43:49à ce moment-là
00:43:49moi je dois vous avouer
00:43:50je vais vous dire la vérité
00:43:51avant il y a quelques mois
00:43:53je ne savais même pas
00:43:53qu'il y avait ça
00:43:54qui existait en Belgique
00:43:55donc j'ai le sentiment
00:43:56que ça s'est fait
00:43:56à bas bruit
00:43:57au fond
00:43:58et petit à petit
00:43:58ce cordon sanitaire
00:43:59a été créé
00:44:01et la Belgique a dit
00:44:01on n'invite plus
00:44:02les gens qui sont de droite
00:44:05qui qualifient d'extrême droite
00:44:06vous savez moi
00:44:06j'ai l'avantage
00:44:07d'avoir grandi à Roubaix
00:44:08à 5 000
00:44:08c'est pour ça que je vous pose
00:44:09la question à vous
00:44:10vous savez
00:44:10il y a aussi ce conflit historique
00:44:12entre la Flandre
00:44:13et la Wallonie
00:44:14et d'ailleurs
00:44:15de plus en plus de Belges
00:44:16s'étonnent
00:44:17de cette coupure
00:44:18de cette censure
00:44:18parce que
00:44:19si on écoute
00:44:20notamment monsieur Ossine
00:44:22et bien en fait
00:44:23quand on dit
00:44:24que vous êtes d'extrême droite
00:44:25on vous colle une cible dans le dos
00:44:26alors vous pouvez le faire
00:44:27au nom de la liberté d'expression
00:44:28mais une fois qu'on l'a fait
00:44:29c'est fini
00:44:30vous n'êtes invité nulle part
00:44:31vous n'avez plus le droit de parler
00:44:33et tout votre propos
00:44:34a perdu son crédit
00:44:36sa valeur
00:44:37et sa portée
00:44:37et d'ailleurs
00:44:39ça a été le cas
00:44:40notamment
00:44:40lorsqu'en 2022
00:44:42à Roubaix
00:44:42on a dénoncé
00:44:43la montée de l'islamisme
00:44:44de l'islam politique
00:44:46la montée
00:44:47des extrémistes
00:44:49et notamment
00:44:50de l'extrême gauche
00:44:51et bien
00:44:52ça a valu pour certains
00:44:53qui n'avaient pas
00:44:54d'argument politique
00:44:55en face
00:44:55de dire
00:44:55votre propos
00:44:56n'a pas sa place
00:44:58dans le débat politique
00:44:58et donc parce qu'il n'a pas sa place
00:45:00dans le débat politique
00:45:00je vous qualifie
00:45:02d'extrême droite
00:45:02au nom d'un prétendu
00:45:04cordon sanitaire
00:45:05les héritiers
00:45:07de la grande marche
00:45:09du second tour
00:45:09en 2002
00:45:10mais tout cela
00:45:11n'existe plus
00:45:12vous savez aujourd'hui
00:45:12les français
00:45:13ont beaucoup plus peur
00:45:15de la radicalité
00:45:16et de la brutalité
00:45:17de Jean-Luc Mélenchon
00:45:18qui n'a pas été
00:45:21qui s'attaque d'ailleurs
00:45:21à nos compatriotes juifs
00:45:22inutilement
00:45:23par ses propos
00:45:25par sa brutalité
00:45:26que d'une Marine Le Pen
00:45:29qui en réalité
00:45:30on le voit à travers
00:45:31les résultats
00:45:32dans les yeux
00:45:33de 13 millions
00:45:33de français
00:45:34qui s'est adouci
00:45:35qui s'est dédiabolisé
00:45:36parce que Marine Le Pen
00:45:37n'est pas
00:45:38Jean-Marie Le Pen père
00:45:40et tout le monde a compris
00:45:41que la carte
00:45:42de la douceur
00:45:43et la carte de la douceur
00:45:45de Marine Le Pen
00:45:46profite à Marine Le Pen
00:45:47et d'ailleurs
00:45:47c'est un mauvais jeu
00:45:48que vous faites monsieur
00:45:49parce qu'à force de dire
00:45:49que tout le monde
00:45:50est d'extrême droite
00:45:51et bien en fait
00:45:51vous faites vous-même
00:45:53le vrai jeu
00:45:53de l'extrême droite
00:45:54on va pas relancer
00:45:54encore le débat
00:45:56mais vous êtes en train
00:45:57de débattre tout seul
00:45:57vous faites un monologue
00:45:58vous êtes en train
00:45:59de m'accuser
00:46:00de choses que je n'ai pas dites
00:46:01moi je vais vous dire
00:46:02quelque chose
00:46:03vous savez
00:46:03je vais vous répondre
00:46:05vous savez moi
00:46:06je suis un élu local
00:46:06sur la ville de Bervilliers
00:46:08d'ailleurs je suis candidat
00:46:08aux élections municipales
00:46:09de mars 2026
00:46:10et je suis candidat indépendant
00:46:12sans étiquette politique
00:46:14pour justement
00:46:14pour justement
00:46:15éviter ce genre de polémique
00:46:17de ah non lui l'est de droite
00:46:18ah lui l'est de gauche
00:46:19je me...
00:46:20mais c'est vous qui l'a fait
00:46:21depuis tout à l'heure
00:46:21c'est incroyable
00:46:23c'est incroyable de dire
00:46:24je veux éviter ce genre de polémique
00:46:26et c'est vous qui qualifiez
00:46:26les gens d'extrême droite
00:46:27c'est quand même bizarre
00:46:29comme raisonnement
00:46:29puisque vous n'avez pas
00:46:30d'étiquette
00:46:31vous allez pouvoir dénoncer
00:46:32l'islamisme au remport
00:46:33dans votre commune
00:46:33j'imagine
00:46:34vous n'aurez pas un programme
00:46:35d'étiquette
00:46:35mais je dis simplement
00:46:38qu'aujourd'hui
00:46:39nous devons nous concentrer
00:46:41sur les problématiques
00:46:42des français
00:46:43et les problématiques
00:46:44des français
00:46:45c'est quoi ?
00:46:45c'est le pouvoir d'achat
00:46:46c'est le logement
00:46:47c'est la sécurité
00:46:47c'est la propreté au quotidien
00:46:50à l'échelle d'une ville
00:46:51et d'une localité
00:46:52et l'antisémitisme
00:46:53ça en fait partie ?
00:46:54ah bah bien sûr
00:46:54contre le racisme
00:46:55comme vous ne l'avez pas cité
00:46:56je me permets de rajouter
00:46:57rajoutez-le
00:46:58et rajoutez le racisme
00:46:59avec
00:46:59j'ai simplement une question
00:47:02monsieur Ossine
00:47:03est-ce que vous êtes d'accord
00:47:03pour dire qu'il y a plus
00:47:04de diversité
00:47:05sur CNews
00:47:06que sur le service public
00:47:08de l'information
00:47:08et en conséquence
00:47:09pour au moins
00:47:11déduire que vous
00:47:12qui êtes élu
00:47:12d'une ville populaire
00:47:13comme Aubervilliers
00:47:14et bien on vous donne
00:47:15la parole sur CNews
00:47:16et peut-être pas
00:47:17sur le service public
00:47:18de l'information
00:47:18bah moi
00:47:19force est de reconnaître
00:47:20que ma parole
00:47:23est prise en compte
00:47:24sur cette chaîne de télé
00:47:25bien entendu
00:47:25et sinon je ne serais pas là
00:47:26pour en débattre
00:47:27et on est très heureux
00:47:29de nous avoir
00:47:29et en tout cas
00:47:30on voit sur ce plateau
00:47:31avec le débat de ce matin
00:47:32en tout cas on voit
00:47:32qu'il y a de la diversité
00:47:33c'est le moins qu'on puisse dire
00:47:34dans les opinions
00:47:35disons que j'ai la liberté
00:47:36d'expression
00:47:37j'ai la liberté d'expression
00:47:39de mes points de vue
00:47:40et force est de le reconnaître
00:47:41et il est tout à fait normal
00:47:42de le reconnaître
00:47:43et si je suis là
00:47:44c'est que c'est que
00:47:45c'est que c'est effectivement
00:47:46et vous dites ce que vous voulez
00:47:48comme vous voulez
00:47:48et quand vous voulez
00:47:49on va continuer à parler
00:47:51d'antisémitisme justement
00:47:51parce que c'est un débat
00:47:52parce qu'il va y avoir
00:47:53une proposition de loi
00:47:55pour lutter contre
00:47:55les nouvelles formes
00:47:56d'antisémitisme
00:47:57qui va être déposée
00:47:58elle est portée par
00:47:59Caroline Yadant
00:47:59regardez
00:48:00une insécurité permanente
00:48:04depuis le 7 octobre
00:48:05beaucoup remarquent
00:48:06une réelle dégradation
00:48:07devant l'hypercachère
00:48:09ces riverains
00:48:09de confession juive
00:48:10qui se sentaient soutenus
00:48:12il y a 11 ans
00:48:12après l'attentat
00:48:13se montrent aujourd'hui
00:48:15plus vigilants
00:48:15on fait attention
00:48:16à comment on se comporte
00:48:17à ce qu'on peut porter
00:48:19à ce qu'on peut dire
00:48:20dans la rue
00:48:21c'est insupportable
00:48:22d'être assimilé
00:48:23d'être insulté
00:48:25à longueur de journée
00:48:26dans le célèbre quartier juif
00:48:28du 4ème arrondissement parisien
00:48:30on observe le même constat
00:48:32quand je vais à la synagogue
00:48:34pour Kippour
00:48:35j'ai peur
00:48:36oui j'ai peur
00:48:38vivre en 2026
00:48:39en France
00:48:40ça commence à être dangereux
00:48:42la présidente du collectif
00:48:43Nous vivrons
00:48:44estime que ce texte
00:48:45contre les formes dites
00:48:46renouvelées de l'antisémitisme
00:48:48est nécessaire
00:48:49évidemment qu'il ne s'agit pas
00:48:51de museler la parole
00:48:52en faveur de la cause
00:48:54des palestiniens
00:48:55que l'on soutient
00:48:56également
00:48:57on peut tourner le problème
00:48:58dans tous les sens
00:48:58c'est bien les appels
00:49:00à l'intifada en pleine rue
00:49:01la nazification
00:49:02et la déshumanisation
00:49:04des juifs
00:49:04les accusations
00:49:06de double allégeance
00:49:07qui émanent notamment
00:49:08de l'Assemblée
00:49:08et de la France insoumise
00:49:09qui provoquent
00:49:10des passages à l'acte
00:49:11Entre janvier et juin 2025
00:49:13le ministère de l'Intérieur
00:49:14a recensé 646
00:49:16actes antisémites
00:49:17en France
00:49:18c'est moins qu'en 2024
00:49:19mais les chiffres
00:49:20restent élevés
00:49:21depuis l'attaque terroriste
00:49:23du 7 octobre 2023
00:49:24les violences antisémites
00:49:26ont augmenté
00:49:26de plus de 110%
00:49:28Alors c'est intéressant
00:49:30ce texte
00:49:30contre le nouvel antisémitisme
00:49:32je vous propose
00:49:32d'écouter Caroline Yadant
00:49:33qui était ce matin
00:49:33sur CNews
00:49:34et qui a expliqué
00:49:35les motivations
00:49:35et les raisons
00:49:36de ce texte
00:49:37Aujourd'hui
00:49:38l'antisémitisme
00:49:40que l'on pouvait qualifier
00:49:42d'antisémitisme
00:49:43d'extrême droite
00:49:45classique
00:49:46ou lorsqu'on disait
00:49:46sale juif
00:49:47évidemment
00:49:48on était identifié
00:49:49comme antisémite
00:49:50mais aujourd'hui
00:49:51les formes
00:49:52de l'antisémitisme
00:49:53ne sont plus celles-ci
00:49:54ou en tout cas
00:49:55si elles sont encore
00:49:56celles-ci
00:49:57évidemment ça existe
00:49:58mais il y a eu
00:49:59une évolution
00:50:00une évolution
00:50:01dans le discours
00:50:02qui permet
00:50:03de faire passer
00:50:03la haine des juifs
00:50:05dans des discours
00:50:06prétendument progressistes
00:50:08prétendument
00:50:08pour les droits humains
00:50:10et c'est cet antisémitisme-là
00:50:12qui date pas d'hier
00:50:13d'ailleurs
00:50:13qui a très bien été décrit
00:50:15à l'époque
00:50:16par Herbert Pagani
00:50:18dans Plédoyer
00:50:20pour Mater notamment
00:50:21et qui est d'ailleurs
00:50:23un antisémitisme
00:50:24qui vient de l'Union soviétique
00:50:25des années 50
00:50:26c'est celle qui se nourrit
00:50:28de la haine d'Israël
00:50:29c'est celle qui vient chercher
00:50:31en fait
00:50:33la haine profonde
00:50:35et qui vient
00:50:36essentialiser
00:50:37le peuple juif
00:50:38en se servant
00:50:39d'un discours
00:50:41de haine
00:50:41contre Israël
00:50:42qui n'est pas
00:50:43un discours
00:50:44de simple critique
00:50:46qui est évidemment
00:50:47légitime
00:50:48mais qui est un discours
00:50:49qui vient prendre
00:50:50sa source
00:50:51dans l'essentialisation
00:50:53du peuple juif
00:50:54et qui se sert
00:50:55de l'état juif
00:50:56comme un état paria
00:50:58de la même manière
00:50:59qu'avant
00:50:59le peuple juif
00:51:01était un état paria
00:51:02et c'est vraiment
00:51:03ce que j'ai voulu
00:51:03viser dans ma proposition
00:51:05de loi
00:51:06qui comporte donc
00:51:07trois axes
00:51:08à ce titre
00:51:09Thomas Bonnet
00:51:10c'est intéressant
00:51:10et en plus
00:51:11c'est intelligent
00:51:12ce qui est fait
00:51:12parce que c'est vrai
00:51:12qu'il y a un nouvel
00:51:13antisémitisme
00:51:14où on a changé
00:51:15les mots
00:51:15on a changé
00:51:16les expressions
00:51:17pour ne plus tomber
00:51:18sous le coup de la loi
00:51:18telle qu'elle est aujourd'hui
00:51:19et en fait
00:51:20on emploie d'autres expressions
00:51:21et on comprend
00:51:21ce qu'il y a derrière
00:51:22en fait
00:51:22anti-sionistes
00:51:24ou des expressions
00:51:24comme ça
00:51:24on comprend ce qu'il y a derrière
00:51:25mais la loi
00:51:26ne peut pas les sanctionner
00:51:31ça signifie l'effacement
00:51:32de l'état d'Israël
00:51:33donc par définition
00:51:34oui l'effacement des juifs
00:51:35qui peuplent l'état d'Israël
00:51:36donc je pense en effet
00:51:37qu'il faut adapter la loi
00:51:38tout en veillant quand même
00:51:39à ce qu'il y ait des garde-fous
00:51:40que la liberté d'expression
00:51:41soit quand même garantie
00:51:42qu'on puisse par exemple
00:51:43critiquer l'action
00:51:43du gouvernement Netanyahou
00:51:44ça me paraît important
00:51:46de le rappeler
00:51:46après ce que l'on constate
00:51:48en effet
00:51:48c'est que vous avez
00:51:49un certain nombre d'élus
00:51:50notamment à la France insoumise
00:51:51qui flirtent avec la ligne rouge
00:51:52qui savent justement très bien
00:51:54parfois qu'ils sont juristes
00:51:55Rima Hassan
00:51:55elle est juriste de formation
00:52:01malgré les enquêtes
00:52:02qui ont été ouvertes
00:52:02qui par ailleurs
00:52:03sont très longues
00:52:04je m'étonne de la lenteur
00:52:05de la justice
00:52:05dans les affaires
00:52:06qui concernent la France insoumise
00:52:07indéniablement
00:52:09il y a aussi un manque
00:52:10dans notre arsenal législatif
00:52:12pour remettre un terme
00:52:13à ceux qui font
00:52:13des clins d'œil
00:52:14appuyés
00:52:15à ceux qui sont
00:52:15anti-sionistes
00:52:17et je mets des guillemets
00:52:17en fait qui sont antisémites
00:52:18Jordan ?
00:52:19Oui le premier enjeu
00:52:20de cette loi
00:52:21effectivement va être
00:52:21d'éviter de tomber
00:52:22dans la caricature
00:52:23de on vous empêche
00:52:24de critiquer le gouvernement
00:52:25ou l'état d'Israël
00:52:26ce qui doit être possible
00:52:27et permis justement
00:52:28par la liberté d'expression
00:52:29la difficulté c'est
00:52:30quand on commence
00:52:31à employer des expressions
00:52:32qui permettent de contourner
00:52:33justement ce qui entre
00:52:35aujourd'hui dans ce qui est
00:52:35qualifié d'antisémite
00:52:36pour se prémunir
00:52:38de ne pas être antisémite
00:52:39je prends une expression
00:52:40qui est souvent employée
00:52:41par David Guiraud
00:52:42vous connaissez bien
00:52:43Roubaix Amine
00:52:44c'est dragon céleste
00:52:45une vieille expression antisémite
00:52:47qui est utilisée régulièrement
00:52:48par David Guiraud
00:52:48pour pouvoir
00:52:50et bien justement
00:52:50plaire à son électorat
00:52:51à Roubaix
00:52:52en se disant
00:52:52je vais employer des expressions
00:52:53qui vont être comprises
00:52:55par mon électorat
00:52:56qui sont antisémites
00:52:57et qui sont relayées
00:52:59et qui parfois
00:53:00certains n'usent même plus
00:53:02ces expressions
00:53:02je pense à Yves Bouteillet
00:53:03c'était un candidat
00:53:04à des filles
00:53:04à Romy sur scène
00:53:05il a été retiré
00:53:06son investisseur
00:53:07il a été enlevé
00:53:08par la France Insoumise
00:53:09suite à une enquête
00:53:09de frontières
00:53:10lui il allait beaucoup plus loin
00:53:12mais inspiré par un David Guiraud
00:53:13il va plus loin en disant
00:53:14c'est pas seulement
00:53:15Israël qui attaque Gaza
00:53:16ce sont les juifs
00:53:17qui attaquent Gaza
00:53:18donc là il englobe
00:53:19la totalité
00:53:20des personnes de confession juive
00:53:21en écartant
00:53:23le fait
00:53:23c'est l'état d'Israël
00:53:24qui attaque
00:53:25donc il y a ça
00:53:25et puis on a par exemple
00:53:26David Diab
00:53:27candidat
00:53:28pour la France Insoumise
00:53:29à Tourcoing
00:53:29qui lui a tenu
00:53:30des propos antisémites
00:53:31également
00:53:32et qui s'est moqué
00:53:33physiquement
00:53:33d'une otage
00:53:34franco-israélienne
00:53:35mi-HM
00:53:35on a exumé tout ça
00:53:37on n'a pas eu
00:53:37à ce stade
00:53:38de réponse
00:53:38de la France Insoumise
00:53:40qui est en train
00:53:40effectivement
00:53:41de couvrir un peu
00:53:42tous ces candidats
00:53:43ces brebis d'ailleurs
00:53:43qui tiennent
00:53:44des propos antisémites
00:53:44en se couvrant
00:53:45par le fait
00:53:46que la loi
00:53:46n'est peut-être pas
00:53:47effectivement assez précise
00:53:48Amine Albaï
00:53:48justement vous êtes juriste
00:53:49vous avez le sentiment
00:53:50aussi que la loi
00:53:51aujourd'hui est dépassée
00:53:52au fond par cette nouvelle
00:53:53forme d'antisémitisme
00:53:54la loi elle est dépassée
00:53:56et en premier des lieux
00:53:58j'ose vous dire
00:53:59que le problème
00:54:00commence par le problème
00:54:02migratoire
00:54:03pourquoi
00:54:04parce que notre pays
00:54:05accueille chaque année
00:54:06des centaines de milliers
00:54:08de populations immigrées
00:54:10où on considère
00:54:12que là-bas
00:54:12le Hamas
00:54:13n'est pas une organisation
00:54:14terroriste
00:54:14c'est le cas
00:54:16notamment
00:54:16des principaux pays
00:54:18d'Afrique
00:54:19et notamment du Maghreb
00:54:20et une fois arrivé en France
00:54:21et bien
00:54:22comme on accueille
00:54:23les gens
00:54:24en leur accordant
00:54:26tous les droits
00:54:26mais sans jamais exiger
00:54:27en retour des devoirs
00:54:29sans jamais leur expliquer
00:54:30quelles sont nos valeurs
00:54:30et comment on réfléchit
00:54:31et comment on pense
00:54:33dans ce pays
00:54:33et bien on se retrouve
00:54:34avec un choc
00:54:35un choc de culture
00:54:36un choc aussi
00:54:37de civilisation
00:54:38qui amène parfois
00:54:40au chaos
00:54:40et qui peut conduire
00:54:41à des propos
00:54:41totalement extrémistes
00:54:43et qui ne sont pas punis
00:54:44par la loi
00:54:44alors oui il faut
00:54:45probablement
00:54:46une nouvelle loi
00:54:47et il faut aller
00:54:48même plus loin
00:54:49pour tous ceux
00:54:49qui glorifient
00:54:50les attentats
00:54:51du 7 octobre
00:54:522023
00:54:53et bien il faut
00:54:54traduire en justice
00:54:55et traduire
00:54:55notamment sur l'apologie
00:54:57du terrorisme
00:54:57il y a beaucoup
00:54:58de
00:54:59il y a beaucoup
00:55:02d'infractions
00:55:02en matière
00:55:03de presse
00:55:04puisque vous savez
00:55:04que l'ensemble
00:55:05des propos
00:55:05sur les réseaux sociaux
00:55:07résultent d'une loi
00:55:08qui est la loi
00:55:08de 1881
00:55:10c'est la loi
00:55:10sur la liberté
00:55:11de la presse
00:55:11force est de constater
00:55:13que la situation
00:55:14sur l'antisémitisme
00:55:15en 2025
00:55:16n'est plus celle
00:55:17de 1881
00:55:18bon
00:55:18à un moment donné
00:55:20il faut aussi appeler
00:55:21à la lucidité
00:55:22et donc je crois
00:55:23qu'il faut
00:55:23verbaliser
00:55:24y compris
00:55:25ce qu'on appelle
00:55:26les petites infractions
00:55:27les petites injures
00:55:29qu'on entend
00:55:29dans les petits salons de thé
00:55:31orientaux
00:55:32où parfois
00:55:33les compatriotes juifs
00:55:34sont le sujet
00:55:35du matin au soir
00:55:37parce que le sujet
00:55:37qui règne dans certains
00:55:38salons de thé
00:55:39à Roubaix
00:55:40comme ailleurs
00:55:40c'est la Palestine
00:55:41et parfois
00:55:42nos compatriotes juifs
00:55:43en prennent aussi
00:55:44pour leur grade
00:55:45et donc il se rétend aussi
00:55:46là encore
00:55:47sur ces petits mots
00:55:48qui peuvent circuler
00:55:49dans les tabous
00:55:50des salons de thé
00:55:51et bien verbalisés
00:55:53à hauteur
00:55:53de la gravité des propos
00:55:54en tout cas
00:55:55le projet sera présenté
00:55:56cet après-midi
00:55:57merci beaucoup
00:55:57on va faire une pause
00:55:58et puis on va se trouver
00:55:59dans un instant
00:55:59avec deux sujets
00:56:00on va parler de l'aide à mourir
00:56:01alors c'est un débat
00:56:02qui divise la France
00:56:03et c'est un débat important
00:56:04et puis on retournera
00:56:05sur le terrain à Strasbourg
00:56:06voir ce qui se passe
00:56:07du côté des agriculteurs
00:56:08avec nos envoyés spéciaux
00:56:09qui sont sur place
00:56:10merci pour votre fidélité
00:56:11on se retrouve dans un instant
00:56:12juste après la très courte pause
00:56:14à tout de suite
00:56:1411h35 sur CNews
00:56:21merci d'être en direct
00:56:22avec nous
00:56:22dans un instant
00:56:23on repartira à Strasbourg
00:56:24justement où se trouvent
00:56:25les agriculteurs
00:56:26mais avant il y a un sujet
00:56:27qui est en train de passer
00:56:28un peu sous le tapis
00:56:29et je voulais qu'on le mette
00:56:29en avant
00:56:30ce matin
00:56:31c'est ce qu'on appelle
00:56:32l'aide à mourir
00:56:33pour ne pas dire
00:56:33le mot euthanasie
00:56:34et alors que tous les regards
00:56:36sont tournés vers le budget
00:56:37vers l'émotion de censure
00:56:38à l'Assemblée
00:56:39le Sénat s'apprête
00:56:40à examiner une proposition
00:56:41de loi qui divise la France
00:56:43une proposition sur l'aide à mourir
00:56:45autrement dit l'euthanasie
00:56:46et ce qui est intéressant
00:56:47d'ailleurs
00:56:47c'est que ça va au-delà
00:56:49de l'avis des partis
00:56:50c'est-à-dire que même
00:56:50à l'intérieur des partis
00:56:51il y a des avis différents
00:56:52sur ce sujet
00:56:54avant d'en débattre
00:56:55je voudrais qu'on écoute
00:56:56Mgr Mathieu Rouget
00:56:57qui est l'évêque de Nanterre
00:56:59et qui était ce matin
00:56:59sur CNews
00:57:00et il expliquait
00:57:01que la question religieuse
00:57:02était seconde dans ce débat
00:57:04parce que la priorité
00:57:05pour lui
00:57:06c'est le respect
00:57:07de la dignité humaine
00:57:08La question religieuse
00:57:10est seconde dans ce débat
00:57:11par rapport
00:57:12à la prise en compte
00:57:13de la dignité humaine
00:57:14alors il y a eu
00:57:15une proposition de loi
00:57:16qui était déjà
00:57:17assez permissive
00:57:17en première lecture
00:57:19à l'Assemblée nationale
00:57:19le travail en commission
00:57:21à l'Assemblée nationale
00:57:22avait vraiment
00:57:22radicalisé ce texte
00:57:25avec par exemple
00:57:26la création
00:57:26d'un délit d'entrave
00:57:27qui
00:57:28dans le texte actuel
00:57:30avant le passage au Sénat
00:57:32annonce des poursuites pénales
00:57:35pour des personnes
00:57:35qui critiqueraient
00:57:37dans les médias
00:57:38sur les réseaux sociaux
00:57:39le fait même
00:57:40de pouvoir pratiquer
00:57:41la mort provoquée
00:57:42donc quelque chose
00:57:43d'assez liberticide
00:57:44le Sénat
00:57:46en commission
00:57:47a commencé
00:57:47de retravailler ce texte
00:57:49a sans doute
00:57:50restreint
00:57:51certaines des conditions
00:57:52qui avaient pu être
00:57:53prévues
00:57:54à l'Assemblée nationale
00:57:55mais reste
00:57:55comme vous l'avez dit
00:57:56que
00:57:57en l'état actuel
00:57:58la mort provoquée
00:58:00reste autorisée
00:58:01et assimilée
00:58:02de manière assez
00:58:03contre nature
00:58:04à un soin
00:58:05et comme le dit
00:58:06par exemple
00:58:07Guillaume Tabard
00:58:08dans le Figaro ce matin
00:58:08c'est la question
00:58:10du principe
00:58:10qui est en fait
00:58:11la plus importante
00:58:11parce qu'une fois
00:58:13que le principe
00:58:13est actuel dans la loi
00:58:14c'est un pied dans la porte
00:58:15et on voit aujourd'hui
00:58:16les dérives terribles
00:58:17par exemple au Canada
00:58:18ou aussi en Belgique
00:58:19aux Pays-Bas
00:58:20et à partir du moment
00:58:21où le principe est posé
00:58:23alors tout devient possible
00:58:25malheureusement
00:58:25et on le voit
00:58:26quand on entend ce discours
00:58:27à Éric Revelle
00:58:28en fait c'est une loi
00:58:29très importante
00:58:30ce qui est en train
00:58:30de se passer
00:58:31c'est très important
00:58:32et franchement
00:58:33ça ne mérite pas
00:58:33de passer sous le tapis
00:58:34non non
00:58:35alors je vais d'abord
00:58:35évacuer rapidement
00:58:36l'aspect politique
00:58:37parce que c'est sans doute
00:58:38la seule réforme
00:58:39dont pourra
00:58:40s'honorer entre guillemets
00:58:42le chef de l'État
00:58:43puisqu'il a reculé
00:58:44sur tout le reste
00:58:44la réforme des retraites
00:58:46il l'a mise en stand-by
00:58:47etc
00:58:48mais je pense que
00:58:48mon signe Rouget
00:58:49résume extrêmement bien
00:58:50la situation
00:58:51et je vais profiter
00:58:52du fait que cette loi
00:58:52n'est pas encore votée
00:58:53pour être tombée
00:58:55sous le coup
00:58:55du délit d'entrave
00:58:56et donc pour pouvoir
00:58:57dire ma critique
00:58:59sur cette loi
00:59:00d'abord
00:59:00ce qui se passe
00:59:03au Canada
00:59:03ou dans d'autres pays
00:59:04qui ont légiféré
00:59:05de la même manière
00:59:07devrait nous inquiéter
00:59:08parce qu'il n'y a pas
00:59:09seulement la dignité
00:59:10sur une fin de vie
00:59:11avec une maladie incurable
00:59:13il y a aussi
00:59:13tous les aspects
00:59:14psychologiques
00:59:15psychiatriques
00:59:15qui peuvent donner
00:59:16à mon sens
00:59:17lieu à des dérives
00:59:18absolument incroyables
00:59:20et c'est déjà le cas
00:59:21parfois au Canada
00:59:22mais sur le fond
00:59:23je vais vous donner
00:59:23ma position
00:59:24qui est la mienne
00:59:25c'est que moi
00:59:26j'ai un vrai problème
00:59:27avec d'abord
00:59:28la loi Kles-Leonetti
00:59:30à mon avis
00:59:31répond largement
00:59:32aux besoins actuels
00:59:33même s'il y a des gens
00:59:34oui qui partent en Suisse
00:59:35ou en Belgique
00:59:36c'est leur choix
00:59:36mais moi
00:59:37ma fin de vie
00:59:38avec les éléments
00:59:39dont je dispose
00:59:40aujourd'hui
00:59:41c'est un choix
00:59:43qui m'appartient
00:59:44et avec les éléments
00:59:45qui seront ma réalité
00:59:46lorsque j'aurai
00:59:47plus avancé
00:59:49dans l'âge
00:59:50c'est un choix
00:59:51qui m'appartient
00:59:51et bien moi
00:59:52sur le principe
00:59:53et Mgr Rouget
00:59:54a employé le mot
00:59:54sur le principe
00:59:56j'ai du mal
00:59:57à imaginer
00:59:58qu'on peut légiférer
01:00:00pour la collectivité
01:00:01sur un choix
01:00:02qui reste
01:00:03personnel
01:00:04mais Eric
01:00:05juste pour préciser
01:00:06votre position
01:00:07Eric parce qu'il y a
01:00:08quelque chose
01:00:08que je ne comprends pas
01:00:08ça veut dire
01:00:09que vous voulez
01:00:09pouvoir décider
01:00:10c'est ça
01:00:11puisque vous me dites
01:00:12c'est un choix personnel
01:00:13vous êtes en train
01:00:14de m'expliquer
01:00:14que vous voulez pouvoir décider
01:00:16oui mais bien sûr
01:00:19je veux pouvoir décider
01:00:20mais si vous voulez
01:00:21quelle sera ma fin de vie
01:00:23d'accord
01:00:24mais vous dites
01:00:24c'est un choix personnel
01:00:25oui c'est un choix personnel
01:00:26ça veut dire
01:00:27que vous voulez décider
01:00:27vous-même
01:00:28de votre choix de vie
01:00:29oui mais en fait
01:00:30cette loi va imposer
01:00:32au plus grand nombre
01:00:32la possibilité de
01:00:34avec les dérapages possibles
01:00:36avec ce qu'on vient de dire
01:00:38oui mais c'est à l'inverse
01:00:39de ce que vous dites
01:00:39c'est pour ça que je ne comprends pas
01:00:40mais si dans cette loi
01:00:41vous avez le délit d'entrave
01:00:42par exemple
01:00:43non mais là ça veut dire
01:00:44que par exemple
01:00:44vous vous dites
01:00:45cette loi ça ne va pas
01:00:47parce que je veux décider
01:00:48oui
01:00:48aujourd'hui vous ne pouvez pas décider
01:00:50bah si
01:00:51mais j'ai le choix
01:00:53vous ne pouvez pas
01:00:53aujourd'hui décider de mourir
01:00:55mais j'ai le choix
01:00:55mais pas en France
01:00:56on parle des lois en France
01:00:58encore une fois
01:00:59j'en ai parfois parlé
01:01:00avec Jean Léonetti
01:01:02qui est l'un des rédacteurs
01:01:04de cette loi
01:01:05Clès Léonetti
01:01:06il y a déjà un certain nombre
01:01:07de garde-fous
01:01:07ensuite je vais vous dire
01:01:09il y a aussi un certain nombre
01:01:11de choix médicaux
01:01:12mais interrogez les soignants
01:01:14interrogez-les
01:01:15sur l'application de cette loi
01:01:16Eric essayons de rester
01:01:17sur votre avis
01:01:18est-ce qu'aujourd'hui
01:01:20vous avez la possibilité
01:01:21de faire ce
01:01:21je ne me prononce pas
01:01:22j'essaie de comprendre
01:01:23votre raisonnement
01:01:23est-ce que vous
01:01:24aujourd'hui
01:01:25est-ce que vous avez
01:01:26la possibilité
01:01:26de faire ce
01:01:27ben non comment
01:01:27ça s'appelle du suicide
01:01:29alors
01:01:29ben voilà
01:01:30d'accord
01:01:30attendez
01:01:33Amine et Malassine
01:01:34tout cela ne va pas aider
01:01:35d'abord à optimiser
01:01:37le solde naturel
01:01:38je vous rappelle
01:01:39que la population européenne
01:01:41est vouée à perdre
01:01:4150 millions d'habitants
01:01:42d'ici 50 ans
01:01:43il y aura beaucoup plus
01:01:45de décès
01:01:45que de naissances
01:01:46d'une part
01:01:47et d'autre part
01:01:48c'est important
01:01:49parce que la France
01:01:49ne s'est pas dotée
01:01:50de politique
01:01:51ni démographique
01:01:52ni de politique familiale
01:01:54deuxièmement
01:01:54en toute amitié
01:01:57deuxièmement
01:01:58et c'est là
01:01:59où il y a un vrai problème
01:02:00notamment dans
01:02:01la conception
01:02:02de la loi
01:02:03c'est que
01:02:04toutes les lois
01:02:05qui sont liées
01:02:07à la mort
01:02:09ne peuvent pas
01:02:11être présentées
01:02:11sous le prisme
01:02:12d'un droit
01:02:13souvenez-vous
01:02:15lorsque le législateur
01:02:16le droit de choisir
01:02:17ça n'existe pas
01:02:17souvenez-vous
01:02:18lorsque le législateur
01:02:19a voté la loi IVG
01:02:20il avait présenté
01:02:21l'interruption volontaire
01:02:22de grossesse
01:02:22comme une exception
01:02:23au droit à la vie
01:02:24et non pas comme
01:02:26un droit à la mort
01:02:27le droit à la mort
01:02:28n'existe pas
01:02:29en droit français
01:02:29on peut dire
01:02:32de toute façon
01:02:32on peut dire
01:02:32que la vie est sacrée
01:02:34et ça s'entend
01:02:34que la vie est sacrée
01:02:35et que rien ne permet
01:02:36d'y mettre fin
01:02:37la vie est sacrée
01:02:41et la vie
01:02:42de la famille
01:02:43et de la personne
01:02:44concernée
01:02:44l'est tout autant
01:02:45donc il faut pouvoir
01:02:46choisir
01:02:47moi je rejoins
01:02:48attention
01:02:49méfiez-vous
01:02:49vous allez devenir
01:02:51d'extrême droite
01:02:51tout à coup
01:02:52faites gaffe
01:02:53on plaisante
01:02:56allez-y
01:02:56le sujet est sérieux
01:02:58je suis contre
01:03:00les étiquettes politiques
01:03:01non non
01:03:02revenons pas là-dessus
01:03:02il y a des bonnes choses
01:03:03aussi bien à gauche
01:03:04juste pas si ça
01:03:05revenons pas là-dessus
01:03:06sur votre avis
01:03:07on va évacuer
01:03:08ces chiffres
01:03:10vous êtes en train
01:03:11de parler de chiffres
01:03:12pour parler d'un sujet
01:03:13votre avis c'est quoi
01:03:14est-ce qu'on doit
01:03:15pouvoir choisir
01:03:15de sa fin de vie
01:03:16ou pas
01:03:16mon avis
01:03:17c'est déjà
01:03:18de se mettre
01:03:19à la place
01:03:20des familles
01:03:20qui subissent
01:03:21la fin de vie
01:03:23d'un membre
01:03:24de leur famille
01:03:24c'est quelque chose
01:03:26de très difficile
01:03:27à supporter
01:03:27aussi bien à l'hôpital
01:03:29qu'à la maison
01:03:30au-delà
01:03:31de cet aspect psychologique
01:03:33très lourd
01:03:34vous avez bien entendu
01:03:35juste faisons pas
01:03:37faisons pas un exposé
01:03:38ma question elle est claire
01:03:39est-ce que pour vous
01:03:40votre avis
01:03:41est-ce qu'on doit
01:03:43pouvoir choisir
01:03:44sa fin de vie
01:03:44ou pas
01:03:45ma réponse
01:03:45est au cas par cas
01:03:47il y a des difficultés
01:03:50auxquelles nous
01:03:51on n'imagine pas
01:03:53il faut pouvoir
01:03:55vous avez du mal là-dessus
01:03:56il faut pouvoir choisir
01:03:57voilà
01:03:57là c'est clair
01:03:58Jordan
01:03:58sur un sujet politique
01:03:59aussi sérieux
01:04:01et compliqué
01:04:01pour les français
01:04:02je ne sais pas
01:04:02si c'est politique
01:04:02ou si c'est un sujet
01:04:03de société
01:04:04pour évacuer
01:04:05la question politique
01:04:05je pense que
01:04:06de toute façon
01:04:06ça se règle
01:04:07en laissant les français
01:04:08choisir et décider
01:04:09c'est un sujet
01:04:10intimement personnel
01:04:12je voudrais juste
01:04:13parce que
01:04:13d'un point de vue
01:04:14philosophique
01:04:14ça pose quand même
01:04:14de sérieuses questions
01:04:15d'abord
01:04:16quel rapport
01:04:16notre société
01:04:17a aujourd'hui
01:04:17à la mort
01:04:17et à la souffrance
01:04:18la souffrance
01:04:19fait partie de la vie
01:04:20et j'en ai parlé
01:04:20avec soeur
01:04:21Lani Marie
01:04:22qui fait partie
01:04:22d'une congrégation
01:04:22hospitalière catholique
01:04:23qui me disait
01:04:24elle avait une crainte
01:04:25c'est qu'en fait
01:04:25on mette de côté
01:04:26le soin porté
01:04:28par ces personnes
01:04:28pour accompagner
01:04:29les mourants
01:04:30en fin de vie
01:04:31et pour qu'en fait
01:04:31on délégitime tout ça
01:04:32et peut-être
01:04:33une dernière crainte
01:04:34c'est celle
01:04:34vous savez
01:04:35Marie-Caroline Schur
01:04:35c'est une dame handicapée
01:04:36vous l'avez déjà reçu
01:04:37à l'antenne
01:04:37sur CNews
01:04:38qui dit
01:04:38mais en fait
01:04:39que va valoir ma vie
01:04:40à moi
01:04:40handicapée
01:04:42invalide
01:04:42dès lors qu'on pourra dire
01:04:43en fait
01:04:44on peut facilement
01:04:45entre guillemets
01:04:45sa crainte
01:04:46euthanasier
01:04:46et donner la fin de vie
01:04:47elle dira
01:04:48moi
01:04:48on pourra considérer
01:04:49que je n'ai plus rien
01:04:50à faire ici
01:04:51et que de toute façon
01:04:51il vaudrait mieux
01:04:52m'euthanasier
01:04:52donc je reste juste
01:04:53qu'on pense
01:04:53à toutes ces personnes
01:04:54qui craignent aussi
01:04:57l'apparition de telle loi
01:04:58qui finalement
01:04:59parfois valident
01:05:00des discours
01:05:01mais l'idée du référendum
01:05:03comme abonné
01:05:04c'est écarté totalement
01:05:05une idée de référendum
01:05:06là-dessus ?
01:05:06non c'est pas totalement écarté
01:05:07alors là le timing
01:05:08semble un peu court
01:05:08d'ici l'élection présidentielle
01:05:09mais moi
01:05:10je ne suis pas contre
01:05:10l'idée du référendum
01:05:11mais j'aimerais pour ça
01:05:12que le débat soit bien posé
01:05:13qu'on dise les vrais termes
01:05:14qu'on arrête de parler
01:05:15de fin de vie
01:05:15qu'on arrête de parler
01:05:16de loi de fraternité
01:05:16qu'on parle d'euthanasie
01:05:18de suicide assisté
01:05:19parce que là on parle
01:05:19d'aide à mourir
01:05:20c'est pour ça qu'on l'a mis
01:05:21avec des guillemets
01:05:22parce que c'est l'expression
01:05:23qui est employée
01:05:24mais c'est pas vraiment ça
01:05:25c'est pas vraiment ça
01:05:25et donc j'aimerais
01:05:26qu'on donne les bons termes
01:05:28et qu'on arrête aussi
01:05:29parce que
01:05:30quand vous vous mettez
01:05:31face à des situations
01:05:32d'une extrême souffrance
01:05:33on est tous là
01:05:34à avoir de la compassion
01:05:35et on a tous envie
01:05:35que ça s'arrête
01:05:36et donc on peut être tenté
01:05:43notamment le Canada
01:05:44c'est vraiment l'exemple
01:05:45le contre-exemple
01:05:45j'allais dire
01:05:46vous avez un quart
01:05:47des personnes
01:05:48qui ont eu recours
01:05:48à l'euthanasie
01:05:49qui ont dit
01:05:49qu'elles avaient ressenti
01:05:50d'une façon ou d'une autre
01:05:51qu'elles étaient un fardeau
01:05:52un fardeau pour leur famille
01:05:53un fardeau pour le personnel hospitalier
01:05:55et c'est ça en fait
01:05:55qui est au coeur de la discussion
01:05:56c'est pour ça
01:05:57que c'est la décadence
01:06:00c'est pour ça
01:06:01qu'une décision familiale
01:06:02doit se prendre
01:06:02non mais il n'y a pas de décision
01:06:03attention
01:06:04attention la famille
01:06:06c'est compliqué aussi
01:06:07parce qu'il y a des fois
01:06:08quelques intérêts
01:06:09il suffit de regarder
01:06:10un peu l'actualité
01:06:10vous voyez qu'il y a
01:06:11quelques intérêts financiers
01:06:12parfois dans certaines familles
01:06:13où on est un peu pressé
01:06:14de voir la personne disparaître
01:06:15il doit y avoir des garde-fous
01:06:16par rapport à ça
01:06:17je suis pas fait d'accord avec vous
01:06:18c'est pas ça
01:06:18une personne puisse se sentir fardeau
01:06:20en fait
01:06:21c'est pas possible
01:06:22dans une société civilisée
01:06:23aujourd'hui
01:06:23on est des personnes
01:06:24un dernier mot
01:06:25et puis on va rejoindre
01:06:26les agriculteurs
01:06:26attention au mot souffrance
01:06:29s'il y a de l'espoir devant
01:06:31même avec la souffrance
01:06:32on doit pouvoir vivre
01:06:32avec la souffrance
01:06:33on va pas se tanniser
01:06:34parce qu'on souffre
01:06:35faisons confiance
01:06:35ça dépend de la souffrance
01:06:37sinon c'est du suicide
01:06:40c'est insupportable
01:06:41c'est facile de leur dire
01:06:42vous pouvez vivre avec la souffrance
01:06:43il y a des souffrances
01:06:44que les médicaments
01:06:44n'arrivent pas à soigner
01:06:45il y a des souffrances
01:06:46qui sont insupportables
01:06:47pour certaines personnes
01:06:47donc je crois
01:06:48on peut pas généraliser du tout
01:06:50mais ça fait partie de la vie
01:06:51et je pense que l'idée
01:06:52moi du référendum
01:06:52est la bonne
01:06:53et c'est dommage
01:06:53qu'on n'ait pas le temps
01:06:54merci beaucoup pour ces sujets
01:06:57on va continuer
01:06:57on va parler des agriculteurs
01:06:59si vous le voulez bien
01:06:59on a commencé
01:07:00on va terminer
01:07:00avec les agriculteurs
01:07:02qui sont à Strasbourg aujourd'hui
01:07:03on part tout de suite en direct
01:07:04rejoindre Régine Delfour
01:07:05qui est avec Charles Bagé
01:07:06elle est dans le cortège
01:07:07des agriculteurs
01:07:08toujours sur son tracteur
01:07:09Delphine est toujours
01:07:10en direction de Strasbourg
01:07:12Régine
01:07:12vous allez arriver
01:07:13vers 18h
01:07:1519h
01:07:15alors non seulement
01:07:28visiblement
01:07:28elle ne m'entend pas
01:07:29mais voilà
01:07:29donc c'est coupé
01:07:31elle ne m'entend pas
01:07:31donc c'est à dire
01:07:32qu'elle n'avance pas
01:07:32et elle ne m'entend pas
01:07:33on va essayer de rétablir
01:07:34la connexion
01:07:35on va retrouver
01:07:35Thibaut Marcheteau
01:07:36autre envoyé spécial
01:07:37de Sédouge
01:07:37avec Timothée Forger
01:07:38Thibaut
01:07:40vous êtes avec
01:07:42un agriculteur des Vos
01:07:43je porte parole
01:07:44de la FNSEA
01:07:45c'est bien ça ?
01:07:46C'est aussi
01:07:47la FNSEA les deux
01:07:48oui absolument
01:07:48et je peux vous dire
01:07:49que les premiers tracteurs
01:07:50dont fait partie
01:07:51Régine
01:07:53ils commencent à arriver
01:07:54ici devant le Parlement européen
01:07:56vous le voyez
01:07:56sur ces images
01:07:57alors effectivement
01:07:58le cortège
01:07:59il compte plusieurs centaines
01:08:00de tracteurs
01:08:00il peut être un petit peu long
01:08:01voilà pourquoi
01:08:02notre équipe
01:08:02peut être encore bloquée
01:08:03dans les rues de Strasbourg
01:08:05mais devrait arriver
01:08:05dans les minutes à venir
01:08:07et vous l'avez dit
01:08:07donc je suis avec
01:08:08Johan Barbe
01:08:09vous êtes agriculteur
01:08:10dans les Vosges
01:08:10et porte-parole
01:08:11de la FNSEA
01:08:12est-ce que vous pouvez
01:08:13nous expliquer
01:08:13évidemment la raison
01:08:14de votre présence ici ?
01:08:16Bonjour alors la raison
01:08:17de notre présence ici
01:08:17c'est toujours
01:08:18cet accord du Mercosur
01:08:20qui pour nous
01:08:20l'agriculture
01:08:21n'est pas loyal
01:08:22ça veut dire
01:08:23ça veut dire qu'on a un accord
01:08:24qui va vendre
01:08:25l'agriculture européenne
01:08:26et surtout brader
01:08:27l'alimentation sûre
01:08:29que la commission européenne
01:08:30avait mis en place
01:08:31historiquement
01:08:31aujourd'hui cet accord
01:08:33il est déloyal
01:08:34pour les agriculteurs
01:08:35et la force d'aujourd'hui
01:08:37d'être unis
01:08:38européens
01:08:39c'est vraiment
01:08:40une preuve
01:08:41que l'agriculture européenne
01:08:43va être mise à mal
01:08:44par cet accord
01:08:45pourquoi
01:08:45de la marchandise
01:08:47va arriver déloyalement
01:08:48sur le territoire européen
01:08:49il y a environ 5000 personnes
01:08:51selon votre organisation
01:08:521000 tracteurs
01:08:53une quinzaine de nationalités
01:08:55c'est un rassemblement
01:08:56qui vous satisfait
01:08:57alors au delà
01:08:58de nous satisfaire
01:08:59effectivement
01:08:595000 collègues
01:09:00qui sont parmi nous
01:09:01aujourd'hui
01:09:01plus 1000 tracteurs
01:09:02qui sont là
01:09:03au delà de nous satisfaire
01:09:04ça nous porte la crainte
01:09:06que ce qui est en train
01:09:07de se passer devant nous
01:09:08c'est la dernière chance
01:09:09et l'accord Mercosur
01:09:10aujourd'hui
01:09:11on croit
01:09:11demain
01:09:12en nos élus européens
01:09:14pour voter
01:09:15cette saisine
01:09:15de la cour de justice
01:09:16européenne
01:09:17c'est la dernière chance
01:09:18pour qu'enfin
01:09:19l'agriculture soit
01:09:20reconnue à ce juste titre
01:09:21au sein de la commission européenne
01:09:23la France a besoin
01:09:24d'une vision européenne
01:09:25et en ce moment
01:09:26on a l'impression
01:09:27qu'on brade l'agriculture
01:09:28plutôt que de lui offrir
01:09:29un avenir serein
01:09:31merci beaucoup
01:09:31vous le voyez
01:09:31les prises de parole
01:09:32se multiplient juste
01:09:33derrière nous
01:09:34des prises de parole
01:09:34avec Arnaud Rousseau
01:09:36le président de la FNSEA
01:09:38mais aussi
01:09:38des syndicats européens
01:09:40je vous rappelle
01:09:41qu'une quinzaine de nationalités
01:09:42sont présentes
01:09:42devant le parlement
01:09:43ici à Strasbourg
01:09:44surtout avec Timothée Forger
01:09:46on retrouve tout de suite
01:09:47Régine Elfour
01:09:48sur son tracteur
01:09:48avec Charles Bagé-Régine
01:09:50on vous a retrouvé
01:09:50oui Jean-Marc
01:09:55nous venons de rentrer
01:09:56en fait
01:09:56dans Strasbourg
01:09:58et en fait
01:09:58le cortège
01:09:59est en train de se scinder
01:10:00puisqu'il y a
01:10:00les tracteurs
01:10:01qui vont passer la nuit
01:10:02ici
01:10:03et puis ceux
01:10:03qui vont repartir
01:10:04dès ce soir
01:10:05puisque vous savez
01:10:06parmi ces agriculteurs
01:10:07il y a beaucoup d'éleveurs
01:10:08il faut s'occuper
01:10:09donc des bêtes
01:10:10certains viennent
01:10:11de très loin
01:10:12donc là
01:10:12on arrive à Strasbourg
01:10:13comme Thibaut Marcheteau
01:10:16vous l'a dit
01:10:17il y a quand même
01:10:17déjà beaucoup de monde
01:10:18sur place
01:10:19nous dans notre convoi
01:10:20du Cid
01:10:20il y a à peu près
01:10:22350 tracteurs
01:10:24donc qui sont présents
01:10:25donc on attend
01:10:26à peu près
01:10:26entre 5 à 6 000 personnes
01:10:28donc vous voyez
01:10:28cette mobilisation
01:10:29même si c'est peut-être
01:10:30la dernière
01:10:31elle va être quand même
01:10:31conséquente
01:10:32Jean-Marc
01:10:33Coucou Régine Delfour
01:10:34donc en direct
01:10:35et on va continuer
01:10:35à suivre cette mobilisation
01:10:37avec tous les envoyés spéciaux
01:10:38de CNews
01:10:39et vous allez continuer
01:10:40à suivre ça
01:10:41tout l'après-midi
01:10:41merci de nous avoir suivis
01:10:43dans un instant
01:10:43c'est Sonia Mabrouk
01:10:45avec vous
01:10:45et on se retrouve demain
01:10:46en direct
01:10:46à partir de 8h35
01:10:47à demain
01:10:47et d'ici la soirée
01:10:48prélance
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