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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00– Mardi 3 février 2026, Morandini Live, numéro 1797,
00:00:07sur CNews, première chaîne d'info de France, bonjour et bienvenue en direct.
00:00:11À la une, cette information communiquée ce matin par Laurent Nunez,
00:00:14ce sont deux nouveaux refus d'obtempérer qui se sont produits,
00:00:18l'un à Toulouse cette nuit, l'autre à Saint-Cyr-l'École.
00:00:21Ils viennent s'ajouter aux trois refus d'obtempérer hier et avant-hier à Nantes,
00:00:25en Argenteuil et qu'ainsi le voisin ou des policiers ont été blessés en 72 heures.
00:00:31Cela fait donc cinq refus d'obtempérer et dix policiers blessés.
00:00:35On fera le point bien évidemment dans un instant avec le service police-justice de CNews.
00:00:41Mais tout d'abord, priorité au direct avec Emmanuel Macron face aux agriculteurs.
00:00:44On va partir tout de suite en direct en Haute-Saône,
00:00:47où le président de la République vient d'arriver pour ce que l'Élysée annonce
00:00:50comme une demi-journée d'échange à trois semaines du Salon de l'Agriculture.
00:00:54Le président est de retour sur le terrain pour afficher son soutien aux agriculteurs précis à l'Élysée.
00:01:00Dunia Tengour est en direct avec nous.
00:01:02Dunia, est-ce que le président est là ? Il devait arriver à 10h30, il est 38 ?
00:01:08Oui, il approche. C'est ce qu'on nous dit.
00:01:11C'est un déplacement, vous l'avez dit, très ciblé du président de la République ici en Haute-Saône.
00:01:16À quelques jours, on le rappelle de l'ouverture du Salon international de l'Agriculture.
00:01:20Emmanuel Macron vient ici pour envoyer un message au monde agricole dans cette exploitation que vous pouvez voir derrière moi.
00:01:27Il doit échanger avec des représentants des organisations professionnelles locales.
00:01:33Dans un contexte, on le sait, très tendu pour les agriculteurs français, l'enjeu est clair.
00:01:38Il faut apaiser les inquiétudes et réaffirmer le soutien de l'État, notamment aux éleveurs qui sont touchés par les crises sanitaires,
00:01:46des éleveurs qui ne pourront pas présenter leurs bovins au Salon cette année.
00:01:50Un symbole donc fort à quelques jours de ce rendez-vous, vous le savez, très important, ce rendez-vous politique qui est le Salon de l'Agriculture.
00:01:57L'autre séquence de la journée, car il n'y a pas, il y a deux journées en une, puisque l'autre séquence importante, c'est cette rencontre avec les lycéens de Vesoul
00:02:05autour de cette interdiction, vous le savez, des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans.
00:02:10Voilà pour le programme très chargé du président de la République.
00:02:13Superbe décor.
00:02:14Merci beaucoup, Dunia Tengour, journaliste politique, à CNews avec les images de Laurence Ellarié et Fabrice Elser.
00:02:18On vous retrouve bien évidemment dès que le président arrive.
00:02:21Nous allons également ce matin revenir sur le reste de l'actualité.
00:02:24Et ce sont ces commerçants des armées, des policiers impuissants, une justice qui n'a pas les moyens de lutter.
00:02:30Ce qui se passe à Toulouse est totalement surréaliste.
00:02:32Vous allez découvrir la Baby Mafia, une bande de très jeunes garçons et filles qui ont 10, 11 et 12 ans
00:02:38et qui multiplient les cambriolages nocturnes dans les commerces.
00:02:41Depuis décembre, une vingtaine d'enseignes ont été visitées.
00:02:44On va vous expliquer ce qu'est la Baby Mafia dans un instant.
00:02:46Alors que pendant ce temps, le gouvernement pourrait lui autoriser l'intelligence artificielle pour lutter contre les vols.
00:02:54C'est un texte qui pourrait révolutionner la vidéosurveillance dans les commerces.
00:03:00Une proposition de loi du groupe Renaissance souhaite autoriser dans les commerces
00:03:04l'analyse d'images de vidéosurveillance par une intelligence artificielle.
00:03:08Pour le député à l'initiative du texte, cette technologie pourrait fortement épauler les commerçants.
00:03:14Il y a des logiciels d'intelligence artificielle qui peuvent faire ça à sa place, regarder ce qui se passe sur ses écrans
00:03:22et puis émettre une alerte aux commerçants si jamais il y a un comportement de vol potentiel.
00:03:29C'est un client qui a mis dans un sac, dans sa veste, dans la poche, un produit qui a été pris en rion.
00:03:36Un texte soutenu par la droite et combattu par la gauche qui évoque une pente dystopique.
00:03:44De son côté, le gouvernement n'a pas apporté son soutien au projet mais souhaite poursuivre le débat.
00:03:51Nous estimons néanmoins que c'est dans le champ régalien que ces développements doivent intervenir prioritairement
00:03:57pour prévenir des actes terroristes ou en cas de risque d'atteinte grave à la sécurité des personnes.
00:04:03La proposition de loi prévoit néanmoins certaines barrières comme l'exclusion de techniques de reconnaissance faciale.
00:04:10Que s'est-il passé hier à Paris où deux hommes ont été poignardés en pleine rue, sans doute par le même individu,
00:04:16dans des lieux différents du 7e arrondissement ?
00:04:19Cet agresseur n'a toujours pas été interpellé à 7h et surtout on ne connaît pas ses motivations.
00:04:24Le point complet avec Juliette Sadat.
00:04:26Les faits se sont déroulés à une heure d'intervalle.
00:04:30Il est aux alentours de 14h30 ce lundi quand un homme de 40 ans sort d'un foyer du secours catholique.
00:04:36Dans le 7e arrondissement, il est attaqué par un individu porteur d'une arme blanche.
00:04:41Il reçoit deux coups de couteau, l'un au biceps gauche, l'autre au bas du dos.
00:04:45Le suspect prend la fuite, la victime est prise en charge par les secours en urgence absolue.
00:04:52Pronostic vital engagé, l'un de ses reins est touché.
00:04:56Une heure plus tard donc, à quelques centaines de mètres, un second homme âgé d'une trentaine d'années
00:05:02est à son tour attaqué par l'homme au couteau.
00:05:04Il souffre de plaies multiples aux mains, à l'épaule et au dos.
00:05:08Le suspect prend une nouvelle fois la fuite, il est toujours activement recherché par les forces de l'ordre.
00:05:13Insultes, comportements agressifs, parfois même du harcèlement.
00:05:18Pour de nombreuses femmes, faire du vélo devient une véritable source d'angoisse.
00:05:21Selon une étude qui vient d'être publiée, certaines femmes abandonnent même complètement la pratique du vélo
00:05:26pour ne pas subir ces remarques désobligeantes.
00:05:30En France, malgré l'intérêt pour une mobilité plus douce, de plus en plus de femmes renoncent au vélo.
00:05:35Un phénomène préoccupant, mis en lumière par une étude sur les comportements agressifs et sexistes auxquels elles sont confrontées.
00:05:42On a recueilli 240 témoignages qui recensent effectivement des situations
00:05:46qui sont imbriquées entre des situations d'incivilité que même des cyclistes hommes peuvent rencontrer
00:05:52mais toujours imbriquées avec une touche de sexisme ou d'agression qui sont principalement vécues par des femmes.
00:05:59Ça va du harcèlement, l'intimidation, des agressions physiques qui sont plus minoritaires mais tout de même là.
00:06:05Selon le sondage, plus de 41% des femmes déclarent avoir déjà été confrontées à des comportements agressifs ou sexistes.
00:06:13Parmi elles, plus de la moitié a même renoncé temporairement ou définitivement à leur vélo.
00:06:17Toutes ces circonstances vécues par les femmes les amènent à renoncer à faire du vélo.
00:06:22Ce n'est pas qu'une raison d'incivilité d'infrastructure, c'est des expériences vécues uniquement par les femmes,
00:06:28en l'occurrence ici liées à des agressions sexistes.
00:06:31Certaines cyclistes racontent des situations qui vont bien au-delà des simples incivilités.
00:06:35Ça m'est déjà arrivé quelques fois d'avoir des remarques sur ma tenue, en particulier l'été.
00:06:40C'est vrai que c'est démotivant parce qu'on est juste là pour faire du sport.
00:06:43Un constat appuyé par 240 témoignages de femmes recueillies dans le cadre de cette enquête
00:06:48qui disent avoir été confrontées à des comportements agressifs ou sexistes à vélo.
00:06:53Direction Montreux, ou comme dans de très nombreuses villes en France, on manque de médecins.
00:06:57Alors pour lutter contre ces déserts médicaux, un centre médical municipal vient d'ouvrir.
00:07:01Mais faute d'avoir trouvé des médecins, la commune a fait appel à des généralistes retraités
00:07:07qui doivent revenir pour prendre en charge les patients.
00:07:11Après 12 ans passés à la retraite, le docteur Azalbert reprend du service.
00:07:16Je le fais à l'ancienne parce que je crois...
00:07:18Enfin, j'ai eu des déboires avec les machines.
00:07:20Alors j'ai oublié, j'ai toujours dit qu'on viendrait nous rechercher.
00:07:24À Monteux, dans le Vaucluse, ce centre médical municipal flambant neuf vient d'ouvrir ses portes
00:07:30pour prendre en charge les patients face au désintérêt des jeunes médecins.
00:07:34Le maire n'a pas eu d'autre solution que de faire appel à sept généralistes retraités.
00:07:39Heureusement qu'ils sont là.
00:07:41Ils assurent le lien.
00:07:42Et en plus, ils font ça avec beaucoup de plaisir.
00:07:44L'objectif, c'est justement d'amorcer la pompe et de faire en sorte qu'il y ait des médecins pas retraités.
00:07:50Dans cette commune de 13 000 habitants, il ne restait plus que 4 généralistes.
00:07:55Certains administrés n'avaient pas consulté depuis des années.
00:07:58Ça fait 3 ans, madame.
00:08:00Je ne sais pas depuis 3 ans.
00:08:02On voit des patients qui n'ont pas vu de médecin traitant depuis 2 ou 3 ans.
00:08:05C'est énorme.
00:08:06Ça révèle un problème qui n'est pas nouveau.
00:08:09Ça fait, j'ai envie de dire, ça fait 30 ans que qui que ce soit voit arriver cette catastrophe.
00:08:15Trois spécialistes retraités doivent encore renforcer les effectifs.
00:08:19Il l'assure, pas question de concurrencer les jeunes médecins.
00:08:22Ils resteront en poste aussi longtemps que le centre médical aura besoin d'eux.
00:08:28Et puis, je voulais qu'on s'arrête sur cette église.
00:08:31Une église de plus qui va disparaître.
00:08:33C'est dans le Pas-de-Calais, cette fois, où une église désacralisée est mise en vente par le diocèse.
00:08:37L'église ne pourra plus jamais être un lieu de culte.
00:08:40Et l'acquéreur devra s'engager à ne pas y développer d'activité.
00:08:43Et je cite, contraire à la morale aux bonnes mœurs, nous sommes allés sur place.
00:08:47Sur la façade de cette église, une affiche appelle toujours à l'exercice du culte.
00:08:54Pourtant, cela fait au moins 5 ans que l'église Saint-Henri de Libercourt, dans le Pas-de-Calais, n'accueille plus de paroissiens.
00:09:02Désacralisé en novembre dernier, l'édifice, qui nécessite d'importants travaux de rénovation,
00:09:07a même été mis en vente récemment par le diocèse d'Arras.
00:09:10A Libercourt, la vente divise les habitants.
00:09:14C'est un peu triste de vendre des églises.
00:09:17On est à un point où c'est quand même malheureux.
00:09:21Pourquoi pas ? Autant que ça sert à quelque chose, non ?
00:09:23Cette vente est loin d'être un cas isolé, selon Radio Chrétienne francophone.
00:09:28Au cours des 25 dernières années, le diocèse d'Arras a déjà désacralisé et vendu 18 églises et chapelles.
00:09:35Un phénomène récent, que l'on observe également à l'échelle nationale.
00:09:39Selon les chiffres des États généraux du patrimoine religieux,
00:09:42137 édifices cultuels diocésains ont été désacralisés entre 1905 et 2015.
00:09:48Mais depuis peu, le chiffre a littéralement explosé.
00:09:51Entre 2015 et 2023, ce sont 274 édifices qui ont été désacralisés.
00:09:57Le chiffre s'explique entre autres par la baisse du nombre de pratiquants.
00:10:01Selon l'IFOP, en 1960, 35% des Français assuraient à assister à la messe tous les dimanches.
00:10:08Ils ne sont plus que 5% aujourd'hui.
00:10:11Dans l'actualité média, hier soir, comme promis, Patrick Sébastien était invité de Cyril Hanouna sur W9
00:10:16pour dévoiler ce qu'il souhaitait dire à la commission d'enquête sur la télé publique.
00:10:21Si un jour elle souhaite l'entendre, on se souvient que cela fait plusieurs semaines qu'il demande à être entendu.
00:10:25Mais il a également révélé combien coûtait, par exemple, chaque numéro de son émission Le Plus Grand Cabaret.
00:10:32Le Plus Grand Cabaret était vendu un petit peu en dessous de 600.
00:10:36Alors, ce qu'il faut savoir, on va expliquer aux gens.
00:10:38Quand on vous donne une enveloppe, soit vous ne mettez pas beaucoup d'argent dans l'émission et vous en gardez beaucoup pour vous.
00:10:44C'est ce que je fais moi.
00:10:44Soit vous mettez l'argent qu'il faut dedans et vous en gardez peu pour vous.
00:10:53Moi, c'est très transparent.
00:10:56Les émissions, on l'a vu à l'antenne, les émissions avaient coûté cher.
00:11:00Et pour rentrer dans les détails, moi je n'étais pas un financier dans ma boîte, je ne m'en occupais pas.
00:11:04Mais je sais que la marge dans une entreprise, moi la marge, elle était d'entre 8 et 12%.
00:11:08Voilà, vous avez entendu, donc un peu moins de 600.000 euros par émission pour Le Grand Cabaret.
00:11:13Pour vous donner un ordre de grandeur, les émissions à grands spectacles comme The Voice ou les Prime de la Starac coûtent sur TF1 entre 700.000 et 800.000 euros.
00:11:21Donc, on est vraiment dans la moyenne.
00:11:23Il n'y a pas de scandale là-dessus sur l'argent qui a pu toucher Patrick Sébastien.
00:11:26Mais justement, hier, la commission d'enquête sur l'audiovisuel recevait Léa Salamé et Laurent Delahousse.
00:11:31Le résumé de cette journée où les deux stars de France 2 ont dû s'expliquer.
00:11:36Devant les députés, Léa Salamé a défendu son impartialité.
00:11:41Je le jure.
00:11:42La présentatrice du 20h de France 2 n'est pas aux ordres de son compagnon Raphaël Glucksmann,
00:11:48eurodéputée de gauche et potentiel candidat à la présidentielle.
00:11:52Avant d'être la femme de quiconque, je suis une journaliste indépendante, honnête et une femme libre.
00:11:59S'il est candidat, je sors de l'antenne.
00:12:02Lors de son audition, Léa Salamé est également revenue sur sa situation d'animatrice productrice.
00:12:08Salariée de France Télévisions pour le 20h.
00:12:11J'ai accepté la rémunération qui m'a été proposée sans discussion et sans négociation aucune.
00:12:16La journaliste est également coproductrice de l'émission du samedi soir qu'à l'époque.
00:12:21Une double casquette qu'elle justifie.
00:12:23Si je n'étais pas coproductrice, pour vous dire les choses clairement, cette émission pourrait sans mon accord être animée par quelqu'un d'autre.
00:12:30Ou alors elle pourrait être achetée par une société étrangère sans que je donne mon accord.
00:12:33Par exemple, une société russe qui voudrait racheter le format de quelle époque.
00:12:37Si je n'ai pas le droit de regard, on ne me demande pas, on peut la vendre.
00:12:39Quelques heures plus tard, Laurent Delahousse est à son tour interrogé par les députés sur son salaire.
00:12:45Là encore, à la demande de France Télévisions, aucun montant ne sera dévoilé.
00:12:49Le journaliste écarte néanmoins toute irrégularité.
00:12:52L'ensemble de ma rémunération depuis toujours est soumise à un contrôle régulier du contrôleur d'État.
00:12:58Les auditions se poursuivent cet après-midi.
00:13:01Des représentants de la société des journalistes de France Télévisions seront entendus à partir de 16h.
00:13:07Voilà, on va suivre ça avec attention, bien évidemment.
00:13:09Comme tous les jours, les tops et les flops d'audience des Prime, c'est avec Mister Audience, Aïda Skivin, va-t'en.
00:13:15Et un soir en Prime, les premiers pas du chanteur Amir en tant que comédien ont permis à TF1 d'arriver en tête.
00:13:20La série La Belle et Le Boulanger a rassemblé près de 3,5 millions de téléspectateurs.
00:13:26M6 est deuxième avec un score en légère hausse pour L'Amour est dans le pré.
00:13:30L'émission de dating de Karine Lemarchand, qui reste une marque forte, est à plus de 2,5 millions de personnes.
00:13:35Sur France 2, la série Coeur Noir a du mal à s'imposer avec encore une fois un score en demi-teinte à 1,9 millions.
00:13:41France 3 est à la traîne et faible.
00:13:43Le film Illusion perdue est sous le mignon.
00:13:46Arte est à la cinquième place du classement.
00:13:48En quasiment égalité avec France 3, le film L'Armée des douze singes a attiré 945 000 téléspectateurs.
00:13:54France 5 a fait 100 000 de moins avec son magazine Thalassa Aventures Extrêmes.
00:13:58Avec le film Batman Begins, c'est TMC à 702 000.
00:14:02Et c'est W9 qui ferme ce classement avec le film Prémonition qui a réuni 639 000 personnes.
00:14:07Mister Audience vous dit à demain.
00:14:09– Allez, je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:14:13Jordan Florentin, bonjour.
00:14:14Merci d'être avec nous, directeur de la publication de Frontières.
00:14:17Camille Brère, bonjour.
00:14:18Merci d'être là également.
00:14:20Juriste, Franck Tapirot, bonjour.
00:14:21– Bonjour.
00:14:22– Communicant, merci d'être là.
00:14:23Anthony Beme, avocat, bonjour.
00:14:25Et puis Thomas Bonnet, bien sûr.
00:14:27Et là, journaliste politique à CNews, bonjour.
00:14:29Et puis Sabina Berlin-Bouillet, bonjour.
00:14:31Journaliste politique à CNews.
00:14:32On va parler avec vous dans un instant de ces refus d'obtempérer
00:14:35parce qu'on a appris qu'il y en avait eu de nouveau cette nuit.
00:14:37Vous allez nous raconter ce qui s'est passé.
00:14:39Mais tout d'abord, priorité au direct.
00:14:41On va partir retrouver Emmanuel Macron, le président de la République
00:14:45qui est arrivé dans une ferme face aux agriculteurs.
00:14:50On est en Haute-Saône.
00:14:51Le président de la République est arrivé à trois semaines du salon de l'agriculture.
00:14:55Il est de retour sur le terrain pour afficher, dit-il, son soutien aux agriculteurs.
00:15:01C'est en tout cas le message qui a été lancé par l'Élysée pour expliquer cette rencontre.
00:15:06Alors que la colère agricole ne retombe pas depuis plusieurs semaines.
00:15:10Dans un instant, on va avoir l'occasion d'ailleurs de parler avec Christian Converse
00:15:14sur la colère des agriculteurs et sur ce qu'il attend précisément de cette visite.
00:15:19Mais tout d'abord, regardez, on a rencontré des agriculteurs
00:15:21qui nous disent pourquoi cette visite d'Emmanuel Macron est importante aujourd'hui.
00:15:25Il est 20h, Gislin termine sa journée commencée aux aurores.
00:15:32Là, je suis en train de mettre de la paille sur les tapis en fait
00:15:33pour qu'elle passe la nuit au sec et qu'elle soit bien.
00:15:36A quelques heures de la visite d'Emmanuel Macron,
00:15:38ce producteur de lait et de fromage n'attend rien du président de la République.
00:15:42Pour lui, le Mercosur est de l'histoire ancienne.
00:15:45Il espère désormais un coup de pouce des Français.
00:15:48Les gens, ils préfèrent avoir un beau téléphone,
00:15:49ils préfèrent avoir une belle voiture que manger sainement.
00:15:52Après, M. Macron, on peut lui demander tout ce qu'on veut.
00:15:55C'est aux Français de choisir et c'est eux qui pèsent dans la balance.
00:15:58Il faut que le Français, il accepte de se dire
00:15:59« Oui, j'achète français, j'achète un peu plus cher,
00:16:01mais j'achète aussi une sécurité alimentaire,
00:16:03j'achète un capital santé qui aujourd'hui n'a pas de valeur.
00:16:05On voit plein de gens qui ont des cancers,
00:16:06on voit plein de jeunes qui ont des cancers.
00:16:08Ça, pour moi, c'est une catastrophe. »
00:16:09D'autres producteurs souhaitent au contraire des annonces du chef de l'État.
00:16:13Louis est président des jeunes agriculteurs de Haute-Saône.
00:16:16Il espère un assouplissement des règles environnementales.
00:16:18« On nous donne des directions au niveau des haies,
00:16:22au niveau des arbres, tout ça,
00:16:24qu'on n'a pas le droit de couper, qu'on n'a pas le droit d'entretenir.
00:16:26Aujourd'hui, il faut laisser le bon sens agricole se faire
00:16:28et laisser un peu la main aux agriculteurs pour entretenir le paysage. »
00:16:31Après la crise de la dermatose bovine et l'opposition au Mercosur,
00:16:35la colère des agriculteurs semble s'être quelque peu apaisée.
00:16:39Les revendications restent tout de même nombreuses
00:16:41à moins de trois semaines du Salon de l'Agriculture.
00:16:45« Voilà donc ce qu'attendent les agriculteurs.
00:16:48On est avec Christian Convert, secrétaire général de la Coordination Rurale.
00:16:50Bonjour, merci beaucoup d'être en direct avec nous.
00:16:53C'est vrai qu'on se demande finalement à quoi ça sert
00:16:56cette visite d'Emmanuel Macron aujourd'hui.
00:16:58Est-ce que vous avez le sentiment que c'est plus un coup de com'
00:17:00finalement pour essayer de calmer les esprits à trois semaines du Salon
00:17:03qu'une vraie visite avec des messages ? »
00:17:07« Oui, bonjour.
00:17:07Alors déjà, je suis ex-secrétaire de la Coordination Rurale.
00:17:12Bon, ce qu'on attend du président,
00:17:15je pense que ce n'est même plus des annonces,
00:17:16c'est qu'il parle. »
00:17:17Je crois que ce serait la meilleure annonce qu'on puisse attendre de lui.
00:17:21Aujourd'hui, oui, c'est une visite de communication
00:17:24pour préparer un peu le Salon.
00:17:27Bon, je pense qu'on n'attend plus rien du président.
00:17:30Il aurait pu démontrer bien avant la fin de son mandat
00:17:33ce qu'il aurait pu faire pour l'agriculture.
00:17:35Aujourd'hui, à part des annonces,
00:17:36qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse ?
00:17:37Là, il y a la loi Duplomb qui est représentée
00:17:39pour essayer d'aligner quelques normes au niveau européen,
00:17:43qu'on ait les mêmes que les autres.
00:17:44Ça a déjà été tenté une fois, ça a été repoussé.
00:17:47Peut-être, je vois que le sénateur,
00:17:49il veut essayer de remettre cette loi à l'ordre du jour.
00:17:52Mais en fait, on n'attend plus rien
00:17:53puisqu'on s'aperçoit qu'il n'a quasiment plus la main sur rien.
00:17:57Donc, bon, je sais qu'il a rencontré notre président là récemment.
00:18:01Bon, il n'en est rien sorti, aucune avancée.
00:18:04Il y aura un salon d'agriculture sans lâche
00:18:06parce qu'ils sont incapables de régler le problème
00:18:08de cette fameuse dermatose.
00:18:10On ne sait pas du tout vers quoi on va.
00:18:14On n'en entend rien.
00:18:15Je vous le dis.
00:18:15C'est assez violent de dire la seule chose qu'on attend désormais,
00:18:18c'est qu'il parte.
00:18:19Enfin, je comprends votre message,
00:18:20mais c'est vrai que c'est assez violent
00:18:21parce qu'il est quand même là pendant encore un an et demi.
00:18:23Donc, ça veut dire que vous avez le sentiment
00:18:25que pendant un an et demi, il ne va plus rien se passer ?
00:18:28Oui, il ne se passe plus rien.
00:18:30Donc, on va dire les agriculteurs, ils vont arrêter aussi.
00:18:33Je pense que, pour la colère, elle est toujours là,
00:18:35faire des actions syndicales qui, de toute façon, ne mènent à rien.
00:18:38On voit bien qu'il n'y a aucune avancée possible,
00:18:42même ce qui n'est pas d'ordre financier,
00:18:44qu'on demande d'ordre réglementaire,
00:18:46qui ne coûte rien au gouvernement.
00:18:49Ils ne sont même pas en mesure de prendre ça
00:18:50parce qu'ils ont une frange écologiste
00:18:52qu'ils doivent respecter en attendant la fin de ce mandat.
00:18:57Voilà, j'entendais l'agriculteur qui disait
00:19:00qu'on veut entretenir.
00:19:01Mais on n'est pas là que pour entretenir,
00:19:02on est là pour produire.
00:19:03Donc, il faut libérer certains cartons pour produire.
00:19:07Toutes ces avancées-là, on les a proposées.
00:19:11Non, il n'y a absolument rien qui n'avance.
00:19:13Absolument rien qui avance, rien.
00:19:15Quand vous voyez ces images en direct d'Emmanuel Macron
00:19:18qui est dans cette ferme,
00:19:19qui est en train de regarder les vaches,
00:19:20ça vous inspire quoi, en fait ?
00:19:22C'est de la colère, plutôt ?
00:19:23Oui, c'est de la colère.
00:19:24Bon, là, il est sur une ferme, ça se passe assez bien.
00:19:26Là, je pense que s'il vient au salon,
00:19:28même s'il n'y a pas de vache,
00:19:28ça ne risque pas de se passer de la même tranquillité.
00:19:31Donc, il veut essayer de se faire quelques images
00:19:33avant le salon.
00:19:34Parce que je pense qu'effectivement,
00:19:35s'il vient inaugurer un salon dans des conditions comme ça,
00:19:38je ne pense pas que l'accueil puisse être très chaleureux.
00:19:40Ça, c'est ce que je peux penser,
00:19:41de ce que j'entends de l'ensemble des agriculteurs.
00:19:44Voilà, donc organiser une visite sur le terrain
00:19:46avec pas mal de sécurité.
00:19:48C'est comme la ministre,
00:19:49quand elle vient assister à de la vaccination,
00:19:51elle ferait mieux de venir assister une fois aux abattages
00:19:54qu'elle leur donne.
00:19:55Ça serait peut-être plus parlant.
00:19:59Tout ça, donc je résume pour vous,
00:20:00tout ça, c'est de la com',
00:20:01c'est une opération de com'
00:20:02pour essayer de calmer les esprits avant le salon.
00:20:04Mais de toute façon, ça n'apportera rien
00:20:05et vous n'attendez rien.
00:20:06On peut résumer comme ça ?
00:20:07Non, franchement, on n'entend rien.
00:20:09Et on verra si ce soir, je suis démenti.
00:20:13Écoutez, on ne peut que souhaiter,
00:20:15j'ai envie de dire que vous soyez démenti,
00:20:16parce que ça voudrait dire qu'il y ait des annonces.
00:20:17Donc, ce serait positif.
00:20:20Mais effectivement, j'ai un peu peur,
00:20:22hélas, que vous ayez raison.
00:20:23Merci beaucoup, Christian Converse,
00:20:24ex-secrétaire général de la coordination rurale.
00:20:26Merci d'avoir été en direct avec nous.
00:20:28Thomas Bonnet, c'est vrai que ça ressemble
00:20:30à une belle opération de com', tout ça.
00:20:32Oui, d'ailleurs, je constate qu'on note maintenant
00:20:34qu'un autre président de la République
00:20:36va sur le terrain en France.
00:20:37C'est tellement rare ces derniers mois
00:20:39qu'on le souligne,
00:20:41le déplacement du président de la République.
00:20:43En effet, ce sont des images
00:20:44qui vont lui permettre sans doute d'aborder.
00:20:46Il y aura une prise de parole.
00:20:48Donc, il va pouvoir aborder sans doute
00:20:49des questions liées à l'agriculture.
00:20:51Il y a un plan qui est en préparation,
00:20:52un plan sur l'eau de la part de Sébastien Lecornu.
00:20:54C'est bien peu de choses par rapport,
00:20:55ça veut dire, c'est une goutte d'eau,
00:20:56par rapport aux gros problèmes
00:20:57que rencontrent les agriculteurs.
00:20:59Et Christian Converse, finalement,
00:21:00traduit assez bien le sentiment,
00:21:01à mon avis, qui est majoritaire.
00:21:02C'est-à-dire qu'effectivement,
00:21:03Emmanuel Macron n'a plus vraiment de prise
00:21:04sur ce dossier-là.
00:21:05Le Mercosur a été adopté
00:21:07par la Commission européenne
00:21:08malgré son opposition.
00:21:09Alors, il a été reporté désormais
00:21:10grâce au Parlement européen.
00:21:11Mais Emmanuel Macron n'a plus vraiment
00:21:13de prise avec le réel.
00:21:14Donc, c'est en effet
00:21:14de la communication des images
00:21:15à trois semaines d'un salon
00:21:16avec sans doute l'arrière-pensée
00:21:18et l'espoir de se dire
00:21:19qu'il ne faut pas que ça se passe
00:21:19aussi mal qu'en 2024.
00:21:21Rappelez-vous, ça avait été vraiment
00:21:22très, très, très chahuté
00:21:23pour le président de la République
00:21:24qui a dû être encadré par des CRS.
00:21:26Tout le monde l'a visité.
00:21:28Jordan Florentin,
00:21:28vous avez rencontré, vous,
00:21:29des agriculteurs dans les reportages
00:21:30que vous avez faits.
00:21:31Vous avez le sentiment
00:21:31qu'une opération comme celle-là,
00:21:33opération de com', on l'a bien compris,
00:21:34ça peut calmer les esprits
00:21:35des agriculteurs.
00:21:36Christian Converse avait l'air
00:21:38de dire non en disant
00:21:39que ça risque d'être
00:21:40un peu agité au salon.
00:21:41Vous avez, vous, le sentiment
00:21:41que ça peut un peu calmer
00:21:43certains esprits ou pas du tout ?
00:21:44Non, précisément,
00:21:45je pense que les agriculteurs
00:21:45ne sont pas dupes.
00:21:46J'ai été allé justement
00:21:46rencontrer le chef de la CR
00:21:48à Vesoul, ici,
00:21:50Florian Dinant,
00:21:51président de la coordination rurale
00:21:52de Haute-Saône.
00:21:53Et ils savent très bien
00:21:54que c'est de la poudre aux yeux
00:21:55parce qu'Emmanuel Macron,
00:21:56la difficulté,
00:21:57c'est que devant les agriculteurs,
00:21:58il leur fait croire
00:21:59qu'il est bien au fait
00:22:04et oui, on va signer
00:22:06le Mercosur.
00:22:06Donc en fait,
00:22:07il a deux positions différentes
00:22:08face aux agriculteurs
00:22:09et face à la Commission européenne
00:22:10là-dessus,
00:22:10ils ne sont pas dupes.
00:22:11Et surtout,
00:22:12il faut noter une chose,
00:22:13c'est qu'on aura beau faire
00:22:14tout ce qu'on veut
00:22:15pour déjà, un,
00:22:16faire croire aux agriculteurs
00:22:17mais quand bien même
00:22:17on arriverait à résoudre
00:22:18les choses-unes
00:22:18de leurs difficultés.
00:22:20Derrière, il y a
00:22:21toutes les difficultés
00:22:21qui touchent tous les Français
00:22:22qui vont aussi s'abattre
00:22:23sur les agriculteurs.
00:22:24Il n'y a pas que des difficultés
00:22:25qui touchent leur secteur
00:22:27en particulier.
00:22:27Donc, tout ça est une opération
00:22:29de communication
00:22:29et à chaque fois
00:22:30qu'Emmanuel Macron
00:22:31se déplace,
00:22:32moi j'ai presque le sentiment
00:22:33que ça aggrave le problème.
00:22:34On se souvient à Marseille
00:22:35sur les opérations
00:22:36de trafic de droite,
00:22:36les opérations XXL,
00:22:38Emmanuel Macron
00:22:39s'était rendu sur place
00:22:40pour faire semblant
00:22:41que tout allait fonctionner.
00:22:42La réalité,
00:22:42c'est que ça a capoté
00:22:43comme à chaque fois
00:22:44qu'il se déplace.
00:22:46Un mot rapide,
00:22:47Franck Tapiru,
00:22:47puis on y reviendra
00:22:48tout à l'heure
00:22:48parce qu'on va faire
00:22:49le Céline d'Info,
00:22:49un mot rapide
00:22:50sur l'opération de com.
00:22:51C'est aux communicants
00:22:51que je parle.
00:22:52Ça sert à quoi
00:22:53une opération comme ça ?
00:22:54En général,
00:22:54en politique,
00:22:55la communication,
00:22:56c'est le passeport
00:22:57pour l'action,
00:22:58l'action politique.
00:22:59En fait,
00:22:59ça a disparu.
00:23:00Pendant des années,
00:23:01j'ai conseillé les politiques
00:23:02en leur disant
00:23:03que la communication
00:23:03était justement
00:23:04la meilleure façon
00:23:05de faire passer
00:23:06une action
00:23:06qui allait venir,
00:23:07qui était en cours
00:23:08puisque sinon,
00:23:10communiquer pour communiquer,
00:23:11ça ne sert à rien.
00:23:11Là, c'est communiquer
00:23:13pour démontrer
00:23:14son impuissance politique.
00:23:16Donc, c'est bien pire
00:23:16que s'il n'était pas allé
00:23:18sur le terrain
00:23:18parce que ça leur montre
00:23:19d'abord que le président
00:23:20de la République
00:23:21ne peut rien,
00:23:21que la France ne peut rien,
00:23:23que la France subit
00:23:23par l'Europe
00:23:24et que finalement,
00:23:25on vous tape sur l'épaule
00:23:26mais ils ont toujours
00:23:27les mêmes problèmes
00:23:28justement à gérer au quotidien.
00:23:30Donc,
00:23:31si même plus de la communication,
00:23:32c'est un coup pour rien.
00:23:34Bon, on va continuer
00:23:34à suivre ça bien évidemment.
00:23:35On y reviendra tout à l'heure
00:23:36s'il se passe quelque chose
00:23:38sur place
00:23:39et juste après le CNews Info,
00:23:40on va vous parler d'autre chose.
00:23:41On va vous parler
00:23:41des refus d'obtempérer
00:23:42parce qu'on a quasiment
00:23:4310 policiers blessés
00:23:44en 72 heures.
00:23:45On vous explique ça
00:23:45dans un instant.
00:23:46Restez avec nous tout de suite
00:23:46le CNews Info.
00:23:47Au sommeil et à la midi.
00:23:51À la une de l'actualité
00:23:53après 11 jours de débat
00:23:54lors des réquisitions
00:23:55pour Marine Le Pen
00:23:56et 10 cadres du parti.
00:23:58Réquisition attendue
00:23:59cet après-midi
00:23:59au procès en appel
00:24:00à Paris
00:24:01des assistants parlementaires
00:24:02européens du Front National
00:24:03où la chef de file du RN
00:24:05à l'Assemblée
00:24:05joue sa candidature
00:24:07à la présidentielle de 2027
00:24:09puisque je vous le rappelle,
00:24:11elle a été condamnée
00:24:11en première instance
00:24:12à 4 ans d'emprisonnement
00:24:13dont 2 fermes,
00:24:14100 000 euros d'amende
00:24:15mais surtout à 5 ans
00:24:17d'inégalibilité
00:24:18avec exécution immédiate.
00:24:21À la une également,
00:24:21les pouvoirs
00:24:22des policiers municipaux
00:24:23au cœur d'un projet de loi
00:24:24au palais du Luxembourg.
00:24:26À l'approche des municipales,
00:24:27le Sénat examine
00:24:28un projet de loi
00:24:29visant à élargir
00:24:30les pouvoirs
00:24:30des 28 000 policiers municipaux.
00:24:33Entre amende forfaitaire
00:24:34et usage de drones,
00:24:35ce texte veut adapter
00:24:36leur mission
00:24:37à la délinquance actuelle.
00:24:39Dans le viseur
00:24:40des services de l'État
00:24:41depuis quelques temps déjà,
00:24:42le couper est tombé,
00:24:44le marché du soleil,
00:24:44royaume de la contrefaçon
00:24:46à Marseille,
00:24:47restera fermé
00:24:47pour les 6 prochains mois.
00:24:49Le plus grand bazar
00:24:50de la cité fosséenne
00:24:51est fermé depuis hier
00:24:53sur décision de la préfecture
00:24:54en cause,
00:24:55la contrefaçon
00:24:56mais aussi
00:24:56le travail dissimulé.
00:24:59Après 4 semaines
00:25:00de prix en baisse,
00:25:01les soldes divers
00:25:02s'achèvent ce soir
00:25:03et les commerçants
00:25:03font déjà grise mine
00:25:05avec un léger recul
00:25:06des ventes.
00:25:07Depuis quelques années déjà,
00:25:08la concurrence
00:25:09des sites en ligne
00:25:10et les remises
00:25:10qui se multiplient
00:25:11tout au long de l'année
00:25:12entame fortement
00:25:13le chiffre d'affaires
00:25:14durant cette période.
00:25:16À la une de l'actualité
00:25:17internationale,
00:25:18c'était une demande
00:25:19de l'opposition démocrate.
00:25:21Tous les agents fédéraux
00:25:22relevant du ministère
00:25:23de la Sécurité Intérieure
00:25:24vont être équipés
00:25:25de caméras piéton
00:25:26à Minneapolis
00:25:27puis dans le reste
00:25:28des États-Unis.
00:25:30À Minneapolis,
00:25:31au cœur d'une vague
00:25:31de manifestations
00:25:32après la mort
00:25:33de deux citoyens
00:25:34par les agents
00:25:35de l'immigration
00:25:35qui ont enflammé
00:25:36la ville
00:25:36mais aussi le pays.
00:25:38Et puis,
00:25:39on termine
00:25:40avec ces images
00:25:41apocalyptiques
00:25:42en Argentine
00:25:42malgré l'état
00:25:43d'urgence décrit
00:25:44la semaine dernière.
00:25:45Un feu de forêt
00:25:46fait toujours rage
00:25:47dans la région
00:25:48montagneuse
00:25:48de la route 71
00:25:49dans la province
00:25:50argentine de Chubut.
00:25:52Depuis décembre,
00:25:53environ 45 000 hectares
00:25:54de végétation
00:25:55ont été brûlés
00:25:56par divers foyers.
00:25:57Des centaines de pompiers
00:25:58restent mobilisés
00:25:59sur place
00:26:00pour empêcher les flammes
00:26:01d'atteindre les zones
00:26:02habitées.
00:26:03Merci beaucoup,
00:26:04Sovaïa.
00:26:04On vous retrouve tout à l'heure
00:26:05à partir de midi
00:26:06pour faire un nouveau point
00:26:07sur l'actualité.
00:26:08On va donc revenir maintenant
00:26:09sur ces refus d'obtempérer.
00:26:11Vous le savez,
00:26:11hier,
00:26:11on ouvrait cette émission
00:26:12puisqu'on a apprenait
00:26:13quelques instants
00:26:14avant le début de l'émission
00:26:16qu'il y avait eu
00:26:16trois refus d'obtempérer
00:26:17dans les 48 heures
00:26:19qui ont suivi.
00:26:19Eh bien,
00:26:20rebelote aujourd'hui
00:26:21puisque ce matin,
00:26:22Laurent Nunes
00:26:22était chez nos confrères
00:26:23de TF1.
00:26:24Il a expliqué
00:26:24qu'il y avait eu à nouveau
00:26:25des refus d'obtempérer
00:26:27cette nuit.
00:26:27Il y en avait eu deux.
00:26:28On est donc à cinq refus
00:26:30d'obtempérer
00:26:31à 72 heures.
00:26:31On est quasiment
00:26:32une dizaine
00:26:32de policiers blessés.
00:26:34On va faire le point
00:26:34avec vous, Sabrina,
00:26:35dans un instant.
00:26:36Mais tout d'abord,
00:26:36écoutez ce qu'a dit
00:26:37ce matin
00:26:38Laurent Nunes.
00:26:40Effectivement,
00:26:41les refus d'obtempérer
00:26:41ont augmenté.
00:26:42On est à 28 200.
00:26:43C'est plus 11 %
00:26:44par rapport à l'année dernière.
00:26:45Ce n'est pas une situation
00:26:46d'échec.
00:26:47C'est un constat
00:26:48qu'il y a de moins en moins
00:26:49de respect de l'autorité
00:26:49dans notre pays
00:26:50et qu'il faut la réaffirmer.
00:26:51Sur ces 28 200 refus
00:26:53d'obtempérer,
00:26:54il y en a plus d'un tiers
00:26:54qui comportent
00:26:55une mise en danger
00:26:56de la vie d'autrui.
00:26:57C'est ce qu'on a vu
00:26:57hier à Nantes.
00:26:58Il y en a eu deux
00:26:58cette nuit,
00:26:59je vous confirme.
00:27:00Il y a eu deux refus
00:27:00à l'école et à Toulouse.
00:27:01Avec Toulouse,
00:27:02un refus d'obtempérer.
00:27:03À Toulouse, non.
00:27:04Mais à Saint-Syr-l'école,
00:27:05on a un policier municipal
00:27:06qui est légèrement blessé.
00:27:07Et pour Toulouse,
00:27:07c'est une prise en charge
00:27:08qui s'effectue à Toulouse
00:27:09et qui se termine à Carcassonne.
00:27:1094 km de course-poursuite.
00:27:14Impressionnant,
00:27:14plus de 90 km
00:27:16de course-poursuite.
00:27:16Sabrina,
00:27:17vous avez des informations
00:27:17sur ces deux éléments
00:27:18qu'a donné le ministre.
00:27:20Tout à fait.
00:27:20Il y parlait de cette course-poursuite,
00:27:22ce refus d'obtempérer
00:27:23qui a amené les policiers
00:27:24de Toulouse jusqu'à Carcassonne.
00:27:26Imaginez-vous,
00:27:26c'était hier soir.
00:27:27La police cherche
00:27:28à contrôler une voiture
00:27:29à Toulouse.
00:27:30Malgré l'activation
00:27:31du gyrofart,
00:27:32la voiture,
00:27:33elle,
00:27:33refuse d'obtempérer.
00:27:34Elle ne se range pas.
00:27:35La police demande alors
00:27:38l'autorisation
00:27:39de prise en charge
00:27:40de cette voiture.
00:27:42Autorisation accordée.
00:27:43Ce sont plusieurs équipages
00:27:44de police qui arrivent
00:27:45en renfort.
00:27:46La course-poursuite,
00:27:47elle dure.
00:27:47Elle dure longtemps.
00:27:48Elle s'étend sur 94 kilomètres.
00:27:51Une mise en danger constante,
00:27:52évidemment,
00:27:53puisque l'individu
00:27:53tente à plusieurs reprises
00:27:55de percuter
00:27:56les voitures de police.
00:27:57Et c'est arrivé à Carcassonne
00:27:58qu'enfin,
00:27:59les policiers arrivent
00:27:59à la hauteur
00:28:00de cette voiture.
00:28:02L'individu porte alors
00:28:03un coup de volant,
00:28:03percute la voiture de police
00:28:05et perd le contrôle
00:28:06de son véhicule.
00:28:07Il essaiera encore
00:28:08de fuir,
00:28:08même à pied.
00:28:10Il sera interpellé,
00:28:11placé en garde à vue.
00:28:12D'après nos informations,
00:28:13c'est un homme
00:28:13de 31 ans,
00:28:15domicilié à Perpignan
00:28:16et il roulait
00:28:17sans permis de conduire.
00:28:18C'est assez impressionnant
00:28:19quand même.
00:28:19Et il y en a un deuxième,
00:28:20c'est ça ?
00:28:21Il y en a un deuxième.
00:28:22Tout commence cette fois
00:28:22à Chartres.
00:28:23La brigade de nuit
00:28:24décide de contrôler un véhicule.
00:28:26On est alors
00:28:26en plein centre-ville
00:28:27de Chartres.
00:28:28Mais la voiture
00:28:29refuse de s'arrêter.
00:28:30Au contraire,
00:28:30elle accélère.
00:28:31Le véhicule est pris
00:28:32en charge,
00:28:33en chasse.
00:28:34Il conduit
00:28:34dangereusement,
00:28:35vite,
00:28:36tente de percuter
00:28:37les policiers.
00:28:37L'ordre est donné
00:28:38aux policiers
00:28:38de cesser alors
00:28:39cette prise en charge,
00:28:41notamment parce que
00:28:41les communications radio
00:28:43devenaient difficiles.
00:28:44Malgré tout,
00:28:45l'individu continue
00:28:45sa course.
00:28:46Il percute un véhicule
00:28:48de la police municipale
00:28:49qui était à l'arrêt.
00:28:50Le suspect sera finalement
00:28:51interpellé
00:28:52à Saint-Cyr-les-Col
00:28:53par là-bas
00:28:53qu'il a été placé
00:28:54en garde à vue
00:28:55pour refus d'obtempérer
00:28:56aggravé et tentative
00:28:58d'homicide volontaire
00:28:59sur personne dépositaire
00:29:00de l'autorité publique
00:29:01avec arme par destination.
00:29:03Le bilan,
00:29:03c'est un policier
00:29:04blessé au bras,
00:29:05une voiture de police
00:29:06complètement endommagée.
00:29:08Et puis concernant
00:29:09ce mis en cause,
00:29:09on sait qu'il était
00:29:10sans permis,
00:29:11sans assurance
00:29:12et déjà connu
00:29:13des services de police.
00:29:14C'est affreux
00:29:15parce que j'ai le sentiment
00:29:15que chaque jour,
00:29:16en fait,
00:29:16on refait les mêmes choses
00:29:18avec des gens nouveaux,
00:29:19avec des policiers
00:29:20nouveaux blessés.
00:29:21En fait,
00:29:21on a le sentiment
00:29:21qu'on n'arrive pas
00:29:22à s'arrêter,
00:29:23Camille Brère.
00:29:23Il se passe quoi en France ?
00:29:25Il se passe
00:29:26qu'on a l'illustration
00:29:27tout simplement
00:29:29de l'incapacité
00:29:29à protéger
00:29:30nos policiers en France.
00:29:31On a eu,
00:29:32ne serait-ce encore
00:29:32que ce week-end,
00:29:33la manifestation
00:29:34des syndicats de police
00:29:35pour exprimer
00:29:37leur ras-le-bol,
00:29:38pour exprimer
00:29:38leur insécurité,
00:29:39pour exprimer
00:29:40leur lassitude.
00:29:40Il faut quand même rappeler
00:29:41que c'est
00:29:42toutes les 18 minutes
00:29:44un refus d'obtempérer
00:29:44en France.
00:29:45C'est condamné
00:29:46à 5 ans d'emprisonnement,
00:29:47voire 7,
00:29:48pour aller jusqu'à 7 ans
00:29:48d'emprisonnement
00:29:49pour un refus d'obtempérer
00:29:50aggravé.
00:29:51Mais en fait,
00:29:51dans les faits,
00:29:52c'est jamais appliqué,
00:29:53c'est rarement appliqué.
00:29:53Donc le problème
00:29:54est du côté de la justice ?
00:29:55Le problème,
00:29:56c'est qu'on a supprimé
00:29:56aussi les peines planchées.
00:29:58Donc les peines planchées,
00:29:59c'est-à-dire que
00:30:00pour les faits
00:30:01sur lesquels
00:30:01vous êtes condamné,
00:30:02il y a un minimum
00:30:03de peines
00:30:03qui doivent être appliquées.
00:30:04On les a supprimées.
00:30:06Donc c'est-à-dire
00:30:06que la sanction
00:30:06est plus adaptée
00:30:07aussi aux faits
00:30:09qui se passent
00:30:09aujourd'hui,
00:30:10en ce moment.
00:30:11Mais est-ce qu'il faut
00:30:12changer peut-être,
00:30:13Anthony Ibem,
00:30:13est-ce qu'il faut changer
00:30:14peut-être la façon
00:30:15dont interviennent
00:30:16les policiers ?
00:30:16Non, c'est pas aux policiers
00:30:18de s'adapter.
00:30:19Parce que c'est pas aux policiers
00:30:19de s'adapter,
00:30:20vous dites, Camille ?
00:30:20Mais non, mais pas du tout.
00:30:22C'est pas aux policiers.
00:30:22En fait, c'est aux policiers
00:30:23de s'adapter
00:30:24à la réalité du terrain
00:30:25qui est aujourd'hui,
00:30:26tout simplement.
00:30:27Maître Ibem ?
00:30:28C'est pas aux policiers
00:30:28de s'adapter.
00:30:29En effet, les policiers
00:30:30représentent l'autorité légitime.
00:30:32Donc à partir du moment
00:30:33où l'autorité légitime
00:30:34demande à une personne
00:30:35de s'arrêter,
00:30:35peu importe la raison,
00:30:37nous devons répondre.
00:30:38Oui, mais ça,
00:30:38c'est la théorie.
00:30:39C'est la théorie,
00:30:39ce que vous dites.
00:30:40C'est la théorie,
00:30:40mais en pratique,
00:30:41ce n'est pas aux délinquants
00:30:42de s'adapter aux policiers.
00:30:43C'est pas aux policiers
00:30:44de s'adapter aux délinquants.
00:30:45C'est à nous
00:30:46de faire en sorte
00:30:47que nous ayons les moyens
00:30:48d'appliquer des sanctions.
00:30:50Aujourd'hui,
00:30:51ce n'est plus un simple
00:30:52délit routier,
00:30:52le délit de fuite.
00:30:53C'est un défi
00:30:54à l'autorité.
00:30:56On voit qu'il y a
00:30:5677 délits de fuite
00:31:00par jour.
00:31:01Le Réunion
00:31:02nous le rappelait,
00:31:0325 900 pour l'année dernière
00:31:04plus 11%.
00:31:06Donc on voit bien
00:31:07que nous avons
00:31:08un réel problème.
00:31:09On ne parle que de 2-3
00:31:10là aujourd'hui,
00:31:11mais c'est 77 par jour.
00:31:13Donc en effet,
00:31:14le délit de fuite,
00:31:16en réalité,
00:31:16est une mise en danger
00:31:17de la vie d'autrui
00:31:18dans un tiers des cas.
00:31:19Oui, mais le problème,
00:31:20c'est qu'on n'a pas
00:31:20de solution à tout ça.
00:31:21C'est un des délits
00:31:22les plus sanctionnés,
00:31:23Jean-Marc.
00:31:23Mais oui,
00:31:24alors pourquoi ça ne s'arrête pas ?
00:31:26Pourquoi il y en a
00:31:26de plus en plus ?
00:31:27Vous le savez pertinemment,
00:31:28c'est qu'à un moment donné,
00:31:29les juges sont confrontés
00:31:30d'une part au principe
00:31:30de personnalité
00:31:31d'invidualisation de la peine
00:31:32qui fait qu'il y a
00:31:33des cantons maximum
00:31:34que les juges arbitrent
00:31:35en fonction de la personnalité
00:31:37du prévenu
00:31:37qu'ils ont à juger,
00:31:38qu'en prison,
00:31:39malheureusement,
00:31:40on n'a plus place
00:31:40et qu'il y a une politique
00:31:41d'incarcération
00:31:42qui fait que
00:31:43c'est les mesures
00:31:44d'aménagement
00:31:45qui sont priorisées
00:31:46plutôt que l'incarcération,
00:31:48même lorsqu'on a affaire
00:31:49à des criminels.
00:31:50Et pourquoi ?
00:31:50Parce que nous avons
00:31:51des prisons
00:31:51à 200% d'occupation
00:31:53où la France est condamnée
00:31:53chaque année
00:31:54par l'Europe
00:31:56parce que justement,
00:31:58nos prévenus,
00:31:58nos délinquants
00:31:59sont enfermés
00:32:00dans de mauvaises conditions.
00:32:01Mais moi,
00:32:02ce que j'ai du mal à comprendre,
00:32:02c'est que j'écoute
00:32:03Laurent Nunez
00:32:03qui nous explique
00:32:04que la doctrine a changé
00:32:05depuis un an,
00:32:06désormais la police
00:32:07est beaucoup plus ferme,
00:32:07on va l'entendre
00:32:08dans un instant,
00:32:08et que donc
00:32:09on ne peut pas
00:32:10aller plus loin.
00:32:11Mais les choses s'empirent.
00:32:13Jean-Marc,
00:32:13c'est un système,
00:32:13la police est un des rouages,
00:32:15est un des éléments
00:32:15du système de la chaîne,
00:32:18mais il y a aussi les juges
00:32:19et après les juges,
00:32:19il y a la pénitentiaire.
00:32:21Donc c'est un ensemble global.
00:32:22Alors il faut tout bouger,
00:32:23il faut tout bouger ensemble.
00:32:24On écoute Laurent Nunez
00:32:25qui dit
00:32:25on ne peut pas faire mieux
00:32:26et puis je vous donne
00:32:26la parole à tous les deux
00:32:27parce que vous voulez parler,
00:32:28écoutez.
00:32:29On peut difficilement
00:32:30aller plus loin
00:32:30sans engager l'intégrité physique
00:32:32des fonctionnaires
00:32:33et des polices
00:32:33et des militaires
00:32:34de la gendarmerie,
00:32:38ensuite pénales
00:32:39qui pourraient être dirigées
00:32:39contre eux-mêmes malheureusement.
00:32:40Donc voilà,
00:32:41il y a une fermeté en tout cas
00:32:42dans la doctrine
00:32:43qui a changé l'année dernière,
00:32:44je tiens à le dire.
00:32:45Donc il y a eu une instruction
00:32:46qui a été co-signée
00:32:48par le préfet de police,
00:32:48les deux directeurs généraux
00:32:49pour poursuivre systématiquement
00:32:51ce qui n'était pas forcément
00:32:52le cas avant.
00:32:53Bon, la doctrine a changé,
00:32:55Jordan Florentin,
00:32:55c'est ce que dit le ministre
00:32:56et vous faisiez non de la tête.
00:32:57On l'écoute en excusez-moi
00:32:58de vous balancer
00:32:58mais je vous ai vu.
00:32:59Dans ce que dit le ministre,
00:33:00c'est qu'on ne peut pas
00:33:01aller plus loin
00:33:01sans mettre en cause
00:33:02l'intégrité physique des policiers
00:33:04et sans qu'il risque
00:33:05de peine pénale.
00:33:05Mais en fait,
00:33:06il faut faire sauter
00:33:06le risque pénal d'un policier
00:33:08parce qu'il interviendrait
00:33:09d'une façon plus brutale.
00:33:10En fait, c'est quoi le problème ?
00:33:11C'est qu'il y a un manque
00:33:12sur l'état d'esprit.
00:33:13L'état d'esprit doit être
00:33:14de donner la force au policier,
00:33:15de remettre la peur
00:33:16du côté du délinquant.
00:33:17Donc il faut permettre
00:33:18au policier de percuter
00:33:19un véhicule.
00:33:19Il faut permettre au policier
00:33:20d'utiliser son arme
00:33:22s'il le faut,
00:33:22s'il se sent en état de le faire
00:33:23et c'est ce que propose d'ailleurs
00:33:24toute une partie
00:33:25du camp national,
00:33:26c'est de dire
00:33:26on remet la présomption
00:33:27d'innocence sur le policier
00:33:29tant que le policier
00:33:29n'aura pas le droit
00:33:30d'intervenir
00:33:31et qu'on aura cette faiblesse
00:33:32de penser d'avoir peur
00:33:33du candidatron de la gauche
00:33:34et d'une partie de la population
00:33:35parce que le policier
00:33:36est intervenu,
00:33:37parce qu'on a peur
00:33:37de la jurisprudence.
00:33:38Il y a des policiers
00:33:38qui ne veulent pas aussi.
00:33:39Il y a des policiers
00:33:40qui frêlent un peu
00:33:41par rapport à ça
00:33:42parce qu'ils ont un peu peur.
00:33:42Mais c'est ce que dit le ministre,
00:33:43c'est-à-dire que le ministre
00:33:44lui-même fait peur aux policiers
00:33:46en disant derrière
00:33:46il y a une poursuite pénale,
00:33:47il y a un risque.
00:33:48Faisons sauter ce risque.
00:33:50La priorité,
00:33:51c'est de protéger les Français.
00:33:52Franck Tapirot.
00:33:52En fait,
00:33:53les policiers sont deux fois victimes.
00:33:54Victimes d'abord
00:33:55parce qu'ils sont ciblés
00:33:56par toutes ces actions épouvantables.
00:33:59Vous dites 72, 78 par jour.
00:34:01C'est des chiffres incroyables.
00:34:03Mais ils sont ciblés derrière.
00:34:04Ils sont encore une fois victimes
00:34:05et fragilisés
00:34:07par leur manque de moyens
00:34:09d'intervenir
00:34:10parce qu'ils ont peur
00:34:10des conséquences.
00:34:12Donc à un moment,
00:34:12on oublie de dire
00:34:13les policiers, c'est nous.
00:34:15A chaque fois,
00:34:15on isole les policiers
00:34:16comme l'un des corps
00:34:18de la République.
00:34:18Mais c'est faux.
00:34:20Le policier,
00:34:20c'est le premier bouclier
00:34:21des citoyens
00:34:22que nous sommes ici.
00:34:23Donc ce qu'on fait aux policiers,
00:34:25on accepte
00:34:26qu'on puisse le faire sur nous.
00:34:27Donc à un moment,
00:34:27c'est une réaction citoyenne
00:34:29de dire protégeons-les.
00:34:31Quand on protège les policiers,
00:34:33on protège les citoyens.
00:34:34Ça veut dire que non seulement,
00:34:35en termes de process,
00:34:36il faut permettre
00:34:37à un policier,
00:34:39regardez aujourd'hui,
00:34:39il n'y en a pas
00:34:40qui osent faire ça.
00:34:41Je fais tout le temps
00:34:41ce geste en ce moment
00:34:42parce que c'est fini.
00:34:44Vouloir prendre son arme de service
00:34:45maintenant aujourd'hui,
00:34:45ils ont peur, bien sûr.
00:34:47Ils ont peur parce que
00:34:47quoi qu'il arrive,
00:34:48même s'ils sont totalement
00:34:49dans leur loi
00:34:50de l'usage de la force légitime,
00:34:52ça se retournera contre eux.
00:34:53Ils seront mis en garde à vue.
00:34:55L'IGPN fera une enquête.
00:34:56Ils seront désignés,
00:34:57même par certaines presses,
00:34:58il faut le savoir,
00:34:59comme des coupables.
00:35:01Donc à un moment,
00:35:02mettez-vous à leur place.
00:35:03Donc il faut que nous,
00:35:04citoyens,
00:35:05le vrai combat,
00:35:06il est citoyen aujourd'hui.
00:35:07C'est-à-dire,
00:35:08ces policiers-là,
00:35:09s'ils sont fragilisés,
00:35:09c'est de notre faute.
00:35:10Il faut qu'on fasse pression
00:35:11sur les législateurs
00:35:13pour mettre en place
00:35:14des mesures
00:35:15fermes,
00:35:16déficits,
00:35:16qui ne bougent pas.
00:35:17Et le cas par cas...
00:35:18Mais moi,
00:35:18ce que je trouve hallucinant,
00:35:20c'est les chiffres,
00:35:20parce qu'on balance les chiffres
00:35:21comme ça sur le plateau
00:35:22du nombre de refus d'obtempérés.
00:35:23Et quand on imagine
00:35:24ce que ça représente,
00:35:25je trouve ça incroyable.
00:35:26Regardez,
00:35:27on a fait la synthèse de 2025,
00:35:28le nombre de refus d'obtempérés.
00:35:30Il y a un refus
00:35:30quasiment toutes les 20 minutes.
00:35:32Ça paraît fou.
00:35:33Avec à chaque fois,
00:35:33donc, des policiers
00:35:34qui risquent leur vie.
00:35:35Et puis,
00:35:35il n'y a pas que les policiers.
00:35:36Il y a aussi les gens
00:35:37qui traversent les rues.
00:35:38Il y a les gens
00:35:39sur la chaussée,
00:35:40il y a les gens
00:35:40sur les trottoirs.
00:35:41La fermelle, par exemple ?
00:35:42Oui, moi,
00:35:42je pense surtout en 2025
00:35:43à Matisse
00:35:45qui a été renversé
00:35:47au centre-ville de Lille
00:35:48et qui est mort.
00:35:49On appelle ça
00:35:50une victime collatérale.
00:35:51C'est terrible.
00:35:51C'est terrible.
00:35:52Il est terrible.
00:35:53Et les responsables
00:35:54sont clairement
00:35:55ceux qui ont refusé
00:35:55d'obtempérer,
00:35:56qui ont roulé en pleine vitesse
00:35:57en centre-ville de Lille
00:35:59ce soir-là.
00:35:59Alors,
00:35:59le point sur les chiffres
00:36:00de 2025, regardez.
00:36:01Souvent en une des journaux,
00:36:04les refus d'obtempérer
00:36:05ont continué
00:36:06de faire couler l'encre
00:36:07en 2025.
00:36:08Ils ont augmenté
00:36:09de 9%
00:36:10entre janvier et septembre
00:36:11par rapport
00:36:12à la même période
00:36:13l'an dernier.
00:36:14Pour les forces de l'ordre,
00:36:15c'est un combat quotidien.
00:36:1775% ont lieu
00:36:19en zone urbaine
00:36:19dans les villes.
00:36:21Mais on constate
00:36:22malheureusement
00:36:22que le phénomène
00:36:23arrive en zone périurbaine
00:36:24et en zone rurale
00:36:25dans les campagnes.
00:36:27C'est un fait de société.
00:36:29Ce ne sont pas
00:36:30des faits divers,
00:36:30ce sont des faits de société.
00:36:32Un toutes les 20 minutes.
00:36:34Donc ça en dit long
00:36:34du phénomène.
00:36:35Selon les chiffres
00:36:36du ministère de l'Intérieur,
00:36:3897% des auteurs
00:36:40de ces délits
00:36:40sont des hommes,
00:36:41majoritairement
00:36:42de moins de 30 ans.
00:36:44On a affaire
00:36:44à des profils
00:36:45qui exonèrent
00:36:46de toute règle,
00:36:47qui imposent
00:36:47leurs lois,
00:36:48leurs règles,
00:36:49qui se moquent
00:36:50totalement d'autrui
00:36:51et qui font
00:36:52ce qu'ils veulent
00:36:53parce que de toute façon
00:36:54ils se sentent jouir
00:36:56d'une impunité totale
00:36:57étant donné
00:36:57que personne ne les arrête.
00:36:59En cas de mise
00:37:00en danger
00:37:00de la vie d'autrui,
00:37:01les auteurs
00:37:02d'un refus
00:37:02d'obtempérer
00:37:03encourt 5 ans
00:37:04de prison ferme
00:37:05et 75 000 euros
00:37:06d'amende.
00:37:07Ces sanctions
00:37:08peuvent être aggravées
00:37:09dans des cas spécifiques
00:37:10lorsqu'il s'agit
00:37:11d'une conduite
00:37:12sous l'emprise
00:37:12de l'alcool
00:37:13ou de stupéfiants,
00:37:15accidents ou blessures
00:37:16causées aux policiers
00:37:17ou à des tiers.
00:37:18Et c'est vrai
00:37:19que quand on voit
00:37:20ces chiffres
00:37:20Thomas Bonnet
00:37:21ça fait peur quand même.
00:37:22On se dit
00:37:22enfin c'est ce que je disais hier
00:37:24c'est presque un miracle
00:37:25que tous les matins
00:37:26on ne soit pas en train
00:37:26d'annoncer la mort d'un policier
00:37:27parce que les policiers
00:37:28prennent des risques incroyables
00:37:30et en fait
00:37:31tous les jours
00:37:32tous les jours
00:37:32tous les jours
00:37:32ça se passe.
00:37:33C'est vrai que c'est un miracle
00:37:34vous avez raison
00:37:34je pense quand même
00:37:35en même temps que vous disiez ça
00:37:36à Mélanie Lemay
00:37:37à Harmonie Comine
00:37:38aussi qui a perdu son mari
00:37:39gendarme
00:37:40dans un refus d'obtempérer
00:37:41en fait il y a deux chantiers politiques
00:37:43le premier chantier
00:37:43c'est quand même la doctrine
00:37:44la présomption de légitime défense
00:37:46vous en parliez Jordan
00:37:47il faut noter que Laurent Nunez
00:37:48était favorable
00:37:49la proposition a été débattue
00:37:50à l'Assemblée
00:37:51elle n'a pas été adoptée
00:37:52parce que la gauche
00:37:53a fait obstruction
00:37:54a fait en sorte
00:37:54que ça ne soit pas adopté
00:37:55mais il s'était discuté
00:37:56encore la semaine dernière
00:37:57donc il y a quand même
00:37:58probablement un consensus
00:37:59qui peut exister sur ce dossier
00:38:00qui à mon avis
00:38:01est primordial, urgent
00:38:02pour que la peur change de camp
00:38:03et que les policiers
00:38:04n'aient plus une crainte
00:38:05au moment de sortir leur arme
00:38:06et qu'ils soient assurés
00:38:07d'avoir l'aval
00:38:10de leur hiérarchie
00:38:11et de ne pas être poursuivi ensuite
00:38:12et puis l'autre chantier
00:38:13c'est la justice
00:38:13parmi toutes les promesses
00:38:15non tenues d'Emmanuel Macron
00:38:16je crois que celle
00:38:16de ne pas avoir construit
00:38:17les places de prison
00:38:17c'est sans doute la pire
00:38:18parce que c'est ça aujourd'hui
00:38:19qui fait que
00:38:20vous avez une proportion infime
00:38:21de refus d'obtempéré
00:38:22qui va réellement en prison
00:38:23sur les 28 000 de l'an dernier
00:38:24vous avez je crois 4%
00:38:26qui ont vraiment été condamnés
00:38:27à une peine réellement
00:38:28de prison ferme
00:38:30effectivement on ne peut pas
00:38:30y arriver
00:38:31ça va dissuader personne
00:38:31mais justement c'est intéressant
00:38:33Camille Brer
00:38:33puisque vous êtes juriste
00:38:34est-ce que c'est un refus
00:38:34d'obtempéré
00:38:35on va en prison ?
00:38:36ça dépend
00:38:36c'est ce que disait mon confrère
00:38:38si on individualise la peine
00:38:39si par exemple
00:38:40vous avez quelqu'un
00:38:40qui n'a jamais été condamné
00:38:41c'est son premier effet
00:38:42c'est l'aménagement de peine
00:38:44qui prévoit
00:38:45tout simplement
00:38:45on peut aller en prison
00:38:46pour un refus d'obtempéré
00:38:47même s'il n'y a pas de blessés
00:38:48par exemple
00:38:48on peut aller en prison
00:38:49c'est possible
00:38:49ça dépend de l'individualisation
00:38:52de la peine
00:38:52mais au-delà de ça
00:38:53il faut aussi quand même se dire
00:38:54qu'il y a un sens aussi
00:38:56qui doit être donné
00:38:57aussi à la détention
00:38:57parce qu'on parle aussi
00:38:59d'incarcérer ces personnes-là
00:39:00mais le sens
00:39:01qui est donné à la détention
00:39:02parce que le premier projet
00:39:04du service pénitentiaire
00:39:05d'assertion de probation
00:39:06est de donner un sens
00:39:07à cette peine-là
00:39:08mais on donne comme
00:39:09quel sens en fait
00:39:10à une peine
00:39:11à quelqu'un qui est incarcéré
00:39:12pour un refus d'obtempéré
00:39:13parce qu'en fait
00:39:14ils ne comprennent même pas
00:39:15pour en avoir vu énormément
00:39:17pour les avoir accompagnés
00:39:18pour avoir travaillé
00:39:19avec ces gens-là
00:39:19il y a des gens
00:39:20qui ne comprennent pas
00:39:21pourquoi est-ce qu'ils sont incarcérés
00:39:22et pourquoi est-ce qu'ils sont en prison
00:39:24pour un refus d'obtempéré
00:39:25c'est pas si grave
00:39:26ça en refus d'obtempéré
00:39:26Jordan ?
00:39:27Oui et j'ajoute un troisième chantier
00:39:29à ce que disait Thomas
00:39:29c'est qu'il y a le chantier aussi
00:39:30éducatif, parental
00:39:31voire moral et civilisationnel
00:39:33parce que lorsque à l'école
00:39:34vous ne respectez même pas
00:39:35déjà votre professeur
00:39:36vous n'allez pas demain
00:39:36respecter le policier
00:39:38lorsque vos parents
00:39:39vous apprennent pas
00:39:39à respecter la loi
00:39:40ou vous apprennent pas
00:39:41à respecter l'uniforme
00:39:42et là on voit
00:39:43en fait ce qu'on voit
00:39:44dans les chiffres
00:39:44c'est que la plupart
00:39:44ont moins de 30 ans
00:39:45la majeure partie
00:39:46c'est des hommes
00:39:46de moins de 30 ans
00:39:47donc parfois on peut
00:39:48imaginer les profils
00:39:49donc imaginez bien
00:39:50que lorsqu'il y a
00:39:51une espèce de décivilisation
00:39:52qui veut qu'on ne respecte
00:39:53plus rien, plus aucune hiérarchie
00:39:54plus aucune autorité
00:39:55plus aucune fermeté
00:39:56évidemment pour eux
00:39:57aller taper dans du policier
00:39:59ou faire un refus d'obtempéré
00:39:59c'est comme un jeu de qui
00:40:00pour eux en fait
00:40:01ça les amuse
00:40:01en fait plus tout le sujet
00:40:03dont on évoquait l'autre jour
00:40:04de filmer tout ça
00:40:05de le mettre sur les réseaux
00:40:05c'est ça après
00:40:06ça devient un jeu
00:40:06ça devient un jeu
00:40:07Maître Beb
00:40:08Maître Beb
00:40:09en effet Jean-Marc
00:40:11c'est un élément
00:40:13de la République
00:40:13qui est mis en cause
00:40:14dans le délit de fuite
00:40:15c'est l'autorité
00:40:16qui est refusée
00:40:17c'est l'autorité légitime
00:40:19que l'on viole
00:40:20mais il faut se rappeler aussi
00:40:21que le délit de fuite
00:40:22n'est que l'accessoire
00:40:23d'une autre infraction
00:40:24souvent la personne
00:40:26qui est en délit de fuite
00:40:26pourquoi elle est en délit de fuite ?
00:40:28parce qu'elle a des choses
00:40:29à se reprocher
00:40:29c'est une conduite sans permis
00:40:31c'est sous alcoolémie
00:40:32c'est sous stupéfiant
00:40:34c'est sans assurance
00:40:35c'est une autre infraction
00:40:37donc il y a un autre problème
00:40:39qui s'ajoute aussi
00:40:40au délit de fuite
00:40:40ce sont de réelles délinquances
00:40:42sur les places de prison
00:40:43il y a des places de prison
00:40:44qui sont en construction
00:40:45mais le temps qu'elles soient
00:40:46mises
00:40:47à disposition
00:40:48il sera déjà trop tard
00:40:50parce que le nombre
00:40:50mais moi je repose la question
00:40:51est-ce que c'est ces gens-là
00:40:52qu'on va mettre en prison ?
00:40:53est-ce qu'on va les mettre en prison ?
00:40:55on ne les mettra pas en prison
00:40:56je ne suis pas sûr
00:40:57ben oui ben voilà
00:40:58c'est ça
00:40:59en effet ils n'iront pas en prison
00:41:00primo délinquant
00:41:01donc ça ne sert à rien
00:41:02de dire qu'il faut construire
00:41:03des places de prison
00:41:03puisqu'ils n'iront pas
00:41:04parce qu'il n'y aura pas de place
00:41:05et que le juge d'application des peines
00:41:07comme il y a même un juge
00:41:08qui aura condamné
00:41:08une peine ferme d'emprisonnement
00:41:10le juge d'application des peines
00:41:11aménagera leur incarcération
00:41:13avec un bracelet électronique
00:41:14juste un mot rapide
00:41:15après je voudrais qu'on revoie
00:41:16les images des 72 heures
00:41:18parce que les images
00:41:18elles sont très impressionnantes
00:41:19et ça dit beaucoup du sujet
00:41:21une toute petite anecdote
00:41:22parce qu'on l'ignore peut-être
00:41:23mais c'est comme pour le trafic de drogue
00:41:25vous savez que dans le cadre
00:41:26de refus d'obtempérer
00:41:27pour un défaut de permis
00:41:28ou quoi
00:41:28il peut y avoir une saisie
00:41:29de véhicules
00:41:29j'ai travaillé au service de sécurité
00:41:31de la mairie du 17ème
00:41:32sachez qu'il y a des véhicules
00:41:33qui ne sont parfois pas pris
00:41:34aux délinquants
00:41:35parce qu'on n'a pas de place
00:41:36dans les cases
00:41:37le niveau de délitement
00:41:40regardez je vous ai dit
00:41:42il y a eu 5 délits
00:41:43de fuite importants
00:41:44à aggraver
00:41:45avec des policiers blessés
00:41:45en 72 heures
00:41:46ça fait 10 policiers blessés
00:41:48on a compilé les images
00:41:49des 72 dernières heures
00:41:50et quand je vous dis
00:41:51que ça ressemble à un miracle
00:41:52qu'il n'y ait pas de policiers morts
00:41:53vous allez voir avec les images
00:41:54en particulier sur les premières images
00:41:56que vraiment c'est un miracle
00:41:575 refus d'obtempérer
00:42:01et une dizaine de policiers blessés
00:42:03en seulement 48 heures
00:42:04le ministre de l'Intérieur
00:42:07a évoqué ce matin
00:42:08deux nouveaux cas
00:42:08intervenus cette nuit
00:42:10il y en a eu deux cette nuit
00:42:11oui je vous confirme
00:42:12il y a eu deux
00:42:12à Saint-Syr-l'école
00:42:13et à Toulouse
00:42:13avec Toulouse
00:42:14un refus d'obtempérer
00:42:15à Toulouse non
00:42:16mais à Saint-Syr-l'école
00:42:17on a un policier municipal
00:42:18qui est légèrement blessé
00:42:19et pour Toulouse
00:42:20c'est une prise en charge
00:42:20qui s'effectue à Toulouse
00:42:21et qui se termine à Carcassonne
00:42:2294 km de course poursuite
00:42:25sur ces images
00:42:27une policière de 22 ans
00:42:28est traînée
00:42:29sur une centaine de mètres
00:42:30par un chauffard
00:42:31avec seulement le buste
00:42:32engagé à l'intérieur
00:42:33de la voiture
00:42:34les faits se sont déroulés
00:42:37ce dimanche
00:42:37dans le Val-d'Oise
00:42:38le conducteur a été
00:42:39rapidement interpellé
00:42:40par les forces de l'ordre
00:42:41dans la nuit de dimanche
00:42:43à lundi
00:42:43près de Nantes
00:42:44un conducteur a refusé
00:42:46un contrôle
00:42:46avant de prendre
00:42:47la fuite à vive allure
00:42:48la course poursuite
00:42:50s'est prolongée
00:42:51jusqu'à Savenay
00:42:51où un équipage
00:42:52de gendarmerie
00:42:53a rejoint le dispositif
00:42:55l'automobiliste
00:42:56a alors percuté frontalement
00:42:57l'un des véhicules de police
00:42:59au moins deux des trois policiers
00:43:00présents dans la voiture
00:43:01au moment des faits
00:43:02sont sérieusement blessés
00:43:04toujours dans la nuit
00:43:05de dimanche à lundi
00:43:06cette fois-ci près de Maud
00:43:07trois fonctionnaires
00:43:08de la brigade anticriminalité
00:43:10ont été volontairement
00:43:11percutés
00:43:12par une dépanneuse volée
00:43:13les policiers
00:43:14poursuivaient une voiture
00:43:15signalée
00:43:16après un appel au 17
00:43:17alors qu'ils s'apprêtaient
00:43:19à interpeller les suspects
00:43:20le poids lourd
00:43:21les a violemment fauchés
00:43:22sur les trois fonctionnaires
00:43:24percutés
00:43:24deux d'entre eux
00:43:25ont été hospitalisés
00:43:26leur pronostic vital
00:43:28n'est pas engagé
00:43:29voilà quand on vous dit
00:43:30que les images sont impressionnantes
00:43:31c'est le moins qu'on puisse dire
00:43:32et pendant ces informations
00:43:34Sabrina
00:43:34vous receviez de nouvelles informations
00:43:36sur d'autres refus d'obtempéré
00:43:38qui sont produits ?
00:43:39pour vous dire que ça arrive
00:43:39vraiment à chaque moment
00:43:41hier soir
00:43:41on précise que deux autres
00:43:43refus d'obtempéré
00:43:44ont été commis
00:43:45l'un dans la région de Lyon
00:43:47à mes yeux
00:43:48principalement
00:43:49les deux individus
00:43:49ont été pris en chasse
00:43:51et une course poursuite
00:43:52également qui s'est faite
00:43:53sur de nombreux kilomètres
00:43:54les deux individus
00:43:55ont interpellé
00:43:56l'un est né en Allemagne
00:43:58l'autre en Algérie
00:43:58et ils détenaient sur eux
00:44:00plusieurs centaines de grammes
00:44:01de cannabis
00:44:02et de cocaïne
00:44:03et un autre
00:44:04un autre refus d'obtempérer
00:44:05à Lormont
00:44:06on est dans le sud-ouest
00:44:07de la France
00:44:07là aussi un homme
00:44:08refuse d'obtempérer
00:44:09une course poursuite
00:44:10il est finalement interpellé
00:44:11sous alcool
00:44:12défaut d'assurance
00:44:13placé en garde à vue
00:44:14c'est glaçant tout ça
00:44:16on continue à suivre
00:44:16bien évidemment
00:44:17tous ces événements
00:44:18et tout ce qui se passe
00:44:19grâce à vous Sabrina
00:44:20on va parler d'un autre sujet
00:44:22maintenant
00:44:22à part que ça rejoint aussi
00:44:23peut-être l'éducation
00:44:24et la façon dont sont élevés
00:44:25certains jeunes
00:44:26on va parler de la baby mafia
00:44:27alors je ne sais pas
00:44:28si vous avez déjà entendu
00:44:29parler de ce nom-là
00:44:30la baby mafia
00:44:31ce sont des banques
00:44:33de très jeunes
00:44:34très jeunes
00:44:35garçons et filles
00:44:35puisqu'ils ont 10, 11, 12 ans
00:44:37c'est-à-dire ils ont tous
00:44:38moins de 13 ans
00:44:39et ils débarquent
00:44:40dans les magasins
00:44:41et ils volent
00:44:41ça se passe en particulier
00:44:42à Toulouse
00:44:43nos confrères d'Europe 1
00:44:44sont allés à la rencontre
00:44:45des commerçants
00:44:46qui sont victimes
00:44:47de cette baby mafia
00:44:48il y a plusieurs magasins
00:44:50dans certaines rues
00:44:51qui sont cambriolés
00:44:52à Toulouse
00:44:53en particulier
00:44:54ils multiplient
00:44:55les cambriolages
00:44:55et de jour
00:44:56et de nuit
00:44:56à 10 ou 11 ans
00:44:57écoutez
00:44:58regardez nos confrères d'Europe 1
00:44:59dans cette rue
00:45:02quasiment tous les commerces
00:45:03ont été visités
00:45:04notamment le salon de thé
00:45:05de Nasrin
00:45:06c'était le mois dernier
00:45:07ça s'est passé
00:45:07dans la nuit
00:45:08ils ont cassé
00:45:09la porte
00:45:10il y avait un fond de caisse
00:45:11de 100 euros
00:45:12et ils sont partis avec
00:45:13donc j'ai enregistré
00:45:15l'image
00:45:15et je les ai
00:45:16alors là
00:45:16qu'est-ce qu'on voit
00:45:16sur la vidéo
00:45:17donc on voit
00:45:18trois jeunes
00:45:18en 10, 11 ans
00:45:19j'ai mon collègue
00:45:20juste à côté
00:45:20lui aussi
00:45:21il s'est fait cambrioler
00:45:22il a même mis une affiche
00:45:23une affiche
00:45:23placardée
00:45:24sur la porte d'entrée
00:45:25de la pizzeria
00:45:26que tient Léo
00:45:27j'ai mis un petit mot
00:45:28caisse vide
00:45:29merci
00:45:29pas la peine de casser la porte
00:45:30on est dans l'ubuesque
00:45:31ubuesque en effet
00:45:33surtout au vu du maigre butin récolté
00:45:35ils ont cassé la porte
00:45:36et ce jour-là
00:45:37il y avait 15 euros
00:45:38dans la caisse
00:45:38ça questionne sur l'éducation
00:45:39qu'est-ce qu'ils font dehors
00:45:40à cet âge-là
00:45:40et ils ne sont jamais poursuivis
00:45:42même résignation
00:45:43pour les autorités
00:45:44et pour Cédric Politovitch
00:45:46du syndicat de police alliance
00:45:47c'est des jeunes
00:45:48qui ont entre 12 et 16 ans
00:45:49mais vu leur âge
00:45:50le magistrat
00:45:51demande régulièrement
00:45:52de les relâcher
00:45:53relâcher
00:45:53ou au mieux placé en foyer
00:45:55les moins de 13 ans
00:45:56eux ne passent même pas
00:45:58par la caisse-garde à vue
00:45:59ce qui explique
00:46:00les nombreuses récidives ici
00:46:01alors on va voir
00:46:03l'aspect juridique
00:46:04dans un instant
00:46:04de ce qu'on peut faire
00:46:05quand ils ont 10 ou 11 ans
00:46:06ou on les arrête
00:46:07mais il y a un aspect psychologique
00:46:08également
00:46:08qu'est-ce qu'on fait
00:46:09de ces gamins
00:46:09qui ont 10 ou 11 ans
00:46:11on est avec le professeur
00:46:11Michel Joyeux
00:46:12qui est psychiatre
00:46:13bonjour professeur
00:46:14merci beaucoup
00:46:14d'être en direct avec nous
00:46:16c'est vrai que c'est très
00:46:17Michel le Joyeux
00:46:19Michel le Joyeux
00:46:20pardon
00:46:20j'ai dit quoi ?
00:46:21pardon
00:46:21j'ai dit autre chose
00:46:22excusez-moi
00:46:24ma question en fait
00:46:26était de savoir
00:46:27qu'est-ce qu'on fait
00:46:28avec ces gamins
00:46:29quand ils ont 10 ou 11 ans
00:46:30et qu'ils sont en bande organisée
00:46:32qu'ils font des cambriolages
00:46:34qu'est-ce qu'on fait avec eux ?
00:46:35alors vous savez
00:46:36dans les sociétés
00:46:37qui vont bien
00:46:38les médecins font du soin
00:46:40et les forces de police
00:46:41font du maintien de sécurité
00:46:43donc nous ne savons pas
00:46:45beaucoup plus que d'autres
00:46:46quoi faire
00:46:47au niveau de la sécurité
00:46:48et c'est très dangereux
00:46:50à mon avis
00:46:51d'avoir une utilisation
00:46:52sécuritaire
00:46:53de la psychiatrie
00:46:55ou de la médecine
00:46:55ce que nous pouvons faire
00:46:56nous
00:46:57c'est arriver plutôt
00:46:58en amont
00:46:58et ce que fait la médecine
00:47:00c'est d'être préventif
00:47:01c'est d'agir
00:47:02sur les consommations
00:47:03de substances
00:47:04c'est d'avoir
00:47:04des consultations avancées
00:47:07d'addictologie
00:47:08et d'agir aussi
00:47:09sur les modalités éducatives
00:47:10et probablement
00:47:11l'état psychologique
00:47:12et psychiatrique
00:47:13des parents
00:47:13Est-ce que la solution
00:47:15c'est les enlever
00:47:16aux parents
00:47:16quand on est dans
00:47:17des cas comme cela
00:47:18c'est les enlever
00:47:19pour essayer
00:47:19de les rééduquer
00:47:20au fond
00:47:21ou alors
00:47:21est-ce que c'est
00:47:22une mauvaise idée ?
00:47:24Écoutez
00:47:24je pense qu'on
00:47:26n'enlève pas
00:47:27sur des motifs médicaux
00:47:28donc
00:47:29c'est pas mon sujet
00:47:31je veux dire
00:47:32c'est pas le sujet
00:47:32d'un médecin
00:47:33dans une société démocratique
00:47:35un médecin
00:47:36ne vient pas enlever
00:47:37un enfant
00:47:38à ses parents
00:47:38sur des motifs médicaux
00:47:40ça c'est pas loin
00:47:40de l'eugénisme
00:47:41je ne peux pas
00:47:43imaginer un choix
00:47:44comme ça
00:47:44Et l'autre solution
00:47:46c'est peut-être
00:47:47pour les rééduquer
00:47:48de faire des centres
00:47:49de correction
00:47:50des centres de ce type
00:47:51comme ça a pu exister
00:47:52dans certains pays
00:47:53ou à certains moments
00:47:54est-ce que ça
00:47:55en tant que professeur
00:47:57en tant que psychiatre
00:47:58vous vous dites
00:47:58ça c'est possible ?
00:48:01Ça c'est une catastrophe
00:48:02Ah bon ?
00:48:02Ça aussi c'est une catastrophe
00:48:04ce qu'il faut vraiment
00:48:05je vous le redis
00:48:06c'est être préventif
00:48:07c'est repérer
00:48:09les déterminants
00:48:10et agir
00:48:10sur des déterminants
00:48:11que l'on connaît
00:48:12les interventions
00:48:14addictologiques
00:48:14la formation
00:48:16et l'information
00:48:16en addictologie
00:48:17très tôt
00:48:18à l'école
00:48:19et puis ensuite
00:48:20à l'université
00:48:20le repérage
00:48:22de ces enfants
00:48:22qui ne vont pas bien
00:48:23moi je n'imagine pas
00:48:24qu'un gamin
00:48:25qui fasse ça
00:48:26n'ait pas
00:48:27à d'autres moments
00:48:27été en difficulté
00:48:29nous n'avons plus
00:48:29de médecine scolaire
00:48:30nous n'avons plus
00:48:31de psychologie scolaire
00:48:32donc vraiment
00:48:33n'essayons pas
00:48:35de faire des prisons
00:48:36de la rééducation
00:48:38ou que sais-je
00:48:38une fois que la catastrophe
00:48:40est arrivée
00:48:40mais évitons
00:48:41qu'elle arrive
00:48:41mais ça va peut-être
00:48:44vous choquer
00:48:44ce que je veux dire
00:48:45mais est-ce que la solution
00:48:46ce n'est pas peut-être
00:48:47de rééduquer les parents
00:48:48vous savez
00:48:50la rééducation
00:48:52ce n'est pas
00:48:52le métier de la médecine
00:48:53les médecines
00:48:56rééducatives
00:48:57ou rééducatrices
00:48:59sont souvent totalitaires
00:49:00mais par contre
00:49:01repérer la souffrance
00:49:03des parents
00:49:03par contre repérer
00:49:05et c'est le maillage
00:49:07par exemple
00:49:07de la psychiatrie
00:49:08repérer des parents
00:49:09qui ne vont pas bien
00:49:10les enfants qui font ça
00:49:11sont dans des foyers
00:49:12bon les parents
00:49:13ne vont pas bien
00:49:14être capable
00:49:14là aussi
00:49:15de les repérer
00:49:16et d'intervenir
00:49:17le plus tôt possible
00:49:18pour qu'indirectement
00:49:20on agisse sur les enfants
00:49:21là oui
00:49:21mais certainement
00:49:23pas sur un mode
00:49:23répressif
00:49:24rééducatif
00:49:25coercitif
00:49:26ou si d'aventure
00:49:27ça se faisait
00:49:28c'est complètement
00:49:28hors champ de la médecine
00:49:29merci beaucoup
00:49:30professeur
00:49:31Michel Lejoyeux
00:49:32je l'ai bien dit
00:49:32cette fois
00:49:33merci d'avoir été
00:49:34en direct
00:49:35avec nous
00:49:36la question
00:49:38tout d'abord Sabrina
00:49:40c'est qu'est-ce qu'on sait
00:49:41sur ces bandes
00:49:41qu'est-ce qu'on sait
00:49:42sur ces bandes
00:49:43alors on appelle ça
00:49:43la baby mafia
00:49:44c'est un beau nom
00:49:45ça fait titre de journal
00:49:46ou titre de film
00:49:47mais qu'est-ce qu'on sait
00:49:47sur eux
00:49:48on appelle ça
00:49:49la baby mafia
00:49:49parce que
00:49:50ce sont des adolescents
00:49:52des jeunes adolescents
00:49:53qui profitent de la nuit
00:49:55pour piller
00:49:56des magasins
00:49:57des commerces
00:49:57là en particulier
00:49:58on illustre ça
00:49:59avec Toulouse
00:50:00parce que là-bas
00:50:00une vingtaine
00:50:01de magasins
00:50:02en sont victimes
00:50:03depuis décembre
00:50:04c'est deux fois plus
00:50:05que l'an dernier
00:50:06donc ce phénomène
00:50:07bien sûr là-bas
00:50:07il inquiète de plus en plus
00:50:09les commerçants
00:50:10ils essayent
00:50:10de chercher des solutions
00:50:11donc ils s'équipent
00:50:12par exemple
00:50:12en vidéosurveillance
00:50:13et sur les images
00:50:15de ces caméras
00:50:15de vidéosurveillance
00:50:16ils voient le profil
00:50:18ils voient
00:50:18ces jeunes garçons
00:50:20ces jeunes filles
00:50:20et on aperçoit
00:50:21des enfants
00:50:22puisqu'ils ont 10
00:50:2312 ans
00:50:24c'est vraiment
00:50:25très jeune
00:50:25et ce sont
00:50:26il faut savoir
00:50:27des commerces ordinaires
00:50:28qui se sont fait piller
00:50:29donc pas des commerces
00:50:30de luxe
00:50:31vous imaginez bien
00:50:31que le butin aussi
00:50:32du coup
00:50:33il est plutôt dérisoire
00:50:34oui il y a un commerçant
00:50:35dans le sujet d'Europe 1
00:50:36qui parle de 15 euros
00:50:37enfin ils ont pris
00:50:38pour 15 euros
00:50:38c'est hallucinant
00:50:39Camille Brer
00:50:39il risque quoi
00:50:40ses enfants
00:50:42quand ils ont 10 ans
00:50:43rien
00:50:43en dessous de 13 ans
00:50:44on ne peut pas faire
00:50:44une garde à vue
00:50:45on ne peut pas aller
00:50:46en garde à vue
00:50:46en dessous de 13 ans
00:50:47et par contre
00:50:48il y a quand même
00:50:49deux points
00:50:49qu'il faut se dire
00:50:49est-ce qu'il y a
00:50:50des adultes
00:50:51qui sont derrière
00:50:51ça on ne sait pas
00:50:53on voit la même chose
00:50:54il y a les parents
00:50:54en tout cas
00:50:55on voit peut-être
00:50:56aussi ces phénomènes
00:50:56de bande
00:50:57qu'on voit régulièrement
00:50:57en région parisienne
00:50:58par exemple
00:50:59de la communauté rome
00:51:00où des mineurs
00:51:01sont instrumentalisés
00:51:02par des majeurs
00:51:03pour effectuer
00:51:04ces vols-là
00:51:05ou troisièmement
00:51:06est-ce que les parents
00:51:07sont quand même
00:51:07responsables
00:51:08on doit quand même
00:51:10leur demander des comptes
00:51:11et les présenter
00:51:12devant un juge
00:51:13pour enfants
00:51:13parce qu'à un moment donné
00:51:14les parents sont quand même
00:51:15aussi responsables
00:51:16donc il y a trois questions
00:51:17qui se posent
00:51:18et je l'ai dit
00:51:19la dernière fois
00:51:19quand je suis venue
00:51:20encore une fois
00:51:21Jean-Marc
00:51:21M'en gueulez pas
00:51:22j'y suis pour rien
00:51:22je vous le dis
00:51:23peut-être que ça va rentrer
00:51:24peut-être qu'un jour
00:51:25on va prendre conscience de ça
00:51:26il y a un moment donné
00:51:27il faut qu'on adapte le code
00:51:29tout simplement
00:51:30M. Anthony-Bem
00:51:32c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:51:34un enfant de 13 ans
00:51:35enfin ou 12 ans
00:51:36qui est arrêté
00:51:37puisqu'à 13 ça change
00:51:37donc on va dire
00:51:38un enfant de 11 ans
00:51:39comme on parlait
00:51:39dans le reportage d'Europe 1
00:51:41qui est arrêté
00:51:41qu'est-ce qu'on en fait ?
00:51:43On le relâche tout de suite ?
00:51:44Parce qu'il n'y a pas
00:51:44de garde à vue possible
00:51:45on en fait quoi ?
00:51:46Alors en effet
00:51:46on l'a indiqué à un instant
00:51:47la garde à vue est impossible
00:51:49pour un mineur de 13 ans
00:51:50c'est-à-dire pour un enfant
00:51:51de moins de 13 ans
00:51:52on appelle ça
00:51:53un mineur de 13 ans
00:51:54par contre
00:51:55à partir de 13 ans
00:51:56on est pénalement responsable
00:51:57Mais là ils sont encore plus jeunes
00:51:58là ils ont 10, 11, 12 ans
00:52:00qu'est-ce qu'on en fait ?
00:52:01Rien
00:52:01parce que la justice pénale
00:52:03des mineurs
00:52:03est ainsi faite
00:52:04que le mineur de 13 ans
00:52:06n'est pas injusticiable
00:52:07comme un autre
00:52:08c'est une personne
00:52:09que l'on doit protéger
00:52:11et c'est la raison
00:52:12pour laquelle
00:52:12les mesures éducatives
00:52:14sont la priorité
00:52:15il n'y a pas d'incarcération
00:52:17pour un mineur de 13 ans
00:52:18et c'est la raison
00:52:19pour laquelle
00:52:20ces mineurs
00:52:21sont instrumentalisés
00:52:23par des adultes
00:52:24parce que
00:52:25d'une part
00:52:26les adultes savent
00:52:26que les mineurs
00:52:27ne risquent rien
00:52:28et les mineurs
00:52:29savent qu'ils ne risquent rien
00:52:30et c'est comme ça
00:52:31qu'on a cette baby mafia
00:52:32qui n'est pas structurée
00:52:34ce n'est pas une mafia
00:52:35comme la Camorra
00:52:36comme on peut le connaître
00:52:37c'est juste des mineurs
00:52:39qui s'organisent en bande
00:52:40pour aller
00:52:41voler
00:52:42parfois
00:52:43pour rien du tout
00:52:44des commerces
00:52:45à Toulouse
00:52:45et parfois
00:52:46c'est plusieurs fois par semaine
00:52:47pour certains commerçants
00:52:48Alors écoutez ce qu'on dit
00:52:49Christophe Amans
00:52:49qui est secrétaire départemental
00:52:51adjoint
00:52:51Unité Haute-Garonne
00:52:52qui déclare
00:52:52qu'un gamin de 12 ans
00:52:54de nos jours
00:52:54peut causer pas mal de soucis
00:52:55et tout ça
00:52:56comme vous le disiez
00:52:57Camille Brer
00:52:58c'était pas prévu
00:52:59Alors pour les cambriolales
00:53:03dont on parle actuellement
00:53:04en fait ce sont des enseignes
00:53:07qui ne sont pas extrêmement protégées
00:53:09c'est pas des choses
00:53:10très très compliquées
00:53:12De nos jours
00:53:13un mineur de 12 ans
00:53:14c'est pas le mineur de 12 ans
00:53:15de 1945
00:53:16les choses ont bien évolué
00:53:18un gamin de 12 ans
00:53:20actuellement
00:53:20il est tout à fait capable
00:53:21de créer pas mal de soucis
00:53:23on le voit au quotidien
00:53:24et d'autant plus
00:53:25qu'il sente bien
00:53:26l'impunité
00:53:27générale
00:53:28les entourants
00:53:29puisque vous l'avez dit
00:53:30tout à l'heure
00:53:30un enfant de moins de 13 ans
00:53:32est très très rarement
00:53:33poursuivi
00:53:33puisqu'on a une présomption
00:53:37en fait
00:53:37de non discernement
00:53:39du concernant
00:53:40et ensuite
00:53:41pour les autres
00:53:42catégories de mineurs
00:53:44en fait
00:53:44il y a pas mal de protection
00:53:45ce qui est normal
00:53:46c'est les enfants
00:53:46mais ça
00:53:48c'est très très compliqué
00:53:49à mettre en place
00:53:50oui c'est compliqué
00:53:52Franck Tapirot
00:53:52parce que
00:53:53moins de 13 ans
00:53:53donc en fait
00:53:54on peut rien faire
00:53:55en 13 ans
00:53:55mais il y a aussi
00:53:55quand on est parents
00:53:57ça se passe le soir
00:53:58en général
00:53:59ces attaques
00:54:00va-t-on arriver
00:54:01à faire peut-être
00:54:02un couvre-feu
00:54:03pour les enfants
00:54:03de moins de 15 ans
00:54:04non accompagnés
00:54:05après 20 heures
00:54:05peut-être que c'est
00:54:06une des solutions
00:54:07intermédiaires
00:54:08avant que le code
00:54:09ne change
00:54:09avant qu'on s'adapte
00:54:11à cette nouvelle mentalité
00:54:12on en parlait
00:54:12dans d'autres domaines
00:54:13avec les revues
00:54:14d'obtempérer
00:54:14aujourd'hui
00:54:15c'est une nouvelle mentalité
00:54:16parce que ça commence
00:54:17à 9 ans
00:54:1810 ans
00:54:18et puis n'oublions pas
00:54:19qu'ils sont pratiquement
00:54:19tous armés
00:54:20de couteaux
00:54:21à cet âge-là
00:54:21qu'il y a une mode
00:54:23vous savez où
00:54:23il y a un challenge
00:54:24à celui qui a la lame
00:54:25la plus grande
00:54:26donc il faut savoir
00:54:27qu'aujourd'hui
00:54:28on est dans un autre mode
00:54:29donc il faut s'adapter
00:54:30moi pour moi
00:54:31le couvre-feu
00:54:32de enfants mineurs
00:54:33de moins de 15 ans
00:54:33non accompagnés
00:54:34après 20 heures
00:54:35c'est peut-être une solution
00:54:36Thomas Bonnet
00:54:36ça peut-être une solution ça ?
00:54:37Je les écoute
00:54:38C'est une solution
00:54:39peut-être ponctuelle
00:54:40ce que je trouve
00:54:44frappant
00:54:45dans ces affaires-là
00:54:46c'est que vraisemblablement
00:54:47il y a une forme
00:54:48d'instrumentalisation
00:54:48c'est pas de qui
00:54:49mais il y a quelqu'un
00:54:50qui se doute derrière
00:54:51elle dit
00:54:52là j'ai de la main d'oeuvre
00:54:53dont je sais
00:54:53qu'elle ne sera pas
00:54:54embêtée par la justice
00:54:55et en plus
00:54:56ce qui est encore plus grave
00:54:56c'est que ces enfants
00:54:58de 10-11 ans
00:54:58par définition
00:54:59entrent dans le parcours
00:55:00de délinquance
00:55:01et n'en ressortiront
00:55:02sans doute jamais
00:55:02donc en fait
00:55:03ce qu'on retrouve là
00:55:04aujourd'hui
00:55:04pour la baby mafia
00:55:05je déteste ce terme
00:55:06on les retrouvera
00:55:07dans des opérations
00:55:08de délinquance
00:55:09bien plus grave
00:55:10j'hésite à employer
00:55:11ce terme-là
00:55:12de baby mafia
00:55:12parce que c'est presque
00:55:13valorisant je trouve
00:55:14c'est un côté
00:55:15un peu série américaine
00:55:17marketing
00:55:18oui c'est ça
00:55:19Jordan
00:55:19j'entends la proposition
00:55:21de France
00:55:21mais moi je suis juste
00:55:22mais atterré
00:55:22qu'on en vienne à imaginer
00:55:23que l'État doit faire
00:55:24un couvre-feu
00:55:24pour remplacer
00:55:25la responsabilité
00:55:25des parents
00:55:26lorsque tous les Français
00:55:27là devant le récon
00:55:27se posent la seule
00:55:29qui sortivale
00:55:29quel parent
00:55:30ne laisse son enfant
00:55:31sortir seul la nuit
00:55:32enfin c'est ça
00:55:33on peut être atterré
00:55:34comme ça très longtemps
00:55:35et en attendant
00:55:35ça ne bougera pas
00:55:36on est atterré
00:55:36depuis des années
00:55:37et en tant que parent
00:55:38donc à un moment
00:55:39oui de temps en temps
00:55:41l'État peut-être
00:55:42peut faire une mesure
00:55:42d'exception
00:55:43très courte
00:55:44peut-être
00:55:45en attendant
00:55:45qu'une prise de conscience
00:55:46intervienne
00:55:47c'est ça
00:55:47je ne vois pas d'autre idée
00:55:48mais je reviens
00:55:49sur ce que disait
00:55:49madame
00:55:50moi j'ai vécu une expérience
00:55:51c'était dans le métro
00:55:52à Paris
00:55:52deux hommes qui interviennent
00:55:53dans le métro
00:55:54un homme et moi
00:55:55qui interviennent
00:55:55parce que deux gamines
00:55:56qui avaient 12 ans
00:55:58étaient en train d'essayer
00:55:59de voler la poche
00:55:59d'un monsieur
00:56:00on attrape les gamines
00:56:01on les retient
00:56:02contre un mur
00:56:02en attendant
00:56:03que la sécurité
00:56:03de la RATP
00:56:04intervienne
00:56:04on est resté
00:56:0530 minutes avec elle
00:56:07vous savez ce qui s'est passé
00:56:07elles sont reparties
00:56:08parce qu'elles ne pouvaient
00:56:09il m'arrivait la même histoire
00:56:10deux gamines de 12 ans
00:56:11et puis un dernier sujet
00:56:12parce qu'on est à six semaines
00:56:13des élections municipales
00:56:14il va falloir aussi regarder de près
00:56:15quels vont être les programmes
00:56:15des candidats à Toulouse
00:56:16notamment sur les caméras
00:56:17de vidéo augmentation
00:56:18sur la sécurité des commerçants
00:56:20c'est ça qui va être intéressant
00:56:20je rappelle qu'il y a un parti politique
00:56:22avec le député LFI
00:56:23François Pitemal à Toulouse
00:56:24qui à mon avis
00:56:25ne propose pas
00:56:26le seul problème Jordan
00:56:28je vous entends
00:56:28et vous avez raison
00:56:29mais il y a des caméras
00:56:30ces enfants sont filmés
00:56:32il ne se passera rien de plus
00:56:33et après il y a le sujet
00:56:34effectivement
00:56:34ben voilà
00:56:35en fait c'est ça
00:56:36il ne se passera rien derrière
00:56:36je ne suis pas
00:56:37mais encore une fois
00:56:37c'est un état d'esprit
00:56:39où en fait
00:56:39on est faible face
00:56:40à des gens
00:56:41qui sont le mode
00:56:41de notre faiblesse
00:56:42tout simplement
00:56:42c'est de la faiblesse
00:56:43Franck Tapirot
00:56:44c'est de la faiblesse
00:56:44pire que ça
00:56:45pour moi
00:56:46il y a beaucoup de déni aussi
00:56:47parce que la faiblesse
00:56:48c'est tout essayer
00:56:49mais pas être assez fort
00:56:50on n'a pas tout essayer
00:56:52c'est faux
00:56:53il y a beaucoup de lâcheté
00:56:55beaucoup de médiocrité
00:56:56beaucoup de gens
00:56:57qui ne veulent pas heurter
00:56:58qui ne veulent pas bloquer
00:56:58voilà pourquoi
00:56:59quand je propose cette mesure
00:57:00qui pour moi
00:57:01est très réaliste
00:57:01contrairement à ce qu'on imagine
00:57:02je parle de mineurs
00:57:03non accompagnés
00:57:04après 20 heures
00:57:05c'est très réaliste
00:57:06ce n'est pas choquant
00:57:07ce qui est choquant
00:57:08c'est la non réaction en face
00:57:09justement des politiques
00:57:11face à cela
00:57:11c'est-à-dire que
00:57:12moi je veux bien
00:57:13avec cette mesure
00:57:13que ça puisse faire
00:57:14prendre conscience de la politique
00:57:15et aux citoyens que nous sommes
00:57:17à quel point
00:57:17on a des années lumières
00:57:18de la réalité
00:57:18on ne va pas confiner tout le monde
00:57:19on ne va pas mettre tout le monde
00:57:20en conflit
00:57:20non c'est pas tout le monde
00:57:21mais les mineurs seuls
00:57:22on ne laisse pas sortir
00:57:23des mineurs seuls
00:57:24on commence comme ça
00:57:25et ensuite
00:57:25c'est bizarre
00:57:26vous soyez contre ça vous
00:57:27non mais dans l'absolu
00:57:29je suis favorable
00:57:29sauf qu'en fait
00:57:30on va finir par remplacer
00:57:31le rôle des parents
00:57:32le rôle de l'éducation
00:57:34on est bien d'accord
00:57:34sauf que vous savez très bien
00:57:35que ce sujet n'est pas nouveau
00:57:37ça fait des années
00:57:38alors ils sont de plus en plus jeunes
00:57:39mais ce sujet
00:57:40chez Millers
00:57:41le moins de 15 ans
00:57:42est vieux
00:57:43comme depuis 15 ans à peu près
00:57:44où la société devient
00:57:45une société de violence en France
00:57:46et quelle est la réaction en face
00:57:47à part nos alignations
00:57:48rien
00:57:49mais non mais
00:57:49moi je trouve que
00:57:51je trouve que le couvre-feu
00:57:54c'est pas mal
00:57:54et pour les moins de 13 ans
00:57:56peut-être
00:57:56puisque la loi change
00:57:57à partir de 13 ans
00:57:57on peut peut-être se dire
00:57:58que quand il n'y a pas de loi
00:58:00il y a une gestion de liberté publique
00:58:01dans une société normale
00:58:02on n'a pas besoin de ça
00:58:03en fait
00:58:03liberté publique
00:58:04pour quelqu'un qui a 13 ans
00:58:06excusez-moi
00:58:06liberté publique
00:58:06pour quelqu'un qui a 10 ou 11 ans
00:58:08c'est aux parents
00:58:09oui mais si les parents
00:58:09ne le font pas
00:58:10c'est à l'état
00:58:10à prendre ça en main
00:58:11ils sont mis en foyer
00:58:12pour la plupart
00:58:12ils sont mis dans les familles d'accueil
00:58:14donc vous pouvez dire
00:58:14qu'on tourne en rond
00:58:15on ne voit pas la réalité
00:58:21dans les familles on va dire
00:58:22classiques
00:58:22ou des familles d'accueil
00:58:23aujourd'hui on a une forme de mode
00:58:25qui est de dire
00:58:26je vais braver tous les interdits
00:58:28mais la preuve comme ici
00:58:29il ne se passe rien en face
00:58:29parce qu'on a aussi fait exploser
00:58:31le modèle de la famille nucléaire
00:58:32on a fait exploser aussi
00:58:33toutes les valeurs familiales
00:58:34exactement
00:58:34allez on va faire une pause
00:58:37on va faire une pause rapide
00:58:38on va se retrouver dans un instant
00:58:39on va vous parler de ce procès
00:58:40qui s'ouvre à Lyon
00:58:41un procès teinté d'antisémitisme
00:58:43bien évidemment
00:58:43puisque c'est cet homme
00:58:44qui a jeté un octogénaire juif
00:58:47il l'a jeté du 17ème étage
00:58:49de l'immeuble
00:58:50c'est une histoire terrible
00:58:51et l'antisémitisme
00:58:52qui continue à avancer
00:58:53hélas que ce soit
00:58:54ici en France
00:58:56ou à Barcelone
00:58:56je vous dirai
00:58:58pourquoi Barcelone
00:58:58parce que Emmanuel Valls
00:58:59est en train de lancer
00:59:00une opération là-bas
00:59:00on parle de tout ça
00:59:01dans un instant
00:59:02reste avec nous en direct
00:59:02sur CNews
00:59:03à tout de suite
00:59:0411h36 sur CNews
00:59:12le débat continue
00:59:14bien sûr que c'est un débat important
00:59:16mais celui qu'on va avoir maintenant
00:59:18est également important
00:59:18puisque c'est un débat
00:59:19sur l'antisémitisme
00:59:20et à Lyon
00:59:21s'est ouvert le procès
00:59:23un procès éteinté d'antisémitisme
00:59:24je vous le disais
00:59:25de Rachid Keshich
00:59:26qui est jugé
00:59:27pour avoir tué son voisin
00:59:28ça s'est passé en 2022
00:59:29il s'agissait d'un octogénaire juif
00:59:32qui a été jeté
00:59:33du 17ème étage
00:59:35de leur immeuble
00:59:36regardez
00:59:37et voilà
00:59:38où nous en sommes
00:59:38dans ce dossier
00:59:39Rachid Keshich
00:59:42a-t-il tué
00:59:43René Adjadj
00:59:43parce qu'il était juif
00:59:44le 17 mai 2022
00:59:46le corps de l'octogénaire
00:59:48est retrouvé
00:59:48sans vie
00:59:49au pied de leur immeuble
00:59:50une tour
00:59:51dans le quartier populaire
00:59:52de la Duchère
00:59:53à Lyon
00:59:54au moment de l'instruction
00:59:55Rachid Keshich
00:59:56a expliqué
00:59:57s'être disputé
00:59:58avec cet ami
00:59:58qui l'avait invité
00:59:59dans son appartement
01:00:00l'avoir étranglé
01:00:01puis jeté du balcon
01:00:02Il n'y a aucun mobile antisémite
01:00:05qu'il n'y a pas de mobile
01:00:08en réalité
01:00:08à son acte
01:00:10et qu'il était atteint
01:00:12au moment des faits
01:00:13d'un délire paranoïaque
01:00:15de persécution
01:00:16Des experts psychiatres
01:00:18ont confirmé
01:00:18l'altération du discernement
01:00:20de l'accusé
01:00:21au moment des faits
01:00:22mais pas d'abolition
01:00:23Pour les partis civils
01:00:24le caractère antisémite
01:00:25doit être étudié
01:00:26Il y a un certain nombre
01:00:27d'éléments
01:00:28dans l'histoire
01:00:29la vie
01:00:29l'enfance
01:00:31de l'accusé
01:00:33qui pose
01:00:34des problèmes
01:00:35de différents
01:00:35qu'il a pu avoir
01:00:37avec des personnes
01:00:37parce qu'elles étaient
01:00:38de religion juive
01:00:39Nous ne souhaitons pas
01:00:40retenir le caractère antisémite
01:00:41coûte que coûte
01:00:42Ce que nous souhaitons
01:00:43c'est faire en sorte
01:00:44qu'il ne soit pas mis de côté
01:00:45qu'il soit véritablement
01:00:46travaillé, fouillé
01:00:47par la juridiction
01:00:48et c'est dans cette direction
01:00:49que nous allons
01:00:50Des éléments
01:00:51qui rappellent
01:00:52l'affaire Sarah Halimi
01:00:53rouée de coups
01:00:54et jetée d'un balcon
01:00:55à Paris en 2017
01:00:56La justice
01:00:58avait reconnu
01:00:59le mobile antisémite
01:01:00mais déclarait
01:01:01l'accusé irresponsable
01:01:02pénalement
01:01:03Rachid Kenich
01:01:04en cours lui
01:01:0430 ans de prison
01:01:05la réclusion criminelle
01:01:07a perpétuité
01:01:07si la circonstance
01:01:09aggravante est retenue
01:01:10La cour d'assises
01:01:11pourrait rendre
01:01:12son verdict
01:01:12ce jeudi
01:01:13Maître Beb
01:01:15on a toujours le sentiment
01:01:16que c'est compliqué
01:01:16pour la justice
01:01:17de reconnaître
01:01:18le côté antisémite
01:01:19des actes
01:01:20Évidemment c'est compliqué
01:01:21Évidemment c'est compliqué
01:01:23Pourquoi ?
01:01:26Je n'ai pas la réponse
01:01:28à cette question
01:01:28Jean-Marc
01:01:29Je n'ai pas la raison
01:01:32pour laquelle un juge
01:01:34notamment dans l'affaire Sarah Halimi
01:01:35alors que tout est là
01:01:37pour prouver
01:01:38que le caractère antisémite
01:01:40est bien le mobile
01:01:42du crime
01:01:43pendant l'instruction
01:01:44il a fallu se battre
01:01:45pour qu'il soit reconnu
01:01:46et c'est toujours
01:01:48et c'est toujours
01:01:49dans les débats
01:01:50c'est toujours dans les débats
01:01:51les juges apprécient
01:01:52en fonction de la personnalité
01:01:54en fonction des éléments
01:01:55de preuve
01:01:56en fonction des témoins
01:01:57en fonction des déclarations
01:01:59du prévenu
01:02:00et considèrent
01:02:02si oui ou non
01:02:03il y a un aspect racial
01:02:04ethnique
01:02:06dans le passage à l'art
01:02:09Je vais vous poser la question
01:02:10autrement
01:02:10est-ce que c'est parce qu'on manque
01:02:11de preuves
01:02:12très souvent
01:02:13ou est-ce que c'est parce qu'il y a
01:02:14une frilosité
01:02:15à parler d'antisémitisme ?
01:02:17Évidemment il y a une frilosité
01:02:18c'est cette frilosité
01:02:19qui empêche de caractériser
01:02:20le fait antisémite
01:02:22alors pourquoi on refuse
01:02:25de voir le caractère antisémite
01:02:27dans certains cas
01:02:27je ne sais pas la raison profonde
01:02:31de ce mal
01:02:32parce qu'en réalité
01:02:32c'est un mal
01:02:33en réalité
01:02:33qui est là
01:02:35dans l'affaire de Lyon
01:02:37à la différence
01:02:38de l'affaire Sarah Halimi
01:02:39c'est qu'il n'y avait pas
01:02:41de propos incantatoires
01:02:43juste avant de passer à l'acte
01:02:45il n'y avait pas
01:02:46tout le passé
01:02:48le passé du criminel
01:02:50pour l'affaire Sarah Halimi
01:02:51dans l'affaire de Lyon
01:02:53certains témoins
01:02:55sont venus nous dire
01:02:56qu'il n'y avait pas eu
01:02:57de propos
01:02:57contre les juifs
01:02:59dans la famille
01:03:00ou avec ses ex-épouses
01:03:03donc le caractère antisémite
01:03:06est à démontrer
01:03:07il n'y a pas de révélation
01:03:08le dossier je ne le connais pas
01:03:10mais certainement
01:03:11dans le dossier
01:03:12il y aura des éléments
01:03:13qui permettront de caractériser
01:03:14qu'il y a peut-être une haine
01:03:16il est indiqué
01:03:17que c'est en regardant CNews
01:03:18qu'il est allé
01:03:19finalement aller voir
01:03:20il a décidé d'aller voir
01:03:22son voisin
01:03:23qu'il connaissait très bien
01:03:24les deux entretenaient
01:03:25de très bonnes relations
01:03:26comme dans l'affaire Sarah Halimi
01:03:27la victime et l'auteur
01:03:29entretenaient des relations
01:03:30ce passage à l'acte
01:03:32de toutes les façons
01:03:33ne s'explique pas
01:03:34et on comprend
01:03:34qu'il y a une altération
01:03:35parce que comment on peut penser
01:03:37qu'une personne a toute sa tête
01:03:38lorsqu'elle pousse
01:03:3880 ans du balcon
01:03:40en même temps
01:03:41c'est global
01:03:41excusez-moi
01:03:42quelqu'un qui commet un meurtre
01:03:42il y a forcément une altération
01:03:44parce que ce n'est pas dans la logique
01:03:46sur l'antisémitisme
01:03:47je vous propose d'écouter
01:03:48Patrick Bruel
01:03:48qui était ce matin
01:03:49chez nos confrères de RTL
01:03:51et qui a évoqué justement
01:03:52cette montée en puissance
01:03:53de l'antisémitisme
01:03:54que ce soit en France
01:03:55ou dans d'autres pays européens
01:03:56Cette parole
01:04:01qui s'est
01:04:01complètement libérée
01:04:03jusqu'à devenir
01:04:07quotidienne
01:04:09l'antisémitisme
01:04:12a toujours été
01:04:13l'antichambre
01:04:15des plus grands malheurs
01:04:16ça ne touche pas
01:04:18que la communauté juive
01:04:19ça touche
01:04:20aux valeurs fondamentales
01:04:21ça touche
01:04:22à ce que nous sommes
01:04:26à ce que
01:04:27l'hébocratie
01:04:27l'Occident
01:04:29Vous êtes quelqu'un
01:04:31d'inquié ce matin ?
01:04:33Qui ne serait pas inquiet
01:04:33devant
01:04:34devant une telle
01:04:37devant de telles
01:04:38déflagrations
01:04:39depuis bien longtemps
01:04:40ça n'a pas commencé
01:04:41le 7 octobre
01:04:42mais bien entendu
01:04:42mais
01:04:43je crois aussi
01:04:46au sursaut
01:04:47au sursaut des gens
01:04:48et à leur humanité
01:04:51Franck Tapirot
01:04:52vous aussi
01:04:53vous croyez au sursaut des gens
01:04:54et à l'humanité
01:04:54comme Patrick Bruel
01:04:55C'est pour ça
01:04:56que je me bats
01:04:57tous les jours
01:04:57depuis des années
01:04:58puisqu'il y a eu
01:04:59non seulement
01:04:59l'affaire Sarah Limi
01:05:00sur lequel
01:05:00je suis intervenu
01:05:02de façon forte
01:05:02on a essayé
01:05:03de mobiliser les gens
01:05:04sachant qu'il n'y a jamais
01:05:05eu d'instruction
01:05:06de reconstitution
01:05:08à l'affaire
01:05:09Alimi
01:05:09c'est-à-dire qu'il y a eu
01:05:09une instruction
01:05:10qui a été compliquée
01:05:11on a mis 9 mois
01:05:11pour avoir le caractère
01:05:13antisémite
01:05:13et il n'y a pas eu
01:05:14de reconstitution
01:05:14parce que l'une des deux
01:05:16juges
01:05:16Mme Louelou
01:05:16a estimé que
01:05:17ça ne servirait pas
01:05:18à produire toute la vérité
01:05:20il est quand même assez rare
01:05:21sans prendre d'affaires
01:05:24particulières
01:05:25est-ce que vous
01:05:25vous pensez
01:05:26qu'à un moment
01:05:26les choses
01:05:27peuvent s'améliorer
01:05:28ou c'est trop tard
01:05:29elles ne s'amélioreront
01:05:29uniquement que quand
01:05:31la justice
01:05:32fera face
01:05:33à ses responsabilités
01:05:33ce qu'elle ne fait pas
01:05:34je ne suis pas avocat
01:05:35donc je peux peut-être
01:05:36le dire avec un peu plus
01:05:37de force
01:05:38un peu plus de conviction
01:05:39parce que je comprends
01:05:40complètement la réserve
01:05:41et le fait qu'on ne sait pas
01:05:43c'est vrai qu'on se demande
01:05:44parfois pourquoi
01:05:44il y a des blocages
01:05:45parce qu'avant
01:05:46il y a un côté politique
01:05:47l'affaire Sarah Limi
01:05:48arrive juste avant
01:05:49la présidentielle
01:05:50de 2017
01:05:51vous imaginez
01:05:52qu'un deuxième papy voise
01:05:53ne pouvait pas arriver
01:05:54en 2017
01:05:55papy voise
01:05:56c'était cette personne
01:05:57qui s'était fait
01:05:58ce vieux monsieur
01:05:59qui était apparu
01:06:01en plus dans les médias
01:06:02avec le visage
01:06:03totalement défait
01:06:04il avait transformé
01:06:04l'élection présidentielle
01:06:05ça c'est ce qui est dit
01:06:07je ne sais pas si c'était vrai
01:06:07mais en 2017
01:06:08cette coïncidence
01:06:09est un peu énorme
01:06:11donc bien entendu
01:06:12il n'y a pas eu
01:06:12de reconstitution
01:06:13il y a eu une abolition
01:06:15du jugement
01:06:15alors que vraiment
01:06:16il était facile de voir
01:06:17avec les deux experts
01:06:18c'est important techniquement
01:06:19deux experts étant
01:06:20en contradiction
01:06:21un béni
01:06:22abolition
01:06:22l'autaltération
01:06:23donc logiquement
01:06:24c'est la cour d'assises
01:06:25de tranchées
01:06:25et bien là non
01:06:26donc à force d'avoir
01:06:27toutes ces exceptions
01:06:28ce cumul de mandal
01:06:29moi j'appelle ça
01:06:30contre la justice
01:06:31et bien on en arrive
01:06:32à cette interrogation
01:06:34que je comprends parfaitement
01:06:35la part d'anthony même
01:06:36mais moi en tant que citoyen
01:06:37je me dis non
01:06:38il y a quand même
01:06:38une raison forcément politique
01:06:40derrière tout cela
01:06:41Camille Brer
01:06:42vous expliquez comment
01:06:42vous la frilosité de la justice
01:06:44alors qu'il nous est expliqué
01:06:45à la fois par Anthony Bem
01:06:46et Franck Tapirot
01:06:47la frilosité de la justice
01:06:48à parler d'antisémitisme
01:06:49et à définir certains actes
01:06:50comme antisémites
01:06:51mais parce que c'est un acte
01:06:52qui est compliqué
01:06:53caractériellement
01:06:54à caractériser
01:06:55l'antisémitisme aujourd'hui
01:06:57normalement pour moi
01:06:58je pense que ça devrait être
01:06:59la grande cause nationale
01:07:00je ne comprends pas pourquoi
01:07:02est-ce que ni le gouvernement
01:07:03ni le président
01:07:04ni l'ombre d'assises
01:07:05excusez-moi Camille Brer
01:07:06mais vous avez un président
01:07:07qui n'ose même pas aller
01:07:07à la marche contre l'antisémitisme
01:07:09il ne va pas en faire
01:07:09la grande cause nationale
01:07:11excusez-moi
01:07:12mais il aurait dû
01:07:12non mais d'accord
01:07:13ça il aurait dû oui
01:07:14mais à partir du moment
01:07:15où il ne va même pas marcher
01:07:16il ne va pas en faire
01:07:16la grande cause nationale
01:07:17on a eu une explosion
01:07:18entre 2023 et 2025
01:07:20des actes antisémites
01:07:22en France
01:07:22il n'y a personne
01:07:23qui a pris la parole
01:07:24il n'y a personne
01:07:25qui a pris à bras-le-corps
01:07:26le vrai problème
01:07:27et qui s'est dit
01:07:28maintenant ça suffit
01:07:29on va prendre
01:07:30des solutions
01:07:32et on va prendre
01:07:33des mesures concrètes
01:07:34contre ça
01:07:35même au niveau
01:07:36de la justice
01:07:36et qu'est-ce qu'on peut prendre
01:07:37comme mesures concrètes
01:07:38créer par exemple
01:07:38je ne sais pas
01:07:39peut-être
01:07:39je parle sous le contrôle
01:07:41de mon collègue
01:07:42peut-être
01:07:42un paquet spécialisé
01:07:43pour l'antisémitisme
01:07:44ce qui a été proposé
01:07:46par Achida Dati
01:07:47bien sûr
01:07:47l'ancien Premier ministre
01:07:49Manuel Valls
01:07:49s'est élu à Barcelone
01:07:50c'est pour ça que le titre
01:07:51vous parle de Lyon à Barcelone
01:07:52il était à Barcelone
01:07:53pour présenter la naissance
01:07:54d'une fondation
01:07:56qui a pour but de lutter
01:07:57contre la recrudescence
01:07:58des actes antisémites
01:07:59en Espagne
01:07:59parce qu'il n'y a pas
01:08:00que la France
01:08:01qui est touchée
01:08:01je vous propose
01:08:02d'écouter justement
01:08:03ce que disait
01:08:04Manuel Valls
01:08:05lors de l'inauguration
01:08:06de cette école en Espagne
01:08:07mais je pense que le meilleur moyen
01:08:11de lutter contre
01:08:12l'antisionisme aujourd'hui
01:08:13c'est de soutenir Israël
01:08:15qui est en première ligne
01:08:17face à l'islamisme
01:08:19et qui combat
01:08:20qui a combattu
01:08:21le Hamas
01:08:22le Hezbollah
01:08:23ou l'Iran
01:08:24vous savez je dis souvent
01:08:25que si Israël tombe
01:08:27nous tombons
01:08:28et je trouve que
01:08:29les gouvernements européens
01:08:30et notamment
01:08:31le gouvernement espagnol
01:08:32ne sont pas engagés
01:08:33loin de là
01:08:34dans ce soutien
01:08:35à Israël
01:08:36et ils affaiblissent donc
01:08:37le combat
01:08:37contre l'antisémitisme
01:08:39Jordan Florentin
01:08:40c'est intéressant
01:08:40parce qu'on parle
01:08:41d'antisémitisme
01:08:42mais il parle d'antisionisme
01:08:43ce qui n'est pas
01:08:44tout à fait la même chose
01:08:45on doit être au pouvoir
01:08:46en capacité libre
01:08:47de critiquer l'état d'Israël
01:08:49l'antisémitisme
01:08:50c'est autre chose
01:08:51c'est la haine des juifs
01:08:51qui aujourd'hui
01:08:52et majoritairement
01:08:53beaucoup d'études le démontrent
01:08:54propagée dans une partie
01:08:56de la population
01:08:56notamment dans les quartiers
01:08:57donc il y a aussi
01:08:58la question
01:08:58mais il y a des gens
01:08:59qui jouent sur les mots
01:09:00c'est à dire que
01:09:01pour pas dire
01:09:01je suis antisémite
01:09:02il dit je suis antisioniste
01:09:03mais c'est là
01:09:05où c'est un peu compliqué
01:09:06en fait
01:09:06c'est propagé
01:09:06dans des milieux
01:09:07on parlait de couvre-feu
01:09:08tout à l'heure
01:09:09si on veut faire
01:09:09un couvre-feu
01:09:09sur l'antisémitisme
01:09:10on va mettre en couvre-feu
01:09:11beaucoup de cadres
01:09:12de la France insoumise
01:09:12je dois vous le dire
01:09:13c'est une très très bonne mesure
01:09:15je vous soutiendrai parfaitement
01:09:16il faut qu'on mette ça
01:09:18du point de vue moral
01:09:19du point de vue éthique
01:09:20civilisationnel
01:09:21politique
01:09:21mais aussi du point de vue humain
01:09:23c'est à dire qu'on le sait
01:09:24qu'il y a une grosse partie
01:09:25de l'immigration aujourd'hui
01:09:26notamment arabo-musulmane
01:09:27qui a une haine des juifs
01:09:29qui est prononcée
01:09:29qui est alimentée
01:09:30par des mouvements politiques
01:09:32et donc c'est face à tout ça
01:09:33qu'il y a plusieurs chantiers
01:09:34à ouvrir
01:09:34Franck Tapero
01:09:35elle est alimentée par quoi
01:09:36cette haine ?
01:09:37Juste une petite chose
01:09:38très importante
01:09:39l'antisionisme
01:09:39c'est pas la critique
01:09:42de la politique israélienne
01:09:44d'Israël
01:09:45c'est le refus
01:09:46le refus
01:09:47de donner aux juifs
01:09:49une terre
01:09:50qui est la terre ancestrale
01:09:51vraiment cette promesse
01:09:53de terre promise
01:09:54ça n'a rien à voir
01:09:55avec la politique
01:09:56ça a été transformé
01:09:57la haine de Netanyahou
01:09:58aujourd'hui
01:09:58oui voilà
01:09:59ça a été transformé
01:09:59depuis deux ans
01:10:00parce qu'il y a eu
01:10:00ce que j'appelle
01:10:01du révisionisme
01:10:02donc on fait
01:10:03une révision
01:10:04de ce qu'est le sionisme
01:10:05alors que le sionisme
01:10:06à la base
01:10:06d'une idée de gauche
01:10:07qui était l'inspiration
01:10:08justement
01:10:09à avoir un foyer juif
01:10:10en terre d'Israël
01:10:12donc c'est pas du tout ça
01:10:13ça a été transformé en
01:10:14ah le sionisme
01:10:15aujourd'hui c'est
01:10:16être pour Bibi Netanyahou
01:10:17d'abord
01:10:18c'est un tutu personnel
01:10:19et pour tous ces ministres
01:10:20d'extrême droite
01:10:21sachant qu'il y en a deux
01:10:22et que quand on connaît
01:10:23la politique israélienne
01:10:24avec cette proportionnelle intégrale
01:10:26on est obligé
01:10:26de faire alliance
01:10:27avec ses amis
01:10:27mais moi Franck Tapirot
01:10:28ce que j'ai du mal
01:10:30à comprendre
01:10:30c'est qu'on n'arrête pas
01:10:31de dire
01:10:32enfin certains
01:10:32n'arrêtent pas de dire
01:10:33en tout cas
01:10:33que les insoumis
01:10:34aujourd'hui
01:10:35propagent
01:10:36cette forme
01:10:37d'antisémitisme
01:10:38etc
01:10:38mais pourquoi
01:10:39il n'y a pas de condamnation
01:10:39parce que c'est ce qui vous répond
01:10:40les insoumis
01:10:41quand vous leur dites
01:10:42mais attention
01:10:43vos propos sont antisémites
01:10:44etc
01:10:44ils vous disent
01:10:45elles sont où les condamnations
01:10:46ce que je vous disais
01:10:47tout à l'heure
01:10:47il faut oser le dire
01:10:48encore une fois
01:10:49quand ils disent
01:10:49on n'a pas été condamnés
01:10:50si toutes les personnes
01:10:51qui avaient commis
01:10:52des exactions
01:10:52étaient condamnées
01:10:53ça se saurait
01:10:54mais eux
01:10:55je vous le dis
01:10:55il y a une justice
01:10:56aujourd'hui
01:10:57politique
01:10:57qui les protège
01:10:59vous voulez que je vous dise
01:10:59le nombre de plaintes
01:11:00que j'ai
01:11:01contre les insoumis
01:11:01c'est grave de dire ça
01:11:02il y a une justice politique
01:11:05qui protège les insoumis
01:11:06par rapport à l'antisémitisme
01:11:08Rima Hassan
01:11:09Thomas Porte
01:11:10il n'y a même pas d'instruction
01:11:12les concernant
01:11:13je vous en citer
01:11:13à toutes les personnes
01:11:14qui portent plainte
01:11:14le parquet de Paris
01:11:15pour le nommer
01:11:16bloc
01:11:18toutes les plaintes
01:11:19elles sont au frigo
01:11:19et j'en cite un troisième
01:11:21parce qu'on n'a toujours
01:11:22pas de réponse
01:11:22de la France Insoumise
01:11:23et le manuel bon par là-dessus
01:11:24est-ce que Dalit Diable
01:11:25qui est candidat numéro 2
01:11:26sur la liste à Tourcoing
01:11:27qui s'est moqué
01:11:28de l'otage francois israélien
01:11:29mi-HM
01:11:29est toujours candidat
01:11:30ou pas aux élections municipales
01:11:32à Tourcoing
01:11:32pas de réponse
01:11:33vous aussi vous avez le sentiment
01:11:34qu'ils sont protégés
01:11:35bien sûr
01:11:36et puis ça se répand
01:11:38même chez les Verts
01:11:39les écolos
01:11:40les partis social
01:11:41Camille Brère
01:11:41ils sont protégés
01:11:41les insoumis
01:11:44c'est très dur de dire ça
01:11:45parce que ça veut dire
01:11:46que vous ne pouvez plus
01:11:47avoir confiance à la justice
01:11:47à partir du moment
01:11:48où il y a des insoumis
01:11:49qui seraient protégés
01:11:51ça veut dire qu'on peut
01:11:51imaginer des tas d'autres choses
01:11:53non mais il y a une forme
01:11:54d'impunité envers ce parti
01:11:55que je ne comprends pas
01:11:56et il y a une forme aussi
01:11:58je dirais même
01:11:59d'embrigadement intellectuel
01:12:01auprès d'une certaine population
01:12:02pour récupérer
01:12:03tout simplement
01:12:04des voix politiques
01:12:05abus politiques
01:12:07mais
01:12:07tout ça
01:12:09c'est nullement condamné
01:12:11c'est ce que disait
01:12:11monsieur Tapirot
01:12:12on ne comprend pas
01:12:13pourquoi ce n'est pas condamné
01:12:14bon merci à tous
01:12:15merci à tous en tout cas
01:12:16d'avoir été avec nous
01:12:17merci de nous avoir suivis
01:12:18on se retrouve en direct
01:12:19à partir des heures 35
01:12:20dans un instant
01:12:20c'est Sonia Babrouk
01:12:21à demain
01:12:21et d'ici là
01:12:22soyez prudents
01:12:22merci à tous en tout cas
01:12:27merci à tous en tout cas
01:12:28merci à tous en tout cas
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