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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00On y va, jingle ou pas jingle ? Pas jingle !
00:00:06Lundi 19 janvier 2026, Morandini Live numéro 1788 sur CNews Première,
00:00:11sur l'Info de France. Bonjour et bienvenue en direct.
00:00:13Tout d'abord, bien sûr, ce drame en Espagne avec cet accident de train
00:00:17et un bilan qui ne cesse de s'alourdir.
00:00:19Depuis hier soir, à cet instant, nous en sommes à 39 morts.
00:00:23Les experts se disent extrêmement surpris par les circonstances de l'accident.
00:00:27La commission d'enquête indépendante sur les accidents ferroviaires a été saisie
00:00:31et il faudra au moins un mois pour avoir des réponses.
00:00:34Alors que sait-on vraiment sur ce qui s'est passé ?
00:00:37On part tout de suite en direct en Espagne.
00:00:39Rejoindre le correspondant de CNews, Frédéric Traini.
00:00:41Bonjour Frédéric. Que sait-on ce matin ? Il est 10h39.
00:00:48Alors écoutez, le bilan provisoire pour l'instant parle effectivement de 39 morts,
00:00:51150 blessés dont 24 dans un état grave.
00:00:54C'est un bilan très lourd qui a choqué toute l'Espagne.
00:00:56La famille royale a exprimé sa grande inquiétude.
00:00:59Le Premier ministre Pedro Sanchez lui parle d'une nuit profonde douleur pour tout le pays
00:01:05suite à cet accident qui effectivement a impliqué deux TGV.
00:01:09Le premier en partance de Malaga dans le sud avec 300 personnes à son bord
00:01:12et qui se dirigeait vers Madrid et qui a déraillé à la hauteur d'Aldamus près de Cordoue.
00:01:18Le problème c'est que deux voitures ont empiété sur la voie d'à côté
00:01:21et le train qui venait en face depuis Madrid avec 200 personnes à son bord est venu percuter de plein fouet.
00:01:27Le premier train, le choc a été effroyable.
00:01:29Les témoins parlent de celle dantesque.
00:01:32Les pompiers évoquent un enchevêtrement de tôle et de ferraille
00:01:35dans lequel doivent rester plusieurs corps qui devraient être mis à jour dans les heures qui viennent
00:01:41et donc alourdir encore ce bilan.
00:01:42Effectivement, les autorités ne comprennent pas ce qui s'est passé.
00:01:45Le ministre des Transports, Oscar Pointe, estime qu'il s'agit de conditions extrêmement étranges
00:01:52puisque l'accident a eu lieu sur une ligne droite, sur une voie qui venait d'être rénovée
00:01:56dans un train IRIO de la compagnie italienne qui venait d'être rénovée et inspectée
00:02:03et qui était tout neuf.
00:02:05Donc voilà, effectivement, comme vous l'avez dit, une enquête va être ouverte.
00:02:08Elle durera au minimum un mois.
00:02:09Merci beaucoup Frédéric Traini en direct d'Espagne.
00:02:12On vous retrouvera tout à l'heure en 11h30 pour vous faire un nouveau point, bien évidemment.
00:02:16Dans l'actualité également en France cette fois, ce n'est que tôt ce matin, vers 4h,
00:02:20que les incidents ont pris fin dans Paris et en particulier dans le secteur des Champs-Elysées
00:02:24après la victoire du Sénégal hier lors de la Cannes 2025.
00:02:28C'était la finale.
00:02:29Ce sont des dizaines de personnes très jeunes qui se sont affrontées aux forces de l'ordre
00:02:33en multipliant les charges et les attaques.
00:02:36Nous allons vous montrer toutes les images des incidents qui se sont déroulés cette nuit
00:02:41alors que l'Omerta se poursuit dans la plupart des médias qui ne montrent pas ces images
00:02:46et pour certains n'évoquent même pas les incidents.
00:02:49Et bien sûr, dans Morandini Live, vous verrez les images des incidents dès le début de notre émission.
00:02:55De nombreuses forces de l'ordre avaient été mobilisées, avec en particulier la Brave M
00:02:59qui a dû intervenir à plusieurs reprises et alors qu'un important dispositif policier
00:03:03avait pourtant été mis en place.
00:03:05A Nanterre, un nouveau drame lié à la consommation de protoxyde d'azote au volant.
00:03:10Un conducteur a été interpellé hier, soupçonné d'avoir provoqué un accident de la route mortelle.
00:03:15Malgré les alertes et malgré les campagnes de prévention,
00:03:18il aurait pris le volant sous l'emprise de ce gazier larrant.
00:03:21Il est aux alentours de 4h du matin ce dimanche au niveau d'une sortie de l'autoroute A86
00:03:27quand une voiture avec 5 personnes à bord a percuté deux autres véhicules à l'arrêt à ce feu rouge.
00:03:35Après la collision, l'une des deux voitures percutées a immédiatement pris feu.
00:03:39Son chauffeur n'a pas eu le temps de sortir de l'habitacle.
00:03:43Le conducteur du second véhicule a été quant à lui grièvement blessé et transporté à l'hôpital.
00:03:48Les 4 autres passagers ont également été blessés.
00:03:52Un drame, le conducteur responsable de l'accident a quant à lui pris la fuite à pied
00:03:56avant d'avoir été interpellé hier par le service du traitement judiciaire des accidents
00:04:01à annoncer la préfecture de police.
00:04:04D'après les premiers éléments de l'enquête,
00:04:05l'homme est suspecté d'avoir consommé du protoxyde d'azote avant le drame.
00:04:09Un fléau répandu chez les jeunes qui sidèrent ses habitants.
00:04:12Je me dis, là j'ai peur pour mes filles mais j'aurais peur aussi pour leurs propres enfants
00:04:17parce que ça va en dégradant, je trouve.
00:04:21Donc il faut que nous on soit encore plus dans la prévention, dans le dialogue.
00:04:25Imaginez-vous si un jour vous vous appelez, disons votre fils est mort,
00:04:30ou votre fils il a fait un accident pareil.
00:04:32Imaginez-vous le douleur et tout ça, c'est incroyable.
00:04:35Une enquête a été ouverte pour homicide routier aggravé dans des lits de fuite
00:04:39et blessure routière aggravée dans des lits de fuite.
00:04:42Les violences et les deals vont-ils tuer les centres-villes ?
00:04:46Nous allons prendre trois exemples et trois villes ce matin à Nancy,
00:04:49côté de la place Stanislas, où le trafic de stupéfiants se fait en plein jour
00:04:53et en plein centre-ville.
00:04:55Commerçants et riverains subissent l'insécurité au point d'envisager
00:04:57de fermer boutiques et de déménager.
00:05:00On parlera de Nancy mais aussi de Marseille puisqu'on a appris que les salariés d'Orange
00:05:04ne reviendront pas dans le bâtiment qu'ils avaient quitté en urgence
00:05:07en raison des coups de feu et du deal.
00:05:09Et on parlera aussi de Lyon, où l'insécurité franchit un nouveau cap.
00:05:13Trafic, violence, sentiments d'abandon.
00:05:15Policiers et commerçants tirent la sonnette d'alarme.
00:05:18Page spéciale donc sur cette violence en centre-ville à partir de 11h.
00:05:22Deux chauffeurs routiers honteux étaient victimes d'un braquage spectaculaire
00:05:25cette semaine en région parisienne.
00:05:26Ils conduisaient des camions chargés d'appareils électroniques de la marque Apple.
00:05:30Les malfaiteurs sont repartis avec un butin d'au moins 4 millions d'euros.
00:05:34C'est aux alentours de 5h du matin, ce mardi dans le Val d'Oise,
00:05:39que deux chauffeurs routiers quittent leur entrepôt.
00:05:42A bord de leur poids lourd, des centaines de téléphones et d'ordinateurs Apple
00:05:46destinés à la livraison.
00:05:49Mais à peine ont-ils parcouru quelques mètres que la route leur est bloquée.
00:05:53Devant eux, une dizaine d'hommes cagoulés et armés de haches.
00:05:57Selon les premières déclarations des victimes,
00:05:59les deux chauffeurs auraient été ligotés et retenus plusieurs heures
00:06:03avant d'être déplacés sous un pont à une quinzaine de kilomètres.
00:06:07A l'issue du braquage, les malfaiteurs auraient transféré la cargaison
00:06:10dans un autre camion avant de prendre la fuite.
00:06:14Un braquage qui rappelle celui survenu fin décembre à Duny, en Seine-Saint-Denis,
00:06:19où plus de 50 000 appareils électroniques avaient été dérobés
00:06:23pour un montant estimé à 37 millions d'euros.
00:06:26Souvent les entrepôts sont insuffisamment sécurisés.
00:06:30Les camions sont conduits par un chauffeur
00:06:35et forcément autour de ça, il n'y a pas d'autre système de sécurisation.
00:06:40On peut facilement gagner de l'argent.
00:06:43Donc le ratio entre le risque encouru et le butin
00:06:46est largement en faveur des malfaiteurs.
00:06:49Une enquête a été ouverte pour enlèvement et séquestration
00:06:52en bandes organisées, vols à main armée et associations de malfaiteurs.
00:06:57Le préjudice est évalué à plus de 4 millions d'euros.
00:07:00Cette polémique pour la Grande Mosquée de Paris
00:07:03après la diffusion d'une conférence d'un écrivain
00:07:05affirmant à plusieurs reprises que pendant la Choua,
00:07:08seulement 1 million de personnes auraient été tuées,
00:07:11ce qui est totalement faux bien évidemment,
00:07:13en comparant aux 1,5 million de victimes de la guerre d'Algérie.
00:07:16Là encore, le chiffre est faux.
00:07:17De fausses informations négationnistes que la Grande Mosquée
00:07:20n'a pas encore condamnées.
00:07:22D'ailleurs, la vidéo est toujours en ligne.
00:07:23Le 19 novembre dernier, Gabriel Souleka, écrivain et militant algérien,
00:07:31intervient au sein même de la Grande Mosquée de Paris
00:07:34pour parler de son livre intitulé
00:07:36« Insoumis, Algérie, histoire d'une guerre ».
00:07:39Lors de cette conférence, l'écrivain mettant en parallèle
00:07:42les morts de la guerre d'Algérie avec celle de la Choua.
00:07:451,5 million de morts pendant 8 ans ?
00:07:48La guerre la plus longue du XXe siècle ?
00:07:50Plus longue que celle d'Indochine ?
00:07:51Plus longue que la Seconde Guerre mondiale ?
00:07:531,5 million de morts.
00:07:56C'est un chiffre effarant.
00:07:58Ça dépasse les 1 million de morts de la Choua
00:08:00dont on nous parle de manière systématique.
00:08:03En réalité, plus de 6 millions de personnes ont été tuées pendant la Choua.
00:08:07Mais cette conférence des mercredis du Savoir
00:08:10sera retransmise en direct sur la chaîne YouTube
00:08:13de la Grande Mosquée de Paris.
00:08:15Et la vidéo est toujours visible aujourd'hui.
00:08:18Cette minimisation du nombre de victimes est intolérable pour l'Alicra
00:08:22qui dénonce également l'absence de réaction de la Grande Mosquée.
00:08:26C'est totalement inimaginable qu'une telle institution
00:08:30puisse laisser dire sans réagir, sans corriger,
00:08:34sans faire de démenti aujourd'hui encore de tels propos.
00:08:38Ce n'est pas l'Alicra qui s'en émeut,
00:08:40c'est la République toute entière qui doit s'en émouvoir.
00:08:43La commission juridique de l'Alicra a été saisie.
00:08:46Les faits devraient être dénoncés au parquet dans la semaine.
00:08:50Contacté, la Grande Mosquée de Paris n'a pas répondu à nos sollicitations.
00:08:55Pour l'heure, aucune excuse publique n'a été faite par son recteur.
00:08:58Et puis c'est aujourd'hui que la commission parlementaire sur l'audiovisuel public
00:09:02va reprendre, après une pause qui a été officiellement destinée, je cite,
00:09:06à faire retomber la pression.
00:09:08Mais on va dire les choses, celui qui gêne, c'est le rapporteur Charles Aloncle,
00:09:11car il pose les vraies questions et surtout, il exige des réponses.
00:09:15Après plusieurs semaines de suspension,
00:09:19la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public va reprendre ce lundi.
00:09:23Depuis son lancement fin novembre, le climat est électrique.
00:09:27Charles Aloncle, député UDR, rapporteur des travaux,
00:09:30reçoit la foudre de la gauche qui l'accuse de transformer ses auditions en tribunal politique.
00:09:35Petit point sur la commission d'enquête du groupe UDR sur l'audiovisuel public.
00:09:40Elle sort de ses rails pour n'être plus qu'un procès à charge.
00:09:43La députée écologiste Sophie Taillé-Pollian parle même d'une chasse aux sorcières.
00:09:48Cette commission doit s'arrêter, c'est une véritable chasse aux sorcières,
00:09:52les méthodes dignes de McCarthy.
00:09:54La présidente de l'Assemblée nationale a appelé le rapporteur à garder un maximum de dignité,
00:09:59tout en rappelant...
00:10:00Parfois, les commissions d'enquête peuvent être dévoyées ou utilisées à des fins politiques.
00:10:04Mais Charles Aloncle reste déterminé.
00:10:07On ne me baïonnera pas, on ne me censurera pas.
00:10:10J'irai jusqu'au bout de ma mission avec pour seule boussole
00:10:13la transparence sur l'utilisation de l'impôt des Français.
00:10:16Le député sciotiste peut compter sur le soutien du président du Rassemblement national,
00:10:21Jordan Bardella, qui salue un travail remarquable.
00:10:24Pour tenter d'affaiser les tensions,
00:10:25une réunion extraordinaire du bureau de la commission s'est tenue le 6 janvier dernier.
00:10:30Plusieurs principes ont été actés,
00:10:32dont le fait, pour les députés concernés, de rester discret dans les médias et sur les réseaux sociaux.
00:10:38Et puis dans cette actualité plutôt sombre, un peu de sourire en fin d'émission,
00:10:41car je recevrai en direct sur le plateau Mister France.
00:10:43Il a été élu ce week-end, il s'appelle Maxence Brevillet.
00:10:46Il a 26 ans, il est natif de Martinique, devenu Auvergnat d'adoption.
00:10:50Il mesure 1m93, 82 kg.
00:10:52Il est sportif, il a été licencié au stade Toulousain du Tennis Club.
00:10:56Alors, pourquoi devenir Mister France ?
00:10:58Est-ce le retour de l'homme-objet ?
00:11:00Et au fait, à quoi ça sert un Mister France ?
00:11:01Il répondra tout à l'heure à toutes les questions à partir de 11h30,
00:11:05en direct dans Mourandini Live.
00:11:07Mais comme tous les jours, les tops et les flops d'audience avec un autre Mister.
00:11:10Mais c'est que Mister Audience, lui.
00:11:11Kévin Vatan.
00:11:12Vendredi soir, c'est France 2 qui est arrivé en tête avec sa série César Wagner.
00:11:17Et seule chaîne a dépassé les 3 millions, avec 3 128 000 personnes au rendez-vous.
00:11:22Du côté de TF1, nouvelle déception pour qui sera le plus nu.
00:11:25Le divertissement 2, Camille Comballe a poursuivi sa chute.
00:11:29Si le lancement il y a 15 jours avait cartonné à plus de 4 millions,
00:11:32il est tombé vendredi à 2,8 millions.
00:11:34La soirée de vendredi n'était pas à la fête pour France 3 et M6 qui ont fait flop.
00:11:38La boîte à secret de Faustine Bollard n'a fait qu'un million quatre,
00:11:41suivi de près par le magazine de Julien Courbet, Arnaque.
00:11:44Samedi soir, personne n'a dépassé les 3 millions de téléspectateurs,
00:11:47mais deux chaînes y étaient très proches.
00:11:49C'est France 3 qui est arrivé en tête avec sa série Enquête parallèle
00:11:52avec 2 999 000 téléspectateurs.
00:11:55Et la chaîne a été suivie de près par Cyril Ferrault
00:11:58qui a bien résisté sur France 2 avec son jeu The Floor.
00:12:01Les deux chaînes publiques ont donc battu la Star Academy sur TF1
00:12:04qui est arrivée juste derrière.
00:12:06Ce sont 2 887 000 personnes qui ont assisté à l'élimination de Bastiane
00:12:10aux portes des demi-finales.
00:12:12M6 a une nouvelle fois été mise en difficulté
00:12:15avec seulement 1 300 000 téléspectateurs
00:12:17devant sa série NCIS, Tony Enziva.
00:12:20Hier soir, qui de TF1 ou France 2 a remporté la soirée ciné du dimanche ?
00:12:24Eh bien, c'est la une qui a dominé la soirée avec un joli score.
00:12:28Le film Maison de retraite a rassemblé près de 4 100 000 téléspectateurs.
00:12:33Avec la Coupe d'Afrique des Nations,
00:12:34M6 réalise un bon score et arrive deuxième.
00:12:36Ce sont 3 369 000 personnes qui ont assisté à la victoire du Sénégal face au Maroc.
00:12:42Avec sa série Meurtre en eau trouble, France 3 réalise un score très correct à 2,7 millions.
00:12:47France 2 est quant à elle reléguée à la quatrième place avec le film Back Nord
00:12:50qui a rassemblé un peu plus de 2 millions de téléspectateurs.
00:12:52Mister Audience vous dit à demain.
00:12:54Allez, à demain, on est fait avec de nouvelles audiences.
00:12:57Je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:13:00Lino Delacroix, bonjour.
00:13:01Bonjour.
00:13:01Merci d'être avec nous, journaliste à frontière.
00:13:03Ludovic Thoreau, bonjour.
00:13:04Bonjour.
00:13:05Maire UDI de Coubron.
00:13:07Également Jérôme Dubus, bonjour.
00:13:08Bonjour.
00:13:08Merci d'être là, consultant politique.
00:13:10Et Mathias Lebeuf, journaliste et docteur en philosophie.
00:13:12Bonjour d'être là.
00:13:13Et puis pour la rédaction de CNews, Thomas Bonnet, bonjour.
00:13:15Bonjour.
00:13:16Journaliste politique.
00:13:17Et puis Mathieu Devesse, bonjour.
00:13:18Bonjour.
00:13:18Journaliste police, justice à CNews.
00:13:21Et on va commenter par ce sujet dont on ne parle pas ailleurs.
00:13:24C'est un peu l'omerta dans les médias ce matin sur les incidents qui se sont produits
00:13:27pourtant jusqu'à 4 heures du matin.
00:13:29Des incidents qui ont pris fin dans Paris, en particulier dans le secteur des Champs-Elysées
00:13:34après la victoire du Sénégal hier lors de la Cannes 2025.
00:13:38Ce sont des dizaines de personnes, a priori très jeunes, qui se sont affrontées aux forces
00:13:42de l'ordre.
00:13:43Les forces de l'ordre qui ont été victimes de charges, qui ont été victimes d'attaques
00:13:47et qui ont dû riposter.
00:13:48On va vous montrer toutes les images et puis on va aussi se demander pourquoi les autres
00:13:53médias n'en parlent pas.
00:13:54Est-ce qu'il y a des consignes et qu'est-ce qu'on ne veut pas froisser en ne montrant
00:13:57pas ces images ?
00:13:58Tout d'abord, le rappel des faits de la nuit.
00:14:03En quelques minutes, la joie a laissé place au débordement, en marge de la victoire du
00:14:11Sénégal dans la Coupe d'Afrique des Nations hier soir.
00:14:13Dans le quartier de Barbès à Paris, la voie publique est envahie.
00:14:19Des mortiers d'artifices sont tirés en l'air.
00:14:23Les policiers interviennent pour dégager la route.
00:14:29Quelques gaz lacrymogènes sont tirés.
00:14:32Du mobilier urbain est dégradé.
00:14:33Sur les Champs-Elysées, huit compagnies de CRS, un drone et la brigade motorisée, la
00:14:40Brave M, sont déployées.
00:14:43Des affrontements éclatent.
00:14:48Certains automobilistes sont arrêtés.
00:14:52Les drapeaux sont également confisqués aux quelques supporters ayant tenté de célébrer
00:14:58sur la venue.
00:14:58Voilà donc, et ça a duré jusqu'à environ 4 heures du matin, donc ça a duré très
00:15:04tard.
00:15:05Mathieu Devez, vous avez fait le point il y a quelques instants seulement avec la
00:15:08préfecture pour savoir où en en était, quel était le bilan de cette nuit.
00:15:10Oui, ce bilan qui vient de tomber.
00:15:12Donc, de sources policières, on en est à 25 interpellations, dont 17 à Paris pour
00:15:16violences volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique, recèles de vols,
00:15:21outrages et rébellions ainsi que pour usage de mortiers.
00:15:24Très intéressant ce chiffre, 168 verbalisations au titre de l'arrêté d'interdiction de
00:15:31rassemblement sur les Champs-Elysées, car il est important de le rappeler, la préfecture
00:15:34avait bien interdit tout rassemblement donc sur les Champs-Elysées.
00:15:39On est à 53 verbalisations, je vais y arriver pour d'autres infractions, notamment
00:15:44routières, 10 amendes forfaitaires délictuelles, 17 véhicules incendiés, 2 poubelles et puis
00:15:50ce bilan sanitaire est également toujours intéressant de savoir combien il y a de blessés,
00:15:53notamment côté force de l'ordre, on en est à 11 policiers blessés, 1 à l'épaule,
00:15:581 à l'arcade sourcilière, 1 à la tête, 8 pour des douleurs musculaires et 1 supporter
00:16:04blessé, on me dit, à Barbès, à Barbès dans le 18e arrondissement de Paris après
00:16:07la chute d'un feu tricolore et puis surtout, ça pose beaucoup de questions quand on voit
00:16:11ces images notamment de rassemblement sur les Champs-Elysées alors que c'était interdit.
00:16:15D'abord, ces supporters qui se sont bien rassemblés, l'État est-il encore capable de
00:16:21faire respecter une interdiction ? Interdiction qu'il a donc annoncée. Peut-on encore prévenir
00:16:25des rassemblements, ces fameux rassemblements dits spontanés, sur des lieux ultra symboliques ?
00:16:30On est quand même sur les Champs-Elysées à Paris. Voilà un peu pour ce bilan qui devrait
00:16:34encore évoluer puisque, vous l'avez dit, jusqu'à 4h du matin, il y a eu la fête et ce
00:16:38rassemblement, il était interdit donc jusqu'à 2h du matin ce lundi sur les Champs-Elysées.
00:16:42Et ce qui est intéressant, c'est de savoir qu'il y a 11 policiers blessés, ce qu'on
00:16:45ne savait pas jusque-là et c'est l'information que vous nous donnez, 11 policiers qui ont
00:16:47été blessés à travers la France. Ça a été calme ou ça a été agité ?
00:16:51Ça a été agité. Ça a été agité, notamment à Nice. Il y a eu 7 personnes interpellées
00:16:55pour jets de mortiers. Fort heureusement, une source policière à Nice me prévient qu'aucun
00:17:00policier a été blessé. Allez, on grimpe un peu, on va dans le Grand Est, si vous le voulez
00:17:04bien, à Mulhouse avec une centaine de personnes qui étaient réunies en centre-ville. Et là, on a bien
00:17:08eu des tirs de mortiers. On me signale, notamment dans le Grand Est, des tirs de mortiers à
00:17:12l'encontre des policiers. Ces derniers ont dû répliquer, vous vous en doutez, avec
00:17:16notamment des tirs de LBD. Ce sont mes informations. Ensuite, à Oyonna, on est dans l'Ain. 300 personnes
00:17:21qui étaient réunies en centre-ville. Et là encore, quelques tensions avec toujours ces
00:17:26tirs de mortiers. Je tiens à préciser notamment qu'à Paris, c'était interdit, ces engins
00:17:30pyrotechniques. Pas dans d'autres villes. Poubelles placées au milieu des routes, 5 personnes
00:17:34interpellées. Et puis Marseille. En revanche, Marseille, ça s'est plutôt bien passé. On me
00:17:38signale, 500 personnes qui étaient réunies sur le vieux port. Alors là, il y avait un
00:17:41rassemblement qui a été autorisé, contrairement à Paris, avec une fanzone. Fanzone, vous
00:17:45savez, c'est-à-dire un écran géant sur toute la place. Ambiance festive, me dit-on, avec
00:17:49beaucoup de fumigènes, mais pas de dégâts. Enfin, des tirs de mortiers signalés à
00:17:53Dunkerque, Roubaix et Lille. Mais on me signale que ces tirs n'ont pas visé les forces de
00:17:58l'ordre. Lino Delacroix, c'est quand même assez sur Alice de voir la situation, de voir
00:18:02tout ce qui s'est passé cette nuit. Et honnêtement, moi, ce matin, je regardais comme chaque
00:18:06matin, je fais le tour un peu de toutes les chaînes à fond. Personne
00:18:08n'en parlait. À part ces news, aucune chaîne ne parlait de ce qui s'est passé. Et
00:18:11pourtant, le bilan, vous l'avez, c'est des bilans officiels, en plus. Il y a même
00:18:1511 blessés à Paris. Et c'est passé sous silence. Il y a une omerta totale.
00:18:18Ah non, mais ce qui est édifiant, c'est l'énumération des villes. On a en fait passé
00:18:21deux heures dessus. Alors, ce qui est peut-être encore plus éloquent, ce qui est peut-être
00:18:25encore plus édifiant, c'est que ça se déroulait à Paris. Ça s'est déroulé dans
00:18:27toutes les métropoles. On ne peut pas avoir une cécité dessus. Et alors, on va
00:18:30me dire, oui, mais dans le football, en fait, finalement, la violence a toujours fait
00:18:33partie du sport. On va faire l'énumération de ce qu'on a pu entendre. Violence,
00:18:37outrage, utilisation de mortier, véhicule incendie, poubelle brûlée. Les Français
00:18:40n'en peuvent plus. Et la double sentence, c'est qu'effectivement, vous le disiez
00:18:44très bien, il y a une omerta des médias dessus. Cela n'est pas relayé. Pourtant,
00:18:49les Français, eux, l'ont bien vu dans la rue. Et donc, c'est une incompréhension
00:18:52de point à part.
00:18:53Jérôme Dubus, Mathieu devait se poser une question tout à l'heure en disant, mais est-ce
00:18:55que la police, aujourd'hui, les forces de l'ordre ne peuvent plus faire respecter
00:18:58une interdiction ? Par exemple, il y avait interdiction de se réunir sur les Champs-Elysées.
00:19:01Or, quasiment la moitié des images qu'on vous montre se passent sur les Champs-Elysées
00:19:05et autour des Champs-Elysées. Cela veut dire, est-ce qu'on ne peut plus le faire ? Et
00:19:08j'ajoute à ça une réflexion, moi, que j'ai vu beaucoup sur les réseaux sociaux
00:19:11ce matin. Les gens disent, mais où sont les blindés ? Sur les agriculteurs, on en voit
00:19:14les blindés dès qu'ils manifestent. Là, on ne les voit pas.
00:19:17– Alors, il y a deux explications. On est dans la doctrine Nunes, qui était préfet
00:19:21de police. Vous savez qu'il avait un peu changé la doctrine de maintien de l'ordre
00:19:24dans Paris par rapport au préfet Lallemand, qui était beaucoup plus dur. On lui avait
00:19:29reproché, d'ailleurs, à l'époque. Et Nunes est arrivé. Il a changé un peu cette
00:19:32doctrine de maintien de l'ordre. Bon, il y a deux explications. Soit on a laissé faire
00:19:36volontairement, première explication, soit ils ont été dépassés. Moi, je préfère
00:19:41quand même la première explication. Parce que s'ils ont été dépassés, on savait
00:19:45ce qui s'était passé en quart de finale, en demi-finale. Il y avait déjà eu des incisants,
00:19:50notamment sur les Champs-Elysées, avec les Algériens, etc. On était capables, à
00:19:55mon avis, de le faire. – Je pense aussi que s'il y avait ordre, que ça n'existe
00:20:00pas, ça n'aurait pas existé. – Donc pourquoi ? C'est la question qu'on doit
00:20:03se poser. – Ludovic Thoreau, pourquoi ? – Vous disiez l'omerta parce que c'est
00:20:08un échec. C'est-à-dire qu'on ne va pas passer quelque chose ou on ne peut plus rien.
00:20:10– Sauf si on a laissé faire. – Alors là, on ne sait pas si on a laissé. Mais même
00:20:13si on n'est pas laissé faire. Mais combien il va falloir mettre de policiers qui vont
00:20:16être blessés pour arrêter tout ça ? Je veux bien qu'on mette le double trip de
00:20:19policiers biens. – Un policier blessé à Paris. – Mais c'est ça, c'est une fête.
00:20:23C'est un événement sportif. Et systématiquement, il faut prévoir le pire. Alors c'est vrai
00:20:27qu'on aurait pu imaginer une fanzone quand même. On savait qu'il allait se réunir.
00:20:31On aurait pu dire, allez, on bloque un stade. Vous vous revoyez tout cela. Comme
00:20:34ils ont fait à Marseille. – Et d'autant que ça s'est bien passé à Marseille.
00:20:36– C'est ce que je vous dis, Jean-Marc. On savait qu'il allait se réunir dans ce genre
00:20:39de choses, vu que la partie a été un peu tendue quand même, si vous l'avez vu.
00:20:42Donc on savait qu'il serait sorti un peu énervé. Et bien s'il y avait une grande
00:20:45fanzone, il serait été à cet endroit-là. Et voilà. Mais s'il cherche un endroit,
00:20:48donnons-le au moins l'endroit où il s'énerve. Et moi, dans un stade, on ne va pas casser
00:20:52grand-chose, à part l'air pas faire. – Non mais la fanzone n'empêche pas
00:20:54toujours… – Oui, parce qu'après, il y a la sortie, la fanzone. Il faut que ça
00:20:57soit bien à la sortie aussi. – Mais proposons quelque chose, puisque la police
00:20:59ne suffit pas. – Je suis d'accord. Je vais donner la parole à Thomas et à Mathias
00:21:03dans un instant, mais il est 11h sur CNews. Voici le CNews Info. Et c'est avec
00:21:07Somaya Labili.
00:21:07– À la une de l'actualité, les bourses européennes dans le rouge à l'ouverture.
00:21:15Le CAC 40 perdait 1,62%. Quand la bourse de Francfort chutait de 1,44 points et celle
00:21:21de Londres affichait moins 0,45%. Un mauvais début de semaine dont l'origine nous vient
00:21:27de l'autre côté de l'Atlantique. Et des nouveaux droits de douane de 10% annoncés
00:21:31par Donald Trump en réaction à la riposte des Européens face à sa volonté d'annexion
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00:22:58en aide aux secours et un hôpital de campagne dressé non loin de l'accident. Accident qualifié
00:23:03d'extrêmement étrange par les autorités. Malgré le couvre-feu nocturne, au moins 19 morts
00:23:09dans les incendies qui embrasent le Chigui. Les feux attisés par de fortes températures et
00:23:14des vents violents se sont déclarés samedi dans les régions de Noublé et du Bio-Bio,
00:23:18à environ 500 km au sud de la capitale, Santiago. Selon les autorités, quelques
00:23:24300 habitations ont pour leur été détruites mais ce chiffre est largement sous-estimé.
00:23:29Il y en aura à coup sûr plus de 1000 à affirmer le chef de l'État.
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00:23:39du Daily Mail devant la haute cour de justice de Londres. Avec d'autres célébrités, le
00:23:43fils cadet du roi l'accuse d'avoir eu recours à des pratiques illégales comme des écoutes,
00:23:49des filatures et de la corruption pour collecter des informations. Le procès qui débute aujourd'hui
00:23:54devrait durer 9 semaines au total.
00:23:56Merci beaucoup Sobaï. On vous retrouve tout à l'heure pour faire un nouveau point sur
00:24:00l'actualité. Ce sera à midi. On continue à parler de cette omerta dans les médias
00:24:03donc avec ces images qu'on vous montre sur CNews depuis ce matin. Images des incidents
00:24:09qui se sont déroulés cette nuit dans Paris. Thomas Bonnet, on se demandait tout à l'heure
00:24:12pourquoi finalement personne ne parle de ça alors qu'il y a 11 blessés à Paris, qu'il
00:24:16y a eu des incidents dans de nombreuses villes de France comme Mathieu Deves nous l'a expliqué
00:24:19il y a quelques instants. Et c'est un fait quand même. Ce sont des choses qui se sont passées.
00:24:23Pourquoi est-ce qu'il n'y a même pas une brève, même pas une allusion dans certains
00:24:26médias sur ça ? J'ai regardé le 6h de France 2 par exemple. Il n'y a pas eu un demi-mot
00:24:31sur ce qui s'est passé. Pas un demi-mot.
00:24:33Ça me rappelle la fête de la musique où avant que les réseaux sociaux ne s'emparent des
00:24:36images en effet déplorables auxquelles on avait pu assister, personne dans l'espace
00:24:40médiatique non plus en parlait. Bon, on sait bien qu'il y a un agenda idéologique
00:24:43dans une partie de la presse et ces images-là n'arrangent pas cet agenda. C'est indéniable.
00:24:48Moi, je voulais revenir aussi sur le fait du maintien de l'ordre. Vous avez parlé des blindés.
00:24:50Je pense qu'il ne faut pas se méprendre. Les blindés, même si j'ai regretté moi
00:24:54qu'ils aient été déployés face aux agriculteurs, il s'agissait d'avoir du matériel adapté
00:24:58aussi aux tracteurs qui sont mobilisés pour les agriculteurs. Là, on n'est pas du tout
00:25:01dans le même cas d'espèce. En revanche, ce qui m'étonne, c'est que par exemple au
00:25:05moment des Gilets jaunes, ça se passait précisément au même endroit sur les Champs-Elysées,
00:25:08il y avait ce qu'on appelle des interdictions de paraître, des arrestations.
00:25:10C'est-à-dire qu'on allait contrôler des gens qui partaient parfois de régions parisiennes
00:25:14pour venir à Paris. On les empêchait de venir sur les Champs-Elysées.
00:25:17Donc ça veut dire que c'est possible de la part des policiers. Là, on ne le fait pas
00:25:20alors qu'on sait pertinemment que vous avez des...
00:25:22Là, on voit la Bravem, par exemple. Sur les images, on est en train de voir la Bravem
00:25:25qui est intervenue hier. Honnêtement, la Bravem, ils sont très efficaces.
00:25:29Donc s'ils veulent disperser tout le monde rapidement, ils savent le faire.
00:25:31Surtout, en fait, on sait à chaque fois qu'il y a un événement de cet ordre-là
00:25:34qu'on peut avoir des débordements avec des personnes qu'on connaît
00:25:37qui sont les mêmes parfois que...
00:25:38Non, ce qui veut dire qu'on laisse faire. Vous êtes plutôt dans l'hypothèse
00:25:40d'on a laissé faire.
00:25:41Je pense qu'on a voulu cantonner un périmètre précis
00:25:44en essayant de...
00:25:45Mais pourtant, les Champs, c'est interdit. Là, les images qu'on voit,
00:25:47c'est sur les Champs-Elysées. On avait dit que les Champs-Elysées, c'est interdit.
00:25:50Pour moi, ils ont voulu limiter la casse et pas interdire
00:25:52totalement ça. Et c'est important de préciser
00:25:54quand même qu'il ne s'agit pas de supporters.
00:25:56Pas que de supporters de l'équipe du Sénégal.
00:25:58C'est des gens qui, en fait, profitent de la fête
00:26:00pour faire des dégradations.
00:26:02Mathias Leboeuf qui va nous expliquer que tout ça, c'est normal,
00:26:04c'est le foot.
00:26:04Bah, moi, je crois qu'on en a...
00:26:06Je crois qu'on en a peu parlé.
00:26:10BHM en a parlé ce matin,
00:26:12il me semble, vers 7h.
00:26:14France Info, France Info également.
00:26:15Et si on n'en parle pas...
00:26:16En télé, à 6h, ils n'en parlaient pas.
00:26:18Il n'y a pas eu un mot dessus.
00:26:19Je crois vers 8h30.
00:26:21Je ne veux pas dire de bêtises, mais il me semble...
00:26:24Je crois que si on n'en parle pas,
00:26:27il n'y a pas vraiment de sujet.
00:26:29C'est pas une info.
00:26:3011 policiers blessés, c'est pas une info.
00:26:31C'est à chaque fois le cas.
00:26:33Chaque fois qu'il y a un...
00:26:36Comment dire ?
00:26:37Chaque fois qu'il y a un train de déraille,
00:26:38il y a des morts, on ne va pas en parler.
00:26:39Non, mais ce n'est pas ce que je veux dire.
00:26:40Chaque fois qu'il y a un match de foot un peu important,
00:26:43il y a ce genre de débordement que je ne cautionne pas.
00:26:45Soyons très clairs.
00:26:46Je ne dis pas que c'est normal.
00:26:47Donc vous dites que ça ne mérite pas d'en parler.
00:26:50France Policiers blessés, ça ne mérite pas d'en parler.
00:26:52C'est pas...
00:26:53À mon avis, moi...
00:26:56Je vous pose la question.
00:26:57France Policiers blessés, ça ne mérite pas d'en parler.
00:26:58Si, ça mérite d'en parler.
00:26:59Ça dépend du choix des réactions.
00:27:01Non, mais quand j'entends qu'il y a une omerta
00:27:02ou qu'il y a un agenda idéologique,
00:27:05vous sous-entendez quoi ?
00:27:08Qu'on n'en parle pas, soyons très clairs,
00:27:10parce que c'est l'Afrique
00:27:11et parce que ça a été l'Algérie
00:27:13et puis maintenant le Maroc
00:27:14et qu'on ne veut pas jeter de l'huile sur le feu.
00:27:17Thomas Bonnet.
00:27:18Je ne comprends pas.
00:27:19Thomas vous répond.
00:27:20C'est quoi l'agenda idéologique ?
00:27:21Vous voyez bien que ce sont des images
00:27:22qui n'arrangent pas ceux qui veulent dire
00:27:24« Attendez, il n'y a pas trop de problèmes en France ».
00:27:26Moi je prends l'exemple d'Alexandre Devecchio
00:27:27qui sort un livre passionnant
00:27:28sur son enfance en banlieue
00:27:29et à chaque fois, en tout cas beaucoup,
00:27:31on lui pose la question
00:27:31« Est-ce que vous n'êtes pas en train de provoquer
00:27:33l'affrontement communautaire à venir avec votre livre ? »
00:27:36Or c'est tout l'inverse justement.
00:27:37C'est pour le dénoncer qu'il a écrit ce livre
00:27:38et vous voyez ce discours-là
00:27:39qui consiste à dire que
00:27:40parce qu'on montre la réalité,
00:27:41parce qu'on est lucide sur la réalité aujourd'hui,
00:27:44les affrontements,
00:27:44il peut y avoir des violences
00:27:45qui peuvent régner dans certaines de nos villes,
00:27:47on ferait le jeu d'un affrontement à venir.
00:27:50Non, on est juste lucide
00:27:51sur ce qui peut se passer
00:27:52et c'est important de voir la réalité
00:27:53pour ensuite avoir les réponses à l'affaire.
00:27:55Lorsque le Paris Saint-Germain
00:27:57a gagné la Coupe d'Europe,
00:27:58il y a eu des incidents,
00:27:59vous vous en souvenez,
00:27:59personne n'en avait parlé.
00:28:01Il a fallu...
00:28:01Oh si, c'est découvert !
00:28:02On en a parlé le matin à 8h du matin
00:28:05parce que les Champs-Elysées
00:28:07étaient dans un état lamentable.
00:28:08C'est que c'était inévitable.
00:28:09Il n'y avait pas d'affaires d'Algériens
00:28:11ou de Marocains à ce moment-là.
00:28:12C'est vrai, mais oui.
00:28:13Et quand c'est le moment
00:28:13où les images sont sur les réseaux sociaux,
00:28:14c'est difficile pour les médias
00:28:21il ne faut pas s'y habituer.
00:28:22Quelque part, on ne peut rien faire.
00:28:23Je suis désolé.
00:28:23Il faut à chaque fois en parler
00:28:24et appuyer dessus
00:28:25pour essayer de trouver une solution.
00:28:27Si on n'en parle plus,
00:28:28ça n'existe plus.
00:28:29Mais ça existe,
00:28:30vous ne vous rendez pas compte.
00:28:31Mais ça, je n'ai pas dit
00:28:32qu'il ne fallait pas en parler.
00:28:34Je crois que le réflexe des rédactions,
00:28:37c'est de se dire
00:28:38que c'est une fois de plus
00:28:39et qu'on ne peut rien faire.
00:28:41Que l'info, il n'y a pas...
00:28:44Alors, vous allez dire
00:28:4511 policiers, c'est une info,
00:28:46mais que...
00:28:47Mais demain, il y en aura 12.
00:28:48Après-demain, il y en aura 40.
00:28:49Je ne crois pas à la théorie
00:28:52de l'Omerta
00:28:53et encore une fois
00:28:54du maquillage.
00:28:55L'Omerta, c'est une constatation.
00:28:57Il s'agit de dire, c'est tout.
00:28:58Juste une chose,
00:28:59il y avait 8 compagnies de CRS
00:29:01et 2 brigades de Bravem
00:29:03sur les Champs-Elysées,
00:29:04ce qui correspond à plus de 200
00:29:06agents de la force publique.
00:29:09Non, mais c'est pour ça,
00:29:11juste Mathias,
00:29:11c'est pour ça que vous rejoignez
00:29:13peut-être la théorie qu'on avance.
00:29:14C'est de dire, on a laissé faire.
00:29:15On a laissé faire peut-être
00:29:17pour que ça ne pète pas
00:29:17plus que ça, pour que...
00:29:19Voilà.
00:29:19Parce qu'encore une fois,
00:29:20moi je le dis,
00:29:21les policiers sont assez forts,
00:29:22sont assez habiles.
00:29:24S'ils avaient vraiment voulu
00:29:25que ça ne se passe pas,
00:29:26ça ne se serait pas passé.
00:29:27Ils ont voulu laisser faire,
00:29:29mais ils sont mauvais.
00:29:29Ils ont des ordres.
00:29:30Ils ont des ordres.
00:29:30Ils ont des ordres.
00:29:31D'autant qu'en phase 2,
00:29:33il n'y avait pas des casseurs
00:29:34patentés.
00:29:35Ce n'était pas du tout ça.
00:29:36C'était des supporters ou pas.
00:29:37Peut-être des petits délinquants,
00:29:38mais il n'y avait pas
00:29:39de gens armés, si vous voulez.
00:29:40C'est d'autant plus incompréhensible.
00:29:43On est dans une Omerta délibérée,
00:29:44mais en fait,
00:29:44elle a la même idéologie
00:29:45que vous, Mathias.
00:29:46C'est-à-dire qu'elle se dit
00:29:46que c'est un non-événement.
00:29:47En fait, ça arrive tout le temps.
00:29:49Est-ce que ça vaut le coup
00:29:50d'en parler ce matin ?
00:29:51Je pense que c'est ça le réflexe.
00:29:53C'est encore pire.
00:29:53Je vais vous dire,
00:29:54c'est encore pire.
00:29:54Mathias, c'est un afro-idéologue.
00:29:57Vous voyez,
00:29:58le fait qu'il y ait 11 policiers blessés,
00:29:59ça ne peut pas être un événement.
00:30:00Dans aucun monde,
00:30:01c'est anodin.
00:30:01Thomas,
00:30:02moi je ne dis pas
00:30:03qu'il ne faut pas en parler.
00:30:05Vous dites que ce n'est pas
00:30:05un événement important.
00:30:06C'est un marronnier, en fait.
00:30:10On ne peut pas dire
00:30:11que des violences
00:30:12soient un marronnier.
00:30:13Vous vous dites
00:30:14que des violences
00:30:15sont un marronnier ?
00:30:16En termes de journalisme,
00:30:18c'est un sujet qui revient.
00:30:20Et donc,
00:30:21il n'y a pas forcément
00:30:22grand-chose à dire.
00:30:22C'est bizarre.
00:30:23Honnêtement,
00:30:23c'est bizarre
00:30:24qu'on approche des choses.
00:30:26Je ne dis pas qu'il faut...
00:30:27Encore une fois,
00:30:27je ne dis pas qu'il ne faut pas...
00:30:28C'est un sujet
00:30:28qui revient régulièrement,
00:30:29donc on n'en parle pas.
00:30:31À mon avis,
00:30:32c'est le réflexe des rédactions.
00:30:33Oui, c'est grave.
00:30:34Vous vous rendez compte
00:30:34que ça pose un problème
00:30:35sur le fait
00:30:36de montrer ce qui se passe réellement.
00:30:37C'est terrible.
00:30:38Autre sujet dans l'actualité ce matin,
00:30:40je voulais qu'on s'arrête
00:30:41un peu sur trois centres-villes.
00:30:42Trois centres-villes
00:30:43qui sont dans l'actualité,
00:30:44c'est Nancy,
00:30:45Lyon et Marseille.
00:30:46Pourquoi ?
00:30:47Parce que ce sont des centres-villes
00:30:48qui sont confrontés
00:30:48à la violence,
00:30:49des centres-villes
00:30:50sur lesquelles il y a
00:30:51des deals également.
00:30:52Et puis,
00:30:52ceux qui souffrent aujourd'hui,
00:30:53ce sont les commerçants.
00:30:54Beaucoup de ces commerçants
00:30:55sont en train de tirer le rideau,
00:30:57que ce soit à Nancy,
00:30:58que ce soit à Lyon
00:30:59ou que ce soit à Marseille.
00:31:01On va faire le tour
00:31:01de ces trois villes
00:31:02et on va voir comment
00:31:03on peut essayer de s'en sortir.
00:31:04On va commencer avec Nancy.
00:31:05Nancy, justement,
00:31:06puisqu'à côté de la place Stanislas,
00:31:08le trafic de stupéfiants
00:31:09se fait en plein jour.
00:31:11Les commerçants
00:31:11et les riverains
00:31:12subissent de plus en plus
00:31:13de violences
00:31:13et ils sont de plus en plus nombreux
00:31:15à envisager désormais
00:31:16de fermer boutique.
00:31:19Un carrefour
00:31:20en apparence paisible,
00:31:22mais l'endroit
00:31:22est surtout connu
00:31:23par les trafiquants.
00:31:25Un point de deal
00:31:26et de trafic en tout genre.
00:31:27Jean-Louis est buraliste,
00:31:30il est aux premières loges
00:31:31et il ne décolère pas.
00:31:33Moi, ça fait 18 ans
00:31:34que je suis ici,
00:31:34ça fait 2 ans
00:31:35que c'est catastrophe.
00:31:36Ils vendent des cigarettes,
00:31:38ils vendent des stupéfiants.
00:31:40Quand on nous parle
00:31:40de sentiment d'insécurité
00:31:41à la télé,
00:31:42ça c'est dans les films, ça.
00:31:43Là, la sécurité,
00:31:44quand on est sur place,
00:31:45c'est pas un sentiment,
00:31:46c'est une réalité,
00:31:47c'est factuel.
00:31:48Conséquence,
00:31:49pour lui,
00:31:49une perte de chiffre d'affaires
00:31:51de 30%.
00:31:51Ses clients font désormais
00:31:53un détour
00:31:54pour éviter d'emprunter la rue.
00:31:56Moi, j'ai déjà été musculée,
00:31:57bon, rien de grave,
00:31:58mais j'étais pas musculée
00:32:00comme ça il y a quelques années,
00:32:01il faudrait qu'on soit
00:32:01très vigilants.
00:32:03Il y a du trafic, quoi.
00:32:04Oui, bien sûr.
00:32:05Ils s'en cachent pas, quoi.
00:32:06Ils ont l'attitude.
00:32:08Ils sont toujours en train de guetter,
00:32:09voir s'il n'y a jamais
00:32:10du monde derrière eux.
00:32:12Certains commerçants
00:32:13pensent désormais
00:32:14à quitter la rue.
00:32:15Le prix des biens immobiliers
00:32:17est lui aussi impacté
00:32:18par le va-et-vient
00:32:19des trafiquants
00:32:20à certains moments
00:32:21de la journée.
00:32:22Le soir, surtout,
00:32:23ça crie,
00:32:25ça fait du bruit.
00:32:25Il y a beaucoup de trafic
00:32:26quand même autour.
00:32:27Mais on sait qu'il y a
00:32:28des clients qui ne viennent
00:32:29même plus.
00:32:29De son côté,
00:32:30la mairie reconnaît le problème
00:32:32et explique avoir effectué
00:32:33plus de 800 contrôles
00:32:34de police l'année dernière.
00:32:36Mais selon les riverains,
00:32:37le trafic se déplace
00:32:38à chaque fois
00:32:39dans une rue voisine.
00:32:40Voilà,
00:32:41vous l'avez compris,
00:32:42on est volontairement
00:32:42sortis de Paris
00:32:43pour faire Nancy
00:32:44et Lyon,
00:32:44Marseille,
00:32:45parce que c'est quelque chose
00:32:46qui se développe
00:32:46de plus en plus,
00:32:47cette violence,
00:32:47cette insécurité.
00:32:49Et l'île de la Croix,
00:32:49on a des commerçants
00:32:50qui aujourd'hui disent
00:32:51que ce n'est plus possible
00:32:51parce que finalement,
00:32:52cette violence,
00:32:53cette insécurité,
00:32:54ça fait peur aux clients.
00:32:55Les clients ne viennent plus.
00:32:56Ils vont être obligés
00:32:57de tirer le rideau.
00:32:58On verra dans un instant
00:32:58un reportage à Lyon.
00:32:59Bien sûr.
00:33:00Encore une fois,
00:33:00ce n'est pas une occurrence.
00:33:01Vous l'avez cité.
00:33:01Il y avait plusieurs métropoles
00:33:02dans lesquelles ça se déroule.
00:33:04Forcément,
00:33:04même les électeurs
00:33:05sur les dernières échanges politiques
00:33:06ont toujours manifesté
00:33:07en tout cas une inquiétude
00:33:08quant à cela.
00:33:0978% des Français
00:33:09se disent inquiets
00:33:10face au trafic de drogue.
00:33:11Ils sont même 45%
00:33:12à le considérer
00:33:13comme étant un grand enjeu,
00:33:14notamment pour les prochaines municipales.
00:33:16Et ce qui est compliqué,
00:33:16moi j'avais le souvenir
00:33:17il y a quelques temps maintenant
00:33:18d'une déclaration
00:33:19par exemple d'Éric Piolle
00:33:20puisqu'il y a maintenant
00:33:21les électeurs
00:33:21mais il y a les responsables publics.
00:33:22Éric Piolle disait par exemple
00:33:23que finalement
00:33:24le trafic de drogue,
00:33:25non c'est résiduel,
00:33:25ce n'était pas un problème.
00:33:26Pourtant les banlieues gentrifiées,
00:33:27alors là cela,
00:33:28c'était un grand fer de lance
00:33:29de sa campagne.
00:33:30En tout cas,
00:33:30ce qui est sûr,
00:33:31c'est qu'il y a un énorme décalage
00:33:32entre les attentes populaires réelles
00:33:34comme on peut le voir dans ces villes
00:33:35et les responsables publics
00:33:36qui parfois
00:33:36n'ont pas les moyens
00:33:37de faire quoi que ce soit
00:33:38ou alors parfois
00:33:46il y a un qui sont fermé,
00:33:47de rideaux qui sont tirés,
00:33:48de commerçants
00:33:49qui n'en peuvent plus.
00:33:50Alors on va prendre
00:33:50un autre exemple,
00:33:51c'est Lyon justement
00:33:52avec trafic, violence,
00:33:53sentiment d'abandon.
00:33:54C'est les mêmes mots
00:33:55qui reviennent partout.
00:33:56On en parlera avec vous Mathieu
00:33:57dans un instant
00:33:57parce que vous êtes allé
00:33:58rencontrer des commerçants,
00:33:59vous nous expliquerez
00:34:00ce qu'ils disent.
00:34:01Policiers et commerçants
00:34:02tirent la sonnette d'alarme
00:34:03à tel point désormais
00:34:04que c'est les policiers
00:34:05qui lancent un appel
00:34:06à la mobilisation
00:34:07et ça, c'est vraiment
00:34:08du jamais vu.
00:34:09Dans le quartier sensible
00:34:11de la Guillotière à Lyon,
00:34:12la présence policière
00:34:14est quasi permanente.
00:34:15Patrouille, contrôle,
00:34:16opération, coup de poing.
00:34:18Et pourtant,
00:34:18certains trafiquants
00:34:19continuent d'occuper
00:34:20le territoire
00:34:21au grand désespoir
00:34:22de nombreux commerçants.
00:34:23Je vous dis,
00:34:24il y a des bagarres
00:34:25tous les jours.
00:34:25Tous les jours,
00:34:26des bagarres de vendeurs
00:34:27de cigarettes entre eux
00:34:28parce qu'ils ont des territoires.
00:34:29Les gens, en fait,
00:34:30ont peur de venir.
00:34:32Et moi, devant mon commerce,
00:34:34je m'assure qu'il n'y ait
00:34:35personne parce que je les vire.
00:34:37Mais le problème,
00:34:37c'est que demain,
00:34:38je ne suis pas à l'abri
00:34:38qu'il y en a un
00:34:39qui me plante.
00:34:41Selon certains policiers,
00:34:42c'est toute la ville de Lyon
00:34:43et sa métropole
00:34:44qui aurait basculé
00:34:45dans une violence du quotidien.
00:34:47On voit bien
00:34:47qu'on est débordé aujourd'hui
00:34:49et qu'on ne pourra pas
00:34:50arrêter des drames,
00:34:52clairement,
00:34:53et pas que sur
00:34:54les trafics de drogue
00:34:55ou le narcotrafic,
00:34:56le narcotéorisme,
00:34:57aujourd'hui,
00:34:58puisque jamais,
00:34:59on voit bien
00:35:00qu'on ne peut pas
00:35:00être partout
00:35:01parce qu'on est
00:35:02d'autant plus
00:35:03en effectifs
00:35:04beaucoup moindres,
00:35:05par exemple,
00:35:06par rapport à Marseille.
00:35:07La police réclame
00:35:08des effectifs supplémentaires.
00:35:10elle lance également
00:35:11un appel inédit,
00:35:12une mobilisation citoyenne
00:35:14le 31 janvier
00:35:15pour soutenir
00:35:16les forces de l'ordre
00:35:17et reprendre
00:35:18le contrôle du terrain.
00:35:20Alors Mathieu,
00:35:21justement,
00:35:21vous êtes allé à Lyon,
00:35:22vous avez rencontré
00:35:23ces commerçants.
00:35:23Qu'est-ce qu'ils vous disent
00:35:24globalement,
00:35:25les commerçants ?
00:35:25Ils sont désespérés ?
00:35:27Ils en ont marre ?
00:35:27Ou ils ont l'espoir
00:35:28qu'à un moment donné,
00:35:29les choses puissent bouger ?
00:35:30Non,
00:35:30ils sont bouleversés.
00:35:32Témoignage bouleversant,
00:35:33d'ailleurs,
00:35:33vous avez pu entendre
00:35:33de ce chocolatier-pâtissier
00:35:35qui travaille à la guillotière
00:35:37et qui habite même
00:35:38dans ce quartier défavorisé,
00:35:40sensible de la guillotière.
00:35:41Il m'expliquait
00:35:41que ça fait 19-20 ans
00:35:43qu'il travaille là-bas,
00:35:44qu'il tient cette chocolaterie-pâtisserie
00:35:46avec sa femme.
00:35:46Et depuis 3-4 ans,
00:35:48chaque mois,
00:35:48il m'expliquait
00:35:49que son chiffre d'affaires baisse.
00:35:51Ce qui est pire,
00:35:52c'est qu'il m'explique
00:35:53que quand les habitants,
00:35:55riverains ou touristes
00:35:56sortent du métro
00:35:57pour aller notamment
00:35:59à sa chocolaterie
00:35:59ou dans d'autres commerces,
00:36:00vous avez une vingtaine
00:36:01de personnes
00:36:02qui se jettent,
00:36:03ce sont ces mots,
00:36:03littéralement,
00:36:04sur les gens
00:36:05pour vendre des cigarettes.
00:36:06Alors il m'explique
00:36:06qu'il vend des cigarettes
00:36:07mais quand on creuse un peu,
00:36:08il vend également
00:36:09des médicaments,
00:36:10de la drogue.
00:36:11Alors forcément,
00:36:12on se met à la place
00:36:12de ses habitants
00:36:13quand vous voulez rentrer chez vous
00:36:15ou alors acheter votre chocolat,
00:36:16vous faites peut-être un détour
00:36:17ou vous ne passez pas
00:36:18devant la chocolaterie.
00:36:19Donc son chiffre d'affaires baisse.
00:36:21Et puis encore pire,
00:36:21vous allez entendre
00:36:22son témoignage assez bouleversant,
00:36:23il m'explique
00:36:24qu'il habite
00:36:24à une centaine de mètres
00:36:25avec ses enfants
00:36:26donc de cette chocolaterie.
00:36:28Sa fille de 11 ans
00:36:29ne peut pas aller voir
00:36:30ses parents
00:36:31dans la chocolaterie-pâtisserie
00:36:32sans être accompagnée.
00:36:34Il envisage même
00:36:34de déménager.
00:36:35Écoutez ce témoignage
00:36:36que j'ai pu recueillir,
00:36:37c'était hier à la guillotière.
00:36:39On va certainement
00:36:41chercher à déménager
00:36:43parce que le quartier,
00:36:45voilà nos enfants,
00:36:46on a des enfants
00:36:46de 10 à 18 ans
00:36:48et on est inquiet pour eux
00:36:50quand ils sortent,
00:36:51on est inquiet pour eux
00:36:52quand ils...
00:36:53On habite à 200 mètres
00:36:55de la boutique.
00:36:56Notre petite fille de 11 ans,
00:36:57elle ne vient pas nous voir
00:36:59toute seule à la boutique.
00:37:00alors qu'il y a une rue
00:37:05à traverser
00:37:05sur un passage tuéton.
00:37:08Voilà.
00:37:08Mais on n'est pas rassuré,
00:37:10on n'est pas...
00:37:11Et même quand on a
00:37:11de la famille
00:37:12qui vient nous voir,
00:37:13ils se disent
00:37:14le quartier,
00:37:14des anciens employés,
00:37:17nous-mêmes
00:37:17pour recruter.
00:37:18C'est très compliqué.
00:37:20Moi, quand je mets une annonce
00:37:20et vous êtes basé où ?
00:37:22À guillotière.
00:37:23Ah ouais, non, mais non.
00:37:25On ne peut même pas parler
00:37:26du poste,
00:37:28du salaire,
00:37:30de rien du tout en fait.
00:37:31Il y en a qui...
00:37:32Non, non, je ne viendrai pas
00:37:32à guillotière.
00:37:34Mais ce qui est étonnant,
00:37:34Mathieu,
00:37:35c'est quand même,
00:37:35ce n'est pas nouveau.
00:37:36Moi, je me souviens,
00:37:37il y a trois ans, je crois,
00:37:38on est allé faire une émission
00:37:39en direct avec Jordan Bardella,
00:37:40on était à la guillotière
00:37:41et déjà, c'était comme ça.
00:37:42Donc, ça veut dire
00:37:43qu'en trois ans,
00:37:43rien n'a changé ?
00:37:44Non, rien n'a changé.
00:37:45Alors certes,
00:37:46il y a des policiers,
00:37:47des forces mobiles
00:37:48qui se déplacent
00:37:48mais le problème,
00:37:49expliquer ce commerçant,
00:37:50c'est que quand les dealers,
00:37:51parce qu'il faut les appeler
00:37:52comme ça,
00:37:53ils dealent cigarettes,
00:37:54drogues, médicaments,
00:37:54sont interpellés,
00:37:56finalement,
00:37:56quelques jours plus tard,
00:37:57il revoit les mêmes profils,
00:37:59toujours.
00:37:59Alors lui,
00:37:59il est courageux ce monsieur,
00:38:00ça fait 19-20 ans
00:38:01qu'il vit là-bas.
00:38:02Alors, il me dit,
00:38:03ce sont ces mots,
00:38:04je les dégage,
00:38:04moi ces mecs-là.
00:38:05Mais au bout d'un moment,
00:38:07il l'a dit d'ailleurs
00:38:07dans le reportage,
00:38:08j'ai peur de me prendre
00:38:09un coup de couteau,
00:38:10j'ai peur aussi pour ma fille.
00:38:11Donc, c'est dramatique.
00:38:13On est en direct
00:38:14avec Axel Ronde,
00:38:14porte-parole CFTC Police.
00:38:16Bonjour Axel Ronde,
00:38:16merci d'être en direct avec moi.
00:38:18C'est vrai que ce témoignage,
00:38:19il est dramatique
00:38:19et il y en a beaucoup.
00:38:20On a vu l'exemple de Nancy
00:38:21juste avant.
00:38:23Là, c'est à Lyon.
00:38:24On n'a plus rien
00:38:25à répondre à ces gens-là.
00:38:26Ça fait des années,
00:38:27finalement,
00:38:27qu'ils se battent.
00:38:28Ils sont obligés
00:38:28de faire la police,
00:38:30et je mets des gros guillemets,
00:38:31bien évidemment,
00:38:31la police eux-mêmes,
00:38:32comme nous le dit Mathieu.
00:38:34Ils mettent eux-mêmes
00:38:34dehors les gens.
00:38:36Qu'est-ce qu'on peut leur dire
00:38:36à ces gens-là ?
00:38:37C'est foutu ?
00:38:37Tirez le rideau,
00:38:38rentrez chez vous.
00:38:39Au revoir,
00:38:39il n'y a plus rien à voir.
00:38:41Bonjour.
00:38:41Non,
00:38:42ce n'est jamais foutu.
00:38:43Il faut qu'il y ait
00:38:44un déclic,
00:38:45un déclic de la classe politique
00:38:47dans son ensemble
00:38:48et comprendre
00:38:49que nous vivons
00:38:50des heures très compliquées
00:38:53dans notre pays
00:38:53et que si ça continue
00:38:55comme cela,
00:38:56oui,
00:38:56ça va virer au chaos.
00:38:58Nous,
00:38:58ça fait 15-20 ans
00:38:59qu'on le dit.
00:39:00Vous savez,
00:39:01le problème qui se passe,
00:39:02c'est le même problème
00:39:02qu'il y a eu dans les cités
00:39:03et dans les banlieues.
00:39:04Pendant quelques années,
00:39:06ces banlieues
00:39:08avaient des commerces,
00:39:09des commerçants,
00:39:10tout le monde vivait en harmonie
00:39:12puis vous avez eu
00:39:12ces trafiquants de drogue
00:39:13qui se sont installés,
00:39:15toute cette délinquance
00:39:16qui s'est installée
00:39:16et les boutiques
00:39:17et les commerces
00:39:18ont fermé tout simplement.
00:39:20Eh bien,
00:39:20vous avez la même chose maintenant
00:39:21dans les centres-villes.
00:39:23C'est en train,
00:39:23c'est comme un cancer
00:39:24si vous voulez,
00:39:25c'est en train
00:39:25de métastaser partout
00:39:27sur tout le territoire national
00:39:28et nous n'avons pas
00:39:30les effectifs taillés
00:39:31pour cette délinquance de masse
00:39:33ni une justice taillée
00:39:35pour cette délinquance de masse.
00:39:36C'est ça la réalité
00:39:37qu'il faut regarder en face.
00:39:39C'est que si on ne prend pas
00:39:41le problème à bras-le-corps,
00:39:43on va vers le chaos.
00:39:45Et nous,
00:39:46nous le répétons
00:39:47chaque jour
00:39:47quasiment sur vos antennes
00:39:50pour dire
00:39:50stop,
00:39:51il y a un problème.
00:39:52Il faut faire comprendre
00:39:53aux hommes et aux femmes politiques
00:39:54qui nous gouvernent
00:39:55dans ce pays,
00:39:56dans notre pays,
00:39:57qu'il y a une urgence.
00:39:58Le trafic de drogue
00:39:59rapporte au bas mot
00:40:007 milliards d'euros.
00:40:02Mais au-delà de ça,
00:40:03il y a une multitude
00:40:04de trafics
00:40:05qui rapportent aussi
00:40:06des milliards.
00:40:07Et vous avez bien
00:40:08expliqué,
00:40:10la personne
00:40:11qui vend du tabac
00:40:12elle-même
00:40:13est concurrencée
00:40:14avec des vendeurs
00:40:15à sauvettes
00:40:15juste à côté
00:40:16de sa boutique
00:40:17et bien évidemment
00:40:18avec un pouvoir d'achat
00:40:19en berne
00:40:20dans notre pays.
00:40:20les gens vont s'imprévisionner
00:40:22sur le marché parallèle
00:40:24et vous avez
00:40:24toute une multitude
00:40:25de vendeurs
00:40:26à la sauvette aussi
00:40:27qui prennent la place
00:40:28finalement de commerçants.
00:40:30On le voit à Marseille
00:40:31dans certains arrondissements
00:40:32que vous n'avez plus
00:40:34de commerçants
00:40:35mais vous avez
00:40:35une multitude
00:40:36de vendeurs
00:40:37à la sauvette
00:40:37qui vous vendent
00:40:38quasiment énormément
00:40:39de produits
00:40:40issus bien évidemment
00:40:41du vol
00:40:42issus
00:40:43de la contrefaçon
00:40:45aussi
00:40:46puisqu'il y a
00:40:46beaucoup de produits
00:40:47de contrefaçon
00:40:47qui arrivent
00:40:48sur notre pays
00:40:49et vous savez
00:40:50à Marseille
00:40:51par exemple
00:40:51la nuit
00:40:52il y a à peu près
00:40:5340 à 50 policiers
00:40:54uniquement pour gérer
00:40:55la ville de Marseille
00:40:56vous imaginez
00:40:57deuxième ville de France
00:40:5950 policiers la nuit
00:41:00alors même qu'on sait très bien
00:41:01qu'il y a une explosion
00:41:02de la dévincance
00:41:03la nuit aussi
00:41:04donc nous
00:41:05nous tirons la sonnette
00:41:06d'alarme
00:41:06depuis de nombreuses années
00:41:07mais on voit bien
00:41:08que maintenant
00:41:08les français
00:41:09sont en train de comprendre
00:41:10sont en train de subir cela
00:41:12malheureusement
00:41:13c'est triste
00:41:13parce que nous
00:41:14on le dit
00:41:15on a perdu 15-20 ans
00:41:17on gère actuellement
00:41:18les urgences
00:41:19on ne traite pas le fond
00:41:20on gère uniquement
00:41:21les urgences
00:41:22on est dans une police
00:41:23de guerre finalement
00:41:24on n'est plus dans une police
00:41:26où on peut
00:41:27prendre l'initiative
00:41:28non ce sont les délinquants
00:41:29qui prennent l'initiative
00:41:30et c'est eux
00:41:30qui donnent le tempo
00:41:31actuellement dans notre pays
00:41:32mais à quelle honte
00:41:33c'est pas simplement
00:41:33un problème de nombre
00:41:34de policiers
00:41:35parce qu'on l'entendait
00:41:35dans les témoignages
00:41:37certains disent
00:41:37mais oui mais
00:41:38ils sont arrêtés
00:41:39le jeudi
00:41:40le vendredi
00:41:41on les retrouve dans la rue
00:41:42donc la police fait son travail
00:41:43puisqu'elle les arrête
00:41:44elle les interpelle
00:41:45mais même je pense
00:41:46que pour un policien
00:41:47enfin j'essaie de me mettre
00:41:47à la place d'un policien
00:41:48à un moment je me dis
00:41:49mais ça doit être désespérant
00:41:50en fait de faire son travail
00:41:51d'arrêter quelqu'un
00:41:52le jeudi à 14h
00:41:53de le retrouver le vendredi
00:41:54à 8h dans la rue
00:41:55en train de faire la même chose
00:41:56il faut être super motivé
00:41:58pour être policier quand même
00:41:59oui bien évidemment
00:42:01et en plus
00:42:02on travaille dans
00:42:03l'insécurité permanente
00:42:04puisque les délinquants
00:42:06prennent tous les risques
00:42:07et nos lois
00:42:08ne sont pas adaptées à cela
00:42:09donc on nous met
00:42:10nous-mêmes en insécurité
00:42:11dans nos interventions
00:42:12puisque finalement
00:42:13on est confronté
00:42:14à une violence
00:42:15qui est réellement débridée
00:42:18et nous on n'est pas taillé
00:42:19pour répondre à cela
00:42:21que ce soit sur la légitime défense
00:42:23que ce soit sur
00:42:24la protection juridique
00:42:27des policiers
00:42:27elle-même
00:42:28on va accuser tout de suite
00:42:29les policiers
00:42:29en plus maintenant
00:42:30il y a des images
00:42:31qui circulent
00:42:31et tout de suite
00:42:32certains partis politiques
00:42:33prennent fait des causes
00:42:35pour la délinquance
00:42:36et vont semer
00:42:37le trouble
00:42:38dans nos rangs aussi
00:42:39et le but il est là
00:42:41si vous voulez
00:42:41que le chaos règne
00:42:44oui on est démotivé
00:42:46mais on est quand même présent
00:42:47on est toujours là
00:42:48et on sera toujours là
00:42:49avec les moyens du bord
00:42:50oui il y a un problème aussi
00:42:51de la justice
00:42:52qui elle-même est sinistrée
00:42:53on ne va pas se mentir
00:42:55elle-même ne peut pas
00:42:56rendre la justice sereinement
00:42:57parce qu'eux aussi
00:42:59ils roulent sous les procédures
00:43:00vous avez 19 criminels
00:43:02qui ne vont pas être jugés
00:43:03qui vont être remis en liberté
00:43:05parce que la justice
00:43:06n'a pas les moyens
00:43:07de pouvoir être donnée
00:43:10avec des délais
00:43:12vous voyez on met des délais
00:43:13maintenant à un moment donné
00:43:14il va falloir
00:43:14qu'on s'adapte aussi
00:43:16et qu'on diminue
00:43:18nos normes judiciaires
00:43:19juridiques
00:43:20dans notre pays
00:43:21parce que vous avez
00:43:22des délinquants
00:43:22qui finalement profitent
00:43:24de cela
00:43:24mais ce n'est pas simplement
00:43:25des petits délinquants
00:43:26vous avez une multitude
00:43:28de délinquants
00:43:28ce qui s'abat sur le pays
00:43:29merci beaucoup Axel Ronde
00:43:31merci beaucoup Axel Ronde
00:43:32porte-parole CFTC Police
00:43:33merci d'avoir été en direct
00:43:34avec nous
00:43:34Ludovic Thoreau
00:43:35vous qui êtes maire
00:43:35en plus
00:43:36vous vous rendez compte
00:43:37à quel point aujourd'hui
00:43:39ça devient un problème
00:43:40et c'est plus simplement
00:43:41un problème de santé publique
00:43:43ça devient aussi
00:43:43aujourd'hui un problème économique
00:43:45c'est à dire
00:43:45c'est en train de plomber
00:43:46les centres-villes
00:43:47dans de nombreuses villes de France
00:43:49c'était il y a 20 ans
00:43:50j'ai reçu un coup de poing
00:43:51par l'arrière
00:43:52lors d'une manifestation
00:43:52et je me rappelle
00:43:53de cette phrase
00:43:54qui m'a marqué
00:43:54casse-toi de là
00:43:55c'est pas ton territoire
00:43:56casse-toi de là
00:43:57c'est pas ton territoire
00:43:58c'est exactement
00:43:58ce qui se passe en France
00:43:59c'est une guerre de territoire
00:44:00tout simplement
00:44:01c'était des fois les cités
00:44:02maintenant c'est les centres-villes
00:44:03ça ne s'arrêtera pas
00:44:04alors c'est vrai que la police
00:44:05fait son boulot
00:44:06mais c'est vrai que le politique
00:44:07doit bouger
00:44:07et surtout les maires
00:44:08parce que maintenant
00:44:09on travaille très bien
00:44:10avec la police nationale
00:44:11mais quand t'as un maire
00:44:12qui dit
00:44:12je soutiens pas ma PM
00:44:13regardons à Lyon
00:44:14ils ont voulu se mettre en grève
00:44:15la police municipale
00:44:16parce qu'ils sont pas armés
00:44:17et en phase 2
00:44:18il y a les Kalachnikovs
00:44:19alors les enfants
00:44:20ils le savent en phase 2
00:44:20Kalachnikovs
00:44:22excusez-moi
00:44:22il y en a une
00:44:24non non non
00:44:25je l'ai vendu
00:44:26je l'ai vendu à Mathias d'ailleurs
00:44:27non mais ce que vous dites
00:44:30c'est très intéressant
00:44:30parce que vous dites
00:44:31casse-toi de là
00:44:32et c'est par exemple
00:44:33exactement ce qui est en train
00:44:34de se passer à Marseille
00:44:35avec Orange
00:44:35le siège d'orage
00:44:37vous savez on vous en a
00:44:37beaucoup parlé
00:44:38sur CNews
00:44:39une première fois
00:44:40il y a eu des tirs
00:44:41etc
00:44:41ils sont partis
00:44:42ils sont revenus
00:44:43et ça recommence
00:44:45à nouveau des tirs
00:44:46et on vous révèle
00:44:47sur CNews
00:44:48c'est une info CNews
00:44:48qu'à Marseille
00:44:49ils ne reviendront plus
00:44:50c'est fini
00:44:51ils vont partir
00:44:52on regarde le sujet
00:44:53vous parlez après
00:44:54on regarde le sujet
00:44:55justement à Marseille
00:44:56donc à info
00:44:56ils ne reviendront plus
00:44:57les salariés d'orage
00:44:58d'Orange
00:44:59parce que c'est pas possible
00:45:00regardez
00:45:02face à la violence
00:45:04du narcotrafic
00:45:05le directeur exécutif
00:45:07d'Orange France
00:45:07officialise le déménagement
00:45:09d'une partie
00:45:10de ses salariés
00:45:11le site de l'entreprise
00:45:13se situe dans
00:45:13le quartier sensible
00:45:14de Saint-Mauron
00:45:15à Marseille
00:45:16à proximité
00:45:17d'un point de deal
00:45:18à plusieurs reprises
00:45:20les bâtiments
00:45:21ont été visés
00:45:22par des tirs
00:45:22d'armes à feu
00:45:23une balle
00:45:24a même traversé
00:45:25une salle de réunion
00:45:26pour sa sécurité
00:45:28le délégué
00:45:29du syndicat
00:45:30décadré
00:45:30de l'encadrement
00:45:31d'Orange
00:45:32à Marseille
00:45:32témoigne
00:45:33sous anonymat
00:45:34on arrivait
00:45:34la seule préoccupation
00:45:36c'était de rentrer
00:45:37et on s'est rendu compte
00:45:38le 5 janvier
00:45:39c'est que même dedans
00:45:40on n'était pas protégé
00:45:41puisqu'il y a des balles
00:45:42qui ont été tirées
00:45:43sur les vitres
00:45:44il n'y a plus personne
00:45:45qui voulait venir travailler
00:45:46en fait
00:45:46face à la montée
00:45:47des tensions
00:45:48le site a fermé
00:45:49pendant deux semaines
00:45:50le mois dernier
00:45:51pour des risques
00:45:52d'affrontement
00:45:53entre bandes rivales
00:45:54la décision du déménagement
00:45:56est vécue
00:45:57comme un soulagement
00:45:57c'est qu'il y a
00:45:58les familles
00:45:58les conjoints
00:45:59les parents
00:46:00les enfants
00:46:01il y a tout le monde
00:46:01qui était inquiet
00:46:03la peur avait gagné
00:46:04toutes les familles
00:46:04en fait
00:46:05des salariés
00:46:05le déménagement
00:46:06pourra prendre
00:46:07plusieurs mois
00:46:08alternant
00:46:09entre des périodes
00:46:10de télétravail
00:46:11et de réouverture
00:46:12des sites abandonnés
00:46:13pour les salariés
00:46:14non indispensables
00:46:15sur ce site technique
00:46:16et ce qui est incroyable
00:46:18c'est qu'on parle
00:46:19de la mort des centres-villes
00:46:20parce que là
00:46:21on est juste derrière
00:46:21la gare Saint-Charles
00:46:22pour ceux qui ne connaissent pas
00:46:23Marseille
00:46:23vous avez la gare
00:46:24c'est juste derrière
00:46:25donc Thomas Bonnet
00:46:26c'est encore une fois
00:46:26un centre-ville
00:46:27qui est en train de mourir
00:46:29et moi ça me fait penser
00:46:30qu'on parle parfois
00:46:31de guerre contre le narcotrafic
00:46:32nous on bat en retraite
00:46:34clairement
00:46:34c'est-à-dire qu'on retire Orange
00:46:36rappelez-vous
00:46:36cette école à Saint-Ouen
00:46:37où on avait également
00:46:38on avait retrouvé
00:46:39des pochons de drogue
00:46:40on a dit
00:46:40on va fermer l'école
00:46:41le temps de régler la situation
00:46:42ça avait été très marqué
00:46:44par le témoignage
00:46:45de ces deux restaurateurs
00:46:46à Rennes
00:46:46qui essayaient
00:46:47de vendre leur commerce
00:46:48parce qu'ils n'en pouvaient plus
00:46:49de vivre au quotidien
00:46:50à l'insécurité
00:46:50qui ne trouvent évidemment
00:46:51pas de repreneurs
00:46:52il y a ces centres-villes
00:46:53et ça montre aussi
00:46:54à ceux qui en doutent encore
00:46:56que l'insécurité
00:46:56ce n'est pas une question
00:46:57de droite ou de gauche
00:46:58c'est une question simplement
00:46:58de vie quotidienne des français
00:46:59et c'est la première
00:47:00une des premières préoccupations
00:47:02pour ces raisons-là
00:47:02parce que c'est insupportable
00:47:03de faire peser sur les français
00:47:05l'indigence de l'état
00:47:06sur ces questions-là
00:47:07et en même temps
00:47:08on dit on bat en retraite
00:47:09moi honnêtement
00:47:09j'en veux pas aux salariés d'Orange
00:47:10qui n'ont plus envie
00:47:11d'aller bosser là-bas
00:47:12ni à la direction
00:47:13qui prend cette décision
00:47:14parce qu'ils protègent
00:47:15leurs salariés
00:47:16Jérôme Dubus
00:47:16parce que c'est ça l'objectif
00:47:18pour protéger ses salariés
00:47:19Bien sûr
00:47:19écoutez moi j'ai connu ça
00:47:20à Saint-Ouen
00:47:21lorsqu'il y a un certain nombre
00:47:22d'entreprises
00:47:23il y a une dizaine d'années
00:47:23une quinzaine d'années
00:47:24les salariés
00:47:26ne pouvaient plus venir travailler
00:47:28ça se reproduit actuellement
00:47:29dans Paris
00:47:30dans le 19ème arrondissement
00:47:31vous avez vu ce qui se passe
00:47:32sur le quartier Rosa Parc
00:47:34où il y a un certain nombre
00:47:35d'entreprises
00:47:36dont la BNP
00:47:36mais ça va suivre
00:47:37doivent quitter les lieux
00:47:38parce que les employés
00:47:39ne peuvent plus venir
00:47:40on ne peut pas en vouloir
00:47:41aux employés
00:47:42cela étant
00:47:42alors il y a la violence
00:47:43évidemment
00:47:44et la sécurité
00:47:44est le premier thème
00:47:46des municipales
00:47:47insécurité
00:47:48et puis après
00:47:49il y a un certain nombre
00:47:50d'autres sujets
00:47:50mais pour la première fois
00:47:51c'est le premier thème
00:47:52qui est mis en avant
00:47:53par les Français
00:47:55pour les municipales
00:47:56quand vous ajoutez
00:47:57des maires idéologues
00:47:58comme celui de Lyon
00:47:59que vous avez pris en exemple
00:48:01celui de Nancy
00:48:02peut-être un peu moins
00:48:02et qui met plus
00:48:04des plans de circulation
00:48:05où les gens ne peuvent plus
00:48:06accéder aux commerces
00:48:07de centre-ville
00:48:08parce qu'on ne peut pas
00:48:08stationner
00:48:09parce qu'on ne peut pas
00:48:10y accéder
00:48:10violence
00:48:11mauvais plan de circulation
00:48:12pas de stationnement
00:48:13vous coulez les commerces
00:48:15c'est exactement
00:48:15ce qui est en train de se passer
00:48:16c'est la volonté des maires
00:48:17et il y a certains
00:48:18en tout cas candidats
00:48:19à la mairie
00:48:20qui eux s'en prennent
00:48:21à la police
00:48:21en revanche
00:48:22pour qui le problème
00:48:22c'est la police
00:48:23c'est pas le deal
00:48:24etc
00:48:24c'est le cas de Sébastien Delogu
00:48:25alors vous savez
00:48:26qu'il est candidat
00:48:27à la mairie de Marseille
00:48:28et on va écouter
00:48:28ce qu'il a dit
00:48:29alors il va falloir
00:48:30que vous nous expliquiez
00:48:30Thomas après
00:48:31de quoi il parle
00:48:31parce que c'est vrai
00:48:32que c'est un peu obscur
00:48:32quand on n'a pas trop suivi
00:48:33ce qui se passe
00:48:34parce qu'il nous explique
00:48:35qu'il y a de la drogue
00:48:35il y a de l'argent
00:48:36dans les commissariats
00:48:36qui est planqué
00:48:37enfin c'est assez sur la liste
00:48:38écoutez ce qu'il a dit
00:48:39c'était dans un discours
00:48:40ce week-end
00:48:41je vais vous dire
00:48:42pourquoi je suis là aussi
00:48:43la vérité
00:48:44c'est que
00:48:45je sais pas si vous avez entendu
00:48:46la dernière fois
00:48:47mais j'ai pris la parole
00:48:48à l'Assemblée
00:48:49et j'ai expliqué
00:48:49qu'il y avait
00:48:51des kilos de cocaïne
00:48:53qui ont été commandés
00:48:54par l'État
00:48:54et qui avaient disparu
00:48:55et que l'argent
00:48:56était caché
00:48:57dans les commissariats
00:48:58je sais pas
00:48:58si vous avez vu cette vidéo
00:48:59si vous l'avez pas vue
00:49:00allez la voir
00:49:01comme Hugo m'a aidé
00:49:02je lui ai dit
00:49:02écoute Hugo
00:49:03si tu m'aides pour ça
00:49:05je te jure que je viens
00:49:06de te voir
00:49:06et je viens chez toi
00:49:07bon Thomas Bonnet
00:49:08on comprend rien
00:49:09c'est quoi cette histoire
00:49:10de drogue
00:49:10d'argent caché
00:49:11dans les commissariats
00:49:12alors il parle
00:49:13maladroitement
00:49:14je l'accorde
00:49:14mais il parle
00:49:15de l'opération Trident
00:49:16en fait c'est une enquête
00:49:17judiciaire qui est en cours
00:49:18il y a une antenne
00:49:19de l'OFAST à Marseille
00:49:20notamment
00:49:21où des commissaires
00:49:22ont été entendus
00:49:22des magistrats également
00:49:23c'est une affaire
00:49:24de contrôle
00:49:26enfin
00:49:26c'est d'infiltrer
00:49:27une filière
00:49:28de trafic de stupéfiants
00:49:29et il pourrait
00:49:30y avoir possiblement
00:49:31eu des malversations
00:49:32de la part de certains commissaires
00:49:33tout ça reste à prouver
00:49:34l'enquête n'en est qu'à ses débuts
00:49:36et lui il fait un amalgame
00:49:37totalement
00:49:37et il généralise totalement
00:49:38on a l'impression
00:49:39que c'est dans tous les commissariats
00:49:40de France
00:49:40qu'il y a de l'argent
00:49:41qui est caché
00:49:41c'est même du complotisme
00:49:42en disant
00:49:42l'Etat achète de la cocaïne
00:49:43et puis distribue ça
00:49:44dans les commissariats
00:49:44c'est littéralement
00:49:45un discours complotiste
00:49:46qui part en effet
00:49:47d'une enquête qui existe
00:49:48mais qui ensuite
00:49:49dérape complètement
00:49:50Mathias Leboeuf
00:49:51il y a quand même
00:49:51400 kilos de cocaïne
00:49:52qui ont disparu dans la nature
00:49:53non mais on ne peut pas
00:50:02qui décrit factuellement
00:50:05et assez juste
00:50:05puisqu'il y a une opération
00:50:07qui a été menée
00:50:07par la police
00:50:08donc par l'Etat
00:50:09en infiltration
00:50:11il y a 400 kilos
00:50:12qui ont disparu dans la nature
00:50:13et il y a 2 ou 3 inculpés
00:50:15de très haut niveau
00:50:16dans la police
00:50:17on va laisser la justice
00:50:19faire son bon
00:50:19mais c'est juste
00:50:20dans tous les commissariats
00:50:21il dit il y a des millions
00:50:22les gens qui l'écoutent
00:50:24mais vous savez
00:50:25parce que vous avez suivi l'actu
00:50:26là les gens qui l'écoutent
00:50:27ils se disent
00:50:28mais dans tous les commissariats
00:50:29il y a des millions
00:50:29qui sont cachés
00:50:30ils distribuent de la drogue
00:50:31c'est ça le problème
00:50:32c'est quand une fois de plus
00:50:34c'est faire des policiers
00:50:35et des cibles
00:50:36c'est de dire
00:50:36c'est des salauds
00:50:37et en plus ils cachent des millions
00:50:38et en plus ils distribuent de la drogue
00:50:39c'est ça le discours
00:50:41alors je vais faire un classique
00:50:44c'est que
00:50:45quand on sort une phrase
00:50:46de son contexte
00:50:46effectivement on peut lui faire dire
00:50:48tout et n'importe quoi
00:50:48il était en meeting
00:50:54et il parle d'une opération
00:50:55particulière
00:50:56moi j'ai pas eu le sentiment
00:50:57il explique pourquoi il est vue
00:50:58et il y a toute sa phrase
00:51:00vous pouvez pas
00:51:02vous le connait par coeur
00:51:04le Delogu
00:51:05je le tiens pas
00:51:05on le connait par coeur
00:51:06mais s'il y en a bien
00:51:07qui doit balayer devant sa porte
00:51:08excusez-moi
00:51:09les parlementaires
00:51:10qui vendent de la drogue
00:51:11ils sont chez qui ?
00:51:12chez LFI
00:51:12je ne défends pas Delogu
00:51:15je défends une certaine forme d'honnêteté
00:51:17c'est-à-dire
00:51:17ah parce que Delogu est honnête
00:51:19non on peut pas faire dire
00:51:20alors là c'est la meilleure
00:51:21on peut pas faire dire tout et n'importe quoi
00:51:22sérieusement
00:51:23non
00:51:24des socialistes
00:51:24des parallèles et fils
00:51:25je suis sérieux
00:51:26mais justement
00:51:27c'est ça qui m'inquiète
00:51:28c'est que vous êtes sérieux
00:51:28ce qu'il dit
00:51:29est factuellement
00:51:30juste
00:51:31après vous
00:51:32mais non
00:51:33on voit rien de ce qu'il dit
00:51:34d'abord
00:51:35il extrapole
00:51:36mais oui d'abord
00:51:37il extrapole c'est totalement faux
00:51:38enfin c'est de la diffamation
00:51:39pure et simple
00:51:40mais si c'est de la diffamation
00:51:41on ne commande pas de la drogue
00:51:42dans les commissariats
00:51:43c'est ça en fait
00:51:44on ne commande pas de la drogue
00:51:45c'est qu'on vend la drogue
00:51:46dans les commissariats
00:51:47mais c'est un discours qui est terrible
00:51:48parce que je ne crois pas
00:51:49que ce soit ça le problème principal
00:51:50en France aujourd'hui
00:51:51et que les policiers sont des véreux
00:51:51c'est ça qu'il veut dire en réalité
00:51:53c'est tout scourri
00:51:53c'est tout scourri
00:51:54c'est ça le discours
00:51:56les petits délinquants
00:51:57il faut les excuser
00:51:57parce que les policiers
00:51:58sont encore plus véreux
00:51:59Delogu il est candidat
00:52:00à la mairie de Marseille
00:52:01et ce qui est intéressant
00:52:02Thomas Bonnet
00:52:02c'est qu'il y a une enquête
00:52:03Opinion Way
00:52:04réalisée pour le cercle
00:52:05des élus locaux
00:52:06qui a été consultée
00:52:07par le JDD
00:52:07et qui a été publiée
00:52:08ce week-end
00:52:09qui indique quand même
00:52:10qu'à Marseille
00:52:11le Rassemblement National
00:52:12et le maire actuel
00:52:12seraient au coude à coude
00:52:13donc ça veut dire
00:52:14qu'en fait
00:52:15tout ce discours
00:52:15et tout ce laxisme
00:52:17qui est fait par le maire
00:52:18actuel de Marseille
00:52:19finalement
00:52:19les Marseillais
00:52:20ouvrent les yeux
00:52:21en tout cas une partie d'entre eux
00:52:23il y a une volonté
00:52:24d'alternance aussi
00:52:25sans doute de la part
00:52:25d'une partie des Marseillais
00:52:26ce qu'il faut quand même
00:52:27prendre en compte
00:52:27on en parlait à l'instant
00:52:28le fait que Sébastien Delogu
00:52:29se maintienne au second tour
00:52:31est en fait la clé
00:52:32de ce résultat
00:52:32c'est-à-dire que
00:52:33évidemment Sébastien Delogu
00:52:34il pique des voix
00:52:35à Benoît Payan
00:52:36sur sa gauche
00:52:37c'est d'ailleurs la stratégie
00:52:38de la France Insoumise
00:52:38c'est intéressant
00:52:39ils veulent
00:52:39leur objectif
00:52:40c'est de faire perdre
00:52:40les socialistes
00:52:41par la gauche
00:52:41disons républicaine
00:52:43ou modérée
00:52:43de toute leur mairie
00:52:44pour ensuite s'imposer
00:52:45comme la seule alternative
00:52:46à gauche
00:52:47donc c'est sans doute
00:52:47ce qui pourrait se passer
00:52:48à Marseille
00:52:49et s'il y a une alliance
00:52:50au second tour
00:52:51entre Delogu et Benoît Payan
00:52:52en revanche
00:52:53là le Rassemblement National
00:52:54ne passe pas
00:52:54parce que c'est du frais
00:52:5555% des voix
00:52:55mais moi je ne trouve pas
00:52:56que les Marseillais se réveillent
00:52:57parce que 15%
00:52:58pour M. Delogu
00:52:59oui d'accord
00:53:00mais au moins
00:53:00il y a 31%
00:53:01c'est quand même énorme
00:53:02pour Payan
00:53:02et 31% pour l'ERN
00:53:0315% pour Delogu
00:53:05c'est énorme
00:53:05avec des propos pareils
00:53:07les gens votent encore
00:53:08ce qu'ils veulent
00:53:09et moi je voulais
00:53:10revenir sur une chose
00:53:11parce que j'ai entendu
00:53:12Jérôme Dubu dire
00:53:14qu'il y avait un laxisme
00:53:15de certains maires
00:53:17et notamment
00:53:17bien évidemment
00:53:18des maires de gauche
00:53:19là c'était
00:53:19trois maires de gauche
00:53:20hasard
00:53:20mais allez à Toulon
00:53:24et notamment
00:53:24près de la gare de Toulon
00:53:25Toulon c'est pas une ville de gauche
00:53:27non mais Toulon
00:53:27il n'y a plus de maire
00:53:28il n'y a plus de maire
00:53:28on s'isirait qu'il n'y a plus de maire
00:53:30il n'y a plus de maire
00:53:31mais il n'y a plus de maire
00:53:33la gare de Toulon
00:53:33ça n'a jamais été un endroit
00:53:35ça fait des années
00:53:36que c'est comme ça
00:53:36la mairie n'est pas
00:53:37la gare de Toulon
00:53:38c'est pas l'endroit
00:53:39le plus safe
00:53:40allez à Toulouse
00:53:41qui est un ancien LR
00:53:42vous verrez
00:53:43s'il n'y a pas de drogue
00:53:43et notamment en centre-ville
00:53:45allez à l'ice
00:53:50à quel moment
00:53:51autour de cette table
00:53:53depuis tout à l'heure
00:53:53on a parlé
00:53:54on a dit
00:53:54c'est des maires de gauche
00:53:54Jérôme
00:53:55on l'a pas dit
00:53:56je l'ai dit en réponse
00:53:57à ce que vous avez dit
00:53:58c'est vous qui m'avez dit
00:53:58de la police
00:53:59il faut mieux
00:53:59d'un certain nombre de maires
00:54:01sur les polices municipales
00:54:03oui c'est évident
00:54:04on ne voulait pas les armer
00:54:05qu'est-ce que vous voulez que je vous dise
00:54:06vous ne voulez pas recruter
00:54:08parce que personne ne veut venir
00:54:09dans la commune
00:54:09vous ne voulez pas armer
00:54:11votre police
00:54:11c'est ce qui se passe à Paris
00:54:12j'écoute
00:54:13j'écoute ce qu'il s'est dit
00:54:14à Lyon
00:54:15il y a une présence policière
00:54:20il a commencé par dire
00:54:22qu'il n'y avait pas de problème
00:54:23dans sa ville
00:54:24quand il est arrivé
00:54:24comment voulez-vous
00:54:25donner un signal
00:54:26aussi négatif ?
00:54:27encore une fois
00:54:28il y a une présence policière
00:54:30expliquez-moi
00:54:31pourquoi
00:54:31pourquoi vous mettez ça
00:54:32du côté politique
00:54:33on n'a pas parlé de politique
00:54:34parce que si
00:54:34on a parlé de politique
00:54:35Jérôme a parlé de politique
00:54:37comme par hasard
00:54:40Nancy, Lyon et Marseille
00:54:42sont des villes
00:54:43détenues par la gauche
00:54:44ou par les écolos
00:54:45encore une fois
00:54:47par souci d'honnêté
00:54:48pardonnez-moi
00:54:49d'avoir
00:54:49heureusement qu'on a un homme
00:54:50honnête sur ce plateau
00:54:51voilà c'est ça
00:54:51Thomas Bonnet
00:54:55Thomas a dit
00:54:58que la sécurité
00:54:58n'était pas un problème
00:54:59c'est vrai
00:55:00là vous avez raison
00:55:01c'est qu'il y a
00:55:01en effet des villes
00:55:02de droite
00:55:03où il y a de l'insécurité
00:55:04en revanche
00:55:04dans toutes les villes
00:55:05de gauche quasiment
00:55:05vous voyez ce que je veux dire
00:55:06c'est qu'il y a des villes
00:55:07de droite
00:55:07où ça se passe bien aussi
00:55:08parce qu'on prend le problème
00:55:09à bras-le-corps
00:55:10je pense à Orléans
00:55:11par exemple
00:55:11où il y a un maire
00:55:12quand même assez volontaire
00:55:13Serge Rouard
00:55:13en revanche à gauche
00:55:15pardon mais quand vous entendez
00:55:15Eric Piolle dire
00:55:16Eric Piolle qui dit
00:55:18il faut apprendre à vivre
00:55:18avec les dealers
00:55:19vous voyez c'est ça
00:55:19c'est l'idéologie des verts
00:55:21à Nantes
00:55:21quand vous allez à Nantes
00:55:22quand vous allez à Rennes
00:55:23enfin
00:55:23on va faire une pause
00:55:25et puis on va se retrouver
00:55:26dans un instant
00:55:26petite pause de pluie
00:55:27et puis on se retrouve ensuite
00:55:28on refera un nouveau point
00:55:30sur l'Espagne bien évidemment
00:55:31et ce déraillement
00:55:32cette nuit déraillement terrible
00:55:34le bilan est très très lourd
00:55:35puisqu'on parle de 39 morts
00:55:37il y aurait plus de 100 blessés
00:55:38également
00:55:39on fera le point en direct
00:55:40d'Espagne dans un instant
00:55:41et puis on va s'aérer la tête
00:55:43ensuite
00:55:43en fin d'émission
00:55:45puisqu'on sera avec
00:55:45le nouveau Mister France
00:55:46qui va venir nous rejoindre
00:55:47il est sur le plateau
00:55:48il est sur le plateau
00:55:49il est sur le plateau
00:55:49il faut le découvrir
00:55:50cherchez-le parmi les invités
00:55:52il est caché quelque part
00:55:54mais il est très bien caché
00:55:55à tout de suite
00:55:55en direct sur CNews
00:55:5711h36 sur CNews
00:56:06merci d'être en direct
00:56:07avec nous
00:56:08on va faire tout de suite
00:56:08bien évidemment le point
00:56:09sur ce qui s'est passé
00:56:10en Espagne cette nuit
00:56:12vous le savez
00:56:13avec ce drame
00:56:13cet accident de train
00:56:14et le bilan est très lourd
00:56:1639 morts
00:56:17les experts se disent
00:56:18surpris par ce qui s'est passé
00:56:19on va partir tout de suite
00:56:20en direct en Espagne
00:56:21rejoindre le correspondant
00:56:23de CNews
00:56:24Frédéric Traini
00:56:25Frédéric
00:56:25que sait-on
00:56:26à l'heure qu'il est
00:56:27sur ce qui s'est passé
00:56:28hier soir ?
00:56:31écoutez le boulot en provisoire
00:56:33est toujours le 39 morts
00:56:34avec 150 blessés
00:56:35dont 24 en état grave
00:56:37c'est un bilan
00:56:37qui a beaucoup choqué
00:56:39l'Espagne
00:56:39avec par exemple
00:56:40la famille royale
00:56:41qui a exprimé
00:56:42sa profonde inquiétude
00:56:44le premier ministre
00:56:45Pedro Sanchez
00:56:46qui lui parle
00:56:46d'une profonde nuit
00:56:48d'angoisse
00:56:48pour tout le pays
00:56:50et de douleur
00:56:50pour cet accident
00:56:52qui effectivement
00:56:52s'est produit
00:56:53entre deux trains
00:56:54en grande vitesse
00:56:55le premier partant
00:56:56de Malaga au sud
00:56:57pour rejoindre Madrid
00:56:58avec à son bord
00:56:59300 passagers
00:57:00qui se rendaient
00:57:01dans la capitale espagnole
00:57:03il a déraillé
00:57:03aux alentours
00:57:04de
00:57:0419h50
00:57:06aux alentours
00:57:07de Cordoue
00:57:08en Andalousie
00:57:09et le problème
00:57:10c'est qu'il est
00:57:10empiété sur la voie d'à côté
00:57:12d'où arrivait
00:57:13un autre train
00:57:14en provenance de Madrid
00:57:15pour le sud
00:57:16de l'Espagne
00:57:17qui lui
00:57:18l'a percuté
00:57:19de plein fouet
00:57:20d'où
00:57:21toutes ses victimes
00:57:22puisque le choc
00:57:22a été effroyable
00:57:23selon les témoins
00:57:24les pompiers parlent
00:57:25de scènes dantesques
00:57:27et de ferrailles
00:57:29complètement enchevêtrées
00:57:30avec on pense
00:57:31encore quelques corps
00:57:32qui vont être mis à jour
00:57:33et alourdir encore
00:57:34ce bilan
00:57:35les témoins évoquent
00:57:37des scènes
00:57:37de films d'horreur
00:57:38où les gens
00:57:39ont été projetés
00:57:40dans les wagons
00:57:40extrêmement blessés
00:57:42touchés, abîmés
00:57:43par le choc
00:57:44certains sont décédés
00:57:45devant les autres
00:57:47qui ne pouvaient rien faire
00:57:48malgré l'installation
00:57:48d'une cellule de crise
00:57:50et d'un hôpital de campagne
00:57:51immédiatement
00:57:51ou très rapidement
00:57:52aux abords
00:57:53de cet accident
00:57:54qui est une véritable tragédie
00:57:55pour l'Espagne
00:57:56Véritable tragédie
00:57:57pour l'Espagne
00:57:57Frédéric
00:57:58et est-ce que les autorités
00:57:59donnent plus de détails
00:58:00ce matin
00:58:01sur ce qui s'est passé
00:58:02et sur les raisons
00:58:03de ce drame
00:58:04C'est l'incompréhension totale
00:58:08le ministre des Transports
00:58:10Oscar Ponte
00:58:11a donné une conférence
00:58:11de presse hier
00:58:12dans la nuit
00:58:13et aux alentours
00:58:13d'une heure du matin
00:58:14en expliquant
00:58:15que c'était extrêmement étrange
00:58:16pour lui
00:58:17ces circonstances
00:58:17puisque l'accident
00:58:18a eu lieu
00:58:19dans une ligne droite
00:58:20sur une voie
00:58:20qui venait d'être rénovée
00:58:22700 millions
00:58:22avaient été investis
00:58:23et les travaux
00:58:23se sont terminés en mai
00:58:24le train de la compagnie
00:58:26italo-espagnole
00:58:27Irio
00:58:27était tout neuf
00:58:28un TGV de 4 ans
00:58:29ce n'est pas vieux
00:58:30il venait passer une révision
00:58:31qu'à jour auparavant
00:58:33donc cet accident
00:58:34reste complètement énigmatique
00:58:36et l'enquête
00:58:37qui a été diligentée
00:58:39va donc durer
00:58:40selon le ministre des Transports
00:58:41au moins un mois
00:58:42avant de pouvoir comprendre
00:58:44ce qui s'est passé
00:58:45à noter que
00:58:46le roi et la reine
00:58:47Felipe et Laetitia
00:58:48se rendront sur place
00:58:49dès demain
00:58:50le premier ministre
00:58:51Pedro Sanchez
00:58:52lui est attendu
00:58:52dans la journée
00:58:53Merci beaucoup Frédéric
00:58:54en direct d'Espagne
00:58:56bien évidemment
00:58:56on continue à suivre
00:58:57ce drame
00:58:59qui s'est déroulé
00:58:59cette nuit
00:59:00je vous rappelle
00:59:00que le dernier bilan
00:59:01fait état de 39 morts
00:59:02hélas ce n'est qu'un bilan
00:59:03provisoire
00:59:05un bilan qui pourrait
00:59:05s'alourdir
00:59:06selon les autorités
00:59:08voilà ce qu'on pouvait dire
00:59:09donc sur ce déraillement
00:59:10terrible en Espagne
00:59:11déraillement qui reste
00:59:12un mystère
00:59:12alors qu'il est
00:59:13on ne comprend pas
00:59:13ce qui a pu se passer
00:59:14on ne comprend pas
00:59:15comment ce train
00:59:16a pu dérailler
00:59:18et l'enquête va devoir dire
00:59:20ce qui s'est passé
00:59:20mais il va falloir un mois
00:59:22vous l'avez entendu
00:59:22c'est très long
00:59:23un mois pour essayer
00:59:24de comprendre
00:59:24ce déraillement
00:59:25en Espagne
00:59:26pour terminer
00:59:28cette émission
00:59:29je voulais qu'on s'arrête
00:59:30à un instant
00:59:31sur quelque chose
00:59:31de beaucoup plus léger
00:59:32ça fait du bien
00:59:33parce que l'actualité
00:59:34est plutôt lourde
00:59:35je voulais qu'on revienne
00:59:35sur le nouveau
00:59:36Mister France
00:59:37le nouveau Mister France
00:59:38qui a été élu
00:59:39ce week-end
00:59:41il s'appelle
00:59:42Maxence Brouvillet
00:59:43il a 26 ans
00:59:45vous le voyez
00:59:45au centre
00:59:46sur cette photo
00:59:47il est natif
00:59:48de Martinique
00:59:49il est devenu
00:59:49Auvergnat d'adoption
00:59:51il mesure 1m93
00:59:52pèse 82 kg
00:59:53alors pourquoi
00:59:54veut-on
00:59:54devenir Mister France
00:59:56est-ce le retour
00:59:58de l'homme-objet
00:59:58et au fait
00:59:59à quoi ça sert
01:00:00un Mister France
01:00:00il répondra
01:00:01dans un instant
01:00:02à nos questions
01:00:03puisqu'il est en train
01:00:04de s'installer
01:00:05bonjour Maxence
01:00:06merci beaucoup
01:00:07d'être en direct
01:00:07avec nous auparavant
01:00:08on va revoir
01:00:09le moment
01:00:10de votre élection
01:00:11regardez
01:00:11auvergnat d'un instant
01:00:17au vergnat
01:00:17au vergnat
01:00:18le premier premier premier
01:00:19de l'historique
01:00:20au vergnat
01:00:23sur le nouveau
01:00:24Vincent France
01:00:25au vergnat
01:00:26du nouveau
01:00:26au vergnat
01:00:38auvergnat
01:00:39auvergnat
01:00:40auvergnat
01:00:40auvergnat
01:00:41Voilà ce moment de l'élection.
01:00:56Bonjour Max Essence.
01:00:57Bonjour, bonjour à tous.
01:00:58Merci d'être en direct avec nous.
01:01:00Vous êtes l'homme le plus beau de France ?
01:01:02Écoutez, c'est ce qui se dit par rapport à ce concours,
01:01:04mais ce n'est pas ce que ça représente forcément.
01:01:06Mister France, c'est vraiment une globalité.
01:01:08Il y a quand même plusieurs critères sur lesquels on est jugé.
01:01:11Donc, l'homme le plus beau de France, on ne plaît pas à tout le monde.
01:01:14Vous, vous avez le sentiment d'être le plus beau de France ?
01:01:16Non, pas du tout.
01:01:17Non, non, non, vraiment pas.
01:01:19Déjà, tout le monde ne participe pas à ce concours.
01:01:21Donc, je n'aurais pas la prétention de dire ça.
01:01:24Après, on va dire que j'ai été le meilleur sur la semaine de préparation
01:01:28et puis sur la globalité du concours.
01:01:31Qu'est-ce qui fait qu'on a envie de devenir ministère de France ?
01:01:33Je me suis souvent posé la question, comme pour les Miss France d'ailleurs,
01:01:35qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, on se dit,
01:01:37tiens, ça c'est pour moi ?
01:01:39Écoutez, pour ma part, ça a démarré
01:01:41avec un message sur Instagram
01:01:42où j'ai été contacté
01:01:45sur un autre concours plus petit
01:01:46et puis l'expérience a été plutôt sympa.
01:01:50J'ai voulu continuer l'aventure.
01:01:51Dans la suite de ça, il y a eu les élections
01:01:53de Mister France au Verne
01:01:55que j'ai gagné
01:01:57et puis après, il y a tout qui s'enchaîne
01:01:59et on en arrive après à la phase finale.
01:02:02Vous avez été sportif, vous avez fait beaucoup de tennis.
01:02:04C'est ça.
01:02:04Également, comment on passe du tennis à Mister France ?
01:02:07Parce que dans un, c'est le sport, c'est l'effort, c'est la récompense du sport.
01:02:10Dans l'autre, c'est un peu quand même la glorification de l'apparence.
01:02:13C'est ça.
01:02:16C'est cela, oui.
01:02:19Il y a une fin à tout.
01:02:22Après, il y a eu quand même une petite période
01:02:24entre la fin de ma carrière
01:02:25et puis ensuite, Mister France.
01:02:28Il y a deux années qui se sont écoulées.
01:02:30Ce n'était pas du tout en objectif,
01:02:31je n'y pensais pas.
01:02:32Honnêtement, je pense que si je ne reçois pas ce message sur Instagram,
01:02:35je ne participe jamais à Mister France.
01:02:37Mister France, c'est quoi ?
01:02:37C'est le retour de l'homme-objet ?
01:02:39Non, pas du tout, c'est bien plus profond que ça.
01:02:43C'est vraiment des valeurs,
01:02:45c'est comme je disais, c'est une globalité.
01:02:47Ce n'est pas du tout basé que sur le physique.
01:02:50On a aussi une cause à défendre
01:02:52qui est très importante.
01:02:54On est jugé sur la semaine entière de préparation,
01:02:56sur comment on se comporte dans le groupe,
01:02:58nos actions aussi sur les réseaux sociaux.
01:03:00Donc, c'est vraiment une globalité
01:03:02bien plus importante.
01:03:03Mathias Leboeuf, ça vous inspire ?
01:03:05Mister France, qu'est-ce que vous vous dites ?
01:03:07Les dauphins.
01:03:07Les jeunes, c'est d'aujourd'hui.
01:03:09Non, pas pour le perdre.
01:03:10C'est ça.
01:03:12Non, non, c'est ça.
01:03:14Mais la question, c'est,
01:03:15est-ce que vous avez le sentiment
01:03:16que c'est un peu une élection du passé, en fait,
01:03:19ou que ça a un sens aujourd'hui
01:03:21dans la société telle qu'elle est ?
01:03:22Une élection du passé, oui et non.
01:03:26Parce qu'aujourd'hui, justement,
01:03:28avec le retour des réseaux sociaux
01:03:30et de l'image, de l'apparence
01:03:32et de la prévalence du corps aussi,
01:03:35de l'image, non,
01:03:36ça ne me paraît pas être une manifestation du passé,
01:03:39d'ailleurs, que ce soit pour Mister France
01:03:40ou pour Miss France.
01:03:42Moi, la question que je me pose,
01:03:44effectivement, c'est à quoi ça sert ?
01:03:45Et la réponse,
01:03:46et c'est une question que je vous pose,
01:03:48vous avez parlé de causes à défendre
01:03:50et quelles sont les valeurs
01:03:51que promeut Mister France ?
01:03:52Parce qu'indépendamment de votre personne,
01:03:54moi, ce qui m'intéresse,
01:03:55c'est qu'est-ce que ça incarne, Mister France ?
01:03:56Qu'est-ce que vous souhaitez incarner ?
01:03:58C'est ça, à mon avis, le vrai sujet.
01:04:01Exactement, et c'est la raison pour laquelle
01:04:02j'ai dit justement que ce n'était pas
01:04:04que un concours de beauté.
01:04:07On a une cause à défendre.
01:04:08Pour ma part, moi, c'est la santé mentale
01:04:09avec un attrait plus particulier
01:04:11pour les sportifs de haut niveau.
01:04:13Donc, j'ai été sportif de haut niveau,
01:04:15comme je disais, je joue au tennis.
01:04:16Et puis, suite à ça,
01:04:19ça fait maintenant deux ans de ça,
01:04:20j'ai ma carrière de tennis qui s'est arrêtée
01:04:22suite à une suspension.
01:04:24Donc, j'ai vécu une période très compliquée
01:04:26de 4-5 mois de transition
01:04:28entre une vie où on vit de sa passion,
01:04:31on voyage, et voilà.
01:04:33Et puis, ensuite,
01:04:35passer à une vie plus ou moins lambda,
01:04:36on va dire.
01:04:38Donc, j'ai eu une période très compliquée.
01:04:40Ça veut dire période compliquée ?
01:04:41Ça veut dire que quand vous avez été suspendu,
01:04:43il y a eu une période de dépression,
01:04:44pour employer les mots ?
01:04:44Exactement.
01:04:45Dépression, après,
01:04:46je n'ai pas été diagnostiqué dépressif.
01:04:48Voilà, mais j'ai eu vraiment
01:04:49un état dépressif avec des troubles psychiques.
01:04:52Enfin, j'ai eu des troubles du sommeil,
01:04:54de l'alimentation, j'ai perdu du poids.
01:04:56J'ai fait des pelades.
01:04:57Voilà, on ne va pas rentrer dans le détail non plus.
01:05:00Mais non, période compliquée.
01:05:02Voilà, j'ai commencé à aller mieux
01:05:04quand j'ai parlé à mes proches,
01:05:06puis ensuite à un professionnel.
01:05:08Et moi, c'est vraiment sur ça
01:05:09que j'ai envie de mettre le point
01:05:11sur cette année de Mister France.
01:05:13C'est dire aux gens que la santé mentale,
01:05:16pour moi, c'est tout aussi important
01:05:18que la santé physique,
01:05:20même très liée, je pense.
01:05:22Et puis voilà,
01:05:24donc c'est dire à toutes les personnes
01:05:25qui sont concernées
01:05:26qu'il faut parler, quoi.
01:05:27Ludovic Thoreau, c'est intéressant
01:05:28de l'écouter,
01:05:29parce qu'en fait,
01:05:29il a un discours très sérieux.
01:05:30Il a un discours très carré
01:05:33et très sérieux.
01:05:36On n'est pas dans le...
01:05:37Voilà, je vous salue,
01:05:38je suis Mister France.
01:05:39Voilà, c'est la meilleure réponse
01:05:40à Mathias Leboeuf.
01:05:41C'est-à-dire...
01:05:42Non, attendez,
01:05:43il nous faut un peu de fun,
01:05:44un peu de gaieté,
01:05:44vous l'avez dit initialement.
01:05:45Mais j'adore le fun et la gaieté.
01:05:47Non, mais je parle à Jean-Marc,
01:05:48d'accord.
01:05:49Donc, j'ai dit tout simplement
01:05:50que ses propos
01:05:51et la façon dont il s'exprime,
01:05:52avec la souffrance qu'il a eue,
01:05:53qu'il veut aider une partie
01:05:54par rapport à ça,
01:05:55respect.
01:05:56Et c'est pareil
01:05:56pour le côté féminin.
01:05:58C'est vrai qu'il me manquait un peu
01:05:59que les femmes,
01:06:00ils font à des hommes aussi,
01:06:01un Miss France,
01:06:01un peu d'égalité.
01:06:02Alors, ce qui est intéressant,
01:06:03c'est que ce n'est pas du tout
01:06:03médiatisé,
01:06:04le côté Mister France,
01:06:06contrairement aux femmes.
01:06:08Ce n'est pas retransmis à la télé,
01:06:09c'est quelque chose
01:06:10qui reste un peu plus...
01:06:11Ça passionne un peu moins
01:06:11les foules, on dirait.
01:06:12On n'en a pas beaucoup parlé.
01:06:14Voilà, justement,
01:06:14c'est ça ce que je vous dis.
01:06:15C'est pas dans le jury, Ludovic ?
01:06:17Non, mais toi,
01:06:18t'étais dans les concurrents
01:06:19et je l'ai éliminé direct,
01:06:20je peux te le dire.
01:06:21T'avais pas tous les critères.
01:06:22Jérôme ?
01:06:23Non, moi, je trouve
01:06:24que c'est tout à fait remarquable
01:06:25et ce qui me frappe,
01:06:26c'est que c'est vraiment
01:06:27un corps sain dans une...
01:06:28une âme scène dans un corps sain.
01:06:30Mensana incorporisano
01:06:31pour être...
01:06:31On va faire de la philosophie.
01:06:33Voilà, toi,
01:06:33tu connais ça par cœur,
01:06:34on rappel de moi.
01:06:36Mais en tant que latiniste,
01:06:41vous défendez, en plus,
01:06:42c'est très légitime.
01:06:43Donc, je trouve que les deux
01:06:44sont très bien.
01:06:45Ça a un sens d'être
01:06:46Mister France ?
01:06:46Ah oui, moi, je pense
01:06:47qu'il faudrait mieux
01:06:48le médiatiser.
01:06:49Voilà.
01:06:50Je pense qu'il faudrait
01:06:50mieux le médiatiser.
01:06:51Ça doit être médiatiser.
01:06:51C'est quoi la différence
01:06:52avec les Miss France, par exemple ?
01:06:54Comment vous expliquez
01:06:54que les Miss France
01:06:55sont très médiatisées
01:06:56et beaucoup moins
01:06:57les Miss France ?
01:06:58Déjà, il y a une...
01:06:59Oui, Madame de Fondois.
01:07:00C'est aussi une question
01:07:01d'ancienneté dans le concours.
01:07:02Miss France, je crois
01:07:02que ça fait plus de 100 ans.
01:07:05Mister France,
01:07:05c'est une trentaine d'années,
01:07:07je dirais.
01:07:08Le concours qui a été repris
01:07:09en 2019 par François Dexon,
01:07:10c'est ça aussi qui,
01:07:11depuis cette année-là,
01:07:12ça a évolué quand même pas mal.
01:07:13On est très proche
01:07:14de passer en télé.
01:07:17Voilà.
01:07:18Peut-être que ce sera
01:07:19l'an prochain,
01:07:19dans deux ans,
01:07:20je ne sais pas encore.
01:07:20Mais ceux qui disent
01:07:21que tout ça,
01:07:22c'est finalement,
01:07:22c'est superficiel,
01:07:23que tout ça,
01:07:24c'est intéressé
01:07:25juste à l'image.
01:07:26Vous l'entendez beaucoup, ça.
01:07:27Bien sûr.
01:07:28Et forcément,
01:07:29alors il y a eu cette image
01:07:30pendant des années
01:07:30et Geneviève de Fontenay
01:07:31et s'est beaucoup battu
01:07:32contre ça sur le fait
01:07:33que quand on était Miss,
01:07:34on était forcément cruche.
01:07:36Voilà.
01:07:36Et ce qui n'est pas vrai
01:07:37du tout d'ailleurs,
01:07:37on l'a vu avec le succès
01:07:38de plusieurs Miss d'ailleurs
01:07:39qui ensuite ont fait de la télé,
01:07:40ont fait des carrières ailleurs.
01:07:42C'est un peu l'image aussi
01:07:43qu'on a des Mister France.
01:07:44On se dit,
01:07:45alors je ne sais pas
01:07:45quel est le masculin de cruche,
01:07:47mais on se dit
01:07:48si il est Mister France,
01:07:49c'est forcément
01:07:49qu'il n'a rien dans la tête.
01:07:51Alors vous,
01:07:51c'est vrai qu'avec votre passé,
01:07:52avec ce que vous avez vécu,
01:07:52avec les épreuves
01:07:53de votre suspension également,
01:07:55on sent que vous avez
01:07:56un background quand même.
01:07:57Ça se sent quand on vous entend.
01:07:58Oui.
01:07:59Non, c'est vrai que j'ai
01:08:00cette expérience
01:08:01de sportif de haut niveau
01:08:02qui m'a quand même bien forgé
01:08:03suite après, bien sûr,
01:08:04à cette suspension
01:08:05et puis maintenant,
01:08:07ma vie dans la société,
01:08:09plus ou moins,
01:08:10c'est vrai que c'est très bizarre
01:08:11à dire,
01:08:11mais passer d'un quotidien
01:08:14où tu fais du sport
01:08:156, 7, 8 heures par jour
01:08:16à être derrière un bureau
01:08:18toute la journée,
01:08:18ça a été vraiment
01:08:19une grosse épreuve.
01:08:21Après, pour en revenir
01:08:22sur ce qu'on dit
01:08:23un petit peu de Mister France,
01:08:24sur ce qu'il se dit,
01:08:26pour vous dire,
01:08:28en ayant été candidat,
01:08:30la plupart des candidats,
01:08:33ils n'ont même pas
01:08:33confiance en eux.
01:08:34Vraiment,
01:08:35ils viennent chez Mister France
01:08:37participer à cette aventure,
01:08:39c'est déjà pour se challenger
01:08:41eux-mêmes.
01:08:42Il y en a qui perdent
01:08:43beaucoup de poids aussi
01:08:44durant cette période
01:08:46où ils ont l'écharpe.
01:08:47Parce que c'est le stress ?
01:08:49Non, non, justement,
01:08:50c'est un combat en fait.
01:08:51Il y en a qui défendent les causes,
01:08:52que ce soit la grossophobie
01:08:52ou autre,
01:08:53et c'est vraiment leur combat.
01:08:54Chacun a son combat.
01:08:56Un mot là-dessus
01:08:56de Lino Delacroix
01:08:58qui se présente
01:08:58l'année prochaine ?
01:08:59Non, je n'ai pas
01:09:00l'esthétique pour
01:09:01et surtout,
01:09:01je parais un peu petit.
01:09:02Ce n'est pas l'esthétique
01:09:02qui vous a dit ?
01:09:03Ce n'est pas que l'esthétique ?
01:09:03C'est ce qu'il y a dans la tête ?
01:09:05Non, mais ces idées,
01:09:05c'est encore pire.
01:09:07Là, c'est carton rouge.
01:09:09En vérité,
01:09:11on se demandait
01:09:11si ce concours
01:09:12ne tombait pas un peu
01:09:13dans la désivétude,
01:09:14si ça n'appartenait pas
01:09:15à une époque révolue.
01:09:16En fait,
01:09:16je pense que précisément,
01:09:17non, justement,
01:09:18pour ce qu'il vient d'énoncer.
01:09:19En fait,
01:09:20notamment sur les combats
01:09:21de la santé mentale,
01:09:22c'est les jeunes plébiscites
01:09:23de plus en plus là
01:09:23puisque c'est des travers
01:09:24qu'on peut tous rencontrer.
01:09:25C'est des difficultés
01:09:26qu'on a,
01:09:27notamment avec l'émergence
01:09:28des réseaux.
01:09:28Vous, ça vous sensibilise
01:09:29d'avoir un Mister France
01:09:30qui parle de ces sujets ?
01:09:31Vous trouvez ça très bien ?
01:09:31Ça vous sensibilise ?
01:09:32Ça me sensibilise déjà
01:09:33premièrement,
01:09:34mais surtout,
01:09:34ça m'inspire.
01:09:35En fait,
01:09:35je trouve ça extrêmement inspirant.
01:09:36C'est-à-dire qu'il est à côté de moi
01:09:38alors qu'en fait,
01:09:38il a passé des moments
01:09:39extrêmement difficiles,
01:09:48de voir que désormais,
01:09:49il se trouve à côté de moi
01:09:49pour en parler en fait.
01:09:51C'est très bien.
01:09:52Votre quotidien,
01:09:53ça va être quoi ?
01:09:53La foire à la saucisse
01:09:54et ces trucs-là
01:09:55comme on le dit
01:09:55pour les Miss France
01:09:56ou c'est différent ?
01:09:57Non, non.
01:09:58On peut faire un peu de provoque
01:09:59aussi quand même.
01:10:00Il y a un couperon.
01:10:01Oui, je t'invite.
01:10:03Il y a un grand disque.
01:10:05Rapidement,
01:10:05il y a un grand disque.
01:10:06Non, bien sûr,
01:10:07il y a toujours des passages
01:10:08dans des événements
01:10:09comme vous l'avez cité
01:10:10mais après,
01:10:11l'objectif,
01:10:12c'est aussi de me servir
01:10:14de ma cause.
01:10:15Pour faire passer le message.
01:10:15Exactement.
01:10:16Merci beaucoup,
01:10:17Miss Star France.
01:10:17Merci Maxence
01:10:18d'avoir été en direct avec nous.
01:10:19Merci de nous avoir suivis.
01:10:20On se retrouve demain
01:10:21en direct à partir de 10h35
01:10:23dans notre instance.
01:10:24C'est Sonia Mabrouk.
01:10:24À demain.
01:10:25Et d'ici là,
01:10:25soyez prudents.
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