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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00– Lundi 26 janvier 2026, Morandini Live, numéro 1792 sur CNews, première chaîne Info de France.
00:00:08Bonjour et bienvenue en direct.
00:00:10À la une, suspendre l'immigration en France pendant deux ou trois ans
00:00:14et proposer aux Français un référendum sur l'immigration.
00:00:17Ce sont quelques-unes des propositions choc faites par Gérald Darmanin hier soir.
00:00:22Alors est-ce la bonne solution ? Nous allons en débattre.
00:00:25Mais au moins, ces propositions ont le mérite d'exister.
00:00:28Vous entendrez dans un instant Gérald Darmanin et nous débattrons de ces propositions
00:00:32alors que le préfet de Gironde, Étienne Guyot, a mis les pieds dans le plat
00:00:36en affirmant que 49% des auteurs de délinquance sur la voie publique
00:00:41étaient des étrangers. Débat en direct dans un instant.
00:00:45Et en parlant de délinquance, page spéciale ce matin sur l'insécurité au quotidien.
00:00:49Cette insécurité rampante qui rend la vie impossible pour des familles entières
00:00:53qui sont obligées de vivre dans la terreur, de changer leurs habitudes,
00:00:56de ne plus inviter leurs amis, de ne plus sortir le soir.
00:01:00Cette insécurité est tellement banalisée que plus personne n'en parle.
00:01:04Alors oui, ce matin, nous allons en parler.
00:01:05Nous parlerons de cette cité à Aubagne, par exemple,
00:01:08où les facteurs ne veulent plus distribuer le courrier car ils ont peur.
00:01:11Nous parlerons également de ville urbaine,
00:01:13où agressions, menaces et dégradations se multiplient.
00:01:16Et nous avons rencontré des propriétaires et des locataires
00:01:18qui vivent dans la peur. Écoutez.
00:01:20Les abusés en colère.
00:01:23Ce n'est pas normal qu'on ne puisse pas voir nos enfants.
00:01:25Ce n'est pas normal qu'on ne puisse pas voir nos petits-enfants.
00:01:27On a eu des dégradations de pneus dans notre garage.
00:01:31On a eu des insultes.
00:01:32Il y a longtemps qu'on aurait dû faire quelque chose.
00:01:34Les gens ont peur.
00:01:36Moi aussi, j'ai peur.
00:01:38Mais je montre que je n'ai pas peur.
00:01:39Parce qu'on a tous peur.
00:01:40Mais on n'est pas assez solidaires.
00:01:42Il faudrait beaucoup plus de monde que ça.
00:01:44Allez, page spéciale dans un instant.
00:01:46Une étude de l'Institut pour la Justice
00:01:48alerte sur un phénomène massif de blanchiment d'argent
00:01:51facilité par l'explosion du nombre de kebabs en France.
00:01:55Derrière certains petits commerces de proximité
00:01:57se cacherait une économie souterraine liée au narcotrafic.
00:02:00Ce n'est pas nouveau.
00:02:02Mais ce qui est surprenant, c'est le nombre de commerces concernés
00:02:04qui serait en très forte hausse.
00:02:07En France, entre 2000 et 2022,
00:02:10le nombre de fast-food a plus que triplé.
00:02:12Les kebabs sont particulièrement concernés.
00:02:16On en compte aujourd'hui près de 14 000,
00:02:19soit 3 000 de plus en 5 ans.
00:02:21Selon une étude de l'Institut pour la Justice
00:02:23menée à Montpellier, Nantes et Lille,
00:02:2642% des kebabs analysés
00:02:28présentent des indices sérieux de blanchiment d'argent.
00:02:32Payement majoritairement en espèces,
00:02:34comptabilité approximative,
00:02:36marge incohérente,
00:02:38changement fréquent de dirigeants,
00:02:40autant de signaux utilisés par les enquêteurs.
00:02:43Depuis l'entrée en vigueur de la loi contre le narcotrafic,
00:02:4696% des commerces ont été fermés en France,
00:02:49selon le ministère de l'Intérieur.
00:02:51Une stratégie assumée par l'État,
00:02:53frappée au portefeuille,
00:02:55au cœur de l'économie du trafic.
00:02:57Et cette idée avancée ce matin sur CNews
00:03:02par Bruno Bartosetti, responsable zone sud du syndicat Police Unité,
00:03:06faut-il autoriser les policiers à intervenir sous couverture
00:03:09en se faisant passer pour des clients ?
00:03:11Alors aujourd'hui, c'est interdit,
00:03:13mais c'est une solution.
00:03:13On devrait pouvoir aller beaucoup plus loin.
00:03:17Je vais essayer de répondre et d'élargir un peu plus dans la question.
00:03:19Aujourd'hui, un policier,
00:03:20est-ce que ce serait immoral qu'il joue les clients ?
00:03:24Eh bien, on n'en a pas le droit.
00:03:25On n'a pas le droit, par exemple,
00:03:26même en matière de stupes,
00:03:27de jouer des consommateurs qui se dirigent
00:03:29et qui s'adressent à un dealer
00:03:31pour acheter de la cocaïne ou du cannabis.
00:03:36Donc ça veut dire qu'on est freiné dans notre travail.
00:03:39Maintenant, après, quand on doit appliquer
00:03:41toutes les règles de procédure,
00:03:43on y arrive, on peut faire tomber des gérants,
00:03:46mais la procédure est longue.
00:03:47Pour la quatrième fois en deux ans,
00:03:49l'église de la Sainte Famille à Metz a été vandalisée.
00:03:52Mais cette fois, le prêtre estime
00:03:53ne pas avoir les moyens pour réparer les dégâts.
00:03:56Vous découvrez les images de ce qui s'est passé
00:03:59dans la nuit du 12 janvier 2026
00:04:01où des vitres ont été brisées.
00:04:02Alors la paroisse a lancé un nouvel appel au don
00:04:05afin de pouvoir assumer le coût des réparations
00:04:07estimé jusqu'à 1 500 euros
00:04:09avec la volonté désormais d'installer, écoutez bien,
00:04:12des vitres sécurisées.
00:04:14Nous en reparlerons à 11h30.
00:04:16Le procès en appel pour l'assassinat de Samuel Paty
00:04:18en octobre 2020 s'ouvre aujourd'hui
00:04:20à la cour d'assises d'appel spéciale de Paris.
00:04:22Quatre personnes vont y être jugées.
00:04:24Des individus déjà condamnés en première instance
00:04:27à des peines de 13 à 16 ans de réclusion criminelle.
00:04:29Je vous rappelle que l'assassin du prof d'histoire
00:04:31avait lui été abattu par la police
00:04:33après son crime aux abords du collège.
00:04:37La cour d'assises d'appel spéciale de Paris
00:04:39se réunit aujourd'hui pour rejuger quatre individus.
00:04:43Naïm Boudaoud, 24 ans,
00:04:45qui avait notamment conduit le terroriste et assassin
00:04:47de Samuel Paty à proximité du collège de Conflans-Saint-Honorin.
00:04:51La veille du crime, il l'avait aussi accompagné
00:04:54pour acheter un couteau en présence.
00:04:56Dazimeb Sirkanov, 25 ans,
00:04:59un autre ami d'enfance du terroriste
00:05:01qui a lui aussi fait appel.
00:05:03Tous les deux avaient été condamnés
00:05:04à 16 ans de réclusion criminelle
00:05:06pour complicité d'assassinat terroriste.
00:05:09Avec eux sur le banc des accusés,
00:05:11Brahim Chnina, 54 ans,
00:05:14le père de la collégienne
00:05:15qui avait menti sur le cours de Samuel Paty.
00:05:18Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux,
00:05:20l'homme avait appelé à s'en prendre
00:05:21au professeur de sa fille.
00:05:23Il avait écopé de 13 ans de réclusion criminelle.
00:05:25Et enfin, Abdelhakim Sefriwi,
00:05:28un militant islamiste de 66 ans.
00:05:32Lui aussi avait diffusé une vidéo
00:05:33sur les réseaux sociaux
00:05:34qui avait fait exploser la situation
00:05:36et amplifier le danger sur Samuel Paty,
00:05:39selon l'accusation.
00:05:40Les juges l'avaient condamné
00:05:42à 15 ans de réclusion criminelle.
00:05:44Le procès en appel doit se tenir
00:05:46jusqu'au 27 février prochain.
00:05:47Le président de la République
00:05:49veut aller vite et même très vite.
00:05:51Le projet de loi portant sur l'interdiction
00:05:53des réseaux sociaux au moins de 15 ans
00:05:55arrive aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
00:05:57Une loi qui pourrait bien être effective
00:05:59à la rentrée scolaire du 1er septembre 2026.
00:06:02C'est en tout cas ce que souhaite Emmanuel Macron.
00:06:04Alors que contient précisément ce texte
00:06:06et quelles conséquences au quotidien ?
00:06:10TikTok, Snapchat ou encore Instagram
00:06:12pourraient bien être interdits
00:06:14aux mineurs de 15 ans à la rentrée prochaine.
00:06:16Un projet de loi qui se divise en deux parties.
00:06:21La première, avec l'interdiction stricte
00:06:23de l'accès à certains réseaux sociaux.
00:06:25Les plateformes concernées seraient celles jugées
00:06:28dangereuses pour l'épanouissement physique,
00:06:30mental ou encore moral des moins de 15 ans
00:06:33par l'ARCOM et le gouvernement.
00:06:35Pour ce qui est des autres réseaux sociaux,
00:06:38la loi les interdirait sauf aux jeunes
00:06:40pouvant justifier d'un contrôle parental
00:06:42et de l'accord préalable d'au moins
00:06:44l'un de ses tuteurs légaux.
00:06:46Emmanuel Macron a annoncé samedi
00:06:48que le gouvernement engagerait
00:06:50la procédure accélérée au Parlement
00:06:52pour que le texte entre en vigueur
00:06:54dès la rentrée prochaine.
00:06:56En attendant, l'interdiction
00:06:58des téléphones portables déjà en vigueur
00:07:00dans les écoles et collèges
00:07:01pourrait être étendue à tous les lycées
00:07:03selon le Code de l'éducation,
00:07:05sous réserve de modification
00:07:07du règlement intérieur des établissements.
00:07:09A l'étranger maintenant cette question,
00:07:12les Etats-Unis sont-ils au bord de l'implosion ?
00:07:15La mort d'un infirmier américain, Alex Préti,
00:07:17sous les balles d'agents fédéraux samedi à Minneapolis,
00:07:19alimente un contexte explosif aux Etats-Unis,
00:07:22moins de trois semaines après la mort d'une Américaine
00:07:25ayant fait face elle aussi à la police de l'immigration
00:07:27et c'était dans la même ville.
00:07:29Cette nuit, les prises de parole se sont multipliées,
00:07:31que ce soit de la part d'anciens présidents
00:07:33ou de Donald Trump lui-même.
00:07:35Alors, où en sommes-nous ce matin ?
00:07:36Et comment la situation va-t-elle évoluer aux Etats-Unis ?
00:07:39On fait le point tout de suite.
00:07:41Ces images ont fait le tour du monde.
00:07:44Des officiers de l'ICE,
00:07:46la police fédérale de l'immigration aux Etats-Unis,
00:07:49encerclent deux personnes dans une rue de Minneapolis.
00:07:53Un homme est maintenu au sol.
00:07:55Au bout de quelques secondes,
00:07:57des coups de feu retentissent.
00:07:59Alex Préti, un infirmier de 37 ans,
00:08:01vient de perdre la vie.
00:08:03Selon le ministère américain de la Sécurité intérieure,
00:08:07Alex Préti était armé d'un pistolet semi-automatique.
00:08:11Des suspects qui agressent, retardent, entravent
00:08:13ou menacent la vie d'un agent de force de l'ordre,
00:08:16tout cela renvoie au choix dont nous venons de parler.
00:08:19Lorsque des individus font de mauvais choix,
00:08:21de mauvaises décisions,
00:08:22qu'ils se retrouvent dans une situation
00:08:24impliquant les forces de l'ordre,
00:08:26une situation d'intervention en cours,
00:08:28qu'ils complotent pour s'y rendre,
00:08:30c'est sur cela que nous fondons nos décisions prises
00:08:33en une fraction de seconde.
00:08:35Sur les réseaux sociaux, c'est l'indignation.
00:08:38Une grande partie de l'opposition démocrate
00:08:40accuse une police de l'immigration hors de contrôle,
00:08:44comme l'ancien président Barack Obama,
00:08:46qui a réagi dans un communiqué sur le réseau social X.
00:08:50Le meurtre d'Alex Préti est une tragédie bouleversante.
00:08:53Il devrait aussi servir d'avertissement à chaque Américain,
00:08:56sans distinction d'appartenance politique,
00:08:58quant au fait que nombre de nos valeurs fondamentales,
00:09:01en tant que nation, sont de plus en plus menacées.
00:09:04Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés
00:09:06pour dénoncer la mort d'Alex Préti,
00:09:09près de trois semaines après celle de René Goud,
00:09:12dans des circonstances similaires.
00:09:13Et puis dans l'actualité, sachez également que mercredi,
00:09:17un nouvel hommage sera rendu à Brigitte Bardot,
00:09:20mais cette fois à Paris, à l'église Saint-Roch.
00:09:22Une célébration présidée par le père Laurent Chauvin,
00:09:25aumônier des artistes.
00:09:25Alors nous avons pu le rencontrer,
00:09:27et il nous a donné quelques détails sur le déroulé
00:09:29de l'événement très attendu par tous ceux
00:09:31qui n'avaient pu se rendre à Saint-Tropez
00:09:33pour un dernier hommage.
00:09:35Il a souhaité rendre un dernier hommage à Brigitte Bardot.
00:09:40Avec l'aumônerie des artistes,
00:09:41le père Laurent Chauvin est à l'origine
00:09:43de la célébration prévue mercredi.
00:09:46Le milieu des comédiens, des chanteurs et des danseurs
00:09:49m'avait sollicité et fait part de ce réel souhait
00:09:52d'honorer la figure de Brigitte Bardot.
00:09:54Dès le lendemain de l'inhumation,
00:09:56je suis rencontré en contact avec la famille
00:09:58et avec la fondation, et ils m'ont donné leur accord.
00:10:01La cérémonie aura lieu à 18h à l'église Saint-Roch à Paris.
00:10:05Un événement qu'il a méticuleusement préparé
00:10:07pour mettre en lumière toutes les facettes de l'actrice.
00:10:11La célébration prévue s'oriente surtout
00:10:14sur la Brigitte Bardot mannequin, chanteuse et comédienne.
00:10:19Mais on ne peut pas non plus passer sous silence
00:10:21l'engagement le plus profond qui soit
00:10:23en vue de la cause animale.
00:10:25Donc des intentions de messe seront prononcées
00:10:28pour cette cause-là.
00:10:30L'hommage est ouvert à tous sans invitation.
00:10:32Concernant le dress code,
00:10:33une demande symbolique a été formulée.
00:10:36Une petite touche de Vichy Rose est demandée
00:10:38à tous les participants,
00:10:39ne serait-ce que par frivolité
00:10:41et puis pour honorer dans le meilleur sens du terme
00:10:43la mémoire de Brigitte Bardot.
00:10:45Un moment de recueillement populaire,
00:10:47un mois jour pour jour,
00:10:48après le décès de l'icône du cinéma français.
00:10:51Voilà, hommage, donc ce sera mercredi à 18h
00:10:54et ce sera donc à Paris à l'église Saint-Roch
00:10:56avec ce dress code Vichy Rose.
00:10:59Comme tous les jours, les tops et les flops d'Oyance,
00:11:01les primes, c'est avec Mister Oyance.
00:11:02Aïeuse-Kévin, va-t'en.
00:11:04Vendredi soir, l'événement était sur TF1
00:11:07avec le lancement de la 15e saison de Danse avec les Stars
00:11:10et c'est un score très correct pour le programme
00:11:12qui a rassemblé 3 600 000 téléspectateurs.
00:11:15France 2 a quant à elle très bien marché
00:11:17avec plus de 3 millions de personnes
00:11:19devant son téléfilm Bête de flic.
00:11:21C'est en revanche très compliqué
00:11:22pour la boîte à secrets de France 3.
00:11:24L'émission de Faustine Bollard ne décolle toujours pas
00:11:26à seulement 1 million d'eux.
00:11:28Et c'est France 5 qui est arrivé quatrième
00:11:29battant ainsi M6 grâce au film Bullitt.
00:11:33Samedi soir, gros succès pour France 3.
00:11:35La série Meurtre à Milo a permis à la chaîne
00:11:37d'arriver largement en tête
00:11:38avec plus de 4 200 000 téléspectateurs.
00:11:41Déception revanche pour TF1.
00:11:43La Star Academy a perdu du terrain
00:11:45passant même sous les 3 millions.
00:11:47Ce sont 2 724 000 personnes
00:11:49qui ont assisté à l'élimination de Sarah
00:11:51qui n'ira donc pas en finale.
00:11:53France 2 a plutôt bien résisté.
00:11:55Le jeu de Cyril Ferrou 100% logique
00:11:57a tiré 2 700 000 téléspectateurs.
00:12:00Sur M6, la série NCIS, Tony et Enziva
00:12:02a perdu du terrain
00:12:03en passant sous la barre des 2 millions.
00:12:051 189 000 personnes l'ont regardé.
00:12:09Et à soir, c'est TF1
00:12:10qui a remporté la Sauré-Ciné du dimanche
00:12:12grâce au film Misanthrope
00:12:13qui a rassemblé 3 700 000 téléspectateurs.
00:12:16France 3 est deuxième
00:12:17avec un score très correct
00:12:18pour sa série Meurtre en eau trouble
00:12:20qui est à 2 6 millions.
00:12:21De son côté, France 2 est troisième
00:12:23du classement
00:12:24avec le film La Syndicaliste
00:12:25qui est à 2 millions 4.
00:12:26Sur M6, cela reste très compliqué
00:12:28pour le magazine de Julien Courbet
00:12:30Capital qui n'est qu'à 1 million 6.
00:12:32Mister Audience vous dit
00:12:33à demain.
00:12:33Je présente mes invités
00:12:36qui vont m'accompagner en direct
00:12:37jusqu'à midi.
00:12:38Lino Delacroix, bonjour.
00:12:39Merci d'être avec nous.
00:12:40Journaliste à frontières,
00:12:41Julia Gabizon, bonjour.
00:12:42Bonjour.
00:12:42Merci d'être là.
00:12:43Vous êtes communicante,
00:12:44Jérôme Dubus, bonjour.
00:12:45Bonjour.
00:12:45Consultant politique,
00:12:46Mathias Leboeuf,
00:12:47journaliste et docteur en philosophie.
00:12:48Bonjour Jean-Marc.
00:12:49Bonjour.
00:12:50Et puis Thomas Bonnet,
00:12:51journaliste politique à CNews.
00:12:52Bonjour Thomas.
00:12:52Et on va commencer avec vous
00:12:53parce que moi,
00:12:54ce qui m'a interpellé
00:12:54dans l'actualité ce matin,
00:12:56ce sont les propositions
00:12:57qui sont faites
00:12:57par le ministre de la Justice,
00:12:59propositions qui ont été faites
00:13:00hier soir par Gérald Darmanin,
00:13:02qu'on va l'écouter dans un instant.
00:13:04Il propose de suspendre
00:13:06l'immigration en France
00:13:07pendant deux ou trois ans.
00:13:08Et il veut même proposer
00:13:09aux Français un référendum.
00:13:11Alors d'abord, Thomas,
00:13:12moi j'ai besoin de savoir
00:13:13qui parlait.
00:13:14C'était le ministre
00:13:14ou c'était le candidat potentiel
00:13:16à la présidentielle ?
00:13:17C'était plutôt le candidat
00:13:18parce qu'avant,
00:13:19il y avait eu déjà des questions.
00:13:20Est-ce que vous êtes candidat
00:13:21pour 2027 ?
00:13:22Comment vous vous positionnez ?
00:13:23Donc il était déjà un peu
00:13:24dans cette ambiance-là,
00:13:25j'allais dire, dans l'interview.
00:13:26Et c'est à ce moment-là
00:13:26qu'il a fait ses propositions.
00:13:28Donc il faut dire
00:13:29que c'est un marqueur politique
00:13:30en vue d'une possible
00:13:32d'abord campagne interne
00:13:33parce que vous savez
00:13:33qu'il y a plusieurs candidats
00:13:34au centre
00:13:34et pourquoi pas après
00:13:35pour un programme présidentiel.
00:13:36En tout cas,
00:13:37il ne s'en cache pas trop maintenant.
00:13:38Est-ce que c'est nouveau
00:13:38dans son discours,
00:13:39ce type de proposition ?
00:13:40Alors moi,
00:13:40je ne l'avais jamais entendu
00:13:41jusqu'à présent.
00:13:42La seule personne que j'avais entendu
00:13:43faire une proposition similaire,
00:13:44c'était Michel Barnier.
00:13:45C'était en 2021.
00:13:46Donc il reprend un peu
00:13:47à son compte cette proposition
00:13:48mais je ne l'avais jamais entendu
00:13:49dans ses mots
00:13:49de manière aussi claire.
00:13:51Alors on va écouter Gérald Darmanin
00:13:52hier soir qui a fait
00:13:54cette proposition,
00:13:55double proposition,
00:13:56c'est à la fois
00:13:56suspendre l'immigration
00:13:58pour deux ou trois ans.
00:13:59En gros,
00:13:59il explique,
00:14:00vous allez l'entendre,
00:14:00que c'est le temps
00:14:01que les immigrés actuels
00:14:03s'intègrent
00:14:03et puis la deuxième proposition
00:14:04c'est de faire un référendum.
00:14:05Écoutez.
00:14:07Un débat qui consiste à dire
00:14:08par exemple,
00:14:09imaginons une suspension
00:14:11de l'immigration
00:14:11pendant deux ou trois ans.
00:14:13On pourrait imaginer cela.
00:14:14Monsieur Barnier avait parlé
00:14:15de moratoire,
00:14:15pourquoi pas ?
00:14:16La contrepartie,
00:14:17c'est qu'il y ait
00:14:18une augmentation des salaires
00:14:18pour que les métiers
00:14:20qu'aujourd'hui,
00:14:21ce que Marc s'appelait
00:14:21l'armée de réserve,
00:14:22que les étrangers font
00:14:23à très peu de frais,
00:14:24ce soit les étrangers
00:14:25en situation régulière
00:14:26ou les Français
00:14:27qui le font.
00:14:27Vous y seriez favorable
00:14:28à ça ?
00:14:28Un moratoire ?
00:14:30Une suspension, oui.
00:14:31Une suspension pendant
00:14:31deux ou trois ans.
00:14:33On peut trouver
00:14:33quelques exceptions,
00:14:34notamment pour les médecins,
00:14:35pour des chercheurs,
00:14:36pour quelques étudiants.
00:14:37Et puis ensuite,
00:14:37comme je vous l'ai dit,
00:14:38je pense qu'il faudrait
00:14:39demander aux Français
00:14:39directement la politique
00:14:41des quotas
00:14:41pour dire combien vous voulez.
00:14:42C'est ce que font
00:14:43les Canadiens par exemple.
00:14:45Thomas Bonnet,
00:14:45pour être précis,
00:14:46le référendum qu'ils voudraient,
00:14:47c'est de demander aux Français
00:14:48s'ils sont d'accord
00:14:49pour une politique des quotas,
00:14:50c'est ça ?
00:14:50Oui, ce serait d'abord
00:14:51pour faire prévaloir
00:14:52le droit français
00:14:53sur le droit européen
00:14:54parce que c'est ça
00:14:54le principal obstacle
00:14:55aujourd'hui à ces mesures,
00:14:56c'est qu'en l'état actuel
00:14:56de notre droit
00:14:57et de notre Constitution,
00:14:58c'est impossible.
00:14:59Vous allez devoir respecter
00:15:00les traités européens,
00:15:01vous allez devoir respecter
00:15:02la CEDH,
00:15:02le Conseil constitutionnel.
00:15:04Donc en fait,
00:15:04aujourd'hui,
00:15:05il faut bien que tout le monde
00:15:05comprenne,
00:15:06on ne peut pas décider
00:15:07nous-mêmes de dire
00:15:08on arrête l'immigration,
00:15:09on ferme les frontières,
00:15:10c'est terminé.
00:15:10Donc il faudrait d'abord
00:15:11mettre ça dans la Constitution
00:15:12par le référendum
00:15:13ou par une révision.
00:15:14Donc là,
00:15:15on convoque le Congrès,
00:15:16l'Assemblée,
00:15:16le Sénat, etc.
00:15:18Donc c'est très hypothétique encore
00:15:19mais ça a le mérite
00:15:20d'aller plutôt dans le sens
00:15:21de ce qu'à mon avis
00:15:22les Français espèrent.
00:15:23Et puis pour Gérald Darmanin,
00:15:24c'est une rupture,
00:15:24on l'a bien compris,
00:15:25avec Emmanuel Macron,
00:15:26montrer que lui,
00:15:26il ira plus loin que le Président.
00:15:28Jérôme Dubus,
00:15:28elle est pas mal
00:15:29cette proposition, non ?
00:15:30Écoutez,
00:15:30elle me choque beaucoup.
00:15:31Non pas sur le fond de l'affaire
00:15:34mais sur la forme.
00:15:35Parce que quand il dit
00:15:36qu'il y a une armée de réserve,
00:15:38au fond,
00:15:39le patronat exploiterait
00:15:40cette armée de réserve
00:15:42en sous-payant
00:15:42parce que c'est ce qu'il dit,
00:15:43il va falloir augmenter
00:15:44les salaires en contrepartie.
00:15:45C'est totalement faux.
00:15:47C'est totalement faux.
00:15:48Alors là,
00:15:49je peux vous dire,
00:15:49c'est totalement faux.
00:15:50Tous les étrangers...
00:15:51Vous voyez dans les arrières...
00:15:52Dans certaines arrières boutiques,
00:15:54il n'y a pas des légaux
00:15:56qui sont sous-payés.
00:15:57Je termine ma dénoncation.
00:15:58C'est pas ce que disent
00:15:59les restaurateurs.
00:16:00Tous les étrangers
00:16:00qui sont en situation légale
00:16:02ont un contrat de travail
00:16:04par définition.
00:16:05Ils sont payés
00:16:05comme les autres.
00:16:06Il n'y a pas de discrimination
00:16:07qui prétexte
00:16:08que vous êtes français
00:16:09ou que vous êtes étranger
00:16:10sur votre salaire.
00:16:11Un.
00:16:12Deux.
00:16:12Sur les étrangers illégaux,
00:16:14cette fois-ci.
00:16:15Là, effectivement,
00:16:16il y a des gens
00:16:16qui sont payés au noir,
00:16:17on le sait,
00:16:18dans le bâtiment,
00:16:18dans la restauration, etc.
00:16:20Mais je ne vois pas
00:16:21comment Gérald Darmanin
00:16:22va résoudre cette question-là.
00:16:24Donc, je suis d'accord.
00:16:25Ça, c'est sur les salaires.
00:16:26C'est sur le suspendre
00:16:26de l'immigration,
00:16:27vous êtes d'accord ?
00:16:27Oui, non, mais ça,
00:16:28je suis d'accord.
00:16:29Et sur le referendum,
00:16:30vous êtes d'accord aussi ?
00:16:30Oui, oui, je suis tout à fait d'accord.
00:16:31Je l'ai toujours été.
00:16:32Donc, il y a un certain nombre
00:16:33de réserves qui ont été évoquées
00:16:34juridiques.
00:16:35Mais ce qui me choque,
00:16:36c'est de remettre
00:16:37sur le patronat français
00:16:38et sur les chefs
00:16:39d'entreprises français
00:16:40cette responsabilité
00:16:41des bas salaires
00:16:42et de l'exploitation
00:16:43de ces pauvres étrangers.
00:16:45C'est inacceptable de dire ça.
00:16:45Il y a un matière de bœuf
00:16:46qui ronchonne à côté.
00:16:47C'est inacceptable.
00:16:48C'est totalement faux.
00:16:49J'écoute ce que dit Jérôme
00:16:52et ça me paraît être
00:16:55un principe de réalité
00:16:56qui est une exploitation
00:16:58misérable de cette main d'œuvre
00:17:01venue de l'étranger.
00:17:04Il suffit d'aller
00:17:04dans les arrières-cuisines
00:17:05de la plupart des restaurants
00:17:07des grandes métropoles
00:17:08pour le savoir.
00:17:10Il faut sortir, Jérôme.
00:17:13C'est ce que je fais.
00:17:14Je peux vous dire
00:17:15qu'il n'y a pas d'exploitation.
00:17:16Et dans le bâtiment,
00:17:17les BTP, les chantiers,
00:17:18le nombre de gens
00:17:19qui sont embauchés
00:17:20à la journée
00:17:21juste avant une journée
00:17:22de travail,
00:17:23c'est pareil.
00:17:23C'est un secret de polychinelle.
00:17:26Oui, mais alors expliquez-moi
00:17:27comment un ministre
00:17:28de la justice
00:17:29ou un président
00:17:31admettons qu'il soit président
00:17:33va résoudre ce problème
00:17:34vis-à-vis des gètes d'entreprise.
00:17:36Ça n'a aucun sens.
00:17:38La question,
00:17:39ce qui n'a aucun sens,
00:17:40c'est sa proposition de dire
00:17:41on supprime pendant deux ans
00:17:42parce qu'il n'arrive déjà
00:17:44pas à réguler...
00:17:44On suspend.
00:17:45On suspend, oui.
00:17:46On suspend pendant deux ans.
00:17:48Il n'arrive déjà pas
00:17:48à réguler les flux.
00:17:51Comment il va arriver
00:17:51à suspendre l'immigration
00:17:53pendant deux ans ?
00:17:54Pourquoi il n'y arriverait pas ?
00:17:55Je ne comprends pas.
00:17:56Parce qu'aujourd'hui...
00:17:57On bloque les régularisations
00:17:58pendant deux ans.
00:17:59Oui, mais on bloque
00:17:59les régularisations
00:18:00et vous allez faire quoi ?
00:18:01Vous allez augmenter
00:18:02l'immigration illégale.
00:18:03C'est-à-dire que vous croyez
00:18:04que...
00:18:04Parce que nos frontières
00:18:05sont des passoires, en fait.
00:18:06Non, mais c'est ça.
00:18:07Non, mais c'est...
00:18:08Si c'est ça votre raisonnement,
00:18:09c'est ça mon raisonnement.
00:18:11C'est-à-dire que les flux
00:18:11sont là et qu'on cherche
00:18:13à réguler les flux.
00:18:14Tout le monde aujourd'hui
00:18:15est d'accord pour dire
00:18:16qu'il faut chercher
00:18:16à réguler les flux.
00:18:18Non, tout le monde
00:18:18n'est pas d'accord.
00:18:19L'inondre de la croix
00:18:19à l'adoption.
00:18:20Non.
00:18:21Alors précisément,
00:18:21là-dessus, il y a une question
00:18:23que j'ai envie de lancer.
00:18:24Aurait-il avalé la pilule rouge ?
00:18:25C'est-à-dire que moi,
00:18:25ma première réaction,
00:18:26c'est une surprise.
00:18:27C'est-à-dire qu'on a quand même
00:18:28vu Gérald Darmanin.
00:18:29Ce n'est pas un nouveau...
00:18:30Il ne fait pas partie
00:18:31de ses...
00:18:33Ce n'est pas un genou en politique.
00:18:34Il a déjà eu son expérience
00:18:35à Beauvau.
00:18:36Et on sent,
00:18:37c'est ça en fait,
00:18:38on sent véritablement
00:18:39la césure avec la Macronie.
00:18:40On le sent en fait
00:18:41avec cet appétit
00:18:42de néo-candidat.
00:18:44Mais néanmoins,
00:18:44voilà en fait,
00:18:45quelque part,
00:18:46je vous rejoins là-dessus
00:18:47M. Leboeuf,
00:18:48c'est quand même en fait
00:18:49cette surprise
00:18:49et la mise en place de cela.
00:18:51Néanmoins,
00:18:51sur la question
00:18:52des attentes des Français,
00:18:52on l'avait dit
00:18:53en septembre dernier,
00:18:54c'était cela.
00:18:55Philippe de Villiers
00:18:55plébiscitait notamment
00:18:56une pétition
00:19:00pour mettre en avant
00:19:01un référendum
00:19:02de 2 millions de signatures.
00:19:03Les Français le demandent.
00:19:05Quelque part,
00:19:05ça reste quand même
00:19:06une surprise pour ma part.
00:19:08Julien Gabizon,
00:19:10sur Gérald Darmanin,
00:19:12est-ce que vous avez
00:19:13le sentiment aujourd'hui
00:19:14qu'il prend une nouvelle position ?
00:19:15Oui, il prend une nouvelle position,
00:19:16c'est sûr.
00:19:18Il veut devenir président
00:19:19pour 2027.
00:19:20C'est ça.
00:19:20En vous, c'est ça le message.
00:19:22C'est sûr et certain.
00:19:23Je vous dis un mot
00:19:24parce que Mathias disait
00:19:24qu'on ne peut rien faire
00:19:25sur les frontières, etc.
00:19:26Moi, je suis en partie d'accord.
00:19:27Non, je n'ai pas dit ça.
00:19:27Non, mais en fait,
00:19:28ça voudrait dire concrètement
00:19:30être très concret.
00:19:30Ça veut dire rétablir
00:19:31les contrôles aux frontières
00:19:32à l'échelle de la France
00:19:33pour interagir l'immigration.
00:19:35C'est ça, en fait.
00:19:35La question, c'est
00:19:36comment il fait pour suspendre ?
00:19:37Je suis d'accord.
00:19:38Après, il y a aussi
00:19:39une question de signal politique.
00:19:41Par exemple,
00:19:42je prends l'exemple de l'Italie.
00:19:43Georgia Meloni a fait baisser
00:19:44de 60% les arrivées irrégulières
00:19:46en Italie
00:19:47parce qu'elle a porté
00:19:48un message résolument ferme
00:19:50sur la question migratoire
00:19:51et donc ça a eu des...
00:19:52Elle a régulé 300 000.
00:19:54Elle a régularisé 400 000.
00:19:56400 000.
00:19:58J'ai 300 à droite.
00:19:59400 à gauche
00:20:00et on voit qu'il n'y a personne
00:20:02à côté.
00:20:03Alors qu'au départ,
00:20:04elle a fait campagne
00:20:04en disant tout le monde dehors.
00:20:06Non, mais c'est la petite
00:20:06l'occasion de la France.
00:20:08C'est-à-dire qu'on arrête
00:20:08l'immigration qu'on ne souhaite pas,
00:20:10c'est-à-dire qu'elle a interdit
00:20:11l'immigration irrégulière
00:20:12et parallèlement,
00:20:12il y a des quotas
00:20:13où vous appelez ça
00:20:14l'immigration choisie.
00:20:15Non, non, non.
00:20:15Avant les quotas,
00:20:16elle a régularisé 400 000.
00:20:17Elle a légalisé
00:20:20et elle n'a pas suspendu.
00:20:23Elle a légalisé
00:20:24tous ceux qui étaient là.
00:20:25Pas tous ceux,
00:20:26les 300 000 personnes.
00:20:26Pas tous ceux.
00:20:27Une partie de ce parti.
00:20:28Qui travaillait.
00:20:30Puisqu'on parle des étrangers,
00:20:31je voudrais qu'on réagisse
00:20:32quand même à ce qu'a dit
00:20:33le préfet de Gironde
00:20:34parce que c'est intéressant aussi
00:20:35quand même dans ce débat
00:20:36sur l'immigration.
00:20:37Étienne Guyot,
00:20:38qui est le préfet de Gironde,
00:20:39qui a révélé l'ampleur
00:20:39de l'insécurité générée
00:20:41par l'immigration
00:20:41dans son département.
00:20:42Alors, ça va faire bondir Mathias,
00:20:43je suis désolé.
00:20:44Mais il explique
00:20:44qu'il y a 49%
00:20:46des auteurs de délinquance
00:20:47sur la voie publique
00:20:47qui sont des étrangers.
00:20:49En fait,
00:20:50il brise un tabou également
00:20:51en disant ça,
00:20:52Lino Delacroix
00:20:53parce qu'il y a quelques préfets
00:20:54aujourd'hui
00:20:54qui osent le dire
00:20:56mais ils sont rares
00:20:57parce qu'en général
00:20:58c'est mal vu de dire ça.
00:21:00Bien sûr, c'est mal vu
00:21:01et a fortiori,
00:21:01on ne manque pas de chiffres
00:21:02vis-à-vis de cela.
00:21:03On le rappelait,
00:21:04on a eu beaucoup de débats
00:21:04autour de ça.
00:21:05Par exemple,
00:21:06pour ce qui relève
00:21:06de la délinquance
00:21:07sur des agressions sexuelles
00:21:08dans les transports
00:21:09comme en Ile-de-France,
00:21:09les chiffres étaient publics,
00:21:10ils avaient été mis en avant
00:21:11partout.
00:21:12Pourtant,
00:21:12il y a eu un certain mutisme
00:21:13sur ce type de data.
00:21:14En fait,
00:21:15je suis très content
00:21:15que ce préfet puisse
00:21:16prendre la parole
00:21:16parce que peut-être
00:21:17qu'il va ouvrir
00:21:17une boîte de Pandore
00:21:18à ce niveau-là.
00:21:19En tout cas,
00:21:19c'est ce que je plaisais.
00:21:19Ce n'est pas le premier préfet
00:21:20qui parle et qui dit ça
00:21:22mais c'est un autre.
00:21:24C'est un de plus
00:21:24et ça, c'est bien.
00:21:25Je vous l'ai déjà dit ici
00:21:26lorsque j'ai vu
00:21:27le préfet Lallemand
00:21:27qui est arrivé
00:21:28comme préfet de police
00:21:29de Paris en 2017.
00:21:30il m'a dit
00:21:32la chose suivante.
00:21:33Moi, j'ai les statistiques.
00:21:35C'est exactement
00:21:36ce dit Guyot aujourd'hui.
00:21:38C'était 60% à Paris.
00:21:3960% des délits
00:21:42sont commis
00:21:43par des délinquants étrangers.
00:21:45Ce n'était pas 49%.
00:21:46Pourquoi personne
00:21:46veut le reconnaître ?
00:21:47Pourquoi il y a une partie
00:21:50des politiques qui sont retenues ?
00:21:50Parce que les statistiques ethniques
00:21:51sont interdites en France.
00:21:53Mais étrangers,
00:21:53ce n'est pas ethniques.
00:21:53Oui, c'est moi.
00:21:54Oui, mais c'est la même chose.
00:21:55Il va dire après marocain...
00:21:57Non, non, non.
00:21:58Étrangers, ils parlent des noms.
00:21:59Ce n'est pas la nationalité française.
00:22:01C'est ça, l'étranger ?
00:22:02Oui, c'est ça.
00:22:02Je suis pour un étranger.
00:22:03Juste une chose.
00:22:05Pourquoi ce chiffre,
00:22:07il est problématique ?
00:22:08Parce qu'en soi,
00:22:11ça ne veut rien dire.
00:22:11Ah bon ?
00:22:12Non, je vais vous expliquer pourquoi.
00:22:13C'est-à-dire que
00:22:1449% des délinquants
00:22:16sont des étrangers.
00:22:17Est-ce que c'est une corrélation
00:22:18ou est-ce que c'est une cause ?
00:22:20Il ne fait pas d'analyse.
00:22:21C'est les deux.
00:22:2249% des auditeurs
00:22:24délinquants de l'Europe
00:22:24sont des étrangers.
00:22:25Les gens ne sont pas délinquants
00:22:27parce qu'ils sont étrangers.
00:22:28Ce n'est pas ce qu'il dit.
00:22:29Ce n'est absolument pas ce qu'il dit.
00:22:31Il dit qu'il y a 49%
00:22:32des auteurs délinquants
00:22:33sur la voie publique
00:22:33qui sont étrangers.
00:22:35Ce qui veut dire
00:22:35que si ces étrangers
00:22:36n'étaient pas là,
00:22:36il y aurait 49%
00:22:37de délinquants sans moi.
00:22:39C'est à mon avis
00:22:40un peu simpliste.
00:22:43Je dois être un peu simpliste peut-être.
00:22:44Non, non, non.
00:22:45Ce n'est peut-être pas 49%.
00:22:46En tout cas,
00:22:46ça serait moins.
00:22:48Ce serait 49%.
00:22:4949% sont étrangers.
00:22:50Guillaume est un serviteur
00:22:51de la République.
00:22:52Je le connais très bien.
00:22:53C'était un collègue
00:22:53de Sciences Po.
00:22:54Ce n'est pas du tout
00:22:55un extrémiste.
00:22:56Il donne des chiffres constatés.
00:22:58On voit bien que ça dérange.
00:22:59Vous voyez dans la réaction
00:23:00de Mathias
00:23:00que ça dérange.
00:23:01Non, ce n'est pas ça.
00:23:02Ça ne me dérange pas.
00:23:03La réalité,
00:23:04je veux bien la mettre.
00:23:05La réalité, c'est ça.
00:23:06Il vous le dit.
00:23:06C'est qu'est-ce qu'il y a
00:23:07derrière un chiffre ?
00:23:08Bien évidemment
00:23:09qu'un type
00:23:11qui est en situation
00:23:14régulière ou pas,
00:23:15qui n'a pas de boulot,
00:23:16qui vient d'un pays
00:23:17et qui erre dans les vues.
00:23:19C'est une victime.
00:23:21Effectivement.
00:23:21Les délinquants
00:23:22sont des victimes.
00:23:22Il est 11h sur CNews.
00:23:24Le CNews Info.
00:23:24Sommeil à l'abidi.
00:23:28On commence ce journal
00:23:30par l'ouverture du procès
00:23:31en appel de quatre suspects
00:23:33dans l'assassinat
00:23:34de Samuel Paty
00:23:35devant la cour d'assises
00:23:36d'appel spécial de Paris.
00:23:38Il s'agit de deux amis
00:23:39du terroriste condamné
00:23:40à 16 ans de réclusion
00:23:41en première instance.
00:23:43Le père de la collégienne
00:23:44ayant menti
00:23:45et le prédicateur islamiste
00:23:46Abdel Hakim Seffrioui
00:23:48qui avait eux écopé
00:23:49de peine de 13 et 15 ans
00:23:51de prison.
00:23:52A la une également
00:23:53faut-il interdire
00:23:54les réseaux sociaux
00:23:55mineurs de moins de 15 ans ?
00:23:57Les députés plancheront
00:23:58sur la question
00:23:58dès cet après-midi 16h.
00:24:00La proposition de loi
00:24:02des députés
00:24:02du groupe Renaissance
00:24:03devrait sauf surprise
00:24:04recevoir le feu vert
00:24:05de l'Assemblée.
00:24:06Un texte qui bénéficie
00:24:08d'une procédure accélérée
00:24:09à la demande
00:24:10d'Emmanuel Macron
00:24:10qui souhaite une application
00:24:12dès la rentrée prochaine.
00:24:13Après avoir rejeté
00:24:15toute forme de droit
00:24:16à l'aide à mourir,
00:24:17le Sénat se penche
00:24:18sur une proposition
00:24:19de loi plus consensuelle
00:24:21sur l'accès aux soins palliatifs
00:24:22volés qui devraient faire
00:24:24l'objet d'un large consensus.
00:24:26Les deux textes
00:24:26seront mis au vote
00:24:27mercredi après-midi.
00:24:29Puis l'Assemblée nationale
00:24:30les examinera
00:24:31en deuxième lecture
00:24:32la semaine du 16 février
00:24:33pour une adoption définitive
00:24:35avant l'été,
00:24:36espère
00:24:36Yael Brown-Pivet.
00:24:38On poursuit avec
00:24:39ces deux malfaiteurs
00:24:40qui ont volé
00:24:41environ 600 000 euros
00:24:42de montres de collection
00:24:44et de bijoux
00:24:44vendredi soir
00:24:45au domicile
00:24:46et en présence d'un couple
00:24:48dans un quartier
00:24:48huppé de Cannes
00:24:49dans les Alpes-Maritimes.
00:24:51Le visage dissimulé
00:24:52sous des cagoules,
00:24:53les deux voleurs
00:24:54sont parvenus
00:24:55à s'introduire
00:24:56dans la résidence du couple
00:24:57dans le quartier Californie
00:24:58situé sur les hauteurs
00:25:00de la ville.
00:25:01Ils se sont fait remettre
00:25:02les biens
00:25:02par leur propriétaire,
00:25:04une femme de 69 ans
00:25:05et son compagnon
00:25:06âgé de 56 ans
00:25:07avant de prendre
00:25:08la fuite en voiture.
00:25:11A la une
00:25:11de l'actualité internationale,
00:25:13Israël annonce
00:25:14sans en préciser la date
00:25:15une réouverture limitée
00:25:17du poste frontière de Rafa
00:25:18entre la bande de Gaza
00:25:19et l'Egypte.
00:25:21Réouverture prévue
00:25:22par l'accord
00:25:22de cesser le fond en vigueur
00:25:24depuis le 10 octobre dernier.
00:25:26Je vous rappelle
00:25:26que le poste frontière de Rafa
00:25:28est un point d'entrée
00:25:29essentiel
00:25:30de l'aide humanitaire
00:25:31dans la bande de Gaza.
00:25:32Sa réouverture
00:25:33est réclamée
00:25:34de longue date
00:25:34par les Nations Unies
00:25:35et la communauté humanitaire.
00:25:38On passe à présent
00:25:39aux images
00:25:40des opérations
00:25:40de sauvetage
00:25:41aux Philippines
00:25:42après le naufrage
00:25:43d'un ferry transportant
00:25:44plus de 350 personnes.
00:25:47Un naufrage
00:25:47qui a fait au moins
00:25:4818 morts
00:25:48et 24 disparus.
00:25:50Mal entretenu
00:25:51et peu contrôlé,
00:25:52les ferries
00:25:52sont l'un des principaux
00:25:54moyens de transport
00:25:55dans l'archipel philippin
00:25:56qui compte
00:25:56plus de 7000 îles
00:25:58et sont empruntées
00:25:59par des millions
00:26:00de personnes
00:26:01chaque jour.
00:26:02Eux aussi
00:26:03sont à pied d'oeuvre.
00:26:05Les secours indonésiens
00:26:06poursuivent les recherches
00:26:07pour tenter de retrouver
00:26:08des survivants
00:26:09après un glissement
00:26:10de terrain
00:26:11près de Bandung
00:26:12qui a déjà fait
00:26:1317 morts,
00:26:14un énorme éboulement
00:26:15de terre provoqué
00:26:16par des pluies torrentielles
00:26:17et qui a eu raison
00:26:18des habitations
00:26:19de deux villages.
00:26:20Au total,
00:26:2180 personnes
00:26:22sont toujours
00:26:22portées disparues.
00:26:24Et puis,
00:26:25on termine ce journal
00:26:26avec cette tempête
00:26:27hivernale majeure
00:26:28qui a causé
00:26:28la mort
00:26:29de moins dix personnes
00:26:30aux Etats-Unis.
00:26:31Autre conséquence
00:26:32de ces températures
00:26:33glaciales
00:26:34et de ces impressionnants
00:26:35chutes de neige,
00:26:36plus d'un million
00:26:37de foyers
00:26:37sont privés
00:26:38d'électricité
00:26:39et des milliers
00:26:40d'avions
00:26:40sont cloués au sol.
00:26:42Une vingtaine d'États
00:26:43ainsi que la capitale
00:26:44fédérale,
00:26:45Washington DC,
00:26:46ont décrété
00:26:46l'état d'urgence.
00:26:49Et en plus,
00:26:49les images sont belles.
00:26:50C'est ça qui est terrible,
00:26:51c'est que ça fait des dégâts
00:26:51mais les images sont magnifiques.
00:26:52Merci beaucoup,
00:26:53Somaya.
00:26:53On vous retrouve tout à l'heure
00:26:57une page consacrée
00:26:58à l'insécurité
00:26:59au quotidien
00:27:00quand le quotidien
00:27:01devient insupportable.
00:27:02Cette insécurité rampante
00:27:03qui rend la vie
00:27:04de famille entière
00:27:06impossible,
00:27:06obligée de vivre
00:27:07dans la terreur,
00:27:08obligée de changer
00:27:08leurs habitudes,
00:27:09de ne plus inviter
00:27:10leurs amis,
00:27:11de ne plus sortir le soir
00:27:12et c'est un quotidien
00:27:13dont on parle très peu
00:27:15dans la plupart des médias.
00:27:16Cette insécurité
00:27:17est tellement banalisée
00:27:18aujourd'hui.
00:27:19Alors on va prendre
00:27:19trois exemples
00:27:20avec trois reportages
00:27:21que vous allez voir
00:27:22dans un instant.
00:27:23Le premier concerne
00:27:23Villeurbanne,
00:27:24le deuxième concerne
00:27:25Aubagne
00:27:25et le troisième
00:27:26concerne Paris.
00:27:27Pour bien comprendre
00:27:28de quoi on parle,
00:27:29on va commencer
00:27:29en partant à Villeurbanne.
00:27:31On va partir
00:27:31dans une cité,
00:27:33dans une résidence,
00:27:33la résidence domino
00:27:34d'Amido,
00:27:36pardon, Blanqui
00:27:36où les habitants
00:27:37vivent un cauchemar
00:27:38depuis plusieurs mois,
00:27:39agressions,
00:27:40dégradations,
00:27:40menaces.
00:27:41Une locataire
00:27:42a même porté plainte
00:27:43après une nuit
00:27:43de violence.
00:27:45Regardez,
00:27:45nous avons rencontré
00:27:46les riverains
00:27:47et leur vie
00:27:47aujourd'hui
00:27:48est impossible.
00:27:51Oui,
00:27:52de jour comme de nuit,
00:27:54Roland reçoit
00:27:54les appels
00:27:55de locataires alarmés.
00:27:56Ni policiers
00:27:57ni gestionnaires,
00:27:58ce président d'association
00:27:59est pourtant devenu
00:28:00la voix
00:28:00de riverains
00:28:01mûrés dans le silence
00:28:02par peur des représailles.
00:28:04Parmi eux,
00:28:04Calou qui ne reçoit
00:28:05plus sa famille
00:28:06chez elle
00:28:06à cause du comportement
00:28:08des trafiquants de drogue
00:28:09et de leurs usagers.
00:28:11Son état d'esprit
00:28:11est sans appel.
00:28:13Les abusés
00:28:13en colère.
00:28:14C'est pas normal
00:28:15qu'on puisse pas voir
00:28:16nos enfants,
00:28:16c'est pas normal
00:28:17qu'on puisse pas voir
00:28:18nos petits-enfants.
00:28:19On a eu des dégradations
00:28:20de pneus
00:28:20dans notre garage,
00:28:21où on a eu des insultes.
00:28:24Il y a longtemps
00:28:24qu'on aurait dû faire
00:28:25quelque chose.
00:28:26Les gens ont peur.
00:28:28Moi aussi j'ai peur,
00:28:29mais je montre
00:28:30que j'ai pas peur.
00:28:30Parce qu'on a tous peur,
00:28:32mais on n'est pas assez solidaires.
00:28:34Il faudrait beaucoup
00:28:34plus de monde que ça.
00:28:35Mairie, police
00:28:36et bailleurs sociaux
00:28:37sont informés
00:28:38de la situation.
00:28:39Mais les caméras,
00:28:40les passages
00:28:41de la police municipale
00:28:42et les services
00:28:42de vigiles mis en place
00:28:44ne suffisent pas
00:28:45à enrayer le trafic
00:28:46et les incivilités
00:28:47qui en découlent.
00:28:48Roland demande plus
00:28:49d'effectifs de police
00:28:50et l'instauration
00:28:52d'un couvre-feu.
00:28:53Il ne faut pas attendre
00:28:54qu'il y ait un drame.
00:28:55À chaque fois,
00:28:56il y a un drame.
00:28:57Oh, et puis on va faire ci,
00:28:58on va faire ça,
00:28:59on va faire...
00:28:59Non, non.
00:29:00Il faut bouger.
00:29:01On sait qu'il y a un problème
00:29:03à la ville urbaine
00:29:03qui grandit,
00:29:06qui s'étoffe
00:29:06de plus en plus.
00:29:08Qu'est-ce qu'on attend ?
00:29:09Qu'est-ce qu'on attend ?
00:29:11Deux plaintes ont été déposées
00:29:12ces dernières semaines
00:29:13pour menacer
00:29:14ces jets de projectiles.
00:29:15C'est dans ce seul cadre légal
00:29:17que les images de caméras
00:29:18de vidéosurveillance
00:29:19pourraient être exploitées.
00:29:22Ce qui est insupportable,
00:29:23finalement,
00:29:24c'est la banalisation
00:29:25de tout ça,
00:29:25Lino Delacroix.
00:29:26C'est-à-dire qu'il y a
00:29:26aujourd'hui des centaines,
00:29:28voire des milliers
00:29:28de Français
00:29:29qui vivent dans cette situation,
00:29:30qui sont obligés
00:29:31de se cacher,
00:29:32qui sont obligés
00:29:32de changer leur quotidien.
00:29:34Et au fond,
00:29:35c'est comme ça.
00:29:36Ils sont obligés
00:29:36de s'organiser entre eux.
00:29:37C'est assez terrible, au fond.
00:29:39En fait,
00:29:39ce qui est insupportable,
00:29:40déjà d'une part,
00:29:40c'est le statu quo,
00:29:41très probablement,
00:29:42mais dans un second temps,
00:29:43c'est également la répétition.
00:29:44Encore une fois,
00:29:45j'étais sur ce plateau
00:29:45à la même place d'ailleurs
00:29:46et on parlait de Lyon,
00:29:47donc deuxième métropole
00:29:48quand même de France
00:29:49en termes d'habitants.
00:29:51Encore une fois,
00:29:52on avait eu ce boulanger
00:29:53qui ne pouvait pas laisser
00:29:54sa petite fille traverser
00:29:54dans son propre quartier
00:29:55avec son commerce.
00:29:56Ça a été la gabegie pour lui.
00:29:58Ça a été extrêmement compliqué
00:29:58pour une raison très simple.
00:29:59Ça avait été,
00:30:00comme on l'avait dit,
00:30:01ça a été ces délinquants
00:30:01dans l'espace public,
00:30:02dans les rues
00:30:03qui parasitaient,
00:30:04qui rendaient la vie impossible
00:30:06aux commerçants
00:30:08et aux acheteurs potentiels.
00:30:10Et encore une fois,
00:30:10ce qui est extrêmement embêtant,
00:30:13même insupportable,
00:30:14c'est en fait
00:30:14cette répétition inlassable
00:30:15de ces mêmes faits
00:30:17et les pourbois publics
00:30:17qui sont, encore une fois,
00:30:19gelés,
00:30:20qui ont une action inexistante.
00:30:21Pourquoi ça ne bouge pas ?
00:30:22Peut-être par peur de gêner,
00:30:23peut-être par conformisme politique,
00:30:25que sais-je.
00:30:26De gêner quoi ?
00:30:26Les délinquants ?
00:30:27Notamment,
00:30:28mais peut-être qu'il y a
00:30:29une fenêtre d'Overton
00:30:30qui n'est pas poussée,
00:30:31peut-être que ça pourrait gêner
00:30:31de désigner
00:30:32les véritables coupables en vérité.
00:30:33On l'avait dit,
00:30:34j'avais répété le même mot ici,
00:30:35Éric Piolle,
00:30:35qui est maire de Grenoble,
00:30:36avait dit que le véritable problème
00:30:37dans sa ville
00:30:38qui a connu une croissance nette
00:30:40des méfaits liés au narcotrafic
00:30:42étaient les banlieues,
00:30:44étaient les quartiers gentrifiés.
00:30:45Encore une fois,
00:30:45c'est un véritable problème
00:30:46des forces publiques,
00:30:47je pense.
00:30:48On est en direct
00:30:49avec Bruno Bardossetti
00:30:49qui est responsable
00:30:50de le syndicat de Polyfinité.
00:30:51Bonjour,
00:30:52merci d'être en direct
00:30:53avec nous.
00:30:54En fait,
00:30:54il y a beaucoup d'endroits
00:30:55où ça se passe comme ça.
00:30:56Vous entendiez peut-être
00:30:57l'honneau de Lacroix
00:30:57à l'instant
00:30:58qui disait
00:30:58oui, en fait,
00:30:59ça ne bouge pas
00:30:59parce qu'il y a peut-être
00:31:00la peur de gêner,
00:31:02la peur de déranger.
00:31:04Vous savez,
00:31:05aujourd'hui,
00:31:05ce qui se passe en France,
00:31:06et je prends d'une manière large,
00:31:08c'est qu'on est
00:31:10dans un calcul
00:31:11très politique
00:31:12qui veut dire
00:31:13en fait,
00:31:14on parle beaucoup plus
00:31:15des infractions
00:31:16maintenant
00:31:17que par le passé
00:31:18et on a autant
00:31:19de sui constaté,
00:31:20sauf que ce n'est pas vrai,
00:31:21la délégance a bougé,
00:31:22la délégance est plus violente
00:31:24et aujourd'hui,
00:31:25il y a un problème de micro.
00:31:25C'est grave.
00:31:27Si vous m'entendez,
00:31:28il y a peut-être
00:31:28un problème
00:31:29sur votre micro
00:31:30parce qu'on vous entend
00:31:30assez mal.
00:31:31Voilà.
00:31:32Allez-y.
00:31:33J'espère que ça va le faire.
00:31:35Est-ce que c'est mieux maintenant ?
00:31:36C'est parfait.
00:31:37Voilà.
00:31:38Et donc,
00:31:38si vous voulez,
00:31:39ce qui se passe,
00:31:40c'est que le travail
00:31:41de policier,
00:31:41c'est quoi ?
00:31:42C'est qu'on a passé
00:31:43un concours
00:31:43de gardien de la paix.
00:31:45Il est sûr qu'on parle
00:31:45des forces de l'ordre.
00:31:46Les gardiens de la paix,
00:31:47ça a du sens.
00:31:48Et le sens de notre métier,
00:31:50c'est de rendre des comptes
00:31:51aux victimes.
00:31:52Et aujourd'hui,
00:31:53ce qui se passe,
00:31:54c'est que
00:31:54toutes les incivilités,
00:31:56la petite délinquance,
00:31:57je dis d'une manière
00:31:58très péjorative,
00:32:00les insultes,
00:32:01les agressions,
00:32:02les petits vols,
00:32:03eh bien,
00:32:03bien souvent,
00:32:04on a du mal
00:32:05à les travailler
00:32:06sur du long terme,
00:32:07mais c'est souvent
00:32:08frappé de prescriptions,
00:32:09par manque de moyens.
00:32:10On en est là.
00:32:11Et la volonté politique,
00:32:12n'y est pas,
00:32:12parce qu'on parle toujours
00:32:13des records
00:32:14de saisie de stupéfiants,
00:32:15de cocaïne.
00:32:16Mais la petite délinquance
00:32:17au quotidien
00:32:18a son importance
00:32:19et ça pourrit
00:32:20vraiment la vie
00:32:21des citoyens
00:32:23aujourd'hui en France.
00:32:24Et on est dans
00:32:24l'incapacité
00:32:25de répondre
00:32:26en temps réel
00:32:27à leurs attentes.
00:32:28Et voilà ce qui se passe
00:32:28aujourd'hui,
00:32:29mais que ce soit
00:32:30dans le monde rural
00:32:31ou bien sûr
00:32:32dans le monde urbain
00:32:32et partout en France.
00:32:34Oui, c'est pour ça
00:32:34que j'ai voulu titrer
00:32:35cette séquence
00:32:36quand le quotidien
00:32:37est insupportable.
00:32:38Parce que c'est ça,
00:32:38au fond,
00:32:39c'est des gens
00:32:40qui ont une vie,
00:32:41qui vont travailler le matin,
00:32:42qui reviennent
00:32:42et puis le soir,
00:32:43ils sont quasiment obligés
00:32:44de s'enfermer chez eux,
00:32:45de ne plus sortir.
00:32:47Et ils ont aussi
00:32:47le sentiment d'un abandon.
00:32:49C'est ça qui est terrible.
00:32:51Complètement.
00:32:51Vous savez,
00:32:52pour aller beaucoup plus vite
00:32:53et là,
00:32:53on répond à des statistiques,
00:32:55on propose maintenant
00:32:56à la population,
00:32:57lorsqu'on doit déposer
00:32:58plainte contre X,
00:32:59de déposer des plaintes
00:33:01en ligne.
00:33:02Vous comprenez ?
00:33:03Ça veut dire quoi ?
00:33:04Ça veut dire que nous,
00:33:04policiers,
00:33:05on n'a plus d'éléments.
00:33:07Parce que d'échanger
00:33:07avec une,
00:33:09je vais dire,
00:33:10une dame de 85 ans
00:33:12qui a besoin
00:33:12d'être en contact
00:33:13avec sa police,
00:33:14qu'est-ce que vous allez lui demander
00:33:15de déposer une plainte en ligne ?
00:33:17Il faut ce contact
00:33:18avec les citoyens
00:33:19et avec la population.
00:33:21Et il faut répondre
00:33:21très rapidement
00:33:22à leurs attentes.
00:33:23Nous ne sommes pas là
00:33:24pour faire du social
00:33:25ou de l'accompagnement social.
00:33:27Nous sommes là
00:33:27pour recueillir des éléments
00:33:28et surtout
00:33:29de rendre compte rapidement.
00:33:30Et j'appuie,
00:33:31j'insiste,
00:33:31je le dis une deuxième fois exprès,
00:33:33gardien de la paix,
00:33:34ça a du sens.
00:33:34On passe un concours
00:33:35de gardien de la paix,
00:33:36même si après,
00:33:37on est dans les forces de l'ordre
00:33:38sur des sujets
00:33:39très lourds,
00:33:40très graves.
00:33:41Mais le sens
00:33:42dans notre métier,
00:33:42c'est de répondre aux victimes.
00:33:43On n'en a pas
00:33:44les moyens aujourd'hui.
00:33:45On ne nous donne pas
00:33:46les moyens
00:33:46pour répondre
00:33:47à cette petite délinquance
00:33:49qui empoisonne
00:33:49la vie des gens.
00:33:51C'est le service public
00:33:53de manière générale.
00:33:54On doit être présent
00:33:55et ce n'est plus possible
00:33:56maintenant.
00:33:57Et forcément,
00:33:58c'est quelque chose
00:33:59que le policier regrette,
00:34:00même s'il est très satisfait
00:34:02de ses résultats.
00:34:04Lorsqu'on a des résultats
00:34:05en matière de stupéfiants
00:34:07ou d'autres,
00:34:08on perd ce contact
00:34:09avec la population.
00:34:11Alors, justement,
00:34:12vous parlez de service public,
00:34:13ça, c'est intéressant,
00:34:13Bruno Bartosetti.
00:34:14Reste avec nous
00:34:15parce que je voudrais
00:34:15qu'on regarde
00:34:16un autre reportage
00:34:17qui a été réalisé
00:34:17à Aubagne cette fois.
00:34:18Et à Aubagne,
00:34:19cette fois,
00:34:19c'est les facteurs
00:34:20qui ne veulent plus aller
00:34:21dans les cités
00:34:21parce qu'ils ont peur.
00:34:22Dans certaines cités,
00:34:23ils refusent d'y aller
00:34:24et c'est le service public
00:34:25qui recule totalement.
00:34:27C'est-à-dire que
00:34:27non seulement,
00:34:28voilà le fameux mot
00:34:29de gardien de la paix
00:34:30que vous employez
00:34:30qui est un beau mot en plus,
00:34:32c'est une belle expression,
00:34:33tout ça,
00:34:33ça a de plus en plus
00:34:34de mal à exister
00:34:34et le service public
00:34:36recule dans certaines cités.
00:34:37Regardez.
00:34:37Le point de deal
00:34:40qui sévissait
00:34:40à l'entrée
00:34:41de cette résidence
00:34:42d'Aubagne
00:34:42a été démantelé
00:34:43il y a des semaines.
00:34:45Mais les habitants
00:34:45peinent à retrouver
00:34:46la sérénité.
00:34:48Depuis des années,
00:34:49la Poste ne livre plus
00:34:50les colis aux habitants
00:34:51pour cause d'insécurité.
00:34:53Il faut aller les chercher
00:34:54en fait.
00:34:55C'est une politique
00:34:56qu'ils ont mis en place.
00:34:59De toute façon,
00:35:00qu'est-ce que vous voulez
00:35:00qu'on y fasse ?
00:35:01C'est des facteurs
00:35:02qui ne veulent pas.
00:35:02Il y en a un jour
00:35:03où il a délivré un colis
00:35:04et quand il est rentré,
00:35:05il n'y avait plus rien
00:35:06dans son voiture.
00:35:07Il est livré avant.
00:35:08Il est livré.
00:35:08C'est après quand il y a eu
00:35:09des histoires de,
00:35:10comment dire,
00:35:11des gens qui se droguaient,
00:35:13qui se mettaient là,
00:35:14qui voyaient que
00:35:14la poste,
00:35:16le camion,
00:35:16il venait.
00:35:18Même si beaucoup
00:35:19de résidents reconnaissent
00:35:20que l'absence
00:35:21de livraison de colis
00:35:21n'impactent pas profondément
00:35:23leur quotidien,
00:35:24ils y voient un symbole,
00:35:26l'abandon des services publics.
00:35:27Petit à petit,
00:35:28on n'a plus de services publics.
00:35:30Ça n'est pas fait.
00:35:31Vous me délaissez ?
00:35:31Par tout le gouvernement,
00:35:33par tout le monde.
00:35:34Je pense que c'est la facilité
00:35:35pour la poste
00:35:36et pour le service public
00:35:37de se dire,
00:35:38ok,
00:35:38on a eu un problème
00:35:40à un moment
00:35:41donc on ne va pas revenir.
00:35:43La direction régionale
00:35:44de la poste
00:35:45nous a indiqué
00:35:45qu'après avoir subi
00:35:46des vols de colis
00:35:47dans ses véhicules,
00:35:48ce dispositif permet
00:35:50de garantir
00:35:50dans le quartier
00:35:51la remise
00:35:52de l'intégralité
00:35:53des colis
00:35:53et ajoute
00:35:54qu'en moyenne,
00:35:554 habitants par jour
00:35:56sont concernés
00:35:57par cette livraison
00:35:58en bureau de poste.
00:36:00Bruno Bartosetti,
00:36:01je crois que ce que dit
00:36:02la dame,
00:36:02en fait,
00:36:03ça résume tout.
00:36:03Elle dit
00:36:03on est abandonné,
00:36:04voilà.
00:36:05On est abandonné
00:36:05par tout le monde,
00:36:06on est abandonné
00:36:07par les autorités,
00:36:08on est abandonné
00:36:08par les services publics,
00:36:09on est abandonné
00:36:10par le gouvernement.
00:36:10j'abonde dans ce sens,
00:36:15vous avez,
00:36:15quand on parle
00:36:16de services publics,
00:36:18je ne peux que comprendre
00:36:19bien sûr
00:36:20ce témoignage
00:36:21et quand on parle
00:36:22de services publics,
00:36:23je pense aux chauffeurs
00:36:24de bus
00:36:24qui sont régulièrement
00:36:25insultés,
00:36:26agressés,
00:36:27vous avez les facteurs,
00:36:28vous avez les marins-pompiers
00:36:29à Marseille
00:36:29ou les sapeurs-pompiers
00:36:30d'une manière générale,
00:36:32ça devient très compliqué,
00:36:33alors on recule,
00:36:34alors on connaît Marseille,
00:36:36on connaît la situation,
00:36:37au-delà du service public,
00:36:38le site Orange
00:36:39qui se délocalise,
00:36:40sans revenir là-dessus
00:36:41puisque ça a été développé
00:36:43de nombreuses fois,
00:36:44ce sont des quartiers
00:36:45qui sont abandonnés
00:36:46et quand on prend
00:36:47des quartiers
00:36:48très sensibles,
00:36:49très pauvres,
00:36:49quels sont les repères
00:36:51pour ces familles ?
00:36:52Car 90% des familles
00:36:53se comportent bien
00:36:54dans ces quartiers,
00:36:56ils n'ont pas d'autres repères
00:36:57que la violence autour d'eux
00:36:58et de s'enfermer
00:37:00le soir à 17h
00:37:01et de ne plus être
00:37:01en contact,
00:37:02même pas avec la poste
00:37:03à travers le facteur
00:37:04qui peut amener
00:37:05du courrier
00:37:06ou un courrier recommandé
00:37:07ou autre colis.
00:37:09C'est consternant
00:37:10et ça,
00:37:11la volonté politique
00:37:12aujourd'hui,
00:37:14elle doit être prioritaire
00:37:15pour justement,
00:37:16à un moment donné,
00:37:17peut-être repartir
00:37:17sur des plans d'urbanisation,
00:37:19en tout cas reconquérir
00:37:20ces quartiers
00:37:21par le travail,
00:37:22par la présence policière
00:37:23bien sûr,
00:37:24mais par le travail
00:37:25et la protection
00:37:26des gens qui travaillent
00:37:27au-delà.
00:37:27Merci beaucoup Bruno Bartosetti,
00:37:29responsable de la zone sud
00:37:31du syndicat de police
00:37:32unité.
00:37:33Merci d'avoir été avec nous.
00:37:34Julia Gabizon,
00:37:34il y a cet abandon
00:37:35qui est terrible
00:37:36que ressentent aujourd'hui
00:37:37les habitants
00:37:37de tous ces quartiers.
00:37:38On ne parle plus ici
00:37:39de faits divers,
00:37:40on parle de quartiers
00:37:41où la normalité disparaît.
00:37:43Je ne sais pas
00:37:43si vous vous rendez compte.
00:37:45Si même les services publics
00:37:46reculent aujourd'hui,
00:37:47c'est que la République
00:37:48a reculé avant eux.
00:37:50Et c'est-à-dire
00:37:50qu'il n'y a plus de place
00:37:51aujourd'hui
00:37:51pour une vie normale
00:37:52dans ces quartiers.
00:37:53Oui, exactement.
00:37:53Il n'y a plus de place de vie.
00:37:55Jérôme Dubus,
00:37:56en fait,
00:37:56il y a un abandon
00:37:57du gouvernement aussi.
00:37:57Excusez-moi,
00:37:58quand les services publics
00:37:58reculent,
00:37:59ça veut dire
00:37:59que le gouvernement recule.
00:38:01Non, mais c'est plus compliqué.
00:38:03Moi, je vais vous donner
00:38:03mon expérience
00:38:04de bailleur social
00:38:05puisque j'ai été
00:38:06pendant des années
00:38:06chez un bailleur social
00:38:08et je vois
00:38:08qu'on fait allusion
00:38:09effectivement
00:38:10à des logements sociaux,
00:38:12à des cités,
00:38:13à des logements sociaux.
00:38:14L'abandon commence
00:38:15par la lâcheté
00:38:16des attributions.
00:38:17Pourquoi ?
00:38:18Parce que quand vous attribuez
00:38:19dans une cage d'escalier
00:38:21d'HLM
00:38:22à des familles monoparentales
00:38:26dont on sait très bien
00:38:27qu'il n'y a plus de pères,
00:38:29que vous attribuez
00:38:30à une cage d'escalier
00:38:31où il y a,
00:38:32par exemple,
00:38:3212 logements
00:38:33où vous les attribuez
00:38:34à 12 familles monoparentales,
00:38:35vous savez très bien
00:38:36que ça va exploser.
00:38:37Vous savez très bien
00:38:38que c'est intenable.
00:38:39Donc la responsabilité,
00:38:40elle est gouvernementale,
00:38:41elle est aussi
00:38:42de la part des élus locaux.
00:38:43C'est-à-dire quoi ?
00:38:43Qu'une famille monoparentale
00:38:44n'est pas capable
00:38:44de bien se comporter ?
00:38:45Excusez-moi,
00:38:46c'est ce que vous dites
00:38:46à demi-mot.
00:38:47Non, je dis que
00:38:48l'accumulation
00:38:49des familles monoparentales,
00:38:51l'accumulation...
00:38:51Mais pourquoi spécialement
00:38:52des familles monoparentales ?
00:38:52Parce que vous avez
00:38:54une femme qui travaille la nuit,
00:38:55parce que vous avez
00:38:56une femme qui revient
00:38:57à son...
00:38:59Parce qu'il n'y a plus de...
00:39:00Quand on a une famille monoparentale,
00:39:01forcément,
00:39:01on a des délinquants.
00:39:02Non, ce n'est pas ce que j'ai dit,
00:39:03mais l'accumulation
00:39:04de la même forme de famille
00:39:07fait en sorte
00:39:08que ça provoque
00:39:08effectivement
00:39:09une accumulation de délinquants.
00:39:11C'est clair,
00:39:11on le voit très bien.
00:39:12Je ne suis pas très fan
00:39:15de mettre l'opprobre
00:39:16sur les familles monoparentales
00:39:17en disant...
00:39:18Mais oui, vous expliquez
00:39:19que ces gens-là
00:39:20ne sont pas capables
00:39:20de bien élever leurs enfants.
00:39:21Je dis que physiquement parlant,
00:39:22ils ne peuvent pas,
00:39:23c'est tout, c'est clair.
00:39:24Donc ces gens-là
00:39:24ne sont pas capables
00:39:25d'élever correctement
00:39:26leurs enfants,
00:39:26c'est ce que vous dites.
00:39:27Excusez-moi.
00:39:27L'accumulation dans une même zone
00:39:28fait que ça dérape.
00:39:30C'est très clair.
00:39:30Moi, je ne suis pas fan
00:39:31de ce type d'explication.
00:39:32C'est mon expérience,
00:39:33c'est tout.
00:39:33Mathias Leboeuf.
00:39:34Je la donne.
00:39:35Oui, ce qu'on voit,
00:39:36c'est que le trafic de drogue,
00:39:37c'est bien évidemment
00:39:38la violence des règlements
00:39:39de comptes,
00:39:39mais c'est aussi ababoui
00:39:41le quotidien des gens
00:39:42qui est complètement pourri
00:39:44et ces gens-là,
00:39:45effectivement,
00:39:46on les a laissés tomber.
00:39:47Et là, Lino évoquait
00:39:49Éric Piolle,
00:39:50la gauche,
00:39:51et moi j'appartiens à la gauche
00:39:52et j'en veux énormément
00:39:53à la gauche
00:39:53parce qu'effectivement,
00:39:54la gauche a,
00:39:56par une sorte de défiance
00:39:58sur la question du sécuritaire,
00:40:00a un peu démissionné là-dessus
00:40:01et effectivement,
00:40:03la gauche a une responsabilité
00:40:04très forte.
00:40:05Mais il n'y a pas
00:40:05que la gauche,
00:40:06la droite aussi,
00:40:07en l'occurrence,
00:40:08les gardiens de la paix,
00:40:09la police de proximité,
00:40:11c'est Nicolas Sarkozy
00:40:12qui a démantelé
00:40:12la police de proximité.
00:40:14Quand M. Rotaillot
00:40:15dit
00:40:16les Républicains,
00:40:17c'est le parti
00:40:17des honnêtes gens,
00:40:18qu'est-ce qu'on fait
00:40:19pour ces honnêtes gens ?
00:40:20Parce que ces gens-là,
00:40:21ce sont en plus des gens
00:40:22qui, en général,
00:40:23socialement...
00:40:23Excusez-moi,
00:40:24ce n'est pas Nicolas Sarkozy
00:40:24qui est au pouvoir
00:40:25depuis huit ans.
00:40:26À chaque fois,
00:40:27on revient à Nicolas Sarkozy,
00:40:28moi je trouve ça
00:40:29un peu dingue,
00:40:30excusez-moi,
00:40:31mais c'est ça
00:40:32et Jules César,
00:40:34il en pensait quoi ?
00:40:35Au bout d'un moment,
00:40:36il faut arrêter
00:40:36de mettre tout ça
00:40:37sur la faute
00:40:37de Nicolas Sarkozy.
00:40:38Je vais vous dire pourquoi.
00:40:42Mais ça fait huit ans
00:40:42qu'il est là,
00:40:43Emmanuel Macron,
00:40:43excusez-moi,
00:40:44vous en êtes à Nicolas Sarkozy.
00:40:46On paye aujourd'hui
00:40:47des décisions
00:40:47qui ont été prises
00:40:49il y a huit ans.
00:40:50Arrêtez de faire
00:40:51de la politique politicienne.
00:40:53Franchement pas.
00:40:54Ça ne vous plaît pas.
00:40:55Quand on touche
00:40:56à Nicolas Sarkozy,
00:40:57ça ne vous plaît pas.
00:40:58Les gens qui habitent
00:40:59dans ces quartiers-là,
00:41:00ils s'en fichent.
00:41:00Moi, je les connais par cœur.
00:41:01Les gardiens de la paix,
00:41:02c'est ce que disait.
00:41:03C'est ce que disait.
00:41:04C'était il y a combien de temps,
00:41:05Nicolas Sarkozy ?
00:41:06Juste, Mathias,
00:41:07c'était il y a combien de temps,
00:41:07Nicolas Sarkozy ?
00:41:08Vous avez raison.
00:41:09On n'a pas réhabilité.
00:41:11Voilà, excusez-moi,
00:41:12il s'est passé des choses.
00:41:13C'est ça, d'accord.
00:41:13C'est juste ça
00:41:14ce que je veux vous dire.
00:41:15Arrêtons de revenir
00:41:16à chaque fois à la police.
00:41:17C'est une tarte à la crème,
00:41:18cette excuse.
00:41:19À chaque fois,
00:41:20on dit,
00:41:20oui, mais Nicolas Sarkozy
00:41:21a supprimé la police.
00:41:22Les racines du mal,
00:41:23elles sont là.
00:41:23Mais si c'était
00:41:24une mauvaise décision,
00:41:26à ce point-là,
00:41:27il fallait la remettre.
00:41:28Ça, je suis d'accord avec vous.
00:41:28Bah oui.
00:41:29Non, mais la réponse
00:41:30est collective.
00:41:31Il faut arrêter
00:41:32de polémiser là-dessus.
00:41:33Ces gens,
00:41:34qui notamment habitent
00:41:35dans les cités,
00:41:35qui sont en général...
00:41:36Vous les côtoyez ?
00:41:37Vous les connaissez ?
00:41:38Ils les voient à la télé.
00:41:39Vous allez leur faire
00:41:40des cours de philosophie,
00:41:41c'est ça ?
00:41:41Non, je ne vais pas
00:41:42leur faire des cours
00:41:42de philosophie.
00:41:43Essayez, moi,
00:41:44je veux juste au quotidien.
00:41:45J'ai pas de mépris social.
00:41:47J'ai vécu pendant plus de 20 ans
00:41:50dans une cité
00:41:51et je vis encore
00:41:52dans le 93.
00:41:53Il y a longtemps,
00:41:53vous n'êtes pas allé.
00:41:54Ah bah, détrompez-vous.
00:41:55Bon, alors,
00:41:56vous vous raconterez
00:41:56votre week-end juste après.
00:41:58Je vous raconterai le mieux
00:41:58aussi si ça vous intéresse.
00:42:00Pour l'instant,
00:42:00on va partir à Paris.
00:42:01On va regarder
00:42:02ce qui se passe à Paris
00:42:03dans le 18e arrondissement.
00:42:04On en a parlé vendredi,
00:42:05mais c'est intéressant
00:42:06de revoir.
00:42:06Parce que c'est exactement
00:42:07la même chose.
00:42:07C'est pour vous prouver
00:42:08qu'on soit Aubagne,
00:42:09qu'on soit Villeurbanne
00:42:10ou qu'on soit Paris.
00:42:11Les gens vivent
00:42:11exactement la même chose.
00:42:12Regardez.
00:42:1317 heures,
00:42:15le square Louis de Marillac
00:42:16ferme ses portes.
00:42:18Les dealers
00:42:18et les vendeurs
00:42:19à la sauvette
00:42:20escaladent les grilles.
00:42:21Drogues,
00:42:22cigarettes,
00:42:23psychotropes,
00:42:24tous ces produits
00:42:25sont stockés
00:42:25par ces bandes.
00:42:27Le jardin
00:42:27fait office de Planck.
00:42:29Depuis 7 ans,
00:42:30ce commerçant
00:42:31a vu ce lieu de détente
00:42:32totalement se transformer.
00:42:34Aujourd'hui,
00:42:35il est squatté,
00:42:35selon lui,
00:42:36par des individus dangereux.
00:42:38J'ai un voisin
00:42:38qui a le marché sauvage
00:42:40devant chez lui,
00:42:41qui un jour s'est exaspéré.
00:42:42Ils l'ont menacé
00:42:43avec un sabre.
00:42:44Des hommes
00:42:44à l'origine
00:42:45d'autres nuisances.
00:42:46Cette habitante
00:42:47en est témoin au quotidien.
00:42:49Des bastons,
00:42:50des cris,
00:42:51de la musique à fond
00:42:52parce qu'ils s'installent
00:42:53sur ce qui nous sert
00:42:54à mettre les vélos.
00:42:56Aujourd'hui,
00:42:56Carole s'est adaptée.
00:42:58Elle ne reçoit plus
00:42:59à son domicile.
00:43:00Vous avez un peu honte
00:43:01aussi.
00:43:02Je vais plutôt
00:43:03chez les gens.
00:43:04Par contre,
00:43:04je fais attention
00:43:05à mes horaires de retour.
00:43:06Dès l'été prochain,
00:43:08la mairie de Paris
00:43:08va transformer
00:43:09le parc
00:43:10en espace canin
00:43:11coût de l'opération
00:43:12400 000 euros.
00:43:14Une manière,
00:43:15selon la municipalité,
00:43:16de réinvestir les lieux.
00:43:17Cela va permettre
00:43:18un réinvestissement bénéfique
00:43:20de cet espace vert
00:43:21pour les riverains.
00:43:22Pas sûr que les hommes
00:43:23qui stagnent dans le parc
00:43:24soient favorables
00:43:24à cohabiter
00:43:25avec les animaux.
00:43:27En attendant,
00:43:27la mairie de Paris
00:43:28n'y a abandonné les lieux.
00:43:30Deux opérations
00:43:30de nettoyage
00:43:31et d'entretien
00:43:32sont organisées
00:43:33chaque jour.
00:43:33C'est surréaliste.
00:43:35On va en faire
00:43:36un espace canin
00:43:36du parc
00:43:37pour éviter ça.
00:43:38Thomas Bonnet,
00:43:39c'est vrai qu'il y a
00:43:39ce discours politique
00:43:40à chaque fois
00:43:40de dire
00:43:40que c'est la faute
00:43:41de Nicolas Sarkozy
00:43:42parce qu'il a supprimé
00:43:44la police de proximité.
00:43:45Je crois que le problème
00:43:46il y a bien au-delà
00:43:46aujourd'hui,
00:43:47politiquement y compris.
00:43:48Bien sûr.
00:43:49Et moi,
00:43:49je suis un peu lassé
00:43:51de toujours avoir
00:43:52ce débat
00:43:52de qui est responsable.
00:43:53On pourrait remonter
00:43:54les responsabilités,
00:43:55on pourrait revenir
00:43:55à Lionel Jospin.
00:43:56Moi, j'étais remonté
00:43:58à Jules César
00:43:59mais vous êtes
00:43:59sur les règles de Jospin.
00:44:00Justement pas
00:44:01parce que Lionel Jospin
00:44:02avait mis en place
00:44:03une police de proximité.
00:44:05Il s'était engagé
00:44:05sur cinq ans
00:44:06sur sa mandature.
00:44:07La sécurité n'a pas été effacée
00:44:08sur la mandature.
00:44:09C'était formidable
00:44:10Lionel Jospin
00:44:10qu'il a été battu
00:44:11dès ce premier tour.
00:44:12Parce qu'effectivement
00:44:13les Français
00:44:13ont été aggravés.
00:44:16Je pense que
00:44:16ce qui est plus intéressant
00:44:17et d'ailleurs
00:44:17on l'a entendu
00:44:18dans le reportage
00:44:18à Aubagne,
00:44:19les Français
00:44:20qui sont concernés
00:44:21n'ont rien à faire
00:44:21en fait de considération.
00:44:22Bien sûr.
00:44:23Ce qui me marque
00:44:26la géographie.
00:44:27On parle d'Aubagne,
00:44:28on parle de ville urbaine.
00:44:29C'est en périphérie
00:44:29de grandes villes,
00:44:30Marseille et Lyon.
00:44:31Il y a encore quelques années
00:44:32c'était quand même
00:44:32relativement épargné.
00:44:33On voit que désormais
00:44:34ils sont en première ligne aussi.
00:44:36Moi, ce que j'invite
00:44:37les politiques à faire
00:44:37quelle que soit
00:44:38leur couleur politique
00:44:39c'est d'aller passer
00:44:39une semaine
00:44:40avec ses habitants.
00:44:41Et je pense qu'ils agiront
00:44:42parce qu'ils se rendront compte
00:44:42que c'est un véritable enfer.
00:44:43Et Mathias se ferait bien
00:44:44d'aller passer une semaine
00:44:44avec ses habitants.
00:44:45Et après,
00:44:46je veux bien l'emmener.
00:44:47Jérôme,
00:44:47le coup de
00:44:48vous êtes un intellectuel,
00:44:50vous vivez dans une tour d'ivoire,
00:44:51il faut sortir un peu
00:44:52des clichés.
00:44:53C'est un peu...
00:44:54Il faut surtout arrêter
00:44:55de politiser les affaires.
00:44:56Ah bon,
00:44:56moi je ne vais pas
00:44:57dans la rue,
00:44:58je ne vais pas dans les cités
00:44:59bien plus souvent que vous.
00:45:01Bon,
00:45:02on ne va pas repartir
00:45:02sur ce débat.
00:45:03Juste,
00:45:03il y a de la croix
00:45:04quand même ce qui est étonnant
00:45:05c'est à quel point
00:45:05même les services publics
00:45:06reculent.
00:45:07Moi honnêtement,
00:45:07ce qui me marque quand même
00:45:08c'est ces facteurs
00:45:09qui depuis des années
00:45:10ne veulent pas aller dans les cités.
00:45:12Ça,
00:45:12c'est affreux quand même.
00:45:13C'est-à-dire que ces gens-là
00:45:14non seulement ils galèrent,
00:45:16en général c'est des gens
00:45:17qui ont des petits boulots
00:45:17parce que quand on vit là-bas
00:45:18ce n'est pas parce qu'on
00:45:19gagne bien sa vie forcément.
00:45:20Donc c'est des gens
00:45:20qui se lèvent tôt,
00:45:21c'est des gens qui partent tôt,
00:45:22c'est des gens qui ont
00:45:23des métiers fatigants,
00:45:24c'est des gens qui rentrent
00:45:24chez eux et quand ils rentrent
00:45:25chez eux on leur dit
00:45:26si vous voulez du courrier
00:45:27ou si vous voulez un colis
00:45:28il faut que vous vous déplaciez
00:45:29à la poste.
00:45:30C'est un mépris total
00:45:31pour ces gens-là.
00:45:32Et la double condamnation
00:45:33c'est que lorsqu'on met en avant
00:45:34ce type de fait
00:45:35comme vous venez de le faire
00:45:36on va nous dire
00:45:36oui mais vous stigmatisez les cités
00:45:38c'est le contraire en fait
00:45:39on les défend les cités.
00:45:40A chaque fois vous mettez en avance
00:45:40cela en les mettant de côté
00:45:42vous êtes comme
00:45:43si je reprends la même locution
00:45:44sur votre tour d'ivoire
00:45:45et vous les critiquez en permanence
00:45:46mais au contraire
00:45:47c'est pour justement défendre
00:45:48ces riverains
00:45:48que l'on en parle
00:45:49parce qu'on souhaite
00:45:50qu'ils puissent vivre
00:45:50un quotidien décent
00:45:51excusez-moi.
00:45:52Et alors il y a
00:45:53les services publics
00:45:53qui reculent
00:45:54et il y a les commerces aussi
00:45:54qui ferment
00:45:55il y a de plus en plus
00:45:55de commerces qui ferment
00:45:56et à la place
00:45:57s'ouvrent souvent
00:45:58des barbiers
00:45:59des kebabs
00:46:00des ongleries
00:46:01et il y a cette étude
00:46:02qui est très intéressante
00:46:03cette étude de l'Institut pour la Justice
00:46:05qui alerte sur un phénomène massif
00:46:06de blanchiment
00:46:07facilité par l'explosion
00:46:09du nombre de kebabs
00:46:10c'est-à-dire que ces petits magasins
00:46:11très souvent
00:46:12ça sert aussi à blanchir l'argent
00:46:14quand vous passez devant
00:46:14il n'y a personne
00:46:15il n'y a pas un chat
00:46:16pourtant ils ont de gros chiffres d'affaires
00:46:17écoutez ces explications
00:46:19En France
00:46:21entre 2000 et 2022
00:46:23le nombre de fast-food
00:46:24a plus que triplé
00:46:26les kebabs sont particulièrement concernés
00:46:29on en compte aujourd'hui
00:46:30près de 14 000
00:46:31soit 3 000 de plus
00:46:33en 5 ans
00:46:33selon une étude
00:46:35de l'Institut pour la Justice
00:46:36menée à Montpellier
00:46:37Nantes et Lille
00:46:3942% des kebabs
00:46:41analysés
00:46:41présentent des indices
00:46:43sérieux de blanchiment d'argent
00:46:44paiement majoritairement en espèces
00:46:47comptabilité approximative
00:46:49marge incohérente
00:46:50changement fréquent de dirigeant
00:46:52autant de signaux
00:46:54utilisés par les enquêteurs
00:46:55depuis l'entrée en vigueur
00:46:57de la loi contre le narcotrafic
00:46:5896% des commerces
00:47:00ont été fermés
00:47:01en France
00:47:02selon le ministère
00:47:03de l'Intérieur
00:47:04une stratégie
00:47:05assumée par l'Etat
00:47:06frappée au portefeuille
00:47:08au coeur
00:47:09de l'économie
00:47:09du trafic
00:47:10mais au fond
00:47:13si tout ça se développe
00:47:14genre du bus
00:47:14c'est pour une raison simple
00:47:15c'est-à-dire que comme tout recule
00:47:17finalement on laisse de la place
00:47:18à ces gens-là
00:47:18on leur laisse de la place
00:47:19pour venir et pour ouvrir
00:47:20c'est ce que j'ai essayé
00:47:21de vous expliquer tout à l'heure
00:47:22c'est le cercle vicieux
00:47:23à partir du moment
00:47:24où vous créez le ghetto
00:47:24par les attributions
00:47:25puisqu'il y a un certain nombre
00:47:27de gens qui ne veulent plus
00:47:27aller dans ces cités
00:47:28donc vous ne pouvez pas
00:47:29leur attribuer de logement
00:47:30donc on a toujours
00:47:31à peu près
00:47:31sans que ce soit péjoratif
00:47:33la même clientèle
00:47:34c'est un constat
00:47:35c'est comme ça
00:47:36après vous avez
00:47:37effectivement
00:47:38une augmentation
00:47:38de la délinquance
00:47:39puis un recul
00:47:40des services publics
00:47:41puis des commerces
00:47:42qui ferment
00:47:42et le seul lien
00:47:43qui reste dans ces quartiers-là
00:47:45c'est le gardien
00:47:46il n'y en a pas d'autre
00:47:47c'est le gardien
00:47:48c'est lui
00:47:48qui est le pôle
00:47:49d'attraction
00:47:50c'est lui qui est le pôle
00:47:51de régulation
00:47:52tant qu'il peut
00:47:53il y a un moment
00:47:54où il n'en peut plus
00:47:54il n'y a plus de services publics
00:47:56il y a la police municipale
00:47:57là où il y a des polices municipales
00:47:59de temps en temps
00:47:59la police nationale
00:48:00fait des descentes
00:48:01mais ils ne sont pas au quotidien
00:48:02le seul qui reste
00:48:03c'est le gardien dans sa loge
00:48:04c'est terrible
00:48:05terrible
00:48:06en plus je voulais ajouter
00:48:07que c'est sur ce recul
00:48:08des services publics
00:48:09qu'ensuite vous avez
00:48:10des formations politiques
00:48:10qui viennent attiser
00:48:11une forme d'esprit revanchard
00:48:12en disant aux personnes
00:48:13qui habitent dans ces quartiers
00:48:14vous voyez la France
00:48:15vous a abandonné
00:48:15l'Etat vous a abandonné
00:48:16il est temps de voter
00:48:18pour des gens
00:48:18qui vont changer les choses
00:48:19c'est leur clientèle
00:48:20la gauche radicale
00:48:21il va alimenter justement ça
00:48:22mais il y a au départ
00:48:23ce recul aussi
00:48:24qui est vrai
00:48:25qui est indéniable
00:48:25bon voilà ce qu'on pouvait vous dire
00:48:26en vous montrant la réalité
00:48:27de ce qui se passe
00:48:28dans plusieurs lieux
00:48:29à travers la France
00:48:30c'est important de faire
00:48:30ce tour de France ce matin
00:48:32on va parler maintenant
00:48:33de cette affaire
00:48:34qui ce week-end
00:48:34c'est vrai
00:48:35a été l'horreur absolue
00:48:37le choc et l'horreur
00:48:37avec ce qui s'est passé à Nice
00:48:38avec le viol
00:48:39de cette dame de 90 ans
00:48:41par un OQTF de 29 ans
00:48:42dans un instant
00:48:43avec Juliette Sadade
00:48:44on fera le point complet
00:48:45sur l'enquête
00:48:45pour savoir où on en est ce matin
00:48:47tout d'abord
00:48:47le rappel des faits
00:48:49les faits se déroulent
00:48:50vendredi dernier
00:48:51d'après le procureur
00:48:52de la République de Nice
00:48:54la non-agénaire
00:48:54contacte les services de secours
00:48:56elle indique qu'un individu
00:48:58s'est introduit chez elle
00:48:59avant de lui imposer
00:49:00plusieurs actes de pénétration
00:49:02le suspect est rapidement interpellé
00:49:04alcoolisé et positif
00:49:05au cannabis
00:49:06et à la cocaïne
00:49:07il squattait avec d'autres étrangers
00:49:09en situation irrégulière
00:49:10un appartement voisin
00:49:12de celui de la victime
00:49:13durant sa garde à vue
00:49:14il reconnaît être entré chez elle
00:49:16mais ni l'effet de viol
00:49:17concernant son profil
00:49:19il est né en 1997
00:49:21en Tunisie
00:49:22le 11 janvier
00:49:23il avait fait l'objet
00:49:24d'une obligation
00:49:25de quitter le territoire français
00:49:26et d'une assignation à résidence
00:49:28par la préfecture de Saône-et-Loire
00:49:30de son côté
00:49:30la non-agénaire
00:49:31a été hospitalisée
00:49:32avec des blessures aux mains
00:49:34aux bras et aux jambes
00:49:35suite à cette affaire
00:49:36le maire de Nice
00:49:37Christian Estrosi
00:49:38a réagi
00:49:38il a dénoncé
00:49:39un acte d'une barbarie absolue
00:49:41alors on va faire le point
00:49:43sur l'enquête
00:49:44tout d'abord sur ce dossier
00:49:45Juliette
00:49:45où en est-on
00:49:46et que sait-on sur cette affaire
00:49:47l'enquête a été très rapide
00:49:50d'abord
00:49:50il a été interpellé
00:49:51très rapidement
00:49:52après les faits
00:49:53il a été formellement
00:49:54reconnu par sa victime
00:49:56en effet
00:49:57il habitait
00:49:57il squattait
00:49:58l'appartement voisin
00:50:00de cette dame
00:50:01âgée de 90 ans
00:50:02il habitait
00:50:03cet appartement
00:50:04avec au moins
00:50:05deux autres personnes
00:50:07étrangères
00:50:08elles aussi
00:50:08en situation irrégulière
00:50:10il a été placé
00:50:12en garde à vue
00:50:13au cours de laquelle
00:50:14il a reconnu
00:50:15cet introduit de force
00:50:17chez cette dame
00:50:18mais il a nié
00:50:19tous les faits
00:50:20de viol
00:50:21rapportés
00:50:22par cette victime
00:50:24il a ensuite
00:50:25été bien sûr
00:50:26présenté
00:50:27à un juge d'instruction
00:50:28et à un juge
00:50:28des libertés
00:50:29qui a décidé
00:50:30de son placement
00:50:31en détention provisoire
00:50:32il y restera
00:50:33jusqu'à son procès
00:50:34en assise
00:50:35est-ce qu'on sait
00:50:36s'il y a eu autre chose
00:50:37c'est-à-dire
00:50:37s'il y a eu du vol
00:50:38par exemple
00:50:38ou il s'est contenté
00:50:39de viol
00:50:40l'enquête est ouverte
00:50:42pour viol
00:50:42sur personnes vulnérables
00:50:44il n'y a pas
00:50:44d'autres faits
00:50:45rapportés
00:50:46il n'a aucun
00:50:47antécédent judiciaire
00:50:48il n'est pas connu
00:50:49des services
00:50:49de police
00:50:50et de justice
00:50:51néanmoins
00:50:52il avait
00:50:53écopé
00:50:54d'une OQTF
00:50:55il y a à peine
00:50:5615 jours
00:50:57le 11 janvier dernier
00:50:58avec une assignation
00:51:00à résidence
00:51:01par la préfecture
00:51:02de Saône-et-Loire
00:51:02donc là il se retrouvait
00:51:03quand même
00:51:04assez loin
00:51:05de là où il était
00:51:05censé se trouver
00:51:06et être cantonné
00:51:07c'est-à-dire qu'il n'a pas
00:51:08respecté son assignation
00:51:09à résidence
00:51:10puisque ce n'était pas
00:51:10du tout dans ces lieux-là
00:51:11non la Saône-et-Loire
00:51:12c'est assez loin
00:51:13de Nice en effet
00:51:13c'est clair
00:51:14on est en direct
00:51:16avec Patricia Mosdan
00:51:18qui est psychologue
00:51:18bonjour
00:51:20merci beaucoup
00:51:20d'être en direct
00:51:21avec nous
00:51:21je vais me poser
00:51:22une question
00:51:23assez simple
00:51:24au fond
00:51:24qu'est-ce qui peut se passer
00:51:25dans la tête
00:51:25de quelqu'un
00:51:26qui a 28 ans
00:51:27et qui se dit
00:51:27je vais rentrer
00:51:28chez ma voisine
00:51:29qui a 90 ans
00:51:30et je vais la violer
00:51:31est-ce qu'on est
00:51:32sur de la folie
00:51:34est-ce qu'on est sur
00:51:35moi le mot qui me venait
00:51:36en réfléchissant à cette affaire
00:51:37je me suis dit
00:51:38il y a un côté animal
00:51:39bestial
00:51:39comment vous psychologue
00:51:41quel mot vous mettez
00:51:42sur tout ça
00:51:43écoutez
00:51:44déjà la question
00:51:45c'est quel était
00:51:46son état psychologique
00:51:47avant
00:51:48puisqu'il a été arrêté
00:51:49parce qu'il a quand même
00:51:52il était
00:51:53excusez-moi
00:51:54en assignation
00:51:56à résidence
00:51:57donc déjà
00:51:58psychologiquement
00:52:00ça veut dire
00:52:00qu'il n'écoutait pas
00:52:01il est parti
00:52:03dans une autre région
00:52:04il avait des copains
00:52:06comment il s'est acheté
00:52:07du cannabis
00:52:08de l'alcool
00:52:09et de la cocaïne
00:52:10c'est interrogeant
00:52:11et il faut savoir
00:52:12que le cocktail Molotov
00:52:14fait qu'on n'a plus
00:52:16du tout sa tête
00:52:17donc on va dire
00:52:18qu'on est irresponsable
00:52:20psychologiquement
00:52:21et qu'on rentre
00:52:24quand même
00:52:24chez sa voisine
00:52:25et on voit bien
00:52:27qu'il y a
00:52:27un gros problème
00:52:28psychologique
00:52:29puisque
00:52:30est-ce qu'il l'a volée
00:52:31en tout cas
00:52:32il a essayé
00:52:33de la violer
00:52:33apparemment
00:52:34ou il l'a violée
00:52:35puisqu'elle a eu
00:52:355 jours d'ITT
00:52:36et que les conséquences
00:52:38sur cette dame
00:52:39seront l'assidération
00:52:41une dissociation
00:52:43peut-être
00:52:44etc
00:52:44on ne connait pas
00:52:46tout ce qu'elle a eu
00:52:47comme examen
00:52:48médicaux
00:52:49parce qu'il y a quand même
00:52:50vraiment plein de choses
00:52:51à faire
00:52:52pour vérifier
00:52:53si elle n'a pas
00:52:53d'IST
00:52:55etc
00:52:55donc on ne sait pas
00:52:57grand chose
00:52:58mais ce qui se passe
00:52:59dans sa tête
00:53:00à ce moment-là
00:53:01puisque le cocktail
00:53:02alcool
00:53:03cannabis
00:53:05et cocaïne
00:53:06vous n'êtes plus là
00:53:09c'est une espèce
00:53:11de démence
00:53:12incontrôlable
00:53:14ça veut dire quoi ?
00:53:15on tombe dans une forme
00:53:16de folie
00:53:17où on n'est plus conscient
00:53:18de ce qu'on fait
00:53:19c'est ce que vous voulez dire ?
00:53:20oui c'est ça
00:53:21on prend tout ce qu'il faut
00:53:22le tout c'est
00:53:23comment
00:53:24on s'achète tout ça
00:53:26et pourquoi on se met
00:53:27dans cet état-là
00:53:27pourquoi il n'avait pas
00:53:28de bracelet électronique
00:53:29c'est interrogeant
00:53:32voilà c'est ça
00:53:33qui est intéressant
00:53:34à se poser comme question
00:53:36aussi
00:53:37et pourquoi la dame
00:53:39lui ouvre
00:53:40enfin bon
00:53:40mais c'est quoi
00:53:41c'est aussi un réflexe animal
00:53:43en fait
00:53:43il y a un côté
00:53:44excusez-moi de revenir là-dessus
00:53:45mais parce que je me dis
00:53:46quand même
00:53:46quelqu'un de 28 ans
00:53:47qui va violer sa voisine
00:53:49qui est une vieille dame
00:53:50qui a 90 ans
00:53:51à un moment donné
00:53:52on se dit
00:53:52alors ok
00:53:53la drogue
00:53:54l'alcool
00:53:54mais il y a un côté bestial
00:53:56quand même
00:53:56même si je pense
00:53:57que vous qui êtes psy
00:53:58vous n'allez pas
00:53:59aimer ce mot-là
00:53:59oui c'est vrai
00:54:01qu'on n'aime pas
00:54:02parce qu'effectivement
00:54:03on essaie toujours
00:54:03de comprendre
00:54:04pourquoi on en est arrivé là
00:54:05comme je vous disais
00:54:07quel était son état psychologique
00:54:09pour en arriver
00:54:10à faire ce cocktail Molotov
00:54:12et c'est vrai que
00:54:13bon ben
00:54:13on peut dire bestial
00:54:15si vous le souhaitez
00:54:15mais c'est vrai que
00:54:17quel que soit le cocktail
00:54:19de toute façon
00:54:21on arrivera
00:54:23à quelque chose
00:54:24d'un comportement
00:54:27complètement anormal
00:54:28et donc
00:54:29et violer
00:54:31à ce moment-là
00:54:32on ne sait même plus
00:54:32qu'on viole
00:54:33ce qu'on fait
00:54:33et ce qui est incompréhensible
00:54:37c'est qu'effectivement
00:54:38c'est un cocktail
00:54:38assez étrange
00:54:39qui fait qu'on n'est pas
00:54:43dans son état normal
00:54:44donc
00:54:44et ce n'est pas une excuse
00:54:46c'est le
00:54:47c'est pourquoi se mélange
00:54:49et pourquoi se mettre
00:54:49dans cet état
00:54:50donc
00:54:52donc effectivement
00:54:53ça peut être bestial
00:54:54est-ce qu'il avait le droit
00:54:56de boire de l'alcool
00:54:57est-ce qu'il avait le droit
00:54:58voilà
00:54:59moralement
00:55:01déontologiquement
00:55:01je ne sais pas
00:55:02ça à la limite
00:55:03on s'en fout un peu
00:55:05enfin excusez-moi
00:55:06mais c'est vrai
00:55:06le fait de savoir
00:55:07s'il avait le droit
00:55:07ou pas de boire de l'alcool
00:55:08c'est pas le problème
00:55:09aujourd'hui le fait
00:55:10c'est que c'est vrai
00:55:11que s'il s'avère
00:55:12qu'il a vraiment violé
00:55:12parce qu'il dément
00:55:13pour l'instant
00:55:13donc voilà
00:55:14on va lui laisser
00:55:14on va donner aussi sa voix
00:55:16il dément pour l'instant
00:55:16l'avoir fait
00:55:16mais c'est vrai
00:55:17qu'il a violé
00:55:18une vieille dame
00:55:19de 90 ans
00:55:20c'est juste
00:55:20c'est l'horreur absolue
00:55:22en tout cas
00:55:22merci beaucoup
00:55:23Patricia Moszanne
00:55:23merci d'avoir été avec nous
00:55:24vous êtes psychologue
00:55:25on va faire une pause
00:55:26et puis on va se retrouver
00:55:27dans un instant
00:55:28on va parler
00:55:28de ce qui se passe
00:55:29à Metz
00:55:30à Metz
00:55:30figurez-vous
00:55:31qu'il y a une paroisse
00:55:31qui a été vandalisée
00:55:32ça fait 4 fois
00:55:33en 2 ans
00:55:34que cette paroisse
00:55:35est vandalisée
00:55:35il y a un appel à l'aide
00:55:36qui est lancé
00:55:37pour pouvoir sécuriser
00:55:39cette paroisse
00:55:40il faut de l'argent
00:55:41et on vous parlera également
00:55:42alors cette fois
00:55:43c'est plutôt positif
00:55:44c'est en Corse
00:55:44c'est en Haute-Corse
00:55:45nous irons en direct
00:55:46en Haute-Corse
00:55:47parce que dans un village
00:55:48à 35 km de Corté
00:55:50et bien c'est un petit village
00:55:51de 150 habitants
00:55:52il y a un couvent
00:55:53qui tombait en ruine
00:55:53ils ont récolté
00:55:541 million d'euros
00:55:561 million d'euros
00:55:57pour restructurer
00:55:58pour restaurer
00:55:59ce couvent
00:56:00on en parle dans un instant
00:56:01reste avec tout
00:56:02à tout de suite
00:56:02en direct sur CNews
00:56:1011h33 sur CNews
00:56:11merci d'être en direct
00:56:13avec nous
00:56:13on va donc parler maintenant
00:56:15de ce qui s'est passé
00:56:16à Metz
00:56:16vous allez voir les images
00:56:17pour la quatrième fois
00:56:18en deux ans
00:56:19l'église de la Sainte Famille
00:56:20de Metz
00:56:21a été vandalisée
00:56:22mais cette fois
00:56:22le prêtre estime
00:56:23ne pas avoir les moyens
00:56:24pour réparer les dégâts
00:56:26vous allez voir
00:56:27les images de ce qui s'est passé
00:56:28ça c'est l'église
00:56:28et vous allez voir
00:56:29ces vitres qui ont été cassées
00:56:31ça s'est passé dans la nuit
00:56:32du 12 janvier 2026
00:56:33des vitres ont été brisées
00:56:35et la paroisse
00:56:36a annoncé un appel au don
00:56:37afin de pouvoir assumer
00:56:38le coût
00:56:39des réparations
00:56:40estimées à plusieurs centaines d'euros
00:56:42avec la volonté
00:56:43d'installer
00:56:44désormais
00:56:45des vitres sécurisées
00:56:46alors ça c'est totalement fou
00:56:47c'est-à-dire qu'en 2026
00:56:49en France
00:56:50on en est à vouloir installer
00:56:51des vitres sécurisées
00:56:52dans les paroisses
00:56:54Thomas Bonnet
00:56:55on est quand même
00:56:56dans une époque
00:56:57qui est incroyable
00:56:57c'est-à-dire que jamais
00:56:58on n'aurait pu imaginer
00:56:59que dans une paroisse
00:57:00on fasse un appel au don
00:57:01pour installer des vitres sécurisées
00:57:03c'est ça la France de 2026
00:57:04c'est scandaleux
00:57:05je pense même aux églises
00:57:07qui sont contraintes
00:57:07de fermer leurs portes
00:57:08pour ne pas se faire dérober
00:57:09à l'intérieur
00:57:10les objets
00:57:10etc
00:57:11en fait
00:57:11c'est quand même
00:57:13contre-intuitif
00:57:13par rapport à ce qu'est
00:57:14normalement
00:57:15un lieu de culte catholique
00:57:17qui doit être justement
00:57:17ouvert
00:57:18et ouvert sur l'extérieur
00:57:19etc
00:57:19et là ils sont obligés
00:57:20de se renfermer
00:57:21pour éviter d'être vandalisés
00:57:23à chaque fois
00:57:24et moi je trouve ça déplorable
00:57:26et je me dis que l'État
00:57:26là aussi doit assurer
00:57:27à la fois la sécurité
00:57:28des lieux de culte
00:57:28c'est son rôle
00:57:29mais aussi peut-être
00:57:30le financement
00:57:30parce que là on va parler d'argent
00:57:31alors c'est une petite somme
00:57:32pour l'instant
00:57:32mais si on met bout à bout
00:57:34tous les lieux de culte
00:57:34qui sont aujourd'hui
00:57:35contraints de dépenser de l'argent
00:57:36pour se protéger
00:57:37ça fait une grande somme
00:57:39Alors on va regarder
00:57:40un autre exemple
00:57:40c'était la semaine dernière
00:57:41c'était dans le nord de Toulouse
00:57:42une autre église
00:57:43a été vandalisée
00:57:44cette fois c'est la statue
00:57:46de la Vierge
00:57:47qui avait été endommagée
00:57:48regardez
00:57:49Sur ces images
00:57:51une statue
00:57:52de la Sainte Vierge
00:57:53vandalisée
00:57:53les faits se sont passés
00:57:55mercredi matin
00:57:56à Toulouse
00:57:57alors même que cette église
00:57:58était ouverte au public
00:58:00Ce qui pose un problème
00:58:01c'est que
00:58:02l'église
00:58:03si vous voulez
00:58:03elle est là pour tout
00:58:05c'est à la fois pour ceux
00:58:06qui viennent prier
00:58:06ceux qui viennent simplement
00:58:07se recueillir
00:58:08ceux qui viennent visiter
00:58:09c'est désolant
00:58:10qu'elle ne puisse pas être
00:58:12ouverte à tous
00:58:14sans qu'il y ait des dégradations
00:58:16Un cadre de la Vierge Marie
00:58:18un porte-cierge de la paroisse
00:58:20s'ils vont également
00:58:21être jetés par terre
00:58:22au-delà de l'aspect religieux
00:58:24le prêtre s'inquiète
00:58:26de l'indifférence croissante
00:58:28à l'égard du patrimoine
00:58:29L'église c'est aussi
00:58:30un bien commun
00:58:31ça fait partie du patrimoine
00:58:32qu'on ait la foi ou non
00:58:33et même si cette statue
00:58:37n'avait pas une grande valeur artistique
00:58:38et bien malgré tout
00:58:40ça fait partie du patrimoine
00:58:42communal
00:58:43et de la culture des français
00:58:45et c'est dommage
00:58:46qu'aujourd'hui
00:58:47on n'ait pas
00:58:48ce respect
00:58:49de ce qui appartient à tous
00:58:51Pour l'heure
00:58:52aucun suspect
00:58:52n'a été interpellé
00:58:54une plainte sera déposée
00:58:55ce jour
00:58:56par le prêtre
00:58:57qui envisage
00:58:58également d'installer
00:58:59des caméras de surveillance
00:59:00On est en direct
00:59:02avec le père Michel Viau
00:59:03Bonjour mon père
00:59:04merci d'être en direct
00:59:05avec nous
00:59:05On l'a entendu
00:59:06dans le premier cas
00:59:07qu'on évoquait
00:59:08on va mettre des vitres sécurisées
00:59:09dans ce cas-là
00:59:10à Toulouse
00:59:10on va mettre des caméras
00:59:11de surveillance
00:59:12ça paraît tellement fou
00:59:14qu'on soit obligé
00:59:15de protéger des églises
00:59:16à ce point-là
00:59:17Parce qu'il y a un climat
00:59:20anti-chrétien
00:59:22depuis un bon moment
00:59:24et aussi
00:59:26pour ceux qui
00:59:27commettent
00:59:29de tels délits
00:59:30un sentiment
00:59:32d'impunité
00:59:33parce que
00:59:35ils savent
00:59:37que la police
00:59:38on ne lui donne pas
00:59:41les moyens
00:59:42nécessaires
00:59:43pour les poursuivre
00:59:44que s'ils vont devant
00:59:45des magistrats
00:59:46ils s'en tireront
00:59:47avec des courtes peines
00:59:48puisque de toute façon
00:59:49la notion de délit
00:59:52de sacrilège
00:59:53n'existe pas
00:59:54dans le droit français
00:59:55puisqu'il y a
00:59:56séparation
00:59:57de l'Église des États
00:59:57vous ferez remarquer
00:59:58quand même
00:59:59que tout de même
01:00:00là ça s'est produit
01:00:01à Metz
01:00:02dans le diocèse de Metz
01:00:03qui est un
01:00:04sous-régime concordataire
01:00:05Mais c'est vrai
01:00:06que ça fait quatre fois
01:00:08en deux ans
01:00:09que cette église
01:00:09est simulée
01:00:10ce qui paraît dément
01:00:11C'est quoi pour vous
01:00:12c'est une haine
01:00:13contre les catholiques ?
01:00:15Qu'est-ce que ça exprime ?
01:00:16Oui, il y a une haine
01:00:18contre les catholiques
01:00:19qui va en augmentant
01:00:20depuis
01:00:22je dirais
01:00:24depuis
01:00:24depuis 2007
01:00:26nous avions
01:00:28le président de la République
01:00:29qui ne nous aimait pas beaucoup
01:00:30mais on a eu
01:00:31encore pire
01:00:32avec l'actuel
01:00:33qui après nous avoir
01:00:34fait une belle déclaration
01:00:35d'amour
01:00:36au début
01:00:38de son quinquennat
01:00:39au Bernardin
01:00:40en disant
01:00:41qu'il voulait réparer
01:00:42le lien abîmé
01:00:43entre l'Église
01:00:44et la République
01:00:44et on voit le résultat
01:00:46c'est une suite
01:00:47de propositions
01:00:48de lois
01:00:48contre l'Église catholique
01:00:50allant absolument
01:00:53à l'inverse
01:00:55de ce que nous souhaitons
01:00:56et puis
01:00:57le ridicule aussi
01:00:58à partir du moment
01:00:59où l'Église
01:00:59est ridiculisée de haut
01:01:01comme elle l'a été
01:01:01par exemple
01:01:02à l'ouverture
01:01:03des Jeux Olympiques
01:01:04derniers
01:01:05avec
01:01:06cette représentation
01:01:08affreuse
01:01:09de la dernière scène
01:01:12vous pensez bien
01:01:13que ce ne sont pas
01:01:14des choses
01:01:15qui incitent
01:01:18les gens
01:01:18à respecter
01:01:19l'Église
01:01:19c'est-à-dire
01:01:20qu'il y a une ambiance
01:01:21pour vous
01:01:21c'est ce que vous dites
01:01:22il y a une ambiance
01:01:23qui est une ambiance
01:01:23anti-catholique
01:01:25voilà
01:01:25il y a une ambiance
01:01:26anti-catholique
01:01:27et puis nous sommes
01:01:28les empêcheurs
01:01:29de s'amuser en ronde
01:01:30on intervient
01:01:32contre le mariage
01:01:33pour tous
01:01:34alors qu'en fait
01:01:35on veut éviter
01:01:36que des enfants
01:01:37c'est ça
01:01:38qui a fait
01:01:38l'intervention
01:01:39de l'Église
01:01:39elle n'a pas porté
01:01:41un jugement
01:01:41comme l'a dit le pape
01:01:44il était très libéral
01:01:45là-dessus
01:01:45il ne s'agit pas
01:01:46de porter un jugement
01:01:47sur le comportement
01:01:48de telle ou telle
01:01:49personne privée
01:01:50mais on ne veut pas
01:01:51que d'emblée
01:01:51on décide
01:01:52que des enfants
01:01:53auront deux pères
01:01:54ou deux mères
01:01:55et qu'on les prive
01:01:56de l'un ou de l'autre
01:01:56bon
01:01:57et là
01:01:58nous sommes maintenant
01:01:59contre l'euthanasie
01:02:00et contre
01:02:01le suicide assisté
01:02:03donc nous embêtons
01:02:05un certain nombre
01:02:06de gens
01:02:07nous embêtons
01:02:07le gouvernement
01:02:08et finalement
01:02:09la religion
01:02:11leur casse ses pieds
01:02:12parce que
01:02:13la religion
01:02:14dénonce
01:02:15cette culture
01:02:16du profit
01:02:17de l'homo economicus
01:02:19l'homme
01:02:20qui n'est plus
01:02:21qui rapporte plus rien
01:02:22sur le coin économique
01:02:23et bien on le tuera
01:02:25on ne soyera pas
01:02:25s'il est trop vieux
01:02:26on ne soyera pas
01:02:27etc
01:02:27etc
01:02:28c'est les prises
01:02:30de position sociétale
01:02:31de l'Église
01:02:31en fait
01:02:31c'est ce que vous m'expliquez
01:02:32c'est les prises
01:02:33de position sociétale
01:02:34de l'Église
01:02:34qui posent problème
01:02:35et aussi une chose grave
01:02:37tout de même
01:02:38c'est qu'il faut distinguer
01:02:39entre le vol
01:02:40et les choses
01:02:43qu'on abîme
01:02:44et puis alors
01:02:44ce qui est vraiment
01:02:45le sacrilège
01:02:47alors évidemment
01:02:47dans nos lois laïques
01:02:49ça ne peut pas être compris
01:02:50mais j'espère
01:02:51que les téléspectateurs
01:02:52le comprendront
01:02:53quand on entre
01:02:55dans une église
01:02:55et là c'était le cas
01:02:56à Metz
01:02:57où on s'est attaqué
01:02:58au tabernacle
01:02:59et où on a
01:03:00pris les hosties
01:03:02où on en a jeté
01:03:03par terre
01:03:04où on en a pris
01:03:04et je connais même
01:03:06des cas
01:03:06d'une très très belle église
01:03:09où les voleurs
01:03:11ont tout ouvert
01:03:13ils auraient dû prendre
01:03:14des vêtements liturgiques
01:03:16de valeur
01:03:16de très très grande valeur
01:03:18mais ça ne les intéressait pas
01:03:19ils voulaient
01:03:20les hosties consacrées
01:03:23alors ça
01:03:23c'est quand même un signe
01:03:25parce que c'est très
01:03:26parce que c'est très symbolique
01:03:27en effet
01:03:27merci mon père
01:03:28merci beaucoup
01:03:29d'avoir été
01:03:29en direct avec nous
01:03:30Lino de la Croix
01:03:31en fait il y a
01:03:32c'est intéressant
01:03:33l'analyse que fait
01:03:34le père Michel Viau
01:03:34parce qu'il dit
01:03:35c'est pas juste
01:03:36par exemple
01:03:36renoncer aux racines chrétiennes
01:03:38c'est aussi les prises
01:03:39de position sociétales
01:03:40que prend l'église
01:03:41aujourd'hui
01:03:42vous êtes d'accord
01:03:42avec ça ?
01:03:43en fait je pense
01:03:43qu'en un sens
01:03:44c'est pas nécessairement
01:03:44le sujet
01:03:45on a pu entendre
01:03:45également parler
01:03:46de délits de blasphème
01:03:47je pense que le sujet
01:03:48il n'est pas là
01:03:48là on en vient
01:03:49à avoir des caméras
01:03:50de surveillance
01:03:50des vitres sécurisées
01:03:51des fermetures des lieux
01:03:52parce que cela
01:03:52ça concerne les métropoles
01:03:53mais pas uniquement
01:03:54les petites bourgades rurales
01:03:56elles ferment aussi
01:03:56leurs églises
01:03:57à partir de 18h
01:03:58pourquoi ?
01:03:59parce qu'il y a des vols
01:03:59effectivement
01:04:00il y a des vols d'hostie
01:04:01consacrés
01:04:01ça en a pu le dire
01:04:02et effectivement
01:04:03ça peut être même
01:04:03ça peut aller plus loin
01:04:04et alors
01:04:05j'ai bien écouté
01:04:06ces déclarations
01:04:07on parlait d'impunité
01:04:08je pense qu'il faut
01:04:09passer la seconde
01:04:09là c'est encore plus grave
01:04:10c'est-à-dire que les gens
01:04:11en sont fiers
01:04:11c'est-à-dire qu'ils filment ça
01:04:12ça a été le Capri Sun
01:04:13dans l'eau bénite
01:04:14ça a été le vol de Croix
01:04:15ça a été le fait
01:04:16de mettre à mal
01:04:17une statue de la Vierge
01:04:18c'est terrible
01:04:19encore une fois
01:04:19après on peut revenir
01:04:20sur ce type de fait
01:04:21il y a une statistique
01:04:22que j'aimerais exhumer
01:04:23et mettre en avant
01:04:23c'est que la France
01:04:24est le premier pays
01:04:26en Europe
01:04:26avec le plus d'actes
01:04:27anti-chrétiens
01:04:28c'est la France
01:04:28c'est pas la Moldavie
01:04:29la Roumanie que celle
01:04:30c'est la France
01:04:30donc on est tristement
01:04:31champions là-dedans
01:04:32et moi ça me rend furieux
01:04:33parce que les pouvoirs publics
01:04:34encore une fois
01:04:35ils sont inactifs
01:04:35en fait
01:04:36il y a une forme
01:04:37de ressemblance
01:04:39entre tous ces mêmes sujets
01:04:40c'est qu'on en revient
01:04:41toujours à la même chose
01:04:42c'est-à-dire qu'il y a une crainte
01:04:42des pouvoirs publics
01:04:43d'actionner
01:04:44de faire quelque chose
01:04:45par rapport à cela
01:04:46Jérôme Dubus rapidement
01:04:47Oui moi je trouve
01:04:48qu'il fait un peu
01:04:49l'amalgame
01:04:49entre les lois sociétales
01:04:52ce qui se passe
01:04:53dans les églises
01:04:53qui sont souvent
01:04:54Ça n'a pas le lien pour vous ?
01:04:55Les deux n'ont pas le lien
01:04:56Non je ne pense pas
01:04:57parce que quand je regarde
01:04:58un peu l'histoire
01:05:00oui mais je ne suis pas
01:05:01tout à fait d'accord avec lui
01:05:02parce que quand je regarde
01:05:02un peu l'histoire
01:05:03du catholicisme en France
01:05:04et de ses relations
01:05:05avec l'État
01:05:06le paroxysme a été atteint
01:05:08avec la loi
01:05:08de séparation de l'Église
01:05:10et de l'État
01:05:10en 1905
01:05:11je n'ai pas connaissance
01:05:12d'avoir vu
01:05:13un certain nombre
01:05:14de déparations de l'Église
01:05:15et pourtant les tensions
01:05:16étaient extrêmes
01:05:16beaucoup plus tendues
01:05:17qu'aujourd'hui
01:05:18entre l'Église catholique
01:05:19et l'État
01:05:21donc moi je ne pense pas
01:05:23qu'il y ait une relation
01:05:23je pense qu'on a affaire
01:05:25soit effectivement
01:05:25à des actes anti-chrétiens
01:05:26qu'il faut punir sévèrement
01:05:28Quand on s'en prend aux hosties
01:05:29qu'on ne vole pas
01:05:29des éléments
01:05:30et qu'on s'en prend aux hosties
01:05:31c'est clairement anti-chrétien
01:05:32Soit des actes d'imbéciles
01:05:33et ça malheureusement
01:05:35il faut les punir également
01:05:36et je rappelle
01:05:37que vous vous souvenez
01:05:38des feux
01:05:39qui avaient été mis
01:05:40devant les portes
01:05:42des églises
01:05:42d'une église
01:05:42dans le 19ème arrondissement
01:05:44à plusieurs reprises
01:05:45je crois que c'était
01:05:453 ou 4 reprises
01:05:46il y a à peu près un an
01:05:47on a arrêté le type
01:05:48on l'a largement puni
01:05:50parce qu'il a été puni sévèrement
01:05:52et depuis
01:05:52il n'y a plus de feu
01:05:53devant les églises du 19ème
01:05:54alors bon
01:05:55on ne peut pas toujours
01:05:56arrêter les gens
01:05:57mais je crois qu'il faut être
01:05:58sans merci
01:06:00pour ces gens
01:06:00qui font ce genre
01:06:01de dépratation
01:06:02c'est absolument insupportable
01:06:04effectivement l'Église
01:06:05c'est la maison de tous
01:06:06effectivement tout le monde
01:06:07est bienvenu
01:06:08l'Église catholique
01:06:09comme les autres églises
01:06:10d'ailleurs et donc
01:06:11il faut être sans merci
01:06:13avec ces gens-là
01:06:14une phrase dis donc
01:06:14oui ce qu'il faut également rappeler
01:06:15c'est que c'est peut-être
01:06:16également l'arbre qui cache la forêt
01:06:17puisqu'on a pu voir
01:06:18à de nombreuses reprises
01:06:19c'est-à-dire que parfois
01:06:20justement par cet appel évangélique
01:06:23les prêtres eux-mêmes
01:06:24ne disent rien
01:06:25parce qu'en fait
01:06:25ils ont ce côté miséricordieux
01:06:28où en fait
01:06:28ils vont un petit peu
01:06:29accepter les outre-en
01:06:30en se disant
01:06:31de toute manière
01:06:32il y a le chemin
01:06:32vers le pardon
01:06:33qui est tout à fait acceptable
01:06:34mais simplement
01:06:35on pourrait même aller
01:06:35plus loin
01:06:36on parlait de 800 à 900
01:06:38actes antichrétiens
01:06:39entre 2022 et 2023
01:06:40on pourrait même
01:06:40aller plus loin
01:06:41parce que parfois
01:06:42il y a un non-lieu
01:06:43où il ne se passe rien
01:06:44ils ne sont même pas recensés
01:06:45il y a des prêtres
01:06:45qui ont été assassinés
01:06:45dans leur église
01:06:46ça c'est évident
01:06:48on a parlé de Metz
01:06:49vous avez compris
01:06:50qu'à Metz
01:06:50il y avait eu un appel
01:06:51qui avait été lancé
01:06:51pour financer
01:06:52les travaux nécessaires
01:06:53pour sécuriser l'église
01:06:54on va terminer
01:06:54sur une bonne nouvelle
01:06:55si vous voulez bien
01:06:56parce que regardez
01:06:56ces images
01:06:57on va partir en Haute-Corse
01:06:58dans le village
01:06:59de Castifao
01:07:00c'est à 35 km de Corté
01:07:02un tout petit village
01:07:03de seulement 150 habitants
01:07:05et pourtant
01:07:06ce village a réussi
01:07:07un exploit
01:07:07celui de réunir
01:07:081,1 million d'euros
01:07:10pour tenter
01:07:11de sauver
01:07:12de restaurer
01:07:12ce monument du XVIe siècle
01:07:14qui est aujourd'hui
01:07:15en ruine
01:07:15ce couvent
01:07:16qui est en ruine
01:07:17on part tout de suite
01:07:17en direct en Corse
01:07:18on rejoint Christina Luzzi
01:07:19correspondante de CNews
01:07:21en Corse
01:07:21c'est un village
01:07:22Christina bonjour
01:07:23de 150 habitants
01:07:24qui a réussi
01:07:25à récolter
01:07:281 million d'euros
01:07:29vous avez suivi de près
01:07:29cette histoire
01:07:30racontez-nous un peu
01:07:31en fait cette histoire
01:07:33elle est magnifique
01:07:34parce qu'elle raconte
01:07:35finalement
01:07:36ça rejoint ce que vous disiez
01:07:37ce qu'un territoire
01:07:38peut encore accomplir
01:07:39quand il refuse de renoncer
01:07:40et je dois vous dire
01:07:42que personnellement
01:07:42c'est vrai qu'elle m'a
01:07:43beaucoup touchée
01:07:44parce que vous le disiez
01:07:45Castifa
01:07:45c'est un tout petit village
01:07:47en haut de corps
01:07:47c'est 150 habitants
01:07:49à peine
01:07:50et pourtant
01:07:51ils ont réussi
01:07:52ce que beaucoup
01:07:53pensaient impossible
01:07:54et ce que beaucoup
01:07:54pensent impossible
01:07:55encore ailleurs
01:07:55c'est sauver ce couvent
01:07:56que vous découvrez
01:07:57sur les images
01:07:57de Saint-François de Cache
01:07:59qui est absolument
01:07:59magnifique
01:08:00et quand le maire
01:08:01François Orsini
01:08:02je crois qu'il sera avec nous
01:08:03dans quelques minutes
01:08:04m'a contactée
01:08:05et bien je me suis rendue
01:08:07sur place
01:08:07parce que je ne connaissais pas
01:08:08je connaissais comme ça
01:08:09de nom
01:08:09comme beaucoup de Corses
01:08:11et quand je suis arrivée
01:08:12sur place
01:08:12et bien j'ai vraiment
01:08:13pris une claque
01:08:14parce que ce couvent
01:08:15ce n'est pas juste
01:08:16un bâtiment ancien
01:08:17vous le voyez
01:08:18c'est un édifice franciscain
01:08:19de style baroque
01:08:21il est chargé d'histoire
01:08:22et il dégage
01:08:23une énergie absolument
01:08:24incroyable
01:08:25il faut vraiment y aller
01:08:26pour comprendre
01:08:27c'est le cœur
01:08:28de ce village
01:08:28de Castifa
01:08:29mais c'est aussi
01:08:30le cœur
01:08:31un symbole
01:08:32pour toute la Corse
01:08:33parce qu'il concentre
01:08:35plusieurs siècles
01:08:36d'histoire
01:08:37il a été fondé
01:08:37en 1510
01:08:39il a longtemps
01:08:39rythmé la vie
01:08:41spirituelle locale
01:08:41il a même été
01:08:42il a même vu
01:08:43Pascal Pahol
01:08:45il posait les bases
01:08:45de la constitution corse
01:08:46en 1755
01:08:47quand il était encore
01:08:48habité par des moines
01:08:49et comme me le confiait
01:08:51Antoine de Noble Marquis
01:08:52un historien local
01:08:53qui s'est beaucoup investi
01:08:54pour la sauvegarde
01:08:55de ce couvent
01:08:57lorsqu'on a réalisé
01:08:58un sujet
01:08:59avec enquête d'esprit
01:09:00il me confiait
01:09:01il me disait
01:09:01laisser ce couvent
01:09:03disparaître
01:09:03et bien c'est laisser
01:09:04une part de l'histoire
01:09:06de toute la Corse
01:09:06disparaître
01:09:07et je crois qu'en fait
01:09:08Jean-Marc ce message
01:09:09il a été entendu
01:09:10alors pas seulement
01:09:10par les habitants
01:09:12de Castifa
01:09:13mais par toute l'île
01:09:13et bien au-delà
01:09:14puisque
01:09:15il y a beaucoup de monde
01:09:17qui s'est mobilisé
01:09:18vous me disiez
01:09:181,1 million
01:09:19qui ont été récoltés
01:09:21donc c'est pas seulement
01:09:21les habitants de Castifa
01:09:23où il y a une association
01:09:24qui a été créée
01:09:25spécialement pour le projet
01:09:26et puis finalement
01:09:26le maire a monté
01:09:28des dossiers
01:09:28et tout a pris vie
01:09:29il y a 80%
01:09:31de ce projet
01:09:32qui seront financés
01:09:32par la collectivité de Corse
01:09:3410% par l'État
01:09:35et 10%
01:09:36grâce au don
01:09:37et je crois
01:09:38que c'est cet élan local
01:09:39c'est la détermination
01:09:41de ce maire
01:09:42qui a fait
01:09:43finalement
01:09:44de ce dossier
01:09:45une priorité
01:09:45lors de son élection
01:09:46qui a permis
01:09:47justement
01:09:48de récolter
01:09:48cet argent
01:09:50de réunir
01:09:51ce village
01:09:51autour du patrimoine
01:09:53et je crois
01:09:53que c'est un bel exemple
01:09:54pour tous
01:09:54on voit que
01:09:55quand une communauté
01:09:56se mobilise
01:09:57que les racines
01:09:58et que l'histoire compte
01:09:59et bien même
01:10:00les défis
01:10:00les plus grands
01:10:01peuvent être relevés
01:10:03et je crois
01:10:03que c'est un beau message
01:10:04pour tout le monde
01:10:04Merci beaucoup Christina
01:10:05Merci d'avoir alerté là-dessus
01:10:07parce que c'est vrai
01:10:07que quand vous m'en avez parlé
01:10:08vous m'avez raconté cette histoire
01:10:09j'ai trouvé ça formidable
01:10:10donc merci beaucoup
01:10:11et on sera avec le maire
01:10:12en direct dans un instant
01:10:13ça c'est intéressant
01:10:14malgré tout
01:10:15parce qu'on sent
01:10:16à quel point
01:10:17dans un village
01:10:18150 habitants
01:10:19vous vous rendez compte
01:10:20on est capable
01:10:20de se mobiliser
01:10:21de récolter autant d'argent
01:10:22Jérôme Dubus
01:10:23c'est très touchant
01:10:24C'est ce que des amis
01:10:25ont fait dans ma petite commune
01:10:26de Fleury-en-Bière
01:10:27où je vais tous les week-ends
01:10:28il y a une petite église
01:10:30qui est rénovée
01:10:30ils se sont mobilisés
01:10:32ils ont recueilli
01:10:34700 000 euros
01:10:34700 000 euros
01:10:36alors il y a 700 habitants
01:10:37c'est un peu plus long
01:10:38et donc ils ont engagé
01:10:39la première phase
01:10:40on va pouvoir engager
01:10:41la deuxième phase
01:10:41de rénovation
01:10:43de cette petite église
01:10:44qui est assez inconnue
01:10:45jusqu'à maintenant
01:10:46et qui va permettre
01:10:47précisément
01:10:48de rénover
01:10:49la totalité de l'église
01:10:50d'ici 5 à 6 ans
01:10:51et donc 700 000 euros
01:10:53alors il y a eu
01:10:54des très gros donateurs
01:10:55il ne faut pas le cacher
01:10:56mais quasiment
01:10:57tous les habitants
01:10:57ont participé
01:10:58et donc c'est tout à fait
01:10:59similaire à ce qu'on vient
01:11:00d'entendre
01:11:01Mathias Leboeuf
01:11:01c'est vrai que ça fait partie
01:11:03des belles histoires
01:11:03on raconte souvent
01:11:04des trucs assez horribles
01:11:05dans cette émission
01:11:05qui se passent
01:11:07donc là je trouve
01:11:07que c'est bien
01:11:08d'avoir quelque chose
01:11:08de positif
01:11:09et c'est Corse
01:11:10qui se mobilise
01:11:10en disant
01:11:11ce couvent il est magnifique
01:11:12et on a vu
01:11:13que même Christina
01:11:13était super touchée
01:11:14par ce qu'elle nous racontait
01:11:15et c'est vrai que c'est superbe
01:11:17les images qu'elle nous montent
01:11:18c'est magnifique
01:11:18l'endroit a l'air magnifique
01:11:19il y a une chose très émouvante
01:11:20quand on regarde les images
01:11:21j'ai l'impression
01:11:22qu'il y a des bougies
01:11:23qui est un petit hôtel
01:11:24c'est un endroit
01:11:24qui est encore vivant
01:11:26manifestement
01:11:26spirituellement
01:11:27parce qu'on a l'impression
01:11:29qu'il y a des gens
01:11:29qui viennent s'y recueillir
01:11:30Juste on va prendre le maire
01:11:31parce qu'il nous reste très peu de temps
01:11:32François Orsini
01:11:33bonjour
01:11:33merci d'être avec nous
01:11:35je voulais vous avoir
01:11:37parce que je trouve
01:11:37que ce que vous avez fait
01:11:38c'est super
01:11:39et je lisais une interview de vous
01:11:40où vous disiez
01:11:41au départ
01:11:42personne ne croyait
01:11:42que j'allais pouvoir réussir
01:11:43c'était compliqué
01:11:46c'était un peu compliqué
01:11:46au départ
01:11:47parce que ça fait quand même
01:11:48quelques années
01:11:48que ça dure
01:11:48j'ai commencé le travail
01:11:50il y a trois ans
01:11:51à force de communiquer
01:11:53dans les journaux
01:11:54dans la télé
01:11:55et dans la radio
01:11:56on a réussi à capter
01:11:57pas mal de personnes
01:11:59et que vous ont dit les gens
01:12:02parce qu'on voit
01:12:03récolter autant d'argent
01:12:04ça paraît énorme
01:12:04pourquoi les gens ont fait ce geste
01:12:06qu'est-ce qu'ils voulaient vous dire
01:12:07mais simplement
01:12:08pour sauver le patrimoine
01:12:10pour sauver ce bâtiment
01:12:12qui est quand même unique
01:12:13en Corse
01:12:13un des seuls bâtiments
01:12:15qui reste du 16ème siècle
01:12:16et qui est encore debout
01:12:18voilà
01:12:19c'est simplement ça
01:12:19et puis après
01:12:20dans ce bâtiment
01:12:22il y a des tombes
01:12:23à l'intérieur
01:12:23et beaucoup de familles
01:12:24ne peuvent plus accéder
01:12:26aujourd'hui
01:12:27c'est une histoire
01:12:29une histoire de fou
01:12:30il va falloir combien d'argent
01:12:32parce qu'un million
01:12:32c'est beaucoup d'argent
01:12:33mais en même temps
01:12:33quand on voit le travail
01:12:34qu'il y a à faire
01:12:35on se dit
01:12:35il va encore falloir
01:12:36beaucoup d'argent
01:12:37il faudrait combien
01:12:37pour tout restaurer parfaitement
01:12:39bon écoutez
01:12:40déjà avec un million
01:12:42on va mettre le bâtiment
01:12:43en sécurité
01:12:44nous avons eu une écoute favorable
01:12:46de la collectivité de Corse
01:12:47nous avons eu une écoute favorable
01:12:49de la préfecture de Corse
01:12:51et nous avons eu une écoute favorable
01:12:52de beaucoup de donateurs
01:12:53330 donateurs
01:12:55qui ont donné pas mal d'argent
01:12:57et puis voilà
01:12:58on va y arriver
01:12:59déjà un premier temps
01:13:00à mettre en sécurité
01:13:01en ordo
01:13:02merci beaucoup monsieur le maire
01:13:05merci d'avoir été avec nous
01:13:06on va se quitter avec ces images
01:13:07d'ailleurs vous allez les voir
01:13:08plein pot
01:13:09on va se quitter avec ces images
01:13:10justement de ce couvent
01:13:12images magnifiques
01:13:13merci de nous avoir suivis
01:13:15dans un instant
01:13:16c'est Sonia Mabrouk
01:13:16on se retrouve demain en direct
01:13:17à partir de 10h35
01:13:19à demain
01:13:20et d'ici là
01:13:21soyez prudents
01:13:21magnifique
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