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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00Jeudi 15 janvier 2026, Morandini live numéro 1786 sur CNews première sur l'info de France.
00:00:08Bonjour et bienvenue en direct.
00:00:10A la une, faut-il s'habituer aux violences et aux dégradations après chaque match de la Coupe d'Afrique des Nations ?
00:00:17Visiblement oui, car ce matin, très peu de médias racontent ce qui s'est passé cette nuit dans Paris
00:00:22où des affrontements ont une nouvelle fois eu lieu quand des supporters s'en sont pris aux policiers sur les Champs-Elysées.
00:00:28Au départ, il s'agissait de fêter la victoire du Maroc face au Nigeria, mais une fois de plus, les choses ont mal tourné.
00:00:35On y revient dès le début de Morandini live et vous verrez les images de ce qui s'est passé cette nuit
00:00:41avec les affrontements qui se sont déroulés sur les Champs-Elysées puisque les policiers, une fois de plus, ont été pris pour cible.
00:00:48Cette histoire totalement folle maintenant qui laisse perplexe.
00:00:51Il y a une dizaine de jours à Avignon, le 6 janvier très précisément, un jeune dealer de 23 ans a été arrêté en pleine transaction
00:00:58par les policiers de la BAC qui étaient en planque et, surprise, les policiers découvrent que le jeune homme est marocain
00:01:03et qu'il a une double interdiction d'être sur le territoire français.
00:01:07Alors, que faisait-il là ?
00:01:09Eh bien, il a répondu quelques jours plus tard devant le tribunal et sa réponse est folle.
00:01:13Il explique avoir oublié qu'il était sous OQTF.
00:01:17Des propos qui ont déclenché la colère du magistrat.
00:01:19Mais le Marocain maintient.
00:01:21Je vous jure, monsieur le magistrat, j'ai oublié.
00:01:23Nous allons en reparler dans cette émission.
00:01:26Ce matin, au palais de justice de Blois, s'est ouvert le procès de Marvin,
00:01:30accusé d'avoir frappé et laissé pour morte sa compagne, Chloé, âgée de 24 ans.
00:01:36Et c'est une affaire dans laquelle rien ne va.
00:01:38Il y a des dysfonctionnements à tous les niveaux.
00:01:40Le suspect Marvin, adepte d'un islam rigoriste,
00:01:43défendait l'idée que le Coran autorise l'homme à frapper sa femme.
00:01:46Il a déjà été condamné à 14 reprises,
00:01:50notamment pour des violences sur sa précédente compagne.
00:01:52Et ce n'est pas le seul dysfonctionnement,
00:01:55car Chloé était allée porter plainte contre Marvin pour violences conjugales,
00:01:59deux heures seulement avant d'être agressée.
00:02:01Mais débordé, le major qu'il a reçu lui a demandé de revenir le lendemain,
00:02:05écouter la maman de Chloé qui était ce matin chez nos confrères de RTL.
00:02:12Il la fracasse.
00:02:14Il la fracasse et c'est un truc de fou.
00:02:15C'est un truc de fou.
00:02:18J'en veux à beaucoup de choses.
00:02:20Il aurait fait trois coups de pied au niveau du crâne.
00:02:23Alors qu'on ne me dise pas qu'il n'a pas voulu faire de mal,
00:02:26parce que déjà d'une, on ne tape pas,
00:02:28et de deux, sur la tête, c'est vraiment visé.
00:02:32Le cerveau, la tête, tout, en fin de compte, l'a tué.
00:02:35Elle ne voit que d'un oeil, elle n'a plus de goût, plus d'aura.
00:02:39Et après, elle a le côté énervement, impatience.
00:02:43J'ai peur pour le procès, qu'elle s'agace.
00:02:45Depuis le 13 décembre 2022, je me bats pour ma fille déjà.
00:02:49Et en même temps, malheureusement, je veux que justice soit faite,
00:02:56que tout ait le maximal niveau peine pour ma fille en premier.
00:03:02Et en même temps, pour malheureusement, toutes ces femmes qui sont passées par là
00:03:07et qui, malheureusement, passeront encore par là,
00:03:11parce que ça continue, ça continue, ça continue, et personne n'est écouté.
00:03:17Voilà, témoignage bouleversant de la maman de Chloé qui était ce matin
00:03:20chez nos confrères de RTL.
00:03:22C'est une course poursuite totalement folle qui s'est déroulée lundi
00:03:24en plein centre de Carcassonne quand un chauffard mineur
00:03:28âgé de 15 ans, 15 ans seulement, au volant d'une fourgonnette rouge,
00:03:31volé, a foncé sur des policiers et refusé quatre fois d'obtempérer.
00:03:36À bord de sa voiture se trouvaient également deux autres mineurs
00:03:38âgés de 15 et 16 ans.
00:03:40La fourgonnette mettait en danger la population
00:03:42et un policier a finalement ouvert le feu,
00:03:44blessant grièvement des passagers.
00:03:46Regardez ces quelques images de la fourgonnette
00:03:49qui est en train de foncer en plein centre-ville
00:03:51et qui a été filmée par un passant
00:03:53qui a vu cette fourgonnette rouge passer à fond la caisse
00:03:55poursuivie par la police.
00:04:07Voilà, et on vous raconte cette histoire totalement folle
00:04:09dans un instant avec le service police-justice de CNews.
00:04:13Autre voiture folle, mais cette fois dans une station de ski.
00:04:16Une voiture qui a dévalé une piste de ski à vive allure
00:04:19dans la station des Zouches, c'est en Haute-Savoie.
00:04:21Un rodéo sur neige, ça ne s'était quasiment jamais vu.
00:04:26Une voiture roulant à toute vitesse sur une piste de ski.
00:04:30Cette scène se passe dans la station Léouches
00:04:32située à 1000 mètres d'altitude.
00:04:35Pour la maire de la commune, c'est un acte irresponsable.
00:04:38C'est de l'irresponsabilité, voilà.
00:04:40Moi ce que je déploie, c'est cette irresponsabilité aujourd'hui.
00:04:43C'est hyper dangereux, quoi.
00:04:44Il aurait pu y avoir une catastrophe.
00:04:45Si les pistes étaient fermées aux skieurs,
00:04:47le conducteur aurait pu percuter des randonneurs.
00:04:50Les conséquences auraient été effectivement dramatiques
00:04:52si ce véhicule avait percuté un skieur ou un randonneur,
00:04:56parce que cette piste a la particularité d'être un itinéraire de randonnée,
00:05:01de ski de randonnée, à partir de 17h jusqu'à 21h.
00:05:04Il faut vraiment avoir une démarche volontaire pour se rendre sur la piste
00:05:08qui n'est pas accessible facilement depuis le réseau ronché.
00:05:12Des faits qui se multiplient selon le directeur du domaine skiable.
00:05:15C'est l'ordre de pratique qui a tendance à se développer.
00:05:19On passe beaucoup de temps à oeuvrer pour la sécurité des skieurs et des randonneurs,
00:05:26mais aussi des personnels, des armentés mécaniques qui y travaillent.
00:05:30Des stations de ski qui voient depuis quelques années une augmentation de la délinquance.
00:05:35Entre les vols qui augmentent, la drogue devient également le fléau des gendarmes sur place,
00:05:39où des contrôles sont de plus en plus réalisés.
00:05:42Savez-vous qu'en France, quand vous êtes en situation irrégulière,
00:05:46vous pouvez demander un titre de séjour pour des raisons psychologiques,
00:05:50et par exemple en affirmant que vous êtes victime d'anxiété ?
00:05:53Une tendance de plus en plus importante,
00:05:55d'autant que la France est l'un des seuls pays au monde à proposer des titres de séjour pour cette raison.
00:06:00Regardez.
00:06:01Pour obtenir un titre de séjour en France,
00:06:05nul besoin pour certains de répondre à des critères complexes.
00:06:08Ils se présentent comme malades mentaux.
00:06:11Selon l'Office français de l'immigration et de l'intégration,
00:06:14les troubles mentaux et du comportement représentaient entre 2017 et 2024
00:06:17le troisième motif de demande d'un titre de séjour pour soins.
00:06:21En 2024, près d'un tiers des troubles psychiatriques présentés par les étrangers
00:06:26concernaient des troubles anxieux,
00:06:28suivis de la schizophrénie mis en avant dans 24% des cas,
00:06:31puis les troubles de l'humeur à plus de 19%,
00:06:33et enfin le trouble du développement psychologique à plus de 14%.
00:06:38La France est l'un des seuls, si ce n'est le seul pays au monde,
00:06:42à donner des titres de séjour à des étrangers malades parce qu'ils sont malades
00:06:45pour qu'ils viennent se faire soigner gratuitement en France.
00:06:48Autre phénomène marquant, les demandes pour troubles autistiques.
00:06:52En 2017, ces dossiers représentaient 2% des cas, en 2024, c'était 14%.
00:06:57Et certains parents étrangers n'hésiteraient pas à instrumentaliser leurs enfants
00:07:01pour se maintenir sur le territoire,
00:07:03puisque plus de 81% des cas pédopsychiatriques sont liés à l'autisme.
00:07:08Le cas de l'autisme est quand même très frappant,
00:07:10c'est-à-dire que la France ne prend pas en charge correctement ses enfants autistes,
00:07:14et pour autant des étrangers qui viennent d'entrer sur le territoire national
00:07:18peuvent se prévaloir d'un trouble autistique pour obtenir un titre de séjour et une prise en charge.
00:07:22Les principaux demandeurs de titres de séjour qui mettent en avant des troubles mentaux dans leur dossier
00:07:26sont les Algériens, suivis des Congolais, des Guinéens, des Marocains et des Géorgiens.
00:07:32En Suisse, à Cran-Mantanal, l'enquête se poursuit pour tenter de comprendre
00:07:35ce qui s'est vraiment passé dans ce bar.
00:07:37Et ce matin, CNews amène un nouvel élément au dossier,
00:07:40puisque nous avons rencontré l'ancien propriétaire du bar.
00:07:43Et vous allez l'entendre, il raconte tous les travaux qui ont été faits par les nouveaux gérants.
00:07:49Éric Dosdo a tenu le Constellation durant cinq ans.
00:07:53De belles années auprès d'une clientèle familiale
00:07:55qui venait profiter de jeux d'hiver loin de la boîte de nuit
00:07:59qui était devenue le lieu après la vente en 2015.
00:08:01Ça avait une consonance de pub avec des jeux.
00:08:04On avait trois billards en bas avec un baby-foot, un jeu de fléchettes, un jeu de air-roquet.
00:08:10Donc les jeunes pouvaient venir jouer quand les parents étaient en haut.
00:08:14Ensuite, il n'y avait pas de piste de danse, donc ça n'avait pas de consonance de boîte de nuit.
00:08:19Lorsqu'il a vendu son affaire, l'ancien gérant assure que ce plafond en mousse,
00:08:23à l'origine de l'incendie dramatique, n'existait pas.
00:08:26On n'en avait pas besoin parce qu'on n'avait pas une consonance de boîte de nuit.
00:08:29Moi, je faisais très attention au bruit justement pour ne pas gêner les gens de l'immeuble qui étaient au-dessus.
00:08:35Et du coup, à aucun moment on n'a eu besoin, le plafond était tel qu'il était au départ.
00:08:41On n'a jamais eu besoin de faire quoi que ce soit.
00:08:43Les escaliers par lesquels ont tenté de sortir les clients du Constellation le soir du drame
00:08:47avaient été réduits par les nouveaux gérants de l'établissement.
00:08:51Une décision qu'Éric Dosdo ne comprend pas.
00:08:53Je n'ai pas compris pour quelle raison on avait pu réduire autant les escaliers.
00:08:57Mais bon, après, chacun, quand on arrive dans une affaire, on veut y mettre sa touche personnelle.
00:09:02Peut-être pour le rendre plus joli, peut-être pour donner une touche différente.
00:09:06Ces travaux réalisés par les nouveaux propriétaires sont au cœur de l'enquête
00:09:09qui doit faire toute la lumière sur ce drame dans lequel 40 personnes sont décédées.
00:09:15Voilà, et d'ailleurs, depuis ce drame, en France, il y a plusieurs discothèques,
00:09:19plusieurs gérants de discothèques qui ont décidé de supprimer ces fameux feux de Bengale
00:09:23qui ont mis le feu au plafond. Nous avons rencontré l'un d'entre eux.
00:09:27Dans cette boîte de nuit, impossible de trouver des feux de Bengale.
00:09:31Après un incident il y a quelques mois, le gérant a décidé de trouver une alternative.
00:09:35C'est vrai que j'avais des collègues qui m'en avaient parlé, qui étaient déjà passés à ces solutions.
00:09:38On est passé au bâton LED, qu'on recharge, évidemment, avec beaucoup moins de danger.
00:09:44Il y a aussi une question de ce qu'on a vu.
00:09:47Le grand public a vu ce qui s'est passé en Suisse.
00:09:51Je pense que c'est plutôt maladroit de continuer de les utiliser actuellement.
00:09:55Je l'éviterai.
00:09:56Dans cet établissement qui peut accueillir jusqu'à 800 personnes,
00:10:00les contrôles sont stricts, issus de secours dégagés,
00:10:02mobilier totalement inifuge, tout est fait pour éviter un drame.
00:10:06A la suite des événements qui se sont produits à Grand-Montana,
00:10:09Mathieu Lebrun a choisi de réunir son personnel.
00:10:12J'ai fait une réunion avec tout le staff, surtout les agents de sécurité,
00:10:15pour les briefer de qui fait quoi dans la boîte de nuit.
00:10:17Là, on a mis des choses en place pour que l'évacuation se passe bien.
00:10:21En plus de la sécurité, ces bâtons lumineux rechargeables sont réutilisables
00:10:24contrairement à des fontaines scintillantes.
00:10:26Le prix est lui aussi intéressant, une trentaine d'euros par unité.
00:10:31Allez, comme tous les jours, les tops et les flops d'audience.
00:10:34Hier soir, c'est avec Mister Audience, Aïs Kévin, bâton.
00:10:37Hier soir en prime, très peu de monde devant la télé.
00:10:40Et personne n'a dépassé les 3 millions de téléspectateurs.
00:10:43C'est TF1 qui a décroché la première place.
00:10:45Avec sa série Elsbeth, qui est arrivé petit leader à 2 millions et demi.
00:10:49France 2 n'est pas très loin derrière, à 2 millions 2.
00:10:52Avec sa série, il était deux fois.
00:10:53Sur M6, petite déception pour le film Jack Reacher, qui n'est qu'à 1 million 8.
00:10:58Et à la quatrième place, on retrouve W9.
00:11:01Cyril Hanouna a réalisé un carton avec son prime des vérités.
00:11:04Entouré de ses chroniqueurs, il a rassemblé 1 million et demi de personnes.
00:11:08C'est donc un gros flop pour France 3 qui est relégué à la 5ème place.
00:11:12Derrière W9 avec son magazine Opération Patrimoine, présenté par Stéphane Bern.
00:11:16En atteignant à peine le million de téléspectateurs.
00:11:19Arte et TMC sont au coude à coude autour des 850 000 avec les films Roubaix, Une Lumière et Saint-Andréas.
00:11:26Et c'est France 5 qui ferme ce classement avec la grande librairie,
00:11:29qui a fait une audience timide à 377 000 téléspectateurs.
00:11:32Mister Audience vous dit à demain.
00:11:34– Allez, je vous présente les invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:11:38Mathieu Vallée, bonjour.
00:11:39– Bonjour.
00:11:40– Merci d'être avec nous, député européen et porte-parole du Rassemblement national.
00:11:43Maître Muriel Joaquin-Melki, bonjour.
00:11:44– Bonjour.
00:11:45– Merci également d'être avec nous, Guillaume Bastel, bonjour.
00:11:47Membre du Conseil national de l'UDI, puis Mère Juan Mioubi, bonjour.
00:11:50– Bonjour.
00:11:51– Merci également d'être là, journaliste.
00:11:52Et puis Sabrina Berlin-Bouillet est là également, journaliste.
00:11:55– Paulie Justif.
00:11:55– Bonjour Jean-Marc.
00:11:56– À CNews, bonjour.
00:11:56Et justement, je voulais commencer avec ce qui s'est passé à Paris cette nuit
00:12:00parce qu'on est une fois de plus en train de s'habituer à cette violence quotidienne
00:12:04et ces dégradations qui ont lieu après chaque match de la Cannes,
00:12:08c'est-à-dire la Coupe d'Afrique des Nations.
00:12:10Il y a eu des affrontements à Paris, vous en avez sans doute très peu vu d'images
00:12:13sur les autres chaînes puisque personne en a parlé.
00:12:15Et pourtant, une fois de plus, des policiers ont été attaqués,
00:12:18des policiers ont été agressés alors qu'ils étaient sur les Champs-Elysées.
00:12:22Voici ce qui s'est passé sur CNews.
00:12:24– Après le coup de sifflé final, des centaines de supporters marocains ont bravé l'interdit.
00:12:34Ils se sont rassemblés sur les Champs-Elysées malgré un arrêté préfectoral interdisant les regroupements.
00:12:42Un dispositif composé de gendarmes mobiles et de motards de la Bravem a dû intervenir.
00:12:48– À plusieurs reprises, des courses-poursuites ont eu lieu entre supporters et gendarmes.
00:12:57– Des mortiers d'artifices ont également été utilisés.
00:13:04– Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes.
00:13:11– Essayant de disperser les fous.
00:13:17– On revient, on revient, on revient !
00:13:20– Même des ordres sur la route.
00:13:23– Des supporters ont arrêté leur véhicule, perturbant fortement la circulation.
00:13:32– De nombreuses interpellations ont été recensées.
00:13:40– Voilà donc ce qui s'est passé à Paris.
00:13:43Mais il n'y a pas eu que Paris, Sabrina, parce qu'il y a eu d'autres villes en France
00:13:45où il y a eu des incidents cette nuit.
00:13:46– Voilà, parmi les remontées qu'on a eu, des débordements, des violences
00:13:49qu'il y a eu suite à ce match maroc-nigérien,
00:13:52on relève Maubeuge, une centaine d'individus là-bas s'en sont pris aux forces de l'ordre,
00:13:56des policiers qui ont subi des tirs de mortier d'artifice.
00:13:59Même situation de violence à Montpellier, à Avignon aussi,
00:14:03où là ce sont 1000 supporters marocains qui se sont réunis sur la voie publique
00:14:06et parmi eux, une centaine de supposés supporters marocains
00:14:10qui ont jeté des projectiles sur la police.
00:14:13Deux individus ont été interpellés là-bas à Avignon,
00:14:15deux majeurs de nationalité française.
00:14:17À Alès, c'est le passager d'une voiture qui a tiré des mortiers d'artifice sur les policiers.
00:14:23L'individu a été interpellé.
00:14:24Un autre individu s'est interposé violemment et il était porteur d'un couteau dans sa sacoche.
00:14:29Il a été interpellé lui aussi.
00:14:31D'autres violences à Miramas, Toulouse, Lyon, Senon, près de Bordeaux.
00:14:35Et aussi dans les Yvelines, au Mureau par exemple, suite à l'autre match de la Cannes.
00:14:39Celui-ci, c'était Sénégal-Égypte.
00:14:41Mais ça fait beaucoup d'incidents quand même.
00:14:42Alors c'est vrai que c'est moins violent peut-être que ce qui s'est passé pour les matchs précédents,
00:14:45mais il y a beaucoup, beaucoup de villes que vous nous citez.
00:14:47Beaucoup de villes.
00:14:48On voit que c'est tout le reste de la France aussi qui est touchée,
00:14:50que ce n'est pas forcément la capitale.
00:14:52Et toujours cette volonté de s'en prendre aux forces de l'ordre.
00:14:55Parce qu'il faut être équipé de ces mortiers d'artifice
00:14:58pour avoir cette volonté de tirer contre la police.
00:15:01Donc c'est qu'il y a déjà une intention, en amont peut-être,
00:15:03lorsqu'ils se réunissent et supposés, j'insiste, supporters marocains.
00:15:07Mathieu Vallée, député européen bien évidemment,
00:15:10mais également et surtout ancien policier dans ce cas-là.
00:15:13Comment vous expliquez déjà que ça passe inaperçu ?
00:15:15Que ça passe sous le tapis une fois de plus ce qui se passe ?
00:15:17On s'y habitue ?
00:15:18Enfin honnêtement, j'ai vraiment le sentiment que les médias s'y sont habitués.
00:15:21Pour la simple raison, c'est qu'il n'y a pas d'image choc.
00:15:24On ne voit pas des policiers rouer le coup au sol.
00:15:26On a atteint un degré d'accoutumance à cette violence chronique.
00:15:31Et puis les quartiers ou les villes que vous avez cités,
00:15:33c'est les mêmes qui font loger de théâtre de violences urbaines régulièrement.
00:15:36Des feux de véhicules, des guet-apens, des tirs de mortier.
00:15:39Vous l'avez également souligné.
00:15:40Et puis moi, ce que je souligne, Jean-Marc Moroni,
00:15:42c'est qu'au Maroc, les stades sont tenus, la rue est tenue.
00:15:45Les gens, les supporters, qu'ils soient marocains ou pas,
00:15:47font la fête dans le respect de leur public, des lois, des personnes et des biens.
00:15:51Et il n'y a que chez nous, c'est le bordel.
00:15:53Pourquoi ?
00:15:54Parce que le pays n'est pas tenu.
00:15:56Et qu'à chaque fois, on a des policiers...
00:15:57Et ça veut dire qu'il faut mettre plus de policiers, selon vous ?
00:15:59Ça veut dire quoi tenir le pays ?
00:16:00Ça veut dire déjà qu'il faudrait une réponse pénale ferme
00:16:02lorsqu'on interpelle les gens qui tirent en mortier sur les policiers.
00:16:04Ça voudrait dire qu'on interdise le port des mortiers
00:16:07quand on interdit le port des couteaux avec un délit.
00:16:09Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, puisque c'est un simple arrêté.
00:16:10Ça veut dire que pour les botoxydes d'azote,
00:16:13les bonbonnes de protoxydes d'azote, on en fasse aussi un délit.
00:16:15Parce que vous vous imaginez bien que, par exemple,
00:16:17pour terminer sur les Champs-Elysées, il n'y a rien de nouveau.
00:16:18Jean-Marc Morandini, tous les week-ends,
00:16:20on a des policiers de la BAC-75N du 8e arrondissement
00:16:22et des compagnies d'intervention qui font des contrôles
00:16:25parce que vous avez beaucoup de jeunes issus majoritairement des cités
00:16:28qui viennent s'installer comme dans un camping sur les Champs-Elysées
00:16:31à consommer du protoxyde d'azote, à faire du rodéo,
00:16:34à faire des infractions au code de la route,
00:16:36à squatter les trottoirs et importuner les jeunes filles,
00:16:38notamment ou les jeunes femmes qui sortent dans le secteur
00:16:40à proximité de boîtes de nuit ou d'établissements de nuit.
00:16:42Donc, en réalité, on paye aujourd'hui un laxisme judiciaire,
00:16:45mais aussi sécuritaire que dans d'autres pays, non pas.
00:16:47Et le Maroc, puisqu'il y a les questions de la Coupe d'Afrique des Nations,
00:16:49on a l'illustration, puisque le Maroc, tout se passe très bien.
00:16:52Les gens nettoient même leur détritus
00:16:53et les objets qu'ils laissent dans le stade.
00:16:56Vous imaginez quand même...
00:16:56J'ai lu d'ailleurs qu'il y a un des supporters pendant le match
00:16:59qui avait volé un Tokiwaki, il est en prison.
00:17:01Oui, bien sûr.
00:17:02C'est beaucoup plus dur que chez nous.
00:17:05J'ai même un ami franco-marocain qui actuellement est au Maroc
00:17:07pour suivre la Cannes, qui est sapeur-pompier à la BSPP de Paris.
00:17:10Il me dit que c'est affolant de voir la différence
00:17:12entre le respect des policiers, des institutions,
00:17:14de la rue et de l'ordre public au Maroc,
00:17:16alors qu'à Paris, c'est une bordélisation.
00:17:18C'est incroyable.
00:17:18Mérone Moubi, comment vous expliquez cette différence
00:17:20entre ce qui se passe à Paris et ce qui peut se passer au Maroc, par exemple ?
00:17:23Globalement, je pense que le constat est assez intéressant
00:17:26sur le fait qu'on a une justice qui a de plus en plus de mal
00:17:29à faire son travail, un équilibre, comme je dis souvent,
00:17:32entre justice-police et justice,
00:17:33pour éviter que la police fasse son travail dans le vent.
00:17:36Ensuite, je suis assez content d'entendre un député RN
00:17:39qui n'assimile pas forcément le fait des origines sociales ou ethniques
00:17:44d'une population et les débordements et la délinquance.
00:17:47Parce que comme vous le signiez assez bien,
00:17:49dans les pays d'origine, au Maroc, par exemple,
00:17:51ça se passe comme il faut.
00:17:53Vous seriez donné qu'on a d'excellentes relations avec le Maroc,
00:17:56mais comme la Tunisie, on s'entend bien avec ses autorités de tutelle.
00:17:59Il n'y a que l'Algérie qui ne nous respecte pas, monsieur.
00:18:01Je suis très content de voir aussi que pour le coup,
00:18:03quand il y a des débordements et que ça concerne des Marocains,
00:18:05on ne parle pas d'ingérence marocaine.
00:18:07Voilà, donc je pense que...
00:18:08Comme vous le disiez, ce sont les liens.
00:18:10Mais juste, pourquoi est-ce que quand on fait un match,
00:18:13quand on célèbre, puisqu'en fait,
00:18:14ils célébraient leur qualification pour la finale,
00:18:16pourquoi quand on célèbre un match, en fait,
00:18:17il faut s'en prendre aux policiers ?
00:18:19Pas nécessairement aux policiers.
00:18:20Je pense que comme on a une population qui célèbre qui est assez jeune,
00:18:22on a du mal à tenir ces jeunes-là,
00:18:24on a du mal à leur faire respecter l'autorité,
00:18:26mais je pense que c'est la conséquence de décennies
00:18:28et des décennies de politiques laxistes
00:18:30et aussi de responsables politiques
00:18:31qui n'ont pas été exemplaires aussi derrière
00:18:33et des programmes politiques en ce qui concerne la police,
00:18:37on peut parler de Nicolas Sarkozy notamment,
00:18:39ou des programmes qui n'ont pas été respectés.
00:18:41Donc en fait, ce n'est pas la faute des jeunes ?
00:18:43C'est beaucoup plus la faute de responsables politiques
00:18:45qui n'ont pas fait le travail,
00:18:46que ce soit de gauche comme de droite.
00:18:47C'est un peu dur de les exonérer en disant
00:18:49que c'est la faute des politiques.
00:18:50Ou l'éducation pour les plus jeunes.
00:18:52Oui, mais l'éducation, c'est peut-être aux parents à la donner.
00:18:54En partie aussi, mais...
00:18:55En partie, non, totalement.
00:18:57Non, puisque en termes de société aussi,
00:18:58le pari n'a pas été respecté.
00:19:00Quand on parle d'éducation nationale,
00:19:01dont le niveau ne fait que s'abaisser,
00:19:02ça contribue aussi.
00:19:03C'est aux parents à apprendre, par exemple,
00:19:05le respect de la police.
00:19:06C'est aux parents à apprendre aux jeunes
00:19:07qu'on ne frappe pas un policier,
00:19:09qu'on ne cible pas un policier.
00:19:10Bien sûr, mais ce n'est pas sur ce plateau
00:19:12que je vais apprendre aux intervenants
00:19:14qu'il y a une fracture entre la politique et le terrain.
00:19:16C'est-à-dire qu'à un moment donné,
00:19:18les politiques qui sont prises...
00:19:19Non, mais ça, je comprends bien,
00:19:20mais c'est deux choses différentes.
00:19:21Parce que vous avez l'air d'exonérer tous ces jeunes
00:19:24en disant, ah oui, mais c'est un problème politique,
00:19:25ce n'est pas un problème politique.
00:19:26C'est la conséquence de la fracture de notre société
00:19:28entre les politiques, les responsables politiques
00:19:30et la base.
00:19:31Maître Moctelieu-Belgricone,
00:19:32ou pour deux...
00:19:33Attends, Maître...
00:19:34Juste répondre sur...
00:19:35Vous savez, vous parliez des origines et des nationalités.
00:19:38D'abord, il ne faut pas confondre
00:19:39l'origine et la nationalité.
00:19:40Bien sûr, il y a la nationalité.
00:19:41On peut être très bien Black Glamber
00:19:42et nationalité française.
00:19:44Malheureusement, ceux qui nous taxent de racisme,
00:19:45c'est ceux qui confondent la nationalité ou la nationalité.
00:19:48Exactement.
00:19:48Moi, j'ai un de mes collaborateurs
00:19:49qui est franco-américain.
00:19:51Donc, on peut être binationnal,
00:19:52sans souci, dans mon parti,
00:19:53y compris pour ceux qui travaillent des députés.
00:19:54Vous voyez ?
00:19:54Donc, je casse un peu l'idée reçue
00:19:55que vous avez peut-être.
00:19:56Et ensuite, moi, je me base sur des chiffres.
00:19:58Je vais présenter la semaine prochaine
00:19:59au Parlement européen
00:20:00pour le groupe de Jordan Bardella
00:20:02une résolution contre le narcotrafic.
00:20:04Vous savez que 90% des voix
00:20:06de la trafic d'êtres humains
00:20:07qui sont des passeurs
00:20:09et donc des trafiquants d'êtres humains
00:20:11comme des trafiquants de drogue,
00:20:12sont sur les mêmes voix
00:20:12qu'emprunte l'immigration régulière
00:20:14pour fournir une main-d'oeuvre
00:20:15aux trafiquants cités.
00:20:16Ça, c'est des chiffres du Sénat.
00:20:17Donc, moi, je me mise sur ces chiffres.
00:20:19Non, mais je me base sur des chiffres officiels.
00:20:20Pas sur des hondis.
00:20:22Alors, juste, on va revenir sur ce qui s'est passé.
00:20:23Le seul pays, là,
00:20:24il y a en l'occurrence,
00:20:25qui n'aurait pas pu permettre...
00:20:27Maître Metz,
00:20:27attendez à ça,
00:20:27on ne fait pas un débat entre vous deux.
00:20:29Il y a du monde autour de la table.
00:20:30À Marseille,
00:20:30quand vous avez une personne sur deux
00:20:32des accords de public
00:20:32et de nationalité étrangère,
00:20:33à Lyon,
00:20:34quand vous avez 40%
00:20:35qui sont de nationalité algérienne,
00:20:37c'est des chiffres.
00:20:37Moi, je ne suis pas sur des vues de l'esprit.
00:20:38Oui, mais ce sont des chiffres...
00:20:39Et je ne suis pas sur une obsession immigrationique.
00:20:41Ce sont des chiffres qui sont têtus.
00:20:43Moi, ce que je vous dis,
00:20:43ce sont des décisions politiques
00:20:44et de droits qui ont contribué
00:20:45à déréguler les relations
00:20:47que nous pouvions avoir avec la Géry.
00:20:49Maître Melki,
00:20:50qui essaie de prendre la parole depuis tout à l'heure.
00:20:53Je vais y arriver, je pense.
00:20:54J'en prie, madame, allez-y.
00:20:56Merci.
00:20:56Il y a quand même une question qui se pose.
00:20:58Nous, on le sait,
00:20:59en tant qu'avocat,
00:21:00on assiste dans les permanences pénales,
00:21:02souvent,
00:21:02une partie de ces jeunes
00:21:03qui commettent ce type de délit
00:21:06pendant ces soirées-là.
00:21:07Lorsqu'on leur pose la question suivante.
00:21:11Mais là,
00:21:12ce que tu es en train de faire ici, en France,
00:21:14est-ce que quand tu vas partir cet été au Maroc,
00:21:17est-ce que tu pourrais faire exactement la même chose ?
00:21:19Ah non, au Maroc, certainement pas.
00:21:21Donc, ce n'est pas qu'un problème d'éducation.
00:21:23Parce que ces jeunes-là, on le sait,
00:21:24ils sont capables de se tenir à carreau
00:21:25quand ils rentrent pour les vacances,
00:21:27pour les congés,
00:21:28dans leur pays,
00:21:29dont souvent les parents,
00:21:30les grands-parents sont originaires.
00:21:32Donc là, ils sont capables
00:21:33de respecter l'autorité, la loi, etc.
00:21:34Ils savent que s'ils bougent
00:21:36le moindre petit doigt,
00:21:37s'ils commettent le moindre délit,
00:21:39ils sont immédiatement placés en détention.
00:21:41Et ça ne plaisante pas,
00:21:42ça ne rigole pas.
00:21:43Donc, ça veut dire que la sanction est plus forte ?
00:21:45La sanction est plus forte,
00:21:46elle est immédiate.
00:21:47Elle est immédiate.
00:21:47Elle ne passe pas par des semaines
00:21:48et des semaines d'instruction.
00:21:50Elle est immédiate.
00:21:50Et c'est ce qui nous manque aujourd'hui en France.
00:21:52Moi, je serais curieuse de savoir
00:21:53les chiffres du ministère de la Justice
00:21:56sur la réponse pénale.
00:21:59On va surveiller ça.
00:22:00Et le service pour les justices de CNews
00:22:01va surveiller ça.
00:22:02Pour l'instant, il est 11h.
00:22:03Voici le CNews Infos.
00:22:03A la une de l'actualité,
00:22:10une mission militaire européenne
00:22:11au Groenland
00:22:12pour contrecarrer la convoitise
00:22:14de Donald Trump.
00:22:15Et les premiers militaires français
00:22:16sont arrivés sur place ce matin.
00:22:18Une mission assurée par la France,
00:22:20mais aussi la Suède, l'Allemagne
00:22:21et la Norvège.
00:22:22Et annoncée après une rencontre
00:22:24infructueuse hier
00:22:25entre le ministre danois
00:22:26des Affaires étrangères
00:22:27et le locataire de la Maison Blanche.
00:22:29Le président américain
00:22:30n'en démord pas.
00:22:31Les États-Unis ont besoin
00:22:32de ce territoire
00:22:33pour assurer leur sécurité.
00:22:36En France, Annie Gennevard
00:22:37annonce la création
00:22:38d'une brigade française
00:22:39pour les denrées importées.
00:22:40Brigade composée de 100 agents
00:22:42qui auront pour objectif
00:22:44de réaliser à minima
00:22:453000 contrôles
00:22:46sur la première année.
00:22:47Annonce qui fait suite
00:22:48à la décision prise
00:22:49le 7 janvier
00:22:50d'interdire l'importation
00:22:51de produits traités
00:22:52avec 5 substances prohibées
00:22:54en Europe.
00:22:55Une mesure présentée
00:22:56par la ministre
00:22:57comme un levier
00:22:57contre la concurrence déloyale
00:23:00envers les agriculteurs.
00:23:02Les chiffres sont tombés
00:23:03ce matin.
00:23:04Le nombre de passagers
00:23:05réguliers de migrants
00:23:06aux frontières
00:23:06de l'Union européenne
00:23:07a diminué de 26%
00:23:09en 2025
00:23:10par rapport à l'année précédente.
00:23:12Un chiffre inférieur
00:23:13de plus de moitié
00:23:14au total
00:23:15enregistré en 2023
00:23:16et qui correspond
00:23:18au niveau le plus bas
00:23:19depuis 2021
00:23:20a indiqué Frontex
00:23:21l'agence européenne
00:23:22des frontières
00:23:23dans un communiqué.
00:23:25On poursuit avec la confiance
00:23:26de la population
00:23:27dans la justice française
00:23:28qui continue de s'éroder.
00:23:31On atteste le résultat
00:23:32de notre sondage CSA
00:23:34pour CNews Européen
00:23:35et le JDD.
00:23:36Pour 64% des personnes
00:23:38interrogées,
00:23:39la justice n'est pas impartiale
00:23:41et plus les sondés
00:23:42sont de droite,
00:23:43plus cette défiance est grande
00:23:44comme vous pouvez le constater.
00:23:46Dans le reste de l'actualité,
00:23:49coup d'envoi comme chaque année
00:23:50par l'INSEE
00:23:51de la campagne
00:23:51de recensement
00:23:52de la population,
00:23:53recensement qui permet
00:23:54de mettre à jour
00:23:56fin décembre
00:23:56les populations municipales
00:23:58mais aussi
00:23:58de mieux comprendre
00:24:00la structure de la population,
00:24:01nos habitudes de consommation,
00:24:03nos modes de déplacement.
00:24:05Un travail effectué
00:24:06tous les 5 ans
00:24:06pour les communes
00:24:08de moins de 10 000 habitants
00:24:09et tous les ans
00:24:10dans celles qui en comptent
00:24:11plus de 10 000.
00:24:13Près de 2 semaines
00:24:14après l'arrestation
00:24:15de Nicolas Maduro,
00:24:16Donald Trump reçoit
00:24:17l'opposante vénézuélienne
00:24:19Maria Corina Machado
00:24:21pour un déjeuner
00:24:21à la Maison-Blanche.
00:24:23Rencontre au lendemain
00:24:24d'une longue conversation
00:24:25du président américain
00:24:26avec la présidente
00:24:27par intérim du Venezuela
00:24:29qui elle a parlé
00:24:30d'un entretien productif
00:24:31et courtois
00:24:32dans un cadre
00:24:32de respect mutuel.
00:24:34Fin de citation.
00:24:35Et puis on termine
00:24:37avec les images
00:24:37du retour anticipé
00:24:39d'une capsule
00:24:39de transport dragon
00:24:40avec ses 4 passagers,
00:24:422 américains,
00:24:43un russe
00:24:43et un japonais.
00:24:44Une situation inédite
00:24:46dans l'histoire de l'ISS.
00:24:47La station spatiale internationale
00:24:49est motivée
00:24:50par des raisons médicales.
00:24:52Ce retour vers la Terre
00:24:53avec plusieurs semaines d'avance
00:24:55ne constitue pas
00:24:56une évacuation d'urgence
00:24:57s'a martelé la NASA.
00:24:59Merci beaucoup Somalia.
00:25:00Presque 4 minutes
00:25:01sans bafouiller une seule fois.
00:25:03S'il y a un petit peu.
00:25:03Non, non, non,
00:25:04c'était top.
00:25:06Merci beaucoup Somalia.
00:25:07Vous pouvez aller voir
00:25:07un petit verre d'eau
00:25:08et vous revenez tout à l'heure
00:25:09à midi.
00:25:10Je voulais qu'on parle
00:25:11d'une autre affaire.
00:25:12Une autre affaire
00:25:12qui est très surprenante
00:25:13et qui s'est déroulée à Avignon.
00:25:15Il y a une dizaine de jours,
00:25:16le 6 janvier,
00:25:16très précisément,
00:25:17un jeune dealer
00:25:18de 23 ans
00:25:19a été arrêté
00:25:19en pleine transaction
00:25:20par des policiers de la BAC
00:25:21qui étaient en plan.
00:25:22Que 9 barrettes de shit
00:25:24ainsi que 17 capsules
00:25:25de cocaïne
00:25:26ont été saisies
00:25:27et surprise,
00:25:28les policiers découvrent
00:25:29que le jeune homme
00:25:29est marocain,
00:25:30qu'il a une double interdiction
00:25:32d'être sur le territoire français,
00:25:34c'est-à-dire à la fois
00:25:34une interdiction judiciaire
00:25:35et une interdiction administrative.
00:25:37Alors,
00:25:37que faisait-il là ?
00:25:39Eh bien,
00:25:39la semaine dernière,
00:25:40il est passé au tribunal
00:25:42et il a répondu
00:25:43ce qu'il faisait là.
00:25:44Il a dit simplement
00:25:44j'avais oublié
00:25:45que j'étais sous OQTF.
00:25:47Alors,
00:25:47ça a mis en colère
00:25:48le magistrat qui était là
00:25:49qui lui a dit
00:25:49mais enfin,
00:25:50comment on peut oublier
00:25:50qu'on est sous OQTF
00:25:53et lui a répondu
00:25:54mais non,
00:25:54je vous jure,
00:25:55je vous jure,
00:25:55j'ai oublié
00:25:56que j'étais sous OQTF.
00:25:57Alors,
00:25:57ça interroge quand même
00:25:58cette réflexion
00:25:59sur qu'est-ce qui se passe
00:26:00quand on est placé
00:26:01sous OQTF ?
00:26:02Comment on le sait ?
00:26:02Comment on est averti ?
00:26:03Quelles sont les conséquences ?
00:26:04Maître François-Xavier Cousan,
00:26:05bonjour,
00:26:06merci d'être en direct avec nous.
00:26:08D'abord,
00:26:08comment ça se passe
00:26:08quand on est placé
00:26:09sous OQTF ?
00:26:11On a un huissier
00:26:12qui vient vous remettre
00:26:13un papier,
00:26:13vous êtes convoqué
00:26:14à la police.
00:26:15Comment ça se passe concrètement ?
00:26:17Bonjour Jean-Marc,
00:26:18bonjour à tous.
00:26:19Alors,
00:26:19l'OQTF,
00:26:20c'est une mesure administrative
00:26:21qui est notifiée
00:26:22par écrit
00:26:23par l'administration,
00:26:24par le préfet,
00:26:25pour faire simple.
00:26:26Alors,
00:26:26elle peut vous être notifiée
00:26:27contre signature
00:26:29à l'occasion
00:26:29d'un rendez-vous
00:26:30à la préfecture.
00:26:32Elle peut vous être notifiée
00:26:33aussi,
00:26:33par exemple,
00:26:34à l'occasion
00:26:34d'une garde à vue
00:26:35par les fonctionnaires
00:26:36de police
00:26:37ou même à l'occasion
00:26:38d'un contrôle classique,
00:26:39un contrôle d'identité
00:26:40dans la rue
00:26:41ou un contrôle routier,
00:26:43quoi qu'il arrive.
00:26:44Alors,
00:26:44même s'il est possible
00:26:45parfois que l'OQTF
00:26:47vous soit adressée
00:26:48par courrier recommandé,
00:26:51c'est généralement
00:26:52et dans la plupart des cas
00:26:53une remise en main propre.
00:26:55Donc,
00:26:55ça veut dire
00:26:55que c'est quelque chose
00:26:56de très officiel quand même.
00:26:57Enfin,
00:26:57s'il y a,
00:26:58j'allais dire une cérémonie,
00:26:59mais en tout cas,
00:27:00il y a une mécanique
00:27:01qui fait que vous le savez forcément.
00:27:03Alors,
00:27:04tout est relatif
00:27:04dans le sens où
00:27:05c'est quelque chose d'officiel
00:27:06à partir du moment
00:27:07où vous acceptez
00:27:08d'en prendre la mesure.
00:27:10Mais alors,
00:27:11donc avec une OQTF,
00:27:12c'est-à-dire qu'on a obligation
00:27:13de quitter le territoire français,
00:27:15donc,
00:27:15territoire français,
00:27:16donc ça veut dire
00:27:16qu'on peut aller en Europe.
00:27:17En revanche,
00:27:18puisque là,
00:27:18visiblement,
00:27:19ce jeune homme de 23 ans,
00:27:21lui,
00:27:22est parti en Espagne.
00:27:23Il est parti en Espagne,
00:27:23il a dit,
00:27:24pour les fêtes,
00:27:24j'avais envie de revenir en France,
00:27:25j'avais envie de faire
00:27:26quelques photos de la France
00:27:27et c'est pour ça que je suis revenu.
00:27:29Mais donc,
00:27:29comme il n'y a pas de contrôle
00:27:30aux frontières
00:27:31entre la France et l'Espagne,
00:27:32il peut faire des allers-retours
00:27:33autant qu'il veut.
00:27:34Mais c'est le vrai sujet,
00:27:35en fait,
00:27:36c'est le serpent
00:27:36qui se mord la queue.
00:27:37Déjà,
00:27:37quand on parle d'OQTF,
00:27:38il faut distinguer l'OQTF
00:27:40avec délai,
00:27:41en général 30 jours,
00:27:43et l'OQTF sans délai.
00:27:46Première observation.
00:27:47La deuxième observation
00:27:48sera de vous dire
00:27:49qu'effectivement,
00:27:50je ne vous apprends rien
00:27:50si je vous rappelle
00:27:51qu'en général,
00:27:53on compte sur le départ volontaire
00:27:54de l'intéressé.
00:27:56Alors,
00:27:56je ne dis pas que ça n'existe pas,
00:27:57ça existe.
00:27:58Moi,
00:27:58j'ai connu des situations,
00:28:01notamment des clients
00:28:01que j'ai assistés en garde à vue
00:28:02qui se sont vus notifiés
00:28:04par les fonctionnaires de police
00:28:05une OQTF
00:28:06et qui m'ont dit
00:28:07on va partir
00:28:08parce que de toute façon,
00:28:08ça va devenir compliqué
00:28:10et invivable.
00:28:11Mais il y a des gens
00:28:12qui, par définition,
00:28:13prennent le papier,
00:28:14le rangent dans un coin
00:28:15de leur appartement
00:28:17ou dans la poche
00:28:18et continuent leur vie librement.
00:28:20Et puis,
00:28:20si effectivement,
00:28:21ils partent en Espagne,
00:28:23on ne règle pas
00:28:23véritablement le problème
00:28:24parce qu'ils reviennent
00:28:25et on repart
00:28:26sur un nouveau process.
00:28:28Donc,
00:28:28c'est quelque chose
00:28:29qui est très compliqué
00:28:30et très souvent inopérant.
00:28:32Mais ce que j'ai du mal
00:28:33à comprendre,
00:28:33c'est comment est-ce qu'on peut dire,
00:28:34à partir du moment
00:28:35où il n'y a plus de frontières
00:28:36entre la France
00:28:37et tous les pays européens,
00:28:38comment est-ce qu'on peut dire aux gens
00:28:39que vous avez l'obligation
00:28:40de quitter la France
00:28:41et que vous ne pouvez pas revenir
00:28:42alors qu'il n'y a aucun moyen
00:28:43de contrôler
00:28:43s'ils vont revenir ou pas,
00:28:44s'ils sont partis en Europe ?
00:28:46C'est là où j'ai du mal
00:28:46à comprendre le fonctionnement.
00:28:47Mais c'est pour ça
00:28:49que je vous dis
00:28:49qu'en réalité,
00:28:50c'est un peu le serpent
00:28:51qui se mord la queue
00:28:52et je dis même,
00:28:53ça n'engage que moi
00:28:54et sous le contrôle
00:28:54de ma consoeur en plateau,
00:28:56c'est quelque chose
00:28:57qui, à mon sens,
00:28:57est bien souvent inopérant.
00:28:59Parce que,
00:29:00sauf si on compte
00:29:01sur des contrôles aléatoires
00:29:03des fonctionnaires de police
00:29:04qui font leur boulot
00:29:05comme ils peuvent
00:29:06et qui, généralement,
00:29:08même à proximité des frontières,
00:29:09moi, j'habite dans le Var,
00:29:11donc je suis à proximité
00:29:12des Alpes-Maritimes,
00:29:13je sais que si vous allez à Menton,
00:29:14il y a quand même
00:29:15une présence policière
00:29:16qui est effective
00:29:17et qu'ils font leur mieux.
00:29:18si on fait des contrôles d'identité,
00:29:21si on fait des contrôles routiers,
00:29:22si on intervient
00:29:24à partir du moment
00:29:24où un individu
00:29:26a un comportement suspect,
00:29:27on peut effectivement
00:29:28soit en profiter
00:29:30pour lui notifier
00:29:30une OQTF,
00:29:32soit constater
00:29:34qu'il ne respecte pas
00:29:35l'OQTF
00:29:36qui lui a été précédemment notifié,
00:29:38mais accepter
00:29:39ces situations
00:29:40ou même à l'occasion
00:29:41de démarches administratives,
00:29:43accepter ces situations,
00:29:44je veux dire,
00:29:45le passage de la frontière
00:29:46dans un sens
00:29:46ou dans un autre
00:29:47pose rarement
00:29:48de difficultés.
00:29:50Merci beaucoup Maître,
00:29:51merci d'avoir été
00:29:51en direct avec nous
00:29:52Guillaume Vastel.
00:29:52En fait,
00:29:53plus ça va,
00:29:53plus on se rend compte
00:29:54que ces OQTF,
00:29:55ça ne sert à rien.
00:29:56C'est du vent au fond.
00:29:58Alors,
00:29:58quand c'est pour les renvoyer
00:29:59dans leur pays,
00:30:00là,
00:30:01il y a des problèmes d'accord
00:30:02avec l'Algérie
00:30:02et quand on leur dit simplement
00:30:04quitter le territoire,
00:30:05ils vont en Europe
00:30:06et ils reviennent après
00:30:07quand ils veulent.
00:30:08Il faut distinguer
00:30:09deux choses Jean-Marc.
00:30:10Bon,
00:30:10il n'y a pas que l'Algérie
00:30:11déjà dans les citoyens algériens
00:30:13qui sont frappés d'OQTF.
00:30:15On peut aussi avoir
00:30:16des citoyens européens
00:30:17qui le sont.
00:30:18Sur l'OQTF,
00:30:19de manière générale,
00:30:21c'est une décision administrative.
00:30:22L'avocat en duplex
00:30:25l'a très bien dit.
00:30:26Une décision administrative
00:30:27qui est adressée
00:30:28par tout moyen
00:30:29à la personne visée
00:30:31par la décision administrative.
00:30:34La décision administrative,
00:30:35elle n'est pas toujours
00:30:35accompagnée
00:30:36d'une mesure pénale
00:30:37ou d'une mesure policière.
00:30:39Ce ne sont pas des policiers
00:30:40qui vont venir remettre
00:30:41l'OQTF à la personne
00:30:42et lui dire
00:30:42bon,
00:30:42maintenant,
00:30:42dehors.
00:30:43Non mais c'est un peu du vent,
00:30:45j'ai l'impression.
00:30:46En plus,
00:30:47on se rend tellement compte
00:30:48au quotidien
00:30:48quand on voit l'actualité
00:30:49au quotidien
00:30:49quand vous avez quelqu'un
00:30:50qui vient devant le juge
00:30:51et qui vous dit
00:30:51je suis désolé,
00:30:52j'avais oublié
00:30:53que j'étais sous OQTF.
00:30:54Vous vous dites
00:30:55à un moment donné...
00:30:56Mais la réponse est intolérable
00:30:57et en plus,
00:30:58à l'occasion d'un procès
00:30:59pour deal.
00:31:00Donc là,
00:31:01il n'y a rien qui va là-dedans.
00:31:02On est d'accord.
00:31:02Mais sur la question
00:31:03de l'OQTF même,
00:31:05il ne faut pas avoir
00:31:06le raccourci intellectuel
00:31:08d'assimiler
00:31:09OQTF délinquant
00:31:13délinquant de droit commun.
00:31:14Les OQTF
00:31:15peuvent être délivrés
00:31:18automatiquement
00:31:20dès lors qu'on est
00:31:21en situation irrégulière
00:31:22sur le territoire.
00:31:22Une personne
00:31:23en situation irrégulière
00:31:24fait l'objet d'une OQTF.
00:31:25Un étudiant en fin de visa,
00:31:27il est toujours...
00:31:27Mais à partir du moment,
00:31:28Maître Wachting-Melki,
00:31:29à partir du moment,
00:31:30quand même,
00:31:30c'est compliqué cette histoire.
00:31:31Lui, par exemple,
00:31:32on va revoir son portrait.
00:31:33Donc, marocain de 23 ans,
00:31:35né à Fès,
00:31:36arrêté avec 9 barrettes de shit
00:31:38et 17 capsules de cocaïne.
00:31:40Vous allez voir le tableau
00:31:41qui résume tout ça.
00:31:43Double interdiction
00:31:44d'être sur le territoire.
00:31:46Voilà son portrait.
00:31:48Il part en Espagne,
00:31:49mais il revient quand il veut.
00:31:50Oui.
00:31:51Et les poches pleines.
00:31:51Ben oui.
00:31:52Mais alors,
00:31:52donc, ça ne sert à rien.
00:31:54En l'occurrence,
00:31:55ça ne fonctionne pas.
00:31:56C'est un vrai constat
00:31:57que vous posez.
00:31:58Oui, on le sait.
00:31:58Et puis, on le sait,
00:31:59maintenant,
00:32:01s'il n'y a pas
00:32:01de rétablissement des frontières,
00:32:03s'il n'y a pas
00:32:03de rétablissement
00:32:04de contrôle aux frontières,
00:32:05vous n'avez pas
00:32:06de mesure magique.
00:32:07Vous ne pouvez pas
00:32:08empêcher les gens de...
00:32:09Je suis d'accord.
00:32:09On est d'accord ?
00:32:10Donc, le texte va fonctionner
00:32:12pour pas mal de personnes.
00:32:13Ça fonctionne quand même
00:32:13globalement pour bon nombre
00:32:15de personnes
00:32:16qui sont frappées
00:32:17par ces OQTF.
00:32:19Vous, les médias,
00:32:21le monde de la justice,
00:32:22malheureusement,
00:32:23a à connaître
00:32:23de nombreux cas
00:32:25où ça ne fonctionne pas
00:32:26et vous en faites l'écho
00:32:27et c'est très bien.
00:32:28Il faut perfectionner
00:32:29le système,
00:32:30mais la seule possibilité
00:32:32d'interdire l'accès
00:32:33au territoire national
00:32:35quand une personne
00:32:36est frappée
00:32:36par une interdiction,
00:32:38c'est de faire
00:32:38un contrôle aux douanes.
00:32:39Oui, c'est ça.
00:32:40Alors, il y a deux solutions
00:32:41en fait.
00:32:41Soit on rétablit les frontières
00:32:42pour pouvoir contréder ça.
00:32:44Sinon, il n'y a pas de...
00:32:45Ou alors, il y a une obligation
00:32:46de quitter l'Europe
00:32:46à partir du moment
00:32:47où on considère
00:32:47que c'est un seul
00:32:49et même état.
00:32:51Non, mais au moins,
00:32:51c'est contrôlé.
00:32:52C'est-à-dire que l'entrée
00:32:53en Europe,
00:32:53elle est contrôlée.
00:32:54Ça sera peut-être contrôlé
00:32:55et puis il y aura
00:32:56d'autres systèmes
00:32:57qui seront mis en place.
00:32:58On n'a pas de solution
00:33:00pérenne sur le temps
00:33:02et qui permettent
00:33:03d'avoir un résultat
00:33:04à 100%.
00:33:04On sera obligé
00:33:05de composer.
00:33:06Et il faut savoir
00:33:07quand était délivrée
00:33:08cet OQTF en l'occurrence
00:33:09parce qu'il est aussi
00:33:10à durée limitée.
00:33:11Au bout de trois ans,
00:33:12on ne peut plus exécuter
00:33:13cet OQTF.
00:33:14Il faut à nouveau relancer
00:33:15toute la démarche administrative.
00:33:17Vous voyez, en plus,
00:33:18c'est à une forme
00:33:19de durée limitée également.
00:33:20Donc, ça fait quand même
00:33:21beaucoup de contraintes.
00:33:21Berwad.
00:33:22Oui, ce qui est plus intéressant
00:33:24et gravissime en même temps,
00:33:26c'est de se dire
00:33:26que les Français
00:33:27continuent de payer,
00:33:28sont peut-être
00:33:29la population
00:33:29qui paye le plus d'impôts
00:33:30au monde
00:33:30pour financer un État
00:33:32qui prend des mesures
00:33:33qui sont illusoires,
00:33:35et qui n'ont même plus
00:33:36la possibilité d'appliquer.
00:33:37Où va cet argent ?
00:33:39Et en ce qui concerne...
00:33:41Le sujet,
00:33:41ce n'est pas où va l'argent,
00:33:42c'est comment on la rend efficace.
00:33:43Comment on rend la mesure efficace.
00:33:44Ce n'est pas un problème d'argent.
00:33:45Comment orienter les budgets ?
00:33:47Non, mais ce n'est pas
00:33:47un problème de budget.
00:33:48À partir du moment
00:33:48où on a décidé
00:33:49qu'il n'y avait plus de frontières,
00:33:50ce n'est pas un problème d'argent.
00:33:51Comment on a décidé
00:33:52qu'il n'y avait plus de frontières
00:33:52en France ?
00:33:53Juste cette mesure,
00:33:54elle n'est pas contrôlable.
00:33:55C'est se demander
00:33:56pourquoi on ne finance pas
00:33:57la police et la justice
00:33:58à hauteur des besoins.
00:33:59Qu'est-ce que ça va changer
00:34:00si vous n'avez plus de frontières ?
00:34:01Si vous ne contrôlez plus
00:34:02les frontières ?
00:34:03Je comprends ce que vous dites,
00:34:04mais ce n'est pas le débat.
00:34:04Si vous n'avez plus de frontières,
00:34:05vous pouvez avoir
00:34:06trois fois plus de policiers,
00:34:07ça ne change rien.
00:34:08À partir du moment
00:34:08où vous ne contrôlez plus
00:34:09les frontières.
00:34:10Et à cela s'ajoute également
00:34:11le fait qu'en termes
00:34:11de souveraineté des frontières,
00:34:13la France n'a plus la main dessus.
00:34:14Mathieu Vallée,
00:34:14député européen,
00:34:15justement, c'est intéressant.
00:34:16Oui, nous,
00:34:17durant la campagne,
00:34:17le gendarme Berdella
00:34:18avait proposé qu'on ait
00:34:19une double frontière extérieure
00:34:20avec Frontex,
00:34:21qui est aujourd'hui
00:34:21une agence politique
00:34:22par l'Union Européenne
00:34:23qui veut d'abord en faire
00:34:24un accueil pour migrants
00:34:24plutôt qu'une protection
00:34:25de nos frontières extérieures
00:34:26puisque Schengen nous oblige
00:34:28lorsqu'un État européen
00:34:29de l'espace Schengen
00:34:30délivre un visa,
00:34:31ça engage tous les pays
00:34:33de l'espace Schengen.
00:34:33Donc si l'Italie dit oui
00:34:34et que la France dit non,
00:34:35si papa dit oui
00:34:36et maman dit non,
00:34:37c'est quand même papa qui gagne
00:34:38ou maman dans le cas
00:34:39où on se place.
00:34:40Mais ça, il faut le savoir.
00:34:41Et pareil,
00:34:42l'Allemagne l'a fait.
00:34:43L'Allemagne,
00:34:43c'est des socialistes.
00:34:44Donc ils font des contrôles
00:34:46aléatoires aux frontières,
00:34:47ils mettent le paquet.
00:34:47Moi je suis allé
00:34:48à la frontière franco-allemande
00:34:49à quelle il faut voir
00:34:50le nombre d'effectifs fédéraux
00:34:51qui sont présents
00:34:52pour protéger les frontières.
00:34:54Mais c'est assez récent ça.
00:34:55Oui, parce que malheureusement
00:34:56comme tous les socialistes
00:34:57ils sont longs au démarrage
00:34:58c'est un peu des jaisels
00:34:59mais c'est pour ça
00:35:00que nous on fait ces propositions.
00:35:01Et je vais plus loin.
00:35:03Là vous évoquez
00:35:03une double interdiction
00:35:04Jean-Marc Morandini.
00:35:05Quand le juge
00:35:06qui a une force beaucoup plus forte
00:35:07que l'administration
00:35:08de dire interdiction
00:35:09d'être sur le territoire français
00:35:10moi je trouve
00:35:11qu'au lieu d'exécuter
00:35:12pour des questions
00:35:13de trafic de stupéfiants
00:35:13pour des questions de vol
00:35:14pour des questions liées
00:35:15finalement au bien
00:35:16on pourrait permettre
00:35:17à cette personne
00:35:18d'exécuter sa peine
00:35:19dans le pays d'origine.
00:35:19Alors l'Algérie
00:35:20c'est impossible aujourd'hui
00:35:21puisqu'il n'y a pas
00:35:21de volonté politique
00:35:22notamment du gouvernement français.
00:35:24Mais le Maroc, la Tunisie,
00:35:25le Mali ou d'autres pays
00:35:26avec lesquels on a
00:35:26d'excellentes relations diplomatiques
00:35:28on pourrait imaginer
00:35:29des coopérations de droite.
00:35:30Qu'est-ce qu'il va y avoir
00:35:30comme peine
00:35:31pour neuf barrettes de chute
00:35:32Non mais moi je préfère
00:35:34Jean-Marc Moronini
00:35:34qui reprend dans son pays d'origine
00:35:36comme son assurance
00:35:37qui n'est pas
00:35:38ni en France
00:35:38ni en Espagne
00:35:39ni sont-elles
00:35:40avec les pays d'origine.
00:35:40J'ai à de le dire
00:35:41mais vous avez peut-être
00:35:42craint
00:35:42mais voilà
00:35:44c'est la responsabilité
00:35:45de dessiner de politique.
00:35:45Mais bien sûr
00:35:45vous l'avez dit vous-même monsieur
00:35:47quand vous parlez
00:35:48de l'immigration en Allemagne
00:35:49c'est une volonté politique.
00:35:50Les couloirs migratoires
00:35:50qu'il y a eu
00:35:51ils sont à cause de qui en Syrie ?
00:35:52La déstabilisation de la Syrie
00:35:53à cause de qui ?
00:35:54La déstabilisation de la Libye
00:35:55à cause de qui ?
00:35:55Le responsable politique.
00:36:02Je crois que la Turquie
00:36:05c'est un peu loin
00:36:05de ce jeune
00:36:06qui a 23 ans
00:36:10qui est parti en Espagne
00:36:12parce qu'on lui a dit
00:36:12au QTF
00:36:13et qui revient quand il veut.
00:36:15Je ne comprends pas
00:36:15il y a une différence
00:36:16dans ce que vous dites
00:36:17et ce que je dis
00:36:17ou même ce que vous dites.
00:36:18Non non je vous dis
00:36:18le problème c'est pas la Turquie
00:36:20c'est ça ce que je vous dis
00:36:20franchement.
00:36:21S'il y a une volonté politique
00:36:22et que nous on a une responsabilité
00:36:24demain
00:36:24on mettra en place
00:36:25pas au ministère de l'État
00:36:26parce que c'est pas l'intérieur
00:36:27qui fait la diplomatie norme
00:36:28c'est le ministère des affaires étrangères
00:36:29mais bon.
00:36:29Mais est-ce qu'on remet les frontières ?
00:36:30Mais bien sûr.
00:36:31Voilà.
00:36:32On remet les frontières.
00:36:33Exactement.
00:36:34Mais moi je veux être pragmatique
00:36:35concrètement madame
00:36:36c'est que quand un individu
00:36:37concrètement dans ce dossier-là
00:36:39le tribunal
00:36:39Non c'est pas vous
00:36:41que je pose la question.
00:36:41Ah pardon.
00:36:42Je m'en vais si vous voulez.
00:36:44Je vous t'inquiète.
00:36:45Mais restez, restez.
00:36:47Ok.
00:36:48Concrètement dans ce dossier-là
00:36:50on sait
00:36:50la décision du tribunal
00:36:52de l'Union ?
00:36:53Non mais bon
00:36:53honnêtement
00:36:54il ne va pas y avoir grand-chose
00:36:54neuf barret de schiste.
00:36:55Tout est là en fait.
00:36:56Tout est là aussi.
00:36:57Vous le savez d'ailleurs
00:36:58parce que vous êtes avocat
00:36:59il va avoir quoi pour ça ?
00:37:01Je dirais trois mois sur six.
00:37:02Voilà.
00:37:03Soit il a une décision
00:37:05soit il a une décision suffisamment ferme
00:37:07qu'il part en détention
00:37:09il va purger sa peine
00:37:10et au bout de six mois
00:37:11il sort
00:37:11il n'a vraiment plus envie de revenir
00:37:12parce qu'il se dit
00:37:13que s'il revient
00:37:13il s'y recommence
00:37:14il retournera purger six mois
00:37:16et peut-être plus.
00:37:17Soit ce n'est pas le cas
00:37:17il a quelque chose de très light
00:37:19et puis
00:37:19ce qui sera le cas.
00:37:21C'est aussi une partie de la réponse.
00:37:23C'est pour ça que moi je suis concret
00:37:24il passe devant le tribunal
00:37:25il passe devant le juge
00:37:25alors je ne parle pas pour les crimes
00:37:26parce que si on a des viols
00:37:28des agressions sexuelles
00:37:28voire des meurtres
00:37:29ou des assassinats
00:37:29c'est des crimes classés
00:37:31les plus graves dans le code pénal
00:37:32par contre sur des délits
00:37:33sur des transactions de stupéfiants
00:37:34sur des détentions
00:37:35ou des consommations de produits stupéfiants
00:37:36je dis qu'on peut avoir
00:37:37le double avantage
00:37:38de la double peine
00:37:39celui d'avoir
00:37:40une décision de justice
00:37:41qui le condamne
00:37:41et comme le juge
00:37:42par la force du législateur
00:37:44qui lui a donné ce pouvoir
00:37:44d'interdire
00:37:45de territoire français
00:37:46à vie pour certaines infractions graves
00:37:48comme les crimes
00:37:48ou cinq ou dix ans
00:37:49par exemple pour des délits
00:37:50il pourrait non seulement
00:37:51exécuter sa peine
00:37:53comme le peuple français
00:37:53mais sa peine
00:37:54trois mois avec sursis
00:37:54il rentre chez lui
00:37:55on la ramène dans son pays
00:37:57pour trois mois avec sursis
00:37:58mais nous en tout cas
00:38:00c'est notre logique
00:38:01comme ça vous ne l'aurez pas
00:38:02en Espagne
00:38:02pour aller faire des photos
00:38:03pour Noël
00:38:04revenir en France
00:38:05pour faire des emplettes
00:38:05au niveau de la drogue
00:38:06dans des quartiers
00:38:06qui sont déjà gangrénés
00:38:07et puis ça permet
00:38:08de la ramener
00:38:08dans un pays d'origine
00:38:09mais là vous avez raison
00:38:10aux ministres des affaires étrangères
00:38:11qu'on nommera
00:38:12de faire de la vraie diplomatie
00:38:13ce sera qui ?
00:38:14pas faire la tournée des popotes
00:38:15mais aller faire un bras de fer
00:38:17avant de faire un bras de fer
00:38:17mais on a des relations
00:38:19avec le Maroc
00:38:20dans mon parti et l'actualité
00:38:20donc je pense qu'on peut discuter
00:38:23avant d'être dans la coercition
00:38:24l'Algérie ça fait longtemps
00:38:25qu'on a discuté
00:38:26et qu'ils nous prennent
00:38:26pour des imbéciles
00:38:27autant passer la vitesse super
00:38:28mais ça n'a pas été fait
00:38:29alors autre sujet
00:38:30que je voulais aborder
00:38:30ça concerne les forces
00:38:31de l'ordre encore
00:38:32et c'est Carcassonne
00:38:33alors ce qui s'est passé
00:38:33à Carcassonne
00:38:34c'est assez impressionnant
00:38:35parce qu'il y a quand même
00:38:36eu cette course poursuite
00:38:37avec des chauffards
00:38:38et au volant de cette voiture
00:38:40c'était un chauffard
00:38:41qui avait 15 ans
00:38:42et à bord
00:38:42il y avait deux autres personnes
00:38:43qui avaient 15 et 16 ans
00:38:45ils ont foncé
00:38:46comme des malades
00:38:47vous allez voir les images
00:38:48ensuite Sabrina
00:38:48va nous raconter
00:38:49ce qui s'est passé
00:38:50puisque la police
00:38:50a été obligée d'ouvrir le feu
00:38:52puisqu'ils ont fait
00:38:52quatre refus d'obtempérer
00:38:54quatre refus d'obtempérer
00:38:55alors regardez
00:38:56quelques images
00:38:57ils sont à bord
00:38:57d'une camionnette
00:38:59enfin d'un véhicule
00:39:00de service rouge
00:39:01et ils sont en train
00:39:02de foncer dans la ville
00:39:03regardez
00:39:13alors on n'a pas vu le début
00:39:17c'est dommage
00:39:17Sabrina
00:39:18qu'est-ce qui s'est passé exactement ?
00:39:20c'est arrivé ce lundi
00:39:21à Carcassonne
00:39:21en plein jour
00:39:22quasiment en centre-ville
00:39:24vers 15h30
00:39:26c'est là qu'un conducteur
00:39:27de 15 ans
00:39:28au volant
00:39:28d'une voiture volée
00:39:29fonce à toute vitesse
00:39:31et enchaîne
00:39:31jusqu'à quatre refus
00:39:33d'obtempérer
00:39:33mettant donc en danger
00:39:34les policiers
00:39:35mais aussi les piétons
00:39:36et les usagers de la route
00:39:37il n'est pas seul
00:39:38dans sa voiture
00:39:39à côté de lui
00:39:40il y a un autre mineur
00:39:41âgé de 16 ans
00:39:41et à l'arrière
00:39:42un passager de 15 ans
00:39:43il grille
00:39:44des feux rouges
00:39:45slalom entre les fils
00:39:46des véhicules
00:39:47et tout ça
00:39:47à pleine vitesse
00:39:48il franchit même
00:39:49un terre-plein
00:39:50et se positionne donc
00:39:51à contre-sens
00:39:52pour foncer sur la police
00:39:54c'est à ce moment-là
00:39:54que les forces de l'ordre
00:39:55jettent ce qu'on appelle
00:39:56un stop-stick
00:39:57c'est une sorte de barre
00:39:58légère munie de pointe
00:39:59qui crève les pneus
00:40:00du véhicule
00:40:01un autre policier
00:40:02fait donc usage
00:40:03de son arme de service
00:40:04le dernier lui
00:40:05s'écarte de justesse
00:40:06en sautant sur le bas-côté
00:40:08il aura fallu
00:40:09tout cela
00:40:10pour arrêter
00:40:11stopper
00:40:12immobiliser
00:40:12cette voiture folle
00:40:13ça a duré 15 minutes
00:40:14en tout
00:40:15alors le jeune passager
00:40:16avant lui
00:40:17il a été blessé
00:40:18par balle au thorax
00:40:19il a été hospitalisé
00:40:20quant au conducteur
00:40:21il a été interpellé
00:40:22placé en garde à vue
00:40:23pour tentative
00:40:24d'homicide sur personne
00:40:25dépositaire
00:40:25de l'autorité publique
00:40:26mais aussi
00:40:27refus d'obtempérer
00:40:28aggravé par la mise
00:40:29en danger d'autrui
00:40:30et vol et conduite
00:40:32sans permis
00:40:32le passager arrière
00:40:34lui a été placé
00:40:34en garde à vue
00:40:35pour complicité
00:40:35ce que l'on sait
00:40:36de ces mineurs
00:40:37c'est qu'ils sont tous
00:40:38originaires des villages
00:40:39proches de Carcassonne
00:40:41seul le mineur blessé
00:40:42lui est déjà connu
00:40:43de la police
00:40:43et quand le conducteur
00:40:45est interrogé
00:40:45par les policiers
00:40:46il répond qu'il a
00:40:47simplement voulu
00:40:48faire un tour de voiture
00:40:49avec ses amis
00:40:50on rappelle qu'il a 15 ans
00:40:52donc il n'a pas de permis
00:40:52il a 15 ans
00:40:53ils étaient tous
00:40:54et sans permis
00:40:55une enquête est ouverte
00:40:56et en parallèle
00:40:57l'IGPN a auditionné
00:40:59librement
00:40:59le policier
00:41:00qui a tiré
00:41:01qui est en état de choc
00:41:02je vous ai vu réagir
00:41:03Mathieu Vallée
00:41:04parce que vous avez
00:41:04tweeté ce matin
00:41:05sur cette affaire
00:41:07pourquoi ça vous fait réagir ?
00:41:08qu'est-ce qu'ils foutent
00:41:09les parents en fait
00:41:10le gamin il a 15 ans
00:41:11il aborde un véhicule volé
00:41:12il n'a pas de permis
00:41:13on ne leur demande rien
00:41:13c'est comme pour l'affaire d'à elle
00:41:14où la maman se place
00:41:15de l'action des policiers
00:41:16qui ont voulu protéger
00:41:17des vies innocentes
00:41:18mais qu'est-ce qu'elle faisait
00:41:18cette mère ou ses parents
00:41:20à laisser des gamins
00:41:21dont l'autorité parentale
00:41:22je rappelle relève des parents
00:41:23jusqu'à 18 ans
00:41:24en France la majorité pénale
00:41:24c'est 18 ans
00:41:25et donc j'estime que les parents
00:41:27doivent rendre des comptes
00:41:27et moi j'ai même demandé
00:41:28à ce qu'ils soient placés
00:41:29en garde à vue
00:41:29parce que
00:41:29les parents
00:41:30vous voulez placer les parents
00:41:31en garde à vue
00:41:31bien sûr
00:41:31être en garde à vue
00:41:32c'est pas être condamné
00:41:33c'est devoir rendre des comptes
00:41:34sur une enquête judiciaire
00:41:35pour pouvoir dire
00:41:36pourquoi les gosses ont d'or
00:41:37écoutez là je suis content
00:41:39que les policiers
00:41:39soient entendus dans des déconnes
00:41:40d'habitude
00:41:40certains magistrats
00:41:42n'ont pas de scrupules
00:41:42à les mettre en garde à vue
00:41:43à ce qu'ils soient traités
00:41:44comme des vulgaires
00:41:44criminels ou des suspects
00:41:46comme ceux qui interpellent
00:41:47tous les jours
00:41:47toute la nuit
00:41:48les policiers et les gendarmes
00:41:49donc je me dis
00:41:49que si on peut mettre
00:41:50en garde à vue
00:41:50des policiers
00:41:51qui utilisent leurs armes
00:41:52non pas pour se faire plaisir
00:41:53mais pour protéger leur vie
00:41:54en tout cas vous l'avez dit
00:41:54sur votre intervention
00:41:56c'est que là
00:41:57le policier a utilisé son arme
00:41:58pour protéger sa vie
00:41:59et celle de ses collègues
00:42:00et puis pardon de le dire
00:42:01accessoirement
00:42:01des personnes innocentes
00:42:02des usagers qui ne demandent
00:42:03de rien à personne
00:42:04et qui peuvent se faire faucher
00:42:05des enfants
00:42:05des mamies
00:42:06des parents
00:42:06qui vont faire des courses
00:42:08qui vont au travail
00:42:08qui vont à l'école
00:42:09et donc oui moi je le dis
00:42:10je dis qu'il faut que les parents
00:42:11rendent des comptes
00:42:12et c'est pour ça que nous
00:42:13on va même plus loin
00:42:13s'il s'avère que ces parents
00:42:15ont démissionné
00:42:16laissent les gamins traîner dans la rue
00:42:17laissent les gamins
00:42:18avoir des fréquentations
00:42:19qui les amènent
00:42:19à faire des conneries
00:42:20oui pas de prestation sociale
00:42:22oui pas de logement social
00:42:23oui pas de solidarité nationale
00:42:24oui la sanction dès le début
00:42:25parce qu'ils ne sont pas connus
00:42:26pour la plupart
00:42:27mais il ne faut pas attendre
00:42:27que ce soit des clients
00:42:28habituels
00:42:30avec des cartes de visite
00:42:31et des cartes de fidélité
00:42:31à 15 ans
00:42:32heureusement
00:42:33qu'ils ne sont pas trop connus
00:42:34encore des fonds
00:42:35non ça arrive
00:42:35je sais que ça arrive
00:42:36mais heureusement
00:42:37mettre au acte
00:42:38une mail-kick quand même
00:42:38la responsabilité des parents
00:42:41elle existe là
00:42:41parce que c'est vrai
00:42:42que c'est assez fort
00:42:43ce que dit Mathieu Vallée
00:42:43quand il dit
00:42:44il faut mettre les parents
00:42:45en garde à vue
00:42:45oui alors
00:42:46ça n'arrivera pas
00:42:47d'accord
00:42:48par contre
00:42:50on peut les auditionner
00:42:51on peut les auditionner
00:42:52on peut les forcer
00:42:52à effectivement
00:42:53venir s'expliquer
00:42:54mais il y a un risque
00:42:55pour eux ou pas
00:42:56pénalement
00:42:57pénalement
00:42:57il y aura un risque
00:42:58d'indemniser les victimes
00:42:59s'il y a des victimes
00:43:00à un moment donné
00:43:00mais ça n'ira pas plus loin
00:43:01il n'y aura pas de risque
00:43:02aucune peine n'est prévue
00:43:04par le code pénal
00:43:05pour l'infraction
00:43:06n'existe pas en fait
00:43:07il y a juste
00:43:08une responsabilité civile
00:43:10qui peut être actionnée
00:43:11si effectivement
00:43:11il y a des préjudices
00:43:13financiers
00:43:14des indemnités
00:43:15à verser
00:43:15à des victimes
00:43:16et là
00:43:16on a quand même
00:43:19le sentiment
00:43:20Guillaume Bastel
00:43:20on a quand même
00:43:21le sentiment
00:43:21que ces jeunes
00:43:22ils n'ont peur de rien
00:43:23parce que quand
00:43:23en 15 ans
00:43:24vous n'avez pas de permis
00:43:25vous prenez une voiture
00:43:26vous volez une voiture
00:43:28les policiers
00:43:29essaient de vous arrêter
00:43:29vous continuez à foncer
00:43:31vous faites 4 refus
00:43:32d'obtempérer
00:43:33vous foncez
00:43:33on le voit sur l'image
00:43:34vous foncez à fond
00:43:35la caisse
00:43:35au milieu de la ville
00:43:36ils ont été obligés
00:43:37de mettre une herse
00:43:38au sol
00:43:38pour tenter de l'arrêter
00:43:40enfin
00:43:40on se dit à un moment
00:43:41qu'est-ce qui se passe
00:43:42dans la tête
00:43:43de ce jeune
00:43:44avec en plus
00:43:45des capacités de pilotage
00:43:46limitées manifestement
00:43:47oui à 15 ans
00:43:48bien sûr
00:43:48au jeune âge
00:43:49et au fait
00:43:49qu'il n'a pas pu bénéficier
00:43:50des cours d'auto-école
00:43:52sur le refus d'obtempérer
00:43:54de toute façon
00:43:55il n'y a pas grand chose
00:43:56à dire
00:43:56sur le jeune
00:43:57ce qui m'intéresse
00:43:57c'est eux
00:43:59qui n'ont peur de rien
00:44:00je rejoins Mathieu Vallet
00:44:02sur le refus d'obtempérer
00:44:03qui quand même
00:44:03devient quelque chose
00:44:04de quasiment
00:44:05quotidien
00:44:06quasiment
00:44:07qui est quotidien
00:44:08et il faut quand même
00:44:09garder à l'esprit
00:44:10qu'un refus d'obtempérer
00:44:12c'est quasiment
00:44:13une arme par destination
00:44:14à l'endroit des passants
00:44:15ou des policiers
00:44:15et c'est pour ça
00:44:16qu'il faut être
00:44:17intraitable là-dessus
00:44:18sur les jeunes
00:44:19je vais vous parler
00:44:20d'un exemple local
00:44:21que je connais bien
00:44:22Orléans
00:44:22Orléans
00:44:23c'est 7 millions par an
00:44:25d'investissement
00:44:26par la municipalité
00:44:27pour la prévention
00:44:28du décrochage
00:44:29et de l'entrée en délinquance
00:44:30et qu'est-ce qu'on fait
00:44:31dans ces cas-là alors ?
00:44:32ça m'intéresse
00:44:33qu'est-ce que vous leur faites
00:44:34à ces jeunes ?
00:44:34vous leur dites
00:44:35voler c'est pas bien ?
00:44:36vous n'avez pas vu
00:44:37je crois que c'est passé hier
00:44:38au journal
00:44:38d'une grande chaîne nationale
00:44:40justement c'est des stages
00:44:41de réinsertion
00:44:42et de remise
00:44:43dans la société
00:44:44de jeunes qui sont
00:44:45en train de glisser
00:44:45et de prendre la pente
00:44:46c'est-à-dire en fait
00:44:48vous prenez
00:44:48l'inéluctabilité du résultat
00:44:49juste Guillaume Vastel
00:44:50vous prenez la place
00:44:51des parents ?
00:44:52en fait
00:44:53bah oui
00:44:53oui parce que
00:44:54en fait il y a un moment
00:44:55si vous voulez
00:44:56les municipalités
00:44:57elles sont aussi
00:44:58non mais c'est pas un reproche
00:44:58c'est au contraire
00:44:59mais ça veut dire
00:44:59que vous prenez
00:45:00la place des parents
00:45:00et c'est pour ça
00:45:01que dans un deuxième temps
00:45:02avant qu'ils commettent
00:45:03des faits graves alors
00:45:03quand ils commencent à
00:45:05on n'attend pas
00:45:10qu'il soit délinquant
00:45:11ça permet de détecter
00:45:11au plus tôt
00:45:12mais lui pour ce jeune
00:45:13par exemple c'est trop tard
00:45:14aujourd'hui c'est trop tard
00:45:15à 15 ans
00:45:16il vole une voiture
00:45:17il fonce
00:45:17il ne respecte pas la police
00:45:18il manque d'écraser
00:45:19des passants et des policiers
00:45:20il n'y a plus grand chose à faire
00:45:22ce jeune
00:45:22s'il y avait eu une politique
00:45:23à Carcassonne
00:45:24comme peuvent l'amener
00:45:24Serge Gouard et Florent Montillot
00:45:25à Orléans
00:45:26on n'aurait sans doute
00:45:27pas eu ça
00:45:27vous croyez ?
00:45:28vraiment ?
00:45:28Jean-Marc
00:45:29vous voyez les chiffres à Orléans
00:45:30on a 83%
00:45:32de chute de la délinquance
00:45:33depuis qu'ils sont là
00:45:34qu'est-ce que vous pensez
00:45:36de cette affaire ?
00:45:36est-ce que ça veut dire
00:45:37quand même que les jeunes
00:45:37aujourd'hui n'en ont plus rien
00:45:38à faire de la police
00:45:39n'en ont plus rien à faire
00:45:40de la justice
00:45:40et n'ont peur de rien ?
00:45:42à priori
00:45:43ils ont décidé
00:45:44de ne plus faire partie
00:45:45de la société
00:45:45de ne plus respecter
00:45:46ces règles et l'autorité
00:45:47maintenant c'est très intéressant
00:45:49parce que plutôt
00:45:50que faire constamment
00:45:51on va dire
00:45:51des condamnations
00:45:52et un petit peu
00:45:53exclure définitivement
00:45:55ces jeunes
00:45:56ce que vous dites
00:45:56c'est d'essayer aussi
00:45:58de les réintégrer
00:45:59et de faire en sorte
00:45:59qu'ils restent dans la société
00:46:01malgré le fait
00:46:02que ces parents ont abandonné
00:46:03parce que c'est vrai
00:46:04et vous l'avez répété
00:46:05ces parents-là
00:46:06ont abandonné
00:46:06et à un moment donné
00:46:07ça va être à la société
00:46:08de prendre ça en charge
00:46:09et de faire en sorte
00:46:10que ces individus-là
00:46:11ne deviennent pas
00:46:12les délinquants
00:46:13qu'ils doivent être
00:46:13mais ça on est d'accord
00:46:14mais est-ce qu'on sanctionne
00:46:15les parents pour avoir abandonné ?
00:46:16en fait
00:46:17oui oui
00:46:18mais c'est un peu
00:46:19le débat aussi
00:46:20c'est-à-dire que
00:46:21c'est facile d'abandonner
00:46:22mais s'il n'y a pas
00:46:23de sanction derrière
00:46:23finalement les parents
00:46:24vont dire bon
00:46:25mon gamin
00:46:25il deviendra ce qu'il deviendra
00:46:27le fait est que je pense
00:46:28que la première sanction
00:46:29déjà pour des parents
00:46:29c'est de ne plus avoir
00:46:30leur enfant à charge
00:46:31et à un moment donné
00:46:32quand c'est la société
00:46:33qui doit prendre en charge
00:46:34des enfants
00:46:34c'est une séparation
00:46:35qui se fait
00:46:36Muriel Wackney
00:46:37n'a pas l'air d'accord
00:46:38avec vous
00:46:38en fait non
00:46:39c'est pas une sanction
00:46:40pour tous les parents
00:46:40malheureusement
00:46:41vous avez des parents
00:46:42qui sont démissionnés
00:46:43vous avez des parents
00:46:43qui font des enfants
00:46:44qui ne s'en occupent pas
00:46:45c'est comme ça
00:46:45et ça conduit notamment
00:46:47à ce type de passage
00:46:48à l'acte
00:46:49la solution
00:46:50elle n'est pas une
00:46:51elle est plurie
00:46:52en fait
00:46:53et ça passe par plein de canaux
00:46:54ça passe par ce que vous dites
00:46:56de la prévention
00:46:57et moi j'y crois
00:46:57ça passe par la possibilité
00:46:59pour ces jeunes aussi
00:47:01d'être placés dans des centres
00:47:02alors je sais qu'on ferme
00:47:04les centres éducatifs fermés
00:47:05pour ouvrir d'autres structures
00:47:07très bien
00:47:07mais ça passe aussi
00:47:08par cette solution là
00:47:09et puis ça passe aussi
00:47:10par la rééducation des parents
00:47:12pour les parents
00:47:13qui sont d'accord
00:47:13pour faire cette démarche
00:47:14pour les parents
00:47:15qui s'inscrivent
00:47:16dans une volonté
00:47:17d'évoluer
00:47:17d'apprendre à éduquer
00:47:19d'apprendre à encadrer
00:47:20de pallier en fait
00:47:22à leur carence éducative
00:47:23et de savoir
00:47:23comment gérer
00:47:24cette absence
00:47:25de notions basiques
00:47:27moi j'entends pas
00:47:28ce que vous dites
00:47:29j'entends pas souvent
00:47:29en fait
00:47:30parler de rééducation
00:47:31des parents
00:47:31c'est quelque chose
00:47:32que j'entends assez peu
00:47:33il faut venir aux audiences
00:47:33et je le dis
00:47:34non non mais je parle
00:47:35sur les plateaux
00:47:35sur les plateaux
00:47:36bien sûr
00:47:36il faut venir aux audiences
00:47:39des TPE
00:47:40les tribunaux pour enfants
00:47:41il faut venir voir
00:47:42ce qui se passe
00:47:42il faut venir
00:47:43il faut venir
00:47:44en tant que journaliste
00:47:45en tant que citoyen
00:47:45regarder ce qui se passe
00:47:46dans ces tribunaux
00:47:47ce qu'on a dans les salles d'attente
00:47:48et vous verrez
00:47:49vous avez différents types de parents
00:47:50vous avez les parents
00:47:51qui sont totalement démissionnaires
00:47:52vous avez les parents
00:47:53qui ne sont pas là
00:47:55gagnés par des éducateurs
00:47:56et puis vous avez des parents
00:47:57qui à l'audience
00:47:58demandent aux magistrats
00:48:00offrez-moi des solutions
00:48:01donnez-moi une possibilité
00:48:03apprenez-moi
00:48:03dites-moi comment faire
00:48:04vous avez vraiment
00:48:05ces trois types
00:48:06de situations
00:48:07il y en a d'autres encore
00:48:08mais ces trois grands types
00:48:09de situations
00:48:10donc il y a des choses
00:48:11à mettre en place
00:48:12moi je crois
00:48:12en la prévention
00:48:13je crois dans des stages
00:48:15de sensibilisation des parents
00:48:17quand ceux-ci sont volontaires
00:48:18et quand les stages
00:48:19sont de qualité
00:48:19et je crois également
00:48:21à des centres éducatifs
00:48:22qu'ils soient fermés
00:48:23pas fermés
00:48:23qu'ils prennent cette appellation
00:48:24ou une autre
00:48:25où on va reprendre en charge
00:48:27l'éducation des enfants
00:48:28et enfin Jean-Marc
00:48:29un dernier mot
00:48:30parce que vous avez dit
00:48:31à 15 ans
00:48:31c'est fichu
00:48:32non
00:48:32à 15 ans
00:48:33c'est pas fichu
00:48:34non non Jean-Marc
00:48:34un enfant
00:48:35quand on a fait ce qu'il a fait
00:48:36oui
00:48:36un enfant qui est pris en charge
00:48:38même à 15 ans
00:48:39parce que justement
00:48:40il n'a que 15 ans
00:48:41et parce que justement
00:48:42son cerveau
00:48:43n'a pas fini
00:48:44de se développer
00:48:45vous avez la possibilité
00:48:46quand vous y mettez
00:48:47les soins
00:48:47quand vous y mettez
00:48:48la volonté
00:48:49quand vous avez
00:48:49les bonnes personnes
00:48:50de rééduquer
00:48:51et de faire en sorte
00:48:53que l'enfant
00:48:54l'adolescent de 15 ans
00:48:55est quand même un avenir
00:48:56moi je pense que c'est rattrapable
00:48:57non c'est pas très grave
00:48:58là c'est très grave
00:48:59quand même
00:48:59il a failli renverser
00:49:01un policier
00:49:01il a failli renverser des gens
00:49:03vous avez des enfants
00:49:03qu'on a rééduqués
00:49:04et dans ma carrière
00:49:05j'en ai croisé quelques-uns
00:49:06c'est possible
00:49:07un mot Sabrina
00:49:07et puis on avance
00:49:08pourquoi autant de jeunes
00:49:09maintenant font des refus
00:49:10d'obtempérer
00:49:11il y a aussi un phénomène
00:49:12de mimétisme
00:49:12parce que de plus en plus
00:49:14on voit des vidéos
00:49:15circuler sur les réseaux sociaux
00:49:17et on ne voit pas la peine
00:49:18on ne voit pas ce qui suit
00:49:19après l'aspect judiciaire
00:49:20on voit juste ça
00:49:21regardez encore hier soir
00:49:23les refus d'obtempérer
00:49:24c'est tout le temps
00:49:25hier soir
00:49:25du côté de Bar-le-Duc
00:49:26vraiment je tenais à en parler
00:49:28parce qu'un policier
00:49:29a été blessé hier
00:49:30refus d'obtempérer
00:49:31trois personnes dans le véhicule
00:49:32le véhicule prend la fuite
00:49:33et tire sur 15 mètres
00:49:35un policier qui est blessé
00:49:36il a trois jours dit
00:49:37t'étais blessé
00:49:38ce policier
00:49:39et au final
00:49:40la voiture reste en fuite
00:49:41un homme est toujours en fuite
00:49:42parmi les trois passagers
00:49:43et on retrouve
00:49:44de la drogue dans ce véhicule
00:49:45mais vous voyez
00:49:46c'est tout le temps
00:49:46ce que je vous dis
00:49:47c'est pas du tout exceptionnel
00:49:48et quand il y a des vidéos
00:49:50elles circulent
00:49:51et surtout auprès des jeunes
00:49:52donc évidemment
00:49:53ça peut inciter aussi
00:49:54je suis d'accord avec vous
00:49:55Madame Berlaine Bonnet
00:49:55mais ce qui se passe
00:49:56le problème majoritaire
00:49:58sur la justice
00:49:58et peut-être que vous le constatez
00:49:59mettre sur les audiences
00:50:01c'est qu'on part souvent
00:50:03sur des enquêtes
00:50:03de tentatives de meurtre
00:50:04sur des policiers
00:50:05qui sont des faits très graves
00:50:05là je suis désolé
00:50:07mais je suis d'accord avec vous
00:50:07Monsieur Morandini
00:50:08pour moi des gens
00:50:09ils récupèrent
00:50:09quand à 15-16 ans
00:50:10même majeur
00:50:11on veut tuer du flic
00:50:12il y a un sérieux problème
00:50:13voilà
00:50:14alors au niveau des cas psy
00:50:15les cas mineurs
00:50:16il y a toujours une bonne raison
00:50:16sauf que derrière
00:50:18c'est requalifié
00:50:19d'une infraction
00:50:21qui est passible
00:50:22de la cour d'assises
00:50:22donc jugée par le peuple français
00:50:236 jurés en première instance
00:50:249 si il y a appel
00:50:25en correctionnel
00:50:26en violence volontaire
00:50:27avec arme
00:50:27sur personne de dispositaire
00:50:28de la tourée publique
00:50:29donc quand vous faites
00:50:29un baissement de niveau
00:50:31de l'infraction encourue
00:50:32avec des peines
00:50:33qui sont beaucoup moindres
00:50:34vous envoyez un message
00:50:35vous vous dites
00:50:35c'est banalisé
00:50:36donc finalement
00:50:37c'est infériorisé
00:50:37justement
00:50:38non moi je suis désolé
00:50:38si on jugera
00:50:39toutes les tentatives de meurtre
00:50:40sur policiers
00:50:41comme c'est prévu
00:50:42par le code pénal
00:50:43par les assises
00:50:44ça fera réfléchir
00:50:45parce que la peine encourue
00:50:46c'est la réquisition criminelle
00:50:47à perpétuité
00:50:47des violences volontaires
00:50:49avec un partit de station
00:50:50c'est pas perpétuité
00:50:51par contre si demain
00:50:52vous avez un policier
00:50:52ou un gendarme
00:50:53comme pour l'affaire Naël
00:50:54qui a voulu faire correctement
00:50:55son travail
00:50:56en une deuxième seconde
00:50:56là il n'y a pas de cadeau
00:50:57il n'y a pas de répit
00:50:58il n'y a pas de compréhension
00:50:59il n'y a pas d'excuse
00:51:00c'est les assises directes
00:51:01chaque fois que vous parlez de Naël
00:51:03je vois Merouane
00:51:04qui fait un bon sur son fauteuil
00:51:05donc on ne va pas relancer
00:51:06l'affaire Naël
00:51:06parce qu'à chaque fois
00:51:07ça l'énerve
00:51:08et un dernier mot
00:51:09Guillaume
00:51:10on fait la pause
00:51:10juste rapide
00:51:11Mathieu Vallée
00:51:12moi ce qui m'embête
00:51:13dans ce que vous dites
00:51:14c'est pas la deuxième partie
00:51:15sur laquelle
00:51:15bon moi je ne suis pas
00:51:16tout à fait en accord avec vous
00:51:17parce que je trouve que
00:51:18Gérald Darmanin
00:51:19depuis qu'il est arrivé
00:51:19au ministère de la justice
00:51:20on remet ça justement
00:51:21de la logique
00:51:22et de la cohérence
00:51:22avec quel résultat
00:51:23attendez une politique
00:51:24ça fait combien de temps
00:51:26qu'il est là
00:51:268 ans
00:51:27non pas Darmanin
00:51:28la Macroniste
00:51:29ça fait 8
00:51:29écoutez les têtes changent
00:51:31mais la politique reste
00:51:31Gérald Darmanin
00:51:32attendez là il est en train
00:51:33franchement il est en train
00:51:35monsieur Dupond-Moretti
00:51:35en 4 ans
00:51:36il ne pouvait pas faire
00:51:36de prison d'hôte sécurité
00:51:37je crois que Dupond-Moretti
00:51:38et Darmanin
00:51:39n'ont pas eu la même politique
00:51:40et n'ont pas du tout
00:51:40la même politique
00:51:41et la même approche
00:51:42des problèmes
00:51:42je pensais monsieur Rondini
00:51:43que c'était les plus grands copains
00:51:44Beauvau-Vendôme
00:51:45et puis c'est devenu
00:51:45les plus grands ennemis
00:51:46avec finalement
00:51:47monsieur Dupond-Moretti
00:51:48qui s'est découvert
00:51:49vous faites de la politique
00:51:51politicienne
00:51:51ça ne vous ressemble pas
00:51:52vous qui êtes un homme de terrain
00:51:53en plus
00:51:53là vous faites de la petite
00:51:54politique politicienne
00:51:55vous dites ça monsieur Morandini
00:51:57moi je vous aime bien
00:51:58parce que vous êtes de terrain
00:51:59et si vous commencez
00:52:00à faire de la petite magouille
00:52:02politicienne
00:52:02machin
00:52:03je vous donne un exemple concret
00:52:05sur les peines planchers
00:52:06il était contre monsieur Darmanin
00:52:07il est devenu
00:52:08pauvre législative
00:52:08de 2024
00:52:09pour les peines minimales
00:52:10c'est pareil
00:52:11vous aussi vous avez changé
00:52:12la vie sur des sujets
00:52:12c'est pas grave
00:52:13juste avant Guillaume Vastel
00:52:15allez rapide
00:52:17on fait la pause
00:52:17j'essaie de la placer poliment
00:52:19je ne suis pas d'accord
00:52:22avec vous sur le fait
00:52:23qu'à 15 ans
00:52:24on est irrécupérables
00:52:25ça dépend de ce qu'on fait
00:52:26ça dépend de ce qu'on fait
00:52:26vous croyez qu'un garmin
00:52:28qui tue à 15 ans
00:52:29il est irrécupérable
00:52:30oui
00:52:30j'ai un exemple
00:52:32on en parlera
00:52:32que vous connaissez peut-être
00:52:34c'est ce jeune
00:52:35qui avait fait un braquage
00:52:36et qui est devenu
00:52:37professeur de droit
00:52:38parce qu'en prison
00:52:39il a passé
00:52:40tous ses diplômes de droit
00:52:41mais il n'a pas tué un policier
00:52:41ou de tenter de tuer un policier
00:52:42oui mais un braquage
00:52:43c'est pas tuer
00:52:45c'est pas vouloir tuer
00:52:46un braquage
00:52:47parce que quand vous voulez tuer
00:52:48il y a un manque de respect
00:52:48de l'être humain
00:52:49il y a un manque de respect
00:52:50de l'homme
00:52:51ou de la fonction
00:52:52et dans ce cas là
00:52:53ça veut dire que c'est quand même
00:52:54ancré dans votre tête
00:52:56c'est pas pareil que de se dire
00:52:57je vais aller braquer une banque
00:52:58on ne peut pas se dire
00:52:59bien que les deux soient condamnables
00:53:00bien évidemment
00:53:01une fois qu'elle est passée
00:53:02c'est terminé
00:53:03il faut croire à la justice
00:53:04qui réhabilite
00:53:05vous avez vu les français
00:53:06ils croient de moins en moins
00:53:06à la justice
00:53:07on va faire une pause
00:53:09on va se retrouver dans un instant
00:53:10et on va vous parler
00:53:11de ce procès
00:53:12de ce procès
00:53:12qui s'est ouvert ce matin
00:53:14à Blois
00:53:14et c'est intéressant
00:53:15ce procès
00:53:16c'est le procès de Marvin
00:53:17qui est accusé
00:53:18d'avoir frappé
00:53:20et laissé quasiment pour mort
00:53:21Chloé
00:53:2124 ans
00:53:22et dans cette affaire
00:53:23rien ne va
00:53:23c'est-à-dire qu'elle
00:53:24elle est allée se plaindre
00:53:25à la police
00:53:26la police ne l'a pas prise en compte
00:53:28lui a 14 mentions
00:53:30et a été condamné 14 fois
00:53:32il estime que le Coran
00:53:33autorise un homme
00:53:33à frapper sa femme
00:53:34vous allez voir
00:53:35rien ne va dans cette histoire
00:53:36on vous en reparle
00:53:36juste après la pause
00:53:37à tout de suite sur CNews
00:53:3911h33 sur CNews
00:53:46merci d'être en direct
00:53:47avec nous
00:53:47on va parler de ce procès
00:53:49qui s'est ouvert ce matin
00:53:50au palais de justice de Blois
00:53:51puisque le procès
00:53:52qui s'est ouvert
00:53:53est celui de Marvin
00:53:53qui est accusé
00:53:54d'avoir frappé
00:53:55et laissé pour mort
00:53:56sa compagne
00:53:57Chloé
00:53:57une compagne âgée
00:53:58de 24 ans
00:53:59c'est une affaire
00:54:00vous allez voir
00:54:01dans laquelle rien ne va
00:54:02il y a des dysfonctionnements
00:54:03à tous les niveaux
00:54:04le suspect Marvin
00:54:05adepte d'un islam rigoriste
00:54:07défendait l'idée
00:54:08que le Coran
00:54:09autorise un homme
00:54:10à frapper sa femme
00:54:11il a déjà été condamné
00:54:13à 14 reprises
00:54:14notamment pour des violences
00:54:15sur ses précédentes compagnes
00:54:17mais ce n'est pas
00:54:18le seul dysfonctionnement
00:54:19car Chloé était allée
00:54:20porter plainte contre Marvin
00:54:21pour violences conjugales
00:54:23deux heures seulement
00:54:24avant d'être agressée
00:54:26mais débordée
00:54:26le major qui l'a reçu
00:54:28lui a demandé
00:54:28de revenir
00:54:29le lendemain
00:54:30elle est rentrée
00:54:31chez elle
00:54:31et Marvin
00:54:32l'attendait dans le hall
00:54:33et il a littéralement
00:54:35massacré
00:54:36écoutez la maman
00:54:37de Chloé
00:54:38qui était ce matin
00:54:39chez nos confrères de RTL
00:54:40il la fracasse
00:54:43il la fracasse
00:54:44et c'est un truc de fou
00:54:45c'est un truc de fou
00:54:47j'en veux à beaucoup de choses
00:54:49il aurait fait
00:54:50trois coups de pied
00:54:51au niveau du crâne
00:54:52alors qu'on ne dise pas
00:54:54qu'il n'a pas voulu faire de mal
00:54:55parce que déjà
00:54:56d'une on ne tape pas
00:54:57et de deux
00:54:59sur la tête
00:54:59c'est vraiment visé
00:55:01le cerveau
00:55:03la tête
00:55:03tout en fin de compte
00:55:04l'a tué
00:55:05elle ne voit que d'un oeil
00:55:06elle n'a plus de goût
00:55:08plus d'aura
00:55:09et après elle a le côté
00:55:10énervement
00:55:12impatience
00:55:12j'ai peur pour le procès
00:55:14qu'elle s'agace
00:55:15depuis le 13 décembre 2022
00:55:17je me bats pour ma fille déjà
00:55:19et en même temps
00:55:20malheureusement
00:55:21je veux que
00:55:23justice
00:55:24soit faite
00:55:25que
00:55:26tout
00:55:27est le maximal
00:55:28niveau peine
00:55:30pour
00:55:31ma fille en premier
00:55:32et en même temps
00:55:33pour malheureusement
00:55:34toutes ces femmes
00:55:35qui
00:55:36sont passées par là
00:55:37et que malheureusement
00:55:38passeront encore par là
00:55:40parce que
00:55:41ça continue
00:55:43ça continue
00:55:43ça continue
00:55:44et personne n'est écouté
00:55:46on a écouté la maman
00:55:48ce matin Sabrina
00:55:48et c'est vrai que c'est
00:55:49terrible le désespoir
00:55:50de cette maman
00:55:51qui se rend compte aussi
00:55:52que finalement
00:55:53personne n'a voulu
00:55:54écouter sa fille
00:55:54cette maman qui prend en charge
00:55:56complètement sa fille
00:55:56aujourd'hui
00:55:57parce qu'il faut se rendre compte
00:55:58qu'elle a été
00:55:58comment dire
00:56:00massacrée
00:56:01vous l'avez dit
00:56:02il lui a donné des coups de pied
00:56:03dans le visage
00:56:04qui lui ont enfoncé
00:56:05la boîte crânienne
00:56:06à cette victime
00:56:07et aujourd'hui
00:56:08elle n'a plus d'oeil
00:56:09il y a un oeil en moins
00:56:10elle a un cerveau
00:56:12qui a été complètement
00:56:13bouleversé
00:56:14elle n'a plus d'odorat
00:56:15je crois qu'elle a un problème
00:56:16d'audition
00:56:17et surtout elle a un problème
00:56:17de mémoire
00:56:18elle ne se souvient plus
00:56:19des faits
00:56:20et ce que sa maman redoute
00:56:21c'est que pendant ce procès
00:56:22vu déjà sa fragilité émotionnelle
00:56:24sensorielle
00:56:25elle soit perturbée
00:56:27parce qu'elle va revivre
00:56:28quelque chose
00:56:28dont elle n'a plus
00:56:29de souvenir
00:56:30mais qui est quand même
00:56:31ancrée en elle
00:56:31dans ses blessures
00:56:32comme une partie de sa mémoire
00:56:33donc ça va être bouleversant
00:56:35pour la maman
00:56:36pour la fille ce procès
00:56:37mais elles tiennent vraiment
00:56:39à ce que justice soit rendue
00:56:40pour aussi d'autres victimes
00:56:42éventuelles
00:56:42donc voilà
00:56:43il y a vraiment
00:56:43une leçon de courage
00:56:44mais ça va être
00:56:46une épreuve terrible
00:56:46pour cette victime
00:56:47et sa famille
00:56:48Maître Alexia Descamps
00:56:49bonjour
00:56:49merci d'être en direct
00:56:50avec nous
00:56:51ce qui est vrai
00:56:51ce qui est impressionnant
00:56:52également dans cette affaire
00:56:53c'est le raté qu'il y a eu
00:56:54quand cette jeune femme
00:56:56a eu le courage
00:56:56parce que c'est pas simple
00:56:57non plus d'aller porter plainte
00:56:58contre son compagnon
00:56:59elle a eu le courage
00:56:59d'aller porter plainte
00:57:00contre son compagnon
00:57:01elle a été reçue
00:57:02mais le major a été débordé
00:57:03ce jour-là
00:57:04il lui a dit
00:57:05revenez le lendemain
00:57:06pourtant je croyais
00:57:07qu'il y avait des dispositifs
00:57:08particuliers
00:57:09qui avaient été mis en place
00:57:10justement pour l'accueil
00:57:11des femmes violentées
00:57:12pour l'accueil des femmes agressées
00:57:13et que désormais
00:57:14c'était plus pris en compte
00:57:16alors c'est vrai que ce major
00:57:17était assez âgé
00:57:18puisqu'il est parti
00:57:19à la retraite dans la foulée
00:57:20enfin on l'a un peu poussé
00:57:20à partir à la retraite
00:57:21après cette histoire
00:57:22mais est-ce qu'aujourd'hui
00:57:23quand même
00:57:24on fait attention aux femmes
00:57:25qui viennent porter plainte
00:57:26pour ce type d'agression
00:57:27mais les instructions
00:57:29qui ont été données
00:57:30sont très claires
00:57:30normalement elles sont censées
00:57:31être accueillies
00:57:32effectivement prises en charge
00:57:33dans l'urgence
00:57:34même la plus absolue
00:57:35et protégées
00:57:37là visiblement
00:57:38dans l'affaire de Chloé
00:57:40il y a eu trois ratés
00:57:42quand même
00:57:42de la part de trois forces
00:57:44de l'ordre différentes
00:57:45la police municipale d'abord
00:57:46ensuite il y a eu
00:57:47les policiers
00:57:48qui cherchaient
00:57:49à savoir
00:57:50s'ils trafiquaient
00:57:51et qui voyant
00:57:53qu'ils ne trafiquaient pas
00:57:54de stupéfiants
00:57:55ne sont plus intervenus
00:57:56alors même qu'ils étaient
00:57:57très violents
00:57:58verbalement envers elles
00:57:59puis le major
00:58:01qui effectivement
00:58:02lui a dit de revenir
00:58:03le lendemain
00:58:03donc là
00:58:04on a une accumulation
00:58:06dingue
00:58:07de l'incompétence
00:58:08et surtout
00:58:09de la non-écoute
00:58:10de Chloé
00:58:11et on peut espérer
00:58:13que ce ne soit pas
00:58:14le cas pour toutes
00:58:15mais c'est vrai
00:58:15que ça pose question
00:58:16ça pose question
00:58:17il y a beaucoup de femmes
00:58:18malgré tout
00:58:19qui ont tenu à se plaindre
00:58:20alors en général
00:58:21tous les avocats
00:58:22qui sont spécialisés
00:58:23dans ce type d'affaires
00:58:24disent
00:58:24ça s'est amélioré
00:58:25il ne faut pas mentir
00:58:26l'accueil s'est amélioré
00:58:27la façon dont on reçoit
00:58:28les femmes
00:58:30ça s'est amélioré
00:58:30on prend beaucoup plus
00:58:31soin d'elles
00:58:31mais il y a quand même
00:58:32encore des endroits
00:58:33où finalement
00:58:34ce n'est pas pris
00:58:35à la mesure
00:58:35du drame
00:58:36que ça représente
00:58:37pour ces femmes
00:58:37oui
00:58:38et puis c'est encore
00:58:39très variable
00:58:40oui ça s'est amélioré
00:58:41bien sûr
00:58:41parce qu'il y a eu
00:58:41vraiment une médiatisation
00:58:42de beaucoup d'affaires
00:58:44depuis quelques années
00:58:45donc évidemment
00:58:47que ça s'est amélioré
00:58:48avec les moyens
00:58:49de communication
00:58:49etc
00:58:50mais ça reste encore
00:58:51très précaire
00:58:51je pense que c'est
00:58:53très aléatoire
00:58:53et ça dépend vraiment
00:58:54sur qui on tombe
00:58:55quand on va essayer
00:58:57d'avoir un recours
00:58:58à la police
00:59:00et puis à la justice
00:59:01et on en revient aussi
00:59:02au fait que les policiers
00:59:03sont débordés
00:59:04qu'ils ont des tas d'affaires
00:59:05et que parfois
00:59:06peut-être qu'ils ne se rendent
00:59:06pas bien compte
00:59:07de l'urgence
00:59:08que ça peut représenter
00:59:09du danger que ça peut représenter
00:59:11ce qui est visiblement le cas
00:59:12puisqu'il lui a demandé
00:59:12de revenir le lendemain
00:59:13donc je pense que le major
00:59:14ne s'est pas rendu compte
00:59:15à quel point il y avait urgence
00:59:17et à quel point
00:59:17la situation était grave
00:59:18merci beaucoup Maître
00:59:19d'avoir été en direct
00:59:19avec nous
00:59:20c'est vrai que rien ne va
00:59:23dans cette affaire
00:59:24non j'ai entendu
00:59:25qu'il avait 14 condamnations
00:59:27c'est ça
00:59:27précédentes
00:59:28oui tout à fait
00:59:29c'est là où effectivement
00:59:32on peut s'interroger
00:59:33sur le fait que lorsque
00:59:34cette jeune femme
00:59:34se déplace au commissariat
00:59:36pour signaler
00:59:37des effets de violence
00:59:38et qu'elle donne le nom
00:59:39de son compagnon
00:59:42immédiatement
00:59:43il n'y a pas un warning
00:59:43qui s'allume
00:59:44alors il n'y a pas de warning
00:59:45parce que
00:59:45je me suis un peu intéressé
00:59:47à l'affaire
00:59:47il n'y a pas eu de warning
00:59:47parce qu'en fait
00:59:48il n'y a pas eu de recherche
00:59:49sur son nom
00:59:49qui a été faite
00:59:50c'est-à-dire qu'elle est venue
00:59:50elle est venue
00:59:52on lui a dit
00:59:53je veux porter plainte
00:59:54et le major
00:59:55il n'y a pas eu de recherche
00:59:58qui a été faite
00:59:58visiblement
00:59:59sur le nom
01:00:00ce qui est une erreur
01:00:00c'est une erreur
01:00:01c'est un dysfonctionnement
01:00:02majeur
01:00:03et avec les conséquences
01:00:04dramatiques
01:00:05qu'on connaît
01:00:05parce que si effectivement
01:00:06cette recherche
01:00:06avait été faite
01:00:07il est évident
01:00:08que cette jeune femme
01:00:09ne serait pas repartie
01:00:09à son domicile
01:00:10il est presque certain
01:00:12qu'on aurait cherché
01:00:13l'auteur des faits
01:00:15pour le placer
01:00:16en garde à vue
01:00:17et qu'ensuite
01:00:17il y aurait eu
01:00:18tout le système
01:00:18qu'on connaît
01:00:19de protection
01:00:20de la compagne
01:00:21et qui aurait
01:00:23sans doute
01:00:24pu échapper
01:00:26aux violences
01:00:26dont elle a été victime
01:00:27c'est important
01:00:28de vous parler
01:00:29de ce dossier
01:00:29ce matin
01:00:30parce que c'est vrai
01:00:30que ça s'ouvre
01:00:31aujourd'hui
01:00:32et c'est important
01:00:32aussi de voir
01:00:33quand les choses
01:00:34ne vont pas bien
01:00:35c'est quand même
01:00:36important de dire
01:00:37aux femmes victimes
01:00:38de violences conjugales
01:00:39de se tourner aussi
01:00:41vers les associations
01:00:42victimes
01:00:42il y en a beaucoup
01:00:43et lorsqu'il y a
01:00:44un refus
01:00:44d'un policier
01:00:45je ne veux pas
01:00:45les accabler
01:00:46mais qu'il y a
01:00:46un problème
01:00:46à ce niveau-là
01:00:47elles sont soutenues
01:00:48par ces associations
01:00:49et ça permet
01:00:50d'aller voir
01:00:50un autre commissariat
01:00:51d'avoir d'autres
01:00:51mesures de protection
01:00:52il faut vraiment
01:00:53faire passer ce message-là
01:00:54et vous avez raison
01:00:55de le faire
01:00:55c'est ce qu'on préconise
01:00:56quand on a une victime
01:00:57qui nous appelle
01:00:58et qui nous dit
01:00:58j'ai été au commissariat
01:00:59mais ils n'ont pas voulu
01:01:00prendre ma plainte
01:01:01immédiatement
01:01:01je ne peux pas laisser dire
01:01:03que dans les commissaires
01:01:04de la brigade
01:01:05de gendarmerie
01:01:05on fait un cas
01:01:06qui est mal accueilli
01:01:07j'ai fait attention
01:01:10justement
01:01:10et j'ai dit que
01:01:10globalement
01:01:11je pense que ça vous connaît
01:01:12je t'avais mis sauter dessus
01:01:13quand j'allais dire ça
01:01:13ce que je veux dire
01:01:14c'est qu'en formation initiale
01:01:16des gardes jeunes de la paix
01:01:17ils sont évalués
01:01:18sur l'intervention
01:01:18dans un différent
01:01:20conjugal à domicile
01:01:20vous savez qu'il y a des policiers
01:01:21qui sont faits tirer dessus
01:01:22ou qui risquent leur vie
01:01:23jour et nuit
01:01:23pour intervenir
01:01:24sur majoritairement
01:01:25des hommes qui frappent
01:01:26leurs femmes
01:01:2684% des victimes
01:01:28sont des femmes
01:01:28je rappelle que
01:01:29tous les trois jours
01:01:30en France
01:01:30dans notre pays
01:01:30il y a un féminicide
01:01:31et donc
01:01:32dans les commissariats
01:01:33on peut toujours faire mieux
01:01:34mais les policiers
01:01:35sont aujourd'hui
01:01:35formés à la prise de plainte
01:01:36il y a des groupes
01:01:37qui s'appellent les VIF
01:01:38les violences intrafamiliales
01:01:39des enquêteurs spécialisés
01:01:40qui sont les mêmes
01:01:41qui suivent les dossiers
01:01:41en lien avec des associations
01:01:42de victimes
01:01:43et évidemment
01:01:44un cas qui est mal accueilli
01:01:46qui est mal traité
01:01:47qui est mal suivi
01:01:48comme celui-là
01:01:48c'est surtout les conséquences
01:01:51parce qu'il y a une femme
01:01:51défaillante
01:01:52pour le coup
01:01:53c'est malheureux pour lui
01:01:54malheureusement
01:01:54mais il y a une défaillance
01:01:55non mais je sais bien
01:01:56mais ce que je veux dire
01:01:56c'est que
01:01:56c'est pas un procès
01:01:59qui est fait à la police
01:02:00merci
01:02:00non mais
01:02:00un procès qui est fait à la police
01:02:01mais ceci étant
01:02:02je voulais rappeler quand même
01:02:03qu'il y avait des femmes
01:02:04et des
01:02:04ça arrive quand même
01:02:04suffisamment régulièrement
01:02:05on le sait
01:02:06puisque nous
01:02:07on les accompagne
01:02:07ces victimes
01:02:08ça arrive suffisamment régulièrement
01:02:10que le commissariat
01:02:11soit débordé
01:02:11que l'OPJ
01:02:13n'ait pas le temps
01:02:14ou n'ait pas bien compris
01:02:15et que la victime
01:02:16revienne vers nous
01:02:16pour nous dire
01:02:17on a refusé de prendre ma plainte
01:02:18mais vous savez que
01:02:18quand j'étais
01:02:19c'est une situation
01:02:19non non
01:02:20attendez je poursuis
01:02:21c'est une situation
01:02:21vous compléterai quand j'aurai terminé
01:02:25si c'est la possibilité
01:02:26dans les deux sens du terme
01:02:27non c'est une situation
01:02:30qui arrive quand même
01:02:31suffisamment régulièrement
01:02:31et avec des conséquences dramatiques
01:02:33qu'on ne peut pas faire comme si
01:02:33ça n'existait pas
01:02:34ce qui ne revient pas
01:02:35jeter l'opprobre
01:02:36sur l'ensemble
01:02:37exactement
01:02:38et c'est son avis
01:02:39mieux c'est
01:02:39quand j'étais officier de police
01:02:42sur Barbas dans le 18ème
01:02:43vous étiez formidable
01:02:43non non pas du tout
01:02:45pas du tout
01:02:45non mais
01:02:45quand Madame Berlin-Bouillet
01:02:47parlait avec émotion
01:02:48comme vous l'avez fait
01:02:49pour les affaires récentes
01:02:51notamment la petite Lola
01:02:52où vous avez ému
01:02:53beaucoup de monde
01:02:53moi aussi je parle avec mes tripes
01:02:55et j'ai simplement
01:02:55qu'une des interventions
01:02:56qui m'a le plus marqué
01:02:57quand j'étais lieutenant de police
01:02:58à Barbas la nuit
01:02:59c'est cette femme
01:02:59qui est arrivée
01:03:00avec une tête
01:03:00comme un compteur à gaz
01:03:01avec un bébé
01:03:02de quelques mois
01:03:03dans les bras
01:03:03qui n'avait pas osé
01:03:04comme vous l'avez dit
01:03:05franchir la porte du commissariat
01:03:06parce qu'elle se faisait
01:03:06massacrer par son mari
01:03:08tous les soirs
01:03:08et comme on avait passé 21h
01:03:10et qu'après 21h
01:03:10on ne peut pas l'interpeller au domicile
01:03:12sauf pour les en particulier
01:03:12c'est-à-dire les individus
01:03:13qui sont désignés
01:03:14comme étant auteurs
01:03:15de violences conjugales
01:03:16on a appelé un magistrat
01:03:17et là j'étais ravi de voir
01:03:18que la chaîne pénale
01:03:19comme la chaîne policière
01:03:20main dans la main
01:03:21on a pu interpeller le mari
01:03:22en plus la dame
01:03:24même si elle n'était pas
01:03:24sur le bail
01:03:25a pu retourner dans le domicile
01:03:26être protégée avec son enfant
01:03:27et elle est revenue
01:03:28nous dire merci
01:03:29les larmes aux yeux
01:03:30et je pense que c'était
01:03:30la plus belle des reconnaissances
01:03:32même si ça n'enlève pas
01:03:33les marches de progression
01:03:33qu'on peut avoir partout
01:03:34mais je ne veux pas entendre
01:03:35et ça n'a pas été le cas ici
01:03:36le tous pourri
01:03:37où c'est partout pareil
01:03:38on est très loin
01:03:39d'avoir tenu son discours
01:03:41je sais ce que j'ai dit
01:03:42ça n'a pas été dit ici
01:03:43mais je ne me sentais pas dessus
01:03:45allez juste
01:03:46j'aurais qu'on avance un peu
01:03:47parce qu'il y a un autre sujet
01:03:48qui m'a interpellé
01:03:49dans l'actualité ce matin
01:03:50ça concerne les illégaux
01:03:51les étrangers illégaux en France
01:03:54et on découvre que
01:03:55quand on est étranger
01:03:56en situation illégale
01:03:57on peut dire qu'on a
01:03:59des problèmes psychologiques
01:04:00pour ensuite
01:04:01pouvoir rester en France
01:04:03pour avoir un titre de séjour
01:04:04dire par exemple
01:04:05qu'on a de l'anxiété
01:04:06et ça visiblement
01:04:07et bien ça permet ensuite
01:04:08d'avoir un titre de séjour
01:04:09on va en parler
01:04:10regardez tout d'abord
01:04:11comment ça se passe
01:04:12pour obtenir un titre de séjour
01:04:14en France
01:04:15nul besoin pour certains
01:04:16de répondre à des critères complexes
01:04:18il se présente
01:04:19comme malades mentaux
01:04:21selon l'Office français
01:04:22de l'immigration
01:04:22et de l'intégration
01:04:23les troubles mentaux
01:04:24et du comportement
01:04:25représentaient entre 2017
01:04:27et 2024
01:04:27le troisième motif de demande
01:04:29d'un titre de séjour
01:04:31pour soins
01:04:31en 2024
01:04:32près d'un tiers
01:04:33des troubles psychiatriques
01:04:34présentés par les étrangers
01:04:36concernaient des troubles anxieux
01:04:37suivis de la schizophrénie
01:04:39mis en avant dans 24% des cas
01:04:41puis les troubles de l'humeur
01:04:42à plus de 19%
01:04:43et enfin
01:04:44le trouble du développement psychologique
01:04:46à plus de 14%
01:04:48la France est
01:04:49l'un des seuls
01:04:50si ce n'est le seul pays au monde
01:04:51à donner des titres de séjour
01:04:53à des étrangers malades
01:04:54parce qu'ils sont malades
01:04:55pour qu'ils viennent se faire soigner
01:04:57gratuitement en France
01:04:58autre phénomène marquant
01:04:59les demandes pour troubles autistiques
01:05:01en 2017
01:05:02ces dossiers représentaient 2% des cas
01:05:04en 2024
01:05:05c'était 14%
01:05:07et certains parents étrangers
01:05:09n'hésiteraient pas
01:05:10à instrumentaliser leurs enfants
01:05:11pour se maintenir sur le territoire
01:05:13puisque plus de 81%
01:05:15des cas pédopsychiatriques
01:05:16sont liés à l'autisme
01:05:18le cas de l'autisme
01:05:19est quand même très frappant
01:05:20c'est-à-dire que
01:05:21la France ne prend pas en charge
01:05:22correctement ses enfants autistes
01:05:24et pour autant
01:05:25des étrangers
01:05:25qui viennent d'entrer
01:05:27sur le territoire national
01:05:28peuvent se prévaloir
01:05:29d'un trouble autistique
01:05:30pour obtenir un titre de séjour
01:05:31et être pris en charge
01:05:32les principaux demandeurs
01:05:33de titre de séjour
01:05:34qui mettent en avant
01:05:35des troubles mentaux
01:05:36dans leur dossier
01:05:36sont les Algériens
01:05:37suivis des Congolais
01:05:38des Guinéens
01:05:39des Marocains
01:05:40et des Géorgiens
01:05:41en direct avec nous
01:05:43le docteur Stéphane Clerget
01:05:44bonjour docteur
01:05:44merci beaucoup
01:05:45d'être en direct avec nous
01:05:46ce qui est surprenant
01:05:46c'est qu'on passe notre temps
01:05:48à entendre sur les plateaux
01:05:49des gens qui viennent nous dire
01:05:50ah oui mais vous savez
01:05:51la psychiatrie
01:05:52la psychologie
01:05:53en France
01:05:53c'est très compliqué
01:05:54on n'a pas assez de moyens
01:05:55c'est compliqué d'avoir des rendez-vous
01:05:57il faut des fois
01:05:58beaucoup d'attente
01:05:59et dans le même temps
01:06:00on apprend que
01:06:01quand on est étranger
01:06:01on peut venir se faire soigner
01:06:03pour ces choses-là en France
01:06:04est-ce qu'il n'y a pas
01:06:04quelque chose
01:06:05qui ne colle pas
01:06:05dans tout ça ?
01:06:07théoriquement
01:06:08cette loi
01:06:10autorise la prise en charge
01:06:12d'étrangers en France
01:06:14situation régulière
01:06:15ou irrégulière
01:06:16si la maladie est grave
01:06:18très sérieuse
01:06:19qu'elle engage
01:06:20le pronostic vital
01:06:21ou la santé à long terme
01:06:23en l'absence de traitement
01:06:24donc il faut démontrer
01:06:25que le traitement nécessaire
01:06:26n'est pas disponible
01:06:28ou accessible
01:06:28effectivement dans le pays
01:06:30dont la personne est ressortissante
01:06:32et il faut un certificat médical
01:06:34détaillé
01:06:35qui est requis
01:06:36et parfois complété
01:06:37par une expertise
01:06:39du service médical
01:06:40de la préfecture
01:06:41donc théoriquement
01:06:42si on applique les règles
01:06:44c'est pas non plus
01:06:45un parcours très simple
01:06:47là j'ai vu la liste
01:06:49des pathologies psychiatriques
01:06:52on parle de troubles névrotiques
01:06:55ça m'étonne
01:06:55parce que théoriquement
01:06:57il s'agit de pathologies graves
01:07:00qui ne peuvent pas
01:07:01être prises en charge
01:07:01dans le pays d'origine
01:07:03donc théoriquement
01:07:05c'est pas des pathologies
01:07:06qui devraient justifier
01:07:08le maintien
01:07:10mais visiblement
01:07:11ce qui ressort en fait
01:07:12de tout ça
01:07:12c'est qu'il y a une forme
01:07:13de laisser aller
01:07:14c'est-à-dire qu'il y a le texte
01:07:15et puis voilà
01:07:16ça s'est assoupli
01:07:17au fur et à mesure
01:07:17et aujourd'hui
01:07:18puisqu'on parlait même
01:07:19d'anxiété
01:07:20quand même
01:07:20un des premiers symptômes
01:07:22c'était l'anxiété
01:07:23on pouvait se faire soigner
01:07:24pour ça
01:07:24et pouvoir rester en France
01:07:27parce qu'on était anxieux
01:07:28ce qui paraît évident
01:07:29d'ailleurs
01:07:29en plus quand on est
01:07:30en situation régulière
01:07:30qu'on soit anxieux
01:07:32donc voilà
01:07:33on a le sentiment
01:07:34que tout ça
01:07:34c'est un peu délité
01:07:35au fur et à mesure
01:07:36mais encore une fois
01:07:37je repose ma question initiale
01:07:39c'est de dire
01:07:39est-ce qu'aujourd'hui
01:07:40on a les moyens
01:07:41de prendre en charge
01:07:42tous ces gens-là
01:07:42est-ce qu'aujourd'hui
01:07:43on peut les soigner
01:07:44sur le plan psychologique
01:07:45parce que soigner quelqu'un
01:07:46sur le plan psychologique
01:07:47ça ne prend pas une semaine
01:07:48c'est ni 15 jours
01:07:50c'est pas à vous
01:07:51que je vais l'apprendre
01:07:52c'est quelque chose
01:07:52qui est très long
01:07:53donc ça veut dire
01:07:54que ces gens-là
01:07:54ils vont rester très longtemps
01:07:55et ils vont être soignés
01:07:57pendant très longtemps
01:07:57alors qu'il n'y a pas de place
01:07:59pour les Français
01:08:00ou les gens
01:08:01qui sont en situation régulière
01:08:02d'ailleurs
01:08:02qu'il y ait une certitude
01:08:05c'est qu'en France
01:08:06il y a des listes d'attente
01:08:07très importantes
01:08:08pour la prise en charge
01:08:10en psychiatrie adulte
01:08:11et encore plus
01:08:12pour la prise en charge
01:08:13en psychiatrie enfantine
01:08:15que ce soit dans le public
01:08:17ou dans le privé d'ailleurs
01:08:18même dans le privé
01:08:19il y a des listes d'attente
01:08:20importantes
01:08:20et en termes de lits
01:08:22également
01:08:23donc oui
01:08:25on est le parent pauvre
01:08:26en France
01:08:27et on ne peut pas dire
01:08:28que ce soit facile
01:08:31pour tout le monde
01:08:32surtout
01:08:32mais ça je comprends
01:08:33mais excusez-moi
01:08:34je vous repose la question
01:08:35une troisième fois
01:08:36parce qu'elle n'était peut-être
01:08:36pas claire
01:08:37les deux fois d'avant
01:08:37mais est-ce qu'on a
01:08:39les moyens aujourd'hui
01:08:40de soigner ces gens-là ?
01:08:42Je la pose plus directement
01:08:43alors ces gens-là
01:08:45je ne sais pas
01:08:46ce que je peux vous dire
01:08:46c'est qu'on n'a pas
01:08:47aujourd'hui
01:08:48les moyens
01:08:48de soigner
01:08:49les habitants du pays
01:08:52convenablement
01:08:53sur le plan psychiatrique
01:08:54donc encore moins
01:08:55ceux de pays extérieurs
01:08:56même si vous avez du mal
01:08:58à le dire
01:08:58on parlait de l'autisme
01:09:02par exemple
01:09:03je vois encore des familles
01:09:04même si c'est moins vrai
01:09:05qu'autrefois
01:09:06qui sont obligées
01:09:06d'aller en Belgique
01:09:07pour pouvoir trouver
01:09:09des lieux de soins
01:09:10pour leur ensement
01:09:10Merci docteur Stéphane Clergy
01:09:12merci beaucoup
01:09:12d'avoir été en direct
01:09:13avec nous
01:09:14Mathieu Vallée
01:09:14c'est vrai qu'on se dit
01:09:15effectivement
01:09:16il faut avoir un cœur aussi
01:09:17c'est-à-dire qu'on ne va pas
01:09:18laisser ces gens-là
01:09:19quand ils sont dans
01:09:20des situations graves
01:09:21on ne va pas les laisser
01:09:22et c'est normal
01:09:22de les soigner bien évidemment
01:09:23et c'est l'honneur de la France
01:09:25aussi de soigner ces gens
01:09:26quand ils sont dans
01:09:26une situation irrégulière
01:09:27maintenant quand on parle
01:09:28de problèmes
01:09:29comme l'anxiété
01:09:30des choses comme ça
01:09:31on a peut-être
01:09:32un peu trop ouvert
01:09:33le spectre
01:09:34C'est pour ça que nous
01:09:35on est pour le remplacement
01:09:36de l'aide médicale d'État
01:09:37c'est 1,3 milliard par an
01:09:38dans un pays
01:09:39où il n'y a plus un rond
01:09:39dans les caisses de l'État
01:09:40à l'urgence médicale d'État
01:09:41le but c'est pas de laisser
01:09:42crever les gens
01:09:43qu'ils soient de nationalité
01:09:44française ou étrangère
01:09:45sur la rue évidemment
01:09:45qu'on a un système généreux
01:09:47c'est-à-dire qu'aux États-Unis
01:09:47ou au Royaume-Uni
01:09:48ou même en Allemagne
01:09:49c'est votre carte bleue
01:09:50avant votre cœur
01:09:51donc nous on a la chance
01:09:52d'avoir un système généreux
01:09:53par contre on veut le limiter
01:09:54aux cas les plus graves
01:09:55c'est ça que nous évidemment
01:09:56on dit
01:09:56la psychiatrie
01:09:57sur tous les domaines
01:09:58pas sur tous les domaines
01:10:00il y a des domaines
01:10:01où ça peut être compliqué
01:10:02en particulier quand c'est des enfants
01:10:03on peut se dire
01:10:04qu'il y a peut-être
01:10:04des soins d'urgence
01:10:06à donner
01:10:06mais garder les gens
01:10:07pendant des mois
01:10:08juste parce qu'ils ont
01:10:09quelques problèmes d'anxiété
01:10:10avec les médecins
01:10:10il y a des soins d'urgence
01:10:11à prioriser
01:10:12à classifier
01:10:12sur lesquels évidemment
01:10:13il n'y a pas de sujet
01:10:14il y a d'autres soins de confort
01:10:15ou pas urgents
01:10:15sur lesquels on devrait pouvoir
01:10:17avoir d'hier à notre...
01:10:18Et peut-être la priorité
01:10:20ça je vais vous faire bondir peut-être
01:10:22mais moi je trouve que la priorité
01:10:23c'est peut-être les Français
01:10:23les gens en situation légale
01:10:24Mais il y a un non-sens complet
01:10:26c'est-à-dire qu'on n'a vécu
01:10:26une période qui a été le Covid
01:10:27où on n'avait pas assez de lits
01:10:28pas assez de masques
01:10:29des infirmières
01:10:30qu'on a maltraités
01:10:31on avait des médecins
01:10:31qui n'avaient pas les moyens
01:10:32de soigner les locaux
01:10:34comme très bien dit l'intervenant
01:10:36mais aujourd'hui
01:10:37on a des budgets
01:10:38pour soigner des étrangers
01:10:39C'est pas une question
01:10:39de moyens
01:10:40l'humanité qui soigne
01:10:42quand il y a une vie
01:10:43qui est...
01:10:43Mais c'est ça
01:10:43on est tous d'accord là-dessus
01:10:44ça je crois qu'il n'y a pas
01:10:46pas de débat là-dessus
01:10:46on est tous d'accord
01:10:47Merci de nous avoir suivis
01:10:48dans un instant
01:10:49c'est Thomas Bonnet
01:10:49qui n'était pas là
01:10:50parce qu'il est là après
01:10:50Thomas Bonnet qui sera là
01:10:52et nous on se retrouve demain
01:10:53en direct à partir de G135
01:10:54à demain
01:10:54et d'ici là c'est le président
01:10:55On n'est pas une question de moyens
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