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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00– Vendredi 30 janvier 2026, Morandini Live Nuremberg.
00:00:061797 sur CNews, première chaîne Info de France.
00:00:09Bonjour et bienvenue.
00:00:10En direct, à la une, la vidéo de l'horreur.
00:00:13C'est une vidéo qui a été tournée à Saint-Henri.
00:00:15Sainte-Étienne et qui avait été mise en ligne par des mineurs
00:00:17et dans laquelle ils massacrent à coups de poing.
00:00:20Deux coups de pieds dans le visage.
00:00:21Une jeune fille de 15 ans, la tête est visée quasiment à chaque fois.
00:00:25Pour faire mal et pour faire des dégâts.
00:00:27Ces agresseurs sont des garçons et des filles entre 13 et 13 ans.
00:00:3017 ans, la victime est face à trois jeunes garçons, trois jeunes filles.
00:00:34La plus jeune a donc...
00:00:3513 ans et en plus des coups, la victime est ensuite traînée au sol.
00:00:39Elle se rend...
00:00:40Ensuite retrouvée par les policiers de la brigade anti-criminalité.
00:00:44On va revenir dès le...
00:00:45Au début de Morandini Live sur cette vidéo de l'horreur.
00:00:48Et c'est une affaire qui fait écho bien sûr.
00:00:50à ce qui s'est passé à Lyon en début de semaine
00:00:52avec cette autre jeune fille qui avait 15 ans...
00:00:55Et qui a été torturée et scarifiée pour ce qui ressemble à une histoire amoureuse.
00:01:00Et là encore, ce sont des mineurs qui étaient à la manœuvre.
00:01:04Nous irons...
00:01:05à Lyon et nous ferons le point sur l'enquête.
00:01:08Dans ces affaires, vous le savez souvent, c'est...
00:01:10C'est la seule chaîne à vous parler.
00:01:12Et c'est le cas par exemple de cette OQTF qui a violé une dame de 80...
00:01:15en disant, ce silence de certains médias pose question.
00:01:18Écoutez le député Charles Rodwell.
00:01:20de Ensemble pour la République qui soulignait ce fait ce matin sur CNews.
00:01:25Pourquoi est-ce que Europe 1 CNews a été le seul groupe médiatique à parler de cette affaire ?
00:01:30Moi je questionne le divisé public.
00:01:32Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas eu un seul éditorial ?
00:01:35Une seule nouvelle qui a fait le relais de cette affaire ?
00:01:38Parce que ça gêne certains gens.
00:01:40Est-ce qu'il y a des journalistes parce que ça implique un OQTF ?
00:01:42Probablement.
00:01:43En tout cas, les chiffres...
00:01:45Je ne suspecte rien, c'est juste la question que je pose.
00:01:48Ce que je constate, c'est que cette semaine...
00:01:50ont été publiées au global, notamment sur les OQTF, les chiffres de l'immigration.
00:01:53Ils sont inquiétants.
00:01:55Je préfère le dire.
00:01:57Ils sont même la traduction d'une chose, c'est que...
00:02:00C'est qu'aujourd'hui, l'immigration est aujourd'hui insoutenable pour notre pays.
00:02:03Et donc je crois qu'il n'y a pas...
00:02:0526 solutions, il y en a une, c'est que 2026 doit être l'année...
00:02:10d'un grand reset sur l'immigration et sur la sécurité pour...
00:02:15la France.
00:02:16Voilà Charles Rodouel qui était ce matin interrogé par Romain Desarbres.
00:02:19Et voilà d'ailleurs...
00:02:20Encore un reportage que vous ne verrez pas ailleurs car il dérange.
00:02:22Un reportage sur une décharge dangereuse installée à...
00:02:25à côté d'un poste de police.
00:02:26Des individus déposent leurs déchets en toute impunité.
00:02:30depuis plusieurs années, malgré les signalements qui sont faits par les policiers eux-mêmes.
00:02:35Des véritables montagnes de déchets.
00:02:38Des fois, vous pouvez même...
00:02:40ne pas passer la route en fait tellement il y a des détritus sur la chaussée.
00:02:45de cette zone industrielle de Nanterre.
00:02:47Une véritable décharge sauvage s'étale sur plusieurs...
00:02:50dizaines de mètres à proximité directe du siège de la brigade sinophile des Hauts-de-Seine.
00:02:55Juste là, vous avez un service de police républicaine et voilà...
00:03:00des collègues ce qu'ils voient quand ils arrivent au service
00:03:02et ce qu'ils voient quand ils repartent de leur service.
00:03:04Je ne pense pas que ce soit...
00:03:05des conditions de travail honorables.
00:03:07Pneux crevés de véhicules administratifs et personnels.
00:03:10Début d'incendie comme cette vidéo filmée en mai 2024.
00:03:14Cela fait au moins six...
00:03:15disant que cette rue n'a pas été dégagée.
00:03:17Pendant les JO, il y a une délégation étrangère qui est passée.
00:03:20Et on avait honte de montrer ça.
00:03:22Et venez voir la CINO qui a fait un boulot incroyable pendant les JO.
00:03:25pour lui expliquer le déminage, la lutte anti-stupéfiants, les chiens de défense.
00:03:30Et au final, on a montré cette image-là au niveau mondial.
00:03:33Et franchement, pour nous, c'était une honte.
00:03:35Mais ça, nous, que ce soit au niveau de l'administration,
00:03:38on ne peut pas faire grand-chose.
00:03:40Et avoir alerté les autorités compétentes, rien ne change.
00:03:43Les policiers ont demandé l'installation.
00:03:45d'une caméra pour verbaliser.
00:03:47Mais la situation n'évolue toujours pas.
00:03:49Contactez.
00:03:50La mairie de Nanterre n'a pas souhaité répondre à nos questions.
00:03:53Le ministère de l'Intérieur...
00:03:55Le ministère de l'Intérieur publie son premier bilan en 2025 de la délinquance
00:03:58et après plusieurs années de relatifs...
00:04:00les violences repartent à la hausse, notamment les agressions physiques et les infractions.
00:04:05liées aux stupéfiants.
00:04:06Nous nous sommes donc plongés dans cet épais bilan chiffré.
00:04:09Et voici...
00:04:10ce qu'il faut en retenir.
00:04:11Une hausse généralisée de la délinquance...
00:04:15C'est l'un des bilans du rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur.
00:04:20En 2025, la France a recensé 473 000 violences...
00:04:25les violences physiques, soit une augmentation de 5% en un an.
00:04:29Les violences sexuelles...
00:04:30ont notamment augmenté de 8% avec plus de 132 000 victimes enregistrées.
00:04:35dont 50 400 viols ou tentatives de viols...
00:04:38du côté des homicides...
00:04:40Les chiffres restent stables avec 982 victimes...
00:04:44mais les tentatives...
00:04:45d'homicides poursuivent leur hausse.
00:04:47Autre indicateur, les refus d'obtempérer...
00:04:50qui ont bondi en 2025 après deux années de baisse...
00:04:53une nette augmentation...
00:04:55dont fait part le rapport.
00:04:57Et les forces de sécurité intérieure ont enregistré 28 000...
00:05:002 200 refus d'obtempérer routiers...
00:05:02soit une augmentation de 11% par rapport à 2024.
00:05:05Côté stupéfiant, la tendance reste orientée à la hausse...
00:05:09plus 6%...
00:05:10pour l'usage...
00:05:11plus 8% pour le trafic...
00:05:13des chiffres qui confirment une...
00:05:15explosion continue sur les 50 dernières années.
00:05:18En revanche, les atteintes au bien...
00:05:20recul...
00:05:21que ce soit du côté des cambriolages...
00:05:23des vols de véhicules...
00:05:24ou encore des vols...
00:05:25avec armes...
00:05:26selon le rapport...
00:05:27Les atteintes au bien...
00:05:28poursuivent leur recul...
00:05:29confirmant la...
00:05:30baisse amorcée depuis plusieurs années...
00:05:32mais la délinquance se transforme...
00:05:33vers des formes plus violentes...
00:05:35matériels...
00:05:36Un bilan clair...
00:05:37avec une délinquance qui évolue...
00:05:39moins de vols...
00:05:40matériels...
00:05:41mais davantage de délits...
00:05:42de refus d'autorité...
00:05:43et de violences directes.
00:05:45Et puis, un autre rapport...
00:05:47un rapport cette fois...
00:05:48de l'Observatoire français des drogues...
00:05:49qui publie...
00:05:50un rapport qui montre...
00:05:51que les Antilles...
00:05:52occupent un rôle stratégique...
00:05:53dans le haut du spectre...
00:05:54de la criminalité...
00:05:55organisée...
00:05:56liée au trafic maritime...
00:05:57de cocaïne...
00:05:58et une île plutôt connue...
00:06:00pour le tourisme est citée...
00:06:01puisqu'il s'agit...
00:06:02de Saint-Martin.
00:06:05Les Antilles seraient-elles devenues...
00:06:07une plaque tournante...
00:06:08du narcotrafic ?
00:06:09D'après...
00:06:10le rapport de l'Observatoire français des drogues...
00:06:12et tendances addictives...
00:06:13certaines îles occupent un rôle stratégique...
00:06:15Si Saint-Barthélemy avec ses 10 000 habitants...
00:06:18est davantage une destination de ses...
00:06:20substances...
00:06:21Saint-Martin servirait de zone de rebond...
00:06:23ou de stockage aux narcotrafiquants...
00:06:25La cocaïne qui provient des pays sud-américains...
00:06:27serait envoyée à Saint-Martin...
00:06:29ainsi qu'en Guyane...
00:06:30où elles seraient stockées...
00:06:31et acheminées vers l'Europe...
00:06:32via des transports maritimes...
00:06:34Saint-Martinois.
00:06:35Cette île est partagée...
00:06:36entre les Pays-Bas et la France...
00:06:38une complexité administrative et judiciaire...
00:06:40qui profiteraient aux narcotrafiquants...
00:06:42Le rapport met aussi l'accent...
00:06:43sur l'accessibilité de la coca...
00:06:45Le prix au gramme à Saint-Martin...
00:06:47se situe entre 15 et 20 euros...
00:06:49soit 3 fois moins cher...
00:06:50qu'en France hexagonale...
00:06:51Pour lutter contre le narcotrafic...
00:06:53une opération 100%...
00:06:55le contrôle a été mis en place...
00:06:56depuis 2022...
00:06:57dans les aéroports antillais...
00:06:59pour détecter les...
00:07:00cibles mules...
00:07:01ces personnes qui ingurgitent...
00:07:02de la drogue empaquetée...
00:07:03pour la faire passer...
00:07:04en Europe illégalement...
00:07:05Selon les autorités françaises...
00:07:07à la mi-décembre...
00:07:08plus de 35,7 tonnes de...
00:07:10stupéfiants ont été saisies...
00:07:11en 2025...
00:07:12par la marine nationale...
00:07:13dans la zone maritime...
00:07:14des Antilles...
00:07:15La dernière saisie aux Antilles...
00:07:17remonte au 24 janvier dernier...
00:07:19les gendarmes de la commune...
00:07:20du marin...
00:07:21à la Martinique...
00:07:22ont saisi...
00:07:23plus d'une demi-tonne...
00:07:24de cocaïne...
00:07:25dans le cadre...
00:07:26de l'opération de lune...
00:07:25contre les trafics...
00:07:27Et puis c'est une situation...
00:07:29que nous avons tous vécu...
00:07:30aller à l'hôpital...
00:07:31soi-même...
00:07:32pour être soigné...
00:07:33ou alors pour voir un proche...
00:07:34et de voir payer une somme...
00:07:35vol pour le parking de l'hôpital...
00:07:37Alors enfin...
00:07:38enfin une bonne nouvelle ce matin...
00:07:39car l'Assemblée nationale a adopté...
00:07:40en première lecture...
00:07:41une loi visant à rendre gratuits...
00:07:43les parkings dans les hôpitaux...
00:07:45publics...
00:07:46illustration...
00:07:47à Marseille...
00:07:48à l'hôpital Nord de Marseille...
00:07:50impossible de se garer...
00:07:52aux abords de l'établissement...
00:07:53le parking payé en reste l'unique...
00:07:55solution...
00:07:56mais passé la première...
00:07:57demi-heure gratuite...
00:07:58la facture grimpe rapidement...
00:08:001,10€ des 45 minutes...
00:08:022,20€ pour une heure...
00:08:04Là, il n'y en a pas...
00:08:05pour une heure...
00:08:062,20€...
00:08:08Il faut y tricher...
00:08:09par exemple...
00:08:10hier, je suis restée une heure et demie...
00:08:11ça m'a fait 5,20€...
00:08:12Ici, c'est vraiment la seule solution...
00:08:14pour se garer...
00:08:15vu que c'est un quartier...
00:08:16qui n'est pas forcément...
00:08:17très bien fréquenté...
00:08:18on va dire...
00:08:19pour être le plus sécurisé...
00:08:22c'est le seul moyen...
00:08:23depuis...
00:08:24des mois...
00:08:25Marie se rend ici...
00:08:26chaque semaine...
00:08:27pour accompagner son époux...
00:08:29à ses séances de chimiothérapie...
00:08:31Moi, j'ai à peu près...
00:08:32200€ par mois...
00:08:33de faux frais...
00:08:34de parking...
00:08:35oui, oui, oui...
00:08:36ça nous fait sur la retraite...
00:08:38c'est super chou...
00:08:39c'est du vol caractérisé...
00:08:40aujourd'hui...
00:08:41on voit très bien...
00:08:42que c'est un péage...
00:08:43nous, on le surnomme...
00:08:44le péage...
00:08:44on aurait pu le comprendre...
00:08:45si cet argent allait...
00:08:46dans les caisses de l'hôpital public...
00:08:48ce qui n'est pas le cas...
00:08:49une charge supplémentaire...
00:08:50pour les patients...
00:08:51qui pourraient bientôt prendre fin...
00:08:52l'Assemblée nationale...
00:08:54qui vient d'adopter...
00:08:55une proposition de loi...
00:08:56visant à garantir...
00:08:57la gratuité...
00:08:58des parkings...
00:08:59des hôpitaux...
00:08:59publics...
00:09:01Voilà, on espère vraiment...
00:09:02que cette proposition de loi...
00:09:03ira jusqu'au bout...
00:09:04l'audiovisuel public...
00:09:05reste sous pression...
00:09:06avec la commission d'enquête...
00:09:07qui se poursuit...
00:09:08hier je vous parlais...
00:09:09de Patrick Sébastien...
00:09:10qui envisage de faire...
00:09:11des révélations...
00:09:12sur ce qui se passe vraiment...
00:09:13en inter...
00:09:14et bien hier soir...
00:09:15une autre ancienne vedette...
00:09:16de France Télé...
00:09:17a parlé...
00:09:18c'est Christine Bravo...
00:09:19qui a écrit l'ambiance...
00:09:20dans laquelle elle a travaillé...
00:09:21pendant ces années à France 2...
00:09:23et ce qu'elle a dit...
00:09:24est totalement...
00:09:24sur Alice...
00:09:25c'était sur W9...
00:09:26dans l'émission...
00:09:27de Cyril Hanouna...
00:09:28et elle a parlé...
00:09:29de valises...
00:09:30de billets...
00:09:31qui circulaient...
00:09:32écoutez...
00:09:33de toute façon...
00:09:34c'est pas le genre de beauté...
00:09:35de...
00:09:36du service public...
00:09:37ah ouais...
00:09:38ah il se donne...
00:09:39entre mai...
00:09:40qui se partageait la galette...
00:09:41il y avait des scandales...
00:09:42ah il faut que t'ailles...
00:09:43à la commission du coup...
00:09:44on va en parler de la commission...
00:09:46il s'arrangeait...
00:09:48avec mes billets...
00:09:49bien sûr...
00:09:50et les mallettes de fric...
00:09:51que j'ai vu passer...
00:09:52ah voilà...
00:09:53c'était...
00:09:54mais c'était...
00:09:54terrible le service...
00:09:55oui quand même...
00:09:56mais bien sûr...
00:09:57et...
00:09:58et...
00:09:59c'est...
00:09:59c'était une sorte de...
00:10:00pas de mafia...
00:10:01mais...
00:10:02un peu comme les fromages...
00:10:03quelque chose...
00:10:04il se reconnaissait avec les...
00:10:06tu vois...
00:10:07il se serrait la louche...
00:10:08en mettant le petit doigt comme ça...
00:10:09pour dire...
00:10:10je fais partie des autres...
00:10:11ah oui...
00:10:12et... et moi...
00:10:13évidemment...
00:10:14t'as pas voulu jouer...
00:10:15mais j'étais...
00:10:16c'était...
00:10:17j'étais pas contrôlable...
00:10:18et donc...
00:10:19ils sont méfiés comme de la peste...
00:10:20et puis je disais tout...
00:10:21sans filtre...
00:10:23donc...
00:10:24ils voulaient pas...
00:10:25ils voulaient pas de scandales...
00:10:26ah...
00:10:27ils m'ont détruit ma carrière...
00:10:28volontairement...
00:10:29ah ouais...
00:10:30ah bah oui...
00:10:31c'est fort ce que tu dis...
00:10:32ah ils m'ont détruit ma carrière...
00:10:33j'aurais dû...
00:10:34justement...
00:10:35à Préunion Libre...
00:10:36qui cartonnait...
00:10:37je lance douce France...
00:10:39derrière...
00:10:40et ils l'arrêtent au bout d'un an...
00:10:42alors que ça cartonnait...
00:10:43pourquoi ils t'ont dit...
00:10:44ils ont donné quoi comme raison ?
00:10:45eh ben ils ont dit...
00:10:46non bah...
00:10:48changer de conscience...
00:10:49Ils étaient tout puissants, c'était...
00:10:52C'est qui, ils ?
00:10:54C'était Jean-Louis Berriot, notamment, qui est mort.
00:10:59Et qui m'avait dit cette phrase incroyable.
00:11:01Je me suis dit, mais pourquoi vous ne m'aimez pas, monsieur Berriot ?
00:11:04Le patron, à l'époque ?
00:11:04Oui, le patron de France 2.
00:11:06Et vous savez ce qu'il m'a répondu ?
00:11:07Non.
00:11:08Je ne suis pas comme vous.
00:11:09Je ne suis pas née dans l'aïoli.
00:11:10Non.
00:11:11Le mépris.
00:11:12Mais le mépris, l'Espagne.
00:11:14L'Espagne, le sud, parce que le mec, c'était un grand...
00:11:18On l'appelait le grand...
00:11:19grand blond à rien.
00:11:20Ah ouais ?
00:11:20Bon à rien, blond à rien.
00:11:22À rien, oui, ça c'est bon à rien.
00:11:24Et donc, Christine Bravo, ce n'était pas sa cam.
00:11:28Tu vois, il voulait...
00:11:29Il y a des gens qui voulaient lui lécher le cul, ils voulaient...
00:11:32Ils étaient tous berges.
00:11:33Pardon.
00:11:34Voilà, ça balance, c'est le moins qu'on puisse dire.
00:11:37On ne sait pas si Christine Bravo va être entendue.
00:11:39Elle aussi par la commission d'enquête sur l'audiovisuel.
00:11:41Comme tous les jours, les tops et les flops d'audience des Prime.
00:11:44Avec Mister Audience, Ayas Kévin, battant.
00:11:49Master Crime a une nouvelle fois permis à la chaîne d'arriver en tête.
00:11:52La série incarnée par Muriel Robin.
00:11:54Marianne Lenin a bien marché en rassemblant 3 313 000 téléspectateurs.
00:11:593 et 2ème avec le téléfilm Avis de tempête.
00:12:02Avec un score très correct de...
00:12:04La soirée en revanche était très compliquée pour France 2 et M6.
00:12:09Indélise Lucet, Cache Investigation et qui veut être mon associé,
00:12:12ont vraiment du mal à trouver le...
00:12:14Leur public à seulement 1,1 million.
00:12:16Toutes les autres chaînes sont sous le million.
00:12:18France 5 est à la...
00:12:195ème place avec son doc Rome sous les pavés.
00:12:21L'histoire qui est à 805 000.
00:12:23TFIX...
00:12:24C'est juste derrière avec le film Gladiator.
00:12:26C'est à égalité avec W9 qui diffusait il n'y a que la vérité.
00:12:29Qui compte et c'est TMC qui ferme ce classement avec l'agence L'Immobilier de Luxe.
00:12:34en famille qui est à 522 000.
00:12:36Mister Audience vous dit à lundi.
00:12:39Allez, je vous propose de découvrir les invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:12:42Jordan Florentin, bonjour.
00:12:43Merci.
00:12:44Merci d'être avec nous, directeur de la publication de Frontières.
00:12:46Pierre-Yves Rougeron, bonjour.
00:12:47Bonjour.
00:12:48Le président du Cercle...
00:12:49Aristote, Caroline Veil, psychologue, clinicienne.
00:12:51Bonjour.
00:12:52Bonjour.
00:12:52Merci également d'être avec vous.
00:12:53On va avoir besoin de vous.
00:12:54à plusieurs reprises dans cette émission en particulier sur les premiers sujets.
00:12:57Et puis Merwan Mioubi, bonjour.
00:12:59Merci d'être avec nous.
00:13:00Vous êtes journaliste.
00:13:01On vous parlait hier de ce qui s'était passé à Lyon.
00:13:04de cette jeune fille qui avait été séquestrée par des jeunes de son âge qui avaient été...
00:13:09agressée, qui avaient été torturée également.
00:13:11Eh bien, c'est une nouvelle scène d'horreur.
00:13:14Une nouvelle vidéo d'horreur que l'on découvre aujourd'hui.
00:13:16Une vidéo qui a été diffusée sur les réseaux sociaux.
00:13:18Une vidéo qui...
00:13:19qui a été tournée à Saint-Etienne et qui avait été mise en ligne par des mineurs
00:13:22dans laquelle ils massacrent...
00:13:24coups de poing, coups de pied, le visage d'une jeune fille de 15 ans.
00:13:27Et la tête est visée quasiment à...
00:13:29à chaque fois pour faire mal et pour faire des dégâts.
00:13:31La vidéo a ensuite, bien sûr, été retirée des réseaux sociaux.
00:13:34Ces jeunes ont été interpellés.
00:13:36La plus jeune a 13 ans.
00:13:3813 ans.
00:13:39Vous imaginez.
00:13:40Écoutez le point complet sur cette affaire.
00:13:42C'est avec Michael Dosantos.
00:13:43Tout commence par l'envoi d'une vidéo intime.
00:13:47L'adolescente...
00:13:48de 15 ans envoie les images à un jeune homme
00:13:51avec qui elle a rendez-vous quelques minutes plus tard.
00:13:53près de la cité du design à Saint-Etienne.
00:13:56À son arrivée, la jeune femme est prise dans...
00:13:58dans une sorte de guet-apens.
00:14:00Trois jeunes garçons l'attendent.
00:14:02Ils sont rejoints par...
00:14:03La jeune fille, puis des individus capuchés.
00:14:06Elle est projetée alors au sol, lynchée.
00:14:08rouée de coups, des coups de pied, des coups de poing.
00:14:11Le visage est principalement...
00:14:13ciblé après ce passage à tabac.
00:14:16L'adolescente va être retrouvée par les policiers.
00:14:18de la BAC.
00:14:19Son portable et son portefeuille ont été volés.
00:14:21Elle souffre de plusieurs douleurs.
00:14:23Des plaies également.
00:14:25Une ITT de moins de huit jours lui a été prescrite.
00:14:28en ce qui concerne les agresseurs présumés.
00:14:31Ils sont rapidement...
00:14:33interpellés.
00:14:34Ils sont âgés de 15, 16 et 17 ans.
00:14:37Trois garçons.
00:14:38Des filles, elles, sont âgées de 13 et 14 ans.
00:14:41Ils ont été rendus à leurs parents.
00:14:43ou à leurs foyers et remis en liberté
00:14:45sous contrôle judiciaire.
00:14:48Seuls deux d'entre eux seront convoqués
00:14:50dès la semaine prochaine devant le juge pour enfants.
00:14:53Oui, une affaire totalement glaçante, Jordan Florentin.
00:14:56Je voudrais qu'on revoie...
00:14:58Le profil des suspects,
00:14:59parce que c'est quand même ça aussi
00:15:00qui est quand même très inquiétant dans cette affaire.
00:15:03On a trois garçons qui sont âgés de 15, 16 et 17 ans.
00:15:07On a trois...
00:15:08qui n'ont que 13 et 14 ans.
00:15:10Tous sont scolarisés à Saint-Etienne ou dans...
00:15:13Ils ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.
00:15:17Mais ce qui interpelle...
00:15:18C'est l'âge, en particulier des filles,
00:15:2013 et 14 ans.
00:15:21Bien sûr, c'est ce qui est absolument terrifiant.
00:15:23Aujourd'hui, ça ganglène absolument toute la société.
00:15:24La violence, elle n'est plus réservée
00:15:25à une partie de la population.
00:15:28ganglène absolument partout
00:15:29et touche même des enfants,
00:15:30des jeunes filles
00:15:31qui s'en prennent à d'autres jeunes femmes.
00:15:33Et tout cela aussi avec une nouvelle dynamique
00:15:35qui est celle d'un partage sur les réseaux sociaux.
00:15:36Et ça relance d'ailleurs le débat sur l'internet.
00:15:38l'interdiction des réseaux sociaux
00:15:39pour les moins de 15 ans,
00:15:40qu'on soit d'accord ou pas.
00:15:41En l'occurrence, il y a une vraie problématique.
00:15:43C'est celle qu'aujourd'hui,
00:15:44on cherche non seulement à humilier,
00:15:45mais en plus à diffuser cette humiliation
00:15:47pour donner...
00:15:48encore plus d'impact sur la santé mentale
00:15:50ensuite de la victime
00:15:51qui derrière...
00:15:53Eh bien, on a des cas de suicide,
00:15:54on a des cas de profil
00:15:56qui sont extrêmement atteints.
00:15:58Moi, je note trois choses.
00:15:59La première, c'est qu'il y a un abandon total,
00:16:01un échelle de l'État via son...
00:16:03programme d'éducation nationale
00:16:04et de lutte contre le harcèlement à l'école
00:16:06et la justice et la sécurité.
00:16:08dans tout cela,
00:16:09qu'il y a aussi,
00:16:10il ne faut pas le nier,
00:16:11des partis politiques
00:16:12qui créent aussi cette...
00:16:13ambiance de violence aujourd'hui
00:16:14qui redescend juste à notre jeunesse
00:16:15parce qu'ils ne veulent plus
00:16:17de fermeté en France,
00:16:17parce que...
00:16:18on ne défend plus la légitimité
00:16:19de la police à agir
00:16:20et la légitimité des parents aussi à agir.
00:16:23Je rappelle qu'on a quand même supprimé
00:16:24le droit ne serait-ce que de fesser son enfant
00:16:26pour aussi...
00:16:28qui faisait partie avant
00:16:29des totems de l'éducation,
00:16:30alors même si évidemment
00:16:31les mœurs s'évoluent
00:16:32et nos valeurs...
00:16:33et puis enfin,
00:16:35l'absence totale
00:16:36d'éducation...
00:16:38parentale
00:16:38et encore une fois,
00:16:40cette omniprésence
00:16:41des réseaux sociaux
00:16:42qui doublent aujourd'hui...
00:16:43l'humiliation
00:16:43qui est terrifiante
00:16:44au vu de l'âge des victimes.
00:16:46Oui, c'est ça,
00:16:46parce qu'en plus,
00:16:47ce qui est assez surprenant
00:16:48dans cette année...
00:16:48c'est qu'ils ne cherchent pas
00:16:49à cacher ce qu'ils ont fait.
00:16:50Ils vont sur les réseaux sociaux,
00:16:52ils le diffusent
00:16:52puis arrivent Roger Rons.
00:16:53c'est le symbole de quoi
00:16:54dans la société d'aujourd'hui ?
00:16:55Alors, c'est le symbole de...
00:16:58disons d'un warholisme violent,
00:17:00vous voyez ?
00:17:00Mais quelques secondes de...
00:17:03publicité,
00:17:04mais quelques secondes de gloire,
00:17:05voilà ce que j'ai fait
00:17:06et deuxièmement,
00:17:07dans le micro.
00:17:08dans le biotope social
00:17:11dans lequel ils sont,
00:17:12ils vont passer.
00:17:13pour des gens sérieux.
00:17:14Quand ils seront sortis,
00:17:16vous voyez,
00:17:16on aura eu une tape sur la main,
00:17:18ils sont...
00:17:18mineurs.
00:17:18Donc, ils le savent.
00:17:20Ils le savent
00:17:21et s'ils ne le savent pas,
00:17:21leurs avocats leur diront.
00:17:23Donc, ils seront sortis,
00:17:25ils auront tabassé quelqu'un
00:17:26et dit,
00:17:26vous avez vu ce qu'on a fait ?
00:17:28On l'a revendiqué,
00:17:29on l'a filmé,
00:17:30on a diffusé le tout,
00:17:32on a eu une tape sur la main,
00:17:33on n'est pas...
00:17:33On est passé à travers les flics,
00:17:34on est passé à travers les juges.
00:17:36Ils seront...
00:17:37Disons, ils auront une...
00:17:38de réputation en sortant.
00:17:40Et ça devient des héros, en fait.
00:17:41On disait ça à une époque
00:17:42pour les gens qui allaient en...
00:17:43dans certaines cités,
00:17:44on disait,
00:17:45le fait d'aller en prison,
00:17:46c'est presque une médaille,
00:17:47en fait, pour vous.
00:17:48c'est un peu pareil.
00:17:48Le numérique leur fait avancer une case,
00:17:50c'est-à-dire,
00:17:51le numérique leur permet la médaille...
00:17:53sans fleurimer au gis.
00:17:55Moins de perte de temps.
00:17:56Caroline Veil,
00:17:56vous êtes psychologue.
00:17:58Déjà, il y a plusieurs choses.
00:17:59Est-ce que c'est nouveau,
00:18:00cette violence chez des gens aussi jeunes ?
00:18:03Je le répète,
00:18:04les filles ont 13 et 14 ans
00:18:05dans cette violence.
00:18:06Est-ce que c'est quelque chose de nouveau
00:18:07ou simplement...
00:18:08on s'y arrête plus,
00:18:09on fait plus attention à ça ?
00:18:11Si vous voulez,
00:18:12par essence,
00:18:13les...
00:18:13les enfants,
00:18:14les ados
00:18:14sont naturellement violents.
00:18:15L'éducation est là
00:18:17pour mettre en place.
00:18:18le moyen de maîtriser ses pulsions.
00:18:21L'enfant,
00:18:21il n'est pas naturellement bon.
00:18:23si les parents ne lui apprennent pas
00:18:24à gérer ses pulsions
00:18:27que le...
00:18:28le principe de plaisir
00:18:29doit faire face
00:18:30au principe de réalité.
00:18:33Bien...
00:18:33Bien entendu,
00:18:33on va avoir
00:18:34une explosion
00:18:35exponentielle.
00:18:38En ce moment,
00:18:38il y a un problème de cadre.
00:18:39Pour résumer ce que vous dites,
00:18:40en fait,
00:18:40c'est-à-dire que ces ados
00:18:42n'ont pas été cadrés.
00:18:43Absolument pas.
00:18:44On ne leur a pas inculqué
00:18:46les valeurs morales.
00:18:47fondamentales,
00:18:49c'est-à-dire la distinction
00:18:50entre le bien et le mal.
00:18:52Mais...
00:18:52Un enfant par essence est méchant ?
00:18:56Qu'est-ce que vous êtes en train
00:18:57de me dire ?
00:18:57Je ne dis pas.
00:18:57qu'un enfant par essence est méchant,
00:18:59je dis qu'un enfant
00:19:00est un être pulsionnel.
00:19:02D'accord.
00:19:02C'est-à-dire...
00:19:02travers cette pulsion
00:19:04et notamment aussi
00:19:05de pulsions sadiques.
00:19:07C'est presque animal.
00:19:07Oui, c'est bien sûr.
00:19:10Et au cours de son développement,
00:19:11c'est aux parents d'éduquer.
00:19:12de lui expliquer la limite
00:19:15entre le bien et le mal
00:19:17et de lui inculquer.
00:19:17les codes sociétaux
00:19:20qui vont faire
00:19:20qu'ils vont être appelés
00:19:22à pouvoir...
00:19:22vivre avec les autres
00:19:24par la suite.
00:19:25Or, aujourd'hui,
00:19:25il y a une dérive complète
00:19:26de l'éducation.
00:19:27C'est-à-dire que,
00:19:29tout à l'heure,
00:19:30vous évoquiez la fessée.
00:19:31Moi, je ne sais pas,
00:19:32pour les châtiments corporeaux,
00:19:33corporels.
00:19:33En revanche,
00:19:34je suis pour la sanction.
00:19:35On privilégie...
00:19:38l'épanouissement de l'enfant,
00:19:41ses désirs, etc.
00:19:43Il y a quand même
00:19:44un cadre à poser.
00:19:47Il y a une société.
00:19:48La famille est une micro-société.
00:19:50Je pense que,
00:19:51si on prenait le profil
00:19:52de tous les...
00:19:53des agresseurs
00:19:53et de tous les ados
00:19:54qui sont là,
00:19:55on trouverait certainement
00:19:56des familles monopéliques.
00:19:58parentales,
00:19:59où ce n'est pas que les parents,
00:20:01forcément,
00:20:01soient démissionnaires.
00:20:03Mais c'est qu'aussi,
00:20:04les malheureux,
00:20:05il faut bien qu'ils travaillent.
00:20:07Ils ne sont pas là...
00:20:08toute la journée.
00:20:08Les enfants sont livrés
00:20:09à eux-mêmes.
00:20:10Ils jouissent d'une liberté
00:20:11et d'une impunité.
00:20:13totale
00:20:13et l'école n'est pas là
00:20:15non plus
00:20:15pour prendre le relais.
00:20:17Donc, quand vous parlez...
00:20:18de dérive éducative,
00:20:20oui, elles existent aujourd'hui.
00:20:22La sanction...
00:20:23elle n'est plus de mise.
00:20:24Et Pierre-Yves Rougeron
00:20:24avait une réflexion intéressante
00:20:26sur le fait que...
00:20:27ils vont devenir...
00:20:28Alors, je ne veux pas dire des stars,
00:20:29mais ils vont devenir
00:20:29des petites vedettes.
00:20:31Ensuite, c'est pour ça
00:20:31qu'ils mettent tout ça sur la...
00:20:33les réseaux sociaux.
00:20:33Vous êtes d'accord avec cette analyse ?
00:20:34Il a complètement raison.
00:20:35La violence aujourd'hui
00:20:36est devenue une valeur.
00:20:38Elle est érigée au sens de valeur.
00:20:39Regardez la culture.
00:20:41On assiste à des films violents.
00:20:42Regardez la musique.
00:20:43qu'écoutent les jeunes.
00:20:46Toutes les musiques sont bonnes, mais...
00:20:48Il est très souvent...
00:20:48Les textes sont très souvent
00:20:50extrêmement violents
00:20:51et ils en raffolent.
00:20:53ils en redemandent.
00:20:54Mais il y a aussi le fait,
00:20:55et je trouve que c'est très important,
00:20:57de se filmer.
00:20:58Est-ce que vous vous rendez compte
00:20:59que c'est pour obéir, en fait,
00:21:01à la pulsion de voyeurie ?
00:21:03L'humanisme, à la fois s'exhiber
00:21:05et voyeurisme, montrer aux autres.
00:21:08Ils revendiquaient ce qu'ils ont fait.
00:21:10C'est-à-dire que, oui,
00:21:11d'une certaine manière,
00:21:12on devait...
00:21:13deviaient un héros
00:21:13parce qu'on a fait
00:21:15quelque chose d'extraordinaire.
00:21:18Et on sait que la sanction
00:21:18sera légère,
00:21:19en particulier comme une des filles
00:21:20à 13 ans,
00:21:21c'est ce qu'on disait tout à l'heure.
00:21:23Elle ne va pas avoir grand-chose.
00:21:24On sait qu'il n'y aura pas de sanctions.
00:21:26Mais surtout, si vous voulez,
00:21:27il y a deux choses.
00:21:27Il y a le fait.
00:21:28d'avoir massacré quelqu'un.
00:21:30C'est-à-dire que,
00:21:31faire du mal à autrui...
00:21:33Et en jouir.
00:21:33Parce qu'il s'agit de ça.
00:21:34Il y a une jouissance.
00:21:36Et ensuite,
00:21:37le...
00:21:38filmer,
00:21:38c'est-à-dire l'exhiber.
00:21:40Et ce n'est pas tant pour l'humilier
00:21:41que pour se mettre en...
00:21:43en valeur soi-même.
00:21:44Donc, si vous voulez,
00:21:44c'est une exacerbation du narcissisme.
00:21:47Vous voyez ce...
00:21:48dont je suis capable.
00:21:49Vous êtes d'accord avec ça,
00:21:50Pierre-Yves Roucheron ?
00:21:51Totalement,
00:21:51parce que soi...
00:21:52On...
00:21:53On présuppose qu'ils sont débiles.
00:21:54Parce que...
00:21:55Non, non, non.
00:21:56Non, mais...
00:21:56Non, mais...
00:21:56Pas débiles.
00:21:57Quand on dit...
00:21:58Quand on dit logiquement,
00:22:00vous vous filmez.
00:22:01Et d'ailleurs,
00:22:02ça a été dit...
00:22:03Ils ont été vite retrouvés.
00:22:04Ah ben, encore heureux.
00:22:05Quand vous vous filmez
00:22:06et que les flics vous retrouvent...
00:22:08Enfin...
00:22:09Enfin, une enquête rapidement faite.
00:22:12Mais...
00:22:13Ce n'est pas uniquement de la stupidité.
00:22:15Ils ne se sont pas dit...
00:22:16Tu te rends compte,
00:22:17attends, on s'est filmé,
00:22:17les flics...
00:22:18Les flics...
00:22:18Ils savent qu'ils passeront à travers
00:22:20et que le prix de la vidéo...
00:22:23Et le prix...
00:22:23Vous le disiez très bien.
00:22:25Et son prix narcissique vaut les...
00:22:28Quelques heures de garde à vue...
00:22:29Le fait de se faire gronder par le magistrat...
00:22:32Ça les amuse presque.
00:22:33Ils ont tellement entendu ça.
00:22:36Ils ont tellement entendu...
00:22:38leurs grands frères,
00:22:39leurs copains de foyer.
00:22:41On a dit...
00:22:41Il y en a certains...
00:22:41Il y en a certains qui sont en foyer.
00:22:42Alors ?
00:22:43Tout à fait.
00:22:43Leurs copains de foyer.
00:22:44Ils ont tellement entendu...
00:22:46Et ils ont tellement entendu également...
00:22:48leur soutien psychologique,
00:22:49leurs avocats,
00:22:50toute la culture de l'excuse leur dire...
00:22:53Écoutez mes petits...
00:22:53Ça ne fera rien.
00:22:55Qu'ils en sont persuadés et à raison.
00:22:57Mérone, je vous donne la parole.
00:22:58Dans un instant puisqu'il est 11h.
00:22:59On va faire le CNews Info
00:23:01et juste après on continuera à parler de ça.
00:23:03On fera le point également sur l'enquête à Lyon
00:23:04où cette jeune fille avait été retenue prisonnière.
00:23:08avait été également scarifiée et torturée.
00:23:10Tout de suite, le CNews Info.
00:23:11C'est avec Sommeil à la midi.
00:23:13Elle a eu une sans surprise,
00:23:17faute de...
00:23:18Promis Sébastien Le Corneau
00:23:19et a engagé par un troisième...
00:23:23Dernier 49-3
00:23:23la responsabilité de son gouvernement
00:23:26pour faire adopter sans vote...
00:23:28le budget de l'État.
00:23:29Ce qui lui vaut une nouvelle motion de censure du RN.
00:23:33sera probablement rejetée lundi.
00:23:35Ce qui permettra sans doute
00:23:36une adoption définitive...
00:23:38On poursuit ce journal avec cette bonne nouvelle
00:23:41sur le front économique.
00:23:43selon les derniers chiffres publiés par l'INSEE ce matin
00:23:45malgré un ralentissement sur les...
00:23:48derniers mois de l'année,
00:23:48la croissance française a atteint 0,9% sur l'année 2025.
00:23:53soit un peu moins que ce qu'anticipait le gouvernement
00:23:56qui lui tablait sur un...
00:23:58PIB de 0,7%.
00:24:00À la une également un plan d'oine...
00:24:03dans les ports et aéroports,
00:24:04une mobilisation accrue aux Antilles
00:24:06et une campagne de censure.
00:24:08civilisation, c'est le plan de bataille
00:24:10qui est ressorti de la réunion
00:24:11sur le narcotrafic.
00:24:13s'est tenu hier à l'Elysée.
00:24:15Emmanuel Macron a demandé au gouvernement,
00:24:17je cite,
00:24:17de muscler...
00:24:18la lutte contre le trafic de drogue,
00:24:20enjeu majeur à quelques semaines
00:24:21des élections municipales.
00:24:23A la une de l'actualité internationale,
00:24:26le caractère antisémite...
00:24:28retenu après l'attaque à la voiture Bélier
00:24:29contre un centre juif de New York aux Etats-Unis.
00:24:33mercredi soir,
00:24:33un homme de 36 ans a foncé,
00:24:35comme vous pouvez le constater sur ces images.
00:24:38à plusieurs reprises sur des portes
00:24:40d'un bâtiment historique de Brooklyn
00:24:42abritant le siège...
00:24:43mondial du mouvement Loubavitch,
00:24:45une branche du judaïsme acidique.
00:24:48est ensuite rendue sans résistance
00:24:49aux policiers arrivés sur les lieux.
00:24:53Après la trêve obtenue par Washington,
00:24:54l'armée ukrainienne fait part de tirs de missiles
00:24:57et d'une centaine de...
00:24:58de drones cette nuit.
00:24:59Trêve qui avait été demandée personnellement
00:25:01par Donald Trump...
00:25:03à son homologue Vladimir Poutine
00:25:05à cause de la vague de froid
00:25:06qui sévit actuellement.
00:25:08en Ukraine,
00:25:09le chef du Kremlin
00:25:10s'était engagé
00:25:10à cesser les frappes sur Kiev
00:25:12et d'autres...
00:25:13villes pendant une semaine.
00:25:15Et puis les marchés tremblent,
00:25:17c'est aujourd'hui...
00:25:18que Donald Trump doit dévoiler
00:25:19le nom du successeur
00:25:21de l'actuel patron de la Fed.
00:25:23dont le mandat prendra fin fin mai
00:25:25et selon la presse américaine,
00:25:27c'est Kevin Noir.
00:25:28ancien gouverneur de la Fed
00:25:29qui fait figure de grand favori
00:25:31pour prendre la tête de la banque...
00:25:33centrale des Etats-Unis.
00:25:35Merci beaucoup Sobaya.
00:25:36On vous retrouve tout à l'heure à...
00:25:38midi, ce sera avec Thierry Cabane
00:25:38puisqu'on est vendredi,
00:25:40ce sera avec Thierry Cabane
00:25:40pour faire un point
00:25:41sur l'actualité.
00:25:43On est en train donc de parler
00:25:44de cette vidéo de l'horreur
00:25:46à Saint-Etienne...
00:25:48avec les suspects
00:25:49qui sont soupçonnés
00:25:50d'avoir massacré une jeune fille
00:25:51à coups de pied dans le...
00:25:53le visage à coups de poing,
00:25:54les suspects, leur profil.
00:25:55Je vous le rappelle
00:25:56parce que c'est intéressant
00:25:57de voir ce profil.
00:25:58trois garçons âgés de 15, 16 et 17 ans,
00:26:00trois filles âgées de 13 et 14 ans.
00:26:03Tous sont scolarisés à Saint-Etienne.
00:26:04Ils ont été interpellés
00:26:05et remis en liberté
00:26:06sous contrôle judiciaire.
00:26:08Je disais, si cette affaire,
00:26:09on en parle aujourd'hui,
00:26:10c'est aussi parce qu'elle fait écho
00:26:11à ce qui s'est passé à Lyon
00:26:12avec...
00:26:13Cet ado qui a été torturé,
00:26:14on vous en avait parlé hier
00:26:16alors qu'elle devait rejoindre son petit...
00:26:18Petite amie, lundi matin,
00:26:19elle avait été conduite
00:26:20dans les garages d'un immeuble
00:26:21où elle a été séquestrée
00:26:22et torturée.
00:26:23Par d'autres adolescents,
00:26:24une révélité amoureuse entre adolescents
00:26:26qui serait sans doute
00:26:27à l'origine de la...
00:26:28séquestration de cette jeune fille
00:26:29de 15 ans.
00:26:30Le point sur l'enquête
00:26:31avec l'envoyé spécial.
00:26:33De CNews, sur place,
00:26:34Olivier Madinier.
00:26:35À présent, les enquêteurs vont devoir...
00:26:38déterminer le degré de responsabilité
00:26:41de chacun dans cette affaire.
00:26:43de chacune des cinq personnes
00:26:44mises en cause.
00:26:45Ils vont aussi tenter de savoir...
00:26:48qui a fait quoi et à quel moment
00:26:49et aussi d'établir une chronologie précise.
00:26:53de cette affaire.
00:26:53Que s'est-il passé
00:26:54entre le moment
00:26:55où la jeune victime
00:26:56a quitté son foyer d'Annecy
00:26:58et son séjour
00:26:59dans cette résidence
00:27:01de Oulain-Pierre-Bénite.
00:27:02Alors à ce stade...
00:27:03quatre personnes ont été mises en examen
00:27:05et placées en détention provisoire.
00:27:07Ce sont...
00:27:08quatre mineurs,
00:27:09trois jeunes filles
00:27:09et un garçon
00:27:10âgé de 14 à 17 ans.
00:27:12Ils ont...
00:27:13été mises en examen
00:27:14pour enlèvement,
00:27:14séquestration,
00:27:16acte de barbarie.
00:27:18cinquième,
00:27:18un jeune homme
00:27:19a été lui aussi
00:27:21mis en examen.
00:27:23mais laissé en liberté.
00:27:24C'est un jeune majeur
00:27:25de 19 ans.
00:27:26La jeune fille,
00:27:27la jeune...
00:27:28une victime
00:27:28âgée de 15 ans,
00:27:30elle est toujours hospitalisée
00:27:31à l'hôpital HFME.
00:27:33de Lyon.
00:27:34Merwan Meoubi,
00:27:34dans ces deux affaires,
00:27:35finalement,
00:27:36il y a beaucoup de points communs
00:27:37entre elles sur...
00:27:38la façon dont ça se passe
00:27:39et sur la violence
00:27:41puisque la jeune fille
00:27:41avait aussi été filmée.
00:27:43quand elle avait été détenue.
00:27:46Pour vous,
00:27:46vous êtes d'accord
00:27:47avec ce qui a été dit ?
00:27:48jusque-là,
00:27:48c'est-à-dire que finalement,
00:27:49il y a un manque de cadre,
00:27:50il y a un manque de...
00:27:53d'éducation,
00:27:53il faut dire le mot,
00:27:54il y a un manque d'éducation aussi
00:27:55de la part des parents.
00:27:56Il y a surtout une banalisation.
00:27:58de la violence,
00:27:58je pense que vous l'avez
00:27:59assez bien dit,
00:28:00que ce soit dans les médias,
00:28:02que ce soit dans la culture.
00:28:03que ce soit même
00:28:04chez nos politiques,
00:28:05on a de plus en plus
00:28:06et ça s'est banalisé.
00:28:08finalement,
00:28:08de discours violents
00:28:09et on ne s'en rend pas compte
00:28:10et finalement,
00:28:11ce qu'on a en face de nous
00:28:12aujourd'hui,
00:28:12c'est...
00:28:13des conséquences
00:28:13d'années et d'années
00:28:15de propos violents.
00:28:18de propos durs
00:28:19et finalement,
00:28:20j'en parlais un petit peu
00:28:21d'ailleurs avec Pierre-Yves Rogeron
00:28:22juste avant,
00:28:23le poisson pourri par la tête
00:28:24et aujourd'hui,
00:28:26étant donné que les exemples
00:28:27qu'on a...
00:28:28continuellement et maintenant
00:28:29avec les réseaux sociaux
00:28:30et avec la place de l'image
00:28:31qui est de plus en plus importante.
00:28:33Les exemples qu'on a,
00:28:34ce sont des personnalités
00:28:35du monde de la culture,
00:28:37des médias,
00:28:37des politiques...
00:28:38qui sont de plus en plus violents
00:28:39et finalement,
00:28:41c'est rentré
00:28:41même dans les mœurs.
00:28:42C'est-à-dire que...
00:28:43maintenant,
00:28:43vous avez une altercation
00:28:44dans la rue
00:28:44avec qui que ce soit,
00:28:45c'est devenu banal
00:28:46d'insulter,
00:28:47d'en venir aux mains.
00:28:48C'est devenu banal
00:28:48parfois de filmer
00:28:49comme on l'a vu
00:28:50dans les films d'hiver
00:28:51et de relayer ça...
00:28:53peut-être en espérant
00:28:54une certaine forme de popularité
00:28:56de transgresser les règles.
00:28:58Donc, finalement,
00:28:59on va continuer de constater
00:29:01ces faits d'hiver
00:29:01chaque jour,
00:29:02l'un jour après.
00:29:03après l'autre.
00:29:03Et comment on va faire ça alors ?
00:29:05C'est quoi la solution
00:29:05pour mettre fin à ça ?
00:29:06La solution,
00:29:07ce serait aussi d'avoir...
00:29:08d'abord des personnalités publiques
00:29:09qui soient exemplaires,
00:29:10que ce soit des politiques
00:29:11ou des personnalités...
00:29:12Oui, mais c'était pas...
00:29:13Si ce n'était pas le cas avant...
00:29:14Bien sûr.
00:29:14Par exemple,
00:29:15Thomas Bonnet,
00:29:16juste sur, par exemple,
00:29:16à l'Assemblée nationale...
00:29:18a toujours été très violent,
00:29:19les mots ont toujours été très violents,
00:29:20voire même,
00:29:21parfois,
00:29:21à certaines époques,
00:29:22plus...
00:29:23violents que ça ne l'est aujourd'hui.
00:29:24Oui, et en plus,
00:29:24je ne suis pas persuadé
00:29:25que les adolescents en question
00:29:26soient branchés
00:29:27sur la chaîne parlementaire.
00:29:28pour regarder les débats
00:29:28à l'Assemblée,
00:29:29donc je ne crois pas
00:29:30que ce soit effectivement...
00:29:31Après, en effet,
00:29:32il y a un exemple...
00:29:32Dans la culture...
00:29:33Dans la culture,
00:29:33dans la musique, etc.,
00:29:34je suis tout à fait d'accord avec vous.
00:29:36Après, ça pose aussi
00:29:37la question de la réponse...
00:29:38politique à cet ensauvagement,
00:29:39cette décivilisation.
00:29:41C'est très compliqué
00:29:41parce que même dans le projet de loi
00:29:42sur la...
00:29:43de la justice des mineurs,
00:29:43on parlait des 16 ans,
00:29:44ceux qui avaient 16 ans.
00:29:45Là, ils sont encore plus jeunes,
00:29:46donc ça devient vraiment très compliqué.
00:29:48La réponse,
00:29:48Maurice Berger,
00:29:49qui est un pédopsychiatre
00:29:50assez reconnu sur ces questions-là,
00:29:51dit qu'il faut,
00:29:52dès le premier acte,
00:29:53mettre un cran d'arrêt
00:29:53et tout de suite dire...
00:29:54mettre un cadre, justement.
00:29:56Et pour l'instant,
00:29:56j'ai l'impression
00:29:56qu'il n'est pas trop écouté, justement.
00:29:58Le problème, Thomas,
00:29:58et justement,
00:29:59vous le signez assez bien,
00:30:00c'est le fait qu'à un moment donné,
00:30:02on a des discours...
00:30:03politiques qui sont
00:30:03de plus en plus violents,
00:30:05de plus en plus durs,
00:30:06mais qu'il n'y a aucune conséquence.
00:30:08en termes d'actes.
00:30:08Et ça, en fait,
00:30:09c'est le problème
00:30:09qu'on connaît
00:30:11depuis maintenant plus de 10 ans.
00:30:13C'est-à-dire qu'on a des politiques
00:30:14qui sont là pour faire des discours,
00:30:15mais jamais derrière
00:30:16pour prendre les actes nécessaires.
00:30:18pour pouvoir régler les problèmes.
00:30:19Et donc, ça crée
00:30:19de plus en plus de frustration
00:30:20et les conséquences,
00:30:21on les a sur le plan.
00:30:23Moi, je m'interroge
00:30:24parce que le sujet,
00:30:24à mon avis,
00:30:25il n'est pas que d'essence politique,
00:30:27il est aussi civilisationnel.
00:30:28Et on parle beaucoup
00:30:28d'inversion des valeurs
00:30:29et d'inversion de la honte.
00:30:30Ce que je ne m'explique pas
00:30:31est peut-être votre regard de psychologue.
00:30:33madame, peut-être intéressant là-dessus.
00:30:34Ce que je ne m'explique pas,
00:30:34c'est qu'il y a une narration
00:30:35de la honte aussi
00:30:36ou auparavant, pardon.
00:30:38mais la honte,
00:30:38c'était justement d'être malveillant,
00:30:40d'être mauvais,
00:30:40de commettre des crimes,
00:30:41de commettre des délits.
00:30:43Et à l'inverse,
00:30:44et je pense que même
00:30:45ma génération de mon époque,
00:30:46lorsque j'étais adolescent,
00:30:47la...
00:30:48on avait plutôt le héros,
00:30:50c'est celui qui ramenait
00:30:50une bonne note à ses parents,
00:30:51celui qui se comportait...
00:30:53de façon bienveillante.
00:30:54Et pardon,
00:30:54mais pour moi,
00:30:54le héros,
00:30:55c'est celui qui va intervenir
00:30:55dans un métro
00:30:56pour protéger une femme
00:30:56ou celui qui va empêcher...
00:30:58Ces actes-là de se commettre
00:30:59et j'y vois presque.
00:31:00Certains diraient,
00:31:01c'est le retour du mal aussi
00:31:02dans notre civilisation.
00:31:03C'est le retour de tout
00:31:03ce qui est malveillant,
00:31:04qui est promu
00:31:04et je n'arrive pas à m'expliquer
00:31:06pourquoi cette honte a changé.
00:31:08Et ce qui est promu aujourd'hui,
00:31:09c'est cela.
00:31:10Est-ce qu'il y a une explication à ça ?
00:31:11Déjà, ce qu'on dit...
00:31:13tout à l'heure,
00:31:13c'est-à-dire la violence
00:31:14est devenue une valeur.
00:31:16Vous êtes un héros
00:31:16si vous êtes violent.
00:31:18Donc, on a changé.
00:31:20On a changé de mode éducatif.
00:31:23Et puis, vous savez,
00:31:24ceux qui travaillaient bien à l'école,
00:31:26vous les décrivez comme des héros.
00:31:28Mais depuis toujours,
00:31:29ils sont décrits aussi
00:31:31comme ceux dont on se moque.
00:31:33prenaient...
00:31:33Mais ça a souvent été
00:31:34les têtes de Turcs.
00:31:34Enfin, je ne sais même plus
00:31:35si on peut dire cette expression.
00:31:37Mais enfin, des...
00:31:37Prenaient...
00:31:38Des moutons noirs, voilà, pardon.
00:31:39Des moutons noirs dans une classe.
00:31:40Sans Pégocini,
00:31:41dans le petit Nicolas.
00:31:43Cégnan, c'est celui
00:31:43qui travaille bien à l'école.
00:31:45Il est traité de faillot.
00:31:47C'est celui qui est moqué.
00:31:48Voilà, c'est celui dont on se moque.
00:31:49Donc, ça a toujours existé.
00:31:52C'est pas...
00:31:53C'est pas être un héros
00:31:53que de ramener des bonnes notes.
00:31:55En revanche,
00:31:56les parents ont...
00:31:58piqué devant les enfants.
00:31:59On a laissé croire aux enfants
00:32:00qu'ils étaient tout puissants,
00:32:02qu'ils voulaient tout faire.
00:32:03Et on a arrêté
00:32:04de leur poser des limites
00:32:06éducatives et de...
00:32:08prenaient la sanction.
00:32:09Donc, ça part de la base, en fait.
00:32:10Ça part de la famille
00:32:11et ça part de la maison.
00:32:13Roger, on vous est d'accord ?
00:32:14Alors, ça part de la maison,
00:32:15mais ça sort très vite
00:32:16dans la cité.
00:32:17Nous...
00:32:18Je pense que nous sommes
00:32:19au confluent de deux grands problèmes.
00:32:21C'est que, d'abord...
00:32:23Nous avons des...
00:32:24Nous avons des populations
00:32:26de plus en plus jeunes
00:32:27qui ont...
00:32:28compris que face à eux,
00:32:29ils avaient des lâches.
00:32:30Parce que l'État,
00:32:31qu'est-ce que c'est ?
00:32:31C'est le prédateur des prédateurs.
00:32:33D'accord ?
00:32:33C'est-à-dire que
00:32:34tous ceux qui empêchent
00:32:35le peuple de vivre...
00:32:38et qu'il l'empêchent
00:32:38d'éduquer ses enfants
00:32:40et de protéger ses enfants,
00:32:41l'État est là pour les briser.
00:32:43Parce que l'État est lâche,
00:32:44pour vous.
00:32:44Mais bien sûr,
00:32:45l'État est lâche
00:32:46depuis au minimum...
00:32:48Le début des années 80
00:32:49à la fin des années 70.
00:32:50Donc, à un moment,
00:32:52si vous voulez,
00:32:52les personnes...
00:32:53personnalités violentes
00:32:53ne sont pas plus bêtes
00:32:54que d'autres.
00:32:55Elles ont compris
00:32:55qu'ils avançaient dans le mou,
00:32:57qu'ils avaient des lâches.
00:32:58en face d'eux.
00:32:59Et donc,
00:32:59comme nous avons perdu
00:33:00la souveraineté sur nos mœurs,
00:33:02c'est-à-dire que nous...
00:33:03n'imposons plus
00:33:03notre manière de vivre.
00:33:04Ici, on vit comme ça.
00:33:06Ici, on ne touche pas une femme.
00:33:07Ici, on...
00:33:08Ici, on fait ci.
00:33:08Ici, on fait ça.
00:33:10Eh bien,
00:33:11les hommes violents sont dit...
00:33:13Mais il y a la loi, quand même.
00:33:14Pourquoi vous dites
00:33:14qu'on a perdu la souveraineté ?
00:33:16La loi n'est pas respectée.
00:33:16Mais la loi...
00:33:18Sans la force,
00:33:18qu'est-ce que c'est ?
00:33:19Ça vaut le prix du papier
00:33:19sur lequel c'est imprimé.
00:33:21L'imprimité.
00:33:22Donc, ils ont compris...
00:33:23que nous n'avions plus la force
00:33:25pour revendiquer
00:33:27qui nous étions sur notre...
00:33:28Bon, eh bien,
00:33:29toute personne violente face à ça,
00:33:31qu'est-ce qu'elle fait ?
00:33:32Elle frappe plus...
00:33:33Mais moi, je l'entends...
00:33:33Je vous donne la parole, Caroline,
00:33:35dans un instant,
00:33:35mais moi, j'entends votre raisonnement.
00:33:36Mais vous croyez qu'à 13 ans...
00:33:38On a un raisonnement aussi construit
00:33:39que vous pouvez avoir là ?
00:33:40Vous croyez que c'est tout ça
00:33:42ce qu'ils ont en tête ?
00:33:43Non, mais ils le font
00:33:44par mimétisme adolescent.
00:33:46Il n'y a rien de plus grégaire
00:33:47qu'un ado.
00:33:47Oui.
00:33:48Caroline, c'est vrai qu'il y a
00:33:49une identification
00:33:50au héros des cités.
00:33:52Il a été...
00:33:53Il a été violent.
00:33:53Plus je vais lui ressembler,
00:33:55plus je vais...
00:33:56Donc, effectivement,
00:33:57il...
00:33:58Ils vont limiter.
00:33:59Mais il n'y a pas que ça.
00:33:59Si vous voulez, à l'école,
00:34:01il y a aussi une idéologie
00:34:02qui a changé.
00:34:03Avant, on prenait quand même...
00:34:06Il y avait les notes,
00:34:07il y avait les classements.
00:34:08Alors, aujourd'hui,
00:34:09on peut dire que tout ça
00:34:10est surfait.
00:34:11Mais depuis qu'au fur et à mesure...
00:34:13on a abandonné tout ça,
00:34:15il faut quand même voir le résultat.
00:34:17C'est-à-dire...
00:34:18C'est-à-dire que les enfants
00:34:18sont livrés à eux-mêmes.
00:34:20On ne les contrôle pas.
00:34:22Ça donne lieu...
00:34:23à une explosion de la violence.
00:34:24Il fait de regarder
00:34:25les cours de récré.
00:34:26Jordan.
00:34:27Oui, et alors...
00:34:28Vous parlez de mimétisme
00:34:28et sans vouloir extrapoler
00:34:30ou amagamer,
00:34:30il faut aussi souligner
00:34:31l'objet qui suit de...
00:34:33l'immigration,
00:34:33dont la première,
00:34:34deuxième génération
00:34:35qui aujourd'hui fait
00:34:36qu'on a dans des cours d'école
00:34:37des jeunes qui ont été
00:34:38qui vont observer par mimétisme
00:34:39et par père
00:34:39des enfants qui sont issus
00:34:40d'autres cultures également.
00:34:42Et on parle souvent d'un...
00:34:43l'importation d'une certaine violence
00:34:44et de certaines...
00:34:46finalement,
00:34:46de mimétisme avec...
00:34:48d'autres cultures
00:34:48et un autre rapport aux femmes,
00:34:49un autre rapport à...
00:34:51Marouane Bouvi,
00:34:51c'est le nom de la tête.
00:34:52En vous écoutant...
00:34:53Il est des gens de la tête,
00:34:55forcément.
00:34:55Il est saturé.
00:34:56On a mis ça sur le terrain
00:34:56de la culture,
00:34:57ça a déjà...
00:34:57Et il...
00:34:58ayant des responsables politiques
00:34:59qui soient exemplaires,
00:35:00ayant des responsables politiques
00:35:00qui ne soient pas des délinquants
00:35:01et derrière, peut-être...
00:35:03on pourra demander
00:35:03à la population d'en bas
00:35:05d'être exemplaires,
00:35:06de ne pas...
00:35:08dépasser les règles,
00:35:08de ne pas...
00:35:09L'immigration n'a aucun rôle là-dedans,
00:35:10contrairement à ce que dit
00:35:11Jordan Florentin.
00:35:12C'est ce que vous dites, Marouane.
00:35:13Ça n'a aucun rôle.
00:35:14Ça n'a aucun rôle.
00:35:14Je vais remondir sur les propos...
00:35:18de Pierre-Yves Rogéron
00:35:19en disant, à un moment donné,
00:35:20si vous avez un État fort
00:35:21qui fait respecter ces règles,
00:35:22là, oui...
00:35:23et qui traite l'immigration
00:35:24parce que c'est un sujet,
00:35:25ça n'est pas un problème,
00:35:26comme on allait dire,
00:35:27c'est un sujet qu'il faut...
00:35:28traiter et derrière,
00:35:29si vous avez un État fort
00:35:30qui se fait respecter,
00:35:31à la base,
00:35:32vous allez avoir les conséquences...
00:35:33et vous allez voir des personnes
00:35:34qui vont respecter les règles,
00:35:36mais à un moment donné,
00:35:36mettre la culture et l'immigration...
00:35:38à toutes les sauces
00:35:38dès qu'il y a un problème.
00:35:39Je suis désolé.
00:35:39C'est pas un problème par essence,
00:35:40mais ça accentue tous les problèmes
00:35:41et toutes les difficultés.
00:35:43parce que c'est pas l'alpha
00:35:44et l'oméga de tous les problèmes.
00:35:45Non, l'école normalement
00:35:46serait là pour prendre le relais.
00:35:48C'est-à-dire qu'un enfant,
00:35:49il est ce qu'on lui apprend,
00:35:50il est ce qu'on lui inculque.
00:35:51S'il y avait un cadre à l'école...
00:35:53Vous savez, avant,
00:35:55il y avait une moelle à l'école.
00:35:57Vous étiez punie.
00:35:58Vous étiez privé de récréation.
00:36:00Vous étiez sanctionné.
00:36:02Aujourd'hui...
00:36:03plus personne n'ose punir
00:36:04ni sanctionner
00:36:05et surtout,
00:36:06plus aucune valeur morale.
00:36:08n'est enseignée.
00:36:08Il y a aussi une absence de culture.
00:36:11Depuis, on réduit au fur et à mesure...
00:36:13les programmes,
00:36:14c'est-à-dire de façon à s'adapter
00:36:16à des enfants.
00:36:18On tire pas vers le haut,
00:36:18on tire vers le bas.
00:36:19C'est-à-dire qu'on fait des programmes
00:36:20pour se mettre au niveau des enfants
00:36:22et donc de...
00:36:23de plus en plus bas
00:36:23plutôt que d'essayer de les monter.
00:36:25C'est ça.
00:36:25Et les parents s'en prennent aux professeurs aussi.
00:36:27Allez, un dernier mot.
00:36:28La violence devient aussi
00:36:31un substitut de langage.
00:36:33C'est-à-dire que plus...
00:36:35grosso modo,
00:36:35on leur dit
00:36:36mes petits chéris,
00:36:37vous êtes merveilleux...
00:36:38merveilleux tels que vous êtes.
00:36:39Vous n'avez pas à vous élever
00:36:41et vous n'avez pas...
00:36:42comme on a...
00:36:43plus d'idée de ce que c'est
00:36:44qu'être un Français sur notre sol.
00:36:45Vous n'avez plus
00:36:46de grands modèles...
00:36:48par lequel aller.
00:36:49Vous êtes parfait,
00:36:50mes petits lapins.
00:36:51Résultat,
00:36:51ils sont cons comme des balaises
00:36:52en 200...
00:36:53mon vocabulaire
00:36:53et comment ils vont vivre
00:36:56dans un monde normal avec ça.
00:36:58ils vont compenser les manques
00:36:59par la violence.
00:37:00Alors, on parle beaucoup
00:37:01de l'impuissance...
00:37:03de l'État,
00:37:03du fait que l'État
00:37:04aujourd'hui n'a plus le pouvoir
00:37:05et s'est délesté
00:37:06de son pouvoir en particulier.
00:37:08de par la justice
00:37:09et c'est intéressant
00:37:09parce qu'il y a des choses
00:37:11assez précises.
00:37:12On essaie toujours d'être...
00:37:13dans le concret,
00:37:13vous vous souvenez peut-être
00:37:14qu'il y a 48 heures à peu près,
00:37:15on vous a parlé
00:37:16dans le Rondini Live
00:37:16de ce qui se passait
00:37:17dans le 20e Rondini.
00:37:18de Paris
00:37:18avec cet homme
00:37:20et sa compagne
00:37:21qui squattaient la cave
00:37:22d'un...
00:37:23immeuble.
00:37:23Le couple vivait
00:37:24environ depuis deux ans
00:37:25illégalement.
00:37:26Ça faisait deux ans
00:37:27que ça durait.
00:37:28et il se trouve qu'on a fait
00:37:28un reportage sur CNews
00:37:29dans les 48 heures
00:37:30les choses ont bougé.
00:37:31Donc ça veut dire
00:37:32que l'État...
00:37:33Il veut, il peut.
00:37:33Alors on va faire ça en deux temps.
00:37:34D'abord, je vais vous remontrer
00:37:35le reportage
00:37:36qu'on vous avait montré
00:37:36sur la situation
00:37:37et après...
00:37:38On va vous expliquer
00:37:38comment depuis le reportage
00:37:40comme par hasard
00:37:40en 48 heures
00:37:41les choses ont bougé.
00:37:42D'abord...
00:37:43le reportage.
00:37:45Auparavant,
00:37:46ce lieu était une cave
00:37:47désormais,
00:37:49il s'agit presque
00:37:50d'un appartement.
00:37:51Cuisine, toilette...
00:37:52Chambre à coucher,
00:37:53chaque recoin a été aménagé.
00:37:55Depuis pratiquement deux ans,
00:37:57ce squat...
00:37:57vit dans ses parties communes.
00:38:00J'ai jamais un problème
00:38:01avec un voisin ici.
00:38:02C'est la première fois
00:38:02que j'ai entré
00:38:03et j'ai dormi là.
00:38:05Oh là là!
00:38:06Tu peux pas entendre.
00:38:07la poube,
00:38:09les heures de...
00:38:10C'est normal.
00:38:12L'homme est domicilié
00:38:14dans cette cave.
00:38:15Il porte même
00:38:16un bracelet électronique.
00:38:18Depuis peu,
00:38:19sa compagne l'a rejoint.
00:38:20Elle est enceinte
00:38:21de plusieurs mois.
00:38:22super peur.
00:38:24Déjà,
00:38:24pour ma santé
00:38:25et la santé du bébé,
00:38:26c'est vraiment...
00:38:27essentiellement
00:38:28qui nous font
00:38:28la gendarmerie.
00:38:29Je n'accepte pas.
00:38:30Je veux porter plainte
00:38:31contre la police.
00:38:32Plusieurs habitants
00:38:33de l'immeuble
00:38:34l'accusent
00:38:34de vendre
00:38:35des stupéfiants
00:38:35par peur de représailles.
00:38:37Aucun d'entre eux
00:38:38n'a souhaité nous répondre.
00:38:40Seule,
00:38:40cette ancienne locataire
00:38:41a accepté de témoigner.
00:38:42Elle a déménagé
00:38:44après plusieurs rencontres
00:38:45avec des consommateurs.
00:38:47Vous avez arrêté le matin
00:38:48pour aller au travail.
00:38:49Vous avez une personne
00:38:50qui est sur votre palier
00:38:51en train de dormir,
00:38:52sur votre palier.
00:38:52Il y a un toxico
00:38:53qui venait
00:38:54et qui était très agressif
00:38:55vis-à-vis de nous.
00:38:56Il y a eu des personnes
00:38:57dans le bâtiment
00:38:57qui se sont...
00:38:57qui se sont fait agresser.
00:38:58Je sortais de moins en moins
00:38:59pour justement essayer
00:39:00d'éviter un maximum
00:39:01de faire ce genre de rencontres.
00:39:02en bas.
00:39:03Pendant notre tournage,
00:39:04la police s'est rendue sur place
00:39:06à cause de nuisances sonores.
00:39:07Le couple n'a pas été délogé.
00:39:10Selon le bailleur Paris Habitat,
00:39:12il pourrait néanmoins
00:39:12être expulsé
00:39:13dans les toutes prochaines semaines.
00:39:16Voilà, vous l'avez compris,
00:39:17ça faisait...
00:39:17Ça faisait deux ans
00:39:19que ça durait.
00:39:20Et regardez
00:39:21ce qui s'est passé.
00:39:22les explications
00:39:23de Marine Saboura
00:39:24parce que dans la foulée
00:39:25du reportage
00:39:26qu'on a fait...
00:39:27les choses ont bougé
00:39:28comme quoi
00:39:28quand ils veulent.
00:39:29Regardez.
00:39:31Bonjour Jean-Marc.
00:39:32Après plus d'un an de combat,
00:39:34le squatter a finalement
00:39:35été expulsé mardi
00:39:36par les forces de...
00:39:37lors d'une expulsion
00:39:38qui intervient
00:39:39seulement une semaine
00:39:40après notre reportage
00:39:41édifiant.
00:39:42équipe avait rencontré
00:39:44ce squatter
00:39:44qui terrorisait absolument
00:39:46tout l'immeuble.
00:39:47D'ailleurs...
00:39:47Nous étions les seuls
00:39:48avec nos grands frères
00:39:49du Parisien
00:39:49à relayer cette information.
00:39:51Ce squatter,
00:39:52il vivait...
00:39:52Donc avec sa femme
00:39:53dans les caves de l'immeuble.
00:39:55Je vous propose
00:39:55de l'écouter.
00:39:57Quand j'ai entré,
00:39:58j'ai dormi là.
00:40:00Là, là.
00:40:01Tu peux pas entrer.
00:40:02La peau belle,
00:40:04ils ont de...
00:40:05J'ai nettoyé,
00:40:06c'est normal ton guet.
00:40:07Sa femme expliquait d'ailleurs
00:40:09à nos journalistes
00:40:09qu'elle en avait marre
00:40:10des allées et venues
00:40:11des forces de l'ordre.
00:40:12qu'elle comptait porter plainte
00:40:13contre eux
00:40:14pour des faits de harcèlement.
00:40:16En tout cas,
00:40:16cet homme,
00:40:17il est...
00:40:17soupçonné de trafic
00:40:18de stupéfiants
00:40:19et de cigarettes
00:40:20dans le hall de l'immeuble.
00:40:22Il avait même...
00:40:22montré fièrement
00:40:23à nos journalistes
00:40:24qu'il portait
00:40:24un bracelet électronique.
00:40:26Vous l'avez donc compris,
00:40:27c'était...
00:40:27l'enfer pour les habitants,
00:40:29des habitants
00:40:30qui se sentaient
00:40:31totalement abandonnés
00:40:32par la...
00:40:32la mairie de Paris
00:40:33puisque l'immeuble
00:40:34est géré par Paris Habitat.
00:40:36C'est le bailleur social
00:40:37de la ville.
00:40:37de Paris.
00:40:38Je rappelle
00:40:38que ça faisait
00:40:39un an et cinq mois
00:40:40que cet individu
00:40:42s'était installé.
00:40:42d'aller dans les caves
00:40:43de l'immeuble.
00:40:43J'ajoute aussi
00:40:44que ça représentait
00:40:45un coût financier
00:40:46important pour les locataires.
00:40:47puisque les squatteurs
00:40:48s'étaient branchés
00:40:49sur le réseau électrique
00:40:50de l'immeuble
00:40:50et les charges avaient
00:40:51drastiquement...
00:40:52augmenté en raison
00:40:53de leur consommation.
00:40:54Merci Marine Sabourin
00:40:55pour ce point très complet.
00:40:57J'ai regardé le front.
00:40:57Alors on va avoir
00:40:58plein de messages maintenant
00:40:59de gens qui vont nous dire
00:40:59venez chez nous
00:41:01on a des soucis mais...
00:41:02Mais ça prouve que c'est possible
00:41:03aussi de faire bouger les choses.
00:41:05Nous on ne va pas faire
00:41:06des reportages sur...
00:41:07tout ce qui se passe en France
00:41:08absolument tout
00:41:09parce que ce n'est pas possible.
00:41:10Donc on prend quelques cas
00:41:11qu'on trouve assez symboliques.
00:41:12et c'était le cas de cet homme
00:41:13qui était SDF
00:41:14qui avait un bracelet électronique
00:41:15et qui squattait
00:41:16depuis autant de mois.
00:41:17Mais donc quand ils veulent
00:41:19ils peuvent faire bouger les choses.
00:41:20Bon voilà, c'est News
00:41:21première chaîne d'information.
00:41:22première force préfectorale de France
00:41:24visiblement.
00:41:26Moi je m'en réjouis
00:41:27tant mieux.
00:41:27ça sert aussi à ça le journalisme
00:41:28et à exposer en fait
00:41:29ce que vivent et subissent les Français
00:41:31parce que là en l'occurrence
00:41:32on a un homme qui...
00:41:32sans demander l'avis des habitants
00:41:34sans s'interroger sur
00:41:35toutes les conséquences.
00:41:37sur les habitants
00:41:38là on parle de charges
00:41:38de coûts financés
00:41:40après je suis...
00:41:40Mais pourquoi ça ne bouge pas avant ?
00:41:41C'est ça qui...
00:41:42Il y en a dans l'immeuble
00:41:43qui n'étaient pas gênés par ça
00:41:44parce que leur force d'âme
00:41:45fait que c'est pas très grave
00:41:46d'avoir un splatter chez soi.
00:41:47et puis de toute façon
00:41:49on ne peut...
00:41:50Mais c'est un manque de moyens.
00:41:51Enfin moi ce qui m'intéresse
00:41:51c'est pourquoi ça ne bouge pas plus...
00:41:52Plutôt en fait
00:41:53parce que je veux bien
00:41:53parce qu'on fasse un reportage
00:41:55et ça bouge
00:41:55Parce que le splatter en France
00:41:56c'est le chouchou du législateur.
00:41:57On le sait la loi
00:41:58ne prévoit rien
00:41:59pour les propriétaires
00:42:00elle prévoit tout
00:42:00pour l'exploiteur
00:42:01et pour les protéger
00:42:02ils ne peuvent pas être...
00:42:02Tout à fait expulser
00:42:03d'une façon simple
00:42:04on a vu plusieurs cas
00:42:05notamment aux banlieues parisiennes
00:42:06je me souviens d'une affaire
00:42:07on avait des...
00:42:07ça avait été très médiatisé
00:42:09d'un jeune couple qui venait
00:42:10qui était devant sa maison
00:42:11et qui plusieurs fois
00:42:12a fait intervenir
00:42:12le préfet à les forces de police
00:42:13et rien n'a bougé
00:42:14parce que la loi protège
00:42:16celui qui est entré
00:42:17et qui sait...
00:42:17installé
00:42:18et la réalité c'est qu'aujourd'hui
00:42:19on va avoir des français
00:42:20qui de plus en plus
00:42:21vont devoir se protéger
00:42:22par eux
00:42:22et faire la loi
00:42:24parce que comme le disait
00:42:25Pierre-Yves Rougeron
00:42:27c'est que...
00:42:27l'État a failli
00:42:28et les gens eux-mêmes
00:42:30sont obligés de se protéger
00:42:32de remplacer
00:42:32et de se faire justice
00:42:34eux-mêmes
00:42:34et là ça va
00:42:36mais il y a des cas
00:42:37où ça va se passer
00:42:37très mal
00:42:38c'est évident
00:42:39les gens sont à bout
00:42:41ton abonné
00:42:41c'est la...
00:42:42preuve de l'action politique
00:42:44par l'ordre du symbole
00:42:44par le symbole
00:42:45c'est-à-dire qu'en fait
00:42:46dans beaucoup d'administrations
00:42:47tant que...
00:42:47ça n'existe pas dans les médias
00:42:48ça n'existe pas tout court
00:42:50et en fait
00:42:51alors il y a plusieurs raisons
00:42:52qui conduisent à ça
00:42:52parce qu'ils sont submergés
00:42:53par le nombre de cas
00:42:54par le nombre de dossiers
00:42:55c'est très compliqué
00:42:56il y a de plus en plus de faits
00:42:57à...
00:42:57gérés
00:42:57donc ça devient très compliqué
00:42:58soit parce qu'il n'y a pas
00:43:00tellement de volonté politique
00:43:01aussi
00:43:01voilà
00:43:01ils ont d'autres...
00:43:02chats à fouetter
00:43:03que d'aller faire bouger
00:43:04les choses concrètement
00:43:05sur le terrain
00:43:05donc quand on met en lumière
00:43:06un fait
00:43:06ça devient un sujet
00:43:07parce qu'effectivement
00:43:08là vous recevez des coups de fil
00:43:09il y a le supérieur hiérarchique
00:43:11qui dit
00:43:11attendez pourquoi
00:43:11moi cette situation est pareille
00:43:12donc là vous êtes obligés
00:43:13d'y aller
00:43:13mais jusqu'à ce que ça existe
00:43:16médiatiquement
00:43:16c'est...
00:43:17mis un peu sous le tapis
00:43:18comme beaucoup de sujets
00:43:19alors on parlera justement
00:43:20d'impact médiatique dans un instant
00:43:21parce que c'est vrai
00:43:21qu'on reproche souvent
00:43:22à...
00:43:22de parler de ces choses-là
00:43:24mais c'est votre quotidien
00:43:25c'est le quotidien des français
00:43:26et ça...
00:43:27Pierre-Yves Regeron
00:43:28Au moins
00:43:31vous pourrez répondre
00:43:32que...
00:43:32quand on vous reproche ça
00:43:33là vous venez d'éviter
00:43:34une belle tentation d'autodéfense
00:43:36parce qu'à un moment
00:43:37si...
00:43:37personne ne bouge
00:43:38alors
00:43:39nous avons une population
00:43:41dans certains quartiers
00:43:42vieillissantes
00:43:42etc...
00:43:42qui ne pourra pas avoir
00:43:43la tentation de l'autodéfense
00:43:44mais...
00:43:46et ça
00:43:46il suffit de se promener
00:43:47sur les...
00:43:47les réseaux sociaux
00:43:48pour le savoir
00:43:48aujourd'hui
00:43:50il y a aussi
00:43:50des braves mecs
00:43:52qui ont...
00:43:52certains types de CV
00:43:54sportifs dans certains sports
00:43:56de combat etc...
00:43:57qui se mettent...
00:43:57à disposition
00:43:58une simple recherche Google
00:44:00et vous les trouverez
00:44:01non mais ne donnez pas
00:44:02de réalisation
00:44:02c'est illégal
00:44:03je ne donne rien de plus
00:44:04je ne donne rien de plus
00:44:04non mais je dis
00:44:05que c'est malheureusement
00:44:06trouvable
00:44:06pour...
00:44:07pour faire pour
00:44:09malheureusement
00:44:10foutre dehors
00:44:10ce type de gens
00:44:11même si on veut
00:44:12et c'est tout à fait vrai
00:44:14que le squatteur
00:44:15est le chouchou du législateur
00:44:16et bien je le dis
00:44:17pour les...
00:44:17législateurs français
00:44:18si le sort des squatteurs
00:44:20vous importe autant
00:44:21faites en sorte
00:44:22qu'on...
00:44:22puisse les sortir légalement
00:44:23parce qu'à un moment
00:44:24des populations excédées
00:44:25ça va mal tourner
00:44:26mais il y a les squats
00:44:27et puis il y a le problème
00:44:28des OQTF en fait
00:44:29chaque fois qu'on parle
00:44:30d'un OQTF
00:44:31et quand on le fait
00:44:31dans cette émission
00:44:32on dit ah oui mais...
00:44:32vous mettez le bras
00:44:33le doigt sur les OQTF
00:44:36parce que c'est l'immigration
00:44:37Or moi ce qui m'intéresse
00:44:38c'est qu'il y a eu une histoire
00:44:39ces derniers temps
00:44:40vous en avez entendu parler
00:44:41si vous avez regardé ces news
00:44:42parce qu'ailleurs
00:44:42vous ne l'avez pas vue
00:44:43l'histoire de cette OQTF
00:44:44qui a violé une dame
00:44:45de 90 ans
00:44:46on en a beaucoup parlé
00:44:47sur ces news
00:44:48et avec raison
00:44:49on est fiers d'en avoir parlé
00:44:50simplement ces news
00:44:52Europe 1
00:44:52enfin notre groupe
00:44:53est le seul à en avoir parlé
00:44:54et ça ça pose question
00:44:55et moi ce qui m'a intéressé
00:44:57ce matin
00:44:57c'est que Charles Rodouel
00:44:58qui est député ensemble
00:44:59pour la République
00:45:00était sur ces news
00:45:01et Charles Rodouel dit
00:45:02c'est bien d'en avoir parlé
00:45:04bravo
00:45:05et c'est là où on voit
00:45:06qu'on est en train
00:45:06de faire changer les choses
00:45:07c'est que le réel
00:45:08est en train de rattraper
00:45:09les politiques
00:45:10on va écouter Charles Rodouel
00:45:11qui disait ça
00:45:12je trouve ça très intéressant
00:45:13et même Charles Rodouel
00:45:14s'interroge
00:45:15pourquoi le service public
00:45:16n'en a pas parlé
00:45:17pourquoi aucune chaîne
00:45:18de France Télévisions
00:45:19n'a parlé de ça
00:45:20parce que ça les gêne
00:45:20parce qu'ils sont au QTF
00:45:22écoutez
00:45:22c'était ce matin
00:45:23avec Romain Desarbres
00:45:24pourquoi est-ce que
00:45:26Repin C News
00:45:27a été
00:45:27a été le seul groupe médiatique
00:45:29à parler de cette affaire
00:45:29moi je questionne
00:45:31le duviser le public
00:45:31pourquoi
00:45:32parce qu'il n'y a pas eu
00:45:33un seul éditorial
00:45:34une seule nouvelle
00:45:36qui a fait
00:45:37le relais de cette affaire
00:45:38parce que ça gêne
00:45:39certains journalistes
00:45:40parce que ça implique
00:45:41un autre UTF
00:45:42probablement
00:45:43en tout cas
00:45:43les chiffres
00:45:44je ne suspecte rien
00:45:46c'est juste
00:45:47la question que je pose
00:45:48ce que je constate
00:45:49c'est que cette semaine
00:45:50ont été publiées au global
00:45:51notamment sur les OQTF
00:45:52les chiffres de l'immigration
00:45:53ils sont inquiétants
00:45:54je préfère le dire
00:45:56ils sont inquiétants
00:45:57ils sont même
00:45:57ils sont même
00:45:58la traduction d'une chose
00:45:59c'est qu'aujourd'hui
00:46:00l'immigration
00:46:01est aujourd'hui
00:46:02un autre
00:46:02soutenable pour notre pays
00:46:03et donc je crois
00:46:04qu'il n'y a pas 36 solutions
00:46:05il y en a une
00:46:06c'est que deux
00:46:072026 doit être l'année
00:46:09d'un grand reset
00:46:11sur
00:46:12l'immigration
00:46:12et sur la sécurité
00:46:14pour la France
00:46:15c'est intéressant
00:46:17Thomas Bonnet
00:46:18parce que Charles Rodwell
00:46:18c'est pas un extrémiste
00:46:19loin de là
00:46:21et il dit
00:46:22vous avez raison
00:46:22de parler de ça
00:46:23donc c'est pour ça
00:46:24que je disais
00:46:24j'ai l'impression
00:46:25que tout à coup
00:46:25à certains politiques
00:46:26le réel étant
00:46:27en train de le revenir
00:46:27dans la figure
00:46:28il faut quand même
00:46:29saluer le courage
00:46:29de Charles Rodwell
00:46:30dans son groupe
00:46:31dire ce qu'il a dit
00:46:32ce matin
00:46:32ça l'expose
00:46:33politiquement
00:46:34c'est un compliment
00:46:35ce que je disais
00:46:35bien sûr
00:46:35ça l'expose
00:46:36politiquement
00:46:37il dit
00:46:37même si je crois
00:46:38qu'il a parfaitement raison
00:46:39en fait
00:46:39on peut s'interroger
00:46:41pourquoi ce silence
00:46:42soit parce que
00:46:43certains estiment
00:46:43que c'est un fait
00:46:44qui est anodin
00:46:45qui n'a pas d'intérêt
00:46:46voilà c'est pas notre
00:46:47cas mais ça peut être
00:46:47le cas de certains
00:46:48soit et c'est plutôt
00:46:49l'option pour
00:46:50une vieille dame
00:46:50de 90 ans
00:46:51violée
00:46:52ça n'a pas d'intérêt
00:46:52c'est dur à défendre
00:46:54l'autre option
00:46:55pour laquelle je penche
00:46:56c'est que ça
00:46:57les gêne
00:46:57d'aller sur ce terrain là
00:46:58parce que si vous exposez
00:46:59ce fait
00:47:00alors vous allez forcément
00:47:01vous poser un certain nombre
00:47:02de questions
00:47:02sur évidemment
00:47:03la non-exécution
00:47:04des OQTF
00:47:05sur l'immigration
00:47:06sur
00:47:07les mœurs parfois
00:47:08qui arrivent avec une partie
00:47:09de l'immigration
00:47:09effectivement
00:47:10et là ça devient dérangeant
00:47:11ça devient gênant tout de suite
00:47:12d'aller sur ce terrain là
00:47:13pour ceux qui sont très idéologisés
00:47:14Caroline Veil
00:47:15excusez-moi
00:47:16mais je
00:47:17je pense que vous parlez
00:47:18de l'OQTF
00:47:18mais dans quelle culture
00:47:20prône-t-on le viol
00:47:22d'une femme de 90 ans
00:47:23je crois que ça n'existe pas
00:47:25c'est pas seulement
00:47:26le viol est...
00:47:27dans une culture à mon sens
00:47:29sauf il y en a qui m'ont échappé
00:47:31mais je pense que c'est...
00:47:32la plupart du temps
00:47:33mais surtout la plupart du temps
00:47:37respectent aussi les anciens
00:47:38c'est pas tant le problème
00:47:40de l'OQTF
00:47:41je pense que c'est...
00:47:42surtout le problème
00:47:43d'un État qui est...
00:47:44parce que vous parliez
00:47:45d'impuissance
00:47:46moi je parle surtout...
00:47:47d'émission
00:47:47il y a l'État
00:47:49il y a les médias
00:47:50parce que le fait
00:47:51de le cacher...
00:47:52quand on n'en parle pas
00:47:53ça n'existe pas
00:47:53c'est terrible
00:47:54mais si on n'en parle pas
00:47:56ça n'existe pas
00:47:57qui dirige les médias
00:47:57et y compris pour les politiques
00:47:59qui dirige les médias ?
00:48:01qui dirige...
00:48:02c'est-à-dire ?
00:48:02qui ?
00:48:03je parle de l'OQTF
00:48:04les journalistes
00:48:05normalement les journalistes
00:48:06font un peu moi ici
00:48:07dans...
00:48:07cette émission
00:48:07je traite les sujets
00:48:08dont j'ai envie de parler
00:48:09je parle de l'audiovisuel public
00:48:11ah de l'audiovisuel public
00:48:12d'accord
00:48:12Merwan
00:48:13est-ce qu'il y a une peur
00:48:14de parler
00:48:15de citer le mot QTF ?
00:48:16c'est le point sur lequel
00:48:17j'allais arriver
00:48:18aujourd'hui
00:48:20il y a une connivence
00:48:20politique-médiaque
00:48:22qui fait que forcément
00:48:23les sujets qui sont traités
00:48:25la manière dont ils sont traités
00:48:26sont orientés
00:48:27maintenant oui c'est vrai
00:48:29qu'il y a beaucoup de...
00:48:30mais vous ça vous choque
00:48:31par exemple
00:48:31de savoir...
00:48:32cette affaire de vieille dame
00:48:34de 90 ans
00:48:34violée par un OQTF
00:48:36on est les seuls
00:48:37en avoir parlé ?
00:48:39que ce soit CNews
00:48:40non ça ne me choque pas
00:48:41parce que CNews
00:48:42énormément sur ces sujets-là
00:48:45ça vous choque
00:48:45qu'on soit les seuls
00:48:46sur l'insécurité ?
00:48:47bien sûr
00:48:47mais ça vous choque
00:48:48qu'on soit les seuls
00:48:49en parler c'est ça ma question ?
00:48:50non ce qui...
00:48:51le fait...
00:48:52je pose la question de trauma
00:48:52attendez je renverse ma question
00:48:53est-ce que ça vous choque
00:48:54que France Télé
00:48:54n'en ait pas parlé ?
00:48:55qui demande au moins
00:48:56du journaliste
00:48:57ça ne me choque pas
00:48:59parce qu'il y a de moins en moins
00:49:00de moyens
00:49:00et qu'aujourd'hui
00:49:00c'est plus du journalisme
00:49:01mais du commun
00:49:02France Télé a beaucoup plus
00:49:03de moyens que nous
00:49:04non mais c'est ça
00:49:05mais je veux dire
00:49:06qu'il y a...
00:49:07plus de moyens qui sont faits
00:49:08à la communication
00:49:08plutôt que le journalisme
00:49:09il y a moins de journalisme
00:49:10c'est ça la question
00:49:11d'accord mais moi
00:49:11c'est pas du...
00:49:12c'est du tout ma question
00:49:12excusez-moi ma question
00:49:13c'est est-ce que ça vous choque
00:49:14que France Télé
00:49:14n'en ait pas parlé ?
00:49:16mais je veux dire
00:49:16il y a de moins en moins
00:49:17de journalistes
00:49:17je ne comprends pas
00:49:19votre argument là
00:49:20ça veut dire qu'ils font
00:49:21moins le travail
00:49:22ils sont pas...
00:49:22plusieurs centaines
00:49:22ils font moins le travail
00:49:23derrière
00:49:23et qu'ils font plus
00:49:24un travail de communication
00:49:25qu'un travail...
00:49:25ça arrive le vendredi
00:49:27la semaine...
00:49:27la semaine dernière
00:49:27toutes les rédactions
00:49:28ont l'information
00:49:29c'est-à-dire qu'elles arrivent
00:49:30tout le monde est au courant
00:49:30après c'est le choix
00:49:32de la...
00:49:32c'est un choix éditorial
00:49:34ma question c'est
00:49:35est-ce que ça vous choque ?
00:49:36est-ce que le choix...
00:49:37c'est un choix éditorial
00:49:37de ne pas le diffuser
00:49:38vous choque ?
00:49:39non mais moi
00:49:40à un moment donné
00:49:41les médias qui sont...
00:49:42c'est orienté
00:49:42mais non vous avez...
00:49:42mais non mais c'est pas orienté
00:49:43c'est orienté de parler de ça ?
00:49:45bah à un moment donné
00:49:46oui c'est...
00:49:47c'est pas une information importante
00:49:48c'est une information
00:49:49qu'il faut traiter
00:49:49il y a des médias qui décident
00:49:50après il y a le traitement
00:49:51c'est un...
00:49:52c'est un deuxième temps
00:49:52après il y a le traitement
00:49:54la façon dont on en parle
00:49:55ça après tout se discute
00:49:56mais est-ce que le...
00:49:57fait de ne pas en parler
00:49:58du tout
00:49:58est-ce que ça vous choque ?
00:50:00de ne pas en parler du tout
00:50:02mais c'est...
00:50:02il y a des milliers
00:50:03de filles divers
00:50:03qui passent tous les jours
00:50:04mais c'est un choix
00:50:06c'est un choix
00:50:07c'est un choix éditorial
00:50:07c'est pas juste un fait divers
00:50:08c'est un fait de société
00:50:08mais madame demandait
00:50:09qui dirigeait les médias
00:50:10bah il y a un choix
00:50:10qui est fait
00:50:11qui est assumé
00:50:11celui que Delphine Arnaud
00:50:12de France Télévisions
00:50:12alors même qu'il y a
00:50:13une commission d'enquête
00:50:14sur l'audiovisuel public
00:50:15qui est en train
00:50:15d'essayer de comprendre
00:50:17quelles sont les défaillances
00:50:18du service public
00:50:18on a un exemple cette semaine
00:50:19d'une députée européenne
00:50:20Marlène Marachal
00:50:21qui...
00:50:22ça intervient 10 minutes
00:50:22sur France Inter
00:50:23pendant 10 minutes
00:50:24on la serine
00:50:25avec la question
00:50:26du...
00:50:27de la police ICE
00:50:28aux Etats-Unis
00:50:28et du drame
00:50:29qui est survenu
00:50:30pour ne surtout pas
00:50:31questionner sur...
00:50:32le drame qui est survenu
00:50:33en France
00:50:33qui devrait d'abord
00:50:34intéresser les rédactions françaises
00:50:35celui d'une viol
00:50:35d'une femme de 90 ans
00:50:37elle s'échine pendant 8 minutes
00:50:38à tenter de demander
00:50:39au journaliste
00:50:39Benjamin Duhamel
00:50:40de parler de ce fait
00:50:41et d'insister là-dessus
00:50:42parce que c'est d'abord
00:50:43une préoccupation des français
00:50:44avant de s'interroger
00:50:45sur ce qui se passe ailleurs
00:50:46ça n'a pas...
00:50:47était fait
00:50:47pendant 10 minutes
00:50:48on est sur le service public
00:50:49il y a de moins en moins
00:50:50de journalistes
00:50:50arrêtez de dire ça
00:50:51c'est pas un argument
00:50:51ça pense
00:50:52France Inter c'est une grande rédaction
00:50:54enfin c'est un peu insultant
00:50:55pour eux de dire ça
00:50:56France Inter
00:50:57France Inter on est d'accord ou pas
00:50:58mais c'est une grande rédaction
00:50:59il y a beaucoup de journalistes compétents
00:51:00mais le problème c'est que...
00:51:02de plus en plus orienté
00:51:03d'un côté...
00:51:03Ah voilà
00:51:03ça c'est ça
00:51:05je suis d'accord
00:51:06C'est plus point
00:51:06C'est plus point
00:51:07et après on va vous parler
00:51:08d'une autre affaire
00:51:09dont vous entendrez
00:51:09peut-être pas parler ailleurs
00:51:10c'est Nanterre
00:51:11et une bagarre
00:51:11dans une école
00:51:12liée au trafic de drogue
00:51:13mais ça aussi vous l'entendrez
00:51:13peut-être pas ailleurs
00:51:14Pierre-Yves
00:51:15Est-ce qu'on se rend compte
00:51:16que la définition...
00:51:17même de faits divers
00:51:18va changer d'une antenne à l'autre
00:51:20c'est à dire que pour...
00:51:22malheureusement
00:51:23une partie du service public
00:51:25c'est d'autant plus grave
00:51:25que un c'est l'argent collectif
00:51:27donc ça doit représenter
00:51:28les problèmes collectifs
00:51:30à la rigueur
00:51:31une chaîne privée
00:51:32c'est à dire
00:51:32moi j'ai une orientation
00:51:34etc
00:51:34mais d'un côté
00:51:35les gens qui me...
00:51:37regardent, regardent
00:51:37par rapport à cette orientation
00:51:38quand on représente
00:51:40théoriquement un service public
00:51:42et non...
00:51:42donc les problèmes collectifs
00:51:43on doit parler des problèmes collectifs
00:51:44bon
00:51:44or
00:51:45malheureusement
00:51:46dans toute une partie du service
00:51:47public
00:51:47on appelle faits divers
00:51:49tout ce qui peut trahir
00:51:52disons
00:51:53l'échec
00:51:53du macronisme
00:51:55du progressisme
00:51:56de ce que vous voulez
00:51:56appeler ça comme...
00:51:57comme vous le souhaitez
00:51:57donc tout ça
00:51:58ça relève du fait divers
00:51:59par exemple
00:52:00Naël c'était pas un fait divers
00:52:01ça
00:52:02ça c'est un fait divers
00:52:02le problème c'est que
00:52:04pour les français
00:52:05et je le dis
00:52:05à destination
00:52:07d'une...
00:52:07partie des journalistes
00:52:08du service public
00:52:08vous êtes en train
00:52:09de vous tirer une balle
00:52:10dans chaque pied
00:52:11et ce n'est vraiment pas...
00:52:12ce que nous souhaitons
00:52:12vous auriez intérêt
00:52:14à faire votre boulot
00:52:15parce qu'à un moment...
00:52:17pour beaucoup de français
00:52:18ça veut dire
00:52:18ce que nous vivons
00:52:19n'existe pas à vos yeux
00:52:20et donc
00:52:21là il y a...
00:52:22le français est un fossé
00:52:23et c'est vous
00:52:23qui l'avez voulu
00:52:24et vous en assumerez
00:52:25les conséquences
00:52:26c'est...
00:52:27Il y a une rupture
00:52:27il y a une rupture
00:52:28aujourd'hui
00:52:29avec une partie
00:52:29des français
00:52:30avec une partie
00:52:30du service public
00:52:31il y a...
00:52:32on ne va pas énormément
00:52:33parler de CNews
00:52:34mais vous voyez
00:52:35que CNews est la première
00:52:35chaîne d'infos de France
00:52:36vous voyez France Info
00:52:37ils sont très très loin derrière
00:52:38parce qu'ils ne sont pas
00:52:39sur la réalité des français
00:52:41et pourtant ils ont...
00:52:4240 millions de budgets
00:52:43par an
00:52:44mais le pire
00:52:44c'est qu'en plus
00:52:45une partie
00:52:45et c'est ça
00:52:46qui doit être interrogée
00:52:47ré...
00:52:47réagit par l'agressivité
00:52:48si vous regardez
00:52:49la francophobie moyenne
00:52:50du matinal de France Inter
00:52:51vous vous posez la question
00:52:53pourquoi réagissez-vous
00:52:55comme ça ?
00:52:56Alors que les français
00:52:57vous demandent juste
00:52:57de faire votre boulot ?
00:52:58On va parler d'une autre affaire
00:52:59donc vous n'entendrez
00:53:00peut-être pas parler...
00:53:01sur France Info
00:53:02en décembre dernier
00:53:04il y a au moins 4 individus
00:53:05dont 3 masqués
00:53:06qui ont fait une rupture
00:53:06dans une cour d'école
00:53:08à Nanterre
00:53:08où ils se sont battus
00:53:09devant les élèves
00:53:11c'est un épisode de violence
00:53:13qui est sans doute
00:53:13lié au trafic de drogue
00:53:14dans le quartier
00:53:15le jugement va être rendu...
00:53:16aujourd'hui
00:53:17mais cette affaire
00:53:17pose beaucoup de questions
00:53:18y compris sur la sécurité
00:53:19dans les écoles
00:53:20on vous rappelle...
00:53:21les faits avant le jugement
00:53:22qui va être rendu
00:53:23dans la journée
00:53:23C'est dans cette école de Nanterre
00:53:26au beau milieu des tours
00:53:28de la cité Pablo Picasso
00:53:29que des dealers se sont battus
00:53:31début décembre
00:53:32des échanges de coups violents
00:53:34dans la cour de récréation
00:53:35fréquentée par...
00:53:36plus de 200 écoliers
00:53:38les parents sont terrorisés
00:53:39ça m'a fait très très peur
00:53:41j'étais très effrayée
00:53:42donc j'avais vraiment pas envie
00:53:43de ramener mon fils à l'école
00:53:44enfin sincèrement
00:53:46je me disais...
00:53:46je vais le garder
00:53:47le temps qu'on y voit plus clair
00:53:49qu'on ait plus d'informations
00:53:49Cette mère de famille nous...
00:53:51indique même qu'un point de deal
00:53:52se trouve tout proche
00:53:53C'est à quelques mètres...
00:53:56on marche...
00:53:57c'est à une minute
00:53:58voilà
00:53:59on sort de l'école
00:53:59on voit tout de suite...
00:54:00les jeunes...
00:54:01à l'extérieur
00:54:02qui font du deal quoi tout simplement
00:54:04Nous décidons d'entrer prudemment
00:54:06dans...
00:54:06cette cité gangrénée
00:54:07par le trafic de drogue
00:54:09plusieurs habitants
00:54:10que nous rencontrons
00:54:11nous...
00:54:11nous disent vivre sous cloche
00:54:12dans la peur permanente
00:54:14des dealers
00:54:15de la raccette
00:54:16c'est qu'il y a des jeunes
00:54:18qui traînent
00:54:19on n'est pas tranquille
00:54:20en fin de compte
00:54:21parce que tous ces jeunes là
00:54:23ils ne travaillent pas
00:54:24il y a des points de deal
00:54:26c'est la cata ici
00:54:27vous ne rentrez pas dans une tour
00:54:30sans qu'on vous demande
00:54:31votre carte d'internet
00:54:31d'identité ou quoi que ce soit
00:54:33même là vous êtes en train de...
00:54:35je suis sûre
00:54:36que je suis repérée
00:54:37qu'on est repérée
00:54:38Depuis la bagarre de dealers
00:54:40dans la cour de récréation
00:54:41des policiers
00:54:42des médiateurs
00:54:43et des caméras de surveillance
00:54:44veillent sur les entrées
00:54:46et les sorties
00:54:46de l'école
00:54:47sans aucune autre solution
00:54:48pour traiter le fond du problème
00:54:51Ce qui est intéressant
00:54:53c'est d'écouter les gens
00:54:54qui vivent dans ces quartiers là
00:54:55parce que ce sont eux
00:54:56les premières victimes
00:54:58bien évidemment
00:54:58je vous propose d'écouter
00:54:59une mère de famille
00:55:00donc qui est très effrayée
00:55:01forcément pour ces enfants
00:55:02à la suite de ce qui s'est passé
00:55:03dans l'école
00:55:03il y a de la surveillance
00:55:05qui a été mise en place
00:55:06bien évidemment
00:55:06mais elle n'est pas totalement rassurée
00:55:08et elle a dit à notre micro
00:55:09et c'est pareil
00:55:10vous allez voir
00:55:10ils sont obligés de parler
00:55:11de façon anonyme
00:55:12parce qu'ils ont peur
00:55:13ils ont peur des représailles
00:55:14ils ont peur de ce qui peut arriver
00:55:15écoutez
00:55:16ça m'a fait très très peur
00:55:18j'étais très effrayée
00:55:19donc j'avais vraiment pas envie
00:55:20de ramener mon fils à l'école
00:55:21enfin sincèrement
00:55:22je me disais
00:55:23je vais le garder
00:55:24le temps qu'on y voit plus clair
00:55:25qu'on ait plus d'informations
00:55:26parce qu'on a juste eu l'information
00:55:28que deux personnes se sont incrustées
00:55:31dans l'école
00:55:32après on a eu des informations
00:55:34auprès du dégradateur
00:55:35qui nous ont dit
00:55:36que des policiers
00:55:36allaient du coup faire la garde
00:55:38devant l'école
00:55:39là il y a quand même
00:55:40un ou deux policiers
00:55:41oui
00:55:41qui viennent toujours
00:55:42et il y a aussi des surveillants
00:55:44tout simplement
00:55:45de sécurité
00:55:46ils sont pas policiers
00:55:47mais ils sont là
00:55:48donc toute la journée
00:55:49le problème c'est que
00:55:49même s'ils sont là
00:55:51mais
00:55:51si les jeunes ont des armes
00:55:52ou des choses comme ça
00:55:53ils peuvent très bien les blesser
00:55:54et puis faire ce qu'ils ont à faire
00:55:55dans l'école
00:55:56donc c'est rassurant
00:55:57je dirais
00:56:00c'est pas des super héros
00:56:01quoi
00:56:01si un jeune vient avec une arme blanche
00:56:06ils vont pouvoir faire quoi exactement
00:56:07donc c'est ça
00:56:08donc maintenant
00:56:10on n'a pas le choix
00:56:11d'emmener nos enfants à l'école
00:56:12malheureusement
00:56:13parce qu'il faut bien
00:56:13que les enfants continuent
00:56:15quand même le parcours
00:56:16scolaire
00:56:17et de
00:56:18en tout cas pour ceux qui croient
00:56:20en une
00:56:21une force supérieure
00:56:22c'est de prier
00:56:22pour que tout se passe bien
00:56:23et que votre enfant
00:56:24rentre sain et sauf
00:56:26Jordan Florentin
00:56:27c'est important
00:56:27d'écouter ces gens là
00:56:29je suis désolé
00:56:29c'est pas des faits divers
00:56:30parce que c'est leur
00:56:31quotidien à eux
00:56:32c'est la vie
00:56:33qu'ils vivent au quotidien
00:56:34et c'est pour ça que c'est important
00:56:35on réécoutera
00:56:36on s'extrait encore de cet moment
00:56:37dans un instant
00:56:37qui parle comment sa vie
00:56:38est organisée justement
00:56:40pour protéger ses enfants
00:56:41mais c'est ça la réalité des gens
00:56:43moi je veux bien qu'on parle
00:56:43de ce qui se passe aux Etats-Unis
00:56:45et c'est important
00:56:45ce qui se passe aux Etats-Unis
00:56:46ça n'a rien à voir
00:56:47mais le quotidien des gens
00:56:48quand elle rentre chez elle
00:56:49quand elle sort de chez elle
00:56:50quand son gamin va à l'école
00:56:51c'est ça le vrai souci des gens
00:56:53la cité Pablo Picasso de Nanterre
00:56:55c'est de là qu'il explose
00:56:56toute la dynamite
00:56:58avec l'affaire de Naël
00:56:59qui met le pays à feu et à sang
00:57:00pendant plusieurs heures
00:57:01plusieurs mois
00:57:02et c'est l'illustration
00:57:03de la médecine de la société française
00:57:04vous avez un contre-Etat
00:57:06à Nanterre
00:57:06ici dans une cité
00:57:07où on verrouille
00:57:08on contrôle l'information
00:57:09c'est à dire que
00:57:09c'est j'en ai qui ont
00:57:11des témoignages intéressants
00:57:12importants pour comprendre
00:57:13ce qui se passe
00:57:14ne peuvent même pas les donner
00:57:15parce que derrière
00:57:16il peut y avoir des conséquences
00:57:18à cela
00:57:19il peut y avoir des vendettats
00:57:21par rapport à ça
00:57:21par rapport à ce qu'ils nous disent
00:57:22et c'est pour ça
00:57:22que c'est d'autant plus important
00:57:23que les journalistes
00:57:24puissent pénétrer dans ces lieux
00:57:25sur ce qu'on appelle
00:57:26ce qu'on a dit tout à l'heure
00:57:27c'est que être journaliste
00:57:28aujourd'hui en France
00:57:28qui plus est de droite
00:57:29qui plus est affiné
00:57:30ces news frontières
00:57:31tous les médias
00:57:32de notre compte de valeur
00:57:34et bien c'est un métier
00:57:36aujourd'hui
00:57:37et moi je me suis rendu
00:57:37dans cette cité
00:57:38j'ai des femmes voilées
00:57:39qui voulaient échanger avec nous
00:57:40et qui nous ont dit
00:57:41vous savez si on apparaît
00:57:42sur frontières
00:57:42ou sur ces news
00:57:43demain on sera victime
00:57:44on nous dira
00:57:45qui plus est
00:57:45vous êtes une femme
00:57:46vous avez répondu
00:57:47à des journalistes de droite
00:57:47et elle voulait nous dire
00:57:48ce qu'il se passe
00:57:49des journalistes
00:57:50qui défendent des valeurs
00:57:51bien sûr
00:57:51je m'en revendique
00:57:52des journalistes de droite
00:57:53j'ai des problèmes avec ça
00:57:53mais ces femmes
00:57:54ne voulaient pas
00:57:55s'exprimer
00:57:56à mon micro
00:57:56parce qu'elles étaient
00:57:58susceptibles d'être victimes
00:58:00ensuite de violences
00:58:00et elles
00:58:01et il est important
00:58:02qu'elles témoignent
00:58:02de ce qui se passe
00:58:03dans cette société
00:58:03vous êtes d'accord
00:58:04c'est important
00:58:04c'est le quotidien
00:58:05de ces gens-là
00:58:06et leur donner la parole
00:58:08ça fait partie des choses
00:58:09qui sont importantes
00:58:09le vrai
00:58:11non
00:58:11non
00:58:12leur donner la parole
00:58:12oui
00:58:13ça c'est évident
00:58:13le plus gros problème
00:58:15je pense
00:58:15c'est surtout le fait
00:58:16que
00:58:16les français payent
00:58:16matin et midi
00:58:17et soir
00:58:18pour du service public
00:58:19c'est-à-dire sécurité
00:58:20c'est-à-dire
00:58:21santé
00:58:21c'est-à-dire
00:58:22information
00:58:22c'est-à-dire
00:58:23tous ces aspects-là
00:58:24nous sommes la population
00:58:25au monde
00:58:25qui payons
00:58:26le plus d'impôts
00:58:27continuellement
00:58:28et on se rend compte
00:58:29sur le terrain
00:58:29quand on interroge
00:58:30la police
00:58:30il n'y a pas
00:58:31sur le terrain
00:58:31il n'y a pas suffisamment
00:58:31de moyens
00:58:31quand on interroge
00:58:32des médecins
00:58:33on nous dit
00:58:34il n'y a pas suffisamment
00:58:34de moyens
00:58:35les enseignants
00:58:35il n'y a pas suffisamment
00:58:36de moyens
00:58:36de moyens. À un moment donné, la question c'est où va cet argent ? Où va cet argent ? Où va tout
00:58:41tous ces deniers, tous ces moyens qu'on essaie de mettre en place ?
00:58:44Juste, Caroline, je vous donne un pardon.
00:58:46On réécoute un petit extrait de cette maman
00:58:47encore. Cette maman qui nous disait
00:58:49quel est son quotidien.
00:58:51Justement, je pense que ça va vous intéresser.
00:58:52Elle explique. Mes enfants ne sortent pas seuls.
00:58:55On va dans les parcs des...
00:58:56Vous vous rendez compte où en sont ces gens ?
00:58:59Ils sont obligés d'aller dans les parcs des autres villes.
00:59:01Parce qu'ils ont peur d'aller dans leur parc à eux
00:59:03à cause de l'ambiance qui règne.
00:59:05Écoutez, c'est ça le...
00:59:06C'est ça la vraie vie des Français ?
00:59:08Ce que je fais, c'est que j'essaye de...
00:59:11Le moins possible de laisser mon enfant sortir seul
00:59:12déjà dans un premier temps.
00:59:14Même d'aller dans les parcs parce que c'est là où ils sont.
00:59:16En réalité, ils restent à côté
00:59:17et c'est là qu'ils font leurs échanges
00:59:19et qu'ils font leur deal.
00:59:21Donc ce qu'on fait, c'est qu'on va dans des parcs à côté,
00:59:23dans des villes sécurisées comme Plutaux, Courbevoie...
00:59:26On va ailleurs, à Paris, si on veut sortir dans des parcs.
00:59:29Comme ça, au moins, les enfants ont...
00:59:31Ils ont plus de chances d'être en sécurité qu'ici.
00:59:33C'est tellement, tellement, tellement triste d'habiter dans...
00:59:36un quartier et de ne pas pouvoir laisser ses enfants
00:59:38aller jouer avec leurs copains.
00:59:41leurs copines, les voisins, on ne peut pas.
00:59:44Et c'est ce que j'explique à mon fils qui, lui, ne comprend pas.
00:59:46Je pense à déménager.
00:59:47Je suis actuellement en train de chercher un autre endroit
00:59:49pour pouvoir mettre en sécurité mes enfants.
00:59:51Honnêtement, c'est révoltant, Caroline.
00:59:53Vous vous rendez compte où on en est ?
00:59:54Cette dame qui vous dit, je vais à Plutaux, je vais à Courbevoie...
00:59:56Je vais à Paris parce que c'est trop dangereux dans mon quartier.
00:59:59En France, en 2025, 2026.
01:00:01C'est une population qui est totalement laissée à l'abandon.
01:00:04À l'abandon parce que...
01:00:06Il y a une démission.
01:00:07Je ne pense pas que l'État n'ait pas conscience de cet état de fait.
01:00:10Je pense qu'on...
01:00:11On a un État, depuis un certain nombre d'années, narcissique,
01:00:15qui refuse...
01:00:16qu'on porte atteinte à son image.
01:00:18Disons qu'ils ne veulent pas descendre dans...
01:00:21l'esprit d'une partie de la population
01:00:23et qu'ils visent surtout à préserver...
01:00:26leur image plutôt qu'à être efficace et qu'à réguler...
01:00:31Mais qu'est-ce qu'on peut dire à cette dame ?
01:00:33Qu'est-ce que vous répondez à cette dame ?
01:00:34Enfin, l'État, à un moment, cette dame...
01:00:36C'est une Française comme les autres.
01:00:39Elle a le droit à la sécurité.
01:00:40Ça fait partie des...
01:00:41Ça fait partie des choses auxquelles les Français ont droit.
01:00:43La sécurité, la santé, l'éducation...
01:00:46C'est une partie des choses importantes.
01:00:47Et elle explique...
01:00:48Sentiment d'apprentissage.
01:00:49La sécurité, je ne l'ai plus.
01:00:50Sentiment d'apprentissage.
01:00:51Exactement.
01:00:52Donc, ce sentiment d'abandon, elle,
01:00:54elle ne pourra pas grand-chose.
01:00:56Mais c'est...
01:00:56C'est ce que vous évoquiez tout à l'heure.
01:00:57Au fur et à mesure, les gens risquent.
01:01:00Le risque, c'est qu'ils...
01:01:01...
01:01:01Ils se resserrent les coudes.
01:01:02Et que là, on est des dérives de violence.
01:01:06auxquelles l'État sera obligé de faire face.
01:01:08Thierry Vregeron.
01:01:09En réalité, c'est...
01:01:11Elle m'a tout dit.
01:01:12Oui.
01:01:12Je trouve aussi.
01:01:13Elle a tout dit.
01:01:14Parce que...
01:01:15Qu'est-ce qu'elle nous a dit ?
01:01:16Elle nous a dit...
01:01:17Pour mes enfants, je prie.
01:01:21Je plie, je fuis.
01:01:22Voilà ce qu'elle a dit.
01:01:24C'est-à-dire, je prie.
01:01:25Je prie.
01:01:26Je plie, c'est-à-dire, je vais dans des zones sécurisées.
01:01:29C'est-à-dire, là où les bandes ne sont pas.
01:01:31C'est les mots qu'elle employait.
01:01:32Je vais fuir.
01:01:33C'est aussi simple que ça.
01:01:35Je prie, je plie.
01:01:35C'est une population sacrifiée.
01:01:38Eh bien, tout simplement parce que...
01:01:40Si vous voulez, malheureusement, on a tout un imaginaire qui vient.
01:01:44Il faut être honnête, je n'ai rien particulièrement...
01:01:45Il faut être honnête, de l'extrême-gauche qui pense que les bandes veulent juste le désordre et le désordre...
01:01:50Un côté sympa, youpi, peace and love, Woodstock.
01:01:55Pas du tout.
01:01:55Les bandes veulent leur ordre.
01:01:57Et vous vivrez sous leur ordre.
01:02:00Et elles...
01:02:00Elles ne veulent pas vivre sous leur ordre et que ces enfants vivent sous leur ordre.
01:02:04C'est aussi simple que ça.
01:02:05Ils ont laissé cet ordre cannibaliser le nôtre.
01:02:08Barouane.
01:02:08Simple, petite précision.
01:02:10Vous dites il y a un...
01:02:10C'est un sentiment d'abandon de la part des politiques.
01:02:13Je pense qu'il y a un véritable abandon de la part des politiques, que ce soit de droit...
01:02:15Ou de gauche, parce que comme vous le disiez assez justement, il y a quand même une gauche...
01:02:20Pour le coup, qui est véritablement laxiste et qui a laissé faire certaines choses.
01:02:24Et à droite, on a des discours...
01:02:25Or de droite, avec des discours de valeur, mais pas d'actes.
01:02:27Parce que si on se souvient un petit peu, Nicolas Sarkozy qui se...
01:02:30Qui se targue d'être le soutien de la police et comme celui qui a supprimé la police de proximité.
01:02:34Et donc toute cette présence policière...
01:02:35C'est qu'à un moment donné, absente du coup, c'est qu'on en arrive là.
01:02:40Abonnez-moi à la...
01:02:40La question que je me pose, c'est pourquoi est-ce que les politiques n'écoutent pas ces gens-là ?
01:02:44Voilà, c'est vrai que cette dame...
01:02:45Et c'est vrai qu'elle a tout dit.
01:02:47Elle a tout dit quand elle parle, elle a résumé le quotidien de centaines...
01:02:50De milliers de Français aujourd'hui.
01:02:52Pourquoi est-ce qu'ils ne sont pas écoutés ?
01:02:54Parce qu'ils ne font pas de bruit ?
01:02:55C'est une dame qui doit travailler, qui élève ses enfants, donc elle ne va pas les revendiquer sauf quand...
01:03:00Quand on lui donne la parole, c'est pour ça ?
01:03:02C'est parce que c'est une minorité silencieuse ?
01:03:05Je pense qu'il y a...
01:03:05D'une part, des politiques qui ont la conscience, qui n'ont pas les moyens, c'est triste à dire, mais je pense qu'il y a des politiques...
01:03:10Aujourd'hui, qui sont lucides, d'une manière très cynique, en disant, effectivement, je ne pense pas que ce soit possible...
01:03:15D'apporter une réponse concrète à cette dame, et à des milliers d'autres, bien sûr.
01:03:19Après, je pense qu'il y a aussi une partie...
01:03:20de l'extrême-gauche, de la gauche radicale, en tout cas, qui va même surfer sur ce sentiment d'abandon.
01:03:25Ce sentiment même de revanche, parfois, d'une partie de la population qui se sent, d'une part, abandonnée, et qui se sent, en plus...
01:03:30délaissée totalement quand elle regarde, par exemple, d'autres villes.
01:03:33Là, les exemples qu'elle prend, il faut préciser qu'on est dans les Hauts-de-Seine.
01:03:35Nanterre, c'est une ville où il y a des difficultés, les autres autour, ça se passe plutôt mieux.
01:03:40Donc, elle se dit...
01:03:40Quand elle se compare, elle dit, mais attendez, pourquoi eux ont le droit à des choses auxquelles, moi, je n'ai plus le droit ?
01:03:44Donc, il y a aussi ce sentiment de revanche sur lesquels...
01:03:45Elles vont appuyer certains dans la gauche radicale pour tenter de monter les uns contre les autres.
01:03:49C'est une stratégie politique aussi.
01:03:50Et c'est intéressant parce qu'hier, on parlait des policiers qui vont manifester demain à la...
01:03:55L'appel du syndicat Ayance, et les policiers disaient, à Paris, par exemple, quand on a dit, on a besoin d'aide, etc.
01:04:00La gauche ne nous a pas répondu.
01:04:02Donc, c'est vrai qu'il y a eu une approche différente entre la droite et la gauche.
01:04:05Et vous avez Emmanuel Grégoire qui est le candidat de la gauche à Paris, par exemple, pour lui, alors son souci, c'est d'ouvrir les votations.
01:04:10A tous les étrangers, voilà, c'est pas le souci aujourd'hui, c'est ça, il faut que les étrangers puissent aller voter.
01:04:15Alors, les étrangers au sens large, parce que je vous ai bien écouté Thomas Bonnet sur l'antenne, vous expliquer que...
01:04:20Les Européens, eux, pouvaient déjà voter dans ces votations locales, aux élections municipales, mais en fait...
01:04:25Ils s'adressent à tous ceux qui sont hors Europe.
01:04:28Et est-ce que c'est ça la priorité aujourd'hui des Français ?
01:04:30Est-ce que c'est ça ce qu'ils veulent ? Écouter Emmanuel Grégoire et on en parle après.
01:04:35J'ouvrirai ces votations aux Parisiennes et aux Parisiens de nationalité.
01:04:40Étrangères, ils contribuent chaque jour à faire que notre ville...
01:04:45Bien debout, ils contribuent chaque jour à faire fonctionner nos services publics.
01:04:50Ils contribuent chaque jour à faire que cette vie est belle.
01:04:55Ils ont donc légitimement le droit de décider...
01:05:00de leur avenir et d'être des citoyennes et des citoyens comme les Européens.
01:05:05Jordan Florentin, c'est là où on se dit qu'il y a un décalage terrible, enfin avec tous les sujets dont on traite de...
01:05:10Et vous avez lui qui vient, Emmanuel Grégoire qui vient et qui vous dit...
01:05:15Attention, ce qu'il faut, c'est donner le droit de vote aux étrangers hors Européens, puisque les Européens veulent voter déjà.
01:05:20C'est vraiment une des préoccupations prioritaires des Parisiens, mais c'est quand même curieux d'avoir aucune volonté...
01:05:25de s'allier avec Sophia Chiquirou et d'avoir visiblement le même programme, mais moi je note là-dessus quand même presque...
01:05:30Vous savez à l'époque, Emmanuel Macron face à tous ses drapeaux, les Marseillais, les Sénégalais, les Comoriens, etc...
01:05:35Il y a la même logique de toujours vouloir donner raison à l'étranger de l'inclore dans des politiques locales qui...
01:05:40Pourtant, on doit être décédé en priorité par les Parisiens.
01:05:42C'est lélectoraliste pour vous ?
01:05:43Bien sûr, c'est de l'électoralisme et du clientèle.
01:05:45Mais je voudrais juste rebondir sur ce que vous disiez tout à l'heure.
01:05:47Moi, j'ai du mal avec le concept de dire l'État abandonné...
01:05:50Le quartier, on y a mis, pour reprendre Emmanuel Macron, un pognon de dingue,
01:05:53Porsche, comme il nous dirait, et on est en...
01:05:55Ensuite, en train d'expliquer, ces gens-là n'ont pas été entendus ou compris.
01:05:59Non, la réalité, c'est qu'il y a une radicalité...
01:06:00extrême face à nous, face à laquelle on mène les politiques aux doigts mouillés parce que...
01:06:04Et on parlait tout à l'heure de...
01:06:05de ce qu'on peut dire en temps de journaliste, de ce qu'on peut entendre sur certaines chaînes.
01:06:08Et c'est notre ami Pascal Procti qui...
01:06:10Je le dis souvent, il faut une solution radicale et s'inspirer des exemples.
01:06:13Et par exemple, il est tabou en France de parler de...
01:06:15de ce qui se passe au Salvador avec la méthode Bukele.
01:06:19Mais pardon, il faut...
01:06:20On peut avoir honte de dire...
01:06:21Enfin, c'est pas tabou d'en parler.
01:06:22C'est tabou de dire que c'est bien.
01:06:23On peut s'inspirer de certaines choses.
01:06:25C'est à vous de dire que c'est bien.
01:06:26Parce que dire que c'est mal, on l'entend beaucoup sur les chaînes.
01:06:29Mais vous croyez...
01:06:30Demain, la France n'est pas sur le chemin de ce qui est arrivé au Salvador.
01:06:33Qu'est-ce qui nous interdit de penser ?
01:06:35Maintenant, on va arriver sur le même chemin que le Médicic et le Salvador.
01:06:37Donc il va bien falloir y répondre de la même façon.
01:06:39Ça dépendra des points.
01:06:40Ça dépendra des politiques qu'on aura.
01:06:42Si on a des politiques qui sont là pour faire des grands slogans, autant à gauche qu'à droite...
01:06:45À un moment donné, oui, les problèmes ne sont jamais là.
01:06:47Mais là, quand vous entendez Emmanuel Grégoire, par exemple, vous vous dites...
01:06:49Il répond à une...
01:06:50Un souci des Parisiens ?
01:06:51Non, mais il m'a semblé voir, ça ne vous aura pas échappé, un drapeau du Parti social.
01:06:55Donc, Parti socialiste, gauche...
01:06:57Je ne sais pas ce qui reste encore de gauche...
01:06:58Ah, c'est pas de gauche le Parti socialiste ?
01:07:00Bon, de véritablement sérieux, politiquement, je ne sais pas trop.
01:07:02Donc, c'est pour ça aussi qu'il y a ce besoin de slogans, de marques...
01:07:05C'est-à-dire qu'ils sont plus proches de l'EFI, c'est ce que vous voulez dire ?
01:07:08Non, non, non, mais je...
01:07:09Non, pas du tout.
01:07:10Vous les mettez où, alors ?
01:07:11Non, mais je pense qu'il y a...
01:07:12En fait, ce que j'essaie de dire, c'est qu'à un moment donné, il y a de moins en moins...
01:07:15Sérieux, politique, derrière ces discours-là.
01:07:17Donc, ce qu'on a, c'est des slogans.
01:07:18Il y a continuellement des slogans.
01:07:19Autant à gauche...
01:07:20Donc, je pense qu'en fait, il ne faut même pas prendre ça au sérieux,
01:07:23parce qu'il n'y a rien de sérieux derrière ça.
01:07:25Excusez-moi, ça...
01:07:25Si demain, il est maire, s'il y a un miracle et qu'il se retrouve maire de Paris...
01:07:30À un moment donné, son programme, il va essayer de l'appliquer.
01:07:33Oui, mais en fait, c'est dans la continuité du...
01:07:35du non-sens politique qu'on a, que ce soit au niveau local ou au niveau national.
01:07:38Il y arrive, Rougéron, là-dessus.
01:07:39Et ça veut dire que...
01:07:40C'est ce qu'on a vu tout à l'heure.
01:07:41Il va voter demain à Paris ?
01:07:42Bah oui !
01:07:43Bah oui !
01:07:45L'avantage, c'est que là, on a un cynisme qui est parfait.
01:07:50Le...
01:07:51Là, vous avez une opération en trois temps.
01:07:54D'abord...
01:07:55Je profite du coup de canif que le droit européen a mis dans la situation.
01:08:00de la citoyenneté française.
01:08:01Parce que quand vous donnez à des étrangers le droit aux élections...
01:08:05locales...
01:08:06Vous avez un argument en tout fait.
01:08:09Les européens...
01:08:10qui ont le droit, les autres n'ont pas le droit.
01:08:12La frontière, c'est le racisme.
01:08:13Ils ne sont pas plus nationaux les uns que les autres.
01:08:15Un.
01:08:15Enfin, vous profitez de ça pour vous refaire la cerise à gauche.
01:08:18Parce qu'en fait, vous êtes le monsieur...
01:08:20Dégouard est un petit...
01:08:21Il est homme de gauche libéral.
01:08:23Comme monsieur Macron avait...
01:08:24C'est un...
01:08:25Macronisme un peu flottant.
01:08:27Et donc là, il s'achète une caution de gauche à pas cher sur le droit...
01:08:30des immigrés.
01:08:31Et si l'opération marche, il aura la force démographique pour pouvoir...
01:08:35légitimer des décisions qui seront illégitimes par nature...
01:08:38vu que ce ne seront pas des nationaux qui les auront prises.
01:08:40Oeuf, jambon, fromage, à sa place, je ferai cette opération-là, vu que ça marche.
01:08:45Bon, et dans la série, les politiques sont-ils à côté de la plaque ?
01:08:49Poser la question, c'est y répondre.
01:08:50Je voudrais qu'on dise un mot de François Ruffin.
01:08:52Alors, François Ruffin qui a une idée formidable.
01:08:54Il faut baisser le salaire...
01:08:55du président de la République.
01:08:56Il faut baisser le salaire des politiques dans la série démagogique.
01:08:58C'est quand même assez fort.
01:09:00Il a proposé...
01:09:01Il trouve que le chef d'État gagne trop d'argent
01:09:03et que le chef d'État devrait gagner le SMIC.
01:09:05Pas plus, c'est pour les ministres pareil.
01:09:07Bref, tout le monde au SMIC.
01:09:08Je vous propose d'écouter Louis Sarkozy.
01:09:10alors qu'il lui a un avis totalement inverse.
01:09:11Lui, il dit au contraire, il faut l'augmenter
01:09:13parce que la responsabilité est très forte et il faut...
01:09:15augmenter le chef de l'État.
01:09:16Écoutez, Louis Sarkozy, c'était chez nos confrères de RMC.
01:09:20Oui, structurellement.
01:09:22Un bon dirigeant, compétent, cultivé, expérimenté dans le privé...
01:09:25Il gagne 2, 3, 5 fois plus.
01:09:27Et surtout, il a la paix.
01:09:29En politique, c'est l'inverse.
01:09:30Plafonnée, audite permanente, vie privée passée au scanner,
01:09:33famille exposée, insultes quotidiennes...
01:09:35et soupçons constants.
01:09:36Résultat, les meilleurs ne viennent pas ou ils partent.
01:09:40Thomas Bonnet, les meilleurs ne viennent pas,
01:09:42donc il va rester les nuls.
01:09:43J'essaie de résumer...
01:09:46Après, moi, je suis plutôt d'accord avec Louis Sarkozy,
01:09:48mais pour une autre raison, c'est que je pense qu'il faut préserver...
01:09:50les hommes et les femmes politiques des tentations de problématiques liées à...
01:09:55Il y a des lobbies liées à des intérêts divergents par rapport à l'action publique.
01:09:58Et donc, je pense que le salaire assure...
01:10:00Dans une certaine mesure, ça, on ne fait pas de la politique, généralement,
01:10:03pour gagner de l'argent, j'espère, mais bon, c'est peut-être le...
01:10:05C'est le cas pour certains, mais normalement, c'est plutôt pour le sens de l'engagement.
01:10:07Après, je reconnais, je dois aussi reconnaître à François...
01:10:10Ruffin, la pertinence aussi d'aller sur des sujets où il met dans le débat...
01:10:15On s'en fout, honnêtement, ça intéresse qui ?
01:10:18Vous croyez que les gens, ils pensent que le président de la République...
01:10:20Ça mérite le SMIC ?
01:10:21Non, mais vous avez quand même aussi une question d'exemplarité des...
01:10:25des hommes et des femmes politiques.
01:10:26Je vais prendre un exemple tout simple.
01:10:27Quand vous voyez les rangs de l'Assemblée nationale où il n'y a personne...
01:10:30Quand il y a des lois qui sont discutées, les Français se disent
01:10:32« Attendez, ils touchent un salaire quand même assez... »
01:10:34Oui, oui, je suis d'accord.
01:10:35Bah...
01:10:35Je pense qu'il y a quand même un...
01:10:36Alors ils sont en circo, ça c'est la version officielle...
01:10:37Parfois ils sont chez eux...
01:10:39Euh...
01:10:40Écoutez ce que disait justement de cette idée de baisser le salaire du président de la République
01:10:44quand disait Isabelle Saporta sur elle.
01:10:45RTL.
01:10:46Oui, dites-moi l'idée de payer les politiques toujours moins...
01:10:50Néanmoins, c'est pas pour attirer de nouveaux talents politiques, on est d'accord.
01:10:54Pourtant c'est déjà...
01:10:55La grande pénurie en ce moment, du coup c'est peut-être pas nécessaire d'écouter ceux qui...
01:11:00resteraient talentueux et motivés.
01:11:02Alors je sais bien que c'est la spirale infernale dans laquelle...
01:11:05on est tous.
01:11:06Comme on les trouve nuls nos politiques, on se dit ben tiens si on les payait moins...
01:11:10Sauf que...
01:11:10moins on les paie moins on a de chances d'en avoir de meilleures et du coup on s'enferme dans ces...
01:11:157 boucles et François Ruffin il s'y engouffre et il flatte ce petit côté démagoque.
01:11:20qu'on a tous en nous et cette énorme envie de ne pas les payer trop cher nos politiques sauf qu'on sait...
01:11:25très bien que ça ne tient pas, qu'on les aime ou qu'on ne les aime pas nos présidents on peut admettre que c'est un bouleau de chien...
01:11:30Oui, ça c'est sûr. Caroline Veil ?
01:11:32Oui, je ne pense pas que ce soit l'argent, la motivation...
01:11:35principale du président de la république, ça répond à mon avis à d'autres...
01:11:40paramètres. En revanche, vous vous disiez que les politiques aujourd'hui il y en a de moins...
01:11:45de moins en moins...
01:11:46moi je soulignerais que le...
01:11:47De moins en moins bon on disait...
01:11:48moins...
01:11:49c'est pas pareil...
01:11:50parce qu'il faut pas que ça devienne la foire au mauvais quoi...
01:11:52je pense qu'aussi que le caractère inquisible...
01:11:55l'inquisitoire et la transparence qui est exigée à chaque fois qu'un...
01:12:00politique apparaît peut aussi en décourager certains...
01:12:05Un mot puis il arrive au gérant là-dessus ?
01:12:07Moi je pense, je suis tout à fait d'accord que l'argent n'est pas...
01:12:10nécessairement le moteur...
01:12:11mais le moteur de l'engagement dans un pays où il n'y a pas de souveraineté si vous voulez...
01:12:15ou vous ne pouvez faire que parler et témoigner...
01:12:17et bien quelqu'un qui a envie d'agir ne va pas y aller...
01:12:19la preuve...
01:12:20à Montbourg...
01:12:21Montbourg a fait deux fois plus ou trois fois plus en dehors du monde politique que dedans...
01:12:25Bon, merci à tous de nous avoir suivis...
01:12:27merci pour cette semaine qu'on a passé...
01:12:30ensemble dans un instant ce sera Thierry Cabane...
01:12:32merci pour votre fidélité...
01:12:33vous êtes très nombreux à nous regarder en ce moment...
01:12:34donc merci...
01:12:35merci pour votre fidélité...
01:12:36on se retrouve lundi en direct à partir de 2h35 à lundi...
01:12:38d'ici là, suivez prud'en !
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