- il y a 12 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00On avance cette image. Regardez, on l'a dit aujourd'hui, les cortèges se sont mieux passés que lors des
00:05dernières journées.
00:06On a eu des cortèges qui étaient absolument massifs aujourd'hui. On a des incidents, on en parlait tout à
00:10l'heure, notamment du côté des lycées.
00:12Et puis il y a une image qui a beaucoup marqué, c'est à Strasbourg. Regardez, mannequin à l'effigie
00:17d'un CRS qui a été brûlé à Strasbourg avec inscrit sur sa poitrine CRS SS.
00:22Le préfet fait un article 40, c'est-à-dire qu'il dénonce ce qu'il s'est passé là
00:26à la justice et on verra ce que la justice en fait.
00:28Comment vous réagissez face à cette image-là, Thomas Ménager ?
00:31C'est abominable de la même manière. Vous savez, je ne suis pas macroniste, mais quand j'ai vu les
00:34effigies du président de la République,
00:37Jordan Bardella, Jordan Temor, enfin les effigies de Marine Le Pen régulière, du président de la République, de policiers, enfin...
00:44Ça a été le cas encore aujourd'hui du côté de Paris.
00:45On arrive dans une société d'une violence avec peut-être une responsabilité politique de certains qui ont considéré que
00:54dans certains cas,
00:55la violence pouvait être légitime, que certaines images pouvaient être légitimes pour faire passer des messages.
00:59Je considère que ces images sont atroces parce que derrière ce CRS, il y a une famille, il y a
01:04des cas réels de CRS, de policiers qui meurent dans le cadre de leur fonction.
01:08Et j'espère qu'on sera unanime, Madame Trouvé, et que la France Insoumise ne sera pas dans une forme
01:15d'ambiguïté cette fois-ci.
01:17Voilà. Vous considérez qu'on peut faire ça ? Envoyer un message politique ?
01:20Ou vous serez raisonnable, je l'espère, ce soir ?
01:22Je vous laisserai répondre à lui Trouvé.
01:24Et vous serez tous d'accord, je pense. On sera tous d'accord.
01:26D'abord, évidemment, ce n'est pas mon mode d'action, mais ensuite, je veux dire, ça reste une action
01:31symbolique.
01:32Moi, je ne ferai pas ainsi. Mais est-ce que j'ai... Moi, je suis assez étonnée parce que...
01:37Voyez, voyez encore une fois. Je vois, je vois...
01:39Mais là, en fait, je vous ai tendu une perche pour que vous puissiez vous rattraper après des semaines de
01:43propos violents, outranciers.
01:45Vous ne pouvez pas dire qu'on peut brûler un policier, qu'on peut brûler le président de la République.
01:51Ce n'est pas qu'une image.
01:53Pour le coup, là, c'est une effigie.
01:55Oui, mais à un moment, vous ne pouvez pas vous rendre compte que dans certains esprits, ça envoie un message
02:01qu'on peut buter un policier, on peut le cramer.
02:04On aurait l'y trouvé. Allez-y, allez-y, allez-y.
02:07Allez-y, je vois. D'ailleurs, cette image passe chez vos concurrents aussi de LCI. Ils n'ont pas arrêté
02:11de passer cette image pendant très longtemps.
02:13Donc, je trouve ça dommage d'ailleurs.
02:15C'est la première fois. Ça fait deux heures et demie sur le plateau. C'est la première fois que
02:18vous la passez.
02:18Parce que, par ailleurs, sur d'autres chaînes d'information qu'on dit, je vois qu'elle est beaucoup, beaucoup,
02:22beaucoup passée.
02:22Elle est partout sur les réseaux sociaux depuis de très longues heures.
02:24Et puis, cette image, elle existe. Il n'y a pas de raison de ne pas la passer ce soir.
02:26Oui, oui, mais vous pourriez aussi, à mon avis, montrer toutes les images des 1,6 millions de personnes.
02:32Il est 23h30. On aurait l'y trouvé. L'émission a commencé à 21h.
02:36Ça fait deux heures et 31 minutes qu'on a montré uniquement.
02:38Mais c'est dommage. Des images de cortège avec les chiffres, le nombre de participants, etc.
02:44Eh bien, tant mieux. Tant mieux. Mais moi, excusez-moi, je suis arrivée il n'y a quand même pas
02:48une demi-heure.
02:49Mais vous devriez condamner cette image. Vous devriez condamner cette image.
02:51Ensuite, j'y arrive. Oui, mais alors moi, je peux poser aussi une question parce que j'entends le Rassemblement
02:56national.
02:57Moi, par contre, je ne vous ai jamais entendu condamner les mains arrachées, les yeux arrachés.
03:04C'est-à-dire là, vraiment, c'est-à-dire des mains qu'on ne récupérera jamais.
03:06Vous voyez ? Ce matin, moi, je vais vous dire...
03:08On est dans un état de droit. Si un policier a failli, il est mis au-dessus des lois, mais
03:13il est en dessous des lois.
03:13Savez-vous que moi, j'ai appris... C'est un truc, d'ailleurs, absolument regrettable.
03:17Savez-vous que la moitié des cas, en fait, quand c'est comme ça, vont à des cellules locales qui
03:22n'aient pas à l'IGPN, malheureusement ?
03:23Je le dis parce que je pense que ça n'est absolument pas normal.
03:26Moi, je vais vous dire ce matin...
03:28Moi, j'ai passé trois heures ce matin, je vais vous dire avec qui ?
03:30Avec des jeunes lycéennes de 15-16 ans.
03:33Une qui avait un bloc...
03:34Pourquoi vous y arrachisez les violences ?
03:36Parce que c'est des violences physiques.
03:38Pourquoi, en fait, les violences...
03:39C'est des violences physiques.
03:40Les violences des vôtres sont tolérables, les violences contre ceux qui sont vos ennemis...
03:45Il y a un problème.
03:46Toutes les violences doivent être condamnées, Mme Trouet.
03:47Enfin, on ne peut pas accepter des propos tels que cela.
03:50Alors, je le dis très clairement, et nous l'avons dit tous les jours, toutes les heures.
03:54Ben non, vous ne l'avez pas dit ce soir.
03:55Ah si, si.
03:56Alors, condamnez cette image.
03:58Laissez-moi le dire.
03:59Nous sommes contre toutes les violences physiques, quelles qu'elles soient.
04:04Et on l'a dit à toutes les heures, tous les jours.
04:07Et nous appelons à une mobilisation sans violence.
04:11Et s'il faut que je le dise encore 30 fois pendant une heure, je le dirai 30 fois.
04:16Que ce soit clair.
04:16Je pense qu'il n'y a d'ailleurs aucune force politique qui a autant dit depuis un mois.
04:21Nous sommes pour une mobilisation sans violence.
04:25Mais c'est pas mon mode d'action.
04:27Voilà.
04:28Donc vous le condamnez.
04:28Oui, mais il ne veut pas dire que vous la condamnez.
04:30Par contre, je le dis, il y a aussi une gradation dans les violences.
04:33Parce que nous, nous disons, nous condamnons les violences physiques.
04:36Et moi, quand ce matin, j'ai passé trois heures, je le dis avec beaucoup d'émotion, avec des jeunes
04:41filles de 15-16 ans qui avaient un bleu de la cheville à la cuisse.
04:46Oui, oui, mais c'est important à écouter.
04:47Il y avait des professeurs.
04:49Il y avait un professeur en béquille qui est arrivé parce que tous ceux-là se sont fait tabasser devant
04:53le lycée.
04:54Sans sommation, les policiers ont chargé.
04:57Et vous avez des gamines qui se sont fait insulter.
04:59Je n'ose même pas redire les mots par les policiers.
05:02Elles croient en la République.
05:03Il y a 70.
05:04Elles croient en la République.
05:05Et j'aimerais qu'elles continuent à y croire.
05:08Il y a beaucoup d'enseignants, de proviseurs qui se sont fait tabasser par des élèves aussi.
05:13Mais bien sûr, et des enseignants.
05:15Mais pas par des policiers, je peux vous le dire.
05:16Il y a des policiers qui sont vraiment blessés.
05:18Alors, je vais le redire encore une fois.
05:20Nous sommes contre toutes les violences physiques.
05:23Et maintenant, je le dis.
05:24Moi, je viens de passer trois heures ce matin avec des enfants.
05:28C'est des enfants qui ont 15-16 ans.
05:30Moi, mes enfants, ils ont cet âge-là.
05:31Ça me fout les boules, en fait.
05:33Il y a eu combien de policiers qui ont été blessés ?
05:34Il y a eu des centaines, des centaines, voire des milliers.
05:36Il y a eu combien de policiers qui ont été blessés, madame Trouvé ?
05:38Vous pourriez avoir l'image de cette voiture mobile tout à l'heure ?
05:43La République, elle est là.
05:45Il pourrait y avoir un mot pour cette gendarme ?
05:47La République est là pour protéger les enfants.
05:52Est-ce que vous avez un mot pour tous ces enfants ?
05:54J'ai un mot pour ces enfants.
05:55J'ai une adolescente de 16 ans à la maison.
05:56Et pour les yeux arrachés.
05:57Et elle est solidaire des villes.
05:58Pour l'œil arraché, pour le bras arraché, pour la main arrachée.
06:01Et pour la tentative de noyade.
06:03Je condamne ça.
06:04Et les services de l'IGP, on est dans un état de droit.
06:07Elles feront leur travail.
06:08Et condamnons, ils l'ont fait dans le passé.
06:10Appelons à une police républicaine qui ne violente pas comme ça à nos enfants.
06:14Je ne vais pas vous laisser dire que la police n'est pas républicaine.
06:16Parce que moi, vous savez, j'ai non seulement une fille qui est lycéenne,
06:20qui a 16 ans et qui se sent solidaire des revendications lycéennes.
06:23Et j'ai une fille qui est policière à Marseille.
06:26Et je peux vous dire qu'elle est républicaine et qu'elle est respectueuse de l'état de droit.
06:29Et je ne laisserai pas ici dire sur ce plateau que la police n'est pas républicaine,
06:33que la police fait n'importe quoi.
06:35Prenez cette autre image, puisqu'aujourd'hui, on est dans ce choc des images,
06:38de cette gendarme mobile qui réconforte tout à l'heure une jeune de 15 ans
06:42qui est en situation de choc et qui essaye de la réconfort.
06:45C'est aussi ça, la police.
06:47Ce n'est pas que des gens qui sont là et qui frappent inconsciemment.
06:51Je vous entends d'Alexandre Louisine aussi,
06:53parce que vous avez été très en retrait sur cette image-là.
06:55Pour dire la vérité, je suis un peu dégoûté par ce type de débat.
06:59Je le dis sincèrement.
07:00Moi, j'ai évidemment pour toutes les violences une forme de répulsion.
07:06Et je n'aime pas, en fait, quand elles sont mises en comparaison,
07:09quand on essaye de comparer un cas à un autre,
07:12quand on essaye, en effet, d'aller frapper avec une image ou une autre.
07:16Oui, en fait, toutes les violences, elles sont inacceptables.
07:17Lorsqu'il y a des violences policières et des fautes qui sont commises,
07:20elles sont inacceptables.
07:21Il y a donc quelque chose à dire.
07:23Lorsqu'à l'inverse, il y a des violences qui sont commises contre les forces de l'ordre,
07:27que quelqu'un qui est en train de faire du bain-tire-l'ordre soit une brique sur la tête,
07:30lancée depuis un toit, c'est tout aussi inacceptable.
07:32Et donc, je n'aime pas ça, en fait.
07:33Je n'aime pas ça.
07:35Je vais jusqu'au bout.
07:36Je ne vais pas regarder les problèmes en face aussi.
07:38Vous n'aimez pas ça, mais il faut quand même regarder les situations.
07:40Ça ne veut pas dire choisir ses victimes.
07:42Moi, je ne choisis pas mes victimes.
07:43Il y a des victimes dans ce conflit social.
07:46Et il y a des gens qui ont commis des violences.
07:48Ces qui ont commis des violences doivent être sanctionnés,
07:50qu'ils soient policiers, qu'ils soient manifestants, qu'ils soient pillards, ce que vous voulez.
07:53Ils doivent être sanctionnés.
07:54Les autres, ils doivent être protégés.
07:55Mais moi, je dis quelque chose à Mme Trouvé.
07:58Je le dis avec beaucoup de calme et beaucoup de tranquillité.
08:01Quand M. Mélenchon a dit, il y a dix jours, je crois, ou une semaine,
08:04« All cops are bastards », ça dépend du jour et de l'heure.
08:08Moi, ça me pose un problème de jeter l'opprobre sur tout un corps.
08:11Qu'il y ait des violences policières, c'est évident.
08:13Qu'il y ait des problèmes sur la manière dont les manifestations et le nassage a eu lieu, c'est
08:18évident.
08:19Non, mais prendre tout un corps d'État, ça leur permet, là, en face, je le dis,
08:23ça leur permet à eux d'aller chercher et d'aller vous chercher là-dessus.
08:27Donc, il faut maîtriser son propos.
08:29Donc, dire « All cops are bastards », ça dépend du jour et de l'heure.
08:31Moi, ça ne me va pas.
08:32Donc, je le dis aussi clairement.
08:34Cette phrase, elle a été prononcée, je l'ai trouvée.
08:36Mais en fait, il faut bien voir que c'est aussi l'histoire sociale de notre pays.
08:40Vous savez, en mai 68, il était scandé « CRS SS ».
08:44Et ce que je remarque, c'est vrai, c'est qu'il y a de plus en plus de slogans
08:49à CAB et de colère, en fait,
08:52qui, de cette façon-là, s'expriment contre les violences policières.
08:57Moi, je veux dire qu'on a…
08:58Mais à CAB, ça vous va, par exemple ?
08:59On a besoin… Laisse-moi dérouler, peut-être.
09:01Oui.
09:02On a besoin aujourd'hui, et j'espère vraiment qu'on puisse avoir un vrai débat là-dessus.
09:09Nous, on pense à la France insoumise, qu'on a besoin d'une grande réforme du maintien de l'ordre
09:15et de la police, en fait.
09:18Par exemple, nous, on est pour réinstaurer une police de proximité, pour aller davantage vers la prévention, pour aller davantage…
09:25Vous êtes en train de contourner le sujet, madame Troubet.
09:27Non, je ne le contourne pas.
09:29Vous savez ce que c'est, le maintien de l'ordre ?
09:30C'est vous qui dites que ce n'est pas le sujet.
09:32Non, ça n'a rien à voir avec la police de proximité.
09:34Autant on peut avoir un débat sur la police de proximité, pour la délinquance de quartier, des choses comme ça.
09:40Mais le maintien de l'ordre, ça correspond à une doctrine très précise.
09:44Et malheureusement, beaucoup de femmes et d'hommes politiques qui en parlent,
09:48et je suis un peu déçu que M. Nozzi nous parlent de violences policières,
09:51quand on sait que la force, d'abord, on ne parle pas de violences, on parle de force.
09:55Et la seule, la force appartient à l'État.
09:57Il peut y avoir des barrioles, mais je peux vous dire que,
10:00allez, quand vous êtes provoqués 24 heures sur 24 dans une manifestation,
10:04et que vous vous recevez des briques, du jeu et tout ça, allez-y, allez-y, vous allez voir.
10:10Qu'est-ce que j'ai commencé par dire ?
10:11Mais il y a un usage de la force qui doit être légitime, exemplaire, proportionnée.
10:16– Mais quand même, attendez, il faut savoir qu'on parle.
10:18– Je pense que c'est pile le sujet, si vous voulez bien que…
10:20– Mais la police de proximité n'existe pas.
10:22– Je pense que c'est pile le sujet.
10:23– La police municipale, c'est une police de proximité.
10:25– On aurait l'y trouvé, on aurait l'y trouvé.
10:26– Non, je pourrais.
10:27En fait, moi je suis élue en Seine-Saint-Denis, et je vais vous dire,
10:31il y a des mairies qui font l'expérience, notamment d'une police municipale non armée.
10:37– Bravo, quelle belle expérience.
10:38– Eh bien oui, ça marche.
10:39– Les policiers de la ville de Seine-Denis viennent d'être embauchés à la ville de Saint-Germain-en
10:43-Laye.
10:43– Non mais, je peux vous donner des exemples concrets, très concrets,
10:47justement parce qu'ils ont été désarmés après l'élection du nouveau maire.
10:51Les policiers municipaux, ils veulent être armés.
10:53– Combien alors ?
10:55– Là, le directeur et le directeur adjoints, rien que pour commencer.
10:58Déjà, c'est pas mal.
10:59– Vous avez récupéré chez vous le directeur et le directeur adjoint de la police municipale de Saint-Denis ?
11:03– Tout à fait.
11:04D'autres ont été embauchés à Rueil-Malmaison, par exemple, dans l'ouest francilien, un peu partout.
11:08Il y a combien d'effectifs de la police municipale de Saint-Denis qui restent aujourd'hui
11:12par rapport à ceux qui étaient en place avant l'élection municipale.
11:16Je crois que c'est moins de la moitié.
11:17Donc, on peut parler effectivement de cette expérience un petit peu aléatoire
11:21du désarmement de la police municipale.
11:23Les policiers municipaux n'en veulent pas, leurs syndicats n'en veulent pas non plus.
11:26Et nous, les maires, nous n'en boulons pas.
11:27– On aurait dû trouver.
11:28– Oui, écoutez, on n'a pas du tout le même point de vue.
11:30Vous êtes dans la majorité présidentielle et macroniste.
11:34Nous n'avons pas le même point de vue.
11:35– Je suis un élu local qui doit faire face à ce genre de difficultés.
11:38– Et tous les élus locaux, même socialistes, vous diront la même chose.
11:41– Je sais que vous voulez absolument vous cacher du macronisme,
11:44mais il se trouve que vous êtes dans une force politique qui fait partie du gouvernement.
11:47En l'occurrence, vous savez, les Nations Unies,
11:50toutes les institutions actuellement qui représentent les droits de l'homme et du citoyen
11:54pointent du doigt la France, c'est la honte, quoi.
11:56C'est-à-dire qu'on est pointé du doigt à l'étranger
11:58parce qu'on a un maintien de l'ordre qui crée des tensions inutiles,
12:03qui a refusé de passer par la prévention.
12:06Et c'est pour ça que j'en arrive à la police de proximité par ailleurs.
12:10Et c'est bien dommage qu'elle ait disparu.
12:12Parce que nous avons besoin de dialogue,
12:14de restaurer le dialogue entre la population et les policiers.
12:18Je vais vous dire, ça, justement, je le dis aussi,
12:22les policiers, beaucoup de policiers, ne pas me laisser parler.
12:26Je suis désolée, j'aimerais vraiment comprendre,
12:27il faut vraiment laisser finir parce qu'il y a vraiment un truc qui m'intrigue.
12:30J'aimerais comprendre le lien entre la police municipale et le maintien de l'ordre.
12:32Je n'ai pas compris le...
12:33Mais c'est là que nous avons un désaccord.
12:37Parce que le maintien de l'ordre, c'est aussi de la prévention.
12:40C'est faire en sorte de ne pas faire monter les pressions.
12:43Et par exemple, en Allemagne, il y a un maintien de l'ordre qui est différent.
12:46D'ailleurs, il y a des armes de guerre et létales qui sont utilisées en France
12:49et qui sont interdites dans la plupart des pays d'Europe
12:52parce qu'ils refusent justement d'avoir des yeux arrachés et des mains arrachées
12:55qui font qu'à la fin, il n'y a aucun mouvement populaire en Europe qui soit égal
13:03à ce qui se passe en France.
13:04Il n'y a pas la culture de la manifestation.
13:07Donc il faut mater les gens en France.
13:08Attendez, juste une chose.
13:10Vous avez un beau peuple français, j'en suis fait.
13:13Mais attendez, c'est quand même dommage de ne pas pouvoir développer ça
13:16et de ne pas comprendre ça et de tout le temps dans la démagogie.
13:19Qu'est-ce que vous nous parlez de la police municipale quand il s'agit de maintien de l'ordre
13:23?
13:23Et vous avez des centaines de milliers de personnes qui sont dans la rue, d'une part.
13:28Et deuxièmement, que vous comparez avec des pays qui en Europe
13:31n'ont jamais eu l'expérience de ces manifestations-là.
13:34Jamais, vous entendez bien, jamais.
13:36Et que vous avez une population...
13:38Mater le peuple français ?
13:39Et que vous avez une population qui est tabou et qui provoque,
13:41qui provoque pour certains...
13:43Et qu'il faut mater avec des armes de guerre, c'est ça ?
13:45Qui provoque les policiers...
13:45Attendez, avant d'avancer là-dessus, parce qu'on ne va pas faire la soirée là-dessus,
13:48vous ne l'avez pas répondu à Alexandre Ousille qui vous disait à CAB.
13:54Quand Jean-Luc Mélenchon, on dit que ça dépend des jours et ça dépend des heures.
13:57Oui, ben je...
13:58À CAB, ça vous va ?
13:59Mais je sais, il n'a jamais dit, ça me va, il m'a dit...
14:02Il a dit que ça dépend des heures et ça dépend des jours.
14:04Bien sûr, et aussi, on a déjà expliqué que le problème aujourd'hui,
14:08c'est pourquoi les gens en arrivent à dire à CAB.
14:11Parce qu'il y a un vrai problème entre le maintien de l'ordre
14:15et la façon dont c'est reçu par la population.
14:17Il y a des pays qui s'en sortent beaucoup mieux que nous,
14:19avec beaucoup moins de violences policières.
14:21Et ça, à un moment donné, il va falloir le mettre sur la table
14:24et avoir un vrai débat de fond, qu'il ne soit pas des caricatures.
14:28Parce que quand vous dites la police municipale, ça n'a rien à voir avec le maintien d'ordre,
14:31c'est que nous ne sommes pas d'accord sur ce que doit être le maintien de l'ordre.
14:34Le maintien de l'ordre public doit passer aussi par la prévention
14:37et par la restauration d'un dialogue avec la population.
14:40Et je vais vous dire, j'en profite même pour dire
14:42que beaucoup de policiers font extraordinairement bien leur travail.
14:45Quand par exemple, ils s'occupent de toutes les violences intrafamiliales
14:51et qu'il n'y a pas assez de moyens, pas assez d'effectifs pour le faire.
14:54Dans la police judiciaire, nous avons aussi soutenu
14:57et nous avons demandé qu'il y ait davantage de moyens.
15:00Oui, en fait, si ça a à voir...
15:02Parce que par exemple, quand vous avez des vrais moyens dans la police judiciaire,
15:06vous faites en sorte de démanteler les grands réseaux.
15:09– Non, mais oui, mais ça reste une question policière.
15:12– Mais si, c'est rattaché au maintien de l'ordre.
15:14– Il y a évidemment un sujet entre vous, il y a une image qu'il faut qu'on voit.
15:17– On n'a pas la même définition, c'est normal, vous êtes à droite.
15:20– S'il vous plaît, Arnaud Péricain, s'il vous plaît.
15:23– C'est une définition juridique, elle n'est pas de droite, elle n'est pas de gauche.
15:26– Oui, monsieur, monsieur, c'est tout.
15:27– Je viens à vous, je viens à vous dans un instant, Arnaud Péricain.
15:30– Vous êtes vraiment des stars chez le maire.
15:31– L'élection présidentielle notamment.
15:32– Je suis là.