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Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Le débat de BFM Grand Soir, on y vient, il est quasiment 23h tous les débats qu'ils font à
00:03la présidentielle.
00:04Avec ce soir, autour de la table, et ils vont s'installer,
00:09Mathieu Vallée qui est une heureuse d'enjeu dans un instant,
00:11Sabrina Séveille, député écologiste et sociale,
00:13Arthur Delaport, député socialiste du Calvados et porte-parole du groupe à l'Assemblée,
00:17et Philippe Biget, député des Démocrates, d'Heure et Loi,
00:20ancien ministre avec nous également, Mathieu Vallée qui est là aussi.
00:23Bonsoir Mathieu Vallée, merci de nous avoir rejoints tous les quatre.
00:26Je vous redonne l'information de la soirée,
00:28parce que ça concerne évidemment cette crise que nous traversons,
00:30avec ces interdictions de manifestés,
00:33que ce soit du côté de Paris ou de Lille pour demain,
00:36ou que ce soit pour samedi à Rouen, au Havre,
00:39Toulon, Le Mans, Grenoble, mais aussi Chambéry.
00:42Qu'est-ce que vous dites Mathieu Vallée ?
00:45J'étais distrait, excusez-moi.
00:46J'avais été distrait par Bruno Jeudy et par Yves Tréard.
00:49Les interdictions de manifestés qui tombent là, les unes après les autres,
00:52que ce soit pour demain ou pour ce week-end, est-ce que vous validez ?
00:55Moi je pense qu'il faut protéger la République dans un moment
00:57où la semaine dernière la France a connu un chaos et l'insurrection,
01:02et donc j'ai confiance dans les préfets de la République
01:03pour permettre d'assurer la démocratie,
01:06mais aussi d'assurer la protection des commerçants qui sont à genoux.
01:08Vous avez fait beaucoup de reportages cette semaine,
01:10et aussi de nos forces de l'ordre qui ont été très nombreuses blessées
01:14le samedi dernier pour permettre à notre pays de rester debout.
01:17Donc oui, je valide ces interdictions,
01:19et après il y a toujours le recours au tribunal administratif
01:21dans notre état de droit qui est offert aux organisateurs
01:22qui ont eu la notification d'interdiction.
01:25Il fallait interdire à la sorte de la porte ?
01:27Écoutez, tout dépend de la nature des manifestations.
01:30Moi je suis pour des manifestations déclarées, autorisées,
01:33et donc c'est le cadre en général des manifestations quand elles se déroulent,
01:37et ça permet d'ailleurs un dialogue entre la préfecture de police à Paris par exemple,
01:42et les organisations syndicales pour sécuriser le cortège
01:45et protéger les manifestants.
01:46Parce que ce qu'il faut se dire c'est que c'est l'obligation,
01:48c'est aussi de protéger les manifestants.
01:49Et là, la semaine dernière, il y a des manifestations qui se sont mal passées
01:54ou des manifestants qui ont mal vécu aussi dans les manifestations,
01:56se sont sentis en insécurité,
01:57donc moi je suis pour qu'on recherche, dans la mesure du possible,
02:01à créer ce cadre légal.
02:02C'est ça ce que devrait faire l'État,
02:04c'est-à-dire prendre contact avec les organisations,
02:06chercher les organisateurs, cadrer les parcours,
02:09s'assurer qu'il y a...
02:09Là, visiblement, 72 heures avant,
02:11il y a un certain nombre de préfets qui disent non.
02:13– Alors, ils disent non parce qu'ils n'ont pas forcément eu de demande en fait.
02:17Et moi, je pense qu'il faut inciter celles et ceux qui veulent manifester
02:20à leur dire vous pouvez le faire, c'est un droit constitutionnel,
02:23mais ce droit-là, il doit s'exercer dans le cadre de la défense
02:26de nos libertés collectives, donc dans un État de droit.
02:28Donc, l'État peut vous protéger si vous déclarez vos parcours.
02:32– Sabréna Sébailly, qu'est-ce que vous dites ?
02:34– Écoutez, je ne sais pas si les manifestations ont été déclarées ou pas,
02:41mais si ça n'a pas été déclaré ou s'il y a juste eu des annonces,
02:43ça veut dire que là, on est carrément dans des mesures d'interdiction
02:46de manière...
02:47Enfin, on ne sait même pas qui va déposer la demande d'autorisation,
02:50on est déjà dans l'interdiction.
02:51– Là, les interdictions, c'est interdiction de manifester
02:54dans tel centre-ville, dans tel centre-ville, etc.
02:56– Moi, je ne suis pas tout à fait d'accord
02:58parce que je pense que quand les choses dans une démocratie
03:00qui fonctionnent correctement, en fait, les structures syndicales
03:02ou les intersyndicales, comme on a pu le voir à plusieurs reprises,
03:05déposent des demandes d'autorisation de manifestation.
03:07C'est à la préfecture de travailler sur le parcours,
03:09d'ailleurs, en général, ils travaillent ensemble sur le parcours
03:11et, aux forces de l'ordre, effectivement,
03:13de sécuriser les manifestants lors de ces parcours-là.
03:15Ça veut dire qu'on leur dit, ne déposez même pas
03:17de demande d'autorisation.
03:18– Et pardon, j'ajoute pour préciser, dans certaines villes,
03:20c'est des interdictions qui courent sur plusieurs jours,
03:22c'est-à-dire qu'on dit à partir de demain matin jusqu'à mardi prochain,
03:25pas de manifestation.
03:26– Là, c'est un aveu d'échec et de faiblesse de l'État,
03:28c'est-à-dire que si on en arrive là à interdire
03:30toute forme d'expression démocratique,
03:31c'est qu'on estime qu'on n'est même plus capable
03:33d'assurer la sécurité des manifestants,
03:35alors que, normalement, la démocratie devrait pouvoir s'exprimer
03:37de manière totalement sécurisée dans notre pays.
03:39– Philippe Vigée ?
03:40– Moi, je suis favorable avec cette idée
03:42d'attendre les manifestations
03:43parce qu'il faut d'abord que, je suis désolé,
03:45que la paix revienne.
03:47Et on ne peut pas continuer quand on voit les images
03:49qui sont devant nous.
03:51On parle de 12 milliards…
03:52– Non, un milliard de deux.
03:53– Avec préjudice considérable.
03:54– Un milliard de deux.
03:56– Un milliard de deux.
03:57– Un milliard énorme.
03:58– Ce qui est déjà considérable.
03:59– Ce que je veux dire, c'est que,
04:02lorsqu'il y a des manifestations,
04:03moi, j'étais responsable syndical
04:04lorsqu'il y avait 22 ans, vous voyez.
04:05On allait discuter avec la police,
04:07avec la préfecture,
04:08pour savoir comment on allait organiser tout ça.
04:10Tant que les conditions de sécurité
04:11ne sont pas assurées,
04:13pour ceux d'ailleurs qui se retrouvent
04:14au milieu de manifestations
04:15alors qu'ils n'avaient pas du tout envie d'y aller,
04:16pour les commerçants qui ont été pillés,
04:17et pour d'autres,
04:18eh bien, on ne peut pas les autoriser.
04:19En revanche, il faut trouver un moyen
04:21de faire en sorte que ce droit constitutionnel,
04:23là, je rejoins Arthur Delaporte,
04:25soit préservé,
04:26mais on voit bien que dans les chaudrons
04:27que l'on vit à l'heure actuelle,
04:28eh bien, il faut que le calme revienne.
04:30– Mais donc, samedi à Paris,
04:33qu'est-ce que vous faites ?
04:34On interdit ?
04:35– Écoutez, oui.
04:36Vous avez vu les images qui sont prises à ce moment-là.
04:38– Non, mais vous, par principe,
04:39vous dites qu'on interdit,
04:40pour que l'oppose le débat.
04:42– Non, non, attendez,
04:43je ne vais pas dire que je ne l'ai pas dit.
04:44Si les garanties sont données
04:45pour qu'il y ait des manifestations,
04:47moi, j'ai eu des manifestations dans ma ville,
04:48les choses étaient organisées,
04:50il y avait des enseignants en particulier
04:52qui étaient là pour faire en sorte
04:54qu'il n'y ait pas de débordement,
04:55il n'y a eu pas de débordement.
04:57Et le dialogue, mais c'est assuré,
04:58j'ai même reçu qu'il y ait une délégation
05:00dans la mairie,
05:00puisque maintenant,
05:01j'ai la chance d'être un député maire.
05:03Une espèce en disparition,
05:04mais pour autant,
05:05ça permet d'être au plus près
05:06de celles et ceux qui sont dans la rue.
05:08J'entends aussi des revendications,
05:09il faut les voir, il faut les écouter.
05:11En tout cas, la première phase, c'est la paix,
05:13et la deuxième chose, c'est le dialogue.
05:15– Non, mais une interdiction généralisée
05:16est impossible.
05:18Il faut, là, ce qui se passe,
05:20c'est qu'il y a des interdictions civiles.
05:21Par exemple, moi, j'ai eu des échanges
05:23aujourd'hui.
05:24Dans mon département,
05:24le problème, c'est que
05:25les organisations syndicales,
05:27pour certaines,
05:28peuvent avoir un peu peur
05:29parce qu'elles vont se dire
05:31« Attendez, nous, on n'a pas envie
05:32de déclarer le parcours ».
05:33Moi, j'ai tendance à dire
05:34qu'il faut de toute façon
05:35que des collectifs se constituent.
05:37On n'est pas obligé d'être une association,
05:38mais il faut que des citoyens,
05:40s'ils souhaitent manifester,
05:41prennent aussi leur responsabilité
05:42en se constituant
05:42pour chercher à organiser
05:44ces manifestations
05:44parce qu'il faut les organiser.
05:45Ça ne peut pas être...
05:46– Mais pardon,
05:46quand on garde en mémoire
05:48ce qui s'est passé la semaine dernière,
05:49le week-end dernier,
05:50Mathieu Vallée, est-ce qu'on se dit
05:52que la police, que l'État,
05:54que le gouvernement
05:55sont encore capables
05:57d'assurer aujourd'hui
05:58la sécurité des manifestants,
06:01la sécurité des commerçants,
06:02etc., etc. ?
06:03– Moi, je suis très préoccupé
06:05par samedi
06:05parce que j'ai échangé
06:07avec beaucoup de collègues
06:08et on a beaucoup d'appels
06:10sur les réseaux sociaux
06:11pour recommettre de la part
06:12de voyous majoritairement issus
06:14de la banlieue,
06:14ça m'a été dit dans le cas
06:15d'Aranchaîné,
06:17qu'en fait,
06:18ils allaient faire des razas
06:19d'un centre-ville.
06:20– Écoutez, c'est l'effet,
06:21c'est ce qui s'est passé.
06:22– Parlez de collègues policiers ?
06:23– Oui, bien sûr,
06:23collègues policiers,
06:24par exemple, ce traire.
06:25Et donc, la réalité,
06:26c'est qu'aujourd'hui,
06:26on a même des kits
06:27qui sont diffusés.
06:28Alors, on avait déjà
06:28des kits diffusés
06:30pour dire comment venir
06:30en manifestation
06:31avec un masque,
06:32avec des gants coquets,
06:33avec un casque.
06:35Enfin bon, moi,
06:35les manifestations,
06:36quand j'ai été soutenir,
06:37par exemple, des policiers,
06:38je n'y allais pas
06:40ultra-robocobiser,
06:41si j'ose dire.
06:42Et donc, la réalité,
06:43c'est que là,
06:43on a des fiches
06:44qui incitent indirectement
06:46à prendre certains produits,
06:48certaines matchères,
06:49certaines substances
06:49qui permettraient
06:50d'immobiliser,
06:51d'incapaciter
06:52les forces de l'ordre.
06:53Et je vais plus loin,
06:55là, je ne sais pas
06:55si on en parle après,
06:56mais ce qui va être important
06:57pour le gouvernement,
06:58c'est au-delà
06:58de l'ultra-gauche
06:59qui s'en est pris
07:00aux institutions,
07:00on l'a vu avec un suspect,
07:01alors il n'a encore
07:03que...
07:03– Ça, c'est pour Limoges ?
07:04– Un suspect sur Limoges
07:05par rapport à sa fiche S
07:06pour l'appartenance
07:07à l'ultra-gauche violente,
07:08mais on a l'ultra-gauche
07:09qui veut s'en prendre
07:10aux institutions,
07:10aux policiers,
07:11on a des délinquants,
07:13des racailles,
07:13des voyous
07:14qui veulent s'en prendre
07:14à nos commerçants
07:15qui mettent à genoux
07:16et donc,
07:17oui, c'est la réalité,
07:18Madame Stéphanie,
07:18vous savez,
07:18il y a beaucoup de commerçants
07:19qui ne vont pas s'en remettre
07:20et qui ne vont pas s'en relever
07:21et donc,
07:22je vous laisserai vous exprimer,
07:24et donc, du coup,
07:25sur les moyens
07:26qui vont être apportés,
07:27ça va être essentiel.
07:28Est-ce qu'on va sortir
07:28tous les engins lanceurs d'eau ?
07:30Parce que, par exemple,
07:30en Allemagne,
07:31c'est une stratégie
07:32qui est utilisée
07:41pour les gilets jaunes
07:43et les paysans.
07:44Alors, c'était les VBRG,
07:45les véhicules blindés
07:46à route gendarmerie,
07:47c'était les pré-décesseurs
07:49de centaures,
07:50exactement.
07:50Et pour les paysans,
07:51c'était les centaures.
07:51Et enfin,
07:52j'en termine là,
07:54sur les outils
07:55qui seront utilisés également,
07:57c'est est-ce qu'il y aura
07:57assez de forces
07:58sur le terrain ?
07:59On a des forces aujourd'hui
08:00qui fatiguent.
08:00Vous savez,
08:00pendant 16 heures,
08:0222 heures,
08:03certaines forces ont été
08:03employées la semaine dernière
08:04sous les pavés,
08:05sous les mortiers,
08:06sous les cacatofs,
08:07vous savez,
08:07c'est ces matières fécales
08:08qui sont utilisées
08:08comme projectiles
08:09dans des bocaux
08:09sur les forces de l'ordre.
08:10Oui,
08:11il y a une certaine inquiétude
08:12et le gouvernement
08:13va mettre beaucoup de monde
08:14sur la table.
08:14Je sais aussi que
08:15toutes les directions
08:15d'emploi de la police
08:16sont sollicitées
08:17comme la police judiciaire
08:18pour appuyer les gardes à vue
08:19et les procédures
08:20qui seront montées.
08:22Et on verra
08:22toutes les forces supplémentaires
08:23qui pourraient arriver.
08:24Sabouna Sebaï,
08:24ça vous est réagir ?
08:26Oui,
08:26parce que je crois
08:27qu'en fait,
08:27on passe aussi à côté
08:29du sujet principal,
08:30c'est-à-dire qu'il y a
08:30une manière
08:31et une solution
08:32pour que les manifestants
08:33et que pour les syndicats
08:34et pour que les lycéens
08:35ne déposent pas
08:36de demandes de manifestation
08:37ou qu'ils ne soient plus
08:38dans la rue,
08:38c'est que le gouvernement
08:40réponde aux revendications
08:41qu'il crie depuis maintenant
08:43des semaines
08:43et on a le sentiment
08:44aujourd'hui,
08:45et d'ailleurs c'est le cas
08:45parce qu'on est en discussion
08:46budgétaire en ce moment,
08:48on n'entend absolument pas,
08:49le gouvernement n'a pas compris
08:50la mesure de la colère
08:51des Français
08:52et des réponses
08:53qu'il doit apporter.
08:53En fait,
08:54tant qu'il n'y aura pas
08:54de réponse sur le fond
08:55à la crise sociale
08:56que connaissent les Français
08:57aujourd'hui,
08:57tant qu'on ira mettre
08:58le prix du gasoil
09:00à 2,40 euros à la pompe
09:01ou que les gamins
09:02n'auront toujours pas
09:02de place dans les universités,
09:04en fait,
09:04ils ne rentreront pas.
09:05– Mais on verra
09:05sur les revendications
09:06parce qu'il y a notamment
09:06cet appel à la Grave Générale
09:07pour le facteur.
09:08– Mais c'est le fond.
09:08– Mais je sais bien
09:09mais l'urgence,
09:10est-ce que,
09:10je pose la même question
09:11qu'à Mathieu Vallée,
09:12est-ce que vous considérez
09:13qu'aujourd'hui,
09:14l'État est en capacité,
09:16les forces de l'ordre
09:17sont en capacité
09:18de protéger des manifs,
09:19de faire en sorte
09:20qu'elles se passent bien,
09:20de protéger les commerçants
09:21autour, etc.
09:22Et est-ce que vous,
09:23vous avez suffisamment confiance
09:24pour vous dire
09:24« samedi, j'irai manifester » ?
09:25– Mais moi,
09:26j'ai suffisamment confiance
09:27aujourd'hui dans l'État,
09:28dans son rôle
09:28de protection des manifestants.
09:30Ce qui est apparu
09:31assez évident le samedi dernier,
09:33c'est que les effectifs
09:34étaient sous-dimensionnés.
09:35Je crois que tout le monde
09:35l'a vu puisqu'il y avait
09:36des rues entières
09:36où il n'y avait pas
09:37d'effectifs de police.
09:37– Ça a été reconnu
09:38par le gouvernement.
09:39– Oui, absolument.
09:39– Le ministre lui-même
09:40a proposé sa démission.
09:41– On a conscience de cela.
09:42Le rôle de l'État,
09:43c'est d'assurer la sécurité
09:44des manifestants,
09:45c'est de prévoir
09:45assez d'effectifs
09:47pour pouvoir sécuriser
09:48ces manifestants.
09:48– Mais ce qui m'étonne,
09:49Madame la députée,
09:52c'est que vous dites
09:53« Ok, il faut que le gouvernement
09:55dialogue, ouvre une discussion. »
09:57D'accord.
09:58J'ai écouté,
09:58comme beaucoup de Français,
10:00j'imagine,
10:00les questions,
10:01c'est notre métier,
10:02les questions au gouvernement
10:04ces dernières heures.
10:06Il n'a été question
10:07que de sécurité.
10:08Et à se balancer
10:09les responsabilités.
10:10– Je ne suis pas d'accord
10:10avec vous.
10:10– Mais on n'a pas lutté.
10:11– Il n'a pas du tout
10:12été question du fond.
10:13– Non, ce n'est pas vrai.
10:13– Vous n'avez pas écouté hier,
10:14par exemple,
10:14Boris Vallaud poser une question
10:16notamment à Sébastien Lecornu,
10:17lui disant exactement
10:18ce que vient de dire ma collègue,
10:19c'est-à-dire que l'enjeu sécuritaire,
10:21certes, est un enjeu,
10:22mais en fait,
10:23ça ne peut pas occulter
10:24la réponse politique
10:25parce que tant qu'il n'y aura
10:26pas de réponse politique…
10:27– Vous n'en parlez pas beaucoup ?
10:28– Je vous en parle déjà
10:30à l'instant.
10:30Boris Vallaud,
10:31mon président de groupe,
10:31a posé la question
10:32au Premier ministre.
10:33Le Premier ministre
10:34n'a pas répondu.
10:34et je vais même vous dire,
10:35cet après-midi,
10:36moi, j'ai auditionné
10:36le ministre de l'Éducation nationale.
10:38On l'avait déjà entendu
10:39la semaine dernière.
10:41Hier, on a auditionné
10:41la ministre de la Jeunesse
10:43et ni l'un ni l'autre
10:45n'ont été en capacité
10:46de faire la moindre annonce
10:47ni sur Parcoursup,
10:49ni sur les effectifs supplémentaires,
10:50ni sur les moyens
10:51pour la jeunesse.
10:52Ça fait un mois
10:53que la jeunesse est dans la rue.
10:54Ça fait un mois
10:55qu'on attend des réponses.
10:56Que font-ils ?
10:57Ils délaient.
10:58Donc, comment, derrière,
11:00peut-on dire aux jeunes
11:00rentrez chez vous
11:01alors qu'ils ne répondent pas
11:02à leur revendication ?
11:03Vous dites 10 milliards ?
11:05On reprend les 10 milliards,
11:06les revendications
11:06à 10 milliards des lycéens ?
11:08Ça peut être 10 milliards,
11:0911 milliards, 8 milliards.
11:10Mon sujet, ce n'est pas ça.
11:10Les lycéens,
11:11ils n'attendent pas 10 milliards.
11:12Ils attendent d'abord
11:13des mesures.
11:14Les caisses de l'État
11:15ne sont quand même pas suffisamment remplies.
11:19Les 2 milliards de dettes,
11:20est-ce que vous pensez vraiment
11:21qu'on est à 10 milliards ?
11:22Non, mais plus de 3 000 milliards.
11:23Je crois que le Premier ministre,
11:24actuellement,
11:25pour faire son budget,
11:25il a l'air d'être quand même
11:26Il a besoin d'une chose.
11:28La stabilité politique.
11:29Et je peux vous dire
11:30que je suis investisseur étranger
11:31et je regarde ce qui se passe
11:32en France aujourd'hui.
11:33J'attends d'abord
11:34qu'on me règle la situation
11:35par une réponse politique.
11:37Et d'ailleurs,
11:38je suis en France.
11:38Philippe Vigier,
11:39ce qu'on vous demande,
11:39c'est de lâcher.
11:40De confiance dans l'État.
11:40C'est de lâcher.
11:42Non, mais lâcher pour lâcher,
11:44ça n'a pas de son.
11:45D'abord, un,
11:46je le redis avec fermeté.
11:47Ce n'est pas juste lâcher pour lâcher,
11:48c'est lâcher pour supprimer par conçu.
11:49Moi, j'ai connu,
11:50parce que je n'étais pas député,
11:52moi, j'étais député
11:52lorsqu'il y a M. Hollande
11:53et eu quelques crises sociales.
11:54Je n'ai pas oublié.
11:56Vous avez vu les 5,
11:56et ils n'étaient pas dans les 24 heures.
11:58Non, mais pardonnez-moi.
11:59Ce n'était pas à ce niveau-là.
12:00On n'a jamais eu des mouvements
12:02comme les Gilets jaunes
12:03ou ce qu'on a ce soir.
12:04Ce ne sont pas les mêmes crises
12:05que François-Léon Vigier.
12:06La première chose,
12:07c'est de rétablir la concorde,
12:09la paix,
12:09parce qu'on ne peut pas continuer comme ça
12:11avec un pays à feu, à sang.
12:12On va voir combien de passer
12:13avec un taux d'intérêt
12:15qui sera plus de 5%.
12:16La note de la France,
12:17vendredi,
12:18moi j'attends avec impatience
12:19les agences de notation
12:20ce qu'elles vont nous dire.
12:21On va se faire attaquer un peu plus
12:22sur tous les marchés étrangers.
12:23On va être dégradé.
12:23On va être dégradé probablement.
12:25Les taux sont à 5%.
12:26Et imaginez les conséquences qu'il y a
12:27parce que personne n'est voulu voir la dette,
12:29mais elle est là.
12:30Je suis désolé.
12:30Le premier 600 milliards de dette,
12:31ils sont là.
12:32Et quand vous dites
12:33qu'on n'est pas à 10 milliards près,
12:34moi je disais
12:34qu'on est à 10 milliards près.
12:35Après, il y a le sujet.
12:37Après, il y a le sujet.
12:39Parcoursup
12:39qui est quelque part
12:40un sujet sur lequel
12:42manifestement,
12:42il y a des évolutions à avoir,
12:43mais il ne s'agit pas de dire
12:44du jour au lendemain,
12:44on enlève parcoursup.
12:46Moi, je n'ai pas oublié
12:47il y a quelques années
12:48où on faisait la queue
12:48pendant je ne sais pas combien d'heures.
12:50On ne savait pas du tout
12:50dans quelle faculté
12:51et où on pouvait aller.
12:53Non, mais c'est vrai.
12:53On tire au sort.
12:55Pour certaines...
12:56Absolument.
12:57Est-ce que c'était mieux ?
12:58Il y a peut-être un système
12:59à trouver
13:00entre les uns et les autres.
13:02Philippe Higet, pardon.
13:03Est-ce que le fait
13:04qu'on se retrouve
13:04dans cette situation-là
13:06n'est pas dû
13:07à la manière
13:08dont a été gérée
13:09la crise
13:09avec les étudiants,
13:10avec les lycéens ?
13:12à la coagulation des crises.
13:13Chacun voit bien
13:13que le sujet du pouvoir d'achat
13:14est quand même
13:15sur toutes les lèvres.
13:16Le problème du carburant
13:17est sur toutes les lèvres.
13:18Non, mais vraiment.
13:19Moi, je suis dans
13:19une circonscription très rurale.
13:21Arthur Delaporte également.
13:23Il n'y a pas d'autre moyen
13:23que de prendre la bagnole
13:24pour aller travailler.
13:25On va dire les choses
13:25très clairement.
13:26Donc, les gens me disent
13:27dans ma commune
13:28et tous les jours
13:29le plein coûte très cher.
13:30Et donc, ces tensions-là
13:31plus c'est vrai
13:32l'absence d'avoir des profs
13:34et je l'ai vu dans le lycée
13:35de ma propre ville
13:36lorsqu'il y a des profs
13:37qui ne sont pas devant les élèves
13:38c'est une anomalie.
13:38On ne va pas se mettre
13:39dans le contraire.
13:39Mais ce n'est pas nouveau
13:40malheureusement.
13:41C'est pas nouveau.
13:42Moi, j'ai connu à l'époque
13:43des Français Hollande
13:44on nous expliquait
13:44qu'on allait faire
13:4540 000 recrutements
13:46au final
13:46et on les a faits.
13:47Non, c'est faux.
13:48Il y a eu 8 251.
13:50Ce n'est pas vrai.
13:50Et non, c'est faux.
13:51C'est une des premières choses.
13:52Et voilà la différence
13:54entre les annonces
13:55et la réalité.
13:56Non, non, non.
13:57Ça, c'est une très fonction.
13:58Je n'ai l'importé.
13:59Jamais.
13:59Non, s'il y a bien eu
14:00un endroit justement
14:01où il y a eu
14:01un investissement considérable
14:03c'est dans l'éducation nationale
14:04sous François Hollande
14:05et ce n'est pas 8 200
14:06parce que le solde net
14:07non, non, non.
14:08Il y a une différence
14:08entre le nombre de recrutements
14:09et le solde net.
14:10Tous les maris
14:12dans le question d'actualité
14:13au gouvernement
14:14ont créé 40 000 postes.
14:15On en a recruté 8 200.
14:1760 000.
14:1740 000.
14:18Vous étiez là,
14:18vous n'étiez pas là.
14:19J'étais là quand même
14:20mais je n'étais pas
14:21à la même place.
14:22Cela dit,
14:23pour répondre à Philippe,
14:25moi, il y a un sujet.
14:26On ne peut pas dire
14:27que le gouvernement
14:28n'a pas à répondre
14:28et que ce n'est pas
14:29de la faute du gouvernement
14:30si la colère,
14:31elle augmente.
14:32Moi, quand je vois
14:32les jeunes il y a un mois,
14:34on leur répond,
14:35on les reçoit immédiatement.
14:36On n'attend pas trois semaines.
14:37On n'attend pas un mois
14:38pour organiser une consultation
14:40dont on connaît déjà
14:41les demandes.
14:41Moi, c'est ça qui me sidère.
14:42C'est que le Premier ministre,
14:43à chaque fois, il dit
14:43on a 100 000 réponses
14:44sur la plateforme.
14:45D'accord.
14:46Mais en fait, à un moment,
14:47on sait que c'est un problème
14:48de prof, Philippe vient de le dire.
14:49On sait que c'est un problème
14:50de rémunération des enseignants.
14:51C'est un problème d'État débattit.
14:52On sait que c'est un problème
14:53de parcours sup.
14:54Je veux dire,
14:54ce n'est pas si compliqué
14:56d'éteindre le mouvement
14:57avant qu'il ne se coalise
14:59avec d'autres revendications
15:00qui sont tout aussi légitimes,
15:01qui sont des revendications
15:02sur le pouvoir d'achat,
15:04sur, finalement,
15:04la capacité à chacun
15:05de finir ses fins de mois
15:07d'innouement.
15:07C'est ça, le sujet.
15:08D'abord, je ne veux pas faire...
15:09Je ne veux pas...
15:09Dans votre débat,
15:11je veux quand même
15:11qu'on soit d'accord
15:12sur la distinction
15:12entre des lycéens
15:13et des étudiants
15:13qui manifestent pour revendiquer.
15:15Ce n'est pas tous ces voyous
15:16qui ont pillé les commerces
15:17ou les black blocs
15:17et les antifas
15:18et l'ultra-gauche.
15:19Non, mais il faut faire la différence
15:20parce que, si vous dites...
15:22Non, mais je ne vous attaque pas.
15:23Je vous dis simplement
15:23que je reprends mon propos.
15:24On peut avoir des étudiants,
15:26des lycéens,
15:26des salariés,
15:27des personnes
15:28qui défilent dans la rue
15:29et qui ne sont pas du tout
15:30celles qui sont venues
15:30faire des razzias
15:31ou celles qui sont venues
15:32attaquer nos bâtiments publics,
15:33nos mairies.
15:33Mais il y a des trois publics
15:34différents samedi à la manifestation.
15:36Je sais bien,
15:36mais celle qui est partie,
15:37madame Sveille,
15:37de Place de la République
15:38jusqu'à Place de Clichy,
15:39il n'y a pas eu d'incident.
15:40Le problème, c'est qu'à midi,
15:42et même avant,
15:42puisqu'il y avait un cortège-chevage
15:43qui allait vers Gare du Nord,
15:44vous avez des gens
15:45qui n'ont rien à voir
15:45avec les revendications
15:46qui sont des spécialistes
15:47du désordre,
15:47l'ultra-gauche,
15:48que vous avez de mal
15:49parfois dénoncés,
15:50qui sont venues
15:50saccager notre pays,
15:51saccager nos commerces,
15:52saccager nos bâtiments.
15:53Oui, parce qu'il y a eu
15:54des fous furieux
15:54qui aura attaqué
15:55les farceaux,
15:55madame Sveille.
15:56Vous avez vu les pavés
15:57sur les CRS
15:58et sur les compagnies
15:58d'intervention.
15:59Ils ont pris une pluie,
16:00madame.
16:00Il y en a qui ont dû
16:01être portés par leur frère d'âme
16:02parce qu'ils ne pouvaient
16:03plus rester debout,
16:03parce qu'ils se sont fait
16:04prendre des cacatofs,
16:07démerchés.
16:07Il y en a même
16:08qui avaient des sulfateuses
16:09à marquer.
16:09Vous avez vu ces images,
16:10madame Sveille ?
16:11Indistinctement l'ensemble
16:12de la place de la République.
16:12Parce qu'ils étaient
16:13sur toute la place,
16:14madame Sveille.
16:14Alors qu'on aurait pu,
16:15et c'est le cas dans les propositions,
16:17on a dans les techniques
16:18de maintien de l'ordre,
16:19on peut tout à fait isoler
16:20les personnes,
16:21notamment ce que vous appelez
16:22les black blocs,
16:23les cassons, etc.
16:24C'est pas vrai.
16:25Non, on ne l'isole pas
16:27samedi dernier.
16:28Si, madame Sveille,
16:29il y a eu un changement
16:29de la place de la République,
16:30il y a eu un changement
16:35que tout le monde
16:35me saute dessus.
16:36J'explique que j'ai tort.
16:37Non, mais juste,
16:38je ne dis pas que j'ai tort.
16:39Moi, je voulais écouter
16:39à la fin d'un mot.
16:40Je ne dis pas que j'ai tort.
16:42Je précise juste
16:44que contrairement
16:45à l'habitude,
16:46l'ultra-gauche
16:47qui d'habitude
16:48se met plutôt,
16:51s'installe à la tête
16:52des cortèges,
16:52cette fois-ci,
16:53elle est arrivée avant.
16:54Et c'est un côté à l'intérieur.
16:55Elle est arrivée avant,
16:57ce qui a provoqué
16:57à la fois
16:59les heurts
17:00avec ceux qui étaient chargés
17:02de faire l'encadrement
17:03de ce mouvement,
17:04de ce cortège.
17:05Et les forces de sécurité
17:07qui ont essayé
17:08de les isoler.
17:09Ce qui fait que
17:09la place de la République
17:11a souvent été inaccessible
17:12pour les manifestants.
17:13C'est parce que
17:14c'est l'ultra-gauche
17:15qui d'emblée
17:16est venue en fait
17:18perturber...
17:18Attendez,
17:19Sabrina Zévaï.
17:20C'est documenté.
17:20Dites-moi votre techniciste.
17:22Parce que M. Dappartement-Garde
17:22s'est documenté
17:23par tous les...
17:24Et moi,
17:24ce que je vous dis
17:25encore une fois,
17:26c'est qu'au moment
17:27de la place de la République,
17:28ce qui s'est passé
17:29effectivement,
17:29c'est qu'il y avait
17:30des individus
17:31qui étaient là
17:31et qui ont commencé...
17:32Dès le départ,
17:34ça s'est très mal passé.
17:35L'ensemble de la place
17:36a été gazé.
17:36Mais aussi...
17:38Avant le départ.
17:39Parce qu'avant 13h30,
17:40la place de la République
17:40avait déjà été totalement
17:41gazée en merveille.
17:42Mais pour les raisons
17:42qui viennent...
17:44Sauf que pourquoi
17:45est-ce qu'on l'a fait
17:45de manière indistincte ?
17:46C'est parce que
17:46de mon point de vue,
17:47je pense que
17:47comme il y avait
17:48un sous-effectif
17:49aussi de policiers,
17:50la seule manière
17:51de pouvoir se défendre,
17:53c'était de gazer
17:55entièrement
17:55la place de la République.
17:56Je peux vous répondre ?
17:57Je vous ai écouté.
17:59Si les effectifs
18:00étaient en plus grand nombre,
18:01ça ne serait
18:03pas passés de la même manière.
18:04Madame,
18:05j'étais premier
18:06avec Jordan Bardella
18:06lors de la conférence
18:07de presse lundi,
18:08pour vous dire
18:09moi, ma vie, mon oeuvre.
18:10C'est pour vous dire
18:10que oui,
18:11on se rejoint
18:12sur les effectifs
18:13qui étaient sous-dimensionnés.
18:14Moi, j'ai échangé
18:15avec des collègues
18:15des compagnies d'intervention,
18:16des compagnies de CRS,
18:17des escadrons...
18:18Oui, bien difficilement.
18:19Mais le but,
18:20c'est qu'on ait les moyens
18:21samedi pour faire face
18:22à l'ultra-violence
18:23qui peut s'immiscer à nouveau
18:24dans nos villes
18:24et dans nos commerces.
18:26Mais moi,
18:27je voulais juste dire une chose.
18:28J'ai entendu dire
18:29Laurent Nunez
18:29des ministres de l'Intérieur
18:30qui voulait à nouveau
18:31comme M. Darmanin
18:32engager la BRIPP.
18:33Donc, c'est la brigade
18:34de recherche et d'intervention
18:34de la préfecture de Paris.
18:35BRI, GIGN, RAID.
18:36GIGN, mais c'est quoi ?
18:37C'est des unités spécialisées
18:38qui ont l'habitude
18:39d'aller chercher des forcenés,
18:40d'aller chercher des terroristes,
18:41y compris islamistes,
18:42d'aller faire
18:43de l'intervention spécialisée.
18:44Donc là, vous dites
18:44attention d'Angers ?
18:45Non, non, non.
18:45Moi, je suis extrêmement défavorable
18:47à leur emploi.
18:48À Marseille,
18:49il y a des policiers du RAID
18:50qui ont été mises en examen
18:52parce qu'ils ont fait
18:53du mieux qu'ils pouvaient
18:53après l'affaire Naël
18:54lorsqu'il y a eu des émeutes
18:55qui ont éclaté
18:55dans la même intensité
18:56qu'on a connue à Marseille.
18:57Je ne comprends pas,
18:58hormis,
18:59si vous me permettez
18:59cette précision,
19:00Mme Broca,
19:01de mémoire son nom,
19:02la préfète de la région
19:04aquitaine,
19:05à Bordeaux,
19:05a eu sa résidence attaquée.
19:06Que le RAID protège
19:07des personnalités
19:08comme ils l'ont fait
19:08pour le maire d'Alès
19:09face à son narcotrafic
19:09ou qui protège
19:10des bâtiments ciblés
19:11dans un 4-6,
19:13mais on ne fait pas faire
19:14des violences urbaines
19:15du maintien de l'ordre
19:16de l'ordre public
19:17à des unités d'élite
19:18spécialisées,
19:18non pas parce qu'elles
19:19ne veulent pas mettre
19:19les mains dans le camp,
19:20oui,
19:20mais parce qu'elles sont uniformées
19:21et ce n'est pas leur cœur de métier.
19:22Quand vous voulez
19:23et quand vous réclamez,
19:24et y compris Sabrina Sevaïs
19:25qui m'étonne un tout petit peu,
19:26mais plus de policiers
19:28en plus grand nombre,
19:28etc.
19:29Je vais laisser mes collègues
19:30en réponse à...
19:31À un moment donné,
19:31il faut aller chercher des forces.
19:33Pourquoi on n'a pas sorti ?
19:34Il y a des compagnies CRF
19:36qui n'ont pas été sorties.
19:36Il y en a 40
19:37qui sont restées chez elles.
19:38On est d'accord.
19:39Mais c'est assez intéressant
19:40pour la cause
19:41qui demande de la sécurité.
19:42Pourquoi les centaures ?
19:44Je vous donne un exemple concret.
19:45Vous avez fait des directs
19:46sur notre antenne.
19:48Les centaures,
19:48il y en a 30 à Satorilly,
19:5030 en province,
19:5130 en notre antenne.
19:51Je vous rappelle,
19:52ce sont des véhicules blindés
19:52de la gendarmerie.
19:53Ils permettent trois choses.
19:54Protéger les agents.
19:55Quand Mme Sebaï
19:56expliquait que
19:57à la place de la République,
19:57il n'y avait plus de projectiles
19:58et qu'elle disait
19:59qu'ils avaient lancé
19:59des gaz acryongènes,
20:00c'est juste pour que les policiers
20:01ne servent pas de punch in balle.
20:02Mais avec les centaures,
20:03on aurait pu progresser
20:04sur la place de la République,
20:06protéger les policiers
20:06et les gendarmes,
20:07donc moins de blessés
20:07de manière à disperser
20:09les assaillants
20:09parce que quand vous avez
20:10un 14 tonnes,
20:10c'est le poids des centaures
20:11qui avancent vers vous.
20:12Vous ne faites pas le malin.
20:13Ensuite,
20:13le centaure peut éjecter
20:14des grenades acrymogènes précis
20:16avec un puissant gaz acrymogène
20:17pour disperser.
20:18Et puis,
20:19les barricades.
20:19On a de l'ultra-gauche étrangère
20:21qui a monté.
20:22Les policiers m'ont dit
20:22des barricades puissantes
20:23et un centaure...
20:24Ce que vous nous dites
20:25c'est que les centaures,
20:26on va les voir à Paris ce week-end.
20:28Mais M. Sutec,
20:29ils servent à ça.
20:30Ils ont été...
20:31C'est un prototype
20:32et une machine
20:33qui a été créée
20:35par la gendarmerie
20:35en remplaçant des véhicules
20:36blindés à roue
20:37de la gendarmerie,
20:37ceux qu'on avait vus
20:38lors des gilets jaunes,
20:38qui sont modernes,
20:39qui peuvent transporter
20:40six gendarmes à l'arrière
20:41et qui permettent
20:42de protéger,
20:43de progresser,
20:43de récupérer,
20:44de disperser.
20:45Pourquoi on va se priver
20:45d'un outil qui fonctionne bien ?
20:47Le gouvernement l'a sorti
20:48face aux paysans,
20:49face aux gens
20:49qui défendaient leur terre,
20:51leur travail
20:51et qui sont en train
20:52de crever de suicides
20:53tous les deux jours,
20:54je ne vois pas pourquoi
20:54on ne sortirait pas
20:55face à des foufouillus
20:56d'extrême-gauche
20:56ou d'ultra-gauche
20:57ou face à des voyous
20:58ou des raquets
20:58qui pillent les commerces
20:59et qui mettent
20:59nos commerces.
21:00Juste pour revenir
21:02un petit peu au sujet
21:03qui nous occupe là,
21:05je partage l'idée
21:06qu'il ne faut pas
21:07employer des effectifs
21:08qui ne sont pas formés
21:09pour faire du maintien
21:10de l'ordre
21:11parce que c'est ça
21:11qui crée évidemment
21:12des dangers.
21:13On a des personnes
21:14qui cherchent à faire,
21:16pour la plupart d'entre elles,
21:17du mieux qu'elles peuvent
21:18mais en fait
21:18elles ne sont pas formées
21:19à gérer la désescalade,
21:20le rapport aux manifestants,
21:22à subir des jets de projectiles
21:23sans réagir
21:24parce que c'est quand même
21:25ça aussi qu'on apprend
21:25en maintien de l'ordre
21:26et c'est ce qui se passe
21:27dans la plupart
21:28des pays européens
21:29et aujourd'hui
21:29on a d'une part
21:30eu une problématique
21:32sur le 17 octobre
21:33de la manière
21:33dont on a engagé
21:34ou non des forces
21:36et donc dont on a traité
21:37ou pas des alertes
21:37ça sera le rôle
21:38de la commission d'enquête
21:39qui a été créée
21:40cet après-midi
21:41à l'Assemblée nationale
21:42de faire la lumière
21:45C'est une commission d'enquête
21:46qui est demandée par tout le monde
21:47Pourquoi ?
21:48Parce qu'en fait
21:48tout le monde se demande
21:49ce qui s'est passé
21:49et moi j'espère que la commission d'enquête
21:51permettra aussi
21:52d'établir tout ce qui s'est passé
21:53avant pour qu'on en arrive là
21:55à la fois sur des effectifs
21:57qui ont été usés
21:58sur des réponses
21:59à des manifestations lycéennes
22:00qui n'auraient pas forcément
22:01toutes demandé
22:01de ce niveau d'intervention
22:03et derrière
22:04pourquoi est-ce qu'en effet
22:05il y a eu ces défaillances ?
22:07Moi j'ai écouté le maire de Paris
22:08j'ai écouté le maire de Marseille
22:09lundi dernier
22:10ce qu'il nous décrivait
22:11était extrêmement effrayant
22:13sur l'incapacité de l'Etat
22:15à répondre aux demandes des maires
22:16qui étaient derrière leur caméra
22:18et qui disaient
22:19j'ai besoin d'aide
22:20et on leur disait
22:21on ne peut pas
22:21on ne peut pas
22:23Chacun sait que samedi
22:24il y a eu un déficit majeur
22:26de forces qui ont été déployées partout
22:27donc on parle du maire de Marseille
22:28on parle du maire de Paris
22:29mais on peut parler du maire de Libre
22:30Les chaînes de responsabilité
22:32Mais partout
22:33partout en France
22:35On parle aussi des petites villes
22:36On parle aussi des
22:37Je vais vous dire à Caen
22:37Oui mais à Caen
22:38mais il n'y a pas que les grandes métropoles
22:40les choses qui se sont produites
22:41Évidemment
22:41il y a eu manifestement
22:43C'est un défi
22:45C'est un défi
22:46sujet majeur
22:47Non mais voilà
22:47C'est devenu un défi
22:48parce que qu'est-ce qu'on fait
22:49On envoie des gaz à part
22:50Quand on dit que les troupes ont été usées
22:52mais les blad blocs
22:53alors moi j'ai un petit désaccord
22:54mais je ne suis pas un spécialiste de la police
22:55pour autant
22:56des forces spéciales comme ceux-là
22:57seront peut-être aussi de nature
22:59à aller isoler ces fameux blad blocs
23:00dont on voit bien
23:01qu'eux ils viennent que pour casser
23:02que pour détruire
23:03que pour déstabiliser
23:04parce que d'ailleurs
23:04tout ça c'est la république qu'on fragilise
23:06pas simplement la république
23:07à l'intérieur du pays
23:08dans lequel nous vivons
23:09mais l'image que nous renvoyons
23:10à l'extérieur
23:11cette France
23:12qui aurait été solide dans les mondes
23:13Je vous réponds juste
23:13à cette interplacement-là
23:14Le RED
23:15la BRIPP
23:16et le GIGN
23:17ne sont pas du tout formés
23:19pour aller en milieu
23:21des violences urbaines
23:22Alors vous savez quoi ?
23:23Je vous réponds
23:24Vous savez pourquoi
23:24on les employait
23:25lors de l'hémeute après Annaët ?
23:26Parce qu'ils avaient des véhicules blindés
23:27C'est pour ça que les centaures
23:28sont intéressants
23:28Ensuite
23:29ils ne sont pas formés du tout
23:31Les Black Blobs
23:32vous savez qui peuvent les interpellier ?
23:33Les Brava Moto
23:34les compagnies d'intervention
23:35les compagnies de sécurisation d'intervention
23:36les BAC
23:37Oui non mais je sais bien
23:38mais en province par exemple
23:39ça pourrait être utile
23:40d'avoir un pilote
23:41et un opérateur derrière
23:42de manière à
23:43dans les centres-villes
23:44pardon
23:44des grandes villes
23:45qui sont souvent inaccessibles
23:46souvent difficiles à manœuvrer
23:47d'avoir des motos
23:48qui déposent des opérateurs
23:50c'est pas du tout les voltigeurs
23:51je vous vois tout de suite arriver
23:52à la MCB
23:52vous le savez
23:52je sais que vous êtes honnête
23:53C'est là il n'a rien dit
23:56100% gratuit
23:57Non vous avez fait les grands yeux
23:58Non j'ai vu que vous avez fait les grands yeux
23:59on fait beaucoup de débats
24:01Je sais que vous n'êtes pas favorable
24:03aux Brava Moto
24:04pourtant elles permettent
24:05de se déplacer rapidement
24:06d'interpeller les fauteurs de troupes
24:07de disperser les black blocs
24:08c'est vraiment un outil
24:09Mme Sébailly
24:10qui ne fonctionne pas
24:11Pourquoi vous n'aimez pas cet outil Mme Sébailly ?
24:13Alors je vais vous dire
24:14Vous êtes pour ou contre ?
24:15Moi je vais vous dire
24:15je les ai vu intervenir
24:17devant un lycée
24:20les gamins n'avaient absolument rien fait
24:22ils ont juste été
24:23voilà
24:23on a eu d'un côté les CRS
24:25de l'autre côté la Bravem
24:26au milieu des lycéens
24:27qui couraient en fait
24:28et je trouve vraiment
24:29que c'est totalement disproportionné
24:30Mais c'est qu'ils visent
24:31normalement ceux qui dansent
24:32des coquetes moteurs
24:32ceux qui agressent les forces de l'ordre
24:33ceux qui viennent perturber
24:35les revendications
24:36Il n'y avait pas tout cela
24:37donc je vous dis
24:37que c'était totalement disproportionné
24:39et pour en revenir
24:40à l'usage de la question
24:41d'autres compagnies
24:42moi je suis totalement défavorable
24:43d'ailleurs rappelez-vous
24:44les gilets jaunes
24:45tout ce qui s'est passé
24:46et les blessés
24:47qu'il y a eu
24:47les gens qui ont été éborgnés
24:48c'est parce qu'on avait mis
24:49entre les mains
24:50de policiers
24:51qui n'étaient pas formés
24:52aux techniques de maintien de l'ordre
24:53des armes qu'ils ne maîtrisaient pas
24:54donc je suis totalement
24:55en désaccord avec ça
24:56d'autant plus que
24:57c'est pour ça que je n'arrête pas
24:58de revenir sur le fait
24:59qu'on a totalement sous-dimensionné
25:00je vais vous dire pourquoi
25:01parce que d'abord
25:02les manifestants
25:03n'étaient pas en sécurité
25:04mais on a aussi mis
25:05nos forces de sécurité
25:07en danger
25:07parce qu'ils étaient sous-dimensionnés
25:09et c'est pour ça
25:09que dans certains endroits
25:10et bien en fait
25:11c'était totalement déserté
25:12par les forces de presse
25:13parce qu'ils étaient minoritaires
25:15face effectivement
25:16aux personnes
25:17qui étaient venues
25:17pour piller des magasins
25:18et bien sûr