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Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Tous les débats qui agitent la campagne présidentielle, on va accueillir nos invités dans une seconde.
00:04Regardez ces images en direct ce soir parce qu'on surveille un certain nombre de points
00:08où il y a des couvre-feux qui ont été instaurés ou des interdictions de paraître.
00:13Alors vous avez la place de la République à Paris, le Parc des Princes,
00:16où le match est en train de se terminer entre le PSG et le FC Barcelone
00:20et où on craignait éventuellement un certain nombre de temps sur le quartier des Halles aussi.
00:23Marseille dans les bouches du Rhône où il y a aussi un couvre-feu qui a été décrété,
00:27notamment pour les mineurs ce soir dans un certain nombre de quartiers marseillais.
00:31Voilà ces points que l'on surveille ce soir, notamment avec Laurent Valiguet que je salue.
00:36Bonsoir Laurent, merci d'être là.
00:38Et nos invités, Daniel Simonnet, bonsoir.
00:40Merci d'être avec nous, député L'après de Paris.
00:43Maël Lecalan, bonsoir.
00:45Bonsoir.
00:45Où êtes-vous ? Vous êtes là, pardon.
00:46Merci d'être avec nous, président du département des Finistères.
00:49Porte-parole, très officiel depuis cet après-midi, me semble-t-il, d'Edouard Philippe dans cette campagne électorale.
00:55Avec nous également Thomas Ménager.
00:56Bonsoir, député du Loiret et porte-parole du Rassemblement national et également Richard Ramos.
01:01Bonsoir à vous, député Modem du Loiret.
01:05Je reste sur ces images que l'on voyait à l'instant, Daniel Simonnet.
01:09Images de couvre-feu qui ont été décrétés dans un certain nombre de villes,
01:12que ce soit Paris, que ce soit Marseille, que ce soit Lyon également ou d'autres.
01:19Alors, est-ce que vous dites que, comment dire, que c'est un moindre mal ou vous êtes totalement contre
01:25ce qui est en train de se passer ?
01:26Ça va être quoi l'étape d'après ? En fait, je pense que la surenchère sécuritaire, autoritaire, ne pourra
01:35pas résoudre la question.
01:36Là, on est dans la surenchère pour vous.
01:37En fait, je pense qu'il y a un véritable problème.
01:39Ce gouvernement ne veut pas entendre qu'il faut qu'il donne une réponse politique.
01:43Il y a une mobilisation de la jeunesse qui a été historique, qui est historique.
01:48Et depuis un mois, il n'y répond pas.
01:51Il y a une mobilisation sur la question du pouvoir d'achat, il n'y répond pas.
01:55On est en ce moment en train de débattre du budget de l'État et du budget de la Sécurité
02:00sociale.
02:01Non seulement, il n'y a absolument aucun amendement du gouvernement pour répondre,
02:06mais en plus, il n'y a dans ces budgets que des mesures qui vont totalement à l'encontre.
02:13Écoutez, je pense que quand on est dans une logique de couvre-feu,
02:17moi j'ai entendu que tu es en débat, le fait d'interdire de manifester,
02:21d'appeler à la plus grande sévérité des juges.
02:23On est dans cette course de vitesse-là, sans chercher à un moment donné la désescalade
02:28et se dire qu'il faut retrouver une paix civile.
02:32Et pour qu'il y ait une paix civile, il faut qu'il y ait débat.
02:34Moi, je voudrais vous rajouter juste une chose.
02:35J'ai appris que demain, les organisations syndicales vont être reçues par le gouvernement.
02:39Absolument.
02:40Ils ont décidé de ne pas parler du pouvoir d'achat.
02:44Le gouvernement invite les organisations syndicales,
02:46mais ne veut pas aborder la question du pouvoir d'achat.
02:48Donc de quoi ils vont parler ?
02:49Ils vont parler de la question lycéenne,
02:51mais ils n'invitent pas les organisations, les représentants lycéens.
02:54Est-ce que vous croyez que c'est un débat comme cela dont le pays a besoin ?
02:58Non.
02:58Pour trouver une paix civile, il faut absolument qu'il y ait du dialogue.
03:02Je reviens.
03:03Et que les revendications de la jeunesse et les travailleurs de ce pays, on les entend.
03:08En direct, avec ces couvre-feux qui ont été décrétés,
03:10Maël Lecala, je voyais faire non de la tête.
03:12Pour vous, il fallait ces couvre-feux ?
03:14Je pense que Madame Simonnet confond deux choses.
03:16D'une part, les manifestations, et d'autre part, ce qui s'est passé ce week-end.
03:19Ceux qui ont ravagé nos villes, qui chez moi, dans le Finistère,
03:22ont ravagé Brest et Quimper, ceux qui ont pillé des commerces,
03:25ceux qui ont cherché à assassiner des policiers en jetant des centaines de pavés sur eux,
03:29ce ne sont pas ceux qui manifestaient.
03:30C'était des casseurs ultra-violents, ultra-politisés, d'ultra-gauche,
03:34toujours les mêmes, qui vont de zade en zade, qui s'en prennent à la police,
03:37qui cassent les abribus.
03:38Et donc, c'est contre eux que doit prévaloir l'autorité, la force, le respect du droit.
03:43Je ne vois pas du tout en quoi casser ces casseurs, pour reprendre une expression,
03:48consisterait à établir une surenchère sécuritaire.
03:51Il s'agit simplement de faire prévaloir la loi.
03:53Donc, il y a des solutions de très court terme,
03:55dont ces couvre-feux peuvent faire partie.
03:57Puis, il y a des solutions de plus long terme,
03:58qui est comment est-ce qu'on débarrasse la France de ces casseurs ultra-violents,
04:02qui pourrissent ces manifestations.
04:04Chez moi, dans le Finistère, vous avez des milliers de manifestations.
04:06Je ne suis pas d'accord, d'ailleurs, avec tous les mots d'ordre,
04:08mais qui se sont fait voler leurs manifestations par ces casseurs, par ces pilleurs.
04:12Ils font débarrasser la France.
04:14Édouard Philippe, qui propose le rétablissement des peines planchées,
04:17qui propose des techniques d'identification,
04:19qui propose d'engager la responsabilité financière de ces casseurs,
04:23qui, au passage, n'avaient pas été jugés très tendres à l'époque,
04:26quand il s'agissait aussi de mettre un terme aux manifestations très violentes
04:31des Gilets jaunes, il y a 6 ou 7 ans.
04:34Édouard Philippe propose de débarrasser la France de ces casseurs.
04:37On va ménager.
04:38Couvre-feu ou pas couvre-feu ?
04:40C'est un aveu d'échec.
04:41Enfin, on ne peut pas se satisfaire.
04:42Dans tous les cas, il n'y avait pas d'autre solution.
04:43Ah, il n'y avait pas d'autre solution.
04:44Je pense qu'il n'y avait pas d'autre solution.
04:45C'est-à-dire qu'à un moment, pour arrêter le cercle vicieux dans lequel on était,
04:48où chaque soir, ça se répétait,
04:50je pense qu'il n'y avait pas d'autre solution.
04:51Après, je pense qu'on ne peut pas se satisfaire collectivement
04:54de se dire que la sixième puissance mondiale,
04:56on arrive à contrevenir à la liberté d'aller venir,
05:00au commerce, aux gens qui ont envie de sortir,
05:02d'aller au cinéma, d'aller manger dans les restos, etc.
05:05Parce qu'en fait, on n'a pas été capable,
05:08depuis des années, de lutter contre cette racaille,
05:11cette délinquance, ces groupes violents d'extrême-gauche,
05:14d'ultra-gauche et black bloc.
05:15Et quand on arrive à une situation où ils sont tellement nombreux,
05:18on est tellement désarmés et démunis,
05:20qu'on en vient à couper le pays
05:22et à faire un on-off.
05:24Et donc là, ce soir, c'est off.
05:26C'est la seule solution.
05:27Hier, ceux qui ont manifesté à Lyon, c'est l'ultra-droite.
05:30Comment ?
05:30Hier, ceux qui ont manifesté à Lyon, c'est l'ultra-droite.
05:32Non, mais généralement, nous, on a toujours demandé
05:33la dissolution de tous les groupuscules d'extrême-droite,
05:35d'ultra-droite, d'ultra-gauche et d'extrême-gauche.
05:38Donc, aucun souci.
05:39À ma connaissance, ils n'ont quand même pas cassé, pas pillé.
05:42Et même s'il y a ces gens qui doivent être dissous
05:45dès lors qu'ils appellent à la violence,
05:47peu importe, la violence, elle doit être condamnée.
05:52Vous lui posez la question.
05:53Mais nous, on demande la dissolution de tous les groupuscules.
05:54Vous pouvez les poser, à deux mètres de vous.
05:56J'en sais rien.
05:57Moi, je ne pense pas que Mme Simonnet était favorable
05:59à la dissolution de la jeune garde.
06:00Si, peut-être.
06:00Je l'espère.
06:01Et d'autres groupuscules, voilà.
06:03Moi, j'ai toujours demandé, que ce soit le GUD,
06:04que ce soit d'autres.
06:05J'ai toujours dit, sans ambiguïté,
06:07à un moment, la violence n'a pas sa place en démocratie.
06:10Mais essayons pas de détourner l'attention.
06:12Les 30 000 pilleurs qu'il y avait à Marseille,
06:15tout ce qui a fait autant de mal aux commerçants et aux policiers,
06:18c'était...
06:18Je ne sais pas, c'est le préfet, moi ?
06:20Non, je sais, mais bon...
06:21Peu importe, ils n'étaient pas cinq,
06:22quand on voit les dégâts qu'il y a à Paris, à Lyon, à Marseille,
06:24et dans toutes les villes.
06:25Donc, à un moment,
06:26c'est quand même le problème majeur de notre pays,
06:28aujourd'hui, c'est cette ultra-gauche.
06:30Et cette racaille, ces délinquants qui arrivent derrière
06:33et qui en profitent aussi pour piller.
06:34Richard Ramos.
06:35Je n'ai pas eu de réponse de Mme Simonnet,
06:37mais je laisse mon collègue du Loiret après répondre.
06:38Vous m'avez proposé de poser la question.
06:39On laisse Mme Simonnet répondre.
06:41Vous avez raison, vous avez raison.
06:42Vous savez, je suis attachée à l'État de droit.
06:44Donc, quand on parle de dissolution,
06:46il faut toujours que ça se fasse après une décision de justice
06:52pour, à chaque cas, voir de quoi on parle.
06:55Vous, vous jetez ça...
06:56La dissolution, c'est en Conseil des ministres.
06:58Oui, mais moi, j'estime qu'à un moment donné,
07:00c'est un vrai...
07:02Je suis attachée à l'État de droit.
07:04Et donc, je ne suis pas pour que...
07:06Mais dans notre État de droit,
07:08c'est le Conseil des ministres qui décide.
07:09Après, vous pouvez faire un recours.
07:10Sans, à un moment donné, qu'il y ait une décision de justice
07:13qui est à l'issue d'une enquête
07:15pour comprendre pourquoi ils ne dissoutent pas.
07:16Mais votre opinion, Mme Simonnet,
07:18quand c'est un groupe ultra-violent,
07:20Mme Simonnet, quand ils sont ultra-violents,
07:22il faut les dissoudre.
07:23Quand il y a ceux dont vos amis Raphaël Arnaud
07:25tuent sur les trottoirs à Lyon,
07:27eux, il n'y a pas de question à se poser.
07:28Vous avez, par exemple, les Vafan Assas.
07:30Vous ne voulez pas répondre.
07:31Vous êtes mal à l'aise.
07:32Les Vafan Assas qui attaquent les étudiants
07:34qui occupent Assas, c'est un problème.
07:36Moi, vous savez, je suis féministe.
07:38Je suis contre la violence.
07:39Et j'aimerais bien qu'un de ces quatre,
07:41on interroge quand même cette société,
07:43ce masculinisme qui pousse...
07:44Parce que les féministes sont contre la violence.
07:46Moi, oui.
07:47Dans ma conception du féminisme,
07:49bien sûr, dans ma conception du féminisme,
07:50c'est pour l'abolition de tous les rapports de domination.
07:53D'accord ?
07:53Et donc, la question de la violence et du masculinisme
07:55est vraiment l'expression même de la domination
07:59par la force physique.
08:00Et aujourd'hui, vous verrez,
08:01tous ceux qui sont arrêtés et qui ont commis des violences,
08:04ce sont des hommes.
08:05Quasier-excusement les hommes.
08:06Donc, il y a un véritable débat à avoir dans notre société.
08:08Lutter contre la violence dans notre société,
08:11c'est d'abord de garantir l'accès de toutes et tous
08:14aux éléments essentiels qui permettent de vivre et de s'émanciper.
08:19Et c'est lutter contre l'absence totale de débat
08:22qui produit cette violence.
08:23Voilà.
08:24C'est comment on fait dès l'école pour faire en sorte
08:26qu'on discute, on débat et on n'est pas dans le rapport de violence.
08:29– Et pour l'instant-là, regardez, image de l'hélicoptère
08:31qui est déployé comme hier soir du côté de la place de la République.
08:34Richard Ramos, il fallait en arriver là, à cette image-là,
08:36un hélico au-dessus de la place de la République
08:37pour vérifier effectivement que les couvre-feux sont respectés.
08:39– Oui, on ne peut pas vouloir dire
08:41l'État doit mettre l'ordre, protéger les Français
08:43et quand on le fait, dire qu'il ne faut pas le faire.
08:46Donc, il y a urgence.
08:49L'urgence, elle était de prendre les mesures
08:50qui permettent de ne plus jamais revoir en France ce qu'on a vu.
08:54Voilà.
08:54Et donc, que ce soit le couvre-feu, que ce soit l'hélicoptère,
08:58là, il ne suffit pas d'y aller par quatre chemins.
09:01Et donc, il faut mettre les moyens pour que plus jamais
09:03ça ne se reproduise.
09:05Vous savez, on voit beaucoup des images urbaines.
09:08Mais même dans nos campagnes,
09:10on a les Français qui ont été blessés par ce qu'ils ont vu.
09:13Dans nos petits villages, des fois à 200 habitants,
09:15il n'y a pas de risque d'avoir des grandes émeutes.
09:18Mais nos anciens, notamment,
09:20ils ont été choqués comme jamais.
09:22– On a tous été choqués.
09:23– On ne mesure pas, on le mesure à chaud
09:25sur nos plateaux, dans nos débats.
09:27Mais l'onde de choc de cette affaire-là.
09:29Et donc, avec le gouvernement
09:31qui portera une part de responsabilité
09:34sans aucun problème.
09:35Et je suis dedans, donc je n'ai pas de sujet là-dessus.
09:37Mais il fallait aujourd'hui remettre l'ordre.
09:40Et moi, aux questions au gouvernement cet après-midi,
09:43on a vu un Premier ministre
09:45qui a dit « je prends une part de responsabilité ».
09:47Je l'ai trouvé honnête homme en disant
09:49« on a été débordé, on a fait des erreurs ».
09:52C'est-à-dire que là où on croyait avoir des renseignements
09:56qui ne nous permettaient pas
09:57de mettre face à ce qui va se passer
10:00le nombre de policiers,
10:02et il dit « je vous assure que samedi prochain »
10:06et également d'un point de vue de la justice,
10:09il y aura des sanctions sévères.
10:10– Alors, on va parler des bénéfices du mois samedi prochain,
10:12et on entendra des témoignages.
10:13Juste une question, Laurent Valigué.
10:14On voit ces images, là, quartier des Halles à Paris,
10:17où il y a eu pas mal de pillages aussi,
10:19aux tentatives le week-end dernier.
10:21On a ces informations qui nous arrivent de Marseille,
10:24de nos envoyés spéciaux sur place,
10:25qui nous disent que la soirée est calme,
10:26aucun incident ce soir à Marseille.
10:29Ça veut dire quoi ?
10:30Ça veut dire que ça y est,
10:32on peut dire ce soir que la tension est retombée,
10:34que les couvre-feux ont été efficaces ?
10:37– On peut dire ça.
10:38C'est vrai que je ne savais pas pour Brest.
10:40Il y a comme une espèce de houle de colère
10:44et de casse qui a traversé le pays.
10:48Je pense que vous avez raison,
10:49on n'a pas encore raconté l'histoire complète de tout ça.
10:53On a vu des images à Paris, Lyon, Marseille,
10:55mais on ne mesure pas encore.
10:58Moi, je reste sous le choc de la journée de samedi à Paris.
11:02Sous le choc.
11:03D'ailleurs, ces images continuent de me traumatiser.
11:07– L'État a eu peur du cycle du pillage.
11:11Parce que c'est vrai qu'à Marseille, c'est la deuxième fois.
11:13À Paris, c'était la première fois
11:15qu'il y a ce cycle de grands pillages.
11:17– Quand ça continue, trois jours, quatre jours, etc.
11:19– Et a été surpris d'ailleurs de la réplique du dimanche soir.
11:23Parce que le dimanche soir,
11:24c'est quand même une nouvelle nuit de pillage.
11:27Très difficile à endiguer.
11:30parce que les CRS, ils pouvaient garder les halles, le bâtiment,
11:33mais pas courir après des groupes de 10 à 15 dans les rues du Marais.
11:38Donc, c'est très, très difficile.
11:40Il fallait casser symboliquement cette spirale.
11:44Ils ont fait ça avec l'hélicoptère.
11:47C'est quand même…
11:48– L'hélicoptère ne sert à rien.
11:50En termes de maintien de l'ordre, l'hélicoptère, c'est juste un…
11:53– Ah là, ce soir, c'est pour les…
11:54– C'est comme si c'était un avion sur les plages
11:56avec une banderole qui disait « rentrez chez vous ».
11:59C'est là pour faire peur plus qu'autre chose.
12:02C'est un outil symbolique.
12:04Ils ont fait ça avec le couvre-feu
12:08pour permettre à la police d'interpeller tout de suite.
12:11Et puis surtout, surtout,
12:13parce que ça, c'est la grande nouveauté de cette semaine.
12:15C'est quelque chose qui n'avait jamais été utilisé dans le passé.
12:18Ils croisent, grâce à un logiciel que la police a,
12:20qui s'appelle Système V,
12:24il y a un million de caméras vidéo en France.
12:27Donc je ne sais pas combien ont filmé de la casse,
12:30mais ils sont en train de mettre les images de casse dans cette machine.
12:36La machine va sortir des visages nets quand elle pourra.
12:39Ils vont croiser ça avec les 19 millions de personnes
12:42qui sont dans le fichier des interfaces judiciaires.
12:44Ils vont avoir des noms, ils vont aller chercher des gens.
12:46Ça, c'est complètement nouveau.
12:48Et ça, ça a pour but de dire à ceux qui pillent la semaine prochaine
12:51que ce soit les casseurs de banlieue...
12:52On saura vous retrouver.
12:53... ou Mme Michu, parce que...
12:55Oui, oui, on a vu hier, ça, des témoignages, effectivement...
12:57Attention, on vous retrouve.
12:59Oui, et on a toujours ces images en direct.
13:00Là, c'est le quartier des Halles avec l'hélicoptère
13:02qui est au-dessus de Maël Decalan.
13:03Oui, pour bien comprendre ce qui s'est passé, là, ce week-end,
13:05c'est la conjonction de phénomènes
13:07qui se produisent régulièrement,
13:08mais qui sont produits au même moment.
13:09Il y a d'un côté les casseurs, je le disais tout à l'heure,
13:11des hadistes d'extrême-gauche, ultra-politisés,
13:14qui n'ont aucune revendication sociale,
13:16si ce n'est faire la révolution et taper du flic.
13:18Ceux-là, on les voit d'habitude en marge des manifestations.
13:21Et puis, il y a eu ensuite les pilleurs,
13:22qui sont des jeunes issus des banlieues,
13:24qu'on voit en règle générale après les matchs de foot.
13:27Vous vous dites, allez hop, tout le monde dans le même bateau,
13:29ce sont des jeunes de banlieue.
13:30Je dis d'abord qu'il y a un problème d'ordre en général dans ce pays,
13:34mais qu'il doit trouver ses causes profondes
13:36pour pouvoir y répondre.
13:37Et je voulais simplement insister,
13:39parce que j'ai écouté Marine Tondelier,
13:40comme vos auditeurs, qui s'exprimaient avant nous.
13:43Marine Tondelier, à qui vous avez, ou votre collègue,
13:45posé quatre ou cinq fois la question.
13:47Madame Tondelier, est-ce que vous condamnez ces violences ?
13:49Elle ne répond pas.
13:49Et une deuxième fois, une troisième fois.
13:51Non, ce n'était pas ça la question.
13:52Non, non, non, non, non, ce n'était pas ça la question.
13:54Non, non, non, ce n'était pas ça la question.
13:55La question, c'est de savoir, ça concernait la France insoumise,
13:58à partir d'elle était à l'aise avec cet allié-là.
14:00Ce n'était pas qu'on avait les violences insoumises.
14:01En un moment donné, il l'a fait pour le coup.
14:02D'accord, mais la France insoumise,
14:04qui arme le bras au plan idéologique
14:06de ces groupuscules ultra-violents,
14:08parce que cette violence, la réalité,
14:09c'est qu'elle vient de très loin.
14:10La réalité, c'est qu'il y a une dizaine d'années en France
14:12qu'il y a des ZAD,
14:13dans lesquelles il y a des agressions très violentes
14:15contre les policiers.
14:16Ça fait dix ans que dans les ZAD,
14:18que ce soit à Sainte-Soline ou à Notre-Dame-des-Landes.
14:20Vous savez combien il y a de personnes dans les ZAD, en tout ?
14:22Vous savez combien la police recense de personnes ?
14:24Et regardez la foule qu'il y a derrière vous ?
14:26Cinq mille.
14:26Et vous savez que dans les pillages,
14:28il y avait des images au forum animé par Maxime hier soir.
14:32Vous savez que des vidéos de pillages,
14:34elles montraient effectivement des jeunes cagoulés
14:36en début de soirée,
14:37et puis pendant toute la nuit,
14:38les gens du quartier qui venaient se servir dans les magasins.
14:40Mais on dit exactement la même chose.
14:41Et j'imagine qu'à Brest, ça s'est passé la même façon.
14:42Et on dit exactement la même chose.
14:43Et là où je voulais en venir, c'est simplement...
14:45Non, mais il y a les deux, en fait.
14:46Il y a ces deux phénomènes.
14:47Et ceux qui ont été à l'avant-garde hier,
14:49ce sont ces casseurs ultra-violents.
14:51En tout cas, moi, je peux vous dire
14:51qui a cassé, qui a incendié à Brest
14:54avant que les jeunes viennent se servir.
14:55Ce sont ces casseurs d'ultra-gauche.
14:58On sait le régler, ce programme-là,
14:59parce qu'on sait que c'est...
15:01On voit bien d'abord par qui ils sont excités.
15:05Mais ça fait du bien de le dire.
15:06Et comment ?
15:07Oui, mais c'est pas le plus dangereux.
15:09Moi, je vais vous dire une chose.
15:10C'est pas eux.
15:11Parce que même s'ils foutent tout à sac,
15:13c'est pas eux le plus dangereux.
15:14C'est les autres.
15:15C'est tous ceux qui viennent...
15:17Qui cassent en même temps, d'ailleurs.
15:19Et qui viennent piller.
15:21Mais je suis entièrement d'accord avec vous.
15:22Entièrement d'accord avec vous.
15:23Dans un pays comme la France,
15:26où on fait ça,
15:27et effectivement, il y en a sans doute
15:29qui viennent de tous les horizons,
15:32ça pose une question.
15:33Ça pose une question sur
15:34ce qu'est la France aujourd'hui.
15:36C'est-à-dire qu'il n'y a plus d'autorité.
15:39Il n'y a plus de limites.
15:40Il n'y a plus d'éducation.
15:43Et ça, je suis absolument effaré
15:46de voir que les responsables politiques
15:48ne se penchent pas d'abord là-dessus.
15:50On est au cœur du sujet.
15:52Thomas Ménagé.
15:53Ensuite, Thomas Ménagé.
15:55Moi, je suis assez surpris autour de la table.
15:57Peut-être parce que j'ai un prisme
15:58en tant que député de Montargis,
16:00mais ce qui s'est passé dans des grandes villes,
16:03en fait, s'est passé au moment de l'affaire Naël,
16:05dans des villes moyennes comme l'Ontargie.
16:07Il y a eu 100 en 2023.
16:09Donc, il n'y a pas si autre que ça.
16:10On découvre, mais le contexte est différent.
16:14Mais moi, c'est 100 commerces qui ont été pillés.
16:16C'est trois immeubles sur lesquels on a mis le feu,
16:18qui ont été détruits entièrement pour une pharmacie,
16:21avec des gens qui étaient dedans,
16:23et avec toute la racaille locale
16:25qui était venue piller l'ensemble des commerces.
16:27100 commerces dans une ville de 15 000 habitants.
16:29Donc, à un moment, voilà,
16:31ce n'est pas quelque chose qui est nouveau.
16:33C'est quelque chose qui a pris une ampleur.
16:34Non, non, mais parce qu'on est choqués d'année en année
16:38parce qu'en fait, finalement, ça ne fait que croître
16:40et ça prend des proportions qui sont de plus en plus importantes.
16:44Mais il n'y a pas de nouveauté.
16:45Et on a eu les mêmes discours.
16:46Moi, ce qui m'inquiète surtout, c'est que je me dis,
16:48chaque fois, c'est un peu comme il y a eu le Covid,
16:50on dit on va apprendre, on ne sera plus comme avant,
16:52il y aura un avant, il y aura un après.
16:54Je veux dire, après ce qui s'est passé,
16:56après l'affaire Naël,
16:57ce qui s'est passé dans la ville de Montargis,
16:59que je connais bien,
17:01les condamnations n'en a quasiment eu aucune.
17:02Enfin, ils n'ont jamais été quasiment incarcérés.
17:05Là, ce soir, on en a plus de 150 qui sont déjà incarcérés.
17:08Oui, mais attendez, pour combien de temps ?
17:10Ah ben, on ne sait pas.
17:10Pour combien de temps ?
17:11Il y a des dénoncions provisoires et il y a...
17:13Il y en a qui ont envoyé des coquets de mon auteur sur des policiers,
17:16ils sont sortis libres, j'ai regardé.
17:17Donc oui, on peut prendre quelques cas et des incarcérations,
17:19vu le nombre.
17:20Heureusement qu'il y en a quelques-uns qui sont incarcérés.
17:22Non, ça va falloir 150, 150 au bout de trois jours, enfin...
17:25Mais sur 2500 gardes à vue ?
17:27C'est pas rien.
17:27C'est beaucoup.
17:28Non, mais je ne vous dis pas que c'est rien,
17:29mais vu le nombre de gardes à vue qu'il y a eu...
17:31C'est une vraie...
17:32Pardon, si on est honnête, c'est une vraie question.
17:34Le ministre de la Justice a dit,
17:36si les condamnations ne sont pas assez fortes,
17:39on ira en appel pour qu'elles soient très fortes.
17:42Ça choque les gens quand on a un gars
17:44qui a, je ne sais plus, 15, 16 bouteilles
17:46avec de l'essence dedans
17:47et qui répond au juge qui va faire un barbecue...
17:50C'était pour son anniversaire.
17:51Et qui ne prend que deux mois.
17:52Là, ça ne peut pas aller.
17:54C'est pas possible.
17:54C'est-à-dire que ça, c'est pas possible.
17:56Si nous, on doit prendre nos responsabilités
17:58parce qu'on n'a pas vu l'affaire
17:59et qu'au Parlement, on doit débattre
18:01pour mettre des peines planchées
18:02pour pas que ça se produise
18:03parce que les Français vont dire
18:04que sinon on est dingos,
18:06débattons.
18:06Au moins que ça serve à ça.
18:08Mais c'est très, très important.
18:10Et ce que je voudrais dire à Yves Tréhard,
18:12c'est que...
18:13Attendez, on peut s'arrêter là-dessus simplement,
18:15Daniel Simonnet ?
18:16Non, je ne pense pas qu'on soit dans un pays
18:18où les personnes ne sont pas poursuivies,
18:21condamnations et du jugement.
18:22Ça, ce n'est pas vrai.
18:23Moi, ce que je voudrais attirer votre attention,
18:25c'est qu'il y a en France
18:28ces mobilisations à la fois de la jeunesse lycéenne,
18:30à la fois sur la question du pouvoir d'achat.
18:33Vous avez aussi des mobilisations équivalentes
18:35en ce moment en Italie, à Milan,
18:38avec aussi des problématiques de violence.
18:39C'est pas le même sujet.
18:41Ah, excusez-moi, je pense qu'il y a plein de points
18:43qui sont similaires.
18:44Non, mais la mobilisation sociale...
18:45Vous avez des mobilisations sociales...
18:47Oui, mais c'est pareil.
18:48C'est sur la question du pouvoir d'achat.
18:49Non, en Italie, vous avez exactement...
18:51Exactement, le même problème de pilleurs
18:52qui n'ont rien à voir avec la mobilisation sociale.
18:56Vous avez le problème de pilleurs.
18:58En Belgique, pareil.
19:00Yves Tréard.
19:00En Portugal.
19:02Exactement, au Portugal, en Espagne.
19:03En Albanie.
19:04Ce que je veux dire par là,
19:05c'est que quand je vous entends dire...
19:08Comment dire ?
19:08C'est que la France, et c'est pas la France,
19:10et c'est pas possible.
19:10J'ai pas dit ça.
19:11Ça ne se passe pas qu'en France.
19:12Je vous dis de parler...
19:13Est-ce que l'on peut aussi, à un moment donné,
19:15se poser...
19:16Non, je...
19:17Emballer le truc et c'est terminé.
19:18Vous ne...
19:19Souffrez, monsieur Tréard...
19:20Ce pays continue de ne pas voir,
19:22à s'aveugler, à machin.
19:24Vous êtes exactement...
19:25Monsieur Ramon, c'était en train de nous répondre.
19:27Vous êtes l'incarnation du refus du débat.
19:29Et vous, vous êtes complètement...
19:30Vous êtes l'incarnation du refus du débat.
19:32Non, c'est vous qui...
19:32Souffrez que je ne pense pas comme vous.
19:34Souffrez que je vois le problème
19:36sous un autre angle que vous.
19:37Et que je suis en train de vous alerter
19:39et de vous dire oui.
19:39dans plein d'autres pays en Europe,
19:41il y a une colère sociale qui monte
19:43avec un problème sur la question du pouvoir d'achat,
19:46avec une jeunesse qui veut aussi un autre avenir.
19:48Et qu'à un moment donné...
19:49Mais si tous les gens qui ne sont pas bien dans ce pays
19:50incendient des bâtiments publics,
19:51on ne va pas s'en sortir.
19:53Et bien c'est un véritable problème
19:53et je ne suis pas d'accord avec cela.
19:54On ne peut pas,
19:55quand il y a une manette dans la société,
19:56dire que c'est la cause légitime
19:59du saccage de nos villes.
20:00Il y a plein de problèmes dans nos villes.
20:01J'ai promis à Richard Ramos
20:02de lui rendre la parole.
20:03Richard Ramos.
20:04Mais ce que j'aimerais,
20:05c'est qu'ici aussi,
20:06on puisse aborder,
20:08comme nous venons de le faire
20:09depuis le début de cette émission,
20:11la question à un moment donné
20:12des violences,
20:13de quelle réponse pénale et tout.
20:14Et qu'on aborde aussi
20:16qu'est-ce qui se passe dans ce pays,
20:18que signifie la colère sociale,
20:20les manifestations...
20:22Mais avant on a compris,
20:23vous trouvez qu'il a compris
20:25que pas qu'une réponse
20:27n'a été donnée depuis...
20:28Mais on y revient,
20:28on y revient dans un instant.
20:29Je vous le promets,
20:30on y revient dans un instant.
20:31Richard Ramos.
20:31Je reviens à ce phénomène,
20:32ce que dit Yves Tréhard.
20:33En fait,
20:35cette non-réponse
20:36que décrive Tréhard,
20:37elle remonte très très loin.
20:39Je vais prendre un exemple
20:40dans nos villages.
20:41Quand dans nos villages,
20:42vous avez des gamins
20:43qui jouent au foot,
20:44vous avez plein d'arbitres bénévoles,
20:47vous avez des parents
20:48qui tabassent les arbitres bénévoles,
20:50et après,
20:50on vient nous voir dans nos permanences
20:52et ils nous disent
20:52mais les flics n'ont rien fait
20:53et on n'a pas été condamnés.
20:54Tout ça,
20:55c'est une montée
20:56qu'on a laissée faire
20:57et on prend cette affaire-là
20:59avec un refus de l'autorité.
21:01Quand les parents
21:01vont agresser des profs,
21:03qu'est-ce que disait le recteur ?
21:04Pas de vagues,
21:05no vagues.
21:06Et tout ça,
21:06ça remonte en ce moment.
21:08Et en même temps que ça,
21:09ce que vous avez décrit
21:10sur l'Italie,
21:11c'est une organisation mondiale
21:13qui veut frapper les démocraties.
21:15C'est-à-dire,
21:16il faudra,
21:16moi je le dis,
21:17une commission d'enquête,
21:18est-ce que par exemple,
21:19on a vu des drapeaux algériens,
21:21on a vu des drapeaux palestiniens
21:22et moi je préside le groupe palestine
21:23avec des frères musulmans
21:25qui peut-être,
21:26en même temps
21:27que d'autres organisations,
21:29sont en train de vouloir fracturer
21:30partout les démocraties.
21:32Et entre les voyous
21:33que décrivent Tréhard,
21:34des organisations mondiales
21:35qui veulent fracturer les démocraties
21:37et les républiques
21:38comme la République française,
21:39il faut que tout ça,
21:40on voit bien que ça se conjugue.
21:41Parce que quand à Limoges,
21:43on prend Limoges,
21:44c'est organisé.
21:45Ça veut dire que depuis des jours,
21:47il y a des gens,
21:47des organisations
21:48qui ont dit,
21:49on va organiser ça.
21:50Le maire dit,
21:51il y a eu des repérages.
21:52Quand on dit par exemple,
21:53et quand le ministre
21:58cet après-midi
21:59aux questions au gouvernement,
22:00quand le ministre de l'Intérieur
22:01aux questions au gouvernement
22:02cet après-midi,
22:03dit,
22:03je prends ma part.
22:05En gros,
22:05ce qu'il disait aussi,
22:06c'est qu'ils n'ont pas vu venir
22:07ces organisations
22:09qui savent parfaitement
22:11désorganiser
22:12les plans
22:12qui étaient habituellement
22:13les plans des forces de l'ordre
22:15pour aller organiser,
22:17je dirais,
22:17ce qu'on a vu.
22:18Et donc,
22:18c'est là-dessus
22:19qu'il faut essayer de lutter
22:20en même temps
22:21entre des gens
22:22qui légitimement
22:23ont des choses à dire
22:23quand ils ne sont pas contents,
22:25des pilleurs,
22:25c'est-à-dire des voyous
22:26qui viennent prendre
22:28parce qu'ils se disent
22:29qu'il y a un butin à prendre
22:30et des organisations mondiales.
22:32Alors attendez,
22:32dans un instant,
22:33on se pose à la question
22:33de savoir s'il faut,
22:34comment dire,
22:36interdire,
22:36autoriser les manifs
22:37qui sont prévus
22:38le week-end prochain.
22:39On entendra un témoignage
22:40notamment.
22:41Daniel Simonnet,
22:41une question.
22:42Tout à l'heure,
22:43on était avec Eric Coquerel
22:44de la France Insoumise
22:44qui nous disait
22:45derrière,
22:47y compris derrière
22:48les pillages,
22:49il peut y avoir
22:50de la colère sociale.
22:51Il peut y avoir
22:52cette colère-là.
22:53Est-ce que là-dessus,
22:53vous êtes d'accord ou pas ?
22:56Si c'est d'un point de vue
22:57de la description
22:58et de l'analyse sociale
22:59de ce qui est en train
23:00de se faire,
23:01peut-être.
23:01Maintenant,
23:02ce n'est pas une solution.
23:03Bien évidemment que non.
23:04C'est bien pour ça
23:04que moi,
23:05je fais de la politique
23:05et que je me bats
23:06sur le projet
23:08de loi de finances.
23:09C'est qu'en aucun cas,
23:10la solution
23:11il y a de 9,8 millions
23:13de personnes
23:13qui sont sous le seuil
23:14de sa pauvreté,
23:15ce n'est pas de se dire
23:16que les 9,8 millions
23:17vont aller braquer
23:18les magasins.
23:20Enfin, je veux dire,
23:20on est pour la paix civile.
23:23Mais oui,
23:24il y a une situation,
23:26on a des images
23:27où on a vu
23:27des choses différentes.
23:28On a vu parfois
23:29des gens
23:30où c'était vraiment,
23:31comment dire,
23:33un espèce de jeu
23:34effroyable,
23:35d'opportunités,
23:36de tout casser,
23:37de s'approprier.
23:38Et puis,
23:38on a vu des gens
23:39devant des supermarchés
23:40qui se faisaient piller
23:42et des gens
23:43où là,
23:44l'opportunité
23:45ressentait plus
23:46à une opportunité
23:47de situation,
23:49de tragédie sociale.
23:50On est quand même
23:51dans une situation
23:51aussi de tragédie sociale.
23:53Quand vous avez
23:549,8 millions de personnes
23:55qui sont en dessous
23:56du seuil de pauvreté,
23:57dans ce pays,
23:58il y a une situation
24:00qui a compris.
24:01Mais bien évidemment,
24:03ça n'est pas envisageable.
24:05Et c'est pour ça
24:05que je suis aussi
24:06très en colère.
24:07Vous avez eu
24:07toute la mobilisation
24:08des gilets jaunes
24:09avec très peu
24:10de débouchés politiques
24:11et on a l'impression
24:12qu'on en est
24:12au même point.
24:13Ce gouvernement
24:14n'est pas capable
24:14d'organiser
24:15le blocage
24:16des prix de l'essence,
24:16le blocage
24:17des prix des premières
24:17nécessités,
24:18le débat de l'augmentation
24:20des salaires,
24:21des minima sociaux.
24:22Et il y a même
24:22l'inverse.
24:23Je ne comprends pas
24:24pourquoi on fait le lien
24:25entre les manifestations
24:26et les problèmes
24:27de pouvoir d'achat
24:28qui existent
24:28et les violences
24:29qui ont eu lieu.
24:30Il n'y a aucun lien
24:31entre les deux.
24:31Il n'y a aucun lien
24:32entre les deux.
24:33Il faut le dire.
24:34Si vous reprenez
24:35les deux publics,
24:37les manifestants
24:38d'ultra-gauche
24:39qui étaient là
24:39pour agresser
24:40et tuer des policiers,
24:42mais eux,
24:42ils n'avaient aucune
24:42revendication sociale
24:43de pouvoir d'achat.
24:44Ce n'était pas leur sujet.
24:45Et si vous prenez
24:45les hordes de pilleurs
24:47qui sont venus saccager
24:48les centres-villes,
24:48ils ne faisaient pas ça
24:49parce qu'il y a des problèmes
24:50de pouvoir d'achat.
24:50Il y a des problèmes
24:51dans ce pays, évidemment.
24:52Ce n'est pas uniquement
24:53de dire que l'un
24:53ne peut pas justifier l'autre.
24:55C'est qu'il n'y a aucun lien
24:56entre les deux.
24:56Le problème qu'on a vu hier
24:58et avant-hier
24:59et samedi à Paris,
25:01à Limoges,
25:02à Brest,
25:02à Quimper et ailleurs,
25:03c'est un problème d'autorité.
25:05C'est que la loi
25:06n'est plus respectée.
25:07Si vous ou moi,
25:08demain,
25:08franchement,
25:08faites le test.
25:09Si l'un de nous
25:10sur le plateau
25:11envoie un cocktail molotov
25:12sur le commissariat du quartier,
25:13vous allez prendre
25:1310 ans de tôle.
25:14Et en revanche,
25:15quand c'est dans le cadre
25:16des meutes urbaines
25:17qui se reproduisent,
25:18eh bien,
25:19on peut s'en sortir.
25:20Et là, je crois,
25:21franchement,
25:21vous avez tort.
25:22On peut s'en sortir
25:23et on s'en sort régulièrement
25:24comme le jeune collègue
25:26qui a organisé,
25:26soi-disant,
25:26un barbecue pour son anniversaire.
25:28Et donc,
25:28Édouard Philippe,
25:29moi,
25:29je ne suis pas le porte-parole
25:30du gouvernement,
25:30je suis le porte-parole
25:31d'un candidat à la présidentielle.
25:32Il dit une chose très simple.
25:33Il dit,
25:33moi,
25:33si jamais je suis élu
25:34président de la République,
25:36je débarrasserai la France
25:37de ses casseurs.
25:37S'il faut bouger la loi,
25:39je la bouge...
25:39Non,
25:40ça veut dire quoi ?
25:43Ça veut dire durcir
25:44et à l'époque,
25:46vous l'agressiez
25:47en raison de la manière
25:49dont il a réprimé
25:50des émeutes
25:53et des gilets jaunes.
25:54Donc,
25:54à l'époque,
25:54il était trop dur.
25:55Maël Decalan.
25:56Vous venez de tout dire.
25:58Bravo,
25:59bravo.
26:00Maël Decalan,
26:01ça a duré des mois.
26:03Vous faites rêver.
26:04Ça a duré des mois,
26:05des mois de violence.
26:07Et c'est lui
26:07qui a incarné l'or,
26:09qui a fait en sorte
26:09que l'État chienne.
26:10Donc,
26:10qu'est-ce qu'il propose
26:11Que les personnes soient
26:12éborgnées,
26:12bien sûr,
26:13les mains rachées.
26:14C'est pas les policiers
26:15qui sont violents,
26:16c'est pas les policiers
26:17qui sont violents,
26:17ce sont les manifestants
26:18ultra-violents
26:19d'extrême-gauche.
26:20Mais parlons de toutes
26:21les violences.
26:21Il propose trois choses.
26:22Ne n'ayez pas
26:23une forme de violence.
26:24Vous ne pouvez pas
26:24mettre les deux sur le même temps.
26:26Moi, je condamne toutes
26:26Juste pour finir d'un mot,
26:27si je peux me permettre
26:28de finir d'un mot,
26:29il propose trois choses
26:30très simples
26:30et puis les électeurs
26:31feront leur choix.
26:32La première chose,
26:33c'est de mettre en place
26:34des peines planchées.
26:35Quand vous en prenez
26:36à des policiers,
26:37vous allez en prison
26:38et vous allez en prison
26:39pour longtemps.
26:40Il propose une deuxième chose,
26:41c'est de renforcer
26:42considérablement
26:42les techniques d'identification
26:43pour qu'on les repère.
26:45Ça, ça veut dire quoi ?
26:47Ça veut dire très clairement
26:48la reconnaissance faciale.
26:49Dans la vidéosurveillance ?
26:50Dans la vidéosurveillance,
26:51dans les cas des meutes,
26:52on se sert de la reconnaissance faciale
26:53pour identifier les pilleurs.
26:55Et je dis une troisième chose.
26:56Ils avaient tous des cagoules
26:56et des masques.
26:56Je pense que ça aurait été
26:57assez compliqué.
26:58Ils avaient tous des cagoules
26:58ou des masques ou presque.
27:00Oui, pendant les manifestations,
27:01raison pour laquelle
27:02on a du mal à les attraper,
27:03mais en amont et en aval,
27:05parfois,
27:05ils font tomber le masque
27:06et c'est là
27:06où l'intelligence artificielle peut dire.
27:08Il propose une troisième chose.
27:13complètement caricatureuse
27:13sur ce plateau.
27:14Il propose une troisième chose.
27:15C'est la responsabilité financière.
27:17Ceux qui n'iront pas en prison,
27:18ils paieront et ils paieront très cher.
27:20Et s'il y en a, pardon,
27:21on me posait la question hier.
27:21Il y a un logement aussi.
27:22Bien sûr.
27:23Hier soir, on me posait,
27:24je débattais avec votre ami
27:25Sandrine Rousseau
27:26qui me disait
27:26mais s'ils sont au minima sociaux,
27:27on ne va quand même pas
27:28leur prendre un minima sociaux.
27:29Et je lui ai répondu
27:29si, madame Rousseau,
27:30s'il y a quelqu'un
27:31qui est éligible au minima sociaux
27:32et qui trouve le temps le week-end
27:33d'aller casser un abribus,
27:34eh bien, on va lui prendre
27:35ses minima sociaux.
27:35Il va rembourser.
27:36Voilà.
27:37Tout ça, vous votez,
27:38Thomas Ménager ?
27:38C'est le programme
27:39du Rassemblement National.
27:40Donc, je suis très heureux
27:40de voir qu'aujourd'hui...
27:41Il y a toujours un moment
27:41où vous dites
27:42que c'est le programme
27:42du Rassemblement National
27:43dans une soirée.
27:44Comme il propose tout
27:44et son contraire,
27:45il y a bien un moment
27:46où on est d'accord avec eux.
27:46Ça fait des années.
27:47Oui, mais la différence avec vous,
27:48c'est que nous,
27:48on n'a pas été au pouvoir.
27:49Vous, vous aviez la possibilité
27:50avec M. Philippe,
27:51en arrivant la bouche en cœur
27:52aujourd'hui,
27:53en arrivant la bouche en cœur
27:54en disant
27:54qu'on va faire ça
27:55alors que vous ne l'avez pas
27:56fait quand vous étiez au pouvoir.
27:57Ils ne vous ont pas copié
27:57sur les retraites.
27:57Eh bien, tant mieux.
27:59On n'a pas sur les retraites,
28:00ils changent de l'arrêt d'avis.
28:01Oui, enfin bon.
28:02Allez-y, t'as m'aménagé.
28:03Allez-y, allez-y.
28:03À ma connaissance,
28:04ce n'est pas le sujet,
28:05le Rassemblement National.
28:06Il n'y a pas une tâche facile.
28:07Comme tous les jours,
28:08le REN change de programme.
28:09Il faut réussir à s'adapter.
28:10Je comprends que ce qui vous fait
28:11quand même un lien,
28:12c'est que tous,
28:12vous avez appelé à voter
28:13pour la France Insoumise
28:14de manière directe ou indirecte.
28:15Jamais de l'avis.
28:15Monsieur Edouard Philippe
28:16n'a pas retiré ses candidats
28:17pour des candidats
28:18soutenus par la France Insoumise,
28:20pour des candidats communistes.
28:22Jamais Edouard Philippe
28:22qui combat la France Insoumise
28:24comme le Rassemblement National
28:25parce que vous êtes
28:26les deux fans
28:26d'une même pièce.
28:28Mais bon,
28:28à côté de n'importe quoi,
28:29vous pouvez le dire 20 fois.
28:30Je vous dirai,
28:31mais les Français iront voir
28:32des candidats du Bloc Central
28:33qui sont retirés
28:34pour des candidats communistes,
28:35des candidats de la France Insoumise,
28:36des candidats écologiques.
28:37Comme il combat le RN
28:38parce que vous portez
28:39la même violence
28:40et le même antisémitisme
28:41qu'il faut le dire.
28:41Monsieur Attal,
28:42lui, il l'a dit directement.
28:43Mais moi,
28:43je ne suis pas le porte-parole
28:44de monsieur Attal.
28:44Vous étiez à main dans la main.
28:46C'était un ministre de monsieur Philippe.
28:48Comme il combat
28:48le Rassemblement National.
28:49Vous n'êtes pas Macroniste non plus.
28:51Vous tombez très mal, monsieur,
28:52parce que non,
28:52je ne suis pas Macroniste.
28:53J'ai été battu en 2017
28:55par une députée Macroniste.
28:56Vous tombez très mal.
28:56J'ai soutenu.
28:58J'ai soutenu Valérie Técresse
28:59en 2022.
29:00Vous tombez mal.
29:01Je peux dire de manière très calme
29:03que le Édouard Philippe
29:06combat LFI et le RN
29:07parce que vous avez le même programme,
29:09vous portez la même violence
29:10et vous avez le même antisémitisme.
29:13Vous êtes porte-parole de monsieur Philippe.
29:14Il était premier ministre de qui, monsieur ?
29:16Il a été trois ans
29:17premier ministre d'Emmanuel Macron
29:18entre 2007 et 2020
29:19et il porte son bilan
29:22à Matignon
29:22avec beaucoup de fierté
29:23et il n'incarne pas
29:25le bilan des sept années
29:25qui ont suivi.
29:26Un témoignage
29:27dans ce débat ce soir
29:30avec une question très simple.
29:31Qu'est-ce qu'on fait
29:32des manifestations
29:32qui sont annoncées
29:33pour ce week-end
29:33un peu partout en France ?
29:36Un témoignage,
29:37celui de Chloé.
29:37Elle était avec nous
29:38hier soir dans le forum.
29:39Chloé habite juste à côté
29:41de la place de la République
29:43et elle a vu les émeutiers,
29:45les pillards débarquer
29:46dans son immeuble.
29:47Elle n'est pas commerçante.
29:48Elle a vu les pillards
29:50débarquer et défoncer
29:51la porte de son immeuble
29:52et écouter son témoignage.
29:53Et mettre le feu
29:53à l'appartement voisin.
29:54Ils sont rentrés dans mon immeuble.
29:55Ils ont cassé la première porte.
29:57Ils ont accédé au hall.
29:58Ils l'ont mis dans un état
30:01qui est sans nom.
30:03Et ils n'ont pas eu le temps
30:05de passer la deuxième porte
30:06que la police est arrivée.
30:08Donc, ils sont sortis.
30:09Mais du coup,
30:10ils sont sortis
30:11et ils sont allés
30:12à l'immeuble à côté
30:13où ils ont mis le feu.
30:14Ils ont brûlé
30:15l'appartement de mes voisins,
30:16le premier étage.
30:17Il y avait des habitants
30:18dans l'immeuble.
30:19Ils ont mis le feu.
30:20Et voilà ces images.
30:22Ce sont des scènes
30:22que vous avez vécues ?
30:23C'est monstrueux.
30:30C'est monstrueux.
30:31Mais alors,
30:32qu'est-ce qu'on dit aux riverains ?
30:33Qu'est-ce qu'on dit aux commerçants ?
30:34Aux 3 000 commerçants en pied ?
30:35Que ça peut recommencer ce week-end ?
30:37Déjà,
30:37on n'est pas obligé
30:37de faire les manifestations
30:38au même endroit.
30:39Et puis,
30:39on peut aussi avoir une réflexion
30:40sur comment faire en sorte
30:41que la manifestation
30:42se passe bien.
30:42casser ailleurs.
30:43D'accord ?
30:43Non,
30:44non,
30:44non,
30:44non,
30:44non.
30:44Mais on n'est pas obligé
30:45à chaque fois
30:46de le faire place de la République.
30:47C'est bien sûr.
30:47On pourra aller casser ailleurs.
30:49Je vous dis une chose.
30:50Ça a été dit tout bas.
30:51Moi,
30:51sur cette manifestation,
30:53j'étais à Jacques-Bonsergent.
30:55J'ai vu pendant des heures
30:56la manifestation se passer pacifiquement.
30:58Non,
30:58mais restez là-dessus.
30:58Je reste là-dessus.
31:00Qu'est-ce qu'on dit pour samedi,
31:01Daniel Simonnet ?
31:02Qu'est-ce qu'on dit pour samedi ?
31:03Je pense que,
31:04pour samedi,
31:05d'accord,
31:05si vous organisez les manifestations
31:07et que vous permettez
31:08vraiment un parcours
31:09qui, d'abord,
31:10un,
31:10est codéfini
31:11avec les organisations syndicales.
31:13Déjà,
31:14première chose.
31:14Ce qui n'a pas complètement été le cas
31:16puisque,
31:16vendredi dernier,
31:17je rappelle que
31:18les parcours ont été annulés
31:19au dernier moment,
31:20réimposés,
31:21saucissonnés.
31:22Ensuite,
31:23qu'on n'attaque pas
31:24les manifestants
31:26dès le démarrage.
31:27Je rappelle quand même
31:28que samedi,
31:30dès midi et demi,
31:31place de la République,
31:32c'est l'orchestre
31:33du Nouveau Monde,
31:34donc un orchestre
31:36sur la place de la République
31:37qui a été gazé.
31:39C'est ensuite
31:39des manifestants
31:40qui n'avaient strictement
31:41rien à voir,
31:42ni avec des casseurs,
31:43ni avec des pilleurs,
31:45qui ont été
31:47nassés,
31:49gazés,
31:50pourchassés,
31:51chargés.
31:52Responsabilité
31:54des autorités
31:55sur le maintien de l'ordre,
31:56il n'y a eu aucun problème.
31:57Responsabilité
31:57des organisations syndicales,
32:00responsabilité
32:00du gouvernement
32:01sur la gestion
32:02du maintien de l'ordre.
32:03Il y a quand même aussi
32:04des responsabilités
32:05individuelles,
32:05on est bien d'accord,
32:06c'est-à-dire que la personne
32:07qui va aller incendier
32:08un hall d'immeuble,
32:08il faut qu'elle soit poursuivie.
32:09Quel rapport
32:10avec le maintien de l'ordre ?
32:11Elle doit rendre compte
32:12devant la justice,
32:13mais donc,
32:14le maintien de l'ordre
32:14n'a rien à voir là-dedans.
32:15Vous avez une personne
32:16qui craque comme ça,
32:17qui décide d'aller balancer
32:18un cocktail Molotov
32:19contre une porte d'immeuble.
32:20C'est pire que ça,
32:20je pense même pas qu'elle craque.
32:22Parce que si elle craquait,
32:23c'est-à-dire qu'elle n'a pas prémédité.
32:24Mais qu'est-ce que ça
32:24aurait changé le maintien de l'ordre ?
32:26Il y a une responsabilité
32:27individuelle de ces personnes.
32:28Il y a une police en ce pays
32:28pour quand même garantir
32:29les conditions de la sécurité.
32:31Pourquoi elle n'était pas là,
32:32la police ?
32:33Sauf que la police
32:33avait débordée.
32:34Mais parce qu'elle avait
32:35été débordée,
32:35pourquoi la police ?
32:36Parce que vous aviez
32:37pour trois manifestants
32:38sur la place de la République
32:39et qu'on les poursuivait
32:40dans toutes les rues adjacent.
32:41L'intervention de la police
32:43ne serait pas nécessaire
32:44s'il n'y avait pas ces personnes
32:45qui s'attaquent aux îles.
32:46Je suis bien d'accord avec vous.
32:48Je suis bien d'accord avec vous.
32:49Vous en convenez.
32:49Bien sûr.
32:50Donc il faut permettre
32:51à la police de faire son travail
32:52et donc il ne faut pas
32:53lui donner des ordres
32:54pour chasser des manifestants
32:55dans toutes les rues adjacentes
32:57de la place de la République
32:58quand il est midi 30
32:59et que les gens sont venus
33:00pour aller participer
33:01à un confège.
33:02Alors ce récit-là,
33:03encore une fois,
33:04ne plaît pas à votre voisin.
33:05Autorisez !
33:05Non, non, il ne me plaît pas
33:06parce qu'une fois de plus,
33:07on assiste.
33:07Alors moi, Mme Simonnet,
33:08mais c'est plutôt
33:09les discours de ses camarades
33:11que ça me rappelle,
33:11on assiste à une inversion
33:13des valeurs
33:13qui est proprement insupportable
33:14dans laquelle on explique
33:15que s'il y a eu un problème
33:16samedi et dimanche
33:17dans nos grandes villes,
33:18c'est de la faute de la police,
33:20soit qu'elle avait mal compris
33:21les consignes,
33:21soit qu'elle avait mal exécuté.
33:22C'est un geste-eau quand même.
33:23C'est d'accord qu'il y a un geste-eau.
33:25Comment c'est possible
33:25que la sécurité de cette femme-là
33:27n'ait pas été respectée ?
33:28Mme Simonnet, le problème,
33:30c'est pas les forces de l'ordre
33:33qui ont bien fait ceci
33:35ou pas mal fait cela.
33:36Un jour, il y a une sommeil,
33:37vous nous expliquez
33:37qu'il y avait trop de policiers,
33:38vous parliez de violences policières
33:39contre les lycéens.
33:40Le lendemain, vous nous expliquez
33:42qu'ils n'étaient pas assez nombreux.
33:44Vous vous rendez compte,
33:45Mme Simonnet,
33:46que le problème dans ce pays...
33:47Vous vous rendez compte, madame ?
33:48Répondez à ma question.
33:49Mais je réponds évidemment
33:50à chaque fois qu'il y a eu de violences...
33:51Vous vous condamnez
33:51les violences policières.
33:52Oui, évidemment,
33:53mais je récuse complètement
33:54le terme de violences policières
33:56au pluriel.
33:58M'arracher...
34:01Arrêtez, Mme Simonnet.
34:02Le problème dans ce pays,
34:02ce n'est pas les forces de l'ordre,
34:04le problème,
34:05c'est les casseurs et les pilleurs.
34:06Il faut arrêter d'inverser les choses.
34:08Donc cette inversion
34:09des valeurs systématiques.
34:10Moi, j'entends à longueur d'onde
34:11vos camarades,
34:12vos anciens camarades
34:13de la France insoumise
34:14et d'une partie d'ailleurs
34:15du Parti socialiste
34:16et des écologistes
34:17qui nous expliquent
34:17que le problème,
34:18c'est le ministre,
34:19que le problème,
34:19c'est les flics,
34:20que le problème,
34:20c'est les gendarmes,
34:21en oubliant de dire
34:22que le problème, en fait,
34:22c'est les casseurs et les pilleurs.
34:25Et samedi,
34:25si jamais il y a des suspicions,
34:27si le renseignement,
34:28si les policiers nous disent
34:29qu'il y a des risques
34:29d'émeute,
34:30on interdit.
34:31Sinon, on se souvient
34:32que dans ce pays,
34:33la liberté de manifester
34:34est une liberté constitutionnelle
34:36et que donc,
34:37on autorise par chance.
34:38Vous êtes dans le Finistère,
34:40est-ce que vous demandez
34:41à votre préfet,
34:41puisque c'est de la responsabilité
34:42du préfet,
34:43d'interdire la manifestation
34:45à Brest et à Quimper ?
34:47Je vous réponds très précisément.
34:48Si le préfet vient me voir
34:49vendredi en me disant
34:50qu'il y a des risques sérieux
34:51parce que les renseignements
34:52territoriaux nous disent
34:53qu'il y a des risques sérieux
34:54d'émeute,
34:55oui, il faut l'interdire
34:56sans aucun doute.
34:57Si, à l'inverse,
34:58il n'y a pas de risque sérieux,
34:59il faut autoriser les manifestants.
35:00Richard Ramos,
35:00qu'est-ce qu'on fait samedi ?
35:01Moi, je pense que
35:02ce droit à manifester,
35:03c'est un droit constitutionnel.
35:05Mais si le renseignement nous dit
35:07et je partage cet avis-là,
35:09il faut l'interdire,
35:10il faut l'interdire.
35:11Mais je voudrais rappeler
35:12quelque chose.
35:13Nos forces de l'ordre,
35:15on a vu des images terribles.
35:17Il n'y a pas une mort.
35:18Et s'il n'y a pas une mort,
35:20c'est parce que...
35:21Non mais, pardon.
35:22S'il n'y a pas une mort,
35:23c'est parce que les forces de l'ordre,
35:25dans leur organisation,
35:27elles ont évité d'aller au contact.
35:30Donc, bravo à nos policiers.
35:32Parce que, malgré toutes les images-là,
35:34c'est grâce à eux
35:36que la République,
35:36elle est encore debout.
35:37Et je le dis avec un peu de gravité,
35:39les policiers,
35:40j'ai vu des commissaires de police,
35:42chez moi.
35:42Pardon, pardon.
35:43C'est votre responsabilité à nous.
35:44Pardon, je voudrais terminer là-dessus.
35:45Allez-y, allez-y.
35:46Les policiers, ils nous disent,
35:47la seule chose qu'on se pose aujourd'hui,
35:49c'est que,
35:49est-ce que votre gouvernement,
35:51il préfère un policier mort
35:54ou un émeutier mort ?
35:56C'est-à-dire, inconsciemment,
35:59cet ADN de l'affaire Malik Moussékoune de 1986.
36:01C'est un complexe Moussékoune.
36:03Je le dis, bien évidemment.
36:03Et là, c'est très important.
36:05Parce que, ça veut dire que si demain...
36:07Comment c'est un complexe ?
36:09Si demain, on ne dit pas à nos policiers...
36:11C'est grave, quand même,
36:12la mort de Malik Moussékoune.
36:12Que c'est vous qui tenez la République
36:13et qu'on sera plus avec vous
36:15qu'avec les émeutiers,
36:17alors attention,
36:18on peut avoir des forces de l'ordre
36:20qui baissent les bras.
36:21Et donc, c'est eux qui ont tenu la boutique.
36:23C'est eux qui ont tenu la boutique.
36:25Et moi, je suis d'accord avec Mme Simonnet.
36:27Quand il y a des dérapages,
36:28il n'y a aucun problème.
36:29C'est comme dans l'immeuble avec la dame.
36:31Mais attention,
36:32c'est eux qui tiennent la boutique.
36:33Il faut qu'on soit derrière eux.
36:34C'est eux qui tiennent la boutique, pardon.
36:35La boutique de la République.
36:36J'entends bien,
36:37mais je me mets à la place
36:38des 3 000 commerçants
36:39qui ont été pliés,
36:42visés ce week-end dernier.
36:44Alors, il n'est plus avec nous,
36:45mais Laurent Valiguier
36:45nous racontait hier soir
36:46que dans un large périmètre parisien,
36:50samedi,
36:51pendant des heures,
36:53il n'y avait pas de policiers.
36:54Il n'y avait pas de policiers.
36:56On a quand même des témoignages
36:58de commerçants
36:59qui expliquent que le pillage
37:00a commencé dans leur boutique
37:01à 18h30
37:02et que jusque tard dans la nuit,
37:064h30, 5h du matin,
37:08il ne s'est rien passé.
37:09Il n'y avait pas assez de monde.
37:09Il n'y avait pas assez de monde.
37:09Il n'y avait pas assez de monde pour continuer
37:10à venir piller.
37:10Oui, il n'y avait pas assez de monde.
37:11Donc, vous dites,
37:11les policiers ont tenu la boutique.
37:13Ceux qui ont été là.
37:14Ceux qui ont été là, très bien.
37:15Mais visiblement,
37:15il n'y en avait pas suffisamment.
37:16Mais c'est ce que je dis.
37:17Il n'y en avait pas suffisamment.
37:19C'est bien ce que je dis.
37:20Là, il y a eu une erreur de jugement,
37:22notamment du ministre
37:23qui l'a reconnu
37:23à l'Assemblée nationale.
37:25Je vous remets de manière structurelle
37:36que des escadrons
37:36ou des compagnies de CRS
37:38parce que les conditions
37:40aujourd'hui des émeutes
37:41n'ont plus rien à voir
37:42avec ce qu'elles étaient
37:43il y a une quinzaine
37:43ou une vingtaine d'années.
37:44C'est Nicolas Sarkozy,
37:46à l'époque,
37:47j'ai presque honte de le dire,
37:48qui avait réduit
37:49les effectifs de ces compagnies.
37:51Mais aujourd'hui,
37:51la menace a changé.
37:53Il manque des effectifs.
37:54C'est parce que, aussi,
37:55ce qu'il faut dire
37:56de façon très claire,
37:58c'est que le gouvernement
37:59n'avait pas anticipé
38:00un effet NAL.
38:01C'est-à-dire qu'ils avaient très bien...
38:02Moi, j'ai pas mal travaillé
38:04sur ce qui s'est passé.
38:06Ils avaient très bien anticipé
38:07les black blocs.
38:08Ils savaient que ça se produirait.
38:10Mais ce qu'ils n'avaient pas
38:11du tout anticipé,
38:13c'est les pilleurs.
38:14Et quand les pilleurs
38:14se mettent en action,
38:16il y en a partout,
38:17ça va dans tous les quartiers.
38:19Donc, je reviens...
38:20Et ça, ils n'ont pas...
38:21Je reviens à ma question.
38:22Thomas Ménagé,
38:23qu'est-ce qu'on fait
38:23pour les manifestations samedi ?
38:25Cette fois-ci,
38:25on met les moyens.
38:26Enfin, on met les moyens...
38:28On n'en interdit pas.
38:30Il peut y avoir certains cas,
38:31mais la liberté de manifester,
38:34c'est une liberté fondamentale.
38:36Donc, si on doit le faire,
38:37dans tous les cas,
38:38il faut que ça réponde
38:38à un certain nombre de critères.
38:39Et dans tous les cas,
38:40sinon, les interdictions
38:42seront attaquées
38:42devant le tribunal administratif.
38:43Et on est en état de droit,
38:44et Dieu merci.
38:45Et elles risquent d'être annulées.
38:47Donc, en fait,
38:47on risque de faire
38:48des affaires d'annonce
38:48avec des annulations,
38:50avec des interdictions
38:50qui seront annulées
38:51au tribunal administratif.
38:52Et au final,
38:53les gens viendront.
38:54Deuxième point.
38:55Deuxième point, en fait,
38:55des fois,
38:56les interdictions de manifester
38:57mènent au fait
38:58que la manifestation
38:58se fait de manière
38:59non déclarée,
39:00non organisée.
39:00Et des fois, c'est pire.
39:01Donc, il n'y a pas de règle
39:04globale, générale à avoir.
39:05C'est quelque chose
39:06qu'on peut faire, d'interdire.
39:07Mais voilà.
39:07Par contre, moi,
39:08je partage totalement
39:09ce que dit M. de Caland.
39:10C'est-à-dire qu'il y a
39:10une inversion totale
39:11aujourd'hui des valeurs
39:13et notamment de ces valeurs
39:14qui ont été incitées
39:16par une partie
39:17de la classe politique.
39:19Et j'avais une question
39:20à poser à M. de Caland.
39:21Est-ce que vous connaissez
39:21Laurent Bonater ?
39:23Ça vous dit quelque chose ?
39:23Oui, ça me dit quelque chose.
39:24Voilà.
39:25C'est le candidat
39:25qui s'est retiré
39:26pour Alma Dufour,
39:27candidat Horizon
39:28d'Edouard Philippe,
39:29qui s'est retiré
39:29dans la quatrième
39:30circonscription Seine-Maritime
39:31pour faire élire Alma Dufour
39:33qui, en 2023,
39:34la même Alma Dufour,
39:35disait que la fin
39:36justifiait les moyens
39:37pendant les émeutes.
39:38Donc, votre petit numéro
39:39entier,
39:40il pouvait marcher
39:41sous le RTF
39:41où il n'y avait pas
39:42de téléphone portable
39:43et on ne pouvait pas vérifier.
39:44Mais en 2026,
39:45excusez-moi,
39:46on ne peut pas checker,
39:47les Français pourront le faire.
39:48Quatrième circonscription
39:49Seine-Maritime,
39:50candidat Alma Dufour.
39:54Vous tombez vraiment très mal
39:55parce que LFI,
39:57on les aime tellement
39:57chez Horizon
39:57qu'en ce moment,
39:58ils me font un procès.
39:59Moi, j'ai dit publiquement
39:59qu'ils étaient antisémites
40:01et factieux
40:01au point qu'ils me font
40:02un procès en diffamation
40:03de délibérer le 22 de ce mois
40:06devant le tribunal judiciaire de Brest.
40:08Vous savez,
40:09des coupes qui divorcent
40:10terminent au tribunal.
40:10Vous êtes tombé
40:12sur la mauvaise personne.
40:13Ensuite,
40:13si vous disiez
40:14qu'Édouard Philippe soutenait
40:15la France insoumise
40:15alors qu'il la combat,
40:17il l'a combattu toute sa vie
40:18comme le Rassemblement national,
40:19et si vous voulez parler
40:21de tel député
40:22qui ici a pris
40:23tel ou tel choix individuel,
40:24on peut aussi parler
40:25de vos députés
40:25du Rassemblement national
40:27ou de vos élus locaux
40:28qui un jour
40:29posent avec une casquette nazie
40:31sur les réseaux sociaux.
40:32Le lendemain,
40:33ils se font attraper
40:33avec des tatouages.
40:34Ils se font attraper
40:35avec des tatouages.
40:37Vous, c'est toujours
40:37votre ami.
40:38Le problème,
40:38c'est que vous en avez tellement
40:39que vous en excluez.
40:40Bardella,
40:41il n'a pas été exclu.
40:42Bardella n'a pas encore été exclu
40:43et le problème,
40:44c'est que vous devriez exclu
40:44la moitié du parti.
40:45L'État de droit,
40:46ça vous dit quelque chose en fait ?
40:47Il y a une procédure judiciaire
40:48en cours ?
40:49Vous savez qu'il y a aussi
40:50une procédure judiciaire
40:50en cours contre Édouard Philippe.
40:51Vous n'avez pas un métier facile
40:55comme porte-parole
40:56du Rassemblement national
40:57à devoir nous expliquer
40:58tous les jours
41:00pourquoi tel dérapage antisémite
41:01finalement est un cas isolé.
41:03Si vous voulez parler
41:03de cas individuels...
41:04Si vous voulez parler
41:04de votre collègue Nathalie Loiseau
41:05qui était au GUDE,
41:06on peut tout étaler ce soir.
41:07Votre porte-parole,
41:08copine, porte-parole
41:09qui était au GUDE,
41:10Nathalie Loiseau,
41:11elle est chez Édouard Philippe.
41:11Les Français s'en foutent de ça.
41:14Les Français s'en foutent
41:16de ces explications
41:18politiciennes de la présidentielle.
41:19Ce qu'ils veulent,
41:20c'est retrouver du calme.
41:21On a les hôteliers
41:22qui nous disent
41:23que 45% des réservations
41:26sont annulées.
41:27D'accord ?
41:27Ça veut dire qu'au-delà
41:28des commerçants
41:29qui ont tout perdu,
41:31on a une économie
41:32qui va s'effondrer.
41:32Donc ça ne sert à rien
41:34des candidats à la présidentielle.
41:36Attendez...
41:36Tous à se mettre d'accord
41:38pour que ce pays
41:40puisse permettre pour moi
41:41une élection présidentielle
41:43qui permettra les débats.
41:45Mais aujourd'hui,
41:45on est dans l'urgence.
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