- il y a 8 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Je voulais juste, sur cette proposition, et ce que réclament les syndicats, bon nombre de syndicats,
00:03alors parfois 100, 150, 200 euros net d'augmentation du SMIC,
00:07il y a ce que disait tout à l'heure Marine Le Pen. Marine Le Pen dit que c'est
00:09l'URSS.
00:11Non, je crois qu'on ne peut pas, ou alors on rentre dans l'URSS.
00:17Je ne suis pas absolument convaincue de l'efficacité de l'URSS, vous voyez.
00:22Donc on ne peut pas obliger des entreprises à augmenter leur salaire.
00:26On peut leur expliquer qu'il est absolument nécessaire de le faire
00:30et qu'il est important pour eux qu'ils prennent attention à leurs salariés
00:35parce que ce sont aussi les salariés qui participent à la richesse et au développement de l'entreprise.
00:42Donc on peut mettre en place des mesures incitatives, mais on ne peut pas faire ça de manière coercitive
00:47parce que sinon on change de régime.
00:50Aurélie Trouvé, bonsoir, merci d'être la députée de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis.
00:53C'est l'URSS, dit Marine Le Pen, d'augmenter le SMIC, comme ça, de manière unilatérale et pour tout
00:58le monde.
00:58Excusez-moi, parce que comme je viens de rentrer sur le plateau, je n'écoutais pas ce que disait Marine
01:01Le Pen,
01:02donc je ne vais pas le commenter vu que je ne l'ai pas écouté.
01:04Par contre, si vous voulez bien, je viens d'arriver.
01:06Ce que je veux bien commenter, c'est l'image que nous voyons ici.
01:09Moi, j'ai passé trois heures dans cette manifestation.
01:11Nous avons d'ailleurs été accueillis extraordinairement bien avec Jean-Luc Mélenchon et toute la France Insoumise.
01:16Mais surtout, ce que je veux retenir, 1,6 million de personnes dans la rue, c'est absolument exceptionnel.
01:22Chifre de la CGT, 575 000 pour le gouvernement.
01:24Oui, écoutez, de toute façon, c'est le jeu du gouvernement de minimiser au maximum.
01:28En fait, la vérité, c'est qu'on a un mouvement absolument inouï depuis plus d'un mois, zéro réponse
01:34politique.
01:34C'est parti des lycéens avec beaucoup de courage malgré toutes les violences policières,
01:38les interdictions de manifester, les entraves en veux-tu, en voilà, des yeux, des mains arrachées.
01:43Moi, ce matin encore, j'étais avec des lycéennes qui m'ont pleuré dans les bras
01:47parce qu'elles ont été violentées par des violences policières avant-hier.
01:53Et malgré tout ça, 1,6 million de personnes, bravo aux jeunes d'avoir réussi ça.
01:58On était au cœur des revendications ce soir, on était sur l'augmentation des salaires
02:01et Marine Le Pen disait à l'instant, dans cet extrait que l'on passait, Alexandre Ouizil,
02:06Marine Le Pen dit en fait, on ne peut pas unilatéralement imposer comme ça une augmentation du SMID à des
02:10entreprises.
02:11La situation est trop fragile, elles ne le supporteront pas.
02:14Pardon, c'est le principe du salaire minimum.
02:16C'est-à-dire que le salaire minimum, c'est en effet un salaire qui est fixé à un niveau
02:19qui permet la subsistance de la population qui bosse.
02:22Et donc, en effet, quand vous avez un pouvoir d'achat qui s'effrite,
02:24quand vous avez deux tiers des Français qui perdent du pouvoir d'achat,
02:27évidemment que le SMIC est une arme et un instrument qu'on peut utiliser.
02:30Ça n'a rien à voir avec l'URSS, d'ailleurs, pour tout vous dire.
02:32Si vous regardez les compérosions européennes,
02:34la France a été l'un des pays les plus lents en matière d'augmentation du SMIC ces dernières années,
02:38que par ailleurs, ce modèle du SMIC, qui était un modèle que certains critiquaient,
02:41en fait, il a été généralisé en Europe.
02:43Donc, si vous voulez, ce n'est pas l'URSS, c'est juste l'économie contemporaine
02:46et c'est juste l'économie où il n'y a pas des tâcherons qui bossent pour des salaires de
02:49misère.
02:49Donc, si pour Marine Le Pen, le SMIC, c'est l'URSS,
02:52je suis très inquiet sur ce qu'elle veut faire du pays d'un niveau économique.
02:55Quand on va sur une augmentation de 10%, 15%, 150 euros par salarié,
03:00comme ça, d'un claquement de doigts,
03:02alors même que les entreprises n'arrivent plus à s'en sortir,
03:04qu'il y a des défaillances.
03:05À un moment, je ne comprends pas, on est député, on est sédateur ici,
03:07on a dans nos permanences, sur nos territoires.
03:10Moi, j'ai une entreprise de BTP de 80 salariés,
03:14une entreprise de trois générations qui vient de mettre la clé sous la porte.
03:17Pas un problème de commande, les carnets de commande étaient pleins dans le BTP,
03:21de la démolition, de la construction, de la peinture,
03:23parce qu'en fait, le poids des charges, le poids du coût de l'énergie,
03:27de la complexité administrative, de tout notre modèle qu'il faut revoir,
03:30aujourd'hui, a tué cette boîte.
03:31Donc, à un moment de croire que par l'opération du Saint-Esprit,
03:35en claquant des doigts, sans avoir une vision globale,
03:37c'est-à-dire que si on leur demande d'augmenter, qu'on les incite à le faire,
03:40nous, on est favorables à cette conférence sociale,
03:43c'est-à-dire qu'il y a un moment de débarquer...
03:44Ce sera un bien, Mathieu.
03:46Voilà, entre les partenaires sociaux...
03:47Qu'est-ce que vous allez demander, d'ailleurs, à cette...
03:48Vous allez avec... Ah bah non, c'était pas là, oui, bien sûr.
03:51Mais vous demandez à ce que les partenaires sociaux soient convoqués aussi.
03:56Je pense que le dialogue social fait que, malheureusement,
03:58les réunions de partis, après les rencontres de Saint-Denis
04:01et les multiples rencontres, c'est souvent de la communication.
04:04À un moment, la rencontre des partis, ça se fera lors du débat présidentiel.
04:08Par contre, que les partenaires sociaux se voient, échangent,
04:11et peut-être apportent des solutions.
04:12Mais attention quand même à l'effet déceptif,
04:13parce que, je veux dire, les cahiers de dolérance,
04:15les grands débats, les rencontres et la communication
04:18quand on est pris à la gorge, comme c'est le cas du gouvernement aujourd'hui...
04:20Mais je note, comme aménagé, qu'aujourd'hui,
04:22aux salariés qui se sont mobilisés,
04:24vous dites, on ne peut pas,
04:26on ne peut pas augmenter le SMIC.
04:28Non, on peut donner les moyens
04:30et donner la liberté et les capacités
04:32de le faire aux entreprises
04:34avec la possibilité de l'augmenter
04:36sans charge patronale pendant une durée,
04:39ce qui leur permet d'amorcer la pompe
04:40et de leur donner les moyens de le faire.
04:41Et si elles ne le font pas, vous restez au SMIC ?
04:43À un moment, oui. Mais nous, nous proposons aussi,
04:45parce que la question, ce n'est pas uniquement le montant de votre salaire,
04:47c'est ce que vous pouvez faire avec votre salaire.
04:48Donc, on a une vision globale sur le pouvoir d'achat
04:50avec la baisse des charges contraintes.
04:52Je vous dis, aujourd'hui, il y a des gens
04:53qui n'arrivent plus à faire leur plein,
04:55qui n'arrivent pas à remplir leurs cuves de fuel,
04:56qui n'arrivent pas à payer leur gaz...
04:57On en reparlera dans un instant de ces charges contraintes
04:59dans un instant avec l'ISADF.
05:00Il faut baisser la TV sur le sujet.
05:01Le SMIC, combien on l'augmente ?
05:02Déjà, je veux partir de la situation des gens,
05:04des travailleurs de ce pays.
05:06Les salaires ont diminué en 6 ans.
05:08C'est-à-dire que le salaire actuel est plus bas en moyenne
05:11que celui d'il y a 6 ans.
05:12C'est inédit.
05:13C'est inédit, dramatiquement inédit.
05:15Donc, il faut que les salaires remontent.
05:16Savez-vous que les fonctionnaires ont perdu 20% de...
05:19Salaire plus bas couplé à l'inflation.
05:21Enfin, au regard de l'inflation.
05:22Ce qu'on regarde...
05:22Bien sûr, bien sûr.
05:24Monsieur Vitek, pour le voir.
05:25Bien évidemment.
05:26Juste que vous n'avez pas d'ambiguïté là-dessus.
05:28Je veux dire que vous n'avez pas d'ambiguïté là-dessus.
05:29Alors, si vous voulez,
05:30les salaires réels ont diminué énormément depuis 6 ans.
05:35Et c'est inédit, c'est inédit dans notre économie.
05:38C'est terrible.
05:40Deuxièmement, les fonctionnaires particulièrement
05:42ont vu leur pouvoir d'achat baisser de 20% en 10 ans.
05:46Pourquoi ?
05:46Parce que leur point d'indice n'a jamais été réévalué
05:49au fur et à mesure de l'inflation.
05:50Et je vais vous dire, les gens le savent.
05:52Les choses s'empirent à vitesse grand V.
05:55Il y a même une bombe sociale à retardement.
05:57Parce que, voyez-vous,
05:58il y a déjà les prix du carburant qui ont pris 30%.
06:00Mais les prix du gaz, ils ont augmenté 12%.
06:02Les gens, comment ils vont se chauffer cet hiver ?
06:05Sachez quand même qu'il y a déjà 12 millions de personnes
06:09qui ont du mal à se chauffer.
06:10Comment ils vont faire cet hiver ?
06:12Et je ne vous parle même pas des prix de l'alimentation.
06:14On va avoir les résultats dans les rayons au mois de mars
06:16quand les négociations commerciales sont terminées.
06:18Donc, il n'y a qu'une seule solution.
06:19C'est d'augmenter les salaires.
06:21Et c'est ce que réclament tous les syndicats
06:23qui ont appelé aujourd'hui à manifester.
06:27Alors, dans notre programme de la France Insoumise,
06:29nous avons un engagement très fort
06:31d'augmenter le SMIC de 1 400 euros net à peu près
06:34à 1 700 euros net.
06:36J'en profite pour vous dire d'ailleurs
06:37que nous demandons aussi l'indexation des salaires sur l'inflation
06:40parce que je l'ai entendu et vous avez raison.
06:42Il faut aussi que les salaires puissent augmenter
06:44l'ensemble des salaires avec le SMIC.
06:46Et vous êtes conscient que les entreprises n'ont pas les moyens ?
06:48Alors, attendez, j'en profite pour dire
06:50que tout ça fait partie d'un vaste programme
06:53que d'ailleurs, nous présentons, vous le savez,
06:55demain, j'en profite, demain sort en librairie
06:57notre programme justement qui est cohérent.
07:00Et il y aura sur lequel le meeting
07:01notamment avec Jean-Luc Mélenchon pour présenter ce programme.
07:03Et un grand meeting au Bourget, 15h samedi.
07:05Nous attendons énormément de monde.
07:06Sauf qu'on va y trouver, ça c'est votre programme pour la présidentielle.
07:09Mais d'ici à la présidentielle,
07:11comment vous faites pour satisfaire
07:13ces personnes qui sont dans la rue
07:14et que vous avez encouragées d'ailleurs
07:17à venir dans la rue ?
07:17Parce que c'est une France qui vous est acquise.
07:20Qu'est-ce que vous faites pour la satisfaire ?
07:22Et alors que vous ne voulez pas voter le budget d'ailleurs,
07:25vous ne voulez pas voter le budget,
07:26qu'est-ce qui va se passer ?
07:27Vous ne voulez pas voter le budget,
07:29vous voulez que le Premier ministre s'en aille,
07:31mais le Premier ministre s'en allant,
07:33il sera remplacé par un autre
07:34qui ne sera pas d'accord avec vous.
07:36Qu'est-ce qui se passe ?
07:37Alors, vous voyez, en fait,
07:39on n'est pas encore au gouvernement.
07:41Donc nous ne sommes pas...
07:42Ah, ça on l'a vu.
07:42Oui, mais là, bah oui, bon, on ne l'est pas encore.
07:44Mais voyez-vous, la responsabilité
07:46de tout ce qui est en train de se passer dans la rue,
07:48les zéros réponses politiques,
07:49d'abord c'est de la responsabilité du gouvernement.
07:51C'est lui qui aurait dû mettre sur la table
07:53un budget qui soit soutenable pour les Français.
07:56Ils sont quand même arrivés avec un projet de budget,
07:59excusez-moi, avec une baisse des APL,
08:01avec une baisse de l'allocation de rentrée scolaire,
08:04avec une baisse des allocations familiales,
08:07avec tout en baisse pour les classes populaires.
08:09Par contre, pour les ultra-riches, c'est la fête.
08:12Et d'ailleurs, quand on dit que les salaires ont baissé,
08:14mais parlons du reste,
08:1513 000 millionnaires qui ne payent pas d'impôts sur le revenu,
08:18les 500 plus grandes fortunes
08:20qui en 10 ans ont vu leur fortune multiplier par 2.
08:23Les dividendes, on est numéro 2 dans le monde
08:25pour une seule chose en France,
08:26pour le total des dividendes du CAC 40.
08:30Les gens le savent, ils n'en peuvent plus que cela.
08:32Ils ne sont pas faits ces dividendes en France,
08:33pour la plupart.
08:34La plupart des dividendes ne sont pas faits en France, vous savez.
08:36Alors, par ailleurs, si vous me parlez de ça,
08:39parlons de Total,
08:39dont la grande majorité des actionnaires
08:42sont en effet des fonds de pension,
08:45des fonds d'investissement américains.
08:46Donc, par ailleurs, ces grandes entreprises du CAC 40
08:49dont on dit mais ça profite à la France et que ça,
08:51ça profite essentiellement à des actionnaires
08:53dont une grande majorité d'ailleurs
08:55sont en fait des fonds d'investissement bien souvent américains.
08:58Donc, il est temps maintenant
08:59d'augmenter les salaires
09:01et pas que ça parte vers les actionnaires.
09:03Alors, attendez,
09:05juste une chose.
09:05Ah, vous voulez répondre là-dessus,
09:06tiens, ton aménager ?
09:07Juste là-dessus,
09:08sur le fait de dire,
09:09ben voilà, sur les actionnaires
09:10et notamment sur les grandes fortunes,
09:12il faut y aller plus franchement,
09:13il faut taxer plus franchement ?
09:15Nous, l'avons dit,
09:16c'est que la question,
09:17c'est surtout les surprofits.
09:18C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
09:19il y a eu des profiteurs de crise,
09:21que ce soit dans le secteur industriel,
09:22dans le secteur énergéticien,
09:24des énergéticiens, excusez-moi.
09:27Et donc là,
09:28contrairement à ce que disait Mme Rousseau
09:29et je pense que Mme Trouvé,
09:31qui a été en plus présidente
09:32de la commission des affaires chroniques,
09:33peut le dire,
09:33le rassemblement,
09:34on n'a peut-être pas les mêmes modes de calcul,
09:35mais on a toujours déposé des amendements
09:37pour taxer les surprofits,
09:39c'est-à-dire pour faire en sorte
09:40que les entreprises qui,
09:42du fait du contexte,
09:43non pas parce qu'ils ont investi,
09:44non pas parce qu'ils ont fait
09:46de la recherche et développement,
09:47ont fait des profits du fait de la crise,
09:49du fait de la guerre,
09:50doivent participer.
09:51Nous, ce qu'on souhaite aussi,
09:52c'est de faire cotiser...
09:52Vous dites total profiteur de crise ?
09:54Il y a eu un certain nombre d'augments.
09:55Alors après,
09:56l'autorail, là en ce moment,
09:57a fait un effort à plafonner
09:59et à donner une partie,
10:00à redonner une partie de ses bénéfices
10:03en baissant.
10:04Mais c'est les profiteurs de crise ?
10:05Non mais après,
10:05attendez,
10:06moi je ne suis pas d'extrême gauche,
10:07je ne suis pas à mettre une étiquette
10:13sur une boîte française
10:17qui a son siège social en France
10:18qui crée de l'emploi
10:20en la salissant et en la traînant
10:22dans la boue
10:22alors même qu'ils font un effort
10:23Vous venez de dire,
10:24nous au Rassemblement National,
10:26on est pour taxer les surprofits,
10:28pour taxer les entreprises
10:29qui profitent d'une crise ou d'une guerre.
10:31Est-ce que total rentrerait
10:32dans ce dispositif-là ?
10:33Total est rentré
10:34à un certain nombre de moments,
10:35mais par contre,
10:36Total l'a fait un effort.
10:37Vous savez,
10:38la fiscalité,
10:39c'est aussi un rapport de force.
10:40C'est aussi un élément
10:42pour pouvoir vous dire,
10:43soit vous faites un effort
10:44et c'est ce que Total a fait.
10:45On peut dire ce qu'on veut,
10:46mais Total a quand même
10:47plafonné les prix.
10:48Le vrai problème
10:49et le vrai profiteur
10:50aujourd'hui en matière
10:51de carburant
10:51et en matière d'énergie,
10:52c'est l'État.
10:53C'est l'État
10:54alors qu'on est le pays
10:55le plus taxé
10:55en matière de carburant.
10:57Non, c'est vrai.
10:57Excusez-moi,
10:5860%
11:00et si sur l'ensemble
11:01de cette crise-là,
11:02ils ont perdu de l'argent.
11:03L'État perd de l'argent.
11:04Ben si, je vous assure,
11:05ils ont perdu de l'argent.
11:06L'État perd de l'argent
11:07aussi parce qu'on est en train
11:07de planter l'économie
11:08parce qu'en fait,
11:09en voulant ne pas baisser la TVA.
11:11Non, parce qu'il y a moins
11:12de consommation d'essence
11:13et de gazole.
11:14L'État ne perd pas de l'argent.
11:14L'État gagne moins d'argent.
11:15Oui, d'accord,
11:16mais ils n'ont pas perdu de l'argent.
11:18Aujourd'hui,
11:19les recettes sont inférieures
11:20à ce qu'ils gagnent moins
11:22que ce qu'ils espèreraient.
11:22Mais ils ont perdu,
11:23ils ont gagné.
11:25Oui, ok.
11:26Ils ont gagné moins.
11:27Ce qui est certain,
11:28c'est que par rapport
11:28à d'autres pays européens,
11:30sur un litre de carburant,
11:32la France est le ou l'un des pays
11:35où il y a le plus de taxes.
11:36Il y a 60%.
11:37Donc, à un moment,
11:38de ne pas croire que
11:39de redonner une partie
11:40de cet argent aux Français
11:42en donnant la possibilité
11:42de se déplacer,
11:44de consommer,
11:45de mettre du carburant
11:47dans leur plein
11:48pour faire vivre l'économie
11:50et relancer notre économie,
11:51c'est quand même une logique
11:52qu'un certain nombre
11:53de pays européens ont fait
11:54et que nous,
11:55nous partageons
11:55au Rassemblement National.
11:57Non, mais bon,
11:57ce qui est intéressant,
11:58c'est que déjà,
11:59le Rassemblement National,
12:00tout d'un coup,
12:00il dit qu'il y a des entreprises
12:02qui profitent de la crise,
12:03mais quand il faut dire profiteurs,
12:04c'est erreur 404,
12:05on ne sait plus très bien,
12:06le mot n'est pas dans
12:06les éléments de langage
12:07habituel de sa licence.
12:10C'est de constater,
12:10en effet,
12:11que sur Total,
12:12il y a des surprofits
12:13sur des insomestres
12:15qui n'ont rien à voir
12:16avec quelque chose de normal,
12:18qu'ils utilisent
12:18ces surprofits
12:19sur leur activité de raffinage
12:20pour, en plus,
12:21faire des prix à la pompe
12:22qui créent une distorsion
12:23de concurrence
12:24avec les autres distributeurs
12:24et qui se font passer
12:25la part belle
12:26et que vous allez
12:27dans leur logique
12:27en disant vraiment
12:28que c'est des gens formidables
12:28alors qu'ils font des surprofits
12:29absolument extraordinaires
12:31sur le raffinage.
12:31Je reviens sur ce que disait
12:32M. Tréhard tout à l'heure
12:33qui me semble important
12:34sur le budget.
12:35Parce que le budget,
12:36c'est pour ça qu'on a inventé
12:37le Parlement,
12:38c'est là que tout se joue.
12:39M. Tréhard,
12:42le budget actuel,
12:43c'est un bras d'honneur
12:45aux manifestants.
12:46Je donne un exemple simple,
12:47je repars de mes affaires
12:48d'héritage
12:48et de bascule vers le travail.
12:49Dans le nouveau budget,
12:50il y a quelque chose
12:51qui s'appelle
12:51le paquet héritage
12:52qui a l'air tout à fait
12:53sympathique comme ça.
12:54C'est le fait que
12:55le Premier ministre
12:56a proposé qu'au-delà
12:57de 100 000 euros de dons,
12:58vous puissiez donner
12:59un peu plus.
13:00Sauf que qui est-ce
13:00qui bénéfie de ça ?
13:01Il y a 8% des familles
13:02en France qui peuvent donner
13:03et il y en a seulement 2%
13:04qui épuisent
13:05les donations individuelles
13:06et les exonérations évidentes.
13:07Donc ça veut dire
13:08qu'après avoir fait l'ISF
13:10au début du quinquennat,
13:11on termine sur le paquet fiscal
13:13pour encore baisser
13:14la fiscalité
13:15des super héritiers
13:15et de l'autre,
13:16on laisse les gens
13:17sans solution
13:18sur le pouvoir d'achat
13:19de tous les jours.
13:20Vous voyez,
13:20c'est ça qui est insupportable,
13:21c'est ça le carburant
13:22de la révolte sociale.
13:23Vous voyez,
13:23c'est cette injustice-là
13:24qui rend les budgets
13:26inacceptables et insupportables.
13:27Beaucoup de chefs d'entreprise
13:28qui sont à la tête
13:32de petites entreprises
13:32et qui aussi
13:34ont des héritiers
13:35éventuellement,
13:35c'est eux justement
13:37qui se tournent parfois,
13:39qui se détournent
13:41du Parti socialiste
13:42et d'autres partis
13:44parce que justement
13:45ils en ont ras-le-bol des taxes.
13:47Soyons tranquilles
13:48sur ce qu'on propose.
13:49Ils veulent que ce qu'ils gagnent
13:50dans leur vie
13:51ça puisse profiter
13:52à leur descendance.
13:53Le fait est qu'on a
13:54un problème aujourd'hui,
13:55c'est que dans la société française,
13:57le travail ne paye plus.
13:58C'est-à-dire que
13:58ce que vous possédez
13:59vient...
14:00Écoutez-moi jusqu'où.
14:01Il faut trouver d'autres moyens
14:02de le faire monter.
14:03Aujourd'hui,
14:04ce que vous possédez
14:05vient aux deux tiers
14:06de votre héritage.
14:06C'est-à-dire que
14:07si vous n'avez pas hérité,
14:07vous n'êtes rien
14:08dans cette société.
14:09Il y a 40 ans,
14:10c'était un tiers
14:10et le reste,
14:11c'était le fruit de votre labeur.
14:12Donc il y a un problème
14:13d'une société
14:13qui se fie,
14:14je vous comprenez,
14:15qui devient une héritocratie,
14:16qui n'a plus rien à voir
14:17avec une démocratie.
14:18Donc si en plus,
14:18le gouvernement
14:20accélère tout ça,
14:21eh bien ce n'est pas possible.
14:21Et enfin,
14:22vous savez que vous arrêtez
14:23de plus en plus tard.
14:23M. Tréhard,
14:26je finis sur...
14:27Quand votre vie
14:27est quasiment terminée,
14:28votre vie professionnelle.
14:29Je finis juste sur la question
14:30que vous posiez
14:31qui est les petites entreprises.
14:32Nous, dans le système
14:33qu'on propose,
14:34jusqu'à 50 millions d'euros
14:35de chiffre d'affaires,
14:35on ne change rien.
14:36Donc ce n'est pas
14:36la boulangerie de quartier
14:37le sujet.
14:38Là, c'est de commencer
14:39à regarder ce qui se passe
14:40dans les grandes entreprises
14:41et d'avoir des dispositifs
14:42comme en Allemagne d'ailleurs
14:43où la transmission,
14:44la fiscalité augmente
14:45un petit peu
14:46avec la taille
14:46de l'appareil productif.
14:47Voilà ce qu'on propose.
14:48Donc si vous voulez,
14:49ça permet aux classes moyennes
14:50de ce pays
14:51de se loger à nouveau,
14:52de partir un peu en vacances,
14:53d'avoir la vie
14:54un peu plus légère
14:55et un peu plus facile.
14:55Je crois que vu le moment,
14:56c'est ça la priorité.
14:58Et si quelqu'un
14:58ne l'a pas compris,
14:59je suis de regarder
14:59les images
15:00derrière M. Svitek.
15:01Et Arnaud Péricard
15:02nous rejoint.
15:02Bonsoir, merci à vous
15:03d'être la porte-parole
15:04du Parti Horizon.
15:05Édouard Philippe,
15:06soutien d'Édouard Philippe
15:07et maire de Saint-Germain-en-Laye.
15:09Vous voulez répondre,
15:10Aurélie,
15:10trouver là-dessus,
15:10sur ce débat-là précisément.
15:12Oui, sur le SMIC
15:13et sur les petites entreprises.
15:15D'abord,
15:15je voudrais dire
15:16qu'on ne peut pas mettre
15:17dans le même panier
15:18les petites entreprises,
15:19un boulanger
15:20ou un garagiste
15:21et Bernard Arnaud
15:22ou Pouyanné.
15:23Personne ne le fait,
15:24surtout peut-être,
15:25mais pas nous.
15:26Écoutez,
15:27quand j'entends
15:27que personne ne pourrait
15:29augmenter le SMIC,
15:30ce que j'entends
15:31à droite
15:32ou parfois
15:32à l'extrême droite,
15:34personne ne peut
15:34augmenter le SMIC
15:35parce que je rappelle
15:36que et la droite
15:36et l'extrême droite
15:37se battent
15:38contre la hausse du SMIC,
15:39refusent la hausse du SMIC
15:40quand on le met
15:41en amendement
15:42dans l'Assemblée nationale.
15:44Voilà ce que je réponds,
15:45c'est qu'aujourd'hui,
15:45le principal problème
15:46des petites entreprises,
15:48c'est le pouvoir d'achat.
15:49Le fait que les gens
15:51puissent à nouveau
15:52s'acheter une baguette
15:53de qualité
15:53chez le boulanger,
15:54qu'ils puissent de nouveau
15:55faire appel à un maçon
15:57quand leur mur,
15:57il faut le réparer,
15:59qu'ils puissent de nouveau
16:00amener leur voiture
16:01au garagiste.
16:02Ils ont besoin de ça.
16:03D'accord ?
16:04Et c'est vrai,
16:05les petites entreprises
16:06ont sans doute
16:06plus de difficultés
16:07que les très grandes entreprises
16:08qui viennent de verser
16:0960 milliards de dividendes
16:11aux grands actionnaires.
16:12Nous, en ce qui concerne
16:13la France insouïste,
16:14voilà ce que nous leur disons.
16:15Un, nous ferons
16:16une caisse de péréquation
16:17entre petites
16:17et très grandes entreprises,
16:18un système qui permet
16:19justement de redistribuer.
16:20Donc on aide les petites
16:21pour pouvoir augmenter le chiffre.
16:22Exactement.
16:23Premièrement,
16:23les aides publiques
16:24qui sont essentiellement
16:25ciblées vers les très grandes entreprises.
16:27Par exemple,
16:27le crédit impôt et recherche
16:28va essentiellement
16:29vers les très grandes entreprises.
16:31Nous les redistribuerons
16:32vers ces petites entreprises.
16:33Car savez-vous
16:34que depuis 10 ans,
16:35les petites entreprises
16:36ont créé de façon nette
16:38des emplois
16:38pendant que les très grandes entreprises
16:40en ont détruit.
16:41Donc oui,
16:41on a besoin
16:42de ces petites entreprises.
16:43Mais surtout,
16:44nous, nous leur disons
16:44vous avez besoin
16:45d'une hausse des salaires
16:46pour avoir plus de pouvoir d'achat
16:48et donc plus de commandes.
16:49Mais par contre,
16:50nous vous baisserons
16:51vos charges privées.
16:53Notamment,
16:53nous sommes pour qu'il y ait
16:54un plafonnement
16:55des prix de l'électricité,
16:56des prix du gaz.
16:57Et vous le savez,
16:58nous sommes pour bloquer
16:59les prix du carburant
17:00à 1,70€.
17:01On va en parler
17:02dans une seconde.
17:03Mais Arnaud Pérecard,
17:03je vous vois que ça fait réagir
17:04ce que tu aurais trouvé ce soir.
17:05Oui, parce que ce n'est pas vrai.
17:06Moi, je vous écoutais
17:07un petit peu en coulisses
17:08et je mets la gauche
17:09un petit peu en facteur commun.
17:11Je suis assez effaré
17:13par la méconnaissance
17:14de la réalité économique
17:15que traverse notre pays.
17:17Dans 57% de la richesse publique
17:19qui est appréhendée
17:20par la dépense publique,
17:21de la richesse du pays
17:22qui est appréhendée
17:23par la dépense publique,
17:24quand vous avez 44-45%
17:26d'un taux de prélèvement
17:28obligatoire,
17:28je ne vois pas en quoi
17:29la fiscalité est une réponse
17:31aux problèmes économiques
17:32du pays.
17:32Créer de la valeur,
17:33madame Trouvé,
17:34ça ne se décrète pas,
17:35ça se génère.
17:36Il faut travailler davantage
17:37et il faut également
17:39avoir les gains
17:40de ce travail supplémentaire.
17:41Moi, je suis d'accord avec vous
17:42pour que les gens gagnent plus.
17:43Mais on peut aussi,
17:45concernant l'augmentation
17:46du SMIC,
17:47faire confiance
17:47aux partenaires sociaux.
17:48On peut faire confiance
17:49aux syndicats,
17:50quels qu'ils soient,
17:51les syndicats patronaux
17:52et les syndicats des employés
17:53pour leur permettre
17:54eux aussi de voir
17:55quel est le taux,
17:56si jamais le taux
17:57d'augmentation
17:58il peut y avoir,
17:59qui serait adéquat.
18:00Je crois qu'il y a une forme
18:02de...
18:02Je suis très inquiet
18:03parce qu'on me dit
18:04que vous avez été,
18:04je ne le savais pas,
18:05président de la commission
18:06des affaires économiques
18:07à l'Assemblée nationale.
18:08Ça m'inquiète un petit peu.
18:10Et pour qui vous prenez-vous ?
18:11Je me prends.
18:13Pour un égard local,
18:14vous connaissez les réalités
18:14de ce terrain.
18:15Si vous voulez,
18:15je peux vous dire que...
18:16Je vais même vous dire pire.
18:17Venez dans des entreprises
18:18quand vous dites
18:19que le crédit impôt recherche...
18:20Il n'a pas envie
18:20que j'y réponde.
18:21Non, non.
18:21Le crédit impôt recherche
18:22t'a bénéficié
18:24à des centaines
18:25et des milliers de...
18:25Allez-y, Aurélie,
18:26trouvez.
18:26Allez-y,
18:27vous répondez.
18:28Je crois que vous ayez peur
18:29que je vous réponde.
18:31Oui, mais je vois que
18:32comme beaucoup de macronistes,
18:33vous avez peur qu'on vous réponde.
18:34Mais c'est normal
18:34parce que vous avez un bilan.
18:35Je ne suis pas macroniste.
18:36Bah si, Horizon,
18:37excusez-moi.
18:37Non, ce n'est pas macroniste.
18:38Édouard Philippe, je le rappelle,
18:39a été Premier ministre
18:40pendant des années
18:41de M. Macron.
18:42Donc, bon,
18:43quand on a été Premier ministre
18:45pendant des années
18:45de M. Macron,
18:46on est macroniste.
18:47Et donc, en fait,
18:48le candidat des macronistes,
18:50c'est bien M. Macron.
18:51C'est bien M.
18:51Pardon, j'allais dire M. Macron.
18:52C'est bien M. Édouard Philippe.
18:54Donc, voilà,
18:55arrêtez de vous cacher.
18:56Enfin, il y a un moment donné,
18:57vous êtes le candidat macroniste.
18:59Donc, quel est le bilan
18:59des 10 ans de M. Macron
19:01et de tous les macronistes ?
19:02C'est un record
19:03de défaillances d'entreprises.
19:0470 000 entreprises
19:05en défaillances cette année.
19:07C'est un pays
19:08au bord de la récession.
19:10C'est, je l'ai dit,
19:11des salaires réels en baisse.
19:12C'est une dette.
19:12Une dette qui n'a jamais été
19:14aussi faramineuse
19:16à super le Mozart de la finance
19:17avec ses premiers ministres,
19:19dont M. Édouard Philippe.
19:20Quelle situation
19:21dans laquelle
19:23il nous a mis ?
19:24Je vais vous dire un truc.
19:25Je veux bien parler maintenant
19:27sans être coupé.
19:28Parler de son bilan
19:28de 2017 à 2020.
19:30Alors, par ailleurs,
19:32je vais vous dire encore pire.
19:33J'étais chercheuse
19:34en économie pendant 25 ans.
19:35C'est encore pire, voyez-vous.
19:38Et donc, je peux vous dire
19:39qu'avec les dizaines
19:41et des dizaines
19:41de collègues économistes,
19:43on est atterrés
19:44par le fait
19:45que cette politique,
19:46vous la continuez
19:47envers et contre tout
19:48alors que c'est une catastrophe
19:49pour la France.
19:51Vous voulez conduire
19:52même à la faillite.
19:53S'il vous plaît.
19:54Non, n'en rajoutez pas,
19:55Yves Tréard.
19:56Monsieur Yves Tréard.
19:57Je veux juste...
19:58Non, non, non.
19:59Attendez, attendez.
19:59Je veux juste...
20:00Je vais juste revenir
20:02à ce qui s'est passé
20:03aujourd'hui dans la rue.
20:04Je veux juste revenir
20:04à ce qui s'est passé
20:05dans la rue.
20:06Manifestation pour les salaires
20:07et pour le pouvoir d'achat.
20:08Lisa Leff,
20:09on voit que le pouvoir d'achat
20:10recule, il va reculer cette année
20:11pour les Français en moyenne
20:12sur 2026.
20:13C'était déjà le cas
20:14l'année dernière, en 2025.
20:15Il y en a plusieurs études
20:16qui nous mettent des faits
20:16très concrets ce soir
20:17pour attester de ce recul
20:18du pouvoir d'achat.
20:19L'INSEE,
20:20l'association Que Choisir
20:21ou encore l'Institut Montaigne
20:23démontrent que
20:24les frais obligatoires,
20:25le loyer, le transport,
20:26l'alimentation
20:27ou l'électricité
20:28représentaient dans les années 60
20:2913% du budget des Français.
20:32Aujourd'hui, en 2026,
20:33c'est 30%.
20:34Dans le panier
20:35des dépenses contraintes,
20:36c'est important de le savoir,
20:37c'est l'augmentation du prix
20:38du logement
20:39qui fait flamber
20:40la facture totale.
20:42Il y a un autre exemple
20:43concret et très intéressant,
20:44c'est celui du TGV.
20:45Que Choisir a voulu représenter
20:46la hausse en nombre
20:48de jours de travail au SMIC.
20:50En 2026,
20:51aujourd'hui,
20:51il faut 4 jours
20:52de travail au SMIC
20:53pour pouvoir payer
20:54un billet plein tarif
20:55entre Paris et Marseille.
20:57C'est 20% de plus
20:58qu'en 2000.
20:59Autre information importante
21:00à prendre en compte
21:01au travers de ces études,
21:02c'est que cette baisse
21:03du pouvoir d'achat,
21:04elle touche de plein fouet
21:05les classes moyennes.
21:06Le pouvoir d'achat
21:07des cadres aussi a chuté.
21:09Les Français dont les revenus
21:10sont partiellement indexés
21:11sur l'inflation,
21:12donc les retraités
21:13ou les bénéficiaires
21:14du SMIC
21:15sont moins exposés.
21:16Ça ne veut pas dire
21:17qu'ils ont plus
21:18de pouvoir d'achat,
21:19mais ça veut juste dire
21:20qu'en proportion,
21:21ils sont un peu moins impactés
21:22que les classes moyennes,
21:23par exemple.
21:23Thomas Ménager,
21:24il est là le sujet ?
21:25C'est ce que je disais tout à l'heure.
21:26Bien entendu,
21:26il faut donner les moyens
21:27d'augmenter les salaires,
21:28mais il faut demander les moyens
21:29à ceux,
21:29avec leur salaire actuel,
21:31de faire plus.
21:32Et ce que j'ai expliqué
21:33tout à l'heure,
21:34c'est que l'énergie,
21:35soit l'électricité,
21:37c'est pour ça qu'on veut
21:38un prix français de l'électricité
21:39pour bénéficier aussi
21:41notamment du nucléaire
21:42qui est quand même
21:42une réussite française
21:43et ce qui fait notre différence
21:44en matière de compétitivité,
21:46que ça soit le prix
21:47des carburants,
21:48du fuel,
21:48du gaz,
21:49que l'État ne s'enrichisse pas dessus
21:50parce que, en fait,
21:51quand vous avez un renchérissement
21:52du coût de l'énergie,
21:53vous avez l'alimentation
21:54qui augmente
21:54parce que les agriculteurs,
21:56quand ils ont besoin
21:57de produire des légumes,
21:58qu'ils ont besoin parfois
21:59d'électricité,
22:00parfois de gaz
22:00pour pouvoir cultiver,
22:02après, vous avez du transport
22:03qui lui aussi augmente,
22:05vous avez de la transformation
22:06qui elle aussi va augmenter
22:08et donc, en bout de course,
22:10l'énergie,
22:10c'est l'oxygène dans le corps.
22:12Si vous ne donnez pas
22:13la possibilité
22:13à cet oxygène
22:14d'irriguer en quantité
22:16et aussi à un tarif accessible,
22:18vous n'arrivez pas
22:19à avoir une économie
22:20qui fonctionne.
22:20Donc, d'où la mesure
22:21que nous proposons
22:22depuis des mois
22:23avec Marine Le Pen,
22:24c'est de faire en sorte
22:25que l'électricité,
22:27les carburants,
22:28le fuel,
22:28le gaz,
22:29ce soit à 5,5%,
22:31c'est-à-dire pas à 20%,
22:33c'est-à-dire que l'État
22:33ne s'enrichit pas là-dessus,
22:35c'est-à-dire ne fasse pas
22:36des bénéfices là-dessus,
22:37mais en fait,
22:38donne les moyens
22:39aux entreprises
22:40et aux particuliers
22:40de pouvoir vivre
22:41là-dessus.
22:42vous êtes tous d'accord, non ?
22:43Non.
22:43Moi, je ne sais pas.
22:44Vous avez déposé un amendement
22:45pour baisser la télé.
22:46Non, non, non,
22:46vraiment, on a un pourcent des accords.
22:47Avec Olivier Faure.
22:48J'aimerais qu'il y a 5,5
22:49qu'on l'a déjà
22:50sur le chauffage décarboné,
22:51par exemple.
22:51Ça existe déjà.
22:53Allez, ça en Nouvelle-Île.
22:53Deux éléments.
22:54Quand même,
22:55l'hypocrisie du Rassemblement National.
22:56Vous savez,
22:57je suis dans un territoire,
22:58l'Oise,
22:58où il y a des éoliennes,
23:00des élus qui choisissent
23:01sur leur territoire
23:01d'avoir des éoliennes
23:02et d'avoir de l'énergie renouvelable.
23:04Des années
23:05que ces gens
23:06sont dans toutes les manifestations.
23:07Il y a combien
23:08de députés RN dans l'Oise, monsieur ?
23:09Il y en a 6 sur 7.
23:106 sur 7.
23:11Donc, je crois
23:11que les habitants
23:12ont tranché
23:13sur les éoliennes.
23:146 sur 7.
23:15Sur les éoliennes,
23:16sur le photovoltaïque,
23:18etc.
23:19Donc, si vous voulez,
23:19vous avez des personnes
23:21qui aujourd'hui
23:21viennent pleurer
23:22en disant
23:22« Oh là là,
23:22vraiment,
23:23c'est très compliqué.
23:24On n'arrive pas
23:24à sortir de l'énergie fossile
23:25qui, pendant des années,
23:26ont empêché
23:28ou ont tout fait
23:29pour que la transition
23:30ne se fasse pas
23:30et qu'ils continuent
23:32à le faire aujourd'hui. »
23:32C'est vous
23:33qui avez été contre le nucléaire,
23:34c'est monsieur Hulot
23:35qui a été…
23:36C'est monsieur Hulot
23:37qui a été…
23:38Je ne suis pas contre le nucléaire
23:38du tout.
23:39Vous n'avez jamais été allié
23:40à monsieur Hulot ?
23:41Je suis pour un mix nucléaire
23:46et je n'ai pas besoin
23:46de faire de fake news.
23:47Je suis pour un mix nucléaire
23:48renouvelable
23:49parce qu'en effet,
23:49c'est la voie de la décarbonation.
23:51Donc, nous,
23:51ce qu'on propose,
23:52c'est quoi ?
23:53Je l'ai dit tout à l'heure,
23:54cette mesure
23:54sur le pouvoir d'achat immédiate.
23:56D'ailleurs, je suis désolé,
23:56mais côté horizon,
23:57vous nous expliquez l'avis
23:58et nous dire
23:58qu'on ne comprend rien à l'économie,
23:59vous voyez ça dans la rue.
24:00Vous savez,
24:00il n'y a pas que la gauche politique
24:01dans la rue.
24:02Vous voyez le drapeau français ?
24:02Il y a toute la France
24:03qui est là
24:04et qui vient demander quelque chose.
24:06J'essayais de vous entendre
24:08sur la réponse
24:08que vous apportiez.
24:09Vous disiez
24:09« Bon, on va faire une conférence sociale
24:11et puis les entreprises
24:14feront ce qu'elles pourront ».
24:22Le premier volet,
24:23c'est le salaire immédiat
24:24et ensuite,
24:24il y a comment on décarbone.
24:26Donc, ça veut dire
24:26du leasing social
24:27sur les voies l'euroélectriques.
24:28Ça veut dire
24:29faciliter la décarbonation
24:30donnée à ceux
24:31qui ont le plus besoin,
24:32ceux qui font le plus de kilomètres,
24:33les auxiliaires de vie
24:34qui se baladent
24:34dans les zones rurales.
24:35Le plus impact
24:35le plus important
24:36sur la décarbonation.
24:37Donc, il y a deux sujets.
24:40Il y a l'urgence.
24:41La mesure d'urgence,
24:42je l'ai développée.
24:42Je crois être le seul
24:43d'ailleurs à en avoir développé
24:44une ce soir.
24:44La mesure d'urgence
24:45pour un achat qu'on propose
24:46avec la bascule
24:47sur les super-héritages
24:48et ensuite, évidemment,
24:49la décarbonation
24:50à toute vitesse
24:51de notre économie
24:51si on ne veut pas supporter
24:53la flambée du prix du pétrole
24:54et les guerres de M. Trump
24:55qui est votre ami.
24:55J'ai une image
24:55à vous montrer absolument.
24:56Oui, je dis,
24:57on a un profond désaccord
24:58avec le Rassemblement national.
24:59C'est que nous,
25:00on n'est pas pour mettre
25:01à contribution
25:01les contribuables justement
25:02dans cette affaire
25:04de l'envoler
25:04des prix du carburant.
25:05Je m'explique.
25:06En réalité,
25:07ce qui s'est passé
25:08et je viens de le montrer
25:09dans une mission parlementaire.
25:10D'ailleurs,
25:11j'étais avec un co-rapporteur
25:12d'Horizon.
25:13Ce que nous avons montré,
25:14c'est qu'en réalité,
25:16ce n'est pas un problème
25:17de pénurie
25:18ou d'approvisionnement.
25:19C'est un problème
25:19uniquement de profit.
25:20Là, vous parlez de l'essence.
25:21Oui, voilà, du carburant.
25:23Mais justement,
25:24j'en arrive
25:25à notre profond désaccord
25:26avec le Rassemblement national.
25:28C'est un problème
25:28d'envoler des profits
25:30versés aux grands actionnaires
25:31de Total.
25:32Total a multiplié
25:33par deux
25:34ces profits-là
25:35depuis janvier.
25:3617 milliards d'euros
25:37en neuf mois.
25:38C'est ça qui fait flamber
25:39les prix.
25:40Donc, il faut aujourd'hui
25:42plafonner les marges,
25:43les profits de Total.
25:45Plafonner les prix.
25:46Et depuis le début,
25:46nous disons
25:47qu'il faut bloquer les prix.
25:48Ça n'est pas aux contribuables
25:49d'aller payer tout ça.
25:52Parce que si vous baissez,
25:53non mais ça va coûter
25:5410 milliards
25:54de baisser à 5%.
25:56C'est l'État
25:57qui devra faire
25:57les économies
25:58pour financer, madame.
25:58À qui prendrez-vous
25:58les 10 milliards ?
25:59Vous allez les prendre
26:00aux hôpitaux publics ?
26:01Vous allez les prendre
26:02à l'école publique ?
26:03Vous voyez le problème ?
26:04Donc, aujourd'hui,
26:05et je veux juste finir là-dessus,
26:06dans la mission parlementaire,
26:08ce que j'ai ensuite montré
26:09avec des calculs
26:10des statisticiens,
26:11c'est que demain,
26:12si le gouvernement le voulait
26:13et obligé Total,
26:16eh bien Total
26:16pourrait vendre
26:17à 1,70 €.
26:18S'il répercutait
26:19l'entièreté
26:20de l'effet
26:20de la libération
26:21des stocks stratégiques
26:22et si, pour un temps,
26:25il faisait zéro profit
26:26en France,
26:27sachant qu'il en fait plein
26:28dans le négoce
26:28en Suisse et tout ça.
26:29Il pourrait vendre
26:30à 1,70 €
26:32et il irait très bien.
26:33Et vous pensez
26:33qu'ils vont rester en France
26:34et vous pensez
26:35qu'ils vont continuer
26:36à vendre en France ?
26:36Mais ils ont des racontes.
26:38Mais bien sûr,
26:39il y a 2,7 milliards d'euros.
26:41Mais ils vont partir.
26:42Mais en fait,
26:43vous voyez,
26:43vous êtes comme le gouvernement.
26:44Vous vous appelez,
26:45vous vous aplatissez
26:46de vente Total
26:47et vous dites
26:47que le contribuable
26:48est à la place.
26:49Vous allez vous mettre
26:50à la frontière
26:50et vous allez empêcher Total
26:51de Paris.
26:51Mais il y a des raffineries
26:52en France.
26:52Savez-vous qu'on est
26:53autosuffisants en essence ?
26:54On est même exportateurs
26:55nés en essence ?
26:56Il y a la possibilité.
26:58Et qu'est-ce que vous dites
26:59sur le fait que
27:00la Slovaquie,
27:01la Hongrie,
27:02l'Allemagne,
27:02etc.,
27:02tous ces pays-là
27:03soient déjà
27:04mettent en place
27:05un peu de fondement
27:05des marges et des prix,
27:06soit vont le faire.
27:07Pourquoi la France
27:08ne le fait pas ?
27:09Et là,
27:09vous vous retrouvez sur
27:10« Ah ben,
27:11on laisse faire Total. »
27:12J'ai une incompréhension
27:13de fonds de méménager.
27:14Mais vraiment,
27:15quelque chose
27:15que je ne comprends pas.
27:16C'est que tout à l'heure,
27:17encore une fois,
27:17vous nous avez dit
27:18« Nous,
27:18au Rassemblement National,
27:19on est pour taxer
27:20les surprofits. »
27:21Aurélie Trouvé vous dit
27:22et les chiffres,
27:23ce n'est pas des chiffres
27:23d'Aurélie Trouvé,
27:24ils étaient partout
27:24dans la presse,
27:25ce sont les chiffres
27:25officiels de Total.
27:27Bénéfices multipliés
27:28par deux
27:29depuis la crise en Iran.
27:31C'est ça que je ne comprends pas.
27:32Elle ne va pas taxer
27:34les surprofits
27:34dans ce qu'elle propose
27:35d'Anne Trouvé.
27:35Elle veut qu'il ne fasse
27:36plus aucun profit.
27:37Elle veut considérer
27:38qu'on est dans une société
27:39où une entreprise
27:40va vendre
27:42quasiment à perte
27:43et va rester
27:44à continuer à vendre.
27:45Vous savez,
27:45ils vont vendre
27:46dans tous les pays du monde.
27:46Ils vont aller vendre
27:47dans tous les pays du monde
27:48sans vendre en France.
27:48Question concrète.
27:49Quand vous voyez
27:51Total qui multiplie
27:51par deux ses profits
27:54entre l'année dernière
27:55et cette année.
27:56Et on a tous vu
27:57que c'était à la faveur
27:58évidemment de la crise en Iran
27:59et de la guerre en Iran.
28:00Vous, sur ces surprofits-là,
28:02vous prenez combien ?
28:03Mais déjà,
28:04on ne pourra rien prendre.
28:05Il faut tenir
28:05à la discours de vérité.
28:06Les bénéfices ne sont pas...
28:07On ne prenez rien,
28:08vous laissez faire.
28:09Il peut y avoir
28:12une taxation
28:12des superdividences
28:14qui peuvent être versées
28:15et là,
28:15de demander une contribution.
28:17Mais en fait,
28:17on prend une partie
28:18qui est liée
28:19à une pourcentage
28:21juste de paris
28:21qui est liée
28:24à la crise.
28:26Mais pas taxée
28:27totalement bénéfice.
28:27Aucun d'entre vous
28:28n'a conscience du fait
28:28que pour l'exercice 2026,
28:30Total va payer l'impôt
28:31sur les sociétés en France.
28:32Mais bien sûr.
28:3225%
28:33Il n'a pas...
28:35Mais bien sûr.
28:37Ça veut bien dire
28:38qu'ils ont fait
28:38quand même des profits
28:39en France.
28:40Merci.
28:40Les règles fiscales
28:41par exemple.
28:42Merci de rétablir
28:44la vérité.
28:44Franchement.
28:45Ils vont acquitter
28:45sur l'exercice clos
28:4725% d'impôt
28:48sur les sociétés.
28:49En cas de distribution,
28:50il y a un PFU
28:51de 30%
28:52qui sera acquittable.
28:53Ils payent de la fiscalité.
28:54Ah oui, alors ?
28:55Les actionnaires payent
28:56de la fiscalité.
28:57Alors, monsieur
28:59qui est du parti Horizon
29:01qui est par ailleurs
29:02dans le gouvernement.
29:04Est-ce que vous trouvez...
29:05Si c'est...
29:05Votre parti, oui.
29:06Je ne suis pas
29:07dans le gouvernement.
29:08Oui, votre parti
29:09est dans le gouvernement.
29:10Est-ce que vous trouvez
29:12normal qu'en 10 ans,
29:15Total n'est payé
29:16que pendant 2 ans,
29:18l'impôt sur les sociétés ?
29:19C'est normal ça ?
29:20Alors moi,
29:20je vais vous donner
29:20la solution.
29:21C'est normal ?
29:22Alors qu'en fait,
29:23en réalité,
29:23il a délocalisé ses profits
29:25en Suisse ?
29:25C'est normal ?
29:26Moi, j'en ai marre
29:27qu'on jette l'anathème
29:28sur une société comme Total.
29:30J'en ai marre
29:31qu'on jette l'anathème
29:32sur tous les grands chefs
29:33d'entreprise,
29:34les grands capitaines.
29:35C'est qui Total ?
29:36C'est plus de la moitié
29:37d'actionnaires
29:38qui sont des fonds
29:39à même épreuve.
29:40Allez vous enchaînez
29:40une pompe à essence.
29:42Faites quelque chose.
29:42Non, je suis une députée.
29:44Non, je n'irai pas faire ça.
29:45Je suis une députée.
29:46C'est un créateur d'emploi
29:51dignement
29:51et pouvoir finir
29:52leur fin du mois correctement
29:53et pouvoir partir.
29:55Ah oui, le rapport ?
29:56Le rapport ?
29:57C'est qu'aujourd'hui,
29:57les gens...
29:57Total, c'est le seul distributeur
29:58d'essence
29:59pour le livre
29:59qui est 1,99 aujourd'hui.
30:00Vous découvrez la vie ou quoi ?
30:02Vous découvrez la vie
30:03qu'à 1 euro...
30:04Vous faites le plan ou pas ?
30:04Ah ouais ?
30:05Vous êtes au courant
30:06qu'à 1,99,
30:07il y a des gens
30:08qui ne peuvent pas partir
30:09le week-end ?
30:09Vous êtes au courant ?
30:11Vous êtes à 2,40.
30:12Vous êtes au courant ?
30:13Je vais vous dire
30:14ce qu'il va se passer
30:15si on fait ce que vous dites.
30:17Demain,
30:18ça dure 24 heures.
30:19Vous êtes professeur d'économie,
30:20vous devriez le savoir.
30:2124 heures.
30:22Deux.
30:23Total,
30:23il prend ses clics
30:24et ses claques,
30:25il va s'inscrire
30:26à New York
30:27et là, vous avez quoi ?
30:29Vous avez complètement
30:30ingurgité le discours de Total.
30:32Franchement, il frère ça.
30:33C'est pas de votre niveau.
30:35Vous allez pas l'ennemi du peuple.
30:37Vous connaissez
30:37le marché pétrolier.
30:39Et là, vous êtes en train
30:40de parler comme monsieur
30:40vous y avez.
30:41Il est fait d'une centaine
30:43de majors
30:43qui se font une concurrence
30:45mais de chiens
30:46comme vous pouvez pas
30:47l'imaginer.
30:48Et cette concurrence-là,
30:50elle va aller l'exercer
30:51ailleurs sur d'autres marchés
30:53parce qu'elle ne veut pas
30:54vendre ici
30:55à des prix
30:55qui ne sont pas intéressants
30:56pour elle.
30:57Et qu'est-ce qui va se passer ?
30:58Vous aurez d'autres
30:59compagnies pétrolières
31:00qui vont vous vendre
31:01le carburant
31:02beaucoup plus cher
31:03que une vente Total.
31:04C'est comme ça
31:05que ça va se terminer.
31:06Mais vous voulez pas le comprendre.
31:07On aurait trouvé
31:08Europonaïve Tréa
31:08et ensuite,
31:09il faut vraiment
31:09que je vous montre une image.
31:11Non mais parce que
31:12vous parlez comme
31:12monsieur Pouyanné
31:13donc je vois que le discours
31:14du pays...
31:16du PDG de Total
31:17a quand même bien irrigué.
31:19Écoutez,
31:19franchement,
31:21franchement,
31:22Total,
31:22Total,
31:23Total,
31:24Total,
31:25dont la plus grande partie
31:27des actionnaires,
31:28je le rappelle,
31:28sont des fonds d'investissement
31:30américains.
31:30D'accord ?
31:31Total,
31:31par ailleurs,
31:31vous savez quoi ?
31:32Avant,
31:33il y avait 12 raffineries
31:34en France.
31:34Il n'y en a plus que 6.
31:35Qui a fermé
31:36les raffineries en France ?
31:37Justement,
31:38Total,
31:38à force de gaver
31:39ses actionnaires,
31:40n'a pas fait
31:40les investissements
31:41productifs qu'il fallait.
31:42Et même là,
31:43ils viennent de faire
31:4317 milliards d'euros.
31:45Eh bien,
31:45vous savez quoi ?
31:46Ils n'ont même annoncé
31:47aucune hausse de salaire
31:48à leurs salariés.
31:49C'est une honte.
31:50C'est la loi du marché.
31:51À côté de ça,
31:52ils ont annoncé
31:525% de hausse de dividendes
31:55chaque année
31:56pour leurs actionnaires
31:57jusqu'en 2030.
31:58Alors,
31:58à quoi ça sert
31:59d'avoir une major française
32:00si l'État s'aplatit
32:02comme ça devant cette major ?
32:03On avance.
32:04On avance.
32:04Allez.
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