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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00:00en aide de désencerclement mais également du gaz lacrymogène pour tenter de pousser ces individus hostiles.
00:00:09Ce qu'on peut vous dire c'est que là il reste encore une bonne cinquantaine de personnes qui sont
00:00:14encore présentes ici.
00:00:16Ce qu'on peut vous dire c'est qu'ici la situation elle est extrêmement compliquée avec les forces de
00:00:21l'ordre
00:00:21mais également avec les manifestants qui sont présents ici,
00:00:27les forces de l'ordre qui depuis déjà de longues minutes essaient de faire descendre ces manifestants par groupe devin.
00:00:35Il y a énormément de tensions, de violences également ici.
00:00:39Ce qu'on peut vous dire c'est que pour l'instant ils sont en train pour l'heure en
00:00:43tout cas de coopérer avec les ordres de ces forces de l'ordre
00:00:48qui sont présents en nombre ici Place de la Nation.
00:00:50Eh bien merci, merci beaucoup et bienvenue sur l'antenne de CNews ce soir.
00:00:57Et nous sommes avec Rachel Kahn, avec Georges Fenech, avec Geoffroy Lejeune et André Valigny.
00:01:04On va évidemment évoquer tout ce qui s'est passé aujourd'hui et puis suivre bien sûr ce qu'il
00:01:08y a sur le terrain et en direct.
00:01:09Je voulais simplement vous dire quelque chose de tout simple.
00:01:13575 000 personnes en France, on est 68 millions.
00:01:19Il y a 10% de grévistes dans la fonction publique.
00:01:2310% ! 10% !
00:01:25Il y a donc 90% de non-grévistes.
00:01:28Jusqu'à quand ce pays va-t-il être gouverné par les minorités actives ?
00:01:33C'est-à-dire 575 000 personnes, c'est un mouvement.
00:01:38Voilà, ça existe.
00:01:40Mais je le répète, il y a 90% de non-grévistes dans la fonction publique.
00:01:46Vous pourriez être gouverné par les minorités aussi, c'est pareil.
00:01:46Et c'est pire, c'est 2%.
00:01:50Alors on n'en sort pas, moi je veux bien que le droit de manifestation, c'est entendu, c'est
00:01:54constitutionnel.
00:01:56Mais ce n'est pas un succès, ils avaient parlé d'un million de gens.
00:02:00Bon, à Paris, je ne sais pas exactement combien il y avait de personnes, 65 000.
00:02:0565 000 personnes à Paris.
00:02:08Qu'on venait que ce n'est pas un raz-de-marée.
00:02:11Voilà, on peut le dire comme ça.
00:02:15Donc on voit bien la différence entre le traitement médiatique,
00:02:18entre l'espace médiatique qui est saturé depuis des semaines
00:02:22sur ce qui se passe et ses minorités actives,
00:02:24et la réalité du terrain.
00:02:2610% des grévistes dans la fonction publique.
00:02:3010%, je peux le répéter jusqu'à la fin de l'émission.
00:02:33Donc voyez comment ça s'est passé aujourd'hui avec Louisa Paris,
00:02:38précisément à Paris.
00:02:41La manifestation a débuté place de la République,
00:02:45puis s'était lancée sur le boulevard Voltaire dès 14h.
00:02:48Dans le cortège, plusieurs syndicats dont la CGT,
00:02:52la CFDT ou encore l'UNSA.
00:02:54Le Parti socialiste, communiste, ainsi que la France insoumise
00:02:58sont également présents.
00:02:59Le candidat à la présidentielle, Raphaël Glucksmann,
00:03:02a quant à lui quitté la manifestation
00:03:04après avoir été bloqué 45 minutes à son point de départ
00:03:07par des militants plutôt hostiles à son égard.
00:03:10Alors qu'une partie de la manifestation se déroule dans le calme,
00:03:14vers 15h30, des tensions ont éclaté
00:03:16entre forces de l'ordre et manifestants,
00:03:18avant que le cortège ne se nase vers place de la nation.
00:03:27Des forces de police ont bloqué l'accès au centre de la place
00:03:31ainsi qu'à certaines rues adjacentes
00:03:33pour éviter la dispersion du cortège.
00:03:36Un hélicoptère surveille également les manifestants
00:03:39qui arrivent en nombre de places de la nation.
00:03:41Selon le ministère de l'Intérieur,
00:03:43au total, près de 600 000 personnes ont manifesté
00:03:46ce jeudi en France.
00:03:49– En quel bilan on peut tirer au-delà de ces chiffres
00:03:52de cette manifestation ou de ces manifestations ?
00:03:55Vous souhaitez voir deux ou trois sujets avant de vous exprimer ?
00:03:58– Non, mais la colère, elle existe quand même.
00:04:00Et elle est légitime.
00:04:02– Non ?
00:04:02– La souffrance des Français, elle existe aujourd'hui.
00:04:05– Mais elle n'est pas représentée dans les cortèges.
00:04:06– Elle n'est pas représentée dans les cortèges.
00:04:08C'est ça la dichotomie.
00:04:10– Mais ça ne veut pas dire qu'ils sont disponibles,
00:04:12ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de souffrance.
00:04:13Il y a de vraies souffrances.
00:04:14– Alors le mot souffrance, il y a sûrement des gens qui souffrent.
00:04:19Mais il y a en tout cas un mal-être, il y a un pouvoir d'achat.
00:04:22En fait, tous les mots sont galvaudés.
00:04:25Il y a un problème de pouvoir d'achat.
00:04:27Les gens ne gagnent pas assez d'argent.
00:04:29Vous vous parlez de souffrance.
00:04:31– Oui.
00:04:31– Oui.
00:04:33– Mais il y a un problème de pouvoir d'achat
00:04:35qui peut créer effectivement une difficulté, un mal-être, une brécarité.
00:04:41– Bien sûr.
00:04:42Mais les gens qui travaillent, effectivement, ne gagnent pas.
00:04:46Les salaires sont trop bas en France.
00:04:47– Il y a quelque chose qui va au-delà du pouvoir d'achat,
00:04:49si je puis me le remettre.
00:04:51Moi, je pense qu'il y a une souffrance.
00:04:52Par exemple, la dernière fois qu'il y a eu un mouvement social
00:04:54qui a excédé, entre guillemets, le cadre classique des manifestations.
00:04:57On a vu aujourd'hui, c'était les Gilets jaunes.
00:04:59C'était des gens qui n'étaient pas forcément syndiqués.
00:05:02En fait, c'était un peu la vraie France.
00:05:03Et là, pour le coup, ça parlait de
00:05:06qui suis-je dans cette organisation ?
00:05:09Où va mon pays ?
00:05:10C'était une quête de sens.
00:05:11Et donc là, pour le coup, on sentait plus de quelque chose de plus grave.
00:05:14– Il me semble.
00:05:14– Mais la contestation ne ressemblait pas à ce qu'on a vu aujourd'hui.
00:05:17– Non, et puis par contre, ce qu'on peut voir,
00:05:19c'est qu'on a les stigmates du 17 octobre.
00:05:22C'est que oui, il y a une faible mobilisation,
00:05:25mais dans l'air règne un climat,
00:05:27comme si la République, notre pays, était harcelée.
00:05:29On voit quand même les forces de l'ordre qui sont là.
00:05:31Donc ça crée une énergie quand même qui est absolument délétère.
00:05:34– Alors on suit, évidemment, vous voyez les images.
00:05:36On est en direct à Paris.
00:05:38Et les policiers, bien sûr, ont beaucoup à faire.
00:05:41Et on en parlera beaucoup tout à l'heure de ces policiers.
00:05:43Vous voyez comment ce qui s'est passé en région,
00:05:45avec Elliot Jamois.
00:05:46– Des cortèges partout en France et une colère qui ne retombe pas.
00:05:53À Lyon, des tensions sont apparues en tête de cortège
00:05:56dès le début du rassemblement.
00:05:58Gaz lacrymogène, tir de mortier ou encore feu sauvage.
00:06:02Le cortège a très vite dégénéré avec des centaines de black blocs,
00:06:06selon le préfet de la région.
00:06:09À Nantes, les manifestants se sont donnés rendez-vous dès 10h ce matin.
00:06:13Après 3h de manifestations dans le calme,
00:06:15les premières heures ont éclaté.
00:06:18Des barricades de fortune ont été installées.
00:06:21Là aussi, les forces de l'ordre ont dû faire usage de la force.
00:06:25À Toulouse, c'est le parcours qui a fait polémique.
00:06:28La justice a confirmé l'interdiction de défiler dans le centre-ville,
00:06:32mais certains syndicats souhaitaient maintenir l'itinéraire initial.
00:06:35D'autres organisations y ont renoncé
00:06:37pour éviter toute confrontation avec les forces de l'ordre.
00:06:40En fin de cortège, les policiers ont dû disperser les manifestants
00:06:44à l'aide de gaz lacrymogène.
00:06:49À Rennes, des policiers ont essuyé des jets de boules de pétanque
00:06:52devant le lycée Bricchini.
00:06:54Dans le centre-ville, les forces de l'ordre ont également été prises pour cibles
00:06:57avant de faire usage de la force.
00:07:00À Marseille, un orchestre d'une centaine de musiciens
00:07:03ont ouvert la manifestation pacifique.
00:07:05Selon le ministère de l'Intérieur,
00:07:07à 13h, 270 000 manifestants étaient répartis
00:07:11dans 180 cortèges en dehors de Paris.
00:07:13Le climat dont vous parliez, vous allez voir des images qu'ils expriment,
00:07:16et notamment à Lille, au lycée Baggio.
00:07:19Regardez cette séquence qui peut nous faire craindre le pire parfois.
00:07:25Écoutez.
00:07:47Et vous avez également un faux CRS qui est en feu.
00:07:51C'est une des images que j'ai remarquées comme cela,
00:07:53et qui en dit beaucoup, c'est-à-dire que ce CRS-là puisse défiler,
00:08:00que des jeunes gens imaginent de le construire,
00:08:04qu'ils puissent donc rester comme cela, volontairement allumés.
00:08:10Ça en dit quand même beaucoup sur notre société, sans doute,
00:08:14et c'est parfaitement inadmissible.
00:08:17Non ?
00:08:17Ça ne nous dit rien ?
00:08:18Vous trouvez que ça ne...
00:08:20Il y a des énergumènes totalement marginaux qui font ce genre de choses.
00:08:25Mais vous avez bien fait le montrer.
00:08:26Ce n'est pas des énergumènes, là.
00:08:27C'est quoi ?
00:08:28Là, ce sont des gens qui sont organisés,
00:08:31qui ont amené ce CRS sur place,
00:08:34avec l'approbation sans doute de tous les gens qui étaient autour,
00:08:37et ils ont mis le feu au CRS.
00:08:40Il n'est pas arrivé, vous avez vu, c'est une statue,
00:08:43c'est une grande marionnette ou une grande statue.
00:08:45Il n'arrive pas comme ça, ce n'est pas un acte isolé,
00:08:48c'est vraiment quelque chose d'important, me semble-t-il.
00:08:52Il est en tête de cortège, ce n'est pas rien.
00:08:55Ça fait mal au cœur.
00:08:56Moi, je trouve ça incroyable.
00:08:58C'est un argument qui sont bien organisés.
00:09:00Oui, bien sûr.
00:09:00Non, mais il y a deux choses, il y a deux choses.
00:09:02Mais André Laligny avait la parole.
00:09:03Pardon, excusez-moi.
00:09:04Il avait commencé, André.
00:09:07Non, oui, enfin, c'est stupide, c'est lamentable,
00:09:12mais vous avez bien fait de montrer avant
00:09:14les images de manifestations qui se sont très bien déroulées.
00:09:17À Marseille, vous avez vu qu'il y avait un orchestre.
00:09:19Moi, j'ai suivi un peu les choses cet après-midi
00:09:21sur toutes les chaînes d'info, notamment CNews.
00:09:25Le commentaire qui revenait le plus souvent,
00:09:27c'était que l'atmosphère était bonne enfant et joyeuse.
00:09:30Donc, il y a évidemment des débordements,
00:09:32des choses inadmissibles.
00:09:33Ce n'est pas ce que me disent les flics.
00:09:35Ce n'est pas ce que me disent les flics.
00:09:36Je suis désolé de vous le dire.
00:09:37Ce n'est pas vrai.
00:09:39Ce que vous dites, ce n'est pas vrai.
00:09:41Allez dire aux flics,
00:09:43vous voulez qu'on voit les images ce soir ?
00:09:45Non, mais ça, c'est inqualifiable.
00:09:46Parce qu'il se passe en fin de manifestation.
00:09:48Le mot « bon enfant », je vous assure.
00:09:51Demandez aux journalistes qui étaient chez nous sur place,
00:09:53qui sont obligés de se masquer,
00:09:55qui sont obligés de ne pas montrer leur caméra,
00:09:57qui ne montrent pas leur micro.
00:09:59Vous appelez ça « bon enfant ».
00:10:00Non, l'atmosphère générale était plutôt « bon enfant ».
00:10:03Mais il y a des énergumènes marginaux, violents,
00:10:05les black blocs en fin de manifestation,
00:10:07qui sont des choses inadmissibles.
00:10:08C'est un grand classique.
00:10:09Oui, à chaque fois, c'est pareil.
00:10:11Oui, bien sûr.
00:10:11Oui, mais le mot « énergumène »,
00:10:13c'est toujours une manière de…
00:10:14Des abrutis.
00:10:15En tout cas, quand il y a un sérieux…
00:10:16C'est toujours une manière de, comment dire,
00:10:17c'est pas des énergumènes.
00:10:19C'est quoi alors ?
00:10:20C'est des révolutionnaires.
00:10:21Des voyous.
00:10:22C'est des révolutionnaires, en l'occurrence.
00:10:25Énergumène, c'est bien léger.
00:10:27Des voyous.
00:10:29Mais les mots, les mots…
00:10:30En tout cas, quand il y a un CRS qui brûle,
00:10:32ou quand la semaine dernière,
00:10:33on tape sur une tête de Macron,
00:10:36ou quand cette semaine, on décapite Bardella,
00:10:38il n'y a pas des gens qui sortent de la foule pour dire
00:10:39« arrêtez, arrêtez, c'est une catastrophe,
00:10:41ne faites pas ça pour l'image », etc.
00:10:42Ils sont quand même très tranquilles,
00:10:43les gens qui brûlent le policier.
00:10:44Non, mais il y a deux choses dans notre société aujourd'hui.
00:10:47Un, on met des cibles dans le dos des personnes,
00:10:49et de deux, on fait en sorte que ces personnes
00:10:51ne soient plus protégées,
00:10:52puisque les policiers doivent brûler.
00:10:54Bon, je voulais vous montrer les blocages des lycées,
00:10:56les dégâts aujourd'hui, avec Adrien Fontenot.
00:11:01Une mobilisation qui vire au chaos dans la banlieue toulousaine.
00:11:05À Tournefeuille, tôt ce jeudi,
00:11:07le lycée a été la cible de tir de mortier.
00:11:09À l'intérieur du bâtiment,
00:11:11l'incendie qui s'est déclaré a ravagé la vie scolaire.
00:11:14Un acte qui est inqualifiable,
00:11:16que je condamne avec la plus grande fermeté.
00:11:18L'action des sapeurs-pompiers,
00:11:20que je loue, a vraiment permis
00:11:21de sauver le lycée de dégradations
00:11:23beaucoup plus importantes,
00:11:24avec une intervention des sapeurs-pompiers
00:11:27qui s'est déroulée dans des conditions
00:11:28de très grande hostilité,
00:11:30de la part d'un certain nombre d'individus
00:11:31qui ont tiré des tirs de mortier
00:11:33à tir tendu sur les sapeurs-pompiers
00:11:36qui étaient en intervention.
00:11:37Aucun blessé a déploré,
00:11:39mais des scènes qui se répètent.
00:11:41À Lille, un feu de poubelle
00:11:42a engendré une fuite de gaz.
00:11:44Un lycée de Strasbourg,
00:11:45également incendié,
00:11:47nécessitant l'intervention des pompiers.
00:11:49En Seine-Saint-Denis,
00:11:50des blocus sont dégénérés.
00:11:51Un adolescent a été hospitalisé
00:11:53après avoir été poignardé devant son lycée.
00:11:56Un élève majeur s'est opposé
00:11:57à des manifestants
00:11:58qui brûlaient des poubelles
00:11:59à l'occasion d'un blocus partiel.
00:12:01Il a asséné un coup de couteau
00:12:02au niveau du thorax d'un autre élève.
00:12:04Il a été immédiatement interpellé.
00:12:05Aux abords des établissements parisiens.
00:12:09Des affrontements ont éclaté
00:12:10entre lycéens et forces de l'ordre.
00:12:12La mobilisation s'est même déplacée
00:12:14rue de Rivoli, dans d'autres lycées.
00:12:16Les dispositifs de sécurité
00:12:18ont permis de maintenir l'accès en cours.
00:12:21Il y a 448 interpellations.
00:12:23Il y a 53 policiers et gendarmes blessés.
00:12:26Vous venez de voir ces images.
00:12:28Alors on s'habitue à tout.
00:12:31Et demain, peut-être que
00:12:33la presse traduira
00:12:34avec les mêmes mots que vous
00:12:35en disant c'est bon enfant.
00:12:37Ben non.
00:12:38Pour moi, ce n'est pas bon enfant.
00:12:38Non, ça, ce n'est pas bon enfant.
00:12:40Ce n'est pas ce que j'ai dit.
00:12:42Ne transformez pas toujours
00:12:43tout ce que je dis.
00:12:43S'il vous plaît, Pascal,
00:12:45les cortèges se sont bien passés.
00:12:46Ben non.
00:12:47Si, les cortèges se sont bien passés.
00:12:49Toutes les chaînes d'info,
00:12:49y compris CNews, l'ont dit.
00:12:51C'était joyeux et dans la bonne humeur.
00:12:53Et il y a eu des énergumènes,
00:12:55des marginaux,
00:12:55des violents,
00:12:56des black blocs
00:12:56qui ont tout gâché,
00:12:57qui ont voulu tout gâcher.
00:12:58Dieu merci, ce n'est pas le cas.
00:13:00Donc, séparer les choses,
00:13:01ne généraliser pas.
00:13:02Il n'y a pas eu que ça aujourd'hui.
00:13:04Il n'y a pas eu que ça.
00:13:07Enfin, on peut en parler
00:13:08pendant des heures.
00:13:09Vous allez dire aux 53
00:13:11policiers blessés et gendarmes.
00:13:13Oui, mais moi, je pense à eux.
00:13:14Je compatis, évidemment,
00:13:15que je compatis,
00:13:16que je regrette les policiers blessés.
00:13:19Ben écoutez, on n'est pas d'accord.
00:13:21Mais si on est d'accord, en plus.
00:13:22On n'est pas exactement d'accord.
00:13:24Ce n'est pas les mêmes populations.
00:13:25Oui, quoi, vous n'en savez rien.
00:13:27Mais vous n'en savez rien,
00:13:28et moi non plus.
00:13:29Des salariés qui défilent.
00:13:31Oui, vous n'en savez rien.
00:13:32Et puis à côté de ça,
00:13:33vous avez des casseurs qui arrivent.
00:13:35C'est toujours le moment de la dispersion.
00:13:37On assiste à ces deux cours de cours.
00:13:39Moi, je n'ai jamais vu un pays
00:13:40où on brûlait des écoles.
00:13:43Qu'elles soient une, deux ou trois,
00:13:45ou n'importe.
00:13:46Une, c'est déjà trop.
00:13:47Moi, je vais vous montrer
00:13:48une séquence slogan ACAB.
00:13:52C'est aujourd'hui, ça.
00:13:54C'est des gens qui ont manifesté.
00:13:56Alors, vous allez me dire,
00:13:57écoutez ce que disent ces jeunes gens.
00:14:11C'est des images d'aujourd'hui,
00:14:23dans les manifs, dans les cortèges.
00:14:25Comme en 68, avec Cohn-Bendit.
00:14:27Comme il y a toujours eu des étudiants
00:14:28très excités.
00:14:30Comment ?
00:14:30C'était déjà très mal, 68.
00:14:32Ben oui, mais ça a toujours existé.
00:14:33Ils ont 18 ans,
00:14:34ils sont très, très révolutionnaires.
00:14:36Ils sont très remontés.
00:14:37Ils sont très énervés.
00:14:38Mais ils ne sont pas tous comme ça.
00:14:39Moi, j'ai un fils de 18 ans
00:14:40qui jamais ne dit
00:14:41que les policiers sont des bâtards.
00:14:42Le problème, c'est qu'on va regarder,
00:14:45observer ça pendant combien de temps,
00:14:48en spectateur ?
00:14:49Est-ce que les commerçants vont supporter ça
00:14:51jusqu'au mois d'avril ?
00:14:53Est-ce que les forces de l'ordre vont supporter ça ?
00:14:55C'est ça la différence aujourd'hui.
00:14:57On a un pouvoir qui n'est pas...
00:14:59qui est aux abonnés absents.
00:15:01On a un pouvoir qui est syndicaliste,
00:15:05comme vous le savez,
00:15:06et qui vient régulièrement sur nos plateaux.
00:15:08Et il parlait des policiers.
00:15:09On lui parlait de la résilience des policiers.
00:15:12Écoutez ce qu'il disait,
00:15:12c'était sur Europe 1 cet après-midi.
00:15:15Et oui, en fait,
00:15:15ils font preuve d'une résilience que...
00:15:17C'est incroyable.
00:15:19Vous savez, samedi dernier,
00:15:21la préfecture de police,
00:15:23elle arrive à une limite
00:15:24de solliciter les collègues.
00:15:26C'est-à-dire qu'il y a quand même un règlement,
00:15:27on ne peut pas les solliciter tout le temps.
00:15:29Du coup, elle a fait un appel au volontariat.
00:15:31Et il y a eu des milliers de volontaires.
00:15:32Et ça, je trouve ça beau.
00:15:34Malgré le fait que...
00:15:35C'est-à-dire que ce sont des gens
00:15:36qui viennent de la vie...
00:15:37Non, non, non, c'est des policiers.
00:15:38C'est-à-dire qu'ils viennent
00:15:39sur leurs jours de repos
00:15:40plutôt que de rester avec leurs enfants,
00:15:42leurs familles qui s'inquiètent pour eux.
00:15:43Il y a combien de policiers en France ?
00:15:45Oui, il y en a...
00:15:46Alors, policiers et gendarmes, 250 000.
00:15:48Voilà.
00:15:49Donc, nous, on est un peu plus de 100 000.
00:15:50Vous trouvez qu'il en faudrait davantage aujourd'hui ?
00:15:54Ah non, mais là, c'est...
00:15:54En fait, j'espère que les gens ont compris
00:15:56que depuis le 17 octobre...
00:15:58Je sais, j'étais assez nous avant, je l'ai dit.
00:16:00Donc, je vais quand même le répéter.
00:16:02J'espère que les gens ont pris conscience
00:16:03qu'on n'est pas assez.
00:16:05Parce qu'en fait, on est arrivé à un niveau
00:16:07où tout le monde se permet tout.
00:16:09Je suis un peu dur, excusez-moi,
00:16:10mais je suis un peu fatigué.
00:16:12Tout le monde se permet tout.
00:16:13Tout le monde se permet de venir cagouler
00:16:14sur une manif alors que c'est interdit.
00:16:16Tout le monde se permet de crier à cab
00:16:18alors que c'est un outrage.
00:16:19Tout le monde se permet de dire
00:16:21que tout le monde déteste la police.
00:16:23Pour moi, c'est un appel à la haine.
00:16:24Et en fait, nous, on ne fait rien
00:16:26parce qu'on ne nous demande de rien faire.
00:16:27Donc là, on arrive à un niveau
00:16:28où on est là pour minimiser le pire.
00:16:35Et à un moment, si vous voulez minimiser le pire
00:16:36quand vous êtes face à,
00:16:38comme on l'a vu, le 17, le 31,
00:16:41aujourd'hui, dans certains cas,
00:16:43à un moment où devant des lycéens
00:16:45où on nous demande de ne pas être répressifs,
00:16:47à un moment, il faut du nombre, en fait.
00:16:49Pour dissuader, c'est tout ?
00:16:51C'est là qu'on est différents, en vrai,
00:16:54parce que pour moi, ce n'est pas rien
00:16:55des jeunes qui crient à cab.
00:16:56Ce n'est pas ça a toujours existé, etc.
00:16:58Moi, je suis désolé, je les mets en garde à vue, en fait.
00:17:01Mais oui, vous pouvez sourire,
00:17:03parce que c'est ce que dirait Dabellatje.
00:17:06C'est-à-dire que cette lâcheté,
00:17:08elle est au départ de tout.
00:17:10C'est pour ça qu'on n'est pas d'accord, vous et moi.
00:17:13Vous, vous dites, ce n'est pas grave,
00:17:14ça a toujours existé, ils sont révolutionnaires.
00:17:16Moi, je les mets en garde à vue.
00:17:18Parce qu'ils sont révolutionnaires ?
00:17:19Non, parce qu'ils crient à cab.
00:17:23Et c'est ce que dirait Dabellatje.
00:17:24On n'est pas d'accord.
00:17:25C'est-à-dire que c'est un appel au meurtre.
00:17:28Non.
00:17:28C'est ce qu'il dit, Dabellatje.
00:17:30Vous dites non.
00:17:30Moi, je dis oui.
00:17:31Ce n'est pas un appel au meurtre.
00:17:32C'est quoi ?
00:17:33C'est une insulte, mais ce n'est pas un appel au meurtre.
00:17:35Ah bon ?
00:17:37Vous savez ce que ça veut dire, Dabellatje ?
00:17:38Oui, tous les flics sont des bâtards.
00:17:41Et ce n'est pas un appel au meurtre.
00:17:43C'est une insulte, mais ce n'est pas un appel au meurtre.
00:17:45Et la conséquence de dire que tous les flics sont des bâtards, c'est quoi ?
00:17:52Non, mais je vous pose la question.
00:17:53C'est quoi la conséquence d'accepter qu'une société dise que tous les flics sont des bâtards ?
00:17:57Ce n'est pas la société qui accepte.
00:17:58C'est ces jeunes.
00:17:59Pourquoi on ne fait rien ?
00:18:01On ne fait rien.
00:18:03Non, mais André, je vous pose une question.
00:18:05Qu'est-ce qu'on fait avec un gosse qui dit que tous les flics sont des bâtards ?
00:18:08Vous ne vous dites qu'on ne fait rien.
00:18:09Moi, je dis garde à vue.
00:18:10Oui, et puis après ?
00:18:12On les sanctionne.
00:18:13C'est pire que ça.
00:18:14On les sanctionne.
00:18:15Sur quel article du code pénal ?
00:18:17C'est pire que ça.
00:18:19C'est vrai que l'insulte, ça peut être puni, par exemple.
00:18:21L'insulte est puni.
00:18:24Autrement, on n'en sort pas, en fait.
00:18:26Et là, l'acheter, ça arrive à ça.
00:18:28Quand vous voyez ces trois mineurs qui ont quasiment lynché une policière...
00:18:32Alors, on va en parler.
00:18:34Tu es là, tu es là.
00:18:35Vous voulez qu'on en parle tout de suite ?
00:18:36Et qui sont remis en liberté.
00:18:38Avec un petit contrôle judiciaire, là, ce ne sont pas des paroles.
00:18:41Ce sont des lynchages.
00:18:43C'est un continuum.
00:18:46Ça commence avec Aqab.
00:18:48Ça finit par lâcher.
00:18:50Il n'y a pas de sanction derrière.
00:18:51Vous parlez de garde à vue, il n'y a même pas de sanction pénale.
00:18:54Écoutez, on avait prévu d'en parler un petit peu plus tard.
00:18:57Mais vous avez raison, parce que c'est parfaitement scandaleux.
00:19:00Mais tout ça est un continuum.
00:19:02La police est très remontée.
00:19:03Elle a raison.
00:19:04Elle a raison.
00:19:05Elle a raison, puisque je suis toujours à la position de Reda Bellage.
00:19:10Alors, vous allez voir, effectivement, vous vous souvenez sans doute, et on va voir le sujet à l'instant, de
00:19:16Corentin Alonso.
00:19:17Vous allez revoir cette jeune femme qui était de la préfecture de police, qui est poursuivie.
00:19:23Stagiaire.
00:19:24Il y a une balayette.
00:19:26Les policiers souhaitaient que ces gens soient poursuivis pour tentative de meurtre.
00:19:32Elles soient des coups de pied à la tête.
00:19:33Bon, ces jeunes gens sont dehors, ils ont 15 ans, 16 ans, donc en fait, ce n'est pas possible.
00:19:39C'est une société qui ne va plus, ce n'est pas possible, après ces images-là, de les laisser.
00:19:44C'est une mesure éducative.
00:19:45Alors, vous allez voir le sujet de Corentin Alonso et vous me dites ce que vous en pensez.
00:19:51Une policière insultée, poursuivie, et visée par un appel au meurtre, avant d'être violemment balayée par derrière.
00:20:01Une fois au sol, les coups continuent.
00:20:04Trois individus ont été interpellés.
00:20:06Dans l'attente de leur procès, le parquet avait requis à leur rencontre un placement sous contrôle judiciaire,
00:20:11assorti d'une interdiction de manifester, d'une obligation de scolarité,
00:20:15d'une interdiction de paraître sur la voie publique entre 20h et 7h
00:20:18et d'une interdiction de contact avec les co-auteurs.
00:20:22Mais le juge des enfants s'y était opposé,
00:20:24en ordonnant une simple mesure éducative judiciaire provisoire
00:20:27à l'encontre de celui suspecté d'avoir filmé et diffusé la scène sur les réseaux sociaux.
00:20:32Les trois jeunes individus étaient alors sortis libres du tribunal.
00:20:36La cour d'appel de Paris a finalement ordonné le placement sous contrôle judiciaire pour l'un des trois mineurs.
00:20:41Tous ont reçu une mesure éducative judiciaire provisoire.
00:20:45et seront suivis dans l'attente du procès.
00:20:47Une décision jugée bien trop faible par les syndicats de police.
00:20:51Les messages ne sont pas bons à tous les niveaux.
00:20:54Et je ne suis pas persuadé, un, que ça interrompe le parcours de délinquance,
00:20:58et deux, que ça n'en fasse pas des récidivistes.
00:21:00Parce que se passera-t-il s'ils commettent de nouvelles infractions
00:21:04pendant cette période jusque février 2027 ?
00:21:07Car si les trois suspects sont sortis libres,
00:21:09ils comparaîtront devant le tribunal des enfants le 23 février prochain.
00:21:13Vous avez compris la procédure.
00:21:16C'est la fameuse césure du procès pénal,
00:21:19puisque maintenant on ne peut plus juger les mineurs à la première audience.
00:21:22La première audience, on déclare la culpabilité.
00:21:24Ils sont coupables.
00:21:25Ils auraient pu les mettre en détention provisoire.
00:21:27Mais ils ne peuvent pas les condamner tout de suite.
00:21:29Donc ils ont renvoyé à neuf mois.
00:21:31On verra dans neuf mois la sanction qu'ils auront.
00:21:33Donc à partir du moment où il n'y a pas de sanction immédiate,
00:21:35les jeunes ne comprennent pas.
00:21:36Ce qu'ils comprennent, c'est qu'ils rentrent chez eux
00:21:37avec une petite mesure de contrôle judiciaire.
00:21:40Comment voulez-vous que le samedi prochain,
00:21:43il n'y a pas d'autres qui les imitent ?
00:21:44Vous voyez ce que je veux dire ?
00:21:44Vous voyez André, c'est intéressant la discussion que nous avons.
00:21:47Il y a un magistrat qui nous écoute
00:21:49et qui vient de m'envoyer une réponse sur ACAB.
00:21:53ACAB, c'est une infraction pénale.
00:21:58Une insulte, c'est pénal.
00:21:59Ce n'est pas rien.
00:22:00ACAB, c'est un outrage.
00:22:01Personne chargée d'une mission de service public.
00:22:04Article du code pénal.
00:22:05L'infraction est réprimée par l'article 433.5 du code pénal.
00:22:09Définition, il s'agit de paroles, gestes, menaces, écrits ou images
00:22:11adressées à un agent dans l'exercice ou à l'occasion de ses fonctions.
00:22:14Peine encourue.
00:22:15Jusqu'à un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende.
00:22:18En réunion, peine aggravée.
00:22:20Moi, je les mets en garde à vue.
00:22:22Mais la garde à vue, ça ne suffit pas.
00:22:23Il faut les donner derrière.
00:22:24Oui, mais vous voyez, ce n'est pas rien.
00:22:27Oui, enfin, ce qu'on a vu est beaucoup plus grave.
00:22:29Mais bien sûr, c'est plus grave.
00:22:31Pour une sévérité maximale, parce que ces jeunes, ces adolescents qui ont menacé
00:22:36de mort, qui ont failli tuer cette jeune policière, eux, ils doivent être punis très
00:22:40sévèrement.
00:22:41Mais ils ne le sauront pas.
00:22:42On verra.
00:22:43Mais ils sont dehors ?
00:22:44Oui, parce que le procès n'a pas eu lieu.
00:22:47Le procès n'a pas eu lieu.
00:22:48Non, le procès n'a pas eu lieu.
00:22:49Si le procès est en deux parties, maintenant.
00:22:51Oui, oui.
00:22:52Donc attendons le procès.
00:22:53Oui, mais bon.
00:22:55À partir du moment où on est dans une société...
00:22:57Non, non, non, pardonnez-moi.
00:22:59En première instance, les trois mineurs avaient été condamnés, mais ressortis libres du
00:23:03tribunal.
00:23:04Le parquet a fait appel, estimant que les faits reprochés étaient formellement établis
00:23:08d'une gravité sans nom.
00:23:10La cour d'appel a finalement confirmé les peines prononcées en première instance.
00:23:14Non, je suis désolé de vous contredire.
00:23:16Ah bon ?
00:23:16Mais le papier que vous lisez, à mon avis, ne relève pas la procédure.
00:23:20Il ne s'agit pas d'une condamnation, mais d'une décision sur faut-il les mettre
00:23:25en détention provisoire ou pas.
00:23:27En attente du procès.
00:23:28En attente de la jugement.
00:23:29Je vous fais confiance.
00:23:30Je vous fais confiance.
00:23:31Voilà, il n'y a pas eu confiance.
00:23:32Je ne vous fais confiance.
00:23:33Ça n'empêche pas qu'on soit tous d'accord pour dire qu'ils doivent être punis très
00:23:35sévèrement.
00:23:35Mais bien sûr, c'est très sévèrement.
00:23:37Eh bien, je pense qu'il faut les mettre dans des établissements pour mineurs, les
00:23:41enfermer, les rééduquer, leur apprendre à respecter les institutions, la loi, et si
00:23:46possible, leur apprendre un métier.
00:23:47Voilà.
00:23:48Il y en a tout dit, je suis d'accord.
00:23:49S'il n'y a pas d'établissements pour mineurs, il y en a un.
00:23:51Si, il y en a.
00:23:52C'est dans la moitié des départements seulement.
00:23:53Il y en a.
00:23:53Non, non, non, là, tu parles des CEF, toi.
00:23:56Bah oui.
00:23:56Non, non, je ne fais pas ça, je parle des EPM, établissements pour mineurs.
00:23:59Qui sont des prisons.
00:24:00Oui, qui sont des prisons.
00:24:01Alors, écoutez ce que disait Reda Bellach, justement, sur l'éducation des enfants.
00:24:05Elle était avec nous une nouvelle fois sur Europe 1 et c'est très intéressant
00:24:08de l'écouter.
00:24:08Reda Bellach, qui, je le rappelle, est un syndicaliste policier.
00:24:13Le problème, c'est qu'aujourd'hui, le 17 octobre, c'est le cumul, en fait, de, à mon sens,
00:24:20trop de gentillesse.
00:24:21Trop, trop, trop de gentillesse, en fait.
00:24:23Vous avez été trop gentil avec ces gens-là.
00:24:24Aujourd'hui, en France, vous faites ce que vous voulez.
00:24:26Vous voulez bloquer un lycée, vous avez 14 ans, vous avez tous les droits de bloquer
00:24:30un lycée.
00:24:3015 ans, 16 ans, peu importe.
00:24:32Ce n'est pas grave.
00:24:32Aujourd'hui, j'ai encore vu ce matin des parents, et encore hier, des parents qui faisaient
00:24:36des chaînes humaines pour nous empêcher de faire notre travail.
00:24:39Comme si on allait sauter sur leurs enfants.
00:24:41Mais débrouillez-vous, en fait.
00:24:42Éduquez vos enfants.
00:24:43Par contre, n'allez pas pleurer, parce que c'est ce qui se passe.
00:24:45Là, on voit les députés d'Elefi qui envahissent les commissariats de l'Île-de-France
00:24:50pour aller vérifier comment vont les gardes à vue.
00:24:54Par contre, je ne vois pas beaucoup de politique.
00:24:56Peut-être deux, je crois que c'est...
00:24:58Alors, je ne fais pas de politique, mais je sais qu'il y a M. Rétailleau, je crois
00:25:00qui a visité un commissariat, M. Bardella.
00:25:03Mais je n'ai pas vu beaucoup de politique aller visiter des collègues.
00:25:07Ils sont à un niveau de saturation, les policiers, que je comprends.
00:25:12Et personne ne les défend, et on dit la police tue, ou on dit qu'ils n'ont pas assez
00:25:19d'empathie.
00:25:20Et puis quand les jeunes ressortent libres, ou alors que ceux qui crient à cap, vous avez dit
00:25:26qu'ils encourtent un an de prison.
00:25:28C'est intéressant.
00:25:29Jamais ils ne prendront le début du commencement d'un jour de prison.
00:25:31Mais donc, ça ne sert à rien de faire des lois.
00:25:35En fait, ça ne sert à rien.
00:25:38Moi, la discussion amicale qu'on a avec André, c'est le continuum.
00:25:42Tu es d'accord avec vous, bien sûr.
00:25:44C'est-à-dire que quand je dis ces gosses, il faut les prendre immédiatement.
00:25:48Et qu'on refuse de les prendre.
00:25:51On va tous les chercher.
00:25:52Vous avez fait à câble, vous serez condamnés.
00:25:54On va le dire à vos parents.
00:25:55Vous n'allez pas faire 10 ans de prison, vous serez condamnés.
00:25:58À 500 euros, à 1 000 euros, à 1 500 euros, que sais-je.
00:26:02Voilà, c'est une insulte.
00:26:04Je ne vais pas les mettre pendant un an de prison.
00:26:06Ils ont 15 ans, etc.
00:26:07Une bonne semaine dans un centre éducatif.
00:26:09Mais tu ne réagis pas.
00:26:11Donc, ils arrivent, ils insultent les flics et tout le monde trouve ça normal.
00:26:15Et on dirait qu'il n'y a que nous qui ne trouverons pas ça normal.
00:26:18Je trouve ça incroyable.
00:26:20Je trouve que c'est une société qui est devenue folle sur ce plan.
00:26:23Il y a des règles, tu les respectes.
00:26:24Si tu ne les respectes pas, c'est sanctionné.
00:26:27Ce n'est pas très compliqué.
00:26:28Logique.
00:26:29C'est ce qu'a prévu le législateur.
00:26:32Mais les lois ne sont pas appliqués, vous le savez bien.
00:26:34Ce qui est incroyable, c'est effectivement le fait que ces slogans accablent la police.
00:26:40On s'y habitue.
00:26:40Soient rentrés dans la société et que personne ne sanctionne ces paroles-là.
00:26:45Mais puisque ça vient d'en haut, puisque ce sont des leaders politiques qui le disent.
00:26:48Mais quand je dis qu'il faut les mettre en garde à vue, tout le monde sourit.
00:26:52Tout le monde sait très bien que ça commence par la parole.
00:26:54Et en plus, avec les réseaux sociaux, comment ça se généralise ?
00:26:56Des gens, une garde à vue de 15-16 ans, croyez-moi, les parents, ils vont venir.
00:26:59Effectivement.
00:27:00Peut-être qu'ils vont avoir un choc dans la famille.
00:27:02Parce que si tu les prends tous, que tu les mets en garde à vue à 15-16 ans,
00:27:06peut-être que ça va, ne serait-ce que 24 heures ou 48 heures, les parents vont arriver.
00:27:10Ils vont peut-être dire, tu vas arrêter tes conneries, en fait.
00:27:13Tu vas peut-être arrêter tes conneries.
00:27:16Bon, écoutez Robert Ménard qui, lui, est étonné des calmes des policiers.
00:27:19Il l'a dit ce matin sur l'antenne de CNews et d'Europe 1 avec Laurence Ferrari.
00:27:25Moi, je suis étonné de leur calme.
00:27:28Je suis étonné aux policiers, de leur retenue.
00:27:31Je me dis, mais les mecs, ils sont héroïques.
00:27:33Les types les insultent, leur jettent des trucs sur la figure, les menacent.
00:27:37Et eux, ils font tout pour blesser personne.
00:27:41Enfin, attendez.
00:27:42Et oui, il y a de temps en temps, oui, de temps en temps,
00:27:45il y a un problème et un truc qui est regrettable pour celui qui a une main qui a perdu.
00:27:49Juste, il faut d'abord leur dire merci, les remercier.
00:27:54Et leur dire qu'on est derrière eux.
00:27:56Et je pense que la majorité, l'immense majorité des Français sont derrière les policiers.
00:28:00Sauf, c'est toujours pareil, la petite caste médiatique.
00:28:03Et vous allez, par exemple, qui est portée aujourd'hui par des écrivains,
00:28:08des artistes, pourquoi pas, des journalistes, etc.
00:28:10Et des hommes politiques, bien sûr, à gauche, qui expliquent que la police tue.
00:28:16La police nous permet de vivre.
00:28:17Moi, quand je vois ces images et ces slogans insupportables,
00:28:21je repense toujours au Bataclan.
00:28:24Lorsqu'on a eu des attentats, même Charlie, même l'hypercachère,
00:28:27comment les policiers étaient là en première ligne.
00:28:29La police ne tue pas.
00:28:30La police nous permet de vivre notre vie.
00:28:33Alors, il y a cet échange que vous avez peut-être vu sur les réseaux sociaux.
00:28:38Mathieu Kassovitz qui a dit que les casseurs sont nécessaires.
00:28:41Donc, ça a fait, évidemment, un peu réagir.
00:28:44Écoutez-le.
00:28:46Aucun problème avec ce que vous avez dit, justement, dans le média.
00:28:49Qu'est-ce que j'ai dit dans le média ?
00:28:50Les vitrines, si vous êtes honnête intellectuellement,
00:28:54les vitrines peuvent être cassées par des pilleurs.
00:28:56Parce que c'est le seul moyen d'être entendus.
00:28:58Vous pensez que vous, vous n'avez pas une responsabilité politique par rapport à votre discours ?
00:29:01Pas n'importe quelle vitrine ?
00:29:02Déjà, c'était après les casses.
00:29:04Et puis, ça fait 30 ans que je dis la même chose.
00:29:06Les casseurs sont nécessaires.
00:29:08Ah, mon Dieu.
00:29:09Malheureusement.
00:29:10Donc, alors, la violence légitime.
00:29:12Malheureusement.
00:29:12Vous savez que, monsieur Kassovitz, vous savez que...
00:29:14Attends, il faut expliquer pourquoi.
00:29:15Les casseurs sont nécessaires parce que les gouvernements ne comprennent que la force.
00:29:20Et malheureusement, si, encore une fois, si, encore une fois, on revenait à la base des problèmes,
00:29:25au lieu de crier sur les symptômes...
00:29:30Réaction, je vois un peu...
00:29:32Honnêtement, moi, l'admiration que j'ai pour l'acteur est du même niveau que le mépris que j'ai
00:29:37pour le citoyen.
00:29:38C'est terrible.
00:29:38À chaque fois qu'il ouvre la bouche, c'est pour dire n'importe quoi.
00:29:41Et même au-delà de ça, ce qui est intéressant, c'est que les casseurs sont nécessaires.
00:29:44Qu'est-ce que ça va lui coûter sur le plan de sa carrière ?
00:29:47Rien du tout.
00:29:48C'est quand même la meilleure définition du fait qu'on vit dans un système qui n'est pas équitable.
00:29:52Qu'il aille le dire aux petits commerçants qui se sont fait casser.
00:29:54Qu'il leur dise en face.
00:29:57On a la boulangère.
00:29:59Mais comment vous expliquez ça ?
00:30:01C'est toujours...
00:30:01C'est nécessaire de casser votre...
00:30:03Déjà, il ne risque rien en disant ça.
00:30:04Non, mais c'est toujours intéressant de comprendre pourquoi.
00:30:08Pourquoi il dit ça ?
00:30:09À votre avis, pourquoi il dit ça ?
00:30:11Pour être dans le coup.
00:30:12Oui.
00:30:14Quel coup ?
00:30:16Pour être du côté des révolutionnaires, parce que c'est un peu ce qui fait sa marque de fabrique.
00:30:20Mais il a tort parce que moi, je me souviens des grandes grèves de 1995.
00:30:24Il n'y a pas eu de casseurs.
00:30:25Il n'y a pas eu de commerce pillé.
00:30:26Il n'y a pas eu de violence.
00:30:27Il y a eu des grèves longues, des manifestations très longues.
00:30:31Et Juppé a reculé.
00:30:32On n'est pas obligé de casser pour obtenir des reculs du gouvernement.
00:30:36Donc il a tort.
00:30:36C'est un bon exemple que vous donnez.
00:30:38Parce qu'effectivement, ces grèves-là ont été très importantes.
00:30:41Tous les jours.
00:30:43Paris a été bloquée.
00:30:45Et il n'y a pas eu un souci.
00:30:47Pourquoi ?
00:30:48La société a changé.
00:30:49La société s'est radicalisée.
00:30:51Les gens sont de plus en plus violents.
00:30:54J'ai le regret de le dire, mais il y a une haine sociale qui est aujourd'hui ce qu
00:30:58'elle n'a jamais été avant.
00:30:59Peut-être au 19e siècle, c'était violent.
00:31:01Et pourquoi ?
00:31:02La commune.
00:31:04Pourquoi ? Je ne suis pas sociologue.
00:31:06Je constate comme vous.
00:31:08La perte d'autorité, le laissez-faire.
00:31:10Outre passage de M. Kassovitz avec Charles Consigny.
00:31:14Vous avez peut-être vu ça également sur les réseaux.
00:31:16Du coup, Charles Consigny a quitté le plateau.
00:31:19Il aurait eu raison.
00:31:21En revanche, il y a quand même deux ou trois jeunes qui vous écoutent.
00:31:24Et moi, ça me fait de la peine pour ce genre de leçons de la part de bobos qui sont
00:31:30eux-mêmes subventionnés, mais jusqu'à l'os.
00:31:33Qui nous coûtent eux aussi très cher à cette France modeste, silencieuse, qui regarde cette casse insupportable, qui regarde cette
00:31:40dérive gauchiste insupportable, qui en ont ras le bol de ça.
00:31:44Mais moi, les pauvres CRS, je vais vous dire, je suis en compassion avec eux quand je vois.
00:31:49Encore aujourd'hui, c'est le bordel, rue de Rivoli.
00:31:51D'ailleurs, c'était un autre extrait où il est parti, parce qu'ils se sont traités de racistes.
00:31:57M. Kassovitz l'a traité de raciste et Charles Consigny est parti.
00:32:00Bon, revenons avec des réactions politiques cette fois-ci.
00:32:05On va les écouter.
00:32:06Tout d'abord, Mme Binet.
00:32:08Alors, Mme Binet, c'est intéressant, c'est la CGT.
00:32:10Ah, on ne peut pas écouter Mme Binet, me dit-on.
00:32:12Donc, on va écouter Mme Le Pen.
00:32:14Allons-y.
00:32:16Je pense qu'on a apporté ces réponses depuis déjà bien longtemps,
00:32:19parce qu'on n'a pas attendu qu'il y ait une explosion sociale sur le thème du pouvoir d
00:32:23'achat
00:32:23pour se rendre compte que les Français étaient en train de souffrir considérablement
00:32:27de la baisse de leur pouvoir d'achat.
00:32:28On a apporté des réponses sur la TVA à 0% sur les produits de première nécessité.
00:32:33On a apporté des réponses sur un sujet qui est absolument majeur,
00:32:36qui est un sujet énergétique, qui va être d'ailleurs un sujet d'autant plus majeur
00:32:39que nous sommes à l'approche de l'hiver.
00:32:41Et donc, ça fait six ans que nous réclamons la baisse de la TVA de 20 à 5, 5%
00:32:47sur les produits énergétiques,
00:32:51que ce soit le carburant, que ce soit le fuel, le gaz ou l'électricité.
00:32:57Donc, ça me paraît être en urgence les mesures qu'il faudrait mettre en place.
00:33:01– Là, on arrive sur le fond du dossier, le fond des revendications.
00:33:06Et donc, Mme Le Pen arrive avec ses propositions.
00:33:09Il semblerait que les Français trouvent que Mme Le Pen, sur le plan économique,
00:33:13est aujourd'hui la femme la plus crédible.
00:33:16– Eh bien, dis donc.
00:33:18– C'est-à-dire qu'après les dix ans d'Emmanuel Macron qu'on vient de passer,
00:33:22je peux comprendre que les Français se disent,
00:33:25on avait le Mozart de la finance et la France est par terre.
00:33:29Donc, peut-être sont-ils enclins à écouter d'autres voix.
00:33:33– Je ne sais pas, parce que moi, je lis le Figaro comme vous,
00:33:36les Échos comme vous, la presse de droite comme vous,
00:33:39la presse crédible sur le plan économique et la presse économique de droite,
00:33:43crédible, est unanime pour dire que le programme de Le Pen est catastrophique
00:33:47et qu'au bout de six mois, la France sera en faillite.
00:33:49– Mais elle l'est déjà, donc ça ne changera pas.
00:33:51Là, elle l'est.
00:33:52– La presse crédible économique, en 2017,
00:33:55elle disait qu'Emmanuel Macron allait être une bénédiction pour ce pays.
00:33:59Donc, il peut arriver déjà que la presse crédible économique se trompe,
00:34:02premièrement.
00:34:03Deuxièmement, sur la...
00:34:05Non, mais bon, c'est pas...
00:34:06Et la deuxième chose, surtout,
00:34:07ça, je pense que ça devrait vous inquiéter en tant que responsable politique
00:34:10qui n'est pas du Rassemblement National, André,
00:34:12c'est qu'aujourd'hui, si vous regardez l'opinion française
00:34:15telle qu'elle se constitue sur le plan économique
00:34:17et que vous regardez le programme de Marine Le Pen et son discours depuis longtemps,
00:34:20en fait, je pense que c'est elle qui colle le mieux aux aspirations des Français
00:34:22parce qu'elle ne propose pas du sang et des larmes.
00:34:24D'ailleurs, c'est pour ça que la presse la critique.
00:34:27Elle ne propose pas du sang et des larmes.
00:34:28Elle propose de, en gros, régler nos problèmes
00:34:30en faisant peu d'économie.
00:34:33C'est les 140 milliards qu'elle propose sur 5 ans,
00:34:35c'est beaucoup moins que ce que les experts les plus durs proposent.
00:34:38Et finalement, je crois que c'est à peu près ce que les Français veulent.
00:34:41C'est peut-être une des raisons pour lesquelles, aujourd'hui,
00:34:42ils disent qu'elle est crédible sur le plan économique.
00:34:43Le problème de la retraite à 62 ans.
00:34:45Je suis d'accord, je ne suis pas dans un débat d'experts.
00:34:47Le problème de la retraite à 62 ans.
00:34:50Sur le SMIC, elle s'est prononcée contre l'augmentation du SMIC.
00:34:54Écoutez ses arguments.
00:34:56Nos entreprises sont dans une situation trop fragile
00:35:01pour leur imposer, en quelque sorte, de manière autoritaire,
00:35:03une augmentation du SMIC de 10%.
00:35:05Parce que s'ils ne peuvent pas y faire face,
00:35:08en réalité, on va assister à une vague de licenciements.
00:35:11C'est toute la difficulté.
00:35:13Quand vous imposez à des entreprises qui n'en ont pas les moyens
00:35:15l'augmentation de l'ensemble du SMIC de 10%,
00:35:20vous risquez, en réalité, d'avoir en contrepartie des licenciements.
00:35:24Et je ne crois pas que, compte tenu de la situation actuelle,
00:35:27ce soit une perspective qui soit réjouissante.
00:35:30Ce serait même absolument dramatique.
00:35:32Non, je crois qu'on ne peut pas...
00:35:36Ou alors on rentre dans l'URSS.
00:35:39Je ne suis pas absolument convaincue de l'efficacité de l'URSS.
00:35:43Donc on ne peut pas obliger des entreprises à augmenter leur salaire.
00:35:48Et je ne crois pas que, compte tenu de la situation actuelle,
00:35:50ce soit une perspective qui soit réjouissante.
00:35:55Ce serait même absolument dramatique.
00:35:57Donc je rappelle que nous, nous avons fait une autre proposition
00:35:59qui consistait à dire aux entreprises,
00:36:01si vous augmentez les salaires de 10%,
00:36:03eh bien, durant 5 ans, vous serez exonéré des charges afférentes,
00:36:09des salaires d'ailleurs, pas que le SMIC.
00:36:11Les salaires sont trop bas, on est tous d'accord,
00:36:14le pouvoir d'achat est évidemment faible.
00:36:16Les charges sont trop hautes, surtout.
00:36:17Les charges sont trop hautes, oui, mais si vous baissez...
00:36:21Après, vous allez dire aux Français qu'on va moins redistribuer.
00:36:24C'est toujours la même chose sur l'économie, c'est très simple,
00:36:27il n'y a pas besoin d'être prix Nobel de l'économie.
00:36:29Où tu prends beaucoup et tu redistribues beaucoup,
00:36:32ou tu prends peu et tu redistribues peu.
00:36:34Oui, et dans l'équation, il y a une chose,
00:36:37c'est peut-être le train de vie de l'État,
00:36:38qui pourrait être drastiquement revu.
00:36:41Sans doute, mais la redistribution, c'est les premiers budgets.
00:36:45Oui, bien sûr.
00:36:46C'est-à-dire la retraite et la médicale.
00:36:48Mais disons que quand on aura supprimé les agences,
00:36:51les Français...
00:36:52Mais si on décidait de prendre moins,
00:36:55et de redistribuer moins, qu'est-ce que vous en pensez ?
00:36:58Si un jour, on tentait ça,
00:37:00d'aller vers une cure de libéralisme un petit peu,
00:37:03qu'en pensez-vous ?
00:37:05David Disnard sort de ce corps.
00:37:07Ah, c'est pas une insulte, hein ?
00:37:09Non, non, mais c'est bien, c'est votre candidat préféré.
00:37:12C'est votre chouchou, tout le monde l'a bien compris.
00:37:16Mais non, mais c'est vrai qu'on l'a jamais essayé.
00:37:19Je pense qu'il faut surtout prendre plus juste
00:37:21et redistribuer plus juste.
00:37:23Tout est dans la justice.
00:37:25Alors, le problème du mot juste,
00:37:26c'est que votre justice à vous, c'est pas la mienne,
00:37:29et puis c'est pas celle de Georges Bénèque.
00:37:30C'est ça qui est compliqué sur ces mots un peu valise.
00:37:34Juste, qu'est-ce qui est juste ?
00:37:35Le blanc.
00:37:36Qu'est-ce qui est juste ?
00:37:37Juste le blanc.
00:37:37Voilà, vous avez trois heures.
00:37:39Ce qui est juste, c'est ce qui est progressif.
00:37:41Mais vous trouvez par exemple que,
00:37:43si on parle sérieusement de l'impôt sur le revenu,
00:37:45on est le plus taxé, les gens qui gagnent bien leur vie.
00:37:48Je parle des salariés.
00:37:49Bon, vous pouvez les taxer encore plus, mais...
00:37:51Il y a surtout l'impôt sur le capital qui n'est pas suffisant.
00:37:54On est les bons derniers en Europe, même les derniers.
00:37:56En matière de fiscalité, c'est nous qui fiscalisons le plus.
00:38:00En matière de dépenses publiques, c'est nous qui dépensons le plus.
00:38:04En matière de croissance, c'est nous qui avons la croissance la plus faible.
00:38:07Donc, on est le mauvais élève de l'Union européenne.
00:38:09Cherchez l'erreur.
00:38:10Pourquoi ? Comment ?
00:38:11Comment on en est arrivé là ?
00:38:13Jean-Philippe Tanguy, à l'Assemblée nationale,
00:38:16écoutez cette sortie pleine de verve envers le camp macroniste,
00:38:21parce que c'est extraordinaire.
00:38:23Emmanuel Macron a réussi quand même à avoir un budget qui est voté par personne.
00:38:27Ça, c'est jamais arrivé sur la cinquième république.
00:38:30Ce n'est jamais arrivé.
00:38:32Alors, écoutez Jean-Philippe Tanguy.
00:38:35Vous salissez encore les mobilisations sociales.
00:38:37Vous laissez encore les pillards, les voyous salir la mobilisation sociale.
00:38:42Vous laissez les pillards, les voyous détruire nos centres-villes, incendier des hôtels de ville.
00:38:51Et tout ça, évidemment, c'est que vous le laissez faire.
00:38:53Vous êtes incapables de mettre de l'ordre dans les comptes, incapables de mettre de l'ordre dans la rue.
00:38:57Et cette incapacité à mettre de l'ordre dans la rue vous arrange bien pour ne pas qu'on voit
00:39:02le désordre que vous avez mis dans les comptes.
00:39:04Il faut vous extirper qu'encore aujourd'hui, on arrive à parler de tout, de tout dans les médias français,
00:39:10sauf de votre faillite.
00:39:12Pendant deux mois, il n'y a pas seulement eu la désertion des députés macronistes, il y a eu la
00:39:16désertion des journalistes.
00:39:17On ne parle pas dans les émissions de votre faillite.
00:39:21On parle d'amendements grotesques adoptés de façon potentime.
00:39:24On ne parle pas de vos hausses d'impôts.
00:39:26On ne parle pas de votre faillite.
00:39:27Et c'est ça qui est grave.
00:39:28Je ne pense pas que le pouvoir laisse volontairement détruire les pillards pour masquer la faillite de la France.
00:39:36Et puis, le bilan économique du macronisme sur 10 ans, ça devient un peu un consensus quand même.
00:39:41On en parle, quoi, beaucoup.
00:39:43Oui, oui, oui.
00:39:44Il y a deux choses.
00:39:45Le gouvernement a annoncé une grande conférence sociale.
00:39:48Je reviens sur le sujet précédent.
00:39:50Je ne sais pas ce qui va sortir de cette conférence sociale.
00:39:52Rien.
00:39:52Parce que le patronat ne peut pas augmenter les salaires.
00:39:54Le gouvernement n'a plus d'argent.
00:39:56Les caisses sont vides.
00:39:57Je ne sais pas ce que cette conférence sociale va donner.
00:39:59Et la deuxième chose, je ne comprends pas pourquoi le gouvernement s'obstine dans cette discussion budgétaire qui ne mènera
00:40:05à rien.
00:40:06Bron Pivet a eu raison l'autre jour, me semble-t-il.
00:40:09Elle a dit qu'on devrait déclencher le 49-3 tout de suite.
00:40:11Tout de suite, pour en finir.
00:40:13Un dernier mot.
00:40:14La motion de censure.
00:40:15Un dernier mot sur ces manifs.
00:40:17Il n'aura pas lieu la motion de censure.
00:40:19Si, mais elle ne serait pas votée.
00:40:20Le RN a dit qu'il ne la voterait pas.
00:40:22Ça finira sans doute comme ça.
00:40:23Mais pourquoi traîner comme ça ?
00:40:24C'est la méthode de Lecornu.
00:40:25Il a souvent fait ça, gagner du temps, du temps, et puis à la fin, on est obligé.
00:40:29Un dernier mot sur la manifestation.
00:40:32Pas tout à fait un dernier mot d'ailleurs.
00:40:33Mais sur les lycéens, et c'est Robert Ménard qui le dit.
00:40:39Robert Ménard.
00:40:40Les lycéens, oui, ils ont de vraies raisons et tout ça.
00:40:42Alors ça, c'est tout à fait légitime et tout.
00:40:45Là-dessus, il y a des gens qui jettent de l'huile sur le feu.
00:40:47Vous vous doutez bien qu'ils n'en ont rien à foutre des revendications des gens.
00:40:51Moi, je vous lis, ils s'en foutent et contre-foutent.
00:40:53Quoi ? La France insoumise, l'extrême-gauche, des gens qui attisent ça.
00:40:58Et aujourd'hui, même les gilets jaunes, regardez les gilets jaunes.
00:41:02Enfin, vous les avez connus, moi je les ai connus.
00:41:03C'était quand même très apolitique.
00:41:06La première fois, là, même leurs revendications, tu tombes à la renverse.
00:41:11C'est que des revendications politiques.
00:41:13Raphaël Glucksmann, qui va porter les couleurs du Parti Socialiste,
00:41:17et donc qui va porter vos couleurs, j'imagine, en dévalinisme.
00:41:21Peut-être, c'est pas sûr.
00:41:23En tout cas, normalement, oui.
00:41:24Ben normalement.
00:41:26Il a été désigné à la primaire, André ?
00:41:28Oui, oui, oui.
00:41:29Ben vous voterez pour lui.
00:41:30Le chemin est encore long.
00:41:31Il est candidat, oui, oui.
00:41:32Ben il est candidat.
00:41:33Oui, on verra qui sera candidat au mois de mai.
00:41:35Mais là, pour le moment, il est candidat.
00:41:37Il a gagné la primaire, André.
00:41:38Il a gagné le match à l'année.
00:41:39Ah, vous n'êtes pas légitimiste.
00:41:41Si, je voudrais pour lui s'il est candidat jusqu'au bout.
00:41:44On verra.
00:41:44Voilà.
00:41:45Jusqu'au bout, parce que qui pourrait être candidat à sa place ?
00:41:47Je ne sais pas, je ne sais pas.
00:41:48Vous ?
00:41:49Je ne vois pas.
00:41:50Vous ?
00:41:50Je ne sais pas.
00:41:51Bon, alors, il a été hué.
00:41:53On sourit, mais ce n'est pas drôle du tout.
00:41:55Non, c'est sûr.
00:41:55Il a été hué, ce qui est vraiment scandaleux, d'une certaine manière.
00:42:00Il a été hué aujourd'hui.
00:42:01Voyez cette séquence à Paris.
00:42:28Bon, dites-moi, André, c'est pas bon enfant de dire « et tout le monde déteste le PS ».
00:42:32Non, mais ce n'est pas nouveau non plus.
00:42:34Les insoumis sont bien organisés.
00:42:36Ah oui, mais ce n'est pas bon enfant.
00:42:37Est-ce que le président Hollande était présent cet après-midi ?
00:42:40Non.
00:42:41Un ancien président de la République ne va pas manifester dans la rue.
00:42:44Ce n'est pas sa place.
00:42:45Par ailleurs, il a trop d'expérience pour prendre le même risque que Guxman, je pense.
00:42:48Bon, alors, on va voir.
00:42:50Il a été exfiltré, si j'ai bien compris, Raphaël Guxman.
00:42:53Il est courageux.
00:42:54Oui.
00:42:55Il est courageux parce qu'il ne se planque pas.
00:42:57Il ne se planque pas.
00:42:58Non.
00:42:59Non, non, non.
00:42:59Il y va, il sait qu'il va être hué.
00:43:01Et donc, il est courageux.
00:43:03Oui.
00:43:03Écoutons-le.
00:43:05Vous savez, il y a un travail profond à faire avec les travailleurs.
00:43:09La gauche démocratique n'est plus le débouché politique naturel des travailleurs.
00:43:12Ça devrait être notre obsession.
00:43:14C'est mon obsession.
00:43:15Moi, je veux que le travail paye à nouveau.
00:43:17Je veux qu'il y ait un travail en France qui permette de vivre dignement.
00:43:22Et ça, c'est le cœur du projet.
00:43:24Remettre les travailleurs au cœur du contrat social.
00:43:27Et maintenant, je vais vous dire une chose.
00:43:28S'il y a des militants politiques qui sont hostiles à notre présence, je m'en fous.
00:43:32Je m'en contre-fous.
00:43:34Aujourd'hui, c'est la journée des travailleurs.
00:43:37Ce n'est pas la journée des militants politiques qui sont pour un autre candidat et qui cherchent à nous
00:43:42empêcher de nous expérimenter.
00:43:43On ira partout.
00:43:44J'irai partout.
00:43:45Et nous ferons campagne partout.
00:43:47Il a raison, au moins, de dire ça.
00:43:48Mais j'ai l'impression que vous n'y croyez pas vraiment, André.
00:43:52Ah ben si.
00:43:53Moi, je pense qu'il faut faire campagne.
00:43:55Il faut aller jusqu'au bout, si possible.
00:43:56Il faut évidemment se mobiliser.
00:43:58J'ai vu qu'il y avait des socialistes autour de lui.
00:44:00J'ai reconnu Laurence Rossignol.
00:44:01J'ai reconnu Emmanuel Morel.
00:44:04Il faut le soutenir.
00:44:05Je le soutiens, évidemment.
00:44:06S'il vient en Isère, je serai là pour l'accueillir, le soutenir.
00:44:08Mais c'est difficile.
00:44:09Parce que les insoumis, je le répète, sont très remontés contre nous.
00:44:12Et ça remonte au quinquennat Hollande.
00:44:14Les insoumis, ils ont la rage contre tout le monde.
00:44:16Contre le PS, contre la police, contre l'école, contre tout le monde.
00:44:19Mais est-ce que vous, vous êtes remontés contre les insoumis ?
00:44:24Je ne les porte pas dans mon cœur.
00:44:25Vu le comportement dont ils se rendent coupables, si j'ose dire, par rapport aux socialistes.
00:44:31Ce n'est pas raisonnable, en plus.
00:44:33Parce que, admettons, admettons que Mélenchon aille au deuxième tour.
00:44:37Il aura quand même besoin des voix socialistes.
00:44:38Et en continuant comme ça, je ne suis pas sûr qu'il les aura.
00:44:42Il les aura ?
00:44:43Pas toutes.
00:44:43Pas forcément.
00:44:46Pas forcément.
00:44:46Moi, je connais beaucoup d'électeurs socialistes qui ne voteront jamais l'extrême droite,
00:44:50mais qui hésitent maintenant à voter Mélenchon.
00:44:52Et vous verrez qu'il y aura de la perte en ligne.
00:44:54Vous pourriez être davantage en colère.
00:44:56Parce que vous êtes, André, l'héritier déjà d'un socialisme enraciné.
00:45:03Vous avez fait une carapolée.
00:45:04Vous avez été élu, réélu, etc.
00:45:06D'une gauche de gouvernement.
00:45:07Vous avez été au gouvernement.
00:45:08Et en fait, en faisant sa scission avec le Parti Socialiste, en 2008, je crois,
00:45:12Jean-Luc Mélenchon a créé autre chose qui, aujourd'hui, est le visage hideux de la gauche
00:45:16qui ne ressemble absolument pas à ce que vous avez connu, de ce que vous avez aimé, etc.
00:45:19Et c'est vrai que je vous trouve presque mesuré dans votre manière de les critiquer,
00:45:24alors que vous devez avoir ça en horreur.
00:45:26En plus, quelqu'un de pondéré.
00:45:28Est-ce que c'est un fascisme de gauche pour vous, Jean-Luc Mélenchon ?
00:45:31Non, je ne pense pas.
00:45:31Le mot fascisme, on le met à toutes les sauces.
00:45:33Moi, je connais bien l'histoire du fascisme italien.
00:45:35C'est là-bas qu'il a pris naissance.
00:45:37Mélenchon n'est pas un fasciste de gauche.
00:45:39C'est une gauche radicale, intolérante, sectaire, agressive.
00:45:43Mais fasciste, non.
00:45:44C'est un peu la définition du fascisme.
00:45:46Je vous venais de dire sectaire, intolérant.
00:45:48C'est le mangané.
00:45:49Le gourdin, c'est la lune de la cinquant.
00:45:52Il y a la violence et le culte du chef.
00:45:56La violence physique.
00:45:57Ah, bien sûr.
00:45:59Le député Raphaël Arnaud, par exemple, c'est quelqu'un qui a pratiqué un peu.
00:46:01La jeune garde, oui, mais ce n'est pas les assoumis.
00:46:03Ah, bien non, ils sont ensemble à l'Assemblée nationale.
00:46:06Et toutes les éloges qu'a dressé Jean-Luc Mélenchon à la jeune garde.
00:46:09Bon, Edouard Philippe, Français issu de l'immigration.
00:46:12Voilà une phrase qui a été fortement commentée.
00:46:16Et il est revenu d'ailleurs dessus, d'une certaine manière.
00:46:20Mais je vous propose de réécouter ce qu'il a dit hier sur la plage de Zutkot.
00:46:25Il était énervé.
00:46:27J'ai dit qu'il y avait des Français issus de l'immigration.
00:46:29Je comprends qu'on dit que dire qu'il y aurait des Français issus de l'immigration serait traduire une
00:46:34pensée raciste.
00:46:35Non, mais on rêve ou quoi ?
00:46:36Bien sûr qu'il y a des Français issus de l'immigration.
00:46:38Et ils sont Français.
00:46:39Et ils ont les mêmes droits que les Français.
00:46:41Et les mêmes devoirs.
00:46:42Et on peut parler de Français issus de l'immigration.
00:46:46On est sous la forme d'une espèce de police de la pensée imposée par l'extrême-gauche, imposée par
00:46:51M. Mélenchon, qui est le premier à utiliser les codes de l'antisémitisme, qui est le premier à remettre en
00:46:55cause l'universalisme républicain, qui est le premier à avoir réutilisé par l'extrême-gauche un terme, le terme de
00:47:01racisé.
00:47:02Il fait référence à quoi, le terme de racisé ?
00:47:04Oui, il y a un problème d'intégration dans notre pays.
00:47:06Et on n'aurait pas le droit de le dire.
00:47:07Mais qui pense que l'intégration fonctionne bien en France ?
00:47:09Et si M. Mélenchon a envie d'un débat pour discuter de ces sujets, je suis son homme.
00:47:13Quand il veut, où il veut.
00:47:15Bon, donc ça c'était hier.
00:47:16Et puis aujourd'hui, effectivement, manifestement, le débat n'aura pas lieu.
00:47:20Et M. Philippe a repris la parole.
00:47:23On constate que M. Mélenchon est toujours très sonore lorsqu'il est à la tribune d'un meeting.
00:47:31Et je constate qu'il n'a pas envie d'un débat sur des questions qui sont pourtant importantes.
00:47:35Aux Français de juger.
00:47:37Il n'a pas le débat qui arrive ?
00:47:38Aux Français de juger.
00:47:41Rien ne vexe.
00:47:43Rachel Kahn.
00:47:46C'est-à-dire que, bon, de toute façon, LFI, l'extrême-gauche, etc., se disent les plus militants contre
00:47:52le racisme et ne pratiquent que le racisme.
00:47:55On ne peut pas dire Français issus de l'immigration, mais on peut dire racisés.
00:48:00Moi, je refuse de me faire raciser par qui que ce soit.
00:48:02Ce n'est pas Ercilia Soudé ou Mathilde Panot qui va me raciser maintenant.
00:48:06C'est-à-dire que c'est absolument abject.
00:48:10Mes voix n'appartiennent pas à l'extrême-gauche.
00:48:13Je suis une citoyenne.
00:48:14Nous sommes des citoyens.
00:48:16Et nous, nous sommes dans une France qui n'est pas ethnique, qui n'est pas religieuse.
00:48:19Une France politique.
00:48:20Et nous nous retrouvons en tant que citoyens autour d'un socle commun.
00:48:24Après, Edouard Philippe, il a eu raison de pointer, effectivement, cet aspect-là des choses.
00:48:30Mais je trouve qu'il arrive bien tard.
00:48:32Vous m'avez invité en 2021, lorsque je sortais mon ouvrage « Racé ».
00:48:36En 2021, cinq ans plus tard, on en est là ? Vraiment ?
00:48:43Ce communautarisme, cette ségrégation, en fait, que pratique Jean-Luc Mélenchon,
00:48:50à mettre des cibles dans le dos, à intimider les gens, à les disqualifier, à les humilier,
00:48:56à maintenant parler de Radio Mille Collines.
00:48:58Mille Collines, c'était moi au début.
00:48:59Puisque Emmerich Caron m'avait dit, avait sorti une interview avec ma photo,
00:49:06enfin, une interview de moi.
00:49:08Et évidemment, Noir et juive, Radio Mille Collines.
00:49:12Maintenant, c'est tous ces news.
00:49:13Vous faites référence.
00:49:15D'abord, Gauthier Le Bret est là et je l'accueille.
00:49:17Nous l'accueillons avec plaisir.
00:49:19Ça s'est passé sur une chaîne, c'est sur Q18 ou...
00:49:24T18.
00:49:25T18.
00:49:25T18.
00:49:26Dont vous apprenez l'existence manifestée.
00:49:28Comment ?
00:49:28Bon, vous apprenez l'existence aujourd'hui.
00:49:30Non, mais non.
00:49:31Vous êtes un spectateur.
00:49:32Mais non, mais non, non.
00:49:32En plus, elle est dirigée par Christopher Baldelli, cette chaîne.
00:49:36C'est C8, malheureusement.
00:49:37Exactement.
00:49:38C'est Baldelli.
00:49:39Oui, qu'est-ce que j'ai dit ?
00:49:40Baldini.
00:49:40Non.
00:49:41Christopher Baldelli.
00:49:42J'ai cru dire Baldelli, mais bon, c'est...
00:49:45Il y avait Maldini qui est un joueur de foot,
00:49:46et puis il y a Baldelli qui est un joueur de radio.
00:49:49Paolo Maldini.
00:49:50C'était le fils de César et Maldini.
00:49:52Exactement.
00:49:52Comme vous le savez.
00:49:53Bon, alors écoutez ce qu'il s'est dit, c'est un avocat, il s'appelle Harry Alimi, c'est
00:49:57bien ça ?
00:49:58Oui, c'est ça, oui.
00:49:58Et qui compare ces news, parce que la parole n'a plus de sens, compare ces news à Radio Milcoline,
00:50:07et vous avez rapporté ce qu'était Radio Milcoline.
00:50:10Écoutez cet avocat.
00:50:13Là, la question, c'est de savoir si on n'a pas franchi un cap.
00:50:16Et on peut penser à l'épisode Radio Milcoline, qui est au Rwanda, c'est une radio,
00:50:22qui avait diffusé du matin au soir...
00:50:23Pas raison, n'est pas raison, Marie Alimi ?
00:50:25On n'est pas très...
00:50:26On rappelle Radio Milcoline, je vous ai coupé, c'est la radio qui appelait au massacre...
00:50:31Pas qu'au massacre.
00:50:32Au début, ce n'était pas des massacres.
00:50:35Au Rwanda, effectivement, on a une radio qui diffusait de l'essentialisation et de la désimmunisation des Tutsis,
00:50:40en les appelant, par exemple, Nienzi, c'est-à-dire cafards,
00:50:44et qui comparaient certaines personnes, en raison de leur origine ou de leur ethnie, à des animaux.
00:50:50On a ce type de discours qui sont très souvent diffusés sur ces news.
00:50:56Les animaux !
00:50:57Non, mais ces gens sont fous, quoi.
00:51:01Mais qu'est-ce que vous voulez, je dis ?
00:51:02Ce monsieur est...
00:51:03D'instrumentaliser la mémoire des victimes d'un génocide au Rwanda,
00:51:07il y a certaines familles de victimes qui sont en France...
00:51:09800 000 morts, je crois même.
00:51:11...pour mettre des cibles dans le dos à des personnes, parce qu'il s'agit de ça.
00:51:16À partir du moment où vous êtes considéré comme génocidaire,
00:51:19eh bien, vous pouvez être attaqué, voilà, ou tué, etc., etc.
00:51:23Et vous savez, c'est vraiment la méthode qui est appliquée aujourd'hui par...
00:51:28par cette extrême gauche, à l'endroit de tous les juifs du monde.
00:51:31On a commencé par leur dire, voilà, vous êtes des génocidaires,
00:51:33et maintenant, eh bien, on est attaqué partout.
00:51:35C'est pour nous faire taire, en réalité.
00:51:37Non, mais là, vous dites, c'est un avocat, mais c'est un militant.
00:51:39Mais c'est un militant, oui.
00:51:39C'est un militant qui est membre du collectif Stop Bolloré.
00:51:42Oui.
00:51:43Mais si quelqu'un avait comparé quelqu'un à des animaux sur cette chaîne ou sur une autre,
00:51:47il serait en prison, en tout cas, il aurait été condamné le lendemain, quoi.
00:51:49Il n'y a même pas de discussion là-dessus, mais ça commence par CNews,
00:51:54après, ça a été BFM, après, c'est...
00:51:58C.I.
00:51:58C'est LCI, c'est tout le monde.
00:52:01Et c'est, aujourd'hui, ce que subit Sonia Mabrouk.
00:52:04Sonia Mabrouk, ce qu'elle subit à BFM, c'est extravagant.
00:52:10Extravagant.
00:52:11J'en vais le tableau de soutien.
00:52:13Alors, ça, c'est encore...
00:52:14C'est ça, on va l'attaquer sur des plateaux concurrents.
00:52:16Oui, c'est autre chose.
00:52:17Avec des journalistes qui n'ont de cartes que de noms de journalistes
00:52:23qui sont, en fait, des infiltrés de la France Insoumise, manifestement,
00:52:26et qui font passer des messages à l'intérieur de la rédaction.
00:52:30Mais, moi, nous connaissons ça.
00:52:33C'est le...
00:52:34Voilà, c'est beaucoup de nos confrères.
00:52:36Ils étaient à gauche, maintenant, ils sont à l'extrême gauche.
00:52:38C'est la plupart de nos confrères.
00:52:39Je suis très triste pour Sonia Mabrouk.
00:52:42Elle ne mérite pas ça.
00:52:44D'abord, vous avez raison.
00:52:45C'est une journaliste remarquable.
00:52:48Mais elle était dans une maison où vous êtes soutenus.
00:52:52Et où vous avez des patrons, des actionnaires qui nous soutiennent.
00:52:56On va voir, dans la maison dans laquelle elle est, si c'est la même chose là-bas.
00:53:00Parce que la vérité, c'est qu'elle s'est faite, attaquée sur une chaîne concurrente,
00:53:05par un salarié qui est allé sur Quotidien.
00:53:09Si t'es le patron, tu vires le type.
00:53:11Et qu'elle parle de haine.
00:53:13Tu vires le type.
00:53:14C'est ça, la vérité, vis-à-vis de Sonia.
00:53:16Tu vires le type.
00:53:17Tu l'as engagé.
00:53:19Tu lui donnes les meilleures possibilités, les meilleures conditions pour qu'elle puisse travailler.
00:53:25Et tu vires la personne.
00:53:27Est-ce que l'actionnaire le fera ?
00:53:31On verra.
00:53:32Ça m'étonnerait qu'il soit allé sur le plateau de Quotidien sans la courte de sa direction.
00:53:36Écoutez, je pense qu'ils se croient tout permis, ces gens-là.
00:53:38Je veux dire, je pense qu'ils se croient tout permis.
00:53:41Parce qu'ils savent qu'il n'y a pas de sanctions.
00:53:43Donc ça va être intéressant.
00:53:44Mais je ne vous dis toujours la même chose.
00:53:46L'important, c'est d'être soutenu.
00:53:49Il me semble.
00:53:50Elle n'a déjà plus apparemment la maîtrise de choisir ses chroniques.
00:53:54Ce qui est quand même une atteinte à la liberté du journaliste.
00:53:58C'est bizarre de pointer du doigt des personnes en disant Radio 1000 collines et autre chose.
00:54:02Et de vouloir les rayer de la carte.
00:54:04Pardon, mais c'est une inversion totale.
00:54:06Mais c'est le climat dans lequel nous sommes aujourd'hui, où toute parole dissidente...
00:54:11C'est pour ça que quand je pose la question tout à l'heure à notre ami André,
00:54:15je suis même étonné que de la France insoumise, je lui disais
00:54:18« Est-ce que vous détestez la France insoumise comme elle vous déteste ? »
00:54:21Et vous êtes bien indulgente.
00:54:23Bien indulgente.
00:54:24Parce que pour vous, c'est trop dur, sans doute.
00:54:28Et vous préférez, quoi qu'il arrive, ces méthodes-là qui sont invraisemblables.
00:54:33Jamais on n'a vu ça.
00:54:34On a Jean-Luc Mélenchon qui insulte les journalistes, qui intimide les journalistes,
00:54:38qui a parlé d'Anne-Claire Coudray cette semaine, qui a parlé d'Apolline de Malherbe cette semaine.
00:54:43Mais vous vous rendez compte si un homme politique de droite faisait la racine carrée de cela ?
00:54:48Ça déclencherait, on dirait, le retour de la peste brune, le retour de la peste brune, le retour de...
00:54:54Et là, ça passe crème.
00:54:56Je ne peux pas vous dire autre chose.
00:54:58Et même la gauche, François Hollande, je n'ai pas entendu dire un mot sur Jean-Luc Mélenchon.
00:55:03Pas un mot !
00:55:04Il y a un exemple très précis.
00:55:06Hier, Jean-Denis Bardella a accusé que Mediapart et Street Press soient au lancement de son livre.
00:55:11Ils sont tous partis, ils sont tous levés, ils sont tous partis, toute la presse.
00:55:15Élodie Houchard, on refuse qu'elle soit à la conférence de presse du maire de Trappes et du député écolo
00:55:20Benjamin Lucas.
00:55:21Ils restent tous.
00:55:23Ils restent tous.
00:55:24C'est quand même extraordinaire.
00:55:25Je vais vous dire, franchement, quand je vois les journalistes comme ils parlent de nous, quand je les vois venir
00:55:30chez nous, qu'on donne des interviews, comment c'est retranscrit, c'est pourtant mon métier.
00:55:35Mais c'est une drôle de profession.
00:55:38Je ne peux pas vous dire autre chose, c'est une drôle de profession aujourd'hui.
00:55:42Il me semble qu'elle n'était pas comme cela il y a quelques années.
00:55:46Et quotidien ce soir, on va en parler dans un instant.
00:55:49C'est-à-dire qu'on a des journalistes qui tous les matins se font, ils tendent le micro.
00:55:53D'ailleurs, quand on leur répond, on écoute en longueur les réponses, c'était d'ailleurs intéressant.
00:55:56Mais 90% du temps, Jordan Florentin et Guillaume Foucteau, c'est des projectiles, c'est des insultes et c
00:56:01'est parfois même des coups.
00:56:03Et au lieu de condamner tout cela, quotidien, ils ont fait deux minutes pour dire que c'est CNews qui
00:56:06provoquait les violences contre les journalistes.
00:56:10Et qu'on était responsable des violences alors qu'on a deux personnes contre des dizaines d'autres.
00:56:15Ils sont obligés d'arriver avec quatre agents de sécurité, mais c'est de la faute de CNews.
00:56:19Et quotidien, au lieu de condamner, ils disent que c'est de la faute de Jordan Florentin et Guillaume Foucteau.
00:56:22C'est lunaire en fait.
00:56:23On est dans ce climat aujourd'hui d'inversion des valeurs, mais également de...
00:56:30Et puis ça va continuer.
00:56:31Bien sûr, c'est le début.
00:56:32Ça va continuer.
00:56:33La seule manière de gagner, c'est de faire la guerre au réel.
00:56:40Tout ça n'est pas forcément très joyeux.
00:56:42Vous allez parler de cela dans une seconde ?
00:56:43Absolument, avec les équipes qui étaient sur le terrain ce matin et qui sont de retour ce soir dans les
00:56:46studios.
00:56:48Merci.
00:56:49Alors, Eccol...
00:56:50Alors, Maldini me dit, quelqu'un qui nous écoute avec intérêt, mais aussi Ercole Baldini, grand coureur cycliste italien.
00:56:58Alors ça, ça m'avait échappé.
00:56:59Ercole Baldini.
00:57:01Ercole.
00:57:01Ça veut dire Hercule.
00:57:03Oui, Ercole Baldini, grand coureur cycliste italien des années 50 et 60.
00:57:07Donc vous voyez, franchement, on apprend plein de choses.
00:57:10Copi et Bartali.
00:57:11Oui, c'est ça.
00:57:12Vous aimez bien le cycliste ?
00:57:13Beaucoup.
00:57:14Moi aussi, je le pratique.
00:57:15À force de pédaler dans la semoule ?
00:57:17Oh.
00:57:19Insolence.
00:57:20Insolence.
00:57:21Alors là, ça, c'est pas bien.
00:57:22C'est une blague.
00:57:22Non, mais ça, c'est pas bien.
00:57:24Je retire, je retire, je retire.
00:57:25Ça, c'est pas bien.
00:57:26André.
00:57:26Il le pensait pas.
00:57:27Moi, je ne suis pas d'accord avec...
00:57:29Non, mais vous avez raison.
00:57:31Je suis d'accord avec vous.
00:57:33Là, je condamne...
00:57:34Voilà.
00:57:34Fermement.
00:57:35Fermement.
00:57:36Vous désolidarisez.
00:57:36Je me désolidarise du petit scarabée.
00:57:39Parce que ça, c'est pas bien.
00:57:40Le petit scarabée, il est longtemps.
00:57:41Oui, c'est longtemps.
00:57:42Ça fait deux jours.
00:57:43Il est quand même longtemps.
00:57:45Non, mais quand il dit ça, c'est petit scarabée.
00:57:48Bon.
00:57:50Il n'y a pas de publicité entre vous et nous.
00:57:52Comment ?
00:57:52Il n'y a pas de publicité entre vous et nous.
00:57:54On parle tout de suite.
00:57:55Ah, donc on va...
00:57:56Vous faites bien de me le dire, Détan.
00:57:58Voilà, je vous le dis.
00:57:58Parce que vous me l'avez dit.
00:58:00Merci.
00:58:01Parce que j'allais...
00:58:02Alors, donc, nous sommes sur place, sans doute dans Paris.
00:58:05Peut-être, Julien Duroux ?
00:58:08Alors, je remercie avant cela ceux qui étaient avec nous ce soir
00:58:13et qui s'appellent...
00:58:15J'ai pas l'affiche.
00:58:16On ne m'a pas donné l'affiche.
00:58:17Donc, il y a Julien Duroux qui est avec nous ce soir
00:58:21et on va partir sur le terrain
00:58:23et avec un point dans Paris
00:58:26et dans une seconde, c'est Gauthier.
00:58:31Ils étaient plusieurs milliers de manifestants ici dans la journée
00:58:35et en début de soirée, place de la Nation
00:58:37où le calme est progressivement revenu
00:58:39après de longues minutes, de longues heures de tension.
00:58:42Il y a une demi-heure environ,
00:58:44les forces de l'ordre ont procédé à une opération de ratissage
00:58:47pour repousser les derniers manifestants
00:58:50en direction des différentes bouches de métro.
00:58:52Comme ici, à la station Nation,
00:58:55le dispositif était extrêmement organisé
00:58:58avec des policiers qui ont progressivement avancé
00:59:01pour vider complètement la place.
00:59:04C'est justement à ce moment-là
00:59:05que de nouvelles tensions lors de ces évacuations
00:59:09ont éclaté des invectives,
00:59:11des slogans hostiles aux forces de l'ordre
00:59:13mais aussi quelques échauffourées
00:59:16entre les policiers et les manifestants.
00:59:18Regardez ces images,
00:59:20ce sont les dernières personnes encore présentes ici,
00:59:22place de la Nation,
00:59:24qui attendent désormais de pouvoir prendre le métro
00:59:27pour quitter les lieux.
00:59:28La place qui s'est drastiquement vidée,
00:59:30circulation qui a été rouverte à 20 heures
00:59:34mais il y a encore une heure et demie,
00:59:36la tension était maximale ici
00:59:38où il y a eu un feu allumé en plein milieu de cette place.
00:59:43Les sapeurs-pompiers sont rapidement intervenus
00:59:45et ont pu maîtriser l'incendie en quelques instants.
00:59:49Les forces de l'ordre, eux,
00:59:50ont essuyé de multiples jets de projectiles
00:59:53avant de procéder à plusieurs charges
00:59:54pour disperser les manifestants encore présents
00:59:57à l'aide notamment de gaz lacrymogènes à plusieurs reprises.
01:00:01Malgré ces interventions,
01:00:02certains manifestants souhaitaient poursuivre cette mobilisation
01:00:06parmi eux des éléments, vous le savez,
01:00:09perturbateurs plus radicaux
01:00:10qui ont continué à provoquer à de multiples reprises
01:00:13les forces de l'ordre
01:00:14avec des jets de bouteilles en verre par exemple.
01:00:16Les derniers policiers
01:00:18qui encadraient les évacuations des derniers manifestants
01:00:21sont partis il y a une quinzaine de minutes.
01:00:23Les forces de l'ordre restent toutefois très présentes,
01:00:26vous le voyez sur ces images,
01:00:27avec un dispositif de sécurité
01:00:29toujours particulièrement important
01:00:31pour empêcher tout nouveau regroupement.
01:00:33Bonsoir à tous,
01:00:34bienvenue dans la suite de l'édition spéciale de CNews,
01:00:37évidemment consacrée à cette nouvelle journée de mobilisation.
01:00:39On va faire un résumé de cette journée.
01:00:42Merci!
01:00:42S'il y aин Destrend.