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  • il y a 16 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00A la suite de BFM Grand Soir avec une question à la une ce soir.
00:03Comment laisser les manifestants manifester sans revivre les émeutes et les pillages d'il y a 10 jours ?
00:07Nouvelle journée de mobilisation au pluriel annoncée ce samedi, puis le 5 novembre avec de nouvelles craintes notamment de la
00:13part des commerçants.
00:14On va en parler ce soir avec Yves Tréhard, Bruno Jeudy, avec Lisa Aleph et avec nos invités.
00:19Bonsoir à tous les trois, avec Solène Amiel, bonsoir, merci d'être là.
00:23Présidente de l'association de 80 commerçants village Popincourt, c'est dans le 11e arrondissement à Paris.
00:27Avec Rudy Mana, bonsoir, merci d'être là, délégué national UNSA Police à Marseille.
00:32Et Alexis Duré, bonsoir, merci d'être là également, militant au point levé à Révolution Permanente, étudiant à Paris 8
00:37et surveillant au lycée Paul-Éluard à Saint-Denis.
00:40On va prendre les choses dans l'ordre. Je vais commencer avec vous, Alexis. Vous serez à nouveau dans la
00:46rue samedi ?
00:47Évidemment que je serai à nouveau dans la rue ce samedi parce que pour le moment, les revendications, elles n
00:50'ont pas été obtenues.
00:52Encore une fois, ce qu'a proposé Macron il y a deux jours, c'est vraiment des miettes, c'est
00:56de l'arnaque.
00:56Tout ce qui a été proposé, je veux dire, la réforme de Parcoursup sur deux ans alors qu'il ne
00:59sera plus au pouvoir,
01:00le fait qu'il y ait 5 milliards, que ce soit un prêt, la promesse de 28 élèves par classe,
01:05c'est une vraie promesse qui ne pourra jamais être obtenue parce qu'il n'y a pas les moyens
01:08aujourd'hui qui sont investis.
01:10Donc je veux dire, l'ensemble des revendications aujourd'hui, elles ne sont absolument pas obtenues.
01:15Et plus largement, je crois que surtout, aujourd'hui, c'est en train de se lier à la question du
01:18pouvoir d'achat aujourd'hui,
01:20qui est en train aussi de prendre. Il y a cette date du 5 novembre qui arrive.
01:23Donc nous, évidemment qu'on sera dans la rue et je tiens à dénoncer encore une fois les interdictions de
01:27la préfecture
01:28qui vont encore faire en sorte qu'on va manifester en périphérie de Paris.
01:32Et toute la répression qu'il y a actuellement, et juste pour finir sur une chose,
01:35demain, il y a une manifestation qui est à l'initiative de la coordination régionale étudiante
01:40qui a coordonné plus de 32 campus Île-de-France, une manifestation contre la répression policière justement
01:45pour exiger la libération aussi des jeunes qui ont été placés en détention provisoire,
01:50des fois qui sont en prison actuellement.
01:52Et cette manifestation aussi a été interdite.
01:54Et c'est un scandale extrêmement important parce qu'aujourd'hui, on nous empêche de manifester en tout temps, en
01:58tout lieu.
01:59Il y a des couvre-feux, on nous envoie l'armée dans la rue pour ne pas qu'on manifeste,
02:02le GIGN, les raids, etc.
02:04– L'armée c'était pour des choses statiques, pour surveiller les bâtiments,
02:08on ne vous a pas envoyé l'armée face à vous, on est d'accord ?
02:11– C'est une façon de dire, mais quand même, sur le terrain symbolique,
02:13le fait que le gouvernement aujourd'hui déploie les forces sentinelles sur le territoire
02:17pour gérer les manifestations, ça dit quelque chose aussi…
02:20– Mais si je comprends bien, ça veut dire que vous vous dites,
02:22samedi on manifeste, il faut que les blocus recommencent dans les lycées à partir de lundi ?
02:26– Totalement, bien sûr.
02:27– Le lycée fac et 5 novembre ?
02:28– Évidemment, nous avec le point le vu, on pense qu'il faut absolument continuer la mobilisation
02:31dans les lycées, dans les universités.
02:33Et oui, nous en tant que jeunes étudiants qui nous mobilisons,
02:35on appelle l'ensemble du monde du travail à se solidariser du mouvement en cours.
02:39Vous avez vu sûrement ce sondage, 93% de la population
02:42qui dit soutenir les revendications sur le pouvoir d'achat, le coût de la vie, etc.
02:46Moi j'aimerais dire à tous ceux qui nous regardent, il faut se mobiliser.
02:49Macron le connaît, 10 ans de misère sociale, on n'obtiendra rien sans se mobiliser.
02:53– J'attends les réactions de tout le monde évidemment autour de la table, je suis curieux.
02:55Mais Solène Amiel, comment vous réagissez-vous quand vous entendez
02:58qu'il y aura des manifs samedi, qu'il y aura des manifs le 5 novembre,
03:02que ça pourrait continuer ? Vous, comment vous réagissez ?
03:04– Nous, on n'a pas peur des manifestations.
03:06On a vraiment peur que les clients désertent nos commerces.
03:10On a peur que du coup leur pouvoir d'achat baisse aussi,
03:13puisque c'est du coup nos chiffres d'affaires qui baissent.
03:16on a peur que la non-réponse du gouvernement fasse que ça dure et que du coup nos quartiers
03:22continuent à être touchés, que la situation continue à être anxiogène et qu'on continue
03:27à perdre du chiffre d'affaires.
03:28Nous, on n'a plus peur et on n'a jamais eu peur des manifestants.
03:32Effectivement, on a été…
03:33– D'être solidaires des manifestants, disons, allez-y manifester.
03:36– Bien sûr, on est les premiers à être touchés par effectivement cette misère sociale
03:39dont on parlait.
03:40On est vraiment les premiers à être vulnérables dans cette situation de crise.
03:47Nous, on a juste nos chiffres d'affaires qui peuvent rentrer, qui peuvent nous rémunérer.
03:52Et aujourd'hui, on a des clients qui ne peuvent plus consommer parce qu'ils n'ont plus d'argent.
03:56Et nous, les premiers, on n'a pas de chômage, on n'a pas de sécurité, on n'a rien.
04:00Bien sûr qu'on soutient.
04:01Bien sûr qu'on a envie que les choses bougent.
04:03Et on a vraiment envie d'une vraie réponse du gouvernement.
04:05Moi, ce qui m'inquiète, effectivement, c'est cette non-réponse.
04:08Jusqu'à quand ça va durer ?
04:10Et effectivement, plus ça dure, plus la violence monte.
04:13– J'entends, vous dites, on n'a pas peur des manifestants,
04:15qu'ils manifestent très bien, mais je me souviens de vous.
04:17Et pardon, mais vous m'aviez ému la semaine dernière
04:20en expliquant que vous vous en remettiez à la pitié des casseurs.
04:23En espérant que les casseurs aient pitié de vous
04:26pour ne pas venir casser lors des manifestations.
04:30C'est toujours ça qui domine chez vous ?
04:31– Nous, on se sent abandonnés depuis plusieurs années.
04:33On se sent encore plus abandonnés dans ces contextes de manifestation.
04:37On ne voit pas de force de l'ordre en train de nous protéger,
04:40ni de protéger nos vitrines, ni de nous protéger nous-mêmes en tant que personnes.
04:45On ne les voit pas.
04:46On a à peine vu les manifestants en colère,
04:50mais en fait, on les voit de façon plus pacifique, les manifestants.
04:53– Vous n'avez vu que les casseurs ?
04:54– En fait, c'est ça qui nous a vraiment profondément touchés ce soir-là.
04:58Mais ça a été un tout petit épisode, vraiment, encore une fois.
05:00Nous, ce qui nous fait stresser, c'est que ça dure.
05:03Et c'est cette non-réponse du gouvernement.
05:05– Redimana, on ne vous voit pas, vous dit Solana Miel.
05:07– Écoutez, pourtant, il était 70 000 la semaine dernière, je crois.
05:10Donc, si vous ne nous avez pas vus, je ne sais pas comment vous avez fait.
05:12En tout cas, il y a beaucoup de gens qui nous ont vus.
05:14Et ça a permis d'empêcher beaucoup de casse, je crois, dans les commerces.
05:17Et vous savez, quand on est policier, la première des choses,
05:19c'est de protéger la veuve et l'orphelin.
05:21Moi, je suis rentré dans la police pour être un gardien de la paix.
05:24Alors, j'ai entendu, monsieur, que vous avez dit,
05:25demain, on va se réunir contre les répression policière, c'est ça ?
05:29– Oui, bien sûr.
05:30– Donc, de la convergence des luttes,
05:31vous êtes passé à la convergence des antiflics, c'est ça ?
05:33– Alors, en tout cas, oui, aujourd'hui, nous,
05:35on proteste contre ce que vous faites au niveau de la police.
05:36Quand il y a des jeunes qui perdent leurs yeux et qui perdent leurs mains,
05:38nous, ça nous semble extrêmement grave que des enfants soient mutilés aujourd'hui
05:42parce qu'ils revendiquent un meilleur avenir.
05:44– Moi, ce qui me dérange, monsieur, c'est que des jeunes
05:46ont perdu leurs mains et leurs yeux.
05:47– Ça vous dérange qu'il y ait 2000 policiers qui aient été blessés ?
05:48– Mais moi, je vous réponds, monsieur, ça ne vous dérange pas
05:50qu'il y ait eu quelqu'un qui soit mort il y a deux semaines en manifestation
05:52et que pour l'instant, il n'a toujours pas été halluciné en manifestation ?
05:55– Mais tout me gêne, monsieur, mais tout me gêne, moi.
05:56– Moi, je vous le dis, tout me gêne.
05:57– Et bien, dénoncer les violences policières, alors, dénoncer les violences policières.
05:59– Mais tout me gêne.
06:00– Mais quand un enfant de 15 ans est blessé, monsieur,
06:04je suis le premier à dire que ça me fait de la peine, oui.
06:06– Je vous le dis, mais par contre, quand il y a 2000,
06:08je trouve que vous avez beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal.
06:11– Mais monsieur, s'il y a des violences policières,
06:12il y a l'IGPN, ils sont entendus,
06:14ils sont condamnés parfois.
06:15– Vous me parlez de quoi, là ?
06:18– Et la justice et la vérité, par exemple, pour la famille d'Adama Traoré,
06:21ça fait 10 ans, 10 ans,
06:22on a Elmerzouk, on a Elmerzouk,
06:24ce soir, monsieur.
06:26– Les plaintes à l'IGPN, on les connaît, monsieur,
06:28on les connaît, il n'y a pas de suite.
06:31– Il n'y a jamais de policier évoqué.
06:32– Sûrement, ça arrive à la marge, monsieur,
06:34mais vous savez que tous les cas problématiques,
06:36ne parlez pas de ce que vous savez pas.
06:37– Je sais que vous parlez beaucoup, vous parlez fort,
06:39mais ne parlez pas de ce que vous savez pas, monsieur.
06:41– Moi, je vous le dis, moi, je peux vous dire des vérités.
06:43– Attendez, on s'écoute, on s'écoute.
06:45– Non, mais j'ai l'impression que vous parlez beaucoup
06:46pour éviter qu'on vous dise les vérités.
06:48– Alors, la convergence anti-flics,
06:50faites la convergence anti-flics de même,
06:52assumez les faits que vous détestez la police.
06:53– Mais ce n'est pas anti-flics.
06:54– Assumez-le, vous avez de la haine quand vous parlez, monsieur.
06:56– Non, vous avez la haine dans votre regard,
06:58vous avez la haine dans votre bouche.
06:59– Alors arrêtez, assumez un petit peu.
07:01– Moi, je n'ai pas de la haine quand vous, moi.
07:02– Moi, j'ai pas de la haine.
07:04– J'ai la haine de voir des enfants
07:05qui perd un oeil.
07:07– Un enfant qui perd un oeil, oui, ça me donne la haine, monsieur.
07:11– Et voir aussi des jeunes de 18 ans.
07:13– Mais un policier qui est blessé,
07:13ça me donne de la haine, monsieur.
07:15– Je finis juste.
07:15– Non, mais répondez à cette question, c'est trop dur pour vous.
07:18– Vous avez peur que votre révolution permanente vous traite mal derrière ?
07:20– Non, on n'a pas peur.
07:21– Parlez-vous révolutionnaire,
07:22je vais vous expliquer le fait qu'aujourd'hui
07:26il y ait des jeunes qui dorment en prison,
07:28qui dorment en prison plusieurs jours
07:30parce qu'ils manifestent pour leurs droits
07:32plusieurs jours, monsieur.
07:33– Non, non, non, attendez, attendez,
07:34Alexi Duré, Alexi Duré.
07:35– Pas plusieurs jours, monsieur.
07:36– Ceux qui sont en détention provisoire,
07:37ils ne sont pas en détention provisoire.
07:38– Bien sûr.
07:39– Attendez, attendez, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
07:41– Précisez les choses.
07:42Ceux qui dorment en détention provisoire aujourd'hui
07:45ne sont pas en détention provisoire
07:46parce qu'ils ont manifesté.
07:48– Mais ils sont en détention provisoire
07:49parce qu'ils sont suspectés de faits graves.
07:52– Enfin, Alexi Duré, il ne faut pas raconter l'histoire ce soir.
07:56– Un exemple, il y a un homme aujourd'hui
07:58qui a pris six mois de prison ferme
07:59parce qu'il a volé un pack de lait.
08:00J'ai vu aussi quelqu'un qui a pris de la prison.
08:02– Non, mais non, mais non, mais non, mais non, mais non.
08:04– Oui, vous voyez bien.
08:04– Mais non, mais je crois qu'il y a une volonté.
08:06– Non, mais je vous dis, je connais bien, Alexi.
08:09Je connais bien, Alexi, parce que j'ai eu l'occasion.
08:12– J'ai une question à vous poser, Alexi.
08:13Quand vous dites, ce que propose le gouvernement,
08:16notamment pour les étudiants et pour les lycéens,
08:18c'est tout à fait suffisant.
08:20et votre réponse, elle est cohérente avec ce que vous pensez.
08:23Et j'ai une question à vous poser qui va plus loin que ça.
08:25– Dites-moi.
08:25– Parce qu'elle est globale.
08:28Vous participez à un mouvement qui s'appelle
08:29la Révolution Permanente.
08:30Donc j'ai envie de dire, quoi qu'on vous fasse,
08:33quoi qu'on dise, vous n'en avez rien à faire.
08:36Parce que la Révolution Permanente, vous voulez quoi ?
08:38Mettre le bazar dans le pays ?
08:39– Non, je vais vous le dire.
08:40– Ou faire tomber le gouvernement,
08:42faire tomber le Président de la République ?
08:43– C'est une question, je réponds.
08:44– Non, mais je vous pose la question,
08:45après je vous laisse répondre.
08:46Et moi, spontanément, quand je vous écoute,
08:49et quand je vous écoute d'ailleurs dans votre dialogue avec monsieur,
08:52je me dis, ce qu'il veut, c'est que tout le monde dégage
08:56et vous arrêtez de nous emmerder
08:58et on est…
09:00– Et Alexis Duré vous répond.
09:01– Notre ordre.
09:02– Et ensuite, je citerai,
09:04parce qu'il y a une phrase de Cébdé Lecornu,
09:05qui m'a vraiment surpris aujourd'hui,
09:07je vous la cite dans un instant, Alexis Duré.
09:08– Très bien, je vous réponds, monsieur Tréa,
09:09nous on veut plusieurs choses.
09:10Déjà, dans le cadre de ce mouvement,
09:11on veut l'obtention des revendications minimums
09:13qui sont exigées depuis des semaines,
09:14c'est-à-dire l'abrogation de Parcoursup
09:15et des milliards pour aujourd'hui, pour l'éducation
09:18et la fin de la sélection.
09:19Plus que je pense que 10 milliards aujourd'hui,
09:21il faudrait en réalité.
09:22Juste la Banque des Territoires, par exemple,
09:23elle chiffre à 40 milliards la nécessité
09:25pour rénover le bâti scolaire.
09:26Donc vous voyez bien que même 10 milliards,
09:27moi je pense qu'il faudrait plus en réalité.
09:29Bon, ça c'est dans le cadre du mouvement.
09:30Par ailleurs, je pense que moi je me solidarise aussi,
09:32je suis aussi travailleur,
09:33et de tout ça,
09:34alors indexation sur l'inflation,
09:35la fin des licenciements,
09:36le gel des loyers,
09:38la baisse des prix du carburant, etc.
09:40Ça c'est dans le cadre du mouvement.
09:41Après oui, moi je suis engagé
09:42dans une organisation qui se revendique
09:44communiste et révolutionnaire
09:45parce que je considère
09:47qu'il faut changer de société
09:48et que le système actuel est pourrissant.
09:49Moi je suis d'une génération,
09:51la génération Z comme on dit,
09:52qui est une génération qui considère
09:53que ce système n'a rien à nous offrir.
09:55Je pense que c'est au cœur
09:56de ce mouvement social-là.
09:57Il y a un imaginaire très très fort
09:59qui va dans ce sens-là.
09:59Toute la génération Z ne pense pas comme vous.
10:01Je pense qu'il y a une grande partie
10:02de la génération Z.
10:05Évidemment, c'est jamais 100%,
10:06mais je pense qu'il y a une très très grande partie
10:08de la jeunesse, c'est juste qu'ils considèrent ça
10:09parce que nous, on a grandi
10:10avec le génocide en Palestine.
10:11On a grandi avec le réarmement militaire
10:14à l'échelle européenne.
10:15Moi, vous savez, j'ai grandi
10:17avec la guerre au Vietnam.
10:19C'est pas pour ça que...
10:20Mais c'est la génération Vietnam,
10:21nous, on s'en revendique.
10:23Nous, on pense qu'on est
10:23la génération Palestine.
10:24Et aujourd'hui, on revendique 1068.
10:26Et moi, en tant que militant marxiste,
10:28oui, j'ai envie d'en 1068
10:29qu'à il jusqu'à son terme.
10:30C'est-à-dire qu'il y a une capacité
10:31Je voulais citer Sébastien Lecornu
10:34aujourd'hui même.
10:34Les revendications lycéennes sont cohérentes.
10:37C'est un tout qui se tient, Bruno Jeudy.
10:40C'est-à-dire que le Premier ministre,
10:42au bout d'un mois et quelques
10:43de manifestations, etc.,
10:44dit qu'ils ont raison.
10:46C'est-à-dire qu'entre autant,
10:47il y en a une partie des représentants
10:48des organisations lycéennes
10:49qui sont passées par l'Elysée.
10:52Emmanuel Macron a considéré
10:53que toutes les questions étaient légitimes
10:55et qu'il fallait y répondre.
10:57Alors sans doute, évidemment,
10:58pas à la hauteur de ce que dit
10:59à l'instant monsieur.
11:00Mais enfin bon, considérer quand même
11:02que le gouvernement a commencé
11:03à poser des choses sur la table
11:04qui sont un peu plus que des miettes
11:06parce que bon, franchement,
11:07dans un pays qui a 3 000 milliards de dettes,
11:10déjà, trouver, débloquer 5 milliards
11:12pour le bâti, débloquer 3 000 plots d'enseignants,
11:15bon après on peut ergoter sur...
11:17Un budget de l'armée.
11:18Comment ?
11:18Un budget de l'armée qui est énorme, énorme, énorme.
11:20Un budget de l'armée, monsieur,
11:20on ne va pas engager un débat ici.
11:22Si vous pensez qu'on vit mieux en Russie
11:24parce qu'il ne faut pas se défendre
11:25contre un État qui veut nous attaquer,
11:27c'est un autre débat.
11:29Il y a une pancarte qui a fait le tour du monde
11:32qui dit que le gouvernement
11:34désarme notre futur pour armer le pays.
11:36Il y a une conscience anti-militariste
11:37dans la jeunesse du pays
11:38et nous on aimerait que cet argent
11:39aille dans les universités, dans les lycées.
11:41Ils sont en train d'essayer de se protéger
11:41contre une guerre qui peut arriver
11:43d'un moment à un autre
11:44à partir du moment où vous avez
11:45la restauration des empires,
11:46dont celui de Vladimir Poutine
11:48qui a des velléités belliqueuses
11:50à notre endroit.
11:50Je ne pensais pas que ça nous amène
11:51jusqu'à Poutine ce soir.
11:52Pour répondre, ils sont passés par le bureau
11:54d'Emmanuel Macron.
11:56Emmanuel Macron a considéré
11:57qu'elles étaient toutes légitimes.
11:59Évidemment, c'est une façon aussi
12:00de tordre le bras à son Premier ministre
12:02qui lui, il faut reconnaître,
12:03était plutôt aminoré, pas anticipé
12:06et d'abord cru que ça allait se cantonner
12:10à quelques lycées de banlieue.
12:12Il a mal apprécié l'affaire
12:14et aujourd'hui, il essaie de rattraper le coup
12:17comme il peut avec ce plan
12:19qui est quand même assez important
12:21quand on regarde.
12:22Et puis, monsieur veut supprimer
12:23Parcoursup, mais supprimer Parcoursup
12:25au mois d'octobre
12:26pour la rentrée prochaine,
12:27c'est compliqué.
12:27Pour l'instant, on parle de réforme.
12:28À mon avis, si ça doit se faire,
12:30c'est sur deux ans
12:31pour une réforme en profondeur
12:33parce que c'est compliqué quand même.
12:35Avant, les systèmes d'avant,
12:37ils fonctionnaient très très mal
12:38et parfois, c'était même du tirage au sort.
12:40C'est autopiégé le gouvernement.
12:41Donc il sait autopiégé
12:43parce que quand il y a eu
12:44le début du mouvement,
12:46il aurait dû, dès le début,
12:48et ça, il ne fallait pas être grand clair
12:50pour comprendre ça,
12:51dès le début, il fallait recevoir
12:53et détecter un peu ce qui se passait.
12:56Et ils n'ont absolument pas fait ça.
12:58Moi, j'ai été reçu dans le bureau
12:59du Premier ministre,
13:01je peux le dire maintenant.
13:01– Vous ne nous avez rien dit ?
13:02– Oui, parce que c'était…
13:04On était en phase,
13:06tenez-vous bien,
13:08de décélération.
13:10De décélération.
13:10– Ils en étaient persuadés.
13:11– J'étais avec Alain Duhamel, d'ailleurs.
13:12De décélération.
13:13Et le week-end d'après,
13:15enfin, quelques jours après,
13:17c'était l'explosion.
13:18Donc il y a quand même eu un problème.
13:20Ils se sont pris les pieds dans le tapis
13:21de telle sorte qu'aujourd'hui,
13:23je ne pense pas qu'ils étaient,
13:25à l'origine,
13:26ouverts à lâcher autant.
13:28Mais ils vont être obligés
13:29d'aller très loin.
13:30– Alors, on a eu les chiffres.
13:31Aujourd'hui,
13:33il y a plus de 2500 commerces
13:34qui ont été touchés.
13:35643 qui sont toujours fermés.
13:36Les vôtres,
13:37M. Duhamel,
13:38ils sont dans quel état ?
13:39– Les miens, personnellement,
13:40c'est des salons de coiffure
13:41donc qui sont moins touchés.
13:42– Moins touchés.
13:43– Par contre,
13:43un autre chiffre,
13:44nous, c'est 200 commerçants
13:45tous les jours en France
13:46qui ferment.
13:47Ça fait des années aussi,
13:48nous, qu'on dit qu'on souffre.
13:49– Parce qu'il y a
13:49cette atmosphère-là, pour vous ?
13:50– Non, l'atmosphère,
13:51c'est la cerise sur le gâteau.
13:54Mais nous,
13:54on n'a pas l'occasion
13:55de descendre dans la rue.
13:56On n'en a pas les moyens.
13:57Mais ça fait aussi un moment
13:58qu'on le dit,
13:59on souffre,
13:59les indépendants,
14:00on est vraiment très vulnérables.
14:02Il faut arrêter de regarder
14:03nos vitrines,
14:03il faut vraiment regarder
14:04les êtres humains
14:04qui sont derrière.
14:05On n'en peut plus.
14:06– Et donc,
14:06pourquoi vous êtes solidaires
14:11du discours,
14:12par exemple, d'Alexis,
14:13qui est quand même
14:13un discours extrêmement radical ?
14:15– Écoutez,
14:15je ne connaissais pas son discours
14:16avant qu'il le dise
14:17à côté de moi.
14:18Je n'ai pas le temps
14:19de regarder la télé
14:19puisque je suis occupée
14:20à travailler 90 heures par semaine
14:21pour créer de l'emploi.
14:24Je ne soutiens pas absolument
14:25tout ce qu'il dit.
14:26je soutiens par contre
14:27le fait qu'on se réveille
14:28et qu'on dise que ça ne va pas.
14:30Tout simplement
14:30parce que je n'ai pas l'occasion
14:31de le faire aussi.
14:32Et donc,
14:33je pense que là,
14:34maintenant que ça a commencé,
14:35il faut qu'on aille au bout
14:36et il faut surtout
14:36que le gouvernement réagisse.
14:38– Mais qu'est-ce que vous demandez
14:38au gouvernement ?
14:39Ça, c'était ma question.
14:40Qu'est-ce que vous demandez
14:40au gouvernement ce soir ?
14:41– Non, en tant que…
14:42– Parce que, pardon,
14:42à vous entendre,
14:43le 5 novembre,
14:44vous pourriez être dans la rue quasiment.
14:46– Ce sera un jeudi pour une fois,
14:47donc ça se réfléchit, oui.
14:48– Ah.
14:48– Oui, carrément.
14:49Mais moi,
14:50je ne suis pas persuadée
14:51que ça peut changer quelque chose.
14:52Je n'ai jamais eu l'occasion
14:53de manifester.
14:53Je suis depuis 15 ans commerçante,
14:55donc depuis 15 ans
14:56au fauteuil le samedi.
14:58Personnellement,
14:59je veux la première chose
15:00qu'on arrête ce climat anxiogène
15:03autour des commerçants,
15:04notamment parisiens,
15:05puisqu'on est ouvert,
15:05on a besoin que les clients viennent.
15:07Ça, c'est la première chose.
15:08Ensuite, effectivement,
15:10si je dois demander vraiment
15:12quelque chose au gouvernement,
15:13c'est qu'on réfléchisse
15:14sur la façon dont on est axé,
15:16sur nos charges,
15:17qu'on est vraiment
15:18un regard sur nos charges.
15:19Les TPE, PME,
15:20on est plus chargés
15:21que les grosses boîtes
15:22et nous,
15:22on paye tous nos impôts ici.
15:23Et on a envie de savoir
15:25qu'est-ce qui est fait
15:26avec nos impôts
15:27et on a envie
15:27qu'ils soient vraiment réfléchis
15:29à la hauteur des emplois concrets.
15:31– Oui.
15:31Alexis Duré,
15:33quand il y a des négociations
15:35entre organisations syndicales
15:37et préfectures,
15:37on voit que c'est compliqué
15:38en ce moment
15:38pour trouver un chemin
15:39de manifestation.
15:41La CGT avait demandé
15:43à nouveau ce week-end
15:44à Paris,
15:44Bastille Nation
15:45et la préfecture dit
15:46non, non,
15:47il faut qu'on le fasse
15:47encore une fois
15:48sur les boulevards
15:48des Maréchaux,
15:49plus loin des commerces.
15:50Est-ce que ça,
15:51vous comprenez aujourd'hui
15:52que la préfecture dise
15:54il y a trop de risques
15:55de casse,
15:56il y a trop de risques
15:56pour les commerçants,
15:57il faut les laisser bosser,
15:58donc on met
15:59les manifestations plus loin ?
16:00Ou est-ce que vous dites
16:00non, c'est déjà
16:01une restriction
16:02du droit de manifester ?
16:03– Bien sûr,
16:03je pense que c'est une restriction
16:04du droit de manifester,
16:05c'est extrêmement grave.
16:06Je tiens à dire quand même
16:07que ce que disait ma voisine
16:08c'est extrêmement important
16:09aujourd'hui
16:09parce qu'aujourd'hui
16:10il y a une propagande
16:11systématique
16:11sur les plateaux télé
16:12pour utiliser les pillages
16:13contre les commerçants
16:14pour essayer de criminaliser
16:15et diviser le mouvement
16:16et ce qu'elle est en train
16:17d'exprimer
16:17c'est qu'en réalité
16:18le gouvernement
16:18n'en a rien à faire
16:19des commerçants
16:20qui depuis des années
16:21eux aussi sont en difficulté
16:22etc.
16:23et qu'il y a énormément
16:23d'hypocrisie
16:24qu'il faut refuser aujourd'hui
16:25je pense ce chantage
16:26qui cherche à nous diviser
16:28puisque nos intérêts
16:28sont les mêmes.
16:30Deuxièmement,
16:30sur la question
16:31– C'est un petit peu compliqué
16:31la situation du commerce
16:32en France
16:33parce qu'il y a le commerce en ligne
16:34qui explique aussi beaucoup
16:35la disparition des commerces
16:36– Pour les coiffeurs moins
16:38– Pour les coiffeurs moins
16:40– Sur la question
16:40de la manifestation en tout cas
16:41oui, nous on considère
16:43qu'il y a une offensive démocratique
16:44qui est extrêmement extrêmement grave
16:45et ce n'est pas que le point levé
16:47aux révolutions permanentes
16:47qui le dit
16:48aujourd'hui il y a des avocats
16:49qui ont parlé récemment
16:50de la semaine la plus noire
16:51de l'histoire de la Vème République
16:52je n'ai pas le compte
16:53les derniers chiffres
16:54– Des avocats qui n'étaient peut-être
16:55pas très bien informés non plus
16:57– Plus de 10 000 interpellations
16:58– Il y a le problème
16:59– Puis les avocats
17:01ils ne pleurent pas
17:03– On voit la justice expéditive
17:06aujourd'hui qu'il y a
17:07moi par exemple
17:08j'étais au tribunal de Bobigny
17:10pour aller voir des jeunes lycéens
17:11que je connais
17:12qui ont été interpellés
17:13qui sont des jeunes géniaux
17:15que je vois toute l'année
17:16etc. etc.
17:17et qui manifestent aujourd'hui
17:18parce qu'ils en ont marre
17:19d'étudier avec des rats
17:20et des cafards
17:20et des plafonds qui s'effondrent
17:22et qui sont traités
17:22comme des animaux
17:23aujourd'hui c'est ça la réalité
17:24– Mais ils sont traités
17:25– Je pense que vous avez vu
17:26les images des potes de Bobigny
17:27– On a vu les images
17:28des potes de Bobigny
17:28– Vous avez vu ces images
17:30– Ces images
17:31– Ils l'auraient reproché
17:32– Elles sont ignobles ces images
17:33– Attendez juste une chose
17:34Lisa Hadef
17:35à quoi faut-il s'attendre
17:36en termes de dispositif policier
17:37pour le week-end qui vient
17:38puisque samedi encore une fois
17:39nouvelle manif
17:40– On a quelques billes
17:41et Rudy Mana
17:41vous allez pouvoir nous dire
17:42si vous avez bien reçu ces consignes
17:44consignes du directeur général
17:45de la police nationale
17:46adressé aux forces de police
17:47pour le 31 octobre
17:49avec une demande d'occupation
17:51particulièrement je cite
17:52particulièrement visible
17:52et adaptée sur la voie publique
17:54rappelez les policiers
17:55partis en congé
17:56pour assurer un taux de présence
17:57à 75%
17:58et aux côtés des forces de l'ordre
18:00le RAID sera mobilisé
18:02pour protéger
18:02les bâtiments publics
18:03les plus exposés
18:04mais aussi déclenchés
18:06pour intervenir si besoin
18:07– Combien de temps
18:08vous pouvez tenir ?
18:10– C'est compliqué à vous dire
18:11mais franchement
18:12j'ai beaucoup de retours
18:12de collègues
18:13vous l'avez dit
18:1475% de présents
18:15les congés qui ont été annulés
18:17c'est les vacances scolaires
18:18– Déjà vous en avez des congés
18:19– Hein ?
18:20– Pardon ?
18:20– Vous en avez au moins des congés
18:21c'est sympa
18:22– Ben oui
18:22– Je me souviens plus ce que c'est
18:23– Mais là on n'en a pas
18:24parce qu'on est là aussi
18:25pour protéger les commerçants
18:26– Ben j'espère
18:26parce que encore une fois
18:27si ça m'a échappé
18:28votre présence m'a échappé
18:29– D'accord ok
18:30vous n'avez pas bien regardé
18:31et ce que je veux dire
18:33c'est qu'aujourd'hui
18:33on est mis beaucoup
18:35à contribution
18:36mais d'ailleurs madame
18:36quand vous parlez comme ça
18:37vous parlez avec un ton
18:38un peu méprisant de la police
18:39vous devriez parler
18:41le même temps des pilleurs
18:42et des casseurs
18:43– Mais si vous voulez
18:44j'en ai pas encore parlé
18:44– Non mais c'est ça
18:45la réalité de la vie
18:46– Et j'ai aucun mépris
18:47– Le mépris vous l'envoie
18:49il n'y a pas besoin
18:49de se victimiser
18:49– Heureusement que c'est une minorité
18:50la révolution permanente
18:56– C'est des violences policières
18:58les violences policières
18:59c'est un minoritaire
19:00et on a systématiquement
19:01– On renonce pas ce débat là
19:02– Vous parlez
19:05– Je ne vous ai pas vu
19:06les policiers arrêtez
19:07– Mais non mais parce que
19:08je ne vous ai pas vu
19:09– Mais le premier jour
19:11le premier samedi madame
19:12– Mais moi j'attends
19:13une réponse de votre part
19:14je ne vous ai pas vu
19:15je ne vous méprise pas
19:15c'est vous qui inventez
19:16le mépris là
19:17– Vous avez parlé
19:18d'un ton méprisant
19:18alors c'est que moi
19:19qui l'ai vu
19:19peut-être tant mieux
19:20tant mieux
19:20– Juste une info encore
19:22bon anjodi
19:22– Oui juste pour dire
19:23par rapport à ce que disait
19:24Lisa que le dispositif
19:26de la semaine dernière
19:27va être reconduit
19:28quasiment à l'identique
19:29que le président de la République
19:30estime que le samedi
19:33est à risque
19:34voire dangereux
19:35c'est le mot
19:35qu'il a employé à Marseille
19:37et qu'il emploie aussi
19:39à huis clos
19:40dans les réunions
19:41que par ailleurs
19:42il assume d'avoir aussi
19:46effectivement pesé
19:47pour changer le parcours
19:48la semaine dernière
19:49et que à l'arrivée
19:51même si effectivement
19:53les organisations
19:53n'étaient pas contentes
19:54de manifester entre
19:55la porte d'Italie
19:56et la porte de Vincennes
19:56le fait est que ce parcours
19:58a démontré
19:58que c'était plus simple
20:00pour les commerçants
20:00les quartiers commerçants
20:02du centre
20:02c'est exactement la même chose
20:03qui s'est passée à Orléans
20:04on l'a moins dit
20:05mais à Orléans
20:05le parcours a été changé
20:06les manifestants étaient
20:07à l'extérieur
20:08et cette idée-là
20:09sera sans doute
20:10beaucoup plus répandue
20:11qu'on le croit
20:12dans beaucoup de villes
20:14pour éviter
20:14pour essayer de soulager
20:15c'est ce que dit l'exécutif
20:17notamment le commerce
20:18du centre-ville
20:20parce qu'il n'y a pas
20:20que Paris
20:21il y a aussi les villes
20:21de province
20:24on va continuer à parler
20:25dans un instant
20:26Manon Aubry
20:26député européen insoumis
20:28sera avec nous
20:29sur ce plateau
20:30et puis demain soir
20:31forum aussi
20:31on en reparlera
20:32de toutes ces colères-là
20:33vous serez avec nous
20:34demain soir
20:36merci à tous les 6
20:38d'avoir été là
20:38dans un instant
20:39Manon Aubry avec nous
20:39on va reparler de carburant
20:41avec les déclarations
20:43lunaire
20:43ah il a dit lunaire
20:45c'est pas moi qui l'ai dit
20:45du ministre de l'économie
20:47le mot est dit fréa
20:48à tout de suite
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