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  • il y a 2 jours
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00– Sur l'Internet, l'idée de Gabriel Attal, c'est par endroit de suspendre les réseaux sociaux
00:06ou de les ralentir, etc., pour éviter qu'il ne serve justement un certain nombre de casseurs,
00:11de pilleurs, à se regrouper, à voir où a lieu la casse, etc., pour rejoindre les lieux.
00:16– Je vais vous dire, c'est totalement farfelu.
00:18J'étais président de la commission d'enquête TikTok et j'ai remis il y a un an
00:20un rapport au Premier ministre sur la régulation des réseaux sociaux.
00:23Déjà, la question c'est quels réseaux sociaux ?
00:25Parce qu'en fait, est-ce qu'on interdit WhatsApp ? Est-ce qu'on interdit Telegram ?
00:28Est-ce qu'on interdit Signal ?
00:29Enfin, en fait, tous les réseaux qui servent pour se donner rendez-vous.
00:33– C'est une des raisons pour lesquelles les renseignements sont dépassés.
00:35– Mais en fait, ils sont dépassés, pourquoi ?
00:36Parce que ça se fait sur des canaux cryptés sur lesquels ils n'ont pas accès.
00:39Donc en fait, ce n'est pas du tout les réseaux sociaux publics
00:42qui vont vous permettre d'avoir une réponse.
00:44– Pendant l'affaire Naël, on sait très bien qu'ils ont beaucoup utilisé Snapchat.
00:46– Oui, mais en fait, non, Snapchat…
00:47– Ça avait été suspendu d'ailleurs certaines nuits, mais ça avait été plutôt efficace.
00:51– Vous savez, cette réponse-là, il faut que ça soit, un, proportionné,
00:55de, qu'on ait la preuve qu'il ne puisse pas y avoir un autre moyen.
00:58C'est ce qu'a dit le Conseil d'État sur la décision.
00:59– Pendant les nuits des meufs de l'affaire Naël,
01:02certains réseaux sociaux ont été suspendus,
01:04et ça a plutôt baissé, ça a plutôt aidé la police dans ce cas-là.
01:08– Moi, je vais vous dire, la fièvre, elle est globale.
01:09On pourrait dire, regardez, quand on voit une poubelle qui brûle sur BFM TV,
01:12on va arrêter la diffusion de la poubelle qui brûle sur BFM TV,
01:15parce que ça peut donner l'idée aux gens de se rassembler au même endroit.
01:18– Oui, mais là, en l'occurrence, il faut résoudre.
01:20– Il faut pas sûr que ce soit tout à fait la même chose, Arthur Delaporte.
01:22– Il faut pas sûr que ce soit l'autre but.
01:25– C'est quand même du délire total, totalement inapplicable.
01:27– Mais c'est pas une question de délire, c'est une question qui peut se poser, M. Delaporte.
01:31– Écoutez, demandez aux spécialistes, ils vous répondront,
01:33un, c'est pas possible, deux, le gouvernement n'utilise pas les arsons existants.
01:36Je vous dis un truc, il y a quelque chose qui s'appelle
01:38le groupe de contact permanent, je ne sais pas si vous connaissez,
01:40ça a été créé en 2016, au moment des attentats terroristes,
01:42c'est une réunion entre le gouvernement et les représentants des plateformes.
01:44Ils se réunissaient régulièrement,
01:45il a arrêté de se réunir en 2022.
01:48Gabriel Attal, Premier ministre, ne l'a pas réuni une seule fois.
01:50Et en fait, ce que demandent les plateformes,
01:52c'est des réunions avec le gouvernement pour dire
01:54quels sont les enjeux, comment est-ce qu'on va justement
01:55avoir des hashtags, des mots-clés
01:57qu'on va bannir, qu'on va invisibiliser
02:00pour essayer de garder le calme.
02:02Là, il y a des solutions.
02:03Mais le problème, c'est que l'interdiction généralisée
02:05ne sera jamais une solution parce qu'il y aura toujours
02:06des canaux de débat. – M. Delaporte, en tous les cas, je trouve que vous êtes assez sûr
02:12qu'il y a le Conseil d'État qui a donné... – Non mais quand on...
02:14– Moi, je sais droit... – Il est bien sur l'interdiction,
02:16je suis d'accord avec vous, mais ça mérite quand même de regarder
02:18pourquoi les phénomènes
02:20de rassemblement de militants
02:22de l'ultra-gauche,
02:24dans certains coins de France, on voit bien,
02:26ils déjouent les surveillances des renseignements.
02:28– D'ailleurs, en mai 68, c'est bien connu,
02:30Instagram était un méga
02:32secteur de rassemblement. – Vous n'êtes pas naïf,
02:35on n'a pas tout à fait
02:36affaire aux mêmes personnes.
02:38– Ce qui serait intéressant... – Franchement, on ne s'attendait pas
02:40à ce qu'ils soient dans certaines villes de province.
02:42– Il faut regarder ça en face. Vous vous semblez dire
02:44« Ah oui, mais il y a tout, il n'y a pas de problème ».
02:46– Je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas de problème.
02:47– Franchement, il n'y avait pas de problème, il n'y aurait pas vu ce qui s'est passé
02:49samedi.
02:49– Il y a Paris, à Limoges, à Marseille, à Calais,
02:52à Orgé, à Bordeaux. – J'ai dû dire que c'est un jeu.
02:54– Là, vous êtes en train de parler du français.
02:56– Quand on n'a pas l'idée, on avance une interdiction.
02:58– Ce qui sera intéressant...
02:58– Je suis très étonné de votre part, en plus.
03:00– Ce qui sera intéressant, c'est que si...
03:05et ce n'est pas du tout ce que je souhaite,
03:08et c'est effectivement, évidemment, à espérer que ça ne se passe pas comme ça,
03:13mais si jamais, samedi, demain, mais samedi surtout, ça se passe mal,
03:18est-ce que vous aurez le même discours ?
03:20– Mais moi, je dis qu'il y a des solutions.
03:22Par exemple, vous avez...
03:23– Alors que le gouvernement n'a pas sous-estimé la puissance de la manifestation et de la journée.
03:32– Il y a des solutions, aujourd'hui, elles ne sont pas employées.
03:33Déjà, la réunion des opérateurs, ça va être fait, bon, très bien,
03:37dans l'acte, mais sauf que ça fait des mois qu'ils le demandent,
03:39ça fait des mois que ce n'est pas fait.
03:41Deuxièmement, il y a moyen aussi de poursuivre les contenus,
03:44de demander le retrait des contenus problématiques le plus rapidement possible.
03:47Vous avez aujourd'hui combien d'enquêteurs qui travaillent sur les sujets numériques à Faros ?
03:51150, pour toute la France,
03:52pour les centaines de milliers de contenus qui sont postés.
03:54Donc, à un moment, en fait, on a un État qui n'est pas outillé,
03:57par, mais pour répondre de façon proportionnée.
03:59– On est sous-équipé, là.
04:01– Mais bien sûr, en fait, on est à la rue totale pour répondre aux enjeux numériques,
04:05mais ce n'est pas une interdiction généralisée qui répondra à quoi que ce soit.
04:09C'est des leurs, c'est juste un moyen d'agiter le débat public,
04:11et c'est ça qui m'agace, en fait.
04:12C'est pour ça que j'ai évoqué ça tout à l'heure,
04:13c'est que quand on n'a pas d'idée, on invente une interdiction.
04:16– Philippe Vigé.
04:17– Non, ce n'est pas quand on n'a pas d'idée, on invente une interdiction.
04:20Je me souviens de 2016, des attentats, fin 2015, pardon,
04:23et quelque part, à un moment, il y a eu une mise entre parenthèses sur les réseaux sociaux.
04:28Moi, j'étais président de groupe à l'Assemblée, président de la République.
04:30Vous avez réuni à minuit et demi, j'étais là.
04:32Donc, je peux en témoigner.
04:33Et simplement, à l'époque, on avait soutenu, on avait dit, oui, il faut faire cela.
04:36Et c'est très bien qu'il y a des algorithmes,
04:37c'est quelque chose qu'on peut maîtriser.
04:38Il y a deux niveaux d'intervention, soit les algorithmes,
04:40soit, à un moment, faire une parenthèse, quelques heures,
04:43pour interdire les réseaux sociaux.
04:44Moi, je ne suis évidemment pas favorable à l'élection généralisée,
04:48mais, semble-t-il, samedi, on ne sait pas que les choses,
04:50comment vont-elles se passer ?
04:51On sait qu'il y aura du monde pour la sécurité, pour protéger,
04:54mais, en face, que se passera-t-il ?
04:55Si c'est un déchaînement de violence absolue,
04:57on se retrouve lundi sur ce plateau, et on constate, avec des larmes ?
05:00Non, on se doit d'anticiper.
05:03Et Arthur, on ne peut pas se priver d'avoir des instruments
05:05et de les utiliser le caillier.
05:07– Vous avez un outil, et vous l'avez vu sur les vidéos.
05:09Et moi, d'ailleurs, par rapport à il y a 20 ans,
05:11quand je suis rentré à la prise nationale,
05:12vous avez aujourd'hui beaucoup de jeunes,
05:14beaucoup de casseurs, beaucoup de émeutiers,
05:17beaucoup de voyous, qui se filmaient
05:19avec les feux, avec les commerces pillés.
05:22Non, mais ils veulent en faire des trophées sur les réseaux sociaux.
05:23– C'est incitation à la haine et la violence,
05:24tout ça n'a pas certainement été déjà interdit.
05:27– En Nouvelle-Calédonie,
05:29la restriction de TikTok,
05:30ou sur des territoires délimités,
05:32peut contribuer à baisser l'intensité.
05:35– Interdit par le Conseil des Etats.
05:36– Oui, mais ça a baissé l'intensité.
05:38– Vous pensez que quand on ne voit plus,
05:40je suis désolé,
05:41mais je suis dans un état de droit.
05:42– Oui, mais le Conseil des Etats,
05:43vous pouvez proposer un changement
05:45qui permet de protéger les gens, monsieur Delaporte.
05:48– Oui, abolition de la République,
05:49tant que le Conseil des Etats…
05:50– Non, non, non, non, non.
05:50– C'est négochisif.
05:53– Le droit, si c'est un sujet secondaire…
05:56– Je reviens, s'il vous plaît,
05:58je voudrais qu'on écoute un témoignage.
05:59– Je pense que Clémenceau aurait accepté.
06:01– Revenir sur la tentation…
06:02– Clémenceau, il a bon dos.
06:03– Sur la tentation de l'autodéfense.
06:05Sur la tentation de l'autodéfense.
06:07Évidemment, on a tous dit à quel point,
06:10comment dire, le maintien de l'ordre.
06:12Et la police avait été défaillante le week-end dernier,
06:14en nombre, en tout cas,
06:16avec un certain nombre de commerçants qui disent,
06:17peut-être qu'il va falloir qu'on se débrouille nous-mêmes.
06:20Regardez ce témoignage,
06:21et ensuite, vous verrez comment évoluent les ventes
06:24sur les sites, notamment de matériel d'autodéfense.
06:26Écoutez ce témoignage d'un commerçant, justement.
06:29– S'il rentre à l'intérieur, je fuis,
06:31et si je dois risquer ma vie, je combats.
06:35– Vous combattez ?
06:36– Oui, bien sûr.
06:38– Bien sûr.
06:38– Si notre vie est en péril,
06:41j'ai quand même été menacé d'être égorgé samedi dernier.
06:44Si la vie des miens ou de mes collaborateurs est en péril,
06:48si on ne peut pas fuir et qu'on est acculé,
06:50oui, on se défendra, bien sûr.
06:52– On se défendra si on est acculé.
06:55On a interrogé des sites de matériel d'autodéfense,
06:58de gaz lacrymo, etc., aujourd'hui, pour les particuliers,
07:00qui disent aujourd'hui,
07:00nos ventes, c'est x6 ou x10
07:02par rapport à ce qui se passait avant le week-end.
07:05Est-ce qu'il y a ce risque-là de basculement en France aujourd'hui ?
07:10Qu'est-ce que vous dites, Sabrina Sébahi ?
07:11– Visiblement, oui, puisque vous voyez bien
07:13certains commerçants, d'ailleurs,
07:14ils n'ont pas attendu aujourd'hui.
07:16Dès samedi, dès dimanche,
07:17vous aviez déjà des commerçants qui étaient dans leur boutique,
07:20voire devant leur boutique,
07:21pour sécuriser leurs établissements.
07:23Et moi, je sais que samedi soir,
07:25il y avait déjà des boutiques qui avaient pris des agents de sécurité,
07:27qui étaient dans les magasins avec les vitrines cassées
07:29et qui sécurisaient les lieux.
07:31Mais moi, je trouve ça plus que regrettable,
07:34parce qu'en réalité, encore une fois,
07:37je le redis, dans une manifestation
07:38où les choses se passent bien
07:39et où on a des forces de l'ordre en nombre suffisant
07:42pour sécuriser la manifestation,
07:44que ça reste dans le parcours
07:45et que tout se passe correctement,
07:47il peut y avoir quelques débordements.
07:48En fin de cortège, ça arrive assez régulièrement,
07:50mais normalement, nous n'avons pas besoin
07:52d'avoir des gens qui s'arment
07:54pour se protéger, pour protéger leur boutique.
07:55Ce n'est pas normal.
07:56Ce n'est pas une situation normale
07:58et ce n'est pas une situation
07:58qui doit se normaliser dans notre pays.
08:00Enfin, voilà, moi, j'ai confiance
08:02dans les forces de l'ordre samedi
08:03pour que les choses se passent correctement.
08:05– De toute façon, un État de droit,
08:07un État républicain,
08:08c'est un État où les citoyens n'ont pas
08:10à faire justice ni à se défendre eux-mêmes.
08:12Donc là, on voit bien que cette peur panique,
08:14c'est la faillite de l'État
08:15et que l'enjeu, en effet,
08:17c'est que l'État reprenne le contrôle de la situation,
08:22c'est que les choses se passent
08:23dans les meilleures conditions.
08:24Et donc, du coup, oui,
08:25il y a les mobilisations de moyens humains,
08:27notamment en effectif policier,
08:28nécessaires pour garantir l'ordre public,
08:31pour que chacun puisse manifester,
08:32pour que les commerçants puissent tranquillement
08:34garder leur boutique ouverte
08:36et pas être dans la peur permanente.
08:38Et moi, je comprends cette peur permanente
08:39quand on voit les images
08:40de ce qui s'est passé la semaine dernière,
08:41encore une fois.
08:42– Philippe Liget.
08:43– Moi également, je comprends leur exaspération,
08:46mais je les implore,
08:47ne prenez pas le fusil, quoi.
08:50Donc c'est à nous d'apporter une réponse.
08:52Et la réponse, c'est justement
08:53d'interdire les manifs
08:54si elles ne sont pas sécurisées.
08:55La réponse, c'est de faire tout
08:57pour que les blagues blocs,
08:58ce ne soit pas un constat depuis tout le temps.
08:59– Interdire les manifs, je le redis,
09:01pour ceux qui nous auraient rejoints.
09:02Interdiction demain à Paris et à Lille
09:04dans certains quartiers.
09:05Interdiction à Rouen,
09:08au Havre, Toulon, Le Mans, Grenoble,
09:11Chambéry, dans un certain nombre de secteurs.
09:13Les préfets disent manifestation interdite.
09:15– Absolument.
09:15– Et puis interdire, pourquoi ?
09:17– Et certains sont plusieurs jours.
09:19– Et puis permettre aux forces de l'ordre
09:21d'assurer leur mission
09:23de protéger les manifestants,
09:26de protéger naturellement les commerçants,
09:27de protéger les habitants de ces rues-là.
09:30Voilà, donc surtout ne pas aller là.
09:32On voit bien qu'il y a un pays
09:33qui est très coutumier du fait.
09:34Ce sont les Etats-Unis,
09:35vous voyez ce qui se passe.
09:37Il y a carnage à chaque fois.
09:38Nous ne rentrons pas là-dedans.
09:39L'État de droit doit passer.
09:40Et la réponse, ça doit être une réponse politique.
09:43Et la réponse politique,
09:44elle a été apportée avec ces interdictions
09:46de manifestations non sécurisées.
09:47– C'est pas une réponse politique.
09:48– C'est une désautorisation.
09:49– Non, c'est sur le fond
09:50qu'on a donné une réponse politique.
09:51– Il y a deux choses.
09:51Non, non, il y a une première étape.
09:53Désolé, vous voulez d'abord,
09:54vous apportez la réponse uniquement aux manifestants.
09:57D'abord, il y a un sujet de l'État de droit.
09:59L'État de droit, ce n'est pas la guerre civile.
10:01– Oui, mais tant qu'il n'y a pas de réponse politique,
10:03on n'aura plus mal à apaiser la colère.
10:04– Ça, en disant cela, on accrédite.
10:07On dit, continuez,
10:08parce que la réponse politique n'est pas à la hauteur.
10:09– La colère est là.
10:10Les manifestants, les gens,
10:11ils ont envie de manifester.
10:12Les gens, ils ont envie de manifester
10:13parce qu'ils ont l'impression
10:13qu'on ne les entend pas.
10:14– Mais la colère, on entend autant que vous.
10:16– Et donc, vous voulez entendre les manifestants ?
10:19– J'ai dit tout à l'heure, très clairement,
10:21il fallait aussi, sur les étudiants,
10:22par exemple, au sujet de pouvoir d'achat,
10:24il faut ouvrir les discussions,
10:25continuer de voir ce qu'on peut faire
10:26et ce que l'on doit faire.
10:27Ce n'est pas ce qu'on peut faire.
10:28Il faut faire quelque chose,
10:29pour autant avec le périmètre financier que l'on connaît.
10:32Il ne s'agit pas de promesses
10:33qu'on ne pourra pas tenir,
10:34parce que là, la colère sera encore plus grande.
10:36– Sabrina Sebailly.
10:37– Il y a des choses que l'on peut faire.
10:38– En fait, je pose une question simple.
10:40On interdit les manifestations combien de temps ?
10:42Pendant combien de temps on interdit ?
10:44Est-ce que c'est votre solution ?
10:45– Il faut que ça soit évidemment proportionné
10:48au risque de dégradation.
10:51– À combien de temps ?
10:53– Question précise, réponse précise.
10:56Certaines sont interdites,
10:57parce que j'imagine que si elles ont été interdites,
10:59comme vous l'avez très bien dit tout à l'heure,
11:01c'est que les discussions entre les organisateurs
11:02de manifestations et les profiteurs des départements
11:06ont fait en sorte que les éléments de la sécurité
11:08ne sont pas réunis.
11:09– Mais Philippe Biget, pardon,
11:10je vais apporter une précision.
11:11Je vais essayer d'être précis
11:13et de bien te faire comprendre.
11:15Là, visiblement, on n'interdit pas
11:17telle ou telle manifestation.
11:19Les préfets interdisent, dans un périmètre,
11:21le principe même de manifester.
11:23C'est-à-dire qu'on ne dit pas
11:24il y a un problème de cheminement,
11:29il y a un problème de chemin
11:31qui a été choisi pour la manifestation.
11:32Non, là on dit, c'est trop dangereux,
11:34donc on interdit.
11:35Alors parfois, on interdit telle ou telle manifestation.
11:38À Paris, c'est le cas.
11:38Demain, on interdit la manifestation
11:40qui est à l'appel du collectif Interfac.
11:41On leur dit non, au vu de ce qui s'est passé
11:43lors des dernières manifestations.
11:45On interdit cette manifestation
11:47et on interdit le principe de manifester
11:48dans tel ou tel périmètre.
11:49Vous voyez, il y a deux choses différentes.
11:51– Absolument.
11:52Mais parce que…
11:53– Vous êtes pour aussi ?
11:53– Pardon ?
11:54– Vous êtes pour qu'on interdise totalement
11:55dans les villes, sans parcours déposé,
11:58sans rien ?
11:58– Je réponds.
11:59De façon temporaire,
12:01si les éléments de la sécurité
12:02ne sont pas réunis, je dis oui.
12:03Si les éléments de sécurité sont réunis,
12:05que des manifestations aient lieu.
12:06D'ailleurs, elles auront lieu, j'imagine,
12:08la semaine prochaine,
12:09dans certaines villes de France
12:09avec conditions sécurisées.
12:12Pardonnez-moi,
12:12parce que vous avez envie
12:13de revivre encore un week-end
12:14comme celui-là.
12:16Il y avait certains de vos alliés politiques
12:18qui disent que quoi qu'il arrive,
12:19la violence est légitime.
12:20Parce que moi, je n'oublie pas ces phrases-là.
12:21Ce sont des phrases qui ont encouragé,
12:22qui ont soufflé sur les braises.
12:23On ne peut pas exclure
12:24ces propos qui ont été tenus.
12:25Enfin, pardonnez-moi.
12:27– Vous estimez qu'il y a une responsabilité
12:28de la France insoumise ?
12:29– Elle a accéléré le phénomène.
12:31Je le dis très clairement,
12:31ils ont accéléré le phénomène.
12:33– Ah oui.
12:33– Absolument.
12:34– Et notamment M. Mélenchon
12:37qui s'en sert comme argument électoral.
12:40– Sabri Lasséba et Arthur Delaporte
12:42font nom de la tête.
12:43– Et puis son porte-parole de tous les jours,
12:45le maire de Saint-Denis
12:46qui même s'invite
12:47dans d'autres villes de France maintenant.
12:48– Enfin, moi je trouve
12:49que c'est faire beaucoup d'honneur.
12:50– Je pense que vous devriez...
12:50– Beaucoup d'honneur,
12:51mais son visage crèche
12:53sur les écrans de télé,
12:54il est là partout,
12:55en train de faire du prosélytisme
12:56en expliquant que la violence
12:57est illégitime.
12:58– Que la France insoumise.
12:59– Pour un maire,
13:00c'est gravissime de faire cela.
13:03– Déjà, je ne partage pas
13:05ce discours-là,
13:06mais j'ai écouté Jean-Luc Mélenchon.
13:07Moi, ce que je le reproche,
13:08c'est pas de condamner.
13:09On a l'impression
13:10que c'est une suréquivalence.
13:11– Je l'ai vu l'autre jour.
13:12– Le candidat, M. Glucksmann,
13:13condamne violemment.
13:14Enfin, pas violemment,
13:15fermement.
13:16– Ce que je dis,
13:16c'est que moi je ne supporte pas
13:19cette mise sur équivalence
13:20des violences de manière générale
13:22parce que ça annihile tout.
13:24Mais par contre,
13:25je n'ai pas entendu dire
13:26qu'il ne condamnait pas.
13:27Et d'ailleurs, il l'a dit,
13:28je condamne, etc.
13:29– Il l'a dit.
13:30– Donc voilà,
13:30à un moment,
13:31il faut arrêter aussi
13:31de dire n'importe quoi.
13:32Et moi, j'en ai marre
13:33qu'on nous bassine en permanence
13:35avec la France insoumise.
13:36On les met sur un piédestal,
13:37justement,
13:38et comme si c'était que eux
13:39qui incarnaient la colère populaire,
13:41comme s'il n'y avait pas
13:43d'autres partis.
13:43– On entend la colère populaire.
13:44– Dans l'arc républicain,
13:45je pense,
13:48à mon parti,
13:49on partage les motivations
13:52de ces manifestations,
13:53les revendications des lycéens.
13:54Et c'est ça d'abord l'enjeu.
13:56Moi, j'en ai marre
13:56qu'on me dise « il y a la France insoumise,
13:57la France insoumise,
13:58la France insoumise ».
13:58Ça suffit.
13:59– Attendez,

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