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Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:01Soirée spéciale sur BFMTV après cette journée de mobilisation massive aujourd'hui dans les rues de France
00:05entre 575 000 d'après le ministère de l'Intérieur et 1,6 million de Français dans la rue d
00:11'après la CGT aujourd'hui
00:13pour les salaires, pour le pouvoir d'achat. On continue à en parler sachant, vous voyez ces images de manifestations
00:17qu'on a eu ces cortèges massifs un peu partout en France. Vous voyez les images de Marseille, de Lyon,
00:22de Nantes, de Paris aussi.
00:25On en parle ce soir pour essayer de voir ce que peut faire le gouvernement maintenant
00:28puisque le gouvernement ce soir a annoncé qu'il allait réunir les syndicats et les patrons lundi à Matignon.
00:34Bonsoir Sandrine Rousseau, merci d'être avec nous ce soir. On est à un moment important effectivement de cette fin
00:42de mandat d'Emmanuel Macron.
00:44Vous êtes député des écologistes de Paris. Vous nous direz ce que vous réclamez ce soir, ce que le gouvernement
00:49devrait faire ce soir.
00:50Je salue Victor Hérault aussi. Bonsoir Maxime. Bonsoir Victor, journaliste politique.
00:53D'abord, toutes les images de ce jeudi de mobilisation. C'est avec Stéphanie Zenati et Bertrand Séguier.
01:03Au milieu de la foule, des drapeaux et des gilets rouges de la CGT, Isabelle, agent contractuel de la fonction
01:12publique, est en grève.
01:13Ce n'est pas normal que de nos jours, on n'arrive pas à se nourrir correctement.
01:19C'est impossible de vivre avec le SMIC aujourd'hui. On est à découvert clairement tous les mois, pas même
01:25le milieu du mois.
01:27Il faut toujours être astucieuse, trouver des trucs d'assus, surveiller les bons d'achat, les réductions.
01:34On devient complètement marquant et on est en stress quotidien.
01:38Isabelle touche 1800 euros par mois. Un pouvoir d'achat en Berne qui, à 62 ans, l'empêche de prendre
01:46sa retraite.
01:47Quand je dois payer mes factures d'électricité, mes factures d'eau, la nourriture, le loyer, tout est en augmentation,
01:56sauf mon salaire.
01:57La vie chère, trop chère, c'est le mot d'ordre de ces manifestants ici à Lyon.
02:04Loin d'être convaincu par les récentes propositions du gouvernement.
02:08Les annonces gouvernementales d'augmentation du SMIC, ça représente pour un SMIC à 15 euros.
02:1415 euros, quand on voit l'augmentation du prix des carburants, ça ne correspond pas du tout.
02:20Les tarifs à la pompe, une dépense qui de plus en plus cristallise la grogne dans les cortèges.
02:27Comme ici à Nantes, où 24 000 personnes ont défilé selon la préfecture, 35 000 selon la CGT.
02:37Aujourd'hui, beaucoup de salariés n'en peuvent plus et on se retrouve tous dans des situations où la fin
02:42de mois sont de plus en plus difficiles.
02:44Donc c'est vraiment la préoccupation majeure.
02:50Des salariés excédés et des étudiants ou lycéens qui se distinguent et pour leur avenir.
02:57Aurélia Delaunay, 35 ans, travaille avec eux au quotidien.
03:01On voit bien que la précarité augmente, que les situations se fragilisent,
03:05que les jeunes ont de plus en plus de difficultés à payer leur loyer, à manger, à étudier.
03:10Voilà, ça concerne je pense toutes les franges de la population, mais les jeunes en premier lieu avant encore tous
03:15les autres.
03:17Des jeunes qui, depuis des semaines, se mobilisent.
03:26Alors dans les rues de la capitale, leurs aînés sont admiratifs.
03:32On est là pour soutenir les lycéens et les étudiants qui ont des revendications légitimes.
03:37Pas assez de profs, du matériel qui est désuet, dans pas mal de zones qui sont mises à l'abandon.
03:47Aux quatre coins de la France, les mêmes revendications.
03:52Et la même déception devant les réponses que tente d'apporter l'exécutif.
03:58Tout ce qui est de parcours sup, on a eu juste une annonce de remplacement, mais pas comment, ni pourquoi.
04:05Et en 2028, sachant qu'en 2028, ils ne seront même plus au pouvoir.
04:12Préparer la suite. Car pour ces Marseillais, pas question de s'arrêter là.
04:17Parce qu'après les cinq, il va y en avoir d'autres.
04:19Et tout ce qu'on souhaite, c'est que le mouvement prenne de plus en plus d'importance.
04:23Parce que le gouvernement, l'État ne veut rien entendre.
04:30Alors que de nouvelles mobilisations sont déjà prévues pour le week-end prochain.
04:34Le Premier ministre a annoncé la tenue d'une conférence sociale lundi à Matignon.
04:39Il réunira les organisations syndicales et patronales.
04:46Sandrine Rousseau, je résume la situation du monde dans la rue aujourd'hui.
04:48Le gouvernement qui dit au syndicat et au patronat, venez lundi à Matignon, on discute.
04:52Et on comprend, il y a un intersyndical en cours, que si la réponse n'est pas à la hauteur,
04:56il y aura d'autres journées de mobilisation.
04:58Que doit répondre le gouvernement à ceux qui ont manifesté aujourd'hui ?
05:01Déjà, il doit vraiment répondre.
05:03C'est-à-dire que là, pour l'instant, la conférence sociale, c'est la première fois qu'il propose
05:07de réunir les syndicats.
05:08Alors que ça fait des semaines maintenant que les manifestations se multiplient.
05:11Et que le mouvement des lycéens a même commencé avant les manifestations des salariés.
05:16Donc en fait, il est temps. Je veux dire, c'est quand même incroyable qu'on attende autant.
05:20Et donc, là, compte tenu, 1,6 million de personnes, il faut se rendre compte de ce que c'est.
05:25C'est-à-dire que pendant les retraites, il y avait 1,1 million de personnes au début du mouvement
05:29des retraites.
05:29Là, on est, dès cette manifestation, à 1,6 million.
05:32Cifre de la CGT, le gouvernement dit 575.
05:34Oui, d'accord. Mais bon, là, à Paris, il y avait un monde absolument incroyable.
05:40Donc là, nous, on va évidemment censurer le gouvernement. Il n'y a pas de doute.
05:48Mais quelque part, Sébastien Lecornu devrait déjà présenter sa démission. Avant.
05:53Vous dites que dès maintenant, Sébastien Lecornu doit démissionner.
05:56Mais il a été incapable de gérer cette crise. Incapable.
05:59Il a commencé en donnant de la matraque et du gaz lacrymogène contre les étudiants et les lycéens.
06:05Et en fait, il se révèle tout à fait incapable de faire la moindre annonce.
06:08Là, on vient de terminer l'étude du budget à l'Assemblée nationale.
06:11Il n'y a pas eu un centime.
06:12Mais quand je vous dis un centime, il n'y a pas eu un centime suite à cette crise-là,
06:16suite aux demandes des lycéens. Pas un.
06:18De même qu'il n'y a pas un centime sur la PPL intégrale, sur les violences sexistes et sexuelles.
06:22En fait, ils font des annonces, ils font des trucs. Mais il n'y a rien.
06:25Il n'y a rien.
06:25S'il présente sa démission, le président de la République va le renommer
06:29ou va renommer un autre Premier ministre qui pourrait être de sa...
06:33Et qui sera de son clan, de son camp ?
06:39Là, à l'issue de la dissolution qui a été décidée par Emmanuel Macron...
06:44Il y avait un camp politique qui arrive en tête.
06:48Oui, voilà. Et donc, en fait, il a refusé de faire ça.
06:51C'est probablement une des ses erreurs originelles.
06:55Il a continué, bille en tête, sa politique en nous vendant des data centers,
07:00de l'intelligence artificielle et des start-up, là où on demandait de la dignité,
07:03des services publics et de la capacité à vivre.
07:05Oui, mais M. Lecornu s'en va. Qu'est-ce qui se passe ?
07:06Pardon ?
07:07Qu'est-ce qui se passe si M. Lecornu...
07:08Eh bien, il nomme un gouvernement transitoire.
07:11Et voilà, jusqu'à l'élection présidentielle.
07:13De quelques heures.
07:14À mon avis, il devrait le faire du NFP, rapidement.
07:17Parce qu'en fait, nous avons gagné ces satanées élections.
07:20En fait, à un moment...
07:22Et c'est ça qui se passe dans la rue.
07:24C'est qu'en fait, tous ces gens-là...
07:25Moi, je voudrais faire un sondage pour savoir combien avaient soutenu, s'étaient mobilisés, etc.
07:29Mais moi, je voudrais juste dire une chose.
07:31Parce que là, les Français sont bien gentils, je vais vous dire.
07:35Parce qu'ils ont essayé les manifestations, déjà avec les retraites, avant avec les gilets jaunes.
07:41Ils ont essayé les manifestations massives.
07:43Ça n'a strictement rien donné.
07:44Ensuite, ils ont essayé les pétitions, la vue sur la loi Duplomb, etc.
07:47Ça n'a strictement rien donné.
07:48Au contraire, on se retrouve avec une loi Duplomb 2.
07:50On a essayé les élections avec le NFP.
07:53Et le NFP est arrivé en tête.
07:54Et ça n'a rien donné.
07:55En fait, ils sont bien gentils d'être en compassion et dans la rue, je vais vous dire.
07:58Ils sont encore bien.
07:59Il n'existe plus le NFP.
08:00Regardez, M. Glucksmann, qui s'est joué à la manifestation aujourd'hui.
08:04Et a été fraîchement incommie, pour le moins.
08:06Et M. Glucksmann, à ma connaissance, n'a jamais fait partie du NFP.
08:10Le Parti Socialiste, il a désigné aussi...
08:13M. Glucksmann, il était de Place Publique.
08:15Place Publique a toujours refusé cette alliance.
08:17Il a dit que c'était une erreur, etc.
08:19Bon, voilà, c'est sa ligne politique.
08:20Enfin, je veux dire, je critique...
08:21Donc, c'est le NFP sans paix.
08:22Moi, je ne suis pas d'accord avec ça.
08:23Mais je veux dire, c'est sa ligne, il l'assume.
08:25Voilà.
08:28Mais de crise de régime, moi, j'ai envie de dire, le macronisme, c'est très long,
08:31surtout sur la faim, quoi.
08:33Parce que là, je ne sais pas comment ils vont tenir pendant les six mois
08:37qui nous séparent de la présidentielle.
08:39Donc, pour revenir aux revendications des salariés, des fonctionnaires qui sont dans la rue,
08:45que doit dire, que doit annoncer pour vous ?
08:46Il doit annoncer des mesures budgétaires.
08:48À part sa démission, mais les mesures budgétaires, sur quoi ?
08:51Sur le SMIC, sur le pouvoir d'achat, sur la capacité à vivre, sur les lycées,
08:56sur l'indice des fonctionnaires, mais aussi des enseignants,
09:01qui sont évidemment des fonctionnaires,
09:02mais aussi le renforcement de l'ondame.
09:05Alors, c'est un peu technique, mais de l'argent sur l'hôpital.
09:07Les dépenses de la sécurité sociale.
09:09Oui, mais d'une manière générale, l'ensemble des services publics,
09:12en fait, il faut bien se rendre compte...
09:14Et vous le trouvez où, cet argent, madame ?
09:16Ça, on a fait...
09:17Ça fait un mois qu'on débat, et je vais même vous dire,
09:20ça fait cinq ans, pour ce qui me concerne, qu'on débat de ça chaque année.
09:23On propose toutes les sources possibles de financement,
09:27donc d'augmentation des recettes.
09:28C'est là, il y a l'urgence.
09:28Il les refuse obstinément.
09:30La moindre augmentation de la moindre recette,
09:34il le refuse obstinément.
09:36Une taxe sur les surprofits, c'est pas possible.
09:38Une taxe sur les dividendes, c'est pas possible.
09:39Une taxe sur les rachats d'actions, c'est pas possible.
09:41Une taxe sur les plus riches à la Zucman, c'est pas possible.
09:45Rien n'est jamais possible.
09:46Ben évidemment, dans ces cas-là, il n'y a pas de recette supplémentaire,
09:48donc il faut diminuer les dépenses.
09:50Mais sauf qu'on est à l'os, là.
09:51On est à l'os.
09:52Et en fait, les gens n'en peuvent plus.
09:54Et c'est bien beau d'avoir des discours sur les plateaux télé
09:56en disant on va réduire le nombre de fonctionnaires,
09:58on va réduire...
09:59Mais en fait, à un moment, on ne réduit pas le nombre de fonctionnaires
10:03sans réduire le service public qu'il y a derrière.
10:06Et là, sur les lycées, on voit bien le sujet.
10:09Qu'est-ce que vous dites ?
10:09Alors, prenons, laissons de côté la part de la fonction publique,
10:13d'accord, ça c'est la part de l'État.
10:14Mais pour ce qui est de l'augmentation du SMIC,
10:16ce sont les entreprises principalement qui sont concernées,
10:19qui sont des entreprises qui ne dépendent pas de l'État
10:21pour beaucoup d'entre elles.
10:22Et ces entreprises, où est-ce qu'elles...
10:24Alors que l'activité est ralentie,
10:25et qu'on a vu qu'on est quasiment à une croissance zéro aujourd'hui,
10:28comment elles font pour augmenter et suivre la musique ?
10:31Mais précisément, dans ce que vous dites,
10:32on voit bien le sujet qui est d'ailleurs le même dans le gouvernement,
10:36c'est qu'on dit les entreprises.
10:37Je parle des entreprises, pas le CAC 40, j'entends...
10:41Oui, mais justement, c'est qu'en fait, quand on dit les entreprises,
10:44eh bien ça renvoie à des situations extrêmement différentes
10:47selon les entreprises.
10:49Mais ça n'est pas vrai que des grandes entreprises
10:51qui sont cotées au CAC 40
10:54ont besoin des exonérations fiscales et des aides de l'État,
10:57comme le boulanger, l'artisan, le commerçant de quartier.
11:01Et en fait, c'est toute cette politique-là qu'il faut revoir.
11:04C'est-à-dire qu'il faut un fonds d'aide aux petites et moyennes entreprises
11:07pour qu'elles puissent augmenter leurs salariés en même temps que le SMIC augmente.
11:12Mais par contre, je suis désolée,
11:14les grandes entreprises aujourd'hui ont des taux d'imposition
11:16qui sont de deux fois inférieurs aux petites et moyennes entreprises.
11:20Cela n'est pas normal.
11:21Mais Sandrine Rousseau, je m'arrête sur ce que vous venez de dire.
11:22Vous venez de dire qu'il faut tout revoir de fond en comble.
11:24Vous venez de le dire.
11:25Il faut de la justice, quoi.
11:26Ok, très bien.
11:27Il n'y a pas de majorité claire à l'Assemblée.
11:31Il y a une élection présidentielle qui arrive dans six mois.
11:34Tout ça, on ne peut pas le faire maintenant.
11:36Même si Vassal Cornu venait à démissionner
11:38comme vous le réclamez ce soir sur BFM TV.
11:40Le NFP, c'est un tiers de la République.
11:41Tout ça, on ne peut pas le faire aujourd'hui et maintenant.
11:43Et c'est pour ça que ça dépend du camp central.
11:46Et c'est pour ça qu'ils ont été défaillants.
11:48C'est pour ça qu'ils ont failli dans la période.
11:50C'est qu'après des élections
11:52qui ont encore une fois mis le NFP en tête,
11:56ils n'ont fait que continuer leur politique
11:58qui avait été dénoncée par les Français
12:01puisqu'ils n'avaient pas voté pour eux.
12:03Et c'est la responsabilité du Bloc central
12:06que de donner une majorité au NFP
12:08pour pouvoir aller du côté gauche.
12:10Or, ils n'ont regardé qu'à droite.
12:12Ils n'ont regardé qu'à droite.
12:13Il peut lui donner un gouvernement, mais pas une majorité.
12:14Voilà, c'est ça le sujet. Pardon ?
12:16Non, mais nous sommes d'accord que le gouvernement...
12:18Emmanuel Macron, le président de la République,
12:19aurait pu nommer un gouvernement du nom au Front Populaire
12:21qui existait à l'époque.
12:23On rappelle qu'il n'existe plus aujourd'hui.
12:24mais il ne peut pas lui donner une majorité.
12:26Cette majorité, elle ne peut pas se décréter.
12:27Elle n'existe pas.
12:28Ça reste un tiers de l'Assemblée.
12:30Oui, mais...
12:31Un plus gros tiers que le Bloc central.
12:33On ne va pas refaire le match.
12:34Mais ce qu'on avait dit à l'époque,
12:35c'est qu'on proposait des lois issues
12:37du programme du nouveau Front Populaire
12:39et qu'après, il y avait un travail parlementaire,
12:41d'amendement, etc.
12:42Moi, j'avais même proposé
12:44que nous nous engagions à ne pas faire de 49-3
12:46pour être sûr que le travail parlementaire...
12:49Non, parce qu'en fait,
12:51la question, c'est
12:53le Bloc central a-t-il une capacité
12:56à entendre ce qui se passe dans le pays ?
12:59En fait, c'est toujours la même chose.
13:00Non, ça n'est pas symbolique.
13:01C'est que si le Bloc central accepte
13:04de monter un peu des recettes
13:05et de faire de la justice sociale,
13:07alors ça passe.
13:08Si le Bloc central accepte
13:09de soutenir les services publics,
13:11alors ça passe.
13:11Vous demandez à un Bloc central
13:12d'appliquer votre politique à vous
13:13et pas la sienne.
13:14Mais je ne lui demande pas
13:15d'appliquer de tout.
13:16Je lui dis juste,
13:17là, il y a quand même
13:18quelque chose qui s'est passé
13:19qui s'appelle à la fois
13:20un résultat électoral
13:21des manifestations, etc.
13:22Vous demandez à des députés
13:23qui ont été élus
13:23sur un programme de centre
13:25d'appliquer une politique de gauche.
13:27Ils n'ont pas été élus
13:27pour porter ce programme-là.
13:28Je ne dis pas de le faire
13:29sur tous les sujets, forcément,
13:31mais de le faire
13:32de manière ponctuelle.
13:33On peut demander à des députés
13:33du centre...
13:34Non, mais en fait,
13:34on ne peut pas se jouer d'un peuple.
13:36On ne peut pas se jouer d'un peuple.
13:38Et là, c'est ce qui s'est passé.
13:39Il s'est joué du peuple
13:40pour continuer à nous vendre
13:41des data centers,
13:42dans lesquels, d'ailleurs,
13:44il n'y a pas d'emploi.
13:45Est-ce qu'il ne peut pas y avoir,
13:46justement,
13:47une situation intermédiaire ?
13:48Est-ce que vous,
13:49la gauche du Front populaire,
13:52tel que...
13:52le nouveau Front populaire
13:53tel que vous en revendiquez,
13:55est-ce que vous ne pouvez pas dire
13:56qu'il faut des élections
13:58législatives anticipées,
13:59il faut une dissolution
14:00de l'Assemblée nationale ?
14:01Est-ce que vous êtes pour ?
14:02Je vais vous dire,
14:02je suis absolument prête.
14:03S'il y a une dissolution,
14:05je suis absolument prête à le faire.
14:06Et ce n'est pas une porte de sortie,
14:08ça, justement ?
14:09Puisque l'autre hypothèse,
14:10à mon avis,
14:10moi, je n'y crois pas du tout,
14:11que des centristes
14:12viennent à votre secours
14:13à l'Assemblée nationale,
14:14ça, ça n'existe pas.
14:15Mais ça n'existe pas,
14:17ce n'est pas vrai
14:17sur certaines choses.
14:19Il y a eu des votes,
14:21par exemple,
14:21du Modem, etc.
14:22Une dissolution.
14:23Non, mais s'il y a une dissolution,
14:25ce n'est pas à nous
14:25de la décider.
14:27C'est à Emmanuel Macron,
14:28mais nous sommes prêts
14:29à repartir.
14:30Il n'y a zéro sujet.
14:33de l'Assemblée nationale
14:34qui s'appelle la censure.
14:35Alors, je sais,
14:36c'est un peu compliqué
14:37de voir les différences,
14:38mais la censure,
14:39c'est une majorité de députés
14:40qui votent la censure
14:41du gouvernement
14:41et donc qui font tomber
14:42le gouvernement.
14:43En tous les cas,
14:45là, nous allons travailler
14:47à cela dans l'Assemblée
14:48parce que ce qui s'est passé là
14:49est quand même une défiance,
14:52est une forme de motion
14:53de défiance au gouvernement.
14:54S'il ne démissionne pas,
14:56il finira par tomber
14:57lors du vote de la censure.
14:58De toute façon,
14:58c'est une question de temps.
14:59Le temps est compté
15:00pour Sébastien Lecornu,
15:01il ne durera pas souvent.
15:02Sauf que s'il tombe
15:05ce gouvernement,
15:07il n'y a pas
15:08d'élection nouvelle.
15:09C'est-à-dire que
15:09le président de la République
15:11peut renommer
15:12un Premier ministre
15:13à sa main.
15:14Juste une remarque,
15:15c'est que vous-même,
15:16hier soir,
15:17vous disiez,
15:18ça m'a marqué.
15:19Vous disiez,
15:20évidemment,
15:20il n'y a aucun problème
15:20de l'égalité,
15:21Emmanuel Macron
15:22et le président de la République,
15:23pas de problème.
15:23Mais vous dites,
15:24au vu de la crise,
15:25il y a un problème
15:26aujourd'hui de légitimité.
15:27Certainement.
15:27On ne peut pas le nier.
15:28Il y a un problème,
15:29effectivement,
15:30puisqu'il est contesté
15:31comme il n'a jamais été.
15:33On le voit d'ailleurs
15:34dans la rue,
15:35mais il y a les études
15:36d'opinion qui le disent.
15:37Et c'est vrai
15:38que la légitimité,
15:39elle est contestable.
15:40Aujourd'hui,
15:40c'est évident.
15:41Il n'a pas la majorité
15:43avec lui.
15:43Les chiffres
15:44qui sont tombés
15:44aujourd'hui,
15:46il n'a même pas l'opinion.
15:47Précisément,
15:48l'opinion
15:49élabe aujourd'hui
15:50notre partenaire
15:50à l'Institut de Sondage
15:52avec lequel on travaille,
15:53mesure que Emmanuel Macron
15:54a une cote de popularité
15:56la plus basse,
15:58la cinquième République,
15:58jamais atteinte
16:00par l'UM en tout cas.
16:01Il est à 14 points.
16:03Il est en dessous
16:05de François Hollande.
16:06En dessous de François Hollande
16:07à la fin de son caquillard.
16:09On pouvait décréter
16:09pour tous les présidents
16:10précédents
16:10qu'ils étaient aussi
16:11les plus bas à leur époque
16:12et qu'ils auraient dû démissionner
16:13parce que l'opinion populaire
16:14les désavouait.
16:15C'est combien ?
16:15C'est 13 %, c'est ça ?
16:16Oui, on est à 13 %.
16:18C'est très bas,
16:18je suis d'accord,
16:19mais la légitimité
16:20d'un président de la République
16:21émane de son élection
16:23au suffrage universel direct,
16:24un instant donné,
16:25ce n'est pas l'opinion.
16:25Oui, mais aussi de sa capacité.
16:27En fait, il n'est pas PDG
16:30d'une entreprise du CAC 40
16:32qu'il doit emmener
16:32sur des marchés.
16:33Il est président d'un peuple.
16:35Et en fait, c'est ça
16:36qu'il ne comprend pas,
16:37qu'il n'a jamais compris.
16:38Et d'ailleurs, je pense
16:39qu'il ne l'a jamais compris
16:41de ses deux mandats.
16:42C'est-à-dire qu'en fait,
16:43un pays ne se dirige pas
16:44comme on dirigerait
16:45une entreprise
16:46en donnant des ordres,
16:47en faisant des allocutions
16:49et en allant chercher
16:51des parts de marché
16:52à l'international.
16:53En fait, ça n'existe pas.
16:54Ce n'est pas la démission
16:55de Sébastien Lecornu
16:56que vous attendez,
16:56c'est celle du président de la République.
16:57Non, mais moi,
16:57j'attends la fin du macronisme.
16:58Oui, mais donc,
16:59une démission du président
17:00de la République,
17:00ça accélère les choses.
17:01En tous les cas,
17:02il y a un sujet du gouvernement
17:04puisque là,
17:04on vient de sortir
17:05des débats budgétaires
17:06et que les budgets
17:07qui nous ont été présentés
17:08ont été des budgets
17:09100% macronistes
17:11sans aucune espèce
17:12de capacité
17:13à faire le moindre compromis
17:15avec nous
17:16de sorte qu'aucun des budgets
17:18n'est passé.
17:20On a fait le travail d'amendement.
17:21Moi, je vais vous dire,
17:22je n'ai pas été signé et tout.
17:22Et tout le monde a rejeté le budget.
17:23Mais parce qu'ils n'ont pas été capables
17:24de faire la moindre...
17:25Est-ce que dans ces conditions,
17:27puisque le président de la République,
17:28effectivement,
17:28est le seul à pouvoir décider
17:29soit de la dissolution,
17:31soit de son départ,
17:31son départ,
17:32ça paraît assez peu évident,
17:34est-ce qu'en marge
17:35de la conférence sociale
17:37qui va être convoquée lundi,
17:38est-ce que vous demandez
17:39à ce qu'il y ait
17:40une conférence des partis politiques,
17:43format Saint-Denis,
17:44puisque c'est comme ça
17:44qu'on l'appelle,
17:45c'est-à-dire que
17:46le président de la République
17:47convoque tous les représentants
17:49de partis politiques
17:50et pour essayer
17:51de trouver une solution de sortie.
17:54Mais alors,
17:54il peut faire ça,
17:55il l'a déjà fait
17:55trois ou quatre fois,
17:56de mémoire,
17:57voilà.
17:58Ça a changé quoi ?
17:59Ça a changé quoi ?
18:01Il faut bien comprendre
18:03ce qui est en train de se passer.
18:04Pour moi,
18:05là,
18:05on est dans une situation
18:07qui est à la fois
18:09immensément joyeuse,
18:10mais c'était incroyable
18:11cette manifestation,
18:14comme à peu près
18:15toutes ses précédentes.
18:16C'était d'une joie.
18:18Les pancartes étaient drôles.
18:18Il n'y a pas eu que de la joie
18:19ces dernières semaines.
18:20Sauf que l'avenir est bien sombre.
18:21Il y a eu, évidemment,
18:22les épisodes qu'on connaît,
18:23mais là,
18:23dans les cortèges
18:24et de tous ceux
18:25que j'ai faits,
18:26il y avait beaucoup de joie,
18:27il y avait beaucoup d'enthousiasme,
18:28il y avait beaucoup de solidarité.
18:29On riait,
18:30on dansait,
18:30on chantait.
18:31Sauf que l'avenir est très sombre.
18:32C'est quelque chose
18:33qui est en train de se passer,
18:35qui est en fait
18:35une réappropriation
18:38par le peuple français
18:39de sa propre destinée.
18:40Et c'est pour ça
18:41que moi,
18:41je ne crois pas,
18:42je pense que c'est inarrêtable.
18:44Je pense que c'est aussi
18:45les prémices d'une lutte
18:46contre le fascisme,
18:47en fait.
18:48C'est-à-dire que là,
18:48c'est aussi un peuple
18:50qui dit qu'il se met en résistance
18:53face au Rassemblement national.
18:54C'est peut-être là
18:54où est un peu la limite
18:55de la chose.
18:56Parce qu'il y a beaucoup
18:57de Français
18:57qui tirent la langue,
18:59qui sont pour plus
19:01de pouvoir d'achat,
19:02tout ça.
19:02Mais quand on mêle
19:03à tout ça,
19:04effectivement,
19:05les histoires de fascisme
19:06comme vous venez de le faire,
19:08eux,
19:08ils ne sont plus d'accord.
19:08C'est-à-dire qu'il y a
19:09une majorité de Français,
19:10ils ne croient pas deux secondes
19:12qu'on est dans un État fasciste,
19:13vous voyez.
19:13Mais je ne dis pas qu'on l'est.
19:15Ils ne veulent pas être associés à ça.
19:16Alors, je ne vous dis pas
19:16qu'on l'est.
19:17Je ne vous ai pas dit
19:18qu'on l'est.
19:19Je vous ai parlé
19:20du Rassemblement national.
19:22Je vous ai dit
19:22qu'en fait,
19:23c'était un peuple
19:23qui commençait à se lever
19:25contre la montée
19:26du Rassemblement national.
19:27Mais vous savez très bien
19:27que non.
19:28C'est un peuple qui se lève
19:29pour la plupart d'entre eux
19:30parce qu'ils n'ont pas
19:31de quoi manger,
19:32parce qu'ils ne sont pas
19:33satisfaits
19:34des conditions
19:34de travail dans les lycées.
19:36Je vous invite vraiment
19:37à venir dans les manifestations
19:38parce que vous verrez
19:39que c'est du siamostotier
19:40en France.
19:40J'y vais aussi.
19:42Attendez,
19:43Sondé Nousseau,
19:43juste là-dessus,
19:44c'est une partie
19:45du peuple français.
19:46C'est une partie.
19:47Regardez les sondages,
19:48regardez les derniers sondages.
19:49Marine Le Pen,
19:50selon les scénarios,
19:50elle est entre 35-37%.
19:52Bien sûr.
19:53Donc, au premier tour,
19:54c'est une partie
19:55du peuple français.
19:56Oui, mais c'est le début.
19:57C'est le début de quelque chose.
19:59Vraiment,
20:00là, il se passe évidemment
20:01la question de la fin du mois,
20:03mais il se passe aussi
20:03quelque chose
20:04autour de la fin du monde.
20:05C'est-à-dire que là,
20:06il y a des pancartes,
20:08il y avait énormément
20:08de pancartes
20:09sur l'avenir,
20:10sur l'écologie,
20:11sur la planète.
20:13Et en fait,
20:13c'est peut-être que
20:14pour la première fois,
20:15se rencontrent véritablement
20:17dans les rues
20:18les luttes
20:19de fin du mois
20:20pour pouvoir
20:21se payer l'essence,
20:22le loyer,
20:23donner à manger
20:24à la famille, etc.
20:26Et la fin du monde,
20:27c'est-à-dire
20:27qu'est-ce qu'on va devenir
20:28au-delà de ça.
20:28Et en fait,
20:29c'est ça qui est très très fort
20:30et c'est ça qui est inarrêtable.
20:31Et vous pourrez avoir
20:32toutes les angoisses du monde,
20:33j'ai envie de vous dire,
20:34elle est inarrêtable.
20:35Ce mouvement-là,
20:36il est inarrêtable.
20:36Le fascisme n'a rien à voir
20:37avec ça,
20:38Madame Rousseau.
20:38Ah bah si !
20:39Ah bah bien sûr que si !
20:40Pourquoi ?
20:41Pourquoi ?
20:41Parce que déjà,
20:43on est à six mois
20:44d'une élection
20:44dont les sondages prédisent
20:46que le Rassemblement national
20:48et l'extrême droite
20:49peuvent arriver au pouvoir.
20:50C'est les Français aussi
20:51qui se décident.
20:52C'est pas M. Macron
20:53qui va l'imposer.
20:54Mais surtout,
20:55et d'ailleurs,
20:56on le voit aussi
20:56en partie aux Etats-Unis,
20:58c'est qu'on est dans une crise
20:59d'un modèle économique
21:00et social,
21:01mais je m'en suis expliqué ici
21:02de multiples fois à chaque fois.
21:03D'ailleurs,
21:03vous leviez un peu
21:04les yeux au ciel,
21:05mais on est dans une crise
21:06systémique,
21:07d'un système de croissance
21:09productiviste.
21:09C'est évident.
21:10Oui,
21:11mais une crise
21:12extrêmement profonde,
21:13peut-être même sa fin.
21:14Et donc,
21:15face à ça,
21:15il y a deux options sur la table.
21:16Il n'y en a pas 50,
21:17il y en a deux.
21:18Il y a un ré-ensauvagement
21:19du capitalisme
21:20où on va,
21:20c'est la loi du plus fort,
21:22on va aller extraire les ressources
21:26là où elles sont,
21:26c'est la loi du profit
21:27au-dessus de tout,
21:28etc.
21:29Et il y a une autre société
21:30qui se lève.
21:31Et donc,
21:31en fait,
21:31le Rassemblement national
21:32tient la première hypothèse
21:34qui est l'hypothèse
21:35de l'extrême droite
21:36partout dans le monde
21:37qui est de ré-ensauvager
21:38le système libéral
21:40et là,
21:41en fait,
21:41ce qui se dit là,
21:42c'est qu'il y a tout un peuple
21:43qui refuse ça
21:44et qui veut une autre société
21:45faite de justice
21:46et d'égalité,
21:47faite aussi
21:48de capacité à vivre
21:50de dignité
21:50mais aussi de sobriété.
21:50Le Rassemblement national
21:51et le libéralisme,
21:54contrairement à ce que vous pensez,
21:55ils ont voté.
21:55Le fascisme allait
21:56avec le libéralisme.
21:58Ça,
21:59c'est une erreur historique.
22:00C'est une erreur historique.
22:02Mais non,
22:02mais en fait,
22:03à chaque fois,
22:04c'est très bien allé
22:05avec les affaires
22:05et avec les conditions
22:07de la formation du profit
22:08et que d'ailleurs,
22:09ça n'est pas pour rien
22:10que les grandes entreprises
22:11au moment des bascules
22:13rencontrent avec beaucoup
22:14d'avidité et de complaisance
22:17les leaders de l'extrême droite
22:19partout dans le monde
22:20parce qu'en fait,
22:20les leaders de l'extrême droite
22:21leur promettent
22:22les conditions
22:23de la réalisation
22:23de leur profit
22:24et là,
22:24ce que disent les gens,
22:25c'est qu'en fait,
22:25on veut vivre avant
22:26de s'assurer
22:28les conditions
22:29de la réalisation
22:30du profit des plus riches.
22:31Voilà.
22:31Mais en fait,
22:33c'est quelque chose
22:34de la survie,
22:34c'est de l'ordre de la survie
22:35en fait,
22:36ce qui est en train de se jouer.
22:36On va élargir
22:37ce tour de table.
22:38Et c'est beau et c'est fort.
22:39On va élargir ce tour de table,
22:40nous rejoindre sur ce plateau.
22:41Justement,
22:42Thomas Ménager,
22:43député du Rassemblement National
22:44du Loiret,
22:45vous allez pouvoir répondre
22:45tout de suite
22:46à Sandrine Rousseau
22:46et Alexandre Ouizil,
22:48sénateur socialiste de l'Oise
22:50et dans le camp
22:51de Raphaël Glucksmann,
22:52vous êtes son directeur
22:53de campagne aujourd'hui.
22:54Alexandre Ouizil,
22:55très bien.
22:55Je ne suis pas sûr
22:56que vous soyez exactement
22:57dans la même gauche
22:59que Sandrine Rousseau.
23:00On va en parler.
23:01Évidemment,
23:01on va reparler
23:01de ce qui s'est passé
23:02aujourd'hui dans la rue,
23:03ce que peut faire le gouvernement,
23:04ce que doit faire le gouvernement.
23:05Mais qu'est-ce que vous répondez,
23:07Thomas Ménager,
23:07à Sandrine Rousseau
23:08qui disait à l'instant
23:09que dans ces manifs-là
23:10aujourd'hui,
23:11elle voyait aussi,
23:12et j'espère ne pas me tromper
23:14en disant ça,
23:14un mouvement contre le RN.
23:16Oui.
23:17Bonsoir à tous.
23:18Merci pour l'accueil
23:19et merci de me souhaiter
23:20la bienvenue.
23:23Je ne pense pas,
23:24enfin du moins globalement,
23:25le mouvement notamment
23:26des ouvriers,
23:27des gens qui s'ouvrent,
23:27des gens qui appellent
23:28à des réponses
23:28en matière de pouvoir d'achat,
23:30ils sont très loin
23:31de se mobiliser.
23:32Alors parfois,
23:33bien sûr,
23:33il y en a qui sont opposés,
23:34et c'est la démocratie,
23:35mais il y en a aussi énormément
23:37puisqu'on est en tête
23:37chez les ouvriers
23:37qui sont opposés.
23:39La jeunesse emmerde
23:40le Front National.
23:40Oui,
23:41il y a eu un sondage,
23:43il y a eu une étude cette semaine
23:44qui a montré
23:44que c'était de moins en moins vrai
23:45parce qu'il y avait
23:46de plus en plus de jeunes
23:47qui votaient pour le Rassemblement Social.
23:48Je pense qu'on est loin
23:48de tout ça en fait.
23:50Il y a toute une gauche
23:51qui cherche à cristalliser
23:53autour de ce sujet,
23:54mais je pense que
23:54tous ceux qui se mobilisent
23:55et tous ceux qui ne se mobilisent pas
23:56parce qu'ils n'ont pas
23:57le temps de le faire,
23:58parce qu'ils n'ont pas
23:58les moyens de le faire,
23:59parce qu'ils ne veulent pas
23:59perdre une journée,
24:00parce qu'ils n'arrivent déjà pas
24:00à s'en sortir aujourd'hui
24:02à remplir leur frigo
24:03et remplir leur cuve de fioul
24:05en cette période hivernale
24:06qui arrive.
24:08Malheureusement,
24:08ils attendent des réponses
24:09en matière de pouvoir d'achat,
24:10ils n'attendent pas
24:11des grands discours
24:11enflammés contre les uns
24:12et les autres.
24:13Nous,
24:13au Rassemblement Social,
24:14on n'est pas là
24:14pour faire les plateaux télé
24:16pour attaquer
24:16M. Mélenchon,
24:18Mme Rousseau,
24:18qui que ce soit,
24:19on est là pour apporter
24:20des solutions.
24:20Ça va vous arriver aussi,
24:20Thomas Mélenchon.
24:21Oui, mais je pense que
24:22tous ceux qui nous écoutent ce soir,
24:23tous ceux qui ont été dans la rue,
24:24tous ceux qui, en fait,
24:25n'en peuvent plus,
24:25ce qu'ils veulent savoir,
24:26c'est comment on arrive
24:27à tenir jusqu'au mois de mai,
24:28parce qu'on ne peut pas seulement
24:29uniquement leur dire
24:30on attend la présidentielle
24:31et qu'est-ce qu'on va faire
24:32après la présidentielle
24:33pour apporter des réponses
24:34en matière de santé,
24:35d'environnement.
24:36Comment on tient jusqu'au mois de mai ?
24:37Sandrine Rousseau,
24:38mettez deux idées sur la table,
24:40une,
24:41deux idées dont vous ne maîtrisez pas
24:43complètement le destin,
24:44si je puis dire.
24:46Dissolution et démission
24:47de Sébastien Lecornu.
24:48Est-ce que vous dites,
24:49aujourd'hui,
24:50enfin, dissolution,
24:52oui, 49.3,
24:53en tout cas, 49.3,
24:54censure du gouvernement,
24:55censure du gouvernement.
24:56Est-ce que vous êtes d'accord là-dessus ?
24:58Au vu de la situation,
24:59de ce qu'on a vécu aujourd'hui
25:00dans la rue,
25:01censure du gouvernement,
25:01Thomas Mélenchon ?
25:02En fait, la vraie question,
25:03c'est qu'est-ce qu'il y a derrière ?
25:04On peut se faire plaisir,
25:06on n'est pas du tout fan
25:06de ce gouvernement,
25:07ça nous fait un point commun
25:08avec Mme Rousseau,
25:09voilà,
25:10et on a censuré
25:11à plusieurs reprises
25:11le gouvernement.
25:12Quand il y a du temps,
25:13une possibilité d'un changement,
25:14peu importe qui est au gouvernement,
25:17c'est de savoir quelle politique.
25:18Si on censure M. Lecornu,
25:20qu'on renomme M. Lecornu
25:22ou qu'on renomme quelqu'un d'autre
25:23qui ait la même politique,
25:26qui a la même vision
25:26que M. Lecornu,
25:27en fait,
25:28c'est mentir aux Français,
25:28c'est leur faire croire
25:29qu'il va y avoir un changement.
25:30Il ne peut pas y avoir aujourd'hui
25:31un changement majeur
25:32puisqu'il n'y a pas de majorité,
25:33il faut aussi avoir
25:34un discours de vérité.
25:35Il ne peut pas y avoir
25:35de changement de cap total
25:37tant qu'il n'y a pas
25:38une élection présidentielle
25:39et une élection législative
25:41avec une nouvelle majorité.
25:42Donc, il ne faut pas
25:43faire croire aux Français
25:43que ça va tout changer.
25:44Donc, pour vous,
25:45on ne touche à rien
25:45au niveau du calendrier.
25:46Non, mais aujourd'hui,
25:47on attend...
25:47On pourrait dire démission
25:47du président de la République
25:48si ça accélère l'élection.
25:50Le président de la République,
25:51s'il veut accélérer le calendrier,
25:53il est le plus impopulaire
25:54de la Ve République.
25:56On vient en parler,
25:56mais à un moment,
25:57on est dans la Ve République,
25:59il a été élu,
25:59il a été élu
26:00pour aller jusqu'à la fin
26:01de son mandat.
26:01C'est à lui de décider,
26:02c'est à lui de se dire
26:04personnellement,
26:04est-ce que je suis encore
26:05en capacité d'agir,
26:07encore légitime ?
26:08Est-ce que ça ne serait pas utile
26:09aujourd'hui
26:10de laisser la place ?
26:11Mais sinon,
26:12attention aussi
26:13de vouloir accélérer
26:14un calendrier,
26:14qu'il n'y ait pas de débat...
26:15Ça ne vous arrangerait pas en plus.
26:16Oui, c'est ça,
26:16c'est pour le bracelet électronique.
26:18Ça ne vous arrangerait pas.
26:19Vous êtes très loin,
26:20ils s'en foutent totalement
26:21de ce que vous dites
26:21par rapport à ça.
26:22Excusez-moi.
26:24Vous croyez ?
26:25Oui, je suis pas sûr.
26:25Vous croyez ?
26:26Ils sont très inquiets par contre
26:27de voir qu'on mettait
26:28en cause l'État de droit
26:29Marine Le Pen.
26:30Aujourd'hui,
26:31elle s'est pourvue en cassation.
26:32Oui, c'est pour ça
26:33que je vous dis
26:35que ça ne vous arrange pas
26:36qu'on accélère le calendrier.
26:37Mais en quoi ?
26:38Il n'y a aucun risque.
26:40Et si Marine Le Pen
26:40est aujourd'hui candidata...
26:41C'est un débat.
26:41Vous savez,
26:42il n'y a aucun débat.
26:43Vous savez,
26:44le procureur général
26:45près de la Cour de cassation
26:46s'est exprimé.
26:47Je ne pense pas que ça soit
26:48quelqu'un qui n'ait pas autorité.
26:50Et il a dit
26:50qu'il n'y avait pas de débat,
26:51Mme Rousseau.
26:51Ce qui est certain,
26:52c'est qu'en fait,
26:53au-delà de ces questions,
26:54c'est de savoir à moins
26:55si on pourra aussi avoir
26:56un débat
26:57pendant l'élection présidentielle.
26:58S'il y a une accélération
26:59du calendrier,
26:59il pourrait y avoir un débat
27:00qui serait confisqué.
27:01Je pense qu'il y a des projets
27:02qui sont différents,
27:03vous voyez,
27:04autour de la table.
27:04Et les Français devront trancher
27:06après un débat sur le fond des thématiques.
27:06On va voir quels sont les projets justement.
27:07Alexandre Nouzide,
27:08qu'est-ce que vous dites, vous,
27:09sur ce calendrier-là ?
27:10Est-ce qu'il faut censurer le gouvernement ?
27:12Est-ce qu'il faut que Sébastien Lecornu démissionne ?
27:14Qu'Emmanuel Macron démissionne ?
27:15Bon, il y a deux sujets.
27:16Il y a la question
27:16du grand rendez-vous démocratique,
27:18c'est l'élection présidentielle.
27:20Et il faut que le débat ait lieu.
27:21Et en effet, moi,
27:22dire aujourd'hui,
27:22il y a une démission
27:23qui fait qu'il y ait une élection,
27:24je crois, c'est 35 jours à la Constitution.
27:25Absolument.
27:26Ce n'est pas sérieux, en fait.
27:26Il faut qu'il y ait un grand débat démocratique
27:28dans le pays.
27:28On a besoin les six mois qui viennent.
27:29On a besoin, bien sûr,
27:30tous de se poser la question.
27:32Les Français cherchent une solution,
27:33on a besoin de la trouver.
27:34Ensuite, il y a le moment immédiat
27:35qui est publiqué devant nous.
27:36Et nous, il faut qu'on propose des solutions.
27:38Donc nous, on en a une,
27:39elle est très simple.
27:39Je viens pour ça,
27:40pour vous parler des solutions
27:41qu'on peut apporter.
27:42On a une mesure extrêmement simple
27:44qui permet d'augmenter
27:44les salaires nets immédiatement.
27:46Ça permet d'augmenter,
27:47pour vous dire les choses,
27:48très simplement.
27:49Je vais vous en parler dans cinq secondes.
27:50Ça permet d'augmenter
27:52de 5% le salaire net
27:53pour quelqu'un qui gagne 2000 euros.
27:54Ce n'est pas rien, 5%.
27:55Ça fait 100 euros par mois.
27:56Donc ça change un peu la vie des gens.
27:585%.
27:58Donc ça demande quoi ?
27:59Ça demande une bascule fiscale.
28:01On baisse en effet la CSG,
28:03c'est-à-dire ce que vous payez
28:04en termes de cotisations sociales
28:05et on le finance
28:05par les supers héritages
28:06au-delà de 2 millions d'euros.
28:07C'est une opération nette fiscalement.
28:09D'un côté, vous prenez
28:10un impôt progressif
28:11sur les supers héritiers
28:12et de l'autre,
28:12vous rendez au monde du travail
28:13avec une baisse
28:15au-delà de 2 millions d'euros.
28:18Et ça permet d'avoir
28:1915 milliards d'euros
28:20de bascule fiscale.
28:21Le travail qui n'en peut plus,
28:21vous le transférez sur l'héritage
28:23et sur la transmission
28:24et les super transmissions.
28:25C'est une vraie proposition.
28:27Qui ne convainc pas du tout
28:28Sandrine Rousseau, visiblement.
28:29Peut-être, mais qui est
28:30pour tout le monde du travail,
28:31qui est dans la rue
28:31et qui demande des solutions immédiates.
28:33Là où je suis d'accord
28:33avec Sandrine Rousseau,
28:34c'est qu'il y a aussi
28:35la fin d'un modèle.
28:36Il y a la fin du modèle fossile.
28:37Il faut quand même le dire.
28:38On s'arrête là dessus.
28:39On s'arrête sur votre proposition.
28:41Sandrine Rousseau.
28:41J'assume le désaccord peut-être.
28:43Sandrine Rousseau,
28:43pourquoi vous êtes en désaccord là-dessus ?
28:45Parce qu'il faut augmenter les salaires.
28:46Et augmenter les salaires,
28:47ce n'est pas baisser les impôts.
28:48En fait, c'est augmenter les salaires.
28:49Véritablement augmenter les salaires.
28:51Et on avait fait une proposition
28:52qui était une proposition commune
28:53qui était d'augmenter le SMIC.
28:54Bien sûr.
28:54Et d'ailleurs, on l'aurait augmenté.
28:56Mais il n'y a pas que le SMIC dans la vie.
28:57Il y a aussi tout le reste des salaires du pays.
28:58Oui, mais si vous augmentez le SMIC,
29:01en fait, vous avez un effet 4-4.
29:02Il y a un effet de placement aussi.
29:03Vous le savez bien.
29:03Vous connaissez la mécanique.
29:04Donc on a besoin d'augmenter
29:05les salaires intermédiaires.
29:06Il y a aussi un sujet.
29:07Oui, mais il y a quand même
29:08un effet d'entraînement
29:10quand vous augmentez le SMIC.
29:11Et donc là, il faut une mesure
29:11très forte sur le SMIC.
29:12Sauf qu'il faut pouvoir les augmenter.
29:14C'est-à-dire que lundi,
29:15Sébastien Le Pernu
29:15doit annoncer une augmentation du SMIC.
29:17Mais bien sûr.
29:19Combien, Sainte-Rousseau ?
29:19Nous, on avait proposé
29:21qu'à peu près une centaine d'euros
29:22d'augmentation.
29:23J'entendais Sophie Binet
29:25qui...
29:26C'était en net.
29:27Il y avait Sophie Binet
29:27qui propose la 10%.
29:29Je suis prête à ouvrir
29:31les déballages.
29:3210%, ça fait quasiment 150 euros net.
29:33Mais en tous les cas,
29:35il faut absolument
29:35qu'on augmente le SMIC.
29:37Il n'y a pas de sujet.
29:39Il n'y a pas de débat.
29:40Il n'y a même pas d'autres...
29:41J'aimerais clarifier le désaccord
29:43avec Sainte-Rousseau
29:44sur la question de la CSG
29:44parce que je pense que c'est bien important
29:45et c'est un débat légitime.
29:47Donc nous, on dit
29:47qu'il y a le SMIC, évidemment,
29:48mais il n'y a pas que le SMIC.
29:49En fait, vous avez des gens
29:50qui sont à deux SMIC,
29:51qui sont au salaire net,
29:52à 2000 euros,
29:53au salaire médian,
29:54à 2000 euros,
29:54qui ont besoin aussi
29:55d'augmenter les salaires.
29:56Ce que dit Sainte-Rousseau,
29:57elle a raison.
29:57Il faudrait qu'il y ait
29:58une grande conférence salariale.
29:59Sauf que ça,
29:59c'est hypothétique.
30:00C'est dans le temps.
30:01Il faut que les patrons
30:01ont augmenté ça.
30:02Nous, on dit quelque chose...
30:03Non, non, non.
30:04On dit quelque chose...
30:05Non, non, juste une chose.
30:06Laissez-moi finir.
30:07Nous, on dit quelque chose
30:08d'immédiat
30:08qui permet de faire
30:09une bascule fiscale
30:10des supers héritiers.
30:11J'imagine que ça,
30:12vous êtes d'accord,
30:12Sainte-Rousseau,
30:13vers le travail.
30:15Vous dites immédiat.
30:17Oui, immédiat, oui.
30:17Dans le budget.
30:19Vous le votez dans le budget,
30:20le SMIC,
30:21et vous faites ça
30:21sur le budget de la CSG.
30:22Mais précisément,
30:23personne ne va le voter aujourd'hui.
30:24Attendez,
30:25moi, je viens avec des propositions.
30:26Il y a Le Cordu
30:27qui doit parler lundi.
30:28Donc, il faut peut-être
30:29qu'il entende
30:29ce que les gens ont à lui dire.
30:30Il y a encore
30:31des centaines de milliers
30:32de personnes dans la rue
30:32pour la question
30:33du pouvoir d'achat.
30:34Donc, il faut en donner...
30:36Quand Sainte-Rousseau
30:36propose l'augmentation du SMIC,
30:37il suffit d'un décret
30:39et on n'en parle plus.
30:39Le SMIC, il augmente.
30:40On est d'accord.
30:41L'Assemblée n'a rien à voir.
30:42Mais là, avec votre proposition,
30:44bon courage
30:45pour trouver une majorité
30:45pour aller voter
30:46la baisse de la CSG,
30:47l'augmentation des impôts
30:48sur les supérieurs.
30:49Peut-être qu'il faut qu'il l'entende.
30:50Peut-être qu'il faut qu'il l'entende.
30:51En fait, ça pose une question.
30:53C'est que, bien entendu,
30:53il y a certains groupes
30:54qui ont des bénéfices
30:55et qui seraient en capacité
30:56d'augmenter le salaire.
30:58Et notamment...
30:58Pour ça dans le budget,
30:59alors, monsieur ménager.
31:00C'est intéressant.
31:01De voter pour ?
31:02Pour les taxes sur les surprofits,
31:04par exemple,
31:04ce que vous n'avez pas fait.
31:05Les taxes sur les entreprises
31:07du CAC 40
31:07que vous n'avez pas fait.
31:08On propose cette taxation
31:09des surprofits,
31:10c'est-à-dire pas des profits...
31:11Mais vous ne votez pas.
31:12Vous avez déjà voté
31:13un amendement du RN ?
31:15Madame Rousseau,
31:15vous avez déjà voté
31:16un amendement du RN ?
31:17Vous n'avez voté aucun amendement.
31:17Moi, j'ai déjà voté,
31:18ça m'a fait mal.
31:19Mais quand je suis d'accord avec vous,
31:20je suis même capable
31:20de voter avec vous.
31:21Mais vous n'en avez même pas déposé.
31:22Mais bien sûr que si,
31:23Madame Rousseau,
31:24vous n'étiez pas
31:24à l'Assemblée nationale.
31:25Je suis désolé.
31:26Chaque année,
31:27monsieur Tréras
31:28serait le premier à confirmer
31:29parce qu'il sera en désaccord,
31:30c'est qu'on est attaqué
31:32notamment par une partie
31:33de l'hémicycle
31:34sur cette taxation
31:35des surprofits,
31:35c'est-à-dire ceux
31:35qui sont liés à la crise,
31:37pas liés à l'intelligence,
31:38pas liés à la recherche,
31:39pas liés au développement
31:39de l'entreprise.
31:39En tout cas,
31:40je peux me dire
31:40que sur le PLFS
31:41où j'ai été de 9h à minuit
31:42à l'Assemblée tous les jours,
31:43vous n'avez absolument pas
31:44déposé d'amendement.
31:45Ce qui est certain,
31:46parce que si je peux
31:47aujourd'hui développer,
31:48c'est qu'on est tous d'accord,
31:49mais à un moment,
31:50il y a deux problèmes
31:51et là, je vais être d'accord
31:52avec notre collègue sénateur,
31:54c'est le fait
31:55qu'il n'y a pas
31:55que les gens
31:56qui sont au SMIC,
31:56il y a tous les autres.
31:57Il y a tous ceux
31:57qui sont légèrement
31:58au-dessus du SMIC
31:59et à un moment,
32:00il faut avoir une vision globale
32:01en matière salariale.
32:02Et deuxième point,
32:03il y a quand même un problème,
32:03c'est qu'il y a 70 000
32:05défaillances d'entreprises.
32:06Il y a énormément
32:07de TPE, de PME.
32:08Si vous n'avez pas
32:09une vision globale,
32:10fiscale,
32:11de baisse des impôts
32:12de production,
32:13de baisse de la fiscalité
32:14qui existe et qui pèse
32:16notamment sur ces entreprises,
32:17elles vont juste couler.
32:18C'est-à-dire qu'on sera
32:20très heureux
32:20parce qu'il y en a certains
32:21qui seront augmentés
32:21mais il y en aura plein
32:22qui seront au chômage
32:23qui seront en fait
32:25plus du tout
32:25en capacité de vivre
32:26et encore moins
32:27qu'aujourd'hui avec...
32:28Vous avez vu
32:29qu'il n'y a que moi
32:29qui propose une solution
32:30sur l'ensemble
32:31de l'échelle des salaires.
32:32Si j'ai le temps
32:34de la développer,
32:34on a une proposition...
32:34C'est les grands discours
32:35sur les entreprises
32:36qui sont plus ou moins riches.
32:37Non, mais le Rassemblement
32:37national a été développé
32:38donc on propose depuis 2022
32:40une augmentation
32:40de 10% de l'échelle des salaires
32:42sans charge pas de...
32:42L'ensemble des personnes,
32:48aussi sur l'échelle des salaires,
32:49aussi sur la classe moyenne
32:50qui bosse,
32:51qu'il y ait une possibilité
32:52aujourd'hui d'avoir
32:53cette augmentation.
32:53La mesure,
32:54elle est sur la table,
32:55elle est simple,
32:55elle est financée.
32:56C'est une bascule fiscale.
32:57On ne peut pas nous dire
32:58qu'on crée de nouveaux impôts
32:59ou je ne sais pas quoi.
32:59Il n'y a pas d'excuses.
33:00C'est est-ce que vous préférez
33:01le travail ou est-ce que vous préférez
33:02la rente au-delà
33:03de 2 millions d'euros ?
33:03C'est simple.
33:04C'est financé, c'est clair.
33:05Donc c'est sur la table.
33:06Puisqu'on met sur la table
33:07du poéris.
33:08Parce que je ne veux pas laisser
33:10le socialisme dire
33:11qu'il n'y a pas de mesure.
33:12Mais nous,
33:13nous avons une mesure
33:13qu'on porte depuis 2022
33:14avec Marine Le Pen.
33:15C'est de dire que
33:16les entreprises veulent augmenter
33:17mais aujourd'hui,
33:17elles sont assaillies de taxes.
33:18Et ils arrivent à un palier
33:20où dans tous les cas,
33:20quand ils augmentent
33:21une certaine somme,
33:22ça leur pèse beaucoup trop.
33:24Donc nous,
33:24on propose d'augmenter
33:25jusqu'à 10% le salaire
33:27sans charge patronale
33:28pendant 5 ans.
33:29Ce qui permet en fait
33:30de donner un coup de boost,
33:32de donner pour tout le monde,
33:33à la fois ceux qui sont au SMIC,
33:34ceux qui sont au-dessus du SMIC.
33:35On donne la possibilité
33:36aux entreprises
33:37d'augmenter ce salaire
33:39mais de ne pas se taper
33:40des charges patronales
33:41qui aujourd'hui
33:42les étudient pour les pays
33:43et ensuite on en prend
33:44Marine Le Pen.
33:45Je voulais remettre un tout petit peu
33:45la manifestation
33:46au centre de la ville.
33:47Et en l'occurrence,
33:48vous n'avez déposé
33:49aucun amendement
33:50sur les taxations
33:51des surprofits.
33:52Donc en fait,
33:52vous pouvez raconter n'importe quoi
33:53mais de fait,
33:54vous ne l'avez pas fait.
33:55On ira vérifier.
33:55On est en 2026.
33:56La deuxième chose,
33:57et en tous les cas,
33:58sur le PLFSS
33:58dont j'étais en charge,
33:59vraiment,
34:00il y a 0 doutes.
34:02Ensuite,
34:03le budget de la sécurité sociale
34:04donc pour financer
34:06le travail,
34:07le chômage,
34:07la retraite,
34:08etc.
34:08Donc ça,
34:09c'est la première chose.
34:09Et la seconde chose,
34:10c'est que,
34:11en fait,
34:11là,
34:12on est...
34:13Quand vous dites
34:13on baisse
34:15la CSG,
34:16quand vous dites
34:17c'est sans charge,
34:18je rappelle que les charges,
34:19ce que vous appelez charges,
34:20sont des cotisations sociales,
34:22c'est-à-dire...
34:22Non,
34:23je parle du Rassemblement National.
34:24Et ça s'appelle
34:25un salaire différé.
34:27Non,
34:27pas pour la retraite.
34:28Si on le fait...
34:29Non,
34:29mais même sur la santé,
34:31etc.
34:31C'est-à-dire qu'en fait,
34:31c'est une forme de salaire différé.
34:33Sur la retraite,
34:33non.
34:33Et donc,
34:34si vous faites sans cotisation,
34:37ça veut dire que vous baissez
34:39de manière mécanique
34:40le financement
34:41de toute la protection sociale.
34:43Et donc,
34:43en fait,
34:43la question,
34:44c'est comment vous allez expliquer
34:45que...
34:45Il n'y a qu'une solution.
34:46Comment vous allez expliquer
34:48que,
34:48d'accord,
34:49on a fait
34:50une mesure sur le SMIC,
34:52mais que vous allez devoir
34:53payer votre...
34:55vos soins,
34:56vos médicaments,
34:57comment vous allez expliquer
34:58que vous allez devoir
34:59payer davantage
35:01pour...
35:01Ou que vous allez avoir
35:02une moindre retraite
35:03ou que vous allez avoir
35:05une école qui sera moins gratuite
35:07qu'elle ne l'est aujourd'hui
35:07et donc moins universelle.
35:09En fait,
35:09c'est ça,
35:09les arbitrages
35:10qui sont sur la table.
35:11Et c'est pour ça
35:12que ce sont des débats
35:13de société
35:13et ce ne sont pas
35:14des mesures techniques.
35:15Et c'est pour ça
35:16qu'on ne s'en sortira pas
35:17avec quelques annonces
35:18de mesures techniques.
35:19Monsieur Lecornu,
35:20il va falloir démissionner.