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Ce mercredi 4 novembre, François Sorel a reçu Isabelle Bordry, fondatrice de Retency, Frédéric Duval, ancien directeur général d'Amazon France, et Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:00Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:06Évidemment, pendant une heure, on plonge la tête la première dans l'actu tech fraîche du jour.
00:11Avec ce soir, pour commenter tout cela, Isabelle Bordry qui est avec nous.
00:14Salut Isabelle !
00:15Bonsoir François !
00:16Fondatrice de Retency et anciennement patronne de Google France.
00:21C'était il y a quelques jours.
00:22Yahoo !
00:22Pardon, qu'est-ce que je dis Google ? Parce qu'on va en parler dans un instant.
00:25Yahoo ! C'est vrai, Google était tout petit à l'époque.
00:29Elle n'existe. Enfin, il existait déjà.
00:31Oui, il existait déjà.
00:32Et puis, la bascule s'est faite assez rapidement.
00:35Tu nous racontes de temps en temps cette histoire-là.
00:37Peut-être qu'on pourra y revenir parce que finalement, c'est peut-être l'histoire qui se répète.
00:40Absolument.
00:41Isabelle Bordry, nous avons aussi Frédéric Duval qui est avec nous ce soir.
00:44Salut Fred !
00:45Bonsoir.
00:46Ravie de t'accueillir.
00:47Super.
00:47Merci d'être là.
00:48Frédéric Duval, ancien directeur général d'Amazon France
00:50et qui vient passer la tête de temps en temps dans Tech & Co, la quotidienne,
00:54pour commenter l'actualité.
00:56Très sympa de t'avoir Frédéric.
00:58Et puis, un autre Fred que vous connaissez, c'est Frédéric Simotel, bien évidemment.
01:01Bonsoir.
01:02Notre maître à tous de la Tech, journaliste à BFM Business.
01:06Avant d'attaquer justement, on va dire, les conséquences de cette recherche qui est de plus en plus importante sur
01:13Chagipiti,
01:14qui commence en kikiner Google, un mot sur l'actualité chaude.
01:18Vous le savez, les élections de mi-mandat aux Etats-Unis,
01:21les démocrates ont repris contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat.
01:25C'est un changement politique, vous le savez, majeur pour Donald Trump,
01:28mais aussi potentiellement pour la Silicon Valley.
01:30Et j'aimerais qu'on prenne deux, trois minutes pour qu'on se pose la question, Fred.
01:35Qu'est-ce que ça peut changer le fait que les démocrates reprennent la main,
01:40là, à mi-parcours de la présidentielle de Donald Trump ?
01:45Alors, on sait que les relations politiques, entre politique et tech, ont toujours été un peu compliquées,
01:49notamment entre l'administration Trump, ou même entre Donald Trump et les acteurs de la Silicon Valley.
01:54Premier mandat, on le voit, ils les avaient tous indignés à New York, tout le monde était là.
01:57Deuxième mandat, lors de son investiture, ils sont tous venus aussi en randonnion, prêter serment.
02:02Et bon, le business reprenait un peu la main.
02:06Alors là, ce que l'on voit, Donald Trump a toujours été un président pro-tech, pro-IA.
02:11Là, il y a quand même le premier signal d'alerte, c'est surtout au niveau des data centers.
02:14On sait qu'il y a pas mal d'États, Texas, Géorgie, l'Ohio.
02:19Le Texas, aujourd'hui, c'est un quart de la puissance des data centers aux États-Unis.
02:25Le Texas qui est passé démocrate, d'ailleurs.
02:27Et qui est passé démocrate, et justement, eux veulent des moratoires,
02:29parce qu'ils ont interrogé leur population, leur population ont peur de la pollution,
02:33la consommation d'énergie, enfin voilà, pas mal de choses.
02:36Oui, c'est plus le bulldozer.
02:38Voilà, on va voir, donc il va y avoir des recours et tout ça.
02:41Là, il y a quand même au Texas, non, dans l'Ohio, ils ont commencé à sortir des moratoires.
02:45Donc, on va voir un petit peu ce qui peut être ralenti dans ce domaine.
02:49Sinon, pour le reste, alors on va dire l'export vers la Chine,
02:51ben là, je pense qu'on va continuer sur la même ligne.
02:54Sur les droits de douane, il y aura peut-être quelques compromis,
02:57mais on va rester aussi sur la même ligne.
02:58L'IA et le militaire, ça ne va pas bouger.
03:00Ce qui peut changer, tiens, c'est l'accueil des étudiants,
03:03parce qu'on sait que Donald Trump avait pas mal dérouillé ça,
03:05il fallait des conditions beaucoup plus drastiques.
03:07Là, peut-être qu'on va réouvrir un peu les frontières.
03:09Et ça va être peut-être une bouffée d'oxygène pour, on va dire, la Silicon Valley.
03:13Oui, sans doute, certainement, ils en ont besoin.
03:16Les investissements, bien là, Biden avait déjà donné le ton avec Intel,
03:20il avait ouvert tout ça.
03:21Peut-être que là, ce qui va se passer, c'est qu'on va demander un peu plus de...
03:24Où est le ROI de tout ça ?
03:25C'est-à-dire qu'on a mis tant d'argent dans Intel aujourd'hui, est-ce qu'on le
03:27retrouve ?
03:28Donc, il y aura peut-être un peu plus de tout ça.
03:30Et puis, on peut imaginer des pressions plus fortes sur la régulation sur l'IA,
03:34la protection des mineurs, il y a peut-être des petites choses qui vont bouger à la main.
03:37L'environnement aussi.
03:38Tout ce qui est environnement, par rapport au data center.
03:41Et puis, par contre, il y en a un, on va se poser beaucoup de questions.
03:42Alors après, même si le business reprendra certainement, c'est Elon Musk.
03:45Parce qu'Elon Musk, j'entendais ce matin sur CNN un sénateur qui disait,
03:49moi, Elon Musk, dans ma famille, j'ai un tiers des personnes qui ont perdu leur emploi lors du Doge.
03:53Donc, je l'ai un peu en ligne de mire.
03:54Et l'histoire de la fusion Tesla-SpaceX, Donald Trump lui disait, oui, vas-y, ça va être formidable.
04:01Là, peut-être qu'il va y avoir des histoires, justement, de régulation,
04:04de voir si tout se passe bien de ce côté-là.
04:06Donc, lui, c'est peut-être un peu plus risqué.
04:08Qui veut dire un truc là-dessus ?
04:09Oui, je pense que ça a été un vrai sujet dans la campagne.
04:12Et tu évoquais les data centers, ça a été une vraie crispation de tous les Américains
04:16qui, à un moment donné, ont dit stop, on ne veut plus de data centers, mais en large majorité.
04:21Donc, effectivement, la vague bleue va sûrement réguler, c'est-à-dire que la capacité,
04:26la facilité à construire tout d'un coup un data center va être sûrement régulée.
04:30Et puis, il y a aussi la régulation des modèles qui est un vrai sujet.
04:34Les modèles d'IA, c'est-à-dire, est-ce qu'il faut les contraindre à posteriori ?
04:39Ou est-ce qu'il faut les suivre, etc.
04:41Donc, Trump avait signé cette espèce de chartre un peu à la va-vite il y a un mois
04:46avec tous les grands patrons de la tech en disant il faut que vous respectiez certaines valeurs.
04:50Mais ça n'a pas suffi, à mon avis, à rassurer les citoyens américains.
04:54Alors, rappelons que Donald Trump conserve un pouvoir de veto,
04:57c'est-à-dire qu'il peut dire non à tout ce que les démocrates proposent.
04:59Et puis qu'évidemment, cette nouvelle configuration arrivera début janvier.
05:05Frédéric, ça t'inspire ou pas, tout cela ?
05:07Moi, je pense qu'avant de ralentir les investissements dans la tech
05:13et avant de ralentir les développements data centers,
05:17les démocrates vont regarder à deux fois
05:19parce que c'est une énorme contribution à la croissance des États-Unis.
05:24Et ce que je vois quand même aujourd'hui, c'est que les marchés célèbrent d'une certaine manière l
05:30'élection.
05:31Toutes les sept magnifiques augmentent de 6% à peu près.
05:36Et donc, on ne sait pas trop ce qu'il sait d'abord.
05:40Ils n'anticipent pas a priori de problèmes graves dans la réglementation et dans la régulation des entreprises.
05:46Un peu plus de visibilité peut-être par rapport à ce qui se serait passé.
05:48Puis peut-être que Trump, voilà, il s'attendait peut-être à ce que Trump,
05:52enfin voilà, nous dise ses truqués et tout ça.
05:56On a vu qu'il avait été plutôt calme.
05:58Et la seule action, on en parlait tout à l'heure, la seule action qui a chuté, c'est quand
06:02même Tesla.
06:03C'est Tesla et SpaceX.
06:04Et SpaceX.
06:05Donc effectivement, le sujet des contrats d'Elon Musk avec les démocrates, ça va être sûrement plus court.
06:12Il y a les chercheurs qui sont plutôt contents.
06:13Parce qu'il y a des chercheurs, ils vont avoir des crédits qui vont sans doute se réouvrir un peu.
06:17Et quand même, l'année 2026, ça a été l'année des gros investissements qui vont être faits.
06:22Google va avoir investi 200 milliards, Amazon va avoir investi 200 milliards,
06:28Nvidia, des sommes énormes aussi.
06:30Et donc, ils ne vont pas multiplier ça.
06:32On voit bien que ça affecte leur free cash flow, ça affecte leur ligne de cash.
06:37Et donc, ils ne vont pas multiplier ça tous les ans pendant très longtemps.
06:42Donc, je pense qu'on pourra dire après, il y a eu une réglementation, etc.
06:45Mais je pense aussi que les faits font que, naturellement, ces grandes rivières vont se ralentir.
06:51En tout cas, on scrutera de près tout ce qui va se passer dans les semaines et les mois qui
06:55viennent.
06:56Et puis, un dernier mot, je pense que même si tu as des États qui disent « on freine un
06:59peu »,
06:59il y en a d'autres États qui vont être tout contents de dire « on va venir chez nous
07:02»,
07:02l'égement fiscal, enfin tout ce que vous imaginez.
07:05Dans l'actu, j'aimerais qu'on évoque Tchadjipiti, Tchadjipiti contre Google.
07:11Alors, pourquoi Tchadjipiti contre Google ?
07:14Parce qu'il semblerait qu'on soit à l'aube de la guerre de la recherche sur le web.
07:20Pourquoi ? Parce que selon un responsable d'OpenEye,
07:23le volume de recherche web effectué dans Tchadjipiti représenterait, écoutez bien,
07:28déjà l'équivalent de 20% de celui de Google.
07:31Alors, ça ne veut pas dire que, en fait, Tchadjipiti a piqué 20% du volume de recherche de Google,
07:38mais qu'aujourd'hui, il y a énormément de gens qui font des recherches sur Tchadjipiti.
07:43Et forcément, quand on connaît le modèle économique de Google,
07:46ce n'est pas forcément une bonne nouvelle.
07:47C'est pour ça que j'aimerais avoir ton avis, Isabelle,
07:50parce que tu as vécu ça, toi, à l'époque,
07:53lorsque le modèle de Google était la publicité et il a toujours été, finalement.
08:00Et Yahoo s'est retrouvé confronté, en fait, à la puissance de ce moteur de recherche
08:05et à un nouveau modèle économique, en fait.
08:07Absolument. En fait, en deux ans, le marché européen a basculé d'un produit
08:12qui s'appelait à l'époque Yahoo, qui proposait un annuaire de recherche.
08:16Qui était le leader dans ce domaine.
08:17Qui était le leader et qui proposait un annuaire de recherche
08:19dont les sites étaient, en fait, référencés comme dans une bibliothèque, en fait.
08:23Donc, c'est des hommes qui allaient sur les sites et les référencaient dans des catégories.
08:26Et puis, tout d'un coup, le moteur de recherche de Google,
08:30c'est-à-dire l'algorithme de Google,
08:32qui indexait de manière totalement automatique
08:34et qui screenait en permanence les sites disponibles sur Internet,
08:38est devenu bien plus pertinent que Yahoo.
08:41Et en deux ans, il y a eu une transformation complète de l'audience
08:45qui a migré de Yahoo, de la page recherche de Yahoo, aux pages Google.
08:50Alors maintenant, aujourd'hui, il faut raison garder,
08:52parce que Google est arrivé depuis 26 ans avec une hégémonie
08:56absolument incroyable, à chaque fois avec un renouvellement
08:59et une capacité de s'adapter pour être toujours plus efficace,
09:02ce qui est absolument extraordinaire.
09:04Et Microsoft a essayé de concurrencer.
09:05Ils ont embauché des talents, ils ont embauché énormément de matheux,
09:09à la différence chez nous, chez Yahoo,
09:11on a embauché plutôt des gens des médias et des marketing.
09:13Donc, en fait, toute la stratégie et toute l'organisation de la société
09:17était liée à l'efficacité de ce moteur de recherche.
09:20Aujourd'hui, le moteur de recherche, c'est quand même toujours 17 milliards de requêtes par jour.
09:26C'est à peu près 200 000 recherches par seconde.
09:29Donc, ça reste encore un pôle absolument incontournable.
09:33Mais ce qui est intéressant avec cette montée en puissance des IA génératives,
09:37c'est qu'en fait, l'IA ne répond pas à la même chose.
09:41C'est-à-dire que l'IA est un site de contenu.
09:44Lorsque vous faites une recherche sur une IA, vous n'allez pas plus loin,
09:48vous n'allez pas sur un autre site.
09:50Vous avez immédiatement la réponse que vous cherchez.
09:53Et on considère que c'est la bonne réponse.
09:56Et vous considérez, à tort ou à raison, que c'est la bonne réponse.
09:59Alors que l'ADM de Google, c'était de dire
10:01« il faut que je donne des réponses pertinentes pour que les gens repartent immédiatement
10:05et reviennent le plus souvent chez moi ».
10:07Donc, on a un système qui était extrêmement ouvert,
10:10qui permettait à d'autres sites, notamment aux sites médias,
10:13aux sites marchands, d'avoir énormément d'audience,
10:16ce qui n'est plus le cas avec ChatGPT et les moteurs génératifs.
10:22Donc, on passe d'un site de distribution à un site de destination.
10:27Ce qui, sur le modèle économique global et l'écosystème complet d'Internet,
10:32est une parfaite révolution.
10:34C'est une bombe à retardement.
10:36C'est une bombe à retardement.
10:37Aujourd'hui, lorsque vous questionnez les directeurs marketing,
10:40les responsables médias des sites Internet,
10:41ils vous disent « j'ai de moins en moins d'audience sur mon site ».
10:44Parce qu'effectivement, ils sentent que les recherches sur Google
10:46sont en train de baisser.
10:48Et ensuite, après, en termes de pub,
10:51Google a inventé la pub au clic.
10:54Enfin, pas tout à fait inventée, puisque c'était Yahoo et Overture.
10:58Ils ont démultiplié, totalement industriez, la pub au clic.
11:01C'est-à-dire que les annonceurs payent au trafic allant chez eux.
11:05Comme les OpenAI & Co ne sont plus des sites qui redistribuent du trafic,
11:11mais des sites de destination,
11:13il va falloir aussi changer le modèle économique de la pub.
11:16Donc, voilà, ça va être vraiment intéressant.
11:18C'est un vrai bouleversement de l'ensemble de l'écosystème,
11:21avec des chiffres colossaux,
11:23parce que la search de Google, c'est 225 milliards de dollars.
11:27Donc, c'est absolument énorme.
11:29En France, c'est quasiment 5 milliards.
11:31C'est deux fois le chiffre d'affaires de TF1.
11:34Fred, j'imagine que tu suis ça avec intérêt.
11:37Oui, absolument.
11:37Et j'ai essayé de réfléchir à cette situation
11:42et de me dire, mais en même temps,
11:44quel doit être l'IA avec de la publicité ?
11:48Est-ce que de l'IA avec la publicité,
11:50c'est pareil que Google avec de la publicité ?
11:54Et en fait, un moteur de recherche fait un travail très différent,
11:58effectivement, tu le disais, d'une IA.
12:01Il liste des sites et l'utilisateur sait qu'il doit sélectionner,
12:04sait qu'il doit trier, sait qu'il doit prendre une décision.
12:08Alors qu'elle, elle, sélectionne,
12:10elle hiérarchise, elle argumente, elle recommande
12:12et on lui fait confiance.
12:17Quid de la confiance si elle est influencée par une publicité ?
12:20C'est quoi la publicité ?
12:21Est-ce que c'est une publicité qui est en périphérie
12:23d'un moteur indépendant qui fait une recherche
12:25de façon très indépendante, sans publicité ?
12:28Et donc, on a juste des messages publicitaires à côté ?
12:32Ou est-ce que c'est quelque chose de contextuel
12:34ou même d'intégré dans le raisonnement de l'IA
12:37qui va faire qu'elle va influencer telle ou telle ?
12:40Et moi, je pense qu'à long terme,
12:42si la publicité va dans la réflexion même
12:46qu'a l'IA pour donner une réponse,
12:48on va perdre confiance dans l'IA.
12:49Et donc, je suis en fait finalement assez partagé
12:55dans la question de savoir si l'IA peut concurrencer Google
13:00qui amène des liens publicitaires
13:04et des liens qui sont des liens non publicitaires
13:06et de mélanger tout ça et laisser la personne choisir elle-même.
13:09Si l'IA commence à mélanger les deux,
13:11elle va perdre son âme, à mon avis.
13:13Alors, c'est intéressant parce que justement,
13:14ce que tu dis, on va dire, les principaux faiseurs de l'IA
13:19prennent ce problème à bras-le-corps.
13:20On voit que Claude, en tout cas Anthropique,
13:23a dit il n'y a pas si longtemps que ça
13:24qu'il n'y aura jamais de publicité dans Claude.
13:27Simplement pour, justement, protéger un peu le contenu
13:31de la recherche qui sera faite par l'IA.
13:34Ce qui n'est pas le cas par Chagipiti.
13:35Alors, Chagipiti autorise la publicité lors des recherches,
13:40mais c'est de la publicité qui est décorrélée
13:43de la réponse à la question que tu as posée.
13:47Donc, en fait, c'est une publicité
13:50qui est presque hors contexte, finalement.
13:53Exactement.
13:54Et donc, finalement, l'efficacité d'une publicité hors contexte,
13:57elle sera moindre qu'une publicité
13:59qui est totalement contextuelle,
14:00qu'on trouve chez Google.
14:01Et le problème, c'est que si elle est trop contextuelle,
14:03là, ça sera suspicieux.
14:04Parce qu'on dira, justement,
14:06c'est lié à la recherche que je viens de faire
14:09sur Chagipiti.
14:09Google a quand même, je pense,
14:12quelque chose de très fort à jouer.
14:14C'est de développer en son sein
14:16une IA qui soit bonne
14:17et qui garde l'utilisateur chez lui
14:22à consommer encore des liens publicitaires.
14:25Oui.
14:25En fait, c'est deux modèles totalement différents.
14:27C'est effectivement un modèle
14:28où on a de la publicité
14:30sur laquelle on ne va pas forcément cliquer,
14:32tout comme le contenu proposé.
14:34Tu ne peux pas acheter aujourd'hui par Chagipiti.
14:36Donc, en fait, ça s'appelle plus de la publicité.
14:37Mais demain, tu pourras.
14:40Oui, ce n'est pas aussi évident.
14:41Rappelle-toi ce qu'on disait.
14:42Il faut aller négocier,
14:43notamment aux Etats-Unis,
14:44il faut aller négocier état par état
14:45avec tous les sites.
14:46Tu sais, c'est un peu complexe.
14:48Bien sûr, mais je pense que ça viendra.
14:51Et puis, le modèle économique,
14:52c'était un modèle au clic
14:53avec des enchères.
14:54C'est-à-dire que c'était celui
14:55qui était prêt sur Google Search.
14:57C'est celui qui a payé le plus cher le clic
14:59qui gagne une meilleure visibilité.
15:01S'il n'y a plus de clic,
15:02il faut réinventer le modèle
15:03et la manière dont c'est effectivement commercialisé.
15:05Donc, je pense que pour les IA,
15:07il va y avoir un vrai sujet
15:08entre abonnement et pub.
15:12Cela dit, les abonnements
15:13ne vont pas pouvoir augmenter très, très haut
15:16puisqu'à un moment donné,
15:17les gens ne pourront plus payer un abonnement IA.
15:19Donc, il va falloir trouver des modèles alternatifs.
15:22En fait, c'est paradoxe,
15:23parce que d'un côté,
15:23tu as Google qui,
15:24comme tu disais tout à l'heure,
15:25qui gagne énormément d'argent
15:27et qui écrase tout.
15:30Et tant que ça continue,
15:31ils vont gagner cet argent-là.
15:32OpenAI, comme ils ne renvoient pas vers ces sites-là,
15:34ils ne gagnent pas beaucoup d'argent avec ça.
15:35Donc, on va voir un peu sur l'histoire aussi
15:37qui va s'en sortir.
15:38N'oublions pas qu'il y a encore 18 ans
15:40parlé de faillite chez OpenAI,
15:42tout ça, avant que ça arrive.
15:43Mais bon, il y a quand même cet aspect-là.
15:46Et je suis d'accord avec Frédéric aussi,
15:48sur la partie Google,
15:49ils ne vont pas se laisser regarder le train passer.
15:51Ils ont Gemini derrière,
15:52ça y est, ils l'ont déjà mis en mode IA.
15:54Et on voit bien qu'ils sont en train d'essayer
15:55de voir un petit peu comment l'intégrer davantage,
15:57comment gérer intelligemment la pub avec ça.
16:00Et ils ont une vraie connaissance de tout ça.
16:01Donc, je pense qu'ils n'ont pas de raison
16:04de paniquer aujourd'hui.
16:06Maintenant, il faut voir à quelle vitesse
16:08tout ça va se faire aussi.
16:09Moi, je pense que le gâteau va se réduire.
16:13Enfin, personnellement,
16:13moi, je me sers de moins en moins.
16:16Après, il faut voir aussi ce qui se passe au quotidien.
16:18Mais tu fais de la recherche transactionnelle.
16:19Avant, j'étais un gros, gros, gros
16:22utilisateur de Google, maintenant,
16:24avec...
16:24Mais tu ne fais plus ?
16:25Parce que moi, je suis revenu vers Google.
16:27Je le fais toujours.
16:29Mais maintenant, je fais mes promptes
16:30dans ma barre de recherche Google.
16:32Mais je pense effectivement que, de toute façon,
16:34le modèle publicitaire, comme le disait Isabel,
16:36va être à réinventer.
16:39Parce qu'il y a ce phénomène
16:41entre les moteurs de recherche et l'IA.
16:44Et de toute façon,
16:46une IA performante donne un résultat exact
16:49et donc n'encourage pas la répétitivité
16:52de la recherche.
16:53Et donc, la répétitivité de la recherche va diminuer.
16:56Et donc, les moteurs de revenus publicitaires
17:01vont diminuer aussi.
17:02Ou tout du moins, la récurrence va diminuer.
17:03Et ça, forcément, c'est totalement antagoniste.
17:07Oui, c'est ça.
17:07Mais je pense que tu as raison.
17:08On se servira toujours de Google,
17:10mais sans doute moins souvent.
17:11Et donc, si, à l'échelle mondiale, c'est le cas,
17:15ça va réduire quand même la part du gâteau, quoi.
17:17Absolument.
17:18Cela dit, aujourd'hui,
17:19quand on regarde les chiffres
17:20en nombre de visiteurs actifs chez Google,
17:22ils ont quand même 13 verticaux
17:25qui rassemblent plus d'un milliard
17:27de visiteurs actifs par mois.
17:29Il y en a cinq qui sont plus à 3,5 milliards d'actifs.
17:33Donc, aujourd'hui, c'est encore très, très gros
17:35avec une capacité et une diversité de l'offre
17:37qui font que, oui,
17:39ils ont besoin de se réinventer
17:40comme ils l'ont fait depuis 26 ans.
17:43Mais, en tous les cas,
17:44ils ont démontré qu'ils savaient se réinventer.
17:47Alors, c'est intéressant parce qu'on va rester
17:50dans la sphère Google
17:53pour nous intéresser maintenant à l'aspect social.
17:56Il y a quelque temps de cela,
17:58dans Tech & Co,
17:59on avait évoqué cette volonté de Microsoft
18:01d'ouvrir, en quelque sorte, les vannes
18:04pour que ses employés puissent partir.
18:07voilà, quand ils le veulent,
18:09à des conditions sans doute très intéressantes.
18:13Et il y a eu des calculs
18:14qui mettaient en avant
18:16le fait que ça pouvait, en fait,
18:20concerner 60 000 personnes chez Google,
18:23ce qui est énorme quand même.
18:23Chez Microsoft ?
18:24Chez Microsoft, pardon.
18:26Ça ne veut pas dire qu'il y a 60 000 personnes
18:27qui vont partir chez Microsoft,
18:28mais en tous les cas,
18:29ce plan s'ouvrait à 60 000 postes.
18:33Mais, en fait, il n'y a pas que Microsoft.
18:35Il y a aussi Google
18:36qui a décidé aussi
18:38de faire des offres de départ volontaire
18:40à plusieurs pays,
18:42dont la France.
18:43Et ce qui est intéressant,
18:44et je voulais qu'on en parle aussi maintenant,
18:46c'est que Meta a communiqué aujourd'hui
18:48sur la même chose.
18:50Meta ouvre aussi un ticket,
18:52en quelque sorte,
18:53en France,
18:54pour des départs volontaires.
18:55Alors, ce n'est pas confirmé.
18:57Vous savez qu'en France,
18:58c'est un peu plus compliqué qu'ailleurs
18:59pour se séparer de ses collaborateurs.
19:01Mais on voit qu'il y a quand même
19:03une volonté de dégraisser,
19:05alors que ce soit Microsoft,
19:07Google ou Meta,
19:08il y a quelque chose qui se passe.
19:10Et je voulais avoir votre avis là-dessus.
19:11Est-ce que ce sujet est corrélé
19:12au précédent qu'on vient d'évoquer ?
19:15Est-ce que c'est parce que,
19:16après Covid,
19:18il y avait énormément,
19:19il y a eu énormément d'embauches
19:20et qu'on se retrouve dans une espèce
19:22de situation
19:23où il y a une contraction
19:24qui est encore là ?
19:26Je voulais avoir votre point de vue.
19:27Je ne sais pas qui commence.
19:28Tiens, peut-être Isabelle.
19:29Pour rebondir sur ce que tu disais
19:30en disant en France,
19:31on ne sait pas encore
19:32ce qui va se passer
19:33chez Meta et Google,
19:34j'ai un souvenir très fort
19:37d'une discussion que j'avais eue
19:38avec la DRH aux Etats-Unis
19:40parce qu'en fait,
19:40on est dans des cultures
19:41tellement différentes
19:42sur ces sujets-là.
19:43Et aux Etats-Unis,
19:44vous êtes d'abord
19:45dans l'obligation
19:46de prévenir vos actionnaires
19:47quand vous voulez faire
19:49un dégraissage
19:50ou un plan de licenciement.
19:51Alors qu'en France,
19:53il faut surtout,
19:53avant,
19:54prévenir les syndicats.
19:55Et donc,
19:56c'est extrêmement compliqué
19:57à gérer.
19:57Alors,
19:58je ne sais pas si tu as dû
19:58gérer ce genre de situation,
20:00mais c'est extrêmement difficile
20:02à gérer
20:02lorsqu'on se retrouve
20:03patron d'une filiale européenne
20:05puisque ce n'est pas du tout
20:06les mêmes règles.
20:07Alors après,
20:08ce qui est intéressant,
20:09c'est que je pense
20:09qu'il y a deux choses
20:11qui jouent dans ces...
20:12Il y a déjà
20:12une réorganisation
20:14et on avait,
20:15je crois,
20:15parlé sur ce plateau récemment
20:16de la réorganisation
20:17qui était demandée
20:19par le nouveau patron d'Apple
20:21qui disait maintenant
20:22je veux réorganiser
20:23mes équipes,
20:23je n'ai plus besoin
20:24d'avoir autant
20:25de middle management,
20:26j'ai besoin de moins
20:27de personnes
20:28en administratif
20:29et en juridique.
20:30Donc effectivement,
20:31on sent aujourd'hui
20:32l'impact des modèles IA,
20:34de l'IA
20:35qui s'infiltrent
20:36dans l'organisation
20:37et qui,
20:38sur certains aspects
20:39et dans certains secteurs,
20:41en fait,
20:41nécessitent effectivement
20:42moins de talent.
20:44Ça,
20:44je pense que c'est
20:45une réorganisation
20:46qui est en train
20:46de se produire.
20:47Après,
20:48que Microsoft
20:48le fasse maintenant,
20:50Meta,
20:51etc.,
20:51les boîtes américaines
20:52ont en permanence
20:55évolué
20:55et on ne peut pas dire
20:56qu'il n'y a pas chaque année
20:57sans un plan,
20:58mais en fait,
20:58il y a quasiment chaque année,
21:00je ne sais pas,
21:00chaque quarter,
21:01mais de manière très régulière,
21:02une volonté de ces organisations
21:04à être encore plus efficaces
21:06et à organiser
21:08leurs équipes.
21:09Donc ça,
21:09c'est un premier point,
21:10c'est effectivement
21:11avec l'avènement de l'IA,
21:12il y a une nécessité
21:13de réorganisation.
21:14Et puis après,
21:15il y a une nécessité
21:16non pas liée au revenu,
21:18mais liée
21:18à l'évolution des coûts.
21:20Quand on regarde
21:21les coûts aujourd'hui,
21:23et c'est ce qu'évoquait
21:23tout à l'heure Frédéric,
21:24et les investissements
21:25nécessaires
21:26dans les serveurs
21:27qui deviennent
21:28un peu le nerf
21:28de la guerre,
21:29c'est plus,
21:29vous n'avez plus besoin
21:30d'avoir des talents,
21:32mais ce n'est plus
21:32la guerre des talents,
21:33en fait,
21:33c'est la guerre
21:34des serveurs
21:35et des investissements.
21:36Pour réallouer
21:37les forces
21:39vers les serveurs
21:41et réduire la masse salariale.
21:43Quand on regarde
21:43les chiffres,
21:44c'est des investissements
21:45de l'ordre de 100 milliards
21:47pour Google
21:47l'année dernière
21:48qui ont augmenté
21:49de l'ordre
21:49qui était à 40 milliards
21:51au deuxième train,
21:51c'est absolument colossal.
21:53Alors que finalement,
21:54la ligne,
21:55qui est la ligne RH,
21:57est quand même moindre
21:57parce qu'on est sur
21:5822 milliards en cash
21:59pour Google,
22:00alors il y a l'impact
22:01des actions
22:01qui est très très forte,
22:03mais donc en termes
22:04de cash,
22:05la partie RH
22:06est quand même
22:07beaucoup moins importante.
22:08Donc ça permet
22:08effectivement de s'ajuster,
22:10mais ça ne va pas
22:11révoluer les modèles
22:12en termes de coût.
22:13Donc il y a une vraie
22:13nécessité de la part
22:14de ces entreprises
22:15à s'assurer
22:16qu'elle est l'organisation
22:18absolument la plus efficace.
22:19Et le sujet
22:21qu'il y a,
22:21c'est qu'effectivement
22:22on n'achète pas
22:24un data center
22:25avec des actions,
22:26on achetait des talents
22:28avec un package
22:30qui était un package cash
22:31et un package actions.
22:32Donc ça va demander
22:33à ces entreprises
22:34effectivement
22:34de revoir complètement
22:35leur structure de coût.
22:37Frédéric ?
22:38Oui, alors moi je pense
22:40qu'aujourd'hui
22:41cette action
22:44que Google entreprend,
22:46c'est essentiellement,
22:47comme le dit Isabelle,
22:49un redéploiement
22:50de ressources
22:50vers les fonctions stratégiques
22:53que sont le cloud
22:54et l'IA.
22:55D'ailleurs,
22:56la directrice financière
22:58l'a expliqué
22:58durant leur troisième trimestre
23:01de résultats,
23:02elle l'a expliqué,
23:03Anna Hachkéry,
23:05Hachkénazy,
23:05elle a dit
23:07on ne touche pas
23:08au personnel de l'IA,
23:10on ne touche pas
23:10au personnel du cloud
23:11et on propose
23:12aux gens autres
23:14des départs volontaires.
23:15Cinq pays sont concernés,
23:16la France,
23:17l'Allemagne,
23:17la Suisse,
23:17le Canada et le Japon.
23:18Mais quand tu creuses
23:19un petit peu,
23:19en fait,
23:20ces programmes
23:21existaient aux US
23:22et au UK
23:24et ont été en fait
23:26étendus
23:26aux pays
23:28Canada,
23:28France,
23:29Allemagne,
23:29Japon et Suisse.
23:30Donc,
23:31ce n'est pas quelque chose
23:31de nouveau
23:32chez Google
23:33et ça existait déjà
23:33aux Etats-Unis
23:34et en Angleterre
23:35depuis quelque temps.
23:37Et puis en plus,
23:37quand tu regardes
23:38un peu les chiffres
23:38de Google,
23:41en nombre de personnes
23:42qui y travaillent,
23:43190 000 en 2022,
23:45182 000 en 2023,
23:47183 000 en 2024,
23:48190 000 en 2025,
23:50204 000 en 2026.
23:52Ok.
23:53Les effectifs
23:53continuent de croître
23:54et en France,
23:55alors j'en ai trouvé
23:56que deux chiffres,
23:56mais en 2025,
23:57on serait à 1 400,
23:58en 2026,
23:59on serait à 1 350,
24:00donc finalement,
24:01c'est quasi stable en fait.
24:03C'est quasi stable
24:04et on n'est pas
24:05sur des mouvements
24:07larges
24:07de réduction,
24:10mais je pense
24:11qu'il y a une volonté
24:12forte de redéployer
24:13vers les produits stratégiques,
24:16d'être agile
24:16d'une certaine manière,
24:17bien qu'assez
24:20gigantesque,
24:22vers les technologies
24:23du cloud.
24:25Je reprends les chiffres,
24:25effectivement,
24:26les investissements
24:26en 2025,
24:27c'est 91 milliards
24:28chez Google,
24:29en 2026,
24:30c'est 200 milliards
24:33en capex.
24:34Donc,
24:34c'est monstrueux
24:35et donc,
24:35ça pèse effectivement
24:36sur les coûts.
24:37Il faut redéployer
24:37pour ne pas multiplier
24:38les coûts d'Opex.
24:41ce qu'il faut voir,
24:42c'est si ça va arriver
24:43aussi dans les entreprises,
24:45dans d'autres entreprises
24:46à texte sans doute,
24:47mais dans d'autres entreprises
24:48aussi clientes.
24:50Ce midi,
24:50j'étais avec une entreprise
24:51qui développe des logiciels
24:52en SaaS,
24:53voilà,
24:54et il me disait,
24:55lui,
24:55aujourd'hui,
24:55il a 700,
24:57800,
24:57800 développeurs,
24:59il me dit,
24:59je vais être obligé
25:00de réorganiser
25:00et je sais
25:01qu'il y a un gros tiers,
25:03ils ne sont pas dans le truc.
25:06indépendamment de l'âge,
25:06il m'a dit,
25:07vraiment,
25:07ce n'est pas ça,
25:08mais il y en a,
25:09ils n'ont pas la culture.
25:10Ils n'ont pas assez de culture,
25:11il y en a certains
25:12qui n'ont pas l'énergie
25:12de se relancer
25:13dans d'autres technos,
25:14il y a différents profils
25:16et de voir
25:17si les entreprises clientes
25:18vont elles aussi
25:18se dire à un moment,
25:20là,
25:20peut-être,
25:22on le disait
25:23pour l'État
25:24qui n'utilisait pas
25:25Célia dans ses services
25:26pour où est-ce
25:27qu'il allait redéployer
25:28ses forces-là,
25:29c'est compliqué
25:30parce qu'il faut reformer
25:30les gens,
25:31puis même,
25:32il peut y avoir
25:32selon les entreprises
25:33des mouvements géographiques,
25:35il y aura des gens
25:35là,
25:36tu vas être obligé
25:36d'aller dans la partie,
25:37alors nous,
25:38en France,
25:38on est quand même
25:39assez concentré sur Paris
25:40mais on peut imaginer
25:41dans d'autres entreprises
25:43et moi,
25:43ce qui m'inquiète,
25:44c'est de voir
25:45comment les entreprises
25:46aussi vont réagir,
25:49vont devoir réagir
25:50aussi comme ça
25:50parce que
25:51l'IA va tous nous impacter
25:53même si aujourd'hui,
25:54on dit oui,
25:54on ne voit pas trop
25:55et le ROI,
25:55ça va nous impacter
25:56quoi qu'il arrive
25:57dans tous les métiers
25:57et nous,
25:58on le voit
25:58dans notre métier de journaliste.
26:00Aujourd'hui,
26:00est-ce qu'on embauche
26:01le même profit de journaliste
26:02que celui qu'on embauchera
26:03dans 4-5 ans ?
26:04Certainement pas.
26:05Est-ce qu'on aura besoin
26:06pour 4 postes aujourd'hui,
26:07on aura besoin peut-être
26:08plus que d'un poste
26:09par contre sur d'autres choses,
26:12sur de l'événementiel,
26:14du physique,
26:15enfin d'autres axes de développement,
26:18on aura peut-être besoin
26:19là d'embaucher des gens,
26:20par contre,
26:21ils n'auront plus
26:21ce profit du journaliste actuel
26:23donc il va falloir voir
26:24comment ça va se passer.
26:26Bientôt 19h30,
26:27on s'arrête quelques secondes
26:29toujours avec Frédéric Simard,
26:30Mottel,
26:30Frédéric Duval
26:31et Isabelle Bordry,
26:32on débriefe l'actu tech ce soir
26:34et on va s'intéresser
26:35aux chiffres importants
26:38d'AMD,
26:41qui profite de cet engouement
26:43concernant l'intelligence artificielle
26:45contre toute attente.
26:46On va en parler
26:47dans quelques instants,
26:48vous restez avec nous,
26:50Tech & Co,
26:50la quotidienne,
26:50on est là chaque soir
26:51de 19h à 20h30,
26:52à tout de suite.
26:59On commente l'actu tech
27:01chaque soir sur BFM Business,
27:02c'est un rendez-vous exclusif
27:03à un BFM Business,
27:05seul notre média propose
27:0690 minutes de tech
27:07chaque soir
27:08du lundi au jeudi.
27:10On est à la radio,
27:10à la télé,
27:11puis après bien évidemment
27:11les replays et les podcasts
27:13qui vous attendent
27:14ce soir sur le plateau
27:15pour commenter l'actu
27:16Isabelle Bordry,
27:18Frédéric Duval
27:18et Frédéric Simard.
27:19J'aimerais maintenant
27:20qu'on enchaîne avec AMD,
27:23AMD qui est un vieux
27:24de la vieille de la tech.
27:25On a toujours connu,
27:27on va dire,
27:28la compétition entre Intel et AMD
27:31qui ont été pendant
27:32de très nombreuses années
27:33des fournisseurs de composants
27:35pour les ordinateurs,
27:37alors faux portables,
27:38les ordinateurs de bureau.
27:40Intel qui était véritablement dominant
27:42dans ce domaine-là,
27:43AMD qui ramassait les miettes
27:44en quelque sorte,
27:46sauf que entre-temps,
27:47eh bien tout est en train
27:48de changer.
27:49L'IA est arrivée
27:50et aujourd'hui,
27:52on regarde AMD
27:54d'une manière différente
27:55parce que ce groupe
27:55qui est dirigé par l'ISASU
27:57vient de réaliser
27:59le trimestre le plus important
28:00de son histoire.
28:01Écoutez bien,
28:0113,4 milliards de dollars
28:03de chiffre d'affaires
28:04en hausse de 45%
28:06sur un an
28:07et surtout son activité
28:08d'Atas Inter
28:09a quasiment doublé.
28:11Et alors,
28:12on se pose la question,
28:13il y a encore quelques années,
28:14Frédéric,
28:15on connaît AMD
28:16depuis de très nombreuses années,
28:17c'était un acteur un peu,
28:19on va dire,
28:20de seconde zone
28:21dans la tech.
28:22Même dans la bataille
28:23avec Intel.
28:24Même dans la bataille
28:24avec Intel.
28:25Et là,
28:25évidemment,
28:26non seulement il a doublé
28:27Intel,
28:28mais en plus,
28:29on commence à le comparer
28:30à Nvidia.
28:31c'est ça qui est fort.
28:32En fait,
28:33on voit,
28:33leurs trois points forts,
28:34c'est qu'ils se sont positionnés
28:36sur le segment des data centers,
28:38data center IA,
28:38et ils ont une offre GPU,
28:40alors qu'il n'est pas au niveau
28:41parce qu'il y a la partie logicielle
28:42Couda,
28:43dont on parle souvent,
28:44qui n'est pas celle de Nvidia,
28:46mais ils ont déjà cette partie-là.
28:47C'est un processeur
28:47qui s'appelle Epic.
28:49Alors ça,
28:49c'est la partie x86,
28:50il reste très fort encore
28:51sur la partie x86,
28:54et d'ailleurs,
28:55ils sont en train de doubler,
28:59ce positionnement data center,
29:01ce positionnement x86
29:03où il reste très fort,
29:04et puis,
29:04troisième point,
29:05ils sont vus comme une alternative
29:07crédible à Nvidia.
29:08Donc,
29:09c'est un peu comme ça
29:10que je vois leurs trois avantages
29:11aujourd'hui à AMD.
29:13C'est amusant
29:14parce que d'un coup,
29:15ils deviennent un outsider sérieux
29:16face au géant Nvidia.
29:19C'est fou quand même
29:20le destin de ces boîtes tech
29:22qui peuvent changer
29:23en quelques mois.
29:24Ça va très très vite,
29:25c'est ce qu'on évoquait
29:26tout à l'heure
29:26entre Google et ChatGPT,
29:28donc ça va extrêmement vite.
29:29Là,
29:30dans le cas d'AMD,
29:30je crois que le sujet
29:32face à Nvidia,
29:33c'est le software,
29:34c'est-à-dire la couche
29:35qui permet d'opérer
29:37les processeurs.
29:38c'est ce qu'il s'appelle
29:38l'architecture CUDA
29:39où justement on vient
29:39plonger tout.
29:40Donc,
29:40Nvidia est extrêmement performant,
29:42mais commencent à apparaître
29:44des softwares en open source.
29:46Et en fait,
29:47je ne sais pas si vous vous souvenez
29:48de la guerre entre Linux
29:49et Microsoft,
29:50où il y avait Microsoft
29:52qui était tout à fait hégémonique
29:54dans les années 90
29:55sur les systèmes d'exploitation.
29:57Et tout d'un coup,
29:57Linux est arrivé en open source,
30:00a signé un deal avec IBM,
30:02à la surprise de tout le monde,
30:03et tout d'un coup,
30:05a raflé la mise en quelque sorte.
30:06Alors,
30:07ça a pris quelques années,
30:08mais effectivement,
30:08ils sont devenus
30:09un système d'exploitation.
30:11Donc,
30:11en fait,
30:12tout va effectivement très vite
30:13et avec des intervenants
30:15qui tout d'un coup
30:15peuvent être transformés
30:19par la collectivité,
30:21en fait.
30:21parce que si effectivement
30:22l'open source,
30:23c'est des logiciels
30:24qui vont pouvoir
30:25effectivement répondre
30:26à ces besoins-là,
30:28ça peut transformer le marché.
30:29Donc,
30:29en fait,
30:30ce qu'on en retire,
30:31c'est qu'être leader
30:32sur un marché
30:32demande à être parano,
30:35absolument,
30:36en permanence
30:37et être au top
30:38de l'innovation
30:39en permanence
30:40parce que le marché
30:41demande des alternatives.
30:42Le marché réclame
30:43des alternatives
30:44en permanence.
30:45Et quand vous avez
30:4580% de parts de marché
30:47comme vous appelez Nvidia,
30:48il y a un moment donné
30:49et d'ailleurs,
30:50même Musk a signé
30:51un accord avec AMD
30:52pour créer des data centers.
30:54Donc,
30:54il y a ce besoin
30:55d'alternatives
30:56sur le marché
30:56pour créer la concurrence
30:57et ça peut être
30:58une opportunité,
30:59une nouvelle opportunité
31:00pour AMD.
31:01Frédéric ?
31:02Je vais peut-être ajouter
31:04le petit côté mélancolique
31:05quand même.
31:06AMD créée en 1968,
31:08c'est l'année où je suis né.
31:10Une jeunesse.
31:11Elle est en 69.
31:12Il faut que c'est là
31:12vice-versa,
31:13c'est un des deux.
31:14Donc,
31:14on est vraiment
31:14sur des sociétés vintage
31:15quasiment.
31:16C'est bon,
31:16on va dire.
31:17Et qui vont bientôt
31:19avoir 60 ans
31:19et qui sont toujours là.
31:20Et qui vont bientôt
31:20avoir 60 ans,
31:21effectivement.
31:22Ça fait dur.
31:23Vous ne les faites pas.
31:24On a dit les sociétés,
31:26pas nous.
31:27Et donc,
31:28non,
31:29je pense que c'est
31:29ce que ça souligne,
31:30c'est la nécessité
31:31effectivement
31:32d'être agile,
31:34de savoir s'adapter.
31:35Et là,
31:35AMD,
31:37qui a connu
31:38des heures heureuses
31:40en tant que
31:42créateur
31:43de CPU,
31:45maintenant
31:47rebondi
31:48sur l'IA
31:48et devenu
31:49un fournisseur
31:50d'infrastructures.
31:51C'est incroyable
31:52de voir ça,
31:52se développer
31:53une société comme ça
31:53qui part dans
31:55une direction
31:55un peu toujours
31:56pareil quand même
31:57dans l'informatique
31:58et dans la...
31:59Mais
32:01passe des processeurs
32:02à de l'infrastructure
32:03de cloud.
32:04C'est à souligner.
32:06On a intérêt,
32:07nous,
32:07Français,
32:07et nos entreprises
32:09ont intérêt
32:09de s'inspirer
32:11de ces changements-là
32:12parce qu'ils sont
32:13tout à fait notables.
32:13Et c'est tout à l'honneur
32:15des entrepreneurs
32:15et des patrons.
32:16C'est tout à l'honneur
32:17des patrons
32:17qui à un moment donné
32:18prennent des risques.
32:19L'erreur d'Intel
32:20de ne pas avoir su
32:20non plus bouger...
32:21Oui, c'est clair.
32:22Parce qu'en fait,
32:23ces résultats mettent
32:24en avant surtout
32:25les errements stratégiques
32:27d'Intel.
32:28Oui, alors Intel,
32:29ils sont surtout
32:30de la chaîne aussi,
32:30ils font de la fonderie
32:31et tout ça.
32:32Mais ce que fait AMD,
32:34ils auraient pu le faire.
32:35Mais voilà,
32:36ils auraient pu rediriger
32:37mais ils étaient tellement
32:39persuadés
32:39de leur man.
32:42c'était Intel Inside.
32:43Enfin, on ne voyait pas
32:44acheter une autre machine
32:45qu'avec un Intel Inside.
32:47Et ils n'ont pas vu...
32:48AMD, c'était tout petit.
32:49À eux,
32:49et puis ils n'ont pas vu arriver...
32:50Et souvent,
32:51ceux qui achetaient de l'AMD,
32:52c'était ceux
32:53qui n'avaient pas les moyens
32:54de se mettre
32:54des processeurs Intel
32:55dans leur machine.
32:56AMD était le second choix.
32:58Mais à tel point,
32:59tu as vu qu'il y a eu
32:59un accord logiciel
33:00entre Intel et AMD
33:01pour essayer de résister
33:02dans le système X86.
33:04Ils se disent
33:04« Tiens,
33:05il faut qu'on s'entende
33:06un peu quelque part. »
33:08On vit quand même ça
33:09et les histoires
33:10de pénurie de rames
33:11où on se disait
33:12« Si un jour,
33:13il y aura une bataille
33:13de la rame
33:14et les gens,
33:14ça va peser des milliards
33:15et tout ça... »
33:16Mais c'est l'histoire
33:17de l'industrie
33:18et du développement
33:19des entreprises
33:20dans le monde.
33:21Quand on est en position
33:21de leader
33:22et qu'on a
33:24une position
33:24que l'on croit
33:26inviolable,
33:26eh bien,
33:27on s'endort.
33:29rappelez-vous
33:29de M. Pinault
33:30qui avait la Fnac
33:32qui avait La Redoute
33:34et qui avait le printemps
33:34dans le même groupe,
33:35il avait Amazon
33:36dans les mains.
33:37C'est toujours ce que j'ai dit.
33:38Oui, c'est vrai.
33:39Non mais c'est marrant
33:40ce que tu dis
33:40parce qu'on en parlait hier.
33:41Je parlais hier
33:42de La Redoute.
33:43Moi je disais
33:43La Redoute pour moi
33:44c'était l'Amazon français.
33:45Ils avaient le fichier client,
33:46ils avaient les produits
33:49évidemment
33:50à travers leur catalogue
33:51et tout ce qu'ils vendaient
33:52et ils avaient la marque.
33:53La marque, La Redoute,
33:54c'était les gens
33:55d'une confiance absolue.
33:57Et c'était la maison
33:58et la logistique,
34:00la livraison et tout ça.
34:01Oui, ben voilà.
34:03Oui, mais la digitalisation
34:05ne s'est pas faite.
34:06Oui, pas assez d'ici.
34:07Ben oui, on s'est reposé
34:08sur ce catalogue
34:09qui marchait bien.
34:10C'est le syndrome Kodak
34:13ou Xerox.
34:14Tout d'un coup
34:14la société disparaît.
34:16Oui, c'est vrai.
34:17Mais c'est intéressant
34:18de voir que finalement
34:18l'allié d'AMD
34:21dans cette bataille
34:22aujourd'hui des processeurs
34:23ce sont les clients.
34:24Et tu le disais justement,
34:25c'est-à-dire qu'aujourd'hui
34:27les gens ne veulent pas,
34:28en tout cas ces grosses entreprises
34:29ne veulent pas tout miser
34:30sur Nvidia.
34:31Il faut,
34:33il faut,
34:34voilà,
34:34quelqu'un d'autre.
34:35Il faut un concurrent
34:36et donc c'est AMD
34:38qui en profite
34:38de manière naturelle.
34:39C'est ça qui est intéressant.
34:40Pour être capable,
34:41en plus,
34:41pour être capable de livrer,
34:42les gens en plus
34:43ils ne veulent pas juste
34:44un petit rack AMD,
34:45ils veulent quelque chose
34:46au niveau du gigawatt.
34:47Et aujourd'hui,
34:48c'est que,
34:48enfin par rapport à Nvidia,
34:49il n'y a que AMD,
34:50alors il y aura sans doute
34:51des acteurs chinois
34:52qui vont arriver aussi.
34:52mais,
34:53non tu penses ?
34:54Non,
34:54mais Amazon le fait aussi
34:56par exemple.
34:56Oui,
34:57avec Tranium,
34:58avec leur JP aussi.
35:01Mais je pense
35:01qu'il y a quelques Google
35:02à ses propres...
35:03Oui,
35:04bien sûr.
35:05Ils ont été...
35:06Mais dans les historiques,
35:07voilà.
35:07Oui, dans les historiques.
35:09On reste dans l'IA
35:10avec,
35:11eh bien,
35:12deux boîtes
35:12que vous ne connaissez pas
35:13et pourtant,
35:14à elles seules,
35:15ont conclu un deal,
35:17l'un des deals
35:18les plus importants
35:19de la tech.
35:20c'est Marvel,
35:21une boîte
35:22qui vient de racheter
35:23l'Humantum
35:24pour,
35:24écoutez bien,
35:25115 milliards de dollars.
35:27Voilà,
35:28c'est des chiffres...
35:29Marvel avec deux L.
35:29Oui,
35:30Marvel,
35:30c'est pas...
35:31Le cinéma.
35:32C'est pas Spiderman.
35:33C'est pas Batman.
35:35Mais donc,
35:35c'est une opération gigantesque
35:37qui vient d'être annoncée.
35:40Et alors,
35:40ce qui est intéressant,
35:41c'est qu'on parle
35:42beaucoup de processeurs,
35:43mais ce dont on évoque,
35:45moi,
35:45et qui est pourtant capital,
35:46c'est la rapidité
35:48de communication
35:49entre chaque processeur.
35:51Et cette rapidité
35:51de communication,
35:53il faut qu'on ait
35:54le top de la technologie.
35:56Et en fait,
35:57ce rachat
35:58de l'Humantum
35:59par Marvel,
36:00c'est ça, Fred.
36:01C'est d'avoir...
36:03C'est la photonique.
36:03La photonique,
36:04la connectivité
36:05la plus rapide
36:06entre les processeurs
36:07pour que justement,
36:08l'IA aille
36:09de plus en plus vite.
36:10C'est ça.
36:11Le goulet
36:11d'étranglement de l'IA,
36:12on se rend compte,
36:12c'est plus le calcul.
36:14C'est la communication
36:15en fait entre les puces.
36:16C'est justement
36:18cette communication
36:18entre les puces.
36:20Et puis,
36:21on le voit,
36:22on en parlait avec Nvidia,
36:24on en parlait à l'instant
36:24avec AMD,
36:25il y a une course
36:25à la taille critique
36:26et aujourd'hui,
36:27c'est le plus gros achat,
36:29je crois,
36:29115 milliards
36:31ce rapprochement.
36:32Alors,
36:33petite anecdote,
36:34Nvidia a investi
36:35dans les deux,
36:36qui est le grand argentier
36:37de l'IA maintenant,
36:37ils ont investi
36:38dans les deux,
36:38ils ont un peu d'argent
36:40dans les deux,
36:41donc évidemment,
36:42Jensen Long
36:42a salué tout ça.
36:43Alors, raconte-nous,
36:44Marvel fait quoi
36:44et l'Humantum fait quoi ?
36:46Marvel,
36:47en fait,
36:47ils font du processeur
36:49pour notamment
36:51les data centers
36:52et pour être très clair,
36:54la photonique,
36:55c'est tous ces liens
36:55en fibre,
36:57enfin en optique
36:57et donc,
36:59comment l'Humantum
37:00fait ce lien
37:02entre chaque processeur
37:04en fait.
37:04Entre chaque processeur
37:05et donc,
37:06c'est la technologie
37:08que possède aussi
37:09STMicro,
37:10sur la partie,
37:11ils font une partie
37:13photonique
37:14et enfin,
37:15pour moi,
37:15la cible aussi,
37:16c'est aller attaquer
37:17Broadcom,
37:18Broadcom qui est sur
37:19ce marché là,
37:19donc là,
37:20il est un fabricant
37:22de processeurs
37:23et donc,
37:23on est sur ces enjeux
37:25et évidemment,
37:26derrière,
37:26c'est tout ce qui concerne
37:28l'architecture IA
37:29et on veut une industrialisation
37:31en taille critique
37:33entre Marvel
37:33et avec ce rachat
37:34Marvel et l'Atom.
37:35voilà,
37:36en gros,
37:36c'est de connecter
37:37par la lumière
37:38en fait,
37:39tous ces processeurs
37:40pour que tout cela
37:42aille le plus rapidement
37:43possible.
37:44Deals incroyables,
37:44Isabelle,
37:45115 milliards.
37:46Oui,
37:46c'est très...
37:47Et juste,
37:47attends,
37:48je t'attends juste un instant,
37:48ce qui est quand même étonnant,
37:49c'est que ce gros deal
37:51intervient à un moment
37:51où tout le monde se dit
37:52oulala,
37:53on investit énormément,
37:54on investit beaucoup trop
37:55dans l'IA,
37:56on ne sait pas trop
37:56où sont les rendements
37:57et pourtant,
37:58pouf,
37:59sur la table,
37:59115 milliards.
38:00Cela dit,
38:01c'est en action.
38:02Il n'y a pas de cash.
38:03Oui,
38:03mais quand même.
38:04Il n'y a pas de cash,
38:04c'est un deal d'action.
38:06La société,
38:06elle cotait 76 milliards,
38:09ils ont fait une prime
38:09de 30%,
38:10donc on est dans des chiffres
38:11assez classiques
38:13et il y a vraiment
38:14zéro cash.
38:14Mais après,
38:15ce qui est effectivement
38:15intéressant,
38:16c'est qu'on sent
38:18qu'on est à la fin
38:19de la loi de Moore,
38:20c'est-à-dire que
38:21les microprocesseurs
38:22n'arrivent plus
38:22à être de plus en plus
38:23pertinents
38:24et donc on est obligé
38:25de mettre de plus en plus
38:25de microprocesseurs
38:27et maintenant,
38:28le sujet,
38:28c'est comment
38:29les microprocesseurs
38:30sont entre eux,
38:31partagent l'information
38:32et sont de plus en plus
38:33efficaces
38:33et consomment
38:34de moins en moins
38:35d'énergie.
38:36Je crois qu'une puce,
38:37mais je ne veux pas dire
38:37de bêtises,
38:38consomme entre 500 watts
38:40et 1000 watts,
38:40donc c'est un radiateur électrique.
38:42Donc,
38:43il y a un moment donné,
38:44il faut absolument
38:45tout optimiser
38:46et la manière
38:46dont les puces
38:47discutent entre elles
38:48et transfèrent
38:48les informations
38:49devient un sujet.
38:51Et donc,
38:51effectivement,
38:51lorsque vous faites
38:52de l'optique,
38:53c'est la fibre optique
38:54que tu évoquais tout à l'heure,
38:56vous consommez moins
38:58et vous allez plus vite.
38:59Et donc,
38:59ça peut devenir
39:00un élément différenciant
39:02dans la capacité
39:03du processeur.
39:05Et donc,
39:05en fait,
39:06aujourd'hui,
39:06vous achetez
39:07plus simplement
39:08le processeur,
39:09mais vous achetez
39:10le processeur
39:11avec sa connectique.
39:12Toute la chaîne,
39:13en fait.
39:14Toute la chaîne.
39:14Et donc,
39:15le fait que Marvel,
39:16effectivement,
39:17ait cette capacité
39:18à offrir le package
39:19devient déterminant
39:21sur le marché.
39:22Fred ?
39:23Je vais répéter
39:24ce qu'a dit Isabelle,
39:25donc je ne vais pas aller
39:25trop trop loin.
39:26Ce qui est étonnant,
39:26c'est que,
39:27je le disais
39:28en préambule,
39:29Fred,
39:29ces deux boîtes
39:30ne sont pas connues,
39:32en fait.
39:32Elles sont beaucoup
39:33moins connues
39:33que des AMD
39:34ou des Intel
39:35et d'un coup,
39:36elles explosent
39:37comme ça.
39:38Alors,
39:38non pas au sein du grand public
39:39parce qu'on est quand même
39:40avec un public.
39:41Parce que leurs processeurs
39:41sont spécifiques.
39:42Oui, c'est ça.
39:43Les hyperscalers,
39:44c'est vraiment pour
39:45être derrière les GPU
39:46et faire ce lien
39:46avec les...
39:47En fait,
39:48je pense qu'il y a
39:48plein de sociétés
39:49comme ça
39:49qui sont sur la chaîne
39:50de valeur
39:51de la création
39:52de cette infrastructure.
39:53Donc,
39:53vous avez en haut,
39:54vous avez donc
39:54tous les GPU,
39:56donc tous ces processeurs
39:57qui sont créés par
39:58Nvidia,
40:00Broadcom
40:01et puis AMD.
40:03Ensuite,
40:03vous avez effectivement
40:04la connectivité
40:05dont Marvel fait partie.
40:07Puis,
40:07vous avez la transmission optique
40:09qui va ajouter
40:11encore une couche
40:11avec le Minem.
40:13Et tout ça
40:13va créer une...
40:14Et puis,
40:15autour de ça,
40:15vous avez Schneider
40:17qui amène
40:18des switches aussi
40:19et vous avez
40:20plein de sociétés
40:21comme ça
40:22qui font partie
40:23de l'écosystème
40:24de la classe.
40:24De l'armoire
40:25et de l'armoire IA,
40:26on va dire quelque part.
40:28Isabelle...
40:29Ce n'est pas des grosses boîtes
40:31par rapport aux chiffres
40:31qu'on évoquait tout à l'heure
40:32en termes de revenus
40:33parce que je crois que Marvel,
40:34c'est à 8 ou 10 milliards
40:35de dollars
40:36et l'Humantum,
40:37c'était,
40:38je ne sais pas,
40:382, 3 milliards de dollars.
40:40Donc,
40:40c'est vrai que la taille du deal,
40:41c'est 115 milliards,
40:45proportionnés par rapport
40:46au profit de ces entreprises.
40:48Ce qui montre l'enjeu
40:49de nouveau
40:50de ces recherches
40:51et de cette capacité
40:52à être encore plus pertinent
40:54pour faire des data centers
40:55moins consommateurs d'énergie
40:57et toujours plus efficaces.
40:58Qui se connectent
40:58de plus en plus,
40:59de plus en plus vite
41:00parce que le but,
41:01c'est ça,
41:01c'est que les data centers
41:02communiquent.
41:03Il n'y ait pas de latence
41:03et que ça soit
41:04de plus en plus efficace.
41:05Après,
41:05comme je disais,
41:06la STMicro
41:07a aussi une division photonique
41:10donc à regarder aussi sur ce...
41:12Tout à l'heure,
41:12on évoquait
41:14quand on parlait
41:15d'AMD
41:15de l'Europe.
41:17C'est vrai que
41:18on a STMicro...
41:19On n'a pas parlé
41:19beaucoup d'acteurs européens.
41:21On n'a pas beaucoup parlé
41:21d'acteurs européens
41:23avec tout ça.
41:25Mais c'est sûr
41:25que si je suis Marvel
41:27et que je suis un spécialiste
41:28en gros du cuivre,
41:30j'ai envie
41:31de m'associer
41:32avec quelqu'un
41:33qui fait
41:34de la fibre
41:36qui est lumineuse.
41:37Oui, oui, c'est sûr.
41:38Et donc,
41:39ça fait du sens.
41:40Ça fait du sens.
41:41Ça fait beaucoup de sens
41:43et d'être plus fort à deux.
41:45Bon, écoutez,
41:46on évoquait l'Europe,
41:46on y revient.
41:47Et on s'arrête même
41:48en France
41:50avec notre champion national
41:52Renault.
41:54Renault qui,
41:55on le sait,
41:56était présent
41:57au Mondial de l'Auto
41:57face à cette,
41:59on va dire,
42:00déferlante chinoise.
42:01On y était,
42:02Fred,
42:03et c'est vrai
42:03qu'on l'a constaté
42:05et je peux vous dire
42:05que physiquement...
42:06électrique et chinoise.
42:08Voiture électrique partout.
42:09En deux ans,
42:10on a vraiment
42:11eu cette bascule.
42:12Et puis surtout,
42:12les chinois.
42:13Il y avait plus de 20
42:14constructeurs chinois.
42:1523, 25.
42:16Certains,
42:16quand on parlait
42:17toute heure
42:17de la verticalité
42:19dans les composants
42:20de marques
42:20qu'on ne connaissait pas,
42:21il y avait des marques...
42:22Alors,
42:24et donc,
42:24Renault était présent.
42:25Alors, évidemment,
42:25il y avait Stedentis aussi,
42:26mais c'est vrai que
42:27quand on faisait
42:28le ratio
42:30constructeur européen
42:31et constructeur chinois,
42:32franchement,
42:33ça faisait un peu peur.
42:34et on voit que Renault
42:36essaie de se réinventer aussi,
42:37de trouver de nouvelles
42:38sources de revenus
42:39et de trouver
42:40un nouvel oxygène.
42:41Est-ce que ça ne serait pas
42:42dans la défense,
42:43finalement ?
42:44Et c'est toi
42:45qui as voulu choisir
42:45ce sujet
42:46parce qu'il est très intéressant
42:48puisque Renault
42:49vient de s'associer
42:50avec le groupe industriel
42:51John Cockrill
42:52pour faire quoi ?
42:53Frédéric,
42:54raconte-nous un petit peu.
42:55Eh bien,
42:55Renault sort
42:56un véhicule autonome,
43:00multifonction,
43:00une plateforme
43:01qui va être...
43:02qui va servir
43:04et ça s'appelle
43:05Forefront Concept
43:07et c'est un véhicule
43:09qui a 4 roues motrices,
43:11qui fait 400 km
43:12d'autonomie,
43:13qui est électrique,
43:13avec une charge utile
43:14d'une tonne
43:15et qui va,
43:16eh bien,
43:16être une plateforme modulaire
43:18qui va servir
43:19à faire de la logistique
43:20anti-drone,
43:20qui va faire de la reconnaissance,
43:22qui va faire
43:22de l'évacuation sanitaire
43:24et puis évidemment
43:25qui va faire aussi
43:26de l'appui des forces terrestres.
43:27Alors c'est intéressant
43:28parce que,
43:29bon,
43:29Renault quand même
43:30a passé
43:32dans l'armement,
43:34du début du 20ème siècle
43:36et de son histoire,
43:40a construit des tanks,
43:41a avoir un rôle
43:43un peu ambigu
43:43aussi pendant
43:44la Deuxième Guerre mondiale.
43:44Mais là,
43:45c'est un retour aux sources,
43:46d'une certaine manière.
43:47Et je pense que
43:48les sujets
43:50de souveraineté,
43:52l'arrivée des Chinois
43:53sur le marché automobile,
43:56la prise de conscience
43:58que les gesticulations
44:01de nos amis américains...
44:04Et puis l'isolement,
44:05Renault.
44:05Enfin, je veux dire,
44:06il ne faut pas se voler la face.
44:07Ils ont besoin
44:08de trouver
44:09de nouvelles idées
44:11et je pense que
44:13ce n'est pas bête
44:14de partir
44:15sur cette idée-là.
44:16Et en fait,
44:17ce qui est intéressant
44:18parce que tu évoquais
44:19effectivement
44:19ce qui s'est passé
44:21avec le tank
44:22dans les guerres de 1914
44:24et effectivement
44:25pendant la Deuxième Guerre.
44:26Et pendant la Deuxième Guerre,
44:27il y a eu beaucoup
44:28d'alliances justement
44:29et notamment
44:30entre l'univers
44:32de l'aéronautique
44:33qui, par exemple,
44:34sur les bombardiers,
44:35le bombardier B24
44:36qui était extrêmement compliqué
44:38à produire en fait.
44:40Ils se sont tournés
44:41vers le secteur automobile
44:42pour produire
44:44des capacités
44:45absolument élargues
44:46parce qu'en fait,
44:47le propre du secteur automobile,
44:49c'est de créer
44:49des plateformes,
44:50des plateformes
44:51qui permettent
44:52d'aller extrêmement vite
44:53à des rythmes
44:54de cadence
44:55extrêmement vite
44:55puisque c'est des produits
44:56grand public.
44:58Et sur ces plateformes
44:59qui représentent en général
45:00une très très grosse partie
45:01des investissements
45:02lorsqu'ils lancent
45:02une gamme de voitures,
45:05ils peuvent faire le socle
45:06et ensuite pouvoir mettre
45:08toutes les options
45:08qu'ils veulent avoir.
45:10Et donc,
45:11dans l'univers de la défense,
45:13alors,
45:13ce qui prouve
45:14qu'on est dans une période
45:14sûrement difficile
45:16puisque ça peut devenir
45:17un marché,
45:17dans l'univers de la défense,
45:19être capable
45:20de produire
45:20des produits
45:22extrêmement sophistiqués
45:24à un rythme
45:25extrêmement rapide
45:26est un élément
45:27absolument différenciant.
45:29Et donc,
45:29Renault s'appuie
45:30sur ses compétences.
45:31Ils ont la supply chain.
45:33Ils savent gérer
45:34une production
45:35de pièces
45:36extrêmement complexes
45:37en un minimum de temps.
45:39Ils savent sortir
45:39des produits grand public
45:40qui sont des produits
45:42compliqués.
45:43Et donc,
45:43effectivement,
45:44les liens
45:45entre Thalès
45:47qui fait des produits
45:48extrêmement sophistiqués
45:50et d'autres sociétés
45:51qui font des produits
45:52extrêmement sophistiqués
45:53liés à la défense,
45:55il a été démontré
45:57dans l'histoire
45:57effectivement
45:58de France
45:59et d'autres pays
45:59que ce type d'association
46:01entre un très fort
46:03logisticien
46:03et capacité d'investir
46:05dans des plateformes
46:05était extrêmement crucial
46:07dans des périodes
46:08un peu tendues.
46:09Donc,
46:09oui,
46:10c'est une diversification
46:12pour Renault.
46:13On se demande
46:14effectivement
46:16avec tristesse
46:18la taille du marché.
46:20Mais l'avenir
46:20nous le dira.
46:21Non,
46:22mais c'est vrai que Fred,
46:23évidemment,
46:23on va en parler,
46:24mais l'isolement
46:25de Renault
46:26est quand même
46:26assez puissant
46:27parce qu'aujourd'hui,
46:28Renault
46:29est seul,
46:30enfin surtout
46:31si on le compare
46:31à ses homologues européens,
46:33Stellantis aujourd'hui
46:34c'est plusieurs dizaines
46:35de marques,
46:37Renault beaucoup moins,
46:38alors ils ont Dacia,
46:39etc.
46:39Mais bon,
46:40c'est pas du tout
46:41la même échelle.
46:42On voit cette montée
46:43en puissance
46:43des constructeurs chinois
46:44qui font des smartphones
46:46avec des roues,
46:47ce qui n'est pas le cas
46:48des constructeurs français
46:50et même européens
46:51d'une manière générale.
46:52C'est pareil,
46:53les Volkswagen,
46:53les BMW,
46:54même combat,
46:55ce sont des véhicules
46:56avec de l'électronique
46:57alors qu'en Chine,
46:59c'est l'inverse,
46:59c'est de l'électronique
47:00avec des roues
47:01et ça n'a rien à voir.
47:03C'est un peu ce qui nous avait frappé
47:04au sein de l'auto,
47:06au Mondial de l'Auto,
47:07c'est qu'on avait,
47:07nous en France,
47:08ah oui,
47:09elle est sympa
47:09la nouvelle de chevaux,
47:10le concept de chevaux,
47:11tout ça,
47:12ce parfum délicieusement rétro,
47:14oui,
47:14alors ils vont la retravailler
47:15pour la vendre,
47:16peut-être ça marchera
47:16un peu commercialement,
47:17mais au même moment,
47:20on discute avec le patron d'Xpeng,
47:21Xpeng nous parle de quoi ?
47:23Il nous dit,
47:24quelqu'un pose la question
47:25au patron d'Xpeng
47:25en disant,
47:26oui,
47:26vous êtes aussi dans les robots,
47:28alors,
47:28oui,
47:29robots en tout cas,
47:30il nous dit,
47:30ben oui,
47:31vous croyez que la voiture,
47:31ça va devenir quoi ?
47:32Ça va devenir un robot.
47:33Et donc,
47:33ça y est,
47:34lui,
47:34il est déjà dans le coup d'après
47:36où on sait tous,
47:37on va vers l'autonomie,
47:38alors que nous,
47:39on est encore,
47:39alors tant mieux,
47:40on a ce petit côté encore
47:41de création,
47:42mais j'ai trouvé que le,
47:43alors c'est toujours facile
47:44de se moquer,
47:45mais j'ai trouvé que le,
47:48la comparaison entre
47:49deux chevaux électriques,
47:50entre le patron français
47:51qui s'émerveille devant
47:52sa deux chevaux électriques,
47:52regardez,
47:53on a recréé un truc,
47:54ça rappelle pour les plus anciens,
47:55etc.
47:55Et l'autre qui nous dit,
47:57moi,
47:57je suis déjà en arrière-baut,
47:59et donc je pense que
47:59quand on voit des initiatives
48:00comme celle de Renault
48:01qui dit,
48:02ben nous,
48:02on est en train de,
48:03il y a un marché,
48:04ça va être compliqué
48:05d'aller les rattraper,
48:06les Chinois,
48:06à moins de mener
48:07des grosses alliances,
48:08alors ce qu'ils feront
48:08certainement,
48:10on cherche d'autres façons
48:12de diversifier,
48:13d'autres façons aussi,
48:14on parlait de réorganisation
48:15tout à l'heure,
48:15de garder nos employés,
48:18mais de les mettre
48:19sur d'autres types
48:20de machines de production,
48:22donc de faire
48:23ces drones roulants,
48:24on peut imaginer,
48:24je crois qu'ils travaillent
48:25aussi sur des drones volants,
48:27enfin voilà,
48:28ils sont en train
48:29de revoir ça,
48:30il y a un budget de l'armée
48:31avec des publics,
48:32aussi ça permet aussi
48:33au niveau des investisseurs,
48:35enfin des investisseurs
48:35de rassurer aussi,
48:36de savoir qu'on a quand même
48:37l'État derrière,
48:38alors on ne sait pas
48:39combien ils vont en commander,
48:40mais on aura besoin,
48:41de toute façon,
48:42on passe d'une économie
48:43en guerre quand même,
48:44avec tout ce qui se passe
48:45aujourd'hui,
48:45donc là il y a un côté
48:47pour rassurer aussi,
48:48pour dire qu'il y a des contrats
48:49qui vont,
48:49même si l'État
48:50n'a plus beaucoup d'argent,
48:51mais bon,
48:52on en trouvera,
48:53on en trouvera pour ça,
48:55mais voilà,
48:56donc je trouve que,
48:57voilà,
48:58il faut aller de front
48:59face aux Chinois,
49:00ce n'est pas la peine,
49:02trouver des marches,
49:04moi ce que j'ai chez Renault,
49:06je crois beaucoup,
49:07moi aussi,
49:07la partie utilitaire,
49:09les véhicules utilitaires,
49:10je trouve que,
49:11avec de l'autonomie,
49:12de l'intelligence,
49:13et je trouve que Renault,
49:14ils ont peut-être aussi
49:15un créneau à prendre là-dessus,
49:17parce que les Chinois,
49:18pour l'instant,
49:19ils y sont,
49:19en tout cas,
49:20on n'en a pas vu
49:20sur les constructeurs chinois
49:21qui étaient là,
49:22ils sont beaucoup sur le,
49:23alors peut-être que dans deux ans,
49:24on va être submergés,
49:25il y a Mercedes
49:25qui sont sur ce marché,
49:26mais non,
49:27il y a peut-être un créneau aussi,
49:28donc il faut un peu choisir
49:29ces trois,
49:30quatre champs de bataille,
49:31c'est le cas de le dire,
49:32avec ce type de véhicule,
49:33et se concentrer...
49:34Mais de la même façon
49:35qu'on a parlé effectivement
49:36de réorientation d'entreprise,
49:39je pense que tu as raison,
49:40une diversification,
49:42une activité devant
49:43un champ concurrentiel
49:45qui devient extrêmement difficile,
49:47avec lequel ils vont continuer
49:48à se battre,
49:51mais trouver un nouveau débouché
49:54pour le produit,
49:55c'est très bien,
49:56et puis il y a un élément
49:57quand même de marché important,
49:58c'est que dans ce domaine,
50:01je suis d'accord avec Isabelle
50:03qui est assez triste,
50:03mais qui existe,
50:04il faut le voir
50:07avec des yeux un peu froids,
50:09dans ce domaine,
50:10les éléments mobiles
50:12qui deviennent finalement
50:13des fantassins
50:14et qui sont extrêmement nombreux,
50:16c'est nouveau.
50:17Quand on voit le nombre de drones
50:19qui passent du mal,
50:20qui vont en Russie
50:21et vice-versa,
50:23le nombre,
50:24c'est de la grande série,
50:25ça devient de la grande série,
50:27et c'est quelque chose
50:28qui n'existait pas forcément
50:29avant dans l'armée,
50:31dans ces termes-là.
50:33Et donc l'automobile,
50:35l'industrie automobile,
50:36l'industrie de ces véhicules,
50:40elle est adaptée à ça,
50:41elle est très adaptée à ça.
50:42Alors rappelons que
50:43c'est qu'un concept,
50:45parce que là on est en train
50:45de dire que non, non, non,
50:47c'est un concept,
50:49400 km d'autonomie,
50:50tu l'as dit Frédéric,
50:51ça serait pour soit déplacer
50:53des militaires,
50:55mais aussi du matériel,
50:57c'est un véhicule totalement
50:59autonome,
51:00voilà,
51:00donc pas besoin de conducteur,
51:02ce qui fait qu'il pourrait aller
51:03au plus près du champ de bataille,
51:05finalement,
51:05sans pertes humaines,
51:07c'est ça aussi l'intérêt.
51:08C'est ça,
51:08ça permet de protéger des hommes.
51:09Voilà, c'est ça,
51:10les nouveaux fantassins
51:10pour essayer de limiter au maximum
51:12les pertes humaines.
51:13Et puis rappelons un peu,
51:14je parlais des forces,
51:15mais des véhicules téléopérés,
51:17en France,
51:18on est plutôt bon dans les réseaux,
51:19on a quand même,
51:20on a des véhicules militaires.
51:22Sauf que là,
51:22ils risquent d'être déportés
51:24dans d'autres pays,
51:25où là,
51:25les réseaux ne sont plus les nôtres,
51:26tu vois ce que je veux dire.
51:27Oui, mais bon,
51:27c'est quand même
51:28en Ukraine,
51:28c'est pas notre réseau.
51:30On a des satellites et tout ça,
51:33OneWeb,
51:34notre Iris Carré,
51:35mais en tout cas,
51:36téléopération réseau,
51:37on est plutôt fort,
51:38et cette partie logicielle,
51:39on est plutôt fort.
51:41Militarisation,
51:41on est quand même plutôt bon,
51:43on a des bonnes doctrines militaires,
51:44on a une armée qui tient la route.
51:46On parle de cyber aussi,
51:48parler dans le domaine,
51:49là aussi,
51:49il faut que ce soit cyber,
51:51on est plutôt fort.
51:51Quand on cumule un peu tout ça,
51:53on se dit,
51:53tiens,
51:54sur pas mal de,
51:54et on sait faire quand même des véhicules,
51:56Renault est peut-être moins fort
51:57que des Chinois,
51:58mais ils savent quand même bien faire des...
51:59Enfin,
52:00pour en faire prendre la part du marché
52:02avec les électriques,
52:03c'est quand même fort.
52:03Donc,
52:04si on cumule un peu toutes ces forces,
52:05on peut arriver à quelque chose,
52:06et après,
52:07et en plus,
52:08on peut créer des nouvelles filières
52:09de formation.
52:10Juste une chose,
52:11autre relais de croissance peut-être
52:12pour Renault,
52:13c'est le partenariat avec Wondercraft.
52:16Donc,
52:16on voit que Renault est dans
52:17d'autres business aussi.
52:19Wondercraft,
52:20vous le savez,
52:21cette société française spécialisée
52:22dans les exosquelettes,
52:24Renault a pris des participations
52:25dans Wondercraft.
52:26Donc,
52:26on voit que,
52:28ça bouge quand même,
52:30et on souhaite le meilleur à Renault,
52:32même si,
52:32on le sait,
52:33la route va être un peu
52:35compliquée.
52:37Là,
52:37tu remontes tes ingénieurs aussi,
52:38quelque part,
52:39je ne sais pas.
52:40Là,
52:40ils s'appuient sur leurs compétences,
52:42et effectivement,
52:43l'exemple que je cherchais tout à l'heure,
52:44c'était B24,
52:45qui s'était allié avec Ford
52:47au moment de la Deuxième Guerre mondiale,
52:49et d'un coup,
52:49Ford a sorti ces avions
52:51qui étaient extrêmement compliqués
52:52en une heure de temps,
52:53donc ils construisaient
52:54de manière extrêmement rapide.
52:56Et ça,
52:56c'est des compétences
52:57de l'industrie automobile.
52:58Donc,
52:59effectivement,
53:00c'est des compétences chez Renault.
53:01Eh bien voilà,
53:02on va terminer là-dessus.
53:03Merci beaucoup
53:03à tous les trois.
53:05Merci à Frédéric Simotel,
53:07merci à Isabelle,
53:07Isabelle Bordry,
53:09fondatrice de Rétency,
53:10et merci à Frédéric Duval.
53:11Merci.
53:11ancien directeur général
53:13d'Amazon France.
53:14À très vite.