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Ce mercredi 4 novembre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Sandra Gandoin sur BFM Business.

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00:00DFM Business présente
00:05Le 18h éco, Sandra Gondoy
00:09Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'informations économiques, d'analyses et de débats.
00:14Je suis ravie de vous retrouver ce soir à la une de ce mercredi 4 novembre.
00:19La vague bleue aux Etats-Unis, on va y revenir en longueur dans ce premier quart d'heure d'info.
00:22Donald Trump a reconnu sa défaite, il a incriminé le conflit en errant, il est même un peu sonné ce
00:27soir.
00:27Vous allez le voir, on va voir les réactions aux Etats-Unis avec Thierry Arnaud dans un instant à Washington.
00:31Qu'est-ce que ça change aussi pour plein de secteurs ?
00:33La tech, la politique énergétique du pays et pour Donald Trump lui-même.
00:37On va voir ça avec tous les reporters de la rédaction qui sont sur le plateau ce soir.
00:42Dans l'actualité également, nous verrons notre débat dans un quart d'heure.
00:45Et cette question, pourquoi les entreprises françaises sont de moins en moins profitables ?
00:50Comment sauver leurs marges ? On en débattra avec Anthony Morley-Lavidali,
00:54économiste chez Rex & Code et auteur d'une étude sur le sujet.
00:57Et avec l'économiste Sylvain Bersinger, ce sera donc à 18h15.
01:02Et puis la Paris, créateur WIC.
01:04Dès aujourd'hui et jusqu'à demain à la Grande Halle de la Ville, la troisième édition du genre.
01:08Le secteur a passé la barre des 10 milliards d'euros en France après 20 ans d'existence.
01:13Quelles sont les évolutions de ce secteur et nos spécificités françaises ?
01:17On posera la question à Marc Le Sage-Moretti, président et cofondateur de l'événement.
01:22Ce sera dans la deuxième demi-heure.
01:25Soyez les bienvenus dans le 18h.
01:30Aujourd'hui, contre toute attente, nous, les démocrates, avons remporté le Sénat.
01:38Le soulagement arrive.
01:41La joie de Chuck Schumer, le chef des démocrates au Sénat.
01:46En fil, vous l'avez vu, pour commencer immédiatement aux Etats-Unis,
01:49victoire écrasante des démocrates aux élections de mi-mandat.
01:53Le Sénat passe démocrate.
01:55La Chambre des représentants passe démocrate.
01:58Thierry Arnaud, vous êtes à Washington pour BFM Business.
02:01C'est le jour d'après pour les Américains qui se réveillent submergés par cette vague bleue.
02:07Au jour d'après, ce sont deux surprises que tout le monde politique ici à Washington s'efforce de digérer.
02:12Une victoire pléthorique à la Chambre des représentants.
02:15Confortable au Sénat, des sièges de gouverneurs arrachés aux Républicains
02:19dans plusieurs Etats qui seront clés pour l'élection présidentielle de 2028.
02:23Et puis la deuxième surprise, il faut bien le dire, c'est la réaction de Donald Trump.
02:27On ne sait pas si le président américain était magnanime ou simplement sonné par l'ampleur de la claque hier
02:32soir.
02:33Mais toujours est-il que là où on s'attendait à le voir contester cette défaite,
02:37annoncer les recours, dénoncer la fraude,
02:39il s'est montré plutôt compréhensif.
02:41Il a félicité ses adversaires.
02:43Il a admis la défaite.
02:44Et il s'est dit prêt à travailler avec les démocrates dans un esprit constructif.
02:49Cela étant, quand on connaît Donald Trump, on imagine aisément qu'il ne va pas se contenter de regarder passer
02:55les trains,
02:56de laisser tranquillement les démocrates défaire tout ce qu'il a essayé d'imposer depuis deux ans.
03:01C'est un président qui va se battre et pas seulement avec son droit de veto.
03:04Du côté des démocrates, le défi est considérable.
03:07Il va falloir être à la hauteur de ce qu'attendent les Américains,
03:11notamment en matière de pouvoir d'achat.
03:12Il va falloir aussi faire la synthèse entre les partisans de réformes très radicales à la gauche de parti
03:18et ceux qui défendent une ligne beaucoup plus modérée,
03:21là encore, dans la perspective de la prochaine élection présidentielle.
03:24Ceux qui ont de la mémoire ici à Washington se souviennent que la dernière fois
03:27que les démocrates ont été portés par une telle vague,
03:30c'était en 2008 pour accompagner la victoire de Barack Obama à l'élection présidentielle.
03:35Deux ans plus tard, à nouveau à ces élections à mi-mandat,
03:38c'était une claque énorme pour eux et six années de cohabitation pour le président Barack Obama
03:43qui allait ouvrir la voie au premier mandat de Donald Trump.
03:46Merci Thierry Arnaud, envoyé spécial à Washington pour BFM Business.
03:51Mathieu Jolivet, vous avez aussi suivi depuis la nuit dernière ces élections heure par heure.
03:56Première conséquence, Donald Trump a lourdement perdu ici.
03:59Les démocrates ne vont pas le louper, notamment sur sa politique étrangère.
04:03Oui, et pour ça, les démocrates s'apprêtent à déclencher une avalanche d'enquêtes parlementaires
04:08à partir du 3 janvier.
04:09Le dossier au-dessus de la pile, c'est l'Iran.
04:11Le représentant démocrate Jason Crow, un ancien militaire qui vient d'être réélu,
04:16veut savoir combien cette guerre coûte,
04:18combien de militaires américains ont été tués ou blessés,
04:21quels dégâts ont subi les bases et dans quel état sont les stocks de missiles.
04:25Et le sénateur démocrate Chris Murphy veut lui contraindre les budgets liés à la guerre en Iran
04:31pour imposer une sortie de conflit.
04:33Dans le viseur des démocrates, il y a les négociations confiées aux proches du président,
04:37son gendre Jared Kushner, et son émissaire Steve Whitcoff.
04:40Les démocrates veulent examiner les liens entre cette diplomatie du deal,
04:44propre à Donald Trump, et les intérêts privés.
04:46Maintenant, il ne faut pas se leurrer.
04:48Et Trump va conserver une très grande latitude en politique étrangère,
04:52vue de l'étranger, pour les chefs d'État, leurs interlocuteurs.
04:55Ce n'est pas le Congrès, ce n'est pas le Sénat, ça reste l'administration Trump.
04:59Et pour l'Europe, Mathieu, qu'est-ce que ça va changer ?
05:01Eh bien, regardez Jim Himes, qui a été réélu hier dans le Connecticut.
05:04Ce démocrate pourrait prendre la présidence de la commission du renseignement
05:08à la Chambre des représentants.
05:10Et son combat, c'est quoi ?
05:11C'est d'accélérer les livraisons d'armes à l'Ukraine.
05:14Des aides débloquées non plus en neuf mois, mais en neuf jours ou neuf semaines.
05:18Après, à Paris, comme dans de nombreuses chancelleries européennes,
05:21on reste extrêmement prudent.
05:23On espère que le Congrès puisse jouer son rôle de contre-pouvoir.
05:26Mais on se méfie aussi de l'imprévisibilité de Donald Trump,
05:29qui garde une grande latitude sur sa politique étrangère.
05:32Sur l'Ukraine, l'exigence française, elle reste la même.
05:35Il faut sécuriser la ligne de front, ne pas reconnaître les annexions de la Russie,
05:39et empêcher que Washington et Moscou décident seuls de la sécurité européenne.
05:43sur l'Iran maintenant.
05:45Dans le Golfe, Paris veut avancer avec Londres sur la sécurisation du détroit d'Hormuz,
05:50avec une obsession, faire baisser le coût des assurances.
05:53Les primes d'aujourd'hui sont quasiment aussi élevées que les prix des cargaisons.
05:57À ce niveau-là, le transport reste prohibitif,
06:00et les armateurs préfèrent ne pas passer, même si le détroit reste ouvert.
06:04Donc à Paris, on reste suspendu, notamment à cette période de 60 jours,
06:08avant l'entrée en fonction du nouveau Congrès américain.
06:11Une période pendant laquelle personne ne sait si Trump tentera un nouveau coup de force
06:15ou jouera la stabilité.
06:16Par ailleurs, Mathieu, ça fait longtemps que les Européens ont appris
06:18que leur sécurité ne pouvait pas dépendre des alternances américaines.
06:22Oui, ça ne date pas d'hier.
06:23Le premier signal, c'était le pivot pacifique opéré par Barack Obama en 2011.
06:28Cette priorité de l'Indo-Pacifique, avec une Amérique qui délaisse, voire maltraite l'Europe,
06:33date d'il y a plus de 15 ans.
06:34Rappelez-vous, sous Biden, il y a eu AUKUS, ce partenariat entre Washington, Londres et Canberra,
06:40annoncé en 2021.
06:41À l'époque, les Américains avaient secrètement convaincu l'Australie
06:44de casser le contrat du siècle entre Canberra et le français Safran
06:49autour de 12 sous-marins à propulsion nucléaire.
06:51Ça, c'était sous présidence démocrate.
06:53En fait, vu d'Europe, Trump ne fait qu'ajouter de la brutalité et du spectacle
06:58à un mouvement qui, lui, est plus ancien.
07:00Merci beaucoup, Mathieu Jolivet.
07:02Chaque secteur, dans ses circonstances, voit ou pas midi à sa porte,
07:06alors que la tech est le secteur porteur de l'économie américaine en ce moment.
07:10Frédéric Simotel, comment voit-il cette victoire démocrate aux élections ?
07:14Est-ce que cette vague bleue, c'est une bonne nouvelle pour les démocrates, Frédéric ?
07:18On sait que la relation entre tech et politique, ça a toujours été un petit peu compliqué.
07:22Même du temps de Biden.
07:24Et puis, on se souvient, première mandature, Trump.
07:26Trump réunit tous les grands patrons lors d'un dîner.
07:28Deuxième mandature, lors de son investiture.
07:30On les a vus, ils étaient tous là.
07:32Alors, globalement, Trump reste quand même un patron pro-tech et pro-IA.
07:36Les démocrates aussi, globalement.
07:38Mais il y a quand même quelques points de friction.
07:41Alors, l'IA devrait conserver son soutien politique, notamment dans le militaire.
07:45Mais ce n'est pas le cas dans de nombreux domaines, notamment les data centers.
07:48Parce qu'on sait que de nombreux candidats démocrates
07:51se sont carrément opposés à des projets de data centers dans leurs États.
07:54Le Texas, l'OEA, la Georgie.
07:57Où de gros investisseurs, des grandes plateformes, les Open AI, Anthropik, comptaient installer leurs data centers.
08:02Ils s'en remettent d'ailleurs à des sondages qui indiquent que la population,
08:04elle est pour moitié anti-data centers.
08:07La pollution, la consommation d'énergie, l'occupation des territoires.
08:12Alors, rien ne devrait changer.
08:14Enfin, tout devrait changer de ce côté-là.
08:16Par contre, ce qui devrait moins changer, c'est les exportations vers la Chine.
08:19Là, on pense qu'on va continuer à restreindre un peu les exportations de puces vers la Chine.
08:24Il y aura peut-être des compromis sur les droits de douane.
08:26Il y aura l'IA et le militaire.
08:27Là aussi, ça ne va pas trop changer.
08:29Qu'est-ce qui pourrait changer ?
08:29La première chose qui pourrait changer, c'est l'accueil des étudiants.
08:32Vous savez, on avait tout fermé.
08:34Mais là, peut-être qu'on va réouvrir un peu les portes.
08:37Alors, peut-être pas aux étudiants chinois, mais aux étudiants indiens, aux étudiants d'Asie du Sud-Est.
08:42Les investissements, on l'a vu pour les investissements qui avaient été entrepris auprès d'Intel.
08:46Ça, ça va se poursuivre.
08:47C'est Biden qui l'avait lancé.
08:49Donc, il n'y a pas de raison de stopper tout ça.
08:51On peut imaginer des pressions, par contre, plus fortes sur tout ce qui est régulation de l'IA.
08:55On va peut-être avoir des choses, peut-être, état par état.
08:57Et puis, sur la concurrence, les acquisitions, la recherche aussi.
09:01Parce que les démocrates, Elon Musk et Donald Trump avaient bloqué beaucoup de choses.
09:07Et là, il va falloir reprendre pas mal de projets de recherche.
09:09Elon Musk, justement, il en sort fragilisé de cette victoire des démocrates ou pas ?
09:13Oui, risque élevé pour lui.
09:14Alors, on se souvient, il va sans doute payer pas mal de décisions du Doge.
09:17Vous vous souvenez, il avait accompagné Trump dans plein de coupures budgétaires.
09:20Et ça, il y a pas mal de gens qui lui en veulent.
09:22La fusion Tesla-SpaceX, c'est ça qui est au cœur de tout.
09:25Parce qu'aujourd'hui, il y a pas mal de risques réglementaires.
09:28Je pense que les démocrates vont se pencher de beaucoup plus près sur cette potentielle fusion.
09:33Il y a aussi toute la partie militaire autour de Starlink.
09:36Il y a une version militaire de Starlink sur l'Ukraine, la Russie, les Etats-Unis.
09:40On sait que là, il va certainement avoir un autre point de friction.
09:44Et puis, tous les agissements d'Elon Musk vont être désormais beaucoup plus sous surveillance.
09:51Justement, cette potentielle fusion Tesla-SpaceX va certainement être ralentie.
09:56J'ai l'impression que l'ingérence de mes lasers spatiaux dans l'élection n'a pas fonctionné cette fois,
10:01a plaisanté Elon Musk.
10:02Exactement. Après, business is business.
10:04Et on l'a vu souvent, quand les affaires reprennent,
10:08on oublie parfois certains points de friction politique.
10:11Merci Frédéric.
10:12Et puis le pouvoir d'achat, évidemment, qui était très en place dans cette campagne.
10:15Et en premier lieu, l'énergie, cette question.
10:18Ce soir, Margot Faudéré, les résultats des midterms vont-ils percuter la politique énergétique américaine ?
10:23Aujourd'hui, les géants des renouvelables bondissent en bourse,
10:25plus 7% pour le Danois Orsted, plus 3% pour Vessas, plus 11% pour First Solar.
10:31Avec un congrès démocrate, et donc peut-être pro-transition énergétique,
10:35le secteur espère une relance aux Etats-Unis.
10:38Oui Sandra, il faut dire que dès son investiture,
10:40Donald Trump avait suspendu par décret la délivrance de nouveaux permis pour les parcs éoliens en mer.
10:46Il a aussi renchéri le coût d'installation des fermes solaires en restreignant l'importation de matériel chinois.
10:52Et donc, même si les renouvelables ont réussi à fournir environ 30% de l'électricité américaine au début de
10:57l'année,
10:58il faut dire qu'elles l'ont fait au prix d'efforts et de nombreuses batailles juridiques.
11:01Et donc désormais, avec un congrès effectivement qui est largement recomposé,
11:05on peut penser qu'il sera plus facile de lancer de nouveaux projets.
11:08C'est en tout cas ce que pense Patrice Joffron, professeur à Dauphine,
11:11avec même malgré tout un petit peu de prudence.
11:13Écoutez.
11:14Il n'est pas impossible que des républicains s'entendent sur notamment la question des renouvelables
11:20avec les démocrates, en particulier parce que c'était assez étrange à observer.
11:26La réduction de l'Inflation Reduction Act a eu également un impact,
11:30et un impact assez significatif dans les Etats républicains.
11:33Donc il pourrait y avoir des compromis dans ce domaine.
11:35Et puis il ne faut pas oublier que le congrès vote aussi le budget fédéral,
11:38et en particulier le budget de l'énergie et de l'intérieur.
11:42L'intérieur qui est en charge des terres et donc du foncier,
11:44c'est un élément très important pour la politique énergétique.
11:47Et donc de ce point de vue-là aussi,
11:48cela pourrait orienter différemment les décisions en matière d'énergie.
11:51Pour autant Margot, il ne faut pas s'attendre à un changement radical
11:54de politique énergétique aux Etats-Unis.
11:56Alors non, probablement pas radical d'abord parce qu'aux Etats-Unis,
11:59plusieurs réglementations environnementales sont aux mains des élus locaux.
12:02Et donc congrès démocrate ou pas,
12:04en fait, certaines décisions se jouent non pas dans les Etats,
12:08mais bien à Washington.
12:09Et puis ensuite, il faut aussi dire que Donald Trump
12:11est allé très vite au début de son mandat.
12:13Il s'est empressé de sécuriser un certain nombre de contrats
12:16qui seront difficiles à défaire, assure Francis Perrin.
12:19Il est directeur de recherche à l'IRIS.
12:21Son administration a attribué beaucoup plus de permis d'exploration
12:26à l'industrie pétrolière et gazière.
12:28Ce qui a été attribué reste attribué.
12:31On ne pourra pas revenir là-dessus.
12:32Et puis dernière remarque enfin sur l'attitude des entreprises.
12:35Changeront-elles soudainement leurs projets au motif que le Congrès a été recomposé ?
12:40Là aussi, c'est peu probable pour Francis Perrin.
12:43Pensons au cas du géant énergétique français, Total Energy,
12:46qui a arrêté des projets éoliens offshore aux Etats-Unis,
12:50suite à un accord avec l'État fédéral.
12:52Quand vous avez fait ça, est-ce que vous allez revenir en arrière ?
12:55Pas forcément dans les deux ans qui viennent.
12:58Voilà, Total, qu'il faut préciser, avait reçu un milliard de dollars d'ailleurs,
13:01pour avoir conclu cet accord avec l'administration américaine.
13:03Donc il faudra surveiller les premières décisions du nouveau Congrès,
13:06qui prendra ses fonctions en début d'année prochaine.
13:08Ce sont des décisions que nous, Européens, nous regarderons particulièrement évidemment.
13:11Merci à tous les trois, Margot Faudéré, Mathieu Jolivier, Frédéric Simotel,
13:14d'être venu nous parler de ces mid-terms.
13:16On y reviendra dans une demi-heure, 18h45.
13:18En attendant, on se retrouve dans un tout petit instant.
13:20On va parler dans le débat de la fiscalité des entreprises et de leurs marges.
13:23A tout de suite.
13:28Le 18h éco, Sandra Gondoye.
13:3118h15, et c'est l'heure du débat sur BFM Business,
13:34en pleine discussion sur le budget au Parlement,
13:37et alors que le gouvernement cherche par tous les moyens à réduire le déficit public,
13:40à augmenter l'RSAT de l'État, focus sur les impôts appliqués aux entreprises.
13:43Je suis avec Anthony Morley-Lavidali, économiste chez Rex & Code.
13:46Bonjour.
13:47Bonjour.
13:47Sylvain Bersinger est également ici, économiste et fondateur du cabinet Bersinger Co.
13:52Anthony, vous avez sorti une étude sur la profitabilité des entreprises.
13:56Le premier constat, c'est qu'elle est clairement grignotée par les prélèvements qui leur sont appliqués.
14:00Oui, je crois qu'il y a un grand malaise dans le débat français,
14:03ou en tout cas une idée reçue qui s'est incrustée aujourd'hui,
14:06qui est très difficile à enlever.
14:08C'est l'idée que les entreprises seraient massivement aidées en France,
14:12pire qu'elles vivraient d'argent public.
14:15Évidemment, on a fait des travaux pour montrer que, nettes des aides,
14:18les prélèvements appliqués sur les entreprises françaises
14:21sont toujours nettement au-dessus de la moyenne de la zone euro.
14:23Quand vous faites ce petit calcul sur l'ensemble des sociétés non financières,
14:27elles payent 21% de leur valeur ajoutée en prélèvement net des aides,
14:31alors qu'en zone euro, c'est 16% et l'Allemagne, c'est 12%.
14:35Donc on voit bien qu'on a un différentiel majeur.
14:37Mais ce n'était pas suffisant.
14:38Et donc on a pris, j'allais dire, le sujet par un autre angle en se disant,
14:41mais au fond, regardons les marges et la profitabilité des entreprises.
14:44Et là, c'est sans appel.
14:46C'est-à-dire qu'on a des taux de marge bruts, quand on les compare,
14:49qui sont plus bas que la moyenne de la zone euro,
14:51et même nettes, c'est-à-dire nettes de l'usure du capital.
14:54Parce qu'il ne faut pas oublier que, quand une entreprise investit,
14:56il faut d'abord remplacer le capital qui arrive à échéance.
14:59On est, encore une fois, tout en bas du classement de la zone euro.
15:02Ce qui montre bien qu'il y a quand même un sujet loin d'être aidé.
15:04Elles sont surtout fragilisées, nos entreprises.
15:06On est dans un contexte où marge, c'est presque un gros mot aujourd'hui.
15:08Ça, c'est dû à la politique.
15:10Mais c'est pourtant une situation, une différence qui perdure depuis déjà dix ans.
15:14Ah oui, mais ce n'est pas nouveau.
15:16Malheureusement, on ne découvre pas la Lune.
15:19Mais peut-être que c'était, jusque-là, mal documenté.
15:22Ou en tout cas, on a essayé d'objectiver un peu mieux le débat.
15:25Et ce qui est vrai, c'est qu'on a des entreprises qui sont relativement fragiles.
15:28Ce n'est pas pour rien qu'on ait un investissement, comme on le voit actuellement,
15:31qui n'est quand même pas très en forme.
15:33Et à un moment donné, ça pose quand même la question de,
15:36précisément quand on cherche à réduire notre déficit public,
15:39d'où est-ce qu'on peut aller trouver les économies ?
15:41Et je crois qu'abîmer le tissu productif dans un moment où il est déjà mis sous tension
15:46n'est probablement pas la manière la plus judicieuse d'opérer.
15:48On va voir sur quoi on peut agir, évidemment, avec vous, Sylvain Bersinger.
15:51Mais ce qui est en cause ici, c'est les cotisations employeurs,
15:54c'est la rémunération du travail, par exemple.
15:55C'est ça, ces deux valeurs-là.
15:57Oui, par exemple, pour prendre un exemple très concret,
15:59encore une fois, là où il y a, me semble-t-il, un grand malaise,
16:01sur les cotisations patronales.
16:04Malgré les exonérations que l'on applique,
16:06notamment sur les bas salaires,
16:07on prélève toujours beaucoup plus que nos voisins européens.
16:10Donc, on a le sentiment qu'on a beaucoup d'allègements,
16:12mais les taux normaux sont tellement élevés
16:15qu'à la fin, au bout du compte,
16:16on prélève toujours plus que les autres.
16:18Et ça, c'est, je trouve, mal compris.
16:20Et malheureusement, ça dégrade la compétitivité des entreprises.
16:23Enfin, il ne faut pas se faire de l'heure.
16:24À la fin, nous, ce qu'on dit,
16:25c'est que la France n'est pas une terre d'accueil des entreprises.
16:27Et c'est un vrai problème.
16:28On n'a pas assez d'entreprises en France.
16:29Le problème, c'est que ces entreprises-là,
16:31ces mêmes entreprises,
16:33doivent investir dans l'IA, la décarbonation.
16:36Il y a toujours des sujets sur lesquels
16:38elles sont attendues, finalement.
16:39Bien sûr.
16:40Et à la fin, c'est trivial de le dire,
16:42mais s'il n'y a pas de marge, il n'y a pas d'investissement.
16:44Il n'y a pas de miracle.
16:45Et malheureusement, aujourd'hui,
16:46on leur demande un peu l'impossible
16:47en étant, encore une fois, dans une situation
16:50qui est bien plus défavorable
16:51que toutes leurs concurrentes européennes ou internationales.
16:54Ça, c'est quand même une situation qui n'est pas durable.
16:55Et à la fin, ça se termine par des défaillances d'entreprises
16:58que l'on sait record et qui vont l'être encore probablement en 2027.
17:00On va essayer de revenir sur les solutions.
17:02Mais ne serait-ce que le débat qui dure depuis des années
17:04sur les impôts de production
17:05et qui grève dès le départ, finalement,
17:09ces entreprises françaises
17:10par rapport à leurs concurrentes allemandes, par exemple.
17:12Ça, ce débat-là, on n'est même pas arrivé
17:14à faire comprendre que c'était un vrai problème de compétitivité.
17:17Alors, c'est vrai.
17:18Je trouve qu'on a progressé quand même.
17:20Et aujourd'hui, un bout de consensus
17:21se dessine quand même sur l'idée
17:22que les impôts de production,
17:23ce n'est pas l'idée du siècle.
17:25Mais le problème, c'est qu'une fois qu'on dit ça,
17:27il faut bien voir qu'on ne peut pas les supprimer
17:29sans baisser la dépense en face.
17:30Et c'est là, aujourd'hui, où ça bloque.
17:31C'est de dire, bien sûr, que nos impôts
17:33ne financent pas la planète Mars.
17:34En face, il y a des dépenses publiques.
17:35Et les dépenses publiques, c'est pour partie le modèle social.
17:38Et donc, à un moment donné,
17:39il faut arriver à débattre sereinement
17:40de ce modèle social français
17:41qui est beaucoup plus important que dans les autres pays.
17:44Et est-ce qu'on est confortable
17:46à l'idée de distribuer beaucoup plus de retraites qu'ailleurs ?
17:48Des dépenses de santé bien plus importantes aussi ?
17:50Ça se discute sérieusement.
17:51Pour terminer ce diagnostic,
17:53est-ce qu'il y a des secteurs qui sont plus touchés,
17:57responsabilités ?
17:58Alors, oui, mais honnêtement,
18:00le message principal, c'est que c'est vrai dans tous les secteurs.
18:03Pourquoi ? Parce que c'est des prélèvements
18:04qui s'appliquent de manière uniforme.
18:06Que vous soyez un industriel,
18:08une entreprise de la construction
18:09ou des services aux entreprises,
18:11vous êtes plus touchés quand vous êtes dans ces secteurs serviciels.
18:15Mais globalement, toutes les entreprises,
18:17tous les secteurs en France sont plus pénalisés
18:19que leur homologue européen ou mondial.
18:21Dans ce contexte, Sylvain Bersinger,
18:22c'est quoi les marges de manœuvre aujourd'hui ?
18:24On est dans un contexte politique complètement explosif.
18:26Dès qu'on parle de marge,
18:27dès qu'on parle d'aide aux entreprises,
18:29c'est retoqué de l'autre côté.
18:31Qu'est-ce qu'on peut faire ?
18:32Non, c'est vrai que l'étude d'Anthony et de Rexecode,
18:34elle est très intéressante.
18:36C'est vrai que je trouve qu'on a un problème dans le débat public,
18:37au sens où, quand il y a les profits de Total
18:39ou de telle ou telle grande entreprise,
18:40ça fait de la une de l'actualité.
18:42Mais en fait, ces entreprises-là sont,
18:43je ne vais pas dire marginales,
18:44parce qu'elles sont très grosses,
18:45mais ne sont pas forcément représentatives
18:47du tissu économique français.
18:49Et donc, c'est intéressant,
18:50cette analyse sur les marges.
18:53Moi, le point de débat que j'ai sur cette étude,
18:55c'est plutôt sur les conclusions,
18:56les solutions, plutôt.
18:57Les solutions, c'est de dire,
18:59baissons les impôts et les cotisations,
19:02au sens large, les prélèvements sur les entreprises.
19:04Très bien, mais je crois que peut-être
19:06le principal problème de l'économie française aujourd'hui,
19:08c'est les finances publiques.
19:10C'est-à-dire qu'on est, disons,
19:11au bord d'une crise des finances publiques.
19:12Je ne sais pas comment le dire,
19:13mais enfin, on est dans une situation,
19:14quand on voit la hausse des taux,
19:15qui est quand même très tendue.
19:17Et c'est vrai qu'est-ce qu'on a
19:19les marges de manœuvre budgétaires
19:21pour une baisse massive de la fiscalité ?
19:23J'aimerais répondre oui,
19:24mais je n'en suis pas certain.
19:25Et je pense qu'on peut agir
19:26pour aider le tissu productif français,
19:28comme ça a été dit,
19:29sur des sujets qui ne coûtent pas d'argent public.
19:33Les réglementations,
19:34on sait que pour construire une usine,
19:36c'est quand même très compliqué,
19:37très long, très incertain administrativement.
19:39La formation, voilà,
19:40on sait qu'on forme tout un tas de filières
19:42avec des débouchés incertains,
19:43alors qu'il y a des entreprises
19:44qui n'arrivent pas à recruter, etc.
19:45Et donc, moi, peut-être pour relancer le débat,
19:48est-ce qu'on peut trouver des solutions
19:50à ces marges qui ne coûteraient pas
19:52un euro d'argent public, en fait ?
19:53Des mesures, on parlait de la réforme de l'État,
19:55voilà, je trouvais que sur les remèdes,
19:58je trouvais qu'on était très dépensants
20:00de l'argent public, ou baissons les charges.
20:02Et donc, ma question,
20:03pour envoyer une pique pour le débat,
20:05c'est quelles solutions
20:06qui ne coûteraient pas d'argent public ?
20:07Anthony ?
20:07Alors, je suis 100% d'accord avec Sylvain,
20:09et puis comme on se connaît depuis 150 ans,
20:11je lui réponds volontiers.
20:12Je suis parfaitement d'accord.
20:14On n'appelle surtout pas à baisser la fiscalité
20:16sans baisser les dépenses en face.
20:17Ça, on est extrêmement clair là-dessus.
20:19Il faut qu'on ait un débat.
20:20Nous, on essaye le plus possible
20:22de porter ça dans le débat public.
20:23Mais il faut qu'on parle de notre modèle social,
20:25de toutes les dépenses,
20:26où on est très au-dessus de la moyenne européenne.
20:28Et je suis parfaitement d'accord pour dire,
20:29ne surtout pas financer une politique
20:31de l'offre à crédit.
20:32C'est ce qu'a fait Emmanuel Macron.
20:33Ça a été, pour le coup, un échec.
20:35Non pas que la politique de l'offre
20:36ait été un échec de point de vue de ses résultats,
20:38mais du point de vue de son financement.
20:40Et ça, c'est ce qu'il ne faut absolument pas refaire.
20:43Donc, il faut absolument financer ces choses-là.
20:44Et puis, par ailleurs, c'est totalement juste de dire,
20:47il y a plein de mesures qu'on appelle non budgétaires,
20:49notamment la réglementation,
20:51où évidemment, on peut faire tout un tas de choses.
20:53On voit bien que pour ouvrir une usine,
20:54c'est la croix et la bannière en France.
20:56Et il y a 15 jours, me semble-t-il,
20:59le PDG d'Airbus était auditionné à l'Assemblée nationale.
21:01Lui-même rappelait qu'il veut investir en France,
21:03mais que c'est d'une complexité sans nom.
21:05Et qu'à la fin, ça se traduira par moins d'investissements
21:07sur le territoire français,
21:08parce qu'on lui met du bâton dans les roues.
21:10Oui, c'est ça.
21:11Sylvain Bersinger.
21:12Non, mais c'est vrai que quand on se compare à nos voisins,
21:15il y a un problème.
21:16Là, il y a des écarts de fiscalité.
21:18Mais alors, c'est plus difficile à quantifier,
21:20c'est plus du qualitatif.
21:21Mais c'est vrai que ce qui ressort aussi,
21:22c'est qu'ouvrir une usine en France,
21:24c'est souvent plus compliqué que dans d'autres pays.
21:26Les recours administratifs,
21:27le temps qu'il faut pour avoir des réponses,
21:29pour avoir le bon papier,
21:30et puis hop, il y a tel...
21:31Enfin, il y a une complexité administrative
21:35qui en elle-même coûte de l'argent.
21:36D'ailleurs, c'est un peu, je dirais, la double peine.
21:39Et là-dessus, il pourrait y avoir
21:42au-delà des questions budgétaires.
21:43C'est-à-dire que ça ne coûterait pas d'argent,
21:44voire même ça en ferait gagner.
21:45Et ça permettrait de dynamiser l'investissement
21:48et à terme, les marges aussi.
21:50Donc, je pense que dans le débat présidentiel qui s'ouvre,
21:53ce qui serait intéressant chez les candidats,
21:54c'est de nous dire,
21:55OK, faites-nous des mesures
21:56qui ne creusent pas d'un euro le déficit public.
21:58On ne veut aucune mesure
21:59qui creuse le déficit public d'un euro.
22:00Ce serait un peu caricatural,
22:01mais ce serait intéressant
22:02de lancer cette proposition-là aux candidats.
22:05Il va falloir aller au-delà de la facilité
22:06pour finir, Anthony.
22:07Oui, je suis parfaitement d'accord.
22:08Et nous, ce qu'on documente pour finir,
22:09c'est l'idée que le partage
22:10de la valeur ajoutée
22:11entre le capital et le travail,
22:13il est beaucoup plus favorable
22:14au travail en France,
22:15donc la rémunération des salariés.
22:17Pourquoi est-ce que ça n'est pas ressenti ?
22:19Parce qu'on a un écart énorme
22:20entre le super brut et le net.
22:22Ça, c'est les prélèvements.
22:23Et c'est le gros sujet
22:24qu'il faut absolument adresser.
22:26Mais ce n'est pas un sujet
22:27de partage de la valeur,
22:28contrairement à ce qu'on pense.
22:29Et donc, si à la fin,
22:29on veut régler notre problème
22:30du pouvoir d'achat,
22:31il nous faut de la croissance.
22:32C'est que la valeur ajoutée
22:32ne progresse plus assez vite
22:33en France aujourd'hui.
22:34Et c'est comme ça
22:35qu'on arrivera à endiguer un peu
22:37le problème aujourd'hui.
22:38Ça passera par ça.
22:40Effectivement,
22:40les chiffres du troisième trimestre
22:41ne vont pas tellement dans votre sens.
22:42On en a discuté sur ce plateau
22:43il y a trois jours.
22:44Et effectivement,
22:45on va avoir du mal.
22:46Merci à tous les deux.
22:47Anthony Morley,
22:47la vie d'allié économiste
22:48chez Rex & Code,
22:49Sylvain Bersingé,
22:50économiste et fondateur
22:51du cabinet Bersingéco,
22:52d'être venu aujourd'hui
22:54dans cette émission.
22:56Vous restez à le compte.
22:56On se retrouve dans un tout petit instant
22:58avec les marchés.
23:00DFM Business présente
23:06Le 18h éco,
23:07Sandra Gondoy.
23:08Et il est 18h30.
23:09On fait le point comme tous les soirs
23:11sur la séance du jour
23:12sur les marchés.
23:13Tout ce qu'il faut retenir
23:13de cette journée.
23:14C'est avec Guillaume Semoirère.
23:15Ce soir, Guillaume,
23:16le CAC a terminé largement dans le vert.
23:18C'est une super séance
23:19effectivement partout en Europe.
23:20On gagne 2% quasiment à Paris,
23:212% en Europe.
23:22Donc les mid-terms,
23:23leur résultat est salué
23:24par les investisseurs.
23:25Le secteur bancaire
23:26en profite particulièrement.
23:27Regardez par exemple
23:27BNP Paribas.
23:28Le titre gagne 5% ce soir
23:29parce qu'on a une légère
23:30détente obligataire
23:31après ces mid-terms.
23:32Et aussi, et surtout peut-être
23:33d'ailleurs aussi,
23:34du pétrole sous les 100 dollars.
23:36On repasse sous les 100 dollars
23:37pour le baril de Brent.
23:39L'espoir d'une négociation
23:40peut-être à venir
23:41un peu plus aboutie
23:41maintenant que les mid-terms
23:42sont passés.
23:43En tout cas,
23:43c'est l'espoir des marchés
23:44et tout cela participe
23:46à profiter au secteur bancaire
23:47puisque si les taux se détendent
23:48avec la baisse des comptes du pétrole,
23:50c'est bon pour le secteur.
23:50Le luxe aussi
23:51qui profite de l'espoir
23:52de moindre droits de douane.
23:53Ça reste l'espoir des marchés.
23:55Les lunettes roses ce soir.
23:56On verra si cela dure.
23:57Mais le luxe ce soir
23:58du coup s'en sort bien.
23:59Kering termine plus fort
24:00aux hausses du CAC,
24:00plus 6%.
24:01Et l'auto aussi.
24:02Les droits de douane
24:02sur l'automobile
24:03dont le marché espère
24:04peut-être un assouplissement.
24:05À voir, encore une fois.
24:06Mais Mercedes par exemple
24:07gagne 3% en clôture.
24:09En revanche,
24:09les valeurs de défense
24:10en Europe ont souffert.
24:10On se dit qu'il y aura
24:11éventuellement un peu moins
24:12de dépenses militaires américaines.
24:13En tout cas,
24:14Thalès perd un peu plus d'un pourcent.
24:15Puis on reviendra sur la tech aussi
24:17qui a souffert ce soir à Paris.
24:18Legrand ou encore Schneider,
24:20Sandra ont reculé chacune
24:21d'un peu plus de 4,5%.
24:23Un mot de l'inflation
24:24en zone euro qui a été publié.
24:25Elle accélère encore
24:26à 4% au mois d'octobre.
24:27C'est un peu au 3 ans
24:29pour l'inflation en zone euro.
24:30En tenant compte de l'énergie.
24:31En revanche,
24:31sans tenir compte de l'énergie,
24:32l'inflation reste stable.
24:34Voilà.
24:35Wall Street en net hausse également
24:36à l'ouverture
24:37après les résultats des midterms.
24:38Effectivement.
24:39Franchement,
24:39les résultats sont peut-être
24:41encore plus salués
24:41que ce que l'on aurait pu imaginer
24:43parce qu'on a un Nasdaq
24:43qui progresse ce soir
24:44de quasiment 2,5%.
24:46Un S&P 500 hausse d'1,8%.
24:49Ça passe crème,
24:50le résultat de ces midterms.
24:51Alors, c'est une tradition quand même.
24:52Après les midterms,
24:53à chaque fois,
24:54Wall Street progresse.
24:55Voilà.
24:55Après les midterms
24:56parce que c'est une incertitude levée.
24:58Mais là, c'est vrai que la hausse,
24:59l'ampleur de la hausse
24:59est peut-être surprenante.
25:01Les secteurs qui se distinguent,
25:02c'est un peu les mêmes qu'à Paris.
25:03On a l'industrie.
25:04Le Dow Jones gagne
25:051000 points d'un coup là ce soir.
25:06D'un coup d'un seul.
25:07C'est l'indice américain
25:08qui progresse le plus.
25:09Plus 3%.
25:10Les énergies renouvelables.
25:12Oui, avec l'espoir peut-être
25:13d'un assoupissement
25:14de la réglementation aux Etats-Unis.
25:15En fait, Donald Trump
25:16n'aime pas les éoliennes
25:17mais il aimait bien le solaire.
25:18Il n'était pas contre le solaire.
25:19Mais quand même,
25:20les valeurs solaires profitent
25:21de la victoire démocrate malgré tout.
25:23Le titre First Solar
25:23gagne 10% en ce moment
25:25aux Etats-Unis.
25:25Puis en Europe,
25:26certaines valeurs d'ailleurs
25:27en ont profité.
25:27Nordex ou encore Iberdrola
25:29gagne chacune plus de 4%.
25:31D'autres valeurs qui se distinguent.
25:33La défense qui est en baisse
25:35comme en Europe.
25:36Et puis, on parlera de la tech
25:38dans un instant
25:38de l'impact sur la tech
25:39quand même de ses mid-termes.
25:40Mais au-delà de ses mid-termes,
25:41McDonald's a publié ses résultats.
25:42Je voulais quand même
25:43vous le signaler
25:43parce que la publication est saluée.
25:44Le titre gagne 5%.
25:46Et pendant ce temps,
25:46l'économie américaine continue
25:48de très bien se porter.
25:49L'ISN des services
25:50à un niveau très costaud.
25:52Il a été publié à plus de 54%.
25:53C'est très dynamique.
25:54Ça n'a pas empêché quand même
25:55cette vague de dégagisme
25:56aux Etats-Unis
25:57parce qu'on a une croissance
25:58qui tente à exclure
25:59les classes moyennes.
26:00Et c'est ce qui a été sanctionné
26:01par les électeurs hier soir.
26:02Et si on se concentre, Guillaume,
26:03sur la tech,
26:04plusieurs sujets dans cette campagne.
26:06Il y avait bien sûr l'IA.
26:06Il y avait bien sûr aussi
26:07beaucoup les data centers.
26:09Ce virage politique
26:10pourrait-il avoir
26:11des répercussions durables
26:12pour le secteur ?
26:13Alors, ça reste à l'état de question.
26:15Le marché n'apporte pas
26:15de réponse claire ce soir.
26:16D'ailleurs, on a un Asda
26:17qui progresse, je vous le disais,
26:18de 2,5%.
26:19Mais des valeurs au sein de la tech
26:21qui ont des sortes
26:22des destins extrêmement variés ce soir.
26:23Par exemple,
26:24les valeurs d'Elon Musk
26:25sont en forte baisse.
26:26SpaceX perd quasiment 5%.
26:27Tesla perd 3,5%.
26:29Le marché craint peut-être
26:31des enquêtes
26:31sur certains contrats
26:32passés par Elon Musk
26:34avec l'État américain
26:34sous l'administration d'Olen Trump.
26:36Peut-être des enquêtes à venir.
26:37Et puis, pas de chance.
26:38Elon Musk, il avait installé
26:39le siège de SpaceX et Tesla
26:40ou au Texas
26:41en se disant
26:42c'est républicain le Texas
26:43et puis c'est républicain forever
26:44pour toujours
26:45avec des niveaux d'impôts très bas.
26:47Mais pas du tout.
26:47Tout le Texas aussi a basculé démocrate.
26:49Mais c'est quand même là
26:50que Tesla et SpaceX
26:51ont désormais leur siège.
26:52Ces deux valeurs sont en repli.
26:53Au-delà du cas un peu anecdotique
26:55d'Elon Musk,
26:56on voit les acteurs
26:56des data centers qui reculent.
26:58Par exemple,
26:58Corweave perd 10% ce soir.
27:00Nebius perd 6%.
27:01La crainte d'un moratoire.
27:03Les démocrates, effectivement,
27:04pourraient lancer un moratoire
27:05sur la construction de data centers
27:06qui consomment beaucoup d'électricité,
27:08d'énergie,
27:08font monter les prix de l'électricité.
27:10Je ne l'ai pas dit
27:11parce que les démocrates,
27:12c'est ce que nous disent
27:13les experts boursiers ce soir,
27:14les démocrates quand même
27:14ne vont pas chercher à freiner
27:16l'intelligence artificielle.
27:17Ils sont en pleine course là-dessus
27:18avec les Chinois.
27:19C'est une question de souveraineté
27:20et un enjeu presque de défense
27:21pour les Américains.
27:22Mais c'est vrai que les data centers,
27:24les acteurs,
27:25les valeurs liées aux data centers
27:26ce soir ont reculé
27:27et continuent de reculer
27:28à l'instant au moins 10%.
27:30Je vous le disais
27:30pour ce titre Corweave.
27:33Des publications dans la tech
27:34au-delà des mid-terms,
27:35AMD, Supermicro,
27:36elles sont saluées à leur publication.
27:37Ces deux valeurs gagnent 1%.
27:38Et ce soir à suivre,
27:39Datadog,
27:40dont beaucoup d'experts se disent
27:41ça peut être un grand gagnant l'IA
27:42parce que Datadog profite
27:44de l'accélération du cloud
27:45sans supporter
27:46les vagues d'investissement,
27:47les énormes investissements
27:48annoncés par ses concurrents.
27:49Datadog,
27:50donc après la clôture de Wall Street
27:51à 22h tout à l'heure.
27:52Merci beaucoup Guillaume Sommerer
27:53pour ce point marché.
27:55Le reste de l'actualité
27:56dans ce 18h éco.
27:59L'automobile allemande
27:59qui s'enfonce dans la crise
28:00avec ce nouvel avertissement
28:02sur les résultats
28:03de BMW.
28:04Le deuxième en moins de 6 mois.
28:06Le constructeur premium allemand
28:07a très fortement abaissé
28:08sa prévision de marge opérationnelle
28:10pour son activité automobile.
28:12Justine Vassogne,
28:13elle pourrait même être
28:14négative cette année.
28:16Oui Sandra,
28:16les chiffres sont assez impressionnants.
28:19BMW ne prévoit plus cette année
28:20qu'une marge opérationnelle
28:22entre moins 0,5%
28:24et 0,5%
28:25pour sa branche automobile.
28:27Le groupe misait précédemment
28:29sur une fourchette
28:29entre 1 et 3%,
28:30ce qui était déjà très faible
28:32pour un constructeur automobile premium.
28:34Au troisième trimestre,
28:35le bénéfice opérationnel
28:37de BMW a chuté de 30%.
28:39Il recule de 15% sur un an.
28:42BMW comme Volkswagen
28:43comme Mercedes
28:44se souffre tout particulièrement
28:45en Chine
28:46où ses ventes ont reculé
28:47de 25% sur un an.
28:50Il subit de plein fouet
28:51la contraction de ce marché.
28:53Le premier au monde
28:53en recul de 20%.
28:55La Chine,
28:55c'est aujourd'hui
28:56le premier marché de BMW.
28:58Peut-être plus pour longtemps
28:59parce que la situation est telle
29:01que les Etats-Unis
29:01sont sur le point
29:02de la supplanter.
29:03Mais pour se relancer en Chine
29:05justement Justine,
29:06BMW mise beaucoup
29:06sur sa nouvelle génération
29:07de véhicules.
29:08Oui, nouvelle génération
29:09que le constructeur appelle
29:10la Noyeu Classe E
29:11traduire la nouvelle classe.
29:13BMW y a investi
29:14autour de 10 milliards d'euros.
29:16La Noyeu Classe E
29:17ce sont des voitures électriques
29:18très technologiques
29:19axées sur le logiciel
29:21des voitures conçues
29:22pour aller notamment
29:23concurrencer
29:24les voitures électriques
29:25chinoises haut de gamme
29:26comme celle de Xiaomi
29:27par exemple.
29:29La stratégie a l'air
29:29de fonctionner
29:30pour le moment
29:31puisque le premier modèle
29:32de cette Noyeu Classe E
29:33la BMW iX3
29:35se vend bien
29:36mieux qu'attendu
29:37à tel point
29:38que BMW a dû
29:39augmenter la cadence
29:40de production
29:41dans ses usines.
29:42Le groupe va aussi
29:43retirer du marché
29:44plutôt que prévu
29:44des modèles plus anciens.
29:46Résultat,
29:46ça fait des charges supplémentaires
29:48charges qui pèsent
29:49sur les résultats
29:51nous explique BMW
29:52aujourd'hui.
29:53Pour sortir de la crise
29:54le constructeur
29:55s'est aussi engagé
29:56dans une vaste restructuration.
29:58Le groupe veut supprimer
29:598000 postes.
30:00Il a lancé
30:01début octobre
30:01un plan de départ volontaire
30:02qui a très bien fonctionné
30:04puisqu'il est déjà
30:05terminé,
30:06refermé.
30:07Il faut dire que
30:07selon la presse allemande
30:08les conditions
30:09étaient particulièrement
30:10avantageuses
30:10avec des indemnités
30:12de départ
30:12jusqu'à 650 000 euros
30:14tout de même.
30:15BMW va ainsi
30:16pouvoir accélérer
30:17sa réorganisation
30:18qui devrait être
30:19bouclée
30:19à la mi-2027.
30:21Merci beaucoup
30:22Justine Vassogne.
30:24On en vient
30:24à cette attaque inédite
30:25dans le monde bancaire
30:26dévoilée
30:27par un chercheur américain
30:28spécialiste de la crypto.
30:30Crédit Mutuel Arkea
30:31a été piraté
30:32en début de semaine.
30:33Une cyberattaque
30:34à plus de 100 millions
30:35de dollars de préjudice.
30:36La banque affirme
30:37que l'incident
30:38est désormais terminé
30:39Astré-Olivier
30:40mais pour le moment
30:41impossible de savoir
30:42quel commanditaire.
30:43En revanche
30:43on sait comment
30:44il a procédé.
30:45Oui tout à fait.
30:46Pour le moment
30:47on sait que les hackers
30:47ont dépouillé
30:48Crédit Mutuel Arkea
30:49dans moins 133 millions d'euros.
30:51Le montant du vol
30:52n'est pas confirmé
30:53mais on vient
30:54de recevoir
30:55un communiqué de presse
30:57de la banque
30:57qui nous a validé
30:59l'ordre de grandeur
31:00du montant du préjudice.
31:03Ils assurent aussi
31:04qu'il n'y a pas de risque
31:05pour les actifs
31:06des clients
31:06mais on ne sait pas
31:07exactement
31:08comment les pirates
31:08ont opéré.
31:10On écoute
31:10les hypothèses
31:11de Grégory Raymond
31:11qui est journaliste
31:12spécialisé dans les cryptos.
31:15Je ne peux pas dire
31:16si ce sont
31:17les dépôts des clients
31:18ou si ce sont
31:19les liquidités
31:19ou la trésorerie
31:20de la banque
31:21mais en tout cas
31:22les fonds sont sortis
31:23via une entité
31:24Fortunéo
31:25et pas un client
31:27Fortunéo
31:28ou Crédit Mutuel
31:29Arkea.
31:30Il y a eu
31:30un piratage
31:31au niveau central
31:33dans la banque.
31:34Comme je vous le disais
31:35dans le CP
31:36on nous a dit
31:37que ce n'était pas
31:37Fortunéo
31:38comme on l'a entendu
31:39dans le son
31:39et bien Crédit Mutuel
31:40Arkea
31:41c'est une entité
31:42de Crédit Mutuel
31:42Arkea
31:43qui a été la porte
31:44d'entrée des hackers.
31:46Les millions volés
31:46ont ensuite été envoyés
31:47sur des plateformes
31:48de crypto-monnaies
31:49pour être blanchis
31:50via des comptes
31:51créés à partir
31:52d'identités usurpées
31:53et certainement
31:54grâce à l'IA
31:56on écoute
31:57Mohamed Boumediane
31:58qui est fondateur
31:58de ZIWIT
32:00Vous pouvez faire
32:01travailler des agents
32:02pour créer ces comptes
32:04et que l'agent
32:05aille chercher
32:05des pièces d'identité
32:06qui ont été potentiellement
32:07piratées
32:08ou qu'il les crée
32:08lui-même
32:09et du coup
32:10vous êtes en mesure
32:11aujourd'hui
32:12de créer des centaines
32:13de millions
32:13de comptes
32:14à la volée
32:15en un simple clic
32:16et c'est là
32:17où il faut se rendre compte
32:18du danger
32:19de l'IA
32:19si on n'a pas
32:21en face de ça
32:21des super-intelligences
32:23cyber
32:24pour contrer
32:25ces IA
32:25L'attaque
32:27n'a pas encore
32:27été revendiquée
32:28mais elle pourrait venir
32:29d'un réseau de hackers
32:30franco-israéliens
32:31qui s'est spécialisé
32:33dans l'usurpation
32:33en masse d'identité
32:34un coup dur
32:36pour Crédit Mutuel Arkea
32:37qui a toutefois
32:38de quoi absorber le choc
32:39avec 11 milliards
32:40de fonds propres
32:41Merci beaucoup
32:42Astré Olivier
32:43et puis pour terminer
32:44avant l'international
32:45on vous parle
32:45de la Paris Creator Week
32:48pardon
32:48dès aujourd'hui
32:49et jusqu'à demain
32:50à la Grande Halle de la Villette
32:51troisième édition du genre
32:53bonjour Marc Le Sage Moretti
32:54vous êtes président
32:55cofondateur de l'événement
32:56et de Jo Carize
32:57vous êtes en direct
32:59avec nous
33:00alors la Créateur Économie
33:01c'est actuellement
33:03217 milliards de dollars
33:04au total
33:05ça pourrait dépasser
33:06les 1200 milliards
33:08d'ici 2033
33:09non seulement
33:10c'est un marché
33:11qui croit considérablement
33:13mais surtout
33:13ce que vous nous dites
33:14c'est qu'il se transforme aussi
33:17Tout à fait
33:18il y a une croissance
33:18exceptionnelle du secteur
33:20là on est à 26% par an
33:21de croissance
33:22comme je dis
33:23chaque année
33:23à la Paris Creator Week
33:24quand on a une croissance
33:25de 25% par an
33:26ça veut dire que le marché
33:27double à peu près
33:28tous les trois ans
33:28et donc effectivement
33:29on s'attend à ce que ça passe
33:30de 217 milliards
33:31à 1200 milliards
33:33d'ici 2033
33:35pour donner un peu
33:36des benchmarks
33:361200 milliards
33:37c'est à peu près
33:38la taille de l'économie actuelle
33:39de la publicité
33:40au niveau mondial
33:41donc aujourd'hui
33:42la Créateur Économie
33:42c'est un sixième
33:43de tout l'argent
33:45qui est dépensé
33:45dans la publicité
33:46au niveau mondial
33:46et 217 milliards
33:48c'est aussi un peu plus gros
33:49que l'industrie
33:49des jeux vidéo
33:50au niveau mondial
33:51et un peu plus gros
33:52que le PIB du Qatar
33:52En quoi il s'est structuré
33:54ce secteur
33:54ces dernières années ?
33:56Ça se professionnalise
33:58ce qui est le gros décalage
34:00encore qu'on voit
34:00entre les US
34:01qui est une économie
34:02à part entière
34:02c'est 70 milliards
34:03c'est 32%
34:04de la market share globale
34:06et la France
34:07c'est qu'en fait
34:08aux US
34:08les entreprises ont compris
34:10qu'elles peuvent utiliser
34:10des créateurs de contenu
34:11pour faire plein d'autres choses
34:12que de vendre des produits
34:14voilà et on fait
34:15de la communication financière
34:16via des créateurs
34:17on fait de la communication
34:18de crise
34:18du management de réputation
34:21de l'employé-advocacy
34:23c'est-à-dire donner envie
34:23aux gens de travailler
34:24dans mon entreprise
34:25donc voilà
34:25plein plein d'autres choses
34:27que seulement
34:27vendre des produits
34:28et ça se structure
34:30dans ce sens-là
34:31c'est-à-dire qu'aux Etats-Unis
34:33il y a des entités
34:34voilà qui sont
34:35complètement intégrées
34:36et qui réfléchissent
34:37à la communication
34:38avec les créateurs
34:38voilà de manière intégrée
34:40sans que ça soit
34:41des branches en fait
34:42différentes de l'entreprise
34:43qui n'ont aucune communication
34:44entre elles
34:45et qui gèrent
34:45la communication
34:46avec les créateurs
34:47En France c'est un marché
34:48de 10 milliards
34:49est-ce que la France
34:51a une façon de faire
34:52peut-être un peu différente
34:53est-ce qu'elle a des atouts
34:53à mettre en avant
34:54dans ce secteur ?
34:56Complètement
34:56nous c'est pour cette raison-là
34:58qu'on a fondé
34:58la Paris Creator Week
34:59c'est qu'on s'est dit
35:00il y a toujours
35:01la France a toujours
35:01sur-rayonné
35:02dans les industries
35:03culturelles et créatives
35:04on est très fort
35:05je ne sais pas
35:05par exemple dans le cinéma
35:06on arrive à faire venir
35:07le monde entier à Cannes
35:08et on s'est dit
35:09pourquoi ça ne serait pas
35:10la même chose
35:10dans la création de contenu
35:12on a une diversité culturelle
35:14dans la création de contenu
35:15il y a des créateurs de contenu
35:15sur plein de vertical
35:17du divertissement
35:18des informations
35:19de la science
35:20du business
35:20et donc on a envie
35:22de faire rayonner nos talents
35:23nos talents
35:24créateurs de contenu
35:24mais pas seulement
35:25on a aussi
35:26les plus gros acheteurs
35:27on a fait un track dédié
35:28sur le M&A
35:29la fusion acquisition
35:30dans la créateur économie
35:30on a parmi les plus gros acheteurs
35:32de l'écosystème
35:33avec Avas et Publicis
35:34on a des champions européens
35:35de la production
35:36avec Banijia Media One
35:37donc voilà
35:37on a plein de champions
35:38à faire valoir
35:39pour peser
35:40dans la créateur économie
35:41Est-ce que les PME
35:42seront un jour invités
35:43dans ce monde-là ?
35:44On voit que EDF
35:45que Orange
35:45commence à faire appel
35:46à des influenceurs
35:47mais est-ce que ce sera ouvert
35:49un jour
35:49aux plus petites entreprises
35:50d'une façon ou d'une autre ?
35:52Complètement
35:53je pense que voilà
35:54aujourd'hui
35:54ça concerne absolument
35:55tout le monde
35:55il y a des grands groupes
35:56qui travaillent
35:57avec des créateurs de contenu
35:59il y a des plus petits groupes
36:00il y a même des artisans
36:01qui se font connaître
36:02via les créateurs de contenu
36:03voilà
36:03c'est ici
36:04qu'est l'attention
36:04en fait
36:05donc capter l'attention
36:06des gens
36:06ça concerne tout le monde
36:08voilà
36:09et j'ai aucun doute
36:09que même au niveau politique
36:10le débat
36:11voilà
36:13enfin 2027
36:13va se jouer
36:14sur les réseaux sociaux
36:15et avec les créateurs de contenu
36:17oui il y a des chances
36:18juste pour terminer
36:18très très vite
36:19Marc Le Sage Moretti
36:20il y a 20 ans
36:20on mettait dos à dos
36:21les médias traditionnels
36:23et les créateurs de contenu
36:24aujourd'hui
36:24ils collaborent
36:25est-ce qu'ils représentent
36:27leur futur respectif ?
36:29je pense que oui
36:30au début
36:31les médias traditionnels
36:32voyaient peut-être
36:32d'un mauvais oeil
36:33les créateurs de contenu
36:34arriver
36:34et prendre des parts de marché
36:35aux médias traditionnels
36:36après les deux
36:37se sont rendus compte
36:38qu'ils avaient
36:38l'un et l'autre
36:39à gagner
36:40et à prendre de l'autre
36:41les créateurs de contenu
36:42non seulement
36:43font beaucoup de vues
36:44mais ont cette capacité
36:45à produire
36:46de manière très bon marché
36:47ça étonne toujours
36:49les grandes télés
36:50comment est-ce qu'ils font
36:51pour faire ça
36:52à aussi faible coût
36:53et à l'inverse
36:54les créateurs de contenu
36:55certes se professionnalisent
36:57mais ont énormément
36:58à apprendre
36:58des médias traditionnels
36:59donc voilà
36:59là aujourd'hui
37:00c'est plus une convergence
37:01des médias
37:02main dans la main
37:02vous voyez des créateurs
37:03de contenu aller au cinéma
37:04et vous voyez à l'inverse
37:05des journalistes
37:06devenir créateurs de contenu
37:07et lancer leur chaîne YouTube
37:08oui effectivement
37:09merci beaucoup Marc Le Sage Moretti
37:10président cofondateur
37:11de la Paris Créateur
37:12oui qu'en ce moment
37:13à la Grande Halle de la Villette
37:14jusqu'à demain
37:16on se retrouve dans un instant
37:17on reviendra sur les New Terms
37:18avec mon invité
37:19Marie-Cécile Naves
37:20directrice de recherche
37:21à l'IRIS
37:22spécialiste des Etats-Unis
37:23à tout de suite
37:25DFM Business présente
37:30le 18h éco
37:31Sandra Gondoy
37:3318h45
37:33on poursuit le 18h éco
37:34à l'international
37:35avec bien sûr
37:36ces élections
37:37demi-mandat aux Etats-Unis
37:38cette vague bleue
37:39qui a enseveli l'Amérique
37:40il y a quelques heures
37:42bonjour
37:43Marie-Cécile Naves
37:45vous êtes directrice
37:45de recherche à l'IRIS
37:47spécialiste des Etats-Unis
37:48on va voir un peu
37:49le jour d'après
37:49mais aussi tout ce que ça va
37:50ça va ou ça peut changer
37:52aux Etats-Unis
37:53on parlait tout à l'heure
37:53par exemple
37:54des marchés
37:55les valeurs
37:55qui montent
37:56dans les énergies renouvelables
37:58par exemple
37:58le pétrole qui redescend
38:00en dessous des 100 dollars
38:01on a l'impression
38:02qu'il y a une sorte
38:02de joie
38:04dans les marchés
38:06d'ailleurs que ce soit
38:06en Europe
38:07ou aux Etats-Unis
38:07depuis cette annonce
38:08des midterms
38:09oui alors les marchés
38:10ils sont un peu comme nous
38:11ils essaient de comprendre
38:12ce qui s'est passé
38:13ce que ça implique
38:15les motivations
38:16des électeurs
38:17des électrices
38:18et puis aussi
38:19les conséquences
38:20que ça va avoir
38:21sur un certain nombre
38:22de valeurs boursières
38:23en particulier
38:24la tech
38:25l'IA qui est en train
38:27d'être introduite en bourse
38:28et qui a pris
38:29un sérieux revers
38:30de la part
38:31de l'électorat américain
38:33hier
38:34parce que
38:35la croissance américaine
38:37elle est là
38:37elle est importante
38:38mais elle est beaucoup
38:39boostée
38:39par l'intelligence artificielle
38:43mais les électrices
38:44les électeurs
38:44envoient le message
38:45que ça ne leur bénéficie
38:46pas à eux
38:47ça bénéficie à ce qui est vu
38:49comme une petite caste
38:50de privilégiés
38:51de happy few
38:52autour du président
38:53et ça ne ruisselle pas
38:55dans l'électorat
38:56et puis
38:56il y avait hier
38:58un certain nombre
38:59de référendums
38:59dans les états fédérés
39:00sur les data centers
39:01et il y a une fronde
39:03très importante
39:04bipartisane
39:05y compris
39:06dans l'électorat républicain
39:07contre les data centers
39:08qui font monter
39:09le prix de l'électricité
39:10qui détruisent
39:10les écosystèmes
39:11et qui ne sont pas
39:12nécessairement vus
39:13comme un apport économique
39:15en tout cas
39:16à court terme
39:16donc ça évidemment
39:17ça doit perturber
39:18un petit peu
39:19les marchés financiers
39:19on peut le comprendre
39:20je voudrais revenir
39:21évidemment aussi
39:21sur les réactions politiques
39:23l'une des premières réactions
39:24c'est celle de Donald Trump
39:25hier
39:28ce matin
39:28chez nous
39:29réaction de félicitation
39:31il a reconnu sa défaite
39:32il a félicité
39:33les démocrates
39:33on a l'impression
39:34Thierry Arnaud
39:35le disait encore
39:36il y a quelques minutes
39:37qu'il est sonné
39:37Donald Trump
39:38est-ce qu'il est réellement sonné
39:40ou est-ce que ça cache
39:41autre chose
39:42d'après vous ?
39:42il ne reconnaît pas sa défaite
39:44c'est pas sa faute
39:44c'est la faute
39:45du parti républicain
39:46le parti républicain
39:47qui a avec lui
39:48conclu un pacte faustien
39:49il y a une dizaine d'années
39:50et qui commence
39:51à en payer la rançon
39:53parce qu'il s'essuie
39:54littéralement les pieds
39:55le président
39:56je veux dire
39:56sur le parti républicain
39:57c'est devenu son paillasson
39:59alors qu'ils l'ont soutenu
40:00porté au pouvoir
40:01qu'ils ont avalé
40:02toutes les couleuvres possibles
40:03en politique internationale
40:05comme en politique étrangère
40:05ce n'est pas sa faute
40:06si j'avais été
40:07dit-il sur les bulletins de vote
40:10les républicains
40:10n'auraient pas perdu
40:11en fait il était
40:12implicitement
40:13sur tous les bulletins de vote
40:14et c'est précisément pour ça
40:15que les républicains ont perdu
40:17donc oui
40:18il félicite les démocrates
40:19parce qu'il aime bien
40:19il aime les gagnants en fait
40:21en politique étrangère
40:22on le voit
40:23tantôt il est pour Zelensky
40:24tantôt il est pour
40:25pour Poutine
40:26du moins dans les discours
40:27en fonction
40:27de l'évolution
40:28des rapports de force
40:31et puis la victoire
40:32est tellement large
40:32que c'est très compliqué
40:34pour la maison blanche
40:35de contester
40:36de remettre en question
40:37le résultat
40:38si ça avait été plus serré
40:39là on aurait eu
40:40des contestations
40:41et une remise en cause
40:42du scrutin
40:42c'est certain
40:43avant ces élections
40:45on disait que s'il perdait
40:46il aurait des réactions
40:48encore plus
40:49finalement
40:51imprévisibles
40:51que ce qu'il nous a donné
40:53à voir
40:54jusqu'à aujourd'hui
40:55qu'est-ce que vous pensez
40:56que ça va changer
40:57dans son exercice
40:58du pouvoir
40:59ce basculement
41:00du Sénat
41:01et de la Chambre
41:01rien
41:02ça va rien changer
41:03il va continuer
41:04à gouverner
41:05par décret
41:06présidentiel
41:07à contourner
41:08le congrès
41:10peut-être encore plus
41:11maintenant
41:11que le congrès
41:12est démocrate
41:13et il poste
41:14c'est vrai
41:15il a tenu ses propos
41:16en disant
41:16félicitations aux démocrates
41:17etc
41:17il a posté
41:18sur ses propres réseaux sociaux
41:19depuis cette nuit
41:21des messages
41:21disant
41:21le patron
41:22c'est quand même moi
41:23il se met en scène
41:24avec une casquette
41:25veto
41:25il dit aussi
41:26je ne veux pas passer
41:28les deux prochaines années
41:29à juste mettre
41:29mon veto à tout
41:30oui on verra
41:31parce que bon
41:32il va y avoir
41:33quand même pas mal
41:35un rapport de force
41:37quand même important
41:37avec les démocrates
41:38qui très concrètement
41:40pourrait bien se traduire
41:41par des blocages
41:41institutionnels
41:42en particulier
41:43je pense
41:44aux lois
41:45sur le budget fédéral
41:46où il va falloir
41:48que Trump fasse
41:48des compromis
41:49avec les démocrates
41:51et sans doute aussi
41:51avec les républicains
41:53sur un certain nombre
41:53de choses
41:54l'augmentation du budget
41:55militaire
41:55il va vouloir
41:56sans doute que ce soit
41:57à voter
41:57alors que du côté démocrate
41:59on va vouloir établir
42:00des aides sociales
42:01l'assurance santé
42:03qui ont été
42:03en grande partie
42:05détruites
42:05de précédentes années
42:07et qui leur ont permis
42:09de remporter
42:10cette victoire
42:11au Parlement
42:12donc
42:12on s'avance
42:15sans doute
42:15vers un blocage
42:16institutionnel
42:17notamment sur ces
42:18questions de budget
42:18et des shutdowns
42:20très probables
42:21en revanche
42:22en politique étrangère
42:24là il a toujours
42:25les mains libres
42:25beaucoup plus qu'en politique
42:26Pourquoi a-t-il dit
42:27que c'était le conflit
42:28en Iran
42:28qui l'avait mis
42:29dans cette situation
42:30et qu'elle va être
42:31alors oui c'est vrai
42:32mais qu'ils le reconnaissent
42:33c'est quand même
42:33assez étonnant
42:35et qu'elle va être
42:36sa marche de manœuvre
42:37sur ce dossier là
42:38Chuck Schumer dit
42:39il faut arrêter
42:40ce conflit là
42:40il l'a dit tout de suite
42:41le représentant
42:42des démocrates
42:43au Sénat
42:44qu'est-ce qu'il va faire
42:44d'après vous ?
42:45C'est la faute de l'Iran
42:46il dit aussi
42:46c'est l'Iran
42:47qui ne veut pas la paix
42:48etc
42:48bien sûr
42:49le déclenchement
42:50de la guerre en Iran
42:51est un tournant
42:52très important
42:53en février dernier
42:55parce que
42:56le lien de cause
42:57a effet sur l'inflation
42:58l'augmentation des prix
42:59que les gens voient
43:00très concrètement
43:01dans leur vie quotidienne
43:03à pénaliser
43:04non seulement Trump
43:05mais les candidats républicains
43:07dans tout le pays
43:08les démocrates
43:09remportent des victoires
43:11dans des bastions
43:12républicains du Sud
43:13au Kansas
43:14depuis 100 ans
43:15il n'y a pas eu
43:15de victoire démocrate
43:17par exemple
43:19donc oui
43:20la guerre en Iran
43:20est un tournant
43:21ça va sans doute
43:22aussi enclencher
43:23et ça commence déjà
43:24dans la bouche
43:25du vice-président Vance
43:26des tensions
43:27au sein des magas
43:29en disant
43:29on n'aurait jamais
43:30du Yael
43:31etc
43:32Mike Johnson sortir
43:33par exemple
43:34oui voilà
43:35et comment il va
43:36s'en sortir
43:37de cette guerre en Iran
43:37et bien
43:38il ne le sait pas lui-même
43:39c'est une guerre
43:40qui devait durer
43:41quelques jours
43:41quelques semaines
43:42et on voit bien
43:43que c'est un bourbier
43:44dont il n'arrive pas
43:45à sortir
43:45parce que
43:48les discussions
43:49les négociations
43:50ça prend du temps
43:51diplomatie
43:51il faut laisser
43:53les deux camps
43:54se rencontrer
43:55il y a des médiateurs
43:57du Moyen-Orient
43:58aussi qui travaillent
43:58mais Trump
43:58il veut des résultats
43:59immédiats
44:00à très court terme
44:01pour pouvoir dire
44:01voyez j'ai gagné
44:02c'est moi
44:03qui fait plier l'Iran
44:04c'est pas comme ça
44:05que ça se passe
44:05donc on ne voit pas
44:06comment les Etats-Unis
44:07vont se sortir
44:08de ce bourbier
44:08pour terminer aussi
44:09sur la politique étrangère
44:11est-ce que ça va changer
44:12quelque chose
44:12sur la gestion du conflit
44:13entre l'Ukraine
44:15et la Russie
44:16est-ce que cette défaite
44:19finalement
44:19de Donald Trump
44:21au mid-terms
44:21est aussi une mauvaise nouvelle
44:23par exemple
44:23pour Vladimir Poutine
44:24c'est pas une très bonne nouvelle
44:25pour Vladimir Poutine
44:26ça c'est certain
44:27parce que le Congrès
44:29à majorité démocrate
44:30peut tenter
44:32de faire passer des lois
44:33pour relancer
44:34l'aide financière
44:34à l'Ukraine
44:36et renforcer aussi
44:37la législation
44:38en faveur des sanctions
44:39contre la Russie
44:40que Trump a évacuées
44:42d'un revoir demain
44:43néanmoins
44:43il conserve
44:44un veto présidentiel
44:45sur les lois
44:47il faudrait que le Congrès
44:48à majorité
44:49des deux tiers
44:50présents
44:51dans les hémicycles
44:52passent outre le veto
44:53donc ça va compliquer
44:55la vie de Trump
44:56mais il garde quand même
44:57très largement
44:57ses prérogatives
44:58en matière de politique étrangère
44:59on le voit mal
45:00renverser sa relation
45:01avec Poutine
45:02et tous les intérêts
45:04kleptocrates
45:05j'ai envie de dire
45:06de son entourage
45:07avec le Kremlin
45:08qui sont aussi
45:09une des raisons
45:10de sa défaite
45:11hier soir
45:11les démocrates
45:13pour revenir
45:14à la politique intérieure
45:15vont évidemment
45:17néanmoins réussir
45:18à se concentrer
45:19sur leur parti
45:19et vont devoir
45:20pas seulement
45:21se concentrer
45:22sur les procédures
45:23contre les républicains
45:24qu'ils ont promis
45:25de mettre en oeuvre
45:27l'enjeu est de taille
45:28pour ce parti-là
45:29parce qu'évidemment
45:30ces deux années
45:31vont préparer
45:32à aller vers
45:33la présidentielle
45:34qu'est-ce qui se joue
45:35ici ?
45:36ils peuvent pas se louper
45:38si je peux me permettre
45:39cette expression
45:40un peu triviale
45:41parce qu'ils ont été élus
45:43très largement
45:44sur des questions
45:44de pouvoir d'achat
45:45de lutte contre la corruption
45:48de re-régulation
45:49de l'économie
45:50et en particulier
45:52du numérique
45:52et des data centers
45:53comme je l'ai dit
45:55et donc
45:56ils doivent faire
45:57leur preuve
45:57sur le terrain
45:58que ces promesses
45:59peuvent être
45:59en partie tenues
46:00et puis
46:01c'est un parti
46:02le parti démocrate
46:03qui a vu
46:04des victoires
46:05de son aile gauche
46:08magistrale
46:08au Texas
46:09dans le Michigan
46:10et ailleurs
46:11et qui va le contraindre
46:13à choisir une ligne
46:16pour le candidat
46:17ou la candidate
46:17à la présidentielle
46:18de 2028
46:19est-ce qu'on reste
46:19sur une ligne
46:20traditionnelle centriste
46:21l'establishment
46:22Gavin Newsom
46:23il a perdu des points
46:24le gouverneur de Californie
46:26cette nuit
46:27Kamal Harris etc
46:28ou bien
46:28est-ce qu'on va
46:29vers des candidats
46:30est-ce qu'on favorise
46:31des candidats
46:32qui renouvellent
46:34finalement
46:37à la fois
46:37la ligne politique
46:38le visage
46:39le visage
46:40et qui ont sans doute
46:41ramené une partie
46:42de l'électorat démocrate
46:43déçue par la candidature
46:44Harris
46:44vers les urnes
46:45en particulier
46:46les jeunes
46:47est-ce que deux années
46:48justement
46:49c'est suffisant
46:50pour relever tous ces défis
46:51pour le parti démocrate
46:52qui doit
46:52non seulement
46:54ne faire aucune erreur
46:55revenir sur des dossiers
46:57extrêmement importants
46:58la santé par exemple
46:59aux Etats-Unis
47:00et en plus
47:01faire émerger
47:01le bon candidat
47:03c'est leur gros défi
47:04c'est même pas deux ans
47:05c'est on va dire
47:05un an et demi
47:06parce que les primaires
47:06vont commencer
47:07ça y est
47:08on commence déjà
47:08on est déjà en campagne
47:09pour 2028
47:11oui je pense que
47:12le parti républicain
47:12est encore plus
47:13dans la panade
47:15si je puis dire
47:16parce qu'il faut
47:16qu'il pense l'après-Trump
47:18ils vont sans doute
47:19beaucoup se déchirer
47:21qu'est-ce qui va rester
47:22du trumpisme
47:23après-Trump
47:24l'après-Trump
47:25a déjà commencé
47:26mais pour revenir
47:26au parti démocrate
47:27oui le défi
47:28est immense
47:29je crois que là
47:30ils sont quand même
47:30galvanisés
47:31par leur énorme victoire
47:32dont l'ampleur
47:33n'était pas
47:36nécessairement attendue
47:37mais oui
47:38ils ont à faire
47:39leur preuve
47:40devant leur électorat
47:41et peut-être
47:42le plus dure
47:43commence effectivement
47:43pour eux
47:44pour terminer
47:45et pour revenir
47:46sur ce que vous disiez
47:47sur les républicains
47:48l'après-Trump
47:49a commencé
47:50Trump est-il déjà fini
47:51et y a-t-il quelqu'un
47:52pour le remplacer
47:54juste derrière
47:55quelqu'un de solide
47:56pas pour l'instant
47:57et très probablement
47:58qu'il va y avoir
47:58des tensions
47:59pour ne pas dire
47:59des déchirements
48:00en termes à gars
48:01qui est finalement
48:04le nouveau visage
48:05du parti républicain
48:07que Trump a véritablement
48:08complètement transformé
48:09mais qu'aujourd'hui
48:10il accuse
48:11de sa défaite
48:13donc voilà
48:14quand on plie le genou
48:15devant quelqu'un
48:16qui nous oblige
48:18à avaler des couleurs
48:18on n'est quand même
48:19jamais à l'abri
48:20de se prendre des coups
48:22c'est vraiment
48:22le pacte faustien
48:23dont je parlais tout à l'heure
48:25pour l'instant
48:25aucun leader n'émerge
48:27J.D. Vance
48:27est particulièrement
48:28fragilisé aujourd'hui
48:29parce qu'il a quand même
48:30accepté la guerre en Iran
48:31il accepte d'avaler
48:33toutes les couleurs
48:33renseignement la girouette
48:34politique par excellence
48:35trop près de Trump
48:35oui trop près de Trump
48:37mais là il cherche ce soir
48:39il commence déjà
48:40à essayer de s'en détacher
48:41il n'a pas la voie
48:43toute tracée
48:44pour prendre la suite
48:45donc très probablement
48:46des tensions importantes
48:47au sein du parti républicain
48:49et des magas en particulier
48:50Merci beaucoup
48:51Marie-Cécile Navès
48:51d'être venue ce soir
48:52dans le 18h éco
48:54directrice de recherche
48:54à l'IRIS
48:55spécialiste
48:56des Etats-Unis
48:58le 18h éco
48:59qui se termine
49:00je vous rappelle
49:01en rendez-vous
49:02demain à 18h
49:03Edwige Chevrillon
49:04reviendra évidemment
49:05sur ces élections
49:06en longueur
49:0818h donc
49:08sur BFM Business
49:10je vous laisse
49:11entre les mains
49:11de Tech & Co
49:12présenté par François Sorel
49:14passez une très bonne soirée
49:18le 18h éco
49:19sur BFM Business

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