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  • il y a 20 minutes
Ce mercredi 4 novembre, François Sorel a reçu Isabelle Bordry, fondatrice de Retency, Frédéric Duval, ancien directeur général d'Amazon France, et Frédéric Simottel, journaliste BFM Business. Ils se sont penchés sur la pression sur la tech américaine lors des midterms, le bouleversement de la domination de Google sur la recherche en ligne avec ChatGPT, ainsi que la réduction des effectifs de la tech chez Meta et Google, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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Transcription
00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:06Évidemment, pendant une heure, on plonge la tête la première dans l'actu tech fraîche du jour.
00:11Avec ce soir, pour commenter tout cela, Isabelle Bordry qui est avec nous.
00:15Salut Isabelle !
00:15Bonsoir François !
00:16Fondatrice de Rétency et anciennement patronne de Google France.
00:21C'était il y a quelques années.
00:22Yahoo !
00:23Pardon, qu'est-ce que je dis Google ? Parce qu'on va en parler dans un instant.
00:26Yahoo ! C'est vrai.
00:28Google était tout petit à l'époque.
00:29Elle n'existe.
00:30Enfin, il existait déjà.
00:31Oui, il existait déjà.
00:32Et puis, la bascule s'est faite assez rapidement.
00:36Tu nous racontes de temps en temps cette histoire-là.
00:37Peut-être qu'on pourra y revenir parce que finalement, c'est peut-être l'histoire qui se répète.
00:40Absolument.
00:41Isabelle Bordry, nous avons aussi Frédéric Duval qui est avec nous ce soir.
00:45Salut Fred !
00:45Bonsoir.
00:46Ravie de t'accueillir.
00:47Super.
00:47Merci d'être là.
00:48Frédéric Duval, ancien directeur général d'Amazon France
00:51et qui vient passer la tête de temps en temps dans Tech & Co, la quotidienne,
00:55pour commenter l'actualité.
00:57Très sympa de t'avoir Frédéric.
00:58Et puis, un autre Fred que vous connaissez, c'est Frédéric Simotel, bien évidemment.
01:02Bonsoir.
01:02Notre maître à tous de la tech, journaliste à BFM Business.
01:07Avant d'attaquer justement, on va dire, les conséquences de cette recherche
01:12qui est de plus en plus importante sur Chagipiti, qui commence en kikiner Google,
01:17un mot sur l'actualité chaude.
01:18Vous le savez, les élections de mi-mandat aux Etats-Unis,
01:22les démocrates ont repris contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat.
01:25C'est un changement politique, vous le savez, majeur pour Donald Trump,
01:28mais aussi potentiellement pour la Silicon Valley.
01:31Et j'aimerais qu'on prenne deux, trois minutes pour qu'on se pose la question,
01:34Fred, qu'est-ce que ça peut changer, le fait que les démocrates reprennent la main,
01:41là, à mi-parcours de la présidentielle de Donald Trump ?
01:45Alors, on sait que les relations politiques, entre politique et tech,
01:48ont toujours été un peu compliquées, notamment entre l'administration Trump
01:52ou même entre Donald Trump et les acteurs de la Silicon Valley.
01:54Premier mandat, on les voit, ils les avaient tous indignés à New York,
01:57tout le monde était là.
01:58Deuxième mandat, lors de son investiture, ils sont tous venus aussi en renduillon,
02:02prêter serment.
02:02Et bon, le business reprenait un peu la main.
02:06Alors là, ce que l'on voit, Donald Trump a toujours été un président pro-tech, pro-IA.
02:11Là, il y a quand même, le premier signal d'alerte, c'est surtout au niveau des data centers.
02:15On sait qu'il y a pas mal d'États, Texas, Géorgie, l'Ohio.
02:20Le Texas, aujourd'hui, c'est un quart de la puissance des data centers aux États-Unis.
02:25Le Texas qui est passé démocrate, d'ailleurs.
02:27Et qui est passé démocrate.
02:28Et justement, eux veulent des moratoires parce qu'ils ont interrogé leur population,
02:31leur population ont peur de la pollution, la consommation d'énergie,
02:35enfin voilà, pas mal de choses.
02:37Oui, c'est plus le bulldozer.
02:38Voilà, on va voir, donc il va y avoir des recours et tout ça.
02:41Il y a quand même au Texas, non, dans l'Ohio, ils ont commencé à sortir des moratoires.
02:45Donc, on va voir un petit peu ce qui peut être ralenti dans ce domaine.
02:49Sinon, pour le reste, alors on va dire l'export vers la Chine,
02:52ben là, je pense qu'on va continuer sur la même ligne.
02:54Sur les droits de douane, il y aura peut-être quelques compromis,
02:57mais on va rester aussi sur la même ligne.
02:59L'IA et le militaire, ça va pas bouger.
03:01Ce qui peut changer, tiens, c'est l'accueil des étudiants.
03:03Parce qu'on sait que Donald Trump avait pas mal verrouillé ça.
03:06Il fallait des conditions beaucoup plus drastiques.
03:07Là, peut-être qu'on va réouvrir un peu les frontières.
03:10Et ça va être peut-être une bouffée d'oxygène pour, on va dire, la Silicon Valley.
03:14Oui, sans doute.
03:15Certainement, ils en ont besoin.
03:16Les investissements, bien là, Biden avait déjà donné le ton avec Intel.
03:20Il avait ouvert tout ça.
03:21Peut-être que là, ce qui va se passer, c'est qu'on va demander un peu plus de...
03:24Où est le ROI de tout ça ?
03:25C'est-à-dire qu'on a mis tant d'argent dans Intel.
03:27Aujourd'hui, est-ce qu'on le retrouve ?
03:28Donc, il y aura peut-être un peu plus de tout ça.
03:30Et puis, on peut imaginer des pressions plus fortes sur la régulation sur l'IA,
03:34la protection des mineurs.
03:35Il y a peut-être des petites choses qui vont bouger à la main.
03:37L'environnement aussi.
03:39Tout ce qui est environnement par rapport au data center.
03:41Et puis, par contre, il y en a un.
03:42On va se poser beaucoup de questions.
03:43Alors après, même si le business reprendra certainement, c'est Elon Musk.
03:46Parce qu'Elon Musk, j'entendais ce matin sur CNN un sénateur qui disait
03:49« Moi, Elon Musk, dans ma famille, j'ai un tiers des personnes qui ont perdu leur emploi lors du
03:53Doge. »
03:53Donc, je l'ai un peu en ligne de mire.
03:55Et l'histoire de la fusion Tesla-SpaceX,
03:59Donald Trump lui disait « Oui, vas-y, ça va être formidable. »
04:01Là, peut-être qu'il va y avoir des histoires, justement, de régulation, de voir si tout se passe bien
04:05de ce côté-là.
04:06Donc, lui, c'est peut-être un peu plus risqué.
04:08Qui veut dire un truc là-dessus ?
04:10Oui, je pense que ça a été un vrai sujet dans la campagne.
04:12Et tu évoquais les data centers, ça a été une vraie crispation de tous les Américains
04:16qui, à un moment donné, ont dit « Stop, on ne veut plus de data centers », mais en large
04:20majorité.
04:22Donc, effectivement, la vague bleue va sûrement réguler.
04:25C'est-à-dire que la capacité et la facilité à construire tout d'un coup un data center va
04:30être sûrement régulée.
04:31Et puis, il y a aussi la régulation des modèles qui est un vrai sujet.
04:35Les modèles d'IA.
04:36C'est-à-dire, est-ce qu'il faut les contraindre à posteriori ?
04:39Ou est-ce qu'il faut les suivre, etc.
04:41Donc, Trump avait signé cette espèce de chartre un peu à la va-vite il y a un mois
04:46avec tous les grands patrons de la tech en disant « Il faut que vous respectiez certaines valeurs ».
04:51Mais ça n'a pas suffi, à mon avis, à rassurer les citoyens américains.
04:55Alors, rappelons que Donald Trump conserve un pouvoir de veto.
04:57C'est-à-dire qu'il peut dire non à tout ce que les démocrates proposent.
05:00Et puis qu'évidemment, cette nouvelle configuration arrivera début janvier.
05:05Frédéric, ça t'inspire ou pas ?
05:07Écoute, moi, je pense qu'avant de...
05:12ralentir les investissements dans la tech et avant de ralentir les développements d'Atacenter,
05:17les démocrates vont regarder à deux fois,
05:20parce que c'est une énorme contribution à la croissance des États-Unis.
05:25et ce que je vois quand même aujourd'hui, c'est que les marchés célèbrent d'une certaine manière l
05:30'élection.
05:31Toutes les sept magnifiques augmentent de 6%, à peu près.
05:36Et donc...
05:38Après, on ne sait pas trop ce qu'ils célèbrent, finalement.
05:40Ils n'anticipent pas, a priori, de problèmes graves dans la réglementation et dans la régulation des entreprises.
05:46Un peu plus de visibilité, peut-être, par rapport à ce qui se serait passé.
05:49Puis peut-être que Trump, voilà, il s'attendait peut-être à ce que Trump,
05:53enfin, voilà, sorte des...
05:55Enfin, nous dise ses truqués et tout ça.
05:56On a vu qu'il avait été plutôt calme.
05:59Et la seule action, on en parlait tout à l'heure, la seule action qui a chuté, c'est quand
06:03même Tesla, en fait.
06:03C'est Tesla et SpaceX.
06:04Et SpaceX.
06:05Donc, effectivement, le sujet des contrats d'Elon Musk avec les démocrates, ça va être sûrement plus...
06:12Il y a des chercheurs qui sont plutôt contents.
06:14Parce qu'il y a des chercheurs, ils vont avoir des crédits qui vont sans doute se réouvrir un peu.
06:17Et quand même, l'année 2026, ça a été l'année des gros investissements.
06:21Ils vont être faits.
06:23Google va avoir investi 200 milliards.
06:25Amazon va avoir investi 200 milliards.
06:28NVIDIA, des sommes énormes aussi.
06:31Et donc, ils ne vont pas multiplier ça.
06:32On voit bien que ça affecte leur free cash flow, ça affecte leur ligne de cash.
06:37Et donc, ils ne vont pas multiplier ça tous les ans, pendant très longtemps.
06:42Donc, je pense qu'on pourra dire après, il y a eu une réglementation, etc.
06:45Mais je pense aussi que les faits font que, naturellement, ces grandes rivières vont se ralentir.
06:51En tout cas, on scrutera de près tout ce qui va se passer dans les semaines et les mois qui
06:56viennent.
06:56Et puis, un dernier mot, je pense que même s'il y a des États qui disent « on freine
07:00un peu », il y en a d'autres États qui vont être tout contents de dire « on va
07:02venir chez nous ».
07:03Légement fiscal, enfin tout ce que vous imaginez.
07:06Dans l'actu, j'aimerais qu'on évoque, eh bien, ChatGPT contre Google.
07:11Alors, pourquoi ChatGPT contre Google ? Parce qu'il semblerait qu'on soit à l'aube de la guerre de
07:19la recherche sur le web.
07:20Pourquoi ? Parce que selon un responsable d'OpenAI, le volume de recherche web effectué dans ChatGPT représenterait, écoutez bien,
07:28déjà l'équivalent de 20% de celui de Google.
07:31Alors, ça ne veut pas dire qu'en fait, ChatGPT a piqué 20% du volume de recherche de Google,
07:38mais qu'aujourd'hui, il y a énormément de gens qui font des recherches sur ChatGPT.
07:43Et forcément, quand on connaît le modèle économique de Google, ce n'est pas forcément une bonne nouvelle.
07:48C'est pour ça que j'aimerais avoir ton avis, Isabelle, parce que tu as vécu ça, toi, à l
07:53'époque, lorsque le modèle de Google était la publicité et l'a toujours été, finalement.
08:00Et Yahoo s'est retrouvé confronté, en fait, à la puissance de ce moteur de recherche et à un nouveau
08:06modèle économique, en fait.
08:08Absolument. En fait, en deux ans, le marché européen a basculé d'un produit qui s'appelait à l'époque
08:14Yahoo, qui proposait un anniversaire de recherche.
08:17C'était le leader et qui proposait un annuaire de recherche dont les sites étaient, en fait, référencés comme dans
08:22une bibliothèque, en fait.
08:23Donc, c'est des hommes qui allaient sur les sites et les référencaient dans des catégories.
08:27Et puis, tout d'un coup, le moteur de recherche de Google, c'est-à-dire l'algorithme de Google,
08:33qui indexait de manière totalement automatique et qui screenait en permanence les sites disponibles sur Internet,
08:38est devenu bien plus pertinent que Yahoo.
08:41Et en deux ans, il y a eu une transformation complète de l'audience qui a migré de Yahoo, de
08:48la page recherche de Yahoo, aux pages Google.
08:50Alors maintenant, aujourd'hui, il faut raison garder, parce que Google est arrivé depuis 26 ans avec une hégémonie absolument
08:57incroyable,
08:58à chaque fois avec un renouvellement et une capacité de s'adapter pour être toujours plus efficace, qui est absolument
09:03extraordinaire.
09:04– Et Microsoft a essayé de concurrencer Google sans succès, on se souvient.
09:07– Ils ont embauché des talents, ils ont embauché énormément de matheux, à la différence chez nous, chez Yahoo,
09:11on a embauché plutôt des gens des médias et des marketing.
09:14Donc, en fait, toute la stratégie et toute l'organisation de la société était liée à l'efficacité de ce
09:19moteur de recherche.
09:20Aujourd'hui, le moteur de recherche, c'est quand même, toujours, 17 milliards de requêtes par jour.
09:26C'est à peu près 200 000 recherches par seconde.
09:29Donc, ça reste encore un pôle absolument incontournable.
09:34Mais ce qui est intéressant, avec cette montée en puissance des IA génératives,
09:38c'est qu'en fait, l'IA ne répond pas à la même chose.
09:42C'est-à-dire que l'IA est un site de contenu.
09:45Lorsque vous faites une recherche sur une IA, vous n'allez pas plus loin, vous n'allez pas sur un
09:50autre site.
09:51Vous avez immédiatement la réponse que vous cherchez.
09:53– Et on considère que c'est la bonne réponse.
09:56– Et vous considérez, à tort ou à raison, que c'est la bonne réponse.
09:59Alors que l'ADM de Google, c'était de dire, il faut que je donne des réponses pertinentes
10:03pour que les gens repartent immédiatement et reviennent le plus souvent chez moi.
10:07Donc, on a un système qui était extrêmement ouvert,
10:10qui permettait à d'autres sites, notamment aux sites médias, aux sites marchands,
10:14d'avoir énormément d'audience,
10:16ce qui n'est plus le cas avec ChatGPT et les moteurs génératifs.
10:22Donc, on passe d'un site de distribution à un site de destination.
10:27Ce qui, sur le modèle économique global et l'écosystème complet d'Internet,
10:33une parfaite révolution.
10:35– C'est une bombe à retardement.
10:36– C'est une bombe à retardement.
10:37Aujourd'hui, lorsque vous questionnez les directeurs marketing,
10:40les responsables médias des sites Internet,
10:42ils vous disent, j'ai de moins en moins d'audience sur mon site.
10:44Parce qu'effectivement, ils sentent que les recherches sur Google sont en train de baisser.
10:48Et ensuite, après, en termes de pub, Google a inventé la pub au clic.
10:54Enfin, pas tout à fait inventée, puisque c'était Yahoo et Overture.
10:58Ils ont démultiplié totalement industrielle la pub au clic,
11:02c'est-à-dire que les annonceurs payent au trafic allant chez eux.
11:05Comme les OpenAI & Co ne sont plus des sites qui redistribuent du trafic,
11:12mais des sites de destination,
11:13il va falloir aussi changer le modèle économique de la pub.
11:16Donc voilà, ça va être vraiment intéressant.
11:19C'est un vrai bouleversement de l'ensemble de l'écosystème,
11:21avec des chiffres colossaux,
11:23parce que la search de Google, c'est 225 milliards de dollars,
11:28donc c'est absolument énorme.
11:29En France, c'est quasiment 5 milliards.
11:31C'est deux fois le chiffre d'affaires de TF1.
11:34– Fred, j'imagine que tu suis ça avec intérêt.
11:37– Absolument, et j'essaie de réfléchir à cette situation,
11:42et de me dire, mais en même temps, quel doit être l'IA avec de la publicité ?
11:48Est-ce que de l'IA avec la publicité, c'est pareil que Google avec de la publicité ?
11:55Et en fait, un moteur de recherche fait un travail très différent,
11:59effectivement, tu le disais, d'une IA.
12:02Il liste des sites et l'utilisateur sait qu'il doit sélectionner,
12:05sait qu'il doit trier, sait qu'il doit prendre une décision.
12:08Alors que l'IA, elle, sélectionne, elle hiérarchise, elle argumente,
12:12elle recommande et on lui fait confiance.
12:17Quid de la confiance si elle est influencée par une publicité ?
12:20C'est quoi la publicité ?
12:21Est-ce que c'est une publicité qui est en périphérie d'un moteur indépendant
12:24qui fait une recherche de façon très indépendante sans publicité,
12:28et donc on a juste des messages publicitaires à côté ?
12:32Ou est-ce que c'est quelque chose de contextuel,
12:34ou même d'intégré dans le raisonnement de l'IA,
12:36qui va faire qu'elle va influencer telle ou telle ?
12:41Et moi, je pense qu'à long terme,
12:42si la publicité va dans la réflexion même qu'a l'IA pour donner une réponse,
12:48on va perdre confiance dans l'IA.
12:50Et donc, je suis en fait finalement assez partagé
12:55dans la question de savoir si l'IA peut concurrencer Google,
13:00qui amène des liens publicitaires et des liens qui sont des liens non publicitaires,
13:07et de mélanger tout ça et laisser la personne choisir elle-même.
13:09Si l'IA commence à mélanger les deux,
13:11elle va perdre son âme, à mon avis.
13:13Alors c'est intéressant parce que justement,
13:15ce que tu dis, on va dire,
13:17les principaux faiseurs de l'IA,
13:19prennent ce problème à bras-le-corps.
13:21On voit que Claude, en tout cas Anthropique,
13:23a dit il n'y a pas si longtemps que ça
13:24qu'il n'y aura jamais de publicité dans Claude.
13:28Simplement pour justement protéger un peu le contenu
13:32de la recherche qui sera faite par l'IA.
13:34Ce qui n'est pas le cas par Chagipiti.
13:36Alors Chagipiti autorise de la publicité lors des recherches,
13:41mais c'est de la publicité qui est décorrélée
13:43de la réponse à la question que tu as posée.
13:47Donc en fait, c'est une publicité qui est presque hors contexte finalement.
13:53Exactement.
13:54Et donc finalement, l'efficacité d'une publicité hors contexte,
13:57elle sera moindre qu'une publicité qui est totalement contextuelle
14:00qu'on trouve chez Google.
14:01Et le problème, c'est que si elle est trop contextuelle,
14:03là ça sera suspicieux.
14:04Parce qu'on dira, justement,
14:06c'est lié à la recherche que je viens de faire sur Chagipiti.
14:10Google a quand même, je pense,
14:13quelque chose de très fort à jouer,
14:14c'est de développer en son sein une IA qui soit bonne
14:17et qui garde l'utilisateur chez lui
14:22à consommer encore des liens publicitaires.
14:25Oui, en fait, c'est deux modèles totalement différents.
14:28C'est effectivement un modèle où on a de la publicité
14:31sur lequel on ne va pas forcément cliquer,
14:33tout comme le contenu proposé.
14:34Déjà, tu ne peux pas acheter aujourd'hui.
14:36On ne peut pas acheter.
14:37Donc, en fait, ça s'appelle plus de l'utilisateur.
14:38Mais demain, tu pourras.
14:40C'est très différent.
14:40Oui, ce n'est pas aussi évident.
14:41Rappelle-toi ce qu'on disait.
14:42Il faut aller négocier, notamment aux Etats-Unis,
14:44il faut aller négocier état par état avec tous les sites.
14:46Tu sais, c'est un peu complexe.
14:49Bien sûr, mais je pense que ça viendra.
14:51Et puis, le modèle économique,
14:53c'était un modèle au clic avec des enchères.
14:55C'est-à-dire que c'était celui qui était prêt sur Google Search.
14:57C'est celui qui a payé le plus cher le clic
14:59qui gagne une meilleure visibilité.
15:01S'il n'y a plus de clic, il faut réinventer le modèle
15:03et la manière dont c'est, effectivement, commercialisé.
15:06Donc, je pense que pour les IA,
15:08il va y avoir un vrai sujet entre abonnement et pub.
15:12Cela dit, les abonnements ne vont pas pouvoir augmenter très, très haut
15:17puisqu'à un moment donné,
15:18les gens ne pourront plus payer un abonnement IA.
15:20Donc, il va falloir trouver des modèles alternatifs.
15:22En fait, c'est le paradoxe que d'un côté,
15:24tu as Google qui, comme tu disais tout à l'heure,
15:25qui gagne énormément d'argent et qui écrase tout.
15:30Et tant que ça continue, ils vont gagner cet argent-là.
15:32OpenAI, comme il ne renvoie pas vers ces sites-là,
15:34il ne gagne pas beaucoup d'argent avec ça.
15:36Donc, on va voir un peu sur l'histoire aussi
15:37qui va s'en sortir.
15:39N'oublions pas qu'il y a encore 18 ans,
15:40parler de faillite chez OpenAI et tout ça,
15:43avant que ça arrive.
15:43Mais bon, il y a quand même cet aspect-là.
15:46Et je suis d'accord avec Frédéric aussi.
15:48Sur la partie Google,
15:49ils ne vont pas se laisser regarder le train passer.
15:51Ils ont Gemini derrière.
15:52Ils l'ont déjà mis en mode IA.
15:54On voit bien qu'ils sont en train d'essayer
15:55de voir un petit peu comment l'intégrer davantage,
15:57comment gérer intelligemment la pub avec ça.
16:00Et ils ont une vraie connaissance de tout ça.
16:02Donc, je pense qu'ils n'ont pas de raison
16:04de paniquer aujourd'hui.
16:07Maintenant, il faut voir à quelle vitesse
16:08tout ça va se faire aussi.
16:09Moi, je pense que le gâteau va se réduire.
16:13Enfin, personnellement,
16:14moi, je me sers de moins en moins.
16:16Après, il faut voir aussi ce qui se passe au quotidien.
16:19Mais tu fais de la recherche transactionnelle.
16:20Avant, j'étais un gros, gros, gros utilisateur de Google.
16:23Maintenant, avec...
16:24Mais tu ne fais plus ?
16:26Parce que moi, je suis revenu vers Google.
16:28Je le fais toujours.
16:28Mais maintenant, je fais mes promptes
16:30dans la barre de recherche Google.
16:32Mais je pense effectivement que, de toute façon,
16:35le modèle publicitaire, comme le disait Isabel,
16:37va être à réinventer.
16:40Parce que, bon, il y a ce phénomène
16:42entre les moteurs de recherche et l'IA.
16:44Et de toute façon,
16:47une IA performante donne un résultat exact
16:50et donc n'encourage pas la répétitivité de la recherche.
16:54Et donc, la répétitivité de la recherche va diminuer.
16:56Et donc, les moteurs de revenus publicitaires vont diminuer aussi.
17:02Ou tout du moins, la récurrence va diminuer.
17:03Et ça, forcément, c'est totalement antagoniste.
17:07Oui, c'est ça.
17:08Mais je pense que tu as raison.
17:09On se servira toujours de Google,
17:10mais sans doute moins souvent.
17:11Et donc, si à l'échelle mondiale, c'est le cas,
17:15ça va réduire quand même la part du gâteau.
17:18Absolument.
17:18Cela dit, aujourd'hui,
17:19quand on regarde les chiffres en nombre de visiteurs actifs
17:22chez Google,
17:23ils ont quand même 13 verticaux
17:25qui rassemblent plus d'un milliard de visiteurs actifs par mois.
17:30Il y en a cinq qui sont plus à 3,5 milliards d'actifs.
17:33Donc, aujourd'hui, c'est encore très, très gros
17:35avec une capacité et une diversité de l'offre
17:38qui font que, oui, ils ont besoin de se réinventer
17:41comme ils l'ont fait depuis 26 ans.
17:43Mais, en tous les cas,
17:44ils ont démontré qu'ils savaient se réinventer.
17:47Alors, c'est intéressant parce qu'on va rester
17:50dans la sphère Google
17:54pour nous intéresser maintenant à l'aspect social.
17:56Il y a quelques temps de cela,
17:58dans Tech & Co,
17:59on avait évoqué cette volonté de Microsoft
18:01d'ouvrir, en quelque sorte, les vannes
18:04pour que ses employés puissent partir.
18:08Voilà, quand ils le veulent,
18:09à des conditions sans doute très intéressantes.
18:13et il y a eu des calculs qui mettaient en avant
18:17le fait que ça pouvait, en fait, concerner 60 000 personnes
18:22chez Google, ce qui est énorme quand même.
18:24Chez Microsoft ?
18:24Chez Microsoft, pardon.
18:26Ça ne veut pas dire qu'il y a 60 000 personnes
18:27qui vont partir chez Microsoft,
18:29mais en tous les cas, ce plan s'ouvrait à 60 000 postes.
18:33Mais en fait, il n'y a pas que Microsoft.
18:35Il y a aussi Google qui a décidé aussi
18:38de faire des offres de départ volontaire
18:41à plusieurs pays, dont la France.
18:43Et ce qui est intéressant,
18:45et je voulais qu'on en parle aussi maintenant,
18:47c'est que Meta a communiqué aujourd'hui
18:49sur la même chose.
18:50Meta ouvre aussi un ticket, en quelque sorte,
18:53en France pour des départs volontaires.
18:55Alors, ce n'est pas confirmé.
18:57Vous savez qu'en France, c'est un peu plus compliqué
18:59qu'ailleurs pour se séparer de ses collaborateurs.
19:02Mais on voit qu'il y a quand même une volonté
19:04de dégraisser, alors que ce soit Microsoft,
19:07Google ou Meta, il y a quelque chose qui se passe.
19:10Et je voulais avoir votre avis là-dessus.
19:11Est-ce que ce sujet est corrélé
19:13au précédent qu'on vient d'évoquer ?
19:15Est-ce que c'est parce qu'après Covid,
19:19il y avait énormément d'embauches
19:21et qu'on se retrouve dans une espèce de situation
19:24où il y a une contraction qui est encore là ?
19:26Je voulais avoir votre point de vue.
19:28Je ne sais pas qui commence.
19:28Tiens, peut-être Isabelle.
19:29Pour rebondir sur ce que tu disais en disant en France,
19:31on ne sait pas encore ce qui va se passer
19:33chez Meta et Google,
19:34j'ai un souvenir très fort d'une discussion
19:38que j'avais eue avec la DRH aux Etats-Unis,
19:40parce qu'en fait, on est dans des cultures
19:41tellement différentes sur ces sujets-là.
19:43Et aux Etats-Unis, vous êtes d'abord
19:45dans l'obligation de prévenir vos actionnaires
19:47quand vous voulez faire un dégraissage
19:50ou un plan de licenciement,
19:52alors qu'en France, il faut surtout
19:54avant prévenir les syndicats.
19:55Et donc, c'est extrêmement compliqué à gérer.
19:58Alors, je ne sais pas si tu as dû gérer
19:59ce genre de situation,
20:00mais c'est extrêmement difficile à gérer
20:02lorsqu'on se retrouve patron
20:04d'une filiale européenne,
20:05puisque ce n'est pas du tout les mêmes règles.
20:08Alors après, ce qui est intéressant,
20:09c'est que je pense qu'il y a deux choses
20:11qui jouent dans ces...
20:12Il y a déjà une réorganisation
20:14et on avait, je crois, parlé sur ce plateau récemment
20:17de la réorganisation qui était demandée
20:19demandée par le nouveau patron d'Apple
20:21qui disait maintenant,
20:22je veux réorganiser mes équipes,
20:24je n'ai plus besoin d'avoir
20:25autant de middle management,
20:27j'ai besoin de moins de personnes
20:29en administratif et en juridique.
20:30Donc, effectivement,
20:31on sent aujourd'hui l'impact
20:33des modèles IA,
20:35de l'IA qui s'infiltrent
20:36dans l'organisation
20:37et qui, sur certains aspects
20:39et dans certains secteurs,
20:41en fait, nécessitent effectivement
20:43moins de talent.
20:44Ça, je pense que c'est une réorganisation
20:46qui est en train de se produire.
20:47Après, que Microsoft le fasse maintenant,
20:51Meta, etc.,
20:52les boîtes américaines
20:53ont en permanence évolué
20:56et on ne peut pas dire
20:56qu'il n'y a pas chaque année
20:57sans un plan,
20:58mais en fait,
20:59il y a quasiment chaque année,
21:00je ne sais pas, chaque quarter,
21:01mais de manière très régulière,
21:03une volonté de ces organisations
21:04à être encore plus efficaces
21:06et à organiser leurs équipes.
21:09Donc ça, c'est un premier point.
21:10C'est effectivement,
21:11avec l'avènement de l'IA,
21:13il y a une nécessité de réorganisation.
21:15Et puis après,
21:16il y a une nécessité,
21:17non pas liée aux revenus,
21:18mais liée à l'évolution des coûts.
21:20Quand on regarde les coûts aujourd'hui,
21:23et c'est ce qu'évoquait tout à l'heure Frédéric,
21:25et les investissements nécessaires
21:26dans les serveurs,
21:28qui deviennent un peu le nerf de la guerre,
21:29c'est plus,
21:30vous n'avez plus besoin d'avoir des talents,
21:32mais ce n'est plus la guerre des talents,
21:34en fait,
21:34c'est la guerre des serveurs
21:35et des investissements.
21:37Pour réallouer les forces
21:39vers les serveurs.
21:41Exactement.
21:41Alors cela dit,
21:42quand on regarde les chiffres,
21:44c'est des investissements
21:45de l'ordre de 100 milliards
21:47pour Google l'année dernière,
21:49qui ont augmenté,
21:50qui était à 40 milliards
21:51au deuxième train,
21:52c'est absolument colossal.
21:53Alors que finalement,
21:54la ligne,
21:55qui est la ligne RH,
21:57est quand même moindre,
21:58parce qu'on est sur 22 milliards
21:59en cash pour Google,
22:00alors il y a l'impact des actions,
22:02qui est très très forte.
22:04Mais donc,
22:04en termes de cash,
22:06la partie RH
22:07est quand même
22:07beaucoup moins importante.
22:08Donc ça permet effectivement
22:09de s'ajuster,
22:10mais ça ne va pas révolutionner
22:12les modèles en termes de coût.
22:13Donc il y a une vraie nécessité
22:14de la part de ces entreprises
22:15à s'assurer
22:17qu'elle est l'organisation
22:18absolument la plus efficace.
22:20Et le sujet qu'il y a,
22:22c'est qu'effectivement,
22:22on n'achète pas
22:24un data center
22:25avec des actions,
22:27on achetait des talents
22:29avec un package
22:30qui était un package cash
22:31et un package actions.
22:32Donc ça va demander
22:33à ces entreprises
22:34effectivement de revoir
22:35complètement leur structure de coût.
22:38Frédéric,
22:38Oui,
22:39moi je pense
22:40qu'aujourd'hui,
22:42cette action
22:44que Google entreprend,
22:46c'est essentiellement,
22:48comme le dit Isabelle,
22:49un redéploiement
22:50de ressources
22:51vers les fonctions stratégiques
22:53que sont le cloud
22:54et l'IA.
22:55d'ailleurs,
22:57la directrice financière
22:58l'a expliqué
22:59durant leur 3e trimestre
23:01de résultats,
23:02elle l'a expliqué,
23:03Anna Hachkéry,
23:05Hachké nazi,
23:05elle a dit,
23:06voilà,
23:07on ne touche pas
23:08au personnel de l'IA,
23:10on ne touche pas
23:11au personnel du cloud
23:12et on propose
23:13aux gens autres
23:13des départs volontaires.
23:155 pays sont concernés,
23:16la France,
23:17l'Allemagne,
23:17la Suisse,
23:18le Canada et le Japon.
23:18Mais quand tu creuses
23:19un petit peu,
23:20en fait,
23:20ces programmes existaient
23:22aux US et au UK
23:24et ont été en fait
23:26étendus
23:26aux pays
23:27Canada,
23:29France,
23:29Allemagne,
23:30Japon et Suisse.
23:31Donc,
23:31ce n'est pas quelque chose
23:32de nouveau chez Google
23:33et ça existait déjà
23:34aux Etats-Unis
23:34et en Angleterre
23:35depuis quelque temps.
23:37Et puis en plus,
23:38quand tu regardes un peu
23:38les chiffres de Google,
23:41en nombre de personnes
23:43qui y travaillent,
23:44190 000 en 2022,
23:45182 000 en 2023,
23:47183 000 en 2024,
23:49190 000 en 2025,
23:50204 000 en 2026.
23:52OK.
23:53Les effectifs
23:54continuent de croître
23:54et en France,
23:56alors j'en ai trouvé
23:56que deux chiffres,
23:57mais en 2025,
23:57on serait à 1 400,
23:58en 2026,
23:59on serait à 1 350.
24:01Donc finalement,
24:01c'est quasi stable en fait.
24:03C'est quasi stable
24:04et on n'est pas
24:06sur des mouvements
24:07larges
24:08de réduction,
24:10mais je pense
24:11qu'il y a une volonté
24:12forte de redéployer
24:14vers les produits stratégiques,
24:16d'être agile
24:17d'une certaine manière,
24:18bien que
24:18assez
24:21gantesque
24:22vers les technologies
24:24du cloud.
24:25Je reprends les chiffres,
24:26effectivement,
24:26les investissements
24:27en 2025,
24:27c'est 91 milliards
24:29chez Google,
24:29en 2026,
24:31c'est 200 milliards
24:31en CapEx.
24:34Donc c'est monstreux
24:35et donc ça pèse
24:36effectivement sur les coûts.
24:37Il faut redéployer
24:38pour ne pas multiplier
24:39les coûts d'Opex.
24:42ce qu'il faut voir
24:43c'est si ça va arriver
24:43aussi dans les entreprises,
24:45dans d'autres entreprises
24:46à tech sans doute,
24:47mais dans d'autres entreprises
24:48aussi clientes.
24:50Ce midi,
24:51j'étais avec une entreprise
24:52qui développe des logiciels
24:53en SaaS,
24:54voilà,
24:54et il me disait,
24:55lui,
24:55aujourd'hui,
24:56il a 700,
24:57800,
24:57800 développeurs,
24:59il me dit,
24:59je vais être obligé
25:00de réorganiser
25:01et je sais que j'ai,
25:02allez,
25:02un gros tiers,
25:04ils ne sont pas dans le truc.
25:06indépendamment de l'âge,
25:07il m'a dit,
25:07vraiment,
25:08c'est pas ça,
25:08mais il y en a,
25:09ils n'ont pas la culture.
25:10Ils n'ont pas assez de culture,
25:12il y en a certains
25:12qui n'ont pas l'énergie
25:13de se relancer
25:13dans d'autres technos,
25:15enfin,
25:15il y a différents profils
25:16et de voir
25:17si les entreprises clientes
25:18vont elles aussi
25:19se dire à un moment,
25:20ben là,
25:21peut-être qu'on va,
25:22on le disait
25:23pour l'État
25:24qui n'utilisait pas
25:25Célia dans ses services
25:26pour,
25:27où est-ce qu'il allait
25:28redéployer ses forces-là,
25:29c'est compliqué
25:30parce qu'il faut reformer les gens,
25:32et puis même,
25:32il peut y avoir
25:33selon les entreprises
25:34des mouvements géographiques,
25:35il y aura des gens,
25:36ben là,
25:36tu vas être obligés
25:37d'aller dans la partie,
25:38alors,
25:38nous en France,
25:39on est quand même
25:39assez concentrés sur Paris
25:40mais on peut imaginer
25:42dans d'autres entreprises
25:43et moi,
25:43ce qui m'inquiète,
25:45c'est de voir
25:45comment les entreprises aussi
25:47vont réagir,
25:49vont devoir réagir
25:50aussi comme ça
25:51parce que l'IA
25:52va tous nous impacter
25:53même si aujourd'hui,
25:54on dit oui,
25:54on ne voit pas trop
25:55et le ROI,
25:56ça va nous impacter
25:57quoi qu'il arrive
25:57dans tous les métiers,
25:58nous on le voit
25:58dans notre métier de journaliste,
26:00aujourd'hui,
26:01est-ce qu'on embauche
26:01le même profit de journaliste
26:02que celui qu'on embauchera
26:04dans 4-5 ans ?
26:05Certainement pas,
26:06est-ce qu'on aura besoin
26:06pour 4 postes aujourd'hui,
26:08on aura besoin peut-être
26:08plus que d'un poste,
26:10par contre,
26:10sur d'autres choses,
26:12sur de l'événementiel,
26:14du physique,
26:15enfin,
26:16d'autres axes de développement,
26:18on aura peut-être besoin
26:19là d'embaucher,
26:20d'embaucher des gens,
26:21par contre,
26:21ils n'auront plus
26:21ce profit du journaliste actuel,
26:24donc,
26:24il va falloir voir
26:25comment ça va se passer.
26:27Bientôt 19h30,
26:28on s'arrête quelques secondes
26:29toujours avec
26:30Frédéric Simotel,
26:31Frédéric Duval
26:31et Isabelle Bordry.
26:32Merci.

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