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  • il y a 25 minutes
Roxanne Varza, directrice de Station F, Jaime Alonso, PDG d'Ethylowheel, Mel Landelle, PDG et cofondateur de RainPath, et Guillaume Boniface-Chang, cofondateur et directeur de la stratégie produit et technologie de Marble, étaient les invités de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce mercredi 4 novembre. Ils se sont penchés sur les 40 startups les plus prometteuses de Station F dont : Ethylowheel, un éthylotest fonctionnant au toucher ; RainPath, l'IA pour accélérer le diagnostic des cancers ; ainsi que Marble, l'IA pour l'apprentissage des enfants, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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Transcription
00:00Tech & Co, la quotidienne, les invités.
00:05Voilà, il est temps de nous intéresser maintenant à Station F.
00:08Vous savez que c'est un endroit qu'on aime beaucoup, on y était.
00:10D'ailleurs, il n'y a pas si longtemps que ça pour le AI Pulse.
00:14Et on en parle ce soir parce qu'un événement remplace un autre événement à Station F.
00:20Et on va s'intéresser à Futur 40 avec nos invités,
00:24puisque Station F dévoile donc ses 40 startups les plus prometteuses.
00:28On va se retrouver pendant une petite quinzaine de minutes
00:31avec trois startups qui font partie de la crème des crèmes,
00:36des entreprises hébergées à Station F.
00:39Et nous avons le plaisir d'avoir avec nous Roxane Varza.
00:41Bonsoir Roxane.
00:42Bonsoir.
00:43Directrice de Station F, Roxane Varza qui dirige Station F depuis son ouverture en 2017.
00:49Évidemment.
00:49Le temps pas simple.
00:50Oui, en effet.
00:51Ça commence à faire.
00:53Vous êtes franco-américaine, vous avez notamment été rédactrice en chef de TechCrunch France.
00:58Et vous êtes maintenant à fond dans la gestion de Station F.
01:02Tout va bien, Station F ?
01:04Tout va, je peux dire, même extrêmement bien en ce moment.
01:07On vient d'annoncer du coup les 40 startups les plus prometteuses de l'année.
01:10Mais pas que ça.
01:11On a aussi annoncé aujourd'hui qu'il y a des startups.
01:14On l'avait déjà 2 milliards sur cette année.
01:17C'est un record pour Station F.
01:18Est-ce que, on va dire, cette échéance électorale qui arrive bientôt avec la présidentielle ralentit, on va dire, cette
01:25dynamique qu'on peut avoir ou pas du tout finalement ?
01:30Pour l'instant, on ne l'a pas senti.
01:32Il n'y a pas un ralentissement.
01:34Peut-être qu'on va le sentir à partir de janvier.
01:36Mais pour l'instant, ça continue.
01:38Alors, le futur 40, Roxane, un mot quand même qui distingue chaque année.
01:4340 startups prometteuses parmi plus de 1 000 entreprises accueillies à Station F.
01:48Je le disais tout à l'heure, c'est la crème des crèmes de Station F, c'est ça ?
01:51Exactement.
01:52Donc, il faut aller chercher.
01:54On passe par un système de nomination, des candidatures pour les startups qui pensent avoir atteint des milestones ou avoir
02:02fait des choses assez exceptionnelles.
02:04Donc là, on va se baser sur des nominations des différents programmes qui sont sur place.
02:07On va regarder les métriques.
02:09On va parfois interroger des investisseurs, des clients pour savoir quelles sont les meilleures startups qu'on a chez nous.
02:16Alors, on ne peut pas recevoir les 40 malheureusement.
02:19Mais on a fait une petite sélection de trois startups qui font partie de ce futur 40.
02:25L'idée, c'est quoi en fait en les mettant en avance ?
02:27C'est qu'après, elles puissent grandir, elles puissent récolter des fonds.
02:35C'est quoi l'intérêt ?
02:36Donc déjà, l'annonce, hier, on a fait un dîner avec des investisseurs.
02:40Donc déjà, c'est d'accélérer le business pour ces startups.
02:43C'est vraiment, on est en train de dire, on croit en ces startups.
02:46On veut les aider à l'accélérer le plus vite possible.
02:49Pour les startups qui lèvent, c'est d'aider à rechercher des fonds.
02:52Sinon, normalement, le label Future 40, ça donne aussi accès à plein de clients, des accès.
02:58Et à Station F, à chaque fois que nous, on reçoit aussi des différentes délégations, des demandes,
03:03c'est ces startups qu'on va choisir de mettre devant les différents acteurs.
03:06Allez, on commence par Ethilo Will qui est avec nous.
03:09Et Raimé Alonso est là.
03:10Salut Raimé.
03:11Salut.
03:11Merci d'être avec nous.
03:14Un Ethilotest qui fonctionne au toucher.
03:17Alors, il faut quand même que vous nous expliquiez un petit peu ce que c'est.
03:20Alors, de quoi s'agit-il ?
03:21Alors, on a développé l'ethyloquie, qui est le premier dispositif, on va dire, au monde,
03:26qui permet de détecter l'alcoolémie d'une personne par le toucher en une vingtaine de secondes.
03:31Pour faire simple, vous posez votre doigt sur le capteur et on a un résultat vert, orange ou rouge.
03:36Donc, on ne souffle plus, pas besoin de prise de sang, de trucs compliqués, etc.
03:42Il suffit de poser son doigt, en fait, c'est ça ?
03:44C'est ça, exactement.
03:45Donc, c'est basé sur des capteurs intelligents et un peu de machine learning.
03:49Et donc, on vient mesurer les tout peu de molécules qui sont éliminées aussi par la peau.
03:55Et voilà.
03:56C'est-à-dire que dans la peau, quand on a un peu bu, quand on a un coup dans
04:00le nez, on va dire,
04:02il y a des traces d'alcool, c'est ça ?
04:05Exactement.
04:05Donc, la peau est aussi une voie d'élimination de l'alcool.
04:09La plus connue, c'est le souffle, bien sûr.
04:11Et nous, on vient exploiter cette voie qui était connue depuis une cinquantaine d'années,
04:15mais pas encore développée.
04:17Donc, c'est basé sur cette technologie-là pour développer l'éthylokie.
04:21Donc, vous vendez ça comme un porte-clés, c'est ça ?
04:23Exactement, c'est un porte-clés.
04:24On l'a pensé que ce soit un produit facile à porter, à avoir dans la poche ou avec ses
04:30clés.
04:31Et surtout au moment où c'est important, juste avant de prendre le volant.
04:35Donc, hop, on se teste, en 20 secondes, on en a la mesure et voilà.
04:40Bon, vous avez bu ou pas, juste avant l'émission ?
04:42Donc, si on teste, ça va être négatif ?
04:45Exactement.
04:45Ça devrait être négatif.
04:47Je ne vais pas vous faire le défi de tester, on ne sait jamais,
04:49parce que si ça commence à sonner, ça pourrait être embêtant.
04:52Est-ce que c'est aussi précis qu'un éthylotest normal, enfin traditionnel ?
04:56Exactement.
04:56Donc, nous, on a une fiabilité comme un éthylotest grand public, standard.
05:02Pas aussi bon encore que la police, mais on y arrive.
05:06Roxane, c'est intéressant parce que ça a l'air anodin comme ça.
05:09Mais ce type d'outil pourrait être intégré chez tous les constructeurs auto,
05:15par exemple dans le volant, ou alors donner avec un porte-clés
05:19quand on achète un véhicule avec ce type de capteur, en fait.
05:22En effet, je pense qu'ils travaillent du coup en B2C et en B2B.
05:26Ça serait le rêve de les voir dans les voitures de demain.
05:28Il y a tout un boulevard là.
05:29Exactement.
05:30Et par ailleurs, on a déjà fait trois véhicules pilotes avec le monde automobile
05:34dans lesquels il y a déjà la technologie qui est intégrée dans des zones du véhicule,
05:40par exemple le bouton start and stop ou le volant.
05:43Parce qu'aujourd'hui, c'est vrai qu'il y a des systèmes,
05:45par exemple notamment pour les camions, les transports.
05:48Je crois que dans certains camions, dans certaines cabines,
05:52il faut que le chauffeur souffle dans un tube
05:56pour que le camion démarre.
06:00On pourrait imaginer de la même manière
06:02que le conducteur tienne le volant, par exemple,
06:05et qu'au bout de 20 secondes, on puisse dire
06:08« Ok, il a un taux d'alcoolémie de zéro. »
06:12Exactement.
06:12Et par ailleurs aussi, tout véhicule neuf, je crois,
06:15à partir de cette année, doit avoir une interface
06:18qui facilite l'installation d'un impôt de qualité de test avec le véhicule.
06:22Et donc c'est un marché énorme
06:23et on peut envisager plusieurs solutions
06:25comme l'éthylotest par souffle ou la nôtre.
06:27Mais est-ce qu'il faut que ce soit connecté à quelque chose
06:29ou est-ce que finalement c'est totalement autonome
06:31et il suffit que j'appuie sur le bouton pour avoir une lumière ?
06:35Alors nous, de notre côté, ce qu'on a fait,
06:37c'est qu'on a construit surtout un environnement de prévention.
06:39Il n'y a pas qu'éthylologie, il est connecté à une application.
06:42Donc dans l'application, on peut aussi suivre l'évolution de son alcoolémie,
06:47la courbe d'élimination.
06:48Mais si je n'ai pas mon téléphone ?
06:50Vous pouvez faire un test sans problème.
06:52Ça marche quand même sans téléphone en fait, c'est autonome.
06:54Et vous pouvez même le partager aux amis, à vos collègues
06:58pour qu'ils puissent aussi faire un test.
07:00Finalement, votre ennemi, c'est peut-être la voiture autonome, non ?
07:03Si elle arrive dans 10 ans ?
07:04Alors, je dirais non, parfois c'est bon.
07:07Donc l'éthylologie, il sert aussi à, par exemple,
07:10les mobilités douces, comme la trottinette ou le vélo.
07:15Donc c'est vraiment pour faire davantage de prévention.
07:18Tous les moyens de locomotion sont bons.
07:19Exactement.
07:20Finalement, vous en êtes où ? Est-ce qu'on peut déjà acheter ce produit ?
07:24Exactement.
07:25Donc on peut le précommander dès maintenant sur notre site etiloki.com.
07:30Et donc on est en train de finaliser le deuxième batch de production.
07:34On a déjà finalisé le premier qui est sold out.
07:362000 etiloki vendus dans 67 pays du monde.
07:39C'est intéressant, Roxane, parce que c'est vrai qu'on a beaucoup d'images de boîtes
07:46qui sont vraiment dans le soft dans Station F.
07:49Là, on a du hardware, c'est rare quand même, non ?
07:51Des sociétés, enfin des startups qui se lancent dans le hardware.
07:54En effet, je peux dire que c'était rare.
07:57C'est en train de changer.
07:58C'est en train de changer.
07:59On commence à avoir du coup de plus en plus de robotique,
08:02avec Physical AI qui va arriver et changer un peu le paysage de l'IA aussi.
08:06et on commence à avoir de plus en plus de produits hardware.
08:09On donne la parole maintenant à Mel Landel,
08:11le PDG cofondateur de Rennes Pass ou Rennes Pat, comment dit-on ?
08:16Rennes Pat.
08:17Rennes Pat, voilà.
08:19Alors on parle de l'IA pour accélérer le diagnostic des cancers avec vous.
08:23Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qu'est Rennes Pat
08:25qui a été fondé l'année dernière à Rennes d'ailleurs ?
08:27Complètement, on est bretons.
08:29Et fiers de ça.
08:30Et fiers de ça, évidemment.
08:31On l'a bien vu.
08:32Donc nous, on fait des modèles d'intelligence artificielle
08:34pour analyser les biopsies.
08:36Pour remplacer des tests chimiques, de biologie moléculaire ou génétique.
08:40Et pour fournir à l'ANAPAT plus d'informations
08:44pour pouvoir avoir un résultat plus précis pour les patients
08:47et mieux diagnostiquer le cancer et pour pouvoir aussi le mieux traiter derrière.
08:51Comment ça marche ?
08:53Oula !
08:54Enfin, comment ça marche ?
08:55C'est-à-dire dans quel scénario, on va dire,
08:58le corps médical peut faire appel à votre solution ?
09:01Dans beaucoup, on a plus de 15 modèles aujourd'hui qui sont en phase de validation clinique.
09:06On lance les études cliniques.
09:07Et ça va du cancer de l'ovaire au cancer mammaire.
09:09On travaille aussi sur la vessie.
09:11Et dans tous ces cancers-là, à chaque fois, on a un cas d'application
09:14dans le but de remplacer vraiment un test qui est coûteux,
09:17qui prend du temps, qui consomme par exemple des réactifs chimiques.
09:20Ou encore, on peut travailler avec une molécule spécifique
09:24pour savoir si la patiente va bien réagir à cette molécule ou non.
09:27Parce que, enfin, moi je ne suis pas un spécialiste de la biopsie,
09:30mais c'est quelque chose qui est quand même assez lourd.
09:33Il faut la préparer, colorer les tissus pour analyser une biopsie.
09:38Là, tout cela se fait grâce à l'optique, en fait.
09:41Et l'IA ?
09:42Alors, il faut quand même faire une biopsie.
09:44Il faut quand même la mettre sur une lame de microscope.
09:46Il faut la colorer aussi ou pas ?
09:48Ça dépend des cas.
09:48Il y a des fois où on remplace la coloration
09:50et des fois où on se base sur des colorations existantes.
09:52C'est un nouvel outil pour l'anatomopathologiste.
09:54Et c'est vraiment l'idée de préciser le diagnostic,
09:57de parfois réussir à trouver des mutations
09:59qu'aucun outil aujourd'hui ne peut trouver.
10:02Et peut-être que la particularité de Rainpad dans tout ça,
10:05c'est vraiment de réussir à intégrer tout ça dans un logiciel métier,
10:09puisqu'aujourd'hui on équipe déjà des laboratoires d'anatomopathologie.
10:11On a déjà passé plus de 150 000 patients dans notre logiciel.
10:14Et donc, d'intégrer fondamentalement les outils d'intelligence artificielle
10:18dans le workflow d'un anapad dans sa journée
10:21pour lui permettre d'avoir des nouveaux outils à sa disposition,
10:24les outils de demain.
10:25L'idée c'est quoi ?
10:26C'est d'accélérer le diagnostic
10:28ou de détecter des cancers
10:31qu'on ne peut pas voir avec les méthodes traditionnelles ?
10:34Alors les cancers, on les voit,
10:36mais peut-être les voir plus tôt.
10:37Par exemple, c'est un de nos modèles qui fonctionne comme ça.
10:40Remplacer des tests qui sont très coûteux,
10:42je vous donne un exemple,
10:42on remplace un test génétique qui est fait à l'étranger,
10:45donc on doit envoyer la biopsie,
10:47donc ça prend plusieurs semaines pour attendre le résultat.
10:50Ou encore, ça peut être, comme je vous le disais,
10:51sur une molécule spécifique,
10:53pouvoir dire, est-ce que cette patiente-là va bien réagir ou non ?
10:58Et dans le cas de non,
10:59pouvoir l'orienter sur un autre type de molécule.
11:02Alors, dès qu'on touche à la santé,
11:04effectivement, on se heurte aux certifications,
11:07à la réglementation,
11:09parce qu'on ne peut pas faire n'importe quoi,
11:11vous en êtes où aujourd'hui ?
11:13Alors, c'est un long processus,
11:15mais pour le bien des patients,
11:16parce qu'il faut bien sûr valider toutes ces technologies-là
11:19avec des processus qui sont rigoureux,
11:21et c'est aussi toute la force de Rheinpad
11:23d'être déjà implanté dans le tissu médical,
11:25on travaille déjà avec des centaines de médecins,
11:27et qui nous aide tant sur la partie scientifique
11:29que sur la partie validation clinique.
11:31Et là, aujourd'hui, je vous dis,
11:32on a cette capacité de lancer
11:34plus d'une dizaine d'études cliniques en même temps,
11:36et donc on espère pouvoir avoir
11:37les premières validations cliniques
11:38d'ici la fin 2027.
11:40Roxane, un mot sur les startups santé,
11:43on voit que l'IA est en train de bouleverser
11:46tout ce secteur, en fait,
11:47tout s'accélère.
11:48Est-ce que vous hébergez,
11:50vous accueillez énormément
11:51de startups liées à la santé ?
11:53Oui, et d'ailleurs,
11:54on a renforcé cette année
11:56le sujet santé à Station F
11:57avec deux nouveaux programmes.
11:58Donc, on a un programme avec
11:59Doctolib, Roche et Hôtel Dieu,
12:02et on a aussi un autre programme
12:04avec Sanofi.
12:05Donc, on s'est rendu compte
12:05l'année dernière
12:06que le sujet santé,
12:07malheureusement,
12:08ne va pas disparaître.
12:09On ne va jamais pouvoir
12:10tout gérer.
12:14Même s'il y a énormément d'espoir
12:15concernant l'IA et la recherche.
12:17Oui, exactement.
12:18Et du coup, cette année,
12:19on a beaucoup plus de startups à Station F
12:21sur la santé.
12:23Très bien.
12:23Eh bien, voilà.
12:25Donc, celle-ci,
12:26Reine Pat,
12:26en fait partie.
12:27On va maintenant
12:28toujours rester dans l'IA,
12:30mais pour réinventer
12:30l'apprentissage des enfants
12:32avec Guillaume Boniface Chang.
12:36Rebonsoir, Guillaume.
12:37Bonsoir.
12:38Ou Chang.
12:38Boniface Chang.
12:39Boniface Chang.
12:40Vous êtes donc,
12:41eh bien,
12:43cofondateur de Marble.
12:44Vous êtes responsable
12:45de la stratégie produit
12:46et de la stratégie technologique
12:48de cette société.
12:49Vous avez travaillé auparavant
12:50chez Google.
12:51C'est intéressant.
12:52Alors, expliquez-nous
12:53ce qu'est Marble.
12:55Alors, Marble,
12:55c'est une application iOS
12:58qui se présente
12:59comme un environnement
13:01virtuel d'apprentissage.
13:02C'est une île en 3D
13:04qu'un enfant va explorer
13:05et qui a été designée
13:07pour lui présenter
13:09tout un tas d'opportunités
13:12de développer sa curiosité.
13:14Donc, je vous donne un exemple.
13:16Il se promène sur cette île.
13:17Il va trouver de l'argile.
13:18Il va trouver de la pierre.
13:20On va lui donner un challenge
13:22qui est comment tu peux,
13:24avec ça,
13:24créer un four, par exemple.
13:26Et à travers ce processus,
13:29il va apprendre des choses
13:30sur les matériaux,
13:32sur la manière
13:33dont les objets du quotidien
13:34sont construits.
13:37Et il va expérimenter.
13:39Et donc,
13:40c'est une des manières
13:41dont on va lui faire découvrir
13:43le plaisir, finalement,
13:44d'apprendre par lui-même,
13:46d'expérimenter.
13:46Et c'est vraiment
13:49sur cette attitude
13:50qu'on essaie de développer
13:51chez l'enfant,
13:52c'est le plaisir d'apprendre
13:53et la curiosité.
13:54Parce que c'est vrai
13:55qu'aujourd'hui,
13:56le temps d'écran
13:57pour les enfants,
13:58c'est un problème.
14:00C'est-à-dire que là,
14:02finalement,
14:02ce temps d'écran
14:03va servir à l'apprentissage.
14:06Finalement,
14:06ce n'est pas que du divertissement.
14:08Ça va aussi éveiller l'enfant.
14:11C'est ça, l'idée ?
14:12Exactement.
14:13Aujourd'hui,
14:13le constat qu'on a,
14:14c'est que les enfants
14:16entre 6 et 8 ans,
14:17ils passent en moyenne
14:182 heures par jour
14:19sur les écrans.
14:20C'est énorme.
14:21C'est des données
14:22de Santé publique France.
14:23Sans doute.
14:24Sans doute.
14:24Mais la réalité,
14:25c'est que cet écran,
14:26il résout un problème
14:27pour la famille.
14:28C'est que les parents,
14:29parfois,
14:30ils se retrouvent
14:30dans des situations
14:31où ils ont besoin
14:32d'occuper leur enfant
14:33et c'est la meilleure solution
14:35qu'ils offrent à eux.
14:35Et pour faire autre chose,
14:36pour travailler,
14:37pour faire la cuisine,
14:39etc.
14:40Mais trop souvent,
14:41ce moment,
14:42il est associé
14:42à un sentiment
14:43de culpabilité
14:43chez les parents.
14:44Il aimerait
14:44que ce temps
14:45soit utile
14:46et c'est ça
14:46le problème
14:47qu'on résout
14:48pour les familles.
14:50Mais vous dites
14:52que l'IA
14:52est au cœur
14:53de tout ça.
14:54Comment l'IA
14:55interagit
14:55avec l'enfant,
14:56justement ?
14:57Alors,
14:57c'est une interaction
14:58vocale
14:59et c'est notamment
15:00ce qui est extrêmement
15:01intéressant
15:01en termes d'éducation
15:05et quelque chose
15:05qui était impossible
15:06par le passé.
15:08C'est-à-dire que là,
15:08l'enfant parle
15:09à l'application ?
15:10L'enfant parle
15:11à l'application.
15:11Donc là,
15:12vous voyez peut-être
15:12à l'écran,
15:13on a un personnage.
15:14Derrière ce personnage,
15:15il y a une IA
15:16qui lui donne vie
15:17et l'enfant va échanger.
15:18Et donc,
15:19le personnage,
15:19il est construit
15:20de manière
15:20à poser des questions,
15:22à inviter l'enfant
15:23à la réflexion,
15:24à le pousser
15:26à raisonner
15:27par rapport
15:27à ce qui l'entoure
15:28dans cet univers
15:29virtuel d'apprentissage.
15:31C'est destiné
15:32à quels enfants,
15:33de quel âge
15:33à quel âge ?
15:34De 6 à 12 ans.
15:35D'accord.
15:36Je crois que pour l'instant,
15:36l'application est en bêta,
15:38c'est ça ?
15:38C'est ça,
15:39mais on peut la trouver
15:39sur l'App Store.
15:41Elle s'appelle
15:41Marble Stay Curious.
15:43Et l'idée,
15:43c'est quoi ?
15:44C'est de la commercialiser,
15:45de l'offrir gratuitement,
15:47que les entreprises
15:48la proposent
15:50aux salariés
15:51et à leurs enfants ?
15:52Quel est
15:53le business model ?
15:55Oui,
15:55c'est de le proposer
15:56directement aux familles.
15:58Aujourd'hui,
15:58c'est en bêta,
15:59donc c'est gratuit,
15:59mais dès qu'on va
16:00le lancer officiellement,
16:02on va faire payer
16:03nos utilisateurs.
16:03Et on pense que c'est important
16:04d'avoir un business model
16:07où notre client,
16:09c'est vraiment la famille.
16:10Donc,
16:10on ne va pas faire de pub.
16:13Et donc,
16:14ça nous permet
16:14de pleinement servir
16:15les intérêts de l'enfant
16:16et du parent.
16:17On a une idée
16:17de combien ça va coûter
16:18ou pas ?
16:19Ça va coûter
16:21ces 2 euros
16:22pour 4 heures de jeu.
16:24Ah d'accord.
16:24donc on va louer
16:25du temps de jeu,
16:27c'est ça ?
16:27Exactement.
16:28Ok,
16:28c'est un modèle
16:29assez nouveau finalement.
16:31Oui,
16:31c'est nouveau
16:32parce que...
16:34En général,
16:34soit on achète
16:35l'application,
16:35soit on a un abonnement
16:37mensuel
16:38ou hebdomadaire.
16:39Il y a une réalité
16:39des logiciels
16:41IA
16:42où il y a un coût
16:43marginal
16:43avec l'utilisation
16:44des modèles sous-jacents.
16:46Et en tout cas,
16:47pour l'instant,
16:49ce coût,
16:49forcément,
16:50on est obligé
16:50de...
16:51ce coût à l'usage,
16:52on est obligé
16:53de le faire
16:54le transmettre
16:55à l'utilisateur.
16:56Cela dit,
16:57ce ne sera pas forcément
16:58toujours le cas.
16:59Ce qu'on voit
17:00dans la recherche,
17:01c'est qu'on commence
17:01à avoir des modèles
17:03qui peuvent tourner
17:03directement sur le device
17:04qui commencent
17:05à être suffisamment puissants.
17:07Et donc là,
17:07ça coûtera moins cher.
17:08On peut imaginer
17:08un autre point de déconner.
17:09D'ici deux ans,
17:10ce sera prêt
17:11pour tourner directement
17:12sur un device.
17:13Merci beaucoup,
17:14Guillaume Godiface-Chanck,
17:15cofondateur et directeur
17:16de la stratégie produit
17:17et technologie
17:18de Marble.
17:19Roxane,
17:20le mot de la fin.
17:21Voilà,
17:21trois startups
17:22parmi les 40
17:23de ce futur 40.
17:24C'est quoi
17:25les prochaines étapes,
17:25là ?
17:26Les prochaines étapes,
17:28comme pour chaque année,
17:29en fait,
17:29on va aider
17:30à accélérer
17:31ces startups.
17:31En revanche,
17:32ce qu'on constate,
17:33c'est une promo
17:34qui n'a rien à voir
17:35avec les années précédentes.
17:36On a 75% des fondateurs
17:38qui sont des repeat founders,
17:39ce n'est pas leur première startup.
17:41110 millions
17:41qui sont déjà levés.
17:43On a des équipes
17:43qui viennent de plein
17:44de différents pays
17:45et des équipes
17:46qui avancent très,
17:47très rapidement.
17:47Donc,
17:48plus structurés,
17:49plus sérieux
17:49que les années précédentes ?
17:50Oui.
17:51Comment vous le qualifieriez ?
17:52Je pense juste
17:53que tout avance
17:54plus vite maintenant.
17:55On a des startups
17:56qui sont déjà en train
17:56de lever,
17:57par exemple,
17:57des CUSB
17:58de 40,
17:5850 millions.
18:00Donc,
18:00on va continuer à accélérer,
18:01mais l'accélération
18:02n'est plus du tout
18:04la même chose
18:04que par le passé.
18:06Très bien.
18:06Et vous êtes toujours
18:07le théâtre de tout ça,
18:08Station F.
18:08C'est un endroit incroyable
18:10que je vous invite
18:11à visiter.
18:12Franchement,
18:13ça peut susciter
18:14des vocations en plus,
18:15Station F.
18:15C'est ça qui est cool.
18:16Merci beaucoup Roxane.
18:17Merci.
18:18Roxane Varza,
18:18directrice de Station F
18:19avec Renepat,
18:21Etilo Will
18:22et Marble.
18:23Merci beaucoup messieurs.
18:24Sous-titrage Société Radio-Canada,
18:24Sous-titrage Société Radio-Canada,
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