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  • il y a 23 minutes
Ce mardi 3 novembre, Sandra Gandoin a reçu Richard Dacoury, ancien international de basketball, Jenny Gauthier, cofondatrice et directrice générale du Mercato de l'Emploi, présidente de la Fondation Mercato, et Sophie Flubacker, directrice commerciale d'Equalia, dans l'émission BFM Entreprise, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00BFM Business présente
00:07BFM Entreprise, les outils RH.
00:11Sandra Gondoin.
00:12Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Entreprise, l'émission qui plonge au cœur des boîtes tout au long de la
00:16semaine.
00:17Vous le savez, le lundi on parle de leadership, le mardi des outils RH, le mercredi de croissance, le jeudi
00:22de transmission.
00:23On va un petit peu finalement parler de l'entreprise en général aujourd'hui et du lien très ténu entre
00:30performance sportive et efficience en entreprise.
00:34Comment utiliser ses qualités de champion pour intégrer puis performer dans une entreprise ?
00:39Quelle valeur ces deux secteurs partagent-ils ?
00:41Quel intérêt aussi à une entreprise à embaucher un ancien sportif de haut niveau par exemple ?
00:47On en parle ce midi avec mes invités.
00:48C'est Jenny Gauthier, directrice générale et cofondatrice du Mercato de l'Emploi, présidente de la Fondation Mercato qui bosse
00:55sur ce sujet.
00:55Bonjour Jenny.
00:56Bonjour Sandra.
00:57Ravi de vous retrouver dans cette émission sur BFM Business.
00:59Richard Dacoury est avec nous.
01:00Bonjour Richard Dacoury.
01:01Bonjour.
01:01Je suis ravi de vous avoir ancienne internationale de basket.
01:04On se l'est dit juste avant l'émission, ça remonte à loin mais c'est très important aussi.
01:08Et il y a bien plus que ça depuis qu'il s'est construit évidemment.
01:12Et Sophie Flubaker, directrice commerciale d'Equalia, entreprise qui accueille des sportifs qui travaillent avec cette fondation.
01:17On va voir comment vous travaillez.
01:18Bienvenue Sophie dans cette émission.
01:21BFM Entreprise, c'est parti.
01:24BFM Entreprise, les outils RH.
01:28Alors je rappelle déjà, pour remettre les choses dans l'ordre, Richard, combien de titres ?
01:33On se le redit.
01:35Est-ce que vous êtes encore le sportif le plus titré en France ?
01:39En disant que je fais partie des sportifs, de sports collectifs le plus titrés en France peut-être.
01:44Quatre Coupes d'Europe, le CSP Limoges pendant des années innombrables, PSG Racing à la fin, sur les deux dernières
01:51années.
01:51Combien ? 160 sélections en équipe de France ?
01:53Oui, c'est un truc comme ça.
01:54On est là-dessus.
01:55Au bout d'un moment, quand on aime, on ne compte plus.
01:57Oui, c'est ça.
01:58Quand on aime, on ne compte plus.
01:59Et surtout, à un moment, même si on aime et même si c'est son domaine depuis toujours, il faut
02:04penser à l'après.
02:05Exactement.
02:06C'est à quel moment qu'on pense à l'après, Richard Dacoury ?
02:09Moi, j'ai cru y avoir pensé assez tôt, à savoir quelques années auparavant.
02:15Et il faut vous dire qu'à mon époque, c'était au siècle dernier, donc les choses n'étaient pas
02:20aussi établies et aussi évoluées qu'aujourd'hui.
02:22Donc, j'étais un petit peu avant-gardiste sur ce point-là.
02:25Et malgré tout, malgré cela, je me suis rendu compte qu'arrivée à la fin de ma carrière, je n
02:29'étais pas assez préparé.
02:31Donc, il y a un vrai sujet et il est important de mettre en place tout ce qui est mis
02:35en place aujourd'hui parce qu'on a besoin d'être accompagné.
02:40On a besoin d'être dirigé, un petit peu assisté même dans cette démarche d'après-basket qui est très
02:49traumatisante et qui vous laisse parfois sans réponse, souvent sans réponse au départ.
02:55Donc, c'était un sujet.
02:57Et en fait, j'ai pris conscience de ça à la fin.
03:00Pourtant, je pensais avoir tout fait pour préparer mon après-carrière.
03:03J'avais des diplômes.
03:05Et en fin de compte, arrivé à la fin de ma carrière, je n'avais plus du tout envie de
03:07faire.
03:07Par exemple, j'avais un diplôme de kiné, donc je n'avais plus du tout envie de faire kiné.
03:10Pas envie de faire kiné.
03:11Non, plus envie du tout.
03:13Et je me suis retrouvé un petit peu perdu comme ça dans l'inconnu, sans savoir où aller, avoir envie
03:18de beaucoup de choses, mais sans préciser quoi.
03:22Et avec l'obligation de me réinventer tout simplement et un petit peu seul.
03:29On en reparlera peut-être.
03:30Oui, mais c'est toute la réflexion que vous avez eue, Jenny Gauthier, finalement, en créant cette fondation qui rapproche
03:37les sportifs de haut niveau, les entreprises,
03:39ces besoins et en même temps, et ces qualités qui peuvent évidemment servir dans le monde du sport, mais surtout
03:47derrière.
03:47Des qualités exceptionnelles, on l'a déjà dit plein de fois sur ce plateau, le sportif de haut niveau, des
03:52qualités de collectif, des qualités d'engagement, qu'il a travaillé depuis toujours.
03:56Et c'est cette réflexion-là qu'il fallait se faire, finalement, de Jenny Gauthier.
04:00Exactement. Alors, pour refaire l'historique de la fondation, c'est une fondation qui a un an aujourd'hui et
04:06dont la mission, le slogan, c'est pour que la lumière continue de briller sur nos champions.
04:10Et je trouve que c'est très révélateur de ce qui se passe, c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
04:13en France, on est une nation de sport.
04:14On aime beaucoup le sport, on aime beaucoup partager des moments grâce aux grands événements sportifs.
04:21Ça nous rassemble, ça nous unit avec nos familles, avec nos amis, avec nos enfants.
04:25On aime les sportifs, mais quand leur carrière s'arrête, en fait, on ne sait pas trop ce qui se
04:29passe pour eux derrière,
04:30alors que, vous l'avez dit, ils ont développé des compétences incroyables.
04:34Et tant que nous, acteurs du recrutement à la base, c'est de là d'où est né la fondation,
04:37en se disant qu'il y a un alignement très fort entre ce qu'on fait au quotidien en Mercato,
04:41à savoir accompagner des parcours professionnels avec nos recruteurs au quotidien,
04:45et cette envie, cette conviction de se dire qu'avec le monde du sport, il y avait quelque chose à
04:49faire.
04:50Pour vous donner quelques chiffres, le constat est quand même assez alarmant en France.
04:54Vous avez à peu près, alors il n'y a pas beaucoup de données statistiques, donc ça ne nous aide
04:58pas beaucoup,
04:58mais il y a entre 30 et 35 000 sportifs professionnels en France aujourd'hui,
05:03donc ça comprend les sportifs de haut niveau et les sportifs professionnels, j'appelle professionnels,
05:07c'est-à-dire ceux qui passent une grande partie de leur jeunesse et de leur début de vie à
05:10être sportifs.
05:10Vous avez 3 000 qui sortent du circuit, qui arrêtent leur carrière chaque année,
05:14et la seule statistique qu'on a, c'est de dire que 80% d'entre eux vivent cette période
05:18-là,
05:18comme l'a évoqué Richard, une période difficile de dépression ou de petite mort, en fait,
05:23parce qu'ils sont seuls à accompagner.
05:25Un fameux deuil, une fameuse petite mort du sportif.
05:27Oui, oui. Richard, vous voulez compléter ?
05:29Ce qui est étonnant, parce que j'ai souvent entendu le fait que le sportif était,
05:32on lui attribuait beaucoup, beaucoup de talent, sortir de sa carrière, il a développé des compétences,
05:38mais une fois qu'on a dit ça, nous sportifs, on n'a rien dit, en fait,
05:42puisque tout reste à construire.
05:43On a besoin de comprendre ce qui nous arrive, on a besoin de comprendre qui on est,
05:48ce qu'on peut être dans cette nouvelle société qu'on va affronter,
05:51parce que c'est véritablement un nouveau combat, un nouveau défi qui se propose à nous.
05:57Et on n'est pas armés, on a besoin de prendre confiance en nous,
06:00et énormément confiance en ce qu'on a fait,
06:03réaliser que ce qu'on a fait, c'était quelque chose d'assez extraordinaire.
06:05Il y avait une incroyable compétence derrière.
06:07Unique, véritablement.
06:08Il n'y a aucun diplôme qui vous prépare à ça, dans le cursus académique et autres.
06:13Donc c'est vraiment une qualité exceptionnelle,
06:16mais encore faut-il qu'on en ait conscience, et ça, on n'a absolument pas conscience de ça.
06:18Mais pour ça, il faut le troisième acteur, justement.
06:21Il faut que les entreprises, elles aussi, s'en rendent compte.
06:23Sophie, c'est intéressant de voir la réflexion de l'entreprise derrière ça.
06:27Celle qui choisit de se dire, mais c'est vrai que les sportifs de haut niveau,
06:29quand même, c'est intéressant, ça peut nous servir sur certains postes.
06:32C'est quoi la réflexion que vous avez eue ?
06:34C'est parti d'où ?
06:36J'ai reçu un CV d'un ancien entraîneur de hande dans le sport de haut niveau.
06:42Et donc, il est vrai que quand on est recruteur, on cherche nos repères.
06:46On cherche des diplômes, on cherche une carrière.
06:51Et là, on ne s'y retrouve pas.
06:52C'est-à-dire, on se dit, comment je vais pouvoir lire cela ?
06:56Et en fait, il suffit de creuser un peu.
06:59Et je me suis dit qu'un entraîneur, il s'est recruté, il s'est managé, il s'est fonctionné
07:06en collectif avec des personnalités différentes.
07:09Il s'est géré beaucoup la pression.
07:10Il s'est atteint des objectifs.
07:12Et ça, c'est des compétences essentielles et très précieuses que nous recherchons dans les entreprises.
07:16Oui, c'est intéressant.
07:17Ce qui est intéressant dans ce que vous venez de dire, c'est que vous voyez un CV où vous
07:20dites que ce n'est pas habituel.
07:23Mais que malgré tout, c'est intéressant.
07:25En fait, c'est là qu'elle est la solution.
07:27C'est de se dire, est-ce que je prends le risque ?
07:29En fait, il faut savoir faire les passerelles, il faut savoir lire entre les lignes.
07:34Jenny, comment ça se passe, justement, une fois qu'on a d'un côté les sportifs qui cherchent à bosser,
07:40qui cherchent à retrouver un souffle,
07:42et de l'autre côté, des entreprises qui sont ouvertes à ça ?
07:45C'est exactement ça qu'on essaie de combler avec la Fondation.
07:48C'est de, Sophie l'a dit, créer des passerelles concrètes entre le monde du sport et le monde de
07:53l'entreprise,
07:53qui sont deux mondes qui ne se connaissent pas.
07:56Peu, les sportifs sont peu ou pas diplômés aussi.
07:59Alors, les choses évoluent.
08:00Il y a beaucoup de démarches qui sont engagées par le comité olympique, par les ministères, par les fédérations,
08:06pour faire en sorte qu'il y ait de plus en plus de doubles parcours.
08:09Mais malgré ça, effectivement, Richard l'a dit, parfois, on ne prépare pas forcément bien sa carrière.
08:13On ne connaît pas le monde de l'entreprise.
08:14Et nous, le but de la Fondation, à travers notre réseau de recruteurs du Mercato,
08:18mais aussi, je tiens à le dire, c'est important, la Fondation, elle est ouverte.
08:21Elle est d'intérêt général.
08:23Tous les RH et les recruteurs de France peuvent être à nos côtés pour accompagner un sportif.
08:27On a créé un programme, en fait, qui s'appelle Rebon,
08:30qui est en quatre phases et qui va de l'introspection du sportif jusqu'à son intégration en entreprise,
08:36ou en tout cas jusqu'à l'accomplissement de son projet professionnel.
08:39Et ça, c'est très important aujourd'hui,
08:40puisque les sportifs peuvent faire des bilans de compétences.
08:43Ça peut exister, mais ce qui leur manque, en fait,
08:46c'est jusqu'au bout de la chaîne, en fait, jusqu'à temps qu'ils aillent vraiment trouver leur projet
08:49professionnel.
08:50Donc, on balaye avec eux ces quatre phases-là.
08:53L'introspection, Richard l'a évoquée, c'est très important,
08:55parce qu'on les récupère dans un moment où ils ont perdu confiance en eux.
08:58Ça ne va pas.
08:59Ça ne va pas.
09:00Ils n'ont pas forcément de personnes à qui on parlait,
09:03qui connaissent bien le monde de l'entreprise.
09:04Ils ne connaissent pas les codes de l'entreprise.
09:06Ils ne savent pas comment chercher un job aussi.
09:08Donc, déjà, nous, on les écoute, on les valorise.
09:10On leur rappelle que le parcours qu'ils ont eu, il est intéressant,
09:13parce que parfois, ils ne s'en rendent même plus compte, en fait.
09:15Alors, je tire un trait, ce n'est pas toujours le cas,
09:17mais en tous les cas, c'est quand même assez symptomatique.
09:19Et nous, on va leur montrer la transposition d'une compétence,
09:23comme la discipline, la rigueur, l'esprit d'équipe, etc.
09:27À quoi ça équivaut dans le monde professionnel.
09:29Et déjà, ça leur permet de reprendre confiance en eux.
09:31Richard ?
09:32Non, c'est hyper important.
09:32Au-delà de, tu disais tout à l'heure, Génique,
09:36les deux univers, en tout cas les deux entités, ne se connaissaient pas.
09:40En fait, ils ne parlent pas le même langage, plutôt.
09:43Parce qu'en fait, le sportif, depuis un petit moment, encore plus aujourd'hui,
09:46il sait que son avenir doit être préparé, etc.
09:49Donc, il sait où il doit aller, il connaît l'entreprise,
09:52mais pour autant, il ne connaît pas tous les codes,
09:55il ne parle pas le même langage,
09:57et il ne se comprenne pas.
09:59Les RH recherchent des profils sur la base de diplômes et autres.
10:03Nous, on parle d'émotion, on parle de sensibilité,
10:07on parle de ressenti, on parle de performance, malgré tout.
10:11Et cette dimension humaine est parfois inexistante dans le recrutement.
10:16Enfin, c'est ma perception à moi.
10:18Et ça, c'est un vrai problème.
10:22Et c'est pour ça qu'au-delà du profil,
10:24que l'on reçoit, le CV que vous recevez,
10:26eh bien, ce qu'il faut, c'est donner au moins une chance
10:29à tel ou tel sportif, ou tel ou tel profil, quel qu'il soit,
10:33de rencontrer le RH et de faire connaissance.
10:36Ça, c'est hyper important.
10:37Et là, on rencontre non pas un profil, une feuille blanche,
10:39on rencontre des hommes ou des femmes.
10:42Et là, les choses se passent différemment.
10:44Et c'est là qu'il peut y avoir de très belles surprises.
10:45Et c'est ça que je voudrais absolument souligner.
10:47C'est intéressant sur le papier.
10:48Moi, j'aimerais bien savoir, vous, à titre personnel,
10:50comment vous êtes passé du kiné, du projet de kiné,
10:52qui était quand même, effectivement, assez logique
10:54et en rapport avec le sport.
10:56Or, finalement, il y a beaucoup de sportifs
10:58qui aiment bien aller vers ça.
11:00Vous avez une errance professionnelle.
11:02Ça dure combien de temps ?
11:03Quand est-ce que vous vous décidez à vraiment vous dire
11:05« Non, en fait, c'est dans une boîte que je vais trouver ma place ? »
11:09Moi, je n'en savais absolument rien.
11:10Je suis parti dans l'inconnu.
11:11J'ai eu beaucoup de chance, moi,
11:12de faire des belles rencontres.
11:16Un ministre des Sports qui s'appelait Jean-François Lamour,
11:18un ancien sportif de très, très haut niveau,
11:20lui aussi, qui m'a pris sous son aile
11:23et m'a orienté vers l'ESSEC
11:25en me disant, voilà, écoute, il y a une ouverture,
11:27il y a une formation qui est en train de se créer.
11:31Prends-la, ça va contribuer à te préparer,
11:34en tout cas, à te faire avancer dans ta réflexion.
11:36Et voilà comment je suis rentré à l'ESSEC,
11:37comment je me suis réinventé au travers d'un master hyper concret.
11:42Et comment j'ai acquis quelque chose d'important
11:46pour des recruteurs,
11:48à savoir ce fameux diplôme
11:49qui va certifier que je suis suffisamment cortiqué
11:52pour entrer dans une structure telle qu'une entreprise.
11:56Et je parlais des codes tout à l'heure,
11:57on en parlait avec Génie,
11:58c'est tous ces messages qu'il faut savoir envoyer
12:01quand on est sportif pour rassurer.
12:03Parce qu'en fin de compte, nous, ce dont on a besoin,
12:05c'est de rassurer énormément les recruteurs
12:07et nous foutons aux employeurs
12:08en disant que oui, on est capable de bien s'adapter
12:11à ce monde de l'entreprise qui est assez particulier malgré tout.
12:14Et pour autant, il ne faut pas non plus
12:16prendre tous les codes et se perdre
12:18dans cette réassurance, cette recherche.
12:20Il faut arriver à imposer ce que l'on est,
12:23notre côté un peu exceptionnel
12:25et notre authenticité qui nous différencie
12:29du reste de ces étudiants qui sont eux formatés
12:31et qui, on sait qui on va employer
12:35lorsqu'on voit ou on fait rentrer quelqu'un
12:37qui a taouté le diplôme à l'ESSEC.
12:40Alors que nous, on a un profil totalement différent
12:42et ce caractère différenciant fait de nous
12:45des êtres hyper intéressants comme l'entreprise.
12:47Et ça apporte quelque chose de supplémentaire.
12:50Et lorsqu'on a compris ça, moi, c'est ce qui m'est arrivé,
12:52j'ai eu la chance de rentrer après
12:55dans une grande rencontre, je ne sais pas si on peut la citer,
12:56j'ai Coca-Cola, au travers d'une rencontre
13:00que j'avais eue par ailleurs
13:01avec un ancien collaborateur de Coca-Cola
13:03qui a vu en moi des choses
13:06et qui m'a introduit.
13:07Et puis après, c'était à moi de faire la différence,
13:09c'était à moi d'envoyer les bons signaux,
13:10c'était à moi de...
13:12De vous adapter.
13:13De m'adapter totalement
13:14et puis surtout de m'adapter
13:16sans me perdre en moi-même.
13:17Tout en récent, ce que j'étais moi,
13:19avec les qualités qui étaient les miennes,
13:20donc avec ce sens de la communication,
13:21ce sens de l'autre,
13:23cette sensibilité sur telle ou telle chose,
13:25cette capacité à faire face
13:26à une forme de pression
13:28et le transmettre.
13:30C'est ça.
13:30Une fois qu'on a eu ça,
13:32moi, j'ai eu beaucoup de chance
13:32parce que j'ai eu des présidents chez Coq,
13:35j'en ai eu plusieurs,
13:35j'ai eu 6 ou 7 dans toute ma carrière,
13:37je suis resté 20 ans chez Coca-Cola.
13:38Donc ça veut dire que
13:38c'est pourtant une boîte
13:39très très compétitive.
13:40C'est réussi donc.
13:41C'est une boîte où, véritablement,
13:43on recherche des profils assez charpes
13:46et je me dis avec le recul,
13:47waouh, j'ai quand même fait quelque chose de pas mal.
13:50Et j'ai eu la chance
13:52d'avoir ma première présidente
13:54qui a eu confiance en moi
13:55et qui m'a donné les clés
13:57en me disant
13:58voilà, il coûte très cher,
13:59elle m'a pas dit comme ça,
14:00mais c'est comme ça que j'ai interprété.
14:03Tu es capable, montre-moi
14:04et une fois que je lui ai montré,
14:05tout était possible.
14:0620 ans, c'est effectivement plutôt réussi.
14:09Sophie, comment ça se passe ?
14:10Ça fait un an qu'Equalia
14:12a embauché cette personne, c'est ça ?
14:13Non, un peu moins.
14:15Comment ça se passe, cette intégration du coup ?
14:17Expliquez-nous, décrivez-nous.
14:19Ça se passe très bien, on est ravis.
14:23Romuald est venu compléter
14:24un réseau de directeurs
14:26chez Equalia
14:26qui était déjà très bon,
14:27mais il est venu l'amener autre chose.
14:29C'est-à-dire que
14:30je trouve que les sportifs,
14:31ils ont la capacité
14:33ils ont toujours eu le goût
14:34de la performance
14:35et d'aller chercher des objectifs
14:38et je trouve que ce qu'ils savent faire
14:40et ce que Romuald amène,
14:41c'est qu'il sait découper
14:42un objectif en sous-objectifs.
14:45Et puis, ils ont le sens du collectif,
14:47c'est-à-dire qu'il arrive avec ses forces
14:48tout en s'acclimatant
14:50à notre culture d'entreprise.
14:51Il y a le goût de l'engagement
14:53et il garde le cap
14:54même dans des moments
14:55extrêmement difficiles.
14:56On est dans le secteur du loisir
14:58avec un contexte de baisse
15:00de la consommation
15:01et pour autant,
15:01c'est un contexte
15:03où ils gardent le cap
15:04encore une fois
15:05quand c'est tumultueux.
15:06Et puis, ils fédèrent.
15:07Ils ont cette capacité-là
15:08à fédérer,
15:09à engager derrière nous.
15:11Et ça, c'est quelque chose
15:12que le sport nous apporte.
15:13Moi, j'étais dans un sport collectif.
15:14C'est peut-être différent
15:15dans un sport individuel
15:16mais dans un sport co.
15:17J'étais capitaine de mon équipe.
15:18Il y a quelques signaux
15:19comme ça qui font
15:20que j'avais ce sens
15:21peut-être du management.
15:23C'est ça,
15:24ça fait des super managers
15:25en réalité.
15:25C'est ça,
15:26des leaders d'équipe totalement.
15:27Et puis, même maintenant
15:28dans le sport individuel,
15:29on se rend compte
15:29que dans le tennis
15:30ou dans tous ces sports-là,
15:31ces gars-là,
15:32eux-mêmes,
15:32ils sont leur propre entreprise.
15:34Ils doivent manager
15:35toute une équipe autour d'eux.
15:36Et ça, c'est un vrai savoir-faire.
15:38Donc, il ne faut surtout
15:39pas négliger tout ça.
15:40Jenny, ça fait combien de temps
15:42que vous avez créé
15:42cette fondation-là ?
15:43Ça fait un an ?
15:43Ça fait un an.
15:44On a fêté un an.
15:45Alors, c'est quoi le bilan
15:46de cette première année ?
15:47On est plutôt très heureux
15:49de notre bilan
15:49puisqu'en un an,
15:50on s'était fixé l'objectif
15:51d'accompagner 100 sportifs
15:54de haut niveau et professionnels.
15:55C'est ce qu'on a fait.
15:56On a démarré sans accompagnement.
15:59On a 35 disciplines à nos côtés.
16:03Donc, c'est très, très large.
16:05Et c'est une volonté de la fondation
16:06d'accompagner vraiment
16:07tous les sports.
16:09Il y a une différence d'argent
16:10en fonction des sports.
16:11Et nous, on voulait vraiment
16:12être très ouverts
16:13sur l'ensemble des sports.
16:15L'accompagnement dont je vous parlais,
16:16Rebond, il est gratuit
16:17pour les sportifs.
16:18C'est important de le souligner.
16:19Donc, c'est aussi
16:20un engagement bénévole
16:21des recruteurs
16:23qui donnent de leur temps
16:24pour accompagner ces sportifs
16:26dans leur reconversion.
16:26Donc, on est très contents.
16:28On se fixe deux objectifs principaux.
16:29C'est que nos sportifs,
16:30à la fin de la phase 2,
16:32ils aient clarifié
16:32leur projet professionnel.
16:34Et on a 90% de nos sportifs
16:36qui ont clarifié
16:36leur projet professionnel.
16:37Et qu'à la fin de la phase 4,
16:39à la fin,
16:40qu'il y en ait un peu plus de 60-70%
16:42qui atteint leur objectif.
16:43Alors, nous,
16:44on est autour de 40% aujourd'hui
16:45parce qu'on s'aperçoit
16:46que le temps de les accompagner
16:47prend du temps.
16:48Donc, on n'est qu'à un an
16:49et on a encore
16:50beaucoup d'accompagnement en cours.
16:52C'est normal.
16:53Et on parle de l'entreprise.
16:54Nous, on s'aperçoit
16:55dans les accompagnements qu'on fait.
16:56Il y a trois grandes directions
16:57que prennent les sportifs.
16:59Rentrer dans l'entreprise,
17:01repartir en formation.
17:02Donc, on les accompagne
17:03à repartir en formation
17:04ou un tiers d'entre eux,
17:05quasiment, j'ai des coerces,
17:06veulent être entrepreneurs.
17:07Oui, c'est ça.
17:09Créer leur propre entreprise.
17:10Et c'est vrai qu'il y a beaucoup aussi
17:11de liens entre le monde du sport
17:13et l'entrepreneuriat.
17:14Donc, on est là aussi.
17:15Donc, c'est là où ça prend
17:15plus de temps pour les accompagner
17:17à définir leur projet professionnel,
17:19construire leur offre,
17:20leur business plan,
17:21identifier leur marché, etc.
17:22Je ne veux pas quand même
17:23qu'on donne l'illusion
17:25que tout cela est facile.
17:26Je veux dire,
17:27ça reste une transition.
17:28Vous l'avez dit,
17:28on se posait énormément de questions
17:29dans ces périodes-là,
17:30Richard Dacoury.
17:31Les difficultés que vous,
17:32vous avez rencontrées
17:33au fil de ces années
17:34et les questionnements,
17:36ce qui a été le plus difficile
17:36peut-être pour vous ?
17:38Cette question que je me posais
17:40systématiquement à la fin de ma carrière,
17:41c'est que c'était tout simplement
17:42qu'est-ce que j'ai envie de faire ?
17:44Ça paraît simple
17:45et à la fois compliqué.
17:48Et je butais en permanence
17:49face à cette question-là
17:50et qu'est-ce qui allait m'apporter
17:53autant d'émotions,
17:55je reviens toujours à ce mot,
17:55émotions,
17:57autant de sensations
17:57que ce que le sport
17:58avait pu m'apporter.
18:00Parce que tout le reste,
18:00après ma carrière,
18:01me paraissait insipide,
18:03sans goût.
18:04Et c'était aussi tout le travail
18:06que j'ai dû faire sur moi-même
18:07que de diminuer un petit peu
18:10mes attentes.
18:12C'est hyper important,
18:13sans pourtant les renier.
18:15Ça, c'est dans toute recherche de travail.
18:17Pour le coup,
18:17c'est pour tout le monde.
18:18Le job idéal n'existe pas, en fait.
18:21En tout cas,
18:21il faut malgré tout
18:22tenter de le décrocher,
18:23en tout cas de s'en approcher.
18:24Et c'est ce que j'ai essayé de faire.
18:26Et surtout,
18:27surtout se permettre
18:28de ne pas s'arrêter,
18:32de rêver,
18:32ou en tout cas
18:33d'imaginer le meilleur pour soi.
18:35C'est bien beau
18:35de créer un projet,
18:37mais il faut se donner
18:38l'opportunité
18:39de le rêver
18:41et de l'imaginer.
18:42Donc, c'est ça
18:43le plus important.
18:43Parce que des fois,
18:43on rentre dans un cadre,
18:44voilà, il y a un profil,
18:46il y a une job list comme ça
18:47qui est une job description
18:48dans laquelle on essaie
18:49de s'insérer
18:50et parfois,
18:51on s'oublie.
18:53Et lorsque c'est le cas,
18:54eh bien,
18:55on se perd
18:55et on n'est pas heureux.
18:56Et moi,
18:57je sais que lorsque
18:57je n'étais pas heureux
18:58dans ce que je faisais,
18:58pourtant,
18:59sans gagner beaucoup d'argent,
19:00eh bien,
19:00je n'arrivais pas à me réaliser.
19:01Je n'arrivais pas à être,
19:02oui, à être heureux
19:03et à avancer,
19:04voire même à être efficient
19:06au sens où je n'apportais pas
19:08ce que j'étais capable d'apporter
19:08parce que je n'étais pas heureux.
19:09Ça paraît peut-être
19:10un peu puéril dans l'approche,
19:11mais moi,
19:12je fonctionne comme ça
19:13et je crois que je ne dois pas
19:14être le seul.
19:15Et je crois que nous,
19:17sportifs,
19:17sans faire de nous
19:18des êtres d'exception
19:20dans le mot et sans yeux terme,
19:22on a exacerbé justement
19:24ce besoin
19:26d'être de proximité,
19:30d'être compris.
19:32Voilà,
19:32on est des hypersensibles.
19:33Et ça,
19:34il ne faut surtout pas
19:34le négliger.
19:35Ça peut faire de nous
19:36parfois un peu
19:37des handicapés,
19:39un handicapé de l'émotion,
19:40mais en tout cas,
19:41il faut que la personne
19:43potentiellement,
19:44l'employeur,
19:45qui peut nous employer
19:46ait cette perception-là.
19:47On est capable de s'adapter,
19:49mais il faut l'appréhender
19:50en tout cas.
19:50Oui, Sophie,
19:51c'est intéressant
19:52dans ce que vous dites,
19:52Richard,
19:53parce qu'en fait,
19:53ce n'est pas un salarié lambda
19:54malgré tout.
19:55C'est quelqu'un
19:56qui a des grandes qualités,
19:57c'est quelqu'un
19:57qui a eu une vie
19:58très très riche
19:59en émotions,
20:01en passions avant.
20:02Et là,
20:03on vient dans une entreprise,
20:04bon,
20:04dans une entreprise,
20:05il y a tout type de salarié.
20:06Il y a les super engagés
20:07et puis il n'y a les pas
20:08du tout engagés
20:09qui font des horaires
20:09très restreints
20:10parce que ce qui compte
20:11pour eux,
20:11c'est la vie perso.
20:12Donc,
20:12il faut mélanger tout ça
20:13à une équipe de gens
20:14très différents finalement.
20:15C'est ça,
20:16mais comme l'a dit Richard,
20:17très justement,
20:17ce sont avant tout
20:18des managers d'hommes et de femmes,
20:19c'est des leaders
20:20qui ont ce talent-là
20:23assez facile
20:24et c'est une vraie réussite
20:26aujourd'hui.
20:26C'est une mise en place
20:28très concrète
20:29et une réussite
20:29et ils y arrivent justement
20:31à manager
20:32ces personnalités compliquées
20:34parce qu'ils ont ce talent-là.
20:36si je peux ajouter.
20:37Je trouve que c'est
20:38une vraie subtilité
20:39à trouver entre les sportifs
20:40et les entreprises,
20:41c'est-à-dire que ce sont
20:42des êtres exceptionnels
20:43et différents
20:44quand ils rentrent en entreprise
20:45mais ils ont aussi
20:46la nécessité
20:47de devoir s'adapter
20:49et devenir un peu aussi
20:50comme tout le monde
20:51pour que tout le monde
20:51s'y retrouve
20:52avec les autres collaborateurs
20:53aussi en fait
20:54et je trouve que ça
20:55c'est la grande subtilité
20:56pour juste revenir
20:57sur ce que disait Richard,
20:58c'est très intéressant
20:59sur la partie émotionnelle
21:01ce que j'entends souvent
21:02des sportifs,
21:03ils ont peur du bureau en fait,
21:04ça me fascine toujours en fait
21:05parce qu'ils ont tellement
21:07vécu des émotions très fortes
21:08avec des Jeux olympiques,
21:09des championnats du monde,
21:10ils ont très très peur
21:11de ne pas pouvoir revivre
21:11de telles émotions
21:12et donc la peur du bureau
21:14et d'être assis
21:14toute la journée sur une chaise,
21:16c'est comme ça parfois
21:16qu'ils voient le monde
21:17de l'entreprise
21:17et donc on leur apprend
21:18à leur dire
21:19c'est pas parce qu'on est assis,
21:20c'est pas parce que vous
21:21vous journalisez,
21:21vous êtes assis là,
21:22vous faites pas plein de projets,
21:23plein d'autres choses
21:24et que vous pouvez pas vivre
21:25d'autres émotions.
21:25Oui et puis surtout aujourd'hui
21:26où les formes de travail
21:27sont très multiples
21:28dans notre pays,
21:29on a cette chance,
21:30cette boîte à outils
21:30de pouvoir travailler
21:31un peu de toutes les façons,
21:33ça c'est vrai.
21:33Qu'est-ce que vous donneriez
21:34Richard Dacoury
21:35comme conseil à un homme
21:36qui termine sa carrière,
21:37une femme d'ailleurs,
21:39un sportif,
21:40une sportive
21:41et qui est dans cette errance,
21:43qui se pose toutes ces questions,
21:44qu'est-ce que vous lui diriez
21:46peut-être pour gagner du temps
21:47par rapport à vous,
21:47votre réflexion
21:48et aller vers
21:49la bonne décision professionnelle ?
21:51Ce qui est bien
21:51c'est qu'aujourd'hui
21:52les fédérations sportives,
21:55le ministère des sports,
21:56l'ANS,
21:58toutes ces structures comme ça,
21:59ces institutions
21:59qui tournent autour du sportif
22:02font un gros travail
22:04justement d'éducation,
22:06de prévention,
22:07j'allais dire en tout cas.
22:08Et ils arrivent déjà
22:11lorsqu'ils sont en fin de carrière
22:14à...
22:15sans être totalement démunis,
22:16ils vont déjà préparer.
22:17Donc moi,
22:18le seul conseil
22:18que je leur donnerais
22:19c'est de préparer
22:20le plus tôt possible.
22:21Je dirais,
22:22moi ce que je dis
22:22à des jeunes
22:23auxquels je parle aujourd'hui,
22:25même lorsqu'ils ont 15 ans,
22:2616 ans,
22:26je leur dis,
22:27écoutez,
22:28dites-vous bien
22:28que votre avenir,
22:29vous le commencez,
22:30vous le travaillez
22:30dès maintenant,
22:31à 16 ans,
22:31on commence à créer du réseau,
22:33on commence à envoyer
22:33une image de qui on est
22:35à des gens
22:36que vous rencontrerez,
22:37vous ne le savez pas encore,
22:38peut-être dans votre vie future.
22:40Donc,
22:40tous ces messages faibles,
22:43vous devez absolument
22:44en prendre soin.
22:46On ne fait qu'une seule fois
22:47de l'impression,
22:47donc il faut faire très attention
22:48à ce que l'on donne
22:50comme image
22:52parce que les gens
22:53vous mettent très rapidement
22:54dans les cases.
22:55Et moi,
22:56je n'aime pas lorsqu'on dit
22:56voilà,
22:57lui c'est un sportif,
22:59il est cantonné
23:00dans tel ou tel genre d'otages.
23:01C'est pour ça que je fais
23:02très attention
23:02à ce que je dis aujourd'hui
23:03parce que,
23:05on est des êtres exceptionnels,
23:08je fais très attention
23:09aux extraordinaires
23:10au sens premier du terme,
23:11mais pour autant,
23:12comme tu disais tout à l'heure,
23:12Génie,
23:14il ne faut pas faire de nous
23:15des êtres à part.
23:18Ce chemin,
23:18il doit être parcouru
23:19l'un vers l'autre
23:20et chacun doit s'approcher
23:22de l'autre
23:22pour mieux se comprendre
23:23et surtout,
23:24moi j'ai vraiment besoin
23:25que les entreprises
23:27aient confiance en nous
23:28et nous donnent
23:29ce qu'il faut
23:29comme message,
23:31comme réassurance
23:33pour nous permettre
23:34de donner le meilleur
23:34de nous-mêmes.
23:35Génie,
23:35justement,
23:36on va terminer cette émission,
23:38quel message
23:38vous envoyeriez
23:39aux entreprises
23:40qui peuvent faire
23:43justement appel
23:43comme Sophie l'a fait
23:45à des sportifs,
23:46s'ouvrir,
23:47ouvrir leur chakra,
23:48aller au-delà du CV ?
23:49Tout ce que vous dites
23:51est juste,
23:52je leur dirais surtout
23:54que recruter un sportif,
23:55ce n'est pas une bonne action,
23:56c'est une bonne décision.
23:57Quoi qu'il arrive.
23:58Avant tout,
23:59c'est une bonne décision
24:02de le faire
24:02et puis,
24:04effectivement,
24:04de s'ouvrir
24:04à ces profils-là
24:05et ils peuvent avoir
24:06de très belles surprises.
24:08Donc, évidemment,
24:09je les encourage
24:10à être sensible
24:11à ces sportifs-là
24:13tout au long
24:13de les RH,
24:14les recruteurs,
24:15les managers,
24:16les collaborateurs,
24:16ça donne une richesse
24:17et c'est ça qui fait
24:18la force des équipes.
24:19Sophie,
24:20vous en reprendrez ?
24:21Je ne vais pas y arriver,
24:22je n'ai pas parlé.
24:23Est-ce que vous recommenceriez
24:25sans hésiter
24:26à prendre un sportif
24:27de haut niveau ?
24:28C'est une réussite.
24:29Oui,
24:29j'incite
24:31à le travail
24:32avec les Mercato
24:33de l'Emploi
24:33et leur fondation.
24:35J'espère la réitérer
24:36parce que c'est gagnant
24:37et je ne doute pas
24:38que ça puisse l'être
24:39encore pour d'autres profils.
24:41Une bonne décision
24:41comme l'a dit Jenny.
24:42Merci à tous les trois
24:43d'être venus
24:44dans cette émission.
24:45Jenny Gauthier,
24:46directrice générale
24:47fondatrice du Mercato
24:48de l'Emploi
24:48et présidente
24:49de la Fondation Mercato.
24:51Richard Dakoury,
24:52ancienne internationale
24:53de basket
24:53et beaucoup plus.
24:54Mais pour le savoir,
24:55il faut réécouter
24:55cette émission.
24:56Et Sophie Blubaker,
24:58directrice commerciale
24:59d'Equalia
24:59qui a accueilli
25:00un sportif justement
25:01et travaillé
25:02avec cette fondation.
25:02Merci à tous les trois
25:04d'être venus
25:05dans cette émission
25:06à retrouver aussi
25:06en podcast
25:07et en replay.
25:08Très bonne journée
25:08sur BFM Business.
25:10BFM Entreprises,
25:12les outils RH
25:13sur BFM Business.
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