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Ce mardi 29 septembre, Sandra Gandoin a reçu Jean-Luc, Sadik, fondateur des Trophées Sport et Management, CEO de TPS Conseil, Youssef Achour, président d'honneur du groupe UpCoop, et Carine Bonnal, directrice adjointe du pôle innovation du Dahlir, dans l'émission BFM Entreprise, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:01BFM Business présente
00:07BFM Entreprise, les outils RH.
00:11Sandra Gondoy.
00:12Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Entreprise, l'émission qui plonge au cœur des boîtes tout au long de la
00:18semaine.
00:18Vous le savez, le lundi on parle de leadership, le mardi des outils RH, le mercredi de croissance, le jeudi
00:24de transmission.
00:25Et on va parler aujourd'hui, dans le cadre des outils RH, de la place du sport dans votre vie,
00:32dans votre vie de salarié,
00:34mais aussi des liens entre le sport et l'entreprise.
00:37Mes invités ce midi, Jean-Luc Sadiq, fondateur des Trophées Sport & Management et CEO de TPS Conseil.
00:43Bonjour Jean-Luc.
00:44Bonjour.
00:44Ravi de vous avoir sur ce plateau.
00:46Youssef Achour est face à vous, président d'honneur du groupe Upco.
00:49Bonjour Youssef.
00:50Bonjour.
00:51Et Karine Bonal, directrice adjointe du Pôle Innovation du Dalyre.
00:55Bonjour.
00:55Bonjour Karine.
00:56On va expliquer évidemment tous ce que vous faites.
00:59BFM Entreprises, les outils RH, c'est parti.
01:03BFM Entreprises, les outils RH.
01:07Jean-Luc, il y a beaucoup de choses à dire et beaucoup d'angles à tirer sur les rapports entre
01:13le sport et l'entreprise.
01:15On va revenir évidemment sur tout ce que ça peut recouvrir.
01:18Mais ce que vous me disiez en préparant cette émission, c'est comment a évolué ce rapport ces dernières années
01:24entre les entreprises et le sport.
01:26Alors en fait, l'entreprise est un acteur historique qui accompagne le monde du sport.
01:34Nous-même, avec TPS Conseil, qui est l'entreprise que je dirige depuis près de 40 ans maintenant, on a
01:40vu cette évolution prendre forme.
01:42On est passé de des entreprises qui, à la fin des 80 et des 90, étaient des entreprises qui finançaient
01:49via des marges de sponsoring le développement de la pratique sportive,
01:53à des entreprises tout au long des 90, 2000, 2010 et aujourd'hui, les années 2020, qui sont des acteurs
02:00engagés, qui intègrent le sport comme un levier de développement managérial,
02:05de renforcement de l'engagement de leurs collaborateurs, d'ancrage territorial pour aussi rayonner auprès de la partie prenante.
02:11Et donc le sport est devenu pour elles, au-delà d'un simple support publicitaire, un véritable levier de développement
02:18qui participe à leur identité propre.
02:21Et aujourd'hui, avec l'essor même de la RSE et des stratégies qui accompagnent l'engagement sociétal des entreprises,
02:28le sport prend une place particulièrement centrale pour mettre en relief la qualité du rôle que ces entreprises veulent jouer
02:35sur cette dimension-là.
02:36Ce que vous nous dites, c'est qu'au travers de ces années, de ces nombreuses années, les entreprises ont
02:41compris que c'était un très gros levier de performance.
02:44Néanmoins, j'imagine qu'il y a des vagues ou des modes d'investissement plus ou moins importants des entreprises.
02:52Là, on est deux ans après les JO de Paris, on va organiser les JO 2030, on est vraiment dans
02:59une période d'Olympiade.
03:00Et pour autant, ce n'est pas forcément une période si facile que ça en ce moment, le contexte.
03:05– Alors, d'abord, les entreprises ne sont pas sur des îles désertes, c'est-à-dire qu'elles accompagnent
03:09l'évolution de la société,
03:12les épreuves parfois qu'en compte la société.
03:14En 2020, on a tous dû faire face au Covid.
03:19Et donc, ça fait prendre conscience quand même qu'il y avait un enjeu au travers de la forme physique,
03:26de la santé.
03:26Et donc, ça a obligé les entreprises à se saisir de ce sujet et donc d'apporter des réponses pratiques
03:33pour mobiliser leurs collaborateurs
03:35et répondre à leurs attentes.
03:37Les générations, les nouvelles générations aujourd'hui ont un rapport à la pratique sportive qui n'est plus le même
03:43que celle que je pouvais avoir quand j'étais jeune, que pouvaient avoir les générations précédentes.
03:48Et puis, tout simplement, aujourd'hui, on a dans notre pays une volonté de prendre en charge la santé et
03:58l'engagement des collaborateurs
04:00et que l'entreprise ne passe pas à côté de cet aspect-là, donc se mobilise et apporte des réponses
04:05pratiques.
04:06On mange moins à midi, je pense que Youssef Achour en parlera et on préfère faire du sport.
04:12On construit des équipements sportifs contre une entreprise.
04:15On a même des projets de loi qui ont été présentés par le député Joël Bruneau pour même financer,
04:21pour que les entreprises financent des équipements sportifs et les mettent à disposition des collectivités territoriales.
04:26Donc, on a aujourd'hui une vraie prise de conscience que les acteurs économiques de son entreprise doivent à part
04:31entière s'engager,
04:33s'impliquer, se mobiliser, d'abord pour répondre à une demande interne,
04:36mais aussi pour répondre à un besoin externe lié à l'évolution de nos mœurs et des attentes des nouvelles
04:42générations.
04:43On va revenir dans les détails sur ce que vous faites tous les deux, chacun à votre niveau.
04:46Ce que j'aimerais savoir, parce qu'on peut se poser la question quand on voit le thème de cette
04:50émission,
04:51c'est concrètement quel est le lien entre l'entreprise et le sport et surtout à quoi ça mène ?
04:58Est-ce qu'on est dans l'entreprise qui organise finalement des moments sportifs effectivement pour les salariés ?
05:04Est-ce qu'on est carrément dans, finalement, on met sa pierre à l'édifice de créer des champions aussi
05:12et de la performance ?
05:14Qu'est-ce que ça génère finalement ce lien entre les deux ?
05:18Youssef ?
05:20Je crois que d'abord, la première chose, c'est qu'en tant qu'entreprise, et comme l'a dit
05:23Jean-Luc,
05:24nous devons veiller, nous devons être attentifs au bien-être des salariés.
05:28Et nous devons donc nous adapter aussi aux attentes de nos collaborateurs, de nos salariés.
05:34Donc naturellement, nous avons apporté des réponses pour une entreprise comme la nôtre.
05:39Donc UpCop, c'est l'ancien chèque déjeuner.
05:41Donc à l'origine, depuis 64 ans que nous existons, notre métier d'abord a consisté à mettre à la
05:49disposition des entreprises des titres restaurants.
05:52Pour justement répondre à une première attente, c'était celle de pouvoir se nourrir correctement à l'heure du déjeuner.
05:59Et puis, les demandes ont évolué.
06:01Nous avons développé le chèque cadeau, nous avons développé le chèque vacances,
06:04nous avons développé toute une série de produits, de solutions visant à répondre aux attentes des salariés
06:10et permettre aux entreprises de pouvoir constituer des bénéfices sociaux,
06:14créer des avantages sociaux à l'attention des salariés.
06:17Et puis récemment, le sport est devenu une véritable attente.
06:20Une véritable attente.
06:21Nous-mêmes, dans nos locaux, nous avons une salle de sport, nous veillons au bien-être, des conditions de bien
06:28-être.
06:28Donc c'est finalement quelque chose d'assez naturel quand une entreprise peut le faire, elle le fait.
06:34Et nous, nous avons une autre particularité, c'est que nous sommes un prestataire de services
06:40qui, au travers de notre modèle coopératif, propose justement aux entreprises clientes
06:46de pouvoir mettre à la disposition de leurs salariés, donc il n'y a pas que chez nous,
06:51nous on le fait à l'extérieur, pour des avantages sociaux, des bénéfices sociaux, comme je l'ai dit,
06:56permettant de faciliter l'accès au sport, de faciliter l'accès au bien-être.
07:03Car on considère, comme l'alimentation, c'est un déterminant, c'est un facteur très important en matière de santé.
07:09Et je crois que c'est ça qui réunit aujourd'hui la démarche que nous avons,
07:12c'est celle de faire que tout ce qui peut améliorer la santé physique, mentale des salariés
07:18doit être mis à la disposition, et donc le sport à la disposition des entreprises.
07:22Et nous avons aussi de plus en plus des collectivités locales qui nous sollicitent.
07:25Car certes, on est salarié dans une entreprise, mais on est aussi citoyen dans la cité.
07:30On va revenir évidemment sur ce que vous faites dans le détail.
07:32Karine, je reviens à cette question.
07:34Qu'est-ce que vous, comment vous voyez justement cette utilité du sport aujourd'hui dans notre société ?
07:41Pour le coup, nous justement, c'est le fondement de la mission de l'association DALIR,
07:45c'est de pouvoir faciliter l'accès à une pratique sportive et culturelle,
07:49qui soit régulière pour toutes et tous, quelle que soit finalement sa situation,
07:53qu'on soit en situation de handicap, qu'on ait une maladie, qu'on ait des problématiques sociales.
07:57Le rôle du sport, il va être décuplé en plus pour ces personnes-là,
08:01que ce soit effectivement en termes d'amélioration de bien-être, d'état de santé global,
08:05d'autonomie et surtout en fait de renforcement de la confiance en soi.
08:09Et tout comme les entreprises, finalement, on est aussi des acteurs territoriaux.
08:12On a ce rôle-là à jouer finalement aussi bien au niveau local
08:16que lorsqu'on est aussi un grand groupe à l'international.
08:19– Jean-Luc, vous travaillez avec des associations, avec des entreprises,
08:24avec des acteurs publics, avec des acteurs privés, avec des clubs pro,
08:26avec des acteurs amateurs.
08:29Vous rassemblez tout cet écosystème à travers ces trophées d'ailleurs,
08:32que vous récompensez tous les ans.
08:34Souvent, j'entends, notamment chez mes collègues journalistes sportifs,
08:39que le sport, c'est le parent pauvre des politiques.
08:42Bon, chacun défend évidemment son domaine,
08:44mais est-ce que vous êtes d'accord avec ça ou finalement non ?
08:47Des initiatives, il y en a dans tous les sens,
08:50et ça permet de faire vivre cet aspect très important de la société.
08:55– Alors, il y a un paradoxe en fait.
08:58On a, et on en parlait ensemble, juste avant d'entrer sur le plateau à vos côtés,
09:04on a une économie sportive qui est très dynamique,
09:09une demande de pratique portée notamment par tout ce qu'on vient d'évoquer
09:14en termes d'attente générationnelle, on va dire,
09:18qui est très vive et avec, que ce soit via des activités comme le paddle,
09:22comme l'escalade ou même le trail par exemple,
09:26pour en citer que quelques-unes,
09:27qui mobilisent énormément et qui génèrent énormément de revenus,
09:31enfin, qui est une activité florissante.
09:33On pourrait citer également l'Airox,
09:35qui est une discipline récente qui est en train de percer,
09:38voilà, ça cartonne, on va dire ça comme ça.
09:42Et à côté, on a effectivement un écosystème institutionnel,
09:46dans un contexte que l'on connaît tous dans le pays plus global qui est difficile,
09:51qui effectivement a un peu de mal à se projeter,
09:54ce qui est honnêtement un peu surprenant,
09:56parce qu'on a fait des formidables Jeux Olympiques à Paris en 2024,
10:00qui sont un succès, qui est populaire,
10:05qui a mobilisé toutes les parties prenantes de notre pays
10:08pour permettre à la ville et au sport français de rayonner à l'international.
10:14Mais on reste aujourd'hui sur notre fin,
10:16on va dire ça comme ça, au niveau de l'héritage,
10:19parce que beaucoup de choses étaient attendues
10:22et on a effectivement encore un peu de mal à les voir mises en œuvre.
10:27Je ne dis pas que les acteurs n'essayent pas, loin s'en faut,
10:30mais on se heurte à la fois à des transformations culturelles
10:33qu'il faut accompagner,
10:35à des montées en compétences aussi,
10:37qu'il faut aussi pouvoir faciliter.
10:41Et ce sont des décisions qui sont compliquées à prendre,
10:44parce que les moyens ne sont pas toujours au rendez-vous
10:46pour pouvoir mettre sur la table tout ce qu'il faudrait
10:49pour que la mobilisation des entreprises, par exemple,
10:53soit à côté de celle des acteurs fédéraux, institutionnels, sur le terrain.
10:58Nous, en tous les cas, on s'y emploie.
11:00On essaye, au-delà de pointer du doigt tel ou tel,
11:03d'aider concrètement, à travers la mise en avant d'initiatives terrain,
11:07et en étant le plus proche possible de ces acteurs institutionnels,
11:11de leur donner les clés pour essayer de justement trouver les effets de levier.
11:15Ça reste aujourd'hui compliqué.
11:18On va tout faire pour, d'ici les Alpes 2030, en tous les cas,
11:21continuer à œuvrer dans ce sens et faire en sorte que ça fonctionne le mieux possible.
11:24Il y a des actions comme les vôtres, effectivement.
11:26À chaque fois qu'on est avant ces compétitions-là,
11:29on doute jusqu'à la dernière semaine.
11:30Et puis, finalement, on arrive à faire des choses absolument extraordinaires,
11:33justement, avec des initiatives comme les vôtres.
11:36Youssef, vous parliez des tickets-restaurants
11:39qui se sont déclinés, finalement, en tickets-sport pour les salariés.
11:43Moi, il y a quelques années, j'entendais ça en Suède,
11:45c'est-à-dire que les Suédois préféraient aller faire du sport le midi
11:48plutôt que de déjeuner.
11:50C'est ce que vous avez dit tout à l'heure en début d'émission.
11:52On en est là, on rattrape notre retard sur certains pays
11:55qui ont développé ça avant nous, Youssef ?
11:57Je pense que la société, en France, ça évolue énormément dans cette direction-là.
12:02Ça ne m'arrange pas spécialement que les gens n'aillent pas au restaurant.
12:07Mais je crois qu'encore une fois, il faut s'adapter
12:10et il faut que nos offres, que nos produits puissent correspondre aux attentes.
12:16Et donc, il faut créer des nouvelles solutions, des nouveaux produits
12:19pour satisfaire les utilisateurs, les salariés
12:23et permettre aux entreprises de pouvoir apporter des solutions nouvelles
12:27qui permettent de fidéliser, qui permettent d'améliorer
12:29les conditions de travail des collaborateurs.
12:31Je crois que c'est tout ce travail que nous essayons de faire
12:34parce qu'on est aussi attaché au fait que, pour nous,
12:38le sport a aussi une autre vertu.
12:40Une autre vertu, et celle-là, elle est très importante.
12:43L'accès au sport est une chose,
12:45mais derrière, je crois que le sport est aussi vecteur de lien social,
12:49est aussi vecteur de cohésion sociale sur les territoires, dans l'entreprise,
12:55parce que c'est vrai que peut-être que de plus en plus des gens,
12:57au lieu d'aller déjeuner ensemble, vont peut-être aller faire du sport ensemble.
13:02Mais je crois que ces éléments-là, nous, on en tient compte,
13:05en tant qu'entreprise coopérative, en tant qu'entreprise engagée,
13:08on considère effectivement que ce qui est attendu doit pouvoir être servi.
13:14Et l'accès au sport, pour nous, c'est fournir ces services-là,
13:18mais aussi, derrière, faire comme dit Jean-Luc,
13:21c'est-à-dire être aussi engagé dans la société.
13:23– Il y a un profil d'entreprise que vous servez particulièrement ?
13:28Est-ce que ce sont des grands groupes ?
13:29Parce que finalement, proposer des avantages sport,
13:33c'est un facteur d'attractivité pour les boîtes.
13:35Est-ce que vous avez un profil d'entreprise qui fait appel à votre groupe ?
13:38– Oui, vous savez, par tradition,
13:43la grande partie des entreprises qui font appel à nos services
13:46ne sont pas les grands groupes.
13:47Ils ont déjà des organisations qui leur permettent effectivement
13:50de pouvoir apporter le service attendu.
13:53nous, la solution que nous apportons,
13:56les solutions que nous apportons sous la forme de titres,
13:58de services, s'adressent plutôt aux PME.
14:01S'adressent surtout aux entreprises qui n'ont pas la capacité
14:04de pouvoir proposer une salle de sport,
14:06qui n'ont pas la possibilité de proposer un restaurant d'entreprise,
14:09etc.
14:10Donc c'est vraiment notre cœur de cible.
14:12Pour les entreprises, dans le monde de l'entreprise,
14:14c'est surtout les TPE, PME ou les tailles intermédiaires.
14:18Et puis ensuite, comme je vous l'ai dit,
14:20beaucoup de mairies, de collectivités locales font appel à nous aujourd'hui
14:23pour les aider à mettre en place des dispositifs
14:26à l'attention des populations pour les encourager à la pratique du sport.
14:31– Et c'est intéressant parce qu'il faut rappeler ce que ça amène à l'employeur
14:34comme avantage de développer ce genre de solution.
14:37Il y a ça aussi ?
14:38– Bien sûr, bien sûr.
14:39Et je crois que tous les DRH aujourd'hui,
14:40comme les comités d'entreprise,
14:41sont extrêmement conscients de l'importance
14:43d'améliorer le bien-être des collaborateurs.
14:46On est dans des contextes assez tendus.
14:48C'est vrai que la société se tend,
14:51les salariés peuvent être inquiets,
14:53les questions de pouvoir d'achat, etc.
14:55Donc tout ce qui va permettre aux collaborateurs
14:58de pouvoir avoir dans l'entreprise
15:02des conditions d'amélioration de bien-être
15:05sont aujourd'hui des éléments très importants
15:07que les entreprises regardent.
15:08– Alors je parlais en tant qu'avantage aussi,
15:11d'avantages fiscaux, banalement,
15:13d'avantages économiques pour ces PME.
15:16Il y en a à mettre en place des solutions comme les vôtres ?
15:20– Ce n'est pas le plus important.
15:21Ça existe, ça joue.
15:23– Ce n'est pas ce qui les attire ?
15:24– Je crois que ce n'est pas vraiment ça
15:26qui va les attirer, en tout cas pour la pratique du sport.
15:28Je crois que c'est vraiment plutôt créer les conditions
15:31pour que les salariés se sentent mieux
15:32et qu'ils puissent organiser leur vie professionnelle
15:36et personnelle autour effectivement
15:38d'un environnement de bien-être,
15:41d'un environnement, le sport ou d'autres activités de loisirs
15:45qui facilitent effectivement leur mobilisation,
15:49leur engagement dans l'entreprise.
15:50– Jean-Luc, on parle ici de meilleure forme,
15:52ça c'est une chose, mais on parle aussi d'engagement,
15:54on parle aussi de moins d'absentéisme,
15:56on parle énormément de santé mentale depuis le Covid
15:58et ça, ça aide à lutter contre ça,
16:00c'est tout bénef pour l'entreprise.
16:01– Tout bénef, je vais en rajouter pour compléter
16:05et confirmer ce que dit Youssef
16:07et sûrement Karine pourra aussi l'éclairer
16:10parce qu'ils sont très localisés en devant de Rhône-Alpes
16:12en particulier.
16:14Les trophées sport-in-management que vous avez cités
16:17tout à l'heure, Sandra, existent depuis plus de 13 ans.
16:21– Concrètement, ça veut dire qu'on a, depuis 13 ans,
16:25via les multiples appels à projets qui sont adressés
16:29à travers toute la France, à tous les acteurs dans les territoires,
16:32on a finalement un véritable observatoire qui nous arrive
16:36sur la façon dont, depuis 13 ans, a évolué la prise en charge
16:41de la pratique sportive par les entreprises.
16:44Youssef parlait des PME et nous, on a vraiment constaté
16:48qu'au fil de ces années, ce qui était d'abord l'apanage,
16:52je dirais, des grandes entreprises, était de plus en plus
16:55entre les mains de PME et même de TPE parfois
16:58dans des secteurs qui nous ont surpris.
17:01On a vu des entreprises dans le secteur de l'industrie nucléaire,
17:05par exemple, développer des salles de sport
17:07parce que leurs ingénieurs voulaient faire du sport.
17:09On a vu des gens, on a vu des collectivités mettre en place
17:13des dispositifs de conduite du changement pour leurs équipes
17:15en utilisant le sport comme un relais pour essayer
17:18de créer de la paix sociale au moment où il y avait
17:21beaucoup de tensions via la pratique sportive.
17:23On a vu des entreprises aller chercher des populations
17:27qui étaient à l'étranger et utiliser des challenges sportifs
17:31pour essayer de créer de la connexion et de la proximité
17:34avec des gens qui se connaissaient mal parce qu'ils avaient besoin
17:37de créer une identité partagée et beaucoup plus commune.
17:39On a vu comment, depuis 13 ans, un peu partout en France,
17:43des entreprises s'emparer du sujet et voir que le sport
17:46était non seulement une forme de paix et de tranquillité
17:52pour répondre aux attentes qu'avaient leurs collaborateurs,
17:53mais aussi un vrai levier à part entière de développement
17:57pour affirmer soit une nouvelle stratégie d'entreprise,
18:01soit pour aller chercher parfois même des partenaires
18:04en leur affichant localement qu'ils avaient des engagements sportifs
18:07marqués et que les collaborateurs le partageaient.
18:09On a vu le mécénat de compétences se développer avec des collaborateurs
18:13qu'ils prenaient à bras le corps pour aller venir au soutien des associations
18:16qui étaient à leur côté.
18:18Donc oui, moi ce que je peux aujourd'hui constater,
18:21c'est qu'on a un tissu économique local qui s'empare du sport,
18:26qui a envie de bouger avec le sport,
18:29qui voit le sport comme une vraie ressource
18:32et pas simplement comme, je dirais, une espèce de parenthèse
18:37qui consisterait à faire plaisir.
18:40Et je suis très sensible, parce que c'est une thèse et une cause
18:43qui m'est chère, à l'engagement sociétal et social
18:47qu'il y a autour du sport et de la pratique sportive,
18:50c'est que dans le cadre des trophées notamment,
18:52nous notre devise des trophées, c'est stimuler l'engagement sur tous les terrains.
18:56Ça veut dire, c'est aider dans les QPV des gamins à faire du sport,
19:00c'est valoriser des entreprises qui vont venir en soutien du handicap
19:03et mobiliser leurs collaborateurs pour venir aider des associations
19:07qui oeuvrent là-dessus,
19:08c'est permettre à des femmes de pouvoir pratiquer plus facilement
19:13parce qu'elles ont des contraintes parfois qui les empêchent de pouvoir pratiquer.
19:16Et on est assez fiers dans le jury qui est présidé,
19:19je le rappelle, par Geoffroy Roux de Bézieux cette année,
19:21de pouvoir mettre à l'honneur des initiatives
19:25qui non seulement créent de la valeur, de la richesse,
19:28mais aussi ont du sens par rapport à cet engagement social.
19:30Karine, justement, illustration, vous avez eu avec le DALIR
19:33le trophée des acteurs du sport associatif de l'engagement l'an dernier.
19:37Le DALIR, c'est le dispositif d'accompagnement de l'humain
19:39vers des loisirs intégrés et réguliers.
19:42Ça s'adresse à qui, concrètement ?
19:45Concrètement, notre action, elle va s'adresser à des enfants,
19:49des jeunes et des adultes qui vont être éloignés de la pratique sportive
19:52pour différentes raisons, que ce soit dû à un handicap,
19:55que ce soit dû à une maladie ou des problématiques sociales,
19:58ou même, tout simplement, parfois, les problématiques,
20:00même bien souvent, se cumulent.
20:01L'idée, c'est vraiment d'avoir une approche globale
20:03pour leur permettre d'accéder à une pratique régulière de loisirs.
20:08Donc, qu'il s'agisse de sport, effectivement,
20:10mais aussi d'activités artistiques, culturelles,
20:12voire même des centres de loisirs, finalement,
20:14pour les plus jeunes d'entre nous.
20:15Ça a été créé quand et combien de personnes ont bénéficié
20:19ou sont devenues membres de cette association depuis sa création ?
20:23L'association, elle a été créée en 2012,
20:26tout d'abord au Puy-en-Velay,
20:28et puis elle s'est étendue progressivement,
20:30comme l'évoquait Jean-Luc, en Auvergne-Rhône-Alpes,
20:32mais également en Provence-Alpes-Côte d'Azur.
20:34Aujourd'hui, on a donc 11 antennes départementales,
20:3680 professionnels, du coup, qui sont engagés sur le terrain
20:39pour réaliser, effectivement, ces projets territoriaux
20:42d'accompagnement, de développement avec toute une diversité de partenaires.
20:46Et chaque année, on accompagne en moyenne 3 000 personnes,
20:49finalement, à accéder à la pratique, la passion, finalement,
20:53qui leur permettra de s'épanouir.
20:55Alors, l'objectif dans les années qui viennent, c'est quoi ?
20:58Est-ce que vous allez vous étendre,
21:00créer plus d'antennes régionales ?
21:02C'est quoi les difficultés que vous avez au quotidien
21:05auxquelles il faut répondre dans ce contexte ?
21:09Ce n'est pas forcément une finalité en soi, à tout prix,
21:11d'étendre géographiquement notre action.
21:13C'est toujours, effectivement, avant tout,
21:15de répondre aux besoins des personnes qui évoluent.
21:18On parlait tout à l'heure de santé mentale,
21:19c'est quelque chose auquel on est de plus en plus confrontés.
21:22Donc, ça va toujours être de faire évoluer
21:24notre démarche d'accompagnement face à ça,
21:27de pouvoir renforcer certains dispositifs,
21:29de pouvoir s'adresser peut-être à de nouveaux publics.
21:32Et, effectivement, si on perçoit des besoins assez prégnants
21:35sur des territoires voisins où nous sommes implantés,
21:38on se donnera les moyens, effectivement, pour y répondre.
21:40Il y a combien de personnes qui travaillent pour l'association au total ?
21:43On est à environ 80 salariés et une vingtaine de bénévoles
21:46qui sont engagés sur le terrain.
21:48Est-ce que vous avez vu récemment se contracter ce monde de l'entreprise
21:51par rapport à la pratique du sport et à l'aide à ce genre d'association,
21:55justement, ou au contraire, se développer des entreprises
21:58qui sont peut-être un peu plus ouvertes, plus d'initiatives ?
22:01Ça va dans quel sens, vous qui voyez ça sur le terrain depuis 2012 ?
22:05Oui, cette tendance, elle est plutôt affichée, effectivement,
22:08de la part des entreprises, qu'elles soient au niveau local
22:10ou même des fondations, en tout cas, de développer davantage,
22:13en tout cas, ce rapport au sport comme un levier de transformation sociale
22:18et pas juste, effectivement, comme une portion agréable, finalement.
22:24On se rend bien compte, de toute façon, qu'il y a un vrai effet,
22:26même de transformation, parfois, sur des parcours de vie
22:28et les entreprises y sont forcément sensibles,
22:31veulent s'y impliquer, que ce soit via du mécénat de compétences,
22:34effectivement, ou même du mécénat financier tout court
22:37pour nous permettre soit d'expérimenter, en tout cas,
22:40de nouvelles formes d'actions, soit pour nous permettre,
22:42effectivement, de les développer davantage.
22:44Youssef, vous vouliez ajouter quelque chose ?
22:46Non, je crois que, par rapport à ces sujets-là,
22:50l'entreprise, par le biais du sport,
22:54s'est aussi sensibilisée aux questions de cohésion,
22:58mais aussi aux questions d'inclusion.
22:59Je crois que ça a été un moyen de prendre conscience.
23:03Moi, je sais que, quand nous avons fait appel à des structures
23:08pour mettre nos salariés en situation de handicap par le sport,
23:16ça a été assez révélateur.
23:18quand vous faites du basket-fauteuil ou quand vous faites du football,
23:22du sessi-foot, que vous mettez les salariés dans ces conditions-là,
23:26soudain, ils prennent conscience aussi du fait de faire lien social,
23:33de faire cohésion et surtout, effectivement,
23:35de ne pas rester simplement dans son univers cloisonné,
23:39dans son petit monde à soi.
23:41Et je crois que le sport a cette vertu-là.
23:44Dernière question, parce que là, on parle vraiment de l'essence même du sport,
23:47la pratique chez les enfants, la pratique chez les salariés,
23:50la pratique chez les personnes en situation de handicap.
23:54J'aimerais qu'on dise juste un mot sur le rôle des entreprises
23:58dans la performance sportive,
24:00c'est-à-dire quand on va chez les quelques dizaines de personnes
24:03qui arrivent au plus haut sommet de ces disciplines.
24:06Ça commence là malgré tout.
24:07Jean-Luc, quel est ce rapport et quelle est l'importance du rôle des entreprises ?
24:11Je vous laisse une minute, pas plus.
24:12D'abord, il y a un vrai changement d'échelle aujourd'hui
24:16pour la place du sport en termes de représentation auprès des entreprises.
24:20D'abord parce que, je le vois déjà avec les trophées sport et management,
24:24et je vais revenir précisément sur la question que vous m'avez posée, Sandra,
24:27mais factuellement, ce dispositif aujourd'hui mobilise des tas de capitaines d'industrie
24:34qui n'hésitent pas à venir, à porter la parole,
24:37à afficher leur engagement avec le sport.
24:39Je vais citer Antoine Arnaud qui était présent l'an dernier,
24:43patron, enfin directeur au sein de LVMH.
24:46L'année d'avant, on avait Alexandre Bompard,
24:48on a eu Franck Riboud, on a eu Vincent Saint-Limon, le président de BMW France.
24:52Tous ces patrons-là viennent au trophée parmi plein d'autres,
24:56et je ne peux pas encore vous dévoiler ce qui viendront cette année,
24:59mais il y en aura encore quelques-uns,
25:01et tous affichent leur détermination à mettre en avant le sport,
25:06la pratique sportive, le rayonnement que ça apporte à l'entreprise,
25:09leur engagement personnel avec le sport,
25:10leur conviction que le sport et les valeurs qu'ils véhiculent
25:13est un plus pour leur entreprise et leurs collaborateurs.
25:17Concernant le soutien qu'ils apportent aux sportifs d'au niveau,
25:19ce sont des ambassadeurs,
25:21ce sont des gens qui sont des talents au sens plein du terme
25:24et auxquels s'identifient leur corps social.
25:28Quand vous prenez LVMH avec Léon Marchand,
25:30vous avez un exemple type d'un ambassadeur vraiment
25:34qui porte des valeurs non seulement françaises et internationales,
25:38mais qui fait rayonner une marque avec l'excellence que peut représenter.
25:42Et je dirais même mieux, aujourd'hui on a même la boucle qui s'inverse,
25:45puisqu'on a les plus grands champions que vous avez cités,
25:46qui deviennent eux-mêmes des entrepreneurs et des investisseurs
25:50et qui à leur tour créent des emplois et utilisent le sport comme un vrai levier de développement pour les
25:55autres.
25:55C'est une boucle, un vaste écosystème qu'il faut continuer à faire vivre.
25:59Merci à tous les trois d'être venus dans cette émission.
26:01Je rappelle que les trophées Sport & Management,
26:03c'est le 30 septembre en direct sur BFM Business.
26:05Grande soirée pour récompenser justement tous les acteurs de l'entreprise et du sport.
26:09Merci Jean-Luc Sadi, fondateur de ces trophées.
26:12Sport & Management et CEO de TPS Conseil.
26:14Youssef Hachou, président d'honneur du groupe UpCop.
26:18Et Karine Bonal, directrice adjointe du Poly Innovation du DALIR.
26:21Merci à tous les trois d'être venus dans cette émission.
26:23A retrouver sur notre appli, sur notre site également.
26:26Très bonne journée sur BFM Business.
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