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  • il y a 5 heures
Sur le plateau de la SpaceTV, Eva Garre, alias Eva en élevage, accompagne les éleveurs dans la réalisation de leur bilan fourrager. L'objectif : savoir quel fourrage va manquer, et à quel moment pour adapter sa ration dès à présent.

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Transcription
00:08Bonjour et bienvenue sur l'espace télé par WebAgris.
00:10Après un été difficile et une récolte fourragère un peu décevante,
00:14nous allons faire le bilan de ce qui va être possible d'envisager avec les fourrages 2026,
00:19avec Eva Gare, Eva en élevage, bonjour.
00:21Bonjour Alice, merci de me recevoir.
00:24Alors bon, on a eu une récolte un peu compliquée cette année.
00:27Qu'est-ce qu'on constate véritablement dans le Grand Ouest auprès des agriculteurs ?
00:32Suite à l'été qu'on vient de passer, dans le Grand Ouest, il y a différents constats,
00:38certains alarmants, d'autres un petit peu plus mesurés.
00:41Les deux constats sont, le premier, un manque de fourrage en termes de quantité,
00:46et le deuxième point, ça va être un déficit de qualité des fourrages.
00:50Donc il y a parfois l'un de ces points et parfois les deux points à prendre en considération
00:58dans les exploitations agricoles du Grand Ouest pour cette année difficile.
01:01Donc globalement, ça ressemble à quoi ?
01:03Les éleveurs que tu visites, ils ont de la visibilité jusqu'à quelle échéance à peu près ?
01:08Je dirais que dans le Grand Ouest, pour les agriculteurs éleveurs laitiers que j'accompagne,
01:12on est sur une disponibilité fourragère qui va à peu près jusqu'au printemps prochain,
01:17parfois plus loin jusqu'en septembre l'année prochaine,
01:20mais avec la maîtrise d'une ration bien orientée pour des vaches laitières de manière spécifique.
01:29Donc bon, il y a quand même une tension sur la ressource.
01:31Alors qu'est-ce qu'on peut faire pour la gérer au mieux sur cette campagne ?
01:37L'idée première, c'est de cibler s'il y a un déficit de quantité de fourrage et ou de
01:43qualité de fourrage.
01:44Donc premier point, ça va être d'abord de faire un état des stocks.
01:48Donc il y a notamment les ensilages qui vont être, on va dire, le nœud du problème, s'il n
01:53'en est un.
01:55Donc l'idée, c'est de cuber d'abord tous ces silos d'ensilage.
01:58Donc un cubage, c'est tout à fait classique en termes de mesure,
02:02puisqu'en fait, on va faire longueur, largeur, hauteur de son silo en prenant les milieux de pente,
02:09ce qui va nous donner un volume.
02:11Une fois qu'on a obtenu ce volume, il est important de prendre en considération la densité de ce fourrage
02:16-là,
02:16et c'est là qu'il y a une première vigilance à avoir,
02:19puisque la densité des ensilages varie énormément d'un tas à un autre.
02:25Donc comment on peut avoir un aperçu de la densité de son silo ?
02:29Au premier regard, ce n'est pas évident.
02:31En effet, au regard, impossible de le savoir.
02:34Les estimations visuelles ne sont pas du tout fiables,
02:36et les grilles de lecture que l'on peut trouver parfois en ligne ne sont pas non plus très fiables.
02:41Ce que je conseille, c'est d'utiliser une carotteuse à fourrage.
02:44Donc c'est un outil avec un embout denté qu'on fixe sur une perceuse visseuse
02:49et qui va permettre de venir carotter au front d'attaque à plusieurs endroits.
02:53Et donc en fait, la carotteuse va permettre d'enlever un volume précis de son ensilage.
03:01Et quand on le pèse, on peut donc par calcul estimer la densité réelle de son ensilage.
03:09Mais après, on n'a jamais qu'un résultat en matière brute,
03:12c'est-à-dire qu'on intègre l'eau qui est contenue dans le fourrage avec ce type de mesure.
03:17Exactement. Sur un ensilage, comme je vous l'ai dit,
03:19il y a d'abord le calcul du volume en mètre cube.
03:21Ensuite, on a la densité qui va être en kilos de matière sèche par mètre cube.
03:24Mais il reste un paramètre qui est fondamental, c'est la matière sèche.
03:27Et donc aujourd'hui, sur un silo qui est fermé, évidemment,
03:30on ne peut pas estimer la matière sèche quand il est fermé.
03:33Sauf cas exceptionnel avec une analyse en verre, mais on va y revenir après.
03:37La solution, du coup, c'est quand l'ensilage est ouvert,
03:40c'est d'utiliser une sonde à fourrage.
03:42Une sonde à fourrage qui va à la fois mesurer la température,
03:46compenser la densité et donc vous donner la teneur en humidité du fourrage.
03:50Et donc ainsi, on va avoir le stockage, notre volume de stock en kilos de matière sèche
03:56ou en tonnes de matière sèche et non en tonnes brutes
03:58puisque évidemment, ça n'a pas du tout la même influence sur le résultat.
04:02Parce que cette année, on peut avoir des surprises sur les taux de matière sèche
04:05avec l'été qu'on a eu ?
04:06Exactement. En fait, la teneur en matière sèche peut ne pas avoir évolué
04:11jusqu'à, on va dire, 32% de matière sèche comme on le cherche à l'avoir sur des années
04:15classiques
04:16puisque lorsqu'on a eu des déficits en grains particulièrement,
04:20la matière sèche ne peut pas avoir évolué au-dessus de 25, parfois 28 points
04:26et donc on a dû récolter des ensilages beaucoup plus humides que d'habitude.
04:33Et puis certaines fois, on n'était pas non plus dans les bons créneaux pour les récolter
04:37et donc on peut avoir des surprises sur la teneur en matière sèche de certains ensilages.
04:41Donc le cubage, c'est intéressant, mais ça fonctionne uniquement pour les fourrages
04:46qui sont stockés en silo pour de l'ensilage.
04:49Qu'est-ce qu'on fait pour les autres aliments ?
04:52Donc il reste les bottes, donc foin en rubanage.
04:56Donc évidemment, les comptés sont fondamentaux, mais surtout, ce dont il faut être vigilant,
05:01c'est le poids de la botte.
05:03Donc souvent, on a tendance à dire une botte va peser 600 kg
05:07et j'estime qu'elle est à 60% de matière sèche.
05:09L'idée, c'est vraiment de pouvoir peser une botte type
05:12et de pouvoir de nouveau utiliser une sonde de température et d'humidité
05:17qui va nous donner la matière sèche du fourrage
05:19pour justement avoir un volume de stock précis
05:21à la fois sur les ensilages et sur les bottes,
05:23qu'elles soient à foin, en rubanage et paille
05:25si on est concerné par de la paille alimentaire.
05:28Donc tout ça, ça permet d'avoir un état des stocks très précis
05:30en termes de quantité, c'est ça ?
05:33Exactement.
05:33Il ne faut pas oublier de rajouter les pertes
05:35parce qu'évidemment, on a des pertes lors de la récolte,
05:38mais une fois que c'est stocké, on peut aussi se retrouver avec des pertes
05:41lors du stockage et de la distribution.
05:44Donc moi, j'ai tendance à dire, une fois que vous avez calculé votre volume
05:47en tonnes de matière sèche en stock,
05:48rajouter entre 15 à 30% de pertes
05:51qui peuvent survenir par une mauvaise conservation,
05:54par une distribution et aussi les refus des animaux.
05:57Mais ça semble énorme, 15 à 30%.
05:59Les études qui ont été menées sur notamment les ensilages
06:02montrent que les pertes, elles peuvent être très élevées.
06:05Alors il existe des leviers d'action techniques
06:07comme des conservateurs, etc., qui peuvent limiter les pertes,
06:10mais en effet, c'est assez élevé, oui.
06:12Donc là, on a fait le bilan en termes de quantité de fourrage.
06:16Reste à savoir maintenant la qualité du fourrage.
06:19Et cette année, on peut aussi avoir des surprises.
06:21Qu'est-ce que ça donne un petit peu sur le terrain actuellement ?
06:23Sur le terrain, les premières analyses,
06:25notamment sur les ensilages de maïs qui me sont revenus,
06:28donc sur des analyses qui sont en verre.
06:30Donc les silos ne sont pas encore ouverts.
06:33Les points d'amidon sont nettement plus bas que les années passées.
06:38On est sur 18 à 20 points d'amidon en moyenne
06:41sur les ensilages de maïs, sur un secteur un peu classique,
06:45quand l'année dernière, on était plutôt entre 34 et 37 points d'amidon
06:50en moyenne, sur mon secteur en tout cas.
06:53Donc ça, ce sont des analyses en verre, c'est-à-dire à la récolte.
06:56Mais ça ne donne pas vraiment la valeur alimentaire du fourrage
06:59une fois conservée, comment on peut faire la balance entre les deux ?
07:04En fait, une analyse en verre se prélève en effet le jour de la récolte.
07:09L'idée, c'est de pouvoir congeler ce prélèvement pour le stabiliser
07:14et ensuite de l'envoyer en laboratoire pour une analyse
07:16soit en chimique, soit en infrarouge.
07:18Ça ne coûte pas très cher, on est autour de 35 euros
07:20et on a le résultat sous 10 jours par mail avec à peu près
07:23n'importe quel laboratoire que vous trouverez proche de chez vous.
07:25Et l'idée, c'est que l'analyse en verre, elle permet en laboratoire
07:30d'appliquer une cinétique d'évolution, quel que soit le fourrage,
07:34pour estimer les valeurs une fois que le silo ou le fourrage sera utilisé.
07:40Donc si vous n'avez pas encore récolté vos ensilages,
07:46vous pouvez en effet mettre de côté une analyse en verre
07:50pour déjà estimer ce que ce sera à l'ouverture.
07:53Pour autant, ça ne dispense pas d'une analyse de fourrage stocké ?
07:57Exactement. Une fois que vous aurez ouvert votre silo,
07:59l'idée, c'est d'attendre un petit peu, d'avancer dedans
08:01pour refaire une analyse et de se dire
08:04est-ce que les cinétiques d'évolution ont été correctes
08:07par rapport à mon analyse en verre ?
08:09Mais voilà, moi, je trouve toujours utile
08:11d'avoir fait une analyse en verre au début
08:13parce qu'on peut du coup avoir des rations prévisionnelles
08:16qui sont finalement intéressantes pour anticiper un déficit fourragé
08:22en termes de qualité notamment.
08:24Donc là, on a nos volumes, on a la qualité de nos volumes.
08:27Qu'est-ce qu'on en fait maintenant ?
08:29L'idée, c'est de, dans un premier temps,
08:32estimer les besoins de son troupeau.
08:33Donc par catégorie animale,
08:36dans ma situation d'accompagnement d'éleveurs laitiers,
08:39ça va être les vaches laitières, les vaches taries,
08:41les vaches prépavelages et les génisses de tout âge.
08:43C'est de se dire combien j'ai d'animaux
08:45et combien vont-ils manger par mois ou par année,
08:49peu importe le planning sur lequel vous voulez faire votre prévision.
08:52Et c'est de se dire, au regard des analyses que j'ai reçues
08:55de valeurs alimentaires,
08:57quelles sont les rations qui vont être adéquates
08:59pour chacune de ces catégories animales.
09:02Et ainsi, on va pouvoir cibler
09:03quel fourrage devrait être le plus alloué
09:07en termes de quantité et de qualité
09:08à telle ou telle catégorie animale.
09:10Donc par exemple, si je suis dans un cas de figure
09:12où il manque du volume, qu'est-ce que je peux envisager ?
09:15L'idée, c'est de toujours bien allouer
09:17les fourrages de qualité plutôt aux animaux
09:19qui ont des gros besoins.
09:20Donc les vaches laitières, en majorité.
09:23Je dirais aussi qu'il ne faut jamais oublier
09:25les vaches en préparation vellage
09:27qui sont quand même une période clé
09:29en production laitière.
09:31Donc je mettrai les bons fourrages
09:33pour les vaches laitières et les vaches en prépavelage.
09:35Quand on manque de volume,
09:36les premiers levés d'action, ça va être
09:38d'allouer des fourrages qui vont être plus grossiers,
09:42avec de moins bonne valeur alimentaire
09:44pour les génisses.
09:45Donc on a de plus en plus d'éleveurs
09:47qui envisagent pour cet hiver
09:49de passer les génisses en rations sèches,
09:50donc à base paille ou éventuellement à base foin
09:52s'ils ont du foin en stock.
09:54Ce qui nécessite quand même un complément
09:57avec évidemment un concentré,
09:59que ce soit des matières premières
10:00ou un aliment du commerce.
10:01S'il manque des ressources,
10:03on peut toujours travailler sur l'allocation des fourrages.
10:05Mais il arrive un moment où quand il n'y a plus d'herbe,
10:07il n'y a plus d'herbe.
10:08Donc comment on doit envisager ces achats de fourrages
10:12pour ne pas se faire avoir, entre guillemets ?
10:14Oui, en effet, il reste toujours la solution
10:16de pouvoir acheter.
10:17Alors si vous trouvez du fourrage disponible,
10:19étant donné que les circonstances sont difficiles
10:21et qu'il y a peu de fourrage sur le marché
10:23et plein de types de fourrage différents,
10:26pour moi, il y a deux conseils à retenir.
10:28C'est de toujours demander les prix des fourrages
10:31en tonnes de matière sèche
10:33et jamais acheter en tonnes brutes ou à l'hectare
10:35puisqu'en fait, pour la tonne brute,
10:37on n'a pas la matière sèche.
10:39Donc on peut avoir des écarts de volume
10:40finalement réellement consommé
10:42et à l'hectare, finalement,
10:43quid du rendement au champ
10:44si jamais vous achetez sur pied.
10:46Donc vraiment, c'est de raisonner en euros
10:48à la tonne de matière sèche.
10:51Et l'autre aspect, c'est de se dire
10:53lorsque j'achète,
10:54j'ai besoin d'une analyse
10:56pour savoir quelle est la valeur alimentaire.
10:57Ce serait dommage d'acheter un ensilage de maïs,
10:59on va dire, à un prix
11:01qui est d'un ensilage à 30 points d'amidon
11:03quand en fait, en réalité,
11:04il n'en aura peut-être que 15 points.
11:06Et donc du coup,
11:06on va avoir un déficit énergétique.
11:09Si au déficit de quantité
11:11s'ajoute un problème autour de la qualité,
11:14qu'est-ce qu'on peut envisager ?
11:15Il reste une solution d'utiliser les coproduits.
11:20Aujourd'hui, sur le marché,
11:21on a des coproduits tels que des pulpes,
11:24des drèches, drèches de brasserie, par exemple.
11:27Alors, les coproduits ne peuvent pas remplacer
11:30un pour un du fourrage.
11:31Il y a toujours une prise en considération
11:33à la fois des valeurs alimentaires,
11:34mais aussi de la digestibilité,
11:36de l'encombrement, etc.
11:37Mais les coproduits restent une bonne solution
11:39dans les cas de figure
11:39comme on va rencontrer cet hiver.
11:42Je pense notamment aux drèches de brasserie
11:43qui sont une solution
11:44qui est assez intéressante
11:46en termes d'apport.
11:49Donc voilà, il reste la solution coproduit.
11:51Vous pouvez aussi valoriser le pâturage,
11:53même pour le peu qu'il y aura
11:55s'il y a de la repousse dans certains secteurs.
11:58Le pâturage hivernal fonctionne bien
12:00sur des catégories animales
12:01telles que des génisses particulièrement.
12:03Donc, il ne faut pas hésiter
12:04à mettre en oeuvre ces pratiques-là.
12:06Pour beaucoup d'éleveurs,
12:07le stress thermique avec la tension sur les fourrages
12:10est une question court terme.
12:11Mais est-ce que ça ne pose pas
12:12des questions un peu plus long terme
12:16sur nos modèles agricoles ?
12:18En effet, là, on aborde des solutions
12:20qui sont plutôt court terme,
12:22en tout cas pour l'année à venir.
12:24Je pense qu'en effet,
12:25ces conditions thermiques et hydriques difficiles,
12:29elles mettent en évidence le fait
12:31qu'il y a des systèmes fourragés
12:33qui sont à adapter.
12:34Je pense notamment aux ressources fourragères
12:36de type dérobés estivales.
12:39On a vu une émergence, finalement,
12:42des dérobés estivales cet été
12:44dans les secteurs qui ont pu avoir
12:45un petit peu d'eau au mois de juillet,
12:47notamment pour implanter des dérobés
12:50telles que du sorgho, du moa,
12:52du colza fourragé.
12:54Donc, tant qu'on pourra garder des dérobés,
12:57il faudra le faire,
12:58ne serait-ce que pour récolter
12:59quelques tonnes de matière sèche supplémentaire.
13:02Et puis, reste quand même le raisonnement
13:04autour du système global.
13:06Est-ce qu'on continue de rester
13:08sur des RGI trèfles qui, finalement,
13:10oui, se font du volume,
13:12mais je n'ai peut-être pas assez de qualité.
13:13Est-ce qu'on envisage des métailles fourragées
13:16à condition de bien choisir ces mélanges,
13:18les variétés qui sont adaptées
13:19pour pouvoir semer du maïs suffisamment
13:21tôt l'année prochaine
13:22pour ne pas réitérer des maïs
13:24qui auront souffert de stress hydrique et thermique ?
13:26Il y a peut-être une question
13:27autour de la gestion des stocks aussi
13:29pour avoir du report en début de campagne
13:31et se sécuriser ?
13:32Oui.
13:33Moi, je conseille toujours
13:35de tenir à jour son bilan fourragé
13:37avec, comme je vous le disais,
13:39catégorie animale par catégorie animale,
13:41mois par mois,
13:42je sais quelle ration
13:43sur 12 mois glissant d'avance
13:45je vais donner.
13:46Et donc, je sais pointer du doigt
13:48quel type de fourrage,
13:50à la fois en quantité et en qualité,
13:52il va me manquer
13:52ou en tout cas à quelle date
13:53je sais que je n'en ai plus.
13:55Donc, si je résume,
13:57face au stress thermique
13:58qu'on a connu cet été,
13:59au changement climatique,
14:00ce qu'il faut,
14:01c'est être rigoureux sur les volumes
14:02ainsi que sur la qualité
14:03pour avoir un aperçu vraiment
14:05de ce qu'on a en termes de stocks fourragés,
14:08c'est ça ?
14:08Exactement.
14:09Si on peut retenir quelque chose,
14:11je dirais que le premier point,
14:12c'est de faire un état des stocks,
14:14de les analyser,
14:16de regarder quelle est ma cohérence
14:18par rapport aux besoins de mes animaux
14:20et ensuite de véritablement savoir
14:22si j'ai un déficit précis
14:24en termes de quantité et de qualité
14:26et pas simplement dire
14:28je sais que cet hiver,
14:29je serai à court.
14:30Non, on a besoin de savoir
14:31combien il va vous manquer
14:32et à quelle date exactement
14:34vous allez finir vos stocks
14:36pour pouvoir anticiper des volumes d'achats
14:38et de rations.
14:39Donc, il y a vraiment un besoin
14:42de structurer ce manque de stocks
14:45en volume ou en qualité
14:46qui va se présenter
14:47chez certains agriculteurs,
14:49ce qui permettra de cibler des solutions.
14:51C'est une belle conclusion
14:52et un bon conseil pour nos éleveurs.
14:54Merci beaucoup.
14:55Et vous pouvez retrouver
14:57d'autres épisodes de l'ASPAS TV
14:58sur WebAgris.

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