00:00Une idée en plus pour vos portefeuilles. Benjamin Sacket nous rejoint. Bonjour Benjamin.
00:04Bonjour Guillaume.
00:04Directeur associé d'Avantgarde Family Office. Vous avez 2 minutes 30 Benjamin pour nous convaincre d'une valeur dans laquelle
00:09vous croyez. Est-ce que vous êtes prêt ?
00:11Absolument.
00:12Bon, il y a un an vous recommandiez Schneider Electric avec un objectif de 300 euros. Un an après, quel
00:18bilan ?
00:19Eh bien effectivement, on avait recommandé Schneider Electric en 2025 et le titre a progressé de plus de 25%
00:27depuis, atteignant la cible qu'on avait fixée à 300 euros.
00:30Mais surtout, je pense que vous avez suivi l'actualité, le titre vient de perdre 17% en octobre et
00:36c'est justement ce qui nous intéresse aujourd'hui, tout simplement.
00:40Cette correction, elle fait suite à l'annonce d'une acquisition majeure, celle de l'éditeur américain PTC pour 22
00:47,6 milliards de dollars, rien que ça.
00:49Le marché s'inquiète du prix payé, mais selon nous, la réaction mérite plutôt d'être, je dirais, nuancée.
00:57Pourquoi pour vous cette acquisition ? Enfin, en tout cas, d'après vous, les investisseurs s'inquiètent autant et on
01:01tord de s'inquiéter autant de l'acquisition de ce groupe américain PTC ?
01:05Alors, pour une raison simple, Schneider propose une prime de l'ordre de 40%, donc c'est considérable pour acquérir
01:11PTC, notamment dans un marché qui apprécie peu le logiciel en ce moment, il faut quand même le dire.
01:18Mais il faut comprendre ce que Schneider achète. L'année dernière, je vous expliquais que Schneider était le corps un
01:23petit peu de l'intelligence artificielle,
01:24en fournissant les infrastructures énergétiques des data centers notamment. On est un peu sur le vendeur de l'appel de
01:31la ruée vers l'or de l'IA.
01:33Avec PTC, Schneider remonte dans la chaîne de valeur de la conception des équipements industriels jusqu'à leur exploitation et
01:40surtout, il renforce leur activité logicielle qui bénéficie de revenus récurrents, plus prévisibles et moins sensibles au cycle industriel.
01:48C'est donc une acquisition qui est effectivement coûteuse, mais stratégiquement complètement cohérente.
01:53Et donc, après cette baisse en octobre de 17% de Schneider Electric, est-ce que vous passez à l
01:58'achat à nouveau ?
01:59Oui, et même davantage sur ces niveaux de valorisation. Avant la correction, pour vous donner une idée, Schneider, ça se
02:05payait 26 fois les bénéfices, donc un PER de 26.
02:08Aujourd'hui, on est plutôt autour de 20 fois et ça fait partie des niveaux les plus bas sur les
02:13cinq dernières années.
02:14Pourtant, les moteurs en fait sont intacts, électrification, efficacité énergétique, data center, IA.
02:21Il faut évidemment surveiller l'intégration de PTC et l'endettement parce qu'il ne faut pas oublier qu'on
02:25est sur un acteur industriel avec les défauts et risques que ça peut comporter.
02:30Mais historiquement, c'est vraiment une société ingénieur électrique qui déroule, notamment sur des sujets croissance externe.
02:36Donc, on est assez à l'aise sur l'opération. À 240 euros, nous, on considère que le marché sanctionne
02:40excessivement l'opération.
02:42On maintient donc et on renforce même notre recommandation à l'achat avec un objectif à 325 euros, soit 33%.
02:49Ouah ! Sur le gong, sur le chrono. Merci beaucoup. Objectif 325 euros donc désormais sur Schneider Electric.
02:54Benjamin Sacquet, Avant-Garde, Family Office, nous accompagnons en direct.