- il y a 10 heures
Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !
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00:03BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur d'Auroa.
00:07Et il est 10h32 sur BFM Business, l'heure des experts de l'IMO, mais avant cela, un rappel de
00:12l'actualité du jour
00:13et l'exécutif qui appelle Total à répercuter l'avantage de la libération des stocks stratégiques de gazole sur les
00:18prix à la pompe.
00:19Déclaration de la porte-parole du gouvernement ce matin qui demande au passage à l'entreprise de se montrer, je
00:24cite,
00:24« Exemplaires des propos dans la foulée de la publication des résultats trimestriels de Total, trimestres de nouveaux records
00:30qui portent les profits de l'entreprise à 19,5 milliards de dollars sur 9 mois, soit deux fois plus
00:37qu'il y a un an. »
00:38C'est le résultat évidemment porté par la hausse des prix des hydrocarbures.
00:42Notez que les marges de raffinage du groupe atteignent elles aussi des sommets historiques.
00:46Enfin, deux éléments dans l'actualité politico-sociale.
00:49D'abord sur une éventuelle hausse anticipée du SMIC.
00:51Le ministre du Travail qui discute avec les partenaires sociaux sur le sujet dit ce matin espérer une décision d
00:57'ici jeudi prochain.
00:59D'ici là, patronat et syndicat ouvrent aujourd'hui d'autres négociations sur les arrêts maladie.
01:05Cette fois-ci, le gouvernement leur a laissé jusqu'au 19 décembre pour trouver un milliard d'euros d'économies
01:09par an.
01:10Allez, c'est l'heure des experts de Limo.
01:21Limo avec Opéra Énergie, partenaire de la stratégie énergétique des PME aux grandes entreprises.
01:32BFM Business présente les experts de Limo.
01:35Marie Cœur de Roy.
01:37Et les experts de Limo, c'est tous les jours sur BFM Business.
01:40Une des meilleures pour parler de notre immobilier, de nos logements.
01:42Et pas que d'ailleurs, vous allez voir aujourd'hui.
01:44Mais bon, on démarrera comme tous les jours par cette séquence amie qui font l'immobilier.
01:49Les experts de Limo, ce sont vous, les professionnels qui faites ce secteur.
01:53Et ça démarre donc par ce pro de Limo.
01:54Et aujourd'hui, attention, on va faire une annonce.
01:57Il va y avoir le salon RENT.
02:00Oui, on va teaser ce salon RENT.
02:01Vous savez, l'innovation dans l'immobilier.
02:03Est-ce que l'immobilier innove toujours ?
02:06A priori, c'est le cas.
02:07Et le patron du salon nous dira comment pour ce salon qui s'ouvre la semaine prochaine à Paris.
02:12Ensuite, retour en plateau pour le débat du jour.
02:13Je le disais, on parle de nos logements dans les experts de Limo.
02:16Mais pas que.
02:16On parle aussi immobilier de santé aujourd'hui.
02:19Alors, c'est quoi l'immobilier de santé ?
02:20Est-ce que c'est un créneau porteur ?
02:21Parce qu'on vieillit ?
02:22Parce qu'on est de plus en plus malade ?
02:24Ou parce que notre système de santé est à bout de force, à bout de souffle ?
02:27On verra ça dans quelques instants.
02:29Mais d'abord, c'est l'heure du pro de Limo.
02:32Les experts de Limo, le pro de Limo.
02:36Ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas parlé Stéphane.
02:38Stéphane Scarrella, le directeur du salon RENT, est avec nous.
02:41Bonjour.
02:42Bonjour à tous.
02:43Ça faisait longtemps.
02:44Oui, ça faisait longtemps.
02:45Et la semaine prochaine, c'est l'événement.
02:47Le salon RENT, si je ne dis pas de bêtises, du 4 au 5 novembre à Paris.
02:524 et 5 novembre, Paris, Port-de-Versa et Pavillon 6.
02:54Pavillon 6, c'est précis.
02:5614e édition quand même pour ce salon RENT.
02:59Bon, j'ai envie de dire, est-ce qu'il y a toujours de l'innovation ?
03:01C'est terrible ce que je vais vous dire.
03:03Je vais mettre les pieds dans le plat tout de suite.
03:04Moi, je me souviens du premier salon.
03:05Et oui, je vous parle d'un temps.
03:07Bref, est-ce que ça innove toujours et ça innove comment ?
03:12Est-ce qu'on va parler que de l'intelligence artificielle, par exemple, Stéphane ?
03:16Alors, je ne vais pas vous cacher qu'on va beaucoup en parler, de l'intelligence artificielle, bien évidemment.
03:20Mais oui, ça innove beaucoup et ça innove pour une raison simple.
03:23C'est parce que l'usage que font les Françaises et les Français de leur consommation, si je puis dire,
03:28en termes d'immobilier,
03:30elle aussi est en train de changer.
03:31Et donc, il y a un double basculement, à la fois la manière dont les gens cherchent l'immobilier,
03:35beaucoup, de plus en plus avec l'intelligence artificielle,
03:38et de l'autre côté de la chaîne de valeur, comment les professionnels, les agences, les promoteurs, les mandataires,
03:44doivent eux-mêmes bousculer leurs habitudes, changer leur méthode pour répondre justement à cette nouvelle demande.
03:49Donc oui, ça innove beaucoup.
03:50Oui, mais justement, sur l'intelligence artificielle, moi, je me suis toujours posé la question.
03:54Alors, évidemment que l'intelligence artificielle va réinventer tout un tas de métiers, y compris ceux de l'immobilier.
03:59Mais enfin, on parle quand même de projet de vie quand il s'agit d'immobilier.
04:03Et donc, la plupart des professionnels du secteur sur le plateau,
04:06même s'ils sont évidemment favorables à l'intelligence artificielle et aux atouts que ça peut avoir pour leurs métiers
04:11respectifs,
04:12ils disent souvent quand même que l'humain restera quand même la clé de ce marché.
04:18Évidemment, évidemment, évidemment que ça restera la clé.
04:20Simplement, en amont de tout ça, il y a tout un parcours immobilier.
04:25Vous avez, évidemment, vous allez chercher, vous allez créer des alertes e-mail, etc.
04:29Et c'est dans tout ce parcours que l'intelligence artificielle, pour le financement ou d'autres éléments,
04:34va venir apporter une couche pour vous faciliter la vie, vous accompagner, vous permettre d'aller plus vite,
04:40vous permettre de sécuriser un certain nombre de choses,
04:42de challenger évidemment plus vite les différents sujets.
04:46Ça, c'est la première partie.
04:47Et de l'autre côté, évidemment que le professionnel garde ce rôle déterminant de tiers de confiance.
04:53Simplement, lui aussi, il va gagner du temps sur un certain nombre de tâches.
04:56Et ce temps gagné, il va pouvoir le consacrer de plus en plus,
04:59et bien finalement, à la relation client, à votre projet, pour être encore plus efficient.
05:05– Bon, alors parmi les nouveautés, Stéphane, quand même, il y a une semaine,
05:08je l'ai lu, la semaine de l'immobilier et du logement.
05:11Ben ouais, quand même, c'est quoi la spécificité de cette semaine de l'immobilier et du logement ?
05:16– Écoutez, on est à la fois très heureux de constater que le logement est au cœur des débats,
05:21et notamment au cœur des débats des différents candidats à la présidentielle.
05:24Tant mieux, parce que le logement, c'est sans doute le sujet numéro un des Français aujourd'hui.
05:29Et ce logement, il n'est pas en très très grande forme.
05:32En tout cas, il y a beaucoup de choses à travailler.
05:33Et on a imaginé, avec nos camarades du Salon de la Copropriété et de l'Habitat,
05:38qui se jouent en même temps que nous, et avec évidemment le ministère de la Ville et du Logement,
05:43une séquence d'une semaine, où hors les murs de rente notamment,
05:47on pourrait poser des sujets sur la table, essayer de provoquer, de bousculer les échanges,
05:53les débats, provoquer les pouvoirs publics, et sensibiliser sur tout un tas de sujets
05:57autour du logement, autour de l'Habitat, qui sont aujourd'hui cruciaux
06:02pour permettre à cette industrie d'aller mieux et permettre évidemment aux Français
06:07de mieux se loger, de mieux trouver leur location, de mieux accéder à la propriété.
06:12Enfin, les sujets sont nombreux.
06:13On va essayer modestement avec RENT, sous l'angle de l'innovation,
06:17parce que c'est notre ADN, de faire en sorte que cette innovation,
06:21dont on est certain ou quasi certain qu'elle doit permettre de trouver des solutions
06:26à l'ensemble de ces problématiques, soit au cœur des échanges de cette semaine.
06:29– Mais alors justement Stéphane, vous venez de le dire, il y a tout un tas de sujets,
06:33on connaît l'état du marché de l'immobilier, qui ne se porte pas si mal que ça
06:37sur celui de la transaction, mais même si ça commence un petit peu à piquer
06:40quand même avec la hausse détaume, enfin voilà, mais surtout sur le marché locatif,
06:43c'est compliqué. Est-ce qu'il y a des thématiques sans nous faire un catalogue,
06:46deux, trois thématiques que vous portez à cœur dans le cadre de cette semaine
06:49et de cette interpellation finalement des pouvoirs publics et des candidats
06:52à l'élection présidentielle ?
06:53– Bien évidemment, il y a évidemment tout un tas de données,
06:56de baromètres, etc. qui seront mis sur la table.
06:59Vous parliez tout à l'heure de la santé dans le logement,
07:01ce sera une séquence vendredi 6 chez Nexity au matin.
07:05La santé dans le logement, c'est un enjeu évidemment déterminant.
07:08Et puis aussi les assises de l'innovation dans l'habitat,
07:11avec tout un tas d'innovations, de startups qui vont essayer de mettre en avant
07:15des solutions pour construire mieux, construire plus vite,
07:19construire moins énergivores, construire moins cher.
07:22Et ça, c'est déterminant dans une période où, vous l'avez dit,
07:25le logement est abîmé et où il manque structurellement
07:29plus d'un million de logements en France
07:30et où aujourd'hui, un marché de l'allocation qui est complètement grippé.
07:34Donc il va falloir sortir de ces tornières.
07:36Et nous sommes convaincus, nous, que l'innovation,
07:40les entrepreneurs, les entrepreneuses qui créent cette innovation,
07:43c'est quelque chose qu'il faut bien regarder,
07:46qu'il faut accompagner, qu'il faut financer, qu'il faut soutenir,
07:49parce que c'est sans doute une des clés pour sortir de la crise.
07:52Stéphane, juste un tout dernier mot et après, je vous abandonne lâchement.
07:56Question, un profil ou deux d'exposants que vous aurez sur place,
07:59qu'on peut aller voir et qui vous paraît illustrer au mieux finalement
08:03ces entrepreneurs, ces entrepreneuses dont vous parlez.
08:07Je vais vous en donner deux.
08:08Je vais en donner un dans l'intelligence artificielle
08:09qui est vraiment à la pointe de ce qui se fait en ce moment
08:12en développant des agents, ce qu'on appelle des agents,
08:14qui vont permettre à la fois aux porteurs de projets
08:17de sourcer pour lui tout un tas de biens
08:19et de rentrer en contact avec l'agent immobilier
08:22ou le professionnel en face.
08:23Et cette société, c'est Aki,
08:26qui vient d'annoncer notamment une très belle levée
08:29et qui va probablement bousculer le marché
08:32et simplifier la vie des porteurs de projets.
08:34Et de l'autre côté, vous allez avoir une boîte par exemple
08:37comme Noki, qui est une startup qui permet
08:41de faire des états des lieux avec de l'intelligence artificielle
08:45en gagnant trois ou quatre heures, en sécurisant les données.
08:48Et c'est un sujet évidemment important.
08:50Et pour faciliter la vie du professionnel.
08:52Et puis allez, un troisième, Coquelicot.
08:54Coquelicot qui est sur une recette d'intelligence artificielle
08:57va permettre dans les copropriétés
08:58de travailler notamment tout ce qui est chaufferie.
09:01On sait que c'est le premier coût d'une copropriété.
09:05Et c'est aussi évidemment une passoire thermique dans bien des cas.
09:08Et donc c'est une application qui va permettre
09:11de réguler le chauffage dans une copro sur chaque appartement
09:15entre Mme Michu qui chauffe à 25 et un jeune couple qui chauffe à 19.
09:19C'est souvent l'inversant, il faut le savoir quand même.
09:22En tout cas, même en inversant la donnée,
09:26il faut savoir que ça permettra de faire des économies sur la copro
09:29et surtout d'être beaucoup moins énergivores.
09:32Donc vous voyez, il y a beaucoup, beaucoup de sujets,
09:34beaucoup d'applications.
09:35Et beaucoup d'exposants à aller voir.
09:38Et vous d'ailleurs à aller voir Stéphane au Salon RENT
09:41donc la semaine prochaine du 4 au 5 novembre à Paris.
09:44Stéphane Scarrella, le directeur du Salon RENT
09:45qui était avec nous ce matin dans Les Experts de l'IMO sur BFM Business.
09:49Allez, c'est l'heure du débat.
09:51Les Experts de l'IMO, le débat.
09:55Et à mes côtés, David Fink, le directeur général de Rial.
09:58Bonjour David.
09:59Et à mes côtés également Frédéric Dello, président et fondateur de l'IFENTO.
10:02Bonjour Marie.
10:03Je le dis bien, c'est bien l'IFENTO ?
10:04L'IFENTO, oui.
10:05Non, parce que je fais des boulettes tous les jours en ce moment.
10:07Exactement ça.
10:08Bon, je le disais, alors on va parler immobilier de santé.
10:10Alors Stéphane, parler de santé dans l'immobilier, c'est autre chose.
10:13Mais là, nous, on va parler de l'immobilier de santé,
10:15c'est-à-dire cet immobilier qui est dédié à des gens qui peuvent avoir des pépins de santé,
10:19on va le dire comme ça ?
10:21Oui, il y a deux grandes catégories en fait dans le secteur de la santé.
10:24Il y a l'hébergement, qu'on connaît très bien,
10:26c'est les EHPAD, les résidents de services seniors,
10:29ou même le co-living pour personnes âgées.
10:31On t'en parlait de ces unités de vie.
10:34Ça, ça représente dans les investissements 75% à peu près de l'investissement.
10:37C'est l'essentiel de cet immobilier de santé, oui.
10:40Et après, à côté, il y a tout ce qui va être le soin.
10:42Donc ça va être les cliniques, les maisons médicales, les centres de soins d'urgence,
10:45tout ce qui va être essayé d'apporter sur les territoires,
10:48une espèce de proximité médicale,
10:50parce qu'on a besoin de soins à tout âge.
10:53On parle toujours des personnes âgées,
10:54mais le soin, en réalité, il est très fort,
10:57parce que la demande est forte et les besoins sont forts quand vous êtes âgés,
10:59parce que vous consommez plus.
11:00Mais pour autant, il y a quand même des gens qui ont besoin de soins au quotidien.
11:03Oui, et puis ce n'est pas comme si on n'avait pas régulièrement des sujets
11:05sur les problématiques liées aux hôpitaux.
11:08Et en soi, le bâti joue beaucoup aussi.
11:10Donc cette nécessité de construire des cliniques,
11:15il y en a de plus en plus là ?
11:17Des cliniques qu'on construit ?
11:18Assez peu, je vais vous dire.
11:20En tout cas, avec notre fonds Pierre Valsanté,
11:21on construit une très très grosse clinique
11:23qui va s'achever, qui va se livrer en 2027, en mars 2027.
11:27Où ça ?
11:29À Mézières-les-Messes.
11:30D'accord.
11:31Pour le groupe Elsan, on construit quand même une clinique de 30 000 mètres carrés.
11:34Et c'est le regroupement arrêté de trois établissements
11:37qui sont obsolètes, qui sont anciens.
11:38Et on a construit, pour le compte de ce groupe,
11:42un immeuble qui fait plus de 150 millions.
11:43Donc c'est beaucoup d'argent.
11:45Dans lequel, en réalité, on est au dernier cri
11:47de ce qui peut être demandé en termes de soins
11:49et en termes aussi de confort pour le résident ou le patient
11:54et de confort aussi pour les soignants.
11:55C'est extrêmement important.
11:56On est bien d'accord.
11:57Donc on construit.
11:58Frédéric, de la même manière, c'est ce que vous faites chez Lifanto ?
12:01Alors nous, effectivement, nous, on est spécialisé dans l'immobilier de santé.
12:04Des cliniques, effectivement, on en rénove.
12:06On fait des extensions.
12:07Par exemple, on a un exemple au Portugal
12:09où on est en train de faire une véritable extension d'une clinique
12:13qui est située à côté de Lisbonne.
12:15On va augmenter la superficie.
12:17On parle de 5 000 m² qui va être augmenté à 15 000 m².
12:21Donc on multiplie par trois, en fait, l'offre de soins.
12:25Et puis, on parle souvent des vieux.
12:27Mais effectivement, là, on offre de soins qui est général.
12:30Mais aussi, on va offrir des nouveaux soins.
12:32Par exemple, une médecine plutôt moderne
12:35pour faciliter la fertilité, par exemple.
12:37Donc ça demande des nouveaux labos.
12:39Ça demande des salles de cryo-congélation pour les ovocytes.
12:44Ça demande un certain nombre de choses.
12:45Donc voilà, on effectue, on modernise,
12:48on crée une offre de soins qui est une demande aujourd'hui.
12:52parce qu'effectivement, on a des personnes.
12:55On a des personnes qui, aujourd'hui,
12:58ont fait des enfants de plus en plus tard.
13:01Voilà, malheureusement, c'est le cas.
13:04Quand on en fait, j'ai envie de dire.
13:05Ça doit être compliqué, du coup, de temps en temps.
13:08Donc voilà, on est là aussi pour les aider,
13:10offrir ce type de...
13:11C'est intéressant quand même,
13:12parce que là, on passe effectivement
13:14dans l'immobilier de santé.
13:16On passe de l'EHPAD, de la maison de retraite,
13:18à des cliniques dédiées à la fertilité.
13:23C'est quand même intéressant de voir
13:24ce que ça regroupe, finalement,
13:25cet immobilier de santé.
13:27Pourquoi c'est particulier ?
13:28Est-ce qu'on construit de la même manière
13:30quand on construit un immobilier de santé ?
13:32Vous parliez des salles de cryogénisation.
13:35Oui, c'est ça.
13:35Il y a des labos, etc.
13:37Et puis, il y a différents types de...
13:40C'est des techniques à part.
13:42Donc, après, on construit différentes choses
13:45dans l'immobilier de santé.
13:47On est aussi à...
13:48On crée des EHPAD, on va dire,
13:51malheureusement ou heureusement.
13:52Mais c'est vrai, c'est des établissements
13:54où on a de plus en plus besoin.
13:55On parle souvent de démographie.
13:57Il y a des tendances de fond.
13:58Et donc, le vieillissement de la population,
14:00voilà, il est ce qu'il est.
14:02Il va doubler d'ici une vingtaine d'années.
14:05On va doubler le nombre des personnes âgées
14:06de plus de 80 ans.
14:08Donc, ça va passer de 6% à 12%
14:10de la population européenne.
14:12Donc, ce qui est hyper important,
14:13il y a des besoins qui sont forts.
14:14Et aujourd'hui, on est là aussi
14:15pour répondre à ces besoins.
14:16Et donc, on le fait à travers
14:17nos investisseurs institutionnels,
14:19nous, chez l'IFENTO.
14:20Et donc, on accompagne ces besoins
14:23de répondre à ces nouveaux usages.
14:26Et en tout cas, ces usages de fonds
14:28qui sont vraiment portés par la démographie.
14:31C'est assez lisible, en fait.
14:32David, on en avait déjà parlé, je crois,
14:34ensemble, justement,
14:34sur la spécificité de cet immobilier de santé.
14:36C'est-à-dire que quand on construit un EHPAD,
14:38c'est adapté au peuple qu'on va héberger
14:40à l'intérieur de l'EHPAD,
14:42aux nécessités, aux besoins spécifiques.
14:44Quand on va construire une clinique
14:45dédiée à certaines pathologies,
14:48on va la construire de cette manière-là.
14:49La question de la réversibilité du bâti,
14:51quand même, elle se pose.
14:52Et donc, comment on construit aujourd'hui
14:54de l'immobilier de santé,
14:55en étant certain que ça restera
14:58de l'immobilier de santé ou pas ?
15:00Est-ce que ça, c'est quelque chose
15:01que vous prenez en compte désormais ?
15:03Et peut-être qu'on ne prenait pas en compte
15:04fut un temps avec des bâtiments
15:06complètement obsolètes,
15:07qu'il faut limite raser
15:08pour pouvoir construire autre chose,
15:09parce qu'on ne peut pas les transformer.
15:11Alors, ça dépend de l'immobilier de santé,
15:13parce que c'est vrai que si on parle
15:14tout à l'heure des résidences-services
15:15ou des EHPAD,
15:16c'est vrai qu'on est quand même
15:17plus proche du logement.
15:18Un EHPAD, ce sont des chambres,
15:19un hôtel.
15:21Une résidence-service,
15:21ça ressemble plutôt à une résidence
15:23avec des appartements.
15:24Donc ça, ça se reconvertit
15:25assez facilement en autre chose.
15:28Ça pourrait même se reconvertir
15:29en logement.
15:30Après, ça va être plutôt
15:30sa localisation qui va importer.
15:32Là, on va regarder à la fois
15:33la construction et puis l'emplacement.
15:35Après, quand je prends des cliniques,
15:37là, on est quand même
15:38dans des processus de construction
15:39qui sont extrêmement complexes.
15:40Il y a une partie hébergement
15:41qui est de plus en plus réduite,
15:43puisque je vous l'avais déjà expliqué,
15:44on est plutôt dans l'ambulatoire.
15:45Donc, il y a moins d'hébergement.
15:47Les gens se font opérer,
15:48il reste très peu de temps.
15:49Et là, on a des plateaux techniques
15:50qui sont très complexes.
15:51Mais je vous rassure,
15:52quand on construit une clinique
15:53telle qu'on peut la construire
15:54aujourd'hui à côté de Metz,
15:56c'est une clinique qui va être utilisée
15:57pendant 40 ans.
15:58Donc, cette clinique-là...
16:00Enfin, 40 ans, c'est rien.
16:01Alors, à l'échelle humaine...
16:03C'est très très jeune, même.
16:05Non, mais elle va faire l'objet
16:07en fait de rénovation,
16:08d'agrandissement, d'extension.
16:09Vous voyez, dans cette clinique,
16:10on fait déjà,
16:10on n'a même pas fini de la construire,
16:12qu'on est en train de faire
16:12un bâtiment de médecine nucléaire.
16:15Donc, c'est un bâtiment,
16:16la santé qui vit.
16:17Moi, je dis toujours la santé,
16:18si vous ne faites pas vivre le bâtiment,
16:19il va mourir.
16:20Et donc, quand il meurt,
16:21c'est qu'il est obsolète.
16:22Donc, on fait en sorte
16:23qu'il ne soit pas obsolète
16:23parce que notre locataire,
16:25il a besoin en fait
16:26de le faire évoluer.
16:27Et c'est très intéressant,
16:28j'ai Alban en régie,
16:29notre réalisateur,
16:30qui est toujours, évidemment,
16:31vous le savez,
16:31partie prenante de l'émission,
16:33et qui me dit qu'il y a un sujet aussi
16:34sur la performance énergétique
16:36des biens que vous avez construits.
16:37Est-ce que vous me disiez,
16:37bon, les cliniques,
16:38ce n'est peut-être pas l'essentiel,
16:39ça va être plus des résidences-services,
16:40des EHPAD.
16:41On a vu, là,
16:42l'été caniculaire
16:43qu'on a passé tout un tas
16:44de maisons de retraite
16:45qui n'étaient pas équipées de clim
16:46ou qui étaient des bouilloires thermiques
16:48pour les personnes âgées,
16:48et ça reste un peu compliqué.
16:50Est-ce qu'aujourd'hui,
16:50c'est aussi ça votre rôle ?
16:52C'est-à-dire non seulement
16:52de construire de nouveaux EHPAD,
16:53mais aussi de rénover
16:54et d'en faire des bâtiments
16:57performants et susceptibles
16:58d'accueillir du public fragile,
17:00en fait ?
17:00Ah oui, c'est hyper important.
17:03Puis on l'a vu en plus
17:04avec la crise énergétique
17:06qu'on a vue ces dernières années.
17:07On a des exploitants
17:08qui souffrent du tarif de l'énergie.
17:11C'est vrai qu'un bâtiment,
17:12que ce soit une clinique
17:13ou une maison de retraite médicalisée,
17:16il faut la chauffer 24 sur 24.
17:187 jours sur 7.
17:19Et donc, les factures énergétiques
17:21se sont envolées
17:22pour ces exploitants.
17:24Donc, il faut les accompagner.
17:25Nous, on les accompagne
17:26de la meilleure façon possible.
17:27C'est-à-dire au niveau de la rénovation
17:29ou sur des nouveaux actifs.
17:31C'est d'avoir maintenant
17:32les standards d'usage.
17:33C'est d'avoir des panneaux
17:34photovoltaïques au-dessus des toits.
17:36C'est d'avoir des pompes à chaleur.
17:37C'est d'avoir un certain nombre
17:38d'espaces aussi ouverts.
17:41On parle de nouveaux bâtiments,
17:42mais les nouveaux bâtiments,
17:43c'est aussi apporter des salles.
17:46Par exemple, ultra-sensorielles
17:48pour des personnes
17:49qui ont des problèmes de troubles
17:51de type Alzheimer, Parkinson.
17:54Du coup, on adapte aussi
17:56à toutes ces maladies
17:58neurodégénératrices
17:59ce bâtiment,
18:00que ce soit sur l'énergie,
18:01mais aussi que ce soit
18:02sur la partie sociale
18:03pour le bien du patient.
18:06Donc, c'est vrai que nous,
18:08nos maisons de retraite médicalisées
18:09sont de plus en plus médicalisées
18:11quelque part.
18:11Et puis, elles sont innovantes
18:13en termes d'énergie.
18:14Oui, mais c'est vraiment
18:15un sujet aujourd'hui
18:16qui est plus vrai aujourd'hui
18:17qu'hier ou pas ?
18:18Parce que...
18:19Alors, c'est plus vrai qu'hier.
18:20C'est vrai parce que, d'abord,
18:21hier, on construisait,
18:23mais même dans le résidentiel,
18:25il y avait très peu
18:25de climatisation
18:26dans les appartements
18:27ou dans les EHPAD.
18:28Ce qui est vrai.
18:29Oui, oui, je vous confirme.
18:30Même dans les écoles, d'ailleurs.
18:32Parce qu'on devait considérer
18:33qu'en réalité,
18:34ce n'était pas très bon
18:35d'un point de vue énergétique
18:36d'avoir une climatisation.
18:37Maintenant, les choses ont changé
18:39parce que maintenant,
18:40c'est mieux d'avoir
18:40de la climatisation
18:41à la fois pour la consommation énergique
18:43mais pour le confort...
18:44Oui, vous parlez de pompe à chaleur.
18:46Oui, de pompe à chaleur,
18:46ce qu'on appelle la pompe à chaleur.
18:48Donc, nous, pour nos EHPAD,
18:49et bien évidemment,
18:49des personnes qui sont très fragilisées,
18:51c'est essentiel qu'on regarde
18:52que ceux qui n'ont pas,
18:54en tout cas,
18:54des climatisations
18:55puissent les mettre en œuvre
18:56et puis, en tout cas,
18:57sur les nouveaux bâtiments,
18:58c'est systématique.
18:59Vieillissement de la population,
19:00enjeux énergétiques,
19:03problématiques majeures
19:04en termes de médecine,
19:05on a quand même des évolutions
19:07qui sont importantes
19:08et qui laissent penser
19:09que cet immobilier de santé
19:10au sens large,
19:11j'ai envie de le dire,
19:12c'est un créneau
19:13dans lequel il faut investir.
19:15Maintenant, la question,
19:16c'est comment ?
19:16Est-ce qu'il n'y a que
19:17les gros institutionnels
19:18qui peuvent investir
19:19dans cet immobilier de santé ?
19:20Est-ce que le particulier peut le faire ?
19:23Et sur quoi il faut
19:24qu'il mise aujourd'hui ?
19:25J'ai peut-être commencé
19:25parce que Frédéric,
19:27et plutôt sur la partie institutionnelle,
19:29nous, on a des fonds
19:30qui sont plutôt retail,
19:31donc qui sont à destination
19:32de particuliers.
19:32On a des SCPI,
19:34donc on a une très grosse SCPI
19:35qui s'appelle Pierre Val Santé,
19:35une deuxième SCPI
19:36qui s'appelle Aurea,
19:37l'Horizon Santé.
19:38Et en fait,
19:38on propose à des particuliers
19:40d'investir pour des tickets
19:41qui peuvent être très raisonnables,
19:42des tickets qui peuvent commencer
19:44à 1 000 euros,
19:45en réalité,
19:45d'investir dans le secteur de la santé
19:47et de ne pas avoir à gérer
19:48la complexité de cet immeuble
19:50parce que ce n'est pas évident
19:51et c'est pour ça
19:52qu'on est des spécialistes
19:53de l'immobilier de santé
19:53et qu'il y a peu de gens
19:55qui y vont
19:55parce que c'est beaucoup plus
19:57complexe à gérer
19:57qu'un bureau.
19:58Mais parce qu'en fait,
19:59en investissant par la SCPI,
20:01donc Pierre Papier,
20:03et je n'ai aucun problème
20:04de gestion,
20:05enfin voilà,
20:05mais par contre,
20:06il y a des gens
20:06qui peuvent aussi investir
20:07en direct,
20:08avoir une chambre en EHPAD
20:09et c'est le gestionnaire
20:10qui s'en occupe,
20:11ça c'est...
20:12Alors les chambres en EHPAD
20:13et les loueurs meublés ?
20:14Oui.
20:14Oui,
20:15en fait,
20:16si vous voulez,
20:16ils perçoivent un loyer,
20:18en réalité c'est l'opérateur,
20:19l'exploitant en fait
20:20qui s'occupe intégralement.
20:22Mais ça peut être
20:22une solution d'investissement
20:24selon vous ?
20:25Alors ça existe,
20:26ça existe,
20:27c'est de moins en moins prisé,
20:28les exploitants préfèrent
20:30très largement avoir
20:31un investisseur
20:32qui détient l'intégralité
20:33des chambres
20:35parce que si demain
20:36vous avez à faire des travaux,
20:37vous m'avez parlé des travaux
20:38tout à l'heure,
20:38si par exemple on veut faire
20:39des travaux pour remettre
20:40en état ou améliorer
20:42ou agrandir l'établissement,
20:43allez demander à 50 particuliers
20:45s'ils vont vouloir mettre
20:46un peu plus d'argent,
20:47ils ne le feront pas,
20:48donc les exploitants
20:50ont fait le choix
20:50de choisir des institutionnels
20:51comme nous.
20:52Alors Frédéric nous dit,
20:53enfin David nous dit,
20:54en gros moi je fais des particuliers,
20:55vous vous faites des institutionnels.
20:57Ma question,
20:57est-ce qu'à l'heure d'aujourd'hui
20:58vous ne pouvez miser que
20:59sur les institutionnels
21:00pour porter vos projets
21:01en immobilier de santé
21:02ou est-ce qu'à un moment donné
21:03il faut aussi s'adresser
21:04au grand public ?
21:05Alors nous,
21:06aujourd'hui on s'adresse
21:07aux institutionnels,
21:08c'est notre offre
21:09au niveau de nos fonds,
21:11notre gamme de fonds,
21:12on a des fonds pan-européens
21:15et on s'adresse
21:16à des institutionnels français
21:17mais pas qu'eux,
21:18étrangers également.
21:19Voilà,
21:19c'est une discussion
21:20qu'on a avec eux,
21:21c'est une demande de fonds,
21:22eux ils souhaitent,
21:23ils reviennent sur la santé,
21:25ce qui n'était peut-être pas le cas,
21:26ils ont fait beaucoup de bureaux,
21:27de secteurs...
21:28Je crois que tous ceux
21:28qui faisaient du bureau
21:29reviennent sur autre chose.
21:30Donc on ressent depuis
21:33quelques mois,
21:34quelques trimestres
21:34un regain sur la santé
21:36parce que c'est un secteur
21:38où il y a des fondamentaux
21:39très forts.
21:40Voilà,
21:40on en a parlé
21:42et donc c'est structurellement
21:44une demande croissante.
21:46Donc là-dessus,
21:47les institutionnels
21:48ont bien compris l'enjeu
21:49avec aussi des revenus
21:52qui sont récurrents,
21:53avec des baux qui sont très longs.
21:55C'est vrai que nous,
21:55on va à l'étranger,
21:57on investit pas mal
21:58en Italie,
21:59au Portugal
22:00et en Espagne,
22:00on est sur des baux
22:01qui sont de 20-25 ans
22:03fermes.
22:04Et donc du coup,
22:04c'est des revenus récurrents
22:06pour nos clients institutionnels.
22:07et donc là,
22:08ça répond
22:12au fait
22:13qu'on fait
22:13de l'infrastructure sociale
22:15finalement.
22:15Et donc,
22:17c'est anti-cycle économique.
22:20Parce que les besoins,
22:22en fait,
22:22quel que soit le cycle économique,
22:24on aura toujours
22:24des besoins
22:25de santé,
22:26que ce soit
22:27dans n'importe quel moment
22:29de sa vie.
22:29Bien sûr,
22:30mais ma question derrière,
22:31est-ce que c'est encore
22:32rentable aujourd'hui ?
22:33Alors,
22:33moi,
22:33je vais compléter
22:34ce que disait Frédéric.
22:36Et c'est vrai qu'aujourd'hui,
22:37on fait le particulier,
22:38mais on s'intéresse beaucoup
22:39à l'institutionnel.
22:40Les institutionnels
22:41qui s'intéressaient
22:42à ces classes d'actifs
22:43alternatives,
22:44qui sont la santé,
22:45ils représentaient à peu près
22:4519% en 2023.
22:47Aujourd'hui,
22:48ils en représentent 40%.
22:49Donc,
22:49ça veut dire qu'il y a
22:50une appétence
22:51sur ce secteur de la santé
22:52pour tout ce que vient
22:53d'expliquer Frédéric.
22:54Et puis aussi,
22:54parce qu'ils ont été
22:56un peu déçus,
22:57s'ils voulaient,
22:57de l'immobilier de bureau.
22:58C'est pour ça que je le disais.
22:59En fait,
23:00oui,
23:00je ne sais pas si c'est parce
23:01que la santé,
23:02ça a la cote,
23:02ou si ce n'est pas parce
23:03qu'il fallait bien placer
23:05quelque part.
23:06À part l'investisseur institutionnel,
23:07il recherche aussi
23:08un sens à son investissement.
23:09Alors,
23:10il aura moins de rendement,
23:10ça je le confirme,
23:11il aura moins de rendement
23:12dans la santé,
23:13parce qu'en réalité,
23:14la santé,
23:15le loyer,
23:15doit être,
23:16entre guillemets,
23:17soutenable
23:17par l'activité
23:18de notre opérateur.
23:19Donc,
23:20on aura moins de rentabilité
23:21que certains bureaux.
23:22Mais on peut avoir
23:23des rentabilités
23:23qui vont être
23:24entre 5,
23:25aujourd'hui,
23:25entre immobilière,
23:28entre 5 et 7%.
23:29Oui,
23:29donc ce n'est pas tout pourri
23:30non plus.
23:31Ce n'est pas pourri,
23:31mais la contrepartie,
23:32si vous voulez,
23:33c'est que les baux sont très longs,
23:35il y a une récurrence,
23:36une résilience,
23:37en fait,
23:37sur ces actifs qui sont...
23:39C'est de l'investissement
23:39long terme,
23:40on le répète à chaque fois
23:41dans l'émission,
23:41quel que soit le segment,
23:42d'ailleurs,
23:42dans lequel on investit
23:43en immobilier,
23:44c'est de l'investissement
23:45en long terme.
23:46Du coup,
23:46quand on parle
23:47de ces rendements-là
23:47qui ne sont quand même
23:49pas nuls,
23:49on va vraiment se le dire,
23:51est-ce qu'aujourd'hui,
23:52il y a quand même
23:53des méfiances à avoir ?
23:53Parce qu'effectivement,
23:54plus les rendements sont élevés,
23:56plus c'est associé
23:56à un risque.
23:57D'où l'intérêt
23:58de peut-être arrêter
23:59un peu sur le bureau,
23:59justement,
24:00vous ne voulez pas rire
24:00du bureau,
24:01mais enfin voilà.
24:02Est-ce que là,
24:03quand même,
24:03sur cette immobilier de santé,
24:04on est sur des rendements
24:07relativement attractifs,
24:07mais pas stratosphériques,
24:09est-ce qu'il y a
24:09des petits points de vigilance
24:11sur quoi,
24:11si je suis particulier,
24:13même si vous vous adressez
24:13aux institutionnels,
24:15si je suis particulier,
24:16sur quoi je dois être vigilant
24:17quand j'investis ?
24:17Si je suis particulier,
24:18si je fais gérer
24:19mon immobilier,
24:21nous,
24:21Société Gestion,
24:22on va regarder,
24:22bien sûr,
24:23le bâtiment,
24:23la qualité du bâtiment,
24:24c'est essentiel,
24:25son adaptabilité dans le temps.
24:26C'est ce qu'on se disait
24:27au début.
24:28Mais surtout,
24:29et avant tout,
24:29on va regarder
24:29la qualité de l'exploitant.
24:31C'est-à-dire,
24:32on va regarder
24:32si les besoins
24:34dans le territoire
24:35sont conformes
24:37et il y a une possibilité
24:39pour lui
24:39de se développer
24:40tel qu'il peut nous le présenter
24:41dans un business plan.
24:42Est-ce que les loyers
24:42sont cohérents aussi ?
24:44Et surtout,
24:44ils sont soutenables
24:45parce qu'on va s'engager
24:46avec lui
24:46sur une période
24:47très très longue.
24:48Et donc,
24:48on a tout intérêt
24:49à ce que le loyer
24:50soit soutenable
24:50dans une période
24:51très très longue.
24:52Même question ?
24:53Comme on dit,
24:53c'est souvent un mariage
24:54avec l'opérateur,
24:56l'exploitant.
24:56Donc, il faut être très sélectif.
24:59Voilà,
24:59ceux qui ont connu
25:00un peu des déboires,
25:01je pense que dans
25:01l'immobilier de santé,
25:02c'est ceux qui ont été
25:03un peu moins...
25:04On n'a pas parlé
25:04du scandale Orpéa,
25:05mais quand même,
25:06on va mettre les pieds
25:07dans le pas,
25:07il ne nous reste que 50 secondes.
25:09Le sujet,
25:09c'est est-ce qu'on pouvait
25:11anticiper ?
25:12Quand bien même
25:13si vous avez quelqu'un
25:13dans un Ehpad
25:14dans votre famille,
25:15vous pouviez l'anticiper
25:17globalement.
25:19Difficile,
25:20mais en tout cas,
25:20il faut être vigilant
25:22avec qui on travaille.
25:24Ce ne sont pas des bureaux,
25:25on fait très attention
25:26avec notre locataire.
25:27L'exploitant,
25:28c'est une personne
25:29avec qui on travaille
25:30tous les jours.
25:31Et puis,
25:32on est là pour analyser
25:33comment il fonctionne,
25:34comment il opère,
25:35quelles sont ses marges,
25:36son chiffre d'affaires.
25:36On va même aller jusqu'à
25:38aller faire des sondages
25:41au niveau des patients,
25:43de savoir s'il n'y a pas
25:46trop de turnover
25:46au niveau des effectifs.
25:48C'est de comprendre aussi
25:49comment marche l'opérateur
25:50pour pouvoir à la fin
25:52payer le loyer
25:53qu'on doit verser
25:54justement à nos clients.
25:56C'est un partenariat
25:57vraiment de long terme
25:58et donc il faut faire
26:00très attention à ça.
26:01Et c'est là où on arrive
26:02à éviter les différents écueils.
26:04Oui, bien sûr.
26:05Et sur les thématiques,
26:05juste d'un mot,
26:06je sais qu'Alban,
26:06Régi va me taper
26:07parce qu'il n'y a plus de temps.
26:09Mais sur les thématiques,
26:10aucune vigilance,
26:11c'est-à-dire que c'est vraiment
26:11l'exploitant qu'il faut
26:12que je regarde,
26:13plus que la thématique.
26:14Est-ce que par exemple,
26:15il y a des thématiques
26:16sur lesquelles il ne faut plus
26:16aller dans cet immobilier
26:18de santé,
26:18des sous-thématiques ?
26:19Il y a des thématiques
26:20qui sont plus complexes.
26:21Un EHPAD,
26:22une résidence-service,
26:22c'est plus facile à analyser
26:24en termes de business plan,
26:26etc.
26:27Si vous prenez une clinique,
26:28c'est beaucoup plus complexe
26:29parce que je vous l'avais
26:29déjà expliqué,
26:30la clinique,
26:30en réalité,
26:31ce sont les médecins
26:32qui vont, entre guillemets,
26:33générer l'activité
26:34dans cette usine de santé.
26:37Donc là,
26:37il faut regarder
26:38la capacité à faire venir,
26:40à recruter des médecins.
26:42Mais donc,
26:43pour de jeunes investisseurs
26:44qui ne s'y connaissent pas
26:45trop encore,
26:46peut-être privilégier...
26:47Des fonds gérés.
26:48Des fonds gérés.
26:49C'est de l'immobilier géré,
26:50donc il ne faut pas
26:50des fonds gérés.
26:51Bon, j'aurais bien aimé
26:52continuer cette discussion.
26:53Malheureusement,
26:53le temps nous est compté.
26:54Le jingle de l'émission
26:55a déjà démarré.
26:56Merci à tous les deux.
26:56Merci à Frédéric Delo,
26:58président et fondateur
26:59de l'IFENTO.
26:59Et merci à David Fink,
27:01le directeur général de Réal,
27:02d'avoir été avec nous
27:03dans Les Experts de l'IMO
27:03qui reviennent demain
27:05sur BFM Business.
27:07Les Experts de l'IMO
27:09sur BFM Business.
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