Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 21 heures
Des bureaux comme des hôtels de luxe. C'est le pari de Work Palace, en plein coeur de Paris. Le bâtiment loue des bureaux avec des salons privés et des services hauts de gamme, notamment de gastronomie. Son fondateur, Pascal Fenasse, est l'invité de SMART ECO.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00...
00:04Nous poursuivons sous un autre angle notre thématique autour des bâtiments en s'intéressant au bureau.
00:09Et si le bureau rimait avec produits de luxe ? C'est un petit peu le Paris de Pascal Fenasse.
00:14Bonjour.
00:15Bonjour.
00:16Merci d'être avec nous.
00:17Vous êtes le président fondateur du groupe In-Situ qui a été lancé en 1997.
00:21On va en parler.
00:22Et là, vous lancez à Paris Work Palace, près de 3000 m2,
00:26où les bureaux se mêlent à la gastronomie, au salon privé, au service haut de gamme.
00:31Donc ça, on va en parler parce que c'est aussi un sacré défi, on va dire, par les tentes
00:34qui courent.
00:34Mais puisque ici, c'est paroles de dirigeants, j'aime bien un peu suivre le parcours des uns et des
00:38autres.
00:39Vous avez commencé votre carrière chez Airbus, c'est ça, sur les chaînes d'assemblage,
00:43avant de travailler dans la qualité chez ATR.
00:46Qu'est-ce que cette première partie de vie professionnelle, on va dire, vous a apporté ?
00:49Alors écoutez, ça a été une belle expérience.
00:52C'est, je pense, la meilleure école de la vie que j'ai pu, quelque part, accepter et produire.
01:00Pourquoi ?
01:02L'aéronautique, c'est l'excellence.
01:05Le contrôle qualité, c'est l'excellence...
01:09De l'excellence.
01:10De l'excellence.
01:12Et tout ça m'a mené, effectivement, à ce parcours, derrière.
01:17Alors je suis, effectivement, quelqu'un qui est un autodidacte, fier de l'être,
01:22parce que, quelque part, je suis issu d'une famille de parents modeste.
01:29Et j'ai surtout appris énormément de choses en passant cette période chez Airbus.
01:35Et ce qui était très important, c'est la valeur travail, aussi, que j'en ai retiré.
01:40Parce que le travail nous permet de pouvoir pousser et aller au-delà de certaines frontières.
01:46Et alors, dans votre parcours, il y a un moment où le haut de gamme arrive, en 1994,
01:50puisque vous vous lancez un peu dans le prêt-à-porter haut de gamme.
01:52Et puis après, en 1987, vous créez une situ, j'en parlais,
01:56qui était d'abord dans les services aux entreprises.
01:59Comment vous avez fait évoluer, finalement, progressivement, tous ces sujets vers le bureau ?
02:04Et puis, on va parler du bureau opéré, aussi, avec vous.
02:06Bon, je vois que vous êtes bien enseigné, parce que c'est la première fois que l'on me reparle
02:09de mon histoire du prêt-à-porter, pour tout vous dire.
02:13J'ai enquêté.
02:14Et effectivement, oui, on s'était lancé un petit peu dans le prêt-à-porter haut de gamme,
02:19puisqu'à l'époque, on diffusait une marque qui existe toujours encore,
02:24qui était Daniel Crémieux, et qui était très connue.
02:28Et donc, après, on arrive dans les bureaux.
02:30Et on arrive, après, dans les bureaux.
02:31Alors, comment on arrive au bureau ?
02:32En passant de l'aéronautique, en passant par le prêt-à-porter.
02:37Et avant ça, il manque une petite parenthèse.
02:40C'est que j'ai fait, aussi, de l'immobilier de luxe.
02:43Ah oui, donc on revient, voilà, au sujet du luxe.
02:45Voilà.
02:46Et malheureusement, en pleine crise pétrolière,
02:49donc les choses n'ont pas fonctionné comme je l'avais imaginé,
02:51et il a fallu que je me réinvente.
02:53Et derrière ça, j'ai pris la décision de faire de l'immobilier pour le compte des entreprises.
02:58Et j'ai créé une structure qui s'appelait In-Situ, en 97,
03:02qui était dédiée à l'accompagnement des salariés
03:05qui venaient s'installer dans leur nouvel environnement de travail.
03:08Il y a une société de relocation,
03:10donc que j'ai nommée In-Situ Relocation.
03:12Ça, ça a duré deux ou trois ans.
03:15Et un jour, parce que j'avais comme conviction,
03:20par rapport à ce métier, qu'il fallait que je sois proche de l'aéroport
03:22pour accueillir mes clients,
03:25on m'avait proposé de prendre 700 mètres carrés de plateau,
03:28alors que j'en avais besoin peut-être que de 150.
03:31Et mes clients qui venaient me voir avaient une problématique
03:34en me disant, écoutez, monsieur Fenasse,
03:36on voit que vous avez beaucoup de place chez vous,
03:39nous, on a une problématique, nos bureaux ne sont pas prêts.
03:41Est-ce que vous pourriez nous accueillir chez vous ?
03:44Mais il va nous falloir du secrétariat,
03:46il va nous falloir de l'accueil, de l'Internet.
03:48Ouh, j'ai dit, mais c'est un autre métier, monsieur, ça.
03:51Vous me laissez juste une semaine, je suis quelqu'un, je ne dis jamais non,
03:53et j'essaie toujours de trouver des solutions.
03:56Et j'ai pris mon petit bâton de maraîchage,
03:58je suis allé voir ce qui se faisait de mieux à l'époque,
04:01et je suis revenu, nous étions trois dans cette équipe,
04:06et j'ai annoncé à tout le monde que nous allions créer une nouvelle société
04:09qui allait s'appeler Institut Business Centre,
04:11et j'ai commencé comme ça à accueillir mes premiers clients
04:15pour aujourd'hui opérer plus de 70 000 mètres carrés de surface du bureau.
04:19Oui, quand même, donc là on est plus que dans du co-working,
04:22finalement vous appelez ça du bureau opéré,
04:25mais qu'est-ce que ça représente en fait derrière ce modèle finalement innovant ?
04:29Alors le bureau opéré, si je devais faire très simple,
04:33il y a quelques années, on était tous propriétaires de notre voiture,
04:37et puis est arrivée une formule magique,
04:39qui était la location longue durée,
04:42où vous n'achetiez plus votre voiture, votre véhicule,
04:45et vous aviez tous les services intégrés.
04:47C'est l'usage en fait.
04:49J'ai appliqué la même chose pour le bureau,
04:51voilà, en expliquant à mes clients qu'ils allaient pouvoir préserver à l'avenir leur CAPEX,
04:57que j'allais pouvoir m'engager à leur place sur les baux,
05:01que j'allais pouvoir gérer les travaux, les aménagements,
05:04et qu'ils allaient avoir un seul et unique interlocuteur à l'avenir, in situ.
05:09Et j'ai commencé, moi l'expérience du bureau opéré,
05:12que j'ai créé, j'étais le pionnier il y a 25 ans,
05:14avec un premier client qui s'appelait Airbus et qui m'a fait confiance.
05:17Ben voilà, on retrouve la boucle est bouclée.
05:19La boucle est bouclée.
05:20Vous parliez justement économie,
05:21un modèle qui permet de réduire de 5 à 10% les coûts immobiliers directs.
05:25Alors j'allais dire, maintenant, cette notion-là d'usage,
05:28on la développe de plus en plus,
05:29parce que justement, en traversant une crise de l'immobilier,
05:31donc vous étiez pionnier, on va dire, en la matière sur ces sujets-là, Pascal Tenasse.
05:34J'étais effectivement pionnier.
05:36Et vous savez, dans la vie, quelque chose de très important,
05:40même quand il y a des crises, il faut savoir innover.
05:43L'innovation est un levier de performance,
05:45et ça a toujours été un levier de performance pour ce groupe
05:48que j'ai créé il y a quasiment 30 ans.
05:50Et alors maintenant, vous avez encore un nouveau défi,
05:52parce que là, on a vu un petit peu l'évolution au fur et à mesure de l'interview
05:56et de ces quelques minutes.
05:57Vous lancez donc à Paris, Workplace,
05:59c'est au 288 boulevard Saint-Germain,
06:01dans un ancien cercle agricole, un de près de 3000 m2.
06:04Pourquoi vous avez voulu aller, on va dire, au-delà du bureau opéré,
06:07parce que là, finalement, vous allez sur un autre mode,
06:11puisque vous transposez un petit peu les codes de l'hôtellerie de luxe.
06:14Là, on revient, là aussi, la boucle est bouclée.
06:16Alors voilà, ça fait 15 ans que déjà, je me suis inscrit dans une démarche
06:20où, pour moi, je faisais le parallèle avec l'hôtellerie,
06:23parce que l'hôtellerie était aujourd'hui le meilleur exemple serviciel
06:28pour accompagner les bureaux.
06:30Et au fur et à mesure des années,
06:31on a commencé à monter un petit peu en gamme
06:33sur les offres que nous faisions à nos clients.
06:36Et j'avais une idée en tête,
06:38c'était de pouvoir, effectivement, me positionner,
06:41aller encore plus loin,
06:42et aller vraiment sur une offre qui était encore plus luxueuse,
06:46avec des services qui allaient s'inspirer plutôt,
06:49toujours de l'hôtellerie,
06:50mais plutôt des palaces.
06:52Parce que pour moi, les palaces,
06:54c'est l'excellence du service,
06:55avant toute chose.
06:57Dix ans de recherche, quand même,
06:59mais avant de nous installer,
07:00c'est pas le fruit du hasard.
07:02Donc, effectivement, on est trouvé sur ce petit joyau,
07:05288 boulevard Saint-Germain,
07:07bâtiment iconique,
07:09la proue du boulevard Saint-Germain,
07:11une adresse exceptionnelle,
07:13qui nous permet aujourd'hui d'avoir un positionnement
07:18qui est vu de tout Paris.
07:20D'ailleurs, je ne vous cache pas que ce projet
07:23fait parler énormément,
07:24fait couler beaucoup d'encre.
07:26On a beaucoup d'invitations de presse au Work Palace aussi,
07:30vous voyez.
07:31Exactement.
07:31Donc, nous avons imaginé ce produit,
07:35effectivement, pour répondre aujourd'hui,
07:37et encore plus parlant par ces périodes de crise,
07:40pour répondre à de nouvelles attentes.
07:42Aujourd'hui, je ne loue plus du bureau.
07:45Je vends de l'expérience à mes clients.
07:49C'est une expérience.
07:50Et cette expérience, aujourd'hui,
07:52elle est articulée à la croisée
07:55des espaces de travail,
07:57de la restauration, comme vous le disiez,
08:00de l'événementiel,
08:02avec nos salons,
08:03signature,
08:05avec aussi du résidentiel,
08:07puisque nous avons du résidentiel,
08:09avec également de l'espace bien-être,
08:12puisqu'on a un centre de bien-être qui est intégré,
08:14et enfin, du résidentiel aussi,
08:17et le cercle,
08:18le cercle 288,
08:20qui aujourd'hui est un nouveau cercle d'affaires
08:25qui va nous permettre de réunir 288 membres sur cette adresse.
08:31288 boulevard Saint-Germain, 288.
08:33Voilà, au moins, on retient le 288.
08:34Exactement.
08:35Alors, j'imagine quand même que vous ciblez un public particulier,
08:37des maisons de luxe, des cabinets d'avocats,
08:39peut-être des gestionnaires de fortune.
08:41Donc, certains sont prêts à payer, on va dire, pour cette expérience ?
08:44Alors, certains sont prêts à payer pour cette expérience,
08:48parce qu'aujourd'hui, ces personnes-là,
08:50ou ces sociétés, vont privilégier plus la qualité que la quantité,
08:54dont réduire effectivement leur périmètre,
08:56leur surface d'espace de travail,
08:58pour avoir un outil beaucoup plus qualitatif derrière
09:02et beaucoup plus serviciel,
09:03qui va permettre, là aussi, de quoi ?
09:06D'attirer plus facilement les talents,
09:09de faire la rétation de ces talents,
09:12et puis surtout, aujourd'hui, le bureau est devenu un outil stratégique.
09:16Le bureau, aujourd'hui, c'est la plus belle carte de visite,
09:20ce qui n'était pas le cas il y a peut-être dix ans en arrière.
09:23Le bureau était une obligation,
09:24parce qu'il fallait mettre des salariés dedans
09:26pour les faire travailler.
09:27Pourtant, on dit qu'avec le télétravail, justement,
09:29le bureau a séduit beaucoup,
09:31mais on a envie d'y revenir.
09:33Alors, c'est vrai qu'avec ce type de service,
09:34on a sûrement envie de revenir au bureau.
09:36Vous savez, quand il y a eu cette crise sanitaire,
09:38j'étais le premier à dire,
09:39attendez, le télétravail,
09:40ce n'est pas quelque chose de magique.
09:42On va refaire machine arrière,
09:44parce que nous ne se sommes pas faits pour rester isolés.
09:48Le télétravail, c'est une alternative
09:50qui permet d'accompagner, effectivement,
09:53certaines périodes.
09:55Mais, en effet, pour rencontrer, échanger,
10:00pouvoir communiquer sans écran intermédiaire,
10:02parce que qu'est-ce qu'il y a qui se passe ?
10:03Là, vous voyez, aujourd'hui,
10:04vous êtes en face de moi,
10:05il y a des émotions.
10:06Je vous transmets des émotions,
10:07vous me transmettez des émotions.
10:09Derrière un écran, c'est tout flat.
10:11Et ce n'est pas la vraie vie.
10:12La vraie vie, c'est de pouvoir communiquer,
10:14de pouvoir partager,
10:15de pouvoir construire et co-construire ensemble.
10:17Voilà, donc un beau projet, Workpalash.
10:19Je ne sais pas si vous communiquez sur les investissements.
10:21Ça va être un investissement quand même assez lourd pour vous.
10:23Alors, nous ne sommes pas le propriétaire,
10:24puisque ce bâtiment est la propriété de Generali,
10:28qui, comme nous, c'est le plus beau joyau.
10:31Oui.
10:32Effectivement, qui a subi quand même une rénovation très lourde,
10:35depuis plus de trois ans de travaux,
10:37puisqu'anciennement, il y avait quand même le Parlement européen.
10:40C'est ça.
10:41Pendant une quarantaine d'années, avant ça,
10:43effectivement, vous l'aviez dit,
10:44le cercle agricole.
10:46Donc, pour nous, c'est la continuité,
10:48si vous préférez, qu'on va assurer là.
10:51Et nous, effectivement, on a eu sept, huit mois de travaux
10:54pour sublimer ce lieu qui nous a été, effectivement, remis.
10:59Et avec, je crois, du côté d'Institut,
11:01quand même un chiffre d'affaires qui est en croissance aussi.
11:03Donc, vous êtes dans un secteur où ça marche plutôt bien,
11:06à un moment où, on va dire, globalement,
11:08tout ce qui est immobilier, immobilier de bureau,
11:10est quand même difficile.
11:11On va dire le contraire.
11:12On est dans un contexte tendu.
11:14Alors, effectivement, toutes les foncières,
11:16vous le direz, tout le monde souffre.
11:19Par contre, effectivement, tout le segment,
11:22on va dire, du bureau opéré,
11:24aujourd'hui, souffre beaucoup moins.
11:27Pourquoi ?
11:28Parce qu'on apporte à la fois du service,
11:32mais pas que, de l'agilité aussi.
11:35Et ça, c'est important.
11:37Et surtout, on fait vivre des communautés
11:40à l'intérieur du bureau opéré,
11:41ce qui n'est pas forcément le cas
11:42quand vous êtes bailleur
11:46ou vous louez des surfaces du bureau
11:49qui sont totalement brutes.
11:51Voilà, sans service derrière.
11:52Alors, pour terminer cette interview,
11:54si on s'adressait justement à ceux
11:56qui font l'immobilier aujourd'hui,
11:57peut-être que la clé, c'est ce que vous avez dit au début,
11:59c'est l'innovation, c'est la transformation.
12:01On voit, finalement, que c'est un secteur
12:03qui ne va pas pouvoir faire autrement
12:05que de muer, finalement,
12:06et de trouver des nouveaux leviers.
12:08La vie est un internel recommencement.
12:11Il faut savoir se remettre en question en permanence.
12:14Et effectivement, j'ai la conviction
12:16qu'avec ce nouveau projet,
12:18avec ce World Palace,
12:19au 288 Rive-Saint-Germain,
12:21nous arrivons avec une offre
12:22qui va permettre, quelque part,
12:26de correspondre et répondre
12:28aux attentes de nombreuses sociétés
12:32qui vont vouloir privilégier la qualité,
12:36qui vont vouloir privilégier le luxe,
12:39l'accompagnement, la confidentialité,
12:41parce que celui-ci se veut très confidentiel aussi.
12:43C'est un choix.
12:46On le respecte.
12:47Et les premiers signaux sont très positifs,
12:50pour tout vous dire.
12:51Voilà, donc c'est plutôt encourageant.
12:53Finalement, la boucle est bouclée,
12:55vous êtes heureux, là ?
12:56Écoutez, je suis heureux.
12:57Et je pense que nous pourrons peut-être même
13:01parler rapidement, peut-être,
13:03d'autres projets ailleurs,
13:05et peut-être à l'international même.
13:07Et bien voilà, on vous fera en venir ici,
13:09dans Smartéco.
13:10Merci à vous, Pascal Fenasse,
13:12qui est le président fondateur du groupe Isitu,
13:14et donc le fondateur de World Palace.
13:16Cette nouvelle actualité,
13:17on l'a bien notée,
13:17au 288 Boulevard Saint-Germain.
13:20Merci à vous,
13:21et merci d'être fidèles à Bsmart4Chain,
13:24la chaîne des audacieux.
13:25Sous-titrage Société Radio-Canada
13:31Sous-titrage Société Radio-Canada
13:35Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations