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  • il y a 4 minutes
Ce lundi 26 octobre, Vincent Juvyns, responsable de la stratégie d'investissement de ING, Florian Ielpo, chargé de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, et Renan Kerourio, analyste chez Euroland, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:02BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braque.
00:09En effet, c'est parti pour Good Morning Market, l'ouverture des marchés européens dans une poignée de seconde.
00:13Il sera 9h, nous sommes ensemble jusqu'à 9h30, première partie d'émission avec Florian Yelpo,
00:18qui nous attend depuis Genève, depuis Lombard-Rodier IM, et avec Vincent Juvins,
00:22qui nous attend depuis Bruxelles, depuis ING, pour revenir sur Moody's,
00:26qui a décidé de ne pas dégrader la France, mais aussi sur cette grosse semaine qui nous attend,
00:30sur les marchés financiers, que ce soit avec la Fed mercredi soir, la BCE jeudi,
00:34et puis également la Banque du Japon, qui rendra son verdict vendredi dans la nuit.
00:39Du côté des marchés financiers, ce sera également une très grosse semaine pour les résultats d'entreprises,
00:43un tiers des sociétés du S&P 500 vont publier, du côté de la Bourse de Paris,
00:47vous avez les proies lourds, tels que Total Energy ou encore BNP, qui vont rendre leur copie,
00:52bien sûr, nous parlerons de tout cela.
00:53À 9h20, Renan Querorio de Euroland viendra nous parler de GTT, de ID Logistique ou encore de Vision,
00:59trois sociétés qui ont publié leurs résultats la semaine passée.
01:03Et puis à partir de 9h30, j'aurai le plaisir de vous retrouver pour les experts.
01:06Une heure d'émission avec en plateau Nathalie Jansson, Patrick Artus et Daniel Gérino.
01:10Là aussi, bien sûr, nous reviendrons sur Moody's, qui est optimiste sur la situation de la France.
01:15Il y a la crainte d'une bulle qui est de retour, avec certains craquements, en tout cas des inquiétudes.
01:20Nous parlerons de tout cela, bien sûr, dans Les Experts.
01:23Voilà le programme. En attendant, il est pile 9h.
01:27Et tout de suite, c'est toute l'information du jour avec Léo Dumas.
01:34Et la victoire surprise de Lula, le président brésilien réélu.
01:3851,8% des voix pour décrocher son quatrième mandat à la tête du Brésil.
01:44En déjouant les sondages et en renversant, Flavio Bolsonaro arrivait en tête au premier tour.
01:49Le candidat d'extrême droite qui annonce déjà son intention de faire annuler ce scrutin assez chaotique hier
01:56entre allégations de fraude et prolongations de dernière minute des horaires de vote.
02:01Lula, lui, promet qu'il s'agira de son meilleur mandat, le président qui a profité hier du taux de
02:06participation
02:07et qui remercie ceux qui se sont mobilisés.
02:12J'ai vu aujourd'hui de nombreuses scènes où des personnes étaient portées par leurs petits-enfants pour aller voter.
02:18Et ces personnes sont allées voter parce que nous avons réussi à les convaincre
02:23que le vote était très important pour garantir la démocratie dans le pays.
02:29En France, journée décisive dans la crise des lycéens après Emmanuel Macron.
02:33C'est Sébastien Lecornu qui reçoit avec le ministre de l'Éducation nationale les associations lycéennes
02:39et les syndicats étudiants pour présenter une série de réponses,
02:43notamment sur l'avenir de Parcoursup.
02:45Écoutez ce qu'en dit la porte-parole du gouvernement ce matin, Maude Bréjean sur RTL.
02:50Ce qu'il y a derrière la question de l'outil, c'est la question de la sélection,
02:53c'est la question de l'orientation, c'est la question du nombre de places ouvertes,
02:57filière par filière, de la capacité de chacune des filières
03:01à permettre aux étudiants qui y accèdent d'avoir ensuite un débouché sur le marché du travail.
03:07Si Parcoursup était l'alpha et l'oméga de tous les problèmes d'orientation en France,
03:13ce serait, pardonnez-moi, en quelque sorte plus simple.
03:16On va prendre en compte toutes les remontées qu'on a pu avoir,
03:19notamment sur la plateforme lancée par le ministre de l'Éducation nationale il y a deux semaines maintenant.
03:24Ça concerne Parcoursup, ça concerne les emplois du temps, ça concerne le bâtiment.
03:28Et donc on va y répondre point par point.
03:30Et puis décision imminente sur la suite du conflit en Iran.
03:34C'est ce que redit Donald Trump, il présente ses deux options.
03:37Un deal ou la fin du travail sur place.
03:40Les États-Unis, qui affirment d'ailleurs avoir aidé les pays du Golfe
03:43à exporter 1,5 milliard de barils de pétrole via Hormuz depuis cet été.
03:483 000 navires commerciaux sont passés avec succès dans le Détroit, précise le commandement américain.
03:54Alors pour autant, la prime de risque est bien de retour sur les marchés.
03:57Le baril de Brent coûte 115 dollars.
03:59Le mégawatt-heure de gaz en Europe a encore ouvert à la hausse ce matin à 96 euros.
04:06Et nous parlerons bien sûr de ces sujets énergétiques dans un instant.
04:09Juste avant, un petit mot quand même de l'ouverture des marchés européens,
04:11puisque les marchés européens ont ouvert il y a une poignée de secondes.
04:15Et c'est du vert, vraiment très léger ce matin du côté de la Bourse de Paris.
04:20Beaucoup de publications à suivre cette semaine.
04:2216 publications, rien que dans l'indice parisien, BNP Paribas, Airbus ou encore Stellantis mercredi.
04:28Et puis ensuite, ça sera au tour de Total ou encore Air Liquide.
04:31Voilà quelques publications à suivre cette semaine.
04:33Total et Air Liquide, ça sera jeudi.
04:35Ça tombe bien dans le secteur énergétique.
04:37Aujourd'hui, il y a une publication à suivre aujourd'hui, c'est Galp.
04:40C'est un producteur de pétrole et de gaz qui est coté à la bourse portugaise.
04:46Le groupe annonce ce matin une hausse de ses profits de 68%.
04:50Bénéfice net au troisième trimestre, dépassant les attentes grâce bien sûr à la très forte envolée des cours des matières
04:56premières ces dernières semaines.
04:58Et c'est encore le cas ce matin avec un baril de pétrole qui est au-delà des 110 dollars.
05:02Le WTI est à 101 dollars.
05:04Le marché obligataire en France, le 10 ans français, se stabilise sous les 5%.
05:08Nous sommes à 4,98, 3,37 pour le Bund avec notamment Moody's qui a décidé de ne pas dégrader
05:15la note française.
05:16Bon, ce n'est pas vraiment un ouf de soulagement comme on le verra dans les prochaines minutes sur ce
05:20plateau.
05:21Du côté des valeurs, ce matin, Hermès, Stellantis ou encore Société Générale sont les plus fortes hausses.
05:25Alors qu'à l'inverse, les valeurs défensives soufflent un petit peu après avoir bien performé vendredi.
05:30Vendredi, les Pernod Ricard, Air Liquide, Carrefour ou encore Thalès sont en bas du tableau avec des baisses néanmoins assez
05:36modestes de l'ordre de 0,4 à 0,5%.
05:40Du côté des publications, ce matin, GTT perd un peu plus de 9% après avoir publié vendredi soir son
05:46chiffre d'affaires.
05:47Le groupe confirme ses objectifs pour cette année.
05:49Ça tombe bien, nous reviendrons sur cette publication à 9h20 avec les équipes de Euroland.
05:54GTT qui est de loin ce matin la plus forte baisse dans l'indice large parisien.
05:59Très courte pause, on se retrouve dans un instant avec nos deux invités, Florian Yelpo pour Lombard, Audier, IM et
06:05Vincent Juvins de ING.
06:07A tout de suite.
06:18Et des publications ce matin qui ne sont pas très bien arbitrées.
06:21Galp qui était réservé perd désormais plus de 8% après la publication de ses résultats.
06:25Bon, il ne faut pas oublier que ce titre gagne toujours plus de 50% depuis le début de l
06:28'année.
06:29Mais ça montre quand même comment les marchés peuvent être durs.
06:31On s'en souvient encore la semaine dernière avec le secteur du luxe.
06:34Ce matin, donc, GTT qui perd 11% égale peu 8% après le résultat trimestriel.
06:40Comme promis, donc à distance ce matin, Florian Yelpo.
06:42Bonjour Florian, merci de nous accompagner.
06:44Vous êtes en charge de la macroéconomie chez Lombard, Audier, IM et Vincent Juvins, responsable de la stratégie d'investissement
06:50chez ING.
06:51Bonjour Vincent.
06:52Merci également de nous accorder quelques minutes ce matin.
06:55On reparlera de ce sujet, bien sûr, en large, en travers dans l'émission Les Experts.
07:00Mais un petit mot quand même, Vincent Juvins, de Moody's qui s'abstient,
07:04qui vendredi soir a décidé de ne pas dégrader la note française.
07:09Contrairement à Fitch et à S&P, Moody's estime toujours que la qualité de la dette française est une bonne
07:17qualité.
07:18Alors que dans les deux autres agences de notation, on est en catégorie moyenne.
07:24Oui, c'est vrai qu'on pouvait douter de la baisse ou non de la notation au crédit de la
07:29France.
07:29Quelque part, on comprend tout à fait les arguments de Moody's.
07:32J'y souscris évidemment intégralement.
07:34On est face à une dette étatique qui demeure de bonne qualité, mais il faut absolument veiller à garder cette
07:39qualité.
07:40Et là, je suis peut-être un peu plus inquiet, moi, pour les semaines et les mois à venir,
07:43sur cette capacité de l'exécutif actuel ou de l'État français de manière générale,
07:48d'assurer la soutenabilité de la dette publique, ou en tout cas d'en convaincre les investisseurs que la situation
07:53est sous contrôle.
07:54Et quelque part, finalement, les tensions sociales qu'on peut voir en sont, pour moi, je dirais,
07:59montrent les limites en cas de ce qui pourra être réalisé.
08:02On sait fort bien, lorsqu'on porte un regard économique froid sur la situation d'endettement de la France,
08:08qu'avec une dépense publique à 57% du PIB, c'est essentiellement au niveau de la dépense publique
08:13qu'il faudra, en tout cas, réaliser les arbitrages les plus importants.
08:16Or, on sent bien que chaque fois qu'on bouge les lignes un petit peu dans ce domaine,
08:20ça donne lieu, évidemment, à des oppositions de toutes parts.
08:24Il sera dès lors très difficile, en France comme en Occident, de manière générale,
08:28et dans mon propre pays qui est la Belgique,
08:30de détricoter, finalement, cet état Providence qu'on a créé au fil des décennies ces dernières années.
08:38– Du côté de Lombard-Rodier-IM, quand vous regardez ce matin le 10 ans français,
08:42on ne peut pas dire qu'il y a une grande détente, Florian Yelpo, c'est un petit peu un
08:45non-event.
08:46Quand vous regardez l'OAT, on est toujours sur le fil des 5%,
08:50ça montre bien que les marchés n'attendent pas les agences de notation.
08:53– Oui, très clairement, les marchés pensent la notation largement en avance
08:59vis-à-vis des publications elles-mêmes, c'est très clair.
09:01Ce qui vient de se passer, en fait, ferme une assez longue parenthèse.
09:06De 2013 à 2026, l'État français s'est financé moins cher que l'État américain.
09:12Alors, avant qu'on prenne en compte, évidemment, l'effet de la politique monétaire propre
09:17de chacune des zones, mais on a connu une période qui a duré 13 ans,
09:22durant laquelle la France a connu des taux d'intérêt plus faibles sur la dette de l'État
09:28qu'aux États-Unis, cette parenthèse est en train de se fermer.
09:31Évidemment, ce que price les marchés, ce qui fait, justement, le niveau de ces taux-là
09:35n'est pas la même chose côté US et côté France, très clairement.
09:41Cette prime politique est plus importante aujourd'hui en France,
09:45et avec raison, de toute façon, avant qu'on arrive aux élections présidentielles de l'an prochain,
09:50il sera difficile, en fait, d'arriver à se dire, le risque France n'existe pas,
09:54les marchés vont cesser de l'évaluer.
09:56Maintenant, pour nous, assets managers, la grande question, c'est qu'est-ce qui est d'ores et déjà dans
10:01le prix ?
10:02On a, sur la partie courte de la courbe, des spreads qui sont très distendus,
10:06qui sont à des niveaux qui continuent de monter, par exemple, au cours du mois d'octobre,
10:11et sur la partie longue, on a exactement la même dynamique.
10:14Donc, il y a le risque en lui-même.
10:16Est-ce qu'on pense que l'État français va faire défaut ?
10:18Absolument pas.
10:19Je souscris tout à fait à ce qui vient d'être dit par Vincent.
10:23De l'autre élément, c'est est-ce qu'on reflète bien le prix de l'accroissement de risque étatique
10:28auquel on est confronté aujourd'hui ?
10:30Et ça, c'est très difficile à dire.
10:31Notre point de vue, il est assez simple.
10:33C'est l'arbitrage aujourd'hui, il ne nous amène pas ni à vendre, ni à acheter de la dette
10:38française dans nos portefeuilles.
10:40161 points, c'est ce matin l'écart de taux entre la France et l'Allemagne.
10:44Du côté des marchés financiers, une attention particulière sera cette semaine sur les banques centrales,
10:52avec donc la Fed, la BCE, mais également la Banque du Japon.
10:56Quand vous regardez aujourd'hui ces banques centrales, Vincent Juvens,
11:00les attentes de marché sont sur un statu quo, que ce soit en Europe mais aussi aux États-Unis,
11:08malgré quand même des craintes inflationnistes qui risquent de s'accentuer.
11:12Quand vous regardez ce matin le baril de pétrole qui est à 110 dollars,
11:16le mégawatt-heure de gaz qui est à 95 euros,
11:18les craintes d'un effet de second tour, pourquoi pas, en tout cas énergétique,
11:22vont revenir dans les prochains jours.
11:25Oui, c'est vrai.
11:26Il faut quand même dire que durant tout l'été, ces craintes ne se sont pas matérialisées.
11:30On voit que finalement la dynamique inflationniste reste cantonnée dans le giron énergétique.
11:36Donc jusqu'ici, on a eu peu de prix salaire.
11:41On voit que les éléments sont contenus.
11:43On voit évidemment qu'il y a un risque quasi aussi important que cette crise énergétique,
11:47finalement, se transforme en crise économique, notamment sur le vieux continent,
11:50où en effet les prix du gaz élevés que vous évoquiez pourraient à un moment gripper la machine économique.
11:55Mais dans le chef des banques centrales, objectivement aujourd'hui,
11:58le statu quo est tout à fait défendable cette semaine,
12:02sachant évidemment que ces craintes par rapport à l'inflation,
12:05ces craintes par rapport à la soutenabilité des dettes publiques,
12:08ont déjà entraîné une hausse significative des taux longs,
12:11qui, à certains égards, a déjà fait le job des banques centrales,
12:14qui a déjà retréci les conditions de financement,
12:17et qui contraint l'économie dans sa capacité de croissance,
12:21et donc de génération d'inflation.
12:22Donc, les risques d'inflation est, les risques de croissance,
12:26attention, faisons-y attention, puisque finalement, jusqu'ici,
12:30l'impact de la crise énergétique sur nos économies a été relativement limité,
12:34et j'en veux pour preuve les PMI qui ont encore été publiés la semaine dernière.
12:37C'est aussi parce qu'on a pu faire usage d'un certain nombre d'expédients,
12:42réserves stratégiques, augmenter la production aux États-Unis.
12:45On avait évidemment, heureusement, des économies qui étaient moins,
12:49je dirais, dépendantes des énergies fossiles,
12:51mais pour un certain nombre de ces mesures,
12:53on arrive potentiellement à la fin de leur effet,
12:56je pense notamment à la libération des stocks stratégiques de diesel, par exemple,
13:00je pense notamment au fait que les États-Unis ont beaucoup aidé les marchés
13:03durant le second trimestre de cette année.
13:06Tous ces éléments commencent aujourd'hui à marquer un petit peu le pas,
13:09et l'hiver, si c'est rigoureux,
13:11eh bien, pourrait être problématique,
13:13je pense essentiellement aux vieux continents,
13:15et là, c'est la raison pour laquelle la BCE ne doit certainement pas se hâter de monter les taux.
13:20Elle pourrait se retrouver potentiellement début de l'an prochain
13:23avec un risque économique plus grand qu'un risque inflationniste.
13:26Florian Hielpaux, quand vous regardez aujourd'hui les attentes de hausses de taux,
13:31la prochaine hausse de taux en Europe se situe plutôt pour le mois de décembre,
13:35parce que c'est vrai qu'à court terme, la BCE ne peut pas faire grand-chose,
13:37elle ne peut même rien faire sur les prix de l'énergie.
13:41Néanmoins, 97 euros ce matin pour un mégawatt-heure de gaz,
13:44c'est une première depuis 2022.
13:47Oui, la difficulté auxquelles les banques centrales vont être confrontées ces prochains jours est simple.
13:54Effectivement, elles ne produisent pas de pétrole, elles ne produisent pas de gaz,
13:56donc de ce côté-là, elles n'auront pas d'influence,
13:58mais néanmoins, elles sont en charge de faire en sorte que cette inflation énergétique,
14:02entre guillemets, reste une taxe sur la consommation,
14:05et n'est pas comme influence d'accélérer la croissance des salaires,
14:10parce que c'est là qu'on devrait commencer à s'inquiéter du désancrage,
14:14des anticipations inflationnistes.
14:17Donc, quelque part, il y a une ligne de traite assez difficile à gérer,
14:20et pour la Réserve fédérale américaine, et pour la Banque centrale européenne,
14:24parce que cette inflation énergétique,
14:27elles n'y peuvent l'une et l'autre rien pour le moment,
14:30mais néanmoins, elles sont en charge d'empêcher la propagation de cette inflation énergétique,
14:36et que cette inflation énergétique devienne de l'inflation, inflation tout court,
14:39c'est-à-dire une élévation globale du niveau des prix.
14:41Alors, aux États-Unis, en Europe, pour le moment,
14:43on ne voit pas beaucoup de signes, disons, d'une croissance des salaires marqués.
14:47Par contre, il y a un pays où on voit justement un peu plus de croissance salariale,
14:54de croissance des salaires que dans d'autres zones, c'est la Grande-Bretagne.
14:57Et là, on voit les pressions inflationnistes progressivement muter.
15:01Et c'est le danger auquel on est confronté.
15:03La Banque of England l'a récemment mentionné,
15:06elle a l'air un peu plus agressive, typiquement, dans ses derniers discours que la BCE,
15:10et il faut bien comprendre que le risque est là.
15:12Donc non, elle ne produit pas de pétrole, elles ne produisent pas de pétrole, pardon,
15:16c'est la Banque centrale, mais attention aux effets de second taux potentiels.
15:20Il ne faut pas les sous-estimer.
15:22Beaucoup de sujets brûlants, en ce moment, quand même, sur les marchés,
15:25que ce soit la remontée très forte ces derniers mois des taux longs,
15:29que ce soit, bien sûr, les prix de l'énergie, vous l'évoquiez à l'instant.
15:32Et pourtant, le marché action tient très, très bien,
15:35notamment aux États-Unis, Vincent Juvens.
15:38Est-ce qu'il faut mettre ça encore et toujours sur le dos des entreprises
15:40qui continuent d'afficher des résultats spectaculaires ?
15:43Pour l'instant, quasiment 80% des sociétés ayant publié,
15:46ont publié des résultats au-delà des attentes.
15:48Est-ce que ça va suffire à tenir la tendance du côté des États-Unis,
15:53une tendance qui est de plus en plus fragile ?
15:54Preuve ennée, le S&P est quick-pondéré,
15:57surperforme, désormais, depuis plusieurs séances.
16:00Le S&P classique, ça montre bien,
16:01qu'il y a une certaine forme de fragilisation du S&P,
16:05qui, ces dernières semaines, ne tenait que sur quelques valeurs.
16:09Oui, et ce phénomène n'est pas nouveau.
16:11Vous savez, ça fait, depuis le lancement de Tchad GPT
16:14et depuis l'émergence de cette thématique AI,
16:16que les investisseurs éprouvent tantôt de l'enthousiasme,
16:19tantôt de l'inconfort par rapport à leur exposition au secteur technologique.
16:23Et finalement, c'est bien légitime,
16:24puisque cette nouvelle économie qui se crée rapidement devant nous,
16:29finalement, comporte encore nombre d'inconnus.
16:31On en mesure certains aspects de risque actuellement,
16:34avec des émissions obligataires records, évidemment,
16:37pour financer cette expansion, notamment,
16:40de construction de data centers, de CAPEX,
16:42qui permet de soutenir elle-même les bénéfices de ces entreprises.
16:45Mais c'est vrai que, plus que jamais,
16:47on se demande si ces entreprises seront un jour capables
16:50de monétiser les investissements gigantesques qu'elles réalisent.
16:53Et là, évidemment, on a certes des bons résultats,
16:57jusqu'ici, dans ce troisième trimestre de publication de résultats.
17:01Cela étant, les résultats de la semaine sont évidemment clés
17:04pour déterminer si, oui ou non, la progression du S&P 500,
17:09qui est quand même déjà en hausse d'à peu près 17% depuis le début de l'année,
17:12pourra se poursuivre.
17:13Donc, il est évident, et finalement, je ferai un peu une référence à Halloween
17:18que nous célébrons tous fin de semaine,
17:20qu'aujourd'hui, ce que doivent distribuer ces entreprises aux investisseurs,
17:25ce sont des résultats relativement doux,
17:28s'ils ne veulent pas s'attirer les mauvaises heures de ces derniers.
17:30Donc, voilà, c'est une semaine à haut risque,
17:34178 entreprises du S&P 500 qui publient leurs résultats,
17:38pour 45% la market cap,
17:40et parmi elles, l'ensemble des hyperscalers, évidemment.
17:43Donc, je pense, voilà, au-delà des banques centrales,
17:46au-delà de la situation géopolitique,
17:47la situation sur le terrain microéconomique
17:51méritera toute notre attention cette semaine.
17:53C'est une semaine avec des attentes très élevées,
17:55les analystes attendent à plus de 30% de croissance bénéficiaire
17:57pour le S&P 500 et 66% pour le secteur technologique à lui seul.
18:02Donc, c'est réellement le moteur de croissance bénéficiaire de cet indice.
18:07Et il faut pouvoir, évidemment, alimenter celui-ci constamment,
18:11d'autant plus que les taux élevés qu'on voit actuellement
18:14exercent une force de gravité, évidemment,
18:16sur les valorisations de ce secteur
18:18et également pèsent sur leurs coûts de financement
18:21lors d'une année où le coût du capital a augmenté significativement.
18:25Donc, on reste, nous, positif sur le secteur technologique,
18:29prudemment positif,
18:30et on attend qu'il délivre ce trimestre,
18:32comme il l'a fait au cours des trimestres précédents,
18:34qu'il rencontre les attentes d'analyse,
18:37qu'il les dépasse pour pouvoir permettre à ce secteur d'aller de l'avant.
18:39– Microsoft et Alphabet, mercredi soir,
18:42puis ça sera au tour de Amazon, jeudi, après la clôture.
18:45Du côté de Lombard-Rodier IM,
18:48comment vous appréhendez ce segment technologique,
18:51Florent-Ariel Pau ?
18:51Pour rappel, Meta a perdu 7% la semaine dernière,
18:54en dehors des résultats financiers.
18:57Aujourd'hui, il y a une question, bien sûr,
18:58encore et toujours, sur les capacités d'investissement.
19:00Pour rappel, Meta a dit qu'il allait investir encore plus.
19:03– Et pas seulement, et pas que.
19:05Il y a aussi la question de la transmission, en fait,
19:07de ce choc technologique en termes de productivité.
19:10Vous et moi, on en a déjà abondamment parlé.
19:15La saison des résultats pour le deuxième trimestre
19:18a clairement montré à quel point,
19:20dans les secteurs qui étaient les plus utilisateurs de l'IA,
19:25on avait une expansion des marges plus marquée.
19:27Alors, c'est très difficile de dire expansion des marges
19:30égale utilisation de l'IA, égale productivité,
19:32et c'est un raccourci que je ne m'autoriserai pas.
19:34Mais néanmoins, on peut suspecter qu'effectivement,
19:37cette nouvelle technologie permette des gains de productivité
19:40qui commencent à se voir dans le giron des secteurs
19:42qui l'ont enfanté.
19:44Le troisième trimestre, il doit nous amener la confirmation,
19:49un, que ça continue, qu'effectivement,
19:51cette entreprise génère des marges anormalement élevées
19:54au vu de leur vente.
19:56C'est en cela que l'on verrait l'effet de la productivité.
20:01Et puis, en plus, on voudrait voir ces gains de productivité
20:03se diffuser au reste des secteurs.
20:06Et c'est ça le dernier enjeu, c'est-à-dire qu'effectivement,
20:08si c'est une technologie à usage général
20:11qui doit générer un accroissement de productivité,
20:13on le capte en partie aux États-Unis dans les chiffres macro,
20:16on voudrait le capter à l'intérieur des chiffres micro également.
20:20Si c'est le cas, alors probablement qu'on sous-estime les valorisations,
20:23probablement que le marché peut continuer à progresser encore un petit peu cette année.
20:27En tout cas, c'est d'autres points de vue, justement,
20:29une extension du domaine de la lutte de l'IA,
20:32une extension des effets de cette productivité globale
20:35sur un plus grand nombre de secteurs.
20:37Et en plus, ne l'oublions pas, cette productivité,
20:39elle est éminemment des inflationnistes.
20:41Donc, on doit aussi soulager un petit peu
20:43cette contrainte de financement que Vincent a mentionné précédemment,
20:46parce que moins d'inflation peut vouloir dire
20:48moins de restrictions côté banque centrale
20:50et des taux longs qui baissent un petit peu.
20:51Ça aussi, ça peut apporter sa pierre à l'édifice
20:54de la progression des marchés globaux en cette fin d'année.
20:58Merci à tous les deux de nous avoir accompagnés ce matin.
21:00Florian Yelpo, en charge de la macroéconomie chez Lombard-Rodier IEM,
21:03et Vincent Juvens de ING, justement,
21:04nous reparlerons de ces sujets d'intelligence artificielle
21:07dans quelques minutes, dans Les Experts,
21:08avec notamment Patrick Artus, qui viendra nous dire que, oui,
21:11on a des premiers signes de craquement dans la bulle
21:13de l'intelligence artificielle.
21:159h30, 10h30 avec Daniel Gérino et Nathalie Jansson.
21:18En attendant, il est 9h22,
21:19et tout de suite, on va parler de valeur.
21:22Good Morning Market, sur BFM Business.
21:26Avec Renan Quairo-Rio, qui vient de nous rejoindre en plateau.
21:29Bonjour Renan.
21:29Bonjour Atienne.
21:30Merci de nous accompagner ce matin,
21:31analyste chez Euroland,
21:32pour nous parler notamment de GTT,
21:34qui s'effondre ce matin de 12%
21:36après la publication de ses trimestriels.
21:39C'était vendredi soir après la clôture.
21:42Alors, il ne faut pas oublier le très beau parcours de GTT.
21:44Bien sûr, on est dans le secteur du gaz,
21:46donc c'est un titre qui a suivi, bien sûr,
21:50la forte progression des matières premières.
21:52Qu'est-ce qu'il déçoit dans cette publication trimestrielle ?
21:54Alors, juste pour peut-être remettre un peu de contexte avant,
21:57GTT, c'est quand même l'un des dossiers les plus détenus
21:59de la part du BuySite français.
22:01C'est une société qui a un business model qui est hallucinant,
22:05avec des rentabilités folles,
22:07à 70% de marge d'Ebida,
22:08et une visibilité sur plusieurs années,
22:10puisque le carnet de commandes s'est habillé à 1, 2 milliards d'euros,
22:13qui permet d'avoir de la visibilité jusqu'en 2030.
22:16Donc, qu'est-ce qu'ils font ?
22:17Ils équipent les cuves de méthanier de membrane cryogénique,
22:21afin de transporter le GNL.
22:23Donc, autant dire qu'avec la flambée des coûts de l'énergie aujourd'hui,
22:26c'est vraiment un secteur qui a le vent en poupe.
22:29Alors, si on regarde la publication,
22:30chiffre d'affaires trimestriel du troisième trimestre,
22:33du coup, on a un chiffre d'affaires qui s'établit à 180 millions d'euros,
22:36en baisse de 13% par rapport à l'année dernière.
22:38Donc, après trois années de croissance pour le groupe,
22:41on a un chiffre d'affaires de neuf mois qui s'établit à 570 millions,
22:45en baisse de 5%.
22:46Mais pour vraiment comprendre la dynamique,
22:48il faut regarder le carnet de commandes de l'année précédente.
22:51En fait, aujourd'hui, la construction de bateaux sur les neuf premiers mois
22:54se fait en fonction des commandes qui ont été faites sur les neuf mois de 2025,
22:59qui étaient de 27 par rapport aux 80 enregistrés cette année.
23:04Donc, ça laisse vraiment un potentiel de croissance pour 2027
23:07qui sera beaucoup plus important.
23:09Nous, on continue d'être très confiants, en fait, sur la valeur.
23:12Pour cette raison-là, 300 unités aujourd'hui dans le carnet de commandes,
23:15près d'un milliard huit en termes de visibilité jusqu'en 2030.
23:19Sur la valorisation actuelle, on était à plus 30 avant les moins 10%
23:23de year to date en termes de performance.
23:25On pense qu'il y a toujours beaucoup d'upside à aller chercher.
23:27– Moins 12% à l'instant, 180 euros pour GTT,
23:30qui, du coup, depuis le premier de l'année, maintenant ne gagne plus,
23:33quoique c'est déjà pas mal, 15%.
23:35Quand vous regardez ce titre, ça se paye 17 fois les profits attendus l'année prochaine.
23:41Sur les moyennes historiques, c'est un niveau élevé ?
23:43– Alors, c'est un niveau qui est plutôt en ligne avec la moyenne historique, je dirais.
23:47Mais ce qu'il faut retenir, c'est que c'est un leader mondial.
23:50C'est une situation de quasi-monopole.
23:52Peut-être plus de 95% de parts de marché.
23:54Et je pense que pour un titre qui a autant de parts de marché dans son secteur,
23:59qui a le vent en poupe, comme je le disais tout à l'heure,
24:01ça mérite une valorisation qui, à mon avis, est un peu plus élevée.
24:05– Retour également sur la publication d'ID Logistique.
24:08C'était en milieu de semaine.
24:09Alors là, pour le coup, le marché a acheté cette publication.
24:13Après, un parcours depuis le début de l'année qui était assez décevant.
24:17Le titre perdait 15-20%.
24:18Là, on est à moins 10% depuis le 1er janvier.
24:21Idée Logistique qui continue d'afficher une croissance insolente aux États-Unis.
24:26– Oui, croissance insolente, comme vous le dites.
24:28Croissance de 25% sur le troisième trimestre.
24:31On est à 1,180,000,000 d'euros.
24:33Après déjà, plus 22 OT2 et plus 17 OT1.
24:36On arrive sur un chiffre d'affaires neuf mois qui s'établit à plus de 3 milliards d'euros.
24:40Donc à 3,300,000,000, c'est une croissance de 24% en organique.
24:44Donc voilà, une croissance insolente avec les États-Unis qui continuent d'être la locomotive du groupe.
24:50On est à plus de 45% de croissance sur cette zone, qui représente maintenant près de 23% du
24:54chiffre d'affaires.
24:55On a l'Europe à plus 22, plus 23%, avec une France à plus 8.
24:59Quand on connaît le contexte très difficile de la consommation en France, c'est quand même une très bonne performance.
25:05Et enfin, le reste du monde, pour ne pas l'oublier, même si ça ne représente que 100 millions d
25:09'euros de chiffre d'affaires aujourd'hui,
25:10on a l'Australie qui tire les ventes dans ce secteur-là, avec plus de 35% de croissance.
25:14Bon, moi je pense que c'est quand même une très bonne publication.
25:17Les plus 10 sont mérités.
25:18Le titre mérite d'aller encore plus loin, surtout qu'il ne se traite que 5 fois l'Ebitda en
25:222027.
25:2427 opérations signées depuis le début de l'année, notamment avec des acteurs comme NutraBolt aux États-Unis
25:29ou encore un troisième site ouvert au Canada après son lancement depuis seulement un an.
25:34On pense qu'il y a un bel avenir qui est réservé à cette valeur.
25:36Un quatrième trimestre qui est important pour aider logistique.
25:38Le Black Friday, les ventes de Noël, ça forcément c'est une forte période.
25:43Tout à fait, ça va être une forte période qui va être très regardée de la part des investisseurs.
25:46Mais je pense que les ventes vont suivre.
25:48En tout cas, le chiffre d'affaires va continuer à croître.
25:50Et surtout, 2027 devrait être une année encore de croissance à deux chiffres pour le groupe qui a quand même
25:55de belles perspectives.
25:56Voilà donc pour idées logistiques.
25:58Et puis un dernier mot de vision, c'est l'ex-SES ImagoTag, les étiquettes connectées.
26:03Là aussi, forte croissance au troisième trimestre, chiffre d'affaires en hausse de 25% au troisième trimestre.
26:08Oui, belle publication, chiffre d'affaires en hausse.
26:11Surtout, on voit que le mix s'améliore.
26:14On a le chiffre d'affaires vaste qui est très scruté de la part des investisseurs,
26:18qui représentent en fait les services à valeur ajoutée,
26:20qui progressent de 40% sur le trimestre.
26:23Et la part récurrente de ces services progresse de 80%.
26:26On est à 154 millions d'ARR, nous avec 612 millions d'étiquettes qui ont été installées.
26:32Pour rappel, Vision, c'est le leader des étiquettes électroniques pour le retail physique,
26:37qui est en train finalement de devenir petit à petit un éditeur de logiciels,
26:40avec ses solutions cloud, vision par ordinateur ou encore gestion des données.
26:44On sait que le TKAD va être en décroissance,
26:46étant donné la fin du contrat Walmart,
26:48du déploiement Walmart qui a permis la croissance jusqu'à maintenant pour le groupe.
26:53Néanmoins, la baisse du titre depuis le début de l'année,
26:56pour moi, ne justifie pas le trou d'air qu'il pourrait y avoir après.
27:00On a moins 40 depuis le début de l'année.
27:01Pour moi, pour une valeur qui est croix à deux chiffres,
27:04avec une marge d'Ebitda qui est au-dessus de 10%,
27:06avec des perspectives de déploiement à l'international qui sont très bonnes,
27:09je pense que le titre souffre de son isine française également,
27:12alors que les fondamentaux sont très bons pour ce titre.
27:16Merci beaucoup Renan, Kéorio, de nous accompagner ce matin
27:19pour faire un point sur Vision, sur ID Logistique et donc sur GTT,
27:23qui est la plus forte baisse du SBF 120 ce matin,
27:26moins 11,8% à 180 euros.
27:28Je rappelle que vous êtes analyste chez Euroland.
27:31La séance, bien sûr, ça sera à suivre dans USA Today.
27:34A noter qu'avec le changement d'heure cette semaine,
27:36l'ouverture se fera à 14h30,
27:38mais vous retrouvez USA Today à 15h30 sur BFM Business,
27:40juste avant BFM Bourse, avec Antoine Larigauderie.
27:43Très courte pause, on se retrouve dans un instant pour les experts,
27:46avec en plateau Nathalie Jansson de Neoma Business School,
27:49Patrick Artus, conseiller économique de la société de gestion Ossiam,
27:52et Daniel Gérino, président de Carlton Selection.
27:54Pour revenir sur Moody's, qui optimise sur la situation française
27:57et qui ne dégrade pas la note française, l'IA.
28:00Les craintes d'une bulle sont de retour, nous dira Patrick Artus.
28:03Et puis enfin, comment relever le système éducatif,
28:05alors qu'aujourd'hui, Sébastien Lecornu reçoit les représentants des lycéens.
28:08On se retrouve dans un instant, à tout de suite.

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