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  • il y a 22 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Nous allons accueillir Benjamin Lucas, lundi, député écologiste et social des Yvelines, qui est, je l'aperçois là-bas, Mathieu
00:07Vallée, député européen du Rassemblement National,
00:09Sylvain Berrios, député au Raison du Val-de-Marne et vice-président du groupe à l'Assemblée Nationale.
00:14Nous avons aussi Thierry Arnaud et Victor Hérault qui viennent s'installer sur ce plateau. Merci Geoffroy Didier d'avoir
00:19été avec nous.
00:20Bonsoir à tous. Écoutons tout d'abord le ministre de l'Intérieur qui s'est exprimé donc à la veille
00:27de cette nouvelle journée de contestation.
00:30Contre la Vichère dans plusieurs villes de France, un brouglio ce soir encore autour du cortège parisien. Où va-t
00:36-il se dérouler ?
00:37Suspense. Ça va se décider ce soir au Conseil d'État. Ce qui est sûr, c'est que les autorités
00:43sont sur le qui-vive. Écoutez Laurent Lunez.
00:46Concernant la journée de demain sur le territoire national, je veux dire que c'est une journée qui est à
00:53très haut risque demain.
00:54C'est une journée qui est à très haut risque. D'abord parce qu'il y a des appels à
00:58manifester,
00:58comme il y en a eu le 17 et le 24. La plupart d'ailleurs sont discutés, et c'est
01:03le cas à Rouen, c'est le cas au Havre,
01:05ici en Seine-Maritime, sont discutés avec des organisateurs et des cortèges qui sont prévus en dehors des centres-villes
01:11pour éviter qu'il y ait des exactions et des débordements. Donc demain, c'est une journée de manifestation.
01:16Vous êtes inquiet, Mathieu Vallée ?
01:18D'abord, il faut que demain, les manifestants honnêtes qui ont des revendications légitimes,
01:23contre la vie chère, mais aussi les lycéens et les étudiants, puissent le faire.
01:26Dans une démocratie, la sixième puissance du monde, c'est important qu'ils puissent revendiquer.
01:30Ensuite, il faut que les voyous qui ont pillé le 17 octobre ou l'ultra-gauche,
01:34qui s'en est pris à des établissements publics comme la mairie de Limoges,
01:37puisque ça a été signé, il y a même des communiqués ultra-gauches qui revendiquent finalement cet acte criminel,
01:43il faut qu'eux aient la trouille de vouloir s'en prendre à nos institutions et aux magasins.
01:47Maintenant, je dois vous dire aussi, en tant qu'ancien commissaire de police,
01:50que vous devez bien avoir connaissance, que là, on n'a pas la réponse pour l'instant du Conseil d
01:54'État
01:54sur les parcours que proposent la CGT, les Gilets jaunes et le préfet de police,
01:59et qu'à l'issue de cette validation ou pas de ce parcours,
02:02il faut organiser aussi le dispositif de sécurité pour demain.
02:04On est 23h, les forces de sécurité intérieure prennent pour les premières demain matin 6, 7, 8 et 9h.
02:10Donc ça, d'ores et déjà, c'est un très mauvais signal.
02:12Ça a été anticipé, mais en tout cas, moi je pense qu'il faudrait que ces recours et ces parcours
02:18soient faits en amont, beaucoup plus en amont, de manière à permettre,
02:21même si la direction de l'ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris
02:24qui est chargée de l'ordre public dans la capitale, et derrière la petite couronne,
02:27puissent avoir plus de temps, même s'ils ont travaillé sur plusieurs scénarios, pour le faire.
02:30Moi je trouve que la veille pour le lendemain, honnêtement, c'est pas sérieux.
02:34Il faut que les autorités aient plus de temps pour gagner le parcours,
02:36et puis demain, le but, c'est pas de foutre la trouille aux gens,
02:38c'est aussi que l'État organise un dispositif sur lequel on reviendra,
02:41de sécurité pour permettre, je vous l'ai dit, aux gens de manifester,
02:43et que ça se passe dans le calme et dans la sécurité.
02:46Qu'est-ce qui se joue ce soir au Conseil d'État, Thierry Arnaud ?
02:48C'est important de le rappeler, parce que ça va jouer dans les prochaines heures, cette décision.
02:52– Oui, c'est de créer des conditions qui permettent un scénario
02:56qui ressemble plutôt au 24 octobre qu'au 17, c'est ça au fond l'enjeu de ce soir,
03:02même si le 24 n'a pas été parfait.
03:04Il y a eu des incidents graves, il y a eu des blessures graves,
03:08chez les manifestants, chez les policiers aussi,
03:10mais évidemment, ce qui s'est passé la semaine dernière
03:13est sans commune mesure avec ce qui s'est passé il y a 15 jours.
03:15Donc c'est ça le sens des propos du ministre de l'Intérieur
03:19qui met en garde contre ce qui pourrait se passer demain.
03:23C'est ça aussi le sens du parcours choisi.
03:25On est à nouveau s'agissant de Paris sur les boulevards des Maréchaux,
03:28les boulevards extérieurs exactement comme on l'était la semaine dernière.
03:32Donc encore une fois, idée centrale,
03:34essayer de mettre en créé les conditions d'un scénario type 24 octobre.
03:38– Soit Bastille, Nation, comme le veut la CGT,
03:41soit Charenton, Porte de Bagnolet, comme le veulent les autorités.
03:44Regardez la réaction de la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse,
03:49après cette décision du tribunal administratif.
03:53Incompréhension totale de cette décision qui suspend l'arrêté du préfet
03:56qui visait à protéger les quartiers République Bastille-Nation,
03:59les commerçants vandalisés.
04:00Et les habitants de ces quartiers ont déjà suffisamment souffert.
04:03Ils doivent être protégés par la puissance publique.
04:05Le droit de manifester n'implique pas de choisir son parcours.
04:09Qui est d'accord avec ça ?
04:10Le droit de manifester n'implique pas de choisir son parcours.
04:14Pour qui est d'accord avec Valérie Pécresse ?
04:15Vous êtes d'accord avec Valérie Pécresse ?
04:16– Non, par hygiène personnelle, je suis assez rarement d'accord avec Valérie Pécresse.
04:21Et moi, je ne suis pas un spécialiste des parcours de manifestation.
04:23Je crois dans l'état de droit.
04:24Je crois qu'on a la possibilité que la justice dise son mot
04:27et qu'on n'est pas obligé d'aller contester ses décisions sur Twitter
04:29quand on appelle en permanence à l'ordre, à l'autorité,
04:32comme le fait Mme Pécresse.
04:32Je crois aussi que l'impréparation dans laquelle on est
04:36avec un trajet qui est discuté avec des organisations syndicales,
04:39je tiens à le dire, qui font preuve d'une très grande responsabilité,
04:41d'une très grande dignité et d'une très grande sagesse
04:44depuis le début de cette mobilisation
04:45et qui sont maltraités par la Macronie depuis dix ans,
04:48qui sont piétinés et on le voit aujourd'hui
04:50avec finalement cette discussion qui aurait pu avoir lieu beaucoup plus tôt.
04:53Tout ça ne vient pas de nulle part.
04:54Enfin, j'espère qu'on est conscient ici que si le gouvernement,
04:58ils sont amateurs, enfin ce n'est pas que des amateurs,
05:00c'est aussi des gens qui sont des communicants.
05:01Pourquoi le gouvernement fait tout ça ?
05:02Pour que ce soir, on tombe dans le piège
05:03et nous sommes tombés, vous êtes tombés dans le piège,
05:05pardon de vous le dire,
05:06où on parle de langue sécuritaire,
05:07où on parle des trajets de manifestation,
05:09où tous ceux qui nous regardent,
05:10je ne vis pas à Paris, pardon, mais je termine d'un mot,
05:12tous ceux qui ne connaissent pas la géographie parisienne
05:14maintenant connaissent le moindre boulevard,
05:15la moindre artère parisienne,
05:16alors que le sujet, c'est les revendications
05:18de centaines de milliers de personnes
05:20qui veulent demain défendre leurs droits à la vie digne,
05:22à la lutte contre la vie chère.
05:23Et encore une fois, là, on ne nous empêche pas
05:26de parler de l'eau,
05:27mais le sujet, c'est que les commerçants,
05:30dévalisés, détruits, le 17 octobre dernier,
05:32ils ne se sont toujours pas remis,
05:33et on leur dit potentiellement,
05:35demain, il va y avoir une manifestation
05:36sur le même parcours.
05:38Mais on leur dit pardon,
05:39d'abord, il y a une commission d'enquête
05:40à l'Assemblée nationale pour comprendre
05:42ce qui s'est passé le 17 octobre,
05:44pour par exemple donner suite
05:44à ce qu'a dénoncé le maire de Marseille
05:46en disant qu'il y avait une telle débauche
05:48de moyens qui était mise sur le fait
05:49d'empêcher des gens de manifester,
05:50c'était vrai aussi à Paris,
05:51on a préféré lancer des grenades
05:53sur un orchestre qui jouait
05:53Place de la République
05:54que d'aller protéger des commerces
05:55qui se faisaient saccager.
05:57Ça, c'est la gestion de l'ordre public.
05:58Il appartient au ministère de l'Intérieur,
06:00à la préfecture de police,
06:01de garantir la bonne tenue des manifestations
06:02et la protection des biens et des personnes.
06:05Point.
06:05C'est ce qu'ils ont voulu faire
06:06en faisant un autre trajet.
06:07Mais là, pardon,
06:07mais qu'on ait des débats depuis...
06:09Je vois ce matin,
06:09j'étais chez vous ce matin,
06:10c'est sur ce plateau ce matin,
06:11pas à la même place, etc.
06:12On avait un débat sur les trajets,
06:14là on a un débat sur les trajets,
06:14on va avoir un débat sur
06:15est-ce qu'il faut tirer
06:16avec des armes de guerre,
06:17M. Vallée va nous dire
06:18tirons à l'arme de guerre
06:19sur les manifestants, etc.
06:21Honnêtement,
06:23vous êtes malheureusement très commisés.
06:25Ce qui serait intéressant,
06:26je pourrais vous faire des oppositions
06:27sur un sujet dont vous avez reconnu
06:29que vous maîtrisiez pas
06:30l'entendique de la sécurité.
06:31Attendez, je termine.
06:31Je vois bien le climat de peur
06:32dans lequel on va installer le pays.
06:33Moi, je reviens de Trappes
06:35où j'ai entendu un discours
06:36très puissant du maire Ali Rabé
06:38qui nous appelle à ouvrir les yeux
06:39sur la situation de notre pays,
06:40sur la bascule finalement fascisante
06:42dans laquelle on est rentré
06:44et sur cette volonté aussi
06:45de mettre le pays
06:46dans une espèce de chape de plomb
06:49autoritaire, réactionnaire, etc.
06:50Et je constate une chose,
06:51c'est que là,
06:51on devrait, pour le bien
06:52du débat démocratique,
06:54parler des revendications
06:55de celles et ceux
06:56qui vont manifester demain.
06:57On devrait parler de
06:57pourquoi il y a une colère sociale
06:59dans ce pays.
06:59Au lieu de ça,
07:00on parle de trajet de manif
07:00et de la façon dont on va
07:01les réprimer.
07:02Pardon, moi,
07:02ça m'intéresse assez peu.
07:03On essaie d'imaginer aussi
07:05comment ça peut se passer
07:06de la meilleure manière possible
07:07pour que ceux qui veulent
07:09porter des revendications
07:10puissent le faire tranquillement,
07:11calmement,
07:12pour que ça se passe bien.
07:13Je ne vous suis d'aucune utilité,
07:13je ne suis pas expert
07:14en trajet de manifestation.
07:15Moi, j'ai les manifs,
07:16j'y vais, j'y participe,
07:18mais je ne sais pas.
07:18Je me mets à la place
07:19de ces commerçants
07:20à qui, on va dire potentiellement,
07:21demain, même trajet,
07:22alors que ces commerçants
07:23qui se remettent à peine
07:24peut-être aimeraient
07:25que le trajet soit
07:26un petit peu dévié.
07:27Débat inintéressant ?
07:28Qu'est-ce que vous en pensez, monsieur ?
07:29Je trouve que le débat
07:30n'est pas inintéressant
07:31et surtout,
07:34il y a eu un 17 octobre.
07:36On peut,
07:37chacun a sa vérité
07:38où chacun a son regard
07:39sur le 17 octobre.
07:41Certains étaient
07:42en tête du cortège
07:43et étaient là,
07:44flamboyants,
07:44expliquant que tout allait bien.
07:46Et puis,
07:46on a vu la réalité
07:48avec des casseurs,
07:49des pilleurs
07:49qui ont fait du mal
07:50et qui ont fait du mal
07:51à la République, d'ailleurs.
07:52Et si on ne tire pas
07:54les conclusions
07:55de ce qui s'est passé
07:56le 17 octobre
07:57sur les trajets,
07:58sur la capacité
07:59des organisations syndicales
08:00à s'entendre
08:01avec le ministère de l'Intérieur
08:03pour pouvoir manifester
08:04tranquillement,
08:05alors on ne s'en sortira jamais
08:07et on est parti
08:07pour 3, 4, 5 semaines
08:09de tensions
08:10et de violences.
08:12C'est quand même
08:13incroyable
08:14que,
08:14comme vous disiez
08:15M. Vallet,
08:17il est 23 heures,
08:18on attend une décision
08:20pour savoir
08:20ce qui va se passer
08:21dans à peu près 12 heures.
08:23En fait,
08:23c'est grave.
08:24Ça veut dire que
08:24on n'est pas...
08:25Moins de 12 heures.
08:25Moins de 12 heures.
08:26Les cortèges en province
08:27commencent souvent...
08:28Oui, mais ça,
08:28est-ce que ce n'est pas
08:29une responsabilité collective ?
08:30Est-ce que c'est que
08:31la faute du gouvernement, ça ?
08:32Non, je ne dis pas
08:33que c'est la faute du gouvernement.
08:34Je ne dis pas que...
08:34C'est pas notre faute à nous.
08:36Non, mais je veux dire,
08:37c'est...
08:37C'est moi juste finir.
08:39C'est moi juste finir.
08:40Je dis simplement que...
08:41Collectif de ceux
08:42qui sont liés
08:43à ces manifestations.
08:44Normalement,
08:45normalement,
08:46on devrait,
08:47lorsqu'on a eu
08:48des artères
08:48qui ont été pillées,
08:50cassées,
08:50saccagées,
08:51des commerçants
08:52qui ont été ruinés,
08:54normalement,
08:54on devrait se dire
08:56que ce n'est pas forcément
08:57le meilleur endroit
08:57pour repasser
08:58la semaine suivante.
08:59Voilà.
09:00Ça me paraît, moi,
09:01d'une logique...
09:02Je ne suis pas expert
09:03non plus en trajet,
09:04mais je me dis
09:05que quand même,
09:06quand vous avez
09:06des personnes
09:07qui ont donné
09:08toute leur vie,
09:09qui se sont vues
09:10piller leur commerce,
09:11qui se sont ruinées,
09:12je me dis
09:13que ce n'est pas
09:14le meilleur endroit
09:15pour recommencer
09:16une manifestation.
09:17Et que vouloir impérativement
09:19repasser par là,
09:20ça relève
09:21de l'irresponsabilité.
09:22Voilà.
09:22Là-dessus,
09:23Aurélie Trouvé ?
09:25Non mais là
09:26où je rejoins
09:26Benjamin Lucas,
09:27si vous voulez,
09:28c'est que,
09:28effectivement,
09:29à longueur de plateau,
09:31eh bien,
09:31tout est fait
09:32pour qu'on ne parle
09:33jamais de la finalité
09:34de ces près
09:35d'un million de personnes,
09:36excusez-moi,
09:37mais il y a près
09:37d'un million de personnes
09:38qui ont manifesté
09:39il y a trois semaines,
09:41il y a deux semaines,
09:42il y a une semaine.
09:43C'est exceptionnel
09:44dans notre pays.
09:45Je vous assure,
09:45à six mois
09:46d'une présidentielle,
09:47je crois que ça ne s'est
09:47jamais vu
09:48dans la Ve République,
09:49d'accord ?
09:49Donc,
09:50il faut se rendre compte
09:50de ça,
09:51que les jeunes
09:51ont commencé
09:52à manifester
09:52simplement parce
09:53qu'ils voulaient
09:54apprendre correctement
09:55dans les récoles
09:55sans qu'ils fassent
09:5640 degrés l'été
09:57et qu'ils fassent
09:5810 degrés l'hiver.
09:59C'est ça,
10:00la réalité des écoles
10:01aujourd'hui.
10:02Et là,
10:02les ont rejoints
10:03des salariés,
10:04les ont rejoints
10:04même des petits commerçants
10:05parce qu'ils voient
10:06que les gens
10:07n'ont pas le pouvoir
10:07d'achat
10:08pour leur acheter
10:08leur baguette.
10:09Voilà.
10:10On a des petits commerçants
10:11aussi dans ces manifestations.
10:12Et en fait,
10:13on ne parle jamais
10:14de ce pourquoi
10:15ils manifestent.
10:16On le voit un peu,
10:17on le voit un peu,
10:18là, regardez.
10:19Retournez-vous.
10:19Hier soir,
10:20Aurélie Trouvé,
10:21hier soir encore,
10:22il y avait un forum
10:23sur BFMTV
10:24où il a été question
10:25des revendications.
10:26Je ne sais pas
10:26si vous y étiez
10:27puisque vous étiez là
10:29hier, avant-hier.
10:31Mais je veux dire...
10:31Je suis là parce que
10:31vous m'invitez.
10:33Mais permettez-nous...
10:34Non, mais par contre,
10:36moi, je suis désolée...
10:37Quand on est là...
10:37Moi, je ne suis pas...
10:38Alors, je ne suis pas venue
10:39sur BFMTV
10:39pour un mois
10:40pour différentes raisons,
10:40voyez-vous.
10:41Et donc,
10:42permettez-moi,
10:43quand j'y retourne
10:44pour la première fois...
10:45Ne dites pas ce que vous dites.
10:46Mais ce problème
10:49c'est intéressant
10:51comme question
10:51de savoir si,
10:52en modifiant le parcours
10:53des manifestants,
10:54on entrave le droit
10:55de manifester.
10:56C'est un débat inintéressant.
10:57Et vous avez le droit
10:57à trouver l'intérêt.
10:58Alors ça, vous avez raison.
10:59Et je vous ai répondu
11:00tout à l'heure.
11:01Je vous ai répondu
11:01tout à l'heure.
11:02Il y a dans ce pays
11:03un énorme problème
11:05depuis...
11:05En fait, c'est depuis 2016.
11:08Depuis les manifestations
11:09contre la loi travail.
11:10Je vais vous dire,
11:11moi, je l'ai vu arriver
11:12parce qu'à l'époque,
11:14je n'étais pas députée.
11:15J'étais responsable
11:16d'une organisation associative
11:18qui participait
11:19à tous ces mouvements sociaux.
11:20On a vu monter,
11:21effectivement,
11:22la répression
11:23dans les manifestations.
11:25Et un maintien de l'ordre
11:26qui est beaucoup plus
11:27dans l'escalade des tensions
11:28et beaucoup moins
11:29dans l'apaisement.
11:30En plus,
11:31parce qu'en face,
11:31on a un gouvernement
11:32qui ne répond absolument pas
11:33aux revendications des gens,
11:35qui demande juste
11:36d'avoir de quoi vivre dignement.
11:38Donc vous avez raison.
11:38Là-dessus,
11:39c'est une vraie question.
11:41C'est la question
11:42du droit de manifester
11:43qui est fondamentale
11:44dans notre République.
11:45Tout ce dont nous bénéficions,
11:47tout cela sur le plateau.
11:49La retraite,
11:49la sécu sociale,
11:50tout ça,
11:51tous ont bénéficié
11:52des gens qui ont manifesté,
11:54fait grève
11:54et qui ont perdu du salaire.
11:57D'ailleurs,
11:57je le dis,
11:57le 5 novembre,
11:58il y a une énorme manifestation
11:59à l'appel des syndicats.
12:01Ce sera très important.
12:02Si on suit votre raisonnement,
12:03est-ce que, par exemple,
12:03ce soir,
12:04le ministre de l'Intérieur,
12:05voyant que l'interdiction
12:07de manifester
12:08était annulée
12:10par le tribunal administratif,
12:11n'aurait pas dû dire
12:12qu'à cela ne tienne ?
12:13On s'en tient au parcours
12:15décidé par la CGT,
12:16Bastille, Nation,
12:17et on fera le job.
12:19C'est à moi que vous posez la...
12:20Je ne porte pas la parole
12:21de la préfecture de police.
12:22Est-ce qu'il m'intéresse,
12:24c'est aussi votre ancien profil
12:24de policier ?
12:26De commissaire ?
12:26En fait, j'ai écouté,
12:27ça vous appelle
12:27le chef d'attention,
12:28M. Louis Canadi et Mme Trouet,
12:30qui parlent d'un postulat
12:31qui est faux,
12:32et ils l'assument,
12:33puisqu'ils parlent
12:33de contrôle aux facettes
12:34de violences policières.
12:34Ils parlent du principe
12:35que dans les manifestations,
12:36le problème,
12:36ce n'est pas les casseurs,
12:38les antifas,
12:38les black blocs,
12:39d'ailleurs,
12:39dont certains sont issus
12:40du mouvement politique
12:41ou qu'ils l'ont intégré
12:42de Mme Trouet et de la France Insoumise.
12:43Ils parlent du principe
12:44que le problème,
12:44c'est la police et la gendarmerie.
12:46À partir de ce moment-là,
12:47on ne peut pas avoir
12:48des manifestations
12:48qui se passent bien.
12:49Et je regarde Mme Trouet,
12:50puisque je vous ai écouté,
12:52et je voudrais vous parler
12:53quand même du concret,
12:53puisque vous défendez,
12:54soi-disant,
12:55les ouvriers,
12:56sauf ceux de la sécurité
12:56que sont les gardiens de la paix,
12:57par exemple,
12:58les officiers ou les commissaires
12:59et tous les policiers gendarmes
13:00qui concourent à la sécurité
13:01et aux libertés publiques
13:02dans notre pays.
13:03Mme Trouet,
13:03c'est qu'il y a Karim,
13:04c'est un majeur de police
13:05de la 11e compagnie d'intervention
13:06de la Direction d'ordre public
13:07et de la circulation.
13:08Il a perdu 14 dents
13:09suite à un jet de pavé
13:10le 17 octobre
13:11derrière la place de la République.
13:12Il a été soigné,
13:13vous savez,
13:13alors c'est à 17h les faits.
13:14Il a été soigné,
13:15vous savez à quelle heure ?
13:15À minuit.
13:16Il y a ses frardèmes
13:17qui l'ont relevé
13:17puisqu'il a perdu ses connaissances.
13:19Il avait sa visière et son casque.
13:20Vous imaginez la violence
13:21du pavé qu'il a reçu
13:22et des projectiles
13:23qui se sont abattus sur eux.
13:25C'est pour ça qu'ils ont en fait
13:26riposté pour juste rentrer
13:27en vie chez eux
13:28sans stigmates,
13:29sans blessures
13:29et sans que les enfants
13:30se demandent pourquoi
13:31il manque des dents,
13:31pourquoi ils ont des stigmates.
13:33Non mais vous n'en parlez jamais
13:34mais moi j'en parle.
13:34Et ce que je veux dire
13:35c'est qu'il a été transporté
13:37à l'hôpital Bichat
13:37à minuit
13:38parce que lorsqu'ils ont voulu
13:39ses frères d'armes
13:40l'emmener à l'hôpital Bichat
13:42au nord de Paris,
13:43ils ont été prépartis
13:44par des black blocs,
13:45par des antifins
13:46qui leur ont saccagé le véhicule
13:47et ils ont eu
13:48in extremis la possibilité
13:49de se réfugier auprès
13:50d'un escadron de Jean-Révin Mobile.
13:51Et pourquoi je vous parle de lui ?
13:52Parce que vous savez
13:53d'où il est issu ?
13:54Il est issu des quartiers
13:54nord de Marseille.
13:55Tous ces examens de police,
13:57gardiens, brigadiers,
13:58brigadiers-chefs,
13:58major, major rupes
13:59puisqu'il dirige
14:00l'unité locale de police
14:01au sein de la 11e compagnie
14:02d'intervention à Bessières
14:03dans le nord de Paris
14:04dans le 17e arrondissement.
14:05Il a tout eu par l'examen,
14:06le travail, l'effort
14:07et le mérite.
14:08C'est ces discours-là
14:09que j'aimerais bien entendre
14:09à la France insoumise
14:10qui soi-disant est un mouvement
14:11qui défend le peuple,
14:12les ouvriers
14:13et celles et ceux
14:14qui veulent s'en sortir
14:14non pas par l'assistanat
14:15ou par le misérabilisme
14:17mais par finalement
14:18des policiers et gendarmes
14:19qui sont le peuple.
14:21Et quand vous insultez
14:21ces femmes et ces hommes
14:22qui portent l'uniforme
14:23dans le pays,
14:23regardez-moi parce que
14:24je sais que c'est difficile
14:25d'assumer vos propos durs
14:26et quand M. Mélenchon
14:27parle de sauvagerie policière
14:28mais ce major de police
14:30il a arrêté pour plusieurs semaines
14:31et lui il a été victime
14:32de la sauvagerie des casseurs
14:33que vous ne dénoncez jamais.
14:34Pire qu'on vous rendait
14:35responsable de nos policiers
14:36et nos gendarmes
14:36qui sont là pour protéger
14:37les honnêtes manifestants
14:38on va me trouver.
14:39Bien, on n'insulte personne
14:41et nous n'avons jamais été
14:42pour aucune violence physique
14:44et nous déplorons
14:44toutes les violences physiques
14:45et vous le savez
14:46depuis le début
14:47nous avons toujours appelé
14:48à manifester sans violence
14:50et de manière pacifique.
14:51Je ne sais pas quoi
14:52vous dire de plus en fait
14:53parce que depuis le début
14:54depuis un mois, deux mois
14:55en fait vous instrumentalisez
14:57vous avez un regard
14:58complètement politicien
15:00sur tout ça
15:00pour dire c'est la faute
15:01de la France insoumise.
15:02En réalité nous sommes
15:03dans une situation
15:04dans ce pays
15:04qui est catastrophique.
15:06Pourquoi elle est catastrophique ?
15:07Parce qu'on a un gouvernement
15:08qui a un maintien de l'ordre
15:09qui est catastrophique
15:11premièrement
15:11et je l'ai expliqué
15:12parce que ça joue
15:13sur l'escalade
15:14sur les tensions
15:15sur l'entrave
15:16sur le fait
15:17de ne jamais répondre
15:18aux revendications des gens
15:20que ce soit les gilets jaunes
15:21ou aujourd'hui
15:21les gens qui manifestent
15:24et qui manifestent
15:25dans la rue.
15:26Ensuite justement
15:27dans la rue effectivement
15:28il y a beaucoup d'ouvriers
15:29beaucoup d'employés
15:30beaucoup de gens
15:30qui voudraient juste
15:31pouvoir travailler
15:32avec un salaire digne
15:33et je l'ai dit tout à l'heure
15:34Pourquoi vous ne parlez pas
15:35des policiers des gens
15:35mais ils sont dans la même situation
15:39Vous êtes d'accord
15:40pour dire tous les deux
15:40que les forces de l'ordre
15:41finalement prennent
15:42pour l'absence
15:43de réponse politique ?
15:44Elle est l'élu de M. Bagaioco
15:45qui dit que la violence
15:46peut être légitime
15:46donc c'est délu
15:47et les filles
15:48on construit
15:50les manœuvres des policiers
15:51pour le coup
15:51vous avez une responsabilité morale
15:54immense
15:55quand vous dites
15:57des mots d'ordre
15:57de cette manière
15:58quand M. Bagaioco
15:59dit que la violence
15:59peut être légitime
16:00ou que vous avez M. Porte
16:01que vous avez M. Boyard
16:02que vous avez M. Léomant
16:03qui empêche les policiers
16:05de faire des manœuvres
16:05pour disperser les gens
16:07qui viennent foutre le bazar
16:08vous avez une responsabilité
16:09madame Trouvé
16:09je peux vous donner
16:10des exemples très concrets
16:10c'est pas une vue de l'esprit
16:11je ne suis pas là
16:12pour vous accuser
16:13pour me faire mon barréctorat
16:13je ne m'appelle pas
16:14la France Insoumise
16:14je suis là pour être factuel
16:15chacun se renvoie la responsabilité
16:17non pas du tout Mme Darfeuil
16:18moi quand il y a des manifestants
16:20vous j'aimerais
16:21chacun vous renvoyer
16:22la responsabilité
16:22qui soit prise en charge tout de suite
16:23ça n'a pas été le cas
16:24de ce major de police
16:25qui a attendu plus de 6 heures
16:26pour être pris en charge
16:26je voudrais expliquer ce bandeau
16:28c'est quand c'est les policiers
16:29gendarmes on s'en fout
16:29non pas du tout
16:31M. Vallée
16:32j'ai répété 3 fois ce soir
16:33je sais mais c'est des fardins
16:34madame pour moi
16:34j'ai eu l'ordre d'en diriger
16:36et pour moi des filles
16:37qui rentrent fracassés
16:38balafrés
16:38avec des dents moins
16:39ils sont dans la police
16:41depuis 30 ans
16:41ce major
16:41ça fait 28 ans
16:42qu'il est dans la police nationale
16:43il a été multimédaillé
16:45multireconnu
16:45j'espère que lors de la salle du mérite
16:47il sera reconnu
16:47parce que c'est ces gens-là
16:48qu'il faut falloir citer
16:49s'il vous plaît M. Vallée
16:50personne ne s'en fiche
16:51et pour le coup
16:51madame Trouvé sur ce plateau
16:53tout à l'heure
16:53a condamné les policiers blessés
16:55plus de 1000 policiers
16:581193 depuis le début
16:59de la contestation
17:00vous voyez que
17:00en ce qui concerne le parcours
17:01c'est vrai que la France Insoumise
17:02se fasse pareil quand même Trouvé
17:03parce qu'elle est apaisée
17:04en tout cas elle l'a fait
17:05parcours à Paris
17:06fin d'audience
17:07décision à venir
17:08en tout cas vous êtes d'accord
17:09vous n'êtes pas seul sur ce plateau
17:11j'aimerais qu'on fasse tourner la parole
17:13il y a eu un tissu de mensonge
17:14de la part de M. Vallée
17:15pendant 5 minutes
17:17donc je veux juste dire
17:18que jamais
17:19mais jamais
17:19nous n'avons appelé
17:21de près ou de loin
17:21à la violence
17:22au contraire
17:23nous avons toujours appelé
17:24à la non-violence
17:25et à l'apaisement
17:26s'il vous plaît
17:26et c'est parce que vous êtes
17:29en train de faire M. Vallée
17:30allez M. Vallée
17:31c'est trop simple
17:33ce que vous faites M. Vallée
17:33c'est bon
17:34j'en ai deux compris
17:35je ne suis pas venu pour rien ce soir
17:36vous êtes échauffé ce matin
17:38la gauche elle s'est toujours
17:39faire bloc face à vous
17:40vous inquiétez pas là-dessus
17:41la diminution c'est faire bloc
17:41et aux gens qui foutent
17:43je vous ai laissé débiter
17:45j'en prie
17:46c'est pas débiter
17:46c'est la démocratie
17:47je représente plus que vous
17:48je vous ai laissé parler
17:49on verra
17:50vous avez fait 3% en prison
17:5116, 6% aux européennes
17:52en 2017, 2019
17:53on verra
17:54je vous ai laissé parler
17:55je peux répondre
17:55vous demandez à tout le monde
17:58en permanence de condamner
17:59des choses que par ailleurs
17:59nous condamnons
18:00de dénoncer une violence
18:01à laquelle nous n'appelons pas
18:02est-ce que vous condamnez vous
18:03le fait qu'il y ait des jeunes
18:04des enfants
18:05qui étaient mutilés
18:06qu'un jeune ait perdu la main
18:07à la suite d'interventions policières
18:08vous condamnez ça
18:09cette violence qui a mis des familles
18:11dans la souffrance absolue
18:12vous le condamnez aussi clairement
18:13que Mme Trouvé vient de condamner
18:14elle le fait qu'on pouvait s'attaquer
18:16à des personnes
18:16qu'elles soient dépositaires
18:17de l'autorité publique
18:18ou n'importe quel autre d'ailleurs
18:19vous le condamnez aussi clairement
18:20que Mme Trouvé vient de le faire
18:21la perte d'une main
18:22la perte de quoi que ce soit
18:24y compris des gamins
18:25ou des majeurs
18:26c'est la même chose
18:26je veux dire
18:27quand on est un être humain
18:27il faut qu'on soit respectant
18:28comme tel
18:29c'est un drame
18:30vous imaginez
18:34les policiers et les gendarmes
18:35s'exciter
18:35s'extasier
18:36parce qu'il y a une même période
18:37c'est pourquoi
18:37il y en a qui perdent leurs mains
18:38parce qu'ils ramassent les grenades
18:39ils vont bien chercher
18:40ils vont pas les chercher
18:41M. Le Calendi
18:41mais c'est comme le métro
18:42quand vous mettez vos mains
18:43en travers la porte
18:44ça peut blesser
18:44il faut pas ramasser une grenade
18:47c'est pas les policiers et les gens
18:48qui caillassent les gens
18:48si moi je dis ce que je ne dirai jamais
18:50ah bah tiens
18:50le policier il s'est interposé
18:51entre un parpaing et sa tête
18:53si je dis ça
18:53vous allez me prendre pour un fou
18:54et vous aurez raison
18:55et tout le monde ici
18:56ils sont visés par des parpaings
18:59il y a des gens qui viennent
19:00pour tuer du flic en manif
19:01ne vous énervez pas
19:02je parle de la réalité
19:03que vous connaissez pas
19:03vous avez reconnu
19:04que vous n'étiez pas compétent
19:06écoutez-moi
19:06est-ce qu'on peut dire messieurs
19:07qu'en fait vous condamnez les deux
19:08que vous deux vous condamnez les deux
19:10non mais
19:11non c'est pas pareil
19:11parce que
19:12non pardon
19:14attendez
19:15parce qu'en plus pardon
19:16moi on m'a jamais lancé
19:17une grenade dessus
19:18il a bien cherché
19:19parce qu'il a ramassé
19:19non c'est pas la même chose
19:20je vais vous dire pourquoi
19:22c'est pas la même chose
19:22parce que moi je suis responsable politique
19:24on est ici plusieurs
19:24à être responsable politique
19:25quand
19:25sur le fait de décisions
19:27prises par le gouvernement
19:28que j'ai la mission constitutionnelle
19:29de contrôler
19:30à cause de décisions prises par l'Etat
19:32des individus
19:33perdent la vie
19:35perdent des membres
19:36sont éborgnés
19:37sont mutilés
19:38sont étranglés
19:39comme ce fut le cas d'une jeune fille
19:40de 14 ans
19:41dans une mobilisation lycéenne
19:42alors c'est ma responsabilité
19:43de responsable politique
19:44de parlementaire
19:45que de le dénoncer
19:46et donc
19:46quand quelqu'un
19:47quand un individu lambda
19:48attaque un autre individu lambda
19:49c'est une affaire de justice
19:50quand l'Etat
19:52organise
19:52et donne ordre
19:53d'attaquer à l'arme de guerre
19:54des enfants ou des jeunes
19:55alors c'est encore plus grave
19:57et encore plus dur
19:57parce que l'Etat
19:58doit protéger les citoyens
19:59c'est sa mission
19:59et c'est ma mission de parlementaire
20:01c'est notre mission
20:01de responsable politique
20:02que de veiller à ce que
20:03les principes
20:04je sais que les principes
20:05par les temps qui courent
20:06on s'en moque
20:06mais les principes
20:07de l'Etat de droit
20:08et de la République
20:09ah si si
20:09par rapport à vous
20:10non pas du tout
20:10pardon
20:11je suis pas dans la rue
20:12pardon
20:12moi mon chef de parti
20:13je suis chef de parti
20:14n'a jamais été condamné
20:16par la justice
20:16pour avoir des emplois fictifs
20:22je vais très vite
20:25monsieur Lucalendi
20:25qui se joue en chantre
20:26du chevalier blanc
20:28venant en plus
20:28de ses accointances
20:29avec nos fonds populaires
20:30je pense que vous voudrez
20:30faire petit
20:31mais pourquoi
20:32vous n'avez pas condamné
20:33les fake news
20:34diffusées par vos amis
20:35la France Assemblée
20:35qui expliquaient
20:36que le policier
20:36de la BAC à Metz
20:37avait fait des attouchements
20:38sexuels pour une jeune fille
20:39non mais madame Darfeuille
20:40dans la justice
20:41a dédouané le policier
20:42mais c'est une fake news
20:43madame Darfeuille
20:44et c'est ça qui met
20:44du lit sur le feu
20:45vous aimeriez vous
20:46madame Darfeuille
20:47ou monsieur
20:47vous êtes accusé
20:48de faits qui ne sont pas vrais
20:49vous aimeriez retrouver
20:50votre figure
20:51sans être flouté
20:51sur les réseaux sociaux
20:52avec votre famille menacée
20:53parce que vous êtes policier
20:53comme ce bac
20:54vos amis nous menacent régulièrement
20:56mais s'il vous plaît
20:57je voudrais qu'on revienne
20:58à ce qui se joue
21:00de toute façon
21:03on ne vous mettra pas d'accord
21:05évidemment
21:06et s'il vous plaît
21:07restons calmes
21:08s'il vous plaît
21:09vraiment
21:09je voudrais qu'on soit
21:11en direct
21:12on est du côté
21:14du conseil d'état
21:15du conseil d'état
21:17tout le monde
21:18boit de l'eau
21:19sur ce plateau
21:20on va retrouver
21:22Chirine Ardacani
21:23avocate de l'UNEF
21:24vous aussi
21:24Victor Hiron
21:25n'est-ce pas ?
21:26tout le monde
21:26je suis allô
21:29Chirine Ardacani
21:30qui est avocate
21:30de l'UNEF
21:31et qui évidemment
21:32assistait à l'audience
21:33qui se déroulait
21:34au conseil d'état
21:35pour essayer de savoir
21:37où le cortège parisien
21:38allait manifester
21:39bonsoir maître
21:41question simple
21:41racontez-nous
21:42ce qui s'est dit
21:43ce qui s'est passé
21:45et dans quel état d'esprit
21:46ressortez-vous ?
21:50écoutez
21:50je suis ici
21:51entouré
21:51de mes confrères
21:52et de mes consoeurs
21:53qui avec honneur
21:55ont jusqu'au bout
21:57combattu
21:57pour obtenir
21:58la confirmation
21:59de l'ordonnance
22:00qui a été rendue
22:00cet après-midi
22:01par les juges
22:02du référé
22:03du tribunal administratif
22:04qui l'ont dit
22:05de façon extrêmement claire
22:06l'arrêté d'interdiction
22:08qui est intervenu
22:09tôt ce matin
22:09par le préfet de police
22:10est illégal
22:11porte une atteinte
22:12manifestement grave
22:13et illégale
22:14à une liberté fondamentale
22:15qui est celle de la liberté
22:17de manifester dans ce pays
22:18et malheureusement
22:19ce qu'on a entendu
22:20à nouveau
22:21par les représentants
22:22du préfet de police
22:22aujourd'hui
22:23n'est pas satisfaisant
22:24et j'ai envie de dire
22:26on n'est pas étonné
22:27mais on est quand même
22:28admiratif
22:29de l'obstination
22:30avec laquelle
22:32aujourd'hui
22:32les services de l'état
22:33maintiennent
22:34envers et contre tout
22:35un tracé
22:36qui en fait
22:37va contre le bon sens
22:39au-delà
22:40de violer
22:41un des droits
22:41les plus fondamentaux
22:42de notre état
22:44voilà
22:45donc pas étonné
22:47malgré tout
22:47mais quand même
22:49désabusé
22:49face au peu d'arguments
22:51aujourd'hui
22:51qui nous a été
22:52de nouveau
22:53servi
22:54par les représentants
22:55de l'état
22:56c'est le conseil d'état
22:57donc qui va trancher
22:58on doit s'attendre
22:59à une décision
23:00ce soir
23:00selon vous
23:03oui
23:04la magistrate
23:06s'est retirée
23:06pour délibérer
23:07on peut attendre
23:08une décision
23:09dans les quelques heures
23:10qui vont arriver
23:11je l'ai dit tout à l'heure
23:12pour seule défense
23:13le préfet de police
23:14aujourd'hui
23:15nous explique que
23:15en fait en réalité
23:17il serait trop tard
23:18désormais pour lui
23:19de s'organiser
23:20alors qu'on sait que
23:21eh bien ce chaos
23:22il a précisément
23:24été organisé
23:26par eh bien
23:27son improvisation
23:28c'est à dire qu'il y a
23:29déjà plusieurs jours
23:30que les organisateurs
23:32ont déposé
23:32une déclaration
23:33je rappelle que
23:34dans ce pays
23:34c'est encore
23:35un régime de déclaration
23:37il n'y a pas besoin
23:37d'obtenir d'autorisation
23:39des autorités gouvernementales
23:41pour pouvoir manifester
23:42et malheureusement
23:43nous voyons que
23:44bis répétita
23:45là encore
23:46eh bien
23:47des arrêtés d'interdiction
23:48qui se poursuivent
23:49alors voilà
23:50nous voilà suspendus
23:51à nouveau
23:52aujourd'hui
23:53aux lèvres
23:54eh bien
23:54d'une décision
23:55de justice
23:56et
23:57et voilà
23:58et nous on acceptera
23:59évidemment
24:00le verdict
24:01qui sera celui
24:03aujourd'hui
24:03du conseil d'état
24:04mais malgré tout
24:05nous voulons le dire
24:06solennellement
24:07nous continuerons
24:08à nous battre
24:08sans relâche
24:09pour que le droit
24:10de manifester
24:11soit respecté
24:11dans ce pays
24:12et s'il faut qu'on perde
24:13dans quelques heures
24:14bah c'est pas très grave
24:14on continuera de saisir
24:16on saisira lundi
24:16on saisira mardi
24:17on saisira jeudi
24:18on saisira peut-être
24:19tous les jours
24:20s'il faut
24:21mais on finira
24:21par faire respecter
24:22le droit de manifester
24:24mais ce qui est quand même fou
24:26c'est ce qu'on se disait
24:26tous sur ce plateau
24:27quel que soit
24:28là où on se trouve
24:29c'est qu'on se retrouve
24:30dans cette situation là
24:32ce soir
24:33à 23h38
24:34à quelques heures
24:35du début
24:35de la manifestation
24:36de qui est-ce la faute
24:38est-ce qu'il y a une responsabilité
24:38collective
24:39entre vous
24:40le préfet
24:42je veux dire
24:42comment on se retrouve
24:44encore dans cette situation
24:45ce soir
24:45non mais
24:47alors pardonnez-moi
24:48mais je vois pas
24:48alors je vois pas
24:49pourquoi en fait
24:50il y aurait une responsabilité
24:51collective
24:51c'est extrêmement clair
24:52ce qui s'est passé
24:53on a des organisations
24:55syndicales
24:56dont je rappelle
24:56que le président de la république
24:58a dit dans un discours
24:59présidentiel le 22 octobre
25:00que désormais dans ce pays
25:01il n'y aurait
25:02que certaines personnes
25:03légitimes
25:04des syndicats légitimes
25:06pour pouvoir manifester
25:07et bien il y a des syndicats
25:08légitimes
25:09qui ont déposé
25:10une déclaration
25:11déjà il y a plusieurs jours
25:13pour un tracé
25:14qui est le même
25:15depuis 1789
25:16qui devrait pas poser
25:17trop de problèmes
25:18qui est Basti Nation
25:19et voilà que
25:20la veille de cette manifestation
25:22de façon tardive
25:24un arrêté d'interdiction
25:25intervient
25:26par qui ?
25:27par les services de l'état
25:28qui perdent
25:29puisque nous faisons
25:31un recours
25:31et qui vont faire appel
25:33et donc aujourd'hui
25:34si on ne peut pas
25:36s'organiser pour l'ordre public
25:37c'est pas la faute
25:38des déclarants
25:39c'est pas la faute
25:40des manifestants
25:40mais c'est la faute
25:41du pouvoir exécutif
25:42qui refuse
25:43en fait
25:44ce tracé
25:45qui est le tracé
25:46qui a toujours
25:47été celui des manifestants
25:48donc le cas aujourd'hui
25:49c'est pas la faute
25:50des manifestants
25:51c'est la faute
25:52d'un pouvoir
25:52qui encore une fois
25:53s'obstine
25:54et qui fait appel
25:55encore ce soir
25:56tardivement
25:56c'est pas normal
25:58d'avoir une audience
25:59nocturne à 22h
26:00devant le conseil d'état
26:02j'entends
26:02que c'est une situation
26:03anormale
26:04mais on est d'accord
26:05quand même
26:06que le but
26:07avant tout
26:07du préfet
26:08des autorités
26:08c'est quand même
26:09de protéger
26:09les manifestants
26:10et les commerçants
26:14mais expliquez-moi
26:15chère madame
26:16en quoi
26:17le tracé
26:18aujourd'hui
26:19qui est proposé
26:20par le préfet de police
26:21c'est-à-dire
26:21porte de Bagnolet
26:23et porte de Charenton
26:24en quoi ce tracé
26:26permettrait
26:27de protéger
26:27davantage
26:28les biens
26:29et les personnes
26:29que Bastille Nation
26:31l'ensemble des moyens
26:32qui a été avancé
26:34par le préfet de police
26:35pour essayer
26:35de justifier
26:36tant bien que mal
26:37que ce tracé
26:38en réalité
26:38serait meilleur
26:39au plan
26:40de la sécurité publique
26:41a été balayé
26:43un par un
26:44par l'ordonnance
26:45des juges
26:46trois magistrats
26:46de ce pays
26:47qui ont dit
26:48aucun de vos arguments
26:50ne tiennent
26:51et je vous renvoie
26:52à cette décision
26:52du tribunal
26:53parfaitement motivée
26:54de 12 pages
26:55qui est intervenue
26:56cet après-midi
26:57à 19h
26:58et je crois que
26:59la réponse
26:59est parfaitement claire
27:00donc voilà
27:01je ne comprends pas
27:03je vais vous dire
27:04une chose très simple
27:05et ensuite
27:05je donnerai la parole
27:06moi j'étais
27:07dans la manifestation
27:08samedi 24 octobre
27:10littéralement
27:11on s'est pris
27:11des poteaux
27:12c'est-à-dire
27:12que le boulevard
27:13des maréchaux
27:14c'est un boulevard
27:15qui est proche
27:15du périphérique
27:16il y a deux ponts
27:17en réalité
27:18il y a des échangeurs
27:19c'est-à-dire
27:20en réalité
27:21des infrastructures
27:23électriques
27:24on a manqué
27:25encore une fois
27:25de tomber
27:26dans des trous
27:27donc aujourd'hui
27:28ce parcours
27:29qui est absolument
27:30incongru
27:30incongru
27:31en plus
27:32est dangereux
27:33pour la sécurité
27:34de ceux qui manifestent
27:35donc moi je ne comprends pas
27:37aujourd'hui
27:37cette obstination
27:39merci maître
27:40merci beaucoup
27:40et on suivra évidemment
27:42attentivement
27:43cette décision
27:44malheureusement
27:45je ne peux pas donner
27:45la parole
27:46à tous vos collègues
27:47qui vous entourent
27:49et ils sont nombreux
27:50en l'occurrence
27:51à avoir été
27:51à vos côtés
27:53à cette audience
27:53mais en tout cas
27:54on a bien entendu
27:54votre message
27:56et on suivra attentivement
27:57la décision du conseil d'état
27:58ce soir
27:59Hélène Lecomte
28:00vous vouliez apporter
28:01une précision
28:01non mais en effet
28:03il y avait ce soir
28:04au conseil d'état
28:05un juge unique
28:05mais la décision
28:07qui a été rendue
28:07par le tribunal administratif
28:08a été rendue
28:09par trois magistrats
28:10en collégialité
28:11et c'est cette décision
28:12qui est attaquée
28:14en appel
28:14par la préfecture
28:15de police de Paris
28:16on voit là
28:17les représentants
28:18des syndicats
28:18l'UNEF, FSU, CGT
28:19et la FAGE
28:20et en effet
28:22actuellement
28:22il y a donc
28:23une magistrate
28:23du conseil d'état
28:24qui est seule
28:25cette fois
28:25qui sera seule
28:26à prendre cette décision
28:28qui va délibérer
28:29et en effet
28:29c'est un délibéré
28:30qui va sans doute
28:31prendre un peu de temps
28:33la décision
28:34du tribunal administratif
28:35c'est une décision
28:35de 12 pages
28:36et oui
28:37c'est une décision
28:38qui est très motivée
28:39sur chacun des points
28:40soulevés
28:41par chacune des parties
28:43parlons maintenant
28:44de comment sortir de là
28:45quelle peut être
28:47la sortie de crise
28:48il faut sans aucun doute
28:49une réponse politique
28:50c'est vrai qu'il faut rappeler
28:51il y avait des centaines
28:52de milliers de personnes
28:52dans la rue
28:53la semaine dernière
28:54900 000 selon la CGT
28:56moitié moins
28:56selon le ministre
28:57de l'Intérieur
28:58vous comment
28:59vous l'imaginez
29:00la sortie de crise
29:00est-ce que vous pensez
29:01qu'il y en a une
29:02ou vous pensez
29:03que ça va durer
29:03jusqu'à la présidentielle
29:04comme ça
29:05et que finalement
29:05cette campagne
29:06va se faire dans la rue
29:08écoutez
29:08si on continue
29:09à chaque fois
29:10qu'il y a un acte
29:12à s'invictiver
29:13et finalement
29:14à appeler de la violence
29:15on ne va pas
29:16on ne va pas aller bien loin
29:17et le plateau
29:18tout à l'heure
29:19quand j'entendais
29:19les uns et les autres
29:21monter sur leurs grands chevaux
29:23crier plus fort que l'autre
29:24vous ne criez jamais
29:25mon cher collègue
29:26vous en séance
29:26oui
29:27par exemple
29:28je me permets
29:28par exemple
29:30c'est la démonstration
29:34mais quand vous dites
29:35que le gouvernement
29:36protège les fascistes
29:37ça n'appelle pas
29:38au grand calme
29:39et c'est ce que vous avez fait
29:40le gouvernement
29:40ne protège pas les fascistes
29:41sinon
29:42parfois il les encourage
29:43vous avez raison
29:44donc
29:44voilà
29:47vous n'avez aucune chance
29:49avec des individus
29:50qui sont prêts
29:51à employer des mots
29:52qui dépassent l'entendement
29:54bon
29:55si on veut s'en sortir
29:56il faut d'abord garantir
29:58que l'invitation
29:59puisse être
30:00se faire dans le calme
30:03le gouvernement dit
30:04qu'il est capable
30:04d'assurer le maintien de l'ordre
30:06sur un parcours
30:07je pense que
30:09ce n'est pas inutile
30:10de l'écouter
30:11plutôt que d'aller combattre
30:12immédiatement
30:12devant les tribunaux
30:13et ensuite
30:14est-ce qu'il faut une réponse
30:14politique ?
30:15oui
30:15la difficulté
30:16de réponse politique
30:17c'est qu'il faudrait
30:18en face
30:19un gouvernement suffisamment fort
30:21pour pouvoir tenir
30:22cette réponse politique
30:23or aujourd'hui
30:24depuis deux ans
30:25on le voit
30:25vous avez
30:27une nation nationale
30:28qui ne peut pas
30:28prendre de décision
30:29parce qu'il n'y a pas
30:29de majorité
30:30et vous avez le gouvernement
30:31qui est le plus faible
30:32de la cinquième république
30:33donc en réalité
30:34et chacun le sait
30:35ça va se jouer
30:36à l'élection présidentielle
30:38donc vous vous faites partie
30:38de ceux qui considèrent
30:40laissez-moi juste terminer
30:40madame
30:40j'ai été très court
30:41jusqu'à présent
30:42non mais
30:43j'essaie de comprendre
30:43votre raisonnement
30:44soit
30:44c'est soit
30:45on continue
30:47à manifester
30:48week-end après week-end
30:49en mettant la pagaille
30:50en mettant la violence
30:51soit
30:51on peut
30:52et c'est tout à fait possible
30:53essayer
30:54d'ici l'élection présidentielle
30:56de dialoguer
30:57et d'avoir
30:58un débat présidentiel
31:00dans l'apaisement
31:01chacun choisira son camp
31:02chacun choisira son camp
31:04moi j'observe simplement
31:05que LFI
31:06comme le RN
31:07ont choisi
31:08un dialogue de violence
31:09ce n'est pas
31:10le chemin
31:11que nous avons choisi
31:12j'ai une question pour vous
31:12vous avez raison
31:13je crois qu'un débat présidentiel
31:15mérite de l'apaisement
31:16du dialogue
31:17etc
31:17je peux reprendre
31:18c'est des mots valises
31:19on peut les employer tous
31:19ici je pense en difficulté
31:20oui mais j'ai une question
31:22quand même à poser
31:22parce que vous êtes vice-président
31:23du groupe Horizon
31:24à l'Assemblée nationale
31:25celui d'Edouard Philippe
31:25est-ce que vous ne croyez pas
31:26que c'est rajouter de la violence
31:29de la tension
31:30de la discrimination
31:31et de la stigmatisation
31:32quand monsieur Edouard Philippe
31:33au terme d'une longue interview
31:35sur la situation que nous vivons
31:36fait un lien
31:37qui est d'habitude celui
31:38qui est fait par l'extrême droite
31:39dans ce pays
31:40entre l'immigration
31:41la caste
31:42la délinquance
31:43etc
31:44que vous avez la porte-parole
31:45du gouvernement
31:45qui soutient monsieur Edouard Philippe
31:47à l'élection présidentielle
31:48qui dit dans un sous-entendu
31:49qui est un sous-entendu raciste
31:50pardon que
31:51on reconnaît bien au faciès
31:52et à leur visage
31:53qui sont les casseurs
31:55expliquant sans doute
31:55des choses que moi
31:56je ne dois pas comprendre
31:57mais que ceux qui ont l'esprit
31:59raciste
31:59un peu mal tourné
32:00doivent comprendre
32:00vous ne croyez pas que ça
32:01c'est ça qui met de la tension
32:02c'est ça qui ne permet pas
32:04d'avoir un débat apaisé
32:05sur les solutions à apporter
32:06pour répondre
32:07au problème du pouvoir d'achat
32:08pour répondre au problème
32:09des services publics
32:09pour répondre effectivement
32:10au problème de la violence
32:12qui existe dans notre société
32:13du racisme et des discriminations
32:14vous pensez vraiment que
32:15quand monsieur Edouard Philippe
32:16parle comme Éric Zemmour
32:17ou comme Marine Le Pen
32:18ça aide à apaiser
32:19et à créer un débat
32:20rationnel et raisonnable
32:22je pense que
32:23lorsqu'on met des mots
32:23sur les choses
32:25on ne s'en porte pas plus mal
32:27et qu'il faut
32:28si vous mettez le même
32:28que ceux du Rassemblement National
32:29pourquoi ne soutenez pas
32:30directement Marine Le Pen
32:31laissez-moi finir
32:32je n'ai pas besoin de vos mots
32:33vous vous traitez
32:34les gens de fascistes
32:35vous expliquez que le gouvernement
32:37protège les fascistes
32:37c'est votre choix de langage
32:39ce n'est pas le mien
32:40je vous dis simplement
32:41qu'à un moment donné
32:42il faut essayer d'ouvrir les yeux
32:43regardez ce qui se passe
32:44le 17 octobre
32:46regardez ce qui s'est passé
32:48peut-être que vous
32:49vous étiez avec monsieur Mélenchon
32:50fier comme un bar tabac
32:51et comme le béat de la crèche
32:53devant
32:54en tenant une banderole
32:55en disant
32:55tout se passe bien
32:56moi ce que j'ai vu aussi
32:57c'est qu'il y avait des pillages
32:59qu'il y avait des casseurs
33:01et que ça s'est très mal passé
33:02par ailleurs
33:03alors on peut très bien se dire
33:04ben non ça ne s'est jamais passé
33:05moi je dis simplement
33:06ça s'est passé
33:07très bien
33:08personne n'a dit ça
33:08donc est-ce que ça va continuer
33:10jusqu'à l'élection présidentielle
33:12d'ailleurs pardon
33:13attendez
33:13non non
33:13je veux une question
33:14il y a une commission d'enquête
33:15non non
33:16il parle comme s'il était de nulle part
33:18le camarade Berrios
33:20mais je ne suis pas votre camarade
33:21le collègue
33:21pardon vous avez raison
33:22je ne suis pas camarade
33:23le collègue
33:23pardon vous avez raison
33:25c'est beaucoup trop précieux
33:25mais comme il est à côté
33:27de la camarade trouvée
33:27j'ai eu une petite
33:29mais monsieur Berrios
33:30mon cher collègue
33:32c'est intéressant ce que vous dites
33:33vous avez raison
33:33il faut comprendre pourquoi
33:34il y a eu de la casse
33:35nous sommes d'accord
33:35il y a eu de la casse inacceptable
33:36il y a effectivement
33:37des agents de police
33:38qui ont été blessés
33:39il y a eu donc une gestion
33:40de tout ça qui a été très mauvaise
33:42il y a une commission d'enquête
33:43qui doit faire la vérité là-dessus
33:44pourquoi est-ce que la vice-présidente
33:45horizon de cette commission d'enquête
33:46a démissionné
33:47a décidé de ne pas mener
33:48ce travail d'enquête justement
33:49pour estimer ce qu'avaient été
33:50la responsabilité
33:50je vais vous dire pourquoi
33:51et en fait vous faites mine
33:53de l'ignorer
33:54mais en fait la commission d'enquête
33:56a été créée
33:57et dans une commission d'enquête
33:59on doit avoir
33:59tous les partis représentés
34:01c'est le cas
34:01c'est la commission des lois
34:02le rassemblement national
34:02a été exclu
34:03nous on considère juste
34:04que la crédibilité même
34:06d'une commission d'enquête
34:07qui ne rassemble pas
34:08tous les groupes
34:09dont le groupe le plus important
34:10vous êtes venu voir mon groupe
34:11pour demander qu'on vote
34:12contre la France
34:13s'intervise dans cette commission
34:13dans laquelle vous êtes
34:14vous êtes crédibilisés
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