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##LA_VERITE_EN_FACE-2025-12-31##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Maxime Liedot.
00:05On est ensemble jusqu'à 10h avec vous, auditeurs de Sud Radio 0826 300 300,
00:10une journée du 31 qui connaît un peu comme Noël ses traditions.
00:15Ce soir c'est le Président de la République qui s'exprime,
00:18ses conseillers un peu partout dans la presse expliquent que le Président veut s'inscrire dans l'année 2026,
00:22hors de question d'être dans la rétrospective, de regarder en arrière.
00:26Au contraire, le Président de la République, Emmanuel Macron, semble vouloir inscrire la France dans l'étape d'après,
00:31dans les prochains défis qu'elle doit confronter.
00:34Et c'est lui évidemment qu'il va s'y atteler.
00:37Est-ce que vous allez regarder ?
00:38Ou est-ce que tout simplement vous pensez qu'Emmanuel Macron peut conjurer cette fameuse tradition
00:42et ce fameux sort réservé à certains Présidents de la République en fin de quinquennat,
00:47qu'on appelle l'ambiance de la fin de règne ?
00:50Est-ce qu'Emmanuel Macron peut faire autre chose ?
00:52Est-ce qu'il peut réussir à aller jusqu'au bout de son quinquennat,
00:55à proposer de nouvelles réformes, à exister, à agir jusqu'à la dernière minute ?
00:59Au contraire, vous dites « Ah non, stop, ça y est, moi les vœux, de façon à 20h,
01:02j'éteindrai ma télé, je ferai totalement autre chose pour moi. »
01:05Oui, oui, c'est bien une fin de règne pour le Président de la République.
01:08Il a voulu, il a choisi, par le non-respect de ses promesses,
01:11par les choix qu'il a faits, par sa manière de s'adresser aux Français.
01:15Quel est votre regard tout simplement sur le Président de la République ?
01:17Si vous deviez faire déjà un bilan, est-ce que vous allez tourner la page ?
01:21Est-ce que vous avez peut-être déjà tourné la page du quinquennat Emmanuel Macron ?
01:25Vous venez nous le raconter, nous le dire, l'analyser tout simplement,
01:28au seul numéro qui mérite d'être composé, 0826 300 300.
01:32Et on est ensemble jusqu'à 10h pour converser naturellement avec vous, auditeurs de Sud Radio.
01:40Vous avez également le site sudradio.fr, l'application et les réseaux sociaux
01:45où on vous pose précisément cette question concernant le 31 et le Président de la République.
01:49Est-ce que concernant les vœux du Président, c'est une fin de règne forcément pour Emmanuel Macron ?
01:54Vous êtes déjà 92% à nous dire oui.
01:58Et puis plus largement, on en parlera à partir de 9h30 avec notre invité.
02:01Est-ce que le 31 décembre, est-ce que la France peut réussir à réveillonner sans violence ?
02:060826 300 300.
02:09Bonjour Abdelac.
02:09Bonjour Maxime.
02:11Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, toujours à nous appeler du côté de Mont-de-Marsan,
02:15une ville qui m'est forcément familière parce qu'il y a 25 ans, il y a eu un petit quelqu'un qui est né,
02:21ma pomme. Est-ce que vous allez bien Abdelac ?
02:24Ah génial, je ne savais pas.
02:26Elle est montoise alors.
02:27Et oui, on ne peut pas avoir toutes les qualités du mont, donc je suis né à Mont-de-Marsan.
02:32Qu'est-ce que vous voulez mon cher Abdelac ?
02:33Quelle chance.
02:34Mais oui, c'est pour ça cette passion naturelle du foie gras, du magret et de la bonne ambiance que voulez-vous.
02:39J'ai tout appris là-bas.
02:40J'ai tout appris là-bas.
02:41On m'est étonné.
02:42C'est pour ça qu'on peut s'appeler et discuter intelligemment.
02:46Mais exactement, c'est pour ça que finalement, on est un peu en famille ce matin Abdelac,
02:50on se dit les choses franchement.
02:52Bon, est-ce que vous allez bien déjà ?
02:53Je revendique souvent que je suis, comme je suis naïchou, que c'est des Landes,
02:56juste à côté de Paris-Dix-Larosse, je revendique très souvent que bien mes origines marocaines,
03:02ma binationalité, que je suis landais, que je suis un haussien.
03:05Mais bien sûr, parce que si le Maroc constitue une part importante de votre vie,
03:11de vos origines visibles en mon cher Abdelac, qu'est-ce que monde m'a ressent ?
03:14Je veux dire, monde m'a ressent, c'est forcément un peu mieux à côté, c'est comme ça.
03:18C'est le souhait, l'éducation, la gastronomie, l'intelligence, les vacances.
03:23Mais Abdelac, annulez ce que vous avez prévu le reste de votre matinée,
03:27posez-vous et moi je vous propose qu'on discute, vous voyez ce que je veux dire, on va faire ça bien.
03:30Bon, plus sérieusement, camarade Abdelac, et comment vous regardez, vous, les voeux du Président de la République ?
03:36Est-ce que vous allez les regarder un peu par principe ou est-ce que ça zappe tout de suite ?
03:40Maxime, je crois que, enfin je crois, je suis certain, tout à l'heure j'ai écouté votre collègue
03:46qui faisait un résumé de l'information, je crois qu'elle le faisait très très bien.
03:49Je trouve qu'elle le fait, ça va, ça va, ça va, ça va extraordinaire.
03:53Elle a tout simplement dit le bon adjectif, voilà, ça va être une année utile, qui va être.
03:58Donc il n'y aura aucune surprise ce soir pour les voeux, moi j'attends absolument rien.
04:02Je pense que tout le monde le sait, même ceux qui ne connaissent rien à la politique,
04:05ils se sont rendus compte que les derniers mois ont plutôt oublié,
04:09puisque c'est une mésentente politique totale, donc ça, ça a oublié.
04:12Il lui reste une année, si on peut appeler ça un règne,
04:15mais il faut que les gens soient certains d'une chose,
04:18c'est la fin d'un règne au niveau institutionnel, mais pas politique, il a 48 ans.
04:24Et les gens, ce qu'ils n'ont pas encore compris, c'est que c'est des années consécutives
04:29quand on est président, ça veut dire qu'il a le droit de revenir en 2032, 2039, 2046.
04:33Vous vous croyez à un retour dans les années à venir potentiellement du président de la République ?
04:37Vous pensez que jusqu'au bout, il y croit ?
04:39Ouais, il est un fluide, vous savez, j'ai 55 ans moi, donc j'adore la politique,
04:43j'ai toujours aimé, depuis que je suis scolaire, pour un montant, vous savez,
04:46on est plutôt intelligents et cultivés en tout cas, ouais.
04:49Et en fait, non, mais bien sûr, il est très, très suivi politiquement.
04:55Vous savez, ce qu'on dit dans les sondages, vous savez, un président, il est élu demain,
04:59dans les trois mois qui suivent, la cote de popularité, elle a déjà baissé de 50%.
05:03Et dès les autres mois, il pense déjà à sa réélection, donc forcément ?
05:08Ce sera, bien sûr, il a 48 ans.
05:10Quel homme politique a arrêté sa carrière à 48 ans ?
05:13En fait, ça n'existe pas.
05:13Il reviendra forcément après 2032, mais politiquement, il n'est pas du tout terminé,
05:18c'est institutionnel, là.
05:20Là, il reste un an et demi au niveau du calendrier.
05:23Mais en réalité, il reste une année où il va poser ce qu'il a envie de poser,
05:26les jalons qu'il a faits, et puis voilà, on va être imprégné des trois lois
05:32où il va aller jusqu'au bout, le service national, comme il disait en résumé,
05:35votre conseil, et puis voilà, il va y voir le service national et les fins de vie.
05:39Et puis, on essaiera de se contenter de ça d'une certaine manière.
05:42Merci beaucoup, mon cher Abdelhaq, d'avoir été avec nous.
05:45Et puis, créons vite une sorte d'amicale, une sorte d'association
05:48pour la défense de Mont-de-Marsan et de ses traditions.
05:50Ça me paraît être un magnifique projet pour 2026.
05:53Belle fête de fin d'année, mes meilleurs voeux pour l'année qui arrive.
05:560,826, 300, 300.
05:58Est-ce qu'on doit forcément apercevoir une fin de règne, en réalité,
06:01pour Emmanuel Macron lors de ses voeux, où le président peut encore agir ?
06:05Vous nous le dites, 0,826, 300, 300.
06:07Bonjour François.
06:08Bonjour Maxime, bonjour à tous les éditeurs de Sud Radio.
06:12Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
06:13Vous allez bien ?
06:15Oui, je vous en prie, avec plaisir.
06:16Oui, oui, je vais très bien, merci.
06:18Comment vous observez les prochaines heures ?
06:21En réalité, mon cher François Asseu,
06:23vous allez faire partie des téléspectateurs
06:25regardant le président de la République.
06:27Est-ce que vous analysez déjà une fin de règne,
06:30ou au contraire, le président de la République peut s'en sortir ?
06:33Non, je pense que le président de la République,
06:36il a déjà divorcé avec les Français depuis longtemps.
06:40Moi, je résume un peu quand même,
06:41même s'il veut occulter son bilan ce soir,
06:45que son bilan symbolise l'échec de ses promesses,
06:48et son impuissance à résoudre vraiment les problèmes des Français.
06:51Je pense que malheureusement, il ne va parler que pour lui,
06:54que pour essayer de se redonner une stature un peu qu'il a vraiment perdue.
06:57Et encore une fois, un président n'existe
06:59que parce qu'il a une relation avec les Français,
07:01et parce qu'il s'abolise un pouvoir.
07:05Et pour moi, il a perdu les deux.
07:07Donc non, je ne regarderai pas,
07:08et je n'attends plus rien d'Emmanuel Macron.
07:11Et est-ce qu'il y a, pour autant à un moment,
07:14mon cher François, quand vous parlez des promesses
07:16non tenues du président de la République,
07:19est-ce que ça veut dire qu'à un moment,
07:20quand même, vous avez cru que ce jeune homme,
07:22cette façon d'arriver en politique,
07:23allait pouvoir révolutionner les choses ?
07:26Oui, alors je vais être assez lapidaire quand même,
07:28parce que quand il est arrivé au pouvoir,
07:30on disait que c'était quelqu'un de,
07:32vous savez, le Mozart de l'économie,
07:34quelqu'un qui avait vraiment aussi l'élan
07:37et le pouvoir de réformer les choses.
07:40Malheureusement, si je fais le bilan...
07:42Il avait la capacité, comme on disait à l'époque,
07:43de vraiment mettre les mains dans le cambouis,
07:45d'agir réellement.
07:47Oui, et puis quelqu'un qui avait un autre profil
07:49que purement politique,
07:51qui avait aussi suscité l'espoir
07:53de nombreux entrepreneurs.
07:54Donc on s'est dit, voilà, la France va passer
07:56du cap un petit peu vraiment conservateur
07:59au cap progressiste, mais sur le niveau de l'économie.
08:01Et si je peux donner un chiffre,
08:04en fait, sur son bilan,
08:05il y a eu 620 milliards de dettes
08:06qui ont été contractées en plus
08:08pour 600 milliards de PIB.
08:09Et ça, je parle des dettes hors Covid.
08:11Donc en fait, l'enrichissement de la France,
08:13c'est tout simplement zéro.
08:15Zéro, Maxime.
08:16Donc franchement...
08:17Et non seulement la France ne s'est pas enrichie,
08:20elle s'est même appauvrie
08:22sur plein d'aspects.
08:22Vous avez évoqué la dette.
08:24Ce sera en effet, hélas, je crois,
08:25l'un des points forts du président de la République,
08:28Emmanuel Macron.
08:28Merci beaucoup, François,
08:29d'avoir été avec nous au 0826 300 300.
08:32Est-ce que les voeux du président de la République
08:34ce soir ressembleront forcément
08:35à une fin de règne ?
08:37Ou vous pensez quand même
08:38que le président a la capacité
08:40de s'en sortir avec des réformes ambitieuses,
08:42peut-être des projets à venir
08:43dans les semaines, dans les mois à venir ?
08:44Vous nous appelez 0826 300 300.
08:46Bonjour, Françoise.
08:48Bonjour.
08:49Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
08:50Vous allez bien, Françoise ?
08:52Très bien.
08:53Est-ce que vous avez passé
08:53de belles fêtes de fin d'année,
08:55c'est-à-dire un joyeux Noël,
08:56ma chère Françoise ?
08:56Ah oui, absolument.
08:58En famille, comme d'habitude,
09:00c'était parfait.
09:01Ah, est-ce que vous avez été gâtée ?
09:03Ah oui.
09:04Le simple fait d'avoir les enfants,
09:06les petits-enfants,
09:06c'est déjà un énorme cadeau.
09:09Est-ce que vous allez réveillonner un peu
09:10ce soir ou pas du tout ?
09:12Non, pas ce soir.
09:13Le 31 décembre, traditionnellement,
09:15je reste à la maison
09:16et mesurer mes enfants demain.
09:19Ah, parfait.
09:20Bon, ça, c'est la bonne nouvelle
09:21pour bien commencer l'année,
09:22ma chère Françoise.
09:22Est-ce que si vous êtes
09:23paisiblement installée
09:25chez vous ce soir
09:25et que vous regardez la télé,
09:27vous regarderez attentivement
09:28le président de la République,
09:29Emmanuel Macron ?
09:31Ah, certainement pas.
09:32Ah, certainement pas.
09:33Donc vous zappez.
09:33Il apparaît, vous zappez.
09:35Absolument.
09:36Absolument.
09:37Ça fait longtemps.
09:38C'est pas que ce soir.
09:40Je suis fatiguée
09:41de le voir
09:42dans l'autosatisfaction permanente.
09:44Je pense qu'il a dit
09:45tout ce qu'il avait à dire,
09:47qu'il ne fait que se répéter
09:48et que ça ne mène nulle part.
09:51Et maintenant,
09:51c'est presque...
09:53C'est pas de l'aversion quand même.
09:55Peut-être pas,
09:55mais en tout cas,
09:56c'est de l'allergie.
09:56Et quand je le vois
09:59et quand j'entends
09:59le son de sa voix...
10:01Ça vous énerve ?
10:02Ah ben, je ne supporte plus.
10:05Mais est-ce que vous savez
10:07à quel moment ça a commencé,
10:08ma chère Françoise ?
10:09Parce que j'imagine
10:10que c'est pas depuis 7 ans quand même.
10:11Ah, ça fait longtemps.
10:13Oh là là, oui.
10:14Oui, ça fait longtemps.
10:15C'est depuis le colonie,
10:17donc, en fait,
10:18que moi, j'ai vécu,
10:20je dois dire,
10:21pas trop mal
10:21parce que j'étais à la maison,
10:23à la campagne.
10:24J'étais contente d'être chez moi.
10:27C'était pas un problème pour moi.
10:29Mais j'ai mesuré
10:30les difficultés pour les gens
10:31qui étaient dans les villes,
10:33dans les appartements.
10:34Enfin, je me suis rendu compte de ça.
10:36Et de toute façon,
10:36la façon...
10:38Depuis lors,
10:39il parle de la guerre tout le temps.
10:40Pour n'importe quoi,
10:41c'est la guerre,
10:42la guerre, la guerre.
10:42Vous, c'est d'une certaine manière,
10:43ma chère Françoise,
10:44si je vous comprends bien,
10:45l'atmosphère que fait planer
10:47Emmanuel Macron sur le pays,
10:48que ce soit sa manière
10:48de prendre la parole,
10:49les termes qu'il utilise,
10:51le fait d'être,
10:51comme le disent certains,
10:52parfois « va-t'en-guerre »,
10:53c'est ça qui mine,
10:54en réalité,
10:55parfois l'atmosphère générale ?
10:56Absolument.
10:57Il y a de cela.
10:58Il peut se donner une stature,
10:59la façon dont il parle,
11:01le ton un peu docte,
11:02comme ça,
11:02donner des leçons,
11:04expliquer à tout le monde.
11:05En fait, depuis le début,
11:06dès lors qu'il a été élu,
11:08très rapidement,
11:09moi, j'ai dit une chose.
11:10Alors après,
11:10je peux me tromper,
11:11mais je ne le crois pas.
11:12Comme je suis d'ailleurs d'accord
11:14avec le précédent auditeur,
11:15c'est que je pense
11:16qu'il vise une chose,
11:17c'est à devenir un jour
11:18le président de l'Europe,
11:20en tout cas,
11:21prendre la place de Van der Leyen,
11:23que j'exècre tout autant d'ailleurs.
11:26Je pense que c'est ce qu'il vise
11:27et la France ne l'intéresse
11:29absolument pas,
11:30ne l'a jamais vraiment intéressée.
11:31C'est un marche-pied.
11:33L'échelon supérieur d'abord,
11:34c'est-à-dire le niveau européen.
11:36Peut-être que ce sera ça,
11:37en effet,
11:37l'avenir d'Emmanuel Macron.
11:39Merci beaucoup,
11:40ma chère Françoise,
11:40d'avoir été avec nous.
11:410826-300-300,
11:43évidemment,
11:44mes meilleurs voeux
11:44et donc un début d'année
11:46formidable dans quelques heures
11:47avec vos enfants
11:48et vos petits-enfants,
11:49je crois ma chère Françoise,
11:50à la maison.
11:51Dans un instant,
11:52on poursuit cette conversation.
11:53Est-ce que le président de la République,
11:55Emmanuel Macron,
11:55lors de ses voeux,
11:56dans quelques heures,
11:57ce sera à 20 heures,
11:58selon la tradition.
11:58Est-ce que déjà,
11:59vous allez l'écouter ?
12:00Est-ce que vous croyez
12:01qu'Emmanuel Macron
12:01peut tout simplement
12:02aller jusqu'au bout
12:03de son quinquennat ?
12:040826-300-300-300-300 ?
12:09Est-ce qu'il peut aller
12:10au bout de son quinquennat ?
12:12C'est-à-dire,
12:13en réalité,
12:14pousser encore
12:15quelques réformes,
12:16être crédible
12:16dans la manière
12:17d'aller jusqu'au bout
12:19de son quinquennat,
12:20jusqu'à la dernière minute,
12:24selon l'expression consacrée.
12:26C'est en tout cas
12:26la discussion
12:27qui nous anime.
12:28Pendant encore
12:28une vingtaine de minutes,
12:29vous connaissez le refrain
12:30et vous avez vos habitudes.
12:330826-300-300,
12:34le site sudradio.fr,
12:37l'application
12:37et les réseaux sociaux.
12:39Est-ce qu'Emmanuel Macron
12:40peut faire en sorte
12:41que son quinquennat
12:42et que ses voeux,
12:43notamment à 20 heures,
12:44ne ressemblent pas
12:45à une fin de règne ?
12:460826-300-300.
12:49A tout de suite.
12:49Sudradio.
12:51Sudradio.
12:52Parlons vrai.
12:52Parlons vrai.
12:53Sudradio.
12:54Parlons vrai.
12:560826-300-300.
12:57La vérité en face.
12:58Jusqu'à 10 heures.
12:59Si vous nous appelez,
13:01vous pouvez également
13:01nous écrire par SMS
13:03au 7-20-18.
13:05Il suffit d'envoyer
13:06le mot Sud
13:06par SMS
13:077-20-18
13:08pour recevoir
13:09la radio nouvelle génération
13:11d'Aplus
13:11pour écouter en réalité
13:12Sudradio
13:13partout en France.
13:14C'est la nouvelle
13:15technologie radio,
13:16le fameux d'Aplus.
13:17Ça se passe sans Internet,
13:18sans application.
13:19Et c'est une qualité sonore
13:21absolument incomparable.
13:22L'idée, moi je vais vous le dire,
13:23c'est que vous alliez au bureau
13:24en vacances
13:25sur la route
13:26ou peu importe.
13:28Vous ayez en réalité
13:30Sudradio
13:30à votre disponibilité.
13:33Pour cela,
13:34il faut envoyer le mot Sud
13:35au 7-20-18
13:37et on vous passe
13:38un coup de fil naturellement
13:39avant 10 heures.
13:440826-300-300
13:46sur les réseaux sociaux.
13:47L'application est le site
13:48sudradio.fr.
13:50Est-ce qu'en réalité,
13:51Emmanuel Macron,
13:52le président de la République,
13:53lors de ses traditionnels
13:54vœux ce soir aux Français,
13:56est-ce qu'il peut faire
13:56aux choses
13:57qu'avoir l'air
13:59être pris,
13:59être pris au piège,
14:00être prisonnier
14:01d'une ambiance de fin de règne
14:02vis-à-vis de son quinquennat ?
14:03Est-ce que le président
14:04peut s'en sortir ?
14:05Est-ce que vous croyez
14:05qu'il peut agir jusqu'au bout
14:07comme l'expression consacrée
14:08le qualifie ?
14:10Est-ce qu'il va pouvoir
14:11agir jusqu'à la dernière minute,
14:13jusqu'à la dernière seconde
14:14de son quinquennat ?
14:15Faire des choses ?
14:160826 300 300.
14:18Bonjour, Christian.
14:19Bonjour.
14:20Merci beaucoup
14:20d'être avec nous ce matin.
14:22Vous allez mieux ?
14:23Oui, oui, ça va mieux.
14:24Il y a eu un petit fou rire,
14:26mais ça va un peu mieux.
14:28Mon cher Christian,
14:28vous allez bien ?
14:30Faites-vous participer ?
14:31Oui, ça va très bien.
14:32Merci, vous êtes gentils.
14:34Est-ce que vous,
14:35vous allez par exemple
14:35regarder le président
14:36de la République ce soir
14:37ou est-ce que vous faites partie
14:38vraiment des désabusés
14:39du macronisme,
14:41à savoir que peu importe
14:42ce que le président dira,
14:42c'est déjà fini ?
14:44Voilà, vous allez tout trouver.
14:45Ça sera à Black History,
14:47c'est mort.
14:47Non, je ne regarderai pas,
14:48ce n'est pas possible.
14:49Je pense qu'on a suffisamment entendu.
14:53Qu'est-ce que vous voulez
14:53qu'ils vous disent ?
14:54J'espère en tout cas
14:55qu'il ne va pas se remettre
14:57sur l'Ukraine pour les Français
14:59parce que je pense
14:59qu'ils en ont plein les oreilles.
15:01Et puis,
15:01que voulez-vous aujourd'hui
15:03qu'ils puissent faire
15:04pour essayer de remonter la pente ?
15:06Moi, je regarde
15:06sur les réseaux sociaux,
15:07vite fait comme ça,
15:08vous avez des appels,
15:09vous le savez comme moi,
15:10à ce que les gens
15:11demandaient que le téléviseur
15:13reste noir ce soir
15:14et c'est un peu la punition
15:15et puis c'est à moins
15:17qu'on ait vraiment
15:17de très bonnes nouvelles,
15:18ça peut arriver.
15:19Ce serait quoi par exemple
15:20pour vous les bonnes nouvelles,
15:21mon cher Christian ?
15:22Sa démission, évidemment.
15:26Ça serait le plus beau cadeau
15:27qu'ils pourraient faire
15:28à la France aujourd'hui.
15:30À part ses voyages et le reste,
15:32ils ne commandent plus la France,
15:33c'est fini,
15:34vous le savez comme moi.
15:35Il n'y a plus rien.
15:35Vous vous trouvez question
15:36que le président de la République
15:37vraiment n'a plus
15:38les commandes du pays France ?
15:40Ça fait un bout de temps,
15:41le Sénat, regardez aujourd'hui
15:42les chambres députées
15:43et le reste,
15:43il n'a plus sa mainmise dessus,
15:45à part dans quelques médias
15:47de la télévision
15:47où il peut un petit peu
15:49alimenter les journalistes,
15:52mais autrement,
15:54il n'y a plus rien, non ?
15:55Il y a des...
15:57On peut juste faire
15:57quoi que ce soit à l'entendre,
15:59c'est comme ça,
15:59je crois,
16:00mais aujourd'hui,
16:00si vous voulez rater
16:01vos fêtes de Noël,
16:02pardon,
16:03de fin d'année,
16:04vous avez juste à l'écouter.
16:05Ah oui, d'accord.
16:06Ça, c'est radical, Christian.
16:08Écoutez,
16:09vous savez,
16:09il ne nous a pas filé le mal
16:10quand même,
16:11si on fait son bilan.
16:13Je veux dire,
16:14ce n'est pas terrible,
16:14il faut être honnête.
16:16Moi, je n'en ai pas,
16:17après la personne...
16:18Bon, le mec, il est là,
16:19c'est un pion,
16:20on l'a mis en place,
16:21c'est très très bien,
16:22mais là, il faut arrêter,
16:22je pense, vraiment.
16:23Il faut arrêter,
16:24il faut arrêter,
16:25ce sera en tout cas
16:26dans deux ans,
16:27l'échéance des présidentielles,
16:28en 2027,
16:29un peu moins de deux ans d'ailleurs.
16:30Merci beaucoup,
16:31mon cher Christian,
16:31et on a bien compris,
16:32il n'est hors de question
16:33que vous soyez devant
16:35votre téléviseur ce soir,
16:360826 300 300,
16:38en réalité,
16:39auditeur de Sud Radio,
16:40est-ce que vous pensez
16:41que le président
16:42peut réussir à faire
16:43en sorte que ses voeux
16:44ne ressemblent pas
16:45à une fin de règne ?
16:45Est-ce que le président
16:46de la République
16:46peut tout simplement
16:47agir encore
16:48jusqu'à la fin de son quinquennat,
16:500826 300 300 ?
16:51Bonjour, Olivier.
16:53Bonjour.
16:53Merci beaucoup
16:54d'être avec nous ce matin.
16:56Mais,
16:57je vais être un peu
16:59comme le...
17:00Comme Christian.
17:01Oui,
17:02les gens,
17:04maintenant,
17:04ils s'en fichent,
17:05mais bon,
17:06je me mets à la place de Macron
17:07parce que moi,
17:08pour comprendre le système des gens,
17:09j'essaie de me mettre
17:10à leur place.
17:12C'est le berger
17:13qui dirige les moutons,
17:14donc les moutons,
17:16ils ne sont pas contents,
17:18mais ils sont obligés
17:18de suivre,
17:19ils ne disent rien.
17:21Et lui,
17:22il profite de ça.
17:24Alors,
17:24il y a quelques hommes politiques
17:25qui sont contre lui,
17:26qui essayent de remonter
17:27des troupes contre lui,
17:28mais dans l'ensemble,
17:30tout va bien.
17:31pour regarder,
17:32parce que je regarde
17:33sur les réseaux sociaux aussi,
17:35il y a toujours des gens
17:36qui disent,
17:37heureusement qu'il était là,
17:38il a fait ça,
17:39il a fait ça,
17:40il a fait ça.
17:40Et quand on regarde,
17:41ce sont des mensonges.
17:42Moi,
17:43j'ai repris son prospectus
17:45de campagne,
17:46en 2017,
17:47la révolution qu'il appelait ça.
17:48et il dit,
17:49les retraites,
17:50je n'y toucherai jamais.
17:53Deux ans après,
17:54il change de retraite.
17:55Et il a tout modifié.
17:58Alors,
17:59il y a beaucoup de présidents
18:00qui ont agi un peu comme lui,
18:01qui disent,
18:02ah oui,
18:02mais moi,
18:02le chômage,
18:03non,
18:03le chômage,
18:04il trafique.
18:05C'est facile
18:06de trafiquer les chiffres.
18:07Mais ces chômeurs-là,
18:09on ne les indemnise plus.
18:10Mais ils sont toujours
18:11au chômage,
18:12les gens.
18:12Mais ils ne touchent plus rien.
18:14Alors,
18:14il dit,
18:14il y en a en moins.
18:15Mais vous,
18:16vous y avez cru ?
18:17Vous me parlez du programme
18:18de 2017,
18:197 ans après,
18:20Olivier,
18:20ou 7 ans auparavant,
18:21vous avez cru dans la révolution
18:23que proposait le président
18:24de la République ?
18:25Je dis révolution
18:25parce que c'était le titre
18:26de son livre.
18:28Je ne croyais pas
18:28un seul moment.
18:29Je vais vous dire,
18:30quand il était élu,
18:32un an avant,
18:33personne ne connaissait.
18:34C'est un gars
18:35qui a surgi d'un coup,
18:36comme ça,
18:37personne ne connaissait Macron
18:38et il se retrouve
18:39président de la République.
18:40Il n'était qu'un ministre
18:41de l'économie
18:42et secrétaire général
18:43de l'Élysée, Olivier.
18:44Oui,
18:44personne ne connaissait.
18:45Oui,
18:45il n'était pas connu
18:46du grand public,
18:47certainement.
18:47Voilà,
18:48les Français ne le connaissaient pas
18:50et du coup,
18:51il arrive là.
18:52En réalité,
18:53il met le bon rôle
18:54parce que,
18:55je ne sais plus
18:56qui c'est qui disait,
18:58un tabouret
18:59en face de Marine Le Pen,
19:00c'est le tabouret
19:00qui est élu.
19:02Vous trouvez
19:03que ça,
19:03c'est encore le cas
19:04et que ce sera encore
19:05le cas pour 2027,
19:06Olivier ?
19:06Je pense que oui.
19:08Est-ce que le franc républicain
19:09fera encore son œuvre,
19:11vous pensez ?
19:12Il y a encore
19:13beaucoup de gens
19:14qui diabolisent
19:15le Fonds National.
19:17En plus,
19:18avec ce qui arrive
19:18à Marine Le Pen,
19:19on les traite de voleurs,
19:20on les traite
19:20un peu de tout.
19:23Et je pense que ça,
19:24si il y a un bon candidat
19:25en face,
19:27genre Darmanin,
19:29Rotaillot,
19:29tout comme ça,
19:31peut-être que
19:32Le Pen ne passera pas.
19:34Déjà,
19:34je pense que le nom
19:35de Le Pen
19:35doit être retiré.
19:36Oui,
19:37c'est ce que vous pensez.
19:38Le Pen,
19:39non,
19:39mais au Bardella,
19:41il est gentil,
19:41mais il est un peu léger.
19:43À mon avis,
19:44pourtant,
19:45je dis ça,
19:45j'ai des membres
19:46de ma famille
19:47qui sont députés
19:48RN.
19:49J'en ai deux
19:50dans ma famille.
19:51Mais je trouve
19:52que c'est un peu léger.
19:53J'espère que vous avez
19:56profité des discussions
19:57en famille
19:57lors des fêtes,
19:58mon cher Olivier,
19:59pour leur dire
20:00merci beaucoup
20:00d'être passé du côté
20:01de Sud Radio ce matin,
20:020826 300 300
20:03et je vous souhaite
20:04naturellement
20:05une très belle année
20:062026.
20:07On poursuit la conversation
20:08et dans quelques temps
20:09on ira également
20:10sur ces questions
20:10des violences
20:11qui sont malheureusement
20:12des rituels parfois
20:13lors du réveillon
20:14du 31,
20:15lors de la soirée
20:16de la Saint-Sylvestre.
20:17Mais poursuivons
20:18sur Emmanuel Macron
20:20et sur cette ambiance.
20:21En effet,
20:220826,
20:230826 300
20:23Bonjour Cécile.
20:25Bonjour.
20:26Comment allez-vous ?
20:27Ça va, merci.
20:28Merci beaucoup
20:28d'être avec nous ce matin.
20:29Est-ce que vous avez passé
20:30ma chère Cécile
20:30de belles fêtes d'abord ?
20:32Oui, c'était très bien.
20:33En famille.
20:34En famille.
20:34Vous avez été gâtée.
20:35Vous avez reçu
20:36une montagne de cadeaux ?
20:37Pas une montagne
20:38mais des cadeaux.
20:39Une grosse colline peut-être
20:40de cadeaux déjà.
20:41C'est bien.
20:41Oui, voilà.
20:42C'était très bien.
20:43Est-ce que vous vous sortez
20:44ce soir ma chère Cécile ?
20:46Si vous ne sortez pas,
20:47est-ce que c'est pour avoir
20:48le temps de regarder
20:48le Président de la République
20:49ou si vous ne sortez pas,
20:50c'est par crainte
20:51des violences
20:52qui sont malheureusement
20:53devenues habituelles
20:54lors des soirées du 31 ?
20:55Alors, ni l'un ni l'autre
20:57mais je ne sors pas en effet.
20:59Mais en revanche,
21:00c'est vrai qu'aller dehors
21:02ne m'attire plus du tout.
21:03Moi, j'habite à côté de Lyon
21:04et même pour tout ce qui est festivités
21:06type 8 décembre, etc.,
21:09que l'on fête, nous,
21:10je ne sors plus
21:12parce que, voilà,
21:14que ce soit ce genre de festivités
21:15où on sait,
21:16après un match de foot,
21:17on sait qu'il y a complètement
21:19des dérives à chaque fois
21:21et qu'il y a toujours un moment
21:23où ça part en cacahuètes.
21:26Et vous, ça vous décourage ?
21:29Même dans une ville comme Lyon
21:30assez régulièrement, par exemple,
21:31si de temps en temps,
21:32vous sortez avec des collègues,
21:34avec des amis, en famille.
21:35Vous sentez que ça devient,
21:36lors de grands événements,
21:37une sorte d'habitude comme ça,
21:38la crainte des violences à un moment ?
21:40Oui, tout à fait.
21:42On sent que c'est devenu habituel.
21:44Je pense que c'est...
21:45que, voilà,
21:46il y a un engrenage comme ça
21:49qui se fait de plus en plus
21:51et que c'est tout à fait inévitable.
21:53Oui, écoutez, merci beaucoup,
21:55Cécile, d'avoir été avec nous.
21:56Bon réveillon, quand même,
21:57tranquillement chez vous
21:58et une merveilleuse année de 2026.
22:00Merci beaucoup de nous écouter
22:01sur Sud Radio
22:01et très belle fin de journée.
22:03Dans un instant,
22:030826 300 300,
22:05le réveillon du 31,
22:07habituel bien sûr
22:08par ses feux d'artifice,
22:09par son fameux décompte traditionnel,
22:10par ses chansons joyeuses,
22:12mais hélas,
22:13avec une face sombre,
22:14l'autre côté de la pièce
22:15que sont les éternelles violences du 31,
22:18les fameuses violences du réveillon
22:19où on doit parfois,
22:20en fonction des années,
22:21un peu zoomer
22:22et se renseigner un peu partout
22:23pour voir l'étendue des violences.
22:24Ce sont des voitures brûlées,
22:26ce sont parfois aussi
22:26des feux d'artifice
22:28qui sont tirés illégalement
22:29des mortiers,
22:29parfois sur des commissariats.
22:31Est-ce qu'on peut en réalité passer
22:33outre ces violences
22:33et plus largement,
22:34l'année 2025,
22:35en termes de violences,
22:37n'a-t-elle pas signé
22:38quand même une certaine bascule
22:39en France ?
22:40La réalité concernant
22:41le narcotrafic,
22:42un pas vers la violence supplémentaire,
22:45concernant les tentatives d'homicide,
22:47doit-on tout simplement
22:48y voir un lien
22:49aussi avec l'ambiance générale
22:51et politique du pays ?
22:52Ne condamne-t-on pas suffisamment
22:54certaines violences ?
22:55On en parle dans un instant
22:56avec Frédéric Lowe,
22:57secrétaire général du syndicat
22:58des commissaires
22:59de la police nationale.
23:00Il est également l'auteur
23:01d'un livre de l'insécurité,
23:02Stop à la descente aux enfers.
23:04La France est-elle
23:05devenue un enfer
23:06pour les citoyens
23:07qui veulent vivre tranquille ?
23:080826 300 300
23:10et on revient
23:10dans une poignée de secondes.
23:11A tout de suite sur Sud Radio.
23:13T'es en face,
23:14Maxime Liedot.
23:149h34 sur Sud Radio
23:18et à quelques heures du réveillon,
23:19on va se interroger
23:20sur ce contexte
23:21et sur ces faits
23:22que la France,
23:23malheureusement,
23:23n'arrive plus parfois
23:24à avoir des réveillons
23:25totalement sereins
23:26et on va en discuter
23:27avec Frédéric Lowe.
23:28Bonjour.
23:29Bonjour.
23:30Merci beaucoup
23:30d'être avec nous ce matin,
23:31secrétaire général
23:32du syndicat des commissaires
23:33de la police nationale
23:34et auteur d'un livre
23:35Insécurité,
23:36Stop à la descente aux enfers.
23:39Certes,
23:39un livre qui évoque
23:40sans tabou
23:41la France et la violence en France
23:42mais aussi un livre
23:43où vous allez proposer
23:44des solutions
23:45et on va l'évoquer naturellement
23:46avec, bien sûr,
23:48des défis devant nous
23:49pour cette année 2026.
23:51L'affrontement du narcotrafic,
23:52la violence d'une certaine partie
23:55de la jeunesse,
23:56des quartiers,
23:57comme on le voit,
23:57souvent pris à partie.
23:59On se souvient de l'incendie
24:00d'une école à Dijon,
24:01d'un chantier également
24:02à côté du Havre.
24:04Mais avant qu'on aborde
24:05tous ces sujets
24:05qui sont nombreux,
24:06Frédéric Lowe,
24:07une question,
24:08est-ce qu'aujourd'hui,
24:09la France peut réussir
24:11à faire un réveillon serein ?
24:14Un réveillon serein ?
24:16Plus vraiment.
24:18Ce que je veux dire par là,
24:20c'est qu'on arrive à faire
24:22des réveillons sereins,
24:24mais il y a hélas
24:25trop de violences urbaines
24:26qui viennent entacher la fête.
24:29On est capable.
24:31Regardez,
24:31lorsqu'on a eu une volonté politique
24:33lors des Jeux olympiques,
24:37il y avait énormément d'inquiétudes,
24:38beaucoup de doutes,
24:39et on a réussi l'événement.
24:41Certes,
24:41on a mis des moyens
24:42exceptionnels
24:43qu'on ne peut pas mettre
24:44tous les jours.
24:45C'est la fameuse politique
24:45du un policier
24:46à chaque coin de rue.
24:48Alors,
24:48c'est un peu ça,
24:49mais c'est surtout
24:49parce qu'il y a eu
24:50la mise en place,
24:52premièrement,
24:52d'une stratégie,
24:54d'une volonté politique
24:55de plutôt de dire
24:57tolérance zéro
24:58et pas simplement
24:59on a une obligation
25:00de moyens
25:00de réussir les Jeux.
25:01Non,
25:01on a dit
25:02on a une obligation
25:02de résultat.
25:04Si on appliquait
25:04cette maxime
25:06tous les jours
25:06face à l'insécurité,
25:08on ferait baisser
25:09l'insécurité,
25:10mais on n'a pas
25:11cette stratégie.
25:12C'est pour ça
25:12que le réveillon,
25:14je le crains,
25:16sera entaché
25:16de violences urbaines
25:17et c'est malheureusement
25:19assez choquant
25:21et scandaleux
25:21parce que c'est unique
25:22en France
25:23que le 13 juillet,
25:24lors de la fête nationale
25:25ou le 31 décembre,
25:27il y ait
25:28de telles violences urbaines
25:29dans les villes,
25:30mais dans l'ensemble,
25:31effectivement,
25:32la fête va bien se passer
25:33pour la plupart des Français.
25:34Mais il y a aussi
25:35un vrai sujet,
25:36vous venez de le dire,
25:37la fameuse politique
25:38du policier
25:39d'une certaine manière
25:40à chaque coin de rue
25:41comme on l'a vu
25:41pour les JO,
25:42est-ce pour autant
25:43souhaitable ?
25:45Parce qu'on l'a vu,
25:46certes,
25:47ça ferait baisser la délinquance,
25:48mais est-ce que c'est vraiment
25:48un modèle de régime ?
25:50Est-ce qu'on aimerait vivre
25:51dans un pays
25:52où il y a un policier
25:53à chaque coin de rue
25:53où la sécurité règne
25:55avec toutes les dérives
25:56que cela peut engendrer peut-être ?
25:59Est-ce que ce n'est pas
25:59un vrai débat ?
26:01C'est un site,
26:02vous savez,
26:02l'auteur philosophe ancien
26:04qui disait
26:04quand une société
26:05n'a plus de mœurs,
26:06elle crée des lois.
26:07Évidemment que
26:08dans la mesure
26:09où on n'arrive plus
26:10parce qu'il n'y a plus
26:11suffisamment de civisme,
26:13parce qu'il y a
26:13un sentiment d'impunité
26:15avec des délinquants,
26:16des inhibés,
26:17on est obligé
26:18de mettre
26:19de plus en plus
26:19de policiers
26:20pour essayer
26:21de contrer
26:21la délinquance.
26:23Et vous avez raison
26:24que ce n'est pas
26:26souhaitable,
26:27ce n'est pas acceptable.
26:29Mais vous dites
26:29que peut-être
26:29aujourd'hui
26:30on est arrivé
26:30à un tel point
26:31que ce serait
26:31la seule solution
26:32pour réussir
26:33peut-être
26:33à endiguer
26:34un peu le phénomène ?
26:35Non,
26:35ce n'est pas
26:36ce que je dis.
26:36Ce que je dis
26:37c'est qu'il faut
26:37une stratégie,
26:38il faut un pilotage
26:39convergent
26:40des politiques
26:41de sécurité
26:42et de justice
26:42et les politiques
26:43en amont
26:44de prévention
26:44de la délinquance
26:45parce que
26:46toutes ces politiques
26:47sont désarticulées,
26:49ce que mettent
26:50en place
26:50les maires,
26:50les politiques
26:51de prévention
26:51de la délinquance,
26:53les polices
26:53municipales,
26:54ce que fait
26:54la police,
26:55ce qu'en aval
26:58fait la justice,
26:59tout cela
26:59est complètement
27:00désarticulé
27:01et c'est pour cela
27:02qu'il faut une stratégie.
27:03Il n'y a pas
27:04de stratégie.
27:04Il y a une stratégie
27:05en matière
27:06de défense nationale.
27:07Il y a un livre blanc
27:08sur la défense nationale.
27:09Il y a même
27:10une commission nationale
27:11de la défense nationale
27:12des forces armées.
27:13Il n'y a pas
27:13de commission nationale
27:15sur la sécurité intérieure.
27:16Il n'y a pas
27:16de stratégie.
27:18Ce qui tient lieu
27:18de stratégie
27:19en matière
27:19de sécurité intérieure
27:20depuis des années,
27:22c'est une politique
27:22de rustine,
27:23de communication,
27:24une politique
27:25de faits divers,
27:26d'émotions.
27:27Or,
27:27il faut une stratégie.
27:29Il faut un pilotage,
27:30une stratégie
27:31et il faut une stratégie
27:32sur l'ensemble
27:34de la chaîne pénale.
27:37Après,
27:37là,
27:37vous avez raison,
27:38la question
27:39de la sécurité,
27:40comme bien d'autres questions,
27:42elle n'est pas
27:42que sécuritaire.
27:43Elle dépend aussi
27:44à la limite
27:45de nos mœurs,
27:46de l'éducation,
27:47de la politique
27:49de contrôle
27:50de l'immigration,
27:51de l'assimilation,
27:52du civisme.
27:53Il y a beaucoup
27:54de paramètres
27:55qui font
27:56que la politique
27:57de sécurité
27:57ne dépend pas
27:58simplement
27:58des policiers,
27:59voire même
28:00que des magistrats.
28:01Et là-dessus,
28:02depuis 35 ans,
28:04on a déraillé
28:05en France.
28:06Et ce que je dis,
28:07moi,
28:07dans mon livre,
28:08c'est qu'on a déraillé.
28:09Ce n'est pas normal,
28:10pas de fatalisme,
28:11il ne faut pas
28:11s'y habituer.
28:12Mais par contre,
28:14nous pouvons
28:14rétablir la sécurité
28:15et la dissuasion judiciaire.
28:17Pourquoi ?
28:18Parce que contrairement
28:19aux questions écologiques
28:20qui sont des questions
28:20dont la solution
28:21est transnationale,
28:22mondiale.
28:23Et c'est en partie
28:24pareil aussi
28:25pour les questions économiques
28:27où nous avons
28:28des leviers nationaux
28:29mais la plupart
28:29des leviers
28:31pour régler
28:32les questions économiques
28:33sont aussi
28:34internationaux,
28:35européens.
28:35Sur les questions
28:35de sécurité,
28:36la faillite,
28:37elle est franco-française,
28:38question de sécurité
28:39et de justice.
28:39Les deux vont avec.
28:41Mais si demain,
28:41on veut rétablir
28:42la sécurité
28:43et la dissuasion judiciaire,
28:45l'espoir,
28:46c'est ce que je mets
28:46dans mon livre,
28:47c'est que les leviers
28:48sont nationaux.
28:49On ne dépend pas de...
28:50Et on va y venir à tous.
28:52Ces leviers nationaux,
28:53vous parliez malheureusement
28:54des dates qui en France
28:55sont presque
28:55au fils de tradition
28:56concernant certaines violences.
28:58Donc à un moment,
28:59c'est le réveillon,
29:00à un moment,
29:00c'est la fête de la musique.
29:01C'est malheureusement
29:02des rituels.
29:04Le 13 juillet,
29:04bien sûr,
29:05et le 14 juillet avec.
29:06Est-ce que pour autant,
29:07les politiques prennent
29:09l'ampleur
29:10de ce que sont
29:11les soirées
29:12lors de ce type d'événements ?
29:13On se souvient notamment
29:14de la victoire
29:15de la Ligue des Champions
29:16par le PSG.
29:17On avait assisté
29:18à des scènes littéralement
29:19quand même de sauvagerie
29:20du côté de la capitale
29:22avec parfois
29:23certaines fanzones
29:24ailleurs en France
29:24qui avaient été
29:25excessivement violences
29:26avec des blessés,
29:27je crois aussi un mort,
29:29un jeune de 16 ans.
29:30Est-ce qu'à ce moment-là,
29:31les politiques ont conscience
29:32du danger que ça représente
29:33et s'ils s'y sont habitués
29:34ou est-ce que quand même
29:36il y a toujours
29:36peut-être cette naïveté
29:38concernant des événements
29:39qui vont bien se passer
29:40parce qu'on a mis un blindé
29:41au coin de la rue ?
29:42Non, les politiques
29:43ne sont pas du tout
29:44à la hauteur.
29:45Non, notre dispositif juridique
29:46n'est pas du tout
29:47à la hauteur.
29:48Oui, les Français
29:49ont droit à la sécurité
29:50et le compte n'y est pas
29:51et c'est un droit.
29:53C'est même une créance
29:54contre l'État.
29:56Pourquoi ?
29:57Parce que les violences urbaines
29:58que vous évoquez,
29:59alors il y a les violences
30:00urbaines prévisibles.
30:02Le 31 décembre,
30:03hélas, ce soir,
30:05le 13 et le 14 juillet,
30:07ça veut dire quoi ?
30:08Ça veut dire qu'on va détruire
30:09des abribus,
30:10on va détruire et brûler
30:11la voiture des Français,
30:13il va y avoir des tirs de mortier
30:15et on va brûler
30:17des locaux commerciaux,
30:19des violences urbaines
30:20contre les forces de l'ordre,
30:21contre les biens
30:22des particuliers,
30:23on va avoir des pompiers
30:25qui seront empêchés
30:26d'intervenir ou piégés.
30:28C'est ça,
30:28les violences urbaines.
30:29On pourrit la vie des Français
30:30et souvent les plus modestes
30:31dans les quartiers
30:32les plus défavorisés.
30:33Non, les politiques
30:34n'ont pas compris
30:35que c'est inacceptable.
30:36Et surtout,
30:37il y a un sentiment
30:38d'impunité pénale
30:39et d'impunité financière.
30:40On ne se pose la question,
30:41jamais la question
30:42de qui paye.
30:43Donc, il faut changer.
30:44Ça fait plusieurs fois que je vous dis
30:44que le sentiment d'impunité,
30:46notamment vis-à-vis des délinquants,
30:47ce n'est qu'un sentiment
30:48ou c'est réellement
30:49quelque chose
30:50qu'on peut toucher du doigt,
30:51qu'on peut lire,
30:52qu'on peut observer.
30:53Il y a une impunité
30:54que ce soit sur les délinquants
30:55et les financiers
30:56ou ce n'est qu'un sentiment ?
30:57Non, autant
30:58il n'y a pas de sentiment
30:59d'insécurité
31:00chez les Français
31:00comme certains l'ont dit,
31:06sur le temps long,
31:07sur les 30-40 dernières années
31:08et ce n'est absolument pas normal,
31:10il ne faut pas s'y habituer.
31:12Autant,
31:12il y a un sentiment
31:13d'impunité
31:14sur les délinquants
31:15parce que, tout simplement,
31:17la réponse pénale
31:18n'est pas à la hauteur.
31:19On a trop multiplié
31:20les peines alternatives
31:22aux sanctions,
31:23on a multiplié
31:24les peines alternatives
31:25à la prison
31:26et on a flingué
31:28la dissuasion judiciaire.
31:30Je vais vous donner
31:30un exemple extrêmement concret.
31:32Vous prenez votre voiture
31:35et vous allez griller
31:37un stop,
31:38un feu rouge.
31:39Il ne va pas y avoir
31:39de rappel à la loi.
31:41Votre affaire
31:41ne va pas être classée.
31:42Vous n'allez pas avoir
31:43une peine avec sursis.
31:45Vous allez être condamné
31:46pour avoir brûlé un stop.
31:47Vous allez avoir
31:48une amende
31:48ou un excès de vitesse.
31:50Vous allez avoir
31:50une condamnation pénale.
31:51Vous allez avoir aussi
31:52une condamnation financière
31:53et pas de possibilité
31:55d'y échapper.
31:56Et en plus,
31:57vous allez perdre des points.
31:59Pourquoi un cambrioleur
32:00ou quelqu'un
32:01qui agresse quelqu'un
32:02ne paye pas
32:03de façon extrêmement concrète
32:05même quand il est condamné
32:06avec sursis ?
32:07Vous voyez,
32:07si vous payez,
32:08déjà,
32:09ça contribue
32:09à cette dissuasion.
32:10Cette dissuasion
32:11n'existe plus
32:11ni sur les violences urbaines
32:12ni sur la violence urbaine.
32:13Envisagez peut-être
32:14des pénalités financières
32:15parfois beaucoup plus importantes.
32:15Pénalités financières
32:16pour chaque infraction
32:17comme pour les contraventions.
32:19Plus de peine effective
32:20qu'une peine ferme
32:23signifie incarcération,
32:25sursis, sursis
32:26parce qu'on n'y comprend plus rien.
32:27Le langage judiciaire
32:29est devenu illisible
32:30et ça contribue
32:31à l'impunité.
32:32Frédéric Lowe,
32:33je rappelle que vous êtes
32:34le secrétaire général
32:35du syndicat des commissaires
32:36de la police nationale
32:37et l'auteur de ce livre
32:38Insécurité,
32:39Stop à la descente aux enfers,
32:40c'est aux éditions Fayard.
32:41Ça fait plusieurs fois
32:42depuis le début
32:43de notre discussion
32:44que vous évoquez
32:45et que vous parlez
32:46de l'État,
32:47de l'État
32:47qui n'a toujours pas pris
32:48la mesure d'eux,
32:49de l'État
32:50qui n'a pas conscience,
32:51de l'État
32:51qui n'a pas suffisamment
32:52fait de loi ferme.
32:53Il y a eu ce débat
32:55notamment durant l'été
32:56et durant cette année
32:57à plusieurs reprises
32:58concernant le Conseil constitutionnel
33:00accusé en réalité
33:01de censurer des dispositifs
33:03de la loi.
33:04On pense notamment
33:04à la loi Asile-Immigration,
33:06on pense également
33:07à la loi
33:08qui avait pour but
33:09notamment de rallonger
33:10la durée
33:11dans les centres
33:12de rétention,
33:13les fameux CRA,
33:13centres de rétention administrative.
33:15On l'a vu encore récemment
33:16avec cette agression
33:16au couteau dans le métro.
33:18Est-ce qu'en réalité
33:19le Conseil constitutionnel,
33:21ce qu'on appelle
33:22les instances
33:23qui peuvent juger
33:24les lois françaises,
33:25ne sont pas à leur place ?
33:26Est-ce qu'il faut revoir
33:26leur rôle ?
33:27Pour moi,
33:28il faut clairement
33:28revoir leur rôle.
33:30Il y a un droit
33:31à la sûreté
33:31et le droit
33:32à la sûreté,
33:34c'est un droit
33:34qui fait partie
33:35de la déclaration
33:36des droits de l'homme.
33:38Et s'il faut revoir
33:38leur rôle,
33:39ça veut dire
33:39que vous les qualifiez
33:40comment aujourd'hui
33:40ces instances ?
33:41Le Conseil constitutionnel
33:42ou le Conseil d'État ?
33:43D'abord,
33:44c'est le gardien
33:45de la Constitution,
33:46le gardien du droit
33:47et je pense
33:48que depuis
33:49une quarantaine d'années,
33:51le Conseil constitutionnel
33:52est sorti de son rôle.
33:54Il interprète
33:54sa propre jurisprudence.
33:56Pourquoi ?
33:56Mais c'est une dérive,
33:59ce n'est pas une cour suprême.
34:00La cour suprême,
34:01c'est le peuple.
34:01Et parfois,
34:02ils sanctionnent
34:03sur la base
34:03de textes déclaratoires
34:06qui sont des textes
34:08très généraux
34:09qui n'ont pas
34:09une portée juridique.
34:10En réalité,
34:11déclaration des droits
34:12de l'homme,
34:12le préambule
34:13de la Constitution
34:13de 1946
34:14qui intégra
34:15la Constitution
34:16de 1958.
34:17Quand ils proclament
34:18la fraternité
34:19pour limiter
34:21une loi
34:22sur de lutte
34:23contre l'immigration
34:24clandestine,
34:25qu'il en fait
34:25un principe constitutionnel,
34:27évidemment que c'est
34:28un problème
34:28et qu'il sort
34:29selon moi
34:30de son rôle.
34:30De la même façon,
34:32la Convention européenne
34:33de sauvegarde
34:34des droits de l'homme,
34:34c'est important
34:35qu'il y ait une Convention européenne
34:36de sauvegarde
34:36des droits de l'homme.
34:37Mais aujourd'hui,
34:37elle est totalement
34:38plus adaptée
34:40à 2025.
34:41Il faut la revoir
34:42et il y aurait
34:43une majorité européenne
34:44pour la revoir.
34:45Mais le Conseil constitutionnel,
34:46quand il interdit
34:47la comparution immédiate
34:49des mineurs
34:50et qu'il censure
34:52la loi
34:52de Gabriel Attal
34:53sur la délinquance
34:55des mineurs,
34:58là aussi,
34:59il ne nous aide pas.
35:01Et puis surtout,
35:02il a une conception
35:03qui date de 1945.
35:05Donc,
35:06il faut revoir
35:07tous ces nombreux principes
35:08et les discussions.
35:09C'est les verrous.
35:10Si on veut rétablir
35:10la sécurité
35:11et la dissuasion
35:11aux judiciaires,
35:12il faut être clair,
35:13il faut débloquer
35:14ces verrous.
35:15Ça ne veut pas dire
35:15qu'il faut tout foutre en l'air.
35:17Chacun a sa place
35:18et il y a un principe
35:19de réalité
35:20qui doit s'imposer
35:21pour lutter
35:22contre la délinquance.
35:23L'État doit avoir
35:24les moyens
35:25qu'il n'a pas aujourd'hui
35:26parce qu'il est bridé
35:27par le droit européen
35:28et également
35:29par le Conseil constitutionnel.
35:31Et l'objectif,
35:33c'est quand même
35:34la sécurité des Français.
35:35Ce n'est pas simplement
35:36un projet sécuritaire.
35:38L'objectif,
35:38c'est la liberté
35:39de tous.
35:40Mais aujourd'hui,
35:41on n'y arrive pas
35:41et la logique
35:43n'est pas simplement
35:44de donner
35:44toujours plus de moyens,
35:45toujours plus de moyens.
35:46Ça, c'est la pensée paresseuse.
35:48C'est aussi
35:48d'avoir du pilotage,
35:50une stratégie
35:51et de pouvoir
35:52avoir des lois efficaces.
35:53Et effectivement,
35:54aujourd'hui,
35:54pour répondre à votre question,
35:55on ne le peut pas
35:56en partie
35:57à cause de la censure
35:58du Conseil constitutionnel
35:59et du droit européen
36:00qui n'est plus adapté.
36:02Frédéric Lowe,
36:03secrétaire général
36:03du syndicat des commissaires
36:04de la police nationale,
36:05auteur de
36:06« Insécurité,
36:07stop à la descente aux enfers ».
36:08On poursuit notre discussion
36:09avec énormément de sujets
36:10sur la table
36:11pour l'année 2026.
36:12Le narcotrafic
36:13à l'aune des municipales,
36:14la question de la police municipale
36:16qui doit s'armer ou non.
36:18Parmi notre discussion,
36:19en tout cas,
36:19ce sera les sujets
36:20qu'on abordera ensemble.
36:21A tout de suite
36:22et vous êtes bien
36:22sur Sud Radio.
36:23Maxime Liedot.
36:24Ensemble jusqu'à 10h
36:28dans la vérité en face
36:29avec toujours Frédéric Lowe
36:31qui est en réalité
36:32le secrétaire général
36:33du syndicat des commissaires
36:34de la police nationale,
36:36auteur de « Insécurité,
36:37stop à la descente aux enfers ».
36:38On a commencé par aborder
36:40naturellement le réveillon
36:41avec malheureusement
36:43toujours cette espèce
36:44de film auquel on s'est habitué,
36:45de violences urbaines,
36:47de dangers.
36:47Et dans votre livre,
36:48vous proposez naturellement
36:49des solutions.
36:50On a commencé à faire quand même
36:51un petit tour d'horizon
36:53de la menace.
36:53En réalité, Frédéric Dose,
36:55l'année 2026 n'en sera pas
36:57on va dire totalement
36:58dépourvue de menaces.
36:59On approche par exemple
37:00des municipales
37:01avec un scrutin
37:02dans certaines villes
37:03qui va être important.
37:04Que pensez-vous ?
37:05Quel est votre regard
37:05de commissaire
37:06sur tous ces candidats
37:07qui à un moment par exemple
37:08disent « La sécurité
37:09c'est n'importe quoi,
37:10c'est la compétence de l'État.
37:11On ne va certainement pas
37:12donner des armes
37:13à la police municipale ? »
37:15Non mais évidemment
37:16que c'est aberrant.
37:18D'abord la police municipale,
37:20c'est les maires
37:22en vertu de l'article 72
37:23de la Constitution,
37:24le principe de libre administration,
37:26ont le droit
37:27de développer
37:28des polices municipales.
37:30Donc là-dessus,
37:31c'est tout à fait normal.
37:32Je veux dire,
37:33il n'y a pas de...
37:33Et c'est absolument
37:34nécessaire aujourd'hui.
37:35On voit d'ailleurs
37:36que dans la plupart des villes
37:38à quel point
37:38les policiers municipaux
37:39comme les policiers nationaux
37:40sont exposés
37:41aux violences,
37:42sont exposés.
37:43La seule conception,
37:44c'est qu'à un moment donné,
37:45il va falloir se poser
37:46la question du périmètre
37:47de qui fait quoi.
37:48Voilà.
37:48C'est-à-dire que moi,
37:49je trouve normal
37:50de développer
37:51les policiers municipales.
37:51Je pense qu'elles doivent
37:52être toutes armées.
37:54C'est mon avis.
37:55Toutes, sans exception.
37:55Alors voilà,
37:56après les maires font
37:56ce qu'ils veulent.
37:57Mais bien sûr,
37:58parce que quand vous êtes
37:58en bleu sur la voie publique,
38:00vous êtes une cible.
38:02On a des policiers municipaux,
38:04notamment des policières,
38:05femmes,
38:05qui sont mortes
38:06sur la voie publique
38:07face à des voyous,
38:08face à des terroristes,
38:09Aurélie Fouquet,
38:11Jessica,
38:12Jean-Philippe,
38:12etc.
38:14Pardon.
38:15Donc,
38:16les policiers municipaux,
38:17d'après moi,
38:17doivent être armés.
38:18Après,
38:19la question qui va se poser,
38:21c'est la question
38:22de l'harmonisation
38:23des compétences
38:24et de leur convergence
38:24avec le travail
38:25de la police nationale.
38:27La police municipale,
38:28elle dépend du maire,
38:30mais si on lui donne
38:31de plus en plus
38:32de pouvoir judiciaire,
38:33elle ne pourra pas faire
38:34le travail de proximité,
38:36de tranquillité publique
38:37et on a un risque
38:38de confusion
38:39avec la police nationale.
38:41Et là-dessus,
38:42moi,
38:42ce que je pense,
38:43c'est qu'il faut
38:44qu'il y ait
38:45des conventions
38:46de coordination
38:46en laissant
38:49la pleine autonomie
38:50de la police municipale,
38:52mais en même temps
38:53sur le terrain
38:53dans une même ville,
38:55on ne peut pas avoir
38:56des effectifs
38:57de police en bleu
38:58qui ne se coordonnent pas.
39:00Or, il ne se coordonne pas assez
39:02et puis il y a un débat.
39:04C'est que la police municipale,
39:06autant moi je dis bravo
39:07et il faut la développer
39:08en termes de pouvoir,
39:11d'armement, etc.
39:12Mais il faut que ce soit limité
39:13parce qu'il y a un seul contribuable
39:14qui paye pour la police municipale
39:16comme pour la police nationale
39:17et les dépenses
39:19pour la police municipale
39:20ont augmenté
39:22de plusieurs centaines
39:24de pourcents
39:24depuis sur 30 ans
39:26comme les effectifs
39:27de près de 400%
39:28depuis 40 ans.
39:30Ce n'est pas l'efficacité
39:31de la police municipale,
39:32c'est la coordination
39:33des effectifs de police
39:34dans une ville.
39:35Mais vous savez aussi
39:35ce qu'on vous dit par moment
39:37quand on parle d'armer
39:38la police municipale,
39:39il y a aussi toujours
39:40cette question de la formation.
39:42C'est quand même des personnes
39:42qui vont à un moment
39:43porter une arme.
39:44Est-ce que la formation
39:45quand on regarde
39:46l'état de la police
39:47est suffisante
39:48quand on voit des notes
39:49toujours plus basses
39:50par rapport à certaines sélections,
39:52quand on voit le peu
39:53d'entraînement
39:53au tir qu'elles ont ?
39:54Est-ce que ça peut rassurer
39:56aussi des citoyens
39:56de savoir qu'il y a
39:57des personnes
39:58qui portent, on va dire,
39:59un pistolet à l'étui
40:01à la ceinture
40:01et qui ne soient pas
40:02forcément formées
40:03comme il se doit
40:03pour l'utiliser ?
40:04Mais ils vont l'être
40:05de plus en plus.
40:06D'ailleurs, c'est prévu
40:07dans le projet de loi
40:08sur les polices municipales,
40:11l'extension des pouvoirs judiciaires
40:13des polices municipales.
40:14Il y a tout un volet
40:15sur la formation,
40:16sur le recrutement,
40:17sur la déontologie
40:18et c'est une très bonne chose.
40:20D'après moi,
40:20ce n'est pas trop la question.
40:22Là-dessus,
40:22ils vont non seulement
40:24s'armer,
40:25ils vont se former.
40:26Le problème,
40:27c'est une meilleure coordination
40:29avec la police nationale.
40:31Qui fait quoi
40:32dans une ville ?
40:32Est-ce que la police municipale
40:33reste que dans le centre-ville
40:35et la police nationale
40:36va aller dans les quartiers
40:37les plus défavorisés ?
40:38Est-ce que la police municipale
40:39va aller comme ça
40:41avoir de sa propre initiative
40:43de plus en plus
40:44sur des politiques judiciaires
40:47au risque de mettre en péril,
40:48par exemple,
40:49des dispositifs de surveillance,
40:50de protection
40:51de la police nationale ?
40:52Ça ne veut pas dire
40:52qu'il faut mettre sous tutelle
40:54la police municipale
40:55par rapport à la police nationale.
40:57Non, mais il faut
40:57qu'il y ait une coordination opérationnelle
40:58dans la mesure où il y a
40:59de plus en plus
41:00de police municipale.
41:01Elles sont de plus en plus armées,
41:03de mieux en mieux équipées.
41:04Il faut que dans le respect
41:06des pouvoirs du maire
41:07et de ceux de l'État,
41:08qu'il y ait une coordination opérationnelle,
41:10on ne peut pas avoir
41:11des effectifs en nombre
41:12qui ne se parlent pas
41:14sur le terrain
41:14et c'est un peu le cas.
41:15C'est pas assez.
41:16Autre défi de l'année 2026
41:18et on l'aborde
41:18et on l'a abordé
41:19avec Frédéric Dhabi
41:20dans cette matinale
41:20sur les mots
41:21qui ont marqué cette année.
41:22C'est naturellement
41:23le narcotrafic.
41:24Vous avez vu
41:25qu'il y a deux semaines
41:26le président de la République,
41:27Emmanuel Macron,
41:27s'est déplacé à Marseille.
41:29Ville, hélas,
41:30symbole de ce narcotrafic
41:31qui gangrène
41:33n'importe quelle ville.
41:34Deux situations.
41:36Hier, on parlait
41:36du trafic de cocaïne
41:38qui a explosé.
41:393,1 milliards
41:41de chiffres d'affaires.
41:42Est-ce que là aussi,
41:43on a été un peu étonné,
41:44un peu surpris,
41:45un peu choqué
41:45quand on a entendu
41:46un ancien ministre de l'Intérieur
41:47évoquer le narco-État,
41:49le narcotrafic,
41:50la mexicanisation ?
41:52Vous, l'homme de terrain,
41:53le commissaire,
41:53est-ce que vous confirmez
41:54ces propos
41:55ou ce ne sont
41:56que des éléments
41:57de communication ?
41:59Je pense qu'on n'est pas encore
42:01dans un narco-État,
42:02on n'est pas encore
42:02dans une logique de cartel,
42:04mais malheureusement,
42:06on y va.
42:07C'est plutôt ça.
42:08On dévire.
42:08On y va
42:10sur une mauvaise trajectoire.
42:11Le chiffre d'affaires global
42:13du trafic de stupéfiants,
42:15c'est 7 milliards d'euros.
42:17Et c'est en augmentation,
42:18vous avez donné
42:20les chiffres
42:20sur la cocaïne.
42:22En même temps,
42:23notre pays
42:23est une passoire,
42:25est ouvert aux 80 ans,
42:26malgré l'action remarquable
42:28des services de police,
42:29l'action de l'État en mer,
42:31de la marine,
42:32de la douane,
42:34de la police,
42:34des policiers de l'OFAS.
42:35Parce que nous sommes
42:37un pays ouvert.
42:38Nos frontières sont confiées
42:40à l'Espagne,
42:40à l'Italie,
42:41et puis on a des spécificités géographiques.
42:43On est pratiquement un des pays
42:45qui a le plus de côtes maritimes.
42:47Je crois que c'est 6 000 kilomètres
42:48avec les Outre-mer.
42:50Vous imaginez plus
42:50nos Outre-mer
42:51qui sont des lieux de rebond
42:53pour le trafic de stupéfiants,
42:54pour la cocaïne.
42:55Et puis,
42:55il ne vous a pas échappé
42:56qu'en Méditerranée,
42:57on est face à un pays
42:58producteur de résine de cannabis,
43:01dans le riz,
43:01qui est le Maroc.
43:02Et les accords vont être passés
43:04normalement avec le ministère
43:05de la Justice.
43:06On est un grand pays consommateur.
43:07Il y a le problème
43:08des consommateurs
43:10qui se posent.
43:12Et puis,
43:12en même temps,
43:13est-ce que vous avez vu,
43:14vous,
43:14une campagne
43:15sur la nocivité des drogues ?
43:17Vous avez d'excellentes campagnes
43:18sur la sécurité routière,
43:21sur le cancer,
43:22sur le VIH.
43:23Et c'est très bien.
43:24Il n'y a pas de campagne
43:25sur la nocivité des drogues.
43:27Il y a eu une campagne
43:27qui, d'après moi,
43:28n'était pas la bonne
43:29pour dire
43:30le pétard que vous achetez
43:32le gramme de cocaïne
43:33à le goût du sang.
43:34Ce qui est vrai.
43:36Mais ce n'est pas prioritairement
43:37ce qu'il fallait faire.
43:38Si vous voulez prévenir
43:40au niveau des jeunes,
43:41il faut leur dire,
43:42en termes de santé,
43:43au niveau psychologique
43:44et au niveau physique,
43:45voilà ce qui va vous arriver.
43:46Vous savez que cette campagne
43:48a été faite pour le tabac.
43:49On a augmenté
43:50le prix du tabac
43:51et en même temps,
43:52on a fait des campagnes.
43:53La baisse de consommation
43:55du tabac chez les jeunes,
43:57elle a été diminuée
43:58par 4 sur 20 ans.
44:00Et pourquoi il n'y a pas
44:00de campagne
44:01sur la nocivité
44:02des drogues sur les jeunes ?
44:03C'est là-dessus
44:03qu'il faut aller.
44:04Et de vrais débats
44:05qu'on va peut-être ouvrir
44:06en cette année 2026,
44:08mais qu'on va surtout découvrir
44:09si on lit attentivement
44:10votre livre.
44:10Rédéric Lowe,
44:11secrétaire général
44:12du syndicat des commissaires
44:13de la police nationale,
44:14auteur de Insécurité,
44:16Stop à la descente aux enfers,
44:17c'est aux éditions Fayard.
44:18Merci beaucoup
44:18d'avoir été avec nous ce matin
44:20et j'espère qu'on n'aura
44:21pas trop à vous rappeler,
44:22notamment demain matin
44:23pour faire le bilan
44:24d'une soirée catastrophique.
44:26Il est 9h56
44:27et avant de passer le relais
44:28à mon camarade,
44:29évidemment,
44:30M. Cardos
44:31qui vient de faire son entrée
44:32dans le studio,
44:33on va aller au standard
44:340826 300 300.
44:36Bonjour, Sophia.
44:38Bonjour, monsieur.
44:39Merci beaucoup
44:40d'être avec nous ce matin.
44:41Vous allez bien ?
44:42Je vais très bien,
44:43merci vous-même.
44:44Mais oui, très très bien.
44:45Je sens une voix heureuse,
44:46joyeuse.
44:47C'est quoi ?
44:47C'est cette période
44:48de fin d'année
44:48qui vous exulte,
44:49ma chère Sophia ?
44:50Oui, oui,
44:52c'est...
44:53Oui, on peut dire cela.
44:55Bon, ma chère Sophia,
44:56la félicitation à vous
44:57parce que vous allez pouvoir
44:58retrouver cet air gai et joyeux.
44:59C'est vous qui remportez
45:01l'autoradio
45:02de toute nouvelle technologie
45:03d'App Plus.
45:05Magnifique.
45:06Voilà.
45:07Je vous remercie beaucoup.
45:08Mais je vous en prie,
45:09merci à vous d'avoir participé
45:10et surtout,
45:11merci à vous
45:11de votre fidélité
45:12à Sud Radio.
45:13Grâce à vous
45:13et grâce à cette autoradio
45:15dernière génération
45:16d'App Plus,
45:17ma chère Sophia,
45:17vous allez pouvoir écouter,
45:18écoutez-moi bien,
45:19vous allez pouvoir écouter
45:21Sud Radio partout,
45:22sur la route,
45:22au travail,
45:23sur vos lieux de vacances,
45:24à la piscine,
45:25en vélo à pied,
45:25en trottinette,
45:26n'importe quelle façon,
45:27ça permet sans Internet,
45:29sans application,
45:30d'écouter la radio
45:30avec une qualité sonore
45:32extraordinaire.
45:33Félicitations,
45:33ma chère Sophia.
45:34Je vous remercie beaucoup.
45:36Je vous souhaite
45:37une très bonne fin d'année
45:38et tous mes voeux
45:39pour l'année 2026.
45:40Mes meilleurs voeux également
45:41pour l'année qui s'annonce.
45:43Merci beaucoup,
45:43ma chère Sophia
45:44et belle matinée.
45:45et bon,
45:45ça se rassure,
45:46c'est pourquoi,
45:47ça se rassure,
45:47cerveau à moi,
45:47c'est pourquoi,
45:48ça se réussit,
45:49c'est pourquoi.
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