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  • il y a 20 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00En parlant de bâtiments, pardon, mais c'est une des images forcément qui choque ce soir,
00:04c'est ce qui s'est passé à Lormont, en Gironde, avec une école qui a été saccagée
00:09par plusieurs dizaines d'individus, une trentaine d'individus.
00:12On le disait tout à l'heure avec Lisa, il y a entre 100 et 200 000 euros de dégâts
00:15à peu près.
00:16Alors, je vous vois râler, Sophia Tizaoui.
00:19Bien sûr, parce que déjà, rappelons que c'est regrettable.
00:23Vraiment, nous, on aurait bien aimé ne pas en arriver là.
00:26Et pour le coup, les violences, il faut les dénoncer, donc elles viennent.
00:30Je pense que ça, c'est dit.
00:31Est-ce que ça ruine tous vos efforts ?
00:33Ça ruine vos revendications ?
00:34Le problème, c'est que notre message, il est biaisé parce que c'est ce qu'on met en avant.
00:38Alors qu'il y a beaucoup de manifestations.
00:41Regardez, à Bastille, par exemple, ça s'est très bien passé jusqu'à la fin,
00:45où effectivement, ça a pété.
00:46Mais ce qu'on retient de Bastille, c'est la fin, malheureusement.
00:48Et ce n'est pas tout ce qu'on a vu, où des belles pancartes ont été brandies,
00:52où il y a eu des chants, etc.
00:55Et donc, c'est là où je dis que c'est problématique ce qu'on met en avant.
00:57C'est-à-dire qu'aujourd'hui, nous, on a nos revendications qui sont claires,
01:00et à la place, on nous parle des dégradations qui sont vraiment, pour le coup, regrettables.
01:06Maintenant, moi, je ne cherche pas à justifier leur acte, mais simplement à comprendre.
01:10Tu es fier, c'est toujours comme ça.
01:11Non, mais c'est vrai.
01:11Mais je cherche simplement à comprendre, parce que justifier, ça ne veut pas dire comprendre.
01:17Ce sont deux choses différentes.
01:18Maintenant, je me dis, pourquoi certains jeunes en sont arrivés là ?
01:22C'est que, quelque part, il y a aussi un mépris de l'État.
01:26On nous malmène depuis des années.
01:27Et donc, forcément, les jeunes ne se sentent plus écoutés.
01:30Quand on voit que, nous-mêmes, à l'époque où j'étais président de l'Union syndicale du Seine,
01:33où Anne Jeunetait était ministre de l'Éducation, on ne nous a pas ouvert la porte.
01:37On se dit qu'on essaie de discuter, on ne nous reçoit pas.
01:39Donc, forcément, pour certains jeunes, la seule issue de secours, c'est celle-ci.
01:43Et c'est dommage.
01:44Allez-y, je laisse réagir.
01:45Je ne justifie pas, j'essaie de comprendre, c'est différent.
01:48On justifie les violences par le fait.
01:49Ça, c'est la sociologie, mais je pense que l'extrême-droite a un peu de mal avec ça.
01:51Oui, bien sûr, ça doit être ça.
01:53On justifie les violences, on dit, effectivement, il y a eu des problèmes dans l'éducation nationale.
01:57Donc, effectivement, ces jeunes...
01:59Je viens de vous dire, c'est minoritaire, en plus.
02:00Moi, je suis allé dans un lycée, un des pires de mon département.
02:03Il n'y avait pas non plus, c'était pas rose tous les jours non plus.
02:06Je n'avais pas tout le temps des profs, je n'avais pas tout le temps des portes dans les
02:08classes.
02:08Et pourtant, on n'a jamais voulu brûler un lycée, on n'a jamais...
02:11Mais j'en suis désolée, mais ce que je veux dire...
02:13Mais non, mais c'est trop facile de, comme ça, sur un bout de temps, dire
02:14« Oh, mais non, c'est terrible ce qui se passe », alors que vous vous engrainez la chose depuis
02:17le début.
02:18Dites-moi comment on l'a engrainé.
02:19Alors, dites-moi, parce que je suis bien curieuse.
02:20Bah oui, en lançant la machine avec les blocages, en appelant à se soulever...
02:24Mais c'est parce qu'on n'a plus le choix, on essaie de discuter, on ne le reçoit pas.
02:26À un moment donné, on n'a pas le droit de vote, on n'a pas le droit de grève.
02:29Non, mais c'est vrai, qu'est-ce qu'on fait ?
02:31On n'a pas le droit de vote, on n'a pas le droit de grève.
02:32Expliquez-moi, et les blocus...
02:33Vous avez le droit de grève, bien sûr que si.
02:34N'importe quoi, en tant que tu sais, on n'a pas le droit de grève, qu'est-ce que
02:36vous racontez ?
02:37D'accord, mais vous pouvez faire la grève, ça résout le problème.
02:40Par contre, vous n'avez pas le droit...
02:41Non, je ne dis pas n'importe quoi.
02:41De plus, les blocus, ça date pas d'aujourd'hui.
02:44Arrêtez de faire comme ça, on avait inventé les blocus.
02:45Bah oui, c'est le problème, c'est que l'État a laissé faire des blocus et vous a laissé
02:48faire.
02:48Mais c'est parce que l'État ne répond pas à son job qu'on fait ça.
02:50Vous croyez que ça nous fait plaisir ?
02:52Non, non, non, mais vous pensez que ça nous fait plaisir ?
02:54Parce que l'État ne fait pas ce qu'on veut, parce que l'État n'est pas à nos
02:56pieds à chaque fois,
02:57on va bloquer, on va casser.
02:58C'est parce que l'État ne répond pas à ce que c'est que cette image que vous envoyez
03:01de la jeunesse.
03:01Attends, attends, attends, attends, Lorenzo, Lorenzo, Lorenzo, sur les images qu'on vient de voir.
03:06Quand j'entends « je comprends la violence », pour moi, ça veut dire la tolérer.
03:10J'essaie de l'expliquer, c'est différent.
03:11Mais vous l'engrinez depuis le début, c'est trop facile.
03:13T'as dit tout à l'heure « je comprends… »
03:14Non, j'essaie de la comprendre d'où elle vient, c'est différent.
03:17Mais donc ça veut dire que tu la tolères ?
03:18Non, mais comprendre, ça ne veut pas dire tolérer.
03:20Non, mais la vraie question, finalement…
03:22Non, non, non, je suis désolée.
03:22Sophia, la vraie question, c'est qui va…
03:24Non, 5 secondes, non, s'il te plaît, parce que c'est très important.
03:26Il peut parler aussi.
03:27Non, non, mais oui, bien sûr qu'il va parler,
03:36on prend l'exemple d'un meurtrier.
03:37Quand on cherche à comprendre pourquoi un meurtrier a tué sa femme, par exemple,
03:40on ne justifie pas son crime.
03:42Et bien donc, c'est la même chose.
03:44Rien ne permet de comprendre.
03:46C'est la même chose, c'est exactement la même logique.
03:48Et là, vous êtes très malhonnête.
03:49Lorenzo, Lorenzo, Lorenzo.
03:52Vous êtes très malhonnête.
03:53La vraie question qu'on devrait se poser, c'est qui va payer pour ces dégâts, finalement ?
03:58Mais ce n'est pas leur problème.
03:59Mais si, mais bien sûr que si.
04:00C'est ceux qui bossent, c'est les salariés, les chefs d'entreprise, les aides-soignants.
04:05Enfin, c'est tous ceux qui bossent, le contribuable va payer pour ces réparations au travers des impôts.
04:11Donc moi, quand j'entends des gens qui tolèrent, finalement, ces dégradations,
04:16je ne te sens pas visé, mais quand j'entends des gens qui tolèrent ces violences,
04:21en fait, vous ne pouvez pas réclamer après 10 milliards.
04:24Arrêtez de brûler des lycées, arrêtez de péter des camions de pompiers.
04:28Et après, on pourra parler des 10 milliards.
04:30Mais parce que la violence, elle est intrinsèque à ce mouvement.
04:32Je pense que là, on ne pose pas bien les termes du débat et comment on définit ce débat.
04:37Non, parce que c'est une minorité, la violence.
04:38Non, ce n'est pas une minorité.
04:39C'est certainement une statistique.
04:40En l'état, oui.
04:41Mais la chose est que ce mouvement est parti de la violence et on s'étonne qu'il revienne à
04:45la violence.
04:46Aucun d'entre vous, sur ces images de lycées, vous ne dites pas du tout que c'est juste opportuniste
04:51de la part peut-être d'une poignée de personnes.
04:54Soit vous, vous dites que ça a été complètement manipulé politiquement.
04:57Soit là, on essaie de comprendre d'où ça vient.
04:59Mais à aucun moment, vous dites que c'est peut-être 5 personnes ou je ne sais plus combien.
05:02C'est pour ça que c'est une minorité.
05:05On réfléchit à l'envers.
05:07C'est-à-dire que ce n'est pas les lycéens.
05:08Et d'un coup, les casseurs ou les groupes se sont agrégés à ça.
05:12C'est-à-dire que ces groupes-là sont à l'origine, ces groupes d'extrême-gauche,
05:16des proxys de la France insoumise, sont à l'origine de ces violences,
05:19ont poussé pour cette violence, ça rentre dans leur projet politique.
05:22Et effectivement, on arrive à utiliser la société.
05:25Pardon, mais là, vous ne savez pas qui est derrière.
05:26Mais oui, bien sûr.
05:27On le voit dans les facs, dans les lycées.
05:30Mais là, sur les images que je vous montre ce soir, on n'en a aucune idée.
05:36Il n'y a pas eu une interpellation, on ne sait pas de...
05:38Mais évidemment, comme vous êtes procureur maintenant, c'est bien.
05:40Et les slogans parlent pour eux-mêmes.
05:43Enfin, là, en l'occurrence, sur la vidéo, on voit juste des jeunes encapuchés.
05:46Enfin, on est incapable de dire qu'ils s'aident, ou ils viennent.
05:48Depuis le début, ces jeunes encapuchés, ils sont là.
05:50Et les renseignements ont montré qu'il y avait un lien.
05:52Enfin, là, vous n'ignorez rien.
05:54Et 30 secondes, vous avez 30 secondes.
05:55Oui, il y a deux types.
05:56Il y a ceux qui sont effectivement très politisés.
05:58Ils sont à l'origine, je le répète et je le redis.
06:01Ils sont à l'origine du soulèvement.
06:02Il y a des casseurs qui...
06:04On ne sait pas trop d'où ils viennent.
06:06Il y a une chose que vous devriez, à mon avis, exiger.
06:10Qui sont les seuls élus qui sont dans les manifestations
06:12et qui sont à la sortie des lycées ?
06:14C'est les élus de la France insoumise.
06:16Et ce n'est pas de notre côté.
06:17Ils sont organisés.
06:17Il faut donner des élus d'autres parties politiques.
06:21Si, ils faisaient leur travail.
06:22Bien sûr, voilà.
06:23Mais ça, on ne peut pas reprocher aux insoumis de faire leur travail.
06:26Si, les socialistes, si vous me permettez...
06:29Leur travail, c'est si bien, les mobilisateurs...
06:30Si vous me permettez, s'ils sont sensibles à la cause
06:36et à ce problème et à ce sujet qui est un sujet énorme,
06:39ils devraient être là et ne pas laisser le terrain libre
06:42aux élus de la France insoumise
06:44qui, eux, se régalent électoralement exactement pour ça.
06:52Je ne pense pas que la France insoumise est à l'origine de ces violences
06:57mais elle les instrumentalise, bien sûr.
07:00Parce qu'après, les policiers vont intervenir
07:03et qu'est-ce qu'on va dire ?
07:03Les flics sont des connards.
07:05Non mais c'est une réalité.
07:06Après, on va dire ça.
07:07Non mais c'est une réalité.
07:08La France insoumise instrumentalise ces violences.
07:11Autant d'enquête ouverte de l'IGPN, c'est aussi pas normal à un moment donné.
07:14Il y en a 20.
07:15Il y a 700 policiers qui ont été blessés.
07:19Pardon, on a montré d'autres images tout à l'heure,
07:21effectivement particulièrement choquantes de l'intervention policière
07:23ce soir du côté de la Bastille.
07:25Non mais ils doivent montrer l'exemple.
07:26S'il vous plaît, avec une nouvelle enquête ouverte,
07:29visiblement, après ce qui s'est passé ce soir du côté de la Bastille,
07:31on a montré les images tout à l'heure.
07:32Merci.

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