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Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Prix du carburant, on va dans une station service parisienne pour faire un point de situation avec Clémence Renard. Clémence.
00:08Regardez, on est au-dessus ici de la moyenne nationale pour le gasoil. 2,61 euros, 2,34 euros par
00:14exemple pour le sans-plomb 95.
00:16On va même quasiment 2,70 euros pour le suprême. Ça pique les yeux, nous disent les automobilistes avec lesquels
00:22on a pu échanger tout le long de cet après-midi
00:24et de cette soirée forcément, surtout quand ils voient les chiffres défiler au fur et à mesure que le carburant
00:31coule et que le plein se fait.
00:33Voilà ce que nous disent les automobilistes pour ce qui est de leur état d'esprit. La plupart d'entre
00:37eux se disent résignés.
00:39Alors il y a deux cas de figure. Ceux qui s'inquiètent de l'avenir, notamment ils s'inquiètent de
00:43voir les 3 euros arriver, 3 euros le litre d'ici quelques semaines.
00:47D'autres, en revanche, pour le moment, préfèrent rester optimistes et espèrent peut-être une baisse des prix à la
00:53pompe dans les prochaines semaines.
00:54Je vous propose d'écouter quelques réactions d'automobilistes rencontrées un petit peu plus tôt avec Pierre-Louis Crétin.
01:01La voiture peut-être qu'en fin de mois finalement, on va la laisser au garage et puis on va
01:05aller travailler à pied.
01:07Ça fait très mal et du coup je mets un peu moins. D'habitude je fais des pleins mais là
01:12je ne fais pas le plein.
01:12Un plein entier à 80 voire 90 euros, ça fait un peu beaucoup.
01:15Ça pique, ça pique. Mais bon, a priori, on espère que ça va répresser bientôt.
01:20Je prends ce dont j'ai besoin en me disant, tiens, je vais suivre le cours de l'augmentation du
01:26prix d'essence.
01:27Et puis en fonction de mes besoins, je mets de l'essence dedans. Sinon quand je peux, je prends le
01:31métro aussi, dans Paris.
01:33Voilà, des automobilistes qui se réorganisent en fonction des prix.
01:39Certains nous disent songer à abandonner la voiture, notamment pour aller au travail à pied peut-être quand c'est
01:44possible.
01:44Ou bien avec les transports en commun. Et d'autres essayent de limiter les sorties en voiture, notamment le week
01:50-end.
01:51Merci beaucoup Clémence Renard avec Pierre-Louis Crétin, donc en direct d'une station-service de Paris.
01:59Thierry Brault, on est d'accord qu'il n'y a aucune raison, sans prendre en considération les mesures potentielles,
02:04on parlera évidemment des réponses potentielles, mais il n'y a aucune raison là, à ce stade,
02:08que les prix baissent dans les prochains jours. C'est même l'inverse qui se profile.
02:11Et oui, malheureusement, vous avez deux guerres, la guerre en Iran qui continue et la guerre en Ukraine.
02:17Et ces deux guerres ont des impacts, l'une sur les volumes de brutes qui ne transitent plus via le
02:23détroit d'Hormuz,
02:24et le fait que depuis quelques jours en plus l'Arabie Saoudite a été attaquée.
02:28Et de l'autre côté, une guerre en Russie, en Ukraine, et les Ukrainiens qui attaquent les raffineries russes,
02:34pour essayer de désorganiser l'appareil russe en attaquant la production de diesel,
02:41et en faisant qu'aujourd'hui, il manque du diesel en Russie.
02:44Vous avez ces longues queues dans les stations-service russes,
02:48et surtout le fait que la Russie, qui était un grand exportateur de diesel, n'exporte plus de diesel.
02:53Et donc effectivement, nous sommes aujourd'hui avec des prix qui ne peuvent que monter tant que ces deux guerres
02:58durent.
02:58Mais donc que monter ? Dans quelle mesure ? Et à partir de quand ?
03:02Je pense qu'il faut essayer d'être le plus concret possible.
03:04Si ça devait monter à nouveau, ce serait pour quelles raisons précises, et dans quelles mesures ?
03:10Eh bien parce que tous les jours qui passent, l'offre est contrainte.
03:13Si vous regardez ce qui se passe aujourd'hui en Iran, vous avez donc l'Arabie Saoudite qui ne peut
03:18plus exporter,
03:19et donc si on regarde, c'est à peu près 14 millions de barils par jour qui sont coincés.
03:2414 millions de barils par jour, c'est 14% de la demande mondiale.
03:28Donc ça veut dire que chaque jour qui passe, il faut essayer de faire baisser la demande.
03:32Si vous regardez la demande en France, elle n'a baissé que de 6%.
03:35C'est ce qui a été montré dans votre reportage.
03:38Donc il faut qu'elle baisse encore plus, et pour qu'elle baisse encore plus,
03:40la destruction de la demande, ça va se faire avec des prix malheureusement plus élevés.
03:44Alors jusqu'à présent, on avait trouvé des solutions, on avait utilisé les stocks,
03:48on avait utilisé les stocks stratégiques, la Chine avait moins consommé,
03:51mais on arrive au bout de ce système-là.
03:54Et donc effectivement, on voit les prix qui continuent malheureusement à augmenter jour après jour.
03:59– Mico, bonsoir, 4 euros le litre de gazole, c'est envisageable ?
04:02– 4 euros, non, on n'est pas du tout à ça.
04:05Et puis en plus de ça, si effectivement on était uniquement sur des logiques
04:09de contraction de la capacité d'offre,
04:13on ne serait pas quand même à 4 euros le litre en France sur du diesel.
04:16Donc 3 euros, c'est un marqueur symbolique qui est déjà suffisamment fort.
04:19J'avais dit au début du mois qu'on arriverait dans certaines stations structurellement chères,
04:24donc vraiment un type bien précis de stations, Paris-Intramuros, Montagne, Autoroute,
04:28à du 3 euros le litre sur des carburants premium,
04:30et ça, ça ferait un effet psychologique.
04:32C'est arrivé cette semaine, et on l'a vu, tous les médias en ont parlé,
04:35parce qu'effectivement ça parle, mais 4 euros, il ne faut pas exagérer.
04:38– Est-ce qu'il y a d'autres raisons, au-delà des conflits internationaux
04:41dont on parle beaucoup évidemment ces derniers temps,
04:43d'autres raisons, d'autres facteurs qui pourraient faire que le prix de l'essence
04:47continue à monter dans les jours qui viennent ?
04:50– Alors, il y a l'effet de la spéculation évidemment,
04:52il y a l'effet de l'augmentation de la marge des raffineurs,
04:54je pense que ça, quand on en parlait début juillet, c'était un petit peu obscur,
04:57là tout le monde a très bien compris de quoi il s'agit,
04:59et pourquoi surtout ça se fait, et donc pourquoi vous avez sur la partie raffinage
05:02et sur la partie trading une capacité d'action
05:05que vous n'avez pas forcément sur la partie de distribution,
05:07mais l'autre élément qui va revenir en ligne de compte,
05:10c'est effectivement la capacité ensuite à trouver des substituts,
05:14soit de la destruction de la demande par la sobriété subie,
05:18parce que donc trop cher, on ne peut pas utiliser,
05:19soit parce qu'on trouve d'autres mécanismes pour accéder à de l'énergie un petit peu moins chère,
05:24et là effectivement il y a des mécanismes réglementaires auxquels on peut penser,
05:27sur de l'huile de friture, sur du GPL, d'autres éléments comme ça,
05:32qui ne sont pas aujourd'hui majoritaires, attention bien loin de là,
05:35mais de fait qui peuvent peut-être faire l'objet de la politique publique.
05:37Et juste en un mot rapidement s'il vous plaît, mais je lisais dans les colonnes du Parisien
05:40qu'il y a un règlement européen sur le méthane qui sera instauré à partir de début janvier,
05:46qui pourrait avoir, je reprends les mots du Parisien,
05:49qui pourrait être un choc dévastateur sur les prix de l'essence,
05:52donc ça viendrait s'ajouter au reste.
05:54Ça viendrait s'ajouter au reste, on pourrait penser aussi...
05:574% de plus sur le prix de l'essence.
05:59Alors, ce sont des scénarios maximalistes, attention, donc restons quand même...
06:03Oui, mais quand je lisais ça, je me suis dit, ok, donc il y a ça aussi qui va venir
06:07s'ajouter à la...
06:08Absolument, et la logique ici, c'est une logique qui n'est pas juste environnementale,
06:11c'est une logique qui est liée aussi à la pollution dans les villes,
06:14c'est une logique qui en fait dépasse la question du prix du carburant lui-même.
06:18Donc aujourd'hui, cette question du méthane, d'un point de vue climatique,
06:22pour donner un ordre de grandeur ici, si vous mettez une tonne de méthane dans l'atmosphère,
06:25c'est un pouvoir réchauffant 28 fois supérieur à une tonne de CO2.
06:29Donc on comprend très bien pourquoi il y a ces logiques de pricing,
06:33donc de valorisation du méthane, mais encore une fois,
06:36attention au scénario maximaliste qui sort partout.
06:37L'information importante aussi aujourd'hui, c'est que le gouvernement prépare de nouvelles mesures,
06:43parce que le statu quo n'est pas possible,
06:45avec des réunions qui vont se succéder la semaine prochaine,
06:48que peut faire le couple exécutif dans la tempête,
06:50comme le dit la tribune dimanche demain.
06:53Olivier Babot, c'est quoi la recette magique ?
06:55Malheureusement, ça n'aura échappé à personne que nous sommes dans un contexte très particulier,
06:59qui est celui de cette discussion du pré-budget,
07:01où on commence à voir les premières mesures qui sortent,
07:05et surtout la contrainte générale,
07:07qui est une contrainte extrêmement serrée cette année,
07:10avec une nécessité peut-être symbolique,
07:12mais une nécessité quand même d'approcher les 5%,
07:14peut-être d'être en dessous des 5% de déficit,
07:16avec une volonté de faire flèche de tout bois,
07:18mais avec donc extrêmement peu de marge de manœuvre.
07:21Et comme disait Jacques Chirac, les ennuis volent en escadrille.
07:24Il y a au moins 3 effets récessifs dans ce qui est en train de se passer du côté de
07:27l'énergie.
07:27Le premier, c'est qu'évidemment on consomme un peu moins.
07:30Le deuxième, c'est que certaines personnes vont travailler un peu moins.
07:33Et puis le troisième, c'est que pour ceux qui travaillent, ça comprime les marges.
07:36C'est-à-dire qu'on perd du point de vue de l'économie sur tous les tableaux.
07:40Et perdre sur tous les tableaux, ça veut dire que demain,
07:42dans la prévision du budget 2027,
07:43ça rajoute encore un poids au pied du gouvernement,
07:46puisque ça veut dire qu'on aura probablement encore moins de recettes.
07:50Décidément, on n'a que des mauvaises nouvelles.
07:51Et en effet, aucune raison d'espérer,
07:53on adorerait espérer un automne qui soit plus clément du côté des hydrocarbures.
07:56Et du coup, qu'est-ce que peut faire l'exécutif Bruno Jeudy ?
07:59Qu'est-ce qui est dans les tuyaux, si je puis dire ?
08:01Alors il y a deux choses à deux niveaux.
08:02D'abord, il y a pour les automobilistes,
08:04les aides directes qui existent pour les gros rouleurs.
08:06Ils ont décidé de les prolonger déjà jusqu'au 31 décembre.
08:10On peut s'attendre peut-être à ce qu'ils élargissent ces aides.
08:14On va voir dans quelle proportion, sans doute,
08:16que ces décisions seront prises début de semaine,
08:18avant la probable prise de parole du président de la République,
08:21jeudi soir, à la télévision.
08:24La deuxième chose, c'est au niveau international.
08:26Emmanuel Macron qui parle à New York pour l'Assemblée Générale de l'ONU.
08:31Les discussions qu'il y a aussi avec les autres membres du G7,
08:35c'est d'abord, j'allais dire,
08:37la France et d'autres vont peser pour ce qu'il y ait une espèce de deal
08:42entre deux pays autour d'Auditroite d'Ormus, Oman et l'Iran,
08:47pour essayer de voir si ce deal un peu discret
08:51pourrait permettre de faire baisser, j'allais dire,
08:54le prix du litre d'essence pour tous les automobilistes.
08:58On dit entre 20 et 30 centimes.
09:00Ça avait été un peu le cas au printemps,
09:03lorsqu'ils avaient réussi par deux méthodes.
09:05Cette méthode-là et puis d'autres méthodes
09:07qui sont de relâcher des stocks stratégiques,
09:10ce qui pourrait se décider s'il y avait un G7 Énergie.
09:12Et là, les grands pays pourraient coordonner leur action
09:15et peut-être espérer faire baisser.
09:17Mais tout ça reste quand même hypothétique.
09:19Donc le président du gouvernement va essayer d'agir à ces deux niveaux-là.
09:23D'abord directement au président automobiliste
09:24et puis ensuite au niveau plus international et diplomatique.
09:27Mais auprès des automobilistes,
09:29en maintenant ce qui est déjà en place
09:31et en le prolongeant ou en le faisant monter en puissance.
09:34Mais pas plus parce que David Amiel,
09:35dans l'interview qu'il accorde à la tribune dimanche,
09:37dit une nouvelle fois,
09:39il maintient que la baisse de la TVA
09:41comme le réclame le Rassemblement national
09:44coûterait, selon lui, je reprends ces mots,
09:46l'équivalent du budget du ministère de la Justice.
09:48La France n'a pas les moyens de ça.
09:50Évidemment, les uns et les autres,
09:52vous parliez du Rassemblement national justement,
09:53les uns et les autres ont continué aujourd'hui
09:55de vanter leur solution.
09:58Écoutez quelques réactions de responsables politiques.
10:02Il faut tripler le chèque énergie.
10:04Le chèque énergie aujourd'hui est de 150 euros par an.
10:07Il faut le monter à 500 euros
10:08et il faut l'étendre aux classes moyennes.
10:10La France est une anomalie en Europe
10:13puisqu'elle va bientôt devenir le seul pays européen
10:16qui refuse de baisser les taxes sur les carburants.
10:18Ça nous amène à un prix des carburants à 3 euros le litre.
10:21Je pense que c'est l'économie française qui va être à l'arrêt.
10:24Le total se fait des marges énormes.
10:2611 milliards d'euros de bénéfices
10:29rien que sur le premier semestre de 2026
10:31sur le dos de la guerre, des guerres.
10:34Et c'est pour ça que nous demandons au gouvernement
10:36d'agir auprès de Total
10:37pour pouvoir récupérer une part de ses bénéfices,
10:40d'imposer à Total de renier sur ses marges.
10:42Voilà pour certaines des solutions
10:44proposées par les candidats à la présidentielle
10:47et pas que.
10:48Yves Carrat, on a aussi une question
10:49qui nous est parvenue d'un téléspectateur.
10:51Bernard, il dit en 1990,
10:52le gouvernement Rocard a temporairement plafonné
10:55les prix des carburants.
10:56Les cours internationaux continuaient d'être répercutés
10:59mais les marges étaient encadrées.
11:01Le dispositif visait donc surtout
11:02à éviter les hausses spéculatives
11:05sans subvention massive de l'État.
11:08Est-ce que vous, selon vous,
11:09il y a une solution à privilégier,
11:11notamment le blocage des prix ?
11:12Nous, ce qu'on demande à Mobilité Club France,
11:15anciennement d'Ouil Club Association,
11:17on a changé de nom,
11:17c'est la baisse des taxes.
11:19Ça fait des dizaines d'années qu'on le demande.
11:21On est en dehors de toute sensibilité politique
11:22parce qu'on est apolitique.
11:24Maintenant,
11:24Dans la TVA ?
11:26Oui, dans la TVA.
11:26Les taxes, après,
11:27on répartit mes 50%
11:30de taxes TVA
11:31sur un produit aussi essentiel
11:32que le carburant.
11:34C'est vrai que c'est unique en Europe.
11:36En Allemagne,
11:37ils les baissent d'ailleurs.
11:38Alors, vous allez me dire,
11:38ils ont une marge de manœuvre différente
11:39avec le budget, etc.
11:41Ils sont moins endettés.
11:41Ils sont moins endettés.
11:42Mais vous ne croyez pas
11:43que l'argent qu'on ne va pas mettre
11:44dans le réservoir,
11:45il va rester dans l'économie française ?
11:46Sans doute.
11:46Qu'on va aller plus au restaurant,
11:48qu'on va plus...
11:48Alors, bien sûr,
11:49ce ne sera pas à 50% de taxes,
11:50mais ça va rester en France.
11:51Il y a un véhicule à 120% d'endettement
11:53et puis un autre qui est,
11:54je parle sous le contrôle du bien-de-l'abaut,
11:5660-70.
11:58C'est vrai qu'on n'a pas fait
11:59les réformes structurelles
12:00qu'on aurait pu faire.
12:02Maintenant,
12:02les solutions,
12:03et ça a été dit tout à l'heure,
12:04on sait mettre autre chose
12:06que du pétrole
12:06dans un moteur thermique.
12:08Et ce, depuis très longtemps.
12:10Alors,
12:10plutôt que de tout miser sur l'électrique,
12:12il y a 10 ans,
12:13il n'y avait pas une borne électrique
12:13en France.
12:14Si dans 10 ans,
12:15on s'y met,
12:16vraiment,
12:16on aura des biocarburants,
12:18le HVO 100,
12:20le HVO 100 pour les camions
12:21comme pour les voitures,
12:22l'huile végétale,
12:24tout ce qui est à base de biomasse,
12:25on mettra autre chose
12:26dans un moteur
12:26que du pétrole,
12:27en tout cas pour les voitures,
12:28pour les camions
12:29et les bateaux,
12:30ce sera plus compliqué,
12:31mais au moins pour les voitures.
12:32On sait faire.
12:33Aujourd'hui,
12:34je roule au super éthanol.
12:35D'abord,
12:36ils sont très contents,
12:36les agriculteurs,
12:37ça fait un revenu supplémentaire.
12:38Et moi,
12:38je paie le litre,
12:39moins d'un euro.
12:39Donc on les a les solutions.
12:41Mais pourquoi tout le monde
12:41ne le fait pas là ?
12:42Alors,
12:42toutes les voitures à essence
12:44ne pourraient pas rouler
12:44au super éthanol en France,
12:45en tout cas produits en France.
12:47Donc ce n'est pas une solution
12:48à très court terme ?
12:49Non, mais rien ne remplacera le pétrole.
12:51Il n'y a pas une énergie
12:52qui va remplacer le pétrole,
12:53ni l'électricité,
12:54ni rien.
12:54Il y aura une multi-énergie,
12:55enfin il y aura des énergies différentes.
12:57Ce sera du HVO,
12:59ce sera du super éthanol,
13:00ce sera de l'électricité,
13:02de l'hydrogène,
13:03des piles à combustible,
13:03ce que vous voulez.
13:04Donc allons-y
13:05et n'attendons pas.
13:06En fait,
13:08ces biocarburants
13:08et cette fabrication
13:09de biocarburants
13:10de synthèse,
13:12plutôt qu'elles soient contraintes,
13:13il faut la choisir.
13:14Alors allons-y
13:14et ne misons pas tout sur l'électrique,
13:16c'est une erreur fondamentale.
13:17Mikko,
13:18et après je viens vers vous Olivier Babou.
13:19Oui,
13:19alors pour une fois
13:20que je peux sortir ma carte
13:21de spécialiste de l'hydrogène,
13:22merci de l'avoir cité avant moi,
13:23c'est vraiment un élément
13:25qui va être important ici,
13:25cette notion de multi-énergie,
13:28tous ces paniers.
13:29Parce que de fait,
13:29quand on a un débat
13:30qui se focalise uniquement
13:31entre essence diesel d'un côté
13:33et électricité de l'autre,
13:34en direct,
13:36c'est une erreur dans le débat,
13:37parce qu'effectivement
13:38les capacités
13:39et la vitesse de transition
13:40à l'échelle
13:41vers par exemple
13:42du tout électrique,
13:44ça prend effectivement
13:44un temps
13:45qui ne répond pas
13:46là tout de suite
13:46à nos enjeux qu'on craint.
13:48Alors que pour autant,
13:49on va retrouver effectivement
13:50certains de ces carburants
13:51qui moyennant un module,
13:53moyennant une petite modification
13:56dans un garage,
13:57etc.
13:57peuvent être en réalité faits,
13:59ça peut être du rétrofit
14:00et autres,
14:00ça peut être fait rapidement
14:01et si c'est aidé,
14:02parce que ça a déjà été aidé
14:04par notamment les régions,
14:05ça peut être fait
14:05à l'échelle.
14:06On voit que plusieurs pays
14:07à l'échelle européenne
14:08prennent des mesures
14:09et c'est ça aussi
14:10qui interpelle je pense
14:11les Français
14:12en Pologne,
14:13en Hongrie,
14:14en Espagne,
14:15au Royaume-Uni,
14:16en Italie,
14:16alors avec à chaque fois
14:17des baisses différentes,
14:18on les voit,
14:19certains jouent sur la TVA,
14:21baissent des impôts
14:22sur les carburants
14:23en ce qui concerne l'Italie.
14:25Thierry Brault,
14:26j'ai une question
14:26à un téléspectateur
14:28à ce sujet
14:29qui parle des prix
14:30en Espagne,
14:31il dit
14:311,76€ le prix
14:33du sans-plomb 95,
14:34voici le prix des carburants
14:35en Espagne à Barcelone
14:36au début de la semaine.
14:37Ils y arrivent,
14:38alors pourquoi par nous ?
14:40Ras-le-bol d'être pris
14:40pour des planches à billets,
14:41nous n'en pouvons plus
14:42et pourquoi aider seulement
14:43les gros rouleurs ?
14:44Les autres n'ont pas
14:45le droit de se déplacer.
14:47Mais oui,
14:48mais je suis d'accord,
14:49il faut baisser la TVA,
14:50mais le problème,
14:50c'est quand on veut
14:51baisser cette TVA,
14:52la grande question,
14:53c'est qu'est-ce qu'on coupe ailleurs ?
14:54Et en fait,
14:55Emmanuel Macron a fait
14:55cette réunion vendredi
14:57de pédagogie,
14:58mais il a oublié
14:59de savoir comment on faisait
15:00avec les plus et les moins.
15:02C'est-à-dire,
15:02oui, il faut aider les gens,
15:04oui, 3 euros,
15:05ça va devenir un gros problème,
15:07mais le budget de l'État
15:08tel qu'il est
15:08ne le permet pas.
15:09Et donc pour vous,
15:10là, la solution la plus viable,
15:12finalement,
15:12le bon compromis,
15:13ce serait quoi ?
15:13C'est ce qu'on fait aujourd'hui,
15:14des aides ciblées
15:15un peu plus importantes ?
15:16Mais je pense qu'on aurait dû
15:17réfléchir à ces questions
15:18depuis 6 mois.
15:19On a, au 1er janvier 2026,
15:22augmenté les certificats
15:23d'économie d'énergie,
15:24sans passer d'ailleurs
15:25par le monde.
15:26On les a augmentés
15:26de 10 centimes.
15:27Est-ce quelque chose
15:28d'absolument essentiel ?
15:29Est-ce qu'on pouvait
15:30revenir sur ça ?
15:31On a des dépenses
15:33qui sont peut-être inutiles
15:34qu'on pourrait aussi couper.
15:35C'est ce genre de choses
15:36qu'il faut répondre.
15:37Mais si on fait juste
15:38que baisser le prix à la pompe,
15:41il sera payé
15:42par les générations futures,
15:43comme la dette d'aujourd'hui.
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