Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Mais tout d'abord, vous le savez, l'actualité, ce sont les couvre-feux mis en place.
00:04Ce sera à partir de 22h, nous serons dans la cité fosséenne à Marseille tout à l'heure.
00:08À Paris également, ce soir, de nouveau, Place de la République et puis les quartiers, les Halles et leurs environs,
00:14nous y serons également.
00:15Mais tout d'abord, nos invités, Laurent Valdigui, notre journaliste, est avec nous.
00:19Bonsoir Laurent. On va détailler ce dispositif décrit comme massif qui a été annoncé par le Premier ministre tout à
00:25l'heure à l'Assemblée nationale.
00:26Maître Randall Schroederfer, merci d'être là et bonsoir à vous.
00:29Avocat pénaliste, nous sommes avec Laurent Jacobelli, bonsoir.
00:32Bonsoir Sonia Mabou.
00:33Député Rassemblement national de Moselle, c'était un sacré chaudron bouillant tout à l'heure à l'Assemblée nationale, on
00:39va en parler.
00:39On va en parler.
00:40Le policier Grégory Joron va nous rejoindre, Rocaia Diallo également, mais tout d'abord.
00:45L'Assemblée nationale a pris des airs de batailles rangées, de batailles politiques, de chaudrons bouillants.
00:51L'exécutif a pointé la responsabilité de l'ultra-gauche.
00:54On va en parler, mais tout d'abord, la question sans doute que vous vous posez, c'est par rapport
00:59à ce samedi, l'État régalien pourra-t-il, et c'est sa mission première, c'est son devoir,
01:04protéger les citoyens, l'intégrité physique, les biens, les bâtiments publics, notamment évidemment les mairies, le cœur battant de notre
01:11démocratie ?
01:12Réponse du Premier ministre.
01:14Ensuite, il y a les manifestations à venir. Le ministre de l'Intérieur a déjà donné des instructions aux préfectures.
01:19Le dispositif de samedi prochain sera massif. Il sera présenté au ministre de l'Intérieur.
01:25J'aurai l'occasion moi-même de me le faire présenter jeudi prochain.
01:30Et vous qui nous regardez, vous allez découvrir ce dispositif. On en parle d'abord avec vous, Laurent Valdiguier.
01:36Ensuite, on demandera pourquoi ça n'a pas été mis avant. Mais regardez ce qui est prévu.
01:40Des renforts plus importants, des unités comme le RAID, la BRI, les Centaures, Laurent Valdiguier. Est-ce que c'est
01:46inédit comme dispositif ?
01:48Oui, alors on revit exactement le même scénario que la semaine entre le 1er décembre 2018 et le 8 décembre
01:542018, au moment des Gilets jaunes.
01:56Vous savez, le 1er décembre, l'arc de triomphe est pris. Le préfet de police appelle le ministre de l
02:02'Intérieur à 17h40 pour lui dire,
02:04« Monsieur le ministre, la situation est hors de contrôle ». Et là, on a quand même vécu ça en
02:09pire samedi dernier. En pire.
02:12Parce que le centre-ville de Paris a été livré à la rue pendant des heures. Et qu'autant au
02:19moment des Gilets jaunes, c'était très spectaculaire,
02:23il n'y a pas eu beaucoup de pillages, autant là, il y a eu des pillages systématiques. Alors on
02:28parle de Paris, mais Lyon, Marseille, c'est une situation absolument inédite.
02:33La journée du 17 octobre 2026 sera dans les livres d'histoire.
02:37Et de mémoire de quelqu'un qui couvre depuis très longtemps différents événements dans le monde et en France.
02:43Non seulement la police n'avait pas anticipé ce qui allait se passer, mais c'est peut-être...
02:50Alors même si ponctuellement, à chaque endroit, des policiers en sous-effectif ont fait preuve de sang-froid,
02:56de courage et de réaction.
02:59Et c'est vrai que c'est des situations extrêmement dangereuses quand les policiers sont en sous-nombre.
03:04Des fois, il y avait des petits groupes d'une douzaine de policiers.
03:06Est-ce que cela sera suffisant ? Regardez Laurent Valdiguier.
03:08Est-ce que cela sera suffisant ?
03:09Les soldats de l'opération Sentinelle qui seront mobilisés en mission statique pour libérer d'autres policiers.
03:13Le RAID, la BRI, les blindés centaures.
03:16Alors là, ce sera suffisant en nombre.
03:18Déjà parce que, là, pour vous donner un ordre de grandeur,
03:21il y avait 70 forces à Paris au moment des Gilets jaunes en 2018.
03:27Le week-end dernier à Paris, il y en avait 31, dont 4 étaient prises par le concert de Céline
03:32Dion et le match de foot.
03:32Donc il y en avait 27.
03:34C'est-à-dire qu'il y en avait un tiers, quand il aurait fallu, deux tiers de plus.
03:40Donc c'était une situation où les forces de l'ordre étaient débordées.
03:45Mais est-ce que tous, ce soir, vous qui nous regardez, nous ici sur le plateau,
03:48quelles que soient les convictions des uns des autres, est-ce qu'on peut se demander
03:51pourquoi cela n'a pas été fait samedi dernier ?
03:55Monsieur le député, vous avez peut-être posé la question au gouvernement tout à l'heure.
03:58On peut se le demander.
03:59D'abord, il y avait 14 compagnies, je crois, de CRS qui étaient en vacances,
04:03qu'on aurait pu rappeler et qui n'ont pas été rappelées.
04:05Ça a été reconnu aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
04:08Alors je suis pour le repos, évidemment, de nos forces de l'ordre qui donnent beaucoup.
04:11Mais il y a des circonstances exceptionnelles.
04:13Il y avait très clairement un manque d'anticipation.
04:15On verra si les services de renseignement intérieur ont fait le boulot.
04:19Moi, je crois que oui, mais il y a peut-être des trous dans la raquette.
04:21Mais il y avait surtout un gouvernement qui, excusez-moi l'expression, était à la ramasse.
04:25Qui aurait pu imaginer que ça se passerait bien ?
04:28Il suffit d'avoir cet outil qui n'est pas exceptionnel,
04:31que tout le monde a, et de regarder ce qui se passait sur TikTok et sur Instagram.
04:34On voyait bien qu'il y avait des rendez-vous qui étaient donnés.
04:37Laurent Jacobé dit, nos renseignements, il dispose d'autre chose que de TikTok.
04:40Et c'est bien compris. Ce que je voulais dire, c'est qu'un individu lambda aurait pu imaginer lui
04:45-même que ça allait dégénérer.
04:47Il y avait un site qui s'appelait le site du 17 octobre, sur lequel il ne fallait pas être
04:51grand clair pour voir qu'il y avait des appels à l'émeute.
04:54Mais on a là, vous avez raison.
04:56Mais là, est-ce que c'est suffisant ? Là, vous êtes en responsabilité, samedi, de nouveaux appels à se
05:03rassembler.
05:03Est-ce que vous vous dites plutôt tranquille, ou est-ce que vous dites, c'est bis repetita ?
05:07Il y a les moyens mis en place, le courage des forces de l'ordre et les ordres qui leur
05:11sont donnés.
05:12Sur les moyens mis en place, enfin, il semblerait qu'ils aient compris qu'il fallait mettre le paquet.
05:16Sur le courage de nos forces de l'ordre, je pense que ce week-end, on n'a aucun doute.
05:19Ce sont des gens exceptionnels, très bien formés, et qui savent garder leur sang-froid.
05:23En revanche, les ordres, parce que quand on demande aux forces de l'ordre de ne pas agir quand des
05:28gens pillent,
05:29quand on demande aux forces de l'ordre de surtout être dans une position, j'allais dire, empathique,
05:34comme dirait le président de la République, ou attentiste, pour ne pas créer de blessés en face et ne pas
05:38créer d'émeutes,
05:39alors oui, effectivement, il y a un problème de maintien de l'ordre.
05:41Le problème...
05:41Attendez, il faut qu'on pose la question sur la table.
05:43Est-ce qu'il y a le fameux, toujours, syndrome Malik Ousekine,
05:46je vous rappelle, ça a été un drame terrible, maître,
05:49mais qui fait qu'il y a une anesthésie de tout gouvernement, Laurent Valdiguet,
05:53parce qu'il y a une crainte, évidemment, d'un drame qui pourrait tout faire basculer ?
05:56Alors, Malik Ousekine, c'est en 1986, c'est vrai qu'après Malik Ousekine,
06:01la police a eu pour consigne en termes de maintien de l'ordre.
06:04Maintien de l'ordre, ça veut dire des manifestations, pas des pillages.
06:07Là, c'est plus du maintien de l'ordre.
06:08Voilà, en termes de maintien de l'ordre, de ne pas aller au contact.
06:11Ça, ça a changé en 2018, puisque la préfecture de police de Paris a créé les braves,
06:16qui vont interpeller.
06:18Donc, la police retourne au contact.
06:19Là, on était dans les scènes de pillage, c'est pas du maintien de l'ordre.
06:22Je rappelle que Malik Ousekine, c'est une bavure,
06:24c'était un jeune étudiant qui ne faisait de mal et ne demandait rien à personne.
06:27Il sortait d'un concert de jazz.
06:29Voilà, et qui n'aurait jamais dû faire l'objet d'une interpellation,
06:32quand les pilleurs de magasins, qui font l'objet d'interpellations musclées,
06:36font l'objet d'interpellations de droits et d'interpellations justes par les forces de l'ordre.
06:40Alors, mais l'utilisation de la force est nécessaire et doit être utilisée
06:46lorsqu'on est confronté à des actes de délinquance.
06:48Malik Ousekine n'était pas un délinquant.
06:50Ce qu'on a vu là, ce sont des délinquants.
06:51Je suis d'accord, mais je vous dis, est-ce que depuis...
06:52Il faut sortir du syndrome Malik Ousekine.
06:54Je vais vous poser la question directement,
06:55parce qu'on pose les questions qui dérangent ainsi bien.
06:57Est-ce que le gouvernement préfère, pardon de le dire ainsi,
07:01j'ai posé la question hier, ça peut paraître dur,
07:02un policier à terre qu'un casseur à terre ?
07:05J'espère que non.
07:07Non, mais quand vous voyez la situation...
07:09Enfin, c'est probable.
07:11C'est probable, dites-vous.
07:13Après ce qui s'est passé, après l'embrasement de la France,
07:15après le cas Naël, je crois que le président de la République
07:19est tétanisé à l'idée que ça recommence,
07:21ainsi que ses ministres.
07:22Très clairement, le manque d'action ce week-end,
07:25il était frappant.
07:25Moi, j'ai beaucoup d'amis qui vivent à Paris
07:27et qui m'ont raconté, mais il suffisait de regarder les images.
07:29Il y a eu des pillages qui se sont faits
07:31sans aucune intervention.
07:33Et là, on a un vrai problème,
07:34parce qu'on a des policiers qui savent intervenir.
07:36Il n'y avait pas assez de policiers.
07:37Il n'y avait pas de policiers sur le terrain dans Paris.
07:40On peut tout expliquer.
07:41Eh bien, ce n'est pas normal.
07:42Quoi qu'il en soit, ce n'est pas normal.
07:43Et surtout, c'est combien vont rester en prison ?
07:46Combien seront relâchés ?
07:47Toutes ces questions-là, je vais vous dire,
07:48c'est la faillite d'un système.
07:49C'est un État qui ne joue plus son rôle.
07:51Ils ne sont plus capables de gérer la rue.
07:54Ils ne le sont plus capables, d'abord,
07:55parce qu'il y a toujours une connivence
07:56avec l'extrême-gauche,
07:58qui a servi à certains d'être élus.
08:00On va en parler.
08:02Je crois qu'on sera tous d'accord.
08:05Samedi, les Français ne supporteraient pas
08:07Randall Schroeder, d'autres images comme ça.
08:09Ça, c'est impossible.
08:10Donc, soit on assume la force légitime.
08:13Évidemment, l'utilisation de la force est nécessaire, légitime.
08:17Et je dirais même qu'elle est obligatoire.
08:18C'est-à-dire que quand des policiers constatent
08:20la commission d'une infraction,
08:21ils ont l'obligation d'agir.
08:22C'est la loi.
08:23Et que vous ne pouvez pas laisser des commerçants
08:25se faire piller sans réagir.
08:27Et donc, les policiers qui seront sur le terrain,
08:30bien évidemment, ont l'obligation de protéger les citoyens.
08:32Parce que si on ne protège pas les citoyens,
08:34à un moment, les citoyens vont se protéger eux-mêmes.
08:35On va recevoir cette pharmacienne
08:37qui a été livrée à elle-même.
08:39Mais il y a un moment où des pharmaciens et des pharmaciennes
08:41vont commencer à dire
08:42« Mais nous aussi, on va faire nos milices.
08:43Mais nous aussi, on va se défendre.
08:45Nous aussi, on va se protéger. »
08:46Et ils auront le droit.
08:47Donc, on ne peut pas laisser ce sentiment-là
08:49s'installer dans la population
08:50et on ne peut pas envoyer le message de dire aux gens
08:52« Débrouillez-vous par vous-même.
08:54Protégez-vous vous-même.
08:55Parce que nous, on ne le fera pas. »
08:57La nouveauté de cette semaine,
08:58pour répondre au pillage,
09:00c'est une nouveauté qui n'avait jamais été utilisée.
09:02C'est d'utiliser les moyens informatiques,
09:05notamment un outil informatique qui s'appelle Système V,
09:09pour permettre à l'ordinateur
09:11de trier les milliers,
09:13voire les millions d'heures de vidéosurveillance
09:15pour extraire des visages
09:17et recouper, croiser ces visages.
09:21Il y a une vingtaine de millions
09:24de visages dans le fichier TAG,
09:27des traitements des antécédents judiciaires,
09:29et d'aller arrêter des gens.
09:31C'est ça qu'on reprend.
09:32C'est les consignes qu'a donnés Gérald Lavalin,
09:35après coup.
09:36C'est-à-dire les consignes qu'a donnés
09:37le ministère de la Justice à ses parquets.
09:40C'est de faire ces recoupements informatiques
09:42après coup,
09:43pour aujourd'hui, en tout cas avant samedi,
09:45ou en tout cas envoyer le message,
09:47« Attention, si vous payez des magasins,
09:49si on ne vous arrête pas sur le champ,
09:51parce qu'il n'y a pas assez de policiers,
09:52qu'on est débordés,
09:53ou qu'on est pris par surprise,
09:54on vous arrêtera demain. »
09:56Comment vous...
09:57Que ne l'ont-ils fait avant ?
09:59Oui.
09:59Je vous assure,
10:00on a posé l'élection...
10:00Moi, je suis une béotienne
10:02en maintien de l'ordre,
10:03et je le dis,
10:03je vois tellement de gens sur les plateaux
10:05qui donnent des consignes
10:06aux forces de l'ordre.
10:07Je sais pas,
10:07j'admire ces gens
10:08qui donnent des consignes
10:08et qui, sur le moment,
10:09je pense qu'ils seraient
10:10les premiers à partir.
10:11Moi, je me demande,
10:12alors que tous les médias
10:13annonçaient la journée
10:14de tous les dangers,
10:15et pas pour faire du sensationnalisme,
10:17parce qu'on le savait...
10:18Je ne suis pas le ministre de l'Intérieur.
10:20Je sais bien,
10:21pas encore,
10:21alors on va le dire,
10:22je ne vous le souhaite pas
10:23dans une telle situation.
10:24Mais expliquez-moi,
10:25pourquoi, aujourd'hui,
10:26après qu'on ait eu
10:27notre cœur qui saine
10:28quand on a vu ces mairies,
10:29Limoges,
10:30on va en parler,
10:31la sous-direction antiterroriste
10:33qui s'est saisie, maître,
10:35c'est-à-dire qu'il y a
10:36des atteintes graves,
10:38un véritable danger.
10:39On est tout à fait d'accord
10:41qu'il y a des actes de terreur
10:42qui sont commis,
10:43c'est-à-dire dans une logique terroriste.
10:45Et d'ailleurs,
10:46le terreau sous-jacent de tout ça,
10:48c'est un peu la même logique
10:49des personnes qui commettent
10:50ces actes-là.
10:51On ne s'attaque pas
10:52quand on s'attaque
10:53à la mairie de Limoges,
10:54à un supermarché
10:55ou à un McDonald's.
10:56On s'attaque délibérément
10:57à un symbole de l'État.
10:59Donc, le but,
11:00c'est de déstabiliser l'État
11:01et ce sont des actes insurrectionnels.
11:04On n'est plus du tout
11:05dans des actes de revendication
11:07ou de manifestation.
11:09Et les policiers
11:10n'ont pas à faire face...
11:11Attendez, mais maître,
11:12si vous, l'avocat,
11:13dit ça,
11:14c'est-à-dire,
11:15vous le constatez,
11:16mais quelles conséquences
11:17dans votre constat ?
11:18C'est-à-dire,
11:18est-ce qu'il faut aller ?
11:19Et je vois que Laurent Lunez,
11:21dans une adresse au préfet,
11:23n'exclut pas des interdictions,
11:24alors dit-il,
11:25de rassemblements
11:26qui ne seraient pas déclarés
11:28ou qui seraient déclarés
11:29par des personnes douteuses.
11:30Alors, le problème,
11:31c'est que face à des actes
11:33exceptionnels
11:33et d'une gravité exceptionnelle,
11:35il faut des mesures exceptionnelles.
11:37Vous ne traitez pas
11:38des actes d'une telle intensité
11:39et d'une telle gravité
11:40avec le droit commun
11:41et qu'il faut aussi avoir recours
11:43au droit spécial.
11:44C'est-à-dire que là,
11:45on est dans quelque chose
11:46de singulier,
11:47d'exceptionnel.
11:48Et à ce titre-là,
11:49il faut des mesures exceptionnelles.
11:50Le déploiement, d'ailleurs,
11:52des forces en place
11:53pour le week-end prochain
11:54est exceptionnel,
11:55mais il faut derrière aussi
11:56un arsenal répressif
11:58qui soit à la hauteur
11:59de ce déploiement.
11:59On va en parler.
12:00On va en parler avec le juge Brugerière
12:01qui disait
12:02que ça n'existe pas encore.
12:03On va parler de la réponse pénale.
12:04Mais moi,
12:05qui sera surpris ?
12:06Le RAID a interpellé
12:07un individu fortement soupçonné
12:09d'être impliqué
12:09dans l'incendie
12:10de la mairie de Limoges.
12:12Un fichier S
12:12d'ultra-gauche
12:14connu des services.
12:15Oui, on est très loin quand même
12:17si je puis dire
12:18du pilleur,
12:18casseur et métier
12:19d'opportunité là.
12:20Ou de l'étudiant.
12:21Ou de l'étudiant.
12:22Comment vous régissez
12:23alors que la sous-direction
12:24antiterroriste a été saisie ?
12:25Donc ça veut dire
12:25que des groupuscules
12:26très organisés
12:27ont voulu déstabiliser l'État.
12:29Un fichier S
12:30d'ultra-gauche
12:31et que l'État
12:32n'a rien vu venir.
12:33Moi, ça m'inquiète.
12:34Moi, Laurent Valdiguet,
12:35ça m'inquiète beaucoup.
12:36Je connais l'efficacité
12:38de nos renseignements.
12:39Mais ça, c'est...
12:41Où ça a pêché ?
12:42Où ça a failli ?
12:43C'est une journée
12:44qui n'aurait pas dû arriver.
12:45Mais malheureusement,
12:47c'est une balafre
12:48dans notre histoire aujourd'hui.
12:49Alors, c'est vrai
12:49que ce qui est très difficile
12:51pour le ministère de l'Intérieur,
12:52c'est de gérer...
12:53Vous savez,
12:53il y aurait une manifestation
12:54de 2 millions de personnes
12:55dans Paris,
12:55il serait bien de gérer.
12:57Parce qu'il y aura
12:57un itinéraire adapté
12:58pour 2 millions de personnes,
12:59il y aura les effectifs
13:00adaptés pour 2 millions de personnes
13:02avant, pendant
13:02et après la manifestation.
13:04Là, ce qui est très difficile,
13:06c'est de gérer
13:08des manifestations simultanées
13:09sur tout le territoire
13:10sans huissage.
13:12Qu'est-ce que vous dites
13:12aux habitants de Limoges ?
13:13Je trouve que vous êtes
13:14trop gentil.
13:15Mais vous analysez
13:17froidement les choses,
13:17c'est très bien.
13:18Mais clairement,
13:19c'était des opérations concertées.
13:21Moi, je ne crois pas
13:22aux pilleurs d'opportunités, etc.
13:23Vous ne rassemblez pas
13:24autant de personnes
13:24aussi bien organisées.
13:26Certains venaient même
13:26de l'étranger
13:27pour les Black Blocs.
13:28Vous ne l'organisez pas
13:29sans passer par des messageries,
13:31sans passer par des moyens
13:32de communication
13:33qui peuvent être interceptés
13:34parce que ce sont
13:34des gens fichés S
13:36et qui souvent sont survivants.
13:37M. Jacques Copéli,
13:39demandez qu'on aurait laissé
13:42patiemment,
13:42oh non, simplement.
13:43À travers passer les mailles
13:44du filet des gens
13:45qui s'en sont pris
13:45à des bâtiments
13:46qui existent depuis 1876.
13:48On a au gouvernement
13:48des gens qui n'agissent plus,
13:50très clairement,
13:50qui n'ont pas le maintien
13:51de l'ordre au cœur.
13:52Je vais vous dire
13:53quelque chose
13:53qui m'a frappé, moi,
13:54aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
13:55La question a été posée
13:57par un collègue avant,
13:58Mickaël Taverne,
14:00au ministre de l'Intérieur
14:01sur exactement
14:02ce qui s'est passé.
14:02Et le ministre de l'Intérieur
14:03avec un air un peu narquois
14:05en disant
14:05« Oh ben, on a fait
14:09vous aurez les images,
14:10évidemment,
14:10puisque ça a été diffusé. »
14:12Vous ne pouvez pas
14:13les accuser
14:13de créer du désordre.
14:14Quand Gérald Darmanin
14:14a dit que les institutions
14:15n'ont pas les accuser
14:16ou les soupçonner
14:17de créer du désordre.
14:18D'incompétence, simplement.
14:19Quand on est à ce niveau-là
14:21de déni,
14:22eh bien, on ne peut pas
14:23s'étonner, malheureusement.
14:24Est-ce qu'on peut poser
14:24la question plus largement ?
14:26Amateurisme, impuissance ?
14:28Déni ?
14:29Non, je ne sais pas.
14:30Monsieur le policier,
14:31bonsoir.
14:32Bonsoir.
14:32Grégory Joron,
14:33merci d'être avec nous.
14:34Vous êtes secrétaire général
14:35du syndicat de police-unité.
14:36D'abord, une première question.
14:38Il a été dit
14:38que le dispositif sécuritaire
14:40serait renforcé.
14:41BRI, GIGN, Sentinelle
14:45et puis des renforts,
14:46surtout des forces de l'ordre.
14:47Est-ce que vous pouvez
14:48ce soir affirmer
14:49que plus jamais
14:50il n'y aura un 17 octobre,
14:51le 24 octobre ?
14:52J'aimerais déjà pas
14:54que mes collègues l'aient vécu.
14:56Est-ce qu'on peut l'affirmer ?
14:58Moi, je suis inquiet,
14:59en fait, pour une chose.
15:01C'est un peu l'amnésie,
15:03réellement,
15:06de certains responsables
15:07et notamment du gouvernement.
15:09Je le dis sincèrement,
15:11alors pas du ministre
15:11de l'Intérieur particulièrement,
15:12mais j'ai croisé un ministre hier
15:14sur un plateau
15:15qui m'a dit
15:15que c'est la première fois
15:16qu'on voit une mécanique comme ça.
15:18Enfin, pardon, mais non.
15:19Je rappelle qu'en 2018,
15:20on a vécu exactement
15:21les mêmes journées.
15:22En fait, moi,
15:22ce qui m'inquiète,
15:23c'est qu'en fait,
15:23en 2016, pardon,
15:25je peux prendre 30 secondes
15:26de développement.
15:27Vraiment, c'est important
15:28parce qu'il faut...
15:28En 2016,
15:29on a vu le retour
15:30des éléments radicaux
15:31dans les manifestations.
15:33La loi Travail,
15:34El Khomri,
15:34c'est la première fois
15:35qu'on avait depuis 15 ans
15:36qu'on avait un retour
15:37d'éléments radicaux
15:38et donc qui mettait à mal
15:40quand même,
15:40on va dire,
15:41la philosophie du maintien de l'ordre
15:42puisqu'on était resté
15:43sur l'évitement,
15:44la mise en distance.
15:45Et là, pour le coup,
15:45on avait des gens
15:46qui venaient au contact
15:46et qui voulaient casser
15:47cette mise à distance.
15:48Premier élément.
15:49Qu'est-ce qu'on a fait depuis ?
15:52Je ne traduis rien.
15:54Deuxième élément,
15:55les gilets jaunes.
15:55Je traduis ce que vous voulez dire.
15:56Deuxième élément,
15:57les gilets jaunes.
15:58Les gilets jaunes,
15:58c'est quoi ?
15:59C'est le matin de l'ultra-gauche,
16:01fin de matinée de l'ultra-droite,
16:0316h du pillage.
16:05Ah si.
16:05Oui, d'accord,
16:05mais au début,
16:06il y avait quand même
16:09des remandications légitimes
16:10autour de l'homme.
16:10Je passe des éléments
16:12qui posent problème,
16:13évidemment.
16:13Les gens qui manifestent,
16:15je fais bien la distinction
16:17entre ceux qui manifestent
16:19et dont c'est le droit
16:20le plus fondamental
16:21d'exprimer des colères
16:22et des revendications
16:23et ce qui nous pose problème
16:24en termes d'ordre public.
16:25C'est ce qu'on a vécu
16:26sur les gilets jaunes
16:27plusieurs week-ends,
16:28rappelez-vous,
16:28du pillage.
16:29On s'en rappelle très bien.
16:30Oui, mais nous,
16:31on s'en rappelle bien,
16:32tant mieux.
16:332023,
16:34qu'est-ce qu'on voit
16:35post-Naël ?
16:36Pillage,
16:37attaque des institutions,
16:39X bâtiments publics,
16:40je crois que c'est plus
16:40de 200 gendarmeries,
16:42commissariats,
16:43mairies qui ont été attaquées.
16:44Médiathèques, écoles.
16:45Exactement,
16:46avec pour le coup,
16:47quelque chose
16:47qu'on n'avait jamais constaté,
16:48une forme de coordination.
16:51D'accord ?
16:52Donc ce qui nous est arrivé samedi,
16:54c'est simplement
16:55l'addition de tout ça
16:56avec des gens
16:57qui ne sont pas bêtes,
16:58qui savent très bien
16:59et qui se nourrissent l'un l'autre.
17:00L'ultra-gauche,
17:02le risque de samedi,
17:03c'est très bien
17:04que les pilleurs
17:04sont une force supplétive.
17:05Alors pourquoi parler
17:05de sidération ?
17:07Parce qu'en fait,
17:08je pense qu'on n'a pas
17:08pour le coup personne
17:10ou en tout cas mal anticipé
17:11le volume de personnes
17:16qu'on avait en face de nous,
17:17le nombre de pilleurs
17:18qu'on avait en face de nous.
17:19Nous sommes un pays
17:20qui a été frappé
17:20par des chocs terroristes
17:22d'une ampleur inédite.
17:23Nous avons des renseignements
17:24qui sont,
17:25même si malheureusement
17:26le renseignement territorial
17:27a été démantelé en partie,
17:29qui sont à un niveau
17:30d'efficacité exceptionnel.
17:31On ne peut pas croire
17:32que 30 000
17:3330 000
17:35déstabilisateurs de l'État
17:36sont arrivés
17:38habillés tout à fait tranquillement
17:39et se sont mis à piller,
17:41cassés, brûlés.
17:42Je ne sais pas exactement
17:43s'ils sont bien posés,
17:44je n'en sais rien.
17:44Et puis peu importe,
17:45dans l'absolu,
17:45de toute façon,
17:46la réalité,
17:46c'est qu'on a pris la vague.
17:48C'est une réalité
17:48que moi,
17:49j'ai eu des messages
17:49tout au long de la journée
17:50de collègues
17:51qui m'ont informé
17:53du fait qu'ils devaient reculer,
17:55qu'ils ont eu peur.
17:57Ah oui, bien sûr.
17:58Mais je pense que c'est
17:59quand même assez humain.
18:00C'est humain.
18:00Voilà.
18:01Et je pense que c'est assez normal.
18:03Et même des collègues
18:04très aguerris
18:04qui se sont retrouvés
18:05dans des situations
18:06invraisemblables
18:06à 4 ou 5 pour garder un parc
18:08quand vous avez 800 personnes
18:09déchaînées devant vous,
18:10eh bien oui,
18:11vous avez, je crois,
18:11le droit d'avoir peur.
18:12Et à mon avis,
18:13c'est plutôt bien d'avoir peur.
18:15Je peux vous dire que c'est
18:16qu'il y a la peur instinctive
18:18pour sa vie
18:19et il y a maintenant,
18:21je vais dire pas la peur,
18:22mais le fait d'assumer
18:23des responsabilités.
18:24Maître,
18:25il y a un moment
18:26dans ce pays,
18:27quelle que soit
18:27la couleur politique
18:28du gouvernement,
18:29que quelqu'un dit
18:30c'est ma responsabilité,
18:32quelque chose a failli,
18:33j'ai honte
18:33de ce qui passait,
18:35je pars.
18:36Est-ce que la notion
18:36de responsabilité
18:37est à ce point diluée
18:38aujourd'hui ?
18:39Je crois que Laurent Lugnès
18:40a posé sa démission
18:43au président de la République.
18:44C'est un bouc émissaire,
18:45d'ailleurs, lui,
18:45plus qu'autre chose.
18:46C'est plus un bouc émissaire,
18:47un physique qu'autre chose.
18:50Mais je pense
18:50que c'est toujours difficile
18:51de reconnaître
18:53qu'on a sous-estimé
18:54un problème,
18:55qu'on a sous-estimé,
18:55et moi je pense
18:56que c'est le fond du problème,
18:57qu'on a sous-estimé
18:58l'ampleur de cette vague
18:59qui allait arriver
19:00et qu'on a sous-estimé aussi
19:01la coordination,
19:02parce que tous ces gens-là
19:04ne se sont pas retrouvés
19:05par hasard ce jour-là,
19:07à cette heure-là,
19:08à Paris.
19:09Vous êtes en train
19:10de parler d'une opération
19:11de déstabilisation
19:12orchestrée,
19:13consciente d'un projet.
19:14Je ne vois pas
19:15quelque chose de spontané,
19:16un tel mouvement spontané,
19:18prendre naissance
19:19le samedi matin
19:20et arriver à maturité
19:21à 9h du matin.
19:22Mais alors comment
19:22ça a pu passer
19:23entre les mailles
19:24défilées de tout le monde ?
19:26On ne surveille pas
19:27forcément les bonnes personnes,
19:29on ne surveille pas...
19:30C'est vrai que si on ne surveille
19:31pas les fichiers S...
19:32Mais la preuve,
19:32c'est que...
19:33Et si les honnêtes citoyens...
19:35Il ne faut pas mélanger,
19:36à mon sens,
19:37vraiment Paris notamment,
19:39moi de source,
19:40de terrain pour le coup,
19:42de renseignement de terrain
19:43d'ailleurs,
19:43Paris c'était 75%
19:46de pilleurs
19:47issus des quartiers
19:48et 25%
19:49d'ultra-gauche.
19:49Donc si on n'avait eu
19:50que l'ultra-gauche,
19:51je vous ai envie de dire,
19:52on s'en serait peut-être
19:53bien sortis.
19:53Le problème qu'on a eu
19:54à Paris,
19:55c'est ça.
19:56Potentiellement,
19:56c'est sûr qu'à Limoges,
19:57c'est potentiellement
19:58autre chose.
19:58Et le problème,
19:59parce qu'on parle Paris
20:00parce que c'est évidemment
20:01la vitrine,
20:01il y a eu énormément
20:02de dégâts et énormément
20:03de blessés dans nos rangs
20:04dans les villes moyennes.
20:06Clermont,
20:07Brest,
20:08Limoges,
20:08à Limoges,
20:08il y avait 60 collègues
20:09engagés,
20:10au bout d'une heure,
20:10ils n'avaient plus de moyens,
20:11il y a eu 30 blessés à la fin.
20:12Les Besançons aussi,
20:13plein de petites villes
20:14ont connu ça.
20:15Ce que vous dites sur Paris,
20:16les gens ne se sont pas
20:17téléportés à Paris.
20:18Non, mais sur Paris,
20:20là où je vais mettre,
20:21pardon,
20:21mais c'est pas,
20:23le bémol à la fin,
20:24malheureusement,
20:24le résultat...
20:25Il y a des gens
20:25qui nous interpellent,
20:26je veux dire,
20:26tout simplement dans la rue,
20:27qui nous disent,
20:28mais ces personnes
20:28ont pris le RER,
20:30donc il y a des transports
20:31pour arriver,
20:32c'est pas une nuée
20:33qui est arrivée,
20:33une orde qui est descendue.
20:34C'est bien pour ça
20:35que je vous ai fait
20:35un peu le fil de nos années
20:41qui, c'est bien d'avoir peur.
20:42C'est bien d'avoir peur
20:43pour se protéger,
20:44c'est pas bien d'avoir peur.
20:45Mais sur le dispositif
20:46de maintien de l'ordre,
20:48clairement,
20:49quand est-ce qu'on fait
20:49des préservices ?
20:50Ça a été le cas souvent.
20:51Qu'est-ce qu'on a fait là hier ?
20:52On n'en a quasiment pas fait.
20:54Quand est-ce qu'on...
20:55Quel outil on a développé
20:56juridique ou administratif ?
20:57En fait, nous,
20:58vous n'avez pas compris
20:59que ce n'est pas vous
20:59qu'on...
21:00Moi, j'essaie d'être interrogé.
21:02C'était pas moi,
21:02mais je vous explique.
21:03Comment vous,
21:03vous allez encore porter
21:04sur votre dos
21:06samedi des décennies de faillite ?
21:08On a des collègues
21:08qui sont dégoûtés,
21:09qui sont écœurés,
21:10qui sont entre l'abandon
21:12et l'instrumentalisation.
21:13Moi, je trouve ça très bien
21:14qu'il y ait une commission
21:15d'enquête parlementaire
21:16sur la journée de samedi.
21:17Parce que c'est très bien
21:19de mettre un peu à plat
21:19les choses sur le maintien de l'ordre.
21:21Parce que ce qui m'inquiète le plus,
21:22moi, de la journée de samedi,
21:24on a parlé de l'erreur d'anticipation.
21:26Bon, il n'y a pas de doute,
21:27ça a été mal anticipé,
21:28il n'y avait pas assez
21:29d'effectifs de policiers.
21:30Ce qui m'inquiète le plus
21:31quand on met à plat,
21:33c'est comment la machine
21:34préfecture de police de Paris,
21:36à 17h,
21:38le chiffre,
21:38c'est l'heure donnée
21:39par la procureure Laure BQO,
21:41à 17h,
21:42les policiers du train
21:44font des alertes
21:45parce qu'il y a
21:46des arrivées massives
21:47qui viennent de banlieues.
21:48Comment se fait-il
21:49que la préfecture de police,
21:51à 17h,
21:53ne soit pas capable
21:54de réagir à une situation
21:56qui est chaotique ?
21:58De fait.
21:58Et pourquoi,
21:59il faut attendre 23h,
22:011h, 2h du matin
22:02pour réagir à ça ?
22:03Et comment se fait-il,
22:04ce sont nombreux,
22:04comment se fait-il
22:05que des individus
22:06habillés en noir,
22:06cagoulés avec des barres de fer
22:08puissent circuler librement ?
22:09Mais vous savez
22:10que si on fait un replay,
22:12un retour sur les débats
22:14après la fernam,
22:16c'est les mêmes questions
22:17qui sont posées.
22:18Là, ils nous font des réponses
22:19quand même.
22:20Sinon, il n'y a pas de retour
22:21sur l'expérience.
22:21J'ai l'impression que tout le monde
22:22est surpris de ce qui s'est passé,
22:23mais on est passé
22:24de la convergence des luttes
22:26à la convergence des haines
22:27que nous prévoyons
22:28malheureusement depuis longtemps.
22:29C'est-à-dire une ultra-gauche
22:30qui veut détruire la République,
22:32et c'est très clair,
22:33par la violence.
22:34Ça passe de groupuscule
22:35par des partis
22:36qui sont représentés
22:37à l'Assemblée nationale
22:39avec certains jeunes de banlieue
22:40qui veulent détruire
22:41ce que représente la France.
22:42Et c'est cette alliance
22:43des deux qu'on a vue à Paris.
22:45Et ça, nous le disions
22:45depuis longtemps,
22:47ça devient de plus en plus fréquent,
22:48ça devient de plus en plus massif
22:49et ça devient de plus en plus intrusif.
22:51Des rues qui n'avaient
22:52jamais été vandalisées
22:53l'ont été, même pire.
22:54Des individus sont entrés
22:55dans des immeubles
22:56et menacent maintenant
22:57d'entrer dans des appartements.
22:59Donc, il y a un moment...
23:00Oui, il y a des témoignages.
23:02Non, non,
23:02j'étais en train de penser...
23:04La réponse...
23:05Il faut s'y mettre.
23:06Les réponses à des faillites,
23:09donc pendant des décennies,
23:10il y a une réponse pénale,
23:11normalement.
23:11Alors, j'aimerais vous interroger,
23:12mais j'ai entendu
23:13le ministre de la Justice
23:15parler de fermeté.
23:16On rappelle que le pouvoir politique
23:18et le pouvoir judiciaire
23:19sont dans notre pays...
23:21Une séparation.
23:21Il y a une séparation,
23:22mais il y a les fameux circulaires.
23:24Oui.
23:24Et c'est de cela...
23:25Il ne s'applique pas aux juges
23:26qui jugent,
23:26il s'applique aux juges
23:27qui poursuivent.
23:28Alors, et c'est ça,
23:29c'est là la différence.
23:30Moi, je n'ai pas là exactement
23:31des millevales
23:32là où je voulais parler.
23:32Le parquet obéit,
23:33mais pas les juges qui jugent,
23:35ils font ce qu'ils veulent.
23:36C'est là des points...
23:37Donc, vous avez répondu.
23:39Donc, c'est de la communication.
23:41Le garde des Sceaux
23:41ne peut donner
23:42aucune directive
23:43aux juges qui jugent.
23:44Donc, vous qui nous regardez,
23:45comprenez que c'est un discours
23:51qui, in fine...
23:52Il n'a constitutionnellement
23:53pas le droit
23:54de donner des ordres
23:55aux juges
23:55qui vont juger
23:56les personnes
23:57qui ont été prises
23:58dans des actions de pillage
23:59ou de violence
24:00sur les forces de l'ordre.
24:01Et pourtant, écoutez-le,
24:02sur la fermeté,
24:03parce qu'il dit
24:03que des individus sans casier
24:06auront, ont eu et ont
24:07de la prison ferme.
24:08Il dit que c'est la fermeté
24:10et c'est assez inédit.
24:12Écoutez-le.
24:13Si nous ne faisons pas
24:14de réponse pénale
24:15extrêmement ferme,
24:16comme c'est le cas aujourd'hui,
24:18alors les commerçants,
24:19alors les habitants
24:19feront justice eux-mêmes.
24:21Donc je me félicite
24:22des réponses pénales
24:24extrêmement importantes.
24:24Au moment où je parle,
24:25il y a eu 149 incarcérations,
24:28c'est-à-dire que nous continuons
24:29une montée extrêmement importante
24:31de personnes
24:32qui sont mises
24:33en détention provisoire
24:34ou en mandat de dépôt
24:35à la barre des tribunaux.
24:37Et j'ai demandé
24:37au procureur général
24:38de faire appel
24:39de toutes les décisions
24:40qui ne paraîtraient pas
24:41proportionnées
24:41aux instructions
24:42que j'ai pu mener
24:43et à la demande
24:44du président de la République,
24:45le chef des institutions.
24:46Il y a le discours politique
24:48et qu'est-ce qui se passe
24:48en audition ?
24:49Alors en réalité,
24:50les juges en audience
24:52vont juger
24:52comme bon leur semble.
24:53Au lieu de la loi,
24:55ils vont appliquer
24:55la fermeté de la loi
24:57comme bon leur semble.
24:58Donc aménagement,
24:58sursis et petits coins de tue.
25:00Aménagement, sursis,
25:02mandat de dépôt à la barre,
25:03prison ferme
25:04avec mandat de dépôt
25:04comme on l'a vu hier d'ailleurs.
25:06Ça, ça appartient
25:07aux juges
25:07et aux juges seuls.
25:08Ils n'ont de compte
25:09à rendre à personne
25:10sur la façon
25:10dont ils rendent la justice.
25:11pour ce qui est
25:12des procureurs généraux
25:13et des poursuites
25:14et des appels
25:15en cas de peine
25:17insuffisamment sévères,
25:17il est vrai
25:18que le garde des Sceaux
25:19a des leviers
25:20et peut leur demander
25:22effectivement,
25:23systématiquement,
25:23de faire appel
25:24si les peines
25:24sont trop faibles.
25:25Un exemple,
25:27c'est un individu
25:29arrêté samedi
25:30pour tir de mortier
25:31sur des policiers.
25:33C'est 14 mois ferme,
25:35requis par le procureur,
25:37il a 23 ans,
25:38il est sans antécédent judiciaire,
25:40il est condamné
25:41à seulement 6 mois
25:42avec sursis,
25:43sans inscription
25:44au casier judiciaire
25:44pour ne pas pénaliser
25:45sa carrière
25:46parce qu'il est agent
25:47de sécurité.
25:48Il faut comprendre
25:49qu'il y a une individualisation
25:50de la répression,
25:52des sanctions,
25:53c'est les juges
25:53qui apprécient
25:54en fonction de la gravité
25:55objectif des faits
25:56de la personnalité
25:56de l'auteur.
25:57Alors,
25:58je ne me permets pas
25:59de juger
25:59sans connaître
26:00le dossier
26:00sur le bout des doigts.
26:01Là, c'est le citoyen
26:02que j'interroge.
26:03Alors,
26:04l'avocat vous dira
26:05que les juges
26:05ne sont pas laxistes
26:06en France,
26:07ce n'est pas vrai.
26:07Je n'ai pas dit les juges.
26:09Je vous le dis
26:09les tribunaux
26:10et je vais dans la France entière
26:12et je peux vous dire
26:12qu'ils ne sont pas laxistes.
26:14Par contre,
26:14parfois,
26:14il y a des décisions
26:15qui peuvent paraître laxistes
26:17mais vous ne pouvez pas
26:18juger un primo délinquant.
26:20Non mais,
26:21je ne peux pas me permettre
26:22de dire ça.
26:22Vous ne pouvez pas juger
26:23un primo délinquant.
26:24Des tirs de mortier
26:24sur des policiers ?
26:26Oui mais,
26:27comme on juge
26:28une personne récidiviste.
26:30Je ne sais pas
26:30si des tirs de mortier
26:31a touché le policier.
26:32C'est du cas par cas.
26:33C'est dangereux aussi
26:34de sortir un cas comme ça
26:36et de le résumer
26:38pour ensuite dire...
26:39Vous voyez,
26:39les juges font...
26:39Je voulais laisser
26:40l'interprétation
26:41mais c'est un cas réel.
26:43Les juges qui jugent
26:44le plus souvent
26:45sont relativement sévères,
26:47font attention aussi
26:48parce qu'ils sont très conscients
26:50de la protection
26:51des policiers
26:51qu'il y a derrière.
26:53Tous ne sont pas comme ça.
26:54Parfois,
26:54il y a des siens
26:54plus laxistes que l'autre.
26:55Maître,
26:55je vous ai cité un cas.
26:57C'est vrai que j'ai pris
26:57un cas spécifique.
26:58Ce cas peut vous paraître
27:00effectivement pas suffisamment sévère.
27:02au téléspectateur.
27:02Peut paraître
27:03au téléspectateur
27:03pas suffisamment sévère.
27:05Mais je le dis prudence,
27:06il faut vraiment regarder
27:07au cas par cas,
27:08dossier par dossier.
27:09Et là,
27:09on a trop peu de paramètres
27:10pour dire que c'est laxiste ou pas.
27:12Je salue la présence
27:18Je vous comprends,
27:19Maître,
27:19vous êtes dans votre rôle d'avocat,
27:20vous expliquez le droit.
27:22Mais je crois que
27:22tous les commerçants
27:23qui ont été pillés,
27:24tous les gendarmes
27:25et les policiers
27:25qui ont risqué leur vie
27:26et qui se sont fait attaquer,
27:28quand ils voient ce genre d'individu,
27:29je dépasse ce cas,
27:30rentrer chez eux tranquillement
27:31ou être condamné
27:32à des peines de travaux
27:33d'intérêt généraux,
27:34croyez-moi,
27:35ils en ont lourd sur la conscience.
27:36Moi, je crois qu'aujourd'hui,
27:37il faut être très clair
27:38et avoir des principes.
27:39Tu attaques un policier,
27:41tu vas en taule.
27:42Ça doit être clair
27:43pour tout le monde.
27:48Il n'y a pas assez de cellules
27:49de garde à l'une.
27:50Mais là, c'est le raisonnement
27:51par l'impuissance.
27:52Si je peux me permettre.
27:53Mais c'est le raisonnement
27:54par le réel.
27:55Justement, il faut en construire.
27:56Il faut demander au policier
27:57qui est ici présent.
27:58Je termine juste mon raisonnement.
27:59Emmanuel Macron l'avait promis.
28:00Ce n'est pas parce qu'il ne l'a pas fait
28:01qu'on ne peut pas le faire.
28:02Il y aura dans six mois
28:03des élections présidentielles.
28:04Certains le proposeront.
28:05Nous, nous proposons avec Marine Le Pen.
28:06Nous le ferons.
28:07Vous parliez des juges,
28:08vous parliez des juges maîtres
28:09qui appliquent le droit
28:10de manière libre.
28:18Les voyous, les pilleurs,
28:19les agresseurs auront une peine.
28:21C'est tout ça qu'il faut mettre en place.
28:23Les Français veulent vivre libres
28:24et en sécurité.
28:25Or, quand on voit ces scènes-là
28:26qui sont au-delà
28:27de scènes des meutes,
28:28qui sont presque des scènes de guerre,
28:30eh bien, il faut en face
28:31une législation solide.
28:33C'est la responsabilité
28:34de l'Assemblée nationale,
28:35pas des juges.
28:35C'est l'Assemblée nationale
28:36qui fait les lois
28:37et qui détermine les lois.
28:38Absolument.
28:39Et c'est pour ça que je vous dis
28:39que nous le ferons.
28:40Les lois que vous votez.
28:41Absolument.
28:42Mais là-dessus,
28:42on est complètement d'accord.
28:43Bien dit.
28:44Rocaille à diallo.
28:45Et puis on va aller à Marseille
28:46parce que là,
28:46les couvre-feux sont en train
28:48d'être annoncés,
28:50précisés
28:50et vous aurez toutes les informations
28:51que vous qui ne regardez
28:52depuis Marseille,
28:53Paris également
28:54et puis d'autres métropoles.
28:56Je suis assez sensible
28:57à ce que vous disiez à l'instant
28:58sur la question
28:58de l'individualisation des peines.
28:59C'est vrai qu'on n'a pas accès
29:00à l'intégralité du dossier
29:01et je pense que c'est important
29:02de considérer que les personnes
29:03qui sont primo-délinquantes
29:05ne sont pas des personnes
29:06qui sont chevronnées
29:07et qui ont déjà commis
29:08des actes de délinquance.
29:10La question de l'emprisonnement,
29:10en fait...
29:10Mais qu'ils seront peut-être demain, non ?
29:12Est-ce qu'ils le seront moins
29:14si on les met en prison ou non ?
29:16Moi, j'ai tendance à penser
29:18qu'une sanction,
29:19généralement,
29:19vous recommencez moins
29:20que si on vous laisse faire.
29:21En n'ayant jamais fait de prison,
29:23si vous faites de la prison,
29:24je ne pense pas
29:24que vous sortez améliorer.
29:26La question de la prison,
29:27en fait,
29:27c'est la question de la sanction,
29:28c'est la question de la réparation
29:29pour les personnes
29:29qui ont commis des dommages.
29:31C'est aussi la question
29:31du caractère dissuasif
29:32de la peine de prison.
29:33Une personne qui n'a jamais
29:34commis de délit,
29:35si elle est emprisonnée,
29:36est-ce que vous pensez vraiment
29:37que ça va vraiment avoir
29:39un caractère vraiment efficace
29:42socialement ?
29:42C'est un débat.
29:43Moi, je ne suis pas convaincue.
29:44Et je pense que c'est important,
29:45effectivement,
29:46que les personnes...
29:47Parce que quand on lit
29:48les témoignages des personnes
29:49qui, notamment,
29:50n'avaient jamais commis de délit,
29:51qui venaient de régions,
29:53qui étaient venues à Paris,
29:54etc.,
29:54qui se sont retrouvées,
29:55effectivement,
29:55dans des actes de violence,
29:56évidemment,
29:57je veux dire,
29:57il ne s'agit pas de les cautionner.
29:58Mais on voit bien...
29:59Personne ne les a poussés à voler,
30:00personne ne les a poussés à casser.
30:02Bien entendu,
30:02mais est-ce que ça va régler la question ?
30:04Est-ce que ça va régler la question ?
30:05Je n'en suis pas convaincue.
30:06Je ne pense pas.
30:06Je veux dire,
30:07il ne s'agit pas de satisfaire
30:07un appétit de vengeance.
30:09La prison,
30:09ce n'est pas la vengeance.
30:10Non, non,
30:10je ne comprends pas.
30:11Est-ce qu'il y a des sanctions
30:13à la hauteur de la gravité des fées ?
30:15Tout à l'heure,
30:16vous avez dit,
30:16imaginez les spectateurs
30:18combien ils seraient choqués
30:19de voir que quelqu'un n'est pas sorti.
30:20Il ne s'agit pas de satisfaire
30:21à l'apestit de vengeance des gens,
30:23mais de réellement proposer
30:24une sanction qui a un effet
30:26sur les délits futurs.
30:27Intéressant.
30:28Sur l'individualisation des peines,
30:29vous avez tout à fait raison.
30:30En revanche,
30:31il y a le cas de la personne
30:32qui a commis le crime ou le délit
30:33et puis il y a le cas
30:34de tous ceux qui sont
30:35dans son environnement.
30:36Et quand ils verront
30:37qu'il est allé en prison,
30:38ça trace une ligne
30:39entre le bien et le mal
30:40et ça permettra de servir d'exemple
30:41à d'autres jeunes,
30:42par exemple,
30:43qui n'ont plus ces repères.
30:45Vous ne savez rien
30:46de l'environnement de cette personne ?
30:47C'est aussi la valeur...
30:49Moi, je parle de cette personne
30:50en général.
30:51C'est aussi la valeur de la prison
30:52et puis c'est aussi
30:53mettre un individu dangereux
30:55à l'écart de la société.
30:56Vous savez,
30:57taper ou agresser un policier,
30:58ce n'est pas la même chose
30:59que mettre le feu à une poubelle.
31:00C'est extrêmement grave.
31:02Il faut qu'elle soit
31:03c'était le marque.
31:04Il y a en tête un seul chiffre.
31:05J'ai envoie à Marseille.
31:0664%.
31:06Ce chiffre, c'est quoi ?
31:08C'est que la prison
31:09fabrique de la délinquance.
31:10Alors, laissons les libres.
31:12Non, ce n'est pas du tout,
31:13pas du tout, pas du tout,
31:14parce que Sonia n'a pas lu
31:16le jugement jusqu'au bout.
31:17Mais les juges ont à disposition
31:21une panoplie de choses.
31:22Oui, les travaux d'intérêt généraux.
31:23Il y en a un.
31:24Il y a un lycéen.
31:25Je ne sais pas de défaut.
31:26Il a été condamné
31:27à faire une rédaction.
31:28Écoutez, au bout d'un moment,
31:29la fermeté.
31:30Il y avait ce matin
31:3390 000 détenus.
31:35Est-ce qu'il y a quelque chose ?
31:36Attendez, tous, tous.
31:38S'il vous plaît,
31:39est-ce qu'il y a une mesure
31:41qui fait que vous êtes sûr
31:42que ces personnes
31:43ne recommenceront pas ?
31:44Casseurs payeurs.
31:45Si ce n'est pas une sanction,
31:46dites-moi, c'est quoi ?
31:47Mais dites-moi, c'est quoi ?
31:48Le taux de récidive,
31:49c'est ça, le 64 %.
31:51Si vous envoyez quelqu'un
31:52en prison
31:52pour une période
31:53de 0 à 1 an,
31:55vous avez,
31:56c'est la statistique,
31:56ce n'est pas mon opinion,
31:57vous avez un taux de récidive
31:59de 64 %.
32:00Je vais vous donner
32:00une autre statistique.
32:00C'est-à-dire que la prison,
32:01si vous me permettez,
32:03fabrique de la délinquance.
32:04Non, non, non,
32:05elle retient des délinquants
32:06et si vous ne le mettez pas
32:07en prison,
32:08la possibilité de récidive,
32:09elle est de 100 %.
32:09Donc, les juges
32:11qui ont une panoplie
32:12de sanctions possibles
32:14parce qu'ils ont
32:14la délinquance
32:15face à lui
32:16vont utiliser
32:17la sanction
32:18qu'ils estiment
32:19le plus appropriée
32:20en fonction de la délinquance.
32:20Moi, je précise
32:21que le cas dont j'ai parlé,
32:22c'était des tirs de mortier
32:24sur des policiers.
32:25J'aurais dû ramener
32:26un pavé, pardon,
32:28pour montrer aussi
32:28ce qu'on reçoit,
32:31ce que vous recevez aussi
32:32sur la tête.
32:33Je n'ai pas en train
32:33de parler de...
32:34Pardon ?
32:35Une pierre d'un kilo
32:36en moyenne ?
32:37Oui, c'est plus dangereux
32:37que des artifices.
32:39Je ne sais pas
32:39dans la hiérarchie,
32:40mais bon...
32:41Une autre qui a eu
32:42une fracture ouverte
32:43de la hanche
32:43avec un pavé.
32:44Bon, samedi.
32:45On va continuer notre débat.
32:46Je voudrais ce soir
32:47arriver aussi
32:47sur les décisions
32:48qui sont en train
32:49d'être prises.
32:50Le maillage
32:50des couvre-feux,
32:51si je puis dire.
32:52Marseille,
32:52nous sommes avec
32:53notre journaliste
32:53Boris Karlamov.
32:55Boris,
32:56cité Fosséenne,
32:57c'est annoncé,
32:57ce sera ce soir
32:58à partir de 22h.
33:00C'est bien ça ?
33:03Absolument, Sonia.
33:04Dans moins de 3h,
33:05c'est un couvre-feu
33:06ciblé.
33:07Et pour les mineurs
33:08qui entrent donc
33:09en vigueur
33:09ici dans la cité Fosséenne
33:11puisqu'au total
33:12ce sont 7 zones
33:14commerciales de Marseille
33:15qui sont concernées.
33:16Des zones qui ont été
33:17vandalisées
33:18ou encore pliées
33:19lors des affrontements
33:21de samedi dernier.
33:23C'est notamment
33:23le cas du centre-bourse
33:24à quelques dizaines
33:25de mètres d'ici
33:26ou encore
33:26des terrasses du port
33:28où il y a eu encore
33:28dimanche soir
33:29des pillages
33:30dans ce centre commercial.
33:31Donc 7 zones commerciales.
33:32Et puis certains secteurs
33:33également
33:33de l'hypercentre de Marseille
33:35notamment la rue
33:36de la République
33:36juste derrière moi
33:37à quelques mètres
33:39du Vieux-Port.
33:40Tout autant de zones
33:41qui seront donc interdites
33:42aux mineurs
33:43non accompagnés
33:44jusqu'à vendredi
33:46entre 22h
33:47et 5h
33:48du matin.
33:49Au total
33:49dans ce département
33:50des Bouches-du-Rhône
33:50ce sont 4 communes
33:52qui sont concernées
33:52par ces couvre-feu
33:53ciblées.
33:54Aubagne,
33:55Cabriès,
33:56Paine-Mirabeau
33:56et donc Marseille.
33:58les forces de l'ordre
33:58qui seront mobilisées
33:59ici ce soir
34:00pour veiller au respect
34:00de cette mesure
34:02dont la violation
34:03constitue une infraction pénale.
34:05Voilà ce que nous dit
34:05la préfecture de police
34:07des Bouches-du-Rhône.
34:08A Marseille
34:08ce sont quasiment
34:10101 personnes
34:11qui ont été interpellées
34:12lors des violences
34:13de samedi dernier
34:13et parmi elles
34:1430% de mineurs.
34:16De son côté
34:17réaction de Benoît Payan
34:19par rapport à ce couvre-feu
34:20et bien il dit
34:21prendre acte
34:22de cette décision.
34:24Ah oui,
34:25prendre acte
34:26c'est neutre
34:28comme si je puis dire
34:29donc c'est pas forcément
34:30la décision
34:30qu'il aurait prise
34:32sans doute
34:32mais on l'interrogera
34:33puisque Benoît Payan
34:34sera à Paris
34:35il sera avec nous
34:36d'ici jeudi soir
34:38parce qu'il demande
34:39des comptes encore
34:40il a eu un entretien
34:41avec le ministre
34:41de l'Intérieur
34:42que se sont-ils dit
34:43il nous le dira.
34:44J'ai une question
34:45vous président
34:47vous président
34:48tout le monde me dit
34:49moi
34:50je ne sais pas
34:50si vous vous souhaitez
34:51dans une telle
34:52vous président
34:53bien sûr
34:55Emmanuel Macron
34:56est à Bahreïn
34:56parce qu'il veut agir
34:57sur la flambée des cas
34:58gossiers
34:59par rapport à cette situation
35:00aussi qui étrangle
35:01beaucoup de nos concitoyens
35:02mais vous président
35:03vous ne restez pas
35:04au chevet de votre pays
35:05dans une telle situation
35:06c'est une vraie question
35:07tour de table
35:08vous président
35:10maître Randal
35:11vous seriez resté ?
35:12Je n'aimerais pas
35:13être président de la république
35:14non mais ça
35:14c'est pas ma question
35:15pourtant j'aime la France
35:16je peux vous le dire
35:16mais je pense que c'est
35:17une place très difficile
35:18aujourd'hui
35:19parce que ce président
35:20va partir
35:21et ce président
35:22est déjà parti
35:23et là on attend
35:24les élections présidentielles
35:25il est déjà parti
35:27il est déjà parti
35:28il n'a déjà plus
35:29de réelle légitimité
35:30en réalité
35:31les gens ne l'écoutent plus
35:32en réalité en France
35:33on attend tous
35:34l'élection présidentielle
35:35le nouveau président
35:36parce que la politique
35:37est à bout de souffle
35:38certains n'attendent même pas
35:39le scrutin
35:40apparemment
35:40donc on a besoin
35:41aujourd'hui
35:42d'un élan nouveau
35:42au niveau politique
35:43et ce président
35:44n'a plus de majorité
35:45à l'Assemblée nationale
35:46donc je ne vais pas
35:47jeter la pierre au président
35:48parce que je pense
35:48qu'il a une telle impopularité
35:50que moins il s'exprime
35:51moins il s'expose
35:52et moins il expose
35:54la France
35:55à ce type d'événement
35:56j'entends
35:56alors je vais vous montrer
35:57trois séquences
35:58je serai président de la république
35:58aujourd'hui
35:59je serai discret
35:59j'attendrai que ça passe
36:01ou je démissionnerai
36:04en tout cas
36:05je ne vois pas trop
36:06ce que peut faire
36:07Emmanuel Macron aujourd'hui
36:08qui n'a plus aucun crédit
36:09au niveau de la population française
36:10demander aux commerçants
36:12qui ont subi
36:12les violences
36:14de la semaine dernière
36:15je pense qu'il n'est plus audible
36:16trois séquences à présent
36:18vraiment trois séquences
36:19très différentes
36:19et à voir là
36:20vraiment vos réactions
36:21respectives
36:22première séquence
36:23et écoutez les mots
36:24qui sont dits
36:25c'est un débat
36:26qui a eu lieu
36:26entre Charles Consigné
36:28et Sandrine Rousseau
36:29là sur le lien
36:30avec l'immigration
36:32écoutez
36:33oui c'est une véritable
36:35c'est plus qu'un duel
36:36c'est une prise de bec
36:37si je puis dire
36:38et écoutez les mots
36:39qui ont été utilisés
36:40vous devriez avoir honte
36:42vous cacher
36:44présenter des excuses
36:45aux français
36:45parce que ce qu'on a eu là
36:47hier et avant-hier
36:49c'est le résultat
36:50des idées de la gauche
36:52et de la politique
36:53de la gauche
36:53depuis des années
36:54c'est le résultat
36:55de l'immigration de masse
36:56c'est le résultat
36:58de l'impunité
36:59c'est le résultat
37:00d'un système pénal
37:01qui ne fonctionne pas
37:02c'est de votre faute
37:04ce qui se passe
37:04vous qui êtes allié
37:06à la France insoumise
37:07honte à vous
37:08d'associer
37:08immigration de masse
37:10et ce qui s'est passé
37:10il suffit de voir les images
37:11madame
37:12non bah non en fait
37:13ah bah si
37:13moi je les ai eus
37:14en bas de chez moi
37:14je les ai eus
37:16en face de moi madame
37:17vous ne me ferez pas
37:18votre petit numéro
37:20je les ai eus
37:20en face de moi
37:21ce sont les enfants
37:22de l'immigration
37:23les pillards
37:25ce que vous faites
37:25c'est honteux
37:26c'est l'ennemi
37:27c'est même leurs parents
37:28c'est l'ennemi
37:29de l'impunité
37:29c'est scandaleux
37:30et moi si ça part là-dessus
37:32je vais vous dire
37:33je ne reste pas
37:33sur le plateau en réalité
37:36scandaleux au réel
37:37recueil à Diallo
37:37c'est complètement raciste
37:38je pense qu'il n'y a pas
37:39d'autres mots
37:39faire du supputer
37:41des origines des gens
37:42de leur affiliation
37:43avec l'immigration
37:43en simple raison
37:44de leur faciès
37:45c'est du peu racisme
37:46le gouvernement est raciste
37:47et faire un lien
37:48de causalité
37:48c'est du racisme
37:49on peut dire aussi
37:50ce ne sont que des hommes
37:51par exemple
37:52pourquoi ce n'est pas
37:52ce critère-là
37:53qu'on utilise
37:54pourquoi on n'utilise pas
37:55par exemple
37:55c'est vrai
37:56c'est sexiste pour le coup
37:56c'est vrai
37:57non mais je veux dire
37:58c'est une réalité objective
37:59on peut constater
38:00on peut constater aussi
38:02les tranches d'âge
38:03ces personnes sont caractérisées
38:05par plein de facteurs
38:06utiliser l'immigration
38:08comme facteur explicatif
38:09c'est extrêmement
38:09je vais donner un fait
38:10un fait
38:11un fait
38:11le gouvernement l'a dit
38:13les renseignements l'a dit
38:14les services de police
38:16justice
38:17de différentes chaînes
38:18y compris la nôtre
38:19on dit qu'il y avait
38:20réellement une jonction
38:21entre l'ultra-gauche
38:22et des personnes
38:23venues des banlieues
38:24la banlieue c'est pas l'immigration
38:26la banlieue et l'immigration
38:28ce sont deux choses
38:28la banlieue c'est une situation
38:29géographique
38:30une situation sociale
38:31mais ce n'est pas l'immigration
38:32de l'immigration
38:33il y en a partout en France
38:35pour certains des français
38:36de troisième voire de quatrième génération
38:37c'est bien la preuve
38:38mais c'est pas en lien
38:39avec l'immigration
38:40ou de trois générations
38:41si on est toujours lié à l'immigration
38:42ça veut dire qu'il y a des français
38:43qu'on n'acceptera jamais
38:44comme étant pleinement français
38:45je pense que si on sort pas du déni
38:46on n'arrivera à rien
38:47quand on arrive avec des drapeaux
38:49qui ne sont pas le drapeau français
38:50quand on brûle
38:51les symboles de la république
38:52une statue mariane
38:53qui est mise au sol
38:54une mairie qui flambe
38:55des policiers
38:56qui sont symboles de la république
38:57je me permets de terminer mon raisonnement
38:59c'est intéressant d'échanger
39:01clairement il y a des jeunes
39:02issus de l'immigration
39:02pas tous
39:03il y a des jeunes issus de l'immigration
39:04qui n'aiment pas la France
39:05qui n'aiment pas la France
39:06parce que depuis des années
39:07la gauche leur explique
39:08que la France est un pays de raciste
39:09qu'ils ne les aiment pas
39:10qui n'aiment pas la France
39:12parce qu'il y a autour d'eux
39:14des gens qui essayent
39:14de les manipuler
39:15pour en faire du
39:16demain des électeurs
39:17et qui n'aiment pas la France
39:18et qui expriment une forme
39:19de haine de la France
39:20il suffisait effectivement
39:22d'être sur place
39:23pour le savoir
39:24mais ça ne veut pas dire
39:25que toutes les personnes
39:26issues de l'immigration
39:27étaient dans la rue
39:28mais en tout cas
39:29il y en a
39:29parce que la machine
39:30à assimiler a été cassée
39:32on ne peut pas assimiler
39:33500 000 migrants légaux
39:34par an
39:35et que oui
39:36il n'y a plus aucun contrôle
39:37de l'immigration
39:38il n'y a plus aucun contrôle
39:39de l'immigration
39:40depuis François Mitterrand
39:41et qu'il y a des générations
39:42qui aujourd'hui
39:43sont 100% françaises
39:45mais sont issues
39:46de l'immigration
39:47et n'aiment pas
39:48leur propre pays
39:48et croyez-moi
39:50c'est la réalité
39:51maintenant comment on règle ça
39:52c'est ça la question
39:53mais le déni
39:54l'insulte envers ceux
39:56qui disent simplement
39:57la vérité
39:57vous savez
39:58ça ne va pas régler les choses
39:59le problème
39:59vous n'avez prouvé
40:00d'aucun chiffre
40:01alors ne regardez pas
40:02le problème
40:02tournez la tête
40:03si vous voulez
40:04le meilleur moyen
40:05que ça ne se reproduise pas
40:06c'est de voir le problème
40:07et d'essayer de trouver des solutions
40:09alors pour commencer
40:10il n'y a aucune obligation
40:10légale d'aimer la France
40:11et ce n'est pas parce qu'on n'aime pas
40:12la France qu'on détruit des choses
40:13on a le droit d'avoir l'opinion
40:14qu'on veut sur son pays
40:15j'espère qu'on l'aime tous
40:16autour de ce plateau
40:17on a le droit
40:17on a le droit de ne pas aimer la France
40:20il n'y a pas d'obligation
40:20l'obligation c'est de respecter la loi
40:22elle fait un peu mal cette phrase
40:23ce n'est pas une obligation
40:24je veux dire
40:24ce n'est pas quelque chose
40:25je ne sais pas
40:26moi j'imagine que quand on est français
40:27ce n'est pas quelque chose
40:28qui est sanctionnable
40:29sur le plan légal
40:29je me contente
40:30dans une conversation
40:31ce que je veux dire
40:32c'est que de lier ça
40:33avec une action violente
40:34c'est un lien
40:36qu'on fait automatiquement
40:37et après la deuxième question
40:38c'est moi la question
40:39que j'ai envie de me poser
40:40en tant que personne
40:41mais quand on n'aime pas la France
40:42alors pourquoi on
40:43non mais il y a des français
40:44qui sont d'affaires
40:45qui n'aiment pas forcément
40:47la France
40:47mais alors ils sont malheureux
40:48il faut qu'ils partent
40:49pas nécessairement
40:49il ne faut pas vivre malheureux
40:52dans la vie
40:52pardonnez-moi Laurent Jacoboli
40:53on peut considérer aussi
40:54que la France telle qu'elle est
40:55aujourd'hui n'est pas satisfaisante
40:56et œuvrer, militer
40:57pour qu'elle soit différente
40:58comme ça ?
40:59c'est à dire que moi
40:59il y a plein de choses
41:00moi en tout cas
41:00il y a plein de choses
41:01qui ne me satisfont pas
41:02dans mon pays
41:02et j'essaye depuis quelques années
41:03de faire en sorte que
41:04le pays rencontre ses idéaux
41:06et ça c'est un droit
41:07ça ne veut pas dire
41:07que je suis violente
41:08à l'égard de mon pays
41:08donc je pense que c'est important
41:09de faire la différence
41:10mais vous aimez la France ?
41:11pas telle qu'elle est aujourd'hui
41:12non
41:13ah bah voilà, merci
41:14mais j'espère qu'elle ira mieux
41:16ah vous n'aimez pas la France
41:17telle qu'elle est aujourd'hui
41:18non, patriarcale
41:19non, je veux dire avec
41:20ah patriarcale, raciste
41:22on ne peut pas dire ça
41:23pardonnez-moi
41:24c'est dur
41:24on entend sur un plateau
41:25qu'on n'aime pas
41:26sans propre pays
41:26la France n'est pas conforme
41:27à ses principes aujourd'hui
41:28mais à deux doigts
41:29d'avoir une présidente
41:30de la République
41:30elle n'est pas patriarcale
41:31la France
41:32exactement
41:33vous serez peut-être ravis
41:34quand ce sera une femme
41:35donc les Etats-Unis
41:35ne sont pas racistes
41:36parce que Barack Obama
41:37était président ?
41:38ça a annulé le racisme
41:39ça leur fait envoler ?
41:41ils ne sont pas racistes
41:41tel qu'on veut le faire croire
41:42aujourd'hui
41:42et le racisme
41:45n'est pas une excuse de tout
41:46et je vois aussi
41:47un racisme en qui français
41:48qui est aussi insupportable
41:50qu'un racisme
41:51qui s'applique à d'autres ethnies
41:52c'est quoi d'autres ethnies
41:53que les français ?
41:53moi je suis française
41:54et je ne suis pas blanche
41:55je suis désolée madame
41:56moi quand je vois des drapeaux
41:57algériens, marocains, palestiniens
41:59dans les manifestations français
42:01ils n'ont rien à faire là
42:03c'est quoi le racisme anti-français ?
42:04ça vise qui ?
42:05on le voit le racisme anti-français
42:07on l'entend sur les réseaux sociaux
42:09ça peut viser Sonia aussi
42:10on l'entend
42:10j'entendais hier
42:12des jeunes algériens
42:13qui disaient
42:13vous nous avez colonisés
42:14maintenant c'est nous
42:15qui allons vous coloniser
42:16ça c'est du racisme anti-français
42:18qui ne se sent pas français
42:19nique la France
42:20c'est pas du racisme anti-français
42:21c'est la critique d'un pays
42:22et de sa politique coloniale
42:24je ne viens pas d'une génération
42:25où les gens étaient racistes
42:27c'est intéressant
42:27c'est intéressant
42:30on poursuit le débat
42:31parce que je pense que c'est le coeur
42:32du réacteur du sujet
42:34Laurent
42:35les historiens répondront à ça
42:38non mais regardez cet extrait
42:39et je vous laisse vraiment
42:40développer vous tous
42:41là c'est un champion
42:43on peut l'aimer ou pas
42:44mais c'est Emmanuel Petit
42:46il prend rarement la parole
42:47et voici ce qu'il a dit
42:49j'ai beaucoup de pensées
42:51à la fois pour les forces de l'ordre
42:53mais également pour tous les gens
42:54qui ont perdu leur métier
42:55et leur travail hier
42:57des années de labeur
42:58de sacrifice
43:00pour avoir une vie honnête
43:02que ça soit français
43:03ou même des immigrés
43:05qui essayent de s'intégrer
43:06en France
43:08aujourd'hui
43:09j'ai envie de descendre
43:10dans la rue
43:11et de me friter
43:11avec tous ces petits cons
43:13parce qu'il n'y a pas d'autre mot
43:14alors j'ai un message
43:15pour toutes les personnes
43:16qui croient encore profondément
43:18comme moi
43:18que la France
43:20est un superbe pays
43:21qui ouvre ses portes
43:22à bras ouverts
43:23toutes les personnes
43:24qui souhaitent vivre
43:25venir ici en France
43:28et bien continuez
43:29parce que moi je suis comme vous
43:30j'adore mon pays
43:31j'adore tous les étrangers
43:33qui adorent mon pays
43:34qui veulent s'intégrer
43:35mais tous les autres
43:36à commencer par les français
43:37qui ne souhaitent pas justement
43:39que la France continue
43:40à être ce qu'elle est
43:42retournez d'où vous venez
43:43on n'a pas besoin de vous
43:45et tous ceux qui sont
43:46avec un passeport français
43:47cassez-vous
43:48on ne veut plus de vous
43:51c'est un discours de vérité
43:53ou c'est un discours
43:54qui suscite
43:55peut-être
43:56des réactions contrastées
43:58voire de haine
43:59oui
43:59les historiens répondront
44:01à cette question
44:01qui était derrière
44:03les meutes de dimanche
44:06de samedi dernier
44:07je ne suis pas sûr
44:08je fais confiance
44:09à vous-même
44:10à votre service police-justice
44:12oui
44:12au nôtre
44:13mais tout est dans le bon fonction
44:14Sonia
44:15je ne crois pas du tout
44:19à des réunions
44:20dans des caves
44:21pour décider
44:23d'attaquer
44:24tel ou tel endroit
44:25je ne crois pas du tout à ça
44:26et pourquoi je ne crois pas à ça
44:29parce que j'étais à la Madeleine
44:30exactement
44:31l'image est derrière vous
44:32monsieur Jacobelli
44:33j'étais à la Madeleine
44:34j'étais entouré de gens
44:35qui ne savaient pas
44:36où était l'Elysée
44:37et pourtant
44:37ils avaient l'Elysée
44:38à portée de voie
44:39donc le
44:40mais en ce moment
44:41moi je ne sais plus
44:42où il est aussi
44:42l'Elysée
44:43pour d'autres raisons
44:44c'est vrai que
44:46réduire les émeutes
44:47donc tout va bien
44:47non pas du tout
44:48il ne faut pas mettre les gens
44:49en prison
44:50c'est des braves petits
44:51tout ça n'est pas coordonné
44:52mais vous allez finir au gouvernement
44:54avec une équipe pareille
44:55vous êtes exactement
44:56comme les ministres de l'Intérieur
44:57non tout va mal
44:58tout va très mal
45:00non tout ne va pas très mal
45:01notre pays a tous les moyens
45:02pour s'en sortir
45:03il n'y a aucun problème
45:04elle a juste les mauvais dirigeants
45:05mais quand hier soir
45:06sur le plateau
45:07de Maxime Switek
45:08il y avait un commerçant
45:09qui est arrivé
45:09avec ses vidéos
45:10il est arrivé avec la vidéo
45:12de vidéosurveillance
45:13de son magasin
45:14effectivement
45:15on a vu des jeunes
45:16cagoulés
45:16masqués
45:17qui ont cassé sa vitrine
45:18mais vous savez ce qui s'est passé
45:19pendant toute la nuit ?
45:21les gens du quartier rentraient
45:22et se servaient
45:23les gens du quartier rentraient
45:25essayaient les vêtements
45:27c'est même des gens du quartier
45:28qui lui ont piqué son ordinateur
45:30attendez
45:30on a du mal
45:31à la fraternité
45:32je crois qu'on ne comprend pas
45:33je crois qu'on ne comprend pas
45:34et c'est vrai que c'est un fait
45:36c'est un fait visible
45:38attendez
45:39c'est fini Woodstock
45:40il va falloir essayer la fermeté
45:41je crois qu'on ne comprend pas
45:42le centre du débat
45:44il n'est pas question de pointer
45:45ou de pointer telle population
45:47il est question d'un moment
45:49on veut résoudre ou pas les problèmes ?
45:51est-ce qu'on regarde l'éléphant
45:53au milieu de la pièce
45:54et on se dit pourquoi
45:55certains
45:56certains
45:56certains
45:57certains
45:57je crois que certains
45:58ça ne veut pas dire essentialisés
45:59ça veut dire nous tous
46:00n'aiment pas
46:00non
46:02moi j'aime la France
46:03moi il ne me viendrait jamais
46:04à l'idée de cracher sur un pays
46:06qui m'a donné la nationalité
46:07et dans laquelle je peux m'accomplir
46:10même si je reconnais
46:11qu'il peut y avoir des choses
46:12que j'aimerais changer
46:13mais j'aime ce pays
46:14bien sûr
46:14parce qu'il me permet
46:15nous tous
46:15de vivre
46:16d'avoir la liberté
46:17mais évidemment qu'on aime ce pays
46:19tout au sourd de la table
46:20apparemment il y a une personne
46:21qui a dit non
46:22j'aimerais qu'il s'améliore
46:23mais aucun pays n'est parfait
46:24et la France n'est pas parfaite
46:25et elle ne le sera jamais
46:26on a une exigence
46:27en faire un pays en particulier
46:28et posons-nous la question
46:29de savoir ce qu'on peut faire
46:30aussi pour la France
46:30pour aider la France
46:31plutôt que de toujours demander
46:33à la France et au gouvernement
46:34aidez-nous
46:34aidez-nous
46:34c'est appliquer les droits
46:36de manière égalitaire
46:37à tout le monde
46:37le troisième extrait
46:38vu de l'extérieur
46:39Donald Trump
46:40on n'a pas commenté Emmanuel Petit
46:42allez-y
46:43il est courageux
46:44il est courageux
46:45et il montre bien
46:46que la France
46:46est un pays généreux
46:47qui a accueilli des gens
46:48quand ils ont joué le jeu
46:50elle les a assimilés
46:51et ils peuvent avoir un travail
46:52vivre heureux dans ce pays
46:53il n'y a pas de discrimination en France ?
46:55Laurent Jacopoli
46:55il n'y a pas de discrimination ?
46:56non mais écoutez
46:57arrêtez
46:57arrêtez avec vos valises antiennes
46:59c'est votre commerce
46:59c'est pas vieux
46:59c'est documenté
47:00il n'y a pas de discrimination en France
47:02moi je viens d'une famille d'immigrés
47:03vous savez
47:03et je suis très heureux dans ce pays
47:04et je l'aime
47:05je ne parle pas de votre bonheur
47:06je parle de discrimination
47:07sur la base du faciès
47:08et de la couleur de...
47:09premièrement
47:09et deuxièmement
47:10moi je veux comprendre aujourd'hui
47:11comment on peut ne plus revivre
47:13le 17 octobre
47:14parce que je ne veux pas résoudre
47:15en 10 minutes
47:17les problèmes
47:17et des décennies de faillite
47:19comment on peut ne plus avoir
47:20des images
47:21qui ont fait mal
47:22à tous ceux qui aiment la France
47:23parce que quand on est sincère
47:24dans son amour
47:25c'est une balafre à un pays
47:26on ne peut pas supporter
47:27qu'une marienne soit tombée
47:29on ne peut pas supporter
47:30qu'un établissement
47:31qui date de 1876 soit brûlé
47:33on ne peut pas supporter
47:34que des rues soient défigurées
47:36on ne peut pas supporter
47:36que des commerçants
47:37aient vu leur commerce
47:38partir en fumée
47:39qui pourrait le supporter ?
47:40pour quelle raison ?
47:42pour quelle raison ?
47:43mais en fait
47:44pardonnez-moi Sonia
47:45mais on pourrait aussi poser la question
47:46nous sommes d'accord là-dessus
47:47on est d'accord
47:48mais on peut poser la question
47:49à l'envers
47:49est-ce que la France
47:50aime tous ses citoyens
47:51de la même manière ?
47:52les gens qui manifestaient samedi
47:53c'est parce que justement
47:54ils sont attachés au principe
47:56de liberté, égalité, fraternité
47:57et ils avaient l'impression
47:58que ce principe
47:59ne s'appliquait pas
48:00à eux de la même manière
48:01il y a des Français
48:02et des Françaises
48:03qui ne connaissent pas
48:05comment dire
48:05qui n'ont pas le sentiment
48:07que la France les perçoit
48:08dans leur pleine humanité
48:10et leur permet de vivre dignement
48:11moi j'étais à la manifestation
48:14comment dire
48:14samedi
48:15entourée de dizaines
48:16de milliers de personnes
48:17qui n'étaient dans la rue
48:18que pour demander
48:19à la République
48:20d'être fidèle à ses principes
48:21et donc on ne peut pas demander
48:22à des gens
48:23d'aimer la France
48:24si la France ne les aime pas
48:25non non mais avec ce discours
48:26victimaire
48:26que subissent
48:28à longueur de journée
48:29à longueur de journée
48:30les Français
48:31issus de l'immigration
48:33vous créez la détestation
48:35de la France
48:35c'est pas moi qui crée quoi que ce soit
48:36je ne crée pas
48:37les dédiculations
48:37dans ce pays
48:38ceux qui se retroussent les manches
48:40ceux qui respectent la loi
48:41et ceux qui bossent
48:42pour leur chance
48:43alors si tout le monde le fait
48:44tout ira bien
48:45on peut commenter
48:45cette image en direct
48:46on est au niveau des Halles
48:48oui des Halles
48:50à Paris
48:51bien évidemment
48:52alors là c'est une nuée
48:53de fourgons de police
48:57de CRS
48:58une vingtaine à vue d'oeil
48:59ou davantage
49:00on est en train de sécuriser
49:02en vue donc Grégory Geron
49:03du couvre-feu
49:06donc ce soir ça veut dire
49:07que toutes ces personnes
49:08d'ici quelques heures
49:10doivent tout simplement
49:11rentrer chez elles
49:12une forme de confinement
49:13oui c'est une forme
49:15ça aide bien
49:16depuis hier soir
49:17vous savez dimanche
49:18ça a malheureusement recommencé
49:19il y a déjà eu
49:20il y a eu aussi des pillages
49:21c'était encore compliqué
49:22jusqu'à très tard dans la nuit
49:25donc cette mesure
49:26évidemment c'est
49:27on rogne un peu
49:28sur les libertés individuelles
49:29pendant un temps
49:30mais honnêtement
49:31en termes en tout cas
49:33de levier
49:33pour les forces de l'ordre
49:34c'est quand même plutôt utile
49:35ça nous permet
49:36de ne pas avoir besoin
49:36de trier le bon grain
49:37de livret en direct
49:38et de savoir
49:39ceux qui sont dehors
49:40en général
49:41n'y sont pas
49:42pour de bonnes raisons
49:43voilà donc nous
49:44ça nous permet
49:44d'avoir un peu moins
49:45de pression
49:45d'accord
49:46donc vous êtes pour
49:47qu'on se poursuive
49:49bien évidemment
49:49que ça s'arrête
49:50à un moment donné
49:50mais aujourd'hui
49:52je rappelle qu'on a des policiers
49:53qui je sais que c'est un discours
49:54très attendu d'un syndicaliste
49:56mais c'est une réalité
49:57ça fait trois semaines
49:57qu'on se traîne
49:58le mouvement lycéen
49:59qu'on a des rappels
50:00des décalages
50:01des annulations de congés
50:02on a donc quand même
50:03une institution
50:05qui n'a pas une ressource
50:05inépuisable
50:06donc il y a ça
50:07et le couvre-feu
50:08il faut quand même
50:09y mettre du monde
50:09vous l'avez dit
50:10il y a beaucoup de monde
50:10parce que forcément
50:11il faut du monde
50:11pour le contrôler
50:12autrement ça n'a pas de sens
50:13donc ça oblige aussi
50:15encore une fois
50:15à engager beaucoup de force
50:16pour pouvoir être en maîtrise
50:18de cet outil-là
50:19Et vous voyez sur l'écran
50:21Nice
50:21c'est le couvre-feu
50:22dans le centre-ville
50:22pour les mineurs
50:23simplement le public mineur
50:24entre 21h et 6h du matin
50:26Bordeaux
50:26c'est un couvre-feu
50:27dans certains secteurs
50:29une nouvelle fois
50:29pour les mineurs
50:30entre 22h et 7h
50:31Lille, Douai, Denain
50:33oui vous voulez ajouter
50:33quelque chose ?
50:34C'est pour casser
50:34le cycle des pillages
50:36pour que les pillages
50:37ne se mettent pas
50:37dans un cycle quotidien
50:38où tous les soirs
50:39les gens ont compris
50:40qu'ils descendraient
50:40à tel endroit
50:42et qu'ils casseraient un magasin
50:43Merci à vous
50:44Merci beaucoup
50:44Merci pour ce débat
50:45VIF
Commentaires

Recommandations