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  • il y a 8 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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Transcription
00:00Tout d'abord, retour à l'actualité politique et sociale en France.
00:03Je salue nos invités sur ce plateau.
00:05Alexis Corbière, bonsoir.
00:07Merci de votre présence.
00:08Député L'Après de Seine-Saint-Denis,
00:10Laurence Saillier, merci de nous accompagner.
00:11Ancienne députée, eurodéputée Les Républicains,
00:14Jean-Christophe Couvy, bonsoir.
00:16Vous êtes secrétaire nationale du syndicat de police Unité.
00:18Nous sommes avec l'éditorialiste au point Serge Raffi.
00:21Bonsoir à vous.
00:22Laurent Jacobi, il nous accompagne.
00:23Bonsoir.
00:24Porte-parole du RN et député de Moselle.
00:27Je voudrais vous faire intervenir.
00:29et un tour de table.
00:30Moi, quand j'ai lu ça ce matin, je me suis posé des questions, véritablement.
00:34Je me suis dit, est-ce un signe de fermeté, de gravité ou de grande fébrilité ?
00:39Alexis Corbière, un conseil de défense et de sécurité nationale
00:42qui s'est tenu à l'Élysée pour préparer les manifestations, les rassemblements.
00:47On parle de manifestations et de rassemblements.
00:49Avec un tel énoncé, qu'est-ce que vous dites ?
00:52Conseil de défense, vous dites symbole de fermeté
00:55ou au contraire, on a l'impression qu'on est en guerre ?
00:58Et contre qui dans ce cas-là ?
00:59Exactement.
01:00Vous posez les bonnes questions.
01:02Parfois, ça m'arrive.
01:03Il faut croire.
01:04Le ministre Laurent Nunes avait dit qu'ils avaient perdu le contrôle
01:08et ils ont aussi perdu le contrôle politique.
01:10Donc, à partir de là, c'est...
01:11J'imagine, j'imagine, pour être magnanime avec eux,
01:15que c'est surtout de la communication.
01:17Pour dire aux gens, attendez, on prend ça au sérieux.
01:19Mais vous l'avez compris, vous l'avez pointé,
01:20ça laisse entendre qu'il y aurait un ennemi intérieur,
01:22nous serions en guerre, qu'il faudrait des moyens exceptionnels.
01:25On pense immédiatement, pourquoi pas ?
01:27J'imagine que ça n'a pas été évoqué,
01:28mais peut-être l'armée peut même être un peu questionnée.
01:31Et tout ça est un grand délire.
01:32Qu'est-ce qui se passe ?
01:33Il y a un mouvement de jeunesse, voilà, qui a lieu.
01:36Assez classique dans ce pays.
01:37On va fêter les 40 ans du mouvement en 1986,
01:41le projet de Vaquet.
01:42J'en parle parce que moi, j'ai commencé à militer là.
01:44Et combien il y a eu...
01:45Il n'y a pas plus français.
01:46Il y a le fromage, il y a les mobilisations de jeunesse.
01:49Donc, on est...
01:49Et il y a eu indiscutablement,
01:51une commission d'enquête s'est ouverte.
01:53Quelque chose qui a été totalement une défaillance des ors,
01:56des moyens qu'ils portent sur le 17 octobre.
01:59Mais il n'empêche que nous avons face à nous
02:00un mouvement de jeunesse qui réclame des belles choses,
02:02qui, à mon avis, sont majoritaires dans le pays,
02:04à savoir plus d'enseignants,
02:06à savoir du moyen...
02:07Et l'issue politique aussi.
02:09Et que la réponse ne peut pas être une réponse policière.
02:12La police est là pour assurer la sécurité,
02:14le droit de manifester.
02:15Mais monsieur Corbière, vous vivez sur une autre planète ?
02:18Non, mais on dirait qu'il ne s'est rien passé le 17 octobre.
02:21Oui, il y a un ennemi intérieur.
02:22Parce que quand des gens...
02:24Non, arrêtez.
02:25Excusez-moi.
02:25Vous me permettez d'avoir une opinion.
02:27Quand des gens, habillés en noir,
02:30cagoulés, d'accord,
02:33arrivent, sèment le chaos,
02:34détruisent une mairie, brûlent une mairie,
02:37casse des bâtiments publics,
02:39ce sont des hordes de factieux,
02:42c'est clair,
02:43à moins que ce soit vos amis,
02:44ça n'a rien à voir avec les étudiants,
02:46rien à voir avec les manifestants.
02:48Ces gens-là existent, ils veulent...
02:50Non, mais oui, mais ces gens-là,
02:51mais je comprends,
02:53ces gens-là veulent renverser l'État.
02:56Ils veulent renverser l'État.
02:58Donc pour vous, c'est un signe de fermeté,
03:00de dire conseil de défense, de sécurité ?
03:02Non, mais ce n'est même pas un signe de fermeté ou pas.
03:03La situation l'exige.
03:05Pourquoi ?
03:06Il y a ces factieux,
03:08on dirait qu'ils n'ont rien fait,
03:10et s'engouffrent dans la brèche,
03:12après, éventuellement, des pilleurs.
03:14S'ils ne font rien,
03:16on va revivre un 17 octobre.
03:18Mais on dirait qu'il n'y a rien
03:20en parallèle des cortèges.
03:21En parallèle des cortèges,
03:23vous avez les images.
03:24Est-ce que c'est un conseil de sécurité de défense ?
03:26La situation l'exige.
03:27Est-ce que vous avez le début d'une idée,
03:28une fois que vous avez fait un numéro
03:29en disant que moi, je suis du côté des violents,
03:31on a compris de...
03:33Qu'est-ce que ça signifie ?
03:34Si c'est une gesticulation.
03:35Est-ce qu'on a donné les moyens à la police
03:36pour le 17 pour travailler ?
03:37J'étais en salle de commandement
03:38à la préfecture samedi,
03:39donc j'ai un peu le début du...
03:40Alors, j'ai une question là-dessus.
03:41Oh non, mais quoi ?
03:42Vous y étiez d'ailleurs.
03:42Parce que, comme toute personne
03:43qui intervient dans le débat public,
03:45tout le monde est à même.
03:46Il y a des journalistes qui y vont,
03:47mais vous pouvez y aller.
03:47Ah bon, mais moi, comme parlementaire...
03:48Non, mais non.
03:49Monsieur Torbière...
03:50Non, non, mais je ne vous le reproche pas.
03:51Non, mais vous pouvez le solliciter, effectivement.
03:53Mais bien sûr, vous pouvez le solliciter.
03:55Vous pouvez aller en infiltration
03:56dans une manifestation,
03:56ça vous ferait beaucoup de bien, d'ailleurs.
03:58Allez, s'il vous plaît,
03:59je reviens au débat.
04:00Je reviens au débat.
04:01Moi, je suis étonné
04:02qu'on peut participer
04:05à ce qui est quand même
04:06un lieu sensible,
04:07mais vous me l'apprenez.
04:08Donc, il suffit de demander,
04:10il suffit de l'obtenir.
04:11C'est secondaire, c'est secondaire.
04:13Si on peut revenir à la question
04:14de Sonia Mabrouk,
04:15très tranquillement,
04:16le problème, c'est que ce pouvoir,
04:18il ne sait plus où il habite.
04:18C'est ça, la réalité.
04:20C'est que ce président de la République,
04:22c'est une girouette.
04:24En plus, pour moi,
04:25c'est devenu un peu Brancaleone.
04:27Vous connaissez le grand roman espagnol.
04:30Oui, vous avez une bonne référence,
04:31on connaît, oui.
04:32Où le roi, le tyran,
04:34est dans sa tour.
04:34Ce n'était pas un tyran,
04:35attention, ne mélangeons pas tout.
04:37Qui est sur sa tour tout seul,
04:38qui est un peu assailli
04:39autour de lui par son peuple
04:40et qui espère désespérément
04:42que l'armée arrive.
04:43Mais le Conseil de défense,
04:45c'est ça que ça nous raconte.
04:46C'est absurde.
04:47S'il était aussi fort,
04:50eh bien, il décrétait l'état d'urgence
04:53quand c'était nécessaire
04:54et il en restait là.
04:55Là, tout d'un coup,
04:56il prend des choses dans l'impression
04:58que maintenant, effectivement,
04:59il y a des infiltrations
05:01venues de l'étranger
05:02et qu'il y a des ennemis de l'intérieur.
05:04Et ça, effectivement,
05:05c'est une position
05:06que je trouve un peu absurde.
05:07que presque, peut-être le débat politique
05:10et médiatique s'est habitué.
05:11Parce que pas grand monde,
05:13évidemment, certains ont souligné,
05:14mais Conseil de défense et de sécurité,
05:16moi, tout de suite,
05:16je me suis dit quand même,
05:17qu'est-ce qui se passe ?
05:18Il y a un confinement,
05:19comme un confinement sanitaire,
05:21donc il y a un confinement sécuritaire,
05:22M. le policier ?
05:24M. le policier,
05:24je veux juste vous dire
05:25que nous, on a des remontées aussi
05:27des services de renseignement
05:28qui nous disent
05:29qu'il y a des risques insurrectionnels.
05:31Ce n'est pas que de la manifestation
05:32et ça, on le comprend.
05:33En fait, dans la même journée,
05:34vous regardez le 17 octobre,
05:35le 24 octobre,
05:36vous avez du maintien de l'ordre
05:37qui se passe bien,
05:38il n'y a pas de problème, etc.
05:40D'un seul coup,
05:41ça s'envenime,
05:42après, il y a du rétablissement de l'ordre
05:43et après,
05:43vous passez même en insurrection.
05:45Et c'est dans la même journée.
05:46Donc, en fait,
05:46il faut que les policiers
05:47se préparent à du maintien
05:48de l'ordre classique,
05:49des violences urbaines
05:50et de la contre-insurrection.
05:51Le 24 octobre,
05:52il y a eu des éléments d'insurrection ?
05:53Le 17, oui.
05:55Vous avez dit le 17 et le 24 ?
05:56Oui, parce qu'il y a des endroits,
05:58je suis désolé,
05:59quand les CRS, par exemple,
06:01mes collègues,
06:01reçoivent des pavés gros comme ça,
06:03des mortiers d'artifice,
06:05des boules de pétanque...
06:06C'est la dureté de votre métier,
06:08je ne suis pas d'accord,
06:08mais ça, ça n'a rien à voir
06:09avec l'insurrection.
06:10On n'est pas des sacs de sable
06:11et on n'est pas payés
06:12pour prendre des pavés dans la fin.
06:13Non, mais attendez,
06:14je vais vous dire une chose.
06:15On a à peu près le même âge
06:16tous les deux.
06:17J'espère que vous êtes au courant.
06:18Moi, je suis originaire
06:19du sud de la France.
06:20Quand les viticulteurs étaient en colère,
06:21le métier de CRS
06:22a souvent ramassé
06:23beaucoup de choses sur la figure.
06:24Si vous commencez à dire que ça,
06:25c'est de l'insurrection,
06:25parce que des gens,
06:26et je le désapprouve,
06:27jettent des objets
06:28sur des manifestants.
06:29Moi, je me souviens
06:29de manifestations ouvrières
06:30où il y avait des boulons
06:31qui étaient jetés par la loi.
06:33Non, mais vous utilisez
06:34un vocabulaire.
06:35Ce que je suis en train de vous dire,
06:36c'est que vous-même,
06:36vous participez
06:37à utiliser des mots.
06:39Non, mais la révolution,
06:40monsieur, dans ce pays...
06:41Vous n'avez pas vécu
06:42ce qu'on a vécu,
06:42ce que les révolutions ont vécu.
06:44Moi, ce qui m'interroge,
06:46quand le président dit...
06:47Quand le président...
06:49Chacun son vocabulaire.
06:51Permettez aux autres
06:51d'avoir le vocabulaire.
06:52Il y a un peu de liberté
06:53ou pas dans ce pays ?
06:55Pour chacun utiliser les mots
06:55Il y a aussi une responsabilité
06:57des télévisions.
06:58On est d'accord là-dessus ?
06:59Qu'est-ce qu'on ne peut pas dire ?
07:00On ne peut pas dire pillage ?
07:02On ne peut pas dire...
07:02Non, non, attendez,
07:03Sonia Mabrouk.
07:04On va parler sérieusement.
07:04Monsieur, excusez-moi,
07:06je vais être pris.
07:06Le 17, il s'est passé des choses
07:07qu'il faut analyser,
07:09objectiver.
07:09Il y a une commission
07:09d'enquête parlementaire.
07:10Vous, comme moi,
07:11aujourd'hui,
07:11on ne sait pas ce qui a eu lieu.
07:12Je pense qu'il y a une défaillance
07:13d'ordre.
07:13D'accord ?
07:14Vous n'êtes pas mieux placé
07:14que moi, en vérité,
07:15pour savoir ce qui a eu lieu.
07:16D'anticipation.
07:17Deuxièmement,
07:17monsieur a dit,
07:18le 24,
07:19il y a une manifestation massive.
07:20Et j'affirme,
07:21pour simplifier,
07:21que ça s'est bien passé,
07:22monsieur dit qu'il y avait
07:23des éléments d'insurrection
07:24le 24.
07:24Je dis que si on a eu
07:25cette surenchère de vocabulaire,
07:27évidemment,
07:27le Marcon va revenir
07:28en train de...
07:29Attendez, s'il vous plaît.
07:31Quand on a 1 400 policiers
07:32blessés en deux manifestations,
07:33en deux journées,
07:34je suis désolé,
07:35pour moi,
07:35ça ne se passe pas bien.
07:36Alors, qu'est-ce qui permet
07:36de dire au président
07:37plus jamais le 17 octobre ?
07:40C'est le dispositif sécuritaire,
07:41c'est tout.
07:42C'est pas compliqué,
07:42on a fait 75%
07:43de présence des policiers.
07:44Monsieur Jacques Obéli.
07:45Oui, vous avez remarqué
07:46que j'étais très silencieux
07:47parce que je trouvais
07:48très intéressant
07:48de laisser M. Corbière
07:50aller au bout de son raisonnement.
07:51Mais toujours, oui.
07:51Aller au bout du déni
07:52et aller au bout
07:53de la défense de l'indéfendable.
07:55Pourquoi il y a
07:56un conseil de défense ?
07:56Probablement,
07:57et là, pour le coup,
07:58je peux vous rejoindre,
07:58il y a probablement de la com',
07:59c'est-à-dire qu'on montre
08:01les muscles
08:02parce qu'on a été très faibles
08:03le 17
08:03et que ce gouvernement
08:04avait largement sous-estimé
08:06ce qui allait arriver.
08:07Mais enfin,
08:08on ne peut pas s'habituer
08:09dans notre pays
08:10lorsqu'il y a une manifestation
08:11aussi légitime soit-elle,
08:13lorsqu'il y a un événement sportif,
08:15lorsqu'il y a une célébration,
08:17de voir à chaque fois
08:18en milieu d'après-midi
08:19arriver des black blocs,
08:20puis après des pilleurs.
08:22Et donc,
08:22cette situation,
08:23elle est extrêmement grave.
08:24Alors, je comprends votre gêne,
08:26évidemment,
08:26chers collègues,
08:27parce que certains anciens
08:29n'amènent à vous
08:30se satisfont très bien
08:31de cette violence.
08:32Et je pense à la France insoumise
08:33et au groupuscule
08:34d'extrême-gauche.
08:35Pourquoi ?
08:36Parce qu'ils veulent le chaos
08:36et c'est même une doctrine
08:38qu'ils énoncent
08:39à longueur de plateau télévision.
08:41Maintenant,
08:42si vous trouvez normal
08:43qu'il faille qu'à chaque fois
08:44il y ait 80 000 membres
08:45des forces de l'ordre
08:46dans la rue
08:46pour qu'une manifestation
08:48se place bien,
08:49moi pas.
08:49J'étais ce week-end
08:50au congrès du Rassemblement National.
08:53Pour que notre congrès
08:54de Premier Parti de France,
08:55Parti démocratique,
08:56puisse avoir lieu,
08:57il y avait 3 000 personnes
08:59déployées dans les rues
09:00qui ont fait un boulot
09:01magnifique
09:01parce qu'il n'y a pas eu de problème,
09:03parce que des gens
09:04venaient manifester
09:04pour nous empêcher de parler.
09:06Si pour vous,
09:07tout ça est normal,
09:08moi je considère
09:09que c'est une atteinte
09:10à la démocratie
09:11et à la République
09:12et que ça nuit aux intérêts
09:13de ceux qui déchirent.
09:14Est-ce qu'ils avaient le droit
09:15de manifester ?
09:16Mais il faut la liberté
09:18de manifester.
09:18Mais quand on manifeste
09:21pour empêcher
09:22un mouvement politique
09:23de s'exprimer,
09:24alors ça commence
09:25à devenir très intéressant.
09:26Il y a un éléphant
09:27au milieu de la pièce
09:28comme chaque soir
09:28et il faut en parler
09:29parce qu'il faut insister
09:30sur le fait
09:30que c'est la réponse politique.
09:32C'est l'issue politique.
09:33S'il y a bien
09:35un fruit dans le verre
09:36au départ,
09:37c'est une faiblesse
09:38de la réponse politique.
09:39Donc si ça continue
09:40de samedi en samedi,
09:41je crois que ce n'est pas
09:42la faute de M. Corbière
09:43ni de la faute
09:43de M. Coubouy,
09:44encore moins de Mme Saillet,
09:45rien à voir pour M. Raphine
09:46ni vous-même.
09:47Mais vous avez vu
09:48les revendications ?
09:48Elles sont tellement différentes
09:50comment vous voulez répondre
09:50à tout ?
09:51Vous avez entendu
09:52les revendications ?
09:54Ça part de tout à rien.
09:55Je veux dire,
09:56comment vous voulez répondre
09:57à toutes ces revendications ?
09:59Alors, pardon,
09:59les revendications,
10:00moi je suis membre
10:00de la commission éducation
10:01de l'Assemblée nationale,
10:04mais il y a aussi
10:04des collègues
10:05du Rassemblement national
10:06et le ministre Geffrey
10:07dit devant la commission
10:08qu'il est vrai aujourd'hui
10:08que 7,5% des cours
10:10ne sont pas assurés
10:10devant les élèves.
10:11Est-ce que c'est
10:11une revendication révolutionnaire ?
10:13Il le dit régulièrement,
10:15le chiffre en gros
10:1510% des cours,
10:16comme il y a les examens,
10:17on s'accorde pour dire
10:18qu'il y a 7,5% des cours
10:20sur la totalité
10:21d'une scolarité,
10:22ça fait une année
10:22qu'il perd.
10:23Est-ce que c'est révolutionnaire
10:24que les jeunes
10:24qui disent qu'il faut
10:25des postes pour remplacer ça ?
10:26Vous avez vu
10:27beaucoup de jeunes samedi
10:27dans la rue ?
10:28Dans le cortège ?
10:29Non mais parce que
10:30vous avez vu
10:30beaucoup de jeunes
10:31dans le cortège ?
10:31Donc c'est une revendication,
10:33j'ai connu la jeunesse
10:35plus idéaliste
10:36que de dire
10:36que ce serait bien
10:37que les profs soient,
10:38quand ils sont absents,
10:38ils soient remplacés.
10:39D'accord ?
10:40Et je peux vous dire,
10:40moi avant d'être député,
10:41je suis prof en lycée professionnel,
10:43j'ai été moi-même TZR,
10:44on a entendu parler.
10:45Et les autres, à part les jeunes ?
10:46Arrêtez de parler,
10:46mon sanglou.
10:46Attendez,
10:47génie, vous réagissez.
10:48Les revendications
10:49sont légitimes
10:56de ce qu'on appelle
10:57une question rhétorique.
10:59Trouvez-vous normal ?
11:00Dites-vous à M. Corbière
11:01qu'il y ait de la violence
11:02dans la rue.
11:02Réponse évidente,
11:03non.
11:04Je ne trouve pas ça normal.
11:05Certains de votre collègue
11:05sont incapables de le dire.
11:06Mais même la France Insoumise
11:08déplore la violence.
11:09Donc le problème est,
11:10le problème est deux sujets,
11:12et je vais arrêter là.
11:13Il y a un sujet,
11:14et deux,
11:15pour quelle raison le 17 octobre,
11:17à ce point-là,
11:18il y a eu,
11:19comme le dit le ministre
11:20de l'Intérieur,
11:20une perte de contrôle.
11:22J'affirme ici,
11:23mais je demande
11:23à ce que la commission
11:24d'enquête y travaille,
11:24que sans aucun doute,
11:25les consignes,
11:26le renseignement,
11:27les moyens policiers
11:28étaient mal renseignés,
11:29pas à la hauteur,
11:30et que les policiers
11:30ont fait ce qu'ils pouvaient
11:31dans des conditions.
11:32Ça, c'est un sujet.
11:34C'est un sujet,
11:35d'accord ?
11:36Qui ne doit pas amener
11:37à faire croire après
11:38que face à cette perte
11:39de contrôle politique
11:40et d'apprentissage
11:40de réponse politique,
11:42c'est très clair que je dis
11:43que Macron gesticule
11:44et nous dit
11:46d'un seul coup
11:47qu'on a un ennemi intérieur,
11:49mais en musique.
11:49Vous allez répondre.
11:50Et pour terminer,
11:50j'espère que M. Jacobelli,
11:52vous êtes d'accord
11:52avec le fait
11:53qu'on a encore le droit
11:53de manifester
11:54quand on est inquiet
11:55qu'un parti comme le vote
11:56qui veut changer la constitution,
11:57qui veut mettre en place
11:58une xénophobie d'étanche
11:59en ligne de réponse
11:59avec vos vieilles sortnettes.
12:01C'est la vérité.
12:01Il n'y a rien de xénophobe.
12:02C'est la vérité.
12:03On a le droit d'être contre.
12:04On a le droit d'être contre.
12:05C'est vrai qu'il n'y a pas que le RN
12:07qui veut changer la constitution.
12:08M. Corbère,
12:09il dit tout et son contrat.
12:10Attendez.
12:11Tout et son contrat.
12:12Je vous propose.
12:13S'il vous plaît,
12:13je vous propose.
12:14Est-ce que quand on critique
12:15le RN...
12:17Il y a un argument important.
12:21Qu'est-ce qui va changer
12:22entre le 17,
12:23le 24 et ce samedi ?
12:25Est-ce que c'est le même dispositif
12:26conséquent ?
12:27Et est-ce que là,
12:28le président ne pourra pas dire
12:29ni le ministre de l'Intérieur
12:30ni le ministre de la Justice
12:31qu'il y ait un manque d'anticipation
12:33de nos renseignements
12:33qui sont toujours au top
12:35et que je salue à chaque fois
12:36parce que ceux qui nous évitent
12:37à chaque fois des attentats terribles...
12:38Mme Magrouk,
12:39ça ne veut rien dire.
12:40Le renseignement,
12:40on leur a supprimé des moyens.
12:42Mais M. Corbière,
12:43je salue ce qui reste
12:44de nos renseignements territoriaux.
12:46Y compris en défendant
12:47les réunions syndicales
12:48du renseignement
12:48de dire qu'il y a moins de moyens.
12:50Vous voulez supprimer la banque
12:51où êtes vos aides ?
12:52Non mais bon,
12:53on parle sérieusement.
12:54La police,
12:55on supprime les moyens.
12:56C'est le Corbière chouin ?
12:57Je vois surtout
12:58qu'on parle beaucoup de droits
13:00mais très peu de devoirs.
13:01Le devoir d'un citoyen,
13:02c'est de respecter son pays
13:03et quand vous allez manifester,
13:04je suis syndicaliste aussi,
13:05moi j'ai manifesté,
13:06il y a des policiers
13:06qui ont manifesté tout cet été,
13:08on n'a rien cassé,
13:09on n'a rien brutalisé,
13:10on n'a pas mis de feu,
13:11etc.
13:11On a revendiqué ce qui est normal.
13:13Donc au départ,
13:13le 17 octobre,
13:14c'est une manifestation
13:15dite classique,
13:16il y avait des remontées
13:16avec des risques
13:17effectivement qui n'ont peut-être
13:18pas été évalués à hauteur
13:19mais est-ce que dans une démocratie
13:21mûre, mature
13:23de plusieurs centaines d'années,
13:24est-ce qu'aujourd'hui
13:25vous trouvez normal
13:25de vivre ce qu'on a vécu
13:28le 17 octobre ?
13:29Alors ce qui a changé
13:29entre temps...
13:30A qui vous posez la question ?
13:31Moi je pose la question
13:32déjà à tous les Français.
13:33Mais tout le monde,
13:34personne n'a trouvé ça normal,
13:35monsieur.
13:35Donc vous êtes d'accord avec moi
13:36pour dire qu'après,
13:37forcément,
13:38il y a quelque chose
13:39qui ne va pas dans ce pays
13:39quand même,
13:40voilà.
13:40Donc la réponse après,
13:42c'est effectivement
13:42de muscler un petit peu plus
13:44le dispositif et le 24.
13:46D'ailleurs,
13:46on a appelé 75%
13:47de taux de présence
13:48des policiers.
13:49Donc ça,
13:49ça veut dire aussi
13:50des familles en moins
13:52pendant les vacances scolaires
13:53qu'ils ne voient pas
13:53leurs parents,
13:54des rappels sur les congés,
13:56etc.
13:57Et aujourd'hui,
13:58la vie du policier
13:58tous les samedis,
13:59ça va être métro,
14:00lacrymo, bobos
14:01parce qu'on a pratiquement
14:022000 policiers blessés
14:04et là,
14:05le dernier,
14:06samedi dernier,
14:06c'était 300 forces de l'ordre
14:07blessées.
14:08Ça ne peut pas être non plus
14:09comme ça tous les samedis,
14:10ce n'est pas possible.
14:11Mais vous apportez la réponse.
14:13Donc on demande
14:13l'impossible aux policiers,
14:15on demande l'impossible
14:15à tout le monde,
14:16donc la réponse
14:16ne peut être qu'aux politiques.
14:17Moi, j'interroge,
14:18pourquoi trop peu,
14:19trop tard ?
14:20Ça fait depuis des années,
14:21Sonia,
14:21que la police,
14:22elle doit répondre
14:22à tous les problèmes
14:23associés.
14:24Expliquez-moi pourquoi
14:24dans un pays,
14:26qui ne savait pas
14:27qu'il y avait une angoisse
14:28autour de Parcoursup,
14:29qui ne savait pas
14:29qu'il n'y avait pas
14:30des professeurs
14:31qui étaient absents,
14:31qui ne savait pas.
14:32Ne me dites pas
14:33qu'il faut trois semaines
14:33pour se réunir
14:34et se concerter
14:35et dialoguer.
14:37Je le redis
14:38parce que M. Corbière
14:39n'a pas répondu tout à l'heure.
14:40Il n'y avait pratiquement
14:41pas d'étudiants
14:42dans la rue samedi.
14:43Donc on n'en est plus
14:44à des remédicats
14:44sur étudiants.
14:46Qu'est-ce que vous racontez
14:47Laurent Saillet ?
14:47Il n'y avait pas d'étudiants
14:48samedi,
14:49mais il y avait une manifestation
14:49de masse avec des jeunes.
14:52Si on va sur mon plateau
14:53télématographique
14:53à dire la vérité.
14:54Oui, mais vous allez
14:54s'y parler les autres aussi,
14:55M. Corbière.
14:56C'est pas mal non plus
14:57parce que sinon,
14:58ce n'est pas un échange.
15:00Je pense que ce à quoi
15:01on a assisté le 17 octobre,
15:03c'est deux choses.
15:04Et pour le coup,
15:04il faut être honnête,
15:05c'est dix ans d'immobilisme
15:07sur certaines questions.
15:08Dix ans de manque
15:09de réformes judicieuses
15:10et intelligentes
15:11sur l'éducation.
15:12Dix ans de détours de regard
15:14sur la baisse
15:15du pouvoir d'achat
15:15des Français
15:16et les salaires
15:17qui décrochent
15:18par rapport à l'inflation.
15:19C'est dix ans
15:20de mesures pas prises
15:21et d'un macronisme hautain
15:22qui méprisent les Français.
15:23Pour l'éducation,
15:24mais allez-y.
15:24Vous avez raison,
15:25ses prédécesseurs
15:26n'étaient pas de nous,
15:26mais ils ne sont plus
15:27au gouvernement.
15:28Merci, M. Rathus.
15:29Donc, clairement,
15:30ça crée des conditions
15:33de difficulté d'expression
15:34avec une démocratie
15:34qui n'est plus écoutée,
15:35des budgets qui passent
15:36à coups de 49,3
15:37et un peuple français
15:38qui a l'impression
15:39que le seul moyen d'exister,
15:40c'est de crier.
15:41Ça, c'est vrai.
15:42En face,
15:42vous avez des profiteurs
15:43et là, désolé,
15:44M. Corbière,
15:45je retourne vers
15:45la France Insoumise,
15:46vos anciens amis,
15:47mais vous en êtes partis,
15:48je vous en fais grès,
15:49qui, eux,
15:50voient en la matière
15:50une occasion de semer le chaos,
15:52d'avancer leur pion
15:53et de proclamer
15:55leur sixième république
15:56et puis les traditionnels
15:58black blocs qui arrivent,
15:59dont on ne sait pas
15:59pourquoi ils sont toujours
16:00en liberté
16:00et dont les groupes
16:01n'ont pas été dissous,
16:02puis les pilleurs,
16:03excusez-moi,
16:04vous allez hurler,
16:04mais qui arrivent
16:05de certaines cités,
16:05on a l'habitude,
16:06on les connaît.
16:07Et un gouvernement
16:08qui a peur de son nombre,
16:10qui a peur de demander
16:11aux policiers,
16:12qui a peur aux policiers...
16:14Je termine,
16:14je termine
16:15et arrêtez de faire de la récule.
16:16Non, non, j'arrête pas.
16:18Je n'ai ras-le-bol.
16:18Mais qui ne profite pas
16:19de la crise en ce moment ?
16:20J'en sens que tout le monde
16:21profite de la crise.
16:22Non, mais M. Jacoveli,
16:22ça va mal finir.
16:23Non, non, ça va pas mal finir.
16:23Non, non, ça va mal finir.
16:24Non, non, mais je parle politique.
16:25Avec un gouvernement qui...
16:27d'être insultés pour les patopées.
16:27Je termine, je termine.
16:29Non, mais parce que c'est trop facile.
16:30Non, non, mais oui,
16:30c'est trop facile aussi.
16:33Vous ne savez pas qui c'est,
16:44qui est arrivé au cœur
16:44du sujet politique.
16:45Une fois encore,
16:46un gouvernement qui a peur
16:47de demander à sa police
16:48d'agir parce qu'elle a peur
16:49qu'il y ait des blessés
16:51et qu'il y a des adultes.
16:51Non, non, non, non, pas tout le monde.
16:52Je l'assume, je le dis.
16:54Je vous pose une question claire.
16:55Par exemple, M. Raffi,
16:56il y a les revendications les siennes.
16:58Dans quelques instants,
17:00justement, l'un de ses représentants
17:02sera avec nous.
17:02Il y a aussi toutes les questions
17:03de pouvoir d'achat.
17:04J'en parlerai tout à l'heure
17:05avec Michel-Édouard Leclerc.
17:06C'est un pouvoir de vivre.
17:08Ce n'est pas le pouvoir d'achat,
17:12Non, comment ça ?
17:14Pardonnez-moi,
17:14sur les carburants,
17:16il a fallu...
17:17On a bien libéré
17:18les 10 millions de barils stratégiques.
17:20Bien sûr qu'on ne peut pas
17:20tous les libérer,
17:21ces barils stratégiques,
17:22mais on l'a fait.
17:23Donc, il peut y avoir...
17:23On peut un peu soulager, parfois,
17:25les difficultés des gens.
17:26Le problème, si vous permettez,
17:28c'est que je pense que, politiquement,
17:30notre pays est dans un cul-de-sac.
17:32Et quand on est dans un cul-de-sac,
17:33on est comme dans des mouches
17:34dans un bocal.
17:35Et tous, vous voyez le genre de débat
17:36qu'on a en permanence,
17:37ça se termine toujours mal
17:39parce qu'on se cogne
17:40contre les parois.
17:41Pourquoi ?
17:42Pour une autre raison très simple.
17:43C'est que, depuis 2024,
17:46le président de la République
17:47n'a pas appliqué
17:49la règle de la Ve République.
17:51C'est-à-dire qu'il avait le choix,
17:52après sa défaite,
17:54soit de nommer à Matignon
17:56la gauche,
17:57qui était majoritaire
17:58à l'Assemblée nationale,
17:59soit carrément de démissionner
18:00comme le général de Gaulle
18:01aurait pu le faire.
18:02Et là, aujourd'hui,
18:03on est dans une espèce de période
18:05de campagne électorale
18:06qui a démarré très tôt
18:07et qui devient absolument insupportable.
18:09C'est pour ça que ça panique
18:11un peu de partout.
18:12Vous avez Mélenchon
18:13qui, lui, veut que...
18:15On va tenir 5 mois et demi comme ça ?
18:17Non.
18:18Je pense que non.
18:20Mélenchon, donc,
18:20il veut que Macron s'en aille.
18:23Le bloc central qui panique
18:24et qui veut à nouveau...
18:25On se croit que c'est tous d'accord, là, quasiment.
18:27Il y a une panique générale
18:27en ce moment à tous les niveaux.
18:29Et peut-être que,
18:30sauf peut-être au Rassemblement national
18:32qui joue au contraire...
18:33Allez-y, parce que vous deux...
18:34En plus, vous allez céder votre place.
18:36Donc, je vous laisse le mot de la parole.
18:38La conclusion inverse,
18:38justement, la solution,
18:39elle est politique.
18:40Ce à quoi on assiste,
18:41c'est une fin de règne calamiteuse, en fait.
18:43Les mesures ne sont pas prises.
18:44Le gouvernement ne sait plus assurer la sécurité.
18:46Et c'est exactement ça qu'on voit.
18:48Et donc, là, la solution,
18:48elle sera dans 6 mois.
18:50Certains voteront pour les amis de M. Corbière
18:52avec lesquels je ne suis pas d'accord.
18:53Mais le bulletin de vote sera une expression
18:54ou, je l'espère, pour Marine Le Pen.
18:56Et demain, il y aura une solution politique.
18:59Mais vous voyez bien
18:59que c'est un peu du troisième tour électoral
19:01qui se joue ici aussi.
19:03Je crois que les Français respecteront
19:04le scrutin et les verdicts des urnes.
19:06C'est une situation qui interroge également.
19:09Merci, M. Jacobi.
19:10Merci de votre invitation.
19:11C'est Riyad Rani,
19:12président de l'Union syndicale ICN
19:14qui va nous accompagner.
19:16Regardez de nouveau ces images.
19:18Oui, il y avait quand même...
19:19Vous étiez au centre de commandement,
19:22au centre stratégique.
19:23Je ne dis pas qu'il n'y avait pas de jeunes.
19:24Mais je dis qu'il y avait peu de jeunes
19:26par rapport à la masse
19:28et que les revendications,
19:29on ne peut pas répondre à tout le monde.
19:31Ce n'est pas la peine de mentir.
19:32Je veux dire, on mentirait en disant
19:34qu'on peut répondre à toutes les...
19:35Vous avez vu les revendications ?
19:36Elles sont protéiformes.
19:38Il est vrai, il est vrai.
19:39Je salue la présence de Riyad Rani.
19:41Bonsoir.
19:41Bonjour, Sonia Marrou.
19:42Merci d'être avec nous.
19:43Président de l'Union syndicale ICN
19:44qui va rencontrer demain
19:45le ministre de l'Intérieur
19:47qui va parler, justement, de...
19:49Pourquoi vous faites...
19:51Écoutez, non mais...
19:52Maintenant, c'est le ministre de l'Intérieur
19:53qui dialogue avec des lycéens.
19:54Mais parce que...
19:55Mais M. Rani, je crois qu'il en est
19:57plutôt content
19:58parce qu'il a des questions
19:59peut-être à poser sur...
20:00Je ne parle pas au nom des lycéens.
20:00La liberté de manifester,
20:02le maintien de l'ordre et tout ça.
20:03Non, écoutez, c'est assez simple.
20:05Lors de notre premier entretien
20:06avec M. Jeffrey
20:06et qu'on lui parlait
20:07de les questions de maintien de l'ordre
20:09et des incidents
20:09qui ont pu avoir lieu
20:11durant la mobilisation,
20:12il nous a dit
20:13que ce n'était pas lui
20:14qui était en charge de ça,
20:15que c'était M. Nunez.
20:16Un coup, sur le bâtisse,
20:17c'est la ministre
20:17de la Transition écologique.
20:18Et du coup,
20:19quand on a vu le président
20:19de la République,
20:20il a dit
20:21écoutez,
20:22on va organiser un rendez-vous
20:23avec M. Nunez.
20:24Sauf que je tiens à dire aussi
20:25sur ce plateau-là
20:26que nous avons demandé
20:29explicitement
20:29au Premier ministre
20:30et au président de la République
20:31de recevoir
20:31les organisations lycéennes
20:33et étudiantes en même temps
20:34parce que sur cette mobilisation,
20:35ils sont aussi victimes.
20:37Et aujourd'hui,
20:38il n'a pas répondu
20:40encore à notre demande.
20:41Du coup,
20:41nous ne serons présents
20:43à cette réunion
20:43que si les organisations
20:44aussi étudiantes
20:45sont avec nous.
20:46– Ah oui,
20:46donc la réunion
20:47n'est même pas sûre
20:48de se tenir.
20:49– Notre présence,
20:50mais 80% des représentants
20:51lycéens sont du même avis
20:53que nous.
20:53– Ria Drani,
20:54on va parler des blocs-lis,
20:55on va parler de la suite
20:56et des revendications.
20:57J'ai encore une question
20:58parce que c'est fondamental.
20:59On parle de la liberté
21:00de manifester,
21:01mais on parle aussi
21:01de la liberté de travailler,
21:03de la liberté
21:04de faire son commerce.
21:06Et déjà,
21:06vous êtes tous évidemment
21:07sensibles aux commerçants.
21:08Les commerçants,
21:08qu'est-ce qu'ils ont dit ?
21:09Ils ont dit,
21:10est-ce qu'il est certain
21:11en tous les cas ?
21:12Est-ce qu'on peut ouvrir
21:12le dimanche ?
21:13Est-ce qu'on peut avoir
21:14des autorisations ?
21:15Évidemment,
21:16est-ce qu'on peut avoir
21:16des tracés qui évitent
21:17les centres-villes ?
21:17Ça, c'est en train
21:18d'être mis en place.
21:18Et certains ont dit,
21:19est-ce qu'on peut suspendre
21:21certains les rassemblements
21:22jusqu'aux fêtes de Noël ?
21:23Ça vous semble complètement farfelu
21:26ou vous comprenez malgré tout
21:27aussi la détresse
21:29de ces commerçants ?
21:30Question de survie.
21:31Non.
21:31C'est-à-dire qu'il y en a,
21:32s'ils ne peuvent pas retrouver
21:33maintenant la capacité
21:35de travailler,
21:35parce que le samedi,
21:36c'est une grosse journée,
21:37ce sont des gens
21:38qui vont perdre leur emploi,
21:40qui ont des enfants,
21:41parfois des enfants aussi étudiants,
21:43et qui n'auront plus rien.
21:44Parce que même si on dit
21:45des aides, des aides, des aides,
21:47remarquez que les mêmes
21:47qui veulent aujourd'hui
21:48qu'on aide tout le monde
21:49disent que le pays est endetté
21:50parce qu'on a trop aidé avant.
21:51Donc, il faut aussi un petit peu
21:52de cohérence dans tout ça,
21:53mais même les aides
21:55ne permettront pas à ces gens.
21:57Donc, on est en train,
21:58si vous voulez,
21:58de condamner,
22:00il ne faut pas dire à mort,
22:00le mot est trop fort,
22:01mais condamner à ne plus travailler
22:03des gens honnêtes
22:04qui n'ont rien demandé
22:06et qui voient le fruit
22:07d'une vie de travail
22:08partie en éclats.
22:10Ça, vous vous dites
22:10comment on fait ?
22:11C'est inextricable.
22:12Liberté de manifester,
22:13liberté de travailler,
22:14de faire ce commerce.
22:14D'abord, principe essentiel,
22:15je donne mon opinion,
22:17le droit de manifester
22:18doit rester un droit fondamental.
22:19D'accord ?
22:20Non, mais oui.
22:20Et je dis tout le monde,
22:21même si vous n'êtes pas d'accord
22:22avec moi,
22:23inquiétez-vous,
22:23le jour où on commence
22:24à vous dire
22:24qu'on n'a plus le droit
22:25de manifester.
22:26D'accord ?
22:27Deuxièmement,
22:27il va de soi
22:28que c'est quelque chose
22:30de difficile
22:30et le préfet en discute
22:31avec les organisateurs.
22:33La complexité des choses,
22:34c'est qu'on a souvent
22:35des mouvements aujourd'hui
22:36qui ne sont pas très bien organisés
22:37du point de vue des organisateurs.
22:39Anarchique.
22:39On n'est pas obligé.
22:40Non, non, ce n'est pas anarchique.
22:41Non, certain.
22:42Les organisations de jeunesse.
22:43Mais non, je ne parlais pas.
22:44Il y a des rassemblements
22:45qui sont anarchiques.
22:45Oui, en plus,
22:46mais on peut aussi constater
22:47que les choses dont on peut évoluer
22:49par rapport à 10 ou 15 ans,
22:50qu'il arrive parfois
22:50qu'il y ait des mouvements
22:51assez puissants.
22:52Je pense aux Gilets jaunes
22:53où il n'y a pas clairement
22:54une organisation.
22:55Donc, on a des interlocuteurs
22:56dont ce n'est pas toujours sûr
22:57qu'ils soient eux-mêmes
22:58très influents.
22:59Mais je termine une chose.
22:59Le préfet, il peut aussi décider
23:00de modifier les parcours.
23:02Il va de soi que si chaque fois
23:03c'est les mêmes commerçants
23:04qui se tapent les mêmes problèmes,
23:05ils vont péter un plomb
23:06pendant l'expression triviale.
23:07Donc, ça aussi,
23:08c'est une discussion.
23:08Par exemple,
23:09je vais vous dire une chose.
23:10Moi, je n'étais pas très content
23:11du parcours,
23:12je parle de Paris,
23:13qui a eu lieu le 24.
23:14Avec le recul,
23:15je trouve que c'était bien
23:16et que ça s'est bien passé
23:18et qu'il y a eu
23:18une grosse manifestation
23:19alors que je trouvais
23:20que c'était...
23:21Vous voyez,
23:21bon, on peut réfléchir.
23:23Monsieur Corbière,
23:23comme...
23:24Il faut faire en sorte
23:25qu'évidemment,
23:25les commerçants,
23:26un mois avant Noël,
23:27le même, chaque samedi,
23:28ils voient sa vitrine qui pète.
23:29Mais, mis à part la capitale,
23:31dans certaines villes,
23:31c'était ville morte.
23:33C'était un blocus,
23:34et je ne le dis pas
23:35par défiance,
23:36au contraire,
23:36heureusement qu'il y avait
23:37une protection,
23:37mais c'était un blocus sécuritaire.
23:39Avec les couvre-feux
23:41qui sont prolongés,
23:42avec un blocus sécuritaire,
23:43avec un contrôle des flux,
23:46même si le commerçant,
23:47il peut ouvrir,
23:47qui va avoir dans sa boutique ?
23:50Franchement,
23:51encore une fois,
23:51dans une démocratie bien élevée,
23:53j'allais dire,
23:53parce qu'il y a le respect
23:54et aujourd'hui,
23:55les gens n'ont plus de respect.
23:56Quand on va manifester,
23:57moi, j'ai connu des manifestations,
23:59on faisait marcher les commerçants.
24:00Vous allez voir les boulangers,
24:01vous achetez des sandwiches,
24:01de l'eau, etc.
24:03Il y avait même des bars
24:04qui vous payaient des cafés.
24:05Il y avait cette ambiance-là
24:06de manifestations,
24:07entre guillemets,
24:08heureuses.
24:08Aujourd'hui,
24:09en fait,
24:10tout le monde se calfeutre,
24:11tout le monde se barricade,
24:12parce qu'on a une partie,
24:13et je dis bien une partie,
24:14des manifestants
24:15qui sont là
24:16pour de mauvaises raisons.
24:17Et c'est cela
24:18que l'État n'arrive pas,
24:19en fait,
24:19à contenir,
24:20à condamner
24:20et à éliminer
24:21de ces manifestations.
24:22Rassurez-moi,
24:23le veut-il ?
24:24C'est ça,
24:25la vraie question.
24:26Le veut-il ?
24:28Attendez,
24:28je pense qu'on le pourrait,
24:30mais dans les maintiens de l'ordre,
24:31en fait,
24:31c'est le politique.
24:34Moi,
24:34j'ai dit le veut-il,
24:34quelle réponse vous m'avez faite ?
24:36Je pense qu'il le pourrait
24:37s'il le voulait.
24:39Mais il faut s'en donner les moyens,
24:41et peut-être que ça ferait
24:43crier beaucoup de monde.
24:44Non, mais attendez,
24:45c'est important.
24:45Peut-être que ça ferait crier
24:46beaucoup de monde.
24:46Ça veut dire que,
24:47par exemple,
24:47vous pensez
24:48que le gouvernement,
24:50sciemment,
24:50donc vos collègues
24:51des forces de l'ordre,
24:52répondent à des ordres
24:53du gouvernement
24:54pour laisser
24:55des gens se constituent
24:56en black bloc
24:57qu'au sein des manifestations,
24:58parce que c'est ce qu'on peut
24:59un peu comprendre.
25:00Je dis juste que le politique,
25:01en fait,
25:02dans un maintien de l'ordre,
25:02c'est le politique
25:03qui a le curseur.
25:04Et c'est lui qui décide
25:05à quand,
25:06à un moment donné,
25:06on doit siffler
25:07la fin de la récré.
25:08On dit toujours
25:09le maintien de l'ordre,
25:10c'est l'acceptation
25:11d'un certain désordre.
25:11On doit s'exprimer,
25:12alors sans lancer des pavés
25:13ni blesser les gens,
25:15mais on s'exprime,
25:16on râle,
25:16on crie,
25:17on chante,
25:18etc.
25:19Et à un moment donné,
25:19quand il y a des dégradations,
25:20des personnes blessées
25:23ou autres,
25:23ou des scènes insurrectionnelles,
25:25là, par contre,
25:26on siffle la fin de la récré,
25:27on dit,
25:27on utilise la force
25:28qui est proportionnelle.
25:29Mais si tout se passe bien,
25:30et on a fait plein de manifs
25:31qui se passaient bien,
25:32les manifs des retraites,
25:33je me rappelle,
25:33ça se passait très très bien,
25:34sauf à la fin,
25:35parce qu'encore une fois,
25:36il y avait toujours
25:36une centaine
25:37ou deux cents personnes
25:38qui arrivaient,
25:39parce qu'eux,
25:39ils sont imbibés d'idéologie
25:41et ils ne sont pas là
25:43pour la révolution,
25:44ils ne sont pas là
25:44pour la manifestation.
25:45Là, on arrive à la fin
25:46d'un système politique,
25:48un régime même à bout de souffle,
25:49on a des commerçants exténués,
25:51on a des forces de l'ordre
25:52à bout de nerfs
25:53et on a des lycéens
25:54qui n'ont pas
25:55suspendu leur mouvement.
25:56On parle de violence,
25:58mais le 24,
25:59qui s'est d'ailleurs
26:00très bien passé,
26:01qui a été violent ?
26:02Les groupuscules
26:03d'extrême droite
26:04qui sont venus cagouler,
26:06agresser des manifestants
26:07et manifestantes seules.
26:08Ça, c'est d'une violence.
26:10Dans cinq villes.
26:10Voilà, dans énormément de villes
26:12et trop de villes.
26:13Alors, aujourd'hui,
26:14on essaye de détourner le regard
26:15sur les violences,
26:16on peut parler
26:16de toutes les violences,
26:17il n'y a pas de soucis.
26:18Mais pourquoi on ne parle pas
26:19de celle-là ?
26:19Jusqu'à présent,
26:20elle n'a pas été évoquée
26:21sur ce plateau,
26:21du coup, je me permets
26:22de le dire.
26:23Ultra droite et ultra gauche.
26:25Ça a été évoqué,
26:26peut-être pas là à l'interne,
26:27mais ça a été évoqué
26:28parce qu'il a été...
26:29Ce que je trouve dommage
26:29dans cette affaire,
26:30c'est que la violence
26:31masque tout.
26:32Monsieur.
26:33C'est-à-dire que le problème,
26:34c'est qu'il se passe
26:35un mouvement étudiant
26:36que moi, je trouve passionnant.
26:38Je vais vous dire un truc,
26:39c'est le réveil politique
26:41d'une génération.
26:42Ça, je trouve ça
26:43très important.
26:44Pourquoi ?
26:45Parce qu'on a besoin
26:46de cette génération-là.
26:47On en a besoin,
26:47mais profondément.
26:49Or, ce qui s'est passé
26:50avec le black bloc
26:51ou l'ultra droite,
26:52peu importe,
26:53a masqué ce qui est en train
26:54d'apparaître aujourd'hui.
26:55Ce qui se passe en Serbie,
26:57par exemple,
26:58depuis quelques mois,
26:58et le fait qu'il y a
27:00une liste politique
27:01qui a gagné les élections
27:02qui s'appelle
27:02la liste étudiante.
27:03Il n'y a pas beaucoup
27:04d'étudiants qui sont élus,
27:05mais ils ont gardé
27:06ce symbole-là
27:08d'une jeunesse
27:09qui se lève
27:10et qui est en train
27:11d'inventer quelque chose.
27:12Alors, je ne sais pas.
27:13C'est parfois un peu disparu.
27:14Serge, appliquer une génération
27:15qui se lève,
27:15c'est très bien,
27:16mais on ne veut pas
27:16qu'en même temps
27:16qu'un pays s'effondre.
27:18Donc, on interroge.
27:18Mais bien sûr,
27:19c'est bien le problème
27:20s'il se lève,
27:20c'est pour ça.
27:21On l'a répété.
27:22Je ne veux pas parler
27:22au nom des lycéens.
27:23Il ne faut pas invisibiliser
27:24le fond du problème.
27:25Là, actuellement,
27:26il y a un débat à l'Assemblée
27:27au moment où on parle
27:27sur la question de parcours sup,
27:28qui n'est qu'une discussion.
27:30Il y a 161 000 bacheliers
27:41à bien comprendre.
27:41Votre gamin,
27:42il a eu le bac
27:42et il n'a pas de place.
27:44D'accord ?
27:44Ça ne va plus.
27:45Ils le comprennent.
27:45Donc, il faut créer des postes.
27:47Les jeunes disent
27:49250 000 places.
27:50Le ministre répond
27:5115 000.
27:52Bon, donc ça ne va pas.
27:53D'accord ?
27:53160 000.
27:54Oui, enfin,
27:54les jeunes disent 10 milliards.
27:56Non, non, mais je tiens
27:56à le préciser,
27:57ce n'est même pas 15 000
27:58parce que dans le budget dernier,
27:59ils ont supprimé 10 000 places
28:00et là, ils en rouvrent 15 000.
28:01On lui a dit
28:02qu'il faut que ça se traduise
28:04budgétairement
28:05dans le PLF 2027
28:06à l'Assemblée nationale.
28:11C'est bien aussi
28:11de se centraliser
28:12sur ce qui s'est dit.
28:13Sur les 4 milliards d'euros
28:15pour le bâti,
28:16c'est un prêt
28:17qui sera fait
28:17par la Caisse des dépôts
28:20aux régions
28:21avec un taux
28:23à prix préférentiel.
28:25Mais il faut savoir
28:25que beaucoup de régions
28:26ne pourront pas
28:28bénéficier de ce prêt,
28:30ne pourront pas prendre un prêt
28:31parce que budgétairement,
28:32ils sont pris aussi à la gorge.
28:33Du coup, nous,
28:34ce qu'on demandait
28:34dans nos revendications,
28:35c'était un plan
28:35d'urgence nationale
28:37sur le bâti.
28:38Parce que oui,
28:39il y a les questions
28:39écologiques derrière.
28:41Quand on a des élèves
28:41qui passent en juin dernier
28:43le bac
28:44avec des salles
28:45qui sont surchauffées
28:46à 42, 43 degrés
28:48dans certaines salles,
28:48ce n'est pas possible.
28:50Il faut vraiment
28:50qu'un plan national
28:51soit fait dessus
28:52et que l'État
28:53prenne ses responsabilités.
28:54Et c'est pareil
28:54pour les bâtis universitaires
28:56qui est là
28:56de la compétence de l'État.
28:57Or, oui,
28:59on peut parler de tout ça,
29:01mais je pense qu'avant tout,
29:02il faut parler
29:02des revendications
29:03qui sont légitimes
29:04et qu'aujourd'hui,
29:06bien évidemment,
29:06nos organisations,
29:07c'est la non-violence.
29:08Je voudrais juste
29:08te dire quelque chose
29:09sur la formation.
29:10Moi, ce qui me fait peur,
29:11c'est que personne
29:12ne semble avoir pris conscience
29:13que dans deux ans environ,
29:15une très grande partie
29:16des métiers en France
29:17n'existeront plus
29:18avec l'intelligence artificielle
29:19et que la grande révolution,
29:21ce n'est pas seulement
29:22d'ajouter des postes en fac,
29:24c'est de revoir
29:25les formations des jeunes
29:26pour s'adapter
29:27à cette révolution.
29:28Mais attendez,
29:29vous avez une élection
29:30présidentielle dans six mois.
29:32Là, vous parlez d'un projet.
29:34Il faut le dire,
29:35c'est que cette mobilisation
29:36a remis au cœur
29:37du débat politique
29:38la question de la jeunesse
29:39et des politiques éducatives.
29:41Trop longtemps éloignée
29:42du débat politique,
29:43ça a éveillé la conscience
29:43des politiques
29:44et ça leur met face
29:45à leurs responsabilités.
29:46Pas tous.
29:47Par exemple, tout à l'heure,
29:47nous aurons un ancien ministre,
29:49Jean-Louis Borloo,
29:50puis depuis...
29:51Ah bah non,
29:51vous voyez,
29:52il faut toujours respecter.
29:53Chacun a son avis.
29:55Non mais...
29:55Non mais...
29:56Attends, non, non, non.
29:57Non, pourquoi comme ça ?
29:58Non, moi, je ne suis pas d'accord
29:59sur ça.
29:59Quelles que soient
30:00les convictions des uns
30:01et des autres,
30:01il faut respecter
30:02les parcours et les espères.
30:03Mais sans lui manquer
30:04de respect pour lui,
30:05Jean-Louis Borloo,
30:06et je connais aussi
30:06Jean-Louis Borloo,
30:07ça ne lui parle pas beaucoup.
30:08Vous voyez ce que je veux dire.
30:09C'est dommage.
30:11Mais un jour,
30:12vous savez,
30:12il fera ça de vous.
30:13Ah mais il le fait
30:14dans le fait déjà.
30:15Juste une chose,
30:16pardon,
30:16c'est que vous dites,
30:17il y a juste raison
30:18à l'élection présidentielle,
30:18mais il y a le débat budgétaire.
30:20Serge Raffi,
30:20il y a un truc qui est fort,
30:22c'est que la vraie discussion,
30:23c'est que là,
30:24on a un débat budgétaire,
30:25pardon,
30:25qui à ce stade
30:26prend frontalement
30:27tout ce que les jeunes disent.
30:29Donc,
30:29soit on dit aux jeunes,
30:30mais on peut le dire,
30:31écoutez,
30:32aucune autre politique économique
30:33n'est possible.
30:34Vous pouvez raconter
30:34ce que vous voulez,
30:36ça ne changera pas.
30:37Discours que j'entends,
30:38et je vais vous dire,
30:38ça se passera mal pour le pays.
30:40Soit on commence à se dire,
30:41désormais,
30:41il faut une autre politique.
30:43Il faut notamment,
30:43je vais faire ruler Laurent Saillier.
30:45Ça se passe déjà mal pour le pays
30:46avec les marchés financiers,
30:47la crise financière.
30:48Oui, mais je ne sais pas.
30:49J'ai vu tout à l'heure,
30:50oui, bien sûr,
30:51je ne sais pas.
30:51J'ai vu tout à l'heure,
30:53on pourrait discuter,
30:53dès qu'on propose de nouvelles recettes.
30:55Cet après-midi,
30:55on avait une discussion
30:56sur le crédit impôt recherche,
30:57ça coûte 7 milliards d'euros.
30:58Tout le monde s'accorde à dire
30:59aujourd'hui que c'est une niche fiscale
31:00qui coûte fort cher.
31:01On n'y touche pas.
31:02Nous, on dit,
31:09je cherche une piste
31:10en disant,
31:11oui, parce que je connais
31:12la fidélité de vos convictions.
31:15La différence entre vous et moi,
31:17c'est que je ne mens pas.
31:18C'est-à-dire que,
31:19je vais vous dire quelque chose.
31:20Si le débat,
31:21c'est que moi je mens,
31:22mais je respecte ton opinion.
31:24Vous savez très bien
31:25qu'il y aura un budget rectificatif
31:26après l'élection présidentielle.
31:28Tout ce qui va être voté là,
31:29ça va se péter en éclats.
31:31Arrêtez de leur mentir.
31:32Arrêtez de leur dire
31:33que même si on leur donnait
31:34des milliards maintenant,
31:35ils les auraient dans quelques mois.
31:36Moi, je pense qu'on respecte.
31:37Pour quelles raisons
31:37des gens ne croient plus ?
31:39Pourquoi les gens ne croient plus
31:40à la démocratie ?
31:41On respecte, je pense,
31:43les plus jeunes
31:44quand on leur dit
31:44la vérité d'une situation
31:45aussi quand le politique...
31:47Non, non, mais pas vous.
31:48Je dis de manière générale...
31:49Et du coup,
31:49ça remet un débat de fond.
31:51Le président de la République,
31:52lors de son allocution,
31:53a dit qu'il faut remettre
31:53les jeunes autour de la table.
31:55OK, remettons-le autour de la table
31:57avec le droit de vote
31:57à partir de 16 ans.
31:59Ils ont droit de choisir
32:00de leur avenir du pays.
32:01Parce que si,
32:02le calendrier,
32:02c'est le calendrier
32:03de la présidentielle.
32:04Mais ce serait merveilleux,
32:05mais à 18 ans,
32:05les jeunes ne votent pas.
32:06Le taux de participation
32:08des jeunes est au plus bas.
32:10C'est pour ça
32:10que vous vous faites arnaquer
32:11à chaque fois.
32:12Parce que comme les retraités
32:14vont voter en masse,
32:15les politiques ont toujours
32:16fait des politiques
32:17pour favoriser les retraités.
32:19Je le sais.
32:20C'est intéressant,
32:21cette histoire
32:21de droit de vote à saison.
32:21Mais vous croyez quoi,
32:23M. Corbière ?
32:23Que je ne parle pas avec monsieur,
32:25que je ne parle pas
32:26avec plein d'autres jeunes,
32:27vous faites une caricature de moi.
32:28Et vous n'avez même pas
32:29d'où...
32:30Et peut-être que je suis...
32:31Vous vous en sortez tout seul,
32:32cher Laurent,
32:32vous n'avez pas besoin
32:33de caricature.
32:33C'est un petit numéro.
32:35Ce que je veux dire par là,
32:36c'est qu'on a des dialogues.
32:37Enfin, je veux dire,
32:38on n'est pas opposés.
32:39Simplement,
32:39je ne veux pas qu'on leur manque.
32:40Puisqu'il faut dire qu'on leur manque.
32:41Laurent, c'est qu'il faut dire la vérité.
32:43Parce que Sonia,
32:43vous avez aussi...
32:44Cette histoire, par exemple,
32:46là, on est plutôt sur l'école,
32:47mais le droit de vote à saison,
32:48pour en discuter,
32:49c'est un sujet intéressant.
32:50On est un pays aujourd'hui
32:51qui...
32:51Le président de la République
32:52nous l'a dit.
32:53Il a dit qu'il n'était pas
32:54contre personnellement,
32:55mais qu'à six mois
32:56de l'élection présidentielle,
32:57s'il le faisait,
32:57on l'a accusé de...
32:58C'est même plus
33:00qu'il reste gratis.
33:01Et je lui ai répondu
33:02pourquoi ne pas l'avoir fait avant.
33:04Alors, je pense que,
33:05aujourd'hui,
33:06les députés doivent se saisir
33:07de cette question,
33:08notamment à la commission
33:09éducation,
33:09et de faire un truc
33:10un peu transpartisan.
33:11On verra s'ils vont voter.
33:13Je trouve que c'est intéressant.
33:14Et Serge Raffi,
33:14vous avez connu là,
33:15les positions sont clarifiées.
33:16Le prends pas mal, Serge.
33:17Du débat,
33:1821 ans,
33:1818 ans,
33:19à l'époque de Giscard,
33:20il y a des moments,
33:21il y a peut-être un moment aussi.
33:22Moi, j'ai connu aussi 2006,
33:25le CPE qui n'a pas été choisi.
33:26dans ce débat
33:27trop consensuel ?
33:29C'est pas consensuel.
33:30C'est un débat intéressant,
33:31le droit de vote à saison.
33:32Je ne sais pas si ça fait consensus.
33:33Non, non,
33:33je veux poser à Ria Darni
33:34puisqu'on va rentrer dans le détail.
33:35J'ai une question
33:37parce que nous recevons,
33:39Ria Darni,
33:39on reçoit Marius Menil,
33:40on a reçu également
33:41Louise Montangon
33:43qui est représentante de l'Uni.
33:44Moi, je veux savoir pourquoi
33:45quand il y a une réunion,
33:47vous n'acceptez pas
33:47qu'il y ait des représentants de l'Uni.
33:48Parce que vous êtes un jeune homme
33:50avec des idées ancrées
33:51et c'est formidable,
33:52mais est-ce que la liberté,
33:53la démocratie,
33:54c'est d'être avec tout le monde
33:55autour de la table
33:56comme ici même ?
33:57Écoutez,
33:58sur les réunions type
33:59Knezer où ils sont élus,
34:01et nous,
34:02on n'y est pas
34:02parce que c'est une instance étudiante,
34:03tout le monde y siège.
34:04Par contre,
34:05quand on fait des consultations
34:06comme ça s'est passé
34:06au ministère de l'Enseignement supérieur
34:08où on ne nous dit pas
34:09que les journalistes étaient présents,
34:10où on avait dit préalablement
34:12que les organisations syndicales
34:13ne participeraient pas
34:13s'il y avait l'Uni
34:14et que finalement,
34:15ils sont là
34:16parce que l'Uni
34:17a été épinglé
34:17dans plusieurs facs
34:18pour avoir fait des jeux antisémites
34:20et avoir fait des saluts nazis.
34:22Ça,
34:22c'est complètement antirépublicain.
34:24Alors oui,
34:24je l'assume
34:25et je le dis.
34:25Vous n'allez pas dissoudre l'Uni.
34:27Non,
34:27je n'ai pas dit ça,
34:28mais je signe.
34:29Mon organisation ne participera
34:31à aucune réunion
34:32de négociation
34:33ou de discussion
34:34avec les dirigeants
34:35en présence de l'Uni.
34:36Parce que dans nos valeurs,
34:38on a l'antifascisme,
34:39on a l'écologie,
34:40on a le féminisme
34:41et on a le collectivisme.
34:41Vous avez des questions,
34:42M. Corbière,
34:43et Réad Rani répond.
34:44Oui,
34:44mais ce que nous dit
34:46est une chose vraie.
34:47C'est que
34:47quand on prend en sérieux
34:49le mouvement,
34:49on discute avec les gens
34:50qui le représentent.
34:52L'Uni ne représente en rien
34:53le mouvement qui a lieu
34:54dans la rue.
34:54Alors après,
34:55je vous le dis,
34:56ce n'est pas l'Uni
34:57qui appelle à manifester.
34:58Mais s'ils revendiquent
34:58qu'il n'y ait pas de blocus,
34:59ils peuvent incarner
35:01une sortie de la jeunesse.
35:02Si le gouvernement
35:03veut discuter avec
35:03le 188 CN,
35:04c'est quand vous réunissez
35:05les porte-paroles du mouvement.
35:06Vous ne réunissez pas
35:07des gens qui sont
35:07pendant le mouvement.
35:08Non, mais je veux dire,
35:09les jeunes qui se sont
35:09méprisés.
35:10Ils étaient peut-être
35:11invités dans ce cas-là.
35:12Pourquoi est-ce qu'ils sont
35:13invités par la force politique ?
35:16Moi, je trouve que...
35:17Tous les jeunes
35:17avec toutes les opinions
35:18au bord de la table.
35:19Non, mais ce n'est pas
35:20un club de jeunesse
35:21que là,
35:21on discute d'un mouvement.
35:23Il y a des gens,
35:24monsieur et d'autres organisations,
35:26soutiennent ce mouvement
35:26et l'anime.
35:27C'est avec eux
35:28qu'il faut discuter
35:29si vous voulez
35:29que le mouvement s'arrête.
35:30Si vous voulez faire de la com,
35:31vous pouvez inviter
35:32tout ce que vous voulez.
35:32l'Uni, n'importe qui,
35:34des gens qui passent dans la rue,
35:35des influenceurs et tout.
35:36Oui, c'est formidable.
35:37Et le résultat, à mon avis,
35:38c'est que vous allez
35:38encore plus...
35:40On peut continuer
35:41dans les questions
35:42qui dérangent.
35:43On peut continuer
35:43dans les questions
35:44qui dérangent
35:44parce que je trouve
35:45que c'est intéressant.
35:45Ça ne dérange pas.
35:46Mais non, mais au contraire...
35:47C'est une déluse.
35:47Mais non, mais...
35:49Vous savez où on en est, Sonia,
35:50aujourd'hui ?
35:50C'est-à-dire que la semaine prochaine,
35:51il y a une manifestation
35:52interpro, le 5 novembre.
35:54Eh bien, nous, policiers,
35:55on ne va pas pouvoir y aller
35:56parce que si on y va,
35:56on est en danger
35:57et on met en danger nos collègues.
35:58Alors, le fascisme,
35:59franchement, je ne sais pas
36:00de quel côté il est.
36:01Mais quand on va
36:01dans une démocratie
36:02qui est mature,
36:03des policiers
36:04qui veulent aller défiler
36:05pour leurs conditions de travail,
36:07le salaire, etc.,
36:08vont se priver de manifestations
36:10parce qu'il y a des gens
36:11qui vont venir
36:12pour se faire du flic.
36:13Je suis désolé,
36:14je pense qu'il faut vraiment
36:14se poser une question
36:15dans ce pays
36:15sur savoir où on en est
36:17dans notre démocratie.
36:17Vous l'entendez ?
36:19Attendez, laissez rien de radio.
36:20Monsieur Torbière.
36:22Alexis Torbière, laissez-le.
36:23Il y a assez.
36:23En aucun cas, je n'attaque le lycée.
36:26C'est juste pour vous dire
36:27qu'on ne peut pas non plus
36:28voir le côté du verre
36:30que d'un côté
36:31et l'autre de le vide.
36:32Donc aujourd'hui,
36:33moi, je fais juste un bilan
36:35et je me dis qu'aujourd'hui,
36:35en tant que policier,
36:36si je vais dans la rue manifester,
36:38je me mets en danger,
36:38je mets en danger mes collègues.
36:39Est-ce que ça, c'est normal
36:40dans une démocratie d'immature ?
36:42Après, il faut aussi souligner
36:43que les dernières manifestations
36:44encadrées par les organisations syndicales
36:46dont la branche de votre syndicat,
36:49la FNEC,
36:50participait,
36:50étaient très bien organisées
36:51et qu'il n'y a eu
36:52quasi pas d'incidents
36:55notamment aussi à Paris
36:56et qu'il y avait 250 000 personnes
36:57dans la rue.
36:57Mais comment peut-on tolérer
37:01Acab dans une manifestation ?
37:02Pardon, mais moi,
37:03je pense que,
37:04bien sûr qu'il faut condamner
37:06l'ultra-droite
37:06quand il y a des débordements,
37:07mais quand on voit
37:08dans une manifestation Acab
37:10et des gens hurler
37:12tout le monde déteste la police,
37:14vous devriez le condamner.
37:16Acab, vous savez ce que ça veut dire.
37:18C'est honteux.
37:18Les policiers,
37:19ils ont des enfants
37:20peut-être de votre âge.
37:21Il y a une jeune fille à Lille
37:22qui a dû quitter son établissement
37:24parce qu'elle était menacée,
37:25une fille de policiers.
37:27Moi, ça m'exaspère.
37:28Les policiers ont les mêmes difficultés,
37:30voire même plus
37:31que certains manifestants
37:33et on leur crache dessus,
37:35on les caillasse,
37:35on leur lance des papiers,
37:36des tirs de mortier.
37:37Non, mais Acab,
37:38est-ce que vous, par exemple,
37:39Acab, ça vous dérange ?
37:40Écoutez, moi,
37:41je vais vous dire une chose
37:42très claire et très simple
37:44et ce que je pense,
37:45et mon organisation pense,
37:47c'est que le jeune Eden
37:49qui a été victime
37:51d'une violence policière
37:52et la mâchoire fracturée,
37:53ce jeune Atour...
37:54D'une violence d'un policier.
37:55Oui, mais les gens généralisent.
37:55La violence policière.
37:57Non, mais non,
37:57c'est une violence d'un policier.
37:59Ah ben non,
37:59vous n'allez pas mettre
37:59tout le monde dans le même sac.
38:00Vous n'êtes pas d'accord.
38:01Non, mais la terminologie,
38:02c'est déjà une assiduie.
38:03Même si on disait
38:04que les 2000 policiers
38:05qui ont été blessés
38:06sont victimes
38:06de la violence étudiante.
38:08Ben voilà, exactement.
38:09Ils sont blessés.
38:10Non, mais le drame,
38:11c'est qu'on en est là aujourd'hui.
38:12Vous vous souvenez,
38:12en novembre et décembre 1986,
38:14je me souviens,
38:14je vais parler de ça
38:15parce que quand Malik Koussékine
38:17est mort,
38:17la première personne
38:18qui a pris la parole
38:18vivement dans le débat,
38:19il s'appelait Bernard Delplasse,
38:20il était président de la FASP,
38:22la Fédération Autonome
38:22des syndicats de police,
38:23qui avait dit
38:24et qui avait condamné
38:25le fait que des policiers
38:26avaient assassiné un étudiant.
38:27Moi, je vais vous le dire
38:28notamment à vous
38:29et à tous les policiers.
38:30Non, mais les policiers
38:30n'ont pas assassiné d'étudiants, là.
38:32C'est pas le même cas de figure.
38:33Mais aujourd'hui,
38:34quand il y a des choses
38:35qui sont intolérables,
38:36il n'y a pas un édite
38:37qui est un courage de dire...
38:38Et il y a une organisation
38:40au site de l'hôpital
38:41quand les policiers
38:42sont attaqués ?
38:43Et je vous le dis,
38:44les yeux dans les yeux,
38:46je pense que quand vous venez
38:47dans les débats,
38:47vous êtes trop dans
38:48une attitude corpo
38:49qui consiste à dire
38:49tout ce qu'a fait le collègue,
38:50c'est bien
38:51et on ne critiquera jamais un policier.
38:53Je n'ai jamais entendu
38:54une parole syndicale de police
38:55pour dire
38:56une main arrachée,
38:57c'est le rôle de qui ?
38:58Parce que les jeunes
38:59qui ont un très bien
38:59se font des mains arrachés,
39:00qu'un flic dise
39:01moi je me suis engagé
39:02dans la police,
39:03je suis prêt à risquer
39:03ma vie pour l'uniforme
39:04mais je n'accepte pas
39:05qu'un gamin de 15 ans
39:06perde une main,
39:07ça ferait du bien
39:08à la jeunesse.
39:08Et personne ne le dit.
39:10Mais ils le disent tous.
39:11Aucun syndical de police,
39:12chaque fois où il en explique,
39:13il n'aurait pas dû la ramasser,
39:14il n'avait pas à être là,
39:15vous comprenez ?
39:16Et ça, ça rend une situation...
39:18Vous avez raison,
39:18il fait les questions
39:19et les réponses.
39:19Non, non, non.
39:20Mais c'est le répons.
39:22Alexi Karnier.
39:23C'est le totalitarisme,
39:24ça commence comme ça.
39:24C'est une forme totalitaire.
39:26Qu'est-ce qui est totalitaire ?
39:27Cette manière de vouloir
39:29occuper le terrain en permanence,
39:30de ne pas laisser parler les autres,
39:32de vouloir absolument couper la parole.
39:34Tout le monde tout le temps.
39:35C'est insupportable.
39:36Moi je pense qu'aujourd'hui
39:37les politiques deviennent
39:38des influenceurs.
39:38D'ailleurs on le voit,
39:39ce ne sont même plus
39:40des fonds politiques,
39:41c'est tout de suite,
39:42il faut influencer les gens
39:43et dire, voilà,
39:44les policiers,
39:45les violences policières,
39:46pourquoi il n'y a pas
39:46un syndicaliste
39:47qui dénonce tout ce qui se passe,
39:48etc.
39:49Moi je vais vous dire,
39:49les policiers et les syndicalistes,
39:51on a des instances.
39:51Nous on représente nos collègues,
39:53on siège dans des instances
39:54de discipline
39:55et on fait, nous aussi,
39:57on siège dans les disciplines
39:58et on prend, j'allais dire,
40:00les décisions qu'il faut
40:01quand il le faut.
40:02Et après il y a aussi
40:03des enquêtes judiciaires.
40:04Et là pour ce jeune homme-là,
40:06il y a une enquête en cours.
40:08Moi je suis désolé pour l'instant,
40:09on est innocents jusqu'à preuve du contraire,
40:10jusqu'à ce que le magistrat décide,
40:14enfin la justice décide
40:15qu'on peut être coupable.
40:16Et en fait, vous aussi,
40:18dans votre cas, j'allais dire,
40:20de politique et de député,
40:21vous devriez prendre aussi
40:22un peu de nuances et de mesures
40:23par rapport à ça.
40:24Moi je n'utilise...
40:25Vous ne comprenez pas ce que je veux vous dire,
40:26c'est pas grave.
40:26Moi je...
40:27Si, si, je sais bien,
40:28oui, oui, je dois condamner mes collègues,
40:29je dois condamner plein de choses.
40:30Le matériel, vous ne comprenez pas,
40:32je vais pas dire que je squatte la parole.
40:33Mais monsieur, je suis syndicaliste,
40:34le matériel, on a déjà apporté
40:36des propositions à tous les ministres.
40:39Je le sais.
40:39On demande par exemple
40:40un armement intermédiaire.
40:41Quand on parle d'armement,
40:42c'est par exemple
40:43arrêter certaines manifestations
40:45des LBD.
40:46Des fois c'est utile aussi
40:47parce qu'on en a besoin
40:48pour maintenir à distance
40:49des personnes.
40:50Mais il y a aussi
40:51des armements intermédiaires,
40:53notamment des billes incapacitantes
40:55de couleurs, etc.
40:56Et on a besoin de tout ça.
40:57J'ai noté quelque chose.
40:58J'ai remarqué qu'après le 17 octobre,
41:00le président aurait dit
41:02qu'il y aurait eu une forme
41:03de manque d'empathie de votre part.
41:05Et j'ai remarqué qu'une fois
41:07que ça s'est...
41:07C'était avant.
41:08Oui, c'était avant.
41:09Une fois que ça s'est passé
41:11et quand il est venu à Marseille,
41:13il vous a remercé chaleureusement.
41:15Qu'est-ce que ça veut dire ?
41:16Le constat est simple.
41:17Que sans vous ?
41:17Il ne serait pas possible
41:18de manifester.
41:19Ce n'est pas à cause de vous
41:21que sans vous,
41:22il ne serait pas possible
41:23pour beaucoup de manifester.
41:26Donc, si le président
41:27s'est rendu compte,
41:28alors qu'on se souvient
41:29de ce qu'il avait dit,
41:30après la terrible affaire Naël,
41:32il avait tout de suite dit
41:33c'est inacceptable, inexcusable.
41:35Moi, je dis qu'il y a une justice.
41:36Mais on devrait s'émouvoir
41:38de la même manière
41:39pour, évidemment,
41:40la main d'un jeune arraché
41:41que pour une policière
41:43qui a eu, je crois,
41:45quasiment toute la hanche
41:46qui a été une fracture
41:47ou une fracture ouverte
41:48sur la hanche,
41:49moi, je n'arrive pas
41:49à avoir d'empathie
41:51à géométrie variable.
41:51Moi, je suis contre
41:52le fait qu'on s'en prenne
41:53aux policiers.
41:53Je ne comprends pas.
41:54Mais je sais bien.
41:55Mais pourquoi les politiques
41:56n'arrivent pas ?
41:57Il y a des suicides
41:58dans la police,
41:59notamment en raison
42:00de management brutal.
42:01Il y a beaucoup de policiers
42:01qui se blessent aussi.
42:02Et vous avez un danger.
42:03J'ai vu tout ça.
42:03À raison du matériel
42:05qui est utilisé.
42:06Vous avez notamment,
42:07j'oublie le nom
42:08des lance grenades
42:08qui blessent les pouces
42:10de beaucoup de policiers.
42:11Vous-même, vous dites
42:11à juste raison
42:12qu'il y a du matériel dangereux.
42:13Tout ça, on peut en discuter.
42:14Monsieur Corbière,
42:15c'est très bien.
42:15Merci de mettre ça
42:21qui est interdit
42:22par la Convention de Genève
42:23quand on part en guerre
42:24contre un autre pays
42:24et d'utiliser
42:26contre une autre population.
42:27Mais on l'utilise
42:28contre sa propre population.
42:29Il y a des rapports
42:30qui sont en train de sortir
42:31sur les risques de ce gaz,
42:34sur la santé cardiovasculaire
42:36des personnes qui l'inalent
42:38et à la fois sur la santé
42:39mentale des femmes.
42:41Vous voulez quoi ?
42:41Pas de grenade à des encensantes.
42:42Mais ça, c'est par droit
42:43de le trouver.
42:43Non, mais je veux dire,
42:44regardez ce qui se passe
42:45dans les autres pays.
42:46Je comprends bien
42:47qu'ils ne partent pas
42:47avec des lacrymos
42:48pour aller faire la guerre.
42:49Vous voyez, ils partent
42:49avec des armements.
42:50D'ailleurs, il a été auditionné.
42:52Je crois que c'était
42:53le chef d'état-major
42:54à l'Assemblée nationale.
42:58Moi, je pense que...
42:59Enfin, je n'aime pas
43:00la démagogie dans ce sens.
43:02C'est-à-dire,
43:02on ne veut pas de lacrymos,
43:03on ne veut pas de LBD,
43:04on ne veut pas de renoncer
43:05à l'encerclement.
43:06Vous savez ce qui se passe
43:07quand on enlève tout ça ?
43:08On va au contact.
43:09Ça veut dire que les forces
43:10de l'ordre seraient amenées
43:11en enlevant tout ça
43:12à aller directement frapper
43:16ou prendre ou interpeller
43:18immédiatement quelqu'un.
43:19Mais vous savez,
43:20les tirs de mortier,
43:20vous les avez vus ?
43:21Vous avez vu la violence que c'est ?
43:22Qu'est-ce qu'il fait le policier ?
43:24Il continue à...
43:24Je crois qu'on pourra débattre
43:25jusqu'à demain,
43:26mais qu'à un moment,
43:26c'est le ministre de l'Intérieur
43:27qui va décider pour éviter...
43:30Le responsable de tout ça,
43:33il n'y en a qu'un.
43:34C'est Laurent Nunez.
43:35Et Laurent Nunez,
43:36demain, si on y va,
43:37si les organisations étudiantes
43:38sont avec nous,
43:39on le mettra face
43:40à ses responsabilités.
43:41Parce qu'il doit des comptes
43:42à tout le monde,
43:42que ce soit à ses agents
43:43des forces intérieures,
43:45mais aussi aux manifestants
43:46et manifestantes.
43:47Et je tiens à le dire
43:47que ce n'est pas au pouvoir
43:49de décider
43:49qui peut manifester
43:50et quand.
43:51Mais ils n'ont jamais dit
43:52qui peut manifester
43:59et quand.
44:00Regardez,
44:01vous voulez voir le tracé
44:02quand même
44:02qui est prévu
44:04pour les mobilisations
44:05de samedi déjà.
44:07On verra aussi
44:08ce qu'il en sera
44:09pour le 5 novembre.
44:11Voilà le parcours.
44:12Voilà.
44:12En tous les cas,
44:13dans la capitale.
44:15Place de la Bastille,
44:16le départ,
44:17ensuite,
44:17évidemment,
44:18arrivée,
44:19place de la Concorde.
44:21Vous voyez également
44:22les lieux stratégiques,
44:23si je puis dire,
44:23de pouvoir.
44:24Assemblée nationale,
44:25Palais de l'Elysée.
44:26C'est déposé.
44:26Et on nous dit
44:27que ce tracé évite
44:29vraiment le cœur,
44:30le poumon
44:31commerçant
44:31de la capitale.
44:32Non, mais non,
44:33mais ça ne sera jamais accepté.
44:34Moi, je vous le dis.
44:35Enfin, je ne pense pas.
44:37Dispersion place de la Concorde.
44:38C'est proposé.
44:38Une dispersion place de la Concorde.
44:40Déposé.
44:41Déposé ne veut pas dire
44:41accepté par le préfet.
44:43Alors, place de la Concorde,
44:44vous avez tous les pavés
44:44que vous voulez.
44:45Vous êtes à 100 mètres
44:48de l'Elysée.
44:48Vous êtes en face
44:49de l'Assemblée nationale.
44:50C'est d'approvoire
44:50qu'un tracé comme ça.
44:51Il y a l'ambassade américaine,
44:53le Crayon.
44:53Enfin, je veux dire,
44:53voilà, c'est un massacre.
44:55Moi, maintenant,
44:56enfin, encore une fois,
44:57dans une démocratie saine,
44:59pure et respectueuse,
45:00je dirais,
45:01il n'y a aucun souci.
45:01Aujourd'hui,
45:02ça m'étonnerait
45:03que le préfet de police,
45:04je ne parle pas à sa place,
45:05je ne suis pas préfet,
45:06l'accepte.
45:06Mais vous rendez compte
45:07de la situation
45:08qu'on a eue samedi dernier.
45:09Moi, ça me fait mal
45:09à mon pays,
45:10vous devez voir ça.
45:10des tracés déposés,
45:11la justice administrative
45:12qui doit valider ou pas,
45:14des policiers qui attendaient
45:15pour avoir l'information
45:17sur leur téléphone portable
45:18et pouvoir l'annoncer,
45:20mais vous rendez compte.
45:21C'est quand même un classique
45:21d'avoir une discussion
45:22avec le préfet de l'administrateur.
45:23Non, mais je suis d'accord,
45:24mais, M. Carbière,
45:25ça arrive parfois.
45:26Non, mais ça pourrait
45:26l'être dans votre sens
45:27ce que je dis.
45:28C'est-à-dire qu'au dernier moment,
45:29les manifestants qui changent
45:30Non, mais vous semblez dire,
45:31vous voyez où on en est.
45:32Pardon, moi, là,
45:32je n'ai pas suivi le dossier,
45:33mais c'est quand même un classique,
45:34ça va être arrivé
45:34de déposer des parcours.
45:36Non, non, non.
45:37Pierre, et je tiens à préciser
45:38par honnête
45:39et téléspectatrice,
45:41pardon,
45:42il faut être très transparent dessus.
45:44Moi, ce qui me gêne,
45:45ce n'est pas que le parcours
45:46a été modifié
45:47à la dernière minute
45:48par la préfecture.
45:49Moi, ce qui me gêne,
45:50c'est que nos organisations
45:51de l'intersyndicale
45:53sortent de la préfecture
45:53avec un papier signé
45:55par la DOPC
45:55en disant
45:56ce parcours est validé,
45:57nous l'avons signé avec eux.
45:58À quelle heure et quand ?
46:00Deux jours avant.
46:01Oui, qu'est-ce qu'il y a eu après ?
46:02Un attentat avec eux
46:03avec une augmentation
46:04du risque de revue.
46:06Ce n'est pas rien.
46:07Mais laissez-moi finir.
46:08Je n'ai pas dit
46:09que sur le fond,
46:10je n'étais pas d'accord,
46:11c'est sur la forme.
46:12C'est qu'on vous envoie
46:13un arrêté préfectoral
46:14à 18h45 du vendredi
46:16quand les tribunaux administratifs
46:17sont fermés.
46:18Alors, comment vous voulez contester ?
46:19Et le lendemain,
46:20en ouvrant,
46:21le tribunal nous dit
46:22excusez-nous,
46:23mais on ne peut pas trancher
46:24sur le fond.
46:24Du coup, on fait confiance
46:25à la préfecture.
46:26Et alors, vous allez manifester ?
46:27Est-ce que vous pouvez
46:28être responsable aussi ?
46:29Est-ce que vous,
46:30vous pouvez comprendre ?
46:31Non, mais voilà.
46:31Est-ce qu'on peut comprendre aussi
46:32qu'à un moment donné,
46:34on peut se dire
46:34qu'on a des éléments
46:35qui font apparaître
46:36qu'il y a un risque,
46:38justement, de violence, etc.
46:39Et on vous propose
46:40de rechanger le dispositif
46:42et le tracé
46:43parce que pour nous,
46:44ça va soulager
46:45et les commerçants
46:45et les policiers.
46:46C'est plus facile à encadrer.
46:47Et après, c'est 3 heures avant.
46:48Oui, mais regardez.
46:49Parce que c'est 3 heures avant
46:50la manifestation.
46:50C'est 3 guillemets samedi dernier.
46:51Est-ce que ça a changé
46:52quelque chose
46:53pour la mobilisation ?
46:55Non, mais pour la mobilisation,
46:56est-ce que ça a changé quelque chose ?
46:57Au contraire, vous avez même été...
46:59Ça a changé la veille au soir.
47:00Ça a changé la veille au soir.
47:01Et en plus,
47:01l'accueil qui a été fait
47:02au point initial de manifestation
47:04a été très bien organisé
47:06puisque les manifestants
47:07qui n'avaient pas entendu
47:08ont été informés
47:09et tout s'est très bien passé.
47:11Mais de samedi en samedi,
47:13j'allais dire,
47:14on risque,
47:15si je prends le point de vue
47:16des commerçants
47:17et des forces de l'ordre
47:17de continuer ainsi.
47:18Si j'ai bien compris,
47:19Réadrani, blocus.
47:22C'est interdit, mais blocus.
47:23Écoutez, pour l'instant...
47:24Rassemblement, manifestation.
47:26On se prononce
47:27cette by step.
47:28Voilà.
47:29Pour l'instant,
47:30il y a la date du 31.
47:31Moi, je retiens la date du 5
47:32où les travailleurs et travailleuses
47:34vont se mobiliser dans la rue
47:35avec une grève générale
47:36pour leurs droits aussi.
47:37Et bien évidemment
47:38que les lycéens, lycéennes
47:39et étudiants, étudiantes
47:40les rejoindront
47:41parce qu'ils nous ont soutenus.
47:42On les soutient aussi.
47:44Bon.
47:44Écoutez, merci à vous.
47:45Et une réponse politique.
47:47Il faut enfin
47:48des réponses politiques.
47:49Et je tiens à dire quand même
47:50à celles et ceux
47:51qui nous écoutent
47:51que depuis les Gilets jaunes...
47:53Celles et ceux, attention,
47:54on pouvait finir à l'Élysée.
47:55Non, non.
47:55Pourquoi ?
47:56Celles et ceux.
47:57Monsieur Macron.
47:58Mais les Gilets jaunes,
48:00depuis le mouvement
48:00des Gilets jaunes,
48:02aucunement,
48:02il n'y a eu de réponse politique.
48:03Là, nous avons eu...
48:04Ah bah non, il y a eu un chèque.
48:05Attendez, mais je n'ai pas fini.
48:07Là, c'est une première
48:08pour un mouvement
48:09depuis le début,
48:10depuis les Gilets jaunes,
48:11qu'on soit enfin reçu
48:12et écouté.
48:13Alors, aux lycéens et lycéennes
48:14qui nous écoutent,
48:15c'est un début.
48:16Maintenant, il faut continuer
48:17parce qu'on va les faire céder.
48:19Voilà, céder.
48:20Donc, vous comptez
48:21sur la faiblesse du gouvernement.
48:22Mais ils sont désorganisés
48:23tout seuls.
48:23On n'a pas besoin
48:24de désorganiser.
48:24Merci à vous.
48:25Merci à vous.

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