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00:00Écoutez, on va poser ça justement à des responsables politiques.
00:03Tout à l'heure, ce sera un candidat à la présidentielle, Gabriel Attal.
00:06Pour l'instant, c'est le maire de l'UDR de Nice et président de l'UDR, Éric Ciotti.
00:11Et il va en parler, je suis sûre qu'il va réagir à ce que vous avez dit, Alexis Corbière.
00:14On lui posera également des questions sur sa ville, ce qui se passe à la veille d'une journée annoncée
00:17comme étant quand même très suivie.
00:20Une vraie démission de force.
00:22Calme et suivi, on l'espère.
00:23Calme et suivi, on l'espère. Mais écoutons tout d'abord Laurent Nunez.
00:26Je renouvelle le message que j'avais formulé la veille du 31 octobre.
00:31La réponse, s'il devait y avoir des volontés, des velléités d'exaction, elle sera d'une extrême fermeté, d
00:36'une extrême fermeté.
00:37Les instructions qui ont été passées aux forces de l'ordre qui vont constituer ce dispositif policier exceptionnel sont des
00:44instructions d'extrême fermeté.
00:46Voilà, on ne tolérera pas de débordement et il y aura des interpellations.
00:49Et je rappelle d'ailleurs que le garde des Sceaux a formulé, pour ce qui est des instructions adressées au
00:54parquet,
00:54des instructions de traitement judiciaire à la hauteur des exactions qui pourraient être commises.
01:02Bonsoir M. le maire, Éric Ciotti.
01:04Bonsoir.
01:04Merci d'être avec nous.
01:06Merci à vous.
01:06Mère de Nice, président de l'IDR, beaucoup de sujets évoqués à vous, dont évidemment ce qui se prépare pour
01:11demain.
01:11Vous venez d'entendre le ministre de l'Intérieur qui parle du même dispositif que celui du 31 octobre,
01:16à savoir massif, conséquent, imposant.
01:18Êtes-vous rassuré ou malgré tout inquiet quand une note du renseignement affirme qu'on pourrait avoir un nouveau seuil
01:25de violence franchi ?
01:27Il y a des alertes, vous venez de les souligner, du renseignement des services de police qui, demain, portent une
01:37inquiétude.
01:37Portent une inquiétude que ces actes de violence insupportables qui n'ont absolument pas leur place dans des manifestations,
01:47le droit de manifester est inscrit dans notre Constitution, fait partie de nos principes fondamentaux, ceux d'une démocratie,
01:55le droit de casser n'est inscrit nulle part, hormis peut-être dans le discours des leaders de l'ultra
02:02-gauche qui attisent ces incendies en permanence.
02:05– Que vous disent les forces de l'ordre sur place et puis les commerçants notamment à Nice ?
02:09Parce que là, de semaine en semaine, véritablement, c'est un jour sans fin.
02:12– Il y a un ras-le-bol de nos policiers, de nos gendarmes.
02:15D'ailleurs, hier, ils l'ont exprimé dans ma ville.
02:18Ils ont fait une conférence de presse, c'est le syndicat policier Alliance,
02:23pour dire qu'ils ne supportaient plus, dans les cortèges qui, samedi, étaient au demeurant pacifique,
02:30avec des inscriptions, des pancartes qui portent la haine de la police.
02:36Ce n'est pas acceptable, ce n'est pas supportable.
02:39Et comme je récuse aussi ce discours qui, en permanence, installe un affrontement de deux parties, de deux camps,
02:48la police et les manifestants…
02:50– Quand on dit qu'il y a des affrontements entre casseurs et forces de l'ordre, vous estimez que
02:56c'est…
02:56– La police, elle n'est pas l'expression, la représentation d'un camp.
03:00– Mais elle est considérée comme la bande rivale.
03:02– Elle est la représentation de la loi, de la règle, elle est l'expression de la démocratie.
03:08Parce que sans loi, sans règle, c'est la loi de la violence, c'est la loi du plus fort,
03:13c'est la loi des bandes, c'est la loi des pilleurs, des casseurs, et ce n'est pas la
03:17France.
03:18Donc cette police, c'est le dernier rempart contre la barbarie.
03:22Et on a vu des actes de barbarie quand des enseignants sont attaqués.
03:26– Vous dites barbarie ?
03:27– Il n'y a jamais eu autant d'enseignants blessés.
03:30– Et il est vrai qu'en 48 heures, c'est effectivement personnel de l'éducation nationale.
03:35– Personnel blessé. On a vu des pompiers pris à partie, attaquer des véhicules de pompiers brûlés.
03:42– Et de l'autre côté également des manifestants aussi.
03:44– Les manifestants, ils ont ce qu'ils cherchent.
03:48Lorsqu'ils utilisent la violence, lorsqu'ils font usage de moyens interdits,
03:53il est légitime que la loi s'exprime, que ceux qui portent le maintien des règles
04:01défendent la société.
04:02– Mais pas jusqu'à la blessure, pas jusqu'à l'intégrité physique.
04:05– Écoutez, quand on va caillasser un policier, quand on lui jette une bombe incendiaire,
04:11c'est cette image qui a fait le tour du monde samedi avec ce policier en flamme.
04:16– Cet acte, cette bombe incendiaire, elle a été préparée.
04:20Donc c'est un acte avec préméditation qui est fait pour tuer des policiers.
04:24On est dans le cadre d'un assassinat, d'une tentative d'assassinat.
04:29Ceux qui ont fait ça, on ne peut pas les condamner à quelques jours, à quelques mois de prison.
04:34– Mais attendez, l'enquête est ouverte.
04:36– Ils doivent passer en cours d'assise.
04:38– L'enquête est ouverte pour tentative d'homicide.
04:40Vous n'avez pas de doute sur la fermeté de la justice sur un tel acte.
04:43– Moi j'attends que ces personnes soient identifiées.
04:49Et c'est assez facile de les identifier.
04:51On a des services de police judiciaire remarquables.
04:54Il y a eu des images qui ont cerné ces personnes, et donc ces personnes.
04:59Il faut qu'elles passent en cours d'assise.
05:02On ne peut pas se contenter, à un moment il faut siffler la fin de cette récréation,
05:09si j'ose le mot, parce que c'est tout sauf une récréation.
05:12C'est une abomination.
05:13– Qui doit la siffler ?
05:13– C'est la République, c'est la loi, c'est la justice.
05:16– Mais est-ce que ce n'est pas aux politiques ?
05:17– Il faut que le type qui fasse ça, il se prenne des années de prison ferme,
05:22pour qu'il y ait un exemple, pour qu'il y ait de la dissuasion,
05:25et pour que l'on respecte l'autorité qu'incarne l'uniforme de la République.
05:30Aujourd'hui, notre société, elle pâtit de ce défaut d'autorité.
05:35Il faut réinstaller l'ordre, l'autorité, le respect de la loi,
05:40comme garant de la cohésion sociale.
05:42– J'ai envie de vous dire, à qui le dites-vous ?
05:45Est-ce que vous estimez que l'ordre républicain est maintenu ?
05:49Est-ce qu'il sera maintenu demain ?
05:50Mais est-ce qu'il est rétabli ?
05:52– Est-ce que vous pouvez dire que demain, vous, dans votre ville notamment,
05:56et on va en parler parce qu'il y a eu quand même des choses particulières peut-être à Nice,
06:01est-ce que vous pouvez dire que vous êtes tranquille ?
06:03– Non, on n'est jamais tranquille, et c'est bien ça le problème.
06:06On est dans un pays où on ne vit plus en tranquillité,
06:10où on ne vit plus en sécurité, et depuis trop longtemps.
06:14Pourquoi ? Parce qu'on a pris l'habitude d'une certaine complaisance avec la violence,
06:20d'une certaine banalisation, si vous récusez le mot complaisance.
06:24– Je ne récuse pas, vous allez vous demander si Laurent Nunez vous semblez complaisant.
06:27– Banalisation, on a des sanctions qui ne sont pas à la hauteur, voilà.
06:31Une banderole qui insulte la police, ce n'est pas un acte anodin.
06:36C'est un acte grave, il y a des mineurs qui manifestent.
06:39Comment on peut laisser porter ces messages qui sont tout sauf anodins ?
06:45– Qu'est-ce que vous proposez, que quelqu'un qui tienne une pancarte
06:47avec un écrit « Acab » ou « La police tue » ou autre chose ?
06:52– Qu'il soit condamné.
06:53– Sévèrement pour outrage, parce que le policier, encore une fois,
07:00ce n'est pas quelqu'un qui incarne la répression,
07:02c'est quelqu'un qui incarne la loi.
07:04Et sans loi, on ne vit plus en société.
07:07On vit dans une société autoritaire, où les codes sont différents,
07:13ce n'est plus l'élection qui dirige, c'est la violence.
07:16Et ça, ce n'est pas cette société qui est fidèle à notre histoire,
07:20à notre culture et à notre civilisation.
07:22– Vivre avec des lois, vivre évidemment avec le droit de manifester,
07:26vous en avez parlé.
07:26– On ne peut pas vivre sans loi.
07:27– Oui, et avec le droit de manifester qui est constitué, comme vous l'avez dit.
07:31Est-ce que vous arrivez aujourd'hui justement à sanctuariser ce droit
07:34de manière très concrète à Nice ?
07:35Il y a les couvre-feux qui sont encore présents, renforcés, prolongés ?
07:40– Non, j'ai pris deux fois le couvre-feu la semaine précédente
07:45sur les premières manifestations.
07:46Je l'ai pris pour la soirée d'Halloween à 22h, en accord avec le préfet.
07:51On n'a pas eu d'incident majeur sur les dernières manifestations.
07:56Depuis le 17 octobre, malheureusement, des commerces ont été touchés,
08:01comme dans toutes les grandes villes de France,
08:02même si beaucoup moins l'ont été à Nice,
08:05notamment grâce à l'immense mobilisation de la police municipale.
08:09On a mobilisé jusqu'à 300 policiers municipaux le 24 octobre
08:15et en totale harmonie avec la police nationale,
08:19avec la gendarmerie nationale, qui avait également déployé,
08:23pas le premier jour, puisque malheureusement,
08:25ces moyens nous ont fait défaut par manque d'anticipation nationale
08:29du ministre de l'Intérieur.
08:30– Et il l'a reconnu.
08:31– Et il l'a reconnu.
08:32– Il a reconnu l'échec, ce qui est assez rare.
08:33– C'est un échec, mais le 24 et samedi dernier,
08:38les moyens étaient bien adaptés à la manifestation.
08:41Tout ça s'est bien déroulé.
08:43Mais il ne faut absolument pas baisser la garde
08:45et c'est vrai que pour demain, nous avons des inquiétudes.
08:48– Encore un mot, parce que vous avez eu des affrontements
08:50entre des forces d'ultra-gauche et vous-même,
08:52vous en avez parlé, et d'ultra-droite.
08:55Il y a eu des affrontements violents non loin de la place Masséna.
08:58Une enquête a été ouverte, monsieur le maire.
08:59Est-ce que vous avez de nouveaux éléments à ce sujet ?
09:01– Non, la justice est saisie.
09:04Moi, je récuse la violence d'où qu'elle vienne.
09:07Et quelque part, ceux qui ont commis ces exactions,
09:11qu'ils se revendiquent de l'ultra-gauche ou de l'ultra-droite,
09:15pour moi, sont les mêmes crétins.
09:16Je le dis, ces affrontements n'ont pas lieu.
09:20Ils compromettent des manifestations.
09:23Alors, on voit bien que derrière tout ça, il y a, je dirais,
09:29une volonté d'abord de l'ultra-gauche, parce qu'il faut dire les choses,
09:34d'installer la révolution, c'est leur objectif, d'installer le chaos,
09:39de prendre le pouvoir quelque part, que les urnes, je l'espère,
09:44refuseront toujours à ces gens dangereux, par la violence.
09:47Non, c'est le projet, quelque part, que l'ultra-gauche porte.
09:54Et puis, l'ultra-gauche veut les affrontements.
09:56Quand il y a ces pillages de commerce, quand il y a les policiers agressés,
10:02bien sûr, ça crée, et ces tensions, on les a dans notre pays,
10:07depuis les lois, les manifestations après les lois El Khomri,
10:10c'était en 2016, je crois, il n'y a plus aujourd'hui de manifestations
10:14qui soient, qui puissent être pacifiques, encadrées par des syndicats.
10:18Même si, samedi dernier, dans votre ville et ailleurs,
10:20quand même, les cortèges, vous l'avez dit, ce sont...
10:21Mais il y a toujours les fins de manifestations.
10:23Les revendications sont légitimes ?
10:25Il y avait des gens qui ont voulu.
10:27On peut entendre toutes les revendications.
10:30Le SMIC.
10:30J'entends les lycéens disant qu'il faut travailler moins.
10:36Moi, je leur dis qu'ils ne réussiront pas dans la vie s'ils travaillent moins.
10:41Après, il y a des revendications quand ils parlent de Parcoursup.
10:45Parcoursup, bien sûr, c'est donner son avenir,
10:48l'avenir de toute une vie, au sort d'un algorithme.
10:53J'ai déposé une proposition de loi, il y a plusieurs mois,
10:57pour supprimer Parcoursup, parce que je pense qu'on ne peut pas donner
11:01le destin d'un jeune dans les mains d'un algorithme.
11:06Donc vous êtes d'accord avec une partie des manifestants ?
11:08Il y a des inquiétudes légitimes.
11:10Mais on ne sait pas par quoi on leur remplace.
11:11Par une sélection, par le mérite.
11:14C'est là où tout le monde n'est pas d'accord.
11:16Par chaque établissement qui choisit ceux qui ont la meilleure volonté
11:21pour accéder à ces grandes écoles.
11:24Comme ça se fait dans les pays qui réussissent,
11:26comme ça en se fait aux États-Unis,
11:27comme ça se fait en Corée du Sud,
11:30en Singapour, dans les pays aujourd'hui
11:33qui portent une excellence indicative.
11:35Et il ne faut pas mentir aux enfants.
11:37Il ne faut pas les laisser croire que tout sera facile,
11:40qu'on peut travailler moins,
11:42qu'il n'y a pas de sélection,
11:44que le mérite n'existe pas.
11:45Ça, ce sont des fables de gauche.
11:47Il y a aujourd'hui des inquiétudes face à l'avenir,
11:51face au chômage, face à des sociétés,
11:53face aux questions environnementales.
11:55Leur travail payera un jour, vraiment.
11:56Mais il faut leur redonner cette espérance.
11:58Et c'est tout l'enjeu de la future élection présidentielle.
12:01Avant, il y aura peut-être un coup de pouce au SMIC.
12:03Vous y êtes favorable ?
12:05Aujourd'hui, il y a une immense crise du pouvoir d'achat.
12:08Il y a une inflation qui repart.
12:10Il faut qu'il y ait aujourd'hui un ajustement des salaires.
12:14On a un problème de salaire en France.
12:16Nous avons des salaires trop faibles.
12:18Pourquoi les salaires sont trop faibles ?
12:20Parce que les charges et les cotisations
12:23que payent à la fois les salariés et les entrepreneurs
12:27sont aujourd'hui immensément trop lourdes.
12:31C'est dans votre projet.
12:32Vous savez, quand un entrepreneur paye 100 euros de rémunération,
12:36il y en a moins de 50 euros qui va dans la poche du salarié.
12:41C'est une distorsion par rapport à d'autres pays
12:44qui pénalise tout à la fois l'entreprise et le salarié.
12:49Et l'enjeu de la présidentielle,
12:51ça sera justement de rendre de la compétitivité aux entreprises.
12:54Mais est-ce qu'on peut le faire ?
12:55C'est ce que nous portons avec Marine Le Pen
12:56quand elle propose de supprimer les impôts de production.
13:00Et ses gains, on veut qu'ils se traduisent
13:03dans une augmentation du pouvoir d'achat.
13:05Avec l'UDR, on a porté une grande réforme
13:08qui permettait de rapprocher le salaire net du salaire brut.
13:13Sur le SMIC, il y a des coups de pouce.
13:18Est-ce que ça doit être une indexation parfaite ?
13:21Mais naturellement, quand les prix augmentent,
13:23il faut que les salaires augmentent.
13:25Le candidat Edouard Philippe s'est justifié ce matin,
13:27M. Ciotti.
13:28Il maintient ce qu'il a dit sur certains Français
13:30issus de l'immigration en faisant un rapprochement
13:32sur leur responsabilité, selon lui,
13:34dans les pillages et la casse.
13:36Je vous propose de l'écouter.
13:38Il y avait des Français issus de l'immigration.
13:40Je comprends qu'on dit que dire qu'il y aurait
13:43des Français issus de l'immigration
13:44serait traduire une pensée raciste.
13:46Non, mais on rêve ou quoi ?
13:47Bien sûr qu'il y a des Français issus de l'immigration.
13:49Et ils sont Français.
13:50Et ils ont les mêmes droits que les Français.
13:53Et les mêmes devoirs.
13:54Et on peut parler de Français issus de l'immigration.
13:57On est sous la forme d'une espèce de police de la pensée
14:00imposée par l'extrême-gauche,
14:01imposée par M. Mélenchon.
14:03Non, mais est-ce qu'on a le droit de dire en France
14:05les choses telles qu'elles sont ?
14:06Oui, il y a des Français issus de l'immigration.
14:08Ils sont Français à part entière.
14:09Ils ont les mêmes droits, les mêmes devoirs.
14:10Et on n'aurait pas le droit de le dire ?
14:11Oui, il y a un problème d'intégration dans notre pays.
14:13Et on n'aurait pas le droit de le dire ?
14:15Mais qui pense que l'intégration fonctionne bien en France ?
14:17Vous avez vu des gens qui vous disent
14:18« Non, vraiment, l'intégration, ça se passe très très bien. »
14:20Alors là, vraiment, on n'a pas de problème.
14:23Et vous avez assisté tout à l'heure à notre débat.
14:25Et Alexis Corbière a affirmé que de tels propos
14:28confinés à la xénophobie, il a dit
14:30« xénophobe et raciste ».
14:32C'est une vision naturellement caricaturale
14:35qui interdit la libre expression.
14:38On n'a plus le droit de dire cette chaque chose.
14:41On a des chaînes de télé qui sont vilipendées.
14:45On a des journalistes qui sont attaqués
14:48parce que simplement, ils expriment
14:50et ils laissent exprimer des opinions différentes
14:53de celles de M. Mélenchon.
14:55Que veut faire M. Mélenchon dont M. Corbière,
14:59je ne sais plus s'il est ami ou plus ami avec M. Mélenchon,
15:01mais enfin, c'est la même origine.
15:03Et on me dit qu'ils vont à nouveau se rejoindre.
15:05Qu'est-ce qu'ils incarnent ?
15:06Ils incarnent une pensée totalitaire.
15:09Vouloir interdire l'expression d'une pensée,
15:13vouloir fermer des médias,
15:15c'est le totalitarisme.
15:17C'est la dictature.
15:19LFI porte un message dictatorial.
15:22Ils veulent un régime autoritaire.
15:24D'ailleurs, les modèles d'LFI,
15:26c'est le Venezuela.
15:27Ils font élus par les urnes ou pas ?
15:29C'est la Chine.
15:30Ce sont les régimes qui ont porté partout où ils se sont installés,
15:35sans exception,
15:36le malheur, la précarité et la violence.
15:40Mais ils pensent passer par les urnes.
15:43Vous avez un doute ?
15:44Je l'espère.
15:45Mais quand je vois comment la violence est soutenue,
15:48comment les manifestations
15:51qui sont contraires à la loi sont soutenues,
15:53comment les policiers sont attaqués,
15:56oui, j'ai un doute aujourd'hui
15:57sur leur volonté,
15:59sur leur méthode d'accession au pouvoir.
16:01Quand on voit M. Bagayoko
16:04qui conteste préalablement
16:07le résultat potentiel de l'élection présidentielle
16:10en disant que peu importe,
16:12quelque part, le résultat,
16:14c'est extraordinairement grave
16:15de remettre en cause l'élection.
16:17C'est ce qu'ils disent en permanence.
16:19Si vous estimez que la violence des mots,
16:21ou en tout cas ces propos que vous citez
16:25de la France insoumise,
16:26conduisent à la violence des actes.
16:28Alors n'est-ce pas légitimer
16:29ce qu'eux-mêmes vous reprochent,
16:31c'est-à-dire la violence de certains propos,
16:33comme ceux-ci, selon eux,
16:36légitimes, selon eux,
16:37ce qui s'est passé à Trappes ?
16:38Moi, je ne crois qu'en la démocratie
16:41et aux urnes,
16:42et au respect des règles et de la loi.
16:45Voilà.
16:46Ce qui s'est passé à Trappes
16:48est une abomination.
16:49Attention, les policiers,
16:51ceux que Vili Pande,
16:53M. Mélenchon,
16:55à chaque instant,
16:56ont interpellé avec beaucoup de courage
16:59à Coignière,
17:00l'auteur des faits,
17:01quelques minutes après,
17:02interrompant son périple meurtrier.
17:06Merci à nos policiers.
17:08La justice est saisie,
17:10et il faut que cette personne
17:12soit mise définitivement à vie,
17:16hors d'état de nuire.
17:17Je le dis,
17:18j'aurais aimé la même condamnation
17:20de la part de ces personnes,
17:23contre,
17:24ça a été dit tout à l'heure
17:25sur votre précédent plateau,
17:26contre les auteurs
17:27de l'assassinat de Dominique Bernard,
17:29de Samuel Paty,
17:31de tous ceux qui sont tombés,
17:32des trois chrétiens
17:33qui ont été assassinés
17:35dans la basilique Notre-Dame de Nice.
17:38On en est là aujourd'hui,
17:39des indignations à géométrie variable,
17:41commémorer le dixième anniversaire.
17:43Non, il faut qu'il y ait
17:44les mêmes indignations
17:45contre ceux qui s'attaquent
17:48à ce que nous sommes,
17:50qui font preuve de racisme,
17:52qui font preuve de xénophobie,
17:54quels que soient les moteurs
17:56de ces racismes,
17:58de ces xénophobies.
18:00Il n'y a pas de distinction
18:01quand on s'attaque à quelqu'un
18:03pour sa couleur de peau,
18:04pour sa religion,
18:05que cette couleur soit noire ou blanche.
18:08On doit avoir la même indignation.
18:11Et je vois l'immense récupération
18:14indigne de M. Mélenchon.
18:16Vous savez,
18:17on a malheureusement eu
18:19ce long cortège d'attentats
18:20après 2015 dans notre pays.
18:24Des attentats islamistes.
18:26Et malheureusement,
18:26ma ville a été trois fois victime,
18:29dont le 14 juillet 2016
18:31et quelques mois plus tard,
18:33quelques années plus tard,
18:34aussi à la basilique Notre-Dame.
18:36Eh bien, on entendait un discours
18:38que je peux d'ailleurs comprendre
18:40en disant
18:40« Ne faisons pas d'amalgame. »
18:43« Ne faisons pas d'amalgame. »
18:44Et là, qu'a fait la France insoumise ?
18:47Que font ces élus d'extrême-gauche ?
18:50Si ce n'est des amalgames politiciens
18:52de la récupération de bas étage
18:55sur un acte que je redis,
18:58nous condamnons avec la plus grande force
19:01et qui est insupportable.
19:02J'en viens au propos d'Edouard Philippe.
19:04Ce qui lui est reproché
19:05et ce que disent une partie de la gauche,
19:08c'est comment sait-il
19:09qu'il y a des Français issus de l'immigration ?
19:10Mais il le sait
19:11parce qu'il y a des statistiques,
19:13Madame Mabrouk.
19:13Oula !
19:14Il y a des statistiques, non,
19:17du ministère de l'Intérieur.
19:18Ça s'appelle le SSMI.
19:20Il y a des statistiques
19:22du ministère de la Justice
19:23que publie régulièrement
19:26M. Darmanin.
19:27Et d'ailleurs,
19:28il les a encore...
19:29Ils affirment soit
19:30que c'est des Français
19:31ou des étrangers.
19:32Il les a encore rappelés.
19:32Il parle des étrangers.
19:35Il parle des étrangers.
19:36Nous sommes d'accord.
19:37Il y a une surreprésentation
19:39des étrangers dans la délinquance.
19:42En gros,
19:42trois fois plus que leur place
19:44dans la société française.
19:46On a dans nos prisons aujourd'hui
19:48environ un quart d'étrangers.
19:50Là, je parlais du 17 octobre.
19:51Et nous savons très bien
19:52parce qu'on ne va pas se cacher
19:53derrière le politiquement correct.
19:55Ce n'est pas mon habitude
19:56que quand vous regardez
19:58les personnes incarcérées,
20:01quand il y a une surreprésentation
20:04des Français
20:06qui ont une binationalité
20:09ou qui sont d'origine étrangère.
20:12Parce que les binationalités
20:14sont aussi dans des statistiques
20:16qui, pour le coup,
20:17sont des statistiques légales.
20:19Je reviens à ce qu'a dit M. Derfeluc.
20:20Est-ce que le 17 octobre,
20:21il y avait des Français
20:23issus de l'immigration
20:24qui étaient surreprésentés
20:25dans les pilleurs et les casseurs ?
20:27En tout cas,
20:27il y avait dans les interpellations
20:30d'étrangers,
20:31d'étrangers...
20:32C'est autre chose.
20:33Moi, je cite les chiffres...
20:34Ah, donc vous ne reprenez pas
20:35ce qu'a dit le droit de lui ?
20:36Je cite les chiffres,
20:38notamment du préfet
20:39des Alpes-Maritimes
20:40pour ce qui concerne ma ville.
20:42Et il y avait, je crois,
20:43plus d'un tiers d'interpellations,
20:45c'était des étrangers.
20:47Un tiers de la population de ma ville,
20:48ce ne sont pas des étrangers.
20:50Donc il y a cette surreprésentation.
20:52Mais aujourd'hui,
20:53arrêtons de se cacher
20:55derrière...
20:5530%, ce n'est pas majoritaire.
20:56C'est ça, c'est des étrangers.
20:58Le tabou,
20:58derrière nos tabous,
21:00on sait,
21:01tout à l'heure,
21:01j'entendais ce débat.
21:02Il parle de Français
21:03issus de l'immigration.
21:04Quand...
21:04Édouard Philippe a été
21:06le ministre
21:07qui a ouvert les vannes,
21:08le premier ministre
21:09qui a ouvert les vannes
21:10de l'immigration,
21:11qui a ouvert cette ère
21:13macroniste
21:13qui a été celle
21:15de l'immigration à tout va.
21:17L'année dernière,
21:182025,
21:19500 000 entrées légales.
21:22Plus de 500 000 entrées légales
21:25sur notre territoire.
21:26Légales, oui.
21:26Légales.
21:27Je ne parle pas
21:28de l'immigration...
21:29qui est mise en place.
21:30Illégale,
21:31immigration familiale,
21:32immigration étudiante,
21:35statut de réfugié,
21:38demandeur d'asile,
21:40mineur non accompagné.
21:41L'année dernière ?
21:422025.
21:43On a franchi,
21:44c'est un record historique,
21:45les 500 000.
21:47Est-ce qu'on peut dire
21:49raisonnablement,
21:49puisqu'il y a eu ce débat
21:50sur l'intégration,
21:51que notre pays
21:52a aujourd'hui
21:54la capacité
21:54d'intégrer ces personnes ?
21:56Certains à gauche nous disent
21:57mais nous avons besoin
21:58d'immigration,
21:59c'est une chance pour la France
22:00parce que ces personnes
22:02viennent travailler.
22:02Certains patrons le disent aussi.
22:04Viennent travailler.
22:05Certains patrons.
22:05Vous savez que dans ces 500 000 titres,
22:07il y en a moins de 10 %,
22:09moins de 50 000
22:11de personnes
22:12qui sont venues travailler.
22:13Moi, je ne suis pas,
22:14je le dis très clairement,
22:15sur un modèle
22:16où on dit
22:18remigration
22:18ou immigration zéro.
22:20Il y a des réalités,
22:22il y a des personnes
22:23venues de l'étranger
22:24qui seront toujours utiles
22:26par leur talent,
22:27par leur amour de la France
22:29pour notre pays.
22:30Mais on ne peut pas dire
22:32quand 90 %
22:34des personnes
22:35qui arrivent en France
22:36ne viennent pas
22:37pour travailler.
22:38Déjà, ce chiffre,
22:40il pose la difficulté
22:41de l'intégration
22:43parce que quand on vient
22:44de travailler,
22:44on a un revenu,
22:46on a une volonté
22:47de s'insérer
22:48dans une société organisée.
22:50Quand on ne vient pas travailler...
22:51vous estimez qu'Édouard Philippe
22:52est illégitime sur le sujet ?
22:53Non, mais moi,
22:54je peux partager
22:55ce qu'il dit
22:57sur le constat.
22:58Mais Édouard Philippe,
23:00Il a participé, dites-vous.
23:01Je pourrais y ajouter
23:02Bruno Retailleau.
23:04Qu'est-ce qu'ils disent ?
23:05Ils sont dans le constat.
23:07Mais quand ils ont été
23:08en responsabilité,
23:10ils ont fait l'inverse.
23:12Et c'est pour cela
23:13que ces personnes
23:14ne sont plus crédibles.
23:15Et c'est pour cela
23:16que les Français
23:17n'en veulent plus.
23:18Bruno Retailleau
23:18n'est plus crédible.
23:19Non, il n'est plus crédible
23:20parce que ce qu'il a fait
23:22au ministère de l'Intérieur,
23:24sous la contrainte
23:25de M. Macron,
23:26mais il n'était pas obligé
23:27d'aller dans un gouvernement
23:28nommé par M. Macron.
23:29Il parle de l'impossibilisme
23:30à cette époque-là.
23:31Enfin, il n'avait pas
23:32qu'à y aller.
23:33Il n'avait qu'à faire
23:34alliance avec moi.
23:35Je lui tends d'ailleurs
23:36encore aujourd'hui la main
23:37pour faire en 2024
23:39ce que nous avons fait,
23:40l'alliance avec
23:41le Rassemblement national.
23:43S'il avait fait ça,
23:44s'il avait eu ce courage,
23:45eh bien nous gouvernerions
23:46depuis 2024 à droite.
23:48Nous aurions limité
23:49le nombre de visas.
23:50Je prends un exemple.
23:52Ça dépend du ministère
23:53des Affaires étrangères.
23:54Mais quand on donne
23:549 000 visas au Mali,
23:57au Mali qui nous crache dessus,
24:00qui est un berceau
24:00du djihadisme
24:01et que les représentations
24:04diplomatiques de la France
24:06accordent au Mali
24:089 000 visas,
24:09je me dis,
24:10on marche sur la tête.
24:11Eh bien,
24:12toutes ces personnalités,
24:14elles ont participé
24:15à ce système.
24:16C'est pour ça
24:16qu'elles sont plus crédibles.
24:17Quand je vous ai posé
24:18la question tout à l'heure,
24:19je ne parlais pas
24:20des étrangers.
24:20Le débat est important
24:21parce qu'on est en pleine
24:23campagne présidentielle.
24:24C'est-à-dire,
24:24quand on dit
24:25des Français issus
24:26de l'immigration
24:26étaient surreprésentés,
24:27on ne parle pas d'étrangers.
24:28Est-ce qu'aujourd'hui,
24:29on peut dire
24:30de manière affirmée
24:31que le 17 octobre,
24:33tous ceux qui ont été
24:34interpellés,
24:34et je ne sais pas
24:35quel est le processus
24:35judiciaire,
24:36ce sont des Français
24:37issus de l'immigration ?
24:38Est-ce qu'on en est sûr ?
24:39Il y en avait,
24:40naturellement.
24:41Après, vous avez raison
24:42de souligner,
24:43il n'y a pas de statistiques ethniques,
24:44mais on savait,
24:46le ministre de la Justice
24:48a parlé des étrangers.
24:50Les étrangers ne sont pas français.
24:52Il y a cette situation
24:53et on sait très bien aujourd'hui,
24:55parce que moi,
24:56je ne veux pas refuser ce débat,
24:57on sait très bien
24:58et c'est d'ailleurs le signe
25:00qu'il y a cet échec
25:02de l'intégration,
25:03qu'on a des petits enfants
25:05d'immigrés
25:06qui sont français,
25:07qui sont français,
25:08qui aujourd'hui
25:10ne considèrent pas la France
25:12comme leur premier pays
25:15et qui respectent moins la France
25:17que ne le faisaient
25:19leurs parents
25:19ou leurs grands-parents.
25:20Ça veut dire
25:21que quelque chose a échoué.
25:22Ça veut dire
25:23que ce qui a été fait à l'école,
25:24peut-être,
25:26n'a pas été suffisamment poussé
25:28dans cet amour de la France.
25:29Vous savez, moi,
25:30j'ai tenté quelque chose à Nice,
25:31de mettre le drapeau français
25:33dans chaque école,
25:35de chaque école,
25:36qu'il y ait une levée des couleurs,
25:38qui s'y est opposé ?
25:39Le ministre de l'Éducation nationale,
25:42M. Geoffrey.
25:43Je l'attends toujours dans ma ville.
25:46C'est une opposition de principe,
25:47tout simplement,
25:48parce que ça n'a pas été préparé.
25:49C'est de la lâcheté.
25:51C'est de la lâcheté.
25:52On a honte du drapeau français.
25:54Le ministre de l'Éducation nationale
25:55a honte que le drapeau
25:56soit mis dans les écoles.
25:57Et quelque part,
25:57parce que ce n'est pas
25:57politiquement correct.
25:59Parce que s'il dit ça,
26:00il va se faire vilipender
26:01par quotidien.
26:03Il va être dans le concert
26:06qui participe
26:06à la stigmatisation
26:08du camp du mal.
26:10Et tout ce beau monde,
26:11eh bien,
26:12ce qu'il recherche,
26:13c'est d'être valorisé
26:15par ceux qui donnent
26:16des satisfaits sites,
26:17des bons points,
26:19mais ce sont ceux
26:20qui donnent ces satisfaits sites
26:21qui ont détruit notre pays
26:23par leur idéologie.
26:24Et ça, je l'accuse.
26:25Et je dis au ministre
26:26de l'Éducation nationale
26:27que je l'attends à Nice.
26:29Il y a eu deux enseignantes
26:30qui ont été agressées.
26:32Je vais en parler.
26:33On va en parler.
26:34Il devait venir depuis lundi.
26:37Il n'est toujours pas venu.
26:38Je lui dis qu'il faudrait
26:40quand même qu'il se réveille.
26:40C'était prévu,
26:41il n'est pas venu ?
26:41Non, il n'est toujours pas venu.
26:43Simplement,
26:44sur la journée du 17,
26:45comme ça,
26:45on a les chiffres.
26:46Parmi ceux qui ont été incarcérés,
26:4870% français
26:49et 30% de nationalités étrangères.
26:52Les sondages,
26:53vous venez de dire
26:53qu'on a 7% d'étrangers en France.
26:55Ce n'est pas une même chose.
26:56Ça veut dire qu'il y a
26:57cinq fois plus
27:00de personnes interpellées.
27:01Une surreprésentation x5,
27:04ce n'est pas neutre.
27:05Est-ce que les sondages
27:05sont têtus également ?
27:06En tous les cas,
27:07ils se suivent,
27:07ils se ressentent
27:08pour ce qu'on appelle
27:08le bloc central.
27:10Alors, hier,
27:10très intéressant,
27:11M. Ciotti,
27:12nous avons sur ce plateau
27:13à votre place
27:14David Lissnard.
27:15Puis, nous avons interrogé
27:16avec Maxime Suitec
27:17et Apolline de Malherbe,
27:18Bruno Rotaillot.
27:19Alors, tous s'y voient.
27:21Personne ne veut se retirer.
27:22Ils sont quand même
27:23pour la primaire.
27:25M. Lissnard le dit
27:26depuis un certain temps.
27:27Et il a réagi
27:28à autre chose,
27:29David Lissnard.
27:30Il a été très critiqué
27:32après vous avoir appelé,
27:33vous,
27:33à le rejoindre.
27:34Beaucoup lui ont dit
27:35mais ce n'est pas possible.
27:36C'est...
27:36Tu te rapproches
27:37du Rassemblement national.
27:38Voici ce qu'il a dit hier.
27:40Vous allez me dire
27:40s'il a rectifié
27:41ses propos, selon vous ?
27:44J'ai dit,
27:45j'invite...
27:46Je répondais à une question
27:48d'une de vos consoeurs
27:49qui me disait
27:50M. Ciotti souhaiterait
27:51que beaucoup de gens
27:53de droite le rejoignent.
27:54Il avait appelé
27:54Bruno Rotaillot, etc.
27:56J'ai dit,
27:56mais moi,
27:56c'est moi qui l'incite
27:57à nous rejoindre
27:58et à se séparer du RN.
28:00C'était dans la même phrase.
28:01Il y avait une virgulière,
28:02même pas un point.
28:04Donc, la phrase,
28:05c'est,
28:05j'invite Eric Ciotti
28:06non pas à nous appeler
28:08à aller vers lui,
28:08on n'ira pas,
28:09moi je n'irai pas,
28:10mais je l'invite
28:11compte tenu de ce qu'il dit
28:12sur le plan économique
28:13qui est beaucoup plus proche
28:14de ce que je peux dire
28:15ou de ce qu'on peut dire
28:16lorsqu'on a une pensée
28:18proche de Nouvelle Énergie
28:19ou voire de LR
28:20que du RN.
28:22Donc, je vais l'inviter
28:23Vous maintenez exactement
28:24ce que vous avez dit.
28:24Pardon ?
28:25Vous maintenez exactement
28:26ce que vous avez dit.
28:27Donc, vous vous appelez
28:28malgré tout un allié
28:29du Rassemblement de la Salle
28:30à la Vénérge.
28:30Et je confirme
28:31que j'ai toujours dit
28:32qu'il fallait aujourd'hui
28:32du changement.
28:33Il faut un changement profond
28:34à la tête du pays.
28:36Il faut un changement
28:37par rapport à ceux
28:37qui nous gouvernent.
28:38Donc, je ne gouvernerai pas
28:39en ce qui me concerne
28:40avec ceux qui ont conduit
28:42le pays dans le mur
28:43et qui sont une des causes
28:45du problème
28:45qu'on appelle
28:46les macronistes.
28:47Et je propose
28:49ce nini que vous dites.
28:50C'est un nini-ni-ni.
28:51C'est ni le macronisme
28:53ni le RN.
28:54Et je vais vous dire pourquoi.
28:55Ni la gauche.
28:56Voilà.
28:56Je propose
28:57une droite indépendante.
28:59Donc, c'est un nini-ni-ni
29:00qui en fait est un oui.
29:01Un oui.
29:02Mais à qui ?
29:03Parce qu'il reste
29:06une droite
29:07Valérie Pécresse,
29:08Xavier Bertrand,
29:09Laurent Wauquiez,
29:09Jean-François Copé,
29:10ceux-là même
29:11avec lesquels
29:11vous avez rompu ?
29:12Il reste
29:13tous les Français.
29:15Tous les Français.
29:17Parce que vous raisonnez
29:19comme on était
29:21dans un schéma fermé
29:27où on aurait
29:28des personnalités
29:28qui sont là depuis longtemps,
29:29qui possèderaient
29:30des voix, etc.
29:31Je pense que
29:32ces personnes ont échoué.
29:33Donc, aujourd'hui,
29:34la démocratie
29:35est une alternative.
29:36la démocratie,
29:37c'est un choix.
29:38Et il ne faut surtout pas
29:40laisser le monopole
29:40du changement
29:41de l'alternative
29:42au RN
29:42et à la gauche
29:43qui sera absorbée
29:44par l'extrême-gauche.
29:45C'était un peu en longueur,
29:46mais le début du propos.
29:48Ni le RN,
29:48ni les macronistes.
29:50Vous êtes tendu la main.
29:52Qui a tendu la main à l'autre ?
29:53Ni la gauche.
29:54Donc, il ne reste plus grand monde.
29:55Oui, il reste les 4,7%
29:57de Mme Pécresse.
29:58Donc, ce discours,
29:59il donne des gages.
30:01Quelque part,
30:03dans les mots,
30:04il prétend combattre un système,
30:06mais en fait,
30:08il a peur de ses audaces.
30:10Et donc,
30:11il est prisonnier,
30:12finalement,
30:13d'une forme de conformisme
30:14que moi,
30:15j'ai voulu briser.
30:16Comment,
30:16aujourd'hui,
30:17pouvons-nous dire
30:18que l'on va gouverner
30:20à droite,
30:21que l'on va porter
30:22le changement
30:22quand le postulat
30:24s'est décarté
30:2640,
30:2745% des Français
30:29qui,
30:29aujourd'hui,
30:30nous disent
30:30que dès le premier tour,
30:32dès le premier tour,
30:33ils sont prêts
30:34à voter Marine Le Pen.
30:36Cette exclusive,
30:38elle est ridicule.
30:39Elle est stupide.
30:41Je le dis aujourd'hui,
30:42si on veut le changement,
30:44on ne peut pas
30:45l'exprimer
30:46avec ceux
30:47qui sont
30:48les faux soyers
30:49de notre système
30:51économique,
30:53éducatif,
30:54sécuritaire,
30:55Y compris Bruno Rotaillot,
30:57y compris David Lysnard.
30:58Bruno Rotaillot
30:59a été ministre
31:00de l'Intérieur.
31:01Édouard Philippe
31:02a été Premier ministre
31:03depuis 10 ans.
31:06Moi,
31:06je reproche
31:07à mes amis
31:07Bruno Rotaillot,
31:08j'ai du respect
31:09pour lui.
31:10David Lysnard,
31:11on siège
31:11au département
31:12des Alpes-Maritimes
31:13dans la même majorité.
31:15Mais je leur dis,
31:16ils se disputent
31:18la place
31:18de perdants.
31:20Aujourd'hui,
31:21la primaire
31:21qu'ils veulent organiser,
31:22c'est savoir
31:24qui sera
31:24le dernier
31:25de l'élection.
31:26Gabriel Attal
31:27va venir
31:27dans quelques minutes
31:28défendre de nouveau
31:29sa primaire.
31:29Je vous le signe,
31:30aujourd'hui,
31:30c'est la place
31:31de Mme Pécresse.
31:32Donc aujourd'hui,
31:34on ne peut plus
31:35agir comme ça.
31:36Il faut casser
31:37les codes,
31:37il faut casser
31:38ce mur du politiquement
31:39correct.
31:40C'est ce que j'ai été
31:41le premier à faire
31:42en 2024
31:43en portant cette alliance
31:44avec Marine Le Pen,
31:46avec Jordan Bardella.
31:47On est à un carrefour
31:48de notre histoire.
31:49Soit on tombe
31:50dans le piège
31:51de ses discours.
31:52Les discours,
31:52on peut les entendre.
31:54Il y en a qui les expriment
31:55avec plus ou moins
31:55de talent
31:56et je les respecte
31:58et chacun,
31:59naturellement,
32:00a le droit
32:00à faire valoir
32:01ses arguments
32:01et à les défendre.
32:03Mais les Français,
32:04ils ne vont pas
32:04se laisser abuser.
32:05On leur a menti
32:06en 2024.
32:07Est-ce que depuis
32:09juin 2024,
32:10parce que
32:10toutes ces personnalités
32:12se sont opposées
32:14à notre alliance
32:14en 2024 ?
32:15Effectivement.
32:16Tous.
32:16Et ils vous ont dit
32:19les choses
32:19de manière très directe.
32:20Y compris David Lissnard,
32:22bien entendu
32:23Édouard Philippe,
32:24qui a appelé
32:25à voter
32:25pour le nouveau
32:26Front populaire,
32:28dirigé par
32:28M. Mélenchon.
32:29Donc,
32:30on a ce débat.
32:32Et moi,
32:33j'ai fait le choix.
32:33Ils sont tous
32:34des hypocrites.
32:35J'ai fait le choix inverse.
32:37Quel Français,
32:38aujourd'hui,
32:38peut raisonnablement dire
32:40que la situation
32:42de notre pays
32:43s'est améliorée
32:44depuis juin 2024
32:46et la dissolution
32:47de M. Macron ?
32:49C'est le chaos
32:49à l'Assemblée nationale.
32:51C'est le chaos
32:52dans la rue.
32:53C'est le chaos
32:53à nos frontières.
32:54Nous sommes entrés
32:55dans une crise financière.
32:56Nous avons des taux
32:57d'intérêt.
32:58Aujourd'hui,
32:58les personnes qui veulent
32:59acheter son appartement,
33:00les Français
33:01qui veulent acheter
33:02un appartement,
33:02ils ont des taux
33:03d'intérêt
33:03qui dépassent
33:04les 5 %.
33:05Il y en a qui n'arrivent pas
33:07à boucler leur fin de mois.
33:07On travaille avec Emmanuel Macron
33:08ne sont pas légitimes.
33:10Il y a des Français
33:11qui vont faire
33:12remplir leur cuve
33:13de fioul
33:13pour l'hiver.
33:151 500 litres,
33:173 000 euros.
33:18Mais comment
33:18ils peuvent faire
33:19quand vous avez
33:20une pension
33:20de reversion
33:22d'un agriculteur,
33:23d'une veuve
33:24d'un agriculteur
33:25en France
33:26qui doit recevoir
33:27600 euros ?
33:28Mais il y a
33:29cette colère.
33:30Et tout cela,
33:31quoi qu'ils disent,
33:32ils sont les dépositaires
33:34de ce bilan.
33:35Donc il n'y a qu'une solution,
33:36il faut qu'ils partent.
33:38Qu'ils partent ?
33:39Oui,
33:39ils ne peuvent plus
33:40gouverner le pays
33:41parce qu'ils ont
33:42trompé les Français,
33:43ils ont abusé
33:45nos concitoyens.
33:46Il faut le vrai changement.
33:48Les Français
33:48qui vont en juger quand même.
33:50Naturellement,
33:50mais je leur fais confiance
33:51parce qu'ils ont été
33:52trop longtemps trompés
33:54et je sens monter
33:56dans notre pays
33:57cette volonté
33:58du vrai changement.
34:00Et le vrai changement
34:00aujourd'hui,
34:01il ne faut pas mentir aux Français.
34:03Il n'y a qu'une personnalité
34:05qui l'incarne,
34:05c'est Marine Le Pen.
34:06Les Français en jugeront
34:07effectivement l'agression
34:08dans une école,
34:09ce qui s'est passé à Nice
34:10pour conclure,
34:11c'est une situation,
34:12une agression absolument
34:12inacceptable
34:13et c'est ubuesque.
34:15Une femme,
34:16mère de famille,
34:16bien connue
34:17des services de renseignement
34:18agresse une directrice d'école,
34:19une enseignante
34:20dans une école maternelle
34:20à Nice.
34:21Cette femme est en situation
34:22irrégulière
34:23sous le coup
34:23d'une interdiction
34:24administrative de territoire
34:26déjà pour des faits d'agression,
34:28profil pour le moins
34:29très inquiétant.
34:30Comment expliquer
34:31qu'elle était libre totalement ?
34:34La faillite d'un système.
34:36Deux fois sous OQTF,
34:39la première fois en 2019.
34:42Elle est expulsée en 2019.
34:45Elle a été condamnée
34:46et elle a été suivie
34:48pour radicalisation islamiste
34:50parce qu'on dit radicalisation.
34:52Ce n'est pas radicalisation
34:55sur...
34:56Oui, sur Internet.
34:57Bon, radicalisation islamiste
34:59inscrite au fichier
35:00personne signalée
35:02pour radicalisation terroriste.
35:04Donc, on a cette situation.
35:07Elle a été condamnée
35:08par deux fois.
35:09Elle est expulsée.
35:10Elle revient.
35:11Elle revient en France
35:12en 2023.
35:14Elle fait à nouveau
35:15l'objet
35:17d'une interdiction
35:18administrative de territoire.
35:20Ce qui, dans la hiérarchie,
35:21est encore plus fort
35:22qu'une OQTF.
35:24Elle est assignée à résidence
35:25et elle reste en France.
35:27Voilà.
35:28Donc, ça veut dire
35:29qu'aujourd'hui,
35:30notre système,
35:30il est défaillant.
35:31Que le ministère de l'Intérieur
35:33ne joue pas son rôle.
35:35que nos règles
35:36ne sont pas assez suffisantes.
35:37Qu'on manque de place
35:38dans les centres de rétention.
35:40Combien M. Darmanin
35:41a construit de place
35:42dans les centres de rétention
35:43pour expulser les étrangers
35:45qui sont dangereux.
35:46Ce sont des questions posées.
35:48Il tiendrait une partie
35:48de sa promesse
35:49sur les prisons.
35:50J'avais fait voter
35:51un amendement
35:51pour 3 000 places
35:52de centres de rétention.
35:53On en est très, très loin,
35:55même pas la moitié.
35:56Débat aussi de la présidentielle,
35:57évidemment,
35:58ces questions-là.
35:58Merci, Eric Fauty,
35:59d'avoir été notre invité.
36:01Merci.