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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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Transcription
00:00Jérôme Fourquet, Bruno Jeudy, Arthur Berdard.
00:02Jérôme Fourquet, on va évoquer votre livre, je l'ai dit,
00:04qui rentre en résonance avec ces événements,
00:06mais de telles images, on va parler des images aussi,
00:08des bâtiments attaqués, ça, ça reste dans l'inconscient.
00:11Ça reste dans tout notre imaginaire.
00:14C'est la pharmacie de quartier.
00:16C'est là où on emmène pour certains les enfants
00:18pour acheter les premiers médicaments, les premiers vaccins, les couches.
00:22C'est là où malheureusement, quand on est fatigué
00:23et avec parfois des maladies plus graves,
00:26on se rend et on a besoin de voir des liens
00:27parce que c'est aussi la psychologue du quartier,
00:30quelque part également aussi.
00:32Voilà ce qui est arrivé.
00:33Oui, regardez, c'est à peu près dans le même quartier de République.
00:36L'image qui est derrière vous,
00:38ce sont à peu près 3000 commerces
00:41qui ont été détruits ou vandalisés partout en France.
00:433000.
00:44Donc c'est considérable.
00:46C'est une vague émeutière qui s'est répandue dans tout le pays,
00:49que rien n'a été en capacité d'arrêter.
00:52On voit bien, madame, aux images qui ont été produites,
00:57qu'on n'était même pas dans le, j'allais dire,
01:00le vol d'opportunités,
01:01puisque les boîtes de médicaments étaient envoyées dans la foule.
01:04Et puis, ce n'est pas des articles de luxe.
01:07Les médicaments, soit vous en avez besoin,
01:08soit vous n'en avez pas besoin.
01:10Et le fait qu'on ait brûlé un certain nombre d'équipements
01:12dans votre commerce,
01:15ça montre bien aussi la pulsion nihiliste ou destructrice.
01:17Il y avait une espèce de jouissance
01:18à prendre le contrôle des beaux quartiers,
01:21de la ville,
01:22à exercer la loi du nombre
01:24et à être dans cette folie destructrice.
01:28Et c'était, à côté des revendications politiques
01:32ou revendicatrices,
01:33ou revendicatives de certains,
01:35c'était aussi ce que beaucoup venaient chercher,
01:37cette espèce de frisson de l'émeute,
01:39ce grand shoot d'adrénaline,
01:40s'affronter aux forces de l'ordre.
01:42Vous voyez, beaucoup se sont mis en scène.
01:44Tout le monde est guillé, là,
01:45dans ce qu'ils sont en train de faire.
01:47Quand on met le feu,
01:48tout le monde danse autour.
01:49On se met en photo
01:53masqué ou non
01:54avec le butin de la journée.
01:56Donc, il faut qu'on prenne conscience
01:58de ce qui s'est joué là.
01:59Et j'entendais sur votre plateau précédent
02:02le débat sur ce qu'il y a eu
02:03une faillite du renseignement,
02:06insuffisamment de forces mobilisées,
02:08sans doute.
02:08Mais prenons la ville emblématique
02:10qui va rester dans notre imaginaire.
02:12Limoges.
02:13Donc, Limoges, c'est...
02:14On va voir la mairie de Limoges
02:15et son beffroi qui s'effondrent.
02:16Tout à fait.
02:17Limoges, c'est 130 000 habitants.
02:19C'est une moyenne grande ville.
02:20Voilà.
02:21On va dire.
02:22Une 25e ville de France.
02:24Le préfet de Haute-Vienne nous dit
02:26les services de sécurité
02:28ont fait face à 3 000 assaillants agressifs
02:33dont 1 000 individus déterminés.
02:36Donc là, si vous avez
02:37une à deux compagnies de CRS
02:39à 70 personnes par compagnie,
02:41vous voyez ce que ça donne.
02:42Et on aurait pu en mettre 4.
02:44Si vous avez...
02:44Donc, ce n'est pas contenu
02:46du nombre de...
02:47Ce n'est pas simplement une bande ?
02:48Non.
02:49Alors, il y a...
02:50De mon point de vue,
02:51il y a 3 types de casseurs.
02:53On a les militants professionnels,
02:55l'ultra-gauche.
02:56D'après les services de renseignement,
02:57c'est 5 000 individus.
02:59Des délinquants chevronnés
03:00qui savent ce qu'ils font,
03:01qui ont fait des repérages,
03:02qui ont peut-être dit
03:02tiens, cette pharmacie,
03:03il y a des choses à récupérer.
03:05À côté, il y a la bijouterie.
03:07Après, on passera par
03:08la téléphonie mobile.
03:10Et puis, vous avez aussi
03:11des milliers d'émeutiers
03:13qui sont venus, encore une fois,
03:14soit par opportunité de pillage,
03:17soit aussi pour le grand frisson,
03:19pour le défoulement collectif
03:21et pulsionnel.
03:22Le maire de Marseille,
03:24Benoît Payon, dit
03:25qu'on a vu déferler
03:268 000 pillards
03:27sur la cannebière.
03:288 000 !
03:30Donc là, on est sur un fait de société,
03:31on n'est pas sur...
03:32J'ai parcouru avec attention
03:33votre livre,
03:34Homo occidentalis,
03:34dans lequel vous décrivez
03:35cette rupture anthropologique
03:36entre ce que vous appelez
03:37l'ancien régime psychique
03:39et le nouveau régime psychique.
03:40Et c'est un peu ce grand frisson
03:42que vous décrivez à l'instant.
03:42Je ne sais pas si vous avez eu
03:44ou lu Florence Bergeau-Blacquer,
03:45qui elle aussi se place
03:46du point de vue anthropologique,
03:47mais qui apporte un autre regard
03:50sur cette situation.
03:50Elle cite d'ailleurs
03:51deux études de l'IFOP.
03:52L'une qui dit que
03:5369 % des musulmans
03:54ont voté Jean-Luc Mélenchon
03:55en 2022,
03:56et une autre qui dit
03:57que 57 % des jeunes musulmans
03:59placent les lois de la charia
04:01au-dessus des lois de la République.
04:02Elle en tire une conclusion
04:03assez simple, en tout cas selon elle,
04:05c'est qu'elle va au-delà de l'oisiveté,
04:07au-delà du grand frisson
04:08et qu'elle y attribue
04:10une dimension culturelle,
04:11religieuse et symbolique.
04:12Ce sont ces mots,
04:13en gros, l'islam
04:15et le terme qu'elle emploie,
04:16c'est le palestinisme.
04:17Est-ce que selon vous,
04:18c'est aussi cela
04:18qui se cache ou qui se trouve
04:20derrière ces scènes démeutes
04:21auxquelles on a assisté ce week-end ?
04:24Je ne vois pas de motivation religieuse
04:25à piller une pharmacie
04:27ou une boulangerie.
04:30Une fois qu'on a dit ça,
04:32il y a sans doute
04:32dans une partie de la population
04:34qui s'est rendue
04:35dans ces cortèges de pillards,
04:39des comptes à régler,
04:41à tort ou à raison.
04:42Avec la France ?
04:43Avec la France.
04:44Elle cite la date du 17 octobre aussi.
04:45Alors, je pense que beaucoup d'entre eux
04:47n'avaient pas fait le lien
04:48avec le 17 octobre 61.
04:51Le 17 octobre 61,
04:52pardon, disons-le d'un mot,
04:54manifestation réprimée par l'UFLN.
04:57Moi, je pense qu'il ne faut pas...
04:59Enfin, je ne sais pas s'il faut...
05:00Moi, je crois que c'est zéro revendication
05:03à part voler et piller
05:04pour beaucoup de ceux
05:07qui sont allés dans les magasins.
05:08Non, il y a quand même des drapeaux.
05:10Il y a des institutions
05:10qui ont été attaquées.
05:11Les drapeaux, c'est quand même plus
05:12dans le cortège des manifestants.
05:15En tous les cas,
05:16il n'y avait pas que la fête
05:17et la jubilation destructrice.
05:19Il y avait quand même des revendications.
05:20Dans la mairie de Marseille
05:22qui était dégradée,
05:23l'un des hommes qui est entré
05:24pour dégrader le buste de Marianne
05:25portait d'un mot sur son dos
05:28un drapeau...
05:29Oui, mais là, on est sur les bâtiments
05:30de pouvoir.
05:30Moi, je parle de ceux
05:31qui vont dans les magasins.
05:32Non, mais là, on parle des deux.
05:33Ceux qui se sont fait les rues complètes
05:35méthodiquement cassés tous les magasins.
05:36Bruno, on ne peut pas mettre de côté
05:37les bâtiments et les rues.
05:38Non, non, mais peut-être...
05:39La France a été défigurée
05:41par ses mairies quand même attaquées.
05:43Je distingue les deux.
05:44Je distingue les deux.
05:45Il y a l'attaque des bâtiments de pouvoir
05:47et il y a les magasins.
05:48Vous savez, à Marseille,
05:49s'ils ont attaqué la mairie
05:50et d'autres magasins,
05:51ça peut être les mêmes.
05:52Non, mais à Limoges, par exemple,
05:54ils ont vraiment visé la mairie.
05:55D'accord.
05:56Ils voulaient mettre la mairie en feu.
05:57Et là, vous parlez de ceux
05:58qui sont soupçonnés qui chez S.
06:00Il y a ceux qui défilent au début
06:01les Black Blocs
06:01qui veulent déstabiliser
06:04un truc politiquement
06:04et c'est de l'ultra-gauche.
06:06Et à mon avis,
06:06on est trop complaisants
06:07avec l'ultra-gauche.
06:08Et puis, il y a les pillards
06:09qui, eux, viennent
06:09avec zéro motivation politique.
06:11Donc, vous reprenez...
06:12C'est la rasia dans les magasins.
06:14C'est ce qu'avait dit
06:14Emmanuel Macron en 2023.
06:16Non, non, c'est pas de loisiveté.
06:16C'est pas de loisiveté.
06:17C'est du business.
06:18Il vient à les courses.
06:19Vous permettez, Odélia Sidbon,
06:20qui a aussi un regard,
06:22j'allais dire,
06:22de victimes, de sinistrées.
06:24Est-ce que c'est un débat
06:25qui vous paraît trop loin ?
06:26Est-ce qu'il faut poser
06:27le bon diagnostic
06:27pour apporter des réponses ?
06:29Bien sûr qu'il faut poser
06:30le bon diagnostic.
06:30Mais en tout cas,
06:31ce que disait monsieur
06:31est tout à fait vrai.
06:34Juste quand je suis passée
06:35sur une autre chaîne,
06:37il y avait un monsieur
06:38qui parlait de sa boutique
06:40de scooters.
06:42Et il a relevé le fait
06:43qu'il y a un monsieur
06:44qui est venu,
06:45il voulait voler un scooter.
06:47Il lui a dit
06:48mais arrête,
06:49tu te rends pas compte.
06:50Moi, j'ai des salariés.
06:50Tu vas mettre du monde au chômage.
06:52Si tu continues à me voler,
06:53laisse, arrête et tout.
06:54Il a dit frère,
06:55je repars avec un scooter.
06:57Voilà.
06:59Donc, il n'y avait pas
07:00d'autre motivation
07:01que de voler à ce moment-là.
07:02Alors, pour répondre
07:05à votre question,
07:06dans cet instinct nihiliste,
07:08cette volonté
07:09de tout détruire
07:10et exprimer sa toute puissance
07:12en faisant énormément de dégâts,
07:15ça existe dans toute une partie
07:17de la population.
07:17Mais peut-être qu'on peut se dire
07:19que quand le sentiment
07:21d'appartenance
07:23à la collectivité nationale
07:24ou à la société
07:25est minime,
07:26on peut d'autant plus
07:28se laisser aller
07:29à ce genre de choses.
07:30Alors, j'ai compris
07:31ce que veut dire
07:31Arsian Berdin.
07:32Je vous pose directement
07:33la question,
07:33Jérôme Fouquet.
07:34Vous dites,
07:34votre livre,
07:35c'est de dire,
07:35voilà,
07:36c'est des pulsions nihilistes.
07:37C'est l'individualisme.
07:38C'est moi d'abord.
07:38Je ne veux aucune autorité
07:40parce qu'une autorité
07:41est un abus
07:41de mon pouvoir.
07:42Égalisation des affects.
07:44Mais est-ce qu'il n'y a pas
07:45des logiques entre guillemets
07:46séparatistes
07:47où l'on se replie sur son clan,
07:50ça peut être sur son origine,
07:51ça peut être sur sa religion
07:52et donc ça va à l'encontre
07:53de ce constat individualiste.
07:56Au contraire,
07:57on porte un drapeau palestinien
07:58parce qu'on appartient
07:59à une génération
08:00qui veut défendre une cause,
08:02etc.
08:02Alors écoutez,
08:03il faudrait regarder
08:04mais vous avez sur cette...
08:07C'est vu quand même.
08:08Oui,
08:08non mais sur ce quartier
08:10de la place de la République
08:12à Paris,
08:13notamment une autre commerçante
08:15qui était boulangère
08:17et qui était issue
08:17de l'immigration
08:18et qui s'est fait détruire
08:19son magasin.
08:20Ah non mais la question
08:21n'est pas...
08:21Évidemment que des Français
08:23de toutes origines
08:23ont été victimes.
08:24Non mais je veux dire,
08:25s'il y avait une solidarité communautaire,
08:27on aurait visé
08:28que certains magasins.
08:29Non,
08:29elle est communautaire
08:30entre casseurs,
08:31entre pilleurs
08:31dans ces clans-là.
08:32Pas avec, évidemment,
08:33j'allais dire les honnêtes gens.
08:35C'est, si vous voulez,
08:35elle apporte une dimension culturelle
08:37qu'elle attribue à la religion
08:38mais qu'on peut contester.
08:39C'est son analyse.
08:41Dans une, si vous voulez,
08:42un ressentiment vis-à-vis de la France
08:43qu'elle appelle, elle,
08:44le palestinisme
08:45et qui, si vous voulez,
08:45est un élément fédérateur
08:47de ce ressentiment
08:48et qu'elle attribue
08:49tout ou partie
08:50à la question de l'islam.
08:51Elle a peut-être tort de le faire.
08:52C'est pour ça que je vous interrogeais
08:53sur son analyse.
08:54Mais on regardera aussi
08:55le profil des individus
08:57qui ont été interpellés.
08:58Alors, on a coutume de dire
08:59que ceux qui sont interpellés
09:00sont ceux qui courent le moins vite.
09:01Donc, ce n'est pas forcément
09:02les éléments les plus chevronnés
09:04dans ce genre d'affaires.
09:06Mais on n'aura pas que des gens
09:08issus de l'immigration.
09:10Et les gens qui sont venus
09:12tard dans la nuit,
09:13voire le lendemain,
09:16continuer de dépouiller les magasins,
09:18je pense qu'il y avait des gens
09:18de toute origine.
09:19Et donc, là,
09:20on était sur une déprédation.
09:22Mais en fait,
09:23je vous disais tout à l'heure,
09:24on a des verrous psychiques
09:25et moraux qui ont sauté.
09:26On a canalisé ses pulsions,
09:29apprendre la frustration.
09:31Ensuite, des verrous moraux
09:32dont il ne faut pas voler,
09:33il ne faut pas piller,
09:33il ne faut pas casser.
09:34Et puis, en dernier repos...
09:35Mais ça, ça date d'un certain temps,
09:37je rentre pour que non.
09:37Attendez, attendez.
09:37Heureusement, ça tient encore un peu.
09:39Des policiers sont attaqués
09:41depuis longtemps,
09:41des pompiers sont attaqués
09:42depuis longtemps.
09:42Alors, des professeurs,
09:43c'est la première raison.
09:45Et troisième digue
09:47ou verrou civilisationnel,
09:49c'était la peur du gendarme.
09:50Et manifestement,
09:51quand vous voyez les scènes
09:52auxquelles on assistait
09:53et l'ampleur des cortèges
09:55des meutiers,
09:57on se dit que dans toute une partie
09:58de la population,
09:59tous ces mécanismes-là
10:01sont aujourd'hui
10:02totalement obsolètes.
10:04On poursuit notre entretien.
10:05Et je reviens aux images
10:06de votre pharmacie,
10:08Odélia Sidbon,
10:09pharmacie située place
10:10de la République
10:10dans le 10e arrondissement.
10:12Aujourd'hui, évidemment,
10:13c'est quoi ?
10:14C'est des pancartes de bois.
10:17Des planches de bois.
10:18Vous n'avez pas eu
10:18d'autres tentatives
10:20d'intrusion le lendemain ?
10:21Si.
10:23On a mûré samedi,
10:25donc du coup,
10:25dans la nuit,
10:26vers 6h du mat.
10:27Et le dimanche matin,
10:28au moment où vous avez filmé,
10:29regardez,
10:29c'était déjà cassé.
10:31Donc là,
10:32on a refermé.
10:34Et là, maintenant,
10:34c'est très sympathique
10:35parce que j'ai pris la photo.
10:37Ça a été tagué,
10:38mais que par des patients,
10:41avec toute notre solidarité,
10:44les patients amis.
10:45Il y a plein de gens
10:46qui m'ont mis sur ma...
10:49Des mots de soutien.
10:50Des mots de soutien.
10:51Et la liste dont je parlais
10:52tout à l'heure
10:52quand je vous ai rencontrée
10:54avant cette émission,
10:55c'est la liste des laboratoires,
10:56des laboratoires
10:57avec lesquels vous travaillez
10:57et auxquels vous allez dire
10:59quoi faire.
10:59Je demandais de suspendre
11:01les paiements en attendant
11:02que je puisse de nouveau
11:03avoir des revenus.
11:04Parce que là,
11:04je suis...
11:06En fait,
11:06on va être un peu pris à la gorge
11:07parce qu'il y a des charges fixes
11:08qui vont tomber.
11:10Vous avez fait ce qu'a dit la police ?
11:11Vous avez appelé votre assurance ?
11:13Oui.
11:14Ils vous ont répondu ?
11:15Non, moi...
11:16C'est simple comme procédure
11:17ou c'est quelque chose
11:17pour vous de terrible
11:18et c'est un poids aujourd'hui
11:20qui vous accable aussi ?
11:21Honnêtement,
11:22c'est...
11:23L'administratif et moi,
11:24c'est...
11:25les deux.
11:27Je...
11:28J'ai un TD,
11:29un trou de la concentration.
11:30Donc pour moi,
11:31tout ce qui est administratif,
11:32c'est une montagne.
11:33Donc je vais devoir...
11:35Là, pendant les trois prochains mois,
11:37je vais devoir...
11:37Vous êtes aidée ?
11:38Vous êtes soutenue ?
11:38Vous êtes accompagnée ?
11:39Ou vous êtes seule
11:40face à une situation ?
11:42Je suis entourée.
11:43J'ai ma famille.
11:44Là, j'ai mon groupement
11:45de pharmaciens
11:46avec qui j'ai rendez-vous
11:48lundi matin
11:48qui va m'aider.
11:50Vous attendez quelque chose
11:51du gouvernement ?
11:52Là, vous avez croisé
11:53la porte-parole du gouvernement.
11:54Je n'ai pas l'impression
11:55que vous avez même écouté.
11:56Si, si, si, si, si.
11:57J'ai tout écouté.
11:58Justement, j'étais dehors.
11:58J'ai demandé d'augmenter le son
11:59pour écouter ce qu'elle avait à dire.
12:01Je témoigne.
12:01Et je...
12:03Je ne suis pas sûre
12:04d'attendre grand-chose
12:06pour l'instant.
12:07Je pense que je vais plus attendre
12:08d'Axa.
12:09Je pense que voilà,
12:11on est assuré chez Axa.
12:11Ce matin,
12:12il a fait sur BFM Business
12:13de super déclarations
12:14disant qu'il allait nous aider.
12:16Donc voilà,
12:17j'attends plus de lui
12:19que...
12:19Vous n'attendez plus rien
12:20comme beaucoup de Français,
12:22Jérôme Fourquet.
12:23Vous-même,
12:23vous parlez d'une fin de règne
12:25interminable.
12:25Alors là,
12:25pour Emmanuel Macron,
12:26mais le gouvernement général.
12:28Vous voyez,
12:30la société française...
12:32Enfin,
12:32la France,
12:33c'est un pays
12:33où on a des niveaux
12:34de prélèvement obligatoires
12:35parmi les plus élevés au monde.
12:36Mais il y avait un consentement
12:37très fort à l'impôt en France
12:38parce que les Français
12:39avaient le sentiment
12:40d'en avoir pour leur argent
12:41au regard de la qualité
12:42de leur service public.
12:43Donc ils regardent aujourd'hui
12:44l'école
12:45avec le classement PISA.
12:46Ils regardent leurs hôpitaux.
12:48Ils regardent leur justice
12:50avec l'affaire Liana.
12:51Ils regardent le casse du Louvre.
12:53Et maintenant,
12:54ils voient cette sécurité
12:55qui n'est plus garantie
12:56avec des commerçants,
12:58des gens qui sont obligés
12:58de se défendre tout seuls.
13:00Et beaucoup de gens
13:00qui en tirent la conclusion
13:03très tristement
13:03en disant
13:04il faut qu'on compte
13:05d'abord sur nous-mêmes.
13:06Et donc,
13:06ça pose un sujet
13:08qui est majeur.
13:09On nous dit...
13:10L'autodéfense.
13:11J'allais en parler.
13:14Économiquement,
13:14on nous dit
13:15il y aura des prêts
13:15à taux zéro.
13:16Mais un prêt à taux zéro,
13:17Madame devra le rembourser.
13:18Mais c'est un prêt.
13:20Et ce qui s'était passé
13:21au milieu des années 80,
13:23quand il y avait
13:23une première vague terroriste,
13:24on avait créé
13:25la taxe attentat
13:28rajoutée à tous les contrats
13:29d'assurance
13:29pour mutualiser
13:30le coût de ces attentats.
13:32Et donc,
13:32aujourd'hui,
13:33ce qui revient dans l'air,
13:34c'est une taxe émeute
13:35pour mettre à contribution
13:36non pas les contribuables,
13:37mais tous les assurés.
13:40Sauf que les assureurs
13:41disent
13:41non,
13:41c'est pas à nous de payer,
13:42etc.
13:43Les émeutes de 2023,
13:44c'est un milliard de coûts.
13:46Les émeutes en Nouvelle-Calédonie,
13:47c'est un autre milliard.
13:49Donc là,
13:49les assureurs disent
13:50mais nous,
13:50on ne va pas payer indéfiniment,
13:52c'est de la responsabilité
13:52de l'État
13:53d'assurer la sécurité
13:54de nos assurés.
13:55C'est intéressant
13:55parce qu'il y a aussi ceux,
13:57j'ai entendu des commerçants
13:58en particulier,
13:59qui ont dit
13:59mais moi,
14:00je vais finir par porter plainte
14:01pour défaut de sécurité.
14:03Tout simplement
14:03parce que,
14:04d'abord,
14:05on ne me garantit pas
14:05la sécurité
14:06de mon intégrité physique.
14:07C'est la mission
14:08même d'un État régalien.
14:09La protection de ces administrés,
14:11c'est la première mission de l'État
14:14et c'est vrai que c'est quand même
14:15un miracle
14:16qu'il ne se soit rien passé.
14:17Ce mot de miracle,
14:18il me gêne.
14:19C'est un miracle
14:20dans le sens où
14:20on ne devrait pas se poser la question
14:22mais il n'y en a pas eu
14:22et qui ont tenu
14:23du niveau de violence
14:24et du nombre
14:27d'émetiers
14:28dans les villes de France.
14:30Dans la catégorie du miracle,
14:31moi,
14:31par chance,
14:32j'étais fermée ce jour-là.
14:33Donc,
14:33il n'y avait personne
14:34dans ma pharmacie.
14:35Mais si jamais
14:36il y avait eu mes salariés
14:37et que mes salariés
14:38avaient été blessés
14:39à cause de ça,
14:40là,
14:41c'est plus haut l'exomile
14:42que j'aurais été.
14:43C'est horrible.
14:44En face de chez moi,
14:45il y a un bar
14:46qui s'appelle
14:47La Barrique.
14:47La patronne
14:48s'est faite lyncher.
14:50Je l'ai vue hier.
14:51Elle a des points de suture
14:52sur tout le visage.
14:54C'est délirant.
14:55Moi,
14:55je ne rêve que
14:56de rouvrir ma pharmacie,
14:57de faire mes travaux,
14:59de rouvrir,
15:00de reprendre la vie,
15:01de me dire
15:02que ça a été
15:02juste un horrible cauchemar.
15:04Mais qu'est-ce qui m'assure
15:05que dans six mois,
15:06ça ne recommence pas ?
15:06Non, mais j'allais vous
15:07pardon de vous poser
15:08cette question.
15:09Qu'est-ce qui vous assure
15:09que samedi,
15:10ça ne recommence pas ?
15:11Moi,
15:12chez moi,
15:12samedi,
15:12je n'ai pas de risque,
15:13il n'y a plus rien.
15:13Il n'y a plus rien.
15:14Il n'y a plus rien à voler.
15:21Ne cassez pas,
15:22il n'y a plus rien chez moi.
15:23Parce que vraiment,
15:24sur le coup,
15:24chez moi,
15:24il n'y a plus rien à voler.
15:25Pour samedi,
15:26je ne suis pas stressée.
15:27Les commerçants autour de vous
15:28au délai,
15:29est-ce que certains
15:30se sont dit
15:30qu'on va s'organiser
15:32entre gens du quartier ?
15:34Parce qu'on a vu
15:35qu'il y avait des gens
15:36qui ont dit
15:36non, moi,
15:37c'est fini.
15:38La police ne me répond pas
15:39parce qu'elle ne peut pas.
15:41Est-ce que certains
15:42se sont dit
15:42qu'il y a une logique
15:43d'autodéfense ?
15:44Je ne suis pas au courant
15:46qu'on ait dit ça.
15:47Je vais leur poser la question.
15:51Le collectif de pharmaciens,
15:52on va leur poser la question.
15:54Mais en tout cas,
15:54oui,
15:55ça fait très peur.
15:56Il y en a,
15:57ils ne savent pas
15:57s'ils vont ouvrir.
15:58Il y en a,
15:58il y en a qui se disent
16:00et si on mûrait en prévention ?
16:02Par contre,
16:03dans ma rue,
16:03pour répondre
16:04à ce que vous disiez,
16:06des commerçants
16:07de toute nationalité,
16:10tout style,
16:11tout le monde
16:13a été attaqué.
16:14Vraiment,
16:14il n'y avait aucune...
16:15Il n'y avait aucun...
16:17Aucune personne disait
16:18ça a été à la suite.
16:19Un an, un an, un an.
16:20Donc,
16:21méthodiquement.
16:22On vous souhaite...
16:23Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter ?
16:25On vous souhaite,
16:26évidemment,
16:26que le fruit de votre travail
16:29rouvre
16:30et on viendra.
16:31On viendra dans le 10e arrondissement,
16:33évidemment.
16:33Et quand on voit les messages
16:34de vos patients,
16:36il n'y a pas de doute.
16:37Franchement,
16:38on a eu un nombre de soutiens.
16:39Que vos patients vous aiment,
16:40autant que vous aimez votre métier.
16:41Merci beaucoup.
16:42Merci à vous,
16:43Jérôme Fourquin.
16:43qu'on rappelle le titre
16:44de votre livre,
16:46L'Homo.
16:46Désolée,
16:47je vous indique,
16:48on a fait une cagnotte
16:49pour la pharma
16:50parce que j'ai des charges fixes
16:51qui sont délirantes.
16:53Bien.
16:53Et voilà,
16:54tous ceux qui souhaitent vous aider
16:55le savent ce soir.
16:56Je vous remercie.
16:57Merci encore.

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